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Daniel Vaillant "Cannabis: le laxisme c'est de ne rien changer"

Posté par vegetaline , dans politique, parti socialiste, exclu, cannabis 17/07/2012 · 95 visite(s)

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L'ancien ministre de l’intérieur du gouvernement socialiste de Lionel  Jospin, proche de notre président de la République François Hollande vient de publier sur sa page facebook un plaidoyer pour  l'ouverture d'un grand debat public sur le cannabis.Ce texte intitulé CANNABIS : LE LAXISME C'EST DE NE RIEN CHANGER  et co signé par Annick Lepetit, Dominique Raimbourg, Gerard Bapt,  Jeam-Michel Clement, Myryam El Khomri Henri Emmanueli, Catherine  Lemorton, Genevieve Perrin Gaillard, Bernard Roman et Clotilde Valter  est présenté par notre ancien ministre comme étant une contribution au  prochain congrée du Parti Socialiste.

   La légalisation du cannabis chère aux écologistes et aux militants  du PRG va t elle aussi redevenir un thème chère aux socialistes ?

   Dans ce texte, l'ex premier flic de France n'en démord pas, pour lui la  prohibition du cannabis est un échec cuisant. La France ne déroge pas à  la règle car le nombre de consommateur ne cesse de croître à l'inverse  des pays qui ont choisi une approche sanitaire du problème accès non pas  sur la répression comme c'est le cas en France mais sur la prévention  comme c'est le cas au Portugal ou en Hollande.

   Pour Daniel Vaillant Il est donc temps d'introduire un grand débat  national ouvert à la majorité, à l'opposition et aux différents  intervenants du secteur sur le sujet de la légalisation totale ou  partielle du cannabis, voilà les 4 questions que posent essentiellement  ce débat, question au quelle je vais tenter de répondre en tant que  consommateur de cannabis et donc de principal concerné

  

  

   Comment accroître l'efficacité de la prévention ?


  

   Le discours désuet diabolisant le cannabis est un non sens  scientifique, il est donc impératif de l'abandonner au profit d'un discours plus pragmatique.


   Le cannabis n'est pas un produit anodin, c'est un psychotrope donc  il va de soi que dans une filière de distribution légale les  consommateurs devraient être majeurs et informés sur la composition des  produits qu'ils achètent et des conséquences de leur consommation  sur leur santé ou leur vie sociale comme c'est le cas pour le tabac,  l'alcool ou les jeux d'argent. Le numéro de téléphone d'Ecoute Cannabis  devrait également à mon sens figurer sur les emballages ainsi qu'une  mention et qu'une photo choc comme c'est déjà le cas sur les paquets de  cigarettes. Aucune publicité ne devra être tolérée, la légalisation ne doit pas rimer avec incitention


   De plus, la légalisation permettrait de transférer une partie des  sommes allouées jusqu'alors a la répression à la prévention et ainsi de  véritable campagne d'information pourrait être menée.

  

   Comment approvisionner le marché ?


   L'organisation d'une filière de production locale semble être la  meilleure garantie pour le consommateur de se procurer un produit de  qualité, Les différents climats qui baignent la métropole et les dom tom  sont plus que propices à l'élaboration d'une herbe de qualité il serait  donc dommage en cette période de crise économique d'importer des  produits agricoles que les paysans français sont parfaitement capables  de cultiver.

   L'importation de cannabis  rendrait difficile  la traçabilité du produit et compliquerait les contrôles de qualité au  stade de la production ce qui nous obligerait de dépendre d'organisme  certificateur de pays tiers, organisme qui n'existe pas à l'heure  actuelle ! C'est pourquoi en l'état des choses cette solution n'est pas  applicable ;

   L'auto production qui conciste à autoriser les consommateurs de  cultiver un nombre de plantes déterminé contre le paiement d'un timbre  fiscal est aussi une piste envisageable. L'état n'aurait qu'à dresser  l'inventaire des espèces autorisé et qu'à créer un permis de planter du  cannabis sur le modèle du permis de pêche ou de chasse. Avec cette  approche le cannabis perdrait une grande partie de sa valeur marchande  ce qui aurait pour avantage de faire perdre aux mafias l’intérêt qu'elle  porte à cette plante.

  

   Comment contraventionnaliser les conduites à risques ?


   Il est déjà interdit de conduire un véhicule ou d'exercer certaine  profession en étant sous l'emprise de cannabis et les sanctions sont extrêmement lourdes, les renforcer n'a donc pas de sens à mes yeux. Quoi  de pire à l'heure actuelle que de perdre son permis de conduire ou se  faire licencier.

   La privation de liberté ne devrait plus figurer dans les sanctions  liées à l'usage de cannabis, ces textes ne sont de toutes façons plus  appliqués, si la prohibition devait perduré une simple amende me semble être plus dissuasive si elle est systématiquement appliquée qu'une  hypothétique convocation devant le tribunal.

  

   Doit on réprimer plus sévèrement le trafic ?


   Pourquoi diable cette méthode qui n'a fonctionné dans aucun pays du  monde ces 50 dernières années se mettrait à fonctionner demain en  France, cette hypothèse de travail semble surréaliste ne peut séduire  qu'un Xavier Rauffer ou un énergumène de son acabit , je laisse donc à un de ces derniers le soin d'épiloguer  sur le sujet.

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