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  1. La consommation de marijuana serait associée à un risque accru d'insomnie. Selon ces chercheurs américains, plus on commence tôt, plus le risque est important. Brandon Marshall/REX/REX/SIPA La consommation de marijuana peut causer des nuits blanches ! Ce sont les résultats d'une étude menée par des chercheurs de l'Université de Pennsylvanie qui concluent que l'altération de la qualité du sommeil est particulièrement observée chez ceux qui ont abusé de cette drogues dès leur adolescence (avant 15 ans ), et qui ont eu par le suite une histoire de consommation de drogues. Ces résultats ont été publiés dans revue scientifique Sleep. Commencer le cannabis tôt aggrave le problème Pour l'étude, les chercheurs ont analysé les habitudes de sommeil de 1 811 anciens et actuels fumeurs de marijuana âgés de 20-59 ans. Les scientifiques se sont concentrés sur l'histoire de la consommation de cannabis des participants, de l'âge de la première consommation à la fréquence lors du dernier mois de la recherche. « Bien que des études antérieures ont montré que beaucoup de personnes déclarent consommer de la marijuana pour se détendre et comme une aide au sommeil, nos récents travaux ont révélé que les utilisateurs actuels et passés de cannabis sont plus susceptibles d'éprouver des problèmes de sommeil », a déclaré l'auteur principal Jilesh Chheda du département de psychiatrie de cette faculté. « Le résultat le plus surprenant, c'est qu'il y avait une relation forte avec l'âge de la première utilisation, peu importe combien de fois les gens consomment actuellement de la marijuana. Les personnes qui ont commencé à en consommer tôt étaient en effet plus susceptibles d'avoir des problèmes de sommeil à l'âge adulte », a-t-il rajouté. En chiffre, ces participants qui avaient commencé "jeune" étaient deux fois plus susceptibles de souffrir de privation de sommeil que les autres, même s'ils ont réduit les quantités consommées plus tard dans leur vie. Plus d'agitation et de somnolence pendant la journée Autre conclusion de l'équipe, les problèmes liés au sommeil sont considérés comme sévères s'ils se produisent au moins 15 jours par mois, soit un jour sur deux. Prudente, l'équipe indique toutefois que la conception de cette étude ne permet pas d'établir un lien de causalité entre marijuana et insomnie. Ainsi, si l'insomnie était par exemple l'une des raisons pour laquelle les gens commencent à utiliser du cannabis, cette preuve est importante car elle suggère que cette substance n'est pas efficace pour trouver le sommeil, affirmer l'équipe. Enfin, les chercheurs ont constaté que les utilisateurs de cannabis ont rapporté une incidence plus élevée d'évènements d'agitation et de somnolence pendant la journée que les non-consommateurs de marijuana. En conclusion, ils rappellent aussi la capacité de cette drogue à rendre son consommateur fatigué. Source: https://www.pourquoidocteur.fr/Cannabis---commencer-tot-augmente-le-risque-d-insomnie-6705.html
  2. Oliver Osborn a dix mois et souffre d'épilepsie partielle migrante, qui peut causer jusqu'à cent crises par jour. Les enfants souffrant de cette maladie n'atteignent que trop rarement l'âge de sept ans. Les parents du petit Oliver, prêt à tout pour adoucir sa maladie, veulent tenter un traitement alternatif. L'enfant serait alors soigné avec du cannabis liquide. La formule est à base de cannabidiol mais ne déclenche aucune réaction psychoactive. Une petite fille de cinq ans, Charlotte Figi, souffrant de la même condition, a vu sa santé s'améliorer grandement grâce à ce traitement. Le cannabis peut réduire le nombre de crises jusqu'à 90%. La famille d'Oliver veut récolter des fonds pour pouvoir administrer ce traitement qui n'est pas disponible au Royaume-Uni. "Quand les autres médicaments ne fonctionnent pas, vous devez trouver autre chose. Nous voulons le meilleur pour notre enfant et être avec lui le plus longtemps possible", a confié son père. Source : https://www.7sur7.be/7s7/fr/1523/Famille/article/detail/1905655/2014/06/02/Ils-veulent-soigner-leur-bebe-epileptique-avec-du-cannabis.dhtml Ce message a été promu en article
  3. En moyenne, près de 25 nouvelles demandes sont acheminées sur une base hebdomadaire. PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE Dean Beeby La Presse Canadienne OTTAWA Santé Canada croule sous le grand nombre de demandes de permis pour cultiver de la marijuana à des fins médicales, car plusieurs entreprises veulent participer à l'essor prévu de ce secteur. Le ministère avait déjà reçu 858 demandes à la fin du mois d'avril. En moyenne, près de 25 nouvelles demandes sont acheminées sur une base hebdomadaire. Parmi ces entreprises, on note des gens qui font pousser de la marijuana dans leur sous-sol, des entrepreneurs ayant une expertise pharmaceutique et même des petites sociétés minières en difficulté. Santé Canada a radicalement modifié ses règles pour la culture de la marijuana à des fins médicales depuis le 1er avril afin de créer un marché commercial concurrentiel. L'objectif est de passer de plusieurs milliers de petits producteurs à une cinquantaine de plus grandes entreprises expédiant des dizaines de marques de haute qualité. Les autorités ont commencé à recevoir les demandes de permis il y a un an. En septembre 2013, Santé Canada avait étudié 156 demandes, mais leur nombre a triplé à l'arrivée de février et a continué à augmenter de façon importante au cours des trois mois qui ont suivi. Jusqu'à présent, seulement 13 permis ont été accordés. La liste des détenteurs du permis est disponible sur le site Internet du ministère. De nouveaux venus sur ce marché se disent frustrés par l'inhabilité de Santé Canada à étudier rapidement leur demande. Ils ont notamment indiqué que leurs investisseurs commençaient à être impatients, et que leurs espaces loués commencent à être poussiéreux. «Il s'agit d'une bureaucratie assiégée», affirme Umar Syed, président de l'entreprise torontoise CannMart, qui attend patiemment son permis depuis octobre. «Ils sont aux prises avec une situation à laquelle ils n'étaient pas préparés... il y a quelque chose qui ne fonctionne vraiment pas.» Les commentaires de M. Syed font écho à ceux d'autres demandeurs, qui n'ont pas voulu s'exprimer de peur de perdre leur droit d'obtenir un permis. Le nouveau régime de Santé Canada a heurté deux écueils: une injonction prononcée en mars en Colombie-Britannique permet aux utilisateurs de marijuana médicinale accrédités en vertu de l'ancien système de poursuivre la culture personnelle pour l'instant; et deux récents rappels de marijuana médicinale de la part d'entreprises accréditées en vertu du nouveau régime, pour des raisons de qualité. Une porte-parole de Santé Canada n'a pas répondu directement aux questions sur la capacité du ministère de gérer l'influx massif de demandes de permis. Le marché potentiel est gigantesque. Santé Canada estime que les ventes de cannabis médicinal atteindront 1,3 milliard $ par année d'ici 2024, avec quelque 450 000 consommateurs enregistrés. En vertu des vieilles normes, plus de 30 000 patients ont été autorisés à posséder de la marijuana médicinale. Environ 500 000 Canadiens consomment cette drogue à des fins médicales, qu'elle soit acquise légalement ou non, en fonction de projections statistiques datant de 2012. Source: Hellvice & https://www.lapresse.ca/actualites/sante/201406/01/01-4771803-marijuana-sante-canada-croule-sous-les-demandes-de-permis.php Ce message a été promu en article
  4. L’entreprise Dutch Gold Resources Inc. a annoncé aujourd’hui le lancement imminent de sa plateforme de crowdfunding pour le secteur du cannabis médical. Deux entreprises ont d’ores et déjà été sélectionnées par la plateforme : une entreprise du secteur de la boisson et un fournisseur de services secondaires pour le secteur de la distribution. Lancement prévu pour le 20 Juin ! Pour plus d’infos : info@dutchgoldinc.com Source: https://www.goodmorningcrowdfunding.com/lancement-dutch-gold-lance-une-plateforme-pour-le-cannabis-medical/
  5. Luxembourg : le cannabis médical bientôt légal ? Le cannabis à usage thérapeutique sera-t-il bientôt légalisé chez nos voisins luxembourgeois ? La question a refait son apparition dans le débat public ces derniers jours, à la faveur d’une initiative lancée par le président du tout jeune PID (« Parti pour une démocratie totale »), le docteur Jean Colombera. Cet ancien député a introduit mi-avril une pétition auprès de la Chambre des députés grand-ducale. L’objet de la pétition : légaliser le cannabis à usage médical. Si le texte recueille 4.500 signatures d’ici fin mai, un débat sur la question devra être organisé au sein de la Commission des pétitions, avec la ministre de la santé Lydia Mutsch. Rappelons que l’usage du cannabis médical est une réalité aux Pays-Bas, en Allemagne, en Espagne ou encore dans certain états américains. En Belgique, l’Agence fédérale des médicaments étudie la question, mais on est encore loin d’aboutir à un consensus. Le docteur Colombera est l’un des fers de lance de la lutte pour la légalisation du cannabis médical au Luxembourg, et même à plus large échelle en Europe. Il est d’ailleurs le président de L’Union Francophone pour les Cannabinoïdes en Médecine. L’homme a d’ailleurs été traîné devant les tribunaux luxembourgeois pour avoir prescrit du cannabis à de nombreux patients qui devaient subir des traitements thérapeutiques lourds (chimiothérapie, etc.). « On m’a reproché de favoriser l’importation de cannabis sur le territoire car je prescrivais cela à certains de mes patients qui allaient se fournir en Hollande... Mais finalement il y a eu un non-lieu », explique-t-il. Étonnamment, le Dr Colombera se montre plutôt pessimiste quant aux chances de voir sa pétition atteindre les 4.500 signatures. « Car les personnes qui auraient le plus besoin de cannabis, c’est-à-dire des personnes âgées, n’ont pas accès à internet pour signer la pétition en ligne. De plus, au sein du monde politique, cela fait peur aux autres partis de s’afficher pour le cannabis médical. Ils seront peu nombreux à soutenir cela. Le cannabis renvoie encore trop souvent à une image de drogués. » Mais selon lui, l’introduction de la pétition auprès de la Chambre des députés aura au moins eu le mérite de relancer le débat, « et de rappeler aux gens qu’il existe une alternative aux traitements traditionnels pour soulager les effets secondaires d’un traitement lourd ». Quant à la Ministre de la Santé Lydia Mutsch, elle nous a confié que « en matière d'usage à des fins thérapeutiques du cannabis ou de certains de ses composants, ma priorité porte sur les médicaments à base de canabinoïdes, dûment autorisés et mis sur le marché et dont je suis le développement avec intérêt». Elle précise toutefois que «en tant que Ministre de la Santé, je serais disposée à analyser, avec une certaine méfiance et ensemble avec les milieux médicaux les plus concernés (oncologie, prise en charge de la douleur) l'opportunité de prévoir un régime d'usage exceptionnel licite du « Cannabis médicinal » s'inspirant du modèle en place en Allemagne. ». En fonction de l'issue de la pétition publique n°345, le sujet visé pourrait également être abordé et débattu au sein des commissions parlementaires compétentes. Romain Goffinet Source : https://www.lameuse.be/1002992/article/2014-05-09/luxembourg-le-cannabis-medical-bientot-legal Ce message a été promu en article
