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Indi-Punky

Coffee-shops en France : le ministère de la Justice durcit la répression contre la vente de cannabis

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toto35
Le 29/07/2018 à 07:56, Indi-Punky a dit :

Bonjour

En France la fleur est interdite, tu peux la faire pousser mais pas la travailler . C'est pour cela que la majorité des herbes CBD ou des produits CBD proviennent de suisse d’Italie des pays de l'est etc

 

Salut indy,

 

Sais tu de quelles variétés il s agit?

 

Merci,

Bonne soirée.

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Indi-Punky

Yop

 

Les suisses c’était principalement des dérivés de dinamed, le reste c’était des cross a base de chanvre textile (de tête je crois le fedora)

 

DSC_0091 (Grand).jpeg

 

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UFCM-I Care

Hey

 

hop hop Bis répétitas ..... :ph34r:

 

:lire:

 

@+

 

:bye:

 

Dans l’Eure, les positions du procureur et d’élus divergent sur la question du cannabidiol (CBD)

 
Publié 03/08/2018 23:20
 
    Stupéfiants. Fin juin, deux magasins ont fermé. Pourtant, le député LREM Fabien Gouttefarde avait visité le magasin de Conches-en-Ouche, sous les conseils de son suppléant, Jérôme Pasco, qui regrette un « flou juridique » et exige « un débat » sur le cannabidiol.
       
       

      Deux boutiques spécialisées dans les produits contenant le fameux cannabidiol (CBD), un dérivé du cannabis, ont fermé coup sur coup dans l’Eure, les 27 et 30 juillet, à Évreux et Conches-en-Ouche. Leurs gérants sont poursuivis pour trafic de stupéfiants. Selon le procureur adjoint de la République d’Évreux, Éric Neveu, qui s’exprimait hier vendredi 3 août 2018, le sujet est clos : « Toute commercialisation de produits contenant du THC est prohibée. »

      Le CBD ne peut être vendu que sous deux conditions : « Le cannabidiol doit avoir été obtenu à partir de fibres et graines de cannabis Stiva L », et non pas à partir de « feuilles, fleurs ou têtes de plants de cannabis ». De plus, les produits finis ne peuvent en aucun cas contenir du THC. Le fameux taux de 0,20 % n’est applicable qu’à « la plante elle-même ».

      À Conches, le propriétaire « franc jeu »

      La messe ne semble toutefois pas près d’être dite. Suppléant de Fabien Gouttefarde, député LREM de l’Eure, et premier adjoint de Conches-en-Ouche, Jérôme Pasco « comprend la position de la ministre de la Santé », mais regrette la fermeture d’Histoire de graines, le magasin ouvert dans sa ville depuis février. « C’est un travailleur honnête, qui vendait tout sauf de la drogue », indique l’élu à propos de Julien Gourc’hant, le gérant. Un établissement visité par le député lui-même début juin, et fréquenté occasionnellement par Jérôme Pasco, qui y a acheté « une crème musculaire et des gélules antidouleur à base de CBD ».

      Selon l’élu, le vendeur de CBD avait joué « franc jeu avec les autorités locales. Il a présenté ses produits à la gendarmerie et les a même laissés prendre un échantillon pour analyse en preuve de sa bonne foi. » Le premier adjoint souhaite un « vrai débat autour du CBD et du cannabis. On vit dans un pays qui souffre d’une vraie hypocrisie sur le sujet. » Le gérant du magasin d’Évreux, Ishaq Aboudrar, fermé après moins de trois jours d’exploitation, n’a pas pu être joint.

       

      Source: paris-normandie.fr

       

       

       

      et dans Liberation :

       

      des fleurs de CBD ..... :boulet2:

       

      :ptdr:

      Cannabis light : la fin des plants sur la comète

      Par Clarisse Martin
      Ex-gérant d’une boutique de produits à base de CBD, une molécule non psychotrope, Thomas Traoré, qui pensait agir dans la légalité, a été mis en examen pour «trafic de stupéfiants». Des procédures contre des magasins comme le sien sont en cours.
       

