Trafic de drogue : "On n'assèchera pas les financements uniquement par la répression", selon le député LREM Jean-Baptiste Moreau
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Trafic de drogue : "On n'assèchera pas les financements uniquement par la répression", selon le député LREM Jean-Baptiste Moreau
Rapporteur général de la mission d'information sur le cannabis, il est devenu partisan de sa légalisation.
Publié le 02/09/2021 12:00  Temps de lecture : 3 min.   Jean-Baptiste Moreau était l'invité de franceinfo dimanche 23 février.  (FRANCEINFO / RADIOFRANCE) "La légalisation ce n'est pas tout et n'importe quoi, c'est du vrai courage politique", a estimé Jean-Baptiste Moreau, député LREM de la Creuse et rapporteur général de la mission d’information parlementaire sur le cannabis, jeudi 2 septembre sur franceinfo. Il réagissait aux annonces du président de la République, Emmanuel Macron, qui propose de déployer des policiers supplémentaires et 500 caméras de vidéosurveillance pour lutter contre les trafics de drogue dans les quartiers nord de la ville. "Les forces de l'ordre sont découragées parce qu'elles ont l'impression de vider le désert à la petite cuillère", a-t-il poursuivi, persuadé qu'on "n'assèchera pas les financements des [trafiquants] uniquement par la répression". Selon Jean-Baptiste Moreau, "c'est la prohibition qui a conduit à cette situation". Pour l'élu En Marche, "il n'est pas question de dire que la drogue c'est cool, c'est bien" mais d'encadrer la légalisation du cannabis et de l'interdire aux mineurs.
franceinfo : La position qu'adopte Emmanuel Macron en disant que le consommateur de drogue est un complice, est-ce la bonne attitude ?
Le but ne peut être que de diminuer la consommation, notamment la consommation chez les mineurs qui n'a jamais été aussi importante, alors qu'on sait bien que le cannabis sur des cerveaux en formation a des effets catastrophiques à l'âge adulte. C'est important aussi de mettre un frein à la mainmise sur certains quartiers de bandes organisées qui vivent de ce trafic de drogue. Mais, c'est la situation de prohibition qui a conduit à cette situation.
On n'y arrive pas depuis 30 ans.
Vous plaidez pour une légalisation "encadrée de la légalisation" ?
La légalisation ce n'est pas tout et n'importe quoi, c'est du vrai courage politique. Cela veut dire que cela reste interdit aux mineurs puisque cela a des effets catastrophiques sur la santé. Il n'est pas question de dire que la drogue c'est cool, c'est bien. Ce qu'on dit c'est qu'il faut l'interdire aux mineurs. Évidemment, ça ne se fera pas sans un certain désordre dans les quartiers puisque les têtes de pont des trafics vont se rebeller parce qu'on leur coupe une grosse partie de leur chiffre d'affaires. Et on n'est pas non plus naïf, cela ne détruira pas tout le marché noir. Il restera sans doute autour de 40 %.
Les forces de l'ordre sont découragées parce qu'elles ont l'impression de vider le désert à la petite cuillère donc il faut changer de paradigme.
Votre positon se heurte à celle du gouvernement, que lui répondez-vous ?
Je n'étais pas un pro légalisation au départ mais toutes les auditions qu'on a menées, que ce soit les docteurs, les addictologues, les forces de l'ordre, nous ont amenés à la conclusion que le tout répressif sans une vraie politique de prévention, ça ne marchera pas. Alors évidemment que la drogue c'est de la merde, je ne vais pas dire le contraire.
Ça n'a jamais marché et ça ne marche nulle part ailleurs dans le monde.
Peut-on faire changer d'avis un gouvernement dont les positions sont claires ?
Je continuerai à œuvrer pour convaincre le président et l'exécutif car il faut pouvoir contrôler le marché, les prix et les compositions des produits, parce qu'il y a des produits qui circulent dans le marché noir qui sont absolument catastrophiques avec des taux de THC [le tétrahydrocannabinol, principale molécule du cannabis] très importants qui ruinent le cerveau des consommateurs. La production doit être encadrée comme a pu l'être le tabac pendant de nombreuses années. Il faut que l'État contrôle la qualité des produits qui circulent. Les réseaux financent du trafic d'armes, du terrorisme, et c'est pour cela qu'il faut assécher une partie de leurs financements mais je ne crois pas qu'on assèchera leurs financements uniquement par la répression.
