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  1. Publié le 24 juillet 2020 par Mélanie R. Mike Tyson, impression 3D et cannabis : c’est à priori une drôle d’association et pourtant c’est une nouvelle qui a fait pas mal de bruit sur le marché de la fabrication additive. En réalité, ce n’est pas vraiment ce qu’on pense – l’ancien boxeur Mike Tyson ne va pas imprimer en 3D du cannabis. Son entreprise, The Ranch Companies, a en fait obtenu une licence mondiale pour imprimer en 3D des produits comestibles à base de cannabis, permettant ainsi un meilleur dosage de la plante utilisée dans de nombreux médicaments. Elle travaille main dans la main avec Smart Cups, une société américaine qui propose des boissons aromatisés conçues en partie grâce aux technologies 3D. Basée en Californie, Smart Cups propose différents arômes enfermés dans de petites capsules imprimées en 3D qui se placent dans n’importe quel récipient – elle utilise elle, des gobelets en plastique. Placées au fond du verre, les capsules s’éclatent au contact d’un liquide (eau, soda, salive) et les arômes sont alors “libérés”, permettant d’obtenir une boisson à son goût, plus ou moins sucrée. Pour la startup, c’est une façon de réduire les coûts de stockage, les flux de transport mais aussi de proposer des goûts originaux et sur-mesure. Jusqu’ici la startup se concentrait sur le développement de poudres de protéines à faible teneur en matières grasses et enrichies en caféine. Avec ce partenariat avec The Ranch Companies, elle se penche désormais sur des produits à base de cannabis. Les arômes sont placés dans des capsules imprimées en 3D (crédits photo : Smart Cups) Pour Mike Tyson, l’objectif est de mieux contrôler le dosage médicamenteux aujourd’hui réalisé par l’industrie pharmaceutique, un point de vue partagé par Smart Cups. Son CEO, Chris Kanik, explique : “Pour l’instant, l’industrie manque de cohérence. Lorsqu’un individu consomme 100 mg d’aspirine, où qu’il soit dans le monde, il est sûr de consommer la bonne dose. La technologie de Smart Cups peut apporter cette même confiance aux consommateurs. Dans le cadre du partenariat avec The Ranch, nous utilisons des cannabinoïdes solubles dans l’eau et sommes capables de les imprimer avec précision sur pratiquement n’importe quelle surface. Les actifs et les arômes imprimés sont libérés lorsqu’ils entrent en contact avec un liquide.” Concrètement, au lieu d’avoir des arômes à base de citron, de framboise ou de thé vert, certaines capsules imprimées en 3D contiendront un dosage très précis de cannabis, une alternative peut-être plus intelligente pour les consommateurs. Rob Hickman, PDG de The Ranch Companies, ajoute : “Nous nous sommes associés avec les meilleures universités de recherche pour collecter des données cliniques essentielles à l’appui de la CBD à des fins médicales et pour le soulagement de la douleur. La technologie des « Smart Cups » est un nouveau système d’administration qui, nous le pensons, établira de nouvelles normes dans cette industrie.” Pour l’instant, ils attendent l’autorisation de commercialisation de leurs produits dans les Etats où le cannabis pour un usage thérapeutique est légal. Cela pourrait peut-être faire réfléchir certains dirigeants, au moins dans un but médical. Vous pouvez retrouver davantage d’informations ICI. Que pensez-vous du nouveau partenariat entre Mike Tyson et Smart Cups ? N’hésitez pas à partager votre avis dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives. Retrouvez toutes nos vidéos sur notre chaîne YouTube ou suivez-nous sur Facebook ou Twitter ! Source : https://www.3dnatives.com/mike-tyson-cannabis-impression-3d-24072020/#!
  2. Par Jean-Guillaume Bayard Le cannabis apparaît comme un traitement efficace pour soulager la douleur chronique des personnes atteintes de drépanocytose. Yarygin/iStock La drépanocytose est peu connue, bien qu'elle soit la première maladie génétique en France. Elle concerne 400 000 naissances par an dans le monde et 400 nouveaux-nés dans notre territoire. Cette maladie génétique héréditaire du sang se matérialise par une mutation dans notre ADN conduisant notre organisme à fabriquer une hémoglobine anormale qui déforme les globules rouges, les rendant “plus rigides et plus fragiles”, a précisé Jacques Elion à Pourquoi docteur à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre cette pathologie. Pour l’heure, il n’existe aucun traitement capable de la soigner, bien que des greffes de moelle osseuse et la thérapie génique apportent leurs lots d’espoir. L’efficacité du cannabis pour réduire les douleurs augmente avec le temps Des chercheurs américains ont découvert que le cannabis peut soulager les patients des douleurs chroniques qu’entraîne la drépanocytose. “Ces résultats d'essai montrent que le cannabis vaporisé semble être généralement sans danger, se réjouit Kalpna Gupta, professeur à l’université de Californie à San Francisco, qui a codirigé l’étude. Ils suggèrent également que les patients drépanocytaires peuvent être en mesure d'atténuer leur douleur avec le cannabis.” Les résultats de cette étude ont été publiés dans la revue Jama Network Open. Actuellement, les traitements principaux pour atténuer les douleurs des patients sont à base d’opioïdes. L’augmentation des décès liés à une surconsommation des opioïdes a conduit les médecins à les prescrire moins fréquemment, laissant les patients drépanocytaires avec moins d’options. “Le cannabis pourrait aider la société à faire face à la crise de santé publique liée aux opioïdes”, appuie Kalpna Gupta. Les résultats ont montré que l’efficacité du cannabis augmente avec le temps pour réduire les douleurs des volontaires souffrant de drépanocytose. Ces derniers ont décrit moins souffrir pendant qu’ils marchent et mieux dormir. Il y a également eu une baisse statistiquement significative de l'ampleur de la douleur affectant leur humeur. Pour cela, les chercheurs ont réalisé par un essai randomisé en double aveugle, avec l’utilisation d’un placebo. Il s’agit du premier essai à utiliser cette méthode de référence pour évaluer le potentiel de soulagement de la douleur du cannabis chez les personnes atteintes de drépanocytose. Le cannabis utilisé pour l’expérience contenait, à parts égales, du THC et du CBD, deux principes actifs de la plante. Vingt-trois patients souffrant de douleurs liées à la drépanocytose ont inhalé du cannabis vaporisé, ou son placebo, pendant deux séances d'hospitalisation de cinq jours, séparées d'au moins 30 jours pendant lesquels les chercheurs ont évalué les niveaux de douleur des participants. Une alternative aux opioïdes Cette étude offre une option supplémentaire aux médecins pour soigner les douleurs chroniques. “Nous avons encore besoin d'études plus large avec plus de participants pour nous donner une meilleure image de la façon dont le cannabis pourrait bénéficier aux personnes souffrant de douleur chronique”, tempère le chercheur. Les résultats ont montré les effets du cannabis pris sous forme vaporisée sans identifier les autres manières de consommer cette plante comme efficaces. “La douleur pousse de nombreuses personnes à se tourner vers le cannabis et est, en fait, la principale raison invoquée par les gens pour chercher du cannabis dans les dispensaires. Nous ne savons pas si toutes les formes de produits à base de cannabis auront un effet similaire sur la douleur chronique. Le cannabis vaporisé, que nous avons utilisé, peut être plus sûr que d'autres formes car de plus faibles quantités atteignent la circulation du corps. Cet essai ouvre la porte pour tester différentes formes de cannabis médical pour traiter la douleur chronique”, a conclu Kalpna Gupta. Source : https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/33299-Le-cannabis-efficace-soulager-douleur-liee-la-drepanocytose
  3. Cannabis et sociabilité : le métabolisme du glucose mis en cause Publié le 10 juillet 2020 ParAurélien BERNARD Une récente étude de l’Inserm en collaboration avec l’Université espagnole de Salamanque montre que l’exposition au cannabis altère le métabolisme du glucose dans le cerveau, ce qui entraînerait des changements de comportement liés à la sociabilité. Des récepteurs cannabinoïdes spécifiques, situés dans des cellules en forme d’étoile du système nerveux central appelées astrocytes, seraient notamment à l’origine de cette relation. L’étude publiée dans la revue Nature fait suite à la découverte, en 2012, de récepteurs endocannabinoïdes situés sur la membrane des mitochondries, les organites intracellulaires dont le rôle est de fournir aux cellules l’énergie dont elles ont besoin. Entre autres fonctions, ces cellules jouent un rôle très important dans le métabolisme énergétique du cerveau. « Etant donné l’importance des astrocytes et de l’utilisation de l’énergie pour le fonctionnement cérébral, nous avons voulu comprendre le rôle de ces récepteurs cannabinoïdes bien particuliers, et les conséquences sur le cerveau et sur le comportement lorsqu’ils sont exposés au cannabis », explique Giovanni Marsicano. Les chercheurs ont ensuite donné du THC à des souris, puis observé que l’activation persistante des récepteurs cannabinoïdes mitochondriaux situés dans les astrocytes entraînait une cascade de processus moléculaires conduisant à un dysfonctionnement du métabolisme du glucose dans les astrocytes. ELa capacité des astrocytes à transformer le glucose en « nourriture » pour les neurones était alors réduite. En l’absence d’apport énergétique supplémentaire, le fonctionnement des neurones a été compromis chez les animaux, avec un impact néfaste sur le comportement. En particulier, les interactions sociales ont diminué jusqu’à 24 heures après l’exposition au THC. « Notre étude est la première à montrer que la baisse de la sociabilité parfois associée à la consommation de cannabis est le résultat d’une altération du métabolisme du glucose dans le cerveau. Elle ouvre également de nouvelles voies de recherche pour trouver des solutions thérapeutiques pour atténuer certains des problèmes de comportement résultant de l’exposition au cannabis. En outre, elle révèle l’impact direct du métabolisme énergétique des astrocytes sur le comportement « , explique Marsicano. source : https://www.newsweed.fr/cannabis-sociabilite-metabolisme-glucose-cause/ PS : Un autre article plus détaillé sur la meme chose https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/gironde/bordeaux/cannabis-chercheurs-bordeaux-font-lien-entre-consommation-diminution-sociabilite-1851864.html A++
