Je vous post une nouvelle traduction d'un article de DJ Short, cette fois-ci sur les anomalies et irrégularitées en relation à la ségrégation transgressive. Cette article traite bien évidemment du sujet en relation à la "Blue Family", famille des variétés dites "blue", dont font parties la "Blueberry", "Flo", "BlueMoonShine"...
Je le trouve intéressant du fait des nombreuses interrogations quant aux individus "mutants" que l'on retrouvent plus ou moins souvent lors de culture de variétés Blue. Cette article est pour moi une bonne réponse, et qui plus est apportée par la personne la mieux appropriée.
Les informations apportées sur des variétés anciennes ne font qu'apporter de l'intêret à cet article, complet une fois de plus.
Je vous laisse le temps de le lire et vous retrouves juste aprés
(quelques phrases restent à traduire, merci de votre compréhension...)
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Irrégularitées et anomalies générales du cannabis en relation à la ségrégation transgressive.
Certaines des lignées de cannabis de la "Blue Family" (true blueberry, grape krush...)
sont connues pour exprimer des anomalies et irrégularitées variées. La principale
anomalie rapportée de ces lignées est celle des feuilles de type "krinkle"
(feuilles que nous nommons "mutantes", étant replier sur elles-mêmes, tortionnées...)
Aussi vue comme une forme de diversité cette irrégularité comporte habituellement
un vrillage ou une contorsion le long de la moitié de la feuille divisée le long de la
veine centrale. Cette anomalie affecte habituellement environs 5 à 20% d'un
échantillon donné, cela depend évidemment majoritairement de la variété
(trueblueberry = 5 à 10 %, grapekrush = 10 à 20 %). Seul, ce trait n'affecte pas
le rendement ou la santé globale de la plante. C'est simplement un défaut de forme
simple, unique à cette lignée de cannabis.
C'est important de connaitre les différences entres de simples déformités et de
plus complexes mutations. Les défauts de forme et les anomalies simples sont
des phénomènes assez communs, tandis que la mutation génétique est de loin
plus rare et profonde. La plupart des expressions irrégulières dans certaines
des lignées de la Blue Family sont de simples défauts de forme. Très peu
sont de véritables mutations brutes, qui sont celles-ci habituellement
stériles ou non viables (habituellement <1%).
J'avais l'habitude de penser que les défauts de forme desquels j'étais temoin dans
certaines lignées de cannabis étaient strictement le résultats de traitements
mutagénique tels que la colchicine.La diversité est en particulier un symptôme typique
de ce genre de processus. Si un tel procédé à été employer sur les variétés avec lesquels
j'ai travailler, j'assume que cela doit être dans les lignées Thaïs, puisque c'est en elle
que ces traits semblent trouver leurs origines.
Il y'a, cependant, un autre aspect pour considérer ces anomalies appellé la ségrégation
transgressive.
La ségrégation transgressive se rapporte à la situation ou la progéniture d'un croisement
de deux parents P1 distinctements différents exprime des caractéristiques différentes
de ce que les parents P1 ont pu exprimer.
Un bon exemple botanique est celui de la famille du chou, comprenant broccoli, choux de
bruxelles et chou-fleur, tous créer à partir du même chou maigre.
C'est le niveau de diversité dont j'ai été temoin dans les F2 et dans les croisements des
plantes avec lesquelles je travaillais.
La combinaison de deux pures, uniques et distinctes variétés d'indica et de sativa
résulte en l'extrême variation des F2 et même au dela de leur progénitures.
C'est là ou les anomalies, les irrégularités, les excentricités et les effets de la
ségrégation transgressive sont marqués et isolés.
C'est de cette diversité étendue que de nouvelles et excitantes lignées sont découvertes et
isolées.
De simples irrégularitées dans la forme des feuilles ne sont pas des raisons assez importantes
pour abandonner une lignée particulière, et sont même peut-être une indication de quelquechose
qui vaut le détour. La suggéstion que ces anomalies seraient d'une manière quelconque nuisible
au gene-pool du cannabis revient à penser que le broccolli, le chou-fleur, sont nuisibles à la famille du chou.
Les différences structurales remarquées dans certains individus issus de la Blue Family tels que la
forme des feuilles, les feuilles "krinkle" ou les variations de couleurs, avec des qualités ésthétiques
de bases tels que la gamme de saveurs, les problèmes de temps, et même la durée de conservation sont
trés certainement les résultats de la ségrégation transgénique.