       
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Drogue : un addictologue propose de retirer l'argent du trafic du PIB pour que l'Etat "ne soit plus complice"
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Drogue : un addictologue propose de retirer l'argent du trafic du PIB pour que l'Etat "ne soit plus complice"
Emmanuel Macron a estimé depuis Marseille que "les consommateurs de drogue sont des complices" des trafiquants. L'addictologue William Lowenstein estime que l'État devrait montrer l'exemple "pour éviter complicité et cynisme".
    D'après William Lowenstein, l'état déclare 2,7 milliards d'euros issus du trafic de drogue dans son PIB chaque année. (LIONEL VADAM / MAXPPP)
Emmanuel Macron a affiché à Marseille sa fermeté contre le trafic de drogues et dénoncé les consommateurs qu'il accuse d'être des "complices" des trafiquants. William Lowenstein, addictologue et président de l’association SOS Addictions, a pointé ce jeudi sur franceinfo l'hypocrisie de l'État qui inclut chaque année depuis 2018 dans son PIB les profits réalisés par l'argent de la drogue. "Sortons un peu du bal des hypocrites", dit-il avant de proposer que l'État montre l'exemple "pour éviter complicité et cynisme".
franceinfo : Le consommateur est-il complice des trafiquants de drogues ?
William Lowenstein : Par définition, selon la politique des drogues qui est retenue par tel ou tel pays, cela devient un délit. Bien évidemment, Emmanuel Macron a raison en disant que les consommateurs sont des complices, mais ce sont des complices, forcément à cause du système de prohibition qui a été retenu et, comme chacun sait, est un échec aussi cruel que coûteux depuis 50 ans. Sortons un peu du bal des hypocrites ! Pour éviter complicité et cynisme, nous pourrions commencer en France par retirer de notre PIB le chiffre de 2,7 milliards d'euros que nous déclarons via l'Insee très officiellement et discrètement chaque année sur le trafic de drogue [Depuis 2018, l'Insee intègre l'activité générée par la production et la consommation de stupéfiants à la croissance]. Comment montrer l'exemple ? Ça serait déjà de ne plus inclure dans notre PIB le chiffre du trafic de drogue pour ne pas être complice.
Cette opposition dealer du quartier pauvre contre consommateur du quartier chic, c'est un cliché ?
Emmanuel Macron a remis au goût du jour l'extraordinaire sketch de Coluche où fumer du "hakik" n'était pas patriotique. On était un peu "droite-Ricard"=bons citoyens et "gauche-pétard"=traîtres à la patrie. On est dans la com et on est très, très loin du sérieux sur une politique nationale de santé sur les addictions. On est déjà en période électorale et j'espère qu'on pourra travailler sérieusement ces sujets pénibles, à la fois sur le plan de la santé publique, mais aussi de la sécurité publique. Parce que de Medellín à Marseille, 50 ans d'échec et d'enrichissement des mafias sans frontières, on voit bien à quel point on s'est trompé de voie pour protéger l'individu et la société.
Il ne faut rien attendre de cette campagne électorale sur le sujet ?
Hélas, alors qu'on adispose d'n certain nombre de travaux. Il n'y a évidemment aucun système parfait, il nous faut parfois choisir entre le gris et le gris, mais on va partir dans une période électorale où les punchlines vont caricaturer le choix entre le blanc et le noir. Je trouve que le débat est hélas, déjà, dans l'impasse pour des raisons sécuritaires. La droite et l'extrême droite accusant le président de laxisme dans la lutte contre l'insécurité, il répond à nos jeunes médecins et addictologues politiquement et non pas de façon pragmatique et protectrice pour notre société.
Dans les pays qui ont légalisé la distribution, on observe une plus forte consommation ?
Globalement, non, même s'il faut rester prudent et c'est pour cela qu'on se dirigerait, nous, vers la demande d'un moratoire sur la régulation de trois à cinq ans pour pouvoir évaluer. Parce qu'il y a tellement de différences d'un pays à l'autre ! Mais globalement, ce qu'on voit bien, c'est qu'on gagne non seulement en sécurité publique –le cannabis, c'est 60% du trafic–, mais que l'on gagne aussi en messages de prévention, en régulation, en pureté des produits.