  4. Initialement prévue en septembre 2019 puis en janvier 2020, l’expérimentation du cannabis thérapeutique en France va être repoussé Coronavirus, telle est l’excuse avancée par l’Assemblé Nationale au cour des discutions concernant le budget de la sécurité sociale, Une modification a été soumise dans l’article 1 du projet de loi et prévoit le report de certaines expérimentations afin de faire face aux conséquences de la crise actuelle. Malgré une demande d’amendement passé a la trappe , menée par la député Mme Fontaine-Domeizel et son équipe, l’expérimentation du cannabis sera sans doute retardée. Conduite par un Comité Scientifique Temporaire (CST), crée par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM), cette expérimentation inclut 3000 patients et pour une durée de deux ans. Elle a notamment pour objectif d’évaluer la faisabilité d’un circuit de mise à disposition (prescription, délivrance, formation, approvisionnement) du cannabis à usage médical en France, pour des pathologies listées. Pour rappel cette expérimentation ne concernera pas les 200000 malades désirant se soigner avec du cannabis thérapeutique pour les autres pathologies (non listées). Théoriquement cela devrait durée 24 mois diviser en 4 étapes : six mois pour la mise en place, six mois d’intégration des patients, six mois de suivi et six mois d’analyse des données. A l’issu de ces deux ans, un comité scientifique va se réunir pour rédiger un rapport définitif sur les effets du cannabis médical. Néanmoins, le présent amendement a pour objet d’exclure du champ l’expérimentation en cours et a été déclaré irrecevable après sa diffusion en application de l’article 98 du règlement de l’Assemblée nationale. Cette expérimentation, introduite grâce à un amendement transpartisan du Rapporteur général lors de l’examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2020, avait fait consensus lors du vote à l’Assemblée nationale. Elle doit rester une priorité pour apporter une réponse rapide aux souffrances de milliers de patients, se trouvant dans une impasse et confrontés à de nombreux risques sur le plan pénal mais également sanitaire. Cette situation pose de nombreux problèmes aux patients , toujours plus nombreux, outre le fait de n’avoir toujours pas accès aux médicaments comme l’epidiolex , le sativex , l’attente devient insupportable pour bon nombre et leur seule option est l’automédication , avec l’œil bienveillant de certains praticiens et surtout, quand c’est possible. De plus il reste trop de zones d’ombre , financement , formation des médecins prescripteurs , zone de production , pour espérer que la date de septembre 2020 soit réaliste . En attendant des jours meilleurs la situation des patients français se dégrade, ils n’en peuvent plus d’attendre et cela résume ainsi : souffrances pour certains, illégalité pour les autres . Combien de temps la France devra attendre pour solutionner cette situation alors que bons nombres d’autres pays européens ont franchi le cap . Ne serait-il pas temps d’arrêter les poursuites judiciaire pour les malades ? Espérons que cette dernière question puisse trouver une oreille attentive de la part des décideurs car cela permettrai sans doute aux malades d’attendre plus sereinement l’ouverture de cette expérimentation. Rédigé par une malade impatiente Source: blog-cannabis.com
  5. https://trustmyscience.com/cannabis-pendant-grossesse-dommages-confirmes-pour-bebe/ Cannabis pendant la grossesse : des dommages confirmés pour le bébé Fleur Brosseau 19 juin 2020 Médecine & Bio Il est aujourd’hui prouvé et admis que le tabac et l’alcool consommés pendant la grossesse nuisent au développement de l’enfant. Peu d’études ont en revanche établi avec précision les conséquences de la consommation de cannabis ; certaines ont néanmoins déjà montré que l’exposition du fœtus au cannabis pouvait entraîner un poids plus faible à la naissance et des séquelles plus tardives durant l’enfance ou l’adolescence, liées à l’action de cette substance psychoactive sur le cerveau. Des chercheurs australiens se sont penchés sur la question et ont étudié les effets délétères du cannabis pendant la grossesse. Une enquête menée en Australie en 2016 révélait que 10 à 20% des femmes en âge de procréer avaient consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois. De plus, une étude publiée en 2019 dans le Journal of the American Medical Association rapportait que le nombre de femmes enceintes consommant du cannabis avait doublé entre 2002 et 2017. Il était donc essentiel de mener une étude sur le sujet, afin de mieux informer la population sur les risques encourus. Une substance qui nuit à la croissance du bébé Pourquoi une telle augmentation de la consommation ? Car depuis quelques années, plusieurs pays ont assoupli la législation concernant le cannabis. Les Pays-Bas, le Canada, quelques États américains (Californie, Colorado…) et l’Afrique du Sud autorisent complètement sa consommation (que ce soit dans un cadre récréatif ou thérapeutique). D’autres pays comme l’Australie, le Royaume-Uni, la Pologne ou l’Allemagne autorisent son usage à des fins thérapeutiques uniquement. Prévalence ajustée de la consommation de cannabis chez les femmes de 12 à 44 ans, d’après les données de l’Enquête nationale sur la consommation de drogues et la santé, menée aux États-Unis en 2002-2017. Crédits : JAMA/N. Volkow et al. Le fait que le cannabis donne de bons résultats lorsqu’il est utilisé dans un cadre médical – pour soulager les douleurs réfractaires aux médicaments traditionnels, inhérentes aux maladies chroniques comme le cancer – contribue à une perception globale plus « positive » de cette substance. Certains considèrent ainsi que le cannabis est une drogue sûre et sans danger. Dans les régions où sa consommation est légale, les dispensaires lui prêtent même des vertus anti-nauséeuses pendant la grossesse. Mais aucune étude scientifique n’a confirmé, ni infirmé, son efficacité dans ce contexte. Conséquence de cette bonne réputation : une étude parue dans le Journal of addiction medicine en 2017 a montré qu’une femme enceinte sur trois ne pensait pas que le cannabis pouvait nuire à son bébé. 35 % des 306 femmes interrogées ont déclaré consommer du cannabis au moment du diagnostic de grossesse et 34 % d’entre elles ont continué à en consommer. En outre, 10 % ont déclaré qu’elles consommeraient plus de cannabis pendant la grossesse s’il était légalisé. Dans le cadre de cette nouvelle étude, une équipe de l’Université d’Adélaïde, menée par le Dr Luke Grzeskowiak, a recruté 5610 femmes nullipares (en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Irlande et au Royaume-Uni), présentant des grossesses à faible risque, entre 2004 et 2011. À 14-16 semaines de grossesse, les participantes ont été classées en 4 groupes distincts selon leur consommation de cannabis autodéclarée : jamais consommé, consommé mais arrêté avant la grossesse, consommé mais arrêté en début de grossesse (avant 15 semaines), toujours consommé à 15 semaines de grossesse. Puis, les scientifiques ont analysé plusieurs paramètres néonatals pour établir un éventuel lien de cause à effet : le poids à la naissance des nourrissons, leur tour de tête, leur taille, l’âge gestationnel (le nombre de semaines d’aménorrhée), et le taux de morbidité ou mortalité néonatale. Parmi la cohorte étudiée, 314 femmes (5,6%) ont déclaré avoir consommé du cannabis au cours des 3 mois précédant ou pendant leur grossesse. 19 % consommaient encore du cannabis à 15 semaines de grossesse : leurs bébés présentaient un poids de naissance plus faible que celui des bébés de mères qui n’avaient jamais consommé de cannabis (-127 g en moyenne), ainsi qu’un tour de tête réduit (-0,5 cm en moyenne) et ils étaient plus petits (-0,8 cm en moyenne). Des résultats plutôt inquiétants, sachant qu’il est désormais prouvé que les nourrissons de faible poids à la naissance présentent une morbidité et une mortalité relativement élevées. Par ailleurs, leur naissance s’est faite plus précoce : l’âge gestationnel était abrégé de 8,1 jours en moyenne. Un résultat qui n’est guère surprenant: une étude antérieure menée au Canada en 2019 avait déjà mis le doigt sur le fait que consommer du cannabis pendant la grossesse favorisait – jusqu’à doubler le risque – une naissance prématurée (avant 37 semaines de gestation). L’équipe de Grzeskowiak précise que les écarts observés étaient encore plus importants lorsque les femmes concernées consommaient du cannabis plus d’une fois par semaine (sauf dans le cas de l’âge gestationnel, qui n’était a priori pas impacté par la fréquence de consommation). À noter que les effets recensés par les chercheurs sont ici indépendants de la consommation de tabac (contrairement à de nombreuses études passées). Conclusion : oui, consommer du cannabis pendant la grossesse a bel et bien des conséquences sur le développement du bébé. Deux fois plus de risques de complications postnatales L’impact de la consommation de cannabis pendant la grossesse ne s’arrête pas là : les chercheurs ont également observé des complications graves postnatales, telles que des problèmes respiratoires ou autres complications nécessitant une admission en unité néonatale spécialisée. Ces complications étaient deux fois plus susceptibles de survenir chez les bébés dont la mère consommait encore du cannabis à 15 semaines (par rapport aux bébés dont la mère n’était pas consommatrice). Des résultats qui viennent corroborer une étude antérieure réalisée aux États-Unis en 2017, qui faisait part d’un risque accru de morbidité néonatale lié à la consommation de cannabis. Autre constat important : l’équipe n’a pas relevé de différences significatives dans les résultats néonatals entre les bébés dont les mères avaient arrêté de consommer du cannabis juste avant ou au tout début de leur grossesse, et les bébés dont les mères n’étaient pas consommatrices. Conclusion : il est recommandé aux futures mamans de stopper leur consommation dès qu’elles envisagent d’avoir un enfant ou qu’elles constatent être enceintes. Comment le cannabis agit-il concrètement sur le développement du fœtus ? Ceci n’est pas encore clairement défini, mais les composés toxiques qu’il produit lorsqu’il est fumé, comme le monoxyde de carbone – que l’on retrouve également dans le cas du tabac – pourraient expliquer la réduction globale des paramètres néonatals : le futur bébé reçoit moins d’oxygène, pourtant essentiel à sa croissance. L’explication peut également provenir directement des composés contenus dans le cannabis et qui peuvent traverser le placenta. En effet, le THC (tétrahydrocannabinol) et le CBD (cannabidiol) influencent les fonctions corporelles, y compris dans le cerveau (sinon personne ne l’utiliserait de façon récréative…). Si ces substances atteignent le fœtus, quid de son développement cérébral et de ses facultés cognitives à venir ? À noter que les chercheurs avouent que leurs résultats sont toutefois à prendre avec des pincettes. Bien qu’ils aient veillé à écarter de leurs analyses tout autre facteur pouvant nuire au développement du fœtus (tabac, alcool ou autres substances psychoactives), ils soulignent que leur étude à ses limites. Pour commencer, la consommation de cannabis était autoévaluée par les participantes et le nombre de femmes qui ont déclaré continuer à en consommer pendant leur grossesse était, en fin de compte, relativement faible. Ensuite, ils n’ont pas tenu compte de la nature du cannabis consommé (quantité, teneur en THC). Cependant, étant donné le nombre croissant de preuves suggérant des dommages potentiels sur le futur bébé, les scientifiques jugent plus sûr d’éviter de consommer du cannabis pendant la grossesse, et même dès qu’une grossesse est envisagée.
