Il s’agit avant tout d’expérimentations dont les conclusions seront toujours objectives. Pour le moment il est hors de question de faire l’apologie de ce type d’éclairage. Les résultats doivent en premier lieu être analysés et validés par l’ensemble de la communauté cannaweedienne.
Nous vous invitons donc à participer activement à ce topic soit en proposant vos expérimentations, vos remarques et suggestions ou tout simplement en donnant vos avis sur l’évolution des plantes tout au long des expériences respectives.
Bonne lecture.
Voici comment tout a commencé :
----------------------------------------------------------------------------------------
Culture expérimentale de Cannabis sativa sous LED
Par Evergreen
----------------------------------------------------------------------------------------
Avant-propos
Bonjour et bienvenue dans ce JDC particulier. Il est bon de préciser en premier lieu qu'il s'agit ici avant tout d'une expérimentation et non d'une culture dont l'objectif absolu est d'assurer une récolte. Toutes les critiques qui tendraient vers une conclusion hâtive ne sont pas souhaitées (du type « ça ne marchera pas » ou « rien ne vaut une HPS »). En revanche toutes les remarques constructives seront attendues et bien entendu vivement encouragées.
1. Introduction
Il y a peu de temps sur Cannaweed, plusieurs personnes s'interrogeaient sur les possibilités de cultiver sous Diodes Electro Luminescentes (DEL, ou LED en anglais). Bien que les nouvelles générations de LEDs soient souvent présentées comme les « ampoules du futur » ou, de façon plus relativisée, comme un « avenir prometteur », elles soulèvent toutefois, à l'heure actuelle, plus de questions qu'elles ne proposent de solutions. En effet, malgré les quelques avantages qu'offre leur utilisation, il demeure un doute quant à certaines caractéristiques essentielles pour le type de cultivateurs que nous sommes (pénétrabilité et quantité du flux lumineux, spectre, etc.).
Il existe déjà plusieurs expériences de culture de diverses espèces végétales sous LEDs mais leur(s) conclusion(s) restent néanmoins méconnues, car confinées au cadre rigide scientifique, ou sont parfois peu objectives notamment lorsqu'un enjeu commercial est de la partie. La culture de Cannabis sous LEDs a surtout été tentée sur des forums anglo-saxons.
Il me semblait opportun de créer un JDC qui, avec votre participation, permettrait de se forger une opinion fondée et argumentée sur l'emploi de ce type de source lumineuse. La démarche présentée ici ne s'inscrit pas comme un test comparatif et n'a pas pour objectif de prouver que les LEDs constituent une alternative intéressante aux lampes horticoles qui vous sont bien connues et dont le succès n'est plus à démontrer.
Le rendement de la récolte (si récolte il y a) ne constituera pas ici une donnée capitale. Les questions auxquelles je tente de répondre sont :
- Est-ce vraiment possible ?
- Est-ce intéressant à l'heure actuelle ?
- Quels sont les réels avantages et limites des LEDs pour la culture du Cannabis ?
Outre ces problématiques propres aux LEDs, ce JDC est également, sur un plan davantage personnel, l'occasion de tester la culture de Zamal en intérieur (« variété » outdoor peu adaptée à ce mode) ainsi que l'hydroponie (jusqu'à présent je cultivais en terre). Le défi est donc triple.
2. Matériel et méthodes
2.1. L' « habitat »
Le placard de culture se compose d'une armature en bois recouverte de lambris en PVC blanc (photo 01). Ses dimensions intérieures (photo 02) sont :
Hauteur : 170 cm ; Longueur : 93 cm ; Largeur : 63 cm
Surface réellement cultivable : 0,48 m² ; Volume réellement disponible : 0,52 m3
Photo 01 : vue d'ensemble du placard

Photo 02 : vue sur l'intérieur du placard

Photo 03 : prises pour les instruments électriques

2.2. Gestion de la Lumière
Croissance :
1 spot de 140 LED, blanc day-light ; température de couleur : 5 000 K
2 spots de 140 LED, rouge ; longueur d'onde : 630 nm
4 spots de 140 LED, bleu ; longueur d'onde : 470 nm
Floraison :
1 spot de 140 LED, blanc day-light ; température de couleur : 5 000 K
4 spots de 140 LED, rouge ; longueur d'onde : 630 nm
2 spots de 140 LED, bleu ; longueur d'onde : 470 nm
Figure 01 : disposition des ampoules à LED selon la phase (vue de dessous ; échelle non respectée : à éditer)