Encore une fois, on a tous ce souvenir de cette période de Chicago et de la prohibition de l'alcool qui a installé la mafia aux États-Unis pendant un siècle. On est en train de continuer les mêmes bêtises et ce ne sont pas 200 gendarmes à Saint-Tropez ou à Marseille qui feront trembler les descendants d'El Chapo ou Pablo Escobar.
Ce n'est pas la légalisation qui endigue le trafic ?
Non, cela sera insuffisant, mais c'est vraiment beaucoup de travail et de questions précises, que ce soit sur la prévention, ou la réduction des risques. Tout est horriblement complexe. Cela ne sera pas du noir ou blanc. Mais la seule certitude qu'on ait, hélas, sauf pour faire de la com politique, c'est que ce système de prohibition depuis un demi-siècle a totalement échoué. On parle de guerre à la drogue, mais en fait, la plupart des guerres ont une fin. Si on continue comme ça, cela ne sera même pas une guerre parce qu'elle sera sans fin.
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L’Argentine: L’industrie du cannabis médical et du chanvre industriel est un secteur avec d’excellentes opportunités
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L’Argentine: L’industrie du cannabis médical et du chanvre industriel est un secteur avec d’excellentes opportunités
Thomas Haeflin
 
01/09/2021
 
 Business, Featured
L’industrie du cannabis est un secteur doté « d’excellentes potentialités » en Argentine où il pourrait créer plus de 10.000 emplois, a affirmé le ministre du Développement productif, Matías Kulfas, cité par la presse.
Selon le ministre, l’industrie du cannabis médical et du chanvre industriel est « un secteur avec d’excellentes opportunités de développement pour l’Argentine », un pays qui « a beaucoup à apporter » à travers l’approbation de la loi en attente de vote au Congrès.
En inaugurant le « Premier Congrès International du Cannabis et du Développement Productif », Kulfas a prédit qu’ »un nouveau secteur industriel s’ouvrira en Argentine » qui permettra la création de plus de 10 mille emplois.
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Duel : pour ou contre une légalisation du cannabis ?
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Duel : pour ou contre une légalisation du cannabis ?
Publié le 01/09/2021 17:01 Vers une légalisation du cannabis ? On a posé la question à Caroline Janvier, députée de la majorité et co-autrice d'un rapport sur le cannabis, et Samia Ghali, maire-adjointe de Marseille. L'une est pour, l'autre est contre. Voici leurs arguments.
Pour la députée Caroline Janvier (LREM), la France fait partie des pays les plus prohibitifs face à la consommation de cannabis. "On a des peines de prison, un an de prison, si vous consommez du cannabis. Et qu'est-ce qu'on voit ? Eh bien, on a le résultat inverse de celui recherché puisque les Français sont les plus gros consommateurs d'Europe de cannabis et cette consommation continue d'augmenter année après année", pointe-t-elle.
 
À ce constat, Samia Ghali répond que si la consommation est autant élevée, "c'est qu'il y a quelque chose qui ne va pas". Elle prône ainsi d'aller plus loin, notamment en cherchant directement la cause. "Peut-être au niveau des soins, des médecins de ville, au niveau des médecins, ne serait-ce que pour aider les gens à se désintoxiquer", propose-t-elle.
Une façon de limiter les trafics ?
Selon Caroline Janvier, la légalisation encadrée du cannabis serait un moyen "d'assécher une partie des trafics" et ainsi d'encadrer dans un cadre légal ce qui, aujourd'hui, fait l'objet d'un "marché noir avec des réseaux criminels". Elle se base notamment sur les États américains ayant légalisé le cannabis, comme la Californie, le Colorado ou encore l'État de Washington : "Ils ont constaté une baisse de la criminalité, des violences, des viols, et donc ça, un certain nombre d'études le montrent de façon évidente."
 
Face à ce raisonnement, Samia Ghali rétorque qu'il faudrait, dans ce cas, "tout légaliser pour qu'il n'y ait plus de trafic du tout", laquelle ajoute que ce n'est pas la seule légalisation du cannabis qui viendrait endiguer l'insécurité dans les quartiers.
Qu'en est-il de la santé et de la prévention ? 
