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La culture pour les nuls ! Partie 2 ***--

(Soumis : 14/02/2015 21:01 - Dernière mise à jour : 04/09/2015 15:07)
La phase végétative ou de croissance

Les graines germées pointent hors du sol et éclatent en de toutes petites plantes vertes. Elles sont très fragiles à ce stade et cela se voit. Nous allons maintenant parler de la
croissance de ces plantes. La croissance est un facteur très important car elle détermine la taille de la culture. Une bonne croissance est plus importante que la floraison elle-même. Mettre une plante en précroissance signifie maintenir la plante dans sa période de croissance (aussi connue sous le nom de végétative) pendant une durée allant de un jour à plusieurs semaines. On fait cela en réglant les lampes à 18/6. Ce qui veut dire 18 heures de jour et 6 heures de nuit/sommeil pour les plantes. La plante est équipée pour recevoir pleinement les bénéfices de la lumière et commence à se développer en largeur et en hauteur. Plus vous laisserez grandir la plante, plus elle développera de feuilles et en particulier sur les branches latérales les plus solides ce qui va accélérer la croissance encore plus. Une plante qui n’avait que dix feuilles une semaine auparavant et qui en a maintenant 25 peut naturellement grandir beaucoup plus vite car elle peut utiliser plus de lumière. Au début de la croissance, c’est toujours un peu lent jusqu’à ce la plante ait assez de feuilles pour atteindre une certaine vitesse de croissance. A ce moment-là, vous verrez clairement, que même un jour de croissance peut faire une grande différence, qu’en un seul jour la plante aura fait beaucoup de progrès. Plus de croissance signifie plus d’engrais, plus d’oxygène... Pour avoir une bonne croissance, il faut contrôler tous ces facteurs en permanence. Si un manque d’oxygène survient dans l’espace de culture à cause d’un problème d’aération, les plantes prendront du retard dans leur potentiel de croissance.

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Les messages des milieux de culture

Les différents substrats (ou milieu) peuvent varier la vitesse de croissance de vos plantes. Le plus couramment utilisé est la terre, la coco et l’hydro (culture dans l’eau). Chaque milieu a ses caractéristiques propres, ses avantages et ses inconvénients. La terre ne permet une croissance rapide que si elle est bien aérée et si sa structure est légère. Les racines se développent mieux dans une terre aérée et légère et c’est ce que nous devons lui fournir. Plus les racines grandiront et s’étendront, plus la plante au-dessus pourra pousser. Les racines ont besoin d’oxygène et une terre dure et compacte contient moins d’oxygène qu’un mélange plus léger. L’avantage de la terre, c’est qu’elle contient des éléments nutritifs et on n’a pas besoin de rajouter de l’engrais liquide pour commencer. Cela peut être important pour des cultivateurs débutants et leur éviter les problèmes des premières étapes. Un mauvais départ peut être désastreux pour la floraison future et la récolte. La terre est ainsi un substrat parfait pour les débutants qui en commençant ainsi peuvent acquérir de l’expérience. Apprendre à bien cultiver enterre permet d’y revenir à tout moment plus tard. La coco est une matière plus aérée. C’est mon substrat préféré. Il assure aux plantes un bon démarrage grâce à ses fibres de coco riches en oxygène. Les plantes qui poussent dans un milieu riche en oxygène sont plus fortes et développent plus – et plus solidement – de branches latérales. L’inconvénient avec la coco, c’est qu’elle ne contient pas d’éléments nutritifs. C’est pourquoi vous devez commencer très tôt avec un apport d’engrais liquide. Cela peut amener des problèmes mais la coco est facile à utiliser et il est difficile de la sur-fertiliser. C’est peut-être même plus difficile qu’avec de la terre. La sur-alimentation provient de l’accumulation des sels qui sont présents dans tous les fertilisants. Avec le temps, si vous utilisez des doses de nutriments trop fortes (car vous débuter), les plantes n’arrivent plus à les absorber assez vite. Des taches apparaissent sur les feuilles, surtout sur les bords là où elles s’élargissent, puis les feuilles se dessèchent et meurent. Pour éviter cela, il faut rincer le substrat. Rincer veut dire apporter une quantité d’eau supplémentaire qui va diluer les sels et les évacuer. Si votre plante a des feuilles d’un vert profond, c’est un signe qu’il y a suffisamment d’engrais et en ajouter à ce moment-là pour provoquer une sur-alimentation. Si vous n’êtes pas sûrs, attendez jusqu’à ce que les feuilles l’éclaircissent un peu. Vous saurez ainsi quand les plantes ont faim. Si vous attendez trop longtemps, les feuilles vont devenir jaunes. C’est en hydro que la vitesse de croissance est la plus grande, pour autant que vous le fassiez correctement, car les racines ont tout l’oxygène dont elles ont besoin. Cela demande cependant plus d’efforts que la culture en terre ou dans de la coco. Personnellement, j’utilise de la coco car c’est un juste milieu entre la terre et l’hydro. On obtient de bons résultats de croissance mais sans devoir donner trop d’attention. Il faut dire qu’une fois qu’on maîtrise l’hydro, cela fonctionne très bien. Mais en hydro, on est plus dépendant d’appareils électriques et si ceux-ci déconnes ou qu’il y a une coupure de courant, on est foutu.

Un rempotage s'impose...
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Un bon départ vaut de
l’or


La plupart des cultivateurs utilisent des stimulants pour racines pour avoir une croissance puissante. Comme ce fut le cas jusqu’à présent, tout ce qui se passe ici a lieu dans le sol pour commencer. Une petite plantule n’a que quelques racines. Le principe, c’est d’inciter la plante à produire le plus de racines possibles aussi vite que possible. Le stimulant pour racines liquide est le plus couramment utilisé. Tous les producteurs d’engrais tentent d’en avoir dans leur rayon. Ces stimulants garantissent que les racines reçoivent une impulsion de croissance. C’est en terre que cela marche le mieux. Ces stimulants vont également rendre possible la croissance d’autres plantes présentes dans votre sol. Ne vous effrayez pas si vous voyez apparaître toutes sortes de petites pointes vertes sortir de terre. On dilue généralement ces stimulants pour racines avec de l’eau mais on les utilise purs pour y tremper les boutures pour les pousser à développer des racines quand on fait des clones. On n’utilise pas de stimulants pour racines en même temps que du fertilisant liquide car cela réduit les effets des stimulants. Ainsi, pendant les premiers jours d’une plante, il faut lui apporter des stimulants pour racines – et ne pas le mélanger avec d’autres engrais. De cette façon, on peut avoir un bon départ. On peut également utiliser des champignons bénéfiques (symbiotiques) pour renforcer le développement des racines. Nova-Star-T de BioNova est un petit sachet rempli d’une poudre qui contient des spores de ces champignons bénéfiques que l’on mélange à l’eau. On plonge les cubes contenant les plantules ou les clones dans ce mélange. Le champignon fonctionne comme un symbiote qui a besoin de la plante pour survivre. En échange, la plante utilise le champignon comme ‘réseau de racines supplémentaire’. La plante peut absorber des nutriments au travers de ces champignons partout où ils poussent. Il en résulte des plantes plus fortes et plus saines dès le départ qui ont accès à bien plus de nutriments qui se trouvent dans le sol. Presque tous les produits ayant un effet stimulant sur les racines sont utiles pour le démarrage de la croissance.

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L’importance de la
période de croissance


Avec la période de croissance, vous pouvez déterminer la dimension, la forme et la récolte de vos plantes. Il y a différentes manières de cultiver du cannabis et elles varient
fortement en fonction de leur façon de croître. On peut mettre de nombreuses plantes dans un mètre carré; ensuite, il est important de ne pas les laisser trop longtemps en phase de croissance. Les plantes peuvent ne pas être autorisées à devenir trop grandes sinon elles se détruiraient les unes les autres. Si vous réduisez le nombre de plantes, vous pourrez les laisser grandir comme elles l’entendent. Les clones et les plantes provenant de graines ont différentes façons de grandir. Les clones sont des plantes plus âgées et pour cela, sont déjà adultes et ont besoin d’une période de croissance plus courte avant la floraison. Une plante sortant de la graine passe par différents stades et devient mature après environ un mois de croissance. Si vous êtes un bon cultivateur, vous amènerez votre plante à l’âge adulte plus vite. Ce n’est pas qu’une question de temps mais aussi de volume. Si vous regardez un clone, vous verrez que les branches latérales passent par plusieurs étapes. Si vous regardez une jeune plante immature, les branches latérales poussent directement. Quand la plante est adulte, les branches latérales vont là aussi commencer à grandir par étapes. Vous pouvez déterminer les dimensions de vos plantes en augmentant ou réduisant le temps de croissance. Mais rappelez- vous qu’une plante plus grande ne signifie pas nécessairement que vous aurez une plus grosse récolte. Il est important de savoir, surtout pour les débutants, que la plante grandit encore considérablement quand elle est placée en floraison et qu’elle continue pendant trois semaines encore avant d’atteindre sa taille maximale.

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La croissance parfaite

Qu’est-ce qu’une croissance parfaite? Une croissance parfaite, c’est quand la plante a atteint sa taille idéale avant de commencer à fleurir et quand les plantes peuvent continuer à se développer sans se bousculer les unes les autres. Le mètre carré est entièrement rempli de plantes sans espace libre entre elles mais pas suffisamment pour que les plantes entrent en compétition pour les ressources. En les laissant devenir grandes ou en mettant trop de plantes, toutes les plantes vont moins bien se développer. Une plante a besoin d’espace pour ses branches latérales. Sinon elle grandira en hauteur et les branches latérales seront faibles et ne porteront pas de belles têtes. Afin d’obtenir une bonne récolte, il faut permettre un bon développement des têtes sur les branches inférieures comme au sommet. Tout le monde est capable de cultiver une belle grosse tête centrale; mais c’est tout autre chose quand il s’agit d’avoir le même poids sur les branches les plus basses. Mais c’est ainsi que l’on obtient une bonne récolte de seulement quelques plantes. Huit plantes venant de graines qui auront eu trois semaines de pré-croissance devraient remplir un mètre carré sous une lampe de 600W et donner une récolte de 500 grammes. C’est une règle de base. Cela signifie 63 grammes par plante ce qui n’est pas énorme. D’habitude, je surveille mes plantes et quand elles atteignent 25 à 50 cm de haut et sont devenues de petites adultes avec de petites, mais solides, branches latérales, elles sont prêtes pour la floraison. Les clones peuvent être amené à la floraison plus tôt car ils sont plus murs dès le départ. Pour la même raison, ne les laissez pas dépasser 25 cm. Les clones ont plus de branches ce qui signifie que moins de lumière arrive jusqu’aux branches les plus basses qui dès lors ne développeront pas de têtes. Ainsi, des plantes trop grosses représentent une
perte de temps et d’énergie. Nous sommes restreints par la puissance de la lumière et le développement des têtes sera maximal à seulement 30 cm de la plante. Plus on descend, plus les têtes seront petites. Faire en sorte que la lumière passe le mieux possible jusqu’aux branches inférieures des plantes va maximiser le développement
des têtes là en bas.