  6. La découverte que l'extrait d'huile de marijuana traitait avec succès , des convulsions mortelles extrêmement graves chez les enfants atteints de maladies rares a incité certains changements dans la façon dont les gens pensent à la drogue (sauf, peut-être, pour le gouverneur du New Jersey Chris Christie). La marijuana médicale n'est pas légal dans le Wisconsin, mais hier, le gouverneur Scott Walker a signé un projet de loi rendant légale dans l'État d'utiliser le cannabidiol, un médicament à base de cannabis, pour traiter les troubles convulsifs. Ce type particulier de marijuana médicale est approuvé parce qu'il n'y a aucune chance de le prendre par plaisir. Du journal Times of Racine, Wisconsin: Le gouverneur Scott Walker a signé un projet de loi légalisant le cannabidiol, ou CBD, dont on a montré son efficacité pour les enfants dans le Colorado. Il était illégal dans le Wisconsin, car il contient une petite quantité de THC, le composant présent dans la marijuana, mais les défenseurs note que le CDB ne pourrait pas être utilisée comme de la marijuana récréative. Le projet de loi a été rédigé de manière restrictive pour ne s'appliquer qu'au CDB, qui doit être administré par un médecin et n'est pas considéré par les avocats comme de "la marijuana médicale." Petit pas, de toute façon. Mais au moins il y a un autre état ​​où les parents n'auront pas à plier bagages avec leurs familles et passer au Colorado si un de leurs enfants se révèle avoir la maladie. Mais le Wisconsin pourrait ne pas être le seul. Plusieurs autres États qui n'ont pas légalisé la marijuana médicale envisagent toutefois de légaliser cette extrait de marijuana particulière pour le traitement de cette maladie rare notamment. Pour une liste exhaustive de chaque Etat où se tient la dépénalisation de la marijuana ou de légalisation, consultez la critique récente état ​​par état de John K. Ross ici. Source: https://reason.com/blog/2014/04/17/wisconsin-legalizes-medical-marijuanabut Ce message a été promu en article
  7. De toutes les tactiques d'intimidation utilisées au cours du siècle dernier pour faire peur aux gens d'une plante largement sans danger, l'idée que fumer de la marijuana peut causer des épisodes psychotiques ou même la schizophrénie est l'une des plus anciennes et les plus difficiles à surmonter. Surtout en ce qui concerne les adolescents, dont le cerveau en développement peut réagir au THC et d'autres cannabinoïdes différemment que celui des adultes. Malheureusement, alors que la plupart des revendications de folie - comme «la marijuana fera des seins aux hommes" et "Fumer du cannabis provoque le cancer du poumon" - peut être facilement discrédité, la preuve en ce qui concerne la ganja et la schizophrénie a été un peu mélangé. Jusqu'à maintenant. Dans un nouvel article publié dans la revue scientifique Schizophrenia Research, une équipe de la Harvard Medical School a conclu qu'il n'y a pas de raison d'établir un lien entre la consommation de marijuana et un risque accru de développer une schizophrénie. Pour l'étude, 282 sujets ont été divisés en quatre groupes: ceux n'ayant pas d'antécédents de psychose ou de l'usage de drogues (y compris le cannabis); les personnes sans antécédents de psychose, et la consommation de marijuana lourd comme les adolescents, mais pas d'autres drogues; ceux qui n'ont pas d'histoire de l'utilisation de toute drogue (y compris la marijuana) et moins de 10 ans de maladie; et ceux ayant des antécédents de consommation de marijuana lourd, et pas d'autres drogues pendant l'adolescence, avant l'apparition de psychose. Au total, après la collecte d'informations de première, deuxième et troisième parents d'études des sujets, les histoires de cas de plus de 4291 personnes ont été prises en compte lors de l'analyse des données. En fin de compte, l'histoire de la famille, et non la consommation de marijuana, démontre une probabilité accrue de schizophrénie. "Les résultats de l'étude suggèrent que la présence d'un risque maladif familiale accrue pour la schizophrénie peut être à la base sous-jacente de la schizophrénie chez les consommateurs de cannabis et non la consommation de cannabis par lui-même», ont conclus les chercheurs. En incluant des groupes distincts examinant les usagers de cannabis non-psychotiques et les groupes de contrôle de non-utilisateurs de cannabis indépendants pour la première fois, les chercheurs de Harvard ont démontré que les études précédentes montrant un risque accru n'ont pas réussi à prendre ces facteurs en compte. Cela explique pourquoi le taux de schizophrénie dans la société est rester essentiellement stable depuis le début des années 1960, tandis que le taux de consommation de marijuana a augmenté brusquement. Ces résultats renforcent également les conclusions d'une récente étude financée par le gouvernement qui a montré que les cannabinoïdes peuvent effectivement aider à prévenir la schizophrénie. Source: https://www.hightimes.com/read/clinic-smoke-weed-and-dont-worry-about-schizophrenia https://psychcentral.com/news/2013/12/10/harvard-marijuana-doesnt-cause-schizophrenia/63148.html
  8. L'actrice américaine Whoopi Goldberg collabore désormais à un blog américain, The Canabist, et explique dans son premier post qu'elle utilise le canabis pour soulager des douleurs liées à un glaucôme. | (AFP/TIM SLOAN.) Whoopi Goldberg chante les louanges de la marijuana à usage médicinal, pour ses débuts comme contributrice au blog The Cannabist. «La vapoteuse a changé ma vie», écrit l’actrice américaine de 58 ans dans son premier post, à propos de la cigarette électronique avec laquelle elle consomme du cannabis. Selon le site du Daily Mail, la star de « Sister Act » (1992) raconte dans sa contribution, intitulée «Ma vapoteuse et moi, une histoire d’amour», comment elle est «tombée amoureuse» de son e-cigarette. «Alors que j’écris ma première colonne pour The Cannabist, en parlant de cette herbe récemment légalisée et en admirant les états qui ont eu la vision de légaliser la marijuana à usage médicinal, j’ai très envie de glorifier les vertus de la vapoteuse.» Elle souffre d'un glaucome L’actrice, oscarisée pour son rôle dans « Ghost » (1990), révèle qu’elle utilise la substance pour soulager les terribles maux de tête causés par un glaucome, une maladie oculaire. Elle explique qu’elle s’est mise à l’e-cigarette pour fumer du cannabis alors qu’elle éprouvait des difficultés à fumer des joints. Elle raconte : «La vapoteuse a changé ma vie. Non, je n’exagère pas. D’ailleurs, je l’ai baptisée Bouffette (NDLR : Sippy en anglais). Oui, c’est une fille. Et oui, je l’ai baptisée Bouffette parce que je tire de toutes petites bouffées (…). Et avec chaque bouffée vient le soulagement – de la pression, de la douleur, du stress, de l’inconfort.» Le premier post de Whoopi Goldberg sur le blog The Cannabist fait l'éloge de la vapoteuse pour consommer de la marijuana à usage médicinal. (CAPTURE D'ECRAN THE CANNABIST.) The Canabist est un blog hébergé sur le site du quotidien «the Denver Post», dans l’état du Colorado. C’est le deuxième état américain, après celui de Washington, à légaliser la marijuana pour un usage récréatif. L’actrice et productrice, née à New York, vit dans le New Jersey, qui n’a pas les mêmes lois à ce sujet que le Colorado. Ses résidents ont le droit d’utiliser de la marijuana à usage médical sous certaines circonstances. Whoopi Goldberg devrait écrire un post tous les deux mois en se concentrant sur son expérience avec le cannabis. Source LeParisien.fr: https://www.leparisien.fr/actualite-people-medias/whoopi-goldberg-se-soigne-au-cannabis-et-le-clame-sur-un-blog-18-04-2014-3778553.php
  9. Vape Nation a créé une infographie sur les avantages de la vaporisation sur la consommation de marijuana, afin que les utilisateurs médicaux puisse obtenir la totalité des avantages avec le moins de d’inconvénient. La marijuana médicale a été légalisé dans vingt États à travers l'Amérique sous diverses formes et a été autorisé pour une utilisation dans le traitement d'une grande variété de conditions. Les moyens traditionnels de consommer de la marijuana a toujours été de le fumé, mais le tabagisme a sa juste part de la stigmatisation sociale et des risques pour la santé publique après que fumer en public a ete interdit sur ​​les cigarettes conventionnelles, les recherches scientifique qui ont suivies montre le lien direct avec un risque accru de cancers. Comme il n'est pas la interessant de risquer une maladie pour en soigner une autre, la vaporisation offre désormais une alternative supérieure à la fumer issu de combustion traditionnel, et cela peut être aussi utilisé pour la marijuana. Vape Nation a publié un guide infographique expliquant comment vaporiser efficacement la marijuana, y compris les paramètres optimaux de température, un guide étape par étape pour le chargement d'un vaporisateur et l'exploiter efficacement, et un guide sur le nombre de hits pouvant être pris avant que l'herbe n'ai écoulé son contenu. L'infographie comprend une recherche détaillée sur les effets de la vaporisation de la marijuana, et conclut qu'il permet aux cannabinoïdes d'être délivré avec une énorme réduction des composés de la fumée. Le guide explique ensuite comment trouver le bon type de vaporisateur et un guide de comparaison croisée des grandes marques. Un porte-parole de Vape Nation a expliqué: «Quand même Willie Nelson parle ouvertement de la vaporisation la marijuana est supérieure pour les poumons et la gorge et fait même la la marijuana plus forte parce que moins de se gaspille dans les flammes, il est clair qu'un consensus a été atteint. Nous voulons offrir une ressource officiel d'information pour ceux qui envisagent cette option pour leur marijuana médicale, et prendre notre responsabilité au sérieux comme une autorité sur le sujet pour transmettre les avantages et les défis d'une manière impartiale. Nos avis de vaporisateur sont un excellent moyen de comprendre la gamme de produits disponibles, et nous présentons les cinq meilleurs articles sur notre page d'accueil pour prendre des décisions d'achat plus facile. " À propos de Vape Nation: Vape Nation offre des informations, des conseils et des conseils sur la vaporisation, un nouveau et plus sain technique pour les substances inhalées que fumer combustible traditionnel. Le site publie régulièrement des avis de vaporisateurs et offre des conseils sur son utilisation pour une large gamme de matériaux, de l'aromathérapie au tabac à la marijuana médicale. Source: https://www.digitaljournal.com/pr/1843348 Le Guide: https://www.vape-nation.com/
  10. Bonjour, Je suis tombé sur cet article sur CannabisInfos. A contre courant de toutes les conclusions récentes en terme de médecine (Collège des neurologues américains, chercheurs espagnols et anglais, cannadiens...), la France reste forte ! En résumé, quelques "pontes" de l'académie de médecine ont fait une séance pour parler du cannabis et ont conclus qu'en France, parce qu'on fait pas les choses comme les autres, il faudrait renforcer la lutte contre le cannabis et l'élever au rang "d'enjeux nationnal". Interdire les sites de vente de matériel en ligne, de graines, etc. Et saviez-vous que ces experts arrivent à relier le cancer des testicules à la prise de cannabis ? C'est possiblement vrai, je ne suis pas médecin, mais c'est la première fois que je lis ça. Amis cannabiculteurs, profitez de vos bourses tant que vous pouvez, si vous continuez la DROGUE, vous finirez avec un cancer testiculaire... Les sages ont parlés ! Bonne lecture à toutes et à tous... @ +
  11. Fumer du cannabis récréatif reste interdit en Suisse. Mais en 2011, la nouvelle loi fédérale sur les stupéfiants a ouvert la porte à une utilisation médicale de produits à base de chanvre. Comment administre-t-on ce traitement? Quels sont les freins à sa prescription? L’équipe de 36,9° a rencontré notamment le Dr Claude Vaney, chef du Service de réadaptation neurologique de la Clinique Bernoise à Montana, et membre de la commission d’experts qui a préparé la nouvelle loi. Il est l’auteur de la première étude en Suisse qui a permis de mettre en évidence l’effet du chanvre dans le traitement des symptômes de la sclérose en plaques. Détour également par le nord d’Israël pour visiter la plus importante exploitation de cannabis médical du pays. Si Israël n’est pas devenu pour autant le paradis des "fumeurs de pétards", on y encourage plus qu’ailleurs la recherche médicale sur les cannabinoïdes. http://www.dailymotion.com/video/x1lkwv2_docteur-prescrivez-moi-du-cannabis_webcam Edit: je n'arrive pas à intégrer la vidéo...