Toutes les ampoules ont un angle de diffusion de 160° et fonctionne sur 220 V (Culot E27). Chaque ampoule de 140 LEDs consomme 7,5 W. Elle délivrerait une quantité de lumière équivalente à celle émise par une lampe éco de 20 W ou par une lampe à incandescence de 80 W (attention : données fournies par le revendeur).
J'ai effectué deux tests afin d'évaluer de façon approximative la quantité de lumière dégagée par les ampoules.
Le premier test réside dans une observation directe d'une pièce de 12 m² éclairée par une seule ampoule à la fois. A priori, le spot à LEDs blanches éclaire de façon sensiblement égale qu'une lampe éco daylight de 14 W. Les ampoules à LEDs de couleurs éclairent cette même pièce de façon très honorable.
Le second test a été réalisé dans le placard de culture. La configuration des ampoules est la même que celle prévue pour la phase de croissance. Le plateau supportant l'éclairage a été placé à différentes hauteurs du plancher : 5 cm ; 10 cm ; 25 cm ; 50 cm ; 75 cm ; 100 cm. La quantité de lumière a été mesurée au moyen de 3 enregistreurs de données dédiés à cet effet (référence : HOBO Pendant Temperature/Light Data Logger, UA-002-XX, Onset Computer Corporation). Les instruments, qui sont placés en position fixe et en diagonale sur le plancher, ont été programmés pour effectuer une mesure toutes les 5 secondes. Deux séries d'échantillonnage de deux heures chacune ont été réalisées pour toutes les plages de hauteur citées plus avant. Les résultats ont été traités sous le logiciel HOBOware 2.2 (de Onset Applications - Onset Computer Corporation). La figure 02a montre l'intensité maximale, moyenne et minimale en lux selon la distance des ampoules. La figure 02b exprime les mêmes courbes en « lumen per square foot » (Lm / ft²).
Figure 02a et 02b :

Plusieurs constats ressortent de ce second test :
- Plus les lampes sont éloignées, moins l'intensité lumineuse est importante.
- L'écart entre les valeurs extrêmes et moyennes diminue et tend vers une valeur identique en fonction de l'augmentation de la distance.
- Le mélange des spectres émis est plus homogène au fur et à mesure qu'augmente la distance (fig. 03).
- A 5 cm de distance la quantité de lumière est sensiblement égale ou moins importante qu'à 10 cm. Cela s'explique par le choix de la disposition des lampes et de l'angle d'éclairage de celles-ci (160°). Puisqu'à petite distance le mélange des spectres est plus hétérogène, certains capteurs enregistrent davantage la lumière émise par une ou deux ampoules qui leur font face plutôt que la lumière émise par l'ensemble des ampoules. Autrement dit : plus la distance est petite, plus il y a concentration individuelle du flux lumineux de la part de chaque ampoule (fig. 03).
Figure 03 :

Les spots à LEDs seront placés à 15 cm environ des apex (C'est beaucoup mais j'ai mal calculé la longueur de la corde qui sert à faire monter et descendre le plateau qui soutient les ampoules). Au fur et à mesure de la croissance des plantes cette distance se réduira jusqu'à un écart définitif équivalent à 10 cm.
Réflexion de la lumière :
Des pièces de couverture de survie, préalablement légèrement froissée, recouvrent chaque paroi du placard.
Photopériode :
Les deux premiers jours : 24/0
Phase de croissance : 18/6
Phase de floraison : 12/12
2.3. Ventilation
L'intra est de type passif.
L'extraction de l'air du placard est réalisée au moyen de 2 ventilateurs de PC de 8 cm de diamètre, l'un à 12V, l'autre à 24 V, branchés sur un transformateur 12 V, 10 W, 500 mA.
Le débit d'air est inconnu.
Le brassage s'effectue par le biais d'un ventilateur, 220 V, générant un « vent » maximum de 3 m/s (équivalent à une brise légère).
Photo 04 : vue sur le système d'extraction active

