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  1. Depuis le 17 octobre 2018, les Canadiens fument en toute légalité du cannabis et l'office fédéral des statistiques du pays vient de publier les premiers chiffres de consommation de cette première année de légalisation. La consommation s'avère bien en deçà de ce qu'attendaient les experts. Echec ou succès ? Depuis le 17 octobre 2018, les Canadiens fument en toute légalité du cannabis et les chiffres que vient de publier l'office fédéral des statistiques du Canada montrent que si le marché s'est de fait développé, il reste en deçà de ce qu'anticipaient nombre d'analystes. Et a plus profité aux consommateurs qu'aux producteurs. Selon les données publiées par Statistique Canada , entre le 17 octobre et la fin du mois de septembre dernier, quelque 908 millions de dollars canadiens (619 millions d'euros environ) ont été dépensés dans le pays pour l'achat de cannabis à des fins non médicales. Ce chiffre s'avère de fait bien inférieur aux projections réalisées lors de cette légalisation. A l'époque, Deloitte estimait que les ventes s'envoleraient pour atteindre 4,3 milliards de dollars. De son côté, Brightfield Group, un autre cabinet d'étude était plus proche de la réalité puisqu'il avançait des ventes de 1,2 milliard de dollars sur les 14 premiers mois de légalisation. Selon Satistique Canada, rapporté à la population du pays, qui a été le deuxième, après l'Uruguay, à légaliser la drogue, ces 908 millions de dollars canadiens représentent une dépense moyenne de 24 dollars canadiens (16 euros à par habitant). Un chiffre qui recouvre des réalités bien différentes selon les provinces puisqu'un consommateur de Colombie britannique ne dépense que 10 dollars pendant que celui de résidant dans le Yukon voisin en débourse 103. Deux ans et demi de stocks Après des débuts difficiles, liés notamment à un risque de pénurie et qui avait conduit à ce que le marché noir reste florissant, la situation est donc mitigée pour les producteurs et les vendeurs qui doivent faire face tout à la fois à une baisse des prix et à des stocks qui s'accumulent. A la fin de l'été les producteurs disposaient de quelque 400 tonnes de stocks soit de quoi répondre sans problème à la demande pendant… deux ans et demi. Et certains acteurs du marché se sont de ce fait retrouvés dans une situation difficile à l'image d'Hexo dont les recettes se sont avérées 40 % plus faibles que prévu et à annoncer la suppression de 200 postes. Ou bien encore Canopy Growth dont le titre a plongé de près de 60 %. 45 % de la population est à moins de 10 km d'un point de vente Ce sont donc en grande partie les consommateurs qui ont le plus profité de cette légalisation puisqu'ils peuvent se procurer à moindre coût et plus facilement du fait de la multiplication des points de vente légaux, qu'ils soient publics ou privés. « Le nombre total de magasins de vente au détail de cannabis au Canada est passé de 217 en mars 2019 à 407 en juillet 2019, ce qui représente une augmentation de 88 % », souligne notamment Satistique Canada. Du fait de cette forte progression, le consommateur canadien a de moins en moins de chemin à faire pour aller se procurer son cannabis. En mars dernier un Canadien se trouvait en moyenne à 66 km d'un lieu de vente légal. Désormais il ne doit plus parcourir que la moitié de cette distance (34 km). Et désormais 45 % des Canadiens se trouvent à moins de 10 km d'un magasin de cannabis. Conséquence directe de ces nombreuses ouvertures, la part des achats de cannabis en ligne se réduit comme une peau de chagrin. En septembre dernier, elle ne représentait plus de 5,9 % des ventes. Presque sept fois moins de ce qu'elle représentait au moment de la légalisation (53,4 %). Claude Fouquet Source: lesechos.fr
  2. Plusieurs villes pourraient bientôt conduire des tests auprès de leurs citoyens fumeurs de marijuana. Le milieu de la prévention s’en réjouit, mais attend encore une décision finale Une serre de cannabis. © keystone-sda.ch Le parlement devrait bientôt pouvoir se pencher sur les détails entourant la mise en place de tests pilotes de distribution de cannabis. Entré en matière sur le sujet par 100 voix contre 85, le Conseil national ouvre la porte à une réflexion générale dans le domaine de la politique des drogues suisse. Addiction Suisse applaudit, mais demande à voir enfin le projet se réaliser. Lire aussi: Cannabis: le Conseil fédéral autorise des essais contrôlés Un premier pas vers la légalisation? «La situation est la suivante, a synthétisé Alain Berset, le conseiller fédéral chargé du dossier. Plus de 200 000 personnes consomment chaque jour du cannabis en Suisse; tout indique que ce chiffre devrait augmenter, la répression n’est pas efficace et le marché noir prospère. La réponse actuelle n’est donc pas satisfaisante et il faut trouver de nouvelles voies, mais la loi l’empêche. Souhaitons-nous accepter le problème sans rien faire ou engager une réflexion?» La Chambre basse a choisi la deuxième option. Il a cependant fallu marcher sur des œufs pour le Conseil fédéral, soupçonné par la droite traditionnelle de vouloir légaliser la marijuana récréative dans le pays. «Non, a martelé plusieurs fois Alain Berset, ce n’est pas le but recherché ici.» Formulé par le gouvernement après que l’Université de Berne s’est vu refuser la possibilité de conduire des tests sur le sujet en 2017, le projet en question n’autoriserait que des tests scientifiques limités dans le temps (cinq ans) sur un nombre réduit de participants majeurs et déjà consommateurs de cannabis. Le chiffre de 5000 personnes maximum a été évoqué. «Elus pour protéger les Suisses» Extrêmement méfiantes, la droite dure et économique et une partie du centre religieux ont toutefois refusé de donner leur accord à tout assouplissement de la loi sur les stupéfiants. «La situation n’est pas satisfaisante, a reconnu Benjamin Roduit (PDC/VS). Mais comment empêcher des parents de donner du cannabis à leurs enfants, par exemple?» «Nous avons été élus pour protéger la santé des Suisses», a opiné sa collègue Therese Schläpfer (UDC/ZH). Les deux élus conservateurs n’auront pas convaincu la majorité, ni même toute la droite, dont une bonne partie des membres s’est ralliée à l’avis d’Alain Berset. «Une décision importante pour une politique des drogues raisonnable», s’est ainsi réjoui le nouveau benjamin du parlement, Andri Silberschmidt (PLR/ZH), une fois le vote terminé. Un enthousiasme tempéré Directeur d’Addiction Suisse, Frank Zobel a accueilli cette victoire d’étape avec des pincettes: «Nous sommes en faveur de ce changement depuis vingt ans. La nouvelle composition du parlement nous donnait bon espoir de voir ce dossier avancer, ce qui nous réjouit. Toutefois, des retours en arrière sur le sujet ne sont pas rares.» L'interview de Frank Zobel: «La Suisse n’a pas de véritable politique en matière d’addictions» Alors que la majorité des cantons et des partis politiques s’était déclarée favorable au principe des essais pilotes et que plusieurs villes – dont Genève, Zurich et Bâle – s’étaient déjà montrées intéressées à mener de tels essais, la Commission de santé publique du Conseil national a en effet refusé le projet, raison pour laquelle le Conseil national n’a aujourd’hui pu voter que sur l’entrée en matière. Son assentiment renvoie le dossier auprès de la nouvelle commission, qui devra le retravailler avant que le plénum n’ait l’occasion de l’étudier article par article. «Tant qu’une décision n’aura pas été prise, on ne sera jamais sûr de rien», constate Frank Zobel. Source: letemps.ch
  3. Alors que la consommation du cannabis est progressivement dépénalisée un peu partout dans le monde, l’Afrique est l’un des derniers bastions de la résistance à sa légalisation. Plusieurs facteurs sont à la base de cette situation, dont le plus important est religieux. Mais bien qu’il soit illégal, le produit a, depuis des lustres, été cultivé et consommé notamment dans le cadre du traitement d’une large palette de maladies. Selon une étude de Prohibition Partners, une société britannique spécialisée dans le consulting pour le marché du cannabis, d’ici les quatre prochaines années, le marché africain du cannabis aura une valeur marchande de 7,1 milliards de dollars. Introduit en Afrique orientale au début des années 1500, à partir de l’Asie du Sud, le cannabis s’est très vite propagé à travers le continent pendant le XVIe siècle. Les Africains subsahariens le fumaient alors dans des pipes, une pratique locale qui s’est répandue partout dans le monde et qui est encore en vigueur aujourd’hui. Outre son usage récréatif, il était initialement utilisé dans la guérison de plusieurs maladies. Cependant, dans les années 1920, la plante de cannabis a été interdite sur tout le continent, en raison principalement de ses effets psychoactifs. Dans les années 1920, la plante de cannabis a été interdite sur tout le continent, en raison principalement de ses effets psychoactifs. Mais dans l’intervalle, la consommation du cannabis via des canaux illégaux n’a jamais régressé à travers le continent, ni dans le reste du monde. Certains pays ayant compris les opportunités que le secteur peut offrir, ont tôt fait de le dépénaliser. Ainsi, L’Uruguay est devenu, en 2013, le premier pays au monde à légaliser la production et la distribution du cannabis. Ces cinq dernières années ont vu une vague d'assouplissement de la législation en Belgique, en Allemagne, en Espagne, au Portugal, aux Pays-Bas, au Canada, aux Etats-Unis, etc. Ces pays perçoivent des recettes publiques supplémentaires en encadrant la chaîne de valeur du cannabis. Un autre type de tourisme lié à la légalisation du cannabis a également vu le jour dans ces pays. Ces cinq dernières années ont vu une vague d'assouplissement de la législation en Belgique, en Allemagne, en Espagne, au Portugal, aux Pays-Bas, au Canada, aux Etats-Unis, etc. Ces pays perçoivent des recettes publiques supplémentaires en encadrant la chaîne de valeur du cannabis. En juin dernier, 70 personnalités françaises : médecins, élus et économistes ont signé une déclaration dans laquelle elles évoquent l’échec de la politique d’interdiction du cannabis. Elles ont appelé le pouvoir à légaliser la marie-jeanne et exhorté l’Etat à créer un « monopole public de production et de distribution ». L’Afrique produit au moins 38 000 tonnes de cannabis par an Aujourd’hui, on estime à au moins 38 000 tonnes, la production annuelle de cannabis en Afrique. Un rendement a priori improbable dans un contexte marqué par une grande répression de l’activité de production en amont jusqu’à la consommation en aval. Selon un rapport de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), les zones de forte production sont marquées par des taux de chômage élevés. Les principaux producteurs africains sont le Nigeria, le Ghana, l’Eswatini, le Mozambique, le Zimbabwe, le Malawi, l’Afrique du Sud et le Lesotho. Les principaux producteurs africains sont le Nigeria, le Ghana, l’Eswatini, le Mozambique, le Zimbabwe, le Malawi, l’Afrique du Sud et le Lesotho. La production est généralement assurée par des paysans qui ont trouvé dans le cannabis le seul moyen de gagner suffisamment d'argent pour subvenir aux besoins fondamentaux de leur famille. La culture du cannabis, qui a profité de la baisse de la demande de tabac, s’est avérée beaucoup plus lucrative que d'autres cultures comme le maïs et la canne à sucre, selon l’ONUDC. Il faut souligner que la plante est généralement cultivée dans les champs de maïs pour détourner l’attention. Dans les pays africains en général, la production interne est quasiment consommée au niveau local. Une opportunité pour dynamiser les économies africaines Selon une estimation du cabinet spécialisé Arcview, en partenariat avec BDS Analytics, le marché américain du cannabis légal devrait générer 40 milliards de dollars et plus de 400 000 emplois, d’ici 2021. Cela correspond à des recettes fiscales de 4 milliards de dollars. Au Canada voisin, la région d’Ottawa s’attend à des recettes fiscales de 186 millions de dollars, à la fin de cette année, dans le secteur. Les pays ayant légalisé la chaîne de valeur du cannabis ont gonflé leurs recettes publiques, ces dernières années. Les entrées enregistrées permettent de développer de nouveaux projets socio-communautaires. Pour certains analystes, l’Afrique qui a un potentiel plus important que ces pays, dans ce domaine, devrait songer à changer de paradigme. Pour les pays africains qui manquent de ressources pour financer leurs projets de développement, le cannabis se présente désormais