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France - «Les buralistes sont prêts à vendre du cannabis», annonce leur président

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mrpolo

En cas de légalisation de la marijuana, le président de la Confédération des buralistes, Philippe Coy, s’est positionné auprès de la ministre de la Santé.

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Philippe Coy, 48 ans, a été élu en octobre à la tête de la Confédération nationale des buralistes. PHOTOPQR/L’Alsace/Dominique Gutekunst

 

C’est un feuilleton qui n’en finit plus. Alors que les coffee-shops, ces boutiques de cannabis light (CBD) se multiplient en même temps que les mises en examen en France, que l’arrivée du chanvre à usage médical est en discussion au ministère de la Santé, voilà réapparaître le bon vieux débat sur la dépénalisation de la marijuana.

Dans ce contexte, le nouveau président de la Confédération des buralistes, Philippe Coy, 48 ans, élu en octobre, compte bien tirer son épingle du jeu. Ce marchand de tabac à Lescar (Pyrénées-Atlantiques), près de Pau, nous l’annonce, si le cannabis est un jour légalisé – ce qu’il souhaite –, il veut que les buralistes soient les premiers à en vendre.

 

Pourquoi avoir reculé sur le CBD ?

Il y a six mois, nous avons commencé à vendre des e-liquides de cigarette électronique à base de cette molécule, en plein boom. Ils semblaient à l’époque légaux. Puis il y a eu un déferlement avec l’ouverture de magasins qui commercialisaient cette fois-ci des sirops, cristaux et surtout des fleurs de cannabidiol. Mais, en juin, la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca) s’est positionnée en disant que c’était interdit. La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a eu des explications confuses mais, lorsque l’on recoupe les informations, on comprend que ces produits ne peuvent, aujourd’hui, être vendus. Depuis quelques semaines, les arrestations et les fermetures s’accélèrent, le CBD défraie la chronique. Il fallait donc appliquer un principe de précaution. Nous sommes des commerçants responsables, j’ai donc demandé à tous les buralistes de suspendre la vente des e-liquides.

 

Pourtant, certains en vendent toujours…

En tant que président de la confédération, je représente 25 000 établissements. Si certains veulent continuer, je ne peux pas les en empêcher. Chacun fait ce qu’il veut. Je ne reste pas fermé sur le sujet. Si la législation s’éclaircit, nous assurerons la vente de CBD. Le 18 juin, j’ai même proposé à la ministre de la Santé d’aller plus loin et de devenir le premier réseau de référence du cannabis s’il est, un jour, légalisé dans l’Hexagone.

 

Au-delà du CBD, vous seriez donc prêt à vendre de la marijuana ?

Nous sommes pour le cannabis récréatif s’il est réglementé. Et nous sommes prêts à en commercialiser dans nos bureaux de tabac.

 

Sous quelle forme ? Vous iriez jusqu’à vendre de la résine ou de l’herbe ?

Nous n’en sommes pas là mais je ne m’interdis rien. On verra ce qui est autorisé et on s’adaptera. Une chose est sûre, on est le réseau le plus adapté et le plus légitime. 10 millions de Français fréquentent nos bureaux de tabac. Quant au cannabis thérapeutique, je laisse cela aux médecins.

 

Est-ce une façon de compenser la baisse des ventes de tabac ?

Je préfère parler de complément. Mais aussi d’évolution sociétale que je mets sur le même plan que la cigarette électronique. Il y a cinq ans, lorsque la vapoteuse est arrivée, nous n’y avons pas cru. On ne va pas se mentir, on a loupé ce rendez-vous et on y revient aujourd’hui. Si le CBD et plus largement le cannabis sont autorisés, on veut être présent sur ce marché. On demande même l’exclusivité. On est dans un plan de transformation car les ventes de cigarettes sont amenées à baisser. Il faut donc saisir toutes les opportunités de générer de l’économie.

 

Source: leparisien.fr

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Guest JBdu14

Soir tout le monde,

 

Bah dit donc comme il saute sur le beefsteak. 

 

Après constater que la vente chez les buraliste diminue (surtout a cause de l'etat moins fumer de tabac hausse des prix) les buraliste veulent pas louper ce marché TRES prometteur semble ils pour eux.