  12. Salut, l'avis du collège des médecins sur la nouvelle règlementation du Cannabis médical à Québec, " Marijuana : légaliser est un moindre mal, selon le Collège des médecins Selon le Collège des médecins, la légalisation permettrait d'avoir un contrôle de qualité et de faire de l'éducation sans négliger les possibles entrées fiscales. Pierre Pelchat Le Soleil (Québec) Le Collège des médecins du Québec est favorable à la légalisation de la marijuana au lieu d'appliquer la nouvelle réglementation sur le cannabis à des fins médicales. «Ce serait un moindre mal que la situation actuelle. C'est une des trois options que nous avons proposées au gouvernement fédéral», a indiqué, mardi, au Soleil, le secrétaire du Collège des médecins, le Dr Yves Robert, en marge d'une conférence de presse sur les nouvelles directives aux médecins pour prescrire de la marijuana. À son avis, la légalisation permettrait d'avoir un contrôle de qualité et de faire de l'éducation sans négliger les possibles entrées fiscales. Il croit qu'une libéralisation du pot n'entraînerait pas nécessairement une hausse de la consommation. En gardant le produit illégal, le Dr Robert croit que cela favorise sa diffusion de façon illicite sur un marché noir et la possibilité que des jeunes se voient offrir d'autres drogues plus nocives. «Il y a une forme d'hypocrisie, de connivence. Actuellement, il y a n'importe quoi qui circule et ça circule. Il ne faut pas se faire d'illusions. Ce n'est pas la loi qui va faire que les gens vont consommer du cannabis ou non. La question est de savoir dans quelles conditions on veut que la consommation se fasse», a-t-il avancé. Selon le Dr Robert, le débat sur la légalisation ou non du cannabis qui a repris depuis que le Colorado en permet la vente est avant tout politique. «On nous met dans un piège où, d'un côté, le gouvernement ne veut pas le légaliser parce qu'il ne veut pas déplaire à sa base électorale et, de l'autre, il ne veut pas l'étudier comme n'importe quel médicament parce qu'il ne veut pas le légitimer», a-t-il déploré. Pour l'heure, le Collège des médecins du Québec et ceux des autres provinces canadiennes sont en colère contre le gouvernement Harper. Depuis mardi, la façon d'avoir du cannabis à des fins thérapeutiques est d'avoir une ordonnance médicale. Auparavant, c'est Santé Canada qui autorisait la possession et la consommation de cette drogue illégale à des fins médicales. «Avec la nouvelle réglementation, le gouvernement fait trois affaires en même temps. Un, il respecte son idéologie. Deux, il envoie l'odieux et la responsabilité sur le dos des docteurs et il s'en lave les mains. Trois, ça permet de faire une économie administrative à Santé Canada. C'est l'idéal du point de vue du gouvernement conservateur», a-t-il soutenu. Les deux autres options proposées au gouvernement Harper par le Collège des médecins étaient de maintenir le programme précédent ou d'assujettir la prescription de cannabis aux mêmes règles auxquelles doivent se soumettre les compagnies pharmaceutiques pour un nouveau médicament." Source : https://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/sante/201404/01/01-4753558-marijuana-legaliser-est-un-moindre-mal-selon-le-college-des-medecins.php Ce message a été promu en article
  13. Kevork Djansezian/Getty Des cocottes de cannabis MONTRÉAL – Coincé entre les décisions des tribunaux et le nouveau règlement fédéral qui restreint l’accès au cannabis à des fins médicales, le Collège des médecins du Québec a dévoilé mardi ses nouvelles directives à ses membres, qui permettront aux médecins qui y tiennent de continuer à en prescrire, mais lorsqu’ils participeront à un protocole de recherche. Le protocole de recherche n’est pas encore défini, mais cela devrait être fait «d’ici l’été», ont précisé en conférence de presse les docteurs Charles Bernard et Yves Robert, respectivement président-directeur général et secrétaire du Collège des médecins du Québec. Le futur protocole de recherche permettra donc aux médecins de prescrire du cannabis séché à des fins médicales, mais en suivant certaines règles, comme la rédaction d’un formulaire de consentement, d’un formulaire d’évaluation de l’état de santé du patient, la vérification des interactions avec d’autres médicaments et la vérification de contre-indications, entre autres. Depuis mardi, un règlement fédéral exige d’un patient qu’il obtienne une prescription médicale afin d’avoir accès à du cannabis séché pour des fins thérapeutiques. Et le cannabis ne pourra être prescrit que pour certains problèmes de santé déterminés: épilepsie, forme grave d’arthrite, cancer, SIDA et VIH, maladie de la moelle épinière, lésion de la moelle épinière et sclérose en plaques. «Il (le médecin) ne peut pas prescrire à partir d’aujourd’hui, tant qu’il n’y aura pas le projet de recherche», a pris soin d’ajouter le docteur Robert. Il y aura donc un délai avant que les médecins puissent prescrire le cannabis séché par l’intermédiaire d’un protocole de recherche médicale. Auparavant, le médecin n’avait qu’un rôle de confirmation du diagnostic. Le nouveau règlement fédéral accroît donc le rôle du médecin. Les médecins se retrouvent donc dans une situation inconfortable, puisque le traitement par cannabis séché n’est pas officiellement reconnu au plan scientifique. Et ni le dosage ni les indications thérapeutiques ne sont standardisés, a souligné le docteur Bernard. Or, le Code de déontologie des médecins stipule que l’usage d’un traitement non reconnu ne peut être fait que dans un cadre de recherche médicale. «Ce que nous déplorons, malheureusement, c’est que si des patients ont de la difficulté à y avoir accès, le premier responsable c’est celui qui a fait la nouvelle réglementation. C’est un des problèmes auxquels on a à faire face: on nous transfère une responsabilité et on veut que ce soit nous qui ramassions l’odieux de cette décision. Et ce ne sera pas le cas», a prévenu le docteur Robert. La voie de la recherche médicale est donc celle qui a été choisie par le Collège des médecins pour régulariser la situation des médecins et des patients, afin de répondre à la fois au Code de déontologie des médecins, au règlement fédéral et aux décisions des tribunaux. Le Collège des médecins souligne également qu’il existe présentement des médicaments sous forme de comprimés qui sont des «cannabinoïdes» et qui sont autorisés par Santé Canada. Il conseille d’ailleurs à ses membres de prescrire d’abord ces médicaments avant d’envisager le cannabis séché. Réaction Présent à la conférence de presse du Collège des médecins, Adam Greenblatt, de la Société pour l’accès au cannabis médical, a dit accueillir la voie de la recherche prônée par le Collège des médecins avec «un optimisme prudent». Il affirme toutefois s’inquiéter du fait qu’«il y a trop de restrictions sur les raisons pour lesquelles le cannabis séché peut être prescrit par les médecins» et que cela aura pour effet de «diminuer l’accès pour les patients». Source: https://journalmetro.com/actualites/national/472938/lacces-au-cannabis-passera-par-la-recherche/ Ce message a été promu en article
  14. De son nom botanique cannabis sativa, ou chanvre indien, cette famille originaire des régions équatoriales rassemble plusieurs plantes annuelles, dont le houblon, utilisé dans la fabrication de la bière. RelaxNews / Yellowj/Shuttertsock.com C'est le début du printemps et avec lui son traditionnel cortège d'allergies : pollens, bouleaux, graminées... ou cannabis ! Moins connue, mais pourtant en augmentation, l'allergie au cannabis commence à faire parler d'elle. Au sommaire du Congrès francophone d'allergologie 2014, qui se tiendra à Paris le 16 avril prochain, le sujet est également au coeur d'une étude publiée récemment dans la Revue française d'allergologie. Quatre chercheurs de la Faculté de médecine et de sciences (département immunologie, allergologie et rhumatologie) de l'Université d'Anvers (Belgique), dont le Docteur Didier Ebo, lui consacrent un article intitulé "L'allergie au cannabis, bien plus qu'un voyage stupéfiant". De son nom botanique cannabis sativa, ou chanvre indien, cette famille originaire des régions équatoriales rassemble plusieurs plantes annuelles, dont le houblon, utilisé dans la fabrication de la bière. Le cannabis sativa peut provoquer rhinites, conjonctivites, urticaire et asthme lorsqu'il est inhalé, fumé ou mâché. Même les personnes exposées à son pollen (entre juillet et septembre dans le Sud et l'Est de la France) risquent d'en faire les frais. Une sensibilisation au cannabis peut également provoquer une réactivité croisée, notamment alimentaire ou d'origine végétale, appelée "syndrome cannabis-fruits légumes" qui impliquerait une protéine identifiée comme le Can s 3. Les allergènes responsables restent néanmoins encore peu connus. Le diagnostic repose sur des tests cutanés. Source: https://www.ladepeche.fr/article/2014/04/02/1854249-l-allergie-au-cannabis-vous-connaissez.html