comme une opportunité, tant pour les travailleurs agricoles que pour les caisses publiques. Pour les pays africains qui manquent de ressources pour financer leurs projets de développement, le cannabis se présente désormais comme une opportunité, tant pour les travailleurs agricoles que pour les caisses publiques. D’après une étude de l’agence de presse Inter Press Service datant de 2008, alors que les cultures vivrières ne génèrent qu’entre 25 et 30 dollars l’acre, une récolte de cannabis peut rapporter jusqu’à 200 dollars par saison. Cela devrait permettre d’améliorer les conditions de vie des agriculteurs qui, un peu partout en Afrique, vivent sous le seuil de la pauvreté. Les perspectives dans le secteur sont telles qu’en cas de légalisation du cannabis, les Etats africains pourraient profiter d’une manne précieuse qui représentera une importante bouffée d’oxygène dans les projets de diversification économique. Prohibition Partners ajoute que « le cannabis serait une importante culture de rente pour l’Afrique ». A l’horizon 2023, le continent comptera 76 millions de consommateurs. Des données de l'ONUDC datant de 2016, montrent que l'Afrique compte cinq des trente premiers pays du monde pour la prévalence de consommation du cannabis. Cela parmi les populations adultes de la tranche d’âge comprise entre 15 et 64 ans. Il s’agit du Nigeria (14,3 millions de consommateurs), l’Egypte (3,8 millions), Madagascar (1,3 million), la Zambie (880 000) et la Sierra Leone (222 000). A l’horizon 2023, le continent comptera 76 millions de consommateurs, ce qui générera 7,1 milliards de dollars dont 6,3 milliards $ pour l’usage récréatif et 800 millions pour la consommation à usage médical. Le Nigeria comme moteur de la croissance du cannabis à usage médical Parallèlement à ces données, le marché des produits pharmaceutiques en Afrique devrait atteindre une opportunité commerciale de 45 milliards de dollars en 2020, stimulé par l'urbanisation rapide, l'augmentation des dépenses de santé et l'incidence croissante des maladies chroniques. D’après l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI), le Nigéria a le potentiel pour devenir un pays clé pour le cannabis à usage médical, en raison de sa forte dépendance à l'égard des produits pharmaceutiques importés. Le pays compte environ 120 fabricants locaux de médicaments et la capacité du secteur manufacturier est gravement sous-utilisée à seulement 40%. L’Afrique peut produire du cannabis d’excellente qualité Selon Nathan Emery, PDG de Precision Cannabis Therapeutics Zimbabwe (PCT-Z), le cannabis en tant que médicament est très bien accepté en Afrique australe et orientale et son usage médical se répandra rapidement s'il démontre son succès thérapeutique. Emery soutient qu'avec un marketing suffisamment ciblé, le cannabis pourrait connaître un énorme succès, mais seulement si les prix sont conformes aux dépenses de santé des pays africains. Un potentiel agricole immense, en cas de légalisation Pour Prohibition Partners, grâce à sa géographie et à la qualité toute particulière de ses sols, l’Afrique peut produire du cannabis d’excellente qualité. Au Lesotho, où seule la production à usage personnel est tolérée, la culture dans les régions montagneuses de haute altitude bénéficie d’une source d’eau abondante ainsi que d'un sol riche et fertile. Le pays travaille actuellement à dépénaliser totalement la chaîne de valeur du cannabis et compte développer une industrie du cannabis capable de doper les recettes publiques. Une politique agricole spéciale sera mise en branle à cet effet, assurent les autorités. Elles ont déclaré vouloir attirer des investissements pour industrialiser la production de cannabis. Des terres seront aménagées à cet effet pour favoriser une production massive. Inspirés par l'exemple du petit royaume, d'autres pays de la région prépareraient des politiques publiques dans ce sens. Avec une demande internationale en plein essor, les pays africains pourraient récolter les fruits de la légalisation du cannabis, en commençant par offrir les outils adéquats aux travailleurs agricoles. Mais cela ne sera possible que si le cannabis en provenance d'Afrique peut répondre aux normes internationales, tempère la société britannique. Près de la moitié des oncologues nigérians ont révélé qu’ils recommanderaient le cannabis à leurs patients. En outre, à cause des mauvaises conditions économiques auxquelles sont confrontés de nombreux pays africains, toute légalisation du cannabis dans la région aura le devoir de sauvegarder les intérêts locaux, avertit l'ONUDC. A cet égard, le Zimbabwe pourrait devenir un modèle régional. Depuis quelques mois, les autorités travaillent sur les conditions d’attribution de licences de production. A cet égard, le Zimbabwe pourrait devenir un modèle régional. Depuis quelques mois, les autorités travaillent sur les conditions d’attribution de licences de production. Selon des sources législatives, les licences ne seront offertes qu’à ceux qui auront prouvé leur citoyenneté ou leur résidence. Toutefois, le ministre de la Santé se réservera le droit d'accorder des exemptions. « Legalize It » Si le plus important blocage à l’éclosion de ce secteur est la légalisation, des voix s’élèvent de plus en plus à travers le continent pour soutenir la dépénalisation du cannabis. Au Ghana, l'Agence de sécurité sanitaire des aliments et la Standards Authority (GSA), organisme d’Etat chargé du respect des normes acceptables pour les produits et services, font campagne pour la légalisation du cannabis. Les deux organisations suggèrent que la culture du cannabis pourrait générer des revenus importants pour les caisses publiques et permettre de mieux contrôler la consommation du produit. En Eswatini, le parlement a récemment mis en place un comité chargé d’étudier les mécanismes de la dépénalisation du cannabis. Le royaume espère en tirer jusqu’à 1,63 milliard de dollars par an de recettes publiques. En mars 2018, Harsheth Kaur Virk, chef de projet à l’UNODC, a exhorté le Nigeria à envisager la légalisation du cannabis à usage médical. Plus tard, en septembre 2018, le journal local The Guardian a rapporté que près de la moitié des oncologues nigérians ont révélé qu’ils recommanderaient le cannabis à leurs patients. En mars 2018, Harsheth Kaur Virk, chef de projet à l’UNODC, a exhorté le Nigeria à envisager la légalisation du cannabis à usage médical. Mais dans certains pays comme la Zambie ou l'Ouganda, le secteur souffre d’un manque de clarté du droit positif, ce qui permet la production sans l’attribution de licence préalable. Ailleurs, la pauvreté pourrait être le moteur de la légalisation du cannabis. La baisse de la demande pour les principales cultures commerciales, comme le tabac, pousse les gouvernements à rechercher d'autres sources de revenus. Etant donné que le cannabis est déjà cultivé illégalement en grandes quantités, une législation et une réglementation complètes pourraient libérer le potentiel de revenus. Ceci, en particulier dans les principaux pays producteurs de tabac comme le Zimbabwe et le Malawi. Quoi qu'il en soit, de nombreux acteurs pro-légalisation du cannabis craignent une réticence des consommateurs subsahariens à en adopter les dérivés en cas de légalisation. La région compte plus de 60% de chrétiens, dont plus de la moitié sont catholiques. Or, l’Eglise catholique estime que « l'usage du cannabis est un péché ». Le Maroc reste le pilier du marché africain du cannabis Si en Afrique au Sud du Sahara, le secteur est en plein essor avec des perspectives flatteuses, le Maroc en est, dans ce secteur, depuis plusieurs décennies, un acteur de premier plan. La production et la consommation ont débuté au milieu du VIIe siècle avec l'arrivée des immigrants arabes. En 1932, la culture du cannabis devient illégale, en vertu d'un accord international sur les stupéfiants. Mais face au caractère traditionnel du cannabis, et les risques que peuvent comporter une interdicition aussi brusque, les autorités tolèrent un mélange de tabac et de haschich, qui est de la résine de cannabis. Plus tard en 1954, la production du cannabis est interdite. Mais dans les faits, elle se poursuit et atteint de tels niveaux que le pays devient, dans les années 1950, la terre promise pour les consommateurs européens. Aujourd'hui, le Maroc est le premier exportateur mondial de haschich devant le Liban, l’Inde et le Népal, selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime qui admet néanmoins que la production globale est peu étudiée et mal connue. Les superficies de production sont estimées à près de 100 000 hectares, soit environ 2% des terres cultivables du pays. Selon des chiffres du département d'Etat américain, en 2016 la production s'est élevée à 700 tonnes métriques, ce qui équivaudrait, en valeur à la vente, à 23% du PIB marocain. Mais ce succès n'est pas sans revers. Il y a trois ans, le département d'Etat américain a révélé que le pays est devenu un important pays de transit de cocaïne et d'héroïne, provenant de l'Amérique du sud en direction de l'Europe. En 2016, les autorités en ont saisi plus de 1600 kg de stupéfiants et 19 000 personnes sont en détention dans le pays pour trafic ou détention illégale de drogues. Le gouvernement a, alors reconnu ses limites dans la lutte contre le trafic de drogues. Olivier de Souza Source: Ecofin Hebdo
  4. La "beldia", le cannabis "terroir" qui a fait la réputation du Maroc auprès des consommateurs de cette drogue, disparaît progressivement des champs dans le nord du royaume, remplacée au nom du rendement par des plants hybrides importés de l'étranger. Au Maroc, le cannabis "terroir" supplanté par les hybrides © AFP / FADEL SENNA Dans la région montagneuse de Ketama (nord), considérée comme "la Mecque" du kif - nom local donné au cannabis -, la "Critikal" fait un tabac. Cette variété produite en laboratoire est pourtant beaucoup plus nocive, se vend moins cher et consomme plus d'eau que la "traditionnelle", selon des études. Hicham, un "kifficulteur" de 27 ans, s'est lancé dans la culture de "Critikal" parce que "les nouvelles graines importées offrent un rendement beaucoup plus important". Mais il "ne fume que la +beldia+: la moderne est médiocre", dit-il. "L'une donne de l'imagination, l'autre génère l'angoisse", renchérit Mohamed, un de ses amis. La "Critikal" est la dernière des plantes importées et la plus en vogue, après la "Pakistana" et la "Khardela", devant d'autres hybrides comme l'"Amnésia" ou la "Gorilla". Toutes proviennent "de laboratoires en Europe ou en Amérique du Nord (...). Critikal a été inventée aux Pays-Bas", dit l'anthropologue marocain Khalid Mouna. Importées par des grands producteurs, ces variétés hybrides sont devenues "un marché à part entière", selon ce spécialiste, auteur d'une thèse sur "Le bled du kif: économie et pouvoir chez les Ketama du Rif". La culture, la vente ou la consommation de drogue sont strictement interdites au Maroc. Ce qui n'empêche pas le royaume de figurer parmi les principaux producteurs et exportateurs de haschich dans le monde, selon l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Alors que les cultures auraient été réduites de 134.000 ha à 47.500 ha entre 2003 et 2011 dans le cadre d'un grand programme de reconversion, "la substitution d'hybrides au kif peut expliquer pourquoi la production de haschich marocain aurait peu baissé", selon une étude publiée en 2015 par l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). Un quintal (100 kilos) donne un rendement de 5 à 10 kilos pour les hybrides, contre un kilo pour la "locale". La Critikal se vend 2.500 dirhams le kilo (230 euros), la "beldia" jusqu'à 10.000 dirhams (environ 950 euros) le kilo, selon des témoignages recueillis par l'AFP sur place. "Economie et pouvoir" Dans le nord du Maroc, le kif fait partie du patrimoine local: sa consommation est largement tolérée par les autorités et la société, tout comme sa production qui fait selon des estimations vivre entre 90.000 et 140.000 personnes, de la culture à la revente, dans cette région aux reliefs accidentés et au sol pauvre. Hicham passe son temps entre son champ et un café du coin, où il regarde des films sur des chaînes satellitaires en fumant des joints avec ses amis, pour "oublier le chômage". Tous ont quitté l'école très jeunes pour aider leurs parents. Certains de leurs amis ont migré vers le continent européen, fuyant une région où les perspectives d'emplois sont rares et le chômage touche un jeune sur quatre, selon les chiffres officiels. "Extrêmement dangereuse" La plupart des amis de Hicham travaillent