Gironde : le cannabis dédié au « bien-être »est-il une culture d'avenir ?
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Gironde : le cannabis dédié au « bien-être »est-il une culture d'avenir ?
Le nombre de boutiques dédiées à la vente de produits à base de CBD explose. Et depuis juin dernier, celles-ci ont les coudées franches d’un point de vue législatif pour avoir pignon sur rue. En conséquence, ce sont donc de nombreux commerces qu’il va falloir approvisionner. Publié le 30/09/2021 à 18h35  
Gironde Bordeaux Si la culture du chanvre est en train de se structurer en ex-Aquitaine, la filière dédiée à la production pour en faire des produits à base de CBD est encore peu étoffée sur le territoire. Mais les lignes bougent vite. La législation aussi. Alors, y-a-t-il une place à prendre en terme de production de CBD ?

En Gironde, une exploitation a vu le jour il y a un an. La récolte vient de s’achever : 30 000 pieds ont ainsi été ramassés sur les 6 hectares cultivés. Ces plantes n’ont aucun effet psychotrope. « Ce qui change, cela va être le taux de CBD, et le taux de THC », explique Alex Mak, le responsable communication de l’exploitation devenue une véritable entreprise.
 
Sur cette exploitation girondine 30 000 mille pieds ont été récoltés cette année. • © FTV Aucun effet euphorisant
« Dans les plantes dites illégales, vous allez avoir un  taux de THC et de CBD bien plus élevé, alors que dans cette plante totalement légale le taux de THC est faible c’est-à-dire à 0,2% », explique Raphael De Pablo, co-fondateur de l'entreprise. C’est-à-dire 75 fois moins que dans le cannabis utilisé comme drogue. Le CBD, le cannabidiol, est une molécule qui n’est pas euphorisante. Elle n’a pas de vertu thérapeutique, en revanche elle apporte un certain « bien-être ». « Le CBD n’a pas de propriétés addictives et n’agit pas comme une drogue qui vous transforme », explique le docteur Delile, addictologue à Bordeaux.
Cette exploitation n’existe que depuis un an. Si l’année dernière la production a à peine permis à l’entreprise de rentrer sans ses frais, celle-ci espère atteindre l’équilibre cette année grâce à une production supérieure. Après trois semaines de séchage, les plants vont partir en Allemagne où ils seront transformés en huile. L’entreprise commercialisera alors elle-même sa récolte. Direction le e-commerce, des pharmacies et des boutiques spécialisées dans la vente de CBD. Des commerces qui depuis juin dernier profitent enfin d’un cadre législatif clair. La Cour de cassation a en effet tranché après plusieurs années de flou en France.
Ne pas confondre avec le thérapeutique, c’est-à-dire médical
Bon nombre de commerces jouent sur l’aspect médical que peut revêtir le CBD. Hors ces boutiques ne vendent que du « bien-être ». Le CBD permet de se détendre, de mieux dormir, voire de calmer certaines inflammations. Mais on ne peut pas parler d’usage thérapeutique pour autant.
 
L'Epidyolex est un médicament à base de CBD vendu en pharmacie. Il est prescrit pour soigner certaines formes d’épilepsies pédiatriques. • © Guillaume Bonnefont En France, l’utilisation du CBD est assez rare dans le cadre médical. « A ce jour, il n’est utilisé que pour soigner certaines formes d’épilepsies pédiatriques », explique Jean-Michel Delile, président de la Fédération Addition.
« Il s’agit d’un médicament appelé l’Epidyolex, dont la prescription est restreinte. C’est la seule pathologie pour l’instant mais cela devrait envoluer notamment pour les inflammations, les cancers mais aussi en psychiatrie concernant les troubles délirants. A l’heure actuelle, on expérimente les mélanges THC et CBD et dans d’autres cas uniquement du CBD. Mais dans le cannabis médical, on associe les deux la plupart du temps ».
Un cadre légal enfin trouvé
Il aura donc fallu de nombreuses années à la justice pour trancher sur cette question du CBD vendu en boutique pour apporter du « bien-être ». Cinq ans pour être précis.
Tout remonte à la condamnation en 2016 d’une boutique marseillaise accusée de commerce illégal de stupéfiant. En cause : elle vendait du CBD produit en République Tchèque (pays membre de l’Union Européenne) dans des conditions différentes de la France. Condamnée, la boutique avait fait appel. La Cour européenne de justice avait alors été sollicitée sur le sujet. Dans un arrêt, celle-ci avait donné raison aux commerçants marseillais.
Et en juin dernier, la question a été définitivement tranchée par la Cour de cassation. Elle a pris un arrêté le 23 juin dernier allant dans le sens de celui de la Cour européenne de justice : la vente est légale en France du moment que le CBD a été produit dans un pays membre de l’UE selon les règles fixées par la justice européenne. Bref, c’est le droit européen qui prime.
Un soulagement pour toutes les boutiques qui avaient ouvert ces dernières années et qui craignaient d’être condamnées à l’image de ce commerce marseillais. A Bordeaux, plusieurs d'entre elles avaient été poursuivies par la justice. 
 