  15. Vers la fin des grow shops en République tchèque ? 26-02-2014 16:07 | Denisa Tomanová Au mois de novembre dernier, la police tchèque a organisé dans toute la République tchèque et sur une durée de deux semaines des razzias visant une centaine de grow shops, magasins où il est possible d’acheter des outils et des équipements pour la culture du cannabis, des modes d’emploi ainsi que des graines. Dans le cadre de ces contrôles policiers effectués au sein de ces commerces ainsi qu’aux domiciles de leurs propriétaires, la police a déjà inculpé cinquante personnes pour incitation à la consommation de stupéfiants. Suite au jugement rendu par le tribunal d’arrondissement de Semily à l’égard de gérants d’un magasin de la ville de Jílemnice, située au nord du pays, ces derniers avaient porté plainte devant la Cour suprême qui leur a donné tort, un jugement confirmée ce mardi par la Cour constitutionnelle. En 2012, le tribunal d’arrondissement de Semily avait estimé que ces exploitants de grow shop s’étaient rendus coupables de promotion de la toxicomanie et les avaient condamnés à un an de prison ferme assortie d’une peine de sursis de dix-huit mois. Ce jugement, qui avait été confirmé par la cour régionale de Hradec Králové, avait été considéré comme un pas essentiel vers la mise hors la loi du cannabis dans le pays. Les propriétaires du magasin s’étaient tournés vers la Cour suprême, qui avait toutefois réaffirmé le caractère nocif de ce type de commerce qui « met à disposition du grand public, non seulement des conseils et des informations d’incitation, mais apportent également un soutien moral et matériel à des fins d’usage de stupéfiants ». Cette décision avait servi de base à la police pour qu’elle procède aux multiples contrôles susmentionnés. Malgré le fait que les accusés avaient bénéficié de l’amnistie présidentielle du mois de janvier 2013, ils avaient déposé une autre plainte, et ce devant la Cour constitutionnelle (Ústavní soud). Celle-ci s’est prononcée dans le sens de la décision de la Cour suprême ce mardi, en rejetant la plainte déposée. Un des membres de la Cour constitutionnelle, Jan Musil, a fait savoir à l’occasion : « Il ne s’agit pas seulement de jardinage classique mais bien d’une activité ayant un tout autre but. » Les gérants du grow shop trouvent l’accusation portée à leur égard injuste. Selon eux, l’acte commis ne peut pas être considéré comme une infraction pénale. En réaction à ce verdict, l’avocat des commerçants de Jílemnice, Milan Bedroš, a déclaré : « Nous parlons de toxicomanie, mais nous ne parlons pas de malades et de leurs expériences d’utilisation du cannabis. » Pour l’avocat Milan Bedroš, c’est la demande de la société qui devrait l’emporter sur le sens commun, dans la mesure où les clients n’étaient pas des toxicomanes mais les gérants voulaient mettre à profit leur expertise pour conseiller les personnes malades consommatrices de cannabis pour atténuer leurs douleurs. Mais par le biais de sa décision de ce mardi, la Cour constitutionnelle a ainsi amorcé une éventuelle disparition du secteur des grow shops en République tchèque. La police tchèque compte continuer à contrôler les magasins proposant encore ce type d’articles, et dans ce sens, Jakub Frydrych, le directeur de la Centrale anti-drogue, a signalé : «Après nous être mis d’accord avec nos collègues de la Direction régionale et des bureaux territoriaux, nous souhaiterions que ces contrôles fassent partie d’une surveillance régulière. » Si les growshops avaient fleuri un peu partout dans le pays à partir de 2007, la razzia du mois de novembre dernier a provoqué la fermeture d’un grand nombre d’entre eux. Ceux qui sont restés affichent pour la plupart une pancarte à l’entrée du magasin, invitant les clients à ne pas évoquer la culture du cannabis dans leurs discussions avec le vendeur. Source : https://radio.cz/fr/rubrique/faits/vers-la-fin-des-grow-shops-en-republique-tcheque
  16. États-Unis: une première pub pour le cannabis médical assez surprenant Un site de vente de cannabis à usage thérapeutique a comparé dans un spot publicitaire l'achat de marijuana à celle de sushis. AFP PHOTO/Pablo PORCIUNCULA Le premier spot publicitaire pour le cannabis à usage médical sera bientôt diffusé dans le New Jersey (Etats-Unis). "Vous n'achèteriez pas vos sushis à cet homme, alors pourquoi lui acheter du cannabis?" Voilà la comparaison réalisée par le premier spot publicitaire pour le cannabis à usage thérapeutique qui sera bientôt diffusé dans le New Jersey (Etats-Unis), notamment sur ESPN ou Fox News. Dans cette vidéo dévoilée par le site Gawker, vendredi et repérée par FranceTVinfo, un homme s'adresse à la caméra et tente de vendre des sushis, comme s'il s'agissait de drogue. Gawker se moque par ailleurs de ce spot de 60 secondes et du parallèle alambiqué qu'il dessine entre drogues et restauration. Le site américain le juge si étrange qu'il se demande s'il ne faut tout simplement pas "planer" pour le comprendre. Source : L'express Ce message a été promu en article
  17. LE CAP, 20 février 2014 (AFP) - Un député sud-africain atteint d'un cancer en phase terminale a défendu jeudi une proposition de loi pour légaliser la consommation de marijuana à des fins médicales en Afrique du Sud. "L'interdiction d'utiliser de la marijuana et d'autres formes de cannabis à des fins médicales est tellement irrationnelle, tellement non-sud-africaine, c'est presque un défi à la raison", a déclaré Mario Oriani-Ambrosini, atteint d'un cancer incurable du poumon, devant la presse parlementaire jeudi au Cap. Le débat sur l'usage de la marijuana dans le traitement du cancer n'est pas limité à l'Afrique du Sud. Aux Etats-Unis, l'Etat de New York est devenu en janvier le 21e Etat américain sur 50 à assouplir sa législation pour permettre une utilisation médicalement encadrée. La proposition du député sud-africain vise à légaliser la plante, qui pousse très facilement en Afrique du Sud, à protéger les médecins qui utiliseraient des traitements non conventionnels et à mettre sur pied un centre de traitement pilote du cancer. "Cette loi vise à (...) créer un espace où les médecins pourront se laisser guider par leur expérience professionnelle, dans les cas où il n'y a aucun autre traitement meilleur possible", a-t-il dit. Le président Jacob Zuma s'est déclaré ému par cette démarche. "J'ai été touché de voir l'homme que je connais et avec qui j'ai travaillé plus de 20 ans dans cet état. J'ai demandé à la ministre de la Santé de s'occuper de cette affaire", a-t-il dit. M. Oriani-Ambrosini utilise un traitement à base de THC (tétrahydrocannabinol), la principale molécule psychoactive du cannabis. Il a abandonné la chimiothérapie et affirme que ce traitement, associé à d'autres traitements alternatifs, lui a permis de prolonger sa vie jusqu'à maintenant. Source: https://www.afriqueexpansion.com/depeches-afp/14286-afrique-du-sud-proposition-de-loi-pour-legaliser-la-marijuana-a-des-fins-medicales.html
  18. De nouvelles découvertes suggèrent qu'un produit chimique dans la marijuana peut empêcher certaines personnes de devenir aveugles. Retinitis pigmentosa est une maladie génétique de l'œil qui conduit à une perte importante de la vision et à la cécité. La maladie touche 1 personne sur 4000 personnes et s'aggrave à mesure que les cellules de la rétine, appelée photorécepteurs, meurent. Mais une étude publiée ce mois-ci dans Experimental Eye Research indique que des substances chimiques dans la marijuana, appelés cannabinoïdes, peuvent être en mesure de ralentir cette baisse. En utilisant une forme synthétique de THC, le composé responsable du "High" de la marijuana, des chercheurs de l'Université d'Alicante en Espagne ont réussi à prévenir la perte de vision chez les rats souffrant de ce trouble. "Ces données suggèrent que les cannabinoïdes sont potentiellement utiles pour retarder la dégénérescence de la rétine chez les patients atteints de rétinite pigmentaire," écrit le Dr Nicolás Cuenca, auteur principal de l'étude. Au terme de 90 jours, les rats qui ont reçu un traitement ont obtenu de meilleurs résultats aux tests de vision et avait 40% plus de photorécepteurs que les rats non traités. Le THC semble également protéger un certain nombre d'autres structures de l'œil, y compris les couches internes de la rétine. Bien qu'encourageants, les résultats ne sont pas vraiment une surprise. Comme le note l'équipe, les cannabinoïdes ont montré des résultats prometteurs dans le traitement de diverses maladies dégénératives, allant de la maladie de Parkinson et la maladie d'Alzheimer au diabète et l'AVC. La marijuana a également été rapportée pour aider à d'autres maladies oculaires comme le glaucome. En fait, les études montrent que des accés pour la marijuana existent dans différentes parties de l'œil. Et dès les années 70, les scientifiques ont observé un certain nombre d'effets intéressants de la marijuana sur la vision. Par exemple, une étude publiée en 1978 a constaté que la marijuana cause un retard dans l'ajustement de la pupille, concluant qu'il "semble probable que la marijuana ou le produit métabolique de la marijuana agisse directement sur la rétine pour produire le retard dans le recouvrement de l'éblouissement." Alors que la dernière étude n'a pas examiné les mécanismes qui sous-tendent les avantages des cannabinoïdes dans la rétinite pigmentaire, les auteurs concluent que la poursuite de recherches doit être effectuée. Source: https://www.leafscien...op-vision-loss/
  19. L’expert en herbe de Jérusalem Le chimiste Raphaël Mechoulam, en janvier, à Jérusalem. (Photo Olivier Fitoussi) REPORTAGE (2/3) Le professeur Raphael Mechoulam est mondialement reconnu comme le père de la science du cannabis. Il a ouvert la voie à son usage médical en Israël, accepté par 75% de la population. Rencontre. Avec sa trentaine de bâtiments perchés sur une colline des faubourgs ouest de Jérusalem, Hadassah est à la fois l’un des plus grands hôpitaux israéliens et une faculté de médecine fédérant plusieurs instituts de recherche. «Une ville ! 