en saison pour des gros producteurs de cannabis, pour environ 100 dirhams par jour (9 euros) pendant un mois ou deux. Ils n'ont pas les moyens d'acheter les semences, ni d'investir dans les systèmes d'irrigation ou d'obtenir les "protections" nécessaires dans le milieu pour se mettre à leur compte. Non loin de leur café, une immense plantation en terrasses s'étale jusqu'au sommet de la montagne voisine. Un réseau de tuyaux reliés à un réservoir y arrose au goutte-à-goutte les plants soigneusement entretenus. La "Critikal" exige de grandes quantités d'eau. Elle est cultivée en été, quand les pluies se font rares, tandis que la "beldia" est cultivée en hiver grâce aux pluies. Cet hybride est planté partout, même dans les sites les plus arides, "car les trafiquants l'imposent et les gens ici n'ont pas d'autres choix", s'insurge Mohamed Benyahya, un acteur associatif local. "Outre l'épuisement et la pollution des sols, aggravés par les hybrides gourmands en intrants chimiques, ce sont les ressources en eau de la région que la culture des hybrides risque d'épuiser rapidement", selon le rapport de l'OFDT. En outre, la Critikal contient un taux très élevé de THC, la principale molécule psychoactive du cannabis. Pour l'OFDT, "le recours aux hybrides explique la hausse rapide et importante du taux moyen de THC de la résine marocaine observée (lors des) saisies". "Les consommateurs européens ne veulent plus de cannabis hybride à cause du taux élevé de THC" et tendent à le délaisser, assure Khalid Mouna. En revanche, "le cannabis marocain traditionnel reste très convoité" selon lui, surtout par ceux qui "plaident pour la légalisation". Pour l'anthropologue, "la légalisation peut être un moyen de contrôler la consommation, mais aussi de sauver la +beldia+, à travers une vraie politique (encadrée) de production et de transformation". Les propositions de légalisation se sont jusqu'à présent heurtées à une farouche opposition politique dans le royaume. Cependant, une étude officielle sur les atouts du cannabis thérapeutique vient d'être confiée à des scientifiques locaux, selon les médias. AFP Source : lepoint.fr
  5. Le ministère de la Santé a confirmé ce vendredi qu'une «chaîne de production et de vente nationale sera instaurée sous contrôle de l'Etat», dans la future loi légalisant le cannabis sur le territoire. Lokales, Cannad’Our, einziger Lieferant von Cannabis in Luxemburg, Norbert Eilenbecker, Foto: Lex Kleren/Luxemburger Wort Lex Kleren Le Luxembourg met toutes les chances de son côté pour devenir l'un des pionniers européens en matière de cannabis. Si la légalisation de l'usage récréatif de cette drogue était connue de longue date, le ministère a bien confirmé ce vendredi qu'une chaîne de production nationale allait également voir le jour. Bien évidemment, cette production sera soumise à «des procédures très strictes, garantissant la qualité du produit», a souligné une porte-parole, contactée par la rédaction. Actuellement, plusieurs pays d'Europe autorisent déjà la culture de cannabis, sous certaines conditions. C'est notamment le cas de l'Autriche, la Grèce ou encore de l'Espagne. Plusieurs granges servent à dépoussiérer les grains du chanvre puis à les stocker dans des silos tout au long de l'année. Photos: Lex Kleren Du chanvre local déjà existant Si la ferme Cannad'Our, située à Kalborn, dans le nord du pays, produit déjà son propre chanvre médicinal depuis des années et était en contact avec le gouvernement afin de proposer un cannabis local, son directeur, Norbert Eilenbecker, s'est étonné de la nouvelle ce vendredi matin. Le chanvre est distillé avec de l'alcool: c'est à Norbert et ses cultivateurs de régler la variation de cannabis et «ThC» dans leurs huiles. Photos: Chris Karaba «J'ai entendu cette information à la radio, mais je n'en sais pas plus. Personne ne nous a contactés. Je vais me renseigner pour en savoir plus, mais nous ne sommes pas concernés pour l'instant», a-t-il expliqué brièvement. Pour rappel, Etienne Schneider et Félix Braz se sont rendus en mai dernier, au Canada, afin de se faire une idée du modèle local de consommation de cannabis légalisée. Un modèle qu'ils semblent visiblement vouloir importer directement au Luxembourg. Toujours en discussion avec les pays limitrophes En attendant, les grandes lignes du modèle réglementaire du projet de loi seront présentées «avant Noël au conseil de gouvernement, sous la forme d'un concept», a expliqué le ministère de la Santé. Après approbation, les travaux autour du projet de loi pourront alors être mis en route. Par ailleurs, le Luxembourg est en contact avec les pays limitrophes et certaines institutions internationales pour leur exposer les grandes lignes de son «concept». Depuis neuf mois, c'est le cannabis médical qui est disponible au Luxembourg, et porte ses fruits. En effet, le pays souffre depuis le 9 juillet dernier, d'une pénurie de cannabis médicinal, à laquelle doit répondre une société canadienne. Par Sophie WIESSLER Source: wort.lu
  6. Un texte de loi visant à légaliser la consommation et la vente de cannabis fait son chemin au parlement. Le projet s’accompagne d’un contrôle strict du marché par l’État, qui espère ainsi juguler, au moins en partie, la violence générée par le trafic de drogue dans le pays. Lors d’une manifestation en faveur de la légalisation du cannabis, à Mexico, en novembre 2015. PHOTO / REUTERS / Edgard Garrido Légaliser le cannabis. L’idée était en germe depuis des années au Mexique, où le trafic de drogue provoque chaque année, des milliers de morts ou de disparitions dans les affrontements entre cartels, ou entre ces mafias et les autorités. Le gouvernement pourrait ainsi espérer rayer d’un trait de plume une partie au moins de ces violences, tout en ramenant à lui “le juteux marché qui lui file entre les doigts chaque jour faute d’un cadre légal de commercialisation du cannabis”, rapporte El País. Un texte dit de “régulation et de contrôle du cannabis”, élaboré en novembre 2018, quelques semaines avant la prise de fonctions du président López Obrador, est actuellement présenté à la chambre des députés, poursuit le journal. Dans ce projet soutenu par le parti Morena du président López Obrador, l’achat et la vente du cannabis seraient administrées par l’entreprise publique Cannsalud (Santé cannabis), qui vendrait la production aux entreprises agréées par cet organisme. “L’État s’implique au titre de superviseur permanent et de contrôleur de l’activité dans son cadre légal”, indique le texte remis aux députés et cité par El País. La culture à usage personnel autorisée Cannsalud aurait la haute main sur la commercialisation du cannabis, et les consommateurs auraient le droit de fumer librement leur joint, mais en privé. Les amateurs pourraient aussi cultiver leur carré de marihuana à usage personnel. Cannsalud aura également un rôle prospectif afin d’“identifier et de gérer les risques potentiels d’un nouveau marché“, cette phrase évoquant par exemple la forte demande qui pourrait émaner d’acheteurs internationaux trop gourmands, sans considérations sanitaires, ou de groupes industriels désireux de concentrer l’offre du produit entre leurs mains. Il appartiendra au Sénat de trancher la question, mais le vote en faveur du texte ne fait guère de doute compte tenu de la majorité dont dispose Morena dans les deux chambres du parlement. Source: courrierinternational.com
  7. Enquête sur la mystérieuse maladie pulmonaire aux USA. Le CDC, The Centers for Disease Control and Prevention, ainsi que de nombreux autres organismes de santé américains ont récemment informé le public qu’une nouvelle et mystérieuse maladie pulmonaire grave était due à l’utilisation de cigarettes électroniques. La presse s’est ainsi emparée de cette information pour en faire de gros titres effrayants. Toutefois, avec les premiers résultats d’analyse qui viennent de tomber, la vérité éclate et tout commence à prendre sens. Liquides illégaux au THC incriminés Ce jeudi 5 septembre 2019, le Dr. Siegel, professeur de sciences en matière de santé communautaire, a publié les premiers résultats d’analyses faites sur les liquides ayant été vapotés par les patients atteints de cette mystérieuse maladie. Des bouteilles de THC illicites provenant de plusieurs de ces patients ont été testées dans différents laboratoires fédéraux ou d’états. Elles se sont révélées positives à l'acétate de vitamine E. Il s'agit d'une huile qui a commencé à être utilisée tardivement l'année dernière, en tant qu'agent épaississant dans les liquides de THC à vapoter. Dans l'État de New York, cette substance a ainsi été trouvée dans au moins une des bouteilles utilisées par chaque patient. Presque simultanément, des tests effectués par la FDA, la Food and Drug Administration américaine, ont révélé la présence d'acétate de vitamine E dans 10 parmi les 18 échantillons testés. Fait important, la FDA a indiqué qu’elle n’avait trouvé aucune contamination dans les tests d’e-liquides à la nicotine. Pour rappel, le THC est du tétrahydrocannabinol, le cannabinoïde le plus abondant et le plus présent dans la plante de cannabis, et qui possède notamment des propriétés psychoactives. Avancée majeure dans l'enquête sur l’éclosion d’une mystérieuse maladie pulmonaire aux Etats-Unis nous attendons encore les résultats d’analyse des autres états.Cependant, l’on sait déjà qu’à travers la Californie, le Nouveau Mexique et le Wisconsin 54 des 57 cas reportés jusqu’à la semaine dernière, ont confirmé avoir consommé de l’huile de THC dans leur cigarette électronique. Le trafic de drogue en cause Bien qu'il y ait encore beaucoup d'inconnues, les pièces du puzzle commencent peu à peu à s'assembler. Les e-liquides à la nicotine sont sur le marché depuis de nombreuses années et utilisés par des millions de vapoteurs, sans qu’il n'y ait eu de problème à ce jour. Toutefois, il s’avère qu’un changement majeur a été apporté à l’industrie du trafic de drogue dans le commerce illégal du THC, sous forme de e-liquides à vapoter à la fin de l’année dernière. Il semble donc qu'un nouvel agent épaississant ait commencé à être utilisé et, manifestement, ce nouvel agent serait l'acétate de vitamine E. Cet acétate, également connu sous le nom de tocophérol, est donc un agent épaississant généralement utilisé dans les cosmétiques, les nettoyants pour la peau notamment. Mais, selon le Dr. Siegel, à la fin de l’année dernière, il a apparemment commencé à être utilisé pour épaissir l’huile de THC. Une première hypothèse serait que cet épaississant était probablement employé pour masquer le fait que le mélange avait été fortement dilué. Réduisant ainsi la quantité de THC réel dans le produit acheté. La présence de l'acétate de tocophérol aiderait à expliquer pourquoi les maladies pulmonaires observées sont si graves, et pourquoi les poumons des patients ne fonctionnent plus à la suite d'une telle ingestion. Dans les faits Comme expliqué dans le Washington Post : « L'acétate de vitamine E est essentiellement de la graisse », a déclaré Michelle Francl, professeure de chimie au Bryn Mawr College. « Sa structure moléculaire implique qu'il faille le chauffer à haute température pour qu'il se vaporise. Son point d'ébullition est de 363 degrés Fahrenheit (184°C), ce qui est bien au-dessus du point d'ébullition de l'eau à 212 degrés Fah (100°C), et près de quatre fois plus élevé que la température corporelle normale. Une fois que l'huile est suffisamment chauffée pour se vaporiser, elle peut potentiellement se décomposer et ainsi, vous respirez Dieu sait quoi. Lorsque cette vapeur se refroidit dans les poumons, elle revient à son état d'origine à cette température et pression, ce qui implique qu’elle recouvre alors l'intérieur de vos poumons avec cette huile ». Il n’est pas difficile d’imaginer pourquoi les poumons cesseraient de fonctionner s’ils étaient recouverts de graisse ou d’huile. Là où la situation est grave, c’est que les autorités sanitaires elles-mêmes n’avertissent pas le public en termes clairs et précis. Au lieu de diaboliser les cigartettes électroniques et le vapotage, qui restent un formidable outil pour arrêter le tabac à combustion, ces mêmes autorités feraient mieux de faire la guerre au cannabis illégal et aux liquides pour cigarette électronique non conformes. Cette affaire montre à nouveau l’importance de ne pas mettre n’importe quoi dans vos cigarettes électroniques. Ainsi que de vous fournir en e-liquides certifiés conformes et de prendre conseil auprès de professionnels. La récente épidémie de maladies pulmonaires aux Etats-Unis qui a affolé la presse internationale s’est faite le messager d’un discours effrayant à l’intention des cigarettes électroniques. Mais après avoir reçu les premiers résultats d’analyse, il s’avère que les patients en question ont vapoté de l’acétate de vitamine E, une huile utilisée comme agent épaississant dans les liquides de THC illégaux. Donc, non la cigarette électronique ne tue pas lorsqu'elle est utilisée correctement. Ce que l'on met dedans, par contre, est à surveiller étroitement et nécessite la plus grande vigilance et le plus grand respect des consignes de sécurité. Le Dr Siegel est professeur au Département des Sciences de la Santé Communautaire de l'école de santé publique de l'Université de Boston. Il a 32 ans d'expérience dans le domaine de la lutte antitabac. Auparavant, il avait travaillé deux ans au CDC, où il avait mené des recherches sur la publicité pour la fumée passive et la cigarette. Il a publié près de 70 articles sur le tabac. Il a témoigné dans le procès historique Engle contre les compagnies de tabac, qui a abouti à un verdict sans précédent de 145 milliards de dollars contre l'industrie. Il enseigne les sciences sociales et du comportement, la communication de masse et la santé publique ainsi que la défense des intérêts de la santé publique dans le cadre du programme « Maîtrise en Santé Publique ». Source sweetch.ch