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La nutrition


Pendant la période de croissance, la plante a surtout besoin d’azote et de potassium. Si la plante manque d’un de ces deux éléments pendant sa croissance, elle va jaunir. Si vous choisissez de cultiver en terre, utilisez un bon mélange disponible dans les grow shop qui contient ces éléments en suffisance pour trois semaines à un mois. Cela a l’avantage de ne pas nécessiter de fertilisants supplémentaires jusqu’à la floraison. Le prix un peu plus élevé pour une terre de meilleure qualité en vaut la peine.En outre, vous vous épargnerez les problèmes de potentiel. Un mélange de terre bon marché peut mener à des déficiences car il y a peu d’éléments nutritifs pour les plantes. Il faut alors ajouter des engrais liquides ce qui n’est pas un problème en soi sauf pour les personnes qui ont tendance à sur-doser. Il vaut toujours mieux attendre autant que possible avant d’en ajouter. Toutefois, on ne peut éviter les erreurs en cultivant du cannabis. En fait, plus on en fait et mieux c’est. Apprendre de ses erreurs est très efficace pour ne pas commettre les mêmes une seconde fois. Avant, il faut suivre les instructions inscrites sur la bouteille et utiliser une seringue millimétrique pour mesurer la quantité exacte que l’on souhaite ajouter à l’eau. Un bon dosage, sans excès, va produire de superbes plantes en pleine forme. Plus la plante grandit et plus elle a besoin d’engrais. On peut remarquer que si l’on continue à donner la même concentration de nutriments aux plantes, les feuilles vont à un certain moment commencer à jaunir. La plante montre clairement qu’elle a besoin de nourriture. La dose (force) de nutriments dans l’eau doit alors être augmentée ou il faut lui en donner plus souvent.

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Les deux premières
semaines de croissance


Après être sorties de la graine, les petites plantes illustrées cidessus furent plantées dans le mélange Royalty de Palgron. Cette terre fertilisée contient assez de nutriments pour quelques semaines. Durant ces premières semaines, je leur donne du stimulant pour racines. Avec le temps, les plantes commencent à grandir de plus en plus vite. Comme incitant supplémentaire durant cette période de croissance, je leur ai également donné de l’Alga Groei, un engrais liquide de Palgron. Ce n’est pas absolument vital car il y a assez de nutriments dans le mélange de terre mais je peux ainsi en maintenir le niveau nutritionnel. Sans cela, la terre peut être vidée de ces nutriments après quelques semaines. En la réalimentant régulièrement, on évite de devoir en apporter une grande quantité soudainement. C’est clair ce que je dis là? Bien entendu, il faut éviter de donner trop d’engrais. Durant la période de croissance, il n’y a pas grand-chose d’autre à faire que d’apporter du stimulant pour les racines et de l’engrais liquide. La lampe doit se trouver à environ 30-40cm au-dessus de la plante. Il suffit de placer sa main en dessous de la lampe à hauteur des plantes pour mesurer la chaleur qu’elle dégage. La distance correcte varie en fonction de la taille de l’espace de culture et du nombre de lampes qui s’y trouvent. S’il y a une bonne circulation de l’air, les lampes peuvent pendre un peu plus bas car l’air chaud est immédiatement remplacé dans l’entourage des plantes et cela leur cause moins de stress qu’une extinction totale. L’humidité de l’air doit être maintenue aussi élevée que possible durant les premières semaines pour que les plantes puisse grandir plus vite et le feuilles sortir plus facilement. Un taux élevé l’humidité dans l’air peut faire des miracles et on peut y arriver en réduisant l’extraction d’air. Un humidificateur peut être très utile aussi! La température doit se situer entre 22 et 28 degrés Celsius le jour et entre 18 et 22 degrés la nuit. Il ne faut pas que la température descende sous les 16 degrés car la croissance diminuerait. N’oubliez pas de laisser vos lampes travailler un maximum durant la nuit car l’électricité est alors moins chère (si vous avez un compteur de nuit bien sûr) et cela peut vous faire économiser quelques euros. Les plantes vertes ont maintenant grandi, vous pouvez caresser les tiges vigoureuses et savourer le goût et l’odeur de votre prochaine récolte. Il faut encore quelques mois de patience avant de pouvoir jouir des lourdes têtes qui vont en être récoltées.

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Choisir entre le SOG ou le SCROG

Avant de porter toute notre attention sur la floraison nous avons dû faire pousser des plantes grandes et saines durant une période de croissance aussi courte que possible.
Leur dimension et leur santé déterminent la part la plus importante de la l’éventuelle future récolte. Le but est de faire pousser les jeunes pousses issues des graines aussi vite que possible durant la période de croissance pour qu’elles deviennent des plantes vertes touffues et vigoureuses. Un ventilateur placé dans le local de croissance garantit le développement de tiges robustes. Cela assurera un bon climat en mélangeant l’air frais à l’air chaud et maintiendra une légère brise qui soufflera au-dessus des plantes. Cela incitera les plantes à renforcer leurs tiges et des tiges plus grosses peuvent porter des têtes plus lourdes. Vous verrez le résultat de l’usage d’un ventilateur très tôt. La plante s’adapte incroyablement vite. Installez le ventilateur et dirigez-le vers la plante; vous les verrez se trémousser avec la brise. Après quelques jours, elles ne bougeront plus; les plantes seront bien stables là où elles sont, sans être affectées par la brise. C’est la preuve positive que les plantes ont rapidement pris le pas pour renforcer leurs tiges. Si vous le souhaitez, vous pouvez augmenter la puissance du ventilateur, si c’est possible. Rendez la brise forte assez pour que les plantes se balancent à nouveau d’avant en arrière. Après un certain temps, les plantes auront à nouveau renforcé leur tige jusqu’à ce qu’elles soient assez robustes pour contrer le stress provoqué par le ‘vent’. Le résultat final sera: des plantes fortes, musclées et touffues et pas des petites maigrichonnes dégingandées. Provoquer une brise durant la phase de croissance est une méthode efficace et pas chère pour faire grossir la récolte. En cultivant sous lampes, vous pouvez obtenir des têtes réellement massives; assez lourdes, en fait, pour que les branches latérales, si elles ne sont pas assez robustes, risquent de ne pouvoir les supporter – et vous risquez de perdre une partie de votre récolte. Comme vous avez pu le remarquer si vu avez déjà eu des récoltes de votre jardin, ce sont généralement les plantes dont les tiges sont robustes qui produisent le plus de têtes, mais il y a bien entendu toujours des exceptions à cette règle.

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A table

Après quelques temps, il va falloir commencer à nourrir les plantes pour les aider dans leur croissance rapide sous les lampes. Plus la terre dans laquelle vous cultivez est bonne (si elle est riche en éléments nutritifs), plus longtemps vous pourrez attendre avant d’y ajouter les premiers compléments. Mais il est tout de même conseillé de donner des engrais de temps à autre même à des plantes qui poussent dans un mélange pré-fertilisé. En donnant de la nourriture de temps en temps, vous vous assurez que l’environnement ne sera pas épuisé soudainement. Vous remplissez le mélange constamment. Dans des circonstances normales, un bon mélange de terre aura besoin de suppléments après environ trois semaines de croissance en son sein. Mais en y ajoutant des nutriments régulièrement, il faudra cinq à six semaines avant qu’il ne soit épuisé. Cela réduira les problèmes car quand la terre s’épuise complètement, il faut lui apporter une grande quantité d’engrais liquides. Cela peut poser un problème aux cultivateurs moins expérimentés qui ne connaissent pas la quantité dont la plante à besoin et en un rien de temps on se retrouve avec des plantes toutes jaunes.

Plants victime d'une carence en azote
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La nutrition doit se faire graduellement car les plantes traversent différentes phases. Les jeunes pousses ont besoin de peu, voire pas du tout, d’engrais et il vaut mieux attendre une semaine et demi avant de leur donner leur premier repas. Et alors, il vaut mieux réduire la concentration de moitié par rapport à ce qui est indiqué sur la bouteille. L’EC du mélange nutritif devrait ainsi être aux environs de 1.4, en fonction de type d’engrais que vous utilisez. Quand les plantes sont plus grandes, on peut commencer à leur donner des doses plus fortes. Il suffit de cette manière d’ajouter un peu plus d’engrais à l’eau d’arrosage. Il arrive souvent, quand on ajoute toujours la même quantité grais, que les plantes développent des déficiences. L’apport en nutriments est le même mais les plantes deviennent de plus en plus grandes et utilisent plus. Tout cultivateur doit garder cela à l’esprit. C’est pour cela que je suis un adepte du off-thepeg pour la planification de la nutrition car chaque espace de culture et chaque plante est différent. Vous devez observer vos plantes et ensuite décider ce qui est le mieux pour elles.

