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Le site francophone des cultivateurs en herbe !

La culture pour les nuls ! Partie 1 ****-

(Soumis : 11/06/2011 00:46 - Dernière mise à jour : 14/02/2015 21:02)
Texte soutiré d'un pdf sur soft secret, photos prises en grande majorité sur Cannaweed.



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Comme pour toutes les choses nouvelles, vous devez ici aussi acquérir certaines bases théoriques. Allez donc chercher quelques livres sur la culture intérieure, des magazines, des vidéos, etc. Dialoguez avec d’autres cultivateurs sur les nombreux forums cannabis d’Internet. On peut y accéder à beaucoup d’informations. On y trouve des débutants, mais aussi des cultivateurs professionnels ou commerciaux, qui partagent leur plaisir et leurs expériences en répondant aux questions. C’est l’un des grands avantages du forum, car même avec un livre entre les mains, de nombreuses questions peuvent rester sans réponse. Un bon forum Internet permet d’accélérer le processus d’apprentissage. Cela dit, vous ferez de meilleurs débuts avec un livre sur la culture en intérieur pour poser les premiers jalons. Vous y trouverez des réponses à 80% de vos questions. Ce genre de livre doit être lu et relu, du début à la fin et de la fin au début, en notant tout ce que l’on ne comprend pas. On peut ensuite aller sur un forum pour demander des explications complémentaires ou pour suivre le parcours de quelques cultivateurs en direct, puis constater leurs résultats et obtenir ainsi les réponses aux 20% de questions restantes. Après un moment, vous pourrez théoriquement vous estimer un cultivateur accompli. Mais comme chacun le sait, la pratique est toujours pleine de surprises.


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La terre

L’étape suivante est la préparation du support de culture.De quoi avons-nous besoin pour cultiver? Tout d’abord dequelques pots avec de la terre, ce qui ne devrait pas poser de problème. Le mélange de terre est important et on a beaucoup de choix en la matière. Bien sûr, on peut trouver de la terre bon marché dans de nombreux centres de jardinage, mais elle contient peu de nutriments et n’est pas assez aérée, ce qui peut créer des difficultés pour des jardiniers débutants. Il est essentiel d’avoir de la terre aérée pour un bon développement des racines. Grâce à cela, la plante pousse en meilleure santé et avec plus de vigueur. On peur éviter bien des problèmes en ajoutant de la perlite à la terre. La perlite est composée de petites pierres blanches poreuses qui rendent le support de culture plus léger. Mais pourquoi vous compliquer la vie alors que tout peut être si simple? Dans les growshops spécialisés, vous pouvez acheter la terre la mieux adaptée à votre culture. Une terre de haute qualité contient suffisamment de nourriture et de nutriments pour lancer la croissance de la plante. Dans bon nombre de cas, on y trouve de la perlite incorporée. Cela coûte évidemment un peu plus cher, mais la qualité de cette terre vaut bien la dépense, d’autant qu’elle rend superflu l’ajout de nutriments. La terre est videmment très importante. C’est le fondement nécessaire aux racines et sur ce plan-là il ne faut pas lésiner. Un autre inconvénient de la terre bon marché est qu’elle devient vite dure et desséchée. Si vous n’avez vraiment pas de budget, le mieux est d’acheter de la terre pour rempotage. Ne prenez surtout pas des sacs de terreau pour fleurs en pots avec des petites fleurs imprimées dessus, car ce genre de substrat est fait pour certaines sortes de plantes en particulier. La plupart du temps, ces terreaux sont plus acides, car ils sont appréciés de ces plantes-là, contrairement au cannabis qui n’aime pas trop l’acidité. Cela dit, il pourrait pousser pratiquement sur n’importe quoi. En ce sens il est bel et bien une “mauvaise herbe”. Mais si vous dorlotez votre plante dès le début, elle vous rendra la pareille en vous offrant une belle récolte. Alors, allez chez votre spécialiste pour obtenir de l’information.

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Il vient un moment dans votre vie où vous finissez par vous dire: mais au fait, qu’est-ce que je suis en train de fumer? D’où cela vient-il? Comment est-ce fait? Chez celui qui fume déjà depuis quelques années, cette pensée est une étape logique. En effet, pourquoi faudrait-il acheter si cher du matos à fumer que l’on peut cultiver aussi bien soi-même? Sur le marché libre, dans la rue, la qualité n’est pas constante et la quantité n’est pas toujours disponible. Chacun devrait pouvoir s’approvisionner au bon moment. Vous désirez cultiver du cannabis? Très bien. Mais où, quand, comment...? On peut répondre à la plupart des questions que l’on se pose avec de bonnes lectures et une bonne compréhension des termes techniques utilisés.

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Les graines

Le guide des variétés par Moricio
Le répertoire des génétiques par Grim

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Voici nos pots remplis de terre. De quoi avons-nous besoin à ce stade? Des petites plantes elles-mêmes, bien sûr. Il est plus facile de les obtenir sous forme de graines. Les semences sont vendues dans la plupart des pays et l’on peut aussi les commander sans problème. Le mieux est de le faire chez un vendeur de graines reconnu. L’offre en semences est aussi grande que la disparité des prix. Comment se fait-il que certaines graines soient tellement chères et d’autres pas? On peut comparer cela au prêt-à-porter et à la mode. Il s’agit essentiellement d’une question d’image. Le développement de variétés spécifiques et la recherche des meilleures d’entre elles jouent aussi sur l’échelle de prix. De nombreuses années d’expérience garantissent une haute qualité et les produits se payent alors plus cher. Il y a encore d’autres facteurs qui influencent le prix, mais on peut avoir de bonnes et de mauvaises expériences aussi bien avec des graines bon marché que chères. C’est surtout la façon dont vous cultivez qui déterminera la qualité du résultat. Même avec les graines que vous trouvez dans votre beuh, vous pouvez faire pousser de belles plantes! Nous n’avons toujours pas choisi de semences. Chaque variété a ses qualités et mérite d’être cultivée. On ne peut pas se tromper, donc pas de soucis à ce sujet. Mais afin de rendre les choses plus faciles vous pouvez choisir une Indica pour commencer.

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Il existe essentiellement deux sortes de plantes de cannabis:
l’Indica et la Sativa, auxquelles s’ajoutent les croisements.
Pourquoi choisir plutôt une Indica? Parce qu’elle reste petite jusqu’à la floraison, avec de gros troncs et des feuilles larges. La Sativa est tout le contraire. Elle a une forte croissance, pousse en hauteur, avec des feuilles plus petites et plus fines. Pendant la floraison surtout, elle devient beaucoup plus grande que l’Indica. L’Indica et la Sativa sont toutes deux bonnes à cultiver, mais le débutant aura plus de chance de réussite avec une Indica. La Sativa peut être imprévisible et tripler de taille pendant la floraison, tandis qu’à ce stade, l’Indica doublera sa taille tout au plus (généralement moins). L’Indica est donc plus facile à gérer et réservera moins de surprises. Elle est également plus résistante au stress que pourrait provoquer un cultivateur débutant. Ceux qui veulent juste avoir quelques plants dans un placard feraient également mieux d’adopter une variété Indica. Vous remarquerez que dans cette catégorie, il y a un grand choix disponible. Les avis et les goûts étant personnels, vous choisirez vous même la variété dont vous avez envie.

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La lumière

Sans lumière, nos petites plantes ne poussent pas et nous avons donc besoin d’une lampe pour la croissance et la floraison. Il existe de nombreuses sortes de lampes. Le mieux est de choisir celles au sodium. C’est l’éclairage qui détermine la récolte finale. Plus on a de lumière, plus la plante produit. Pour obtenir une récolte suffisante et de bonne qualité, nous avons besoin d’une lampe sodium de 400 ou de 600 watts. Celles-ci conviennent bien à notre objectif et utilisent relativement peu d’énergie. Prenez le matériel le moins cher ou le plus simple pour commencer. Les lampes avec refroidissement d’air ou d’eau viendront plus tard. Une lampe de 400 watts peut procurer 200 grammes et une de 600 watts, 300 grammes. En tant que débutant, c’est ce que vous pouvez espérer. Si vous obtenez plus, considérez-vous comme chanceux.