Aucune de ces anomalies mineures n'est de quelque façon nuisible au gêne-pool global du cannabis..
Là se produisent des exemples très rares d'individus capricieusement déformés et arrêtés.
Chacun de ces derniers que j'ai pu rencontrer était stérile ou non viable. Cependant, certains
ont produit une des matières fumables les plus uniques que j'ai jamais goûtées en termes de saveur, de puissance
et d'effet. Malheureusement, ces anomalies extrêmes sont non seulement rares et stérile, mais la plupart
sont presques impossibles à bouturer.
S'il vous plait, gardez en tête que mon principal objectif en travaillant avec les herbes les plus fines est le
produit fini. Tous les autres facteurs, structure, couleur, les taux et mode de croissance, la forme des feuilles,
la saveur, la taille, les caractéristiques de floraison, et parfois même la puissance (SVP referrez-vous à mes
autres articles et à mon livre ou je développe le débat "puissance moyenne Versus qualité supérieure") ne sont
que trés peu concernés.
Mon second objectif est l'élimination des hermaphrodites. C'est principalement pour la communauté des
cultivateurs d'intérieurs, puisque c'est ma croyance que les lignées dites "vraies" ou "pures" (truebreeding)
équatoriales (selectionnées et produites à l'exterieur) sont toutes atteintes de monoecie à un certains degrés.
C'est la qualité du produit fini qui est le but principal de tout mon travail. Des considérations structurales sont
prises en compte mais seulement aprés que la variété ai passer le "Body / Head" test.
Veuillez aussi noter que je me considère plus comme un artiste que comme un scientifique. Je respecte la
science pour ce qu'elle est (la discipline et le contrôle du regard) et j'apprécie son utilisation, mais pour moi
cela reste simplement un outil de plus avec lequel on peux créer. Ceci-étant dit, permettez-moi d'ajouter que
la science (dans sa dernière expression) en relation avec mes objectifs (découvrir, créer et produire de l'herbe
vraiment bonne) reste quelquechose de mystérieux pour moi.
Etant donner toutes les herbes véritablement bonne que j'ai pu avoir la chance de goûter, je suis assez confiant
dans mon analyse de ce qui est vraiment une bonne herbe, et ce avec ou sans la science. Je suis également
curieux, comme beaucoup d'autres, en ce qui concerne les observations scientifiques, les disciplines et les
découvertes qui soutiennent cet objectif.
Pour continuer, il y'a quelques points que je voudrais tenter de clarifier:
La PurpleThaï: Comme je l'ai déja préciser, la "purplethaï" est un croisement entres une superbe "Highland
Oxaca Gold" et une trés spéciale "ChocolateThaï".
La "ChocolateThaï" était une des plantes les plus difficilles à cultiver. Elle était de couleur sombre, de formes
trés asymétriques et n'exprimait que trés rarement une seule tige principale (forme de sapin, ou les branchages
secondaires tendent à rattrapper, voir à dépasser la tige principale). Elle était trés difficille à bouturer,
hermaphrodite, et produisait au mieux quelques buds chevelues. L'herbe donnée par la ChocolateThaï a passer
les tests (la progéniture était aussi bonne, si ce n'est meilleure que celle donnée par les parents), mais connu
d'autres problèmes (structure et hermaphrodisme). C'était aussi similaire en thermes de puissance à la
"Highland Thaï", concernant la force, la taille, et le type d'effets.
La "Highland Oaxaca" était une plante différente structurellement, (haute, avec une tige principale bien marquée,
symétrique, sans hermaphrodisme, et avec une meilleure formation florale). Les deux fûrent croisées, et les graines
issues de ce croisement donnèrent la fameuse "PurpleThaï", avec laquelle j'ai eu la chance de travailler pendant
un temps.
La PurpleThaï exprimait la symétrie et la désirabilité de l'Oaxaca, avec la puissance et la coloration de la
ChocolateThaï - le meilleur des deux mondes - et son hermaphroditisme était bien plus maniable.
Elle se bouturer aussi trés facilement. Les plantes issues de ces graines ont aussi passées les tests d'égales
ou meilleure qualités en termes de produit fini. Personnellement, je préfère le produit fini issu de la PurpleThai
plutôt que de la ChocolateThai, pas seulement pour son modèle de croissance mais en terme d'effet global.