Le CBD promet le paradis vert... • © France 3 Périgords - Léa Broquerie & Mélissa Genevois Quel avenir pour la production ?
Difficile de dire combien ils sont à produire du CBD en France et plus particulièrement dans la région. La filière chanvre est installée en Nouvelle-Aquitaine, notammment dans les Deux-Sèvres et dans le Lot-et-Garonne. Mais combien sont-ils à produire du CBD à partir de cette plante ? "On n'a pas de recensement exhaustif", explique Stéphanie Sauvée. La jeune femme a été mise à disposition par la Chambre régionale d'agriculture pour structurer la filière chanvre dans sa globalité. Elle a participé à la création d'une association nommée "Chanvre Nouvelle-Aquitaine". "Cela va très vite. L'association a été créée en février dernier, et on a déjà 50 adhérents en six mois, pour du chanvre alimentaire, dédié au bâtiment, mais aussi au CBD. Certains font des parcelles mais sont aussi sur d’autres productions". 
En ex-Aquitaine, il existerait quatre ou cinq exploitations en Gironde produisant du CBD. Certains se sont également lancés dans les Landes et les Pyrénées-Atlantiques avec parfois des formes différentes comme des granules ou infusions. A Fauillet, dans le Lot-et-Garonne, Jean-Pierre Roumat a quitté l’agriculture conventionnelle il y a 22 ans pour se lancer dans le bio et plus particulièrement dans le chanvre. Il a ainsi produit de l’huile alimentaire. Mais depuis peu, son fils, a décidé de se lancer dans l’huile de CBD à partir de chanvre. La relève est assurée.
Ils ne sont donc pas encore très nombreux, mais pour combien de temps ? Là aussi tout est une affaire de législation. "La France permet la culture du chanvre et la commercialisation des graines et des fibres", explique Philippe Mouquot, spécialiste de la filière chanvre à la Chambre d'agriculture de la Gironde. "Par contre, à l'échelle européenne, la loi est différente. Du coup, si on peut produire du chanvre en France, il faut en revanche l’envoyer en Allemagne par exemple pour y extraire le CBD et le faire rerentrer ensuite en France. Pour l’instant en France, on ne peut pas faire le CBD. Alors oui, effectivement, si les règles étaient très claires aujourd'hui on aurait beaucoup plus d’entrepreneurs autour du chanvre". 
Pour Stéphanie Sauvée, " le CBD peut être une production d'avenir mais à certaines conditions". "Pour l’instant, on peut cultiver et vendre mais pas transformer. Il faudra aussi savoir qui aura une licence pour produire. Est-ce que des petits producteurs auront la main sur la maîtrise du process ? Une filière agricole locale peut-elle garder la main sur la culture du CBD ? On n'en sait rien. Le risque, c’est que de grosses structures recupèrent le marché et que cela nous échappe au final. Il y a une bulle spéculative sur le CBD et les sociétés étrangères sont arrivées sur le marché avec des produits moins cher". 
Transformer à l'étranger coûte cher et cela se reporte sur le prix de vente. Pour se faire une place sur le marché du CBD, les producteurs français devront donc obtenir l'autorisation de transformer leur chanvre sur place. Sans quoi, ils ne seront pas suffisament concurrentiels. 
   
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Cannabis : « Il faut que l’Etat organise sa vente », selon le sénateur Bernard Jomier
By boogerman,
https://www.publicsenat.fr/article/societe/cannabis-il-faut-que-l-etat-organise-sa-vente-selon-le-senateur-bernard-jomier
 
Cannabis : « Il faut que l’Etat organise sa vente », selon le sénateur Bernard Jomier
 
Bernard Jomier, sénateur de Paris et médecin généraliste, déplore un message flou de l’Etat sur le cannabis. Plutôt que de renforcer une politique déjà répressive qu’il juge inefficace pour endiguer la forte consommation des Français, il propose que l’Etat en organise et en encadre la vente.
LE 02 OCT 2021 Par Aurélien Tillier Alors que la distinction entre drogues dures et drogues douces revient fréquemment dans le débat sur le cannabis, le sénateur de Paris Bernard Jomier (groupe socialiste), médecin généraliste, différencie clairement le produit et ses usages. « Il y a un usage modéré de l’alcool qui ne pose pas de problème et il y a un usage de l’alcool qui pose un grand problème », explique-t-il. « Le cannabis, c’est délétère pour la santé […] mais il faut bien reconnaître en même temps qu’il y a un usage du cannabis qui ne pose pas vraiment de problème, et il y en a un qui est dramatique ».
 
Tous les usages du cannabis ne se valent pas
 
Selon le dernier rapport parlementaire, 10 % de la population française entre 14 et 64 ans consomme du cannabis au moins une fois par an, et presque 3 % tous les jours. Pourtant, la France a une des politiques les plus répressives d’Europe en la matière : la consommation de stupéfiant (cannabis, cocaïne, héroïne) est passible d’une amende forfaitaire de 200 €, qui reste inscrite au casier judiciaire. Bernard Jomier s’agace de cette situation, et notamment du message que cela envoie aux jeunes. « Quand il y a une substance qui circule massivement, qui est consommée par la majorité d’entre eux, que l’Etat dit que c’est interdit et que ce n’est pas appliqué, ça ne peut pas fonctionner ». Pour résoudre ce problème, Bernard Jomier veut « mettre les pieds dans le plat » et pose la question d’une autre voie.
 