      Au 39 de la rue de Clignancourt, dans le XVIIIarrondissement de Paris, le rideau de fer est baissé et la discrète mention «scellé - ne pas ouvrir» enjoint de ne pas s’aventurer au-delà. Thomas Traoré, ex-gérant de l’éphémère Bestown Shop qui occupait ces murs, admet avoir un pincement au cœur à cette vue. Après trois semaines d’ouverture, sa boutique spécialisée dans les produits à base de cannabidiol (CBD, une molécule non psychotrope du cannabis) a dû fermer ses portes. Visé par une information judiciaire ouverte par le parquet de Paris, le quadragénaire a été mis en examen le 12 juillet pour «trafic de stupéfiants» et «provocation à l’usage de stupéfiants». «Tout était en règle et puis patatras», résume-t-il.

       

      Le CBD est une molécule du cannabis que certains ont jugé légal, à partir du moment où le taux de THC (tétrahydrocannabinol, psychotrope), une autre molécule, était inférieur à 0,2 %. «C’est le THC qui est le stupéfiant, le CBD n’est pas classé comme tel. Le THC a des effets hallucinogènes alors que le CBD a des effets relaxants», explique l’addictologue Jean-Pierre Couteron. Si posséder, vendre ou consommer du cannabis est illégal en France, le pays reste le plus gros consommateur européen de produits (herbe ou résine) chargés en THC, selon la dernière étude de l’Observatoire européen des drogues et toxicomanies. Plusieurs millions de Français sont ainsi des consommateurs plus ou moins réguliers.

      Miel et marmelade

      Attablé dans un café au pied de la butte Montmartre, Thomas Traoré égrène les péripéties des derniers mois. Tout a commencé au printemps, lorsqu’un ami de Besançon lui parle de la boutique qu’il a ouverte dans le chef-lieu du Doubs. La spécialité ? Le CBD. Première réaction : «C’est illégal, t’es complètement fou.» Puis petit à petit, face à l’assurance de son ami, le Parisien se renseigne et finit par se dire «pourquoi pas moi ?». Il prend conseil auprès d’avocats qui le rassurent sur la légalité de la chose et décide de se lancer : le 13 juin, une nouvelle échoppe ouvre ses portes. Pas un «coffee shop», insiste Thomas à plusieurs reprises, car selon lui cela porterait à confusion avec les établissements d’Amsterdam.

       

      A défaut de pouvoir faire le tour du propriétaire, on se contentera de photos sur Instagram. Thomas décrit les lieux : un espace de vente d’environ 25 mètres carrés aux murs clairs et à la décoration épurée, qu’on jurerait d’inspiration scandinave. Un peu à l’image des nombreux concept stores de la capitale. Sur une photo, on voit quelques fleurs de CBD exposées sous une cloche en verre. «Quand on passait devant la boutique, c’était difficile de savoir ce qu’on vendait. C’était voulu», poursuit l’ex-gérant. Sur les étals, des petits pots de miel, de marmelade, du chocolat, des huiles et des sachets de tisane. Des produits alimentaires contenant tous du CBD et fabriqués en Suisse.

      Cancer et arthrite

      «Le jour où j’ai ouvert, raconte Thomas Traoré, j’avais alerté le commissariat du XVIIIe. Le chef de la BAC 18 [brigade anticriminalité, ndlr] est venu me voir le premier jour. En trois semaines d’ouverture, j’ai eu deux contrôles policiers et aucun n’a constaté de trouble à l’ordre public ou trouvé à redire.» Mais quand une dizaine de policiers déboulent le 10 juillet en fin de matinée, ce n’est plus un contrôle de routine. Perquisition de la boutique, mise sous scellé des lieux et des stocks, Thomas Traoré est placé en garde à vue pendant quarante-huit heures. Le 12 juillet, il est déféré devant un juge et mis en examen. «Pendant trois semaines j’ai une boutique légale, et le jour d’après je suis un trafiquant de drogue. Je n’ai rien à me reprocher. Je n’ouvre pas un magasin ayant pignon sur rue en sachant que c’est illégal. Tout était clean !» affirme-t-il avec vigueur.