2.4. Système hydroponique
- Réservoir en plastique d'une capacité de 50 litres
- Un système de goutte à goutte (2 l/h)
- Une pompe à eau de 570 l/h, 5W.
- Une pompe à air de 60 l/h, 2 W.
- 2 bulleurs.
Les pompes fonctionnent en continu.
- 5 pots paniers de 12 cm de diamètre
- Une jauge : tige récupérée d'un essuie glace que j'ai gradué et peint en 4 couleurs : le rouge qui signale un déficit important en solution nutritive et une menace pour la pompe ; le jaune qui indique que la solution va manquer ; le bleu qui correspond à la quantité de solution optimale ; le vert qui indique un trop plein.
Cette jauge permet de gérer en quelque sorte l'évapotranspiration.
Figure 04 : schéma simplifié du système hydroponique (échelle non respectée : à éditer)

Photo 05 : vue d'ensemble du système hydroponique

Photo 06 : vues sur la partie dédiée aux diverses mesures et au support de la pompe à air

Substrat inerte :
Le substrat n'est pas si inerte que cela. Il est en effet composé de billes d'argile et de « billes » de divers basaltes (roche d'origine magmatique). La granulométrie est comprise entre 0,5 cm et 1 cm.
Certaines billes de basalte sont plus ou moins poreuses mais saturent vite, d'autres drainent bien l'eau. Leur emploi assure une meilleure stabilité du plant. Par contre elles libèrent divers minéraux qui auront certainement tendance à augmenter le pH :
La chimie de ces roches est : SiO2, Al2O3, Fe2O3, CaO, MgO, K2O, Na20
Les principaux minéraux libérés sont par ordre décroissant : Na, Ca, SiO2, K, Mg
2.5. Gestion des conditions environnementales
- 1 pH-mètre PH-212, Voltcraft, résolution de 0,01 pH
- 1 Ec-mètre LWT-01, Voltcraft, résolution de 10 µs
- 1 Hygromètre mécanique à cheveu, Polytherme, résolution de 1%
- 1 thermomètre électronique (réf. 80100, Equipements scientifiques s.a.) muni d'une sonde pour la mesure des températures en milieu liquide, résolution de 0,1°C.
- 1 Hobo pendant logger : température et luxmètre, résolution de 0,1°C et 0,1 lux
- 1 petite « station météo » (un gadget comparé aux autres instruments que je possède) mesurant la température et l'humidité relative, résolution de 1°C et 1%.
Photo 07 : les instruments de mesure

Photo 08 : vue de la trappe servant à diverses mesures (pH, conductivité, température de l'eau). Elle sert également à verser de la solution nutritive si celle-ci vient à manquer (la jauge passe dans le jaune ou le rouge)