  6. https://www.santelog.com/actualites/cannabis-medical-cest-moins-de-prescriptions-et-moins-dhospitalisations CANNABIS MÉDICAL : C'est moins de prescriptions et moins d'hospitalisations Les consommateurs de cannabis médical utilisent moins de ressources médicales, prennent moins de médicaments et déclarent une meilleure qualité de vie, conclut cette analyse de la John Hopkins. Par ailleurs l’étude, présentée dans la revue confirme les bénéfices attendus de cet usage thérapeutique soit une diminution de la douleur, une meilleure qualité de sommeil et une anxiété réduite. Aux Etats-Unis, à ce jour, plus de 2 millions de personnes sont enregistrées dans les programmes de cannabis médical pour des indications approuvées par l’Agence américaine, la Food and Drug Administration (FDA) dont, principalement, l'épilepsie pédiatrique, l'anorexie chez les patients atteints du sida et les nausées et vomissements chez les patients atteints de cancer. L’équipe de Baltimore qui a interrogé un échantillon d’utilisateurs rapporte des avantages médicaux collatéraux et appelle à d’autres essais cliniques pour préciser et évaluer ces avantages. Moins de médicaments sur prescription, moins d’hospitalisations, moins de visites aux Urgences En effet, au-delà des bénéfices attendus de réduction de la douleur et de l’anxiété et d’amélioration de la qualité de sommeil, les utilisateurs de cannabis médical ont un moindre besoin des ressources de santé, explique l’auteur principal, Ryan Vandrey, professeur agrégé de psychiatrie à l'Université Johns Hopkins : L’enquête menée auprès de 800 consommateurs de cannabis médical et de plus de 460 témoins non-utilisateurs constate : un score de qualité de vie supérieur de 8% chez les utilisateurs, une réduction d'environ 9% des scores de douleur, une réduction de 12% des scores d'anxiété ; une consommation de médicaments sur prescription est réduite de 14% ; un taux de visites aux Urgences réduit de 39%, un taux d’admission à l’hôpital dans les 30 derniers jours réduit de 46%. En synthèse, le cannabis médical pourrait permettre une économie en ressources et en soins de santé, à la fois bénéfique au patient et au système de santé. Source: Cannabis and Cannabinoid Research June 8, 2020 DOI : 10.1089/can.2019.0096 A Cross-Sectional and Prospective Comparison of Medicinal Cannabis Users and Controls on Self-Reported Health Plus sur le Cannabis sur Addiction Blog Lire aussi CANNABIS MÉDICAL : Objectif réduire l’usage des opioïdes Cette actualité a été publiée le 20/06/2020 par Équipe de rédaction Santélog
  7. https://destinationsante.com/le-cannabis-therapeutique-pour-reduire-le-stress-post-traumatique.html S'ils ne sont pas pris en charge, les symptômes du syndrome de stress post-traumatique peuvent être très invalidants. Pour les atténuer, de nombreuses victimes consomment du cannabis. Aux Etats-Unis, où le cannabis thérapeutique est légal, une étude montre les effets bénéfiques mais temporaires de cette consommation. © Luma creative/shutterstock.com Néfaste pour la fertilité, associé à un risque accru de cancer du testicule, mais aussi porte d’entrée vers la dépression, les troubles de la motivation ou les altérations cognitives… Les méfaits du cannabis consommé à haute dose sont de mieux en mieux documentés. Ses bienfaits aussi, lorsqu’il est à visée thérapeutique : soulagement des douleurs liées au cancer, à l’arthrose, etc. Selon une nouvelle étude américaine, le cannabis médical présenterait aussi des effets positifs auprès des personnes atteintes de syndrome de stress-post traumatique. Crises d’angoisse, anxiété, troubles du sommeil, flashbacks, repli sur soi, conduites à risques… font partie des conséquences d’un stress post-traumatique, déclenché par un événement où l’intégrité physique ou psychique d’une personne a été menacée ou atteinte, directement ou indirectement. Elle touche deux fois plus les femmes que les hommes. Pour l’étude conduite par Carrie Cutler, de l’Université de Washington, et publiée par le Journal of Affective Disorders, les données de plus de 400 personnes atteintes de ce type de troubles ont été collectées et analysées. Effet à court terme Comment les chercheurs ont-ils procédé ? Grâce à une application téléchargée par les participants, qui ont documenté les manifestations de leur syndrome avant et après avoir consommé du cannabis thérapeutique, dont la vente est strictement encadrée. Sur une durée de 31 mois, l’application a été utilisée plus de 11 000 fois. Résultats ? Après consommation, la sévérité des pensées intrusives liées au traumatisme a été réduite de 62%, les flashbacks de 51%, l’irritabilité de 67% et l’anxiété de 57%. Des effets manifestement bénéfiques. Mais cette étude présente plusieurs limites : d’une part, ce sont les patients eux-mêmes qui se sont auto-qualifiés de personnes souffrant de syndrome de stress post-traumatique (sans validation médicale) et il n’y avait pas de groupe placebo. D’autre part, ces effets bénéfiques ne s’ancreraient pas dans le temps long : « il semble que le cannabis masque temporairement les symptômes, agissant comme un pansement, mais une fois la période d’intoxication terminée, les symptômes peuvent réapparaître », explique Carrie Cutler. Pour prendre en charge un syndrome de stress post-traumatique, mieux vaut donc s’en remettre à des techniques qui ont fait leurs preuves : les thérapies comportementales et cognitives (TCC) ou l’EMDR. A noter : En France, une expérimentation du cannabis à visée thérapeutique d’une durée de deux ans aurait dû démarrer à la rentrée. Pour cause de crise sanitaire, elle a été repoussée à janvier 2021. Source : Journal of Affective Disorders, consulté le 10 juin 2020 Ecrit par : Charlotte David - Edité par : Emmanuel Ducreuzet
  8. Des chercheurs canadiens affirment que certaines variétés de cannabis pourraient réduire le risque de pénétration du coronavirus SARS-CoV-2 dans l'organisme humain. Certains extraits du cannabis pourraient être efficaces dans la prévention du Covid-19, selon les résultats préliminaires d’une étude des médecins canadiens de l’Université de Lethbridge. Les chercheurs ont testé les extraits de 800 sortes de cannabis pour en déduire quels effets ils avaient sur les protéines responsables de «l'accueil» du coronavirus dans le corps. L'expérimentation a été réalisée sur un modèle 3D des voies respiratoires et tissus du système digestif humain. Les variétés contenant de grandes quantités de cannabidiol (CBD), un cannabinoïde ayant un potentiel médical, pourraient être utilisés «pour développer des stratégies de traitement préventif» du Covid-19. Concrètement, certains extraits pourraient aider à prévenir la pénétration du coronavirus dans les cellules du corps humain, dont sont responsables les protéines ACE2 et TMPRSS2. Une «découverte cruciale» © CC0 / REPUBLICA Un traitement innovant contre le Covid-19 testé avec succès aux Émirats Bien que les conclusions de l’étude ne soient pas encore définitives, elles sont «cruciales pour la future analyse des effets du cannabis médical sur le Covid-19», indiquent les auteurs. À ce jour, la pandémie de Covid-19 a fait près de 280.000 morts, plus de quatre millions de personnes ont été contaminées dans le monde, les États-Unis étant en tête avec plus de 1,3 million de contaminations et près de 79.000 victimes. Les autorités américaines expliquent ces chiffres par le très large dépistage dans le pays. Source : https://fr.sputniknews.com/sci_tech/202005101043756625-le-cannabis-pourrait-proteger-contre-le-covid-19-selon-des-scientifiques-canadiens/