Légalisation « sanitaire » contre légalisation « économique »
 
Deux options sont possibles. La première consiste à durcir le ton et à renforcer la répression de la consommation de cannabis. C’est le chemin choisi par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, qui qualifiait le cannabis de « poison » le 24 août dernier sur France Info. La deuxième solution est celle de la légalisation, qui ne supprimerait pas seulement les sanctions comme le ferait la dépénalisation, mais qui autoriserait la vente, l’accès et la consommation de cannabis. C’est cette voie que préconise Bernard Jomier, mais de manière « sanitaire » et non « économique ». En effet, selon lui, une légalisation économique créant un marché libre non régulé dans lequel chacun pourrait vendre ou acheter serait « une catastrophe » et ferait « flamber la consommation ». Au contraire, une « légalisation sanitaire » mettrait la vente de cannabis sous le contrôle strict de l’Etat, qui investirait également dans des « programmes de prévention et d’accompagnement » faisant ainsi « baisser la consommation ». Une proposition qui ravirait les consommateurs, mais qui divise encore beaucoup les Français.
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Le CBD est-il légal en France ? La situation juridique en [2021] (+suisse dans les commentaires)
By boogerman,
https://vl-media.fr/le-cbd-est-il-legal-en-france-la-situation-juridique-en-2021/
 
Le CBD est-il légal en France ? La situation juridique en [2021]
4 octobre 2021 La situation juridique entourant le CBD est en constante évolution et est difficile à comprendre. Néanmoins, les produits à base de CBD peuvent être achetés légalement dans une boutique de CBD en ligne, dans des magasins ou des pharmacies. Comment cela est-il possible ?
Dans cet article, nous clarifions les questions suivantes : le CBD est-il légal ? Puis-je acheter et fumer légalement des fleurs de CBD ? À quoi dois-je faire attention lorsque j’achète des produits à base de CBD ?
Cet article sera mis à jour régulièrement afin de vous fournir les derniers développements juridiques de première main sur une base continue.
 
Pourquoi le cannabis est-il illégal en France et dans le monde entier ?
Le THC est l’un des composants psychoactifs et enivrants du cannabis, plante de chanvre femelle. Par conséquent, le THC relève de la loi sur les stupéfiants. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la consommation régulière de THC peut créer une dépendance et provoquer des psychoses et des pertes de mémoire.
Dans le monde entier, cependant, une remise en question est en cours depuis quelques années en raison de l’efficacité médicinale du cannabis. Néanmoins, le cannabis reste illégal en France. Pour comprendre la situation juridique du cannabis, il est utile de faire un voyage dans le passé. L’histoire du chanvre remonte à 10 000 ans avant Jésus-Christ.
En 1872, il a été décidé en France que le cannabis ne pouvait être vendu et acheté que dans les pharmacies. Toutefois, le dosage et la quantité autorisée n’étaient pas pertinents à l’époque. En 1925, lors de la troisième conférence internationale sur l’opium, il a été décidé d’interdire l’achat et la possession de cannabis dans le monde entier. En 1929, cette décision a ensuite été appliquée en France et depuis cette année-là, le cannabis est illégal en France, bien que l’interdiction très stricte telle que nous la connaissons dans ce pays ne soit en place que depuis les années 1970.
Depuis 2017, le cannabis peut être légalement et officiellement prescrit par des médecins à des fins médicales. Ces dernières années, la situation juridique a évolué dans certains pays et le cannabis est de plus en plus légalisé, comme c’est déjà le cas aux États-Unis et au Canada, par exemple.
Est-il légal de cultiver du chanvre CBD ?
Depuis 1996, les variétés de chanvre dont la teneur en THC est inférieure à 0,2% peuvent être cultivées sous forme de chanvre commercial sous certaines conditions. Les entreprises agricoles sont explicitement autorisées à cultiver et à commercialiser du chanvre commercial certifié par l’UE. Il est interdit aux groupes de personnes, tels que les jardiniers associés ou les commerçants, de le faire. Ils ont besoin d’un permis légal pour cultiver, alors que les entreprises agricoles ne sont soumises qu’à une obligation de notification. Les particuliers ne sont absolument pas autorisés à cultiver du chanvre ou du chanvre commercial. Même le respect de la teneur maximale en THC n’annule pas cette réglementation.
La plante de cannabis et ses principes actifs
Les termes cannabis et chanvre sont utilisés comme synonymes. Le cannabis est le terme latin désignant la plante de chanvre, qui contient, entre autres, du tétrahydrocannabinol (THC) psychoactif et du cannabidiol (CBD) non psychoactif. Le cannabis est divisé en trois genres différents : Cannabis Sativa, Cannabis Indica et Cannabis Ruderalis. Le CBD est extrait de la plante femelle du chanvre, du genre Cannabis Sativa, et n’a aucune propriété psychoactive.
Les cannabinoïdes sont des substances biochimiques messagères présentes chez tous les mammifères et dans les plantes – notamment dans le cannabis sativa. Les cannabinoïdes peuvent être produits par l’organisme lui-même et sont alors appelés endocannabinoïdes. S’ils sont formés par des plantes, on parle alors de phytocannabinoïdes. Le CBD est un phytocannabinoïde qui est très similaire aux endocannabinoïdes en termes de structure et de fonction, et qui active les mêmes récepteurs. Les cannabinoïdes se fixent sur les récepteurs cannabinoïdes et activent divers neurotransmetteurs dans le système endocannabinoïde humain.
 
Le désaccord sur les produits CBD en France
Jusqu’en 2016, tous les types de produits à base de CBD pouvaient être vendus légalement. À partir de ce moment, cependant, la “Quinzième ordonnance sur la modification de l’ordonnance sur la prescription des médicaments” a abouti à la décision sur l’obligation de prescription en France pour les produits CBD. À partir de ce moment, les produits CBD ne devaient plus être vendus librement, mais cela n’était pas vraiment contrôlé.
Ainsi, les ventes libres en se sont poursuivies, la situation juridique restant floue. Le CBD n’était toujours pas soumis à la loi sur les stupéfiants. Il a été décidé de faire de la publicité pour les produits CBD, comme pour de nombreux compléments alimentaires, sans promesse de guérison et de bienfaits médicaux. Ainsi, les produits pourraient continuer à être vendus. La distribution, le port et la consommation de produits à base de cannabidiol pur sont donc autorisés sous certaines conditions.
 
