| Expéditeur | Conversation |
| panthera |
Dépistage cannabis qu'en est il? |

| Rang : Cultivateur Expérimenté |
| | salut
Je vais résumé le fruit de mes recherches concernant les controle pour essayer de remettre un peu d'ordre à tous ce qui est dit sur le sujet...
Préambule
Depuis le 29 juillet 1991, une directive eurropéennes précise que le permis de conduire ne doit pas être délivré ou renouvelé à tout candidat ou conducteur en état de dépendance vis-à-vis de substances à action psychotrope ou qui, sans être dépendant, en abuse régulièrement, et après la publication d’un Livre Blanc sur les effets des drogues et des médicaments sur la sécurité routière qui propose d’organiser la recherche de stupéfiants dans des accidents, plusieurs lois ont été votées en France.
En France:
Les conditions et modalités de dépistage ont alors été précisées
Les dépistages réalisés à grande échelle peuvent être utilisés dans un but épidémiologique pour établir un lien de causalité éventuelle entre la responsabilité d’accident et l’usage de stupéfiants sur une population de conducteurs,mais ils peuvent également être utilisés dans un but répressif avec sanction judiciaire, selon une appréciation individualisée des résultats des analyses biologiques effectuées.
La loi Gayssot du 18 juin 1999
Prévoit la recherche systématique de stupéfiants chez tous les conducteurs impliqués dans un accident immédiatement mortel de la circulation. Son entrée en vigueur est devenue effective depuis le 1eroctobre 2001.
Cette loi programme en particulier une étude épidémiologique portant sur les accidents pendant la période du 01/10/2001 au 01/10/2003
(coordonnée par l’OFDTet réalisée par un consortium de recherche : Inrets-Ceesar-Inserm, sous la responsabilité de B. Laumon).
Cette étude repose sur l’application des textes réglementaires qui fixent les dispositions de la recherche des stupéfiants d’une part et celle de l’état alcoolique d’autre part.
Elle identifie donc les étapes, les acteurs et les tâches à réaliser.
La loi du 15 novembre 2001
Autorise les officiers de police judiciaire à faire procéder surtout conducteur impliqué dans un accident corporel à des épreuves de dépistage de stupéfiants.
La loi Dell’Agnola du 3 février 2003:
Institue un délit spécifique de conduite après usage de stupéfiants et étend les circonstances de L’usage problématique de dépistage de ces produits.
Le fait de refuser de se soumettre aux vérifications constitue un délit.
Cette loi soumet aussi au dépistage les accompagnateurs d élèves conducteurs et s applique à tout cas d’accident corporel où il y a présomption d’usage de stupéfiants cannabis
(numéro spécial Toxibase - Cripsrevue Toxibase no12 - lettre du Crips no70)
LES EPREUVES DU DEPISTAGE
Elles consistent à détecter rapidement, à partir d’un recueil urinaire, la présence d’un ou plusieurs produits appartenant aux quatre familles suivantes:
-Cannabis -Amphétamines -Cocaïne -Opiacés
Le dépistage est pratiqué par un médecin préalablement requis par un agent ou un officier de police judiciaire. La procédure doit se dérouler dans un établissement public médical accueillant des urgences ou à défaut dans un cabinet médical de ville.
Les tests urinaires rapides doivent répondre à certaines spécifications techniques prédéfinies, dont notamment les seuils minima de détection. La lecture du résultat est immédiate.
Une copie du résultat est remise sur le champ au conducteur pour l’informer du caractère négatif ou positif du test urinaire.
Lorsque le dosage urinaire est positif pour l’une au moins des quatre familles de produits stupéfiants ou lorsque les épreuves de dépistage sont impossibles (décès ou refus), des analyses et examens complémentaires sont pratiqués pour établir la preuve de conduite après usage de l’un de ces produits.
Ils comprennent:
-Examen clinique -Prélèvement biologique (sanguin) -Recherche et du dosage des stupéfiants et de médicaments psychoactifs subordonnés à la présence de stupéfiants.
Chaque prélèvement sanguin est réparti en deux flacons conservés dans les mêmes conditions, le deuxième devant servir en cas d’une demande de contrôle. Les prélèvements biologiques sont analysés par des personnels compétents, dans des laboratoires équipés spécifiquement qui respectent des conditions juridiques et techniques préa-lablement fixées (suivies par l’AFSSAPSenclair).
Le résultat des analyses est ensuite transmis au procureur de la République du lieu de l’accident. Le résultat ne sera connu de la personne qu’en cas de poursuites, son avocat pouvant consulter le dossier.
METHODE DE DEPISTAGE
Pour mettre en évidence un usage de cannabis, deux méthodes sont à distinguer:
-les méthodes de dépistage utilisées dans un but d’orientation -les méthodes de dépistage de confirmation et de dosage.
Des techniques immuno chimiques permettent une détection rapide du cannabis uniquement dans les urines car elles sont peu sensibles et peu spécifiques en général. Mais certains tests de dépistage commercialisés actuellement présentent une assez bonne fiabilité en termes de spécificité et de sensibilité.
En revanche, bien que le ∆9-THC puisse être dépisté dans la salive et la sueur, aucun dispositif fiable pour des contrôles de routine sur route n’est encore disponible. Seules des méthodes séparatives, chromato-graphiques telle la chromatographie en phase gazeuse avec détection par spectrométrie de masse (CPG-SM), peuvent confirmer une consommation de cannabis.
Seul le sang analysé par CPG-SM permet de différencier les principes actifs des métabolites inactifs, d’effectuer parallèlement une analyse quantitative, d’estimer le temps écoulé entre le moment dela dernière consommation et celui de la prise de sang.
C’est la seule méthodologie acceptable dans tout contexte médico-légal incluant les accidents de la voie publique.
Conclusion:
Le double objectif du dispositif législatif actuel,recherche de preuve scientifique avec étude épidémiologique et éléments biologiques pour établir des sanctions individuelles, introduit une période d’ambiguïté dans les pratiques et invite à des recommandations de précaution, vis-à-vis des professionnels de la prévention enaddictologie et de leurs publics
Sources: Françoise Facy, Marie-Berthe Biecheler-Fretel, Myriam Rabaud50L’usage problématique de cannabis / numéro spécial Toxibase - Cripsrevue Toxibase no12 / lettre du Crips no70
Voilà cela evitera pas mal de topic Veuillez desormais réagir ici pour toutes questions relatives à ce sujet
La panthere |
| 8/2/2007 22:38 |  |
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| Expéditeur | Conversation |
| Toutancarton |
Re: dépistage cannabis qu'en est il? |