Les carences courantes

Les carences en azote, potassium ou phosphore sont celles qu’on rencontre le plus couramment. Ces déficiences en azote et potassium apparaissent surtout pendant la période de croissance. Selon mon expérience, il s’agit en général d’un manque de potassium. Le manque d’azote est facile à repérer car les bords extérieurs des feuilles commencent à jaunir et les feuilles proches des tiges sont plus jaunes. La plante suce tout l’azote hors des feuilles proches des tiges car elle n’en trouve pas assez ailleurs. Les vieilles feuilles sont drainées et leur nutriments sont emportés là où un feuillage est produit. Le manque de potassium est la déficience que je rencontre le plus souvent et on le reconnaît aux feuilles qui jaunissent des extrémités vers la veine centrale. C’est facile à distinguer d’un manque d’azote. Parfois, vous aurez les deux en même temps et dans ce cas, la feuille va jaunir à la fois des bords extérieurs et près de la veine centrale. C’est durant la floraison que vous avez le plus de chance de rencontrer un manque de phosphore et/ou de potassium. Un manque de phosphore est plus difficile à reconnaître. La plante se couvre d’un mauve foncé partout. La floraison est interrompue également et elle reste plus petite. Mais il faut savoir que cette déficience, si elle est de courte durée, n’est pas dommageable pour la plante. Les carences sont faciles à repérer et l’ont peut y remédier facilement aussi. En donnant plus de nourriture à votre plante, vous pourrez regardez les feuilles jaunes rependre leur belle couleur verte. Elles se gorgent d’azote, de phosphore et de potassium frais jusqu’à en être pleine. C’est pour cela que pour un débutant, il vaut mieux sous-alimenter que sur-alimenter. De cette manière, vous pouvez étudier les limites de vos plantes, en leurs laissant expérimenter des carences. Il faut toujours commencer avec peu de plantes et après un certain temps, leur donner un peu plus car jusqu’à présent, elles vont bien. Si après cela vous rencontrez des problèmes, dont vous ne connaissez pas les raisons, vous pouvez vous dire que c’est du sérieux. Si vous savez reconnaître une carence, vous pouvez directement régler le problème et l’évacuer pour chercher les autres causes. C’est pour cela que c’est une bonne idée de commencer la culture en prenant une seule plante sur laquelle on peut faire des expériences en ne lui donnant aucun engrais supplémentaire et en attendant qu’elle développe des carences. En faisant cela, essayez de trouver quelle carence vous allez expérimenter en discutant des symptômes sur des forums en ligne et demandez conseil ou en parler avec vos amis. Quand vous maîtriserez tout cela sur le bout des doigts, vos futures cultures se dérouleront confortablement.

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Reconnaître les couleurs

Tout cultivateur débutant est un excellent cultivateur tant qu’il n’est pas daltonien. Pour vraiment bien doser les nutriments, il faut passer beaucoup de temps à observer ses plantes. C’est aussi simple que ça. Si vos plantes ont suffisamment de tout, elles brilleront d’une belle couleur verte et les feuilles reflèteront leur bonne santé. C’est ce que nous souhaitons tous avoir. Après ces premières observations, ne commencez pas àaugmenter les engrais et certaines carences vont commencer à se montrer discrètement. Regardez seulement les feuilles de vos plantes et vous verrez que leur vert devient petit à petit plus clair. Quand les plantes deviennent plus claires, cela indique qu’elles ont besoin de plus d’engrais et si vous n’y faites pas attention et attendez trop longtemps avant de leur en donner, les feuilles vont jaunir. Il est très facile de voir quand les choses commencent à mal tourner. Certaines feuilles plus vieilles qui ne reçoivent pas ou peu de lumière vont jaunir automatiquement. La plante n’a plus besoin de ces vieilles feuilles et en retire tous les nutriments utiles. Donc, ne pensez pas qu’il y a une carence juste parce que quelques feuilles deviennent jaunes. Une sur-fertilisation peut rapidement apparaître quand des sels se sont accumulés dans le mélange de terre ou quand on donne une trop forte dose d’engrais aux plantes. Ces sels peuvent être éliminé à l’aide d’une préparation aux enzymes. Ce produit élimine également les racines mortes – une bonne chose car les plantes créées constamment de nouvelles racines et laissent mourir les plus vieilles. Cela n’élimine pas tous les risques de sur-fertilisation mais les réduits considérablement et rend l’environnement plus sain, ce que vos plantes apprécieront également en poussant et fleurissant mieux.

La sur-fertilisation

Quand vous obtenez enfin de parfaites plantes superbement vert foncé, il est temps de faire attention. Donner trop de nutriments à ce moment peut aboutir à une sur-fertilisation. Après, les plantes ont plus qu’assez d’aliments dans leur assiette. Avant de les nourrir à nouveau, il vaut mieux attendre que les plantes pâlissent un peu à nouveau. Prenez des notes sur le nombre de jours que cela prend. Si cela ne prend que deux jours, par exemple, gardez le en mémoire, nourrissez-les et elles retrouveront leur belle couleur vert foncé. Quand vous êtes certain de cet intervalle de temps, vous pouvez sans crainte leur apporter des engrais tous les deux jours. Après tout, vous avez testé le temps qu’il leurs faut avant d’avoir à nouveau besoin de fertilisant. Si vous n’êtes pas sûr que vos plantes ont besoin ou non de nourriture, il vaut mieux les laisser un peu plus longtemps. Pour faciliter la vie des cultivateurs, il existe des choses telles que les mètres de pH et d’EC. Vous pouvez mesurer le niveau précis de nutriments que vous êtes sur le point de donner à vos plantes. Grâce à lui, vous pouvez augmenter le dosage petit à petit plus facilement. Ces dispositifs sont utiles si vous souhaitez que tout soit parfait, mais ils ne sont pas indispensables. C’est également la raison pour laquelle il est préférable pour un débutant de commencer à cultiver en terre, car alors ces instruments ne sont pas nécessaires. Le sol fonctionne comme un amortisseur. Dès que vous avez rouler votre bosse sur une technique de culture, il vaut la peine d’acquérir ces mètres pour vous faciliter le travail et élever de meilleures plantes.

Exemples de sur-fertlisation

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Le style de culture

Les deux méthodes les plus courantes pour cultiver des plantes sont appelées SOG et SCROG. SOG (c’est l’abrégé de ‘Sea of green’ – une mer de verdure) signifie de nombreuses plantes par mètre carré et seulement quelques jours voire pas du tout avant des les pousser à la floraison. Il en résulte des plantes qui produisent peu ou pas de branches latérales et limitent leur croissance en hauteur. Le pôle des têtes ira ainsi du sommet au pied. Cette méthode est surtout appréciée par les cultivateurs commerciaux. En donnant plus de temps aux plantes pour la croissance, elles peuvent développer des branches latérales et on aura des plantes touffues. C’est la méthode utilisée par la majorité des cultivateurs. Si vous n’avezque quelques plantes par mètre carré, vous pouvez utiliser la méthode du SCROG. Scrogger signifie qu’on va supprimer la pousse principale de la plante. C’est une sorte d’”écimage” en fait. La pousse principale se trouve au centre de la plante, c’est l’une des tiges principales. Elle produit de nouvelles feuilles et des branches latérales. Quand on coupe ce sommet, la plante va arrêter de pousser en hauteur. La plante va alors diffuser son énergie dans les branches latérales restantes. Toutes les branches latérales vont ainsi devenir plus fortes dans leurcroissance. De cette façon, on obtient une plante large dont les branches latérales atteignent la même hauteur. La majorité des têtes se formera sur les partiessupérieures, là où arrive le plus de lumière. La plante sera plus petite mais plus grosse. Le mieux est de faire l’écimage assez tôt – après deux semaines de croissance, au moins une semaine avant que la floraison ne soit programmée à commencer si vous souhaitez bénéficier de ces avantages. De cette façon, vous pourrez avoir une récolte aussi grosse que possible avec seulement quelques plants.

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L’effet filet

Un expert scrogger fixera un filet au-dessus de ses plantes, cela forcera les branches latérales à bien se tenir et à s’étendre séparément afin de maximiser la lumière que chaque branche recevra. Lors de la floraison, vous aurez une superbe couverture de têtes. Avec la technique du SOG, vous n’aurez qu’une énorme tête centrale et quelques-unes plus petites sur la plante. Avec la méthode du SCROG, vous aurez plein de têtes de taille moyenne. L’autre avantage de cette méthode est qu’il y a moins de risques de développement de moisissures car vous avez de nombreuses petites têtes à la place d’une très grosse. Si vous vivez dans un environnement humide ou avez des problèmes d’humidité de l’air dans votre espace de culture, le scrogging est la bonne méthode pour garder une chance que les têtes ne pourrissent pas. La récolte obtenue par l’une ou l’autre méthode est quasi la même si vous les appliquez correctement. Cela dépend fortement de la variété de plantes que vous choisissez. Certaines plantes conviennent mieux à un certain style de culture que d’autres. Si vous utilisez la technique du SOG, il vaut mieux choisir une plante qui est réputée pour produire une énorme tête centrale, des têtes allongées et peu de branches latérales. Pour le SCROG, une variété à tige vigoureuse qui produit de nombreuses branches latérales et surtout de nombreuses têtes sur celles-ci est préférable. Si vous vous décidez pour le SCROG, je vous conseille de supprimer les branches inférieures de la plante. Cela nous garantit que le maximum d’énergie est dirigé vers les branches supérieures, là où la lumière des lampes va tomber.Les branches inférieures ne vont avoir que très peu de lumière, voire pas du tout, et ne feront que des têtes échevelées. En vous en débarrassant, vous aurez une bonne circulation de l’air sous les plantes et toute l’énergie disponible sera envoyée vers les têtes supérieures. Cela peut également ce faire avec la méthode du SOG, si vous remarquez que le feuillage devient trop dense. En supprimant les branches les plus basses des plantes, les branches supérieures se développeront mieux et s’étireront pour s’approcher de la lumière, avec un résultat plus lourd. Il y a de nombreuses variétés avec lesquelles on peut faire des expériences. Certains cultivateurs coupent toutes les branches latérales pendant la croissance et laissent seulement les 4-6 branches les plus belles se développer sur la plante. Pour que votre plante se sente le mieux possible, je vous conseillerais de toujours leurs donner de l’eau à température ambiante – autour des 23 degrés. Pour nous, cela paraît relativement froid. Avec de l’eau froide, les racines de nos plantes se crispent sous le choc et cela retarde la croissance et la floraison des plantes.

Pour terminer, je voudrais
encore ajouter que la période de
croissance est aussi importante
que la période de floraison.
Meilleure sera la croissance,
plus vite votre plante atteindra
une taille optimale pendant
la pré-croissance, plus vous
gagnerez du temps pendant la
période de croissance et cela
n’économise pas seulement de
l’électricité.