  8. Dans la localité de la Békaa, au Liban, les producteurs de haschich se retrouvent avec plus de quantité sans un marché d’écoulement suffisant. L’orient le Jour a fait une immersion dans le monde de ces producteurs. © Copyright : DR « Ça va de plus en plus mal », confie Ali au journal. Venu superviser le travail dans son champ, il affirme ne pas avoir le cœur à l’ouvrage. « L’année dernière, nous n’avons presque rien vendu et cette année s’annonce encore pire car les prix se sont effondrés », poursuit-il. Ali, père de trois enfants et producteur de haschich depuis de nombreuses années, affirme qu’ils seront obligés de céder le kilo à un prix de 80 à 100 dollars. Dans les colonnes du journal, Tony, originaire de Deir el-Ahmar où le cannabis est également cultivé, comme dans toutes les localités de la région de Baalbeck-Hermel, pense que « ce sera une aubaine » s’ils parviennent à vendre un seul kilo. Il paraît bien loin, selon les producteurs, le temps où le kilo s’écoulait à 1.200 voire à 1.500 dollars. Selon L’Orient le Jour, la surproduction est telle qu’ils en viennent à regretter le temps où l’État libanais luttait contre la culture du chanvre indien, en en brûlant des champs entiers. L’Etat a dû s’assagir avec l’arrivée des réfugiés syriens dans la Békaa, une façon d’accompagner des gens venus de loin dans un état de précarité avancée. L’offre est devenue plus importante que la demande et les prix du cannabis dont 80 % est destiné à l’exportation ont chuté pour atteindre l’an dernier 150 dollars le kilo. De plus, la marchandise de l’année dernière, tout comme celle de 2016, n’a pas encore été écoulée et attend dans les granges des agriculteurs. Comme tout bien périssable, la résine de cannabis ne peut pas être stockée éternellement. Au bout de quatre ou cinq ans, elle devient non consommable, reconnaît Tony avec mélancolie. Alors, pourquoi persister à produire un bien qui perd de la valeur ? Selon les confidences d’Ali au journal, il n’y a que le cannabis qui pousse dans la région. « Que voulez-vous qu’on fasse ? », a-t-il demandé. L’année dernière, le Président du Parlement, Nabih Berry, avait évoqué la possibilité de légaliser la vente de cannabis à des fins médicinales. Mais, depuis, le projet est resté dans la théorie. Les producteurs ne demandent qu’à se débarrasser de leurs stocks et, pour cela, les autorités libanaises sont invitées à voter des lois pour la sécurisation du secteur. Source: bladi.net
  9. Le Territoire de la capitale australienne (ACT), Canberra, a légalisé ce mercredi 25 septembre 2019, la possession et la culture de petites quantités de cannabis pour les particuliers, une mesure qui devrait entrer en vigueur au début de l’année prochaine. Si la possession de petites quantités de cannabis est autorisée dans certaines parties du pays, l’ACT va plus loin en légalisant l’usage personnel. Les personnes âgées de plus de 18 ans seront autorisées à posséder jusqu’à 50 grammes de cannabis et à cultiver deux plantes, ou un maximum de quatre par foyer. L’interdiction jugée inefficace Le chef du gouvernement de l’ACT, Andrew Barre, a affirmé que bien que son gouvernement « ne tolère ni n’encourage l’usage récréatif de cannabis ou d’autres drogues illicites », il était temps de reconnaître que la prohibition pure et simple n’était plus efficace. « La réforme de la réglementation concernant l’usage de la drogue à travers la planète montre qu’une approche visant à minimiser les infractions permet d’obtenir de meilleurs résultats, aussi bien au niveau des individus que de la société », a-t-il déclaré dans un communiqué. La balle dans le camp du gouvernement fédéral Le gouvernement fédéral a le pouvoir d’annuler cette loi, comme il l’avait fait avec la légalisation de l’euthanasie volontaire adoptée par des Territoires et États australiens. Par ailleurs, cette loi doit encore obtenir l’approbation du ministre de la Santé du Territoire. Des avocats ont estimé que cette nouvelle législation est contraire à la loi fédérale, affirmant qu’un policier peut toujours inculper des personnes pour possession de cannabis. « Cela crée un vide juridique, alors que nous ne connaissons pas la position officielle de la police », a expliqué l’avocat pénaliste Michael Kukulies-Smith au quotidien Canberra Times. En 2016, l’Australie avait légalisé l’usage du cannabis thérapeutique, avant d’autoriser en 2018 son exportation afin d’accroître les débouchés pour ses producteurs nationaux. AFP Source: lafranceagricole.fr
  10. Un parti de la coalition au pouvoir en Thaïlande a proposé un projet de loi en vertu duquel les Thaïlandais seraient autorisés à cultiver chez eux du cannabis en quantité limitée. La proposition intervient moins d'un an après que le royaume a légalisé l’exploitation de la plante à des fins médicinales et de recherche. Marijuana cultivée à Chiang Mai, Thaïlande, où son utilisation médicale a été approuvée. Selon la loi sur les drogues en vigueur en Thaïlande, l’usage du cannabis à des fins récréatives est puni par des peines sévères, la simple possession pouvant notamment entrainer jusqu’à 10 ans d'emprisonnement et de lourdes amendes. Un député du parti Bhumjaithai, troisième partenaire de la coalition ayant en charge le ministère de la Santé, a indiqué que le projet de loi autoriserait jusqu'à six plants de marijuana par ménage. Le cannabis est toujours considéré comme une drogue au regard de la loi thaïlandaise. "Le principe est qu’il s’agit d’un usage médical, vous pouvez l'avoir chez vous pour soulager des troubles, mais vous ne pouvez pas la fumer dans la rue", a déclaré Supachai Jaisamut à Reuters. Le texte devrait également autoriser la vente de plants à des institutions agréées sous la supervision d'un institut prévu à cet effet, a-t-il ajouté. Ledit institut aurait autorité pour acheter, extraire et exporter du cannabidiol (CBD), composé organique dérivé du cannabis, toujours selon Supachai Jaisamut, qui le compare au modèle californien. Il estime que la loi pourrait être adoptée en six mois à partir du mois de novembre, lorsque le Parlement rouvrira, si le soutien du gouvernement est suffisant. Ce projet de loi serait la concrétisation de la principale promesse électorale du parti Bhumjaithai, qui a fait campagne pour une politique autorisant les Thaïlandais à cultiver du cannabis. Ses partisans estiment que le projet de loi est conçu pour développer la nouvelle industrie légale du cannabis médical en Thaïlande. L'Agence nationale thaïlandaise de contrôle des produits alimentaires et pharmaceutiques (FDA) a annoncé ce mois-ci la tenue d'un atelier sur le cannabis, alors que l'intérêt du public et des investisseurs ne fait que croître depuis le lancement de la mesure. Source: lepetitjournal.com
  11. https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1285240/jugement-culture-cannabis-marijuana-domicile-quebec Un tribunal invalide l'interdiction de la culture du cannabis à domicile au Québec Des plants de cannabis pourront être cultivés à la maison au Québec, après un jugement de la Cour supérieure. Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz Radio-Canada 2019-09-03 | Mis à jour le 4 septembre 2019 La Cour supérieure du Québec invalide les deux articles de la loi provinciale qui interdisaient la culture de cannabis à domicile à des fins personnelles. La juge Manon Lavoie donne raison à Janick Murray Hall, qui contestait devant les tribunaux la loi québécoise plus restrictive que la réglementation fédérale. Le résident de Québec faisait valoir que la province ne pouvait pas interdire la culture à domicile, puisque la loi fédérale permet de faire pousser jusqu'à quatre plants à la maison. Au Québec, la possession d’une plante et sa culture était plutôt proscrite par la loi. Selon la juge Manon Lavoie, les articles 5 et 10 de la Loi encadrant le cannabis au Québec, adoptée avant sa légalisation en octobre 2018, contreviennent au champ de compétence fédérale en matière criminelle. Les articles contestés ne viennent pas restreindre [...], mais posent une interdiction totale, écrit Manon Lavoie, ce qui laisse entendre, selon elle, que la province cherche en réalité à pallier l’abrogation des anciennes dispositions rendant la culture personnelle et la possession de plante de cannabis criminelles. En d'autres mots, le Québec ne vient pas compléter la loi fédérale, mais empiète de façon importante sur les articles 8 et 10 de la réglementation adoptée par Ottawa. Le Tribunal est donc d'avis que les dispositions en cause ont été adoptées afin de réprimer la production personnelle de cannabis, et ce, afin de restreindre l'accessibilité à ce produit et de renforcer son contrôle, poursuit la juge Lavoie. Or, les provinces ne peuvent pas réécrire à leur guise les lois adoptées au niveau fédéral, explique Line Beauchesne, professeure de criminologie à l'Université d'Ottawa. Quand il y a une loi criminelle qui est écrite, tu ne peux pas dire : "Je prends seulement les articles 1, 7, 9, 12, mais pas les autres", a-t-elle illustré mardi au micro de l'émission Le 15-18. Une application immédiate L'invalidation des deux articles de la loi québécoise permet donc à partir de maintenant, et jusqu'à nouvel ordre, la culture de cannabis à domicile à des fins personnelles, selon la professeure Beauchesne. L'avocat qui a mené le dossier, Julien Fortier, souligne toutefois qu'il ne faut pas s'emballer trop vite, puisque les avocats du gouvernement du Québec peuvent en appeler et demander que la loi demeure valide pendant l'appel. Mais le gouvernement Legault n'a pas encore montré son jeu. Nous prenons acte du jugement rendu ce matin concernant la culture du cannabis à domicile, a fait savoir le cabinet de la ministre de la Justice, Sonia LeBel, dans une déclaration transmise à Radio-Canada. Nous prendrons le temps de l’analyser avant de commenter davantage le dossier. Pascal Bérubé, chef intérimaire du Parti québécois, estime pour sa part que la décision de la Cour supérieure démontre encore une fois que le Québec ne peut pas décider seul. Il y voit un test pour le gouvernement Legault. Que prévoit la loi? Canada Il est interdit à tout individu d’avoir en sa possession plus de quatre plants de cannabis qui ne sont pas en train de bourgeonner ou de fleurir. Québec Il était interdit, jusqu'au jugement de mardi, de posséder un plant de cannabis et de cultiver du cannabis à des fins personnelles. Le Manitoba est la seule autre province canadienne à interdire la culture du cannabis à domicile. La loi québécoise sur le cannabis a été pilotée par le gouvernement libéral, avant l’arrivée au pouvoir de la Coalition avenir Québec. Tout en maintenant le cap de l'interdiction, l'ancienne ministre responsable du dossier à l'époque, Lucie Charlebois, n'avait pas écarté la possibilité de modifier la loi « à moyen terme » pour permettre la culture à domicile. Pour sa part, le gouvernement caquiste souhaite plutôt renforcer la loi en rehaussant de 18 à 21 ans l'âge légal pour consommer la substance. Le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, a toutefois renoncé, dans son projet de loi, à interdire la consommation dans des lieux publics. Une fois adopté, le projet de loi ferait du Québec la province avec les règles sur la vente du cannabis les plus strictes du pays.