       

      «On avait des tables où les gens pouvaient prendre une infusion et un petit carré de chocolat au CBD», poursuit le mis en cause. Dans sa clientèle, il estime que 40 % des acheteurs étaient des malades atteints de cancer, d’arthrite ou de sclérose en plaques. «La plupart achetaient de l’huile de CBD et disaient que ça soulageait leurs douleurs. Je ne conseillais rien, je ne suis pas médecin. Certains venaient et me montraient des messages de leur médecin qui préconisait la dose à prendre.» Toujours selon ses estimations, 40 % étaient des «vieux fumeurs», des gens qui consomment du cannabis depuis dix ou quinze ans et qui «cherchaient l’apaisement et le sommeil sans la défonce». Le reste, 20 % de curieux et de tout-venant. «J’interdisais les mineurs et les femmes enceintes. En l’absence de règles, j’ai posé les miennes. Un jour, des dealers du quartier sont venus. Ils ont compris en trois secondes qu’on ne vendait pas le même produit.» Il estime être victime d’une injustice : «Je ne me considère pas comme un militant de la cause [la légalisation du cannabis]. Je suis un entrepreneur, même si je n’aime pas le terme, j’y ai vu une possibilité.»

       

      Ces derniers mois, le nombre de boutiques commercialisant du CBD en France a culminé à 120, selon les estimations de l’association Norml (National Organization for the Reform of Marijuana Laws France). La législation sur la question n’a pourtant pas été assouplie, mais le ministère de la Justice croit savoir que cette floraison est due à l’arrivée sur le marché de produits (pharmaceutiques ou liquides pour cigarettes électroniques) contenant du CBD. Au départ mutiques, les pouvoirs publics ont sifflé la fin de la récré en juin.

      Fibres et graines

      Reconnaissant que la législation sur la question était «peut-être un peu floue», la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a estimé le 17 juin sur RTL que ces boutiques auraient fermé d’ici quelques mois. «Ces coffee shops se sont ouverts sur une zone grise du droit», admet la ministre au cours de l’interview. Cette «zone grise», c’est l’arrêté du 22 août 1990, qui édicte plusieurs conditions cumulatives pour que la «culture, l’importation, l’exportation et l’utilisation industrielle et commerciale des variétés de cannabis sativa L» soient autorisées. Pour que ce soit légal, il doit s’agir de l’exploitation des fibres et des graines de la plante seulement, avec une teneur initiale inférieure à 0,2 % de THC :21 variétés de cannabis sativa autorisées sont répertoriées.

       

      0,2 %, le chiffre où le bât blesse. Est-ce le produit fini ou la plante à la base de la préparation qui doit afficher un taux de THC inférieur à 0,2 % ? Vendeurs de CBD et pouvoirs publics font une lecture différente. Le 11 juin, la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca) s’est fendue d’une note aux airs de rappel à la loi, tranchant les divergences : «La présence de THC dans les produits finis, quel que soit son taux, est interdite.» Le 23 juillet, la Direction des affaires criminelles et des grâces (DACG) en remet une couche et adresse une dépêche aux parquets de France, enjoignant de donner des réponses pénales «avec une particulière fermeté». Depuis, les procédures s’accumulent, notamment dans les zones qui relèvent des parquets de Paris, Marseille, Dijon, Chalon-sur-Saône et Evreux.

       

      Selon les tests réalisés par les enquêteurs sur les produits de Bestown Shop, deux dépassaient le seuil de 0,2 % avec respectivement 0,24 % et 0,32 % de THC, relate Thomas Traoré, qui assure ne pas avoir été interpellé à cause de la teneur excessive de certains produits mais en raison des fleurs de CBD proposées à la vente, qui ne sont ni des fibres ni des graines visées par l’arrêté de 1990.

       

      Spécialiste du droit des drogues et maître de conférences à l’université Paul-Valéry de Montpellier, Yann Bisiou estime que le débat n’a aucun sens : «La législation n’a pas changé, mais la question revient tous les dix ans.» Pour le juriste, l’arrêté de 1990 n’est pas applicable aux boutiques précitées mais concerne seulement les produits pharmaceutiques, que ne prétendent pas vendre les magasins de CBD. «Ce qui me choque, c’est que c’est une application extensive de la loi, qui porte atteinte au principe de légalité : on ne peut pas vous accuser de faits qui ne sont pas expressément prévus par la loi pénale.»

       

      Yann Bisiou souligne aussi le fait que le cannabidiol ne fait plus partie de la liste de produits interdits par la Convention internationale contre le dopage dans le sport depuis janvier 2018. «Un footballeur pourrait en prendre, mais pas une mamie pour une tisane ?» s’insurge-t-il, jugeant que cette répression ne devrait «pas être une priorité, alors que la France est le premier pays européen en termes de consommation de cannabis».