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Des premiers signes de têtes à une floraison exubérante

La fin est proche. Il ne nous reste que quelques mois de floraison avant d’être prêts à sortir nos chéries de l’armoire. Afin d’obtenir le meilleur de chaque plante, nous devons accorder tous les facteurs et les mettre en harmonie entre eux. Après tout, ce sont souvent les petites améliorations qui mènent aux meilleurs résultats. Dans cette édition, je vais explorer chacun des facteurs importants les uns après les autres de même que la manière de remédier rapidement à une carence nutritive. La floraison est bien partie et après quelques semaines, de petits poils blancs commencent à sortir sur différentes parties de la plante. La formation des têtes est lente à ce stade mais bien en route. Comme je l’ai dit auparavant, n’oubliez pas de séparer les plants mâles des plants femelles. Les mâles qui se développent vont rapidement former de petites boules qui enltrois semaines seront prêtes à éclater et à répandre leur pollen partout pour fertiliser les femelles poilues. Les trois premières semaines de la période de floraison est en fait une sorte de période de croissance. Après avoir mis les plantes en floraison en leur donnant 12 heures de lumière / 12 heures d’obscurité, les plantes vont commencer à fleurir (croître) de manière explosive ; elles peuvent très rapidement doubler ou tripler de volume. C’est un spectacle magnifique, surtout si c’est votre première culture. egardez ces petites choses se transformer en buissons avec des têtes qui deviennent de plus en plus grosses et dont les cristaux riches en THC commencent en s’empiler en monticules. L’odeur particulière de la plante se développe de plus en plus aussi, vous laissant baver d’impatience dans l’attente de la récolte de quelques-unes de ces têtes pour enfin jouir de votre première taffe de la nouvelle récolte.

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La nourriture de floraison

Pendant la période de floraison, nous allons passer à une nourriture pour floraison et nous pouvons ranger au placard les nutriments de croissance qui restent pour la prochaine fois. Si vous avez utilisez un sol bien pré-fertilisé, vous aurez facilement pu rester plusieurs semaines sans utiliser d’engrais liquide. Bien entendu, la période de pré-croissance ne devrait pas durer trop longtemps sinon vous devrez utiliser des engrais de croissance. Pour cette culture, nous avons uniquement utilisé les nutriments Plagron, certaines marquent utilisent une seule bouteille aussi bien pour la croissance que pour la floraison tandis que d’autres font des nutriments séparés pour la croissance et la floraison. De nombreux cultivateurs continuent également à donner à leurs plantes des nutriments de croissance pendant la première et parfois la deuxième semaine de la période de floraison car c’est une sorte de phase de transition et les plantes ont encore une grande soif d’azote et d’autres briques de onstruction pour leur développement rapide. En faisant cela, on peut également obtenir de plus grandes plantes car les nutriments de floraison stimulent la plante à tourner son attention (et ses ressources) vers la formation des têtes plutôt qu’à croître sa taille. De cette façon, avec vos engrais, vous pouvez un peu jouer avec la taille éventuelle de la plante. Si vous avez déjà des plantes d’une bonne taille et préférez qu’elles restent plus denses à cause de l’espace restreint disponibles pour elles, donnez leurs immédiatement de l’engrais pour floraison. Parcontre, si vos plantes sont plus petites et ne risquent pas d’envahir tout l’espace à ce moment et que vous désirez accroître leur taille autant que possible, vous pouvez continuer à leur donner de l’engrais de croissance un peu plus longtemps pour les stimuler. Bien entendu, ces différences ne sont pas grandes mais les moindre petites choses aident parfois, et quelques centimètres en plus par-ci par-là peuvent faire une grande différence. Après trois semaines de floraison vous remarquerez que les plantes ont atteint leur taille maximale. Les plantes ont fini de grandir et de s’étoffer et vont maintenant commencer le véritable travail en formant leurs têtes. A ce stade, il est important de leur donner de l’engrais de floraison car la plante a besoin de plus de phosphore et de calcium. Ce sont les blocs de construction les plus importants pour un bon développement des têtes. Cela signifie qu’il est temps de sortir votre bouteille de PK 13-14. Le PK 13-14 (j’utilise le Plagron PK Plus) est un engrais de floraison séparé utilisé comme complément à votre engrais de floraison habituel. Comme vous aurez pu le deviner d’après son nom, il contient un supplément de phosphore et de calcium dont votre plante a réellement besoin pour vous récompenser avec de belles grosses têtes. Il y a deux manières d’administrer le PK 13-14. Vous pouvez commencer avec de petites doses durant la première semaine et augmenter la dose progressivement chaque jour. Commencez avec 0,25 ml par litre la première semaine pour arriver à 0,75 ml par litre la troisième semaine. La quantité nécessaire est généralement inscrite sur le dos de bouteille. La seconde manière de faire est d’attendre que la quatrième semaine de floraison ait commencé car c’est le moment où commence le plus gros développement des têtes et donnez leur alors directement 1,5 ml par litre et continuez ainsi jusqu’à la fin de la floraison. En résumé, utiliser du PK 13-14 rend les têtes plus dures et plus denses en apportant à la plante des matériaux de construction riches et sains. N’oubliez pas non plus qu’à ce stade, vous devez tailler sur mesure les apports d’engrais en fonction des besoins de la plante. La plante a maintenant développé des besoins nutritionnels très différents de quand elles nécessitaient une alimentation importante durant les trois semaines précédentes. Si vous continuez à lui donner autant d’engrais que vous lui en donniez auparavant, vous courrez le risque de les sur-fertiliser très vite. Si vous leur donniez de l’engrais tous les jours durant les premières semaines, elles n’en ont maintenant besoin plus que d’un jour sur deux, par exemple. Il faut y faire attention. Chaque plantel fleurit à sa façon. Sur certaines variétés, les têtes grandissent très vite entre la troisième et la cinquième semaine tandis que d’autres variétés ne mettent le paquet sur le poids mesuré en grammes seulement lors de la cinquième semaine de floraison. Cela veut dire qu’il faut que vous soyez très attentifs à vos plantes (et que vous les écoutiez) afin de savoir qu’elles sont leurs besoins nutritifs à tous moments. J’en parle car de nombreux cultivateurs débutants commencent bien puis croient qu’ils ont tout en main et quand les besoins de la plante changent après quelques semaines et que le cultivateur reste sur ses habitudes, cela peut lui donner une pauvre récolte en définitive.

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Nourrir les feuilles

Les plantes fleurissent avec enthousiasme et sont nourries avec de l’Alga Bloom. Tous les jours, je les pulvérise avec du Phytamin Leaf Feed et pour stimuler la floraison, j’applique du Repor Forte de Plagron qui sert à assurer un transport plus important de sucres des feuilles semaines, je leur apporte également des enzymes. Ces enzymes nettoient le médium en supprimant les racines mortes et réduit les amas de sels formés par les engrais. Les plantes originaires de graines ont tendance à pousser en hauteur plus tôt que les clones. Ainsi, elles seront maintenant nettement plus grandes et pour cette raison, je recommande fortement, si vous disposez d’un espace limité en hauteur, d’étêter ou de replier vos plantes dès maintenant. Vous replierez la plante en pliant la tête centrale vers le bas et en la fixant avec une corde sans trop la tendre. En faisant ainsi, vous obtenez le même résultat qu’avec l’écimage (couper le sommet de la plante) mais avec l’avantage de garderla tête centrale. Les branches latérales situées le plus bas vont va former plus de têtes, sur un périmètre plus large. Les plantes devront être étêtées ou repliées dans les espaces de cultures plus bas qu’un mètre et demi ou alors, il faudra les laisser moins longtemps en période de croissance. Il vaut mieux trop peu d’engrais que trop mais s’il vous arrivait d’être face à une carence sévère que vous ne pouvez pas pallier en recommençant avec l’engrais de floraison, le moyen le plus rapide de résoudre le problèmeest d’appliquer de l’engrais pour feuilles. Préparez votre mélange d’engrais comme d’habitude et pulvériser la plante avec ce mélange. Les plantes peuvent également absorber des nutriments par les feuilles et l’avantage de procéder ainsi, c’est que vous ne changez pas le pH de votre médium. Il vaut mieux pulvériser les plantes juste avant l’extinction des lampes et/ou juste avant des les rallumer. Le problème qui se présente quand on a affaire à une carence importante, c’est que quand vous donnez à la plante un engrais liquide (via le médium), il faut attendre que la plante ait à nouveau soif. Il ne sert à rien de donner de l’engrais liquide tous les jours si la plante ne peut pas absorber ce dont elle a besoin. Vous êtes forcés d’attendre un peu, certainement plus longtemps que vous ne le voulez, avant de pouvoir ajuster la carence convenablement. En combinant l’arrosage avec la pulvérisation des feuilles, la plante reçoit immédiatement ce dont elle a besoin au travers des feuilles.Généralement, vous pourrez voir le résultat dès le lendemain. Vous pourrez observer que les taches jaunes sur les feuilles rattrapent de la couleur. En continuant à donner de l’eau enrichie et à pulvériser les feuilles, les plantes vont rapidement retrouver leur superbe teint vert. L’autre avantage de l’alimentation par les feuilles, c’est que vous pouvez expérimenter en toute sécurité afin de trouver exactement de quelle carence souffre vos plantes. De nombreux cultivateurs sont rongés par le doute, se demandant s’il s’agit d’une sous-fertilisation ou d’un excès. En pulvérisant simplement les feuilles avec une solution nutritive, vous pourrez rapidement observer s’il y a une réaction positive ou négative de la plante et en déduire quel est le problème. Il est toujours utile d’avoir sous les mains des bouteilles remplies avec des nutriments isolés tels que de l’azote, du phosphore et du calcium. Avec celles-ci, il vous sera plus facile de faire vos expériences sur vos problèmes nutritionnels. Supposez que ce soit une carence en azote et que vous soyez forcés d’utiliser un engrais général pour y remédier; vous donnerez en même temps à la plante des éléments dont elle n’a pas besoin. Adoptez la manière simple en gardant des bouteilles séparées avec seulement de l’azote. Quand vous en ajouterez cela va augmenter le niveau d’azote des plantes sans influencer les autres composants nutritifs. Ce système de bouteilles est particulièrement utile pour les cultivateurs en extérieur qui cultivent de grandes plantes en pots et qui ont besoin d’une grande quantité d’azote. Spécialement pendant les vagues de chaleurs, il est pratique de pulvériser les plantes avec un engrais liquide d’azote ou de simplement augmenter le pourcentage d’azote dans l’eau d’arrosage. Evidemment, le même procédé peut être appliqué pour les carences de phosphore et de calcium.