3 000 personnes travaillent ici !» s’exclame le professeur qui nous entraîne d’un pas ferme à travers un dédale de couloirs jusqu’à son petit bureau de l’Ecole de pharmacie aux étagères parfaitement ordonnées où figurent d’énormes volumes intitulés «Marijuana». Raphael Mechoulam, chimiste, a 83 ans. Il est le président de la section des sciences naturelles de l’Académie israélienne des sciences, ancien recteur de l’université hébraïque de Jérusalem où il a fait l’essentiel de sa carrière, et auteur de 296 articles scientifiques dont le dernier vient d’être publié. Il y a cinquante ans tout juste, il isolait le principe psychoactif de la marijuana, le THC (tétrahydrocannabinol), posant la première pierre d’une science des cannabinoïdes dont il est reconnu, mondialement, comme le père et expert. Il est aussi un acteur discret, mais majeur, de la politique israélienne de santé qui permet aujourd’hui à 11 000 patients d’avoir accès au cannabis (Libé d’hier). Petit homme calme à l’humour vif, Raphael Mechoulam a la mémoire encyclopédique des intellectuels d’Europe orientale qui lisent une demi-douzaine de langues. Né à Sofia, en Bulgarie, il a vu son pays basculer dans le camp nazi, puis communiste - «l’heure du lavage de cerveau», dit-il. En 1949, il émigre dans le tout jeune Etat hébreu où il découvre la chimie. «La plante était maudite» Doctorat, post-doctorat, chercheur enfin, à l’institut Weizmann, près de Tel Aviv. Fasciné par la frontière entre chimie et biologie, il se passionne pour les substances naturelles, cherche un sujet vierge, trouve une plante psychotrope encore oubliée des sciences en ce début des années 60 : le chanvre indien, Cannabis indica. «L’opium et la coca étaient bien étudiés, leurs principes psychoactifs - morphine et cocaïne - avaient été isolés au XIXe siècle. Mais celui du chanvre indien était encore inconnu.» Sans doute parce qu’il était d’une nature telle qu’il était difficile à identifier avec les instruments de cette époque, explique-t-il. Et quand les technologies furent mûres, la plante était maudite. Sa prohibition dès 1937 aux Etats-Unis, puis son classement sur la liste des stupéfiants par l’ONU en 1961 «ont imposé des tracasseries dissuasives pour qui voulait avoir du cannabis pour l’étudier». Le jeune chercheur, le nez dans ses bouquins, ne prend pas la mesure de l’obstacle. La marijuana, apprend-il, faisait déjà partie de la pharmacopée assyrienne il y a 3 000 ans. En 60 après J.-C., le Grec Dioscorides, «le plus grand pharmacologue des deux derniers millénaires», la présente comme un traitement contre l’inflammation. Inconnue en Europe où le chanvre de la variété sativa dont on fait des toiles n’a pas d’effet psychotrope, elle devient au XIXe siècle, quand l’Occident s’éprend de l’Orient, l’objet d’observations évoquant des actions sur les contractures, les convulsions. «C’est un Français qui a écrit en 1840 le premier texte scientifique sur ses effets psychotropes», relève le professeur, extrayant de ses dossiers les références de l’article que le psychiatre Jacques-Joseph Moreau a tiré de ses observations faites lors des séances du club des Haschichins fondé à Paris avec Théophile Gautier. Passe un siècle. En 1940, le Nobel britannique Alexander Todd et l’Américain Roger Adams réussissent à isoler un composé de la marijuana, non psychoactif, le cannabidiol, alias CBD. Et glissent à un autre sujet. «Puis rien.» Le terrain était libre. «J’ai demandé au directeur de mon institut s’il connaissait quelqu’un à la police qui pouvait me procurer de la marijuana. C’était le cas. J’ai reçu 5 kilos de joli libanais de contrebande, de quoi travailler. Plus tard, on m’a fait remarquer que c’était illégal, que le policier et moi-même encourrions la prison, que j’aurais dû demander une autorisation spéciale. Ce que j’ai toujours fait, ensuite, bien sûr.» En 1963, première percée, Raphael Mechoulam et son collègue Yuval Shvo révèlent la structure moléculaire du cannabidiol isolé par le Nobel et son confrère. La découverte permet d’étudier l’action de cette substance. Elle passe alors inaperçue. Aujourd’hui, elle est le fondement de centaines de publications scientifiques. «Il apparaît que le CBD est un anti-inflammatoire qui réduit notamment les symptômes de l’arthrite rhumatoïde. Il a aussi un effet sur le diabète de type 1, relève le professeur. On ne comprend pas encore comment il agit mais on sait que sa toxicité est très faible.» En 1964, rebelote. Le chimiste isole une demi-douzaine d’autres substances présentes dans le cannabis, qu’il baptise «cannabinoïdes», et découvre enfin, avec Yechiel Gaoni, la structure de la molécule psychoactive dont regorgent les boutons floraux de la plante : le THC. L’article, cette fois, sera remarqué. «C’est bientôt l’époque des hippies, le haschich devient un phénomène social en Occident. Les NIH [instituts de la recherche médicale publique américaine, ndlr], qui ne travaillaient pas sur la marijuana, s’intéressent soudain à nos recherches. Ils n’ont jamais cessé, ensuite, de soutenir mon laboratoire.» «On a fait un gâteau» Désormais, la molécule «planante» de la marijuana pouvait être purifiée, produite par synthèse, dosée, expérimentée. «Comment agissait le THC sur le cerveau ? C’était un mystère. On l’a testé sur nous-mêmes, raconte l’octogénaire. On était dix amis. Cinq avaient déjà fumé, cinq jamais. Ma femme a fait un gâteau avec 10 mg de THC pur. Les effets ont été très différents. Moi, j’étais "high" ; elle, rien. Un député n’arrêtait pas de parler, une personne très réservée est devenue anxieuse. On a essayé à nouveau, avec une dose plus forte. Deux sont devenus, quelques instants, très paranoïaques. C’était surprenant de constater qu’un même produit avait des effets psychiques si différents selon les individus, selon leur expérience de la drogue et selon la dose. On n’avait aucune idée de la façon dont le THC parvenait à agir sur le système nerveux.» L’énigme est restée entière vingt ans durant, jusqu’au milieu des années 80, quand une équipe américaine découvre, sur des cellules du cerveau des mammifères, et des humains, des «récepteurs» activés par le THC. Lumière, et nouvelle question. «Si l’évolution avait doté notre organisme de tels récepteurs, ce n’était évidemment pas pour percevoir les effets de la marijuana. Mais parce que le corps lui-même produit, en réponse à un besoin précis, des molécules similaires au THC, des "endocannabinoïdes".» A quoi peuvent-ils servir ? En 1992, l’équipe de Mechoulam isole le premier du genre, fabriqué en réponse à un signal de douleur : «On l’a baptisé "anandamide", anan pour joie en sanscrit, une langue qu’étudiait un chercheur de l’équipe.» La publication sera citée 3 000 fois par des articles scientifiques. Il y a deux ans à peine, le laboratoire de Mechoulam identifiait un second type de récepteur aux cannabinoïdes. Sa présence dans des organes importants pour l’immunité éclaire, au moins en partie, l’effet anti-inflammatoire de la plante. Ainsi, en l’espace d’un demi-siècle, l’étude de la marijuana inaugurée par le professeur Mechoulam a mené non seulement à une compréhension de ses mécanismes d’action mais aussi à la découverte d’un système physiologique insoupçonné sur lequel «tape», incidemment, le cannabis. Complexe, ce système dit «endocannabinoïde» se révèle, au fil des recherches, impliqué dans la douleur, l’inflammation, l’appétit, les émotions. «Il semble être un système majeur de protection de l’organisme, il ouvre des pistes extraordinaires», s’enthousiasme le professeur. Il montre un article de 204 pages signé en 2006 par trois chercheurs des NIH qui ont passé en revue les résultats des recherches dans ce domaine : «Moduler l’activité du système endocannabinoïde, concluent-ils, offre des promesses thérapeutiques pour un vaste éventail de maladies disparates, allant de l’anxiété aux troubles moteurs de Parkinson et Huntington, douleurs neuropathiques, sclérose en plaque, cancer, athérosclérose, hypertension, glaucome, ostéoporose, entre autres.» (1) Entre les espoirs et la réalité, le chemin est cependant incertain. Seuls trois médicaments contenant des cannabinoïdes naturels ou de synthèse sont sur le marché (Cesamet, Marinol, Sativex), dans certains pays, pour des indications restreintes. Quant à la première molécule conçue pour bloquer une partie du système cannabinoïde, elle a été un échec cuisant. Destiné à lutter contre l’obésité en réduisant l’appétit, le rimonabant (Acomplia) augmentait l’anxiété, jusqu’à causer quelques dépressions graves. Il a été retiré du marché en 2008. La piste n’est pas abandonnée pour autant. Ce jour de décembre, Raphael Mechoulam est attendu dans une petite salle où un biologiste allemand présentera ses travaux sur le lien entre système cannabinoïde et obésité. «Purs mais bien dosés» Au moment de s’éclipser, coup de téléphone du ministère de la Santé. On attend l’expertise du professeur sur le thème «cannabis et conduite automobile». Raccrochant, le chercheur évoque les effets problématiques du cannabis. «On sait qu’il peut révéler une schizophrénie latente, ce qui n’est pas négligeable puisque cette maladie touche 1% de la population. On sait aussi qu’il altère la coordination neuromotrice.» Il dénonce les risques de la drogue vendue sous le manteau : «Le THC perturbe la mémoire, mais pas en présence du cannabidiol, semble-t-il. Autrefois, le libanais avait 5% de THC et 2% de CBD. A présent, les trafiquants cultivent des variétés contenant plus de 20% de THC et zéro cannabidiol.» Pourtant, si la marijuana a déjà fait son chemin dans la médecine israélienne, c’est avec le soutien discret et prudent du professeur : «Je ne suis pas opposé au fait de donner du cannabis brut aux patients que cela soulage, à condition de connaître les teneurs en THC et en CBD des plantes. On peut aussi donner du THC ou du CBD purs et correctement dosés.» C’est ce qu’il a fait, dès 1995, touché par la demande de médecins soignant des enfants sous chimiothérapie, vomissant, amaigris. «L’effet était remarquable. J’ai donné, avec l’accord des comités d’éthique, des centaines de doses de THC, autant que je pouvais en fournir : je suis à la tête d’un labo de recherches, pas d’un laboratoire industriel.» Raphael Mechoulam n’a alors pas fait d’annonce médiatique. Mais la voie, en Israël, était ouverte pour le cannabis médical. Il restait à inventer son horizon et ses garde-fous. (1) Pal Pacher, Sandor Batkai, George Kunos in «Pharmacology Review». Corinne BENSIMON envoyée spéciale en Israël Source: https://www.liberatio...erusalem_974515 Ce message a été promu en article