       

      Contacté par Libération, l’avocat de Thomas Traoré évoque une affaire qui «dépasse complètement» son client. «Il n’a aucun casier, il pensait sincèrement que c’était légal», défend Me Michaël Bendavid, qui souligne, dans une allusion aux propos d’Agnès Buzyn, que «le droit pénal ne s’accommode pas des zones grises. Cela doit bénéficier au mis en cause». Thomas Traoré encourt une peine de dix ans d’emprisonnement et 7,5 millions d’euros d’amende.

       

      http://www.liberation.fr/france/2018/08/03/cannabis-light-la-fin-des-plants-sur-la-comete_1670722

       

       

      Clarisse Martin
      Edited by UFCM-I Care
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      animalxxx

      Slt

       

      @toto35 pour compléter indi, je crois que j'ai vu marqué sur des shops qu'il y avait de la finola, et aussi 2 variétés italienne de tête genre 2lettre2chiffres ( cw44 par ex, j'essaierais de retrouver).

       

      ++

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      toto35

      Bonjour,

       

      Faut vous procurer les variétés de hemp it dans ce cas là...

       

      A+

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      Wil.D

      Yo

       

      Je suis DÉGOUTÉ!

      Jusqu'à hier je pouvais me procurer un super e-liquide chez ma buraliste...ce qui me permettait de vapoter partout: au boulot, en famille...

       

      C'était plutôt sympa et ça m'avait fait bcp baisser ma conso de weed.

       

      Malheureusement, hier elle m'a annoncé que c'était ses dernières fioles car elle ne pouvait plus en commander pour l'instant.

       

      Donc, re-fumage avec combustion, avec thc ce qui peut être parfois mal venu etc...

       

      PAYS DE MERDE!!! FUCK MACRON!!!

       

      Je suis colère! :saiyan:

       

      A++

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      6klop

      Salut,

       

      J'avoue que ton com m'interpelle, déjà pour le choix du distributeur (bureau de tabac), mais aussi car on en trouve encore partout sur le net, dans de grands shops de vapoteurs avec beaucoup de choix, de qualité, des prix bas et une livraison en boîte aux lettres en 48h. 

       

      Bien à toi. 

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      Wil.D

      Yo 6clop!

       

      Merci pour le tuyau, C'est vrai que j'avais vu le liquide sur le net, mais avec tout ce qui se passe en ce moment, je pense que ça va pas durer.

       

      Pour les grands shops, là où j'habite, t'en a pas à moins de 50 bornes!

       

      C'est sur que J'ai encore des alternatives mais pour combien de temps?

       

      Le tabac du coin, c'était pratique, plus 'convivial' et MOINS CHER que le net.

      (Je cite pas la marque mais c'est un des leaders du marché avec des arômes sympas og kush, lemon haze)

       

      Je trouve ça vraiment hypocrite d'emmerder les petits commerçants locaux alors que des 'géants' du net se gavent en toute impunité.

       

      Mais bon, si J'ai pas le choix je ferais une commande à contre coeur.

       

      Pourquoi le fait d'acheter chez 1 buraliste t'intetpelle?

       

      A++

       

       

      Edited by Wil.D

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      6klop

      Re Wil.D,

       

      Ça m'interpelle car j'achète pas de liquides au bureau de tabac pas plus que de timbre dans un shop de vape... chacun sa spécialité et son marché.

       

      Pour les liquides, tu trouveras du cbd bien après l'interdiction (si réellement elle a lieu), simplement dans la zone EU... sans douanes puisque espace Schengen.

       

      Quand je parle de grands shops de vape, j'entends sites internet.

      Perso après 5 ans de vape, j'ai mis les pieds qu'une fois dans un shop physique, pour ressortir les mains vides. Rien ne vaut les grands distributeurs, pour les prix (oui j'insiste, quand je vois le prix chez le buraliste, je rigole doucement), mais surtout le choix... C'est juste énorme.

       

      Personnellement je le fais moi même le liquide cdb, je vis au milieu de champs de chanvre, il y a juste à se servir^^ Mais je préfère celui au thc.

       

      Bonne soirée

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      Wil.D

      Re re 6clop

       

      C'est vrai que je ne connais pas encore trop la vape, je m'y suis mis en mai... 

      Je vais suivre tes conseils et gratter 1 peu les sites spécialisés.

       

      Faire ses liquides soit même à partir de ma récolte C'est possible?

      T'as un lien stp?