La ventilation

Afin de réussir une belle floraison, il faut suffisamment de dioxyde de carbone pour les plantes. Elles ont besoin de CO2 pour une croissance et une floraison vigoureuse durant les heures de lumière. Plus il y a de CO2 dans l’air, plus les plantes peuvent se développer et plus grande sera la tolérance aux températures élevées. La manière dont votre espace de culture est aménagé est très importante. Un espace est optimal si tout le long d’un côté, tout au fond, des trous ont été percés pour permettre à l’air de rentrer tandis qu’à l’autre bout il y a un extracteur d’air – placé aussi haut que possible. Cet aménagement permet une bonne circulation de l’air d’un côté à l’autre de l’espace. L’air riche en CO2 qui entre circule au-dessus des plantes, est absorbé par elles et l’air vidé de son CO2 est ensuite aspiré vers l’extérieur et renouvelé par de l’air frais via les trous à l’autre bout. Si vous cultivez dans un grand espace et que vous utilisez un ventilateur ou un souffleur d’air de n’importe quel type, celui-ci peut être placé au sommet de l’espace si vous utilisez également une chaussette à air. Le souffleur fonctionne de manière opposée à la pompe d’extraction d’air : au lieu d’aspirer l’air vers l’extérieur, elle en souffle à l’intérieur. Ce n’est pas nécessaire si vous cultivez dans un petit espace dont l’air se renouvelle suffisamment avec une pompe. Un Air-Sock (chaussette) est une sorte de longue chaussette de tissu, entre 3 et 5 mètres de long. Si vous utilisez uniquement un souffleur d’air, généralement, il n’y aura que de l’air froid qui sera introduit ce qui signifie que de ce côté là, le climat ne sera pas idéal. Et le CO2 ne sera pas non plus diffusé au-dessus des plantes. La Chaussette fonctionne de la manière suivante : elle se fixe au bout du souffleur d’air qui est attaché au plafond. Quand le souffleur est branché, la Chaussette à air se rempli d’air entrant et les 3 à 5 mètres pénètrent ensuite l’espace, après que l’air riche en CO2 aura été répandu au travers l’espace. Toutes les plantes peuvent ainsi mieux profiter de l’air frais et l’air froid de l’extérieur à aussi eu le temps de se réchauffer et le climat rester plus stable. C’est simple mais efficace. Trop peu de ventilation entraîne une croissance et une floraison plus faible, les plantes ne se développent pas bien et les feuilles risquent de jaunir. Un ventilateur rotatif est une des autres pièces importantes de l’équipement de l’espace.
Cela n’assure pas seulement une bonne circulation de l’air dans l’espace mais mélange également les couches d’air chaud et d’air froid. Les plantes apprécient les brises légères. Grâce à cette brise, les plantes auront des tiges plus robustes et elles mûriront doucement pour devenir des adultes plus petites mais compactes – et comme vous le savez, une tige robuste détermine largement l’étendue de la récolte que votre plante produira. Généralement, les plantes dont les tiges sont les plus grosses donneront aussi les plus grosses récoltes.

La formation des têtes

Les semaines les plus importantes de la période de floraison se situent entre la troisième et la cinquième semaine pour la majorité des plantes. Sachant que la plupart des plantes vont dès lors consacrer toute leur énergie à la production de têtes durant ces semaines à venir, elles vont grandir très rapidement. Il est donc maintenant temps de vous assurer que tout se passe aussi bien que possible. Le début de la troisième semaine est également la dernière chance que vous avez pour pulvériser vos plantes avec un pesticide biologique. Les têtes ne sont pas encore dures et compactes. Cela peut être une bonne idée de les pulvériser préventivement plutôt que d’attendre jusqu’à la cinquième semaine et trouver des têtes infestées d’insectes. Il est déconseillé de pulvériser à ce stade-là. Il ne reste pas grand chose d’autrelà faire à ce stade-là que de simplement donner des nutriments – mis à part se réjouir à regarder les superbes têtes qui apparaissent progressivement, bien entendu.
De plus en plus de poils blancs surgissent et lentement mais sûrement, les petites têtes grandissent les unes contre les autres pour créer une énorme tête.


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Les dernieres semaines de floraison

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Après des semaines pendant lesquelles l’excitation n’a fait que monter, le moment tellement attendu – la récolte – est enfin à portée de main. Les plantes ont grandi incroyablement vite durant leurs trois premières semaines de floraison et ont connu une réelle transformation après laquelle commence la lente formation des têtes. Les cheveux blancs ont commencé à apparaître de plus en plus et à former la base des têtes éventuelles sur lesquelles nous n’avons pas arrêté de fantasmer. Après cinq semaines de floraison, on devrait trouver des têtes dures, dégoulinantes de THC sur nos plante qui continuent à pousser et à s’étendre mais qui ont aussi la plus grande partie de leur développement derrière elles. Les plantes en floraison devraient toujours être belles et vertes et la production de THC devrait fuser de tous leurs cylindres. Les feuilles autour des têtes vont devenir de plus en plus collantes et les glandes de résine de THC qui se forment sur elles seront utilisées plus tard pour faire un beau morceau de hasch. Ainsi au moment de la récolte qui s’annonce, nous devrons aussi faire sécher les feuilles que nous aurons coupées autour des têtes. Les plus grandes feuilles contiennent également du THC et nous les mettrons à sécher avec les autres. Il ne nous restera plus qu’à décider si l’on veut du water hasch ou du skuff. On en reparlera dans les articles suivants. Dans tous les cas, si vous n’avez pas surdosé l’engrais de vos plantes, rien que la vue de votre jardin devrait suffire à vous faire couler l’eau de la bouche. C’est magnifique sous la lumière forte des HPS qui fait briller et danser les nombreuses glandes de THC sur les têtes. Parce que les plantes en fleurs ont un besoin supplémentaire en phosphore et en calcium, nous leur donnons du plagron 13-14 pour stimuler davantage le développement de la floraison. Ces éléments se trouvent dans tous les mélanges d’engrais de base mais en moindre quantité et avec le pk 13-14 nous pouvons combler le déficit. Les têtes seront ainsi plus fortes et plus denses. Si vous êtes nouveau dans la culture, il vaut mieux commencer avec les engrais de base qui consistent en un mélange de fertilisants contenant tous les NPK (azote, phosphore et calcium) plus un pk 13- 14 et un stimulateur de racines. Avec ces produits de base, vous aurez plus facile d’obtenir vousmêmes une superbe récolte. Si vous attendez un peu et qu’il semble que votre récolte va se dérouler sans accroches, alors, vous pouvez utiliser certains produits supplémentaires comme un stimulateur de floraison et/ou des boosters et enzymes. Il n’y a pas beaucoup de sens à utiliser ces produits plus onéreux immédiatement car ils ne sont efficaces que si tout se passe bien durant la période de croissance. En tant que cultivateurs débutants, vous allez sans doute commettre certaines erreurs et l’usage de ces produits risquent d’en rajouter. Cependant, dès que vous aurez remédié à vos erreurs, ces produits peuvent faire grossir votre récolte. Les enzymes se chargent de supprimer les vieilles racines et réduisent les accumulations de sels provoquées par l’apport d’engrais dans votre médium. Quand vous utilisez la même bouteille d’engrais depuis un certain temps, vous verrez un dépôt cristallin blanc se former sur le dessus. Ce sont les sels dont je parle. En utilisant des nutriments bio comme Plagron, vous pouvez réduire ces accumulations de sels car ceux-ci en contiennent moins que les nutriments bio-minéraux.

Sur les pots et l’uniformité

La dimension des pots que nous utilisons dépend du nombre de plantes que nous cultivons et du temps de croissance que nous leurs donnerons. Ces facteurs sont liés les uns aux autres. Si nous avons un grand nombre de plantes à empoter, nous devrons utiliser de plus petits pots et donner aux plantes un temps de croissance plus court. Par exemple, si nous avons 16 plantes dans un mètre carré et que nous leur laissons une période de croissance en 5 et 9 jours, les plantes seront heureuses dans des pots de 5 litres. Si nous réduisons ce nombre à 10 plantes et leur laissons 14 jours de croissance, les plantes aurons besoin de pots de 7-11 litres. Ainsi, moins nous cultivons de plantes, plus grands devront être les pots et plus long devra être le temps de croissance. Le poids de la récolte finale sera approximativement le même dans les deux cas. La seule différence se trouvera au niveau du temps total pour arriver à la récolte. Quelqu’un qui choisit 16 plantes et la période de floraison courante de 8 semaines va prendre deux mois et cinq jours du début à la fin. Si vous prenez 10 plantes parcontre, cela va prendre environ deux mois et deux semaines. En d’autres termes, cela va prendre plus de temps pour obtenir la même récolte. Les cultivateurs professionnels en particulier trouvent qu’il est important d’arriver à une récolte en prenant le moins de temps possible. C’est pourquoi ils mettent souvent 20 plantes dans un mètre carré et ne leur laissent que 1à 3 jours de croissance en fonction du médium qu’ils utilisent. De cette façon, ils peuvent récolter tous les deux mois s’ils utilisent une variété qui fait l’affaire en 8 semaines. En générale, les plantes à dominance plutôt Sativa, ont besoin d’une floraison plus longue que celles dont les gènes d’Indica dominent. Vous constaterez donc que vous pouvez être guidé dans votre choix aussi bien par l’origine des plantes que par la durée de floraison, mais aussi par les effets de la matière sèche à fumer. Si vous préférez un effet plus léger à une défonce plus lourde et corporelle, je vous conseille de choisir un croisement Sativa qui prend un peu plus de temps pour fleurir, disons 8-10 semaines. Même ainsi, il ne faut pas oublier que si vous cultivez à partir de graines, chaque plante est unique et il y en aura toujours certaines à floraison précoce et à floraison tardive dans votre sélection. Si vous lisez quelque part que telle variété est ‘très uniforme’, cela signifie qu’il y aura peu de différence dans le temps de récolte entre les plantes adultes. Vous pouvez alors vous attendre à ce que 80% des plantes terminent leur floraison en même temps. Si une variété est moins uniforme, les différences seront plus importantes entre les plantes quant à leur durée de floraison. C’est un des autres facteurs importants auquel vous devrez être attentif en choisissant une variété particulière.