| Rang : Modérateur qui modère modérément |
| | Salut la Panthère,
Merci pour ces utiles précision !
A noter que dans la foulée du vote de la loi de ce gros connard de Dell Agnola (dans un contexte très 'émotif'- suite à un accident mortel provoqué par deux abrutis qui avaient fumé), a été publié le rapport SAM qui a démontré que le sur-risque lié à une consommation (modérée!) de cannabis, n'est pas supérieur à celui de la dose légale (0.5) d'alcool.
Pourtant, dans un cas, on ne risque rien, dans l'autre, une forte amende, le retrait de permis, voire de la prison.
Je ne dis pas que fumer n'est pas dangereux, mais qu'il y a deux poids deux mesures, à cause de ces politicards de merde qui réagissent sans aucun recul à des faits divers, histoire de justifier leur position (et leurs salaires).
Votez pas pour Dell Agnola,
Dell Agnola, t'es foutu , les weedeurs sont dans la rue.
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| 8/2/2007 22:49 |  |
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| Expéditeur | Conversation |
| panthera |
Re: dépistage cannabis qu'en est il? |

| Rang : Cultivateur Expérimenté |
| | salut
Onn en parlait en novembre depistage essai region centre et bien nous y voilà
Depuis la mise en place des zones test ils devraient generaliser les controles d'ici fin 2007 debut 2008
La France sera le premier pays à se doter de ces contrôles de salive qui permettent de détecter immédiatement la présence de stupéfiants.
LA FRANCE est sur le point de se doter d’un test de dépistage instantané de consommation de drogue au volant. L’objectif premier est de lutter contre les ravages du cannabis chez les jeunes conducteurs.
Dans la plus grande confidentialité, des tests salivaires permettant de systématiser ce type de contrôles sont en cours d’élaboration et devraient être au point d’ici à la fin de l’année. Une petite révolution technique, qui entrera en vigueur fin 2007, début 2008 et permettra de ne plus recourir au fastidieux test urinaire, aujourd’hui utilisé pour détecter l’usage de stupéfiants lors des contrôles routiers. La France deviendra alors le premier pays à généraliser l’usage de ce procédé sur tout son territoire.
Entreprises en lice
Pour l’heure, le modèle définitif n’est pas encore choisi. Des expérimentations sont en cours pour affiner différents produits en compétition. Selon nos informations, moins de cinq entreprises, toutes étrangères, resteraient en lice pour arracher ce marché juteux dans le cadre d’une procédure dite "de dialogue compétitif», organisée depuis un an et demi par la direction générale de la police nationale.
«Cette procédure permet à la police et à la gendarmerie d’exprimer leurs besoins en même temps que le projet s’élabore. Cela permettra d’obtenir un produit parfaiteme nt adapté» , souligne le commissaire Olivier Fohanno, chef du centre technique de la sécurité intérieure, qui pilote les opérations.
Ce que réclament les forces de l’ordre est un kit facile d’usage. Concrètement, la salive sera recueillie au moyen d’une tige ou d’une languette en plastique. Le résultat s’affichera au bout de quelques minutes. Ce procédé s’annonce donc bien plus simple que le test urinaire, qui exige la présence d’un médecin et l’installation en bordure de route d’un camion médicalisé. «Autant de contraintes qui freinent les contrôles» , admet le colonel Jean-Robert Bauquis, de la direction générale de la gendarmerie nationale.
L’autre aspect essentiel pour les forces de l’ordre est la fiabilité des tests. «Il faut qu’il n’y ait aucune marge d’erreur possible» , souligne un expert, notant que cette exigence est loin d’être atteinte à l’étranger. Plusieurs études européennes font en effet apparaître que divers prototypes auraient une sensibilité faible au cannabis. À ce jour, des tests salivaires sont utilisés dans certains Lander allemands ou encore sur une partie du territoire des États-Unis.
Pour apprécier l’efficacité des modèles français en cours d’élaboration, deux expériences ont été menées auprès d’automobilistes en région parisienne et en région Centre .