Est-il légal d’acheter du CBD en France ?
La situation juridique du CBD est la suivante : le CBD ne tombe pas sous le coup de la loi sur les stupéfiants, ce qui rend son achat légal. Il n’est pas possible de se défoncer avec du CBD, car il a été prouvé que l’ingrédient actif n’a aucune propriété psychoactive. Le CBD est également bien toléré et les effets secondaires de l’huile de CBD sont généralement faibles ou nuls. Cela a également été confirmé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Cette situation distingue clairement le CBD du cannabis (marijuana) en France.
Cependant, l’Union européenne (UE) a des directives très strictes concernant la teneur en THC d’un produit CBD. La quantité de THC ne doit pas dépasser une valeur maximale de 0,2 pour cent. Une autre exigence est que les produits doivent être fabriqués à partir de variétés de chanvre certifiées de l’UE et doivent également être proposés sous forme transformée.
 
 
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Isère : du cannabis saisi dans des pochettes à l’effigie d’Éric Dupond-Moretti, nouvelle figure "marketing" des dealers
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Isère : du cannabis saisi dans des pochettes à l’effigie d’Éric Dupond-Moretti, nouvelle figure "marketing" des dealers
De plus en plus, les dealers markètent leurs produits pour attirer les clients.
Publié le 09/10/2021 13:09  Temps de lecture : 1 min.   Éric Dupond-Moretti, caricaturé sur une pochette contenant de la drogue à Grenoble. (POLICE DE GRENOBLE)
Les policiers isérois ont découvert vendredi soir du cannabis dans des pochettes à l’effigie du garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti, rapporte samedi 9 octobre France Bleu Isère. Un jeune homme a été placé en garde à vue.
Vendredi soir, vers 23h20 des policiers municipaux remarquent un jeune homme au comportement suspect. La police nationale de Grenoble décide alors de procéder à l’interpellation du jeune homme et à la fouille de sa voiture. Une savonnette de résine de cannabis, 86 barrettes de résine, 10 sachets d’herbe de cannabis et sept pipettes de cocaïne, conditionnés pour la vente ont été saisis. L'herbe se trouvait conditionnée dans des pochettes à l'effigie du ministre de la Justice.
 
Des dealers de plus en plus créatifs pour vendre
Les dealers rivalisent d’imagination pour leur "promos". En janvier 2019, les douaniers de l'aéroport de Lyon avaient saisi, en provenance de Chine, un container entier de pochettes colorées floquées "Mistral 38", du nom d’un quartier grenoblois et ornées de la feuille de cannabis. Quelques mois plus tard, en avril 2019, les trafiquants de ce même quartier organisent une tombola sur Snapchat. Les "clients" pouvaient gagner des consoles de jeux. Les trafiquants rivalisent d'imagination et usent de méthodes marketing. En décembre 2020 par exemple, les policiers du Morbihan avaient saisi des sachets de drogue "Dragon ball Z". A Nantes, en février dernier, la drogue se trouvait dans des emballages "Kinder surprise".
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Le cannabis aurait été domestiqué pour la première fois il y a 12000 ans en Chine
By boogerman,
https://www.geo.fr/environnement/le-cannabis-aurait-ete-domestique-pour-la-premiere-fois-il-y-a-12000-ans-en-chine-205550
Le cannabis aurait été domestiqué pour la première fois il y a 12000 ans en Chine
 