La ventilation

Tous les engrais et l’eau que vous donnez à vos plantes durant la période de floraison doivent aller quelque part. L’eau s’évapore par les feuilles de vos plantes et se répand librement dans votre espace de culture. Au début de la floraison, les plantes n’ont que peu de végétation, sont assez petites et elles libèrent peu d’humidité dans l’air. Grâce à ça, le taux d’humidité de l’air reste plutôt trop bas que trop élevé. Mais comme nos plantes vertes grandissent plus rapidement sous un climat humide que sous le climat sec produit par les lampes HPS, nous permettons à l’air d’être plus humide durant la(es) première(s) semaine(s) pour accélérer leur développement et leur croissance. Le plus facile pour faire ça sans acheter d’humidificateur est de mettre un commutateur/gradateur au ventilateur. Avec ce commutateur, il est possible de faire varier la vitesse d’extraction de l’air. Connecter un commutateur est pratique car avec lui, vous pouvez contrôler le climat. En outre, un ventilateur sans commutateur tourne toujours au maximum ce qui n’est pas toujours nécessaire ; cela gaspille l’électricité et provoque plus de bruit que nécessaire. Ce n’est en fait pas le ventilateur lui-même qui crée le bruit mais le courant d’air qu’il provoque. Il est donc préférable d’avoir un commutateur durant les premières semaines ; il permettra à la pompe pas seulement d’aller plus doucement, mais aussi d’aspirer moins d’humidité et laisser ainsi le taux d’humidité de l’air plus élevé pour que les jeunes pousses se développent plus vite. Dès que les plantes sont plus grandes, vous pouvez laisser la pompe travailler plus car les plantes produisent alors une plus grande quantité d’humidité et il ne faut pas que l’humidité devienne trop élevée surtout au moment de la formation des têtes, à la quatrième semaine de floraison. Trop d’humidité peut provoquer le pourrissement des têtes dures comme de la pierre durant les dernières semaines de croissance. Quand l’humidité est trop élevée, il y a plus de risque que la vapeur pénètre au coeur la structure des têtes qui continuent à grandir autour en enfermant l’humidité. Cette humidité enfermée peut incuber de la moisissure. Les variétés qui développent des têtes particulièrement fermes ont plus de chance de moisir que les têtes à la structure plus aérées car l’humidité y stagne plus difficilement. Si vous voyez de la moisissure dans une tête, elle est perdue car la moisissure est active à l’intérieur avant d’être visible à l’extérieur de la tête. Si d’une belle tête saine vous voyez un jour sortir une pointe de feuille jaune et collante même si vous êtes certains de lui avoir donné suffisamment d’engrais il vaut mieux que vous la coupiez prudemment. Si la feuille se retire facilement, c’est que la tête est infectée. Faites en sorte d’avoir un bon ventilateur en action pendant les dernières semaines. C’est un investissement au moment où vous commencez mais c’est un ‘must’ si vous souhaitez arriver jusqu’à la récolte sans heurts. Le ventilateur supprime l’air chaud et humide et le remplace par de l’air frais riche en CO2 qu’il fait entrer dans le local où les plantes sont en plein travail. Elles auront besoin de cet air frais pour poursuivre leur croissance et floraison à un bon rythme. Faites en sorte de maintenir l’humidité de l’air en dessous de 50% durant les dernières semaines de floraison. Bien entendu, vous pouvez aussi cultiver dans un meuble sans utiliser de ventilateur en laissant la porte entre-ouverte mais les résultats ne seront pas terribles. Si vous faites quelque chose, faites le bien. Le gradateur combiné au ventilateur vous permettra de mieux contrôler l’environnement et un climat optimal accroît le poids de la récolte et sa qualité.

Garder le silence

Pour ceux d’entre vous qui ont installé un espace de culture à proximité d’une chambre à coucher, les risques de recevoir des plaintes dues au bruit fait par le ventilateur sont élevés. Il y a différentes manières de réduire le bruit. Avant tout, il vous faut le gradateur car un ventilateur qui ne tourne pas à plein régime fait moins de bruit. Fa tes fonctionner le vôtre à 75-80%. Il est toujours recommandé de choisir un ventilateur trop puissant que trop peu. Un gros ventilateur qui tourne à la vitesse moyenne fait moins de bruit qu’un petit ventilateur qui tourne à fond. Si ce n’est pas suffisant, vous pouvez placer le ventilateur dans une boite insonorisée. Fixer un morceau de tuyau au ventilateur permet déjà d’en réduire le bruit considérablement car le son ne se disperse pas directement mais passe d’abord dans le tuyau, ce qui en réduit le volume. Si tous ces efforts ne donnent toujours pas les résultats que vous recherchez, vous pouvez encore fixer un silencieux à votre ventilateur. Cela ressemble à un filtre à charbon un tube en métal que l’on attache au ventilateur pour que le son produit passe d’abord dans le tube où il est réduit. Il suffit donc de fixer un tube au silencieux pour que le son soit encore plus ténu.

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Les dernières semaines de floraison

La majeure partie du développement des têtes se passera lors de la 6ème semaine si nous cultivons une variété à durée de floraison moyenne. Durant les deux dernières semaines, les têtes vont surtout mûrir et plus beaucoup grandir en taille. Ces têtes pleines de poils blanc ivoire vont maintenant commencer à brunir doucement. En fonction de la variété que vous cultivez et du climat dans l’espace de culture, cette maturation peut prendre un temps variable pour arriver au bout. Quand 80% des petits poils sont devenus bruns, il est temps de sortir les plantes de l’armoire et de le préparer à la récolte. Vous pouvez aussi influencer le type d’effet que vous aurez de votre cannabis en récoltant les têtes un peu plus tôt ou un peu plus tard. Plus vous attendrez pour récolter, plus ‘stonant’ sera le cannabis ; si vous récoltez un peu plus tôt, vous aurez un effet plus ‘réflexif’. Vous pouvez donc vous défoncer selon vos préférences personnelles. Comme nous choisissons d’habitude le ‘milieu’ doré, nous récoterons quand 80% des poils seront bruns. N’oubliez pas que les poils peuvent également brunir à cause du climat ou d’une mauvaise humidité. Cela ne signifie pas toujours que la plante est mature quand les poils sont bruns. Une tête qui est morte ou infectée par la moisissure va également produire des poils bruns. La récolte n’est pas une science exacte mais en résumé, si la majorité des poils sont bruns et qu’il ne reste que quelques petites têtes inférieures avec des poils blancs, vous pouvez y aller en toute sécurité et commencer à couper. Vous devez considérer la plante comme un tout quand vous faites votre calcul des 80%. Afin d’expérimenter les différents types de montée que vous pouvez obtenir, vous pouvez récolter à différents stades et quand les échantillons sont secs, faire une fumette test. Quand la fin se rapproche, vous pourrez constater que certaines variétés tiennent plus longtemps avec leurs engrais que d’autres. Par exemple, la K2 tiendra plus longtemps avec ses nutriments, ce qui signifie que vous devez arrêter de la nourrir une semaine et demie avant la fin. Les plantes vont rester bien vertes malgré ça, les poils vont continuer à foncer de couleur et les têtes vont mûrir doucement, devenant de plus en plus belles avec cette magnifique couche de THC qui les recouvre de sa brillance. Comme il reste assez bien de nutriments disponibles dans le médium (la quantité exacte dépend du médium dans lequel vous cultivez) et que les feuilles contiennent égalementune quantité importante de nutriments, arrêtez de les nourrir pendant les 1,5-2 dernières
semaines de floraison. Si vous cultivez en hydroponie, n’arrêtez pas de les nourrir avant les cinq derniers jours, car le processus de jaunissement va survenir très rapidement si vous cultivez uniquement dans de l’eau. Dans des pots remplis de terre, de coco ou autres, il reste des nutriments qui doivent être utilisés. Quand vous arrêtez de nourrir
vos plantes, elles vont consommer ceux qui restent disponibles dans les pots et le médium et quand cela est fait, elles vont absorber les autres de leurs feuilles jusqu’à ce qu’elles soient sèches également. En d’autres termes, même après avoir arrêté de nourrir les plantes, elles ont toujours suffisamment de nutriments à leur disposition. Vouspouvez continuer à leur donner du stimulateur de floraison car il ne s’agit pas d’une substance nutritive. Les feuilles vont doucement devenir jaunes et c’est le signe qu’il ne reste que très peu de nutriments disponibles dans les têtes au moment de la récolte. En faisant ainsi, vous économiserez aussi quelques semaines de dépenses pour les engrais. Le jaunissement est alors une bonne chose car avoir excessivement de nutriments ne va rien apporter aux têtes. Vous pourrez éventuellement couper quelques-unes des grandes feuilles jaunes de vos plantes pendant les dernières semaines ou quelques jours avant la récolte, ce qui vous fera gagner du temps quand vous devrez les curer et permettra à plus de lumière de pénétrer jusqu’aux têtes les plus basses (ce qui leur donnera la chance de prendre un peu de poids en dernière minute). Cela fait, il ne reste par grand chose d’autre à faire durant les dernières semaines que de savourer les résultats de la source de votre excitation...

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Temps de récolter

La fin est proche et j’espère avoir contribuer à la beauté de votre jardin rempli de bébés verts. Dans tous les cas, vous êtes maintenant tous capables de cultiver un cannabis de grande qualité même si pour les débutants, la première fois comporte quelques erreurs qui auront un impact inévitable sur la taille et d’une certaine façon, sur la qualité de votre récolte. Si les choses ont vraiment merdé tout le long, apprenez de vos erreurs et essayez de les éliminer la prochaine fois. En fin de journée, on fait généralement des erreurs stupides. Continuez à récolter toutes les infos que vous trouverez ; l’information, c’est le pouvoir ! Si tout c’est bien passé pendant les dernières 8-10 semaines de floraison, ce qui est le temps nécessaire à la plupart des variétés pour achever convenablement leur floraison, le moment de récolter est arrivé. Si vous n’avez pas réussi à donner une overdose d’engrais, des têtes craquantes devraient être visibles sur vos plantes. L’exagération peut provoquer des dégâts et il vaut toujours mieux en donner trop peu que de trop. Plus on approche de la fin de la période de floraison, plus on peut réduire la concentration d’engrais dans l’eau d’arrosage, et même ne plus en ajouter du tout la(es) dernière(s) semaine(s). Cela ne fera pas de tort à votre récolte si vos plantes jaunissent, en fait c’est bon signe. Les plantes absorbent les dernières gouttes de nutriments de leurs propres feuilles, ce qui signifie qu’il restera moins de résidus d’engrais dans les têtes. Il en résulte une meilleure fumette.

