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Océan Indien - Maurice: Forum Débat du Mouvement pour « La depenalisation du gandia »


C’était à la salle municipale de Belle-Rose le samedi 8 avril. Le public était convié à un débat, non pas sur les fleurs, mais sur le gandia. L’initiative est à mettre à l’actif du Mouvement patriotique (MP), le parti de la rose.

 

Le Mouvement patriotique a organisé un débat sur le «gandia» le samedi 8 avril 2017 à la salle municipale de Belle-Rose.

 

Alan Ganoo, Président du parti, a indiqué qu’il est fier que son mouvement politique ait pu organiser un débat sur un sujet qui divise la société mauricienne depuis longtemps et qui a été à la source des évènement tragiques qui ont mené à l’arrestation du chanteur Kaya et de la suite que tout le pays connais.

 

Modéré par Jean Claude Barbier, ce forum/débat qui avait pour thème » Un nouveau regard sur la dépénalisation du gandia? » a permis de comprendre les faits, les actions et les réactions du cannabis dans le corps humains mais aussi de découvrir des chiffres qui sont loin de la réalité pour certain bien au courant de la chose sur le terrain.

 

Parmi les orateurs : l’avocat Anupam Kandhai. Il est d’avis qu’il faut «structurer les accusations sous le Dangerous Act au sujet du cannabis». Le MP, dit-il, ne souhaite pas adopter une position tranchée s’agissant de la légalisation du cannabis.
Le Dr Taroonsing Ramkoosalsing, psychiatre, a tenu pour sa part à faire ressortir que le gandia est utilisé depuis 2 500 ans déjà. Et que le cannabis aide à soulager plusieurs malades. «J’étais contre la dépénalisation au départ, mais j’ai changé d’avis…»

 

15 % des Mauriciens consomment régulièrement du gandia, estime Nathalie Rose
Nathalie Rose, de l’ONG PILS a quant à elle abordé la question de l’impact social de la criminalisation du cannabis a Maurice. Selon elle, 15 % des Mauriciens consomment régulièrement du gandia. Et d’ajouter : «Kan enn dimounn gagne trapé, sé stigmatisation. Li pass par kaz prison ek li rétrouv li parmi bann gran kriminel.»
La travailleuse sociale a également indiqué que 86 % des personnes arrêtées sont des consommateurs de drogue.

 

 

Source: maurice-info.mu et lexpress.mu





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