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Ventilation et extraction d'air

Ces deux sortes de lampes ci-dessus conviennent pour une superficie de 1m2 et donnent non seulement de la lumière, mais aussi de la chaleur. Il faut donc en tenir compte. Nous arrivons ainsi à l’achat suivant : un extracteur d’air. Les plantes ont besoin de dioxyde de carbone (CO2) pour bien pousser; elles l’obtiennent dans l’air ambiant. Si vous ne disposez pas d’air frais dans votre espace, tout le CO2 disponible est utilisé par les plantes. Dans ce cas, elles poussent moins bien et deviennent malades. Pour éviter cela, il faut utiliser un extracteur qui va ajouter de l’air frais. L’air réchauffé est aspiré à l’extérieur, ce qui provoque automatiquement un appel d’air frais chargé de CO2, dans l’espace de culture. Grâce à cet appareil, il n’est donc plus nécessaire d’insuffler de l’air frais. L’autre avantage de l’extracteur d’air est de réduire les odeurs pendant la floraison. Pour neutraliser celles-ci, on place un filtre à charbon sur l’extracteur. Cet accessoire peut être installé sur tous les modèles d’extracteurs. Les filtres consistent en tubes remplis de charbon. Bien sûr ils ne durent pas eternellement et finissent par saturer, laissant alors passer les odeurs. Un filtre à charbon peut tenir cinq cycles de culture, c’est-àdire environ une année. Puis il faut le remplacer. Une bonne aspiration avec ces filtres est un “must” si vous voulez cultiver de l’herbe. C’est l’un des achats les plus coûteux, mais sans cet accessoire vous aurez sans doute des problèmes : ou bien vous serez trahis par les odeurs, ou bien votre récolte sera trop maigre à cause de l’air appauvri en CO2 dans l’espace de culture. Pour faire en sorte que l’air frais soit dispersé au mieux dans tout cet espace, vous avez besoin d’un ventilateur qui puisse assurer une bonne circulation d’air. Grâce à lui, la température, l’humidité de l’air et la concentration en CO2 dans l’espace de culture restent partout pareils. Il répartit également la chaleur provenant des lampes de façon homogène. Sans ventilateur, par contre, vous aurez des différences de température de 5° ou plus. Un autre avantage du ventilateur qui souffle sur les plantes, est qu’il leur donne des troncs plus épais et plus solides qui produiront une meilleure récolte.

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Les engrais

Les plantes ne poussent évidemment pas toutes seules. Vous avez aussi besoin de nourriture pour elles, de préférence sous forme d’engrais liquide biologique. Comme nous l’avons déjà dit, de la bonne terre contient les nutriments nécessaires à toute la croissance de la plante. Cependant, au cours des dernières semaines, il peut être important de rajouter certains engrais. Pour la culture en intérieur, nous avons besoin de quelques engrais de floraison. Tous sont combinés différemment et contiennent du NPK (azote, phosphore et kalium). L’azote et le kalium sont les plus utiles pour la croissance. Un bon engrais de floraison contient par contre suffisamment de phosphore et de kalium, avec un peu d’azote. Il faut choisir dès le début un engrais particulier et s’y tenir, car chaque composition est différente. En utilisant directement les bons engrais, on obtient un meilleur feeling de la culture. Nous avons donc passé en revue les choses les plus importantes: de la bonne terre, de la lumière, des graines, la ventilation et la circulation de l’air. C’est tout ce dont vous avez besoin pour commencer. Ce n’est ni beaucoup ni très compliqué. L’achat du matériel peut être la seule difficulté, car, tout compris, il faut compter un investissement de 500 euros. La lampe et le système d’aspiration représentent une grande partie du prix. Alors, est-ce que vous souhaitez toujours apprendre à cultiver? Très bien... Dans les prochaines éditions nous étudierons les terminologies. Nous travaillerons en culture biologique du début à la fin. D’abord nous aménagerons l’espace, puis nous ferons germer les graines et nous continuerons ainsi jusqu’au séchage, en passant par la coupe et la manucure de la récolte. Nous réaliserons le tout de la façon la plus détaillée possible. Nous utiliserons une lampe de 600 watts et 10 à 20 plantes cultivées à partir de graines, de façon à obtenir la meilleure récolte dans le temps le plus court possible. Nous partons donc sur une base de 300 ou 400 grammes d’herbe pour 600 watts et vous saurez tout ce qu’il faut faire pour obtenir cela. Les plantes sont cultivées sur un mélange de terre Plagron, avec des engrais biologiques Plagron. Ne ratez pas cette chance d’atteindre une super qualité avec votre propre cannabis cultivé à la maison! Des mains vertes pour le meilleur hobby du monde!

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Les lecteurs qui ont déjà eu l’opportunité de lire mon précédent article savent quels sont les investissements que je considère indispensables pour se lancer dans la culture du cannabis. La première chose à faire reste donc de se procurer cet équipement. Prenez tout votre temps pour faire la tournée des différents magasins, comparer les prix sur une sélection de produits: terreaux, graines, lampes, etc. avant d’allonger votre argent. Chaque chose en son temps. Et pour chacune, prenez le temps de faire le choix qui vous convient. Un grow shop digne de ce nom n’essaiera pas de vous refourguer une infinité de potions et de gadgets alors que vous n’en êtes qu’à votre première expérience de cultivateur. N’oubliez d’ailleurs pas de leur préciser que c’est le cas.

Dans l’article qui suit, nous
allons nous familiariser avec
quelques termes utilisés dans le
milieu de la culture.

Croissance et floraison

La croissance du cannabis dépend du nombre d’heures de lumière que la plante reçoit chaque jour. Plus la plante reçoit de lumière, plus sa croissance est forte. La photopériode la plus fréquemment utilisée dans la culture du cannabis correspond à 18 heures d’éclairement et 6 heures d’obscurité par jour (18/6). Cette photopériode reproduit les conditions naturelles d’éclairement au 21 juin, jour le plus long de l’année, en supposant que le ciel soit dégagé ce jour-là. En intérieur, on trompe la plante en lui faisant croire que chaque jour est le plus long et le plus beau de l’année. Mais il est aussi possible de se caler sur une plus longue durée d’éclairement: 19 heures, 20 heures... jusqu’à 24 heures sur 24; auquel cas vos lampes restent allumées en permanence bien sûr. Par contre, si vous faites descendre la durée d’éclairement en deçà de 18 heures par jour, vous augmentez les chances que votre plante commence à fleurir. Certaines variétés commencent déjà à fleurir avec 15-16 heures
d’éclairement. À chaque fois qu’on parle de mettre une plante en floraison, on se réfère au raccourcissement de la période d’éclairement en passant d’une photopériode 18/6 à une photopériode 12/12 à savoir 12 heures de jour et 12 heures denuit. Il s’agit là de la photopériode idéale pour une mise en Floraison du cannabis. Si votre plante reste plus de 12 heures dans l’obscurité, elle fleurira plus rapidement parce que vous lui aurez fait croire que l’hiver arrive à grands pas. Malheureusement, son rendement sera moindre. Par contre, cette petite supercherie pourra être la bienvenue en fin de floraison pour précipiter la venue d’une récolte imminente. Pourquoi en 12/12? Parce que le cannabis est une plante qui ne commence à fleurir qu’à partir du moment où elle reste 12 heures consécutives dans le noir. Par contre, plus de 12 heures d’obscurité font autant de luminosité en moins; or la plante a besoin de suffisamment de lumière pour continuer à élaborer des têtes et produire du THC. Par conséquent, pour satisfaire à l’une et à l’autre de ces exigences, on parvient au juste équilibre avec une photopériode de 12/12. La durée de la floraison, quant à elle, est fonction de la variété cultivée et peut aller de 5 à 16 semaines. Cependant, la plupart des variétés seront mûres après 8 à 10 semaines de floraison.

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Distinction entre plants mâles,
femelles ou hermaphrodites.