       

      Merci pour tes réponses

       

      A+

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      Demourok

      Salut 

       

      Tu aurais trouver facilement ca

       

       

       

       

       

       

      si tu avais cherché ^^

       

      A++

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      Wil.D

      Yo demourok 

       

      Merci pour les liens

      J'avoue que je n'avais pas fait de recherches à ce sujet...:b2:

       

      Toutes mes excuses

       

      A+

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      UFCM-I Care

      Hey

       

      Houlalalalala .....

       

      @+

       

      :bye:

       

      Cannabis : panique en boutique !

      Premières perquisitions dans les commerces de cannabis en Moselle, premières gardes à vue. Déjà, des boutiques ferment. D’autres tentent de résister et d’expliquer. Le Syndicat des compagnons du CBD vient d’être créé.

       

       

      Voici les compagnons du CBD. Les statuts de l’association viennent d’être déposés.  Photo Maury GOLINI

      Photo HD Voici les compagnons du CBD. Les statuts de l’association viennent d’être déposés. Photo Maury GOLINI

       
       
      Voici les compagnons du CBD. Les statuts de l’association viennent d’être déposés.  Photo Maury GOLINILes produits en vente présentent moins de 0,2% de THC, qui constitue le principal composant psychoactif du cannabis.    Photo Anthony PICORÉ
       

      C’est l’hécatombe après le temps de la floraison. Les fermetures de commerces proposant sur leur carte des produits au cannabidiol (CBD), dérivé du cannabis, s’enchaînent sous la pression des autorités. C’était le cas à Marseille, à Dijon, Paris, Reims… C’est le cas maintenant en Moselle.

       

      Elie a baissé le rideau à Saint-Julien-lès-Metz après avoir reçu deux fois la visite de la police et il a rapatrié son stock de marchandises au Luxembourg, où il se dit « tranquille ». Sabrina a retiré tous ses produits dérivés des rayons de son épicerie, place des Charrons à Metz. Le gros hic, c’est qu’elle avait un business plan carré et cette épicerie devait lui permettre d’ouvrir son restaurant attenant au mois de septembre. « J’ai tout retiré, j’ai trop peur des perquisitions, d’une garde à vue et de perdre la marchandise. »

       

      Dans le viseur de la justice

      À Thionville, les autorités judiciaires ont frappé vendredi après avoir découvert dans la presse l’ouverture de deux nouvelles officines, dont celle de Christophe Kolerski (lire par ailleurs). Deux commerçants ont passé quelques heures en garde à vue hier. Ces entrepreneurs, qui ont surfé sur les incertitudes juridiques, se retrouvent désormais dans le viseur de la justice.

      Les instructions sont tombées de la Chancellerie. Une note datée du 23 juillet met fin en quelque sorte au flou général et fixe un cap. Le procureur général de Metz, Jean-Marie Beney, le résume très simplement : « Tout ce qui est à destination des particuliers est interdit. C’est l’analyse faite par le ministère de la Justice. Nous appliquons les consignes. » Avec pertes et fracas pour ce que l’administration appelle les coffee-shops, une dénomination d’ailleurs peu goûtée par les gérants car trop liée à la drogue hollandaise. « Un gradé m’a dit que cette législation n’était pas clair », soupire Me  Xavier Iochum, qui défend l’un des mis en cause.

      Déboussolés par la situation – « on nous a laissés nous installer et maintenant on nous tape dessus en nous faisant passer pour des trafiquants de drogue »  – fragilisés économiquement, certains commerçants mosellans tentent d’établir le contact avec les autorités.

       

      « Pas le cartel de la défonce »

      Ils viennent de créer le Syndicat des compagnons du CBD, « pour leur permettre d’être un interlocuteur et d’engager le dialogue », avance l’avocat de l’association, Me  Vincent Guiso. Ses clients espèrent « obtenir un cadre réglementaire pour travailler. Preuve de leur bonne foi, ils ont défini des bonnes pratiques pour faire partie de leur association. C’est, par exemple, ne pas se présenter comme un coffee-shop, ne pas tromper les clients, ce qui sous-entend de ne pas présenter leurs produits comme quelque chose de thérapeutique… Non, leurs fleurs ou tisanes, qui ne sont pas des produits stupéfiants, ne soignent pas mais apaisent.