Caroline Janvier pointe l'absence de prévention et d'accompagnement thérapeutique des dealers vis-à-vis des consommateurs. "En légalisant, l'État pourrait faire ce qu'il fait avec le tabac et l'alcool, mettre en place une politique de santé publique", estime la députée.
ddictions/cannabis/video-duel-pour-ou-contre-une-legalisation-du-cannabis_4756275.html
 
 
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CBD : une révolution du côté d’Apple
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CBD : une révolution du côté d’Apple
Laure Marciellienne 2 septembre 2021, 11h27 (02/09/2021)
CBD : une révolution du côté d’Apple
Le CBD. Une substance de plus en plus consommée ces derniers temps.
En effet, il n’est plus rare de croiser des personnes consommant régulièrement du CBD afin de soulager leurs troubles du sommeil ou encore des problèmes d’anxiété, mais aussi des patients utilisant le CBD en complément de leur traitement dans le cas de maladies neurologiques comme la maladie de Parkinson par exemple.
Aussi, le CBD peut être utilisé en cas de légères infections cutanées.
Une substance multiface, qu’il devient de plus en plus simple de se procurer par le biais de boutique physique ou encore sur internet, encore plus simplement qu’avant grâce à Google et Apple.
L’App Store autorise la vente de CBD sur sa plateforme
Autrefois, il était totalement impossible de se procurer des substances telles que du CBD à travers l’AppStore d’Apple. En effet, Apple interdisait à tous les services de vente et de livraison de cannabis d’être présent sur sa plateforme. Cependant, c’est très récemment que le géant américain de la technologie a décidé de changer d’avis et de mettre à jour sa législation. Cette interdiction est désormais levée.
En revanche, Apple à tout de même établi quelques restrictions. Pour toutes les applications qui concernent la vente de cannabis, et donc logiquement aussi pour l’App Store d’Apple, cette dernière doit être soumise et sous contrôle géographique restreint en fonction de la juridiction.
C’est-à-dire que cette partie de l’application ne sera disponible que dans les endroits où cette substance est légale et autorisée. Aussi, le programme doit obligatoirement être contrôlé par une entité légale qui sera en capacité de fournir les services, mais pas par un développeur individuel.
C’est à la date du 7 juin que l’entreprise américaine a décidé d’effectuer la publication de la nouvelle version de sa législation et de ce qui constitue ses lignes directrices en ce qui concerne l’examen de toutes les applications qui pourraient être disponibles sur l’App Store. Toutes ses informations étaient réunies dans un document plutôt long, ce dernier reprenant et dictant toutes les règles et conditions que les applications seront dans l’obligation de respecter dans le but d’être approuvées par le service Apple et donc d’être disponible pour tous les utilisateurs de l’App Store.
Ainsi, il sera dès à présent possible de retrouver sur App Store, et dans les régions autorisant la vente et la consommation de CBD, des services de vente et de livraison à domicile.
Android et Google Play restent sur leur position d’interdire les produits à base de CBD sur leur plateforme
Même si Apple a pris de nouvelles dispositions en ce qui concerne le CBD, ce n’est pas le cas de ses concurrents. En effet, Android et Google Play continuent d’interdire ce genre de vente sur leur plateforme. Lors de l’année 2019, ils ont même effectué une mise à jour de leur politique afin de strictement interdire tout moyen de mettre en relation leur client ou utilisateur avec le CBD ou le cannabis, même si cette substance est légale dans l’État dans lequel ils vivent.
Pour eux, autoriser ce genre d’application ou de programmes à prendre place sur la plateforme c’est faciliter la vente de produits dans lesquels on retrouve du THC, ce qui totalement à l’opposé de leur politique. Google décide donc de ne pas suivre l’autre géant Américain de la technologie Appel en continuant d’interdire la présence d’application et de programme contenant du cannabis ou du CBD sur ses plateformes.
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Où en est l'expérimentation du cannabis médical en France métropolitaine et en Outremer ?
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https://www.lamontagne.fr/clermont-ferrand-63000/actualites/ou-en-est-l-experimentation-du-cannabis-medical-en-france-et-en-outremer_14004670/
 
Où en est l'expérimentation du cannabis médical en France métropolitaine et en Outremer
Publié le 02/09/2021 à 17h42
  L'expérimentation relative au cannabis à usage médical a débuté en France métropolitaine et en Outremer, en mars dernier. Cinq mois plus tard, environ six cents patients ont été inclus. Le dispositif est opérationnel. En mars dernier, Olivier Véran, ministre des solidarités et de la santé avait donné le feu vert à l’expérimentation du cannabis médical en France métropolitaine et Outremer, en remettant à un patient, au CHU de Clermont-Ferrand, la toute première prescription.