  20. Israël aux petits joints pour ses malades Marijuana vendue par le cannabiculteur Tikun Olam dans son centre de Tel-Aviv. (Photo Olivier Fitoussi) REPORTAGE (1/3) Avec 11 000 patients autorisés à consommer de l’herbe, l’Etat hébreu est le deuxième prescripteur au monde de marijuana thérapeutique. Histoire en trois volets d’une pratique en plein essor dans un pays opposé à la légalisation de l’usage récréatif. De chaque côté de l’avenue Ben-Gourion, qui descend droit vers la mer à l’exact aplomb du temple Bahaï et de ses jardins persans, des rennes tirent leur traîneau, tout en guirlandes lumineuses, sous le soleil de décembre. C’est là, dans l’un de ces cafés du quartier arabe chrétien de Haïfa, à l’ombre d’un immense père Noël gonflable, qu’on a retrouvé Barak Abutbul - blouson, cheveux courts - et sa sœur aînée, Sivan. Elle lui tiendra la main, parfois, lorsqu’il suspendra son récit, la gorge nouée. «Longtemps, je n’ai pas pu raconter», dit-il. Barak a 24 ans, des éclats de mortiers dans le bras gauche et un syndrome de stress post-traumatique. Il est l’un des 11 000 Israéliens détenteurs d’une autorisation de consommation de cannabis à titre médical. C’était le vendredi 7 janvier 2011, vers 18 heures. Nuit noire sur une colline surplombant la frontière avec Gaza. Barak Abutbul finissait ses trois ans de service militaire, encore un mois et retour au civil. Sa brigade repère trois Palestiniens armés qui semblent installer des explosifs le long de la barrière de sécurité. Ordre de sauter de la voiture. «J’avais tout mon barda de sniper, c’était lourd. Un copain m’a aidé à me coucher par terre. Il est mort.» Silence. «J’ai senti des impacts sur mon bras. Mon commandant avait le visage en sang, il respirait vite. J’ai pensé : je dois le regarder en face, lui dire ça va aller. Il crachait du sang. Ensuite, j’ai eu cette image tout le temps.» Vingt minutes de tirs, infinis dans l’obscurité. Côté Palestiniens, un blessé, tous enfuis. Côté Israéliens, un mort, quatre blessés, victimes de «tirs amis». «L’erreur» sera l’objet d’une courte dépêche illustrant un regain de tension entre le Hamas et Israël. «J’étais devenu un zombie» «Quand je suis rentré à la maison, j’ai dit : "ça va".» Deux semaines après, les cauchemars. «J’avais peur d’aller me coucher. Le lit, c’était la guerre, c’était retourner sur la zone. Je pouvais rester quarante-huit heures debout. Et puis les accès de colère, incontrôlés. Je vivais dans un état d’alerte permanent. Je sursautais au moindre bruit. Les images me revenaient n’importe quand, pour un bruit, une odeur.» Et la douleur qui ne passait pas. «On n’a pas pu m’enlever tout le métal, ça bouge», dit Barak, montrant trois protubérances brunes sur son biceps gauche. Le psychiatre de l’armée diagnostique un syndrome de stress post-traumatique (SSPT). «Morphiniques, antidépresseurs. J’étais devenu un zombie. Accro. Un jour, je me suis rendu compte que je bavais en regardant la télé, la bouche ouverte.» Et puis, un coup de chance : un proche avait une ordonnance de cannabis contre les douleurs persistantes d’une blessure. Il lui propose d’essayer. «Dans la famille, c’était tabou. Mon père, ingénieur, fait partie d’une brigade volontaire antidrogue. Mais pour la première fois depuis des mois, j’ai dormi. Treize heures. Je me suis senti calme. C’était incroyable. Après, je me suis documenté. J’ai cherché un médecin qui m’obtienne une autorisation. Une galère. J’ai fini par l’avoir, neuf mois après ma blessure», dit Barak qui compte toujours le temps à partir de «l’accident». Renouvelable tous les trois mois après consultation, la licence tamponnée du ministère de la Santé autorise Barak à acquérir, auprès d’un distributeur agréé, des «boutons floraux séchés» de cannabis et lui interdit de consommer devant un mineur, en public, de partager, de revendre, de conduire… Le prix, fixé par le gouvernement, remboursé en partie par sa caisse d’assurance maladie, est le même pour tous : 370 shekels (77 euros) le traitement mensuel, quelle que soit la quantité prescrite, «histoire de ne pas instaurer un prix au gramme servant d’index aux dealers», nous précisera un expert. Certains ont 100 grammes, le maximum légal. Barak a le minimum, 20 grammes. C’est «un peu juste», mais il exclut de se fournir dans la rue. «Le cannabis cultivé pour la médecine est contrôlé, ses principes actifs sont dosés. J’en ai une sorte pour le matin, une autre pour le soir.» Il assure n’être «jamais défoncé, sans doute l’accoutumance», et ne s’estime pas dépendant, mais «au contraire, libéré des dérivés de la morphine». Simplement, sa douleur est devenue «gérable» et s’il reste psychologiquement fragile, il peut rire, manger, dormir et espère retravailler un jour. En attendant, il expose régulièrement son expérience aux vétérans handicapés aidés par l’association Hope for Heroism. Soins à l’huile de cannabis dans la maison pour personnes âgées du kibboutz Na’an. (Photo Olivier Fitoussi) Aux antipodes de la Californie Barak est ravi d’apprendre qu’à une demi-heure de là, à l’université de Haïfa, la chercheuse Irit Akirav a publié cette année des travaux sur des effets positifs du THC (le tétrahydrocannabinol, la substance psychoactive du cannabis) chez des souris atteintes de stress traumatique, tandis qu’à l’hôpital Hadassah à Jérusalem, le psychiatre Pablo Roitman teste la substance sur une petite cohorte de patients souffrant de SSPT. Le jeune homme espère que ce trouble psychique restera au nombre des maladies éligibles à un traitement par la marijuana. Leur liste est alors en cours de révision au ministère de la Santé israélien, devenu discrètement le plus grand prescripteur de marijuana thérapeutique au monde, derrière les Etats-Unis. «Israël distribue près de 400 kilos de cannabis médical par mois, plus qu’aucun pays européen», relevait, en mai, la ministre israélienne de la Santé, Yael German, défendant la nécessité d’une nouvelle réglementation sur le cannabis médical pour faire face à son essor : + 30% en 2013. On est bien au-delà de la situation des Pays-Bas, premier pays européen à autoriser, en 2000, la marijuana thérapeutique : à peine 2 000 patients y ont été recensés depuis, tandis que l’unique cannabiculteur agréé, Bedrocan, a vendu l’année dernière 450 kilos d’herbe «seulement». Mais on est aussi aux antipodes du grand bazar de Californie, le premier des dix-neuf Etats américains à avoir légalisé, en 1996, le cannabis médical : là, il suffit d’arguer d’une migraine chronique auprès des nombreux toubibs agréés pour pouvoir, après enregistrement, acheter quasiment autant d’herbe que souhaité. En Israël, où détention et consommation de cannabis restent prohibées, l’Etat s’efforce de garder la haute main sur son usage médical. C’est le ministère de la Santé qui délivre, au cas par cas, les autorisations que doivent lui demander les médecins, en prouvant que tout autre traitement a échoué depuis un an, une procédure lourde et lente. Seuls quelques praticiens hospitaliers agréés (oncologues essentiellement) sont habilités à rédiger eux-mêmes les prescriptions. Celles-ci sont réservées aux douleurs chroniques, nausées, pertes d’appétit, spasmes musculaires liés à des maladies «listées» : sida, cancers, sclérose en plaques principalement, auxquelles se sont ajoutées, occasionnellement, le syndrome de stress traumatique, la maladie de Parkinson, l’épilepsie, le syndrome de Tourette… Mi-décembre, au terme d’atermoiements marqués par une grève de la faim de patients, de familles et de médecins inquiets d’une possible restriction de l’accès à l’herbe, le gouvernement a adopté une directive qui prévoit de créer une agence du cannabis médical, de revoir le mode de distribution et de fluidifier sa prescription : le nombre de médecins hospitaliers autorisés à prescrire de l’herbe passera de vingt à trente, les malades en chimiothérapie et en phase finale recevront les autorisations sous quarante-huit heures. «En 2018, 40 000 patients bénéficieront du traitement», a assuré Yaël German, du parti Yesh Atid (centre, laïc), accusée sur sa droite d’être encore trop… timorée : le député Moshe Feiglin, ultranationaliste du Likoud, réclamait que tous les médecins puissent délivrer eux-mêmes une ordonnance de marijuana. La force du bouche à oreille Le cannabis thérapeutique fait bien partie du paysage israélien. Si seulement 26% de la population est favorable à la légalisation de son usage récréatif, son usage médical est accepté par une large majorité de 75%, selon un sondage publié en octobre par le quotidien Haaretz. Les Israéliens s’étonnent volontiers qu’il soit interdit en France («Même pour les malades du cancer ?» insistent les incrédules) et que le Sativex - aérosol des laboratoires britanniques GW à base de cannabis - n’ait reçu que cet été un feu vert hexagonal alors qu’il est arrivé de longue date en chez eux, où il semble, d’ailleurs, moins prisé que l’herbe. Comment, en Israël, pays de la médecine high-tech et patrie de géants pharmaceutiques comme le génériqueur Teva, le traitement par une plante, classée de surcroît au tableau des stupéfiants par l’ONU depuis 1961, est-il devenu si populaire ? L’histoire tient à un cocktail singulier de médecine compassionnelle et de recherche scientifique agité par des courants laïcs comme religieux. Elle a commencé au milieu des années 90, à l’époque où la marijuana apparaît aux Etats-Unis comme une aide contre l’anorexie du sida. Dans un pays de 8 millions d’habitants grand comme la Lorraine, où le bouche à oreille, amplifié par les réseaux sociaux, joue à plein, le succès du cannabis médical s’est bâti mezzo voce, à la demande de patients, médecins ou scientifique et au fil d’autorisations discrétionnaires et de directives ministérielles. En 1995, un comité sur le cannabis médical créé dans le cadre parlementaire et composé d’un chimiste et d’un ingénieur recommande au ministère de la Santé d’en permettre l’accès aux patients très malades. Quelques dizaines, essentiellement souffrant du sida, seront autorisés à cultiver des plants chez eux, ce dont certains sont incapables. En 2002, tournant. Le ministère charge le responsable de la politique du médicament, le psychiatre Yehuda Baruch, d’examiner et de valider les demandes transmises par des médecins. Les licences tombent au compte-gouttes, la production de cannabis médical devenant l’affaire de quelques personnes autorisées à le fournir… gratuitement. En 2009, alors que seulement 400 patients ont une autorisation, un documentaire choc, réalisé par Zach Klein, alors étudiant à Tel-Aviv, et une vedette de la télé israélienne, Avri Gilad, est diffusé deux fois sur une chaîne grand public : des patients témoignent de la façon dont la marijuana les a soulagés et leur a redonné appétit et goût de vivre, soutenus par des médecins hospitaliers. L’année suivante, les quelques cannabiculteurs bénévoles agréés sont enfin autorisés à vendre leur production, un prix unique de traitement est fixé et les oncologues de cinq hôpitaux sont habilités à le prescrire sans demander l’aval du ministère. Dès lors, le nombre des bénéficiaires explose. Cependant, si le cannabis médical a ainsi percé en Israël, c’est d’abord grâce au chimiste israélien Raphael Mechoulam, pionnier mondial de la recherche sur la marijuana. C’est lui qui, en 1964, a découvert la structure du THC et du cannabidiol aux vertus anti-inflammatoires. Lui également qui a montré que l’organisme produit des molécules similaires, ouvrant la voie à la compréhension de l’action de la marijuana. Et c’est lui qui avait recommandé, dès 1995, son usage médical. On le rencontrera à l’université hébraïque Hadassah de Jérusalem où, à 83 ans, il reste l’expert incontournable de la science du cannabis. Corinne BENSIMON envoyée spéciale en Israël Source: https://www.liberatio...-malades_974232 Ce message a été promu en article