Les fleurs femelles du cannabis se reconnaissent facilement à leurs petits filaments blancs. Les premiers pistils font leur apparition à l’aisselle des feuilles. Ils émergent au nombre de deux dans chaque calice. Les calices sont ces petites enveloppes qui contiennent les fleurs par conséquent les pistils dans le cas d’une fleur femelle et qui sont situées de part et d’autre du point d’insertion des bourgeons de branches latérales, juste derrière les stipules (sorte de petits aiguillons). À l’inverse, la plante mâle ne présente pas de filaments blancs sur ses fleurs. Elle est donc facile à distinguer de la plante femelle. La fleur mâle élabore des petites boules qui sont plusieurs à pendre accrochées par un même pédoncule. Au bout d’un certain temps après le début de la floraison, les boules s’ouvrent et laissent apparaître une grappe d’étamines dont les anthères prennent la forme de petites bananes. Celles-ci s’ouvriront à leur tour en fin de floraison, laissant s’échapper le pollen destiné à fertiliser les fleurs des plantes femelles en se posant sur leurs pistils. Au tout début de la floraison, les calices pistillées (fleurs femelles) et les calices staminés (fleurs mâles) ont la même apparence car ils ne mesurent pas plus d’un millimètre et ne laissent pas encore voir leur contenu - deux pistils ou une grappe d’étamines? Mais à y regarder de plus près, vous distinguerez vite les uns des autres par le fait que chez les plantes mâles, le calice s’éloigne de l’aisselle, suspendu au bout d’un petit pédoncule et se démultiplie en formant plusieurs petites boules. Inversement, un calice contenant une fleur femelle reste bien niché dans l’aisselle et au bout d’un certain temps, une fois qu’il est suffisamment développé, laisse apparaître les deux filaments blancs formant le pistil. Aussi, si l’observation minutieuse révèle des petites boules émergeant du calice, il y a de grandes chances pour que vous soyez en présence d’un spécimen mâle.

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Par cette observation des calices, il est possible de déterminer à un stade relativement précoce quelles sont les plantes mâles et de les arracher pour laisser plus de place et de ressources au développement des femelles. Il existe aussi des plantes de cannabis qui portent à la fois des fleurs mâles et des fleurs femelles et que l’on appelle hermaphrodites . Parmi ces (fausses) hermaphrodites, on distingue trois cas: certaines plantes ont 90% de fleurs mâles et seulement 10% de fleurs femelles, d’autres ont 90% de fleurs femelles et 10% de fleurs mâles et d’autres encore ont 50 /50. Pour celles dont 90% des fleurs sont femelles, on peut se contenter de retirer les fleurs mâles à la main et procéder par la suite à une récolte en bonne et due forme . Si toutefois on décidait de garder les fleurs mâles de cette hermaphrodite” à 90% femelle, on pourrait par la suite récolter leur pollen pour fertiliser des fleurs femelles dont les graines seraient alors pratiquement toutes femelles. Comment les têtes se forment-elles et quelles sont les parties fumables de la plante? Pour bien comprendre comment une tête se forme sur la plante; comment d’un bourgeon floral, elle devient un produit qui se fume, rien ne vaut une expérience pratique. Une description théorique du processus d’élaboration d’une fleur femelle ne vous en dira pas très long tandis que l’observation de ce phénomène se déroulant sous vos propres yeux sera très instructive. La plante femelle fabrique de nombreux pistils blancs qui émergent de petits bourgeons et plus la floraison progresse, plus les bourgeons floraux se multiplient et deviennent gros. Souvent les bourgeons finissent serrés les uns contre les autres donnant l’impression visuelle d’une seule et même énorme tête. Lorsque la floraison tire à sa fin, les têtes interrompent leur croissance et les fils blancs prennent une coloration plus foncée. Quand près de 80% des pistils sont devenus marrons, il est temps de récolter. Sur un pied de cannabis, les seules parties qui se fument habituellement sont les têtes. Une fois récoltées, ces têtes sont entreposées à l’abri de la lumière et de la chaleur (entre 10 et 20°C) dans un endroit où elles peuvent tranquillement sécher et accomplir un processus de “conversion” dont résultent les substances qui procurent l’ivresse cannabique. Pour cette raison, il est important de laisser le temps à l’herbe de sécher correctement sans quoi l’ivresse ne sera pas optimum. Les petites feuilles que l’on taille lors de la manucure se fument aussi mais n’ont pas aussi bon goût que les têtes. Il vaut mieux en faire du haschisch mais nous en reparlerons dans un futur article.

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Différence entre herbe et hash

Comme vous le savez maintenant, ce qu’on appelle l’herbe correspond aux fleurs femelles séchées du cannabis. En effet, seules les fleurs des femelles ont un effet psycho-actif. Les petites glandes résineuses et transparentes que l’on peut observer à la loupe sont ces petits cristaux dont je parle et on en trouve aussi sur les petites branches. Quand un plant de cannabis est mûr, ces petites glandes prennent une teinte ambrée ou dorée. En faisant sécher les têtes et les feuilles de la plante, ces cristaux se détachent plus facilement quand on les place ensuite dans un Pollinator. Le Pollinator est une invention qui consiste en une boîte carrée équipée d’un tambour au milieu et dont le fond est un tamis. Tandis que l’on fait tourner le tambour, les cristaux se détachent par l’effet de la force centrifuge. Ils tombent à travers le tamis et peuvent ensuite être récoltés par grattage et assemblés en un seul petit monticule appelé skuff et qui n’est autre que du haschisch non pressé. Ensuite on presse cette poudre de hasch pour en faire un joli petit bloc identique à ceux que l’on trouve dans le commerce. Le haschisch est donc constitué de tous ces petits cristaux de THC que l’on trouve sur le cannabis et qui sont à peine visibles à l’oeil nu. C’est un produit très concentré qui donne donc une ivresse plus stimulante et plus vive. Si vous roulez un joint avec une tête de weed, vous remarquerez, après avoir émiettée celle-ci, qu’une fine poudre couleur jaune d’or reste collée à vos doigts. Cette poudre n’est autre qu’un petit echantillon des cristaux dont je viens de vous parler.

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Extérieur ou intérieur?

Il y a beaucoup à dire à ce sujet et il est certain que les deux méthodes ont leurs avantages. En extérieur, on peut réussir à caler trois récoltes entre le printemps et l’hiver. Bien sûr, vous restez à la merci du bon vouloir des dieux de la météo et n’êtes donc sûr de rien. Beaucoup de choses peuvent mal tourner et il est fort possible que vous ne finissiez à l’automne qu’avec quelques pauvres têtes maigrichonnes à récolter. Pas vraiment le rêve. L’avantage de la culture en extérieur est que cela ne vous coûte pour ainsi dire rien. Il suffit d’un lopin de terre ou d’un gros pot dans lequel vous pourrez mettre une graine ou une bouture qui une fois devenues buisson, vous offriront quelques centaines de grammes de têtes... si le temps le permet.

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JDC OUT 2009 de Spirulin
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JDC OUT 2009 de Kna
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JDC OUT 2009 de lismay33
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JDC OUT 2009 de Doudou-Galak
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La culture en extérieur donne au cultivateur novice une excellente occasion de se familiariser avec le cannabis et ses besoins. En extérieur, sa croissance commence début avril et se poursuit jusqu’à la mi-août. Cela vous laisse donc suffisamment de temps pour mettre une autre graine à germer dans le cas où la précédente serait morte en début de saison. En commençant par la culture en extérieur, vous acquérrez une expérience précieuse qui vous servira plus tard quand vous vous lancerez dans la culture en intérieur. En clair, le grand air est l’espace de culture idéal pour les cultivateurs débutants qui iront de surprise en surprise au gré des petits gestes qu’ils feront pour aider leurs plantes à s’épanouir. Si vous plantez vos petites chéries directement en pleine terre, il ne vous restera pas grand-chose d’autre à faire que de poser vos fesses dans l’herbe et d’attendre que les fleurs soient prêtes à être cueillies. Dans le cas de la culture en intérieur, c’est à VOUS que revient le rôle de Mère Nature et vous êtes donc chargé de prendre en main tous les aspects de la croissance, aussi bien l’arrivée d’air frais et sa circulation que le taux d’humidité, et ainsi de suite. La culture en intérieur est moins risquée que celle en extérieur dans la mesure où les plantes sont cachées. Dehors, les voisins curieux peuvent facilement repérer vos plantes et vous attirer toutes sortes de tracas. En intérieur, vous pouvez obtenir jusqu’à quatre, cinq, voire six récoltes par an suivant la variété que vous cultivez. Vous n’êtes pas limité par les saisons et pouvez donc décider de lancer une plantation à n’importe quel moment qui vous convient indépendamment de la période de l’année. En intérieur, vous êtes complètement libre. Libre aussi de cultiver n’importe
quelle variété. D’un autre côté, il faut accorder beaucoup plus d’attention aux plantes dans le cas d’une culture en intérieur. Cela représente un surcroît de travail bien que la tâche soit à l’évidence plutôt agréable. Il vous faut aussi faire un investissement de départ afin d’acquérir le matériel de base. Vous devez jeter quotidiennement un oeil à votre plantation et arroser les plantes aussi souvent que nécessaire à l’aide d’une solution nutritive. Il faut donc être conscient du fait que si vous optez pour la culture en intérieur, vous devez être prêt à y consacrer un peu de temps. N’allez pas vous imaginer qu’il vous suffira de balancer quelques graines dans un pot et de pointer le bout de votre nez quand bon vous semble car vous seriez vite déçu. Cependant, étant donné qu’en intérieur, vous pouvez être maître des facteurs climatiques, vous serez libre d’oeuvrer à votre guise en vue d’obtenir la récolte la plus abondante et l’herbe la meilleure. Vous pouvez exercer un contrôle sur la température en faisant tourner l’extracteur, sur l’hygrométrie en installant un humidificateur et sur la circulation d’air en disposant un ou plusieurs ventilateurs dans votre espace de culture. L’intérieur aussi bien que l’extérieur peut se solder par une herbe d’excellente qualité et en quantité. Il ne vous reste donc qu’à considérer vos possibilités et vos souhaits pour déterminer laquelle de ces options semblent convenir le mieux.