       

      L’association veut également travailler avec une filière de production sûre. » Deux producteurs font partie de la nouvelle entité. « Ce n’est pas un cartel de la défonce ! Ces personnes veulent travailler comme une organisation professionnelle. C’est une activité principale pour certains, secondaire pour d’autres. Dans tous les cas, il y a des enjeux économiques et il faut trouver une solution. »

       

      Sabrina intervient : « À cause de cette situation, tous mes projets tombent à l’eau. Je ne pourrai pas ouvrir mon restaurant puisque mon épicerie est à l’arrêt. J’avais déjà trois employés… C’était un concept avec des salades à l’huile de CBD, des gâteaux… C’est une catastrophe. »

      Leur avenir se jouera peut-être au niveau européen. Me  Guiso : « Sur le fond, il n’y a pas d’argument décisif permettant de dire que le droit français est cohérent, sur ce sujet, avec le droit européen. Il y a, aujourd’hui, une vraie opposition avec le droit communautaire. Nous saurons défendre nos droits. »

      Kevin GRETHEN

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      UFCM-I Care

      Hey

       

      Les consommateurs peuvent aussi etre poursuivis .... bah les boutiques qui ont pas encore fermé vont pouvoir deposer le bilan, les bobo friqués qui aiment le foin n'aiment en général pas etre emmerdé par les schtroumfs ....

       

      @+

       

      :bye:

       

      Boutiques de CBD, dérivé du cannabis, fermées par la police : que risquent les consommateurs ?

      Début août 2018, les autorités sévissent contre les boutiques vendant du cannabidiol, à Évreux, à Rouen ou au Havre. Mais que risquent les consommateurs de ce dérivé du cannabis ?

       

      Après des opérations de police menées depuis le début du mois d’août à Évreux (Eure), en Moselle ou encore  à Rouen, les commerces de CBD continuent de fermer, comme au Havre (Seine-Maritime), mercredi 8 août 2018.

      Le coup de pression judiciaire autour des boutiques de cannabidiol, un dérivé du cannabis, ne concerne pas que les propriétaires de ces boutiques. Les consommateurs aussi peuvent être poursuivis en justice ! 

      LIRE AUSSI : Pas si légal : pourquoi la police ferme les boutiques de CBD, un dérivé du cannabis

      Comme pour « une boulette de résine »

      Ils n’y pensaient sûrement pas, en achetant leur flacon de CBD dans une boutique ayant pignon sur rue. Mais les acheteurs peuvent être arrêtés et poursuivis en justice pour « détention de matières stupéfiantes »

      La loi est claire : « Le transport, la détention, l’offre, la cession, l’acquisition ou l’emploi illicites de stupéfiants sont punis de dix ans d’emprisonnement et de 7 500 000 euros d’amende. » Théoriquement, la détention de stupéfiant appelle la même réaction judiciaire, qu’il s’agisse de CBD contenant du THC ou « d’une boulette de résine ».

       

      « La réponse pénale est toujours personnalisée »

      En pratique, « cela dépend du parquet », indique une source judiciaire. Procureur adjoint de la République de Rouen, Étienne Thieffry précise : 

      On tient toujours compte des circonstances, la réponse pénale est personnalisée. Tout dépend de la bonne foi de l’acheteur. C’est différent d’un achat sous un porche ou pour de la revente.

      Par exemple, pour la possession d’un gramme, le mis en cause risquerait « une garde à vue et un rappel à la loi », selon une source judiciaire. Lors de la perquisition, mardi 7 août à Rouen, aucun client n’était dans la boutique.

       

       

      https://actu.fr/normandie/rouen_76540/boutiques-cbd-cannabis-fermees-police-risquent-consommateurs_18112672.html

      Edited by UFCM-I Care
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      Old-Boy

      plop

       

      moi, qui pensait que c'était une opération militante

      pour faire apparaitre au grand jour ;aux grand public

      les réalités de cette dame verte et de son omniprésence dans notre civilisation actuel

      et éventuellement trouvé une voie vers la dépénalisation

       

      mais non,dixit l'avocat

      mon client veut juste faire du bon pognons,surtout pas milité ou faire voir le canna sous un jour postif

       

      espérons que cette petite mésaventure et pourquoi pas 3 mois dans les magnifique club med que sont les geôles notre republique

      sans parlé de la magnifique amande qui te feras passer les 15 prochaine année avec compte postal plafonne a 400e sous peine de saisie

      les ferons devenir de fervent défenseurs des droit de l'homme et du canna libre

       

      rip CBD et THC

      ++

       

       

       

       

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