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Peyotl Le cactus peyotl, que les botanistes connaissent sous son nom scientifique de Lophophora williamsii Lemaire, pousse dans le nord du Mexique et dans le sud du Texas. A la différence des autres plantes de la famille des cactus, le peyotl n'a pas d'épines. La sommité du cactus, que l'on appelle "bouton", est arrondie et de couleur gris-vert. Ce bouton, qui ne mesure en moyenne que 2 à 5 cm de diamètre, mais qui peut atteindre plus de 30 cm, renferme plus de 30 alcaloädes, dont le plus actif est la mescaline. Le peyotl contient en moyenne près de 6 % de mescaline, mais cela varie d'une plante à l'autre. Sans doute en raison de l'espace restreint où il pousse et de son goût amer, le cactus peyotl n'a jamais été aussi populaire que les autres hallucinogènes dans la culture psychédélique. Comme la demande excède néanmoins la capacité de production naturelle de cette plante, certains experts croient que le peyotl pourrait devenir une espèce menacée. Bien qu'en 1991, le gouvernement mexicain ait inscrit le cactus peyotl sur la liste des plantes menacées de disparition, les Indigènes conservent le droit de le cueillir pour leurs cérémonies religieuses.
Historique
Les Indiens du Mexique utilisent le cactus peyotl depuis plus de 3 000 ans, ils le consomment lors de cérémonies religieuses ou l'emploient comme médicament ou pour soulager la faim et la fatigue. Les conquérants espagnols ont tenté en vain de supprimer son usage. Les Indiens ont continué à l'utiliser et, vers la fin des années 1800, son usage s'est répandu à ce qui est aujourd'hui le sud-ouest des états-Unis. Les Blancs considéraient cette drogue comme une substance maudite et son usage, comme presque tous les autres rites religieux amérindiens, a été banni en 1883 par l'Indian Religious Crime Code. Réagissant à cette tentative de suppression du culte du peyot par l'Homme Blanc, les Indiens se sont regroupés en une vague confédération intertribale en 1906. L'organisation, qui utilisait le peyotl comme sacrement religieux, a connu une série de changements avant de se structurer en 1918 sous la bannière de la Native American Church. Cette dernière a fini par remporter de nombreuses batailles juridiques visant à permettre à ses membres d'utiliser le peyotl lors des cérémonies religieuses. Ce n'est que dans les années 1950 que la consommation du peyotl s'est répandue dans le monde occidental, lorsque des adeptes de la culture psychédélique ont commencé à en user comme complément à d'autres drogues. Durant les années 1967 à 1970, son usage s'est considérablement répandu chez les usagers de LSD inquiets des rumeurs concernant l'altération chromosomique qu'engendrait prétendument le LSD. Lorsque la rumeur a été infirmée, nombre d'entre eux se sont remis au LSD, plus disponible et moins coûteux. Mais depuis, le peyotl n'a jamais complètement perdu de sa popularité auprès des adeptes de la culture psychédélique.
Sources d'approvisionnement
Le peyotl pousse à l'état sauvage dans le nord du Mexique et dans le sud du Texas. Six distributeurs sont actuellement autorisés par la DEA et l'état du Texas à récolter le peyotl sauvage pour le vendre aux membres dûment inscrits de la Native American Church. Pour pouvoir acheter du peyotl, ces derniers doivent fournir au distributeur une série de documents prescrits par les lois du Texas sur les drogues. Les membres de la Native American Church sont également autorisés à cueillir le peyotl à condition d'exposer par écrit leurs intentions à l'état du Texas. Presque la totalité du peyotl qui pousse au Texas se trouve sur des terres privées; la récolte s'effectue donc sur la base d'un bail. La cueillette du peyotl consiste à couper la sommité, ou bouton, sans toucher à la racine qui ne contient que des traces de mescaline, ce qui permet à la plante de repousser. En l'espace de trois ans, un autre bouton aura poussé, peut-être suffisamment pour être cueilli à son tour. Il arrive qu'une même racine donne plusieurs boutons. Selon les informations fournies par les distributeurs autorisés, près de deux millions de boutons sont cueillis chaque année au Texas. Ils sont vendus aux membres de la Native American Church. Les plus fervents adeptes du culte du peyotl peuvent en consommer de 750 à 1 000 par an.