  21. Cannabis à des fins médicales, la bonne affaire AFPQC | Par Agence France-Presse Par Michel COMTE SMITHS FALLS - Dans les murs d'une ancienne chocolaterie, au milieu de la campagne à une heure d'Ottawa, Chuck Rifici cultive du cannabis. Fournisseur agréé par l'administration canadienne, il nourrit de grandes ambitions. Sa petite société Tweed Inc bénéficie à plein d'une nouvelle législation qui, à partir du 1er avril, interdira aux particuliers d'avoir quelques plants pour subvenir à leur traitement médical et encourage la production à grande échelle dans des serres. Tweed est l'une des six entreprises à avoir obtenu un agrément du gouvernement et elle sera bientôt la première du genre à être cotée en bourse. Déjà les premiers clients ont déjà passé commande pour une production à venir qui sera commercialisée entre 4 et 12 dollars (3 et 8 euros) le gramme. Avec une production de 50 à 100 kilos tous les deux mois pour ses débuts, Tweed Inc compte bien atteindre rapidement son quota de 15 tonnes par an. En attendant, la peinture à peine sèche, l'eau nécessaire en abondance pour la culture hydroponique est stockée dans des cuves qui, il y a encore quelques mois, servaient au sucre pour les confiseries au chocolat. Une fois coupé et séché, le cannabis sera gardé précieusement dans un coffre-fort avant son expédition par colis sécurisé et distribué par des entreprises de messageries. C'est que la valeur du contenu de ce coffre-fort pourra atteindre 150 millions de dollars. L'exploitation est située juste en face du poste de police local. La sécurité est prise au sérieux et chaque employé doit passer son badge en entrant ou en sortant des différentes salles et toute l'entreprise est sous surveillance vidéo. Éblouissant comme le soleil "C'est comme si on cultivait à l'intérieur d'une banque", s'amuse Chuck Rifici. Une banque certes, mais sous les tropiques, car "ce sera éblouissant comme le soleil ici", explique-t-il à l'AFP en montrant des rangées de lampes d'une puissance totale de 40.000 watts dans la serre où les employés porteront lunettes de soleil et des vêtements couvrants la peau pour éviter les brûlures. Le Canada a autorisé en 1999 l'usage du cannabis à des fins médicales et plus de 37.000 Canadiens ont une ordonnance pour en consommer, le profil moyen étant un homme dans la quarantaine fumant environ 10 grammes par jour. L'administration a d'abord tenté de produire le cannabis, avant de le sous-traiter à quelque 30.000 producteurs individuels. Mais les autorités locales se plaignaient de la difficulté de les surveiller et la police de la criminalité. Le ministère de la santé a reçu environ 450 demandes d'agrément pour les structures plus industrielles que prévoit la nouvelle réglementation. A en croire Chuck Rifici, la demande va exploser avec 450.000 "patients" consommateurs dans les dix ans. Jusqu'ici les six sociétés reconnues sont centrées sur le marché intérieur, mais certaines regardent déjà vers l'export ou passent des accords avec des partenaires comme par exemple Bedrogan Canada, une co-entreprise avec le néerlandais spécialiste du cannabis médicinal Bedrogan. Si l'usage récréatif du cannabis est interdit au Canada, la nouvelle législation met en place un système de production et de distribution de cannabis qui pourrait servir au-delà de l'usage médical, note Rifici qui évalue à un million le nombre de consommateurs de cannabis à usage récréatif au Canada. Le patron du parti libéral, Justin Trudeau, s'est prononcé l'an dernier pour la dépénalisation de l'usage du cannabis. Avec 20 salariés, Tweed compte bien grossir pour employer plus d'une centaine de personnes, donnant un peu d'air à cette bourgade qui a perdu 1.700 emplois avec la fermeture du chocolatier Hershey. Dennis Staples, le maire de Smiths Falls, avoue que sans l'installation de Tweed "l'usine aurait été détruite et la ville aurait perdu sa capacité industrielle". Maintenant, Smiths Falls pourrait avoir sa première société cotée en bourse. Mais, compte tenu de l'activité, Tweed ne peut pas faire de la publicité. Pas idéal pour écouler des actions dans le public et lever des fonds pour grandir. Source : Huffington Post Quebec
  22. Hello , Une petite émission qui parle du sativex et du cannabis thérapeutique. Sa reste assez démago mais il y a quelques témoignages intéressant entre autres sur la débat au sénat . @ciao Le cannabis thérapeutique Le 9 janvier 2014, le Ministère de la Santé Français a annoncé son premier feu vert à l’utilisation du cannabis thérapeutique, avec une autorisation de mise sur le marché d’un spray à base d’extraits de chanvre, le Sativex, destiné à soulager les malades de sclérose en plaques. Pourquoi la France est-elle l’un des derniers pays d’Europe à avoir donné cette autorisation ? Quelles sont les propriétés thérapeutiques du cannabis ? Pourquoi son usage est-il encore tabou ? Pr Amine Benyamina, psychiatre addictologue, responsable de l’Unité fonctionnelle d’addictologie de l’Hôpital universitaire Paul-Brousse à Villejuif. Pr Arouna Ouedraogo, chef de service de Psychiatrie au CHU de Ouagadougou au Burkina Faso. Cliquez Ici pour écouter le Podcast de l'émission Source : RFI
  23. Irie Ites, Il s'agit d'une interview d'un co-infécté VIH-Hépatite C, parue sur MyTF1 , et qui est plutôt du coter de la dpénalisation, (un fait rare de TF1....) SANTÉ: TEMOIGNAGE. Alors qu'un patient a été relaxé lundi après avoir été accusé de consommer du cannabis, Dominique, co-infecté VIH-hépatite C, a accepté de livrer son témoignage à MYTF1News. Il explique comment la marijuana et le hachich le soulagent au quotidien. Pour la quatrième fois en France, la justice a relaxé ce lundi un patient accusé de consommer du cannabis. Atteint de la maladie de Horton depuis 15 ans, cet Avignonnais en consommait pour soulager ses crises. A cette occasion, Dominique, 57 ans, qui vit près de Perpignan, a accepté de témoigner. Co-infecté VIH-hépatite C, il explique à MYTF1News comment la marijuana et le hachich qu'il cultive "sur son petit balcon" lui permettent de mieux supporter ses maladies dépistées en 1992 et 1995. A lire aussi : Un juge autorise un patient à fumer du cannabis à des fins thérapeutiques A lire aussi : Le premier médicament à base de cannabis sera sûrement un spray buccal MYTF1News : Pourquoi avez-vous commencé à consommer de la marijuana et du cannabis ? Dominique : J'ai commencé quand j'avais 16 ans. A l'époque, c'était pour le côté festif. Mais à partir du moment où je suis tombé malade, j'y ai trouvé un autre intérêt. Celui de soulager mes douleurs et d'alléger mes traitements. Après avoir été dépisté au VIH et à l'hépatite C, j'ai été suivi médicalement jusqu'au jour où j'ai décidé d'arrêter mes traitements. Mon système immunitaire s'est affaibli et j'ai contracté une myélite (une inflammation de la moelle épinière, NDLR). C'était en 1997. J'avais très mal à l'omoplate et à la jambe droite. J'ai dû arrêter de travailler après 18 ans passés dans les halls de Rungis. Ça a été très dur. Mais je continuais à fumer et au bout d'un moment, je me suis rendu compte que ça apaisait mes douleurs. MYTF1News : Que vous apportent concrètement la marijuana et le cannabis ? D. : Plein de choses. Un bien être moral d'abord. Ça fait office d'antidépresseur et ça me permet de moins être focalisé sur mon corps. En prenant six médicaments différents par jour, j'ai perdu l'envie de manger. Le cannabis m'a permis de retrouver l'appétit. Par ailleurs, j'ai des contractures musculaires importantes. Fumer me détend, me relaxe. Et puis ça m'évite de cumuler trop de traitements car la marijuana remplace à la fois les antidouleurs et les antidépresseurs. "Ma maman a fini par comprendre que la marijuana et le cannabis n'étaient pas que des stupéfiants" MYTF1News : La justice a relaxé ce lundi un patient accusé de consommer du cannabis. Qu'en pensez-vous ? D. : Je constate que le cannabis thérapeutique commence à rentrer dans les mœurs. Je pense que des gens comme Daniel Vaillant (le député de Paris avait appelé dans un rapport à la légalisation contrôlée du cannabis en 2011, NDLR) y sont pour beaucoup. Et puis à force, les gens prennent conscience des bienfaits thérapeutiques. Au départ, ma maman voyait ça comme une drogue démoniaque. Mais elle a vu que ça me faisait beaucoup de bien et a fini par comprendre que la marijuana et le cannabis n'étaient pas que des stupéfiants. MYTF1News : Néanmoins, d'autres ont été condamnés en 2013. Vous n'avez pas peur d'être poursuivi ? D. : Je ne risque pas grand-chose. Au pire, j'aurai droit un rappel à la loi. Ce qui m'embêterait en revanche, c'est qu'on me saisisse le peu que j'ai. J'essaie de produire un peu mon herbe sans être obligé de passer par des circuits et être dépendants. Ça me permet aussi de savoir ce que je consomme... "Il faudrait que l'Etat produise du cannabis à bas prix" MYTF1News : En juin dernier, un décret publié au Journal officiel permet à l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) d'autoriser la mise sur le marché de traitements à base de cannabis et de ses dérivés. Comment avez-vous accueilli cette décision? D. : C'est une très bonne chose. Le Sativex (un spray buccal destiné aux patients atteints de sclérose en plaque, NDLR) devrait être le premier médicament mis sur le marché. On se dirige vers une dédiabolisation du cannabis, donc ça bouge. Mais pas assez rapidement. On est encore sous le coup de la loi de 1970 (qui considère l'usager de drogues comme un individu à la fois malade et délinquant, NDLR) Il faudrait l'abroger et imaginer que l'Etat puisse en produire à bas prix. Ainsi, la consommation serait encadrée et soulagerait des milliers de patients. A voir aussi : Ces patients qui se soulagent dans l'illégalité "Sources: https://lci.tf1.fr/sc...cannabis&xtcr=2 "