2.6. La nutrition
Je n'ai pas établi de programme prévisionnel de nutrition. Je me base tout de même sur les indications du fabriquant.
- Gamme GHE Flora Series pour eau douce et additifs
- Flora micro 1l ; Flora bloom 1l ; Flora gro 1l
- Mineral Magic 1kg
- Diamond Nectar 1l
- Bio Roots 30 ml ; Bio bloom 30 ml
- Final flush 1l (Grotek)
Eau :
Je récupère l'eau de pluie qui ruisselle sur le toit et qui à partir des gouttières est stockée dans une citerne de 1000 litres. J'utiliserai au maximum 30 l pour le bac du système hydro mais du fait de nombreuses impuretés dans la citerne je dois au préalable filtrer cette eau (au moyen d'une cartouche filtrante pour carafe).
L'eau de pluie, sur les basses altitudes de l'île, a en général un pH compris entre 3,8 et 5,8. Sa conductivité est de l'ordre de 8 à 102 µs. Sa composition est surtout influencée par NaCl (sel marin) : par ordre décroissant : Na, Cl, SO4, Mg, K, Ca, NO3, F.
2.7. Soins
A titre préventif seront appliqués à fréquence régulière :
- KB Polysect
- KB Polysoins
- KB Traitement total
Je garde également sous la main :
- de l'aspirine
- de la vitamine C
2.8. Techniques diverses de culture
- Traitement pré germinatif pour la levée de dormance (voir ici).
- Taillage de l'apex au niveau du quatrième étage.
- Pincement tous les 4 à 5 jours à partir de la deuxième ou troisième semaine.
- Suppercropping ou palissage classique.
3. Génétique
Zamal (nom local du Cannabis qui vient du malgache « zamala »).
Le Zamal est à La Réunion une plante cultivée, voire naturalisée, c'est-à-dire qui a été introduite sur l'île par l'homme (il y a un peu plus de deux siècles) et qui peut se multiplier dans la nature sans son intervention.
L'histoire coloniale insulaire fait que les sources génétiques du Zamal sont difficiles à déterminer. La plus grosse partie du stock génétique est probablement d'origine indienne (certainement depuis la Côte de Coromandel). Des semences apportées depuis d'autres contrées sont également très possibles : souches pakistanaise, africaine (surtout Mozambique ou via les pays de la sphère arabo-musulmane), malgache, chinoise et autre pays bordiers du bassin Océan Indien. Le développement des transports aériens a ensuite rendu probable l'arrivée, depuis deux ou trois décennies, de cultivars européens.
La génétique du Zamal est donc en perpétuelle fluctuation du fait de son histoire et en raison du mode de culture principal adopté sur l'île. Les plantes sont cultivées en extérieur et ne bénéficient pas de soins particuliers. Les mâles ou les plants monoïques sont parfois arrachés tardivement et les conditions aérologiques propres au relief tourmenté de l'île font que le pollen volatile se propage sur de grandes distances, d'où une fécondation très active des pieds femelles.
Il n'y a donc pas un Zamal unique mais bien une foule incalculable de croisements responsables d'une génétique très instable (photo 09 et 10). Le phénotype reste cependant majoritairement de type sativa. Cette multiplicité fait finalement la joie des consommateurs puisque pour chaque « variété » il existe une saveur, une odeur et un effet différents. Il faut par contre noter une forte tendance à la monoécie.
L'inconvénient de ces « hybrides » reste principalement la floraison tardive et lente. Il faut parfois entre 9 et 12 mois pour qu'une plante arrive à maturité en outdoor.
L'avantage réside dans son effet réputé violent. Une étude toxicologique menée par le professeur A. L*****r de l'institut médico-légal de Strasbourg montre une teneur en acide tétrahydrocannabinolique, en cannabidiol et en acide cannabidiolique qui est respectivement de 0,2848%, 0,0055% et de 0,0014%. D'autres études indiquent que le taux de THC du Zamal se situe le plus souvent entre 15% et 30%.
Photo 09 : La diversité du phénotype du Zamal - un exemple de caractère : les feuilles

Photo 10 : La diversité du phénotype du Zamal - un exemple de caractère : les buds

4. Discussion
Les points suivants ont été relevés dans les différents topics de ce forum qui abordent l'utilisation des LEDs et dans la littérature scientifique :
- Les LEDs ont des avantages indéniables tels que la bonne efficacité énergétique (moins de chaleur produite), la faible consommation électrique (remis en cause par certains), un IRC correct, une longue durée de vie, l'acceptation des allumages et extinction répétées, la solidité, le fonctionnement silencieux, etc.
- Cette technologie reste pour l'instant limitée en raison du coût et de la relative faiblesse de la pénétrabilité et quantité du flux lumineux.
- Il est possible de reproduire un spectre spécifique avec les longueurs d'ondes réellement efficaces pour les plantes.
- Mener à terme une culture sous LED est tout à fait concevable. La base reste l'emploi de LEDs bleues à 470 nm et rouges à 660 nm.
- Le processus de la photosynthèse ne doit pas être l'unique phénomène pris en compte. Il est nécessaire d'intégrer les autres paramètres physiologiques, en particulier la réponse des phytochromes.
- Il est pertinent d'utiliser également des LEDs dans l'ultra violet et dans le proche infra rouge (ou rouge lointain).
- Les autres couleurs du spectre ne sont pas du superflu. Elles interviennent dans des processus physiologiques complexes (comportement des stomates, élaboration de divers tissus végétaux, etc.).
- Les LEDs blanches apportent diverses longueurs d'onde supplémentaires, bien que peu ou pas utiles à la photosynthèse, et compensent en partie les pertes de lumens en profondeur.
- Les LEDs Pink (Purple) qui sont un mélange de Blue chip et Red phosphor émettent des longueurs d'ondes intéressantes avec notamment du rouge à 660 nm.
- Les diodes rouges 660 nm haute luminosité sont difficiles à trouver. La plupart offre une onde monochromatique proche des 625 nm - 635 nm.
- Les faisceaux monochromatiques émis par les LEDS sont très serrés. Il faudrait balayer une plus large plage (approximativement de 400 à 500 nm pour le bleu ; de 600 à 750 pour le rouge).
- Les LEDs sont intéressantes pour la culture si elles sont utilisées en complément d'une autre lampe dont l'efficacité en horticulture est prouvée (HPS par exemple).
- La répartition des LEDs est primordiale. Il est peut être plus avantageux de créer des panneaux avec son propre mélange de couleur plutôt que d'utiliser des multi spots très concentrés.
- Il est préférable de respecter une distance lampe/apex d'au moins 10 cm.
- Il existe des problèmes d'ordre électrostatique pour les LEDs bleues. Après une manipulation de mon bac hydro, ma main a effleuré à plusieurs reprises les ampoules. J'ai perçu plusieurs flashes sans en tenir compte. Après constatation, sur trois spots bleus de nombreuses LEDs ne fonctionnent plus (photo 11).
Photo 11 : arrêt de plusieurs LEDs bleues dû à l'électrostatique