Identification
La sommité d'un cactus peyotl frais ne mesure généralement que de deux à cinq centimètres de diamètre et un à deux centimètres de hauteur. La plante est constituée en grande partie d'une racine relativement épaisse et profonde qui a la forme d'une carotte. Le cactus peyotl n'a pas d'épines, mais de petites touffes de poils poussent sur son sommet. Contrairement à ce qu'on prétend souvent, ces poils ne contiennent pas de la strychnine; ce n'est en fait que de la cellulose. Une fois cueillis, les boutons de peyotl peuvent être séchés au soleil pendant environ sept jours. Ils deviennent alors durs et leur couleur change de gris-vert à brunâtre. Les boutons secs conservent leurs puissance hallucinogène pendant des années. On les réduit parfois en poudre dont on remplit des capsules de gélatine.
Ingestion - consommation
Les boutons de peyotl sont généralement mâchés, puis avalés, frais ou secs. De nombreux usagers trouvent que l'amertume du peyotl donne mal au coeur. C'est pourquoi les boutons sont parfois réduits en poudre dont on bourre des capsules de gélatine. Bouillis, les boutons donnent une infusion épaisse et foncée. Plus rarement, le peyotl est réduit en poudre pour être fumé avec de la marihuana ou d'autres végétaux.
Conseils de culture
Ces plantes se cultivent sans problème si on suit quelques règles simples :
" Substrat : Il doit être très très drainant, pour éviter que l'eau stagne autour de la grosse racine caractéristique des Lophophora, sinon il y a un fort risque de pourriture. Il faut utiliser un compost purement minéral, c'est à dire sans terreau ou tourbe. Mélanger de la terre de jardin toute simple avec du sable grossier (2-3 mm). Il est aussi possible de mettre de la pouzzolane, de la perlite, c'est à dire toute matière grossière. Mettez par exemple : 1/3 de terre, 1/3 de sable, 1/3 de pouzzolane ou perlite.
" Arrosage : Quand vous arrosez, il faut mouiller complètement la terre du pot, et surtout l'eau doit pouvoir s'écouler sans contrainte : donc pas de soucoupe, ou alors videz-là après l'arrosage. La terre doit sécher rapidement, c'est à dire en quelques jours. Donc attendez qu'il fasse beau et chaud pour arroser. Sinon il y a 2 risques : la pourriture, et l'éclatement. En effet, si un Lophophora est trop nourri (eau et/ou engrais), il peut éclater.
" Soins : Si votre plante éclate car vous l'avez trop arrosée, il faut la garder au sec absolu pendant 1 mois, de préférence à l'abri de la lumière, et dans un endroit frais (un frigo est parfait) pour bien laisser le temps à la fissure de cicatriser.
" Hivernage : comme tous les cactus, le Lophophora doit avoir une période de repos hivernal. Pendant 4 à 6 mois, la plante est gardée au sec et à l'abri de la chaleur. L'idéal est de la garder en extérieur, à l'abri de la pluie, dans un endroit ventilé et si possible hors gel, bien qu'elle résiste parfois aux températures négatives. A la fin de l'hiver la plante est toute ratatinée, c'est normal. Il faut alors reprendre les arrosages doucement, pour éviter l'éclatement.
" Rempotage : le rempotage consiste à remplacer la vieille terre par du substrat neuf. Si la plante a grossi, on la met dans un pot plus gros. Il faut utiliser des pots plus profonds que large, par exemple les pots à muguet. Enlever la vielle terre délicatement sans abîmer la grosse racine. Placer des gravillons ou des tessons dans le fond du pot pour améliorer le drainage. Remettre la plante en place avec du nouveau compost, en tassant légèrement. Attendre un mois avant d'arroser, pour laisser à la plante le temps de cicatriser des petites blessures superficielles (sinon risque de pourriture).
" Semis : semer au printemps, dans un substrat comme décrit ci-dessus. Garder dans un endroit lumineux, mais à l'abri du soleil. Maintenir une atmosphère très humide jusqu'à la germination, puis alterner des période sèches / humides jusqu'à ce que les plantules aient une taille de 5 mm. Il est alors possible de les repiquer, voir ci-dessus (rempotage). Des instructions plus détaillées sont disponibles sur les sites indiqués dans la rubrique de liens.
" Greffe : il est possible de cultiver ces plantes greffées sur un autre cactus, dont les racines sont moins délicates à entretenir.
La culture est donc beaucoup plus facile et la pousse beaucoup plus rapide, et parfois la plante émet des rejets, c'est-à-dire des petits autour d'elle. Ces règles peuvent vous donner à penser que ces plantes sont difficiles à cultiver, il n'en est rien. Elles ont juste un mode de culture très différent des salades ou des plantes d'intérieur. Leur croissance est très lente, c'est ce point qui rebute le plus les cultivateurs.
Voici 2 Lophophora Williamsii Lemaire


Ce paysage est typique des déserts arides et secs du Mexique où poussent le Peyotl.



Plus d'infos : http://www.chez.com/peyote/
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