 

Mais cela ne regle pas certains probleme toujours en vigeur comme par exemple le depistage de THC effectué par salive.

Meme en fumant une beu uniquement CBD il y a quand meme un peu de THC <0.2% qui est suffisant pour rendre positif le contrôle. il faudra donc aller jusqu'a la prise de sang pour prouver qu'on a pas de THC au dessus de la limite??? mais quelle limite legal il n'y en a pas en fait.

 

Trop plein de vide juridique a combler avant d'arriver a une legalisation.

 

En tout cas eux ont sait pourquoi ils veulent en vendre le POGNON !!!

 

JB.

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sensky94

salut,

 

Esperont qu'avec la pression du pognon, l'etait finit par dépénaliser, ce sera deja "un grand pas pour un petit pays".

 

bye

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Quakers

Salut

 

Perso, je vois pas en quoi ils sont les plus " légitimes " si un jour la légalisation est votée.  

 

Pour moi ils ne sont pas plus légitimes  que les pharmaciens,  par exemple.

 

Et puis cette photo ...cette tête sympathique  nous ferait presque oublié qu il est le représentant des plus grands vendeurs de mort de France . 

 

 

 

 

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Lamictal

Yop,

 

le rôle et la puissance que représente l’industrie pharmaceutique en France est exceptionnelle et c'est elle qui décide .. donc niveau médicament/traitement c'est pas prêt d'arriver !

 

Concernant le récréatif il ne faut pas rêver non plus: les dividendes sur les ventes, via les cités entre autre, que fait la mafia empêche toute légalisation , même en Hollande ce n'est pas encore légal car la mafia fait pression pour conserver ses bénéfices sur les ventes de weed/hasch.

 

Ceci est mon avis et n'engage que moi.

 

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(image d'illustration..)

 

:yepah:

 

Edited by Lamictal
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Hello,

 

Moi non plus, je ne les trouve pas plus légitimes que d'autres qui ouvriraient un coffee shop. Car certes, ils ont un réseau qui est déjà installé et disposent d'un bon maillage territorial, mais je pense qu'on a aussi besoin d'avoir des petites boutiques où on pourra parler du produit avec le vendeur. C'est un peu comme avec les gens qui vendent des bons produits du terroir ou du bon vin... il faut pouvoir échanger avec eux sur la qualité, les origines etc. Je ne pense pas que les buralistes seront dans cette optique (même au niveau prévention, je pense qu'ils ne seraient pas capables d'assurer... C'est dire. Après tout, ils ne sont pas là pour perdre leur temps à discuter. Ils sont là pour encaisser et point barre, et je pense même qu'ils vendront des produits standardisés qu'ils ne connaîtrons même pas de toute façon). Bon après, je voudrais rectifier une erreur qui s'est glissée dans l'article: "les buralistes n'ont pas loupé le coche de la cigarette électronique, c'est le monopole de la cigarette électronique qui leur a été refusé par l'état". Ils ont essayé de la faire passer pour un produit du tabac alors qu'il n'y a aucun tabac et aucune fumée dedans et ça, c'est pas passé. Par contre, ils risquent d'avoir plus de chance avec la weed qui se fume vraiment. Et comme ils ont l'exclusivité sur tout ce qui se fume de près ou de loin... c'est mal barré pour la concurrence.

 

@+

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dnBhaze

Salut

baroud d’honneur..

les tabacs ferment les uns après les autres à cause des taxes successives.

 

les seuls fumeurs que je connaisse n’achètent plus les clopes en France.

La débrouille avec les potes qui vont à l étranger.

Ou alors les réseaux parallèles qui augmentent sans cesse.

 

comme les chiffres des ventes baissent, ils rentrent ça dans leur stats et revendiquent bien faire leur job.. moins de fumeurs ;) 

Bien sûr il n’en est rien.

 

A la limite depuis quelques temps je n’ai jamais payé si peu cher le tabac ;) merci les gars..

moi qui allait me mettre à le faire pousser.

 

donc continuez à faire de la merde en barre, nous on passe encore notre tour ^^

Je la vois d’ici là weed « marlboro/monsanto » .. et ses additifs secrets mmmh! 