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JDC IN SOUS 1200 Watts de jujulaweed
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Le pH et l’EC

La valeur du pH indique l’acidité d’un milieu, en l’occurrence du sol. L’échelle du pH s’étend de 1 à 14. Quand le pH d’une solution est compris entre 1 et 7, on dit qu’elle est acide. Quand il est de 7, on le dit neutre. Et enfin quand le pH se situe entre 7 et 14, la solution est appelée basique. Plus le pH est faible et plus la solution est acide. Lorsque le pH est trop élevé ou trop faible, les plantes ne peuvent plus assimiler les nutriments présents dans leur milieu de culture. Cette situation conduit vite à des carences dont la plante souffre. Un pH adapté à la culture du cannabis est compris entre 5.6 et 6.6. Quand le pH se situe dans cette fourchette, les plants de cannabis peuvent puiser de façon optimale les nutriments dans le sol. Le pH influence aussi la vie (bactérienne) du sol. Plus la vie est active dans le sol, plus la fertilité augmente, grâce à quoi les plantes sont plus vigoureuses et en meilleure santé. Après avoir mesuré le pH de l’eau nutritive à l’aide d’un testeur de pH, on peut en modifier la valeur - en général à la baisse - en ajoutant un correcteur. La plupart des eaux du réseau de distribution ont un pH autour de 7; il est donc nécessaire de l’acidifier un peu en ajoutant du ‘pH down’ pour atteindre une acidité de 6.3. Par contre, il faut être prêt à procéder ainsi pendant toute la durée du cycle des plantes ou mieux vaut ne pas intervenir dès le départ. Une fois qu’on a commencé à modifier le pH, il faut continuer à le faire. Il est tout à fait possible de faire de très belles récoltes sans testeur de pH. Néanmoins, si vous voulez vous assurer un petit plus, un pH adapté vous garantira une meilleure croissance et une meilleure floraison. Le pH est plus important que l’EC, aussi, si vous devez faire un choix, décidez vous pour le testeur de pH en premier. Le pH du sol devrait tourner autour de 6.3 car il permet à la vie bactérienne de prendre son plein essor. Le pH de la coco, quant à lui, devrait se situer aux alentours de 6.0. Le testeur d’EC mesure la conductivité électrique d’une solution. Celle-ci augmente au fur et à mesure que sa teneur en sels minéraux augmente aussi. Les engrais ne sont rien d’autres que des sels minéraux. Plus vous ajoutez d’engrais à l’eau de votre solution nutritive et plus la valeur de l’EC sera grande. L’EC mesure donc la totalité des minéraux présents dans la solution nutritive donnée aux plantes. Pendant tout le processus de croissance, l’EC oscille entre 1.2 et 2.8. On commence avec un EC assez faible, aux alentours de 1.2, que l’on augmente progressivement tout au long de la période de croissance jusqu’à atteindre une valeur maximale de 2.8. Si vous vous aventurez à administrer des concentrations supérieures à vos plantes, les chances que vous brûliez leurs racines deviennent élevées. C’est donc simple comme bonjour, vous n’avez qu’à plonger votre testeur d’EC dans votre cuve et ajouter la dose d’engrais nécessaire pour atteindre la valeur souhaitée. La prochaine fois, nous confronterons les avantages et les inconvénients de la culture en terre et de la culture en hydroponique et nous verrons comment faire des clones à la demande. C’est un peu plus tôt que je n’avais prévu, juste pour que vous ayez l’occasion de vous entraîner.

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Aujourd’hui vous allez en apprendre un peu plus sur ce qui distingue le cannabis cultivé en hydroponique du cannabis cultivé biologiquement. Je vous donnerai aussi quelques conseils sur l’art du bouturage.

Bio ou hydro?

Par bio, on entend cultivé en respectant les principes de l’agriculture celui de n’avoir recours qu’à des engrais naturels. Chacun sait que la culture biologique donne des produits de très grande qualité et meilleurs pour la santé. En utilisant autant que possible des engrais et des terreaux de haute qualité biologique, vous obtiendrez en définitive le produit le plus pur possible. Tout ce que vous donnez à la plante finit d’une manière ou d’une autre par trouver son chemin jusqu’aux fleurs c’est à dire jusqu’aux fameuses têtes que l’on récoltera. En cultivant avec des ingrédients bio, les têtes nous offrent le meilleur de leur arôme et de leur effet. C’est aussi le mode de culture le plus économique et le plus simple. La terre agit comme un tampon grâce auquel les erreurs en matière de nutrition sont plus facilement pardonnées. Il faut vraiment être très négligeant pour saborder une culture en terre. Même les novices peuvent obtenir une récolte de grande qualité en cultivant dans le support que la nature a prévu. La fibre de coco (souvent appelée la ‘coco’) est aussi un excellent support de culture, très simple à l’emploi. Cependant, il faut utiliser plus d’engrais car la coco en est dépourvue. À l’inverse, si vous cultivez dans un bon terreau de qualité biologique, tout ce que vous aurez à ajouter lors des deux semaines de croissance et des huit semaines de floraison, c’est un peu d’eau. En effet, ce type de sol regorge de nutriments. La tâche est donc simplifiée pour l’amateur qui se lance dans la culture. Il n’a pas besoin d’ajouter d’engrais ce qui lui épargne l’écueil de la surfertilisation. Toutefois, dans les cas où les conditions sont particulièrement favorables, les têtes fleurissent si bien qu’il peut quand même valoir le coup de compléter les qualités nutritives du terreau par un petit engrais floraison. Les têtes deviendront encore plus grosses et denses. L’hydro ou la culture hydroponique fait référence à une culture sur un milieu aqueux auquel on ajoute des engrais eux aussi liquides. Étant donné la quantité d’oxygène disponible dans la zone des racines, les plantes poussent très vite. Bien plus vite qu’en terre. Mais l’investissement financier initial n’est pas le même. Il est nettement plus élevé dans le cas de la culture hydroponique : les tuyaux, les pièces d’assemblage et autres sont autant d’achats à prévoir. Il devient aussi nécessaire de contrôler le pH et l’EC. Il devient plus facile de commettre une bévue que dans le cas d’une culture en terre. Il est possible de rétablir rapidement la situation mais les choses peuvent facilement mal tourner au point que vous perdiez toutes vos plantes. Un cannabiculteur expérimenté peut faire des récoltes massives en hydro. Un système d’irrigation automatique permet de programmer un arrosage à intervalles réguliers à la suite duquel l’eau est drainée. Les plantes adorent la régularité et si on leur en offre par le biais d’un système d’irrigation automatique, elles nous en sont gré comme l’abondance de leur récolte en témoigne. On peut d’ailleurs utiliser un système d’irrigation automatique même dans le cas d’une culture en terre. L’équilibre parfait entre la bio et l’hydro est possible. Du fait des chances de réussite élevées à l’issue d’une culture en terre, je vous conseille de commencer par ce mode de culture. Une fois que vous aurez acquis une certaine expérience, surtout ne vous privez pas d’expérimenter l’hydro. J’ai connu un cultivateur en hydro qui est revenu à la culture en terre après quelques pannes électriques, histoire d’être moins dépendant de l’énergie électrique. Réfléchissez bien avant de vous lancer !