  12. Pionnière dans l'exportation de cannabis de contrebande dans les années 1960-1970, elle entend désormais s'emparer du marché légal. Un plant de cannabis destiné à un usage thérapeutique | Miguel Medina / AFP Dans les serres de Clever Leaves, vêtu·es de blouses et de gants en caoutchouc, une casquette vissée sur la tête, les employé·es s'affairent: elles arrosent, taillent et coupent des plants de cannabis, qui atteignent généralement une hauteur d'un mètre cinquante avant la récolte. Les fleurs seront par la suite séchées puis broyées, afin de donner une poudre qui sera transformée dans un laboratoire en huiles, en essences ou en cristaux. Depuis 2016, le gouvernement colombien a légalisé la marijuana à des fins médicales, et les entreprises comme Clever Leaves (« Feuilles intelligentes ») fleurissent sur le marché. Avec seize hectares de plantations de cannabis dont elle entend étendre la superficie jusqu'à quatre-vingt d'ici 2021, la jeune compagnie cherche à se tailler une place sur le marché mondial. De la contrebande aux industries pharmaceutiques Si l'exportation de produits vers les États-Unis reste illégale, le Canada ou la Grande-Bretagne sont des destinations de choix. Surtout, la Colombie est un terrain propice pour la culture de cannabis, et ce pour des raisons aussi bien historiques que géographiques. Proche de l'Équateur, le pays bénéficie de douze heures de soleil par jour, ce qui allège considérablement les charges en matière d'éclairage artificiel que doivent assumer les autres pays producteurs. La terre coûte peu cher, de même que la main d'œuvre, et celle-ci est encore abondante en travailleur·euses agricoles qualifié·es –culture des drogues oblige. Dans les années 1960-1970, le cannabis de contrebande, principalement cultivé dans les montagnes de la Sierra Nevada, près de la côte des Caraïbes, était exporté par tonnes aux États-Unis. Les années 1980 et 1990 lui avaient préféré la cocaïne, Pablo Escobar changeant son fusil d'épaule, mais avec la légalisation du cannabis à usage thérapeutique, un nouveau marché, cette fois-ci bien légal, s'est ouvert. Investissement et exportation Au sein de l'Association colombienne des industriels du cannabis, Asocolcanna, vingt-neuf sociétés ont déjà investi plus de 600 millions de dollars (environ 540 millions d'euros) pour construire des infrastructures liées à culture du cannabis à fins médicales. Cette situation attire également des investisseurs étrangers, comme Khiron, une entreprise canadienne fondée en 2017 et basée à Bogota, qui possède également des plantations au Chili et en Uruguay. La bureaucratie colombienne demeure néanmoins un obstacle non négligeable, l'obtention des permis et des licences appropriées pouvant prendre des mois voire des années. Pour Julián Wilches, cofondateur de Clever Leaves, ce nouveau rayonnement mondial de la Colombie en matière de drogues médicales et légales change les modèles habituels, selon lesquels «les produits pharmaceutiques venaient toujours du Nord, pour aller vers l'Amérique du Sud, l'Afrique et l'Asie». Avant 2016, il travaillait pour le ministère de la Justice, dans la lutte contre l'industrie des stupéfiants illégaux. Source slate.fr
  13. Le conseil de la région du Nord a donné cet été son aval au lancement d'une nouvelle étude sur l'opportunité de légaliser la culture du cannabis, dont les revenus pourraient se chiffrer en centaines de millions d'euros pour cette zone d'importante production. Jeune Afrique analyse les enjeux d'une telle mesure. Des plants de cannabis dans les montagnes du Rif, au Maroc (image d'illustration). © Abdeljalil Bounhar/AP/SIPA Au début de l’été, le conseil de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma a voté en faveur de la commande d’une étude sur les opportunités de cultiver du cannabis dans la région. Le rapport serait confié à l’Institut scientifique de l’Université Mohammed V à Rabat, pour un coût avoisinant le million de dirhams (plus de 90 000 euros), mais le ministère de l’Intérieur doit encore donner son feu vert. « Même les élus du PJD (parti islamiste au gouvernement à l’échelle nationale, mais dans l’opposition au sein du conseil régional) ont voté en faveur de la proposition du président de région, Ilyas El Omari », se réjouit Abdelmonaim Elbarri, figure du Parti authenticité et modernité (PAM) dans le Nord. La production de cannabis marocain est quasi exclusivement réalisée dans le Rif, dont Al Hoceima est l’une des principales villes. Selon le ministère de l’Intérieur, au moins 90 000 ménages vivent de la production de cannabis dans la région. Un certain nombre d’analystes avancent des chiffres encore plus importants. Par Arianna Poletti et Jules Crétois Source: jeuneafrique.com
  14. Longtemps connus pour leur attitude détendue à l'égard de la consommation de drogues douces, les Pays-Bas prennent actuellement des mesures expérimentales pour légaliser la production de cannabis. Actuellement, les coffeeshops néerlandais achètent auprès de fournisseurs illégaux ; le gouvernement veut maintenant éliminer la criminalité dans le commerce Crédit : Robin Van Lonkhuijsen/AFP Dix municipalités participeront à un essai de quatre ans où tous leurs coffeeshops - où la drogue peut être achetée et fumée - seront fournis uniquement par des producteurs réglementés. Actuellement, à la frustration des forces de l'ordre et des autorités locales, l'usage personnel de cannabis est toléré mais la culture commerciale de cannabis est illégale. Plus de 550 coffeeshops dans tout le pays sont obligés d'opérer dans une "zone grise", en achetant à une chaîne d'approvisionnement criminelle. Cette semaine, le ministre de la Justice Ferdinand Grapperhaus et le ministre de la Santé Bruno Bruins ont annoncé que les 79 coffeeshops d'Arnhem, Almere, Breda, Groningen, Heerlen, Hellevoetsluis, Maastricht, Nijmegen, Tilburg et Zaanstad vont commencer "l'expérience du cannabis en circuit fermé" en 2021. L'expérience vise à contrôler la puissance de la drogue et à réduire la criminalité qui y est associée - ce qui, selon un rapport publié plus tôt cette semaine, s'est révélé hors de contrôle et a "sapé" Amsterdam. "La protection de la santé des consommateurs et des groupes vulnérables est une priorité absolue, et l'expérience portera une attention particulière à la prévention et à l'information ", ont écrit Grapperhaus et Bruins dans un exposé aux députés. Paul Depla, maire de Breda, a déclaré au Telegraph qu'il était grand temps que les Pays-Bas mettent au point des lois antidrogue cohérentes. "Nous sommes très heureux que Breda puisse participer à l'essai sur le cannabis", a-t-il déclaré. "Plus important encore, après des années passées à frapper à huis clos à La Haye, nous pouvons laisser derrière nous sa politique de tolérance à moitié mise en œuvre. C'est une politique qui fait dépendre les coffeeshops d'un marché illégal dominé par les criminels, où le consommateur ne sait absolument rien de la qualité du cannabis et de comment il est cultivé." Peter Schouten, un avocat spécialisé en droit pénal de Breda, a lancé le projet C Holding BV avec un médecin généraliste, un politicien socialiste et un spécialiste des serres, et vise à cultiver 12 tonnes de cannabis par an pour ce projet. "Nous avons commencé parce que nous ne pensions pas que la politique néerlandaise de vente légale par la porte d'entrée et de vente illégale par la porte arrière était une bonne chose ", a-t-il déclaré au Telegraph. "Jusqu'à présent, il n'y a eu aucun contrôle gouvernemental et un million de consommateurs n'ont pas su ce qu'ils fumaient ou ce qu'ils vantaient. Le plus important, c'est que nous allons faire de l'herbe propre, le prix restera le même... et 30% de notre bénéfice net ira à des projets de traitement de la dépendance, à la recherche médicale et à une chaire universitaire sur l'herbe.'" Bien que l'universitaire de l'académie de police néerlandaise Pieter Tops, qui s'est rendu au Canada pour tirer les leçons de la légalisation du cannabis, ait averti que cela n'a pas éliminé le crime organisé, certains experts en toxicomanie accueillent avec prudence cette expérience. Tom Bart, un agent principal de prévention de l'organisme caritatif de lutte contre la toxicomanie Jellinek, a déclaré au Daily Telegraph : "L'avantage, c'est que la culture peut être réglementée et que les pesticides, les moisissures et la puissance des drogues peuvent être contrôlés, tandis que des fonds supplémentaires sont collectés pour prévenir et informer les utilisateurs des risques. "Le risque est qu'il contribue à une plus grande consommation, mais je ne pense pas que ce soit trop important car le cannabis a été toléré depuis un moment déjà." Amsterdam, Rotterdam, La Haye et Utrecht ne participent cependant pas à l'essai parce qu'il a été jugé trop difficile de faire participer tous les coffeeshops à ce projet. Source: telegraph.co.uk
  15. Alors que l’utilisation de la marijuana à des fins récréatives est légale au Canada depuis octobre dernier, et que de plus en plus d’États américains adoptent également des projets de loi en ce sens, les craintes se multiplient lorsque vient le temps d’envisager des solutions pour faire respecter les règles en matière de conduite avec les facultés affaiblies. De nouveaux travaux de recherche de l’Université de Pittsburgh pourraient toutefois changer la donne. Une équipe interdisciplinaire du département de chimie et de la Swanson School of Engineering a mis au point un appareil, similaire à l’alcotest, qui peut mesurer la concentration de THC, l’agent psychoactif du cannabis, dans l’haleine de l’utilisateur. Les méthodes de détection actuelles s’appuient sur des échantillons de sang, d’urine ou de cheveux, et les tests ne peuvent donc pas être effectués sur le terrain. Ceux-ci ne peuvent également que révéler que l’utilisateur a récemment inhalé la drogue, pas qu’il se trouve sous son influence. L’appareil a été développé à l’aide de nanotubes de carbone, des tubes 100 000 fois plus petits qu’un cheveu. La molécule de THC, ainsi que d’autres molécules présentes dans l’haleine, s’attachent à la surface des nanotubes et modifient leurs propriétés électriques. La vitesse à laquelle les courants électriques reviennent à la normale signale ensuite si du THC est présent. Des senseurs s’appuyant sur la nanotechnologie peuvent ainsi détecter du THC à des concentrations comparables ou plus basses que la spectrométrie de masse, qui est considérée comme la référence lorsque vient le temps de détecter cette molécule. « Les nanotubes de carbone semiconducteurs que nous utilisons n’étaient pas disponibles il y a quelques années », mentionne Sean Hwang, principal auteur de l’étude. « Nous avons utilisé l’apprentissage machine pour « apprendre » au détecteur à reconnaître la présence de THC en s’appuyant sur le délai de retour à la normale des courants électriques, même lorsque d’autres substances sont présentes dans l’haleine, comme l’alcool. » Lors de la mise à l’essai du prototype de l’équipe, qui ressemble fortement à un alcotest traditionnel, avec un boîtier en plastique et un endroit où souffler, l’appareil a été en mesure de détecter du THC dans un échantillon qui contenait aussi du dioxyde de carbone, de l’eau, de l’éthanol, du méthanol et de l’acétone. Les scientifiques vont poursuivre leurs essais, mais espèrent pouvoir rapidement passer à l’étape de la fabrication et de la mise en marché. Les résultats des travaux ont été publiés dans ACS Sensors. Source: pieuvre.ca