  9. CANNABIS : Effet d’entourage contre douleur neuropathique Cette huile de cannabidiol est efficace contre la douleur neuropathique chronique, conclut cette étude pré-clinique de l’University of New Mexico (UNM). L’étude présentée dans la revue Life suggère que l’huile permet de diviser par 10 la sensibilité à la douleur mécanique et pendant plusieurs heures. Ici chez la souris modèle de douleur neuropathique postopératoire chronique. Ces données présentées dans la revue Life illustrent ce que les experts nomment l’effet d’entourage ou l’action synergique de différents composés du cannabis qui apporte cet effet thérapeutique. Dans cette expérience, il s’agit d’une huile de cannabis contenant moins de 0,3% de tétrahydrocannabinol (THC), autorisée dans la plupart des régions des États-Unis (États-Unis). Les auteurs suggèrent que ce produit constitue une option alternative naturelle, efficace et relativement sûre pour traiter la douleur chronique. Une option précieuse en regard des opioïdes, dont « l’abus » est aujourd’hui la 3è cause de décès évitables aux États-Unis. Cannabidiol, terpènes et flavonoïdes agissent de concert contre la douleur Il, s’agit de la première étude évaluant le potentiel thérapeutique de l'huile de cannabis avec de faibles niveaux de THC. « Un cannabis à faible teneur en THC toujours psychoactifs, mais moins psychédélique et apportant un soulagement profond et souvent immédiat de symptômes tels que la douleur, l'anxiété et la dépression », explique l’auteur principal, le Dr Jacob Miguel Vigil, professeur agrégé de psychologie de l'UNM. L’équipe montre sur la souris, modèle de douleur neuropathique chronique que plusieurs heures après sa consommation, les souris présentent un soulagement efficace de la douleur. L’huile permet même d’inverser les comportements caactéristiques de la douleur chez l’animal. L’effet d’entourage : les plantes de cannabis contiennent de nombreux constituants thérapeutiques qui contribuent aux réponses analgésiques, dont le cannabidiol bien sûr, mais aussi les les terpènes et les flavonoïdes, qui agissent ensemble « comme des musiciens qui jouent une symphonie ». C’est l’effet d’entourage. Plusieurs enquêtes cliniques ont montré que les médicaments à base d'analogues synthétiques du cannabis et de composés isolés tendent à offrir un soulagement des symptômes plus faible et un plus grand nombre d'effets secondaires par rapport à la plante dans son ensemble. source https://www.santelog.com/actualites/cannabis-effet-dentourage-contre-douleur-neuropathique source originale: https://www.mdpi.com/2075-1729/10/5/69 edit/nota cet effet d'entourage avec le spectre complet des plantes était déjà évoqué il y a quelque années par des chercheurs israéliens , vu lors d'un colloque de l' UFCM
  10. Cannabis thérapique : pour la première fois, un bébé participe à un essai C’est une première mondiale. Au Royaume-Uni, un nouveau-né a reçu une dose d’un médicament dérivé du cannabis. Depuis le début de l’année 2020, quelque 3 000 patients français participent à l'expérimentation du cannabis thérapeutique. Un essai qui inclut des patients qui souffrent de certaines formes d’épilepsie, de douleurs neuropathiques, de sclérose en plaques, etc. Au Royaume-Uni, pour la première fois au monde, un nouveau-né participe à un essai de traitement dérivé du cannabis, comme le raconte le journal britannique The Guardian. Oscar est né le 11 mars dernier après une césarienne, rapidement, il a dû être transféré au sein d’une unité de soins intensifs. Le bébé souffre d'encéphalopathie hypoxique-ischémique (EHI). Cette lésion cérébrale résulte d’une diminution du débit sanguin et de l’oxygène dans le cerveau au moment de la naissance. “J'ai été approchée après la naissance pour participer à cette étude et j'ai consulté ma mère et mon frère qui est en formation pour devenir ambulancier. C’était difficile mais je voulais faire tout ce que je pouvais pour aider mon bébé. Oscar a été hospitalisé pendant neuf jours et il était surveillé 24h / 24 et 7j / 7”, raconte sa mère au journal. Agir sur les lésions cérébrales L’étude permet de déterminer si la prise d’un dérivé de cannabis permet de réduire le degré de lésion cérébrale d’Oscar et les convulsions. Une première, comme le confirme le professeur Paul Clarke, néonatologiste : “C'est la première fois qu'un médicament dérivé du cannabis est testé par voie intraveineuse chez des bébés humains. On espère que ce sera bon pour prévenir les crises et protéger le cerveau des nouveau-nés atteints de HIE”. Rapidement, un second bébé né en avril a également reçu le même traitement. Ces bébés ont reçu une dose unique du médicament, un trentième de la dose habituelle. La dose doit être administrée dans les 12 heures après la naissance. Certains tests ont ensuite permis de déterminer le niveau du médicament dans le sang. Des essais qui ne sont évidemment pas sans risque. “Comme pour toute étude d'un nouveau médicament, il peut y avoir des effets secondaires inattendus et des risques inconnus. Dans cet esprit, l'essai a été soigneusement conçu pour le rendre aussi sûr que possible, et donc nous ne donnons aux bébés qu'une minuscule dose au début, et nous les surveillons encore plus étroitement que d'habitude”, souligne le Pr Clarke. La maman d’Oscar se veut, elle, rassurante, et assure que son fils se porte “merveilleusement bien”. source https://fr.news.yahoo.com/cannabis-therapique-premiere-fois-bebe-participe-essai-132533522.html?guccounter=1&guce_referrer=aHR0cHM6Ly9kdWNrZHVja2dvLmNvbS8&guce_referrer_sig=AQAAAEv-HDyv3VG18LKNYw7E_Fs9OifIMgBbg2Dl6Gz_TbR8uCaVhIgVTJWIlK3sUFiVYNiJsnD_gf7tsMtc2E73xFDrALZc-5UF9KNsXaHfKG_ZMAY5qtGoy0ZlzK9JGNf4sduM5Msaq7lcX1zVBRdMHU0WxM_YMEMJ5i8i-j50XzeG
  11. Hey Suite aux differentes tribunes qui s'approprient la parole des malades nos associations réagissent. @+ Communiqué Usage thérapeutique du cannabis, confinement, réponse aux tribunes. Depuis le début du confinement, plusieurs tribunes publiées et/ou signées par des professionnels de santé s'approprient la parole des usagers thérapeutique du cannabis. Entre celles qui préconisent d'en profiter pour un dry confinement sans se poser la question de l'usage thérapeutique nécessaire et indispensable aux patients et celles qui lancent un appel en urgence pour du cannabis dans les Ehpads, que nos associations ont refusé de signer – nous avons d'ailleurs communiqué un démenti pour nous en expliquer – nous pensons que la parole du patient n'est absolument pas prise en compte. Concernant le dry-confinement, nous avons préféré l'ignorer tout simplement, si cette publication s'adresse principalement aux usagers récréatifs, la Loi fait que les usagers thérapeutiques ne pouvaient que se sentir eux-aussi concernés par cette mascarade hygiéniste : l'accessibilité au cannabis étant fortement perturbée par ce confinement, il était inutile d'en rajouter par des conseils peu judicieux ! À propos de l'urgence pour les personnes âgées en Ehpad, il est regrettable que ce prétexte prenne la forme d’une priorité alors que la situation de toutes les personnes malades isolées durant ce confinement chez elles ou en structures spécialisées, ainsi que celles incarcérées, ne soit plus une « urgence ». Cela prouve que finalement le « patient » est utilisé comme faire-valoir et alibi par des professionnels de santé et des « businessmane », ce qui est fort regrettable car c'est tout de même grâce à eux, les patients, que nous avons réussi à faire avancer la question en France. Toutes ces communications n'ont pour effet que de décrédibiliser cette question, la rendre confuse et inaudible, au mieux de faire sourire, et ne sont d'aucun intérêt pour les patients, même âgés et en Ehpad. Le travail très sérieux que l’ANSM a engagé pour mettre en place l’expérimentation a pris du retard et il va être difficile voire impossible qu’elle débute en septembre comme annoncé. Il nous semble plus pertinent puisqu’en définitive ce n’est pas « l'efficacité du cannabis » qui est testée mais un système de mise à disposition (formation de prescription et de délivrance, distribution), de considérer les choses du point de vue des patients et donc, dés maintenant, de généraliser la possibilité de prescrire pour des professionnels de santé formés et de délivrer du cannabis sur l’ensemble du territoire national sans les difficultés d'inscription et/ou de participation à cette expérimentation, comme nous l'avions formulé lors de nos auditions par le CSST. La recherche est suffisamment avancée au niveau International, comme nous le spécifions régulièrement, pour que la liste de l’IACM serve de base à l’autorisation de prescription pour les pathologies recensées. Les travaux de l’ANSM, par exemple : le cahier des charges pour les produits qui est depuis longtemps validé, peut servir pour les appels d’offres à venir et les autres travaux du CST à l’organisation administrative et la mise en place de ces médicaments. Il reste toutefois à finaliser le processus de formation des professionnels de santé mais des organismes européens peuvent très bien s’impliquer pour que leur expérience serve en France sans attendre plus encore. En ce qui concerne l'autoproduction, depuis prés de vingt ans des patients lassés de ne pas avoir accès à un meilleur traitement cultivent leur cannabis, Il serait aussi souhaitable que la Loi tienne compte de cet usage thérapeutique, sur dossier médical, et qu'ils ne soient plus poursuivis par la Justice ni envoyés en injonction thérapeutique dans des structures d'addictologie, lesquelles pratiques étant par ailleurs ni commentées, ni expliquées par les addictologues. Il est urgent que la prescription de cannabis et sa mise en place soient accélérées par les pouvoirs publics, nous en appelons donc au Premier Ministre, au Ministre de la Santé au Ministre de la Justice et au Ministre de l’Intérieur ainsi qu’à tous les parlementaires pour faire évoluer la politique de santé publique et d’accès aux soins dans de meilleurs délais.