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Clones ou graines

Les boutures ou clones sont des copies conformes au plan génétique de la plante dont ils proviennent. Étant donné que ce sont surtout avec des femelles que l’on souhaite agrémenter son jardin, c’est en général sur une plante femelle que l’on prélève des boutures. Les clones ou boutures présenteront tous les attributs de la plante sur laquelle ils auront été prélevés. Cette plante sera alors communément appelée plante ‘mère’. Une plante mère est une plante femelle maintenue en période de croissance et sur laquelle les clones sont prélevés. Elle constitue le capital génétique qui alimente le jardin. Étant donné que les clones sont identiques, on peut s’attendre à ce qu’ils soient en principe tous prêts pour la récolte au même moment . En effet, leur croissance et leur floraison devraient être similaires tout comme leur allure et leurs fleurs (têtes). Souvent, un cultivateur hésite avant de se lancer dans une culture : graines ou clones? Les deux présentent des avantages et des inconvénients. La culture à partir de graines est un peu plus longue que celle à partir de clones. Il faut faire germer les graines, ce qui peut prendre de quelques jours à une semaine. Il y en a toujours qui ne germent qu’une fois plantée en terre, d’autres jamais. Pour cette raison, les chances sont grandes que vous perdiez un bon nombre de plantes lors de la germination ou de la mise en terre, à moins que vous ne soyez déjà passé maître dans l’art du semis. Après cela, il faut laisser le semis croître pendant près de deux semaines. L’un dans l’autre, les plantes obtenues à partir de graines devenues semis nécessitent un mois ou plus avant d’entrer véritablement dans la période de croissance végétative. Cet allongement de la période culturale se traduit par unehausse significative des dépenses électriques. En effet, pendant le stade du semis et celui de la croissance végétative, la consommation électrique est plus importante (18 heures) que pendant la floraison (12 heures). Pendant la floraison, on peut allumer les lampes en heures creuses (la nuit) pendant lesquelles le coût de l’électricité est moindre. Les semis sont des plantes jeunes en comparaison aux clones. Et pour cause, si vous prélevez un clone sur une plante âgée de six mois, alors le clone sera lui aussi âgé de six mois. Or un semis de six semaines restera âgé de six semaines. Il est important de noter ici qu’un plant de cannabis n’atteint sa pleine maturité et ne peut donner à plein rendement qu’une fois qu’il a bel et bien six mois révolus. L’avantage de la culture à partir de graines réside dans l’étendue de la gamme qui s’offre à vous, il existe des milliers de variétés de cannabis. Dans ce cas, vous n’êtes pas limité à cultiver toujours et encore la même variété. Il faut aussi savoir que les graines se conservent longtemps tandis que les clones réclament quelques efforts de la part du cultivateur pour rester en vie. Ils ont besoin d’être maintenus en croissance sous une lampe de culture. Chaque graine est différente et donc chaque plante obtenue à partir d’une graine l’est aussi. Uneplantation obtenue à partir de graines et semis ne sera donc pas uniforme même si tous les individus sont de la même variété. Il se peut donc que vous ayez des plantes qui poussent mieux que d’autres, qui donnent des têtes plus grosses ou bien qui mettent plus longtemps à fleurir ou encore qui soient d’allure plus trapue et plus dense. Une chose est sûre, votre jardin arbore alors des plantes dont la qualité varie grandement. Une plante peut vous donner des têtes au parfum exquis tandis que les autres produisent d’énormes quantités de THC mais n’ont pas aussi bon goût. Si vous raffolez de la biodiversité alors les graines vous conviendront à merveille mais si vous aspirez à une plantation assez homogène alors les clones seront plus à votre goût. Il est important de ne pas faire de boutures sur n’importe quelle vieille plante non plus. Tout d’abord, il faut mettre la main sur la plante mère qui convient ; une plante dont les caractéristiques tels que le goût, l’effet, la croissance, la floraison vous plaisent. Selon toute robabilité, la plus belle de vos plantes sera sûrement la candidate idéale. Le grand avantage des clones est l’uniformité avec laquelle ils poussent. Les clones seront d’une hauteur similaire ce qui signifie qu’ils pourront faire le meilleur usage possible de la lumière distribuée par les lampes que vous utilisez. Ils donneront aussi des têtes dont le goût et l’effet seront le même. Tout cela pour dire que si vous cultivez des clones, vous aurez une récolte plu uniforme et vous saurez à quoi vous attendre. Par ailleurs, les clones ont besoin d’une période de croissance qui ne s’étend que de quelques jours à deux ou trois semaines ce qui permet de réduire considérablement la durée totale de la période culturale et donc de faire plus de récoltes par an avec des clones qu’avec des semis. Vous pourrez aussi tout simplement avoir de quoi fumer plus rapidement. Autre avantage des clones que l’on pourrait considérer comme majeur, ceux qui sont prélevés sur une femelle sont nécessairement femelles ! Avec les semis c’est à vous qu’incombera la tâche d’identifier les mâles et de vous en débarrasser pendant la période végétative. Avec un peu de malchance, les pertes peuvent être relativement importantes. Cet espace perdu aurait facilement pu être rempli de femelles productives et c’est la raison pour laquelle quand les choses pressent je donne la préférence aux clones pour me lancer dans une nouvelle culture. Par contre, il est certain que les semis donnent les meilleures plantes mères qui soient grâce au plus grand réservoir génétique que les individus d’une même plantation nous offrent . Lors de la croissance végétative, il vous suffira de sélectionner la ou les spécimens de votre plantation qui conviennent à vos exigences pour élire votre ou vos futures plantes mères. Vous pouvez donc commencer par le plus grand nombre de semis possible et choisir ensuite lesquels vous mettrez en floraison et lesquels vous utiliserez comme plantes mères pour lancer une nouvelle plantation à partir de clones cette fois-ci. Il est préférable de ne prélever les clones que lorsque la plante mère a plus de six mois.

Evolution d'une culture de NLX (Alien)
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Voici comment construire votre propre espace de culture...

Dès que les connaissances requises
et le matériel sont réunis,
nous sommes prêts à organiser
notre espace de culture de
manière efficace pour y maintenir
un climat favorable. Un
espace de culture peut être de
modèles et de tailles divers mais
quel qu’en soit le format, il y
a un certain nombre de points
essentiels à respecter.

La lumière

Pour commencer, nous devons nous assurer que l’espace est totalement opaque à la lumière. Pour arriver au sommet de sa floraison, la plante de cannabis a besoin de 12 heures de nuit interrompues et 12 heures de lumière. Si la période nocturne de 12 heures est interrompue, la récolte sera moins bonne, voire nulle. C’est pourquoi vous devriez rester un moment dans votre espace, si c’est possible, et vous assurer qu’aucune lumière ne filtre. Si c’est le cas, il existe du ruban adhésif opaque pour boucher les trous et les fissures. Un espace qui n’est pas totalement opaque peut faire échouer la récolte car les plantes sont dérangées. Ce qui arrive le plus souvent dans ce cas, c’est la création de plants mâles sur les plants femelles à cause du stress auquel ils ont été exposés. En très peu de temps, quelques fleurs mâles peuvent fertiliser la plantation femelle au complet et en fin de compte, il ne vous reste plus que des têtes pleines de graines. Un bon cultivateur vérifie ses plantes en permanence pour enlever toutes les fleurs mâles au bon moment. Il faut plusieurs semaines avant qu’une fleur mâle ne puisse disséminer son pollen. Il arrive aussi fréquemment qu’une plante ait des difficultés à fleurir quand des raies de lumière entrent et elle ne produira alors qu’une maigre récolte. Avant tout, surveillez tous les appareils électriquescar les lampes, généralement petites, diffusent une lumière forte qui peut déranger le sommeil nocturne de vos plantes. Collez un morceau de bande adhésive opaque sur toutes les lampes et lumières.

Imperméable à l'air

Quand la plante est bien en fleur et a produit de superbes têtes, leur odeur se développe petit à petit. Nos plantes vont commencer à diffuser un parfum puissant ce qui rend d’une importance vitale que l’espace soit complètement imperméable à l’air. L’espace de culture ne doit avoir qu’un minimum de fissures et de trous d’où l’odeur de marihuana pourrait passer et il est préférable qu’il n’y en ait pas du tout. Quand les plantes commencent à sentir, vous irez les voir tellement souvent que vous vous habituerez à l’odeur. Vous serez alors rapidement convaincu qu’elles ne sentent que légèrement, voire pas du tout, tandis que vos voisins ou colocataires souffrent de la puanteur. En outre des aspects sécuritaires de l’imperméabilité à l’air, le contrôle du climat en est un autre aspect très important. La création d’un bon climat est cruciale si vous voulez tirer le meilleur de vos plantes. Ainsi, quand vous construirez votre espace, veillez à ce que non seulement les odeurs ne puissent pas sortir mais aussi à ce que les courants d’air ne puissent pas entrer. Un troisième élément d’importance est d’empêcher toutes créatures et vermines indésirables d’entrer dans l’espace. Un bon espace de culture est en fait une sorte de cellule de quarantaine dans laquelle rien n’entre ni ne sort sans que vous ne lui disiez.