  16. Lompoc (United States) (AFP) - Agriculteurs traditionnels et producteurs de cannabis sont à couteaux tirés dans l'un des vignobles réputés du sud de la Californie, où la ruée vers l'herbe déclenchée par la légalisation de cette drogue laisse un parfum d'amertume, notamment chez les viticulteurs. Les gigantesques serres abritant des exploitations de cannabis ont été construites en mars 2019 au beau milieu des vignobles de la vallée de Santa Ynez, dans le comté de Santa Barbara (Californie) ((c) Afp) Depuis novembre 2016 et la loi autorisant l'usage récréatif de marijuana dans toute la Californie, les vignerons et de nombreux habitants du comté de Santa Barbara se plaignent d'être envahis par des voisins indésirables, dont le cannabis empuantirait non seulement l'atmosphère mais bouleverserait aussi leur mode de vie. "C'est la plus importante menace pour le secteur viticole que j'ai vue depuis que je suis arrivé ici voici 25 ans", déclare à l'AFP Stephen Janes, gérant des vignobles Pence Vineyards, à environ 200 km au nord-ouest de Los Angeles. En cause: le développement fulgurant des exploitations cultivant du cannabis, qui ont déjà colonisé plusieurs centaines d'hectares à la faveur d'une réglementation particulièrement souple dans ce comté. Des millions de plants de marijuana, dont chaque hectare peut valoir plusieurs millions de dollars, ont ainsi littéralement fleuri sur les coteaux des vallées de Santa Ynez et Santa Maria, aux côtés des pieds de vigne. Plus au sud, dans la petite ville côtière de Carpinteria, les serres jusqu'alors consacrées à l'horticulture abritent désormais du cannabis, au grand dam de certains riverains. "Maintenant, je dois porter un masque quand je sors dans mon jardin et mes petits-enfants ne me rendent plus visite à cause de l'odeur", soupire Joan Esposito, arrivée voici 36 ans dans la ville. Les serres horticoles qui se dressent à Carpinteria, en bordure de zones résidentielles, ont été reconverties pour abriter des plants de cannabis afp.com - DAVID MCNEW - "Le cannabis domine le marché" - Dans les collines de Santa Rita, réputées pour leur pinot noir, une enfilade d'arceaux recouverts de bâches blanches s'étend à perte de vue parmi les vignobles. Il s'agit là encore du précieux cannabis. "Ca ne ressemble à rien de ce qu'on a connu et c'est arrivé très vite. Personne n'avait anticipé l'impact visuel", souligne Kathy Joseph, propriétaire des caves Fiddlehead et des vignobles Fiddlestix. "Maintenant, c'est le cannabis qui domine le marché, de plus d'une façon", estime-t-elle. Viticulteurs, producteurs d'avocats et autres agriculteurs traditionnels se plaignent d'être obligés d'adapter leurs pratiques aux exigences du cannabis, notamment incompatible avec l'utilisation de pesticides chimiques. "C'est un vrai cauchemar", déplore Mme Joseph, contre laquelle un voisin a porté plainte, l'accusant de mettre en danger son herbe par les traitements qu'elle pulvérise sur ses vignes. "Ca fait 40 ans que je me consacre à faire du vin, et en tant que viticulteurs, nous sommes soumis à des contrôles stricts", insiste-t-elle. "Mais cette année, je vais probablement perdre ma récolte de chardonnay, d'une valeur de 50.000 dollars, car j'ai dû employer un pesticide qui n'est pas aussi efficace contre le mildiou". Sollicitée par l'AFP, l'organisation représentant les quelque 900 cultivateurs de cannabis du comté n'a pas réagi. Kathy Joseph, viticultrice exploitant les vignobles Fiddlestix, désigne une ferme de cannabis qui jouxte ses pieds de vigne depuis mars dernier afp.com - DAVID MCNEW Des responsables du comté de Santa Barbara, qui fixe la réglementation régissant la culture de la drogue douce, ont pour leur part reconnu que les autorités locales auraient dû mieux encadrer le développement de ce marché. "Je suis très soucieuse de l'impact des exploitations de cannabis à l'air libre dans la vallée de Santa Ynez", a déclaré à l'AFP l'une d'entre elles, Joan Hartmann, qui assure travailler à des mesures correctives. - Contrôle des odeurs ? - Graham Farrar, président de l'Association des producteurs de cannabis responsables, jure que ses collègues font tout ce qu'ils peuvent pour entretenir des relations de bon voisinage. Ils installent des systèmes de contrôle des odeurs et contribuent à l'économie locale, affirme-t-il à l'AFP. "La communauté soutient le cannabis" et l'odeur n'est pas un problème, balaye-t-il d'un revers de main. "Beaucoup de ceux qui parlent de l'odeur n'aiment pas ça (...) parce qu'ils pensent que le cannabis est immoral", fait valoir M. Farrar. Une exploitation de cannabis de la vallée de Santa Ynez, dans le comté de Santa Barbara (Californie), photographiée le 6 août 2019 afp.com - DAVID MCNEW L'argument a du mal à passer chez Stephen Janes, qui dément toute opposition de principe au cannabis. Comme ses collègues, il veut juste pouvoir poursuivre son activité sans qu'un parfum de chanvre ne vienne polluer les salles de dégustation. "L'industrie (viticole) est ici depuis 40 ou 45 ans et contribue pour 1,8 milliard de dollars à l'économie locale (...) Je ne pense pas que ce soit juste qu'une autre industrie débarque et nous oblige à changer nos façons de faire", plaide-t-il. Maureen Foley Claffey montre les nouvelles fermes de cannabis situées juste de l'autre côté de sa clôture, dans la petite ville côtière de Carpinteria (Californie), le 6 août 2019 afp.com - DAVID MCNEW D'autres préfèrent partir sans attendre de voir si la situation va s'améliorer. C'est le cas de Maureen Foley Claffey, qui a grandi à Carpinteria et dont la maison est désormais cernée par du cannabis. "Tout ça a dressé les voisins les uns contre les autres. J'ai déjà perdu des amis, et maintenant je perds ma maison". Par Jocelyne ZABLIT - AFP Source: tv5monde.com
  17. Les Etats américains où le cannabis à usage récréatif est légal ont observé une réduction d'au moins 20% des décès par overdose d'opiacés, affirme une étude publiée mercredi. Dans un dispensaire en Californie, où le cannabis à usage récréatif est autorisé, le 1er janvier 2018. (ROBYN BECK / AFP) Les opiacés ont provoqué la mort de 47.600 personnes en 2017 aux Etats-Unis, selon les Centres de contrôle des maladies (CDC). Cette année-là, l'épidémie a été déclarée «urgence de santé publique» par le président Donald Trump. La marijuana, légale dans 34 Etats et à Washington pour usage thérapeutique, l'est de manière récréative dans dix de ces Etats, ainsi que dans la capitale américaine (et en janvier dans l'Illinois). En comparant les taux de décès par overdose avant et après la légalisation et entre les Etats à différents stades du processus de légalisation, les auteurs de cette étude publiée dans le journal Economic Inquiry, ont déterminé un effet de causalité «très solide» dans la réduction de la mortalité liée aux opiacés. Cette baisse est comprise entre 20 et 35 % Cette baisse est comprise entre 20 et 35%, selon leur analyse économétrique, avec un effet particulièrement marqué pour les morts provoquées par la consommation d'opiacés comme le fentanyl, la drogue la plus meurtrière aux Etats-Unis, selon les derniers chiffres officiels. Tous les Etats sont affectés par la hausse de l'épidémie des opiacés, explique à l'AFP Nathan Chan, économiste à l'université Amherst et auteur principal de l'étude. «C'est juste que ces Etats qui ont légalisé ne sont pas aussi défavorablement affectés que ceux qui n'ont pas légalisé», poursuit-il. Les Etats qui ont un accès légal à la marijuana via des dispensaires ont assisté à une plus importante baisse de mortalité que les autres, notent ces auteurs. L'étude ne s'est pas penchée sur les facteurs en jeu mais Nathan Chan suggère que ces différences pourraient être liées au nombre croissant de personnes qui s'auto-soignent et «soulagent la douleur par la consommation de marijuana et sont ainsi moins susceptibles de devenir accro aux opiacés». Certains travaux précédents étaient toutefois parvenus aux conclusions inverses: selon eux, le recours au cannabis augmente l'utilisation d'opiacés non prescrits par ordonnance. CONTENUS SPONSORISÉS Occitanie : Combien coûtera l'installation de panneaux solaires ?Électricité gratuite par Taboola Source: Le Figaro avec AFP
  18. Les petits entrepreneurs de cannabis peinent à se tailler une place au sein de l'industrie même si elle est en pleine effervescence. Plusieurs déplorent un trajet semé d'embûches et des régulations qui avantagent les entreprises mieux nanties. L'entrepreneure Josée Duranleau souhaite ajouter du cannabis à ses produits, mais le processus pour y arriver n'est pas sans embûche. Photo : iStock Il n'est pas facile de se lancer en affaires dans le marché du cannabis, croit l’entrepreneure Josée Duranleau. Depuis trois ans, elle produit des crèmes et des huiles à base de chanvre. Elle souhaite bientôt pouvoir y ajouter de la marijuana, après la légalisation des produits topiques du cannabis au mois d’octobre. L'entrepreneure Josée Duranleau devra probablement s’associer avec un gros joueur de l'industrie du cannabis si elle souhaite « percer » le marché des produits topiques. Photo : Martine Côté Pour y parvenir, Josée Duranleau devra d’abord solliciter une licence de microtransformation, un processus « complexe et coûteux » depuis que Santé Canada a changé ses procédures au printemps. Dans l’optique de réduire le nombre de demandes, tous les demandeurs doivent d’abord avoir leurs installations entièrement aménagées avant de pouvoir demander une licence. Il en coûterait entre 500 000 et 1 million de dollars, estime Josée Duranleau, en plus des frais de consultation moyennant 50 000 dollars. La consultante en cannabis Lisa Campbell explique pour sa part que ces changements de Santé Canada sont entrés en vigueur pour réduire les temps d’attente et désengorger le système de traitement de licences. Au lieu d'examiner plusieurs demandes qui vont échouer, la majorité d’entre elles sont susceptibles d’être acceptées, explique-t-elle. D’un autre côté, pour un petit producteur, ça devient presque impossible de pénétrer le marché, ajoute-t-elle. Les friandises au cannabis seront très bientôt légalisées au Canada, sauf au Québec. Photo : Reuters / Rick Wilking Josée Duranleau se dit découragée. Elle sait qu’elle devra probablement s’associer avec une entreprise qui possède déjà sa licence de transformation et souhaite élargir son marché aux produits topiques. Elle pense toutefois que son expertise pourrait être un atout aux yeux de certains grands noms établis. Ça va être un marché énorme. Est-ce que les compagnies de cannabis savent comment fabriquer ces produits? Les miens sont déjà prêts, souligne-t-elle. Un parcours du combattant L’ancienne consultante en cannabis Selina Jane Eckersall souhaite quant à elle se lancer dans la production de cannabis artisanal. Depuis trois ans, son mari et elle rencontrent néanmoins des obstacles. Selina Jane Eckersall et Dean McCall, les fondateurs de Casual Friday Cannabis Ltd. Photo : Photo remise La licence de microculture qu’ils convoitent coûte entre 800 000 dollars et 1, 5 million de dollars. Même s’ils ont amassé les fonds nécessaires grâce à des investisseurs, d’autres obstacles se dessinent au fur et à mesure. Par exemple, pendant près de deux mois, ils n'ont pas été en mesure d'encaisser l’argent de leurs investisseurs. Aucune grosse banque ne voulait de notre argent, parce que nous ne disposions pas encore de licence, déplore Selina Jane Eckersall. À cela, s’ajoutent les difficultés à commercialiser les produits du cannabis qui font face à de nombreuses restrictions au niveau du marketing. Comment commercialiser un produit que vous n'êtes même pas autorisé à commercialiser, se demande Abi Roach, présidente de Norml Cannabis et PDG de Hot Box. Selon elle, il s’agit d’une contrainte importante, même pour les sociétés établies comme la sienne. Le Canada a légalisé le cannabis en octobre 2018. Photo : AFP / PABLO PORCIUNCULA BRUNE Selon Selina Jane Eckersall, les petits entrepreneurs sont régulièrement pris au dépourvu. Les seules personnes capables de naviguer l'interdiction de marketing très stricte sont ces énormes compagnies de cannabis qui disposent d’équipes juridiques et d'importants budgets de marketing. Elles peuvent faire des choses que les autres compagnies ne peuvent pas faire, dit-elle. Josée Duranleau abonde dans le même sens. Il faut être très créatif dans le marketing de ces produits-là, renchérit-elle. Un marché qui prend de l'essor Lisa Campbell concède qu’au sein de l’industrie canadienne du cannabis, les plus gros joueurs sont avantagés. Dans n'importe quelle industrie, si vous avez de l'argent, vous êtes susceptibles de recevoir un meilleur traitement, indique-t-elle. Elle estime toutefois que les possibilités pour l'avenir sont florissantes pour les plus petits producteurs. Cannabis comestible Photo : Unsplash / Justin Aikin À l'heure actuelle, les premiers microproducteurs sont en cours d'approbation. [...] C’est encore lent au démarrage, mais le nombre de microproducteurs va exploser au cours de l'année prochaine, assure Mme Campbell. Elle ajoute qu'encore 60 % des consommateurs canadiens se procurent leur cannabis sur le marché noir. Pour changer ça, nous avons besoin d'une diversité de producteurs, d'une diversité de produits et Santé Canada est conscient de ça, dit-elle. Les entrepreneurs du cannabis restent d'ailleurs optimistes. Les petits entrepreneurs auront un rôle énorme à jouer dans l'avenir du cannabis au Canada, croit Selina Jane Eckersall. Malgré les frustrations, Josée Duranleau considère qu’il s’agit d’une aventure fort stimulante. De dire que j’embarque avec d’autres pionniers, c’est excitant, c’est motivant, conclut-elle. Par Charlotte Mondoux-Fournier Source: ici.radio-canada.ca