  Cinq mois plus tard, près de six cents patients sur les 3.000 places prévues ont été inclus dans deux cents structures hospitalières. Cette étude vise à recueillir les premières données françaises sur l’efficacité et la sécurité du cannabis à des fins thérapeutiques, ainsi qu’à préparer les circuits de sa mise à disposition.
« Cela se fait progressivement »
« Cela se fait progressivement. Nous avons débuté par la formation des médecins hospitaliers, et nous expérimentons le passage de relais ville-hôpital ainsi que le cadre de prescription. Les médecins généralistes ne sont pas encore formés », souligne le professeur Nicolas Authier, chef du service de pharmacologie médicale du CHU de Clermont-Ferrand, qui préside le comité scientifique pour le cannabis médical de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé.
L’expérimentation du cannabis médical lancée ce vendredi, en France, par le ministre Olivier Véran depuis Clermont-Ferrand
Ces traitements comprenant des principes actifs dérivés du cannabis constituent de nouveaux outils thérapeutiques pour des patients non soulagés par les traitements conventionnels ou ne les supportant pas. Administrés sous forme d'huile, depuis août, ils le sont aussi sous forme de fleurs séchées en inhalation.
Satisfactions
Pour l’heure, « nous avons des satisfactions de l’amélioration clinique de certains patients, pas tous, plusieurs dizaines ont arrêté le traitement parce que ce n’était pas efficace ou mal toléré », note le professeur Authier.
« Nous poursuivons l’inclusion et nous allons vite nous rendre compte si le dispositif de parcours de soins de l’hôpital vers la ville est le bon dispositif. En tout cas, il est opérationnel ». 
Michèle Gardette
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Désintox. Non, les pays ayant légalisé le cannabis ne sont pas revenus sur leur décision
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Désintox. Non, les pays ayant légalisé le cannabis ne sont pas revenus sur leur décision
Publié le 01/09/2021 13:04   Interrogé au sujet de la légalisation du cannabis sur BFMTV, Gérald Darmanin s’est emporté. Pas question d’y songer, encore moins de l’évoquer
Interrogé au sujet de la légalisation du cannabis sur BFMTV, Gérald Darmanin s’est emporté. Pas question d’y songer, encore moins de l’évoquer. « Ça décourage les policiers, ça ruine l’éducation des enfants » s’exclame-t-il. S’ensuit un ping pong entre le journaliste et le ministre : « - Mais des états l’ont fait ! » - « C’est un échec ! » - « Si c’était un échec il seraient revenus dessus » - « Mais une grande partie de ces états et de l’opinion publique revient sur ces légalisations ».
Des pays qui ont légalisé la consommation du cannabis puis ont fait machine arrière ? Vérification faite, il n’y en a en fait aucun, selon plusieurs sources spécialisées dans la législation sur la drogue. « Il faudrait remonter à la décolonisation de pays comme le Maroc, s’amuse Yann Bisiou, maître de conférence en droit privé. Ou alors aux années 70 aux États-Unis, où la consommation était relativement tolérée, sans être légale, avant que Reagan, devenu président, ne s’y oppose. »
Une autre source complète : « Des pays ont du mal à légaliser, malgré les promesses, mais personne n’est revenu sur une telle loi une fois en vigueur ». Le cabinet de Darmanin n’a jamais précisé à Désintox à quels pays faisait référence le ministre.
Ce qui est vrai, c’est que quelques pays ont hésité dans leur politique de dépénalisation : certains ont ainsi atténué les peines infligées aux consommateurs et vendeurs de cannabis, avant de durcir le ton. « C'est le cas du Royaume-Uni ou de l’Italie, nous confie la source citée plus haut, à chaque fois sous l’influence de gouvernements conservateurs ». Mais parmi les pays qui ont légalisé l’usage récréatif de la marijuana, comme l’Uruguay, le Canada, ou encore plusieurs États américains comme la Californie ou le Colorado, aucun n’est revenu en arrière.