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La température

Quand les points décrits ci-dessus sont bien en place, nous sommes arrivés au but de la construction d’un espace de culture : un climat idéal dans lequel les plantes peuvent devenir géantes et fleurir rapidement. La température doit être constante et pour cela, il faudra un (ou plusieurs) ventilateurs pour assurer une bonne aération.Les plantes seront ainsi plus épaisses, leur tige plus forte et elles donneront plus que des plantes cultivées sans ventilateurs. Si vous disposez d’un budget conséquent, vous pouvez investir dans un thermostat, un hygrostat ou un thermo-hygrostat. Vous pouvez brancher le thermostat au ventilateur ce qui vous permettra de régler la température maximale désirée disons 28 degrés pour votre espace. Si la température dépasse les 28 degrés, le ventilateur se mettra en marche pour refroidir l’espace jusqu’à la température voulue. L’hygrostat peut également être branché au ventilateur pour contrôler l’humidité de l’air. Si l’espace devient trop humide, le ventilateur aspirera l’air jusqu’à ce que le bon niveau soit atteint. Avec un commutateur, vous pouvez régler la vitesse du ventilateur et ainsi, le faire fonctionner en continu à vitesse réduite pour faire entrer de l’air frais en permanence. Ain de réguler l’humidité de l’air, il vous faudra un humidificateur d’air. Ce n’est pas très cher et c’est un investissement qui en vaut la peine. Cet appareil dispose d’habitude d’un hygrostat incorporé. Dans ce cas, il vous suffit de le régler sur le taux d’humidité voulu et l’humidificateur se charge de le maintenir. Cela créé des miracles surtout pendant la période de croissance. Une plante peut pousser deux fois plus vite dans une atmosphère humide et cela fait gagner du temps dans la phase de croissance. Chauffer une grande pièce ou un petit espace de culture fait un monde de différences. Laisser l’humidité de l’air augmenter durant les premières semaines est plus facile dans un espace réduit mais vous pouvez toujours essayer dans une pièce entière. C’est bien entendu possible dans une grande pièce mais vous aurez besoin d’un équipement coûteux et comme débutant, vous feriez mieux de commencer avec un petit budget Bien entendu, vous pouvez aussi dépenser de l’argent pour bien isoler votre local; chacun fait comme il veut. Nous devons également veiller à ce que d’un côté de l’espace, tout au fond, il y ait des trous pour que l’air entre. Ces trous servent à laisser entrer de l’air frais riche en CO2. Au côté opposé, nous plaçons une pompe d’aspiration. Celle-ci aspirera l’air chaud. L’air chaud monte et c’est pourquoi nous plaçons la pompe à l’endroit leplus élevé possible de l’espace. Avec un filtre à charbon placé sur la pompe, on supprime en même temps les odeurs fortes.Le filtre à charbon et la pompe étanche vont ensemble et sont essentiels dans le jardin que nous sommes entrain de construire. Un filtre peut servir pour environ cinq récoltes ou plus ou moins un an. La puissance de la pompe doit correspondre à la taille de l’espace de culture. Il faut donc commencer par calculer le volume de l’espace. Rappelez-vous l’école: la longueur x la largeur x la hauteur = le volume de votre espace. Choisissez toujours une pompe dont la puissance est légèrement supérieure au volume de l’espace. Ceci peut faire la différence durant les chauds mois d’été et garder votre espace à une température raisonnable. En conséquence, prenez une pompe plus puissante par exemple, pour un espace de 500 m3, on choisira un ventilateur destiné à un espace de 750 à 1000 m3. Un avantage supplémentaire est qu’en hiver, on peut le laisser tourner plus doucement et économiser de l’énergie tandis qu’en été, on peut confortablement maintenir la température sous les 30 degrés. Un grand ventilateur qui tourne à la moitié de sa puissance fait beaucoup moins de bruit qu’un petit ventilateur qui tourne à pleine puissance. Et si vous désirez agrandir votre espace plus tard, il n’y a pas besoin d’en racheter un nouveau. Vous ne pourrez jamais acheter un ventilateur trop grand mais bien trop petit. Il est insensé de laisser tourner un ventilateur à fond s’il peut aussi bien remplir l’espace d’air frais en tournant à la moitié de sa puissance. En situant les trous pour l’entrée de l’air du côté opposé de l’appareil, cela créé un courant d’air qui apporte de l’air frais d’une extrémité à l’autre de l’espace en passant au-dessus des plantes. C’est très bon pour les plantes qui profiteront au maximum de l’air frais avant qu’il ne soit vidé de son CO2. Il sera ensuite aspiré et supprimé de l’espace. Afin d’empêcher les parasites d’entrer, on peut boucher les trous d’air avec des bas en nylon et ainsi rien ne peut pénétrer ce qui vous aidera à éviter les infestations plus tard. Mais n’oubliez pas que la lumière ne peut pas passer non plus par ces trous. Pour cela, des tubes courbés en PVC sont très utiles car ils laissent passer l’air mais pas la lumière. Il y a des milliers de façons de faire pour créer un espace bien aéré. Ils sont tous géniaux mais il y a deux choses qu’il faut garder à l’esprit : les entrées d’air se situent de préférence au fond et il faut garder l’espace opaque Dans le cas où vous ne pourriez vraiment pas faire de trou pou une pompe, la meilleure solution est d’acheter une porte pas chère et d’y faire un trou pour l’extraction d’air. Cette méthode est fréquemment utilisée par des cultivateurs professionnels.
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Les mètres carrés

Assez parlé, il faut se mettre au travail et construire l’espace de culture. Il ne faut pas grand chose pour cela: un mètre carré suffit et tout le monde a bien ça que ce soit dans le grenier, dans la cave ou dans une chambre d’ami. Ce qu’il nous faut, c’est: une agrafeuse pour le bois, une scie, du plastique blanc et noir, un foret, des vis, des ciseaux, quelques planches de bois et un mètre carré. Nous allons construire un écran autour de l’espace de culture. Si que vous n’utiliser qu’un seul mètre carré dans une grande pièce, il faut séparer l’espace de culture du reste de la pièce quipeut encore servir à autre chose.Si vous ne faites pas cela, toutela pièce sentira quand les plantes seront en fleurs. Avec un écran, la lumière des lampes sera pleinement utilisée et c’est là le plus grand avantage. La lumière que reçoit une plante va fortement déterminer le succès de la récolte. En construisant un écran autour du mètre carré et en le recouvrant de plastique blanc réfléchissant,vous garderez la lumière dans l’espace et sur vos plantes. Si vous ne le faites pas, la lumière va se disperser dans toute la pièce et vous en perdrez une grande partie. Vous assurer que les surfaces autour des plantes soient faites de plastique blanc réfléchissant est la meilleure façon de grossir la récolte. Je ne connais rien de moins cher ni de plus facile. Mylar est le meilleur produit sur le marché actuellement pour réfléchir la lumière sur vos plantes. C’estun peu plus cher que le plastique noir et blanc mais réfléchi jusqu’à 99% de la lumière que donnent vos lampes sur les plantes. Il est très important que votre espace de culture ait des murs réfléchissants que ce soit des murs blancs ou du plastique suspendu ne fait pas dedifférence.La construction d’un écran ne prend qu’une demi-heure si vous avez tout le matériel nécessaire sous la main. On coupe huit morceaux de bois d’environ 1,20 m de long etsix d’environ 1,70 m. Cette longueur (1,70 m) correspond à la hauteur du plafond de ma cave. La longueur que vouschoisissez est de préférenceun peu plus petite que la hauteurdu local où se trouvera l’espace de culture. Si votre pièce mesure 2 mètres de haut alors coupez à une longueur d’environ 1,97 m. En résumé, enlever quelques centimètres à la hauteur de votre local. La première étape est très simple: on fait un cadre de bois en attachant deux morceaux de 1,20 m de large à deux morceaux de 1,70 m (dans mon cas) de haut. Cela va très vite avec un foret électrique. On fait un trou dans chaque morceau puis on les visse ensemble. Quand le cadre est bien fixé, on peut tendre le plastique dessus avec l’agrafeuse. Les excédents peuvent être coupés quand c’est fixé. Nous avons maintenant notre première paroi réfléchissante. A cela, nous devons attacher une paroi de plus, de la même façon, mais en utilisant seulement un morceau de 1,70 m. On utilise le morceau de 1,70m du cadre qu’on vient de faire et on y fixe deux morceaux de 1,20 m et un de 1,70 m. Puis à nouveau, tendre et agrafer leplastique et couper l’excédent.Nous avons maintenant deux côtés de l’écran attaché l’un à l’autre. Ainsi, on ne fait pas des parois qui pendent séparément.On fait la même chose de l’autre côté et construisons là aussi une paroi en la fixant au bois de la première paroi. On obtient alors trois surfaces réfléchissantes solidement attachées l’une à l’autre. Vous pouvez maintenant placer votre construction autour du mètre carré choisi pour votre culture.Comme vous pouvez le remarquer,les parois sont un peu plus grandes que l’espace de culture. C’est pour avoir de la place pour mettre le ventilateur.Pour terminer, on construitune paroi indépendante avec deux planches de 1,20m et deux de 1,70 m. On laplace contre l’ouverture de la boîte à trois parois et l’espace de culture est complètement scellé. Tout ce qu’il vous resteà faire est d’ouvrir la paroi porte pour surveiller et soigner vos plantes.La lumière des lampes reste de cette façon dans l’espace et vous verrez la différence que cela fait quand vous récolterez. L’odeur des plantes est également conservée à l’intérieur et peut être facilement supprimée à l’aide d’une pompe comportant un filtre. Le reste du local peut ainsi être utilisé à d’autres fins. Les cultivateurs créatifs peuvent eux-mêmes faire un véritable bijou de leur espacede culture.