 
Des scientifiques ont mené une vaste étude génétique sur une centaine de spécimens de cannabis de différentes origines. Leurs conclusions suggèrent que Cannabis sativa a été domestiqué il y a environ 12.000 ans dans ce qui est aujourd'hui le nord-est de la Chine.
EMELINE FÉRARD Publié le 20/07/2021 à 11h27 - Mis à jour le 20/07/2021 Le cannabis constitue l'une des drogues les plus consommées à travers le monde. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le nombre d'usagers est estimé à près de 150 millions de personnes. Si cette consommation - légale ou non en fonction des régions - est aujourd'hui sujette à controverse, l'histoire de l'Homme et du végétal remonte à loin, très loin.
C'est ce que confirme une étude publiée ce mois-ci dans la revue Science Advances. Menée par une équipe internationale de chercheurs, elle indique que le cannabis aurait été domestiqué pour la première fois au début du Néolithique, il y a environ 12.000 ans, en Asie de l'Est dans ce qui est aujourd'hui la Chine.
Le cannabis, une plante à l'histoire floue
Ces scientifiques ne sont pas les premiers à se pencher sur l'histoire de la plante. Des découvertes avaient déjà montré que le cannabis, Cannabis sativa de son nom scientifique, est cultivé depuis des millénaires comme source de fibres, d'oléagineux - sous la forme de chanvre - et pour ses propriétés récréatives et médicinales - sous la forme de marijuana -.
Néanmoins, l'histoire évolutive de l'espèce demeurait floue. En raison de sa distribution notamment, une hypothèse avançait qu'elle aurait été domestiquée pour la première fois durant le Néolithique en Asie centrale.
"[Cette théorie] était principalement basée sur le fait qu'en Asie centrale, il est très facile de trouver de nombreuses plantes férales (des plantes anciennement cultivées et retournées à l'état sauvage, ndlr) poussant d'elles-mêmes, notamment au bord des routes", a expliqué Luca Fumagalli, biologiste de l'université de Lausanne et co-auteur de la nouvelle étude.
"Les données observationnelles et historiques ont suggéré que cela pourrait être le site de domestication originale du cannabis", a-t-il ajouté repris par le Smithsonian Mag. En raison des restrictions légales en vigueur dans de nombreux pays, toutefois, peu d'études s'étaient appliquées à le confirmer.
Une centaine de génomes passés en revue
Pour en savoir plus, Luca Fumagalli et ses collègues ont compilé et séquencé plus d'une centaine de génomes de spécimens de C. sativa d'origine et de nature diverses. L'ensemble comprenait des plantes férales collectées en Asie, des variétés locales ou encore des cultivars historiques et modernes de chanvre et de marijuana conservés à différents endroits.
Leurs résultats suggèrent que l'espèce n'aurait pas été domestiquée en Asie centrale mais en Asie de l'Est il y a environ 12.000 ans. Ils indiquent également que tous les cultivars de chanvre et de marijuana actuels dériveraient d'un pool génétique ancestral dont les plantes férales et variétés aujourd'hui présentes en Chine seraient les plus proches descendants.
Les scientifiques avancent un scénario plus précis encore. D'après leur étude, les variétés modernes de chanvre et de marijuana découleraient de cultures initiées il y a 4.000 ans spécifiquement pour produire des fibres d'une part et obtenir des cannabinoïdes - les substances actives du cannabis - d'autre part.
Selon l'étude, il y a 4.000 ans, le cannabis aurait commencé à être cultivé spécifiquement pour produire des fibres ou obtenir des substances cannabinoïdes. © Pixabay   Cette sélection serait à l'origine des différences actuelles observées entre les deux formes : les plants de chanvre sont plus hauts, possèdent moins de ramifications et davantage de fibres tandis que les plants de marijuana sont plus petits, plus ramifiés et possèdent davantage de feuilles et de fleurs riches en cannabinoïdes.
Ces découvertes "confirment que le cannabis est l'une des plantes les plus anciennement cultivées" avec l'orge et le blé, a expliqué Luca Fumagalli au New Scientist. "Nous pensons que c'était une plante à usages multiples". Les données suggèrent en revanche que les véritables ancêtres sauvages de C. sativa ont probablement disparu à l'heure actuelle.
"Nos travaux permettent de lever le doute sur la survie de Cannabis sativa à l’état sauvage : il n’en resterait vraisemblablement pas, car toutes les plantes férales analysées sont génétiquement proches de cultivars, et ne constitueraient donc pas des populations d’origine naturelle", a souligné le chercheur suisse repris dans un communiqué.
Des gènes perdus au fil de l'évolution
Au-delà de l'histoire évolutive du cannabis, les analyses menées ont permis aux chercheurs de s'intéresser aux divergences génétiques entre les plants cultivés pour leurs fibres et ceux cultivés pour leurs propriétés psychoactives. Ils ont notamment identifié deux gènes impliqués dans la synthèse respectivement du THC (tétrahydrocannabinol) ou du CBD (cannabidiol).
Selon leur scénario, l'espèce sauvage ancestrale possédaient les deux gènes sous un état fonctionnel. C'est la domestication qui aurait conduit à une perte de fonction de l'un ou l'autre, aboutissant le plus souvent à terme à une perte globale de production de THC dans les cultivars de type chanvre et de CBD dans ceux de type marijuana, a résumé Luca Fumagalli.
Par la suite, les deux formes seraient restées génétiquement bien isolées, même lors de l’expansion de la plante dans toutes les régions du monde. La teneur en THC constitue la différence majeure entre les cultivars de type chanvre et de type marijuana. C'est ce même facteur qui fixe aujourd'hui la légalité ou non des produits en fonction des législations en vigueur.
Cette étude livre, d'après ses auteurs, une vue d’ensemble inédite de la domestication du cannabis qui, malgré son importance historique, économique, sociale et culturelle, demeure une espèce méconnue. "Nos résultats offrent des perspectives et des ressources précieuses pour faciliter les recherches en cours sur cette plante aux multiples facettes, tant à des fins médicales qu’agricoles", a conclu Luca Fumagalli.
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États-Unis. Amazon soutient la légalisation du cannabis, ses lobbyistes vont-ils entrer en jeu ?
By boogerman,
https://www.ouest-france.fr/societe/cannabis/etats-unis-amazon-soutient-la-legalisation-du-cannabis-ses-lobbyistes-vont-ils-entrer-en-jeu-7355984
 
États-Unis. Amazon soutient la légalisation du cannabis, ses lobbyistes vont-ils entrer en jeu ?
Alors qu’Amazon a annoncé, le 1er juillet, soutenir le projet de loi pour la légalisation de la marijuana aux États-Unis, de nombreux défenseurs attendent que les lobbyistes du géant de l’e-commerce fassent pression sur Washington.
Amazon n'a pas indiqué, pour l'instant, si elle se lancera dans le commerce de cannabis s'il est légalisé aux États-Unis. | PASCAL ROSSIGNOL / REUTERS Ouest-FranceLéa MORILLONPublié le 20/07/2021 à 23h46   Amazon a annoncé, mardi 1er juillet, soutenir un projet de loi qui légaliserait la marijuana aux États-Unis et effacerait les casiers judiciaires de nombreuses personnes condamnées. Avec cette annonce, le géant de l’e-commerce n’est pas seulement devenu la plus grande entreprise américaine à soutenir la légalisation, elle a également captivé l’industrie du cannabis.
Alors que le projet de loi reste bloqué au Congrès, les militants qui se battent pour une libéralisation des lois sur le cannabis espèrent qu’Amazon passera à l’étape suivante et utilisera son pouvoir et son portefeuille pour faire pencher la balance à Washington.
Les défenseurs de la légalisation comptent sur l’équipe de lobbyistes expérimentés d’Amazon et ses poches profondes pour les aider à lancer des campagnes publicitaires et persuader les parlementaires opposés au projet de loi de changer d’avis.
« Je suis assez déçu que nous n’ayons pas encore vu le moindre mouvement au niveau fédéral », a déclaré à Politico Matthew Schweich, directeur adjoint du Marijuana Policy Project. « Si Amazon était capable d’apporter son soutien politique à la réforme fédérale et de financer des campagnes au niveau des États, ce serait un avantage net pour le mouvement de réforme du cannabis dans ce pays » a-t-il ajouté.
   