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Curer “humide”

Il y a plusieurs manières de récolter vos plantes adorées. Le choix de la méthode dépend du nombre de plantes et de leur taille. La méthode la plus courante et celle qui récolte mon vote, c’est le curage des têtes « humides ». On procède au curage des plantes une par une immédiatement après qu’elles sont mûres. On prend une plante mûre et on coupe les branches une à une en enlevant les feuilles autour des têtes. Le feuillage contient beaucoup de THC et c’est pour ça qu’on les met de côté pour en faire du water hasch plus tard ou du ‘skuff’. Pour améliorer la qualité du hasch, évitez de mélanger trop de feuilles n’ayant que peu ou pas de cristaux de THC visibles avec le tout. Lesgrandes feuilles peuvent en fait être coupées 2-3 jours avant de commencer à curer, ou même plus tôt. En faisant ainsi, le curage sera un peu plus facile et plus rapide également. C’est à vous d’en décider. Les têtes les plus basses de la plante sont beaucoup plus petites que les têtes du haut car elles ont été privées de lumière. Un des avantages quand on coupe les grandes feuilles un peu plus tôt, genre une semaine avant la récolte, c’est qu’avec l’augmentation soudaine de la lumière, elles peuvent exploser et grandir un peu durant cette dernière semaine et mûrir mieux. En curant les plantes humides, on peut les nettoyer de plus près que des têtes sèches, et les têtes seront meilleures. La première fois, cela peut prendre un peu de temps avant de s’habituer et trouver la meilleure façon de les curer. Mais après dix minutes, vous aurez trouvé la technique la plus rapide et la mieux adaptée. Curer n’est pas vraiment difficile en tant que tel, mais la meilleure technique donnera les meilleurs résultats. Les mains de femmes sont mieux adaptées au curage car elles sont plus fines et peuvent travailler plus finement. Veillez à toujours avoir une paire de ciseaux de réserve quand vous commencez le boulot. On trouve différents types de ciseaux à curer sur le marché et je pense qu’il vaut mieux en essayer plusieurs d’entre eux car tout le monde a ses propres préférences. Quand vous aurez choisi votre modèle préféré, lors de la prochaine session de curage, vous pourrez immédiatement commencer avec lui. Les ciseaux bon marché pas assez tranchants et vite abîmés ne conviennent pas si vous souhaitez être efficace. Ils causent plus de problèmes qu’ils n’en valent la peine et font durer le curage plus longtemps. Après peu de temps de curage, vous aurez une énorme quantité de THC qui collera sur vos ciseaux. Si vous n’avez pas un
genre de produits pour enlever les poils collants, il vous sera difficile de nettoyer vos ciseaux. Si vous travaillez avec des ciseaux de mauvaise qualité, la charnière sera vite bloquée par trop de THC. C’est pour cette raison qu’il est important d’avoir toujours une paire de ciseaux de réserve, particulièrement si vous travaillez avec des ciseaux bon marché, qui pourra servir dès que vous aurez des problèmes avec la première paire.

Curer sec

L’autre méthode qu’on peut utiliser, c’est de curer les plantes quand elles sont sèches. Pour cette technique, il faut d’abord laisser sécher les plantes avant des les curer. Les branches sont coupées et pendues ou placées dans un local de séchage. Faire d’abord sécher les plantes de cette façon prend un peu plus de temps que de curer les têtes humides. C’est une méthode qu’on utilise généralement quand il y a un grand nombre de plantes et peu de temps. Les têtes sèches sont plus difficiles à nettoyer et le résultat est moins bon. Il y a une perte de THC un peu plus importante car les plantes sont plus secouées quand on les fait sécher. Mais c’est très relatif ; il en reste une quantité importante sur les feuilles ainsi que sur les têtes. Plus elles sont sèches, plus facilement il tombera. On utilise également souvent cette méthode pour le cannabis cultivé à l’extérieur. Les énormes plantes d’extérieur sont pendues la tête en bas dans un espace de culture et ensuite récoltée. Quand on cultive de nombreuses petites plantes en intérieur, cette méthode – pendre la plante entière la tête en bas – s’utilise aussi. Il n’y a pas de mauvaise méthode de curage, tout dépend du système de culture pour choisir celle qui convient le mieux.

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L’espace de curage

Essayez de trouver une pièce qui est bien ventilée quand vous faites votre récolte. Si votre espace de culture est assez grand, il vaut mieux le faire là en laissant tourner le ventilateur en permanence. Si vous devez le faire dans une autre pièce, vous verrez que les plantes dégagent des odeurs et il vaudra mieux garder les portes fermées et les rouvrir seulement pour aller chercher la lante suivante. Quoique vous fassiez, veillez toujours à ne pas embêter les voisins. Même si l’odeur du cannabis frais sent divinement bon pour le fumeur, de nombreux citoyens pensent que cette forte odeur est révoltante. L’usage d’une pompe à vide munie d’un filtre à charbon peut aider à réduire l’odeur pendant le curage. Sinon, faites ça dans un endroit où il n’y aura pas de nuisances. La plupart du temps, vous ne remarquerez plus l’odeur pénétrante du cannabis car vous y serez habituer. Cette sous estimation des conséquences que ça peut avoir peut se terminer par des larmes.

Le local de séchage

Il est également très important de bien terminer la récolte parce qu’après tant de mois de travail, ce serait une honte de voir les têtes pourrir. L’endroit idéal pour laisser sécher les têtes est une pièce sombre et fraîche maintenue entre 15 et 22 degrés. Il n’est pas important que la pièce soit chaude car les ingrédients actifs ont besoin d’un peu de temps pour mûrir convenablement et procurer l’effet désiré au moment de fumer le cannabis. Il vaut mieux faire sécher les têtes lentement en deux semaines que de les mettre dans un endroit chaud pour les rendre fumables le plus vite possible. Cela n’améliorera certainement pas la qualité. Essayez de sécher les têtes rapidement en les mettant dans le micro-onde ou dans le four parce que vous êtes à court n’a pas de sens. Non seulement le goût sera trop fort et mauvais, mais en plus, vous n’aurez qu’un effet léger pas spécialement agréable. Le cannabis a besoin de temps pour arriver à sa pleine puissance, dirons-nous. Ce n’est pas juste parce que c’est sec que c’est prêt à la consommation. Quand vous coucher vos plantes pour sécher dans une pièce, veillez à toujours avoir une bonne circulation de l’air en dessous et au-dessus d’elles. Les coucher sur du papier journal ou autre chose qui n’est pas aéré n’est pas conseillé. Vous pouvez acheter des supports de séchage spéciaux, et je les recommande fortement, pour faire sécher votre cannabis. Ces supports sont munis de fils tendus d’un bout à l’autre grâce
auxquels les têtes ont de l’air en dessous d’elles. Si vous mettez les têtes juste sur un morceau de carton, le côté qui sera en contact avec le carton perdra plus difficilement son humidité ce qui augmente considérablement les risques de moisissures. Il vaut également mieux mettre les têtes récoltées les unes à côté des autres plutôt que des les empiler les unes sur les autres. Si la moisissure apparaît, elle peut facilement s’étendre d’une tête à l’autre. Un bon 75% de la récolte est fait d’eau qui doit sortir et si elle a des difficultés pour sortir, il y a des risques de moisissure. Si vous commencer avec 500 grammes de têtes fraîches, vous terminer avec 125 grammes de matières sèches à fumer. Des températures trop basses peuvent également entraîner une évaporation trop lente des têtes, et encore une fois, cela augmente le risque de moisissure. Il y a toujours des spores de moisissure qui flottent dans l’air mais c’est seulement quand les conditions sont mauvaises qu’elles s’emparent de vos têtes. Une ventilation insuffisante due à un espace trop petit ou trop renfermé ou parce qu’on laisse
sécher les têtes sur une surface dure non aérée sont les causes les plus fréquentes de moisissure. Si vous faites attention à ses facteurs, les risques de moisissure sont considérablement réduits.

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La maturation

Il y a une grande différence entre la maturation et le séchage du cannabis. Après une semaine, les petites têtes sont d’habitude sèchent tandis que les têtes moyennes et les plus grosses auront besoin de deux semaines. Si vous avez des grosses paresseuses dans votre jardin, elles pourraient même prendre quelques jours de plus. Vous pouvez toujours choisir de sécher une énorme tête en entier ou de la couper d’abord car la structure d’une grosse tête est composée de plus petites qui ont poussé ensemble. Les petites têtes sèchent plus vite et si le temps est un facteur important, il vaut mieux les diviser.L’astuce pour savoir si le cannabis est bien sec, c’est de prendre une grosse tête et essayer d’en casser une brindille. Si la brindille se rompt facilement, c’est que la tête est bonne. N’essayez pas de vous convaincre en faisant l’essai sur la brindille d’une petite tête. Toutes les têtes doivent être bien sèches avant de devenir mature. Les têtes séchées seront bonnes à fumer après deux semaines. Elles n’ont pas encore atteint leur sommet mais feront l’affaire. Finalement, il est temps de les tester tout en sachant qu’elles ne seront que meilleures dans le futures. Quand les têtes sont vraiment sèches, on peut commencer à s’occuper du stockage. Afin de conserver la qualité du cannabis, il faut le stocker dans un endroit frais et sombre. Il suffit de le mettre dans un récipient opaque en plastique ou dans un pot en verre placé dans un endroit sombre. La lumière détruit le THC. Si quelques-unes des têtes ne sont pas sèches assez et que vous les stocker avec les autres, elles seront à nouveau humide, même celles qui étaient sèches. Il faut maintenant laisser les têtes où elles sont pendant deux semaines de plus pour qu’elles mûrissent, ce qui prend un mois à partir de la récolte. Grâce au processus de maturation, les têtes ont meilleur goût et l’effet sera meilleur également. Comme je l’ai dit, le cannabis a besoin de temps. Après ce mois, le goût sera bien développé. Certaines variétés ont besoin d’un peu plus de temps
que d’autres pour devenir excellentes. Naturellement, les têtes seront bonnes, mais elles peuvent toujours avoir un petit plus... Tout est bien qui fini bien. Il nous reste encore un gros volume de feuilles, dégoulinantes de THC, pour lesquelles nous avons de formidables plans. Non seulement nous avons une bonne cargaison de matière fumable et en plus, nous pouvons maintenant faire un bon water hasch, essayer des recettes de cuisine cannabiques, etc...