L'originale "Highland Oaxaca" produisait les plus désirables matières fumables, selon mon opinion, et aurait
dûe être répliquée pour mon entière satisfaction.
Techniquement , la PurpleThaï n'était pas un "vrai" P1 acclimaté (truebreeding landrace). Cependant, elle
transmettait ces gênes sativa de façon consistante (similaire à la highlad oaxaca sur ce point). C'était aussi
celle qui se rapportait le plus à l'Highland Oaxaca en terme de produit fini.
La Highland Thaï pourrait probablement être originaire de Burma (maintenant Myanmar), étant donner que les
frontières entres les deux pays sont questionnables et changeantes. D'autres chemins de passages dans la
région donnent sur l'Himalaya Oriental, ce qui signifie que la HighlandThaï peut provenir de plusieurs endroits.
La région de l'Himalaya toute entière contient peut-être la plus grande concentration de spots de rêves dans
le monde, souvent digne de l'exploration. La HighlandThaï évolue tout comme la ChocolateThaï, asymétrique,
avec plus d'élongation, surtout dans la structure florale.
La différence dans le produit fini entres la HighlandThaï et la PurpleThaï faisait que la HighlandThaï était plus
puissante, et la PurpleThaï plus "kind" (kind pour = plus douce). Une autre façon de voir ça est que la
HighglandThaï est plus "racy", plus mordante, alors que la PurpleThaî était plus relaxante, joyeuse.
Aucunes des deux n'a eu un effet apparent de tolérance, et elles ont produits des effets durables l'une comme
l'autre. Toutes les deux ont aussi exprimer un phénotype de saveur sweet / fruity qui était sans aucun doute
JuicyFruit / TuttiFruity - l'ultime femelle pour séléctionner (note: cela venait des plantes cultivées localement
en Oregon, indoor & outdoor).
Pour ce qui est des signes distinctifs concernant les "holy grail" équatoriales telles que l'"Highland Oaxaca" et
la "Santa Marta Colombian gold" (variétés du centre et du sud de l'Amérique), une certaine saveur qui ne trompe pas vient
à l'esprit: ces effluves de cèdres / encens / bourgogne / fleurs avec des notes d'épices et de "savory". Le café,
le chocolat, et le tabac fin étaient également présents, mais la douce senteur de cèdres et l'odeur qui me rappelle
le plus l'Highland Oaxaca et la SantaMartaColombianGold.
La Thaï était plus complexe, avec plus d'aspects épicé / "savory", associé à des effluves de bourgogne finement
distillé (venant probablement de la maturation), et d'une sorte de fleur fanée, avec des arômes d'une douceur
que seules les herbes Thaïs avaient.
Un aspect important à noter ici est que, selon le meilleur de ma connaissance, la plupart des sativas de hautes
qualité de notre ère était d'une manière ou d'une autre d'origine thaïe (ou de plus largement de l'Himalaya, mais
dans l'intéret de la simplicité nous leur laissons le nom de "Thai"
panaméene, Hawaïenne entres autres des variétés de la fin des années 70. La plupart d'entres-elles sont
supposées être originaires de stocks de graines Thaïs. Aprés avoir éssayé beaucoup des variétés des régions
d'origines, je me dois de le confirmer. La majorité des variétés d'Amérique centrale, d'Amérique du sud ainsi
que la plupart des herbes superbes provenant des îles sont d'origines Thaï.
De même, la version actuelle de la "SweetSkunk" (une erreur de nom, pour sur) quand elle est cultivée jusqu'à
pleine maturité, et avec un long temps de maturation exprime une qualité Thaï distincte.
Par conséquent, il semble que la Thaï était le module fondamental des sativas commerciales de qualités des
années 70's (commerciales est un mot-clé dans la phrase précédente car je suis sur qu'il y'avait / qu'il y'a
différentes origines dans les herbes de hautes qualités régionales). Certains aspects d'acclimatation
doivent avoir été responsables des différences subtiles entres les diverses herbes de cette époque.
Ma définition de l'acclimatation est: cultiver dans une région ou dans des circonstences spécifiques pour
plusieurs générations (in-line breed) afin d'apporter des caractéristiques uniques à la région ou à la circonstence-
de préférence dans un doux lieu pour l'herbe, comme la montagne Oaxaca. C'est une considération très
importante concernant la future résurrection des variétés landraces.