  19. Neuf mois après la légalisation du cannabis récréatif au Canada, le gouvernement fédéral a annoncé jeudi l'entrée en vigueur d'une loi simplifiant l'obtention d'une amnistie pour les personnes ayant déjà été condamnées pour possession simple de cette drogue. Le ministre canadien de la Justice, David Lametti, se préparant à témoigner devant la commission parlementaire de la Justice, à Ottawa, le 21 février 2019. Photo d'archives REUTERS/Chris Wattie Les demandes d'amnistie ou de suspension de casier judiciaire sont désormais gratuites, se font par le biais d'un formulaire en ligne, et leur traitement sera accéléré, a annoncé le ministre canadien de la Justice David Lametti. Une demande d'amnistie coûtait auparavant 631 dollars canadiens (430 euros) et son traitement pouvait prendre de 5 à 10 ans. L'amnistie pourrait concerner 250.000 personnes, a précisé M. Lametti. Elle bénéficiera en particulier aux "communautés marginalisées", a poursuivi le ministre, étant donné que l'ancienne loi "a eu un impact disproportionné sur elles par le passé", en les empêchant souvent d'occuper un emploi ou de trouver un logement. Les étrangers condamnés au Canada sont aussi éligibles à cette amnistie. Avant que le Canada ne devienne le deuxième pays au monde à légaliser le cannabis récréatif le 17 octobre 2018, les personnes arrêtées pour possession simple encouraient jusqu'à six mois de prison et une amende de 1.000 dollars (681 euros). L'amnistie "ne garantit pas à une personne le droit d'entrer dans un autre pays ou d'obtenir un visa étant donné que les pays étrangers ne sont pas liés par les lois canadiennes", a cependant souligné de son côté le ministère de la Sécurité publique. Source: lorientlejour.com
  20. Depuis l'apparition du CBD en Suisse en 2016, des centaines d'entrepreneurs petits et grands se sont lancés dans le commerce de ce nouvel "or vert". Mais, trois ans plus tard, le prix du cannabis légal est en chute libre. C'est un peu la fin d'une période d'euphorie, ou en tout cas de développements tous azimuts de ce nouveau marché désormais appelé à évoluer et à se structurer davantage. Si un kilo de CBD pouvait atteindre jusqu'à 6000 francs en 2017, il ne se négocie plus aujourd'hui qu'entre 1000 et 1500 francs. Car trop d'entrepreneurs se sont rués sur ce nouvel or vert, parfois de façon un peu improvisée, et tous ne survivront pas. Encore du potentiel à exploiter "Le marché du cannabis légal à fumer est clairement saturé", explique Michael Mosimann, membre du comité de la communauté d'intérêts Chanvre Suisse, vendredi dans La Matinale. Par contre, précise-t-il, "pour des produits comme les huiles à base de CBD, les cosmétiques ou la nourriture pour animaux, il y a encore beaucoup de potentiel." Il y a même encore de la place pour de nouveaux acteurs qui sauront faire la différence, estime Michael Mosimann, car c'est un marché qui mûrit et qui tend à se professionnaliser de plus en plus. "Il faut se spécialiser et fournir des produits de très haute qualité, sans pesticides, sans engrais de synthèse", souligne ce spécialiste. Lorgner vers les marchés étrangers De nouveaux marchés s'ouvrent par ailleurs, en Europe, en Afrique ou aux Etats-Unis. "Et la Suisse, avec sa capacité d'innovation, a aussi beaucoup de cartes à jouer dans le commerce du CBD à l'étranger." Mais pour continuer à croître, notamment à l'exportation, la branche considère que la Suisse devrait ouvrir davantage les possibilités: libéraliser encore ce nouveau marché régulé du cannabis légal qui commence à essaimer de plus en plus à l'international. Séverine Ambrus/oang Source: rts.ch
  21. L’industrie mondiale du cannabis légal, un marché estimé à près de 14 milliards de dollars, n’est pas confrontée à une pénurie de main d’œuvre, mais bien à une pénurie de candidats qualifiés. « Ce secteur est l’une des plus grandes industries en développement sans aucun professionnel qualifié », a récemment déclaré Jamie Warm, cofondateur et PDG de Henry’s Original, cultivateur et distributeur de cannabis basé à Mendocino, en Californie. Programmes universitaires Plusieurs universités américaines ont commencé à proposer des programmes d’études en cannabis. L’Université Cornell d’Ithaca, dans l’Etat de New York, va proposer en automne un cours de premier cycle intitulé « Cannabis: biologie, société et industrie », qui portera sur l’histoire, la culture, la pharmacologie, l’horticulture de la marijuana et sur les défis juridiques associés à la culture du cannabis. En 2020, l’université envisage de lancer une maîtrise en mettant l’accent sur les compétences de communication orale et écrite avec les médias et les parties prenantes de l’industrie. L’Université Cornell n’est pas la seule à avoir remarqué l’essor de l’industrie du cannabis. En juin, la faculté de pharmacie de l’Université du Maryland a annoncé le lancement d’un programme de maîtrise en sciences et en thérapie du cannabis médical. Au Canada, le deuxième pays au monde à avoir légalisé la marijuana, l’Université McGill prévoit de lancer un diplôme de deuxième cycle en production de cannabis à partir de 2020. Candidats qualifiés Un nombre croissant d’universités américaines ajoutent des diplômes et des cours sur le cannabis. Le cannabis est en effet une industrie en plein essor, qui a besoin de compétences de haut niveau et variées, que ce soit en horticulture, en chimie, en entrepreneuriat, en pharmacologie, en politique, en réglementation, en communication ou sur le plan légal, précise le magazine Quartz. Le marché mondial de la marijuana légale était évalué à 13,8 milliards de dollars l’année dernière. Il devrait atteindre 66,3 milliards de dollars d’ici 2025, selon le cabinet de recherche Grand View Research. Les données du site de recherche d’emploi Indeed ont montré que les offres d’emploi en rapport avec le cannabis avaient plus que quadruplé depuis 2016, passant d’environ 300 postes par million à environ mille postes par million en 2019. Connaissances « Si vous voulez vous lancer dans l’industrie du cannabis, vous devez vraiment connaître tous les aspects de l’industrie », a expliqué Carlyn S. Buckler, professeur agrégé au Collège d’agriculture et des sciences de la vie de l’Université Cornell. La gamme des offres universitaires reflète également l’usage étendu de la marijuana, légalisée à des fins médicales dans 33 États américains. L’Université de Californie propose maintenant aux étudiants en médecine un cours sur la physiologie de la plante de marijuana et son interaction avec le corps humain. « Les médecins et les pharmaciens doivent comprendre les effets de la marijuana et son utilisation à des fins médicales », a déclaré Yu-Fung Lin, professeur à la Davis School of Medicine de l’Université de Californie . La société Henry’s Original compte à présent plus de 100 employés et prévoit de doubler son effectif d’ici l’année prochaine. « En plus des compétences de gestion et du savoir-faire agricole, il est nécessaire de disposer de personnes expérimentées dans le domaine des start-ups, à l’aise pour s’attaquer aux défis à un niveau plus local », a encore déclaré Jamie Warm. Source: fr.express.live
  22. Des députés britanniques représentant les trois principaux partis politiques du pays appellent leur gouvernement à s’inspirer du modèle canadien pour légaliser le cannabis. Ils estiment que c'est possible « d’ici 5 à 10 ans ». Le Canada a légalisé le cannabis en octobre 2018. Photo : AFP / PABLO PORCIUNCULA BRUNE Les trois députés – David Lammy du Parti travailliste, Jonathan Djanogly du Parti conservateur et le libéral-démocrate Sir Norman Lamb – se sont exprimés en faveur de la légalisation après une mission « exploratoire » effectuée à Toronto dans le cadre d’un documentaire diffusé lundi sur la chaîne BBC. M. Lammy, qui était un fervent opposant à la légalisation, dit avoir changé d’idée après sa visite au Canada, où il a vu de près le plus grand marché réglementé dans le monde. Dans une tribune publiée lundi dans le quotidien The Guardian, il fait l’éloge des systèmes de production et de vente du cannabis légal au Canada : Les points de vente autorisés sont protégés par des gardiens de sécurité et ressemblent plus à une pharmacie. Les taux de THC et de CBD sont clairement indiqués sur les étiquettes tout comme l’est l’alcool sur les bouteilles de bière. Selon lui, la légalisation non seulement permettra de réduire les injustices envers les communautés les plus touchées par la guerre contre la drogue, mais elle permettra aussi de réduire les taux d’hallucinogènes qui sont présentement très élevés dans le cannabis vendu illégalement en Grande-Bretagne. Seul bémol, selon lui, est la mainmise des grandes entreprises sur le marché canadien. Sir Norman Lamb, quant à lui, a été filmé en train d’essayer de l’huile de cannabis pour voir si cela l’aidera à s’endormir. Issu du Parti libéral-démocrate et ancien ministre de la Santé, M. Lamb est le premier élu britannique à avoir publiquement consommé du cannabis devant les caméras. J’ai dormi incroyablement bien, assure-t-il sur Twitter. J’ai pris quelques gouttes et j’ai bien dormi dans l’avion, dit l’élu devant les caméras de la BBC. Il affirme aussi qu’il trouve « ridicule » le fait qu’il a dû se débarrasser de l’huile de cannabis « dans les toilettes » avant de retourner en Grande-Bretagne, parce que ramener [ce produit] au pays est considéré comme un acte criminel. Image tirée du documentaire de la BBC montrant le député et ancien ministre de la Santé Sir Norman Lamb essayant l'huile de cannabis devant les caméras. Photo : BBC La mission canadienne a été organisée par l’organisme Volte Face, qui mène une campagne en faveur de la légalisation du pot en Grande-Bretagne. Les trois députés arrivent à la même conclusion à l’issue de leur visite : Londres doit marcher sur les pas d’Ottawa. Ils estiment que la légalisation sera officielle d’ici 5 à 10 ans. Seul le conservateur Jonathan Djanogly s’est montré plus réticent, affirmant que la route sera longue encore pour la réglementation de l’herbe dans son pays. « Pas avant 10 à 15 ans », selon lui. Réagissant au documentaire de la BBC, le gouvernement britannique affirme que la légalisation du cannabis n’éliminerait pas le commerce illégal et ne réglera pas les problèmes associés à la dépendance aux drogues. Rania Massoud Source:ici.radio-canada.ca