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Le bac à déchets

Un espace de culture devrait être facile à entretenir et c’est pourquoi je choisis de construire un bac dans lequel les plantes seront posées. Pour cela, on construit un cadre de 1,10 m de large sur une longueur de votre choix et une hauteur de 15 cm. On l’entoure avec le même plastique blanc et noir (pour être certain qu’il n’y a pas et qu’il n’y aura pas de trous dedans). Avec un tel support, la culture se fait plus proprement et cela évite le développement de maladies. Tous les déchets comme de la terre, les feuilles mortes ou les éclaboussures d’eau tomberont directement dedans. Et quand la récolte est terminée, le tout est nettoyéen deux en trois mouvements pour la prochaine culture. Si vous n’utilisez pas un tel bac, comme beaucoup de cultivateurs, votre espace sera rapidement plein de saletés partout. Un tel support est également très utile si vous devez rincer votre moisson. “Rincer”, c’est supprimer les excédents d’engrais de la terre (plantes en pot). En donnant beaucoup d’eau pure aux plantes, on les lave de leur surplus d’engrais et d’éléments nutritifs, ainsi que des sels minéraux qui s’accumulent en cas d’apport excessif d’engrais (les sels se trouvent dans les engrais). Certains cultivateurs rincent leurs plantes tous les quinze jours afin de maintenir la terre la plus saine possible. Avec ce bac, vous pouvez faire ça sans problème et sans mettre de l’eau partout. Vous pouvez aussi, si vous cultivez en terre, remplir le bac d’eau fertilisée et laisser les plantes se servir comme elles l’entendent. C’est la même chose qu’une plante posée dans un sous-pot. Enfait, vous avez fait un énorme sous-pot. Les plantes seront ainsi mieux protégées contre les excès d’engrais car elles décideront elles-mêmes de la quantité qu’elles vont absorber. Si vous devez vous absenter pendant trois-quatre jours, il vous suffit de remplir le bac à rabord et elles ont auront assez d’eau pour ces quelques jours. Le bac devient ainsi un système d’arrosage automatique. Plus tard, vous pourrez facilement passer à un système hydroponique.

Récapitulatif :

Notre but est de construire un espace opaque et hermétique dans lequel l’air frais riche en CO2 entre par un côté, circule et ressort par l’autre côté. Une pompe aspirante
suffisamment puissante assure la circulation de l’air et un ventilateur mélange l’air frais entrant avec l’air chauffé par les lampes pour que la température soit la même d’un bout à l’autre de l’espace. Il suffit d’y ajouter des murs réfléchissants pour maximiser l’effet de la lumière et un bac pour garder le tout bien propre et le tour est joué. L’espace de culture est prêt à être planté! Quand toutes les parois ont été fixées l’une à l’autre, je choisis de faire un bac pour récolter les déchets afin de garder le lieu propre et ainsi diminuer les risques de maladie. Pour qu’un mètre carré soit le plus efficace possible, je place un écran réfléchissant tout autour. On peut ainsi mieux contrôler la température et créer un espace totalement opaque à la lumière.


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Si vous benéficiez d'un budget n'hésitez pas à acheter une chambre de culture, les prix sont en moyennes de 100 euros pour une box d'un mètre carré.
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La germination

Maintenant que nous avons réussi à monter notre local de culture, nous sommes prêts pour le vrai travail. La dernière fois, nous avons fait le tour des sujets les plus importants. Après de nombreuses recherches parmi la grande variété de cannabis, nous en avons choisi une qui nous convient. Le local est sécurisé pour le feu et ne laisse pas passer de lumière. Il attend avec impatience son lot de plantes vertes. Le moment est arrivé de déchirer son sachet de graines et de se mettre au travail. Mais comment procéder au mieux pour faire sortir des petites plantes de ces graines fines et fragiles sans problème? Il y a différentes méthodes que vous connaissez déjà, comme vous savez aussi que chacun à sa méthode préférée. De quoi ont besoin les graines pour réussir à germer? Les trois mots de passe sont: chaleur, humidité et obscurité. Quand on fournit de l’humidité à la graine, la minuscule racine qui s’entortille à l’intérieur va commencer à grandir et à rechercher plus d’humidité. La racine va grandir rapidement et casser l’enveloppe de la graine pour l’ouvrir. Ce qui apparaît en premier, c’est une petite racine toute fragile mais qui a de grandes ambitions: pousser aussi vite que possible pour devenir un bel arbre de cannabis. Il ne faut pas sous-estimer la puissance de croissance d’une graine de cannabis. Les graines ont la capacité de se développer très rapidement; après 12 à 36 heures d’humidité, la racine va surgir.

La technique de l'essuie-tout

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L’une des techniques les plus courantes pour la germination des graines est la technique de l’essuie-tout mouillé et ses variantes. On pose les graines sur un morceau de papier absorbant ou sur de l’ouate que l’on humidifie. Grâce à l’absorption de l’eau par l’essuie-tout, il est facile d’assurer un apport continu d’humidité à la graine. Si l’essuie-tout est trop sec, il suffit d’y ajouter une goutte supplémentaire et il sera immédiatement ré-humidifié. Il est important de maintenir les graines humides mais pas mouillées. Si les graines restent mouillées, les racines ne sortiront pas pour chercher l’eau. Elles se développeront plus lentement car elles ont toute l’eau dont elles ont besoin sous la main, merci. En les gardant trop sèches, vous risquez de tuer les racines. Trouver le juste milieu n’est pas évident avec cette technique car l’essuie-tout est toujours soit trop sec soit trop mouillé. Mais en général, cela marche bien même si certains débutants parviennent à tuer quelques graines durant ce processus.