  12. Source : https://www.slate.fr/story/186575/thailande-legalisation-cannabis-medical-ministre-sante Dans l'avenir, chaque famille pourra cultiver six plants de cannabis», a décrété Anutin Charnvirakul, ministre de la Santé de Thaïlande. Le ministre de la Santé thaïlandais, Anutin Charnvirakul, touche un plant de majijuana au cours de l'ouverture d'une clinique du cannabis au département du Development de la médecine thaï traditionelle et de la médecine alternative, à Bangkok, le 6 janvier 2020. | Mladen Antonov / AFP Temps de lecture: 7 min Nous cahotons sur la petite route de terre qui mène au centre de recherche agricole qui servait de couverture à un énorme trafic de drogue, à en croire la presse thaïlandaise début avril 2019. À notre arrivée, c'est la gêne qui domine: «Ici on ne s'occupe que de la culture du riz. Non, le directeur n'est pas ici actuellement et il n'est pas disponible pour une interview.» Flash-back. Le 3 avril 2019 la police et l'armée en nombre font une descente dans un centre de recherche agricole appartenant à la fondation Khao Kwan dans la province de Suphanburi, non loin de Bangkok. La police trouve 205 plants de cannabis et six personnes sont placées en garde à vue. Les médias se déchaînent. Le directeur, Decha Siriphat, est présenté comme un parrain de la drogue et un site internet titre: «Un chercheur découvre qu'il pouvait faire plus d'argent avec de l'herbe qu'avec d'autres cultures; il transforme son centre en usine de production de marijuana.» À l'entrée du centre de recherche agricole Khao Kwan. | Patrice Victor Mais très rapidement c'est un renversement de situation: les poursuites contre Decha s'arrêtent et il explique son action: donner de l'huile de cannabis aux malades souffrant de cancer, de la maladie de Parkinson et d'autres pathologies pour réduire leurs douleurs est un impératif moral. Quelques mois plus tard il allait même être remercié par le ministre de la Santé pour son aide et sa générosité. Car même si cela tombait sous le coup de la loi, en distribuant gratuitement de l'huile de cannabis de sa fabrication à des malades, Decha allait dans le sens de la politique du gouvernement. Ce dernier, par ailleurs issu d'un coup d'État militaire, avait entamé quelques mois auparavant une politique en faveur de l'usage médical du cannabis. À LIRE AUSSI Les réseaux sociaux peuvent-ils peser dans la légalisation du cannabis? Premiers pas vers la légalisation Comment expliquer ce changement de perspective? Tout a commencé en 2016 alors que la Thaïlande est sous le joug d'une dictature issue d'un coup d'État militaire. Plus de 220.000 personnes sur un total de 356.000 détenu·es sont incarcérées pour des infractions liées aux stupéfiants. Le ministre de la Justice, le général Paiboon Koomchaya, reconnaît l'échec de la lutte contre la drogue –un point de vue de plus en plus partagé au niveau international– et il suggère en juin 2016 un changement d'attitude à l'égard des toxicomanes: il vaut mieux les considérer comme des malades et les aider plutôt que de les emprisonner. Peu après, en août, un forum auquel participent des représentant·es du gouvernement appelle à la décriminalisation du cannabis et le 1er janvier 2017, la culture du chanvre à usage médical est autorisée dans une partie du nord du pays. Pour rappel, le chanvre est une variété de cannabis à très faible teneur en THC (tétrahydrocannabinol), la molécule responsable de ses effets psychotropes. Plus d'un an et demi s'écoule et en mai 2018, le gouvernement donne son feu vert à un projet de loi facilitant la recherche sur l'utilisation médicale du cannabis. En octobre, il annonce que la Thaïlande va légaliser sa prescription pour raison médicale. C'est le premier pays d'Asie du Sud-Est à prendre cette initiative. Enfin, le 26 décembre 2018, par 166 voix pour, zéro contre et 13 absentions, le Parlement autorise l'importation, l'exportation et la cession de cannabis et de kratom (une plante aux propriétés opioïdes) exclusivement pour usage médical, et sous le contrôle de l'État. En février 2019, la première unité de production de cannabis entre en service sous contrôle de l'État. Le mois suivant ont lieu des élections législatives. Le parti Bhumjaithai (Fier d'être thaï), qui deviendra l'un des partis de la coalition actuellement au pouvoir, place la libéralisation du cannabis au cœur de son programme. Son leader, Anutin Charnvirakul, 53 ans, homme d'affaires richissime et pilote d'avion amateur déclare que «la marijuana a davantage de propriétés positives que négatives». Le leader du parti Bhumjaithai Anutin Charnvirakul lors d'une interview avec l'AFP à Bangkok le 3 avril 2019. | Romeo Gacad / AFP Le nouveau gouvernement, avec toujours le même Premier ministre, fait de la légalisation du cannabis à usage médical une priorité. Fin juillet 2019, Anutin (en Thaïlande on utilise quasi systématiquement le prénom) est nommé à la tête du ministère de la Santé. Il annonce presque aussitôt qu'il va amender la loi de 2018 sur l'usage médical du cannabis, pour que les quelque 3.000 praticien·nes de médecine traditionnelle non diplômé·es comme Decha puissent le prescrire en toute légalité. Fin août 2019, le ministère de la Santé retire les graines et l'huile obtenues à partir du chanvre de la liste des stupéfiants. Anutin se félicite: ce sera bénéfique pour l'économie. Dans les cinq ans qui suivent, seuls les producteurs autorisés pourront produire du chanvre. Il faudra peut-être attendre ce délai pour une éventuelle libéralisation du contrôle sur le cannabis en teneur élevée en THC. Le 14 septembre, Anutin annonce que son parti étudie une proposition de loi qui autoriserait chaque famille à cultiver six plants de cannabis. Il ajoute que cela ne pourra se faire que très progressivement et que la production obtenue sera réservée à l'usage personnel ou pour vente à l'État. Selon lui, cette vente pourrait rapporter plus de 12.000 euros à chaque famille –une somme énorme comparée au revenu médian de la population. Il espère que la légalisation du cannabis va doper l'économie du pays, jusqu'à rapporter plus que le riz ou le sucre de canne. Le 21 septembre 2019, c'est l'inauguration de l'unité de production de cannabis à usage médical de l'université de Mae Jo, à Chiang Mai, dans le nord du pays. À cette occasion, elle reçoit du gouvernement 12.000 pousses de cannabis. L'objectif est de produire prochainement un million de flacons d'huile au niveau du pays. Aussi pour y parvenir, Anutin signe en novembre un projet de loi autorisant les agriculteurs à cultiver le cannabis à usage médical dans le cadre d'une convention avec l'État. À LIRE AUSSI Le chanvre est l'avenir de la mode écoresponsable Les «ganja studies» Toute cette évolution pourrait nécessiter une formation, tant au niveau des agriculteurs et des familles susceptibles de cultiver la marijuana, que du grand public qui pourrait être consommateur. En août 2019, la vice-ministre de l'Éducation a annoncé que son ministère préparait un cours sur le cannabis destinée à enseigner ses bienfaits et ses inconvénients dans les écoles. Mais depuis, il n'a guère été question de ce projet. Cependant, en septembre 2019 un hôpital de la province de Prachinburi a dispensé une formation sur la culture et l'usage médical du cannabis. Également autorisé à en distribuer, il a reçu en juillet 2019 632 kilogrammes de marijuana confisquée par la police. Mais cette herbe étant souvent contaminée par des pesticides, des métaux lourds ou d'autres polluants, il est maintenant autorisé à en produire. Non loin de Bangkok, l'université de Rangsit est elle aussi en pointe. «Nous serons les pionniers des programmes d'éducation sur la marijuana en Thaïlande», a déclaré en 2019 le doyen de la faculté d'innovation en agriculture de Rangsit, Banyat Saitthiti, qui vient de lancer les «ganja studies», une formation universitaire sur le cannabis. Par ailleurs, cette faculté a ouvert en avril 2019 le premier institut de recherche sur le cannabis à usage médical du pays, avec une douzaine de chercheurs et de chercheuses. Beer, 22 ans a utilisé le cannabis pour traiter une dépression bien avant la légalisation pour raison médicale. Il estime néanmoins que «ce sont plutôt les anciens qui y ont recours». Les Thaïlandais·es les plus âgé·es se souviennent sans doute que jusqu'à son interdiction en 1934, le cannabis était utilisé tant en médecine traditionnelle qu'à titre récréatif. Beer est chef cuisinier au Highland café à Bangkok. Créé par des membres du réseau Highland qui militent pour la légalisation du cannabis, c'est à la fois un pub et un restaurant où se retrouvent consommateurs et ami·es du cannabis, sans que la police ne leur pose trop de problèmes. À l'intérieur du Highland café. | Patrice Victor Mais attention, si l'on y trouve toute une littérature sur le cannabis et quelques accessoires, inutile de vous y rendre pour fumer un pétard: le Highland café respecte la loi. À LIRE AUSSI La Colombie se lance massivement dans la production de cannabis médical Dr Ganja La législation interdisant toujours l'usage récréatif du cannabis, la répression continue, la police arrête autant sinon plus de personnes qu'auparavant et la justice reste pour l'instant aussi sévère. En Thaïlande, les pénalités liés à son utilisation ou à son commerce peuvent aller jusqu'à quinze ans de prison, ce qui est néanmoins bien moindre que dans les pays voisins tels que la Malaisie, l'Indonésie ou les Philippines, où la peine de mort est applicable. Si l'on respecte la loi, l'accès au cannabis médical reste encore compliqué et il faut parfois aller dans des endroits reculés pour s'en procurer. Aussi, début janvier, le gouvernement a-t-il annoncé que la distribution de ganja allait être facilitée. Il vient même de créer une application pour smartphone, Dr Ganja in TTM, pour l'enregistrement des malades afin de diminuer les files d'attente dans les hôpitaux. À LIRE AUSSI On fumait déjà du cannabis il y a 2.500 ans Au sein du gouvernement coexistent les pour et les contre la légalisation totale. Ses partisan·es veulent encourager les agriculteurs et agricultrices à produire de la marijuana de qualité, craignant que des entreprises étrangères ne mettent la main sur le marché –un marché qui selon Asian Cannabis Report pourrait atteindre 661 millions de dollars en 2024 en cas de légalisation totale. Au moment d'écrire ces lignes, la page d'accueil du ministère de la Santé affiche des feuilles de marijuana pour usage médical. C'est l'un des signes d'une évolution possible vers la légalisation de la fumette. Tout cela se passe dans un pays qui reste de fait une dictature et où l'on risque quinze ans de prison pour la moindre critique à l'égard du roi ou d'un membre de la famille royale.