  23. Le Liban a fait un pas supplémentaire en faveur de la dépénalisation de la culture du Cannabis, avec la soumission d’un projet de loi devant une commission parlementaire. Après examen par cette commission et possibles amendements, il reviendra cependant au Parlement d’adopter ou non ces mesures visant à légaliser la culture du cannabis et la vente de cette drogue à usage thérapeutique. En 2018, le Président de la Chambre, Nabih Berri avait déjà évoqué une possible dépénalisation de la culture du cannabis. Il avait alors formé une commission d’experts locaux et internationaux en charge de l’étude. Il s’agira notamment d’étudier les conséquences et l’impact de cette dépénalisation dans les pays ayant déjà adopté des mesures identiques. Cette dépénalisation avait été également l’un des sujets les plus polémiques de la fameuse étude McKinsey visant à relancer l’économie libanaise qui reste très mal-en-point jusqu’à présent. Source: libnanews.com
  24. La Sûreté du Québec tient à rappeler à la population que malgré la légalisation du cannabis, la culture de cette plante à des fins personnelles ou pour en faire le trafic demeure illégale. La SQ entend poursuivre ses efforts dans la lutte contre la production illégale de cannabis avec le programme Accès-Cannabis, dont l’équivalent existe déjà pour lutter contre l’économie souterraine de tabac et d’alcool. En cette période de plantation extérieure des boutures de plants de cannabis, des patrouilleurs et enquêteurs effectueront des vigies, seront à l’affût des comportements suspects aux abords des champs et éradiqueront toute plantation illégale de cannabis. La SQ rappelle que malgré l’entrée en vigueur de la Loi sur le cannabis, certaines activités en dehors du cadre légal demeurent des infractions au Code criminel, comme la production, la possession dans un but de trafic, l’importation et l’exportation. Elle invite toute personne qui apercevrait des activités illégales liées à la possession, à la production ou à la vente de cannabis à communiquer avec la Centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec au 1 800 659-4264 Source: ici.radio-canada.ca Québec interdit la vente de friandises au cannabis Les Québécois qui espèrent se procurer des chocolats, jujubes et autres friandises au cannabis après leur légalisation au Canada ne pourront pas en trouver sur les tablettes, puisque le gouvernement provincial a décidé d'en interdire la vente. Jugeant insuffisantes les mesures prévues par Ottawa pour encadrer la légalisation prochaine de la vente de produits comestibles au cannabis, Québec a dévoilé mercredi les règles additionnelles plus strictes qu'il prévoit imposer. Le gouvernement provincial annonce ainsi qu'il interdira la vente de chocolat, de friandises, de confiseries, de desserts et de tout autre produit attrayant pour les mineurs. Les produits solides contenant du cannabis ne pourront contenir une quantité de tétrahydrocannabinol (THC) supérieure à 5 mg par unité et à 10 mg par emballage. Pour les liquides, la limite sera de 5 mg par emballage. Ottawa légalisera les nouveaux produits le 17 octobre prochain, mais calcule qu'il faudra au moins 60 jours après cette date pour que les produits se retrouvent sur les tablettes, ce qui reporte à la mi-décembre la disponibilité de toute une gamme de nouveaux produits contenant du THC Trois nouvelles catégories de produits seront alors permises au pays : le cannabis comestible, les extraits de cannabis et le cannabis à usage topique. Québec considère que les mesures d'Ottawa pour encadrer ces nouvelles catégories de produits ne seront pas suffisantes pour permettre à la province d'atteindre ses objectifs en matière de santé et de sécurité publiques. Le gouvernement provincial souhaite ainsi en faire davantage pour réduire la banalisation du cannabis, son attrait pour les jeunes, les risques d'intoxication involontaire et les risques pour la santé associés aux produits à concentration élevée en THC . Parmi les autres mesures imposées par Québec, on note l'interdiction d'ajouter, dans les extraits de cannabis en vente, des additifs ou d'autres substances destinées à modifier l'odeur, la saveur ou la couleur du produit. Par ailleurs, le gouvernement provincial limite par ailleurs à 30 % la concentration en THC des produits de cannabis, à l'exception des produits de cannabis comestibles. Une disposition encadrant l'augmentation du potentiel d'effets psychologiques intoxicants des produits de cannabis par l'ajout de composants, y compris du cannabinoïde, sera aussi ajoutée. Le cannabis à usage topique ne sera pas autorisé à la vente au Québec pour le moment, note-t-on également. L'exemple du Colorado Jean-Sébastien Fallu-Photo : Radio-Canada Commentant la décision de Québec, Jean-Sébastien Fallu, professeur agrégé à l’École de psychoéducation de l’Université de Montréal, a donné l’exemple du Colorado où il y a eu une mauvaise préparation de la vente des produits comestibles de cannabis. Il a indiqué, dans une entrevue à l’émission 24/60, que dans cet État américain, il y avait, par exemple, des produits du cannabis sous forme d’animaux, d’humains ou de fruits qui ont été interdits par la suite. Les autorités ont exigé producteurs des emballages opaques que ne peuvent pas ouvrir les enfants. L’idée de protéger les enfants est valable, on ne peut pas aller à l’encontre de ça, dit M. Fallu. Mais en interdisant complètement, je ne suis pas certain qu’on va les protéger [les enfants]. Les gens peuvent s’en acheter par Internet ou s’en faire à la maison avec des taux de THC variable, explique le professeur. M. Fallu a expliqué que le problème qui s’est posé au Colorado était le manque d’éducation sur le cannabis. « Une approche paternaliste » Le professeur Fallu qualifie l’approche du gouvernement Legault de paternaliste. En étant trop stricts, les personnes vont peut-être consommer des produits qui ne sont pas contrôlés et acheter ça n’importe où, affirme-t-il. En étant trop stricts, on maintient les effets pervers de la prohibition : marché illégal. On continue à stigmatiser, pas de contrôle de qualité [en matière de dosage], avance le professeur. Selon le professeur, le marché illégal est encore très lucratif et risque de se tourner vers les produits comestibles si le marché légal ne l’offre pas. Il ajoute que le marché légal ne représente que 20 à 30 % du marché total du cannabis. Source: ici.radio-canada.ca
  25. La légalisation de l’usage récréatif du cannabis contrevient à plusieurs traités internationaux. Un obstacle à franchir pour le gouvernement qui a promis un projet de loi à l’automne. Le Luxembourg sera le troisième pays au monde à légaliser totalement l’usage récréatif du cannabis après l’Uruguay et le Canada. (Photo : Shutterstock) Déjà évoquée dans l’accord de coalition en 2013, la légalisation du cannabis à usage récréatif semble désormais sur les rails, le projet de loi de la coalition étant prévu pour l’automne, comme l’annonçaient Étienne Schneider et Félix Braz , ministre de la Santé et ministre de la Justice, à l’issue de leur visite d’étude au Canada au mois de mai . Un principe qui continue toutefois d’interpeller l’opposition. Le député CSV Claude Wiseler a ainsi rédigé une question parlementaire soulignant la contradiction entre les projets du gouvernement et l’adhésion du Luxembourg aux trois grandes conventions internationales de l’Onu sur le contrôle des stupéfiants. Une contradiction qui pourrait amener le Grand-Duché à faire l’objet de sanctions de la part de l’Organe international de contrôle des stupéfiants chargé de surveiller l’application de ces traités. Des contacts ont également été pris avec le Canada et avec les organisations compétentes au sein du système des Nations unies à Vienne et à Genève, compte tenu notamment des questions qui se posent en termes de droit international. Étienne Schneider, Jean Asselborn et Félix Braz, ministres de la Santé, des Affaires étrangères et européennes et de la Justice Dans une réponse laconique, les ministres de la Santé, des Affaires étrangères et européennes et de la Justice évoquent des «discussions interministérielles» au sujet de la compatibilité entre la légalisation du cannabis récréatif et les engagements internationaux du Luxembourg. «Des contacts ont également été pris au niveau bilatéral, avec le Canada par exemple, et au niveau multilatéral avec les organisations compétentes au sein du système des Nations unies à Vienne et à Genève, compte tenu notamment des questions qui se posent en termes de droit international», indiquent les ministres. Déjà légalisé dans deux pays et huit États américains Trois traités des Nations unies régissent les engagements des États en matière de stupéfiants: la Convention unique sur les stupéfiants de 1961, la Convention sur les substances psychotropes de 1971 et la Convention des Nations unies contre le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes de 1988. 185 pays ont signé ces conventions dont l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) surveille l’application. Ce dernier voit logiquement d’un mauvais œil la tendance actuelle à l’assouplissement de la prohibition du cannabis à usage récréatif. Dépénalisé dans 30 pays, en majorité sud-américains et européens, cet usage a été complètement légalisé par l’Uruguay en 2013, puis par plusieurs États et villes des États-Unis entre 2014 et 2018 (le Colorado et Washington en 2014, Washington DC, l’Oregon et l’Alaska en 2015, le Maine en 2016, le Nevada en 2017 et la Californie en 2018) et enfin par le Canada l’an dernier. Ce qui représente 109,8 millions de personnes dans le monde, en attendant la Nouvelle-Zélande qui compte organiser un référendum sur la question en 2020. De retour du Canada au printemps, Étienne Schneider et Félix Braz avaient insisté sur la philosophie de la légalisation à la luxembourgeoise. «Il ne s’agit en aucun cas de faire de la promotion pour la consommation de cannabis, mais au contraire, de protéger et d’assurer la santé et la sécurité des citoyens et des jeunes en particulier», assuraient-ils. «Un accent fort sera ainsi mis sur la prévention, l’éducation et la prise en charge de l’addiction, financées en partie par les recettes fiscales générées par la vente de cannabis.» Les agences de l’Onu en contradiction Le cannabis à usage thérapeutique a par ailleurs été légalisé dans 24 pays – dont le Luxembourg – et partiellement dans 13 autres. Dans son rapport annuel de 2018 , l’OICS épingle toutefois ce concept. «Dans le cadre des programmes de cannabis médical mis en place au Canada et peut-être dans quelques autres États, ainsi que dans certains États des États-Unis, l’usage médical des cannabinoïdes n’est pas réglementé de façon satisfaisante», estime l’OICS. «Ces programmes ne sont pas conformes aux traités internationaux relatifs au contrôle des drogues, dans la mesure où ils ne permettent pas un contrôle adéquat de la production et de l’offre. Ils ne permettent pas de garantir la délivrance sous surveillance médicale de médicaments de qualité, et ils rendent possible le détournement du cannabis et de ses dérivés à des fins non médicales.» Une position qui va à l’encontre de deux prises de position marquantes au premier semestre 2019: l’Organisation mondiale de la santé a demandé la reclassification du cannabis dans les traités internationaux dans une catégorie moins restrictive, et le Parlement européen a adopté une résolution sur l’utilisation du cannabis à des fins médicales intimant à la Commission et aux États membres de s’accorder sur une définition précise des différents usages du cannabis et de soutenir la recherche concernant les médicaments à base de cannabis. par Camille Frati Source: paperjam.lu