  24. karmik

    Un bon lien Arte

    bonsoir à tous! je partage ce lien, c'est plus de l'information qu'une news mais ça à l'air bien intéressant leur reportage sur le cannabis thérapeutique. J'ai pas encore lu, je partage direct! https://future.arte.tv/fr/sujet/cannabis-ii#discusContainerAnchor @+ =)
  25. Washington - Aux Etats-Unis, où 18 Etats autorisent désormais l'usage du cannabis à des fins thérapeutiques, l'intérêt pour le traitement de l'épilepsie par cannabinoïdes est croissant depuis la médiatisation de cas d'enfants épileptiques ayant retrouvé une vie quasi-normale après absorption de cannabis. Les experts appellent toutefois à la prudence, les données attestant d'un réel bénéfice et d'une sécurité à long terme étant encore insuffisantes. Les bénéfices du cannabis dans le traitement de l'épilepsie restent controversés. Si les cannabinoïdes sont considérés comme étant dotés de propriétés anticonvulsives, des études laissent penser que les effets seraient variables selon les crises et pourraient même, dans certains cas, provoquer des convulsions. Aux Etats-Unis, la question du rôle des cannabinoïdes dans le traitement des crises d'épilepsie a pris en quelques mois de l'importance depuis que les médias rapportent les propos enthousiastes de parents ayant décidé d'expérimenter le cannabis pour traiter leurs enfants atteints d'épilepsie, après s'être approvisionnés dans l'un des Etats autorisant cette pratique. De 300 crises par semaine à trois crises par mois Parmi les cas médiatisés figure celui d'un jeune garçon de Californie de six ans présentant un syndrome de Dravet, une forme rare d'épilepsie infantile, dont CNN a fait écho. Interrogés, les parents ont expliqué que l'enfant était depuis longtemps immobilisé en raison des 22 comprimes d'anticonvulsivants pris chaque jour pour contrôler ses crises. Après absorption d'un traitement liquide composé d'une forme non psychoactive de cannabis, l'enfant a pu passer une journée entière sans convulsions, pour la première fois depuis l'âge de quatre mois. « Ce n'est pas une marijuana thérapeutique, mais une marijuana miracle », a déclaré le père à CNN. La chaine d'information a également évoqué le cas d'un enfant du Colorado, atteint du même syndrome, qui cumulait près de 300 crises tonico-cloniques par semaine, ce qui l'a amené à perdre sa capacité à marcher, à parler et à manger. Avec le même traitement, la fréquence des crises est tombée à trois par mois. Dans les deux cas, le traitement contenait de faibles concentrations de tétrahydrocannabinol (THC), le composé responsable des effets psychotropes de la marijuana, et au contraire des concentrations élevées en cannabidiol, non psychoactif, considéré comme étant la substance aux propriétés médicinales. Des études « de faible qualité » Avec la multiplication de ces anecdotes, les neurologues s'attendent à un regain d'intérêt des parents, en particulier ceux dont les enfants sont atteints d'épilepsie réfractaires. En toute logique, ils devraient se montrer plus enclins à envisager le cannabis comme traitement. « Lorsque les patients et les enfants sont confrontés à des situations difficiles, sans traitement efficace, il est normal que soient tentées toutes les solutions possibles », a souligné auprès de Medscape Medical News, le Dr David Labiner, neurologue à l'université de l'Arizona et responsable d'un programme d'étude sur l'épilepsie. Il faut cependant considérer, selon lui, que les preuves cliniques de l'efficacité de l'usage thérapeutique du cannabis et surtout de sa sécurité à long terme ne sont pas encore clairement établies. « Les données sur l'efficacité et l'innocuité de l'usage de la marijuana et des cannabinoïdes restent limitées » dans cette indication, affirme-t-il. Après avoir repris l'ensemble des études portant sur un traitement de l'épilepsie par le cannabis, une analyse publiée en 2012 confirme ce constat. Selon elle, « aucune conclusion fiable ne peut être établie à l'heure actuelle sur l'efficacité des cannabinoïdes comme traitement de l'épilepsie ». En considérant une absence de crise au bout d'un an ou plus, ou trois fois l'intervalle le plus long entre deux crises, les auteurs de l'étude ont identifié quatre essais, pour un total de 48 patients randomisés entre un placebo ou une dose de cannabidiol de 200 à 300 mg par jour. Bien qu'aucun de ces patients traités n'ait déclaré d'effets indésirables, il n'y a pas de conclusion à tirer, les études étant jugées « de faible qualité ». Le cannabidiol a été administré en toute sécurité, mais sur des périodes généralement courtes. L'innocuité à long terme « ne peut donc pas être évaluée de façon fiable ». Le THC soupçonné de provoquer des crises Le Dr Jonathan Mille, directeur des services de neurochirurgie fonctionnelle et de chirurgie de l'épilepsie des hôpitaux universitaires, à Cleveland, rappelle pour sa part, dans un commentaire accompagnant l'analyse, qu'en plus du manque d'efficacité de la marijuana, d'autres données suggèrent que le THC à faible dose peut provoquer des crises convulsives. « Utilisée comme traitement contre l'épilepsie, la marijuana comporte des failles », estime le Dr Mille. Selon lui, « son effet psychotrope ne peut pas être considéré uniquement comme un simple effet indésirable » et, qu'ils soient anti ou pro convulsifs, « les effets de ses multiples composés restent encore flous », sans compter que la « sécurité à long terme n'a pas été suffisamment étudiée ». Il souligne cependant la nécessité de poursuivre l'évaluation des bénéfices potentiels des cannabinoïdes, mais avec des essais cliniques plus fiables, afin de répondre au besoin pressant de nouveaux traitements contre l'épilepsie. Pour déterminer l'efficacité et la sécurité du traitement, « le cannabidiol et autres cannabinoïdes associés à un minimum d'effets indésirables devraient être extraits de la marijuana et administrés à des doses précises aux cours d'essais cliniques randomisés contrôlés et en aveugle», a-t-il plaidé. Dans le cas du garçon de Californie décrit par CNN, les parents ont indiqué s'être fourni en cannabis à l'Harborside Health Clinic, un dispensaire médical de cannabis de Oakland, en Californie, qui se présente lui-même comme « le plus grand magasin d'herbe au monde ». L'établissement a assuré que tous ses produits étaient analysés pour garantir leur sécurité, en vérifiant notamment l'absence de moisissures pathogènes. Mais pour le Dr Mille, comme pour le Dr Labiner, si les cannabinoïdes sont présentés comme des anti-épileptiques efficaces, ils devraient être fournis au public avec les mêmes garanties que pour tout autre traitement pharmacaceutique.. « Plutôt que de maintenir les patients éloignés de ces composés, comme l'envisagent les forces de l'ordre et beaucoup de nos élus, nous avons besoin de soutenir les efforts visant à déterminer la meilleure façon de les utiliser, sans que cette responsabilité soit attribuée au 'plus grand magasin d'herbe du monde' », a affirmé le Dr Labiner. Le public « induit en erreur » L'Académie Américaine de Pédiatrie (AAP) s'est déclarée également en faveur d'initiatives visant à mieux cerner les bénéfices éventuels du cannabis médical. Elle reste toutefois opposée aux lois légalisant son usage thérapeutique, les règlementations encadrant son exploitation n'étant pas satisfaisantes. « L'APP est pour davantage de recherche afin de mieux cerner l'intérêt de ces substances d'un point de vue thérapeutique et leurs effets secondaires, qui pourraient être sous-estimés », a confirmé le Dr Sharon Levy (Boston Children's Hospital Boston), professeur adjoint de pédiatrie à la Harvard Medical School. Cependant, « l'APP n'approuve pas les lois en cours sur la 'marijuana médicale' en raison du contournement des règlementations mises en place pour protéger les patients et en particulier les enfants, une population particulièrement vulnérable », a ajouté le Dr Levy, auprès de Medscape Medical News. Tout en considérant les cas d'épilepsie contrôlée, rapportés par les médias, comme « convaincants », elle estime que cette valorisation du cannabis thérapeutique induit en erreur le public, car elle fait abstraction du niveau encore insuffisants des recherches sur ce sujet. « Cela sous-entend, à tort, que la marijuana constitue un traitement reconnu, ce qui conduit les gens et les parents à l'utiliser dans n'importe quelle condition ». Or, lorsqu'il s'agit d'expérimenter des substances, qui plus est sur des enfants, il convient de laisser cette pratique à des experts, qui agissent dans des conditions maitrisées, a-t-elle ajouté. « J'apporte tout mon soutien à ces parents qui tentent de plaider en faveur de quelque chose qui leur semble bénéfique pour leur enfant », a affirmé le Dr Levy. « Mais, tâchons de choisir la bonne manière, celle utilisée pour les autres médicaments, et ce afin d'éviter les erreurs, inévitables lorsque des raccourcis sont privilégiés ». Ce sujet a fait l'objet d'une publication dans Medscape.com Auteurs : Vincent Richeux, Nancy A. Melville Source: medscape.fr