68 % des Américains favorables à la légalisation
Un tiers des Américains vivent actuellement dans un État où le cannabis est ou sera bientôt vendu légalement aux adultes, tandis que 68 % des électeurs sont favorables à la légalisation fédérale, selon un sondage Gallup réalisé en 2020.
 
Mais au niveau des entreprises américaines et du Congrès, les mentalités changent plus lentement. De nombreuses sociétés - ainsi que le gouvernement fédéral - continuent de soumettre leurs employés à des tests de dépistage de drogues, même dans les États où le cannabis est légal.
Amazon adopte l’une des positions les plus souples sur le cannabis parmi les grands employeurs américains. Elle est favorable à la légalisation et a décidé de ne plus soumettre ses employés à ces tests de dépistage du cannabis, ce qui élargira le bassin d’employés potentiels de l’entreprise.« Nous n’inclurons plus la marijuana dans nos programmes extensifs de test des drogues », a indiqué Dave Clark, patron des opérations mondiales d’Amazon. Comme pour l’alcool, des tests ne seront réalisés qu’en cas d’incident, a posteriori. Les tests préalables vérifient simplement que les salariés sont en état de travailler.
  Bien que son infrastructure de livraison en ligne soit inégalée, aucune indication ne laisse envisager, pour l’instant, qu’Amazon se lancera dans le commerce de cannabis s’il est légalisé au niveau national.
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Bientôt du cannabis pour traiter les tumeurs cérébrales ?
By boogerman,
Bientôt du cannabis pour traiter les tumeurs cérébrales ?
 
Plusieurs associations de lutte contre le cancer, en collaboration avec le National Health Service (le système de santé publique britannique) se préparent à tester l’efficacité d’un spray buccal à base de cannabis pour traiter les tumeurs cérébrales sévères.
Le glioblastome est une tumeur maligne du cerveau se développant à partir des cellules gliales qui servent normalement à assurer le bon fonctionnement des neurones et de la conduction nerveuse. Les cellules gliales se reproduisent alors de manière anarchique et se propagent à de nombreuses parties du cerveau. Le glioblastome est la tumeur la plus agressive de la famille des gliomes. En moyenne, les patients vivent moins de dix-huit mois après leur diagnostic initial.
  Afin de traiter ce cancer agressif, les médecins privilégient l’association d’une radiothérapie à une chimiothérapie, précédée ou non d’une chirurgie. Dans le cadre d’un prochain essai clinique, le premier du genre, des chercheurs testeront une autre approche : celle d’un spray buccal à base de cannabis.
Un spray à base de THC et de CBD
Plusieurs études menées sur des cellules en culture et sur des modèles murins ont en effet déjà suggéré que certains composés cannabinoïdes peuvent empêcher le développement de tumeurs cancéreuses lorsqu’ils étaient administrés en association avec le témozolomide (un médicament chimiothérapeutique). Désormais, l’heure est aux essais cliniques.
Plus tôt cette année, Susan Short et son équipe de l’Université de Leeds ont publié les résultats d’un essai de phase I impliquant 27 patients. Il avait pour objectif de tester l’innocuité d’un spray buccal à base de cannabis connu sous le nom de Sativex. Ce spray, qui contient à la fois du THC et du CBD à des concentrations égales, a déjà été approuvé pour une utilisation comme traitement des spasmes musculaires chez les patients atteints de sclérose en plaques.
  Bien que cette petite étude n’ait pas été conçue pour évaluer l’efficacité de cette approche médicamenteuse, les auteurs avaient tout de même souligné que 83 % des participants ayant reçu du Sativex étaient encore en vie après un an, contre 44 % du groupe ayant reçu un placebo.
Crédits : Sativex Les chercheurs préparent maintenant un essai de phase II. Ce dernier impliquera 232 patients atteints de glioblastome de quinze hôpitaux du Royaume-Uni. Sur cet échantillon, les deux tiers recevront du Sativex en plus du témozolomide, tandis que le tiers restant recevra un placebo. Le recrutement des participants devrait commencer début 2022. La Brain Tumor Charity, qui finance l’étude, recherche actuellement des fonds pour assurer la bonne tenue de cet essai. 450 000 livres Sterling, soit environ 526 000 euros, sont nécessaires.
Une fois cet essai entamé, les participants devront s’autoadministrer jusqu’à douze pulvérisations de Sativex par jour pendant maximum trois ans.
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Cannabis médical: vers une filière française de production
By boogerman,
https://terres-et-territoires.com/cest-tout-frais/cannabis-medical-vers-une-filiere-francaise-de-production     Cannabis médical: vers une filière française de production
20-08-2021        Un comité scientifique étudie la possibilité de cultiver et d’utiliser le cannabis à des fins thérapeutiques.
Depuis fin mars 2021, le cannabis est autorisé dans le cadre d’une expérimentation. © Pixabay Un comité scientifique en vue de la création d’une filière française de culture de cannabis thérapeutique a été mis en place le 18 août par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Depuis la fin mars, l’usage du cannabis médical est autorisé en France dans le cadre d’une expérimentation de deux ans, en vue de sa généralisation. Un décret pour autoriser et encadrer sa culture est «en cours de finalisation», précise à l’AFP Nathalie Richard, directrice de projet à l’ANSM.
Dans cette optique, l’agence a créé un «comité scientifique temporaire» consacré à la mise en place d’une «chaîne de production française allant de la plante au médicament», détaille un communiqué. Il sera composé de représentants de plusieurs ministères (Santé, Intérieur, Agriculture, Economie), de l’Inrae et du Conseil de l’ordre des pharmaciens, ainsi que divers experts.
D’ici quatre mois, ce comité devra rendre un avis sur les teneurs en THC et CBD des plantes, ainsi que sur la variété à utiliser. Le comité se prononcera aussi sur la traçabilité, les contrôles nécessaires pour la culture et les critères de qualité pharmaceutiques. Il auditionnera les acteurs concernés, parmi lesquels de nombreux acteurs économiques déjà sur les rangs.
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CBD: LE MARCHÉ DU CANNABIS LÉGAL POUSSE À GRANDE VITESSE AU ROYAUME-UNI
By boogerman,
https://www.bfmtv.com/economie/international/cbd-le-marche-du-cannabis-legal-pousse-a-grande-vitesse-au-royaume-uni_AD-202108190121.html
 