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Le Panama légalise le cannabis à usage médical
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https://www.francetvinfo.fr/sante/drogue-addictions/cannabis/le-panama-legalise-le-cannabis-a-usage-medical_4754913.html
 
 
Le Panama légalise le cannabis à usage médical
L'usage du cannabis sera réservé à des "fins thérapeutiques, médicales, vétérinaires, scientifiques et de recherche sur tout le territoire national".
 
Une fiole d'huile de CBD dans un champ de cannabis. (IGOR STEVANOVIC / SCIENCE PHOTO / IST / AFP)
 
Il est le premier pays d'Amérique centrale à sauter le pas. Le Parlement du Panama a approuvé lundi 30 août un projet de loi légalisant l'usage du cannabis à des fins médicales. Ce projet, à l'initiative du président de l'assemblée législative du Parlement panaméen, a été approuvé par 44 voix pour et aucune contre. Le texte doit encore être promulgué par le président Laurentino Cortizo.
L'usage du cannabis sera réservé à des "fins thérapeutiques, médicales, vétérinaires, scientifiques et de recherche sur tout le territoire national", indique le texte.
Des licences délivrées par l'Etat
Les défenseurs de la mesure veulent améliorer la qualité de vie des malades souffrant de glaucomes, épilepsie, arthrite, migraines, convulsions et d'autres types de douleur, mais aussi du cancer. La culture du cannabis, son exploitation, son usage et sa commercialisation, y compris à l'exportation, seront encadrés via des licences accordées par l'Etat.
Depuis la fin mars, l'usage du cannabis médical est autorisé en France dans le cadre d'une expérimentation de deux ans, portant sur 3 000 patients. Cette expérimentation, mise en place par l'ANSM, ne porte pas sur l'efficacité des traitements – déjà observée à l'étranger – mais sur la faisabilité d'une généralisation de leur usage sur le territoire national.
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Cannabis au volant : Gérald Darmanin fait une "séquence de communication" pour afficher les "muscles de l'Intérieur" analyse un addictologue
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Cannabis au volant : Gérald Darmanin fait une "séquence de communication" pour afficher les "muscles de l'Intérieur" analyse un addictologue
Le président de la Fédération française d'addictologie rappelle que l'alcool tue plus de personnes que le cannabis.
    Un consommateur de cannabis à Paris, le 26 septembre 2019.  (PIERRE GAUTHERON / HANS LUCAS / AFP)
"On voit bien que c'est une séquence de communication", une "politique d'affichage des muscles de l'Intérieur", observe le chef du département de psychiatrie-addictologie à l'hôpital université Paul Brousse Amine Benyamina lundi 16 août sur franceinfo, alors que Gérald Darmanin a annoncé dans Le Figaro qu'il allait lancer une campagne de sensibilisation contre le cannabis au volant et augmenter les dépistages. Le président de la Fédération française d'addictologie rappelle que l'alcool tue plus de personnes que le cannabis.
Pensez-vous que les dépistages annoncés par le ministre de l'Intérieur vont permettre de réduire la mortalité sur les routes ?
Il est très difficile de contrôler ce que consomment les personnes qui prennent le volant, en dehors des stupéfiants qui sont interdits, il y a le contrôle des médicaments, de l'alcool... C'est une bonne idée pour limiter les morts sur la route, simplement il faut revenir un peu sur les statistiques. Ce qui tue le plus actuellement, ce ne sont pas les stupéfiants. Le cannabis tue 120 personnes, l'alcool 42 000 et le tabac 75 000. J'aurais aimé lire, dans l'interview qu'a faite notre ministre de l'Intérieur, sa stratégie de lutte contre la consommation d'alcool au volant. On voit bien le séquençage du ministre de l'Intérieur sur la question des drogues. Il dit qu'il s'attaque au fléau de la drogue, c'est tant mieux, mais j'ai quand même le sentiment qu'on est encore sur une manière de stigmatiser les drogués plus que la drogue, puisque la lutte contre la drogue en vérité, c'est une politique qui est basée sur trois éléments essentiels : la prévention, le soin et l'ordre. Il a en charge l'ordre en tant que ministre de l'Intérieur, mais quid de la prévention et du soin ? Quid des drogues dont on sait maintenant qu'elles sont pourvoyeuses de mort ? La première qui tue sur la route en France, c'est l'alcool.
Diriez-vous que vous êtes donc dubitatif face à ces annonces ?