  13. Hey Bon .... ça devait etre avant ..... ça sera donc en Septembre .... ("Toutefois, « si un producteur national est en capacité de répondre aux critères (…) , il pourra être retenu »" comme si c'etait possible .....) @+ L’expérimentation thérapeutique du cannabis prévue pour « septembre » L’expérimentation concernera 3 000 patients qui souffrent de maladies graves. Au vu du délai, l’Agence du médicament envisage « d’avoir recours à des producteurs étrangers » pour fournir le cannabis. L’expérimentation du cannabis thérapeutique en France devrait débuter en septembre, a annoncé mercredi 22 janvier la directrice générale adjointe de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), Christelle Ratignier-Carbonneil, lors des premières auditions de la mission d’information parlementaire sur le cannabis lancée à l’Assemblée nationale. « Septembre, c’est demain, c’est très proche », a-t-elle ajouté. Compte tenu de ce délai, l’ANSM envisage donc « plutôt d’avoir recours à des producteurs étrangers » pour fournir le cannabis nécessaire, car la législation française interdit actuellement la culture des plants contenant des taux supérieurs à 0,2 % de THC (tetrahydrocannabinol, l’un des principes actifs de la plante). Toutefois, « si un producteur national est en capacité de répondre aux critères (…) , il pourra être retenu », a précisé Mme Ratignier-Carbonneil, en ajoutant que des réflexions sont actuellement en cours entre le ministère de la santé et celui de l’agriculture pour permettre une production française. « Notre seul objectif reste la qualité des produits qui doivent être mis à la disposition des patients. » Malgré l’interdiction actuelle, InVivo, l’un des premiers groupes agricoles coopératifs français, a déposé une demande auprès de l’ANSM pour se positionner sur le marché. Du cannabis prescrit « en dernière intention » Fin octobre, les députés ont donné leur feu vert à une expérimentation du cannabis à usage médical. Elle doit concerner 3 000 patients qui souffrent de maladies graves – certaines formes d’épilepsie, de douleurs neuropathiques, d’effets secondaires de chimiothérapie, de soins palliatifs ou de scléroses en plaques. Ils consommeront du cannabis sous forme d’huile ou de fleurs séchées : la voie fumée a été écartée à cause des effets nocifs de la combustion sur la santé. Il leur sera prescrit « en dernière intention », a rappelé Mme Ratignier-Carbonneil, c’est-à-dire en cas d’échec des autres traitements existants pour les soigner. Et les patients concernés pourront bénéficier du cannabis gratuitement, a-t-elle précisé. L’expérimentation doit être menée dans plusieurs centres hospitaliers en France, en particulier des centres de référence pour les pathologies concernées. Une prescription initiale sera effectuée par un médecin spécialiste, neurologue ou médecin de la douleur notamment. Les patients devront d’abord se fournir en pharmacie hospitalière puis pourront renouveler leurs traitements en pharmacie de ville.
  14. SANTE L’expérimentation devrait démarrer en France au cours du premier semestre 2020 Entérinée fin octobre par l’Assemblée nationale, l’expérimentation du cannabis à usage médical débutera début 2020. Elle inclura 3.000 patients souffrant de maladies graves, et dont les symptômes peuvent être soulagés par le cannabis thérapeutique. Reste à savoir comment seront choisis les patients, comment sera encadrée l’expérimentation, et qui fournira la matière première. Pour l'heure, on ignore encore qui fournira le cannabis thérapeutique qui sera prescrit dans le cadre de l'expérimentation française prévue début 2020. — PATRICIA DE MELO MOREIRA / AFP Ce n’est plus qu’une question de semaines. Début 2020, quelque 3.000 patients devraient participer à l’expérimentation du cannabis thérapeutique en France. Un essai de deux ans auquel l’Assemblée nationale a donné son feu vert fin octobre. L’expérimentation, réservée au seul usage médical, avait déjà reçu l’aval de l’Agence du médicament, et devrait « débuter au cours du premier semestre 2020 », indiquait à l’automne Christelle Dubos, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la Santé. Comment l’expérimentation sera-t-elle menée ? Qui fournira le cannabis utilisé ? Dans quelles conditions sera-t-il distribué aux patients et comment ces derniers seront-ils recrutés ? 20 Minutes fait le point. Quels patients pourront participer ? Environ 3.000 patients doivent être recrutés dans le cadre de cette expérimentation. Des patients souffrant de maladies graves, dont les pathologies sont soignées avec du cannabis dans les pays autorisant son usage médical. Ainsi, l’essai inclura des patients souffrant de certaines formes d’épilepsies, de douleurs neuropathiques, d’effets secondaires de chimiothérapie ou encore de sclérose en plaques, pour lesquelles les dérivés du cannabis peuvent présenter un apport thérapeutique supplémentaire. Abdel, patient souffrant d’épilepsie, se réjouit que cet essai voie le jour en France et se verrait bien y participer. « Il était temps que le feu vert soit donné et que la France sorte de son positionnement d’un autre temps, commente le jeune homme. De nombreux patients trouvent un soulagement grâce au cannabis thérapeutique. Et dans le même temps, plusieurs formes d’épilepsies sont pharmaco-résistantes : les traitements ne permettent pas totalement d’éviter les crises. Alors, si le cannabis thérapeutique peut aider, c’est une bonne chose ». Comment sera encadrée la distribution du cannabis thérapeutique et sera-t-il produit en France ? Une première prescription devra être délivrée par un médecin spécialiste, neurologue ou encore médecin de la douleur, au sein des centres hospitaliers et centres de référence qui seront choisis pour participer à l’expérimentation. Les patients devront d’abord se fournir en pharmacie hospitalière, puis pourront renouveler leurs traitements en pharmacie de ville. « Il n’y aura évidemment pas de distribution de joints dans les pharmacies », a assuré Olivier Véran, député LREM qui a porté la mesure et rapporteur du budget 2020 de la Sécurité sociale. Les produits testés seront fournis « sous forme de tisane, d’huile, de fleurs séchées en vaporisateur », a précisé le parlementaire. Après le vote de l’Assemblée, InVivo, l’un des premiers groupes agricoles coopératifs français, a déposé une demande auprès de l’ANSM pour se positionner sur le marché. Problème : côté logistique et législation, « cela pose la question de la filière d’approvisionnement, la France n’autorisant pas la production de cannabis », soulignait le communiste Pierre Dharréville lors de l’adoption de l’amendement entérinant l’expérimentation française. « A ce jour, la législation française interdit la culture de plants de cannabis sur son sol, confirme à 20 Minutes Me Eveline Van Keymeulen, avocate spécialiste de la question au sein du cabinet Allen & Overy. N’est autorisée que la culture du chanvre – utilisé dans l’industrie vestimentaire ou dans la construction – à condition que les plantes aient une concentration en THC inférieure à 0,2 % ». Qui fournira le cannabis prescrit dans le cadre de cette expérimentation ? Pour l’heure, « les critères de l’appel d’offres pour la fourniture du cannabis utilisé pour cette expérimentation ne semblent pas avoir été totalement définis, glisse le cabinet d’avocats Allen & Overy. Mais des critères précis sur les conditions de production, de certification et de distribution seront exigés par l’Agence du médicament ». Car en France, « nous n’avons pas de filière de production, confirme Olivier Véran. Probablement que l’ANSM fera appel aux produits qui existent déjà à l’étranger ». Et les laboratoires étrangers sont prêts. Précurseurs depuis 2002, les producteurs canadiens – Canopy Growth, Tilray, Aurora, Aphria – figurent parmi les poids lourds du secteur, et certains se positionnent déjà. « Nous disposons des certifications GMP (Good Manufacturing Practices), d’un cahier des charges très strict et d’un site de production de cannabis thérapeutique situé au Portugal prêt à fournir la France pour cette expérimentation », explique à 20 Minutes Sascha Mielcarek, directeur Europe de Tilray, l’un des leaders de ce marché. De son côté, le collectif Alternative pour le cannabis à visée thérapeutique (ACT), ravi de cette expérimentation, espère à terme une « production française d’un médicament au prix juste, de qualité et certifié bio ». Quelles sont les propriétés du cannabis médical ? Autorisé dans dix-sept pays de l’Union européenne, le cannabis médical a, en fonction des symptômes à soulager et selon les produits délivrés, une concentration plus ou moins élevée en THC ou en CBD, deux des plus puissants cannabinoïdes de la plante. Parmi les effets bénéfiques connus, le cannabis médical a des propriétés antiémétiques (il soulage notamment les nausées et vomissements provoqués par la chimiothérapie), analgésiques, anti-inflammatoires ou encore des propriétés antiépileptiques. Il a également des vertus myorelaxantes (il détend les muscles) et stimule l’appétit. D’ailleurs, « l’objectif de l’expérimentation n’est pas d’établir l’efficacité du cannabis sur des pathologies identifiées, il est surtout de tester un système de prescription et de délivrance », estime le collectif ACT, qui rassemble plusieurs associations de patients. Pour Olivier Véran, cette mesure pourrait à terme concerner « plusieurs centaines de milliers de nos compatriotes à bout de nerfs, à bout de souffle, à bout de forces… car rongés à petit feu par des maux quotidiens que les traitements actuels ne permettent pas de soulager ». Egalement neurologue, Olivier Véran a décidé d’étudier les effets thérapeutiques du cannabis après que plusieurs de ses patients lui ont confié l’avoir testé avec succès en automédication. Anissa Boumediene Source: 20minutes.fr