5. Bibliographie relative à l'emploi de LEDs
pour la culture de plantes (liste non exhaustive)
Barta D.J. et al. 1990. Weath growth under a Light Emitting Diode irradiation source. American Society for Gravitational and Space Biology (ASGSB), bulletin 4: 50 (Abstract F-6).
Barta D.J. et al. 1992. Evaluation of Light Emitting Diode characteristics for a space-based plant irradiation source. Advances in Space Research 12(5): 141-149.
Boo H. et al. 2002. Betalain synthesis by hairy root of red beet cultured in vitro under different light quality. Acta Hort. (ISHS) 580: 209-214.
Brazaityté A. et al. 2006. Optimization of lighting spectrum for photosynthetic system and productivity of lettuce by using Light-Emitting Diodes. Acta Hort. (ISHS) 711: 183-188.
Brown C.S., Schuerger A.C. 1992. Growth and photosynthesis of pepper plants under Light-Emitting Diodes. American Society for Gravitational and Space Biology (ASGSB), bulletin 6: 52 (Abstract).
Brown C.S. et al. 1995. Growth and photomorphogenesis of pepper plants under red Light-Emitting Diodes with supplemental blue or far-red lighting. Journal of the American Society of Horticultural Science 120(5): 808-813.
Bula R.J. et al. 1991. Light-Emitting Diodes as a radiation source for plants. HortScience 26(2): 203-205.
Bula R.J. et al. 1994. Light Emitting Diodes as a plant lighting source. International Lighting in Controlled Environments Workshop, USA: 255-267.
Télécharger l’article gratuit au format HTML
Bula R.J., Ignatius R.W. 1996. Providing controlled environments for plant growth in space. Acta Hort. (ISHS) 440: 13-18.
Cerdán P.D., Chory J. 2003. Regulation of flowering time by light Quality. Nature 423: 1-5.
Cuello J.L. 2002. Latest developments in artificial lighting technologies for bioregenerative space life support. Acta Hort. (ISHS) 580: 49-56.
D.J. Ennessen et al. 1994. Light-Emitting Diodes as a light source for photosynthesis research. Photosynthesis Research 39: 85-92.
Télécharger l’article gratuit au format HTML (en cache)
Fang W., Jao R-C. Light-Emitting Diodes in Bio-Industry.
Fukuda N. et al. 2002. Effects of localized light quality from Light Emitting Diodes on Geranium peduncle elongation. Acta Hort. (ISHS) 580: 151-156.
Goins G.D. et al. 1997. Photomorphogenesis, photosynthesis, and seed yield of wheat plants grown under red Light-Emitting Diodes (LEDs) with and without supplemental blue lighting. Journal of Experimental Botany 48(312): 1407-1413.
Télécharger l’article gratuit en PDF
Goins G.D. et al. 1998. Protocol Development for the NASA-JSC Lunar-Mars Life Support Test Project (LMLSTP) Phase III Project: A Report on Baseline Studies at KSC for Continuous Salad Production. Technical report NASA/TM-1998-207911. 42 p.
Télécharger l’article gratuit en PDF
Goins G.D. 2000. Performance of salad-type plants grown under narrow spectrum Light-Emitting Diodes (LEDs) in a controlled environment. Life Support & Biosphere Science 7(1): pp. 58.
Télécharger l’article gratuit en PDF
Goins G.D. et al. 2001. Salad crop production under different wavelengths of red Light-Emitting Diodes (LEDs). Society of Automotive Engineers Technical Paper n°2001-01-2422. 31st International Conference On Environmental Systems, Orlando, FL, USA, Session: Bioregenerative Life Support - Plant Hardware.
De Graaf-van der Zande M.T.h., Blacquière T. 1992. Light quality during longday treatment for Poinsettia and China aster. Acta Hort. (ISHS) 327: 87-94.
De Graaf-van der Zande M.T.h., Blacquiére T. 1997. Alternative sources for photoperiodic lighting of Gypsophila. Acta Hort. (ISHS) 418: 119-126.