CBD: LE MARCHÉ DU CANNABIS LÉGAL POUSSE À GRANDE VITESSE AU ROYAUME-UNI
    Malgré des interrogations sur son efficacité et une réglementation longtemps défaillante, le marché du cannabis légal est en plein essor au Royaume-Uni.   Malgré de strictes contraintes encadrant la culture des plants, c'est désormais le deuxième marché au monde: porté par la pandémie, le marché du cannabis légal, avec les produits CBD censés améliorer le bien-être, est en plein essor au Royaume-Uni. Effets relaxants, lutte contre le stress, le CBD est à la mode malgré des questions sur son efficacité et une réglementation longtemps défaillante. Le CBD (cannabidiol) qui se vend le plus souvent forme d'extraits ou d'huile, est un des principes actifs du cannabis non psychotrope, contrairement au THC (tetrahydrocannabinol).
"Il y a eu un vrai changement dans l'opinion", veut croire Joe Oliver, co-fondateur et patron de LDN CBD, interrogé par l'AFP. Comme une myriade d'entreprises, sa marque s'est lancée dans l'aventure en 2018 à Londres, et prévoit désormais une campagne de financement participatif. "D'après les témoignages et les retours que nous avons, cela bénéficie surtout aux gens qui font face à des expériences traumatiques, à des maladies chroniques ou à un environnement très stressant", comme les médecins, la police, les pompiers ou les vétérans, selon Joe Oliver.
  Le CBD se trouve dans des commerces bien connus au Royaume-Uni comme la chaîne de pharmacie Boots ou celle de produits naturels Holland & Barrett. Le secteur devrait générer des ventes de 690 millions de livres (810 millions d'euros) au Royaume-Uni en 2021, selon l'association du secteur ACI (Association for the Cannabinoid Industry). Et elles pourraient atteindre 1 milliard de livres en 2025, estimait début 2020 le cabinet de conseil britannique Savills, qui évaluait le nombre d'utilisateurs à 250.000 en 2018.
Cadre réglementaire récent
Le marché du "bien-être" est plus important que le cannabis à usage thérapeutique, disponible sur prescription pour certaines pathologies. Le cannabis récréatif n'est lui pas autorisé. Pour le CBD destiné au grand public, le Royaume-Uni est "devenu le deuxième marché au monde", explique Steve Moore, co-fondateur de l'ACI dans un rapport publié en mai, évoquant "la révolution tranquille" du cannabis. Signe d'une ouverture du marché, les entreprises spécialisées dans le cannabis thérapeutique ou les produits dérivés de l'huile de cannabis peuvent être admises à la Bourse de Londres.
Le Royaume-Uni bénéficie depuis peu d'un cadre réglementaire destiné à rassurer les clients sur la qualité des produits. Jusqu'à présent, certaines huiles pouvaient n'avoir aucune trace de CBD, ou contenir au contraire de la THC.
L'agence de sécurité alimentaire britannique considère le CBD comme un "nouvel aliment", suivant une décision de l'UE de 2019, et a son mot à dire sur la commercialisation des produits. Elle reconnaît toutefois qu'il y a des inconnus sur les effets. "Il n'y a pas encore de preuve évidente que le CBD marche pour tous les problèmes de santé auxquels il est censé répondre, à part pour certains types d'épilepsie", explique à l'AFP Sagnik Bhattacharyya, professeur en psychiatrie au King's College de Londres. Et la communication et la publicité autour des produits sont par conséquent très encadrées.
Difficile de cultiver des plants
Autre défi, cultiver des plants reste un parcours du combattant. S'il est possible de faire pousser du chanvre ou de cannabis, la loi oblige à la destruction des fleurs ou bourgeons, les parties la plus nobles qui abritent également la substance psychoactive. Pour les fabricants de CBD, le seul choix est d'importer l'huile des Etats-Unis et d'Europe.
SUR LE MÊME SUJET TOUT COMPRENDRE - Pourquoi la France va officiellement légaliser la vente de CBD? Malgré ces défis, les professionnels, tels Joe Oliver, s'étonnent du chemin parcouru en quelques années, pour une plante qui n'a pas toujours eu bonne presse: "J'ai vu la vie de milliers de gens changer. Je me souviens de l'époque où tout type de cannabis était complètement interdit".
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Légalisation du cannabis: Darmanin est toujours contre (avec un argument déroutant)
By boogerman,
https://www.huffingtonpost.fr/entry/legalisation-du-cannabis-darmanin-est-toujours-contre-avec-un-argument-deroutant_fr_612509c8e4b0ec33fa08ac34
 