  15. Hey La Creuse encore ..... Évidement qu'on est passé à coté vu que 20 ans de retard .... et puis les agriculteurs de la Creuse ils sont sympa mais niveau compétences c'est la misère .... @+ Cannabis thérapeutique : « Je crains que l’on passe à côté du développement d’une filière en France » Il y a deux ans déjà, Eric Correia – élu creusois — lançait l’idée d’une production de cannabis dans le département de la Creuse. Si le principe d’une expérimentation thérapeutique vient d’être voté, pour l’instant, du côté de Guéret, agriculteurs et élus attendent le feu vert des autorités pour semer les premiers plans. Rencontre. Le 25 octobre dernier, les députés ont donné leur feu vert à l’expérimentation du cannabis thérapeutique pour deux ans comment avez-vous accueilli cette nouvelle ? On l’a très bien accueilli. On avait déjà travaillé, en amont le détail de l’amendement avec notamment avec l’agence du médicament. À partir du printemps prochain, et pendant 2 ans, on va pouvoir tester les bénéfices des dérivés du cannabis sur 3 000 patients souffrants de maladies graves : comme l’épilepsie, ou souffrants des effets secondaires de chimiothérapies. Non seulement l’amendement voté permet des tests mais il prévoit aussi un budget. Enfin le président Macron l’a dit lors de son déplacement sur l’île de la Réunion : la Creuse peut devenir une zone de production, mais encore faut-il que les autorisations sanitaires et administratives nous le permettent et on les attend encore. Vous n’avez pas encore les autorisations nécessaires ? Non. Les autorisations tardent à venir. En France aujourd’hui on n’a pas d’autorisation pour transformer la plante en principe actif. Ça traîne ; et pourtant nous sommes prêts. 21 pays européens sur 28 en produisent déjà : le Portugal, l’Allemagne, la Hollande bien sûr mais aussi la Suisse. On a des exemples de filières structurées autour de nous, inspirons-nous-en ! la France n’est pas une île à part. Nous sommes en retard. Il y a un vrai tabou autour du cannabis, les gens craignent que les patients traités rentrent dans une addiction. « Je ne m’explique pas ce tabou » Dafalgan, Tramadol, aujourd’hui on prescrit des médicaments à base de dérivés de morphine. L’opium c’est autrement plus grave en termes de risques sanitaires et que je sache les gens n’entrent pas dans une dépendance. D’ailleurs on produit déjà de l’opium en France, en Charentes, par exemple, les champs de pavots permettent de fabriquer de la morphine de base qui permet de produire des antalgiques. Comment peut-on le faire à partir de l’opium et pas avec le cannabis ? Je ne m’explique pas ce tabou. Si la production en Creuse tarde, d’autres pays déjà producteurs ont déjà fait part de leur intérêt pour cette expérimentation en France ? Aujourd’hui le gouvernement est très courtisé par des entreprises canadiennes, ou australiennes. Ce sont des lobbys très puissants. On les trouve dans tous les salons sur le sujet. Ils ont une stratégie agressive. Je pense notamment à une entreprise Aurora qui a proposé de fournir gratuitement le cannabis thérapeutique pour les essais. « Aujourd’hui le gouvernement est très courtisé par des entreprises canadiennes, ou australiennes. Ce sont des lobbys très puissants » J’ai la crainte que l’on passe à côté du développement d’une filière en France. J’ai proposé qu’on fasse appel à trois producteurs distincts, trois filières de productions distinctes. Les agriculteurs de la Creuse sont prêts, à Guéret on a un laboratoire qui sait déjà faire et qui a déjà produit des stupéfiants pour soulager la douleur. On est prêts à construire les serres aux normes. Oui, il y a un risque qu’un seul laboratoire apporte gratuitement la matière première. Si on accepte des dons, ils seront bien implantés quand après l’expérimentation, je n’en doute pas, on passera à une autorisation globale. Combien de temps vous faut-il pour entrer en production ? Il faut qu’il y ait un changement législatif rapide. Nous avons besoin de 10 à 12 mois pour organiser, tester la production. Il faut aussi élargir le catalogue des graines qu’on peut faire pousser. On est déjà en retard. Nous ne serons jamais prêts pour le début de l’année prochaine. Je me demande comment dans un marché de l’emploi sinistré notamment en Creuse, comment on peut passer à côté de cette possibilité. Ça m’inquiète. J’ai lancé cette idée de production creusoise en 2017, dans le plan particulier pour la Creuse. Pour les agriculteurs, qui travaillent 70 heures pour 700 euros par mois ce serait un formidable complément de revenus. Ça a déjà changé l’image du département. Je reçois des coups de fil d’investisseurs israéliens, américains et français bien sûr. Certains sont prêts à financer la construction de serres, et d’autres prévoient d’investir plusieurs millions d’euros. Un avocat d’affaires bordelais m’a appelé pour un de ses clients qui cherche à racheter une ferme. On attend le feu vert de l’État. Par Pierre BONTE-JOSEPH https://www.publicsenat.fr/article/debat/cannabis-therapeutique-je-crains-que-l-on-passe-a-cote-du-developpement-d-une-filiere?fbclid=IwAR3LJ5Lh0hyren9NmBtVOoBzJm0tsU9u9Zuy8sAcqyBaeod80A2Cfq-Gebc
  16. La France va expérimenter le cannabis thérapeutique Le traitement pourra prendre la forme de fleurs séchées, d'huiles et éventuellement de tisanes. (illustration AFP) L’Assemblée nationale française a donné vendredi son feu vert à une expérimentation de l’usage médical du cannabis en France. Les députés français ont voté à main levée un amendement du rapporteur Olivier Véran (LREM) qui autorise pour deux ans une telle expérimentation, à laquelle l’agence française du médicament avait déjà donné son aval. Ce vote a eu lieu dans le cadre de l’examen du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2020. “Je souhaite vivement que cette expérimentation puisse débuter au cours du premier semestre 2020”, a réagi la secrétaire d’État française Christelle Dubos. “Elle pourra porter sur 3 000 patients en France et visera à expérimenter l’impact positif des dérivés du cannabis sur certaines pathologies”, a expliqué Olivier Véran, en rappelant que “17 pays de l’Union européenne ont déjà autorisé des traitements à base de cannabis médical”. “Ce n’est absolument pas la martingale, ce n’est pas le Graal de l’anti-douleur, il ne s’agit pas de développer un nouveau médicament qui remplacerait le paracétamol ou un autre antalgique mais de trouver le moyen d’un nouveau traitement adjuvant”, a souligné ce député. Sur prescription médicale Cette expérimentation concernera des personnes souffrant de maladies graves – certaines formes d’épilepsies, de douleurs neuropathiques, d’effets secondaires de chimiothérapie, de soins palliatifs ou contractions musculaires incontrôlées de scléroses en plaques – pour lesquelles les dérivés du cannabis peuvent constituer un apport thérapeutique supplémentaire. Elle sera menée dans plusieurs centres hospitaliers en France, en particulier des centres de référence pour les pathologies concernées. Une prescription initiale hospitalière sera effectuée par un médecin spécialiste, neurologue ou médecin de la douleur notamment. Les patients devront d’abord se fournir en pharmacie hospitalière puis pourront renouveler leurs traitements en pharmacie de ville. L’agence française du médicament s’est prononcée en faveur de modalités d’administration assez larges : le traitement pourra ainsi prendre la forme de fleurs séchées, d’huiles et éventuellement de tisanes. LQ/AFP