Heo J. et al. 2002. Growth responses of marigold and salvia bedding plants as affected by monochromic or mixture radiation provided by a Light-Emitting Diode (LED). Journal Plant Growth Regulation 38(3): 225-230.
Heo J et al. 2002. Characteristics of growth and flowering on some bedding plants grown in mixing fluorescent tube and Light-Emitting Diode. Acta Hort. (ISHS) 580: 77-82.
Hirai T. et al. 2006. Action of blue or red monochromatic light on stem internodal growth depends on plant species. Acta Hort. (ISHS) 711: 345-350.
Hoenecke M.E. et al. 1992. Importance of 'blue' photon levels for lettuce seedlings grown under red Light-Emitting Diodes. HortScience 27: 427-430.
Jao R-C., Fang W. 2002. Development of a flexible lighting system for plant related research using super bright red and blue Light-Emitting Diodes. Acta Hort. (ISHS) 578: 133-139.
Jordan K.A. et al. 2001. Control of led to achieve light quality and intensity in tissue culture and micro-propagation studies. Acta Hort. (ISHS) 562: 135-140.
Klaassen G. et al. 2005. LED's: New lighting alternative for greenhouses. Department of Horticultural Science, University of Minnesota. 6 p.
Télécharger l’article gratuit en PDF
Kim H.H. et al. 2004. Green-light supplementation for enhanced lettuce growth under red- and blue-Light-Emitting Diodes. HortScience 39(7): 1617-1622.
Kim H.H. et al. 2004. Stomatal conductance of lettuce grown under or exposed to different light qualities. Annals of Botany 94: 691-697.
Télécharger l’article gratuit en PDF
Kim H.H. et al. 2004. A comparison of growth and photosynthetic characteristics of lettuce grown under red and blue Light-Emitting Diodes (LEDs) with and without supplemental green leds. Acta Hort. (ISHS) 659: 467-475.
Kim H.H. et al. 2006. Evaluation of lettuce growth using supplemental green light with red and blue Light-Emitting Diodes in a controlled environment - a review of research at Kennedy Space Center. Acta Hort. (ISHS) 711: 111-120.
Massa G.D. et al. 2005. Development and testing of an efficient LED intracanopy lighting design for minimizing Equivalent System Mass in an advanced life-support system. Gravit Space Biol Bull 18(2): 87-88.
Télécharger l’article gratuit en PDF
Miyashita Y. et al. 1995. Effects of red and far-red light on the growth and morphology of potato plantlets in vitro: using Light Emitting Diode as a light source for micropropagation. Acta Hort. (ISHS) 393: 189-194.
Miyashita Y. et al. 1997. Effects of red light on the growth and morphology of potato plantlets in vitro: using Light Emitting Diodes (LEDs) as a light source for micropropagation. Acta Hort. (ISHS) 418: 169-176.
Nhut D.T. et al. 2002. Growth of banana plantlets cultured in vitro under red and blue Light-Emitting Diode (LED) irradiation source. Acta Hort. (ISHS) 575: 117-124.
Nhut D.T. et al. 2003. Responses of strawberry plantlets cultured in vitro under superbright red and blue Light-Emitting Diodes (LEDs). Journal Plant Cell, Tissue and Organ Culture 73(1): 43-52.
Nhut D.T. et al. 2003. Efficiency of a novel culture system by using Light-Emitting Diode (LED) on in vitro and subsequent growth of micropropagated banana plantlets. Acta Hort. (ISHS) 616: 121-127.
Nhut D.T. et al. 2005. Artificial light source using Light-Emitting Diodes (LEDs) in the efficient micropropagation of Spathiphyllum plantlets. Acta Hort. (ISHS) 692: 137-142.
Nichols M., Christie C.B. 2002. Towards a sustainable "greenhouse" vegetable factory. Acta Hort. (ISHS) 578: 153-156.