Directement dans le support

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La seconde méthode de germination est de mettre les graines directement dans le support de culture qui a été au préalable trempé dans de l’eau enrichie de stimulateur pour racines pendant quelques heures. Après le trempage, il suffit de mettre les graines dans le support, la coco ou quoique ce soit d’autre. On enfonce les graines de 5 à 10 illimètres dans le support. Si on ne l’enfonce pas trop profondément, elle émergera rapidement à la lumière et pourra commencer à pousser. Au plus profond sera la graine, au plus grand sera le risque qu’elle reste mouillée trop longtemps et qu’elle commence à pourrir. La surface du support sèche plus vite que le centre et il faut veiller à la garder humide. ‘Humide’ signifie dans ce cas que nous attendons que la couche supérieure soit sèche et c’est seulement à ce moment-là qu’on lui redonne un peu d’eau (et du stimulateur, si on en utilise). En d’autres termes, ne donnez pas d’eau au support tant qu’il est mouillé. Si vous le faites, le support sera mouillé plutôt qu’humide et il y a de fortes chances pour que la graine pourrisse. Certains choisissent cette technique car elle cause moins de stress et le réseau de racines peut se plonger directement dans le support et se développer. Des cannabiculteurs maladroits pourraient endommager les racines au moment de la transplantation quand ils utilisent la technique de l’essuie-tout. Le meilleur moyen de planter une graine germée est de faire un trou avec son doigt et de le mouiller. Placer rapidement la graine dans le trou. Le sol étant bon et mouillé, on peut y pousser doucement la graine en toute sécurité. Il faut alors recouvrir la graine avec une fine couche de terre et y ajouter un petit peu d’eau (10 ml). La graine peut ainsi s’ancrer elle-même, ne donnez pas une trop grosse giclée d’eau; si c’est le cas, vous risquez de pousser la graine trop profondément et l’exposez à nouveau à des risques de pourrissement.

Les cubes de laine de roche

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N’oubliez pas qu’avec les techniques utilisées ci-dessus, la température joue un rôle très important dans le succès de la germination. La température idéale reste en permanence entre 20 et 25 degrés. Essayez de trouver un moyen pour garder vos graines en permanence au-dessus de 20 degrés. Vous pouvez le faire avec une petite couverture chauffante qu’il suffit de brancher dans une prise et reste constamment à 20-22 degrés. C’est un moyen simple et pas cher pour garder vos graines à la bonne température. Je préfère personnellement utiliser un chauffage comme le Bionair que je mets dans une petite armoire. Ce chauffage peut être programmé pour rester à 25 degrés et comme il est dans une armoire, il doit moins travailler pour garder vos graines à cette température. On crée ainsi dans l’armoire un mini climat tropical. Une autre méthode que j’utilise aussi car elle est efficace et facile, c’est la méthode du cube de laine de roche. On met les graines dans les cubes de laine de roche et on les plonge
une fois dans de l’eau mélangée au stimulateur pour racines. On place ensuite les cubes de laine de roche contenant les graines dans un bac en plastique avec couvercle et nous obtenons ce qu’on appelle un dôme. Ce bac ou dôme assure un taux élevé d’humidité de l’air – et il n’y a plus de raison d’ajouter de l’eau jusqu’à ce que les plantules émergent. Bien entendu, je place le tout dans l’armoire tropicale chauffée à la bonne température contrôlée par le chauffage automatique et il ne faut rien de plus pour une germination réussie. Vous verrez, en un jour ou deux, les graines auront germé. Après quatre jours, vous aurez des plantules de plusieurs centimètres de haut.

La lumière

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Maintenant, il est important que les jeunes plants reçoivent assez de lumière. Je vous entends dire: mais il faut tout noir dans l’armoire car les graines germent mieux dans l’obscurité. Et bien, dès qu’ils ont surgit, il leurs faut le plus de lumière possible pour qu’ils se développent rapidement et deviennent des buissons de cannabis. Alors, séparez les jeunes plants qui atteignent 4-5 cm de leurs soeurs plus petites et plantez-les dans le milieu de votre choix. Si vous les avez plongées dans des cubes de laines de roche, cette transplantation sera facile et les tendres racines resteront protégées tout au long de l’opération. Les cubes peuvent maintenant être installés dans votre espace de culture pour le démarrage de la croissance.

Un bon départ vaut de l’or!

Nous avons maintenant franchi le cap des premiers jours et grâce aux techniques mentionnées plus haut, nous avons fait croître quelques jeunes plants avec succès. Ne vous attendez pas à une germination de 100% de vos graines; elles restent des êtres vivants et certaines peuvent échouer. Commencez toujours en pensant qu’il en sera ainsi et plantez quelques graines en plus anticipativement. Si elles sortent toutes, tant mieux! La plantule va maintenant essayer de se développer et devenir une splendide demoiselle verte aussi vite qu’elle le peut. En les mettant sous des lampes HPS, elles auront toute la lumière dont elles ont besoin et ainsi, l’énergie nécessaire pour leur croissance. La première semaine, il semblera ne rien se passer car les plantes n’ont encore que peu de feuilles et un réseau de racines sous-développé. Avec le temps, les plantes vont produire plus de feuilles et pousser de plus en plus vite, dans tous les cas. Le processus est comparable à celui d’un vieux train diesel qui démarre lentement avant d’atteindre une grande vitesse. Les feuilles des plantes fonctionnent comme des panneaux solaires et plus il y en a, plus ils pourront produire de l’énergie et plus les plantes pousseront. Vous constaterez des changements jour après jour et la croissance sera visible. Durant cette première phase, il est très important qu’il y ait suffisamment de lumière, de chaleur et d’humidité. En maintenant un taux d’humidité élevé, les feuilles se formeront plus aisément. On peut augmenter le taux d’humidité en réduisant légèrement la pompe d’extraction d’air ou en la débranchant les premières semaines. On peut aussi utiliser un humidificateur. Comme ces plantes grandissent, elles ont de plus en plus besoin d’eau et il faut augmenter l’arrosage. L’eau utilisée s’évapore par les feuilles dans l’espace de culture ce qui conserve l’humidité de l’air automatiquement. Au contraire de la culture des clones, on ne doit pas pendre les lampes trop haut au-dessus des plantes car les plantes provenant de graines supportent mieux des lumières intenses que les clones mère de cannabis. Une jeune plante sortie d’une graine dans la nature recevrait la force complète du soleil et s’y adapte merveilleusement. Vous avez sans doute lu un peu partout qu’il fallait pendre ses lampes à au moins 60 cm au-dessus des plantes quand elles démarrent, mais ils parlent tous de clones et pas de plantes provenant de graines.
Engrais

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Quand devons-nous commencer à les nourrir? Cela dépend du support dans lequel ont les fait pousser. Mais surtout pas les premiers jours, quel que soit le support. Si vous cultivez en terre, celle-ci contient assez d’éléments nutritifs pour les deux premières semaines au moins. La coco, par nature, ne contient pas d’éléments nutritifs et après une semaine, vous devrez commencer à nourrir vos plantes. On voit très facilement à quel moment les plantes ont besoin de nutriments car elles vont vous le demander elles-mêmes. En peu de temps, le vert des feuilles va devenir plus clair, ce qui est leur façon de dire qu’il n’y a plus beaucoup de nutriments dans le médium et qu’elles en voudraient plus. Les débutants ne remarqueront peut être pas ce changement subtil et si vous attendez trop longtemps, la plante va jaunir. Ce n’est pas grave et il ne faut pas s’inquiéter. La plante exprime clairement qu’elle manque de nutriments. Probablement un manque d’azote, l’un des éléments de base les plus importants dans le développement de la plante en pleine croissance. Dès que vous lui donnerez de l’engrais, ses feuilles redeviendrons vertes rapidement. Le manque est pallié et la plante a renforcé ses feuilles avec les matériaux de construction nécessaires. En fonction de l’importance du déficit, le retour à la normale peut prendre entre un jour complet et quelques heures. Pour rendre les choses plus faciles, il vaut mieux commencer votre première culture en terre jusqu’à ce que vous connaissiez mieux la plante. De cette manière, vous n’aurez pas besoin d’utiliser des engrais durant les premières semaines et vous risquerez moins de vous tromper. La période de croissance dans laquelle se trouve maintenant la plante nécessite des lampes branchées pendant 18 heures et une nuit de six heures. Cet horaire correspond au jour le plus long de l’année qui est normalement le plus ensoleillé, le 21 juin. On permet à la plante de croire que c’est tous les jours le jour le plus long et le plus ensoleillé de l’année.

Soyez contents de vos plantes

Durant les premières semaines, quand vos plantes se développent joyeusement dans leur pot ou bac rempli d’un mélange de terre, il n’y a pas grand-chose à faire hormis admirer la vue. Alors que la première semaine vous serez perturbez par la lenteur des progrès, dès la deuxième semaine, vous vous demanderez comment c’est possible qu’elles poussent si vite. L’art de cultiver, c’est principalement l’attention que vous porterez à vos plantes et cela implique que vous passiez du temps avec elles. Suivez leur développement avec attention – surtout au début, vous ne voudriez pas rater de voir la transformation de ces petits bourgeons maigrelets en buisson de cannabis en fleurs qui portent la meilleure dope que vos poumons aient connu! De la faite maison!

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Partie 2



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