Mais le vrai test aura lieu cet été dans plusieurs régions, ultime étape avant que soit choisi le nom de la société emportant le marché. La décision interviendra en novembre. «Les enjeux économiques sont de taille. Celui qui raflera le contrat pourrait conquérir d’autres marchés», glisse-t-on à la gendarmerie nationale.
Côté sécurité routière, l’adoption du test salivaire permettra d’augmenter les contrôles. Toutefois, et pour des raisons de coût, leur nombre n’atteindra pas ceux menés pour le dépistage de l’alcool. Le test salivaire (entre 10 et 20 euros au prix public), comme pour le test urinaire (3 euros), sera obligatoirement suivi d’une prise de sang estimée à 216 euros. «On envisage de tripler les contrôles », indique un connaisseur de dossier.
En 2006, 30 392 dépistages de produits stupéfiants ont été pratiqués, donnant lieu à 8 865 procès-verbaux pour des infractions constatées. En 2008, plus de 100 000 contrôles pourraient donc être organisés, en priorité tournés vers les jeunes, grands consommateurs de cannabis et principales victimes des effets de la drogue au volant.
Une étude de 2005, dite SAM (stupéfiants et accidents mortels) avait estimé à 230 le nombre de personnes tuées dans des accidents liés à la consommation de stupéfiants. La moitié avait moins de 25 ans. La France sera le premier pays à se doter de ces contrôles de salive qui permettent de détecter immédiatement la présence de stupéfiants.
le figaro |
| 17/3/2007 22:23 |  |
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| Expéditeur | Conversation |
| RobinWeed |
Re: dépistage cannabis qu'en est il? |

| Rang : Cannaweedeur des bois |
| | 2/6/2007 15:00 |  |
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| Expéditeur | Conversation |
| mrpolo |
Re: dépistage cannabis qu'en est il? |

| Rang : Militant Passionné et Sympa |
| | Salut RobinWeed
| Citation : | à 6 du mat je suis négatif a n'importe quel test(quand j'ai pas fumer la veille). |
C'est sûr sans le café et la douche quand tu es à la bourre la tronche en vrac tu peux créer un accident sans circonstances agravantes 
| Citation : | je peux boire une bière avant de conduire et je suis sur de ne pas être positif au test d'alcolémie. |
le slogan c'est : un verre ça va trois verres bonjour les dégats cependant avec 1/2 pet et tu peux être grillé par les tests... les seuils de détections sont très bas et la consommation interdite de toute façon (bonjour les PV ) La dangerosité du cannabis au niveau conduite est très débattue voir la loi marilou du nom de la petite fille tuée par un consommateur de cannabis qui en avait moins de 1ng/litre dans le sang, nanogramme sur lequel on a ,bien sûr, fait reposer la responsabilité de l'accident...
Malgré tout le cannabis est également considéré comme un produit dopant: un champion automobile tchèque le champion de Formule 3000, Tomas Enge, en 2003, a perdu sa couronne de meilleur conducteur de Formule 3000 parce qu’il a été détecté positif au grand prix de Tchéquie avec 150 ng/ml de cannabis dans le sang...
Il faut de toute façon réprimer l'ivresse au volant alcoolique ou canabique
1/2 pet te met il en état d'ivresse? est tu alors défoncé? donc bien sûr que si:--> défoncé = bourré = ivresse = on conduit pas.
une étude, faite conjointement par la France, la Belgique et les Pays-Bas, fixe le taux d'ivresse cannabique entre 40.000 et 300.000 ng/ml de THC.... on est largement au dessus du seuil retenu pour les tests de répression, pardon de détection, actuels...
Mais l'inquiétude actuelle réside aussi sur le phénomène de relargage car le thc se fixe dans les graisses et peut être détecté 3 semaines après la prise.
et encore, sous l'influence du professeur Murat on à pas finit de souffrir... voir ici
Fumer ou conduire (dans le mois!) il va falloir choisir
Cannabiquement Mrpolo |
| 2/6/2007 21:17 |  |
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| Expéditeur | Conversation |
| mrpolo |
Re: dépistage cannabis qu'en est il? |

| Rang : Militant Passionné et Sympa |
| | 20/6/2007 15:40 |  |
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