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Enfin, vous avez après deux longs mois de floraison et une période de pré-croissance des têtes de cannabis élevées par vos propres mains. Mais les réjouissances ne s’arrêtent pas là. En plus du cannabis, nous pouvons faire du skuff ou du water hasch avec les plantes récoltées. Tous deux sont super faciles et efficaces. En résumé, la récolte n’est pas encore tout à fait terminée... Toutes les têtes devraient maintenant être joliment rangées pour le séchage et les toutes petites têtes devraient même être assez sèches pour une fumette test. Deux semaines supplémentaires et toutes les têtes devraient être suffisamment sèches ou du moins, avoir l’air sec de l’extérieur. Mais à l’intérieur, la plupart ne le seront pas encore entièrement. Les têtes les plus grosses auront besoin d’un peu plus de temps. Laissez-les toutes sécher lentement dans une pièce sombre grande assez et équipée d’un ventilateur pour que l’humidité qui s’échappe des têtes puisse être évacuée. Dès que les petites brindilles des têtes sont proprement nettoyées y compris celles des plus grosses têtes nous pouvons les rassembler toutes pour les laisser mûrir afin que le goût et l’odeur du cannabis puisse se développer entièrement. Ne vous inquiétez pas si le cannabis à toujours une odeur de verdure pendant les premières semaines; certaines variétés ont besoin de plus de temps pour développer l’odeur typique du cannabis.

Le Skuff

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Durant ce temps, nous avons également laissé sécher le volume considérable de feuilles restant après le curage. En fonction de la variété que vous venez de cultiver et du nombre de feuilles produites par cette variété, vous devriez avoir environ la même quantité de matériaux secs que le poids de têtes. En d’autres termes, environ 500 grammes de cannabis secs issus de vos plantes devraient donner environ 500 grammes de feuilles sèches. Bien entendu, il y en aura beaucoup plus avec une variété plus feuillue et dans la même logique, si vous cultivez une variété qui produit peu de feuilles pour couvrir les têtes, vous en aurez moins. Nous ne gardons que les feuilles qui ont sur elles du THC de
manière évidente, généralement les feuilles qui entourent les têtes riches en THC. Nous utilisons également les grandes feuilles qui ont du THC sur elles. Toutes les autres feuilles qui n’en montrent pas peuvent être triées. Cela se fait généralement pendant le curage des têtes, quand on commence par enlever les grandes feuilles puis qu’on nettoie soigneusement autour des têtes. De cette façon, vous pouvez faire deux tas de feuilles pendant le curage. Un tas pour les grandes feuilles sans THC et l’autre pour les feuilles riches en THC. Ca n’a pas de sens de mélanger ensemble les deux types de feuille parce que ça réduirait considérablement la qualité du hasch. Il y aura beaucoup moins de ontamination par les feuilles pauvres en THC dans votre hasch. Il est très important dans tous les cas de laissez convenablement sécher les feuilles. Habituellement, cela prend plus longtemps que les têtes. Un simple séchage ne suffit pas; le feuillage doit être sec au point de tomber en poussière quand on le frotte entre les doigts. Plus il est sec mieux c’est et plus la récolte en hasch sera bonne. Les cristaux de THC se séparent alors plus aisément du feuillage que lorsqu’il n’est pas tout à fait sec. Par exemple, quand les feuilles ont l’air sec mais ne s’effritent pas sous les doigts. Dans ce cas, le feuillage ne donne a que peu de cristaux de THC. Notre but est d’obtenir autant de cristaux de THC que possible et de les agglutiner ensemble pour faire nous-mêmes un beau morceau de teuch. La poudre jaune-dorée qui se trouve sur les têtes a un effet très différent quand vous la fumez pure et certains fumeurs préfèrent la douce montée et les effets du hasch aux effets plus dévastateurs de la fumée des têtes de cannabis. Chacun ses goûts.

Quand vous roulez un joint avec des têtes de cannabis bien séchées, vous remarquerez que vos doigts sont enduits d’une sorte de poussière jaune-doré collante. Il s’agit des cristaux dont je vous ai parlé auparavant. L’avantage à faire du hasch, c’est qu’en plus de votre récolte normale de têtes de cannabis, vous aurez une quantité non négligeable de hasch avec la même récolte. Supposons que vous ayez récolté 500 grammes de têtes et qu’il vous reste 600 grammes de feuilles sèches. Vous pouvez espérer en tirer environ 60 grammes de hasch. Ce 10% de la récolte est une bonne moyenne si on utilise du feuillage bien sec. Naturellement, la même règle s’applique ici : plus la qualité du feuillage sera bonne, plus vous trouverez de cristaux et plus grosse sera la récolte. Si vous avez cultivez une variété très blanche, très productive de THC, logiquement, vous aurez une récolte en hasch plus importante.

Normalement, vous obtiendrez plus que 10% de la récolte avec une culture intérieure de cannabis; certains cultivateurs sont réputés pour avoir eu plus de 16% et plus en utilisant de bonnes feuilles. Quand on cultive à l’extérieur, il y en aura beaucoup moins, surtout dans les régions à l’automne pourri qui va réduire le taux de THC des feuilles et donc la récolte sous les 10%. C’est pour cela qu’il est important de ne pas vous mettre la pression, car il n’y a aucune
raison de mélanger 400 grammes de feuilles riches en THC avec 200 grammes de grandes feuilles avec le faux espoir que cela donnera 600 grammes de bon feuillage. Vous n’aurez toujours que 400 grammes de bon feuillage. Par mélanger, je veux dire qu’au lieu d’utiliser uniquement les feuilles riches en THC soigneusement curées, vous y ajoutez les grandes feuilles pauvres en THC. Bien entendu, il est chouette de savoir que si la récolte est bonne ou mauvaise, vous pourrez toujours avoir un beau morceau de hasch en plus. C’est toujours pratique quand vous avez une maigre récolte en têtes qui vaut à peine l’effort, comme cela peut arriver avec les cultures en extérieur. Il vous reste alors à faire du hasch avec le tout.

La Pollinisation

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En principe, il est très facile de faire du hasch grâce aux cristaux de THC qui tombent des feuilles. On peut y arriver de diverses manières. Avec un tamis sur lequel on étale le feuillage puis on secoue le tout ou on fait vibrer le tamis. Le tamis utilisé doit être suffisamment fin pour retenir tout le feuillage et laissez seulement passer les cristaux. Il existe des dispositifs spécialement conçus pour le hasch dans lequel on met une petite quantité de feuilles et puis on secoue le tout manuellement. Les toutes nouvelles broyeuses fonctionnent selon le principe de confection du hasch. De nombreuses broyeuses incorporent maintenant un petit tamis qui permet de récolter les cristaux de THC dans un compartiment séparé tandis que le cannabis perd un peu de sa puissance. Vous serez surpris par la quantité de poudre de hasch que vous pourrez récolter en utilisant une broyeuse classique ou en effritant les têtes à la main. Parcontre, si vous souhaitez traiter une grande quantité de feuillage, vous aurez besoin d’un polinator. Un polinator, c’est une machine munie d’un tambour rotatif entouré d’un tamis qui détache les cristaux. Il suffit de mettre le feuillage dans le tambour et c’est un moteur qui le fera tourner. Le feuillage est secoué dans tous les sens ce qui libère les cristaux de THC du feuillage . Après quelques temps 30-40 minutes suffisent généralement on peut arrêter le polinator et rassembler la poudre de hasch en tas, et si l’on veut, presser cette poudre directement (avant de le stocker pour au moins un an afin qu’il mûrisse). Cette poudre pressée s’appelle skuff. La raison pour laquelle on presse le hasch, c’est que cela améliore le goût et l’odeur. Il est également plus facile d’en faire un joint et plus facile à transporter. Un morceau pressé de hasch est plus facile à partager avec quelqu’un qu’un tas de poudre collante Avec du hasch de moins bonne qualité, il faudra une presse qui exercera une plus grande pression car les cristaux sont mélangés avec tellement de matière végétale qu’ils ne collent pas les uns aux autres. Le feuillage utilisé doit être très sec et il est pratique de le laisserune nuit au frigidaire, surtout si vous utilisez un polinator. Le froid intense permet aux cristaux de se détacher plus facilement. Dans le meilleur des scénarios, vous pourrez faire votre hasch dans une chambre froide ou dans un autre endroit qui vous permettra de maintenir une température fraîche. C’est ainsi que vous obtiendrez le meilleur produit mais bien sûr, il n’y a pas beaucoup de monde qui dispose d’un tel dispositif. Mais si vous connaissez quelqu’un qui peut vous prêter de tels dispositifs, ça vaut le coup de se donner la peine de les utiliser. On reste toujours émerveillé de voir la quantité de poudre de hasch que l’on peut extraire même de petite quantité de feuilles. Il n’est pas nécessaire de polliniser les têtes étant donné la qualité du feuillage mais bien entendu, si vous êtes un grand fan de hasch et n’aimez pas fumer les têtes, allez-y et polliniser toute votre récolte. Veillez cependant à briser les têtes auparavant pour que les
cristaux puissent se détacher de chaque recoin. Ca va incroyablement augmenter votre récolte de hasch. Veillez également à ce qu’il n’y ait pas de brindilles (le moins possible en tout cas) dans les têtes car elles peuvent
endommager le tamis. Une pièce de tamis coûte assez cher et il est plus qu’ennuyeux de le déchirer. Même si un polinator ou une machine du genre coûte entre 300 et 500 euros, c’est un investissement qui sera rentabilisé dès la première production de hasch. En plus, il pourra fonctionner pendant plusieurs années sans problème. Le seul prérequis si vous vous équipez d’un tel engin, c’est qu’il faut une bonne quantité de feuillage tous les quelques mois avec laquelle travailler. Cela n’a pas de sens d’acheter son propre polinator si vous n’avez que quelques feuilles à traiter car le polinator resterait alors plus longtemps dans l’armoire qu’en action. Les vrais amoureux du hasch laissent mûrir leur hasch au moins un an avant même de penser à le consommer. Cela vaut vraiment la peine de laisser au moins une partie de la récolte de côté. Si vous faites cela chaque année, vous vous constituerez une belle réserve en hasch de qualité fantastique.

J’espère que vous avez pu lire
tous les épisodes de La culture
pour les nuls et que
vous les avez compris. Si c’est
le cas et que vous avez suivi
les instructions de base de cette
série, à ce jour, vous devriez
être sur le point de récolter
votre propre récolte.
Félicitations! Vous n’êtes plus
un Nul mais un cultivateur
Fin...



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