[NOTE: Quand j'ai travailler avec ces sativas dans les années 70, elles étaient toutes cultivées à l'extérieur, ou
sous de grands systèmes de néons fluorecents (avant l'invention des HID). C'était aussi avant l'introduction
des gênes "Indica", qui sont apparût commercialement en même temps que les lampes Haute Intensité (78/79).]
La variété "Indica", ou Afghane est apparût commercialement à la fin des années 70, et étaient le total opposé
des Thaïs et autres sativas. C'est intéressant de noter que l'Afghanistan est situé au nord-ouest de l'Himalaya,
et la Thailande (et Burma) au sud-est.
Petit, avec des feuilles larges, trés symétrique et adapter à un cycle de floraison court, c'est l'Indica qui a apporter
l'odeur musquée "Skunk" à la partie. Je dois dire que je n'étais pas un grand fan de l'Indica Skunk pure. C'est le
responsable de la caractéristiques "couchlock" (cassant, assomant) qu'on trouve dans beaucoup d'herbes
d'aujourdhui. L'indica a habituellement un plafond de tolérance assez bas. [In short, it is boring, bland and
dull herb, unless one seeks anesthetization (et la production de hascich).
Pour la défense de l'indica, il faut dire qu'il à permis la naissance de l'industrie du cannabis d'intérieur. Sans l'indica
et sa floraison rapide, sa production de fleurs denses et sa stature courte, la scène de la culture intérieure serait
bien différente aujourdhui. Il était évident de reconnaitre les vertues et possibilités de l'indica pour ce qu'elle sont.
C'était un travail dédier à éliminer le mauvais et à séléctionner ce qui était désirer. La première vertue de l'indica
étant sa contribution dans la confection du haschich.
Une note intéressante concernant le schéma de breeding de l'indica est la direction originale du croisement.
J'ai trouver bien plus de succés dans le croisement Sativa / Indica (sativa femelle x pollen indica), que dans
son opposé Indica / Sativa (indica femelle x pollen sativa). Une fois encor, ce choix était baser prioritairement
sur le produit fini résultant du croisement. Je trouve mon paradis via les croisement Sativa x Indica (sat fem x indi pollen)
D'autres anomalies se sont exprimées de la diversité extrême du cannabis incluant des exemples de types expression-triples
et quadruples polyploïdes, jumeaux, y compris de diverses formes de jumeaux unis, double feuilles et double phénomène
de racine, avec la variation extrême dans l'odeur, la couleur et la saveur, etc... Ainsi les succès de la ségrégation
transgressive dépendent fortement des choix faits dans les générations P1 et F2. Ce sont les générations les plus
importantes concernant le choix global. La direction du croisement P1 (indica/sativa ou sativa/indica) a
également jouer un rôle important dans la réussite de la création d'herbes de hautes qualités.
J'ai maintenant tout le temps pour ça...
DJ Short.
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Sur le thread d'origine ou cet article a été poster, DJ Short ouvrait la porte à un débat sur l'évolution qu'a subit le cannabis au cours de ces dernières décénies.
Les nombreux travaux d'hybridation, l'arrivée et le développement massif de la culture INDOOR, avec les "contraintes" que cela implique quant à l'emploi de variétés d'origines, ou "landraces", ont contribuer au developpement du cannabis, et donc de son patrimoine génétique.
Je trouverais intéressant de relancer le débat ici afin d'avoir le point de vue des cannaweedeurs/euses sur le sujet.
Que pensez-vous des Landraces, hier oubliées au profit d'hybrides aux noms à la mode, et qui se voient aujourdhui reprisent en considérations (collectifs de conservation, assoc'...) ??
L'hybridation des différents patrimoines (indica / sativa / rudérealis) génétiques du cannabis vous apparait-il favorable ??
Facilité l'accés par le public au variétés d'origines (landraces) qui sont utilisées par les breeder afin de concevoir leurs hybrides vous semblent-il avoir une importance ??
En dehors d'être cultivés sous leur forme pure, une grande diversité et disponibilité des variétés d'origines permettrait à chacun de concevoir son propre hybride.
En ce sens, priviligeriez-vous un hybride à dominante Sativa ou à dominante Indica (Sativa x Indica ou Indica x Sativa) ??
Voila pour le moment, j'espere que cette traduction trouvera son utilité, et que ces quelques questions ouvriront un débat intéressant sur notre chère et magnifique plante.
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