 

Perso, de savoir quelle weed dans quel substrat avec quels engrais .. ça j ai jamais vu et je pense pas que je verrai un jour dans un point de vente.

 

Bien sûr rien ne remplace l auto production.

il y a des points de vente de confiance, mais pas que.

 

auto production!!

dnB

Edited by dnBhaze
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Hello,

 

De toute façon, si on est pragmatique et qu'on pose vraiment le problème de santé publique sur la table, on peut dire que c'est un problème de vendre des produits à fumer. La combustion est mauvaise pour la santé et ça, c'est prouvé. 75 000 morts par an en France sont dus au tabagisme. Je dis que si on veut combattre une mauvaise pratique, il faut limiter les risques. Et là, on en rajouterai un en autorisant le monopole de la vente de cannabis aux buralistes qui, bien entendu, le vendraient en tant que produit à fumer. Nous devons donc donner le monopole de la vente de cannabis aux shop de ecigarette, leur concurrent direct. Pourquoi ?! Parce qu'on ne vendrait plus le cannabis en tant que produit à fumer, mais en tant que produit à vaporiser. Les shops de vape qui ont déjà le réseau et les compétences pour vendre des vaporisateurs, seraient complètement indiqué pour ce marché. En sachant que les vendeurs de ces boutiques sont déjà formés au conseil des clients qu'ils pratiquent quotidiennement dans leur activité, qu'ils connaissent le matériel qu'ils vendent et le maîtrisent pour leur clients qu'ils doivent à leur tour former. Ce n'est donc pas le même métier que buraliste qui conseille rien. Ainsi, on est honnête et on se bat pour limiter les pratiques à risques dans notre pays. On arrête de se tromper de catégorie de vendeur pour le bien de la population. Bien-sur, le cannabis pourrait continuer d'être fumé, mais il n'y aurait plus d'incitation à la combustion. La vaporisation serait mise en avant.

 

@+

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karmik

re,

 

pas mal ton raisonnement sur qui doit vendre la weed. Mais je ne suis pas d'accord non plus pour les shops de vap.

Il faut créer un nouveau réseau indépendant, un mélange de coffee shop et d'officines US. Avec des gens formés sur les propriétés organoleptiques et effets du cannabis, et qui dans l'idéal s'approvisionnent localement ou font pousser eux meme.

Oui ok pour faire l'éloge de la vap pour le coté médicinal, mais le cannabis n'est pas un médicament et ne peut etre vendu tel quel, donc chacun est libre d'en disposer comme il le souhaite.

enfin bon on fait des plans sur la comète, mais celle ci n'est pas prête à atterrir encore!

 

++

 

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FranckyVincent

Salut,

 

Quelque soit le lieu où il sera vendu et que le vendeur soit formé ou pas, la seule manière de stopper la consommation par combustion est de ne pas vendre le cannabis sous forme de fleurs.

 

++

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karmik

hep,

 

oui mais pourquoi arreter la conso par combustion? chacun consomme comme il le souhaite, et si c'est pour soigner il faut des extraits concentrés, fumer ça sert à rien c sur!

 

++

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FranckyVincent

Re,

 

C'était une manière détournée pour dire que la combustion a de beaux jours devant elle!

 

++

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UFCM-I Care

Hey

 

bah carrement hein pourquoi s'en priver ...

 

@+

 

:bye:

 

 

Le président de la confédération nationale des buralistes, Philippe Coy, se dit favorable à la vente de cannabidiol («cannabis light», CBD) dans les 25 000 bureaux de tabac qu’il représente : «On est dans un plan de transformation car les ventes de cigarettes sont amenées à baisser. Il faut donc saisir toutes les opportunités», a-t-il déclaré au Parisien dimanche. Ces derniers jours, cinq gérants de boutiques situées à Paris et Dijon vendant du CBD ont été mis en examen. Philippe Coy anticipe même une légalisation de la vente du cannabis : «Si le CBD et plus largement le cannabis sont autorisés, on veut être présent sur ce marché. On demande même l’exclusivité.»

 

 

http://www.liberation.fr/france/2018/07/22/philippe-coy-nous-sommes-pour-le-cannabis-recreatif-s-il-est-reglemente-et-nous-sommes-prets-a-en-co_1668180

Edited by UFCM-I Care
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