Je ne suis pas dubitatif, je suis pragmatique. Je vois comment le ministre de l'Intérieur est en train de traiter la question de la drogue. Je ne veux pas lui faire de procès d'intention, ce sont toujours de bonnes nouvelles quand on s'attaque à un fléau qui tue les jeunes et les moins jeunes. En revanche, je m'étonne qu'il n'y ait pas de volet de réduction des risques liés à l'alcool, qui très clairement montrerait son intérêt à la fois en France dans d'autres situations et partout dans le monde. On a souvent le sentiment qu'il y a une opposition entre une politique de santé pragmatique et une politique d'affichage des muscles de l'Intérieur. On en a besoin, mais très clairement c'est une politique de l'affichage. On voit bien que c'est une séquence de communication avec une interview ce matin dans Le Figaro et un déplacement à Cavaillon. Quid de la politique de soins ? On l'attend. On a toujours l'impression que le ministre de l'Intérieur s'affiche pour montrer les chiffres. Je vous rappelle simplement qu'il y a quelques années on a quand même émis un rapport extrêmement sérieux et on s'est rendu compte que, concernant les accidents liés au cannabis, il y avait plus de fantasmes que de réalité sur le terrain. Le cannabis a un impact, mais bien moins important que celui de l'alcool et on a confondu les deux quand, dans le cocktail alcool-cannabis, on a mis en avant le cannabis.
Gérald Darmanin oublie-t-il de lutter contre les risques liés à l'alcool ?
Je pense qu'il n'oublie pas, c'est une volonté de sa part de mettre en avant la problématique de la drogue et dire qu'il est là pour lutter contre ça. Je le comprends. Il est dans son rôle. En revanche, la racine même de la lutte contre le cannabis et les drogues n'est pas que dans la répression, elle est dans la prévention, dans la promotion des structures comme les salles de consommation à moindre risque, c'est dans le vrai débat sur la modification de la loi concernant le cannabis pour couper les problématiques à la base. C'est très clairement de son ressort et des possibilités de sa compétence, et on a le sentiment qu'il n'y a rien. Contre l'alcool, on le sait, il y a une vraie frilosité avec ce gouvernement, on verra bien ce que ça va donner dans les mois à venir. Tout en saluant les actes du ministre de l'Intérieur, on attend une vraie politique globale et on ose espérer un jour avoir à la fois le ministre de la Santé Olivier Véran et le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin annoncer des choses en même temps.
 
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Entretien : faut-il légaliser le cannabis ?
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Entretien : faut-il légaliser le cannabis ?
Publié le 27/05/2021 17:16  Durée de la vidéo : 4 min. <iframe width="560" height="315" src="//embedftv-a.akamaihd.net/95118167c45ea05b6b190e1e37222021" frameborder="0" scrolling="no" allowfullscreen></iframe>   Renaud Colson, maître de conférences à l'université de Nantes, et Henri Bergeron, directeur de recherche au CNRS, co-signent Faut-il légaliser le cannabis ?. Ils y analysent les expériences des pays légalisateurs et l'influence de la légalisation sur le trafic.    Les équipes de France Télévisions ont rencontré Renaud Colson, maître de conférences à l'université de Nantes, qui a co-écrit avec Henri Bergeron, directeur de recherche au CNRS, Faut-il légaliser le cannabis ?. S'il déconseille formellement l'usage de cannabis, qui reste "une drogue potentiellement dangereuse", il étudie l'impact de la légalisation sur le trafic de drogue. Selon le chercheur, le trafic de cannabis est source de violence. "Cette violence vient de son interdiction et des trafics que son interdiction engendre."   Le risque des produits frelatés
En France, 5 millions de personnes consomment du cannabis, dont 900 000 sont des usagers réguliers. L'interdiction du cannabis ne permet pas de contrôler la qualité du produit vendu. "Il y a eu de l'herbe coupée avec des microbilles de verre pour en alourdir le poids, il y a des fleurs de chanvre à faible teneur en THC qu'on vaporise avec des cannabinoïdes de synthèse qui sont particulièrement dangereux", explique l'expert. Certains pays ont fait le choix de la légalisation, comme l'Uruguay ou le Canada. Selon Renaud Colson, la légalisation dans ces pays a permis de faire diminuer la consommation chez les plus jeunes : le trafic existe toujours, mais il est plus résiduel, et l'interdiction de la vente aux plus jeunes rend difficile leur approvisionnement. 
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