  17. Panákeia, cannabis avec taux élevé de CBG et sans THC La variété de cannabis Panákeia naît après un grand travail d’investigation réalisé par la collaboration entre Hemp Trading et l’Université Polytechnique de Valence. C’est la première souche de cannabis médicinal riche en CBG, un cannabinoïde non psychoactif mais aux propriétés thérapeutiques que contient cette plante. Mais la chose la plus intéressante à propos de la souche médicinale de cannabis Panákeia est sa teneur en THC, puisqu’elle est inférieure à 0,1%, c’est-à-dire, comme rien du tout. Au niveau psychoactif, n’est pas intéressante, mais en médecine, elle peut marquer un avant et un après. Et le meilleur de cette génétique vient en ce qui concerne les questions juridiques, car elle pourrait être cultivée sans problèmes, même avec moins de risques que la plupart des variétés de chanvre industriel, puisque même les variétés de chanvre certifié par l’Union européenne dans certains cas dépassent la limite légale THC. Index [-] 1 ? Qu’est-ce que le GBC et quelles sont ses fonctions? 1.1 Quelles sont les propriétés médicinales du Cannabigerol? 2 ? Comment est la variété Panakeia? 2.1 Comment cultive-t-on Panákeia à l’intérieur et à l’extérieur? 2.2 Quand Panakeia est-elle récoltée? 2.3 Combien produit la variété Panakeia? 3 Quel est le goût de la plante Panakeia? 4 Quel est l’effet de Panakeia? 5 Bref historique du cannabis à des fins médicales 6 ? Panákeia, l’espoir d’un avenir prometteur ? Qu’est-ce que le GBC et quelles sont ses fonctions? Cannabigerol est un phytocannabinoïde très spécial, car on a toujours pensé qu’il était en fait un précurseur plutôt qu’un cannabinoïde plus. On le pense parce que le CBG dans la plante est sous sa forme acide, ou CBGA, et par une action enzymatique est transformé en THCA, CBDA et CBCA. C’est une composante non psychoactive, mais avec des utilités médicales très intéressantes. A ce jour, cette molécule a été trouvée en très faible proportion chez la plupart des espèces de cannabis. La grande majorité des variétés commerciales psychoactives et du chanvre industriel ne contiennent que des traces de CBG. Mais cela a changé avec l’arrivée de la plante Panákeia, c’est pourquoi cette découverte faite à Valence est si importante, car de nombreuses propriétés bénéfiques de cette molécule sont connues depuis des années, mais il a été à peine possible de l’étudier. Graphique représentant la molécule de Cannabigerol*. Quelles sont les propriétés médicinales du Cannabigerol? Neuroprotecteur: Très efficace pour lutter contre certaines maladies neurodégénératives comme la maladie de Huntington. Réduit la pression intraoculaire: Pour ce qu’il est très efficace pour traiter le glaucome. Anticancérigène : Il a été démontré que le CBG est très utile pour ralentir le développement de certains types de cancer comme le cancer du colon. Anti-inflammatoire: Réduit l’inflammation et la douleur causées par la maladie de Crohn.. Antibiotique et antibactérien : Surtout utilisé localement, il élimine les infections cutanées. Antiespasmodique: Réduit et élimine les spasmes chez les patients épileptiques et autres maladies. Anti-Vessie hyperactive : Réduit les contractions de la vessie, ce qui aide à soulager l’inconfort créé par les troubles vésicaux hyperactifs. ? Comment est la variété Panakeia? Apparemment est comme le reste des variétés de cannabis, d’apparition d’hybride à structure normale. La bonté de cette plante ne peut pas être vue à l’œil nu, parce que comme les bonnes personnes, l’important est à l’intérieur. Tableau d’analyse des cannabinoïdes de la variété de marijuana Panakeia Comment cultive-t-on Panákeia à l’intérieur et à l’extérieur? En indoor en raison de sa morphologie, il semble plus approprié d’utiliser la technique SCROG, et il peut être le meilleur moyen d’obtenir une grande performance avec la lumière artificielle. En culture de plein air, vous pouvez germer tôt, au début du printemps, pour essayer de profiter au maximum du soleil pendant toute la croissance. Il est préférable de lui offrir beaucoup de terre et des heures de soleil si nous voulons atteindre une production maximale, mais attention aux engrais, Panákeia aime bien manger mais sans excès. Quand Panakeia est-elle récoltée? C’est une plante assez précoce, probablement en raison de son ascendance, car elle est généralement coupée avant l’arrivée de l’automne. En culture en intérieur, il ne faut pas plus de 8 semaines pour que la floraison soit complète. La récolte en plein air a lieu à la mi ou fin septembre dans l’hémisphère nord, et à la mi ou fin mars si la culture a lieu dans l’hémisphère sud. Combien produit la variété Panakeia? La production de bourgeons médicinaux est en moyenne celle des variétés commerciales normales. La forme de culture, l’environnement et la main du cultivateur peuvent varier considérablement dans la quantité de cannabis récolté. En culture d’intérieur éclairée avec HPS 600w il est possible d’obtenir 400 à 500 grammes par mètre carré. En extérieur, une seule plante peut vous donner plus d’un kilo, mais comme nous l’avons déjà dit, germée tôt, avec beaucoup de terre, et dans un endroit où elle reçoit le maximum d’heures de soleil direct. Photo d’une plante de cannabis, variété Panakeia Quel est le goût de la plante Panakeia? Le goût est complexe, car il mélange certains génotypes qui n’avaient pas encore été utilisés dans la sélection de variétés commerciales de cannabis. D’une certaine façon, ça rappelle la weed d’avant, les Landraces ou les plantes exotiques que vous ne saviez pas très bien définir leur goût mais vous disiez… C’est super! Quel est l’effet de Panakeia? C’est sa caractéristique la plus représentative, puisqu’il s’agit de la première génétique de l’histoire qui ne défonce absolument rien. Psychoactivement, elle produit moins d’activité que les variétés considérées comme “Pure CBD” car celles-ci peuvent contenir jusqu’à 1% de THC.. La meilleure chose est que vous pouvez bénéficier de la quantité de propriétés médicinales contenues dans le Cannabigerol sans le high. Panákeia est fortement recommandée pour les personnes qui ont besoin de consommer du cannabis pour traiter le glaucome, la douleur causée par des inflammations du type Crohn, spasmes, infections de la peau, etc. Bref historique du cannabis à des fins médicales Depuis quelques années, l’intérêt pour le cannabis médicinal ne cesse de croître en même temps que de nouvelles applications sont découvertes. Dans l’Antiquité, il était déjà utilisé pour traiter certaines maladies, l’empereur Shen Nung a inclus cette plante dans le premier livre de médecine chinoise, il y a plus de 4.500 ans. Au début du XXe siècle, on pouvait acheter de l’alcool, des pommades et d’autres produits à base de cannabis dans toutes les pharmacies. Mais cela a changé lorsque la médecine moderne et les fibres synthétiques sont apparues, la plante a été interdite, et elle a presque cessé d’être utilisée à des fins médicales. Par la suite, des cannabinoïdes ont été découverts, le médecin israélien Raphael Mechoulam a déchiffré le plus important, le THC, et la porte a été ouverte à de nouvelles recherches. En 1995, le cannabis médical est approuvée en Californie et la demande commence à croître de façon exponentielle, mais il s’agit essentiellement de variétés à forte teneur en THC et à faible teneur en autres cannabinoides. La valeur thérapeutique du CBD, CBG, CBC, CBN ou THCV augmente, plus vous étudiez, plus vous trouvez d’avantages. Cependant, ce n’est qu’en 2010 environ que l’intérêt pour ces molécules a commencé à croître, coïncidant avec l’expansion de Juanita la Lagrimosa et de Cannatonic, les premières variétés commerciales riches en CBD. Maintenant, avec l’arrivée de la génétique de cannabis Panákeia pourrait venir un Boom similaire à celui que nous avons eu avec le CBD, nous devrons être attentifs. ? Panákeia, l’espoir d’un avenir prometteur La Panákeia est un pionnier dans sa catégorie, restera dans l’histoire comme la première souche à haute teneur en CBG créée comme telle. Mais nous sommes sûrs que ce ne sera que le début d’une nouvelle étape dans la culture du cannabis, et bientôt nous verrons une génétique riche en autres cannabinoïdes jusqu’ici minoritaires. Afin de créer les variétés à haut niveau de CBD que nous connaissons aujourd’hui, nous avons travaillé avec des plantes qui contenaient suffisamment de Cannabidiol. D’abord les descendants de Juanita la Lagrimosa, qui ont été croisés avec du chanvre industriel, ont été utilisés. Dans ces cas, il y avait déjà des plantes intéressantes pour fixer le caractère CBD élevé, mais pour fixer un niveau élevé de CBG, il n’y avait aucune plante pour le contenir, d’où sa difficulté. Nous sommes convaincus que Panákeia donnera une impulsion à l’enquête pour pouvoir commercialiser des graines avec un grand pourcentage de CBC, CBN, THCV ou CBDV entre autres. Nous sommes impatients d’essayer le nouveau cannabis qui arrivera dans un futur proche, et vous, vous avez envie de goûter les variétés du futur? Rappelez-vous que si vous avez aimé l’article et que vous pensez qu’il pourrait être intéressant, le mieux est de le partager pour que plus de gens le découvrent… Merci! Source: Soft Secrets
  18. Paris le vendredi 11 octobre 2019 - Le député LREM Olivier Véran a déposé un amendement au projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) visant à budgéter une expérimentation du cannabis thérapeutique. Olivier Véran, député LREM de l’Isère. © Joël Kermabon – Place Gre’net Source : article Le député de l'Isère Olivier Véran défend un amendement en faveur du cannabis thérapeutique | Place Gre'net - Place Gre'net Olivier Véran, député LREM de l’Isère. © Joël Kermabon – Place Gre’ne Étape après étape, la France se rapproche de la légalisation du cannabis thérapeutique. Après l’avis favorable exprimé par Matignon en avril dernier