Légalisation du cannabis: Darmanin est toujours contre (avec un argument déroutant)
Pour balayer l'idée d'un cannabis légal en France, le ministre de l'Intérieur a imaginé des dealers aux revenus un rien exagérés.
    Par Paul Guyonnet CAPTURES D'ÉCRAN FRANCEINFO & TWITTER Pour justifier son opposition à la légalisation du cannabis, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a avancé des arguments qui n'ont guère convaincu. TRAFIC DE DROGUE - C’est bien connu, Gérald Darmanin n’est pas le plus grand fan du cannabis, et encore moins de l’idée de légaliser sa vente en France. En septembre 2020, il avait par exemple qualifié de “merde” cette drogue, lui qui a fait de la lutte contre les trafics une priorité depuis son arrivée au ministère de l’Intérieur. 
Une position que l’ancien maire de Tourcoing a rappelée sans ambages ce mardi 24 août à l’occasion d’un passage sur franceinfo. “C’est un poison, et nous devons lutter contre ce poison”, a lancé Gérald Darmanin.
Et d’avancer plusieurs arguments pour étayer son propos: des dealers qui vendraient de toute façon d’autres drogues dont des drogues dures, qui refuseraient quoi qu’il arrive de légaliser leur entreprise, et surtout la “défaite morale” que représenterait à ses yeux la légalisation. 
    Une prise de position très claire, qui a eu pour effet immédiat de raviver le débat préexistant au sein même de la majorité présidentielle. Ainsi le député LREM de la Creuse Jean-Baptiste Moreau, co-auteur d’un rapport parlementaire sur le sujet du cannabis, a expliqué: “Je ne peux que m’inscrire en faux contre cette affirmation”.
Le débat ravivé chez LREM
Il assure encore que la légalisation, bien que plus difficile à faire accepter à l’ensemble de la population qu’un statu quo, serait au contraire bénéfique et ferait montre d’un “courage politique”. Un avis sur lequel il a été rejoint par l’ex-LREM désormais co-président des Nouveaux démocrates Aurélien Taché.
Le député du Val-d’Oise a ainsi déploré un argumentaire d’un autre temps de la part du ministère de l’Intérieur, en décalage complet avec les politiques menées de nos jours dans de nombreux territoires à l’étranger. 
    Néanmoins, au-delà même du débat sur les bienfaits et les avantages (ou non) de la légalisation de la vente de cannabis récréatif, de nombreux journalistes et citoyens ont surtout été déroutés par l’argumentaire avancé par le ministre de l’Intérieur.
“Est-ce que vous pensez que des caïds, des voyous, qui vivent avec 100.000 euros d’argent liquide par jour, vont (en cas de légalisation, ndlr) monter une petite échoppe, déclarer aux Urssaf et aux impôts, payer des cotisations pour continuer à vendre au coin de la rue?”, avait demandé de manière rhétorique Gérald Darmanin aux journalistes qui l’interrogeaient ce mardi matin. 
100.000 euros par jour, vraiment?
Un tableau ainsi dépeint qui a valu de nombreuses critiques à l’ancien porte-parole de Nicolas Sarkozy. En effet, les montants avancés par le ministre sont extrêmement éloignés de ceux constatés par les études officielles et notamment les rapports parlementaires sur la vente de drogue en France, comme le lui ont signalé de nombreux reporters sur Twitter. 
    Car le chiffre de 100.000 euros glanés quotidiennement par les dealers ne semble être aucunement en phase avec la réalité que prétend décrire Gérald Darmanin. Ce qui inquiète (ou fait rire jaune) d’autres journalistes sur le réseau social, qui s’interrogent sur la fiabilité des informations dont dispose le “premier flic de France” au moment de prendre des mesures. 
Le même salaire que Leo Messi
Une crainte renforcée par les autres raccourcis auxquels se livre le ministre de l’Intérieur, qui mêle dans son argumentaire la vente de cannabis à celle de drogues dures telles que la cocaïne, voulant convaincre ses interlocuteurs en demandant aux journalistes qui l’interviewent s’ils pensent que la légalisation de cette dernière serait une bonne chose. 
Et pour évoquer une dernière fois le montant de 100.000 euros par jour que brandissait le ministre, un dernier clin d’œil amusé (ou atterré) est maintes fois revenu sur les réseaux sociaux depuis sa déclaration: le parallèle avec le salaire de Lionel Messi.
    Payé entre 35 et 41 millions d’euros par an par le Paris Saint-Germain qu’il a rejoint cet été, l’Argentin dispose du plus gros salaire du championnat de France de Ligue 1 de football. Une paie qui, rapportée à la journée, est peu ou prou la même que celles des dealers évoqués par Gérald Darmanin. Des vendeurs de cannabis dont on peut légitimement envisager que le ministre ait pu surestimer les revenus. 
 
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