Ohashi-Kaneko K. et al. 2006. Growth of rice plants under red light with or without supplemental blue light. Soil Science & Plant Nutrition 52(4): 444-452.
Okamoto K. et al. 1996. Development of plant growth apparatus using blue and red LED as artificial light source. Acta Hort. (ISHS) 440: 111-116.
Okamoto K. et al. 1997. Growth and morphogenesis of lettuce seedlings raised under different combinations of red and blue light. Acta Hort. (ISHS) 435: 149-158.
Samuoliené G. et al. 2006. Flowering initiation in carrots by tailoring the illumination spectrum. Acta Hort. (ISHS) 711: 279-284.
Schettini E. 2005. Lighting equipment for a crop growing system in microgravity conditions for space mission. Acta Hort. (ISHS) 691: 217-224.
Shimizu H. et al. 2006. Blue light inhibits stem elongation of Chrysanthemum. Acta Hort. (ISHS) 711: 363-368.
Shimomachi T. et al. 2006. Energy balance and three-dimensional radiation distribution of water-cooled HPS lamps and of a Light-Emitting Diode (LED) array. Acta Hort. (ISHS) 711: 393-398.
Schuerger A.C. 1997. Anatomical features of pepper plants (Capsicum annuum L.) grown under red Light-Emitting Diodes supplemented with Blue or Far-red Light. Annals of Botany 79: 273-282.
Télécharger l’article gratuit en PDF
Takita S. et al. 1996. Computer simulation of PPF distribution under blue and red LED light source for plant growth. Acta Hort. (ISHS) 440: 286-291.
Tennessen D.J et al. 1994. Light-Emitting Diodes as a light source for photosynthesis research. Photosynthesis Research 39(1): 85-92.
Yanagi, T. et al. 1996. Effects of blue, red, and blue/red lights of two different PPF levels on growth and morphogenesis of lettuce plants. Acta Hort. (ISHS) 440: 117-122.
Yanagi T. et al. 1996. Effect of blue and red light intensity on photosynthetic rate of strawberry leaves. Acta Hort. (ISHS) 440: 371-376.
Yanagi T., Okamoto K. 1997. Utilization of super-bright Light Emitting Diodes as an artificial light source for plant growth. Acta Hort. (ISHS) 418: 223-228.
Yorio N.C. et al. 2001. Improving spinach, radish, and lettuce growth under red Light-Emitting Diodes (LEDs) with blue light supplementation. HortScience 36(2): 380-383.
Topics sur Cannaweed :
Les lampes à LED (sujet lancé par nanotechnologie)
Bouture sous LED de miaouf_kirsh
6. Perspectives préliminaires
- Améliorer le système présenté ici notamment au moyen de LEDs rouges (GaAlAs) 660 nm.
- Ajouter également des LEDs blanches super lumineuses afin d'augmenter la quantité de lumière et de bénéficier indirectement de certaines longueurs d'ondes (dans le vert par exemple).
- Mettre en place un système pour se démagnétiser avant de procéder aux manipulations dans le placard.
- Approfondir la question relative à la nécessité de longueurs d'ondes situées dans le rouge lointain (730 nm) ou proche infra rouge.
- Réfléchir à une disposition optimale des sources lumineuses (sur les côtés notamment).
- Réfléchir à la combinaison et à la proportion de LED de différentes couleurs.
7. Remerciements
Je tiens à remercier vivement l'équipe de Cannaweed qui m'offre l'opportunité de réaliser cette expérience. Bien sûr, un grand merci à tous les auto producteurs qui fréquentent ce site et avec qui j'ai beaucoup appris en lisant leurs topics. Ma gratitude s'adresse particulièrement à miaouf_kirsh et JBdu14 qui, je le sais, sont très intéressés par les LEDs. Leurs divers posts sur le sujet m'ont, en partie, incité à conduire ce JDC expérimental.
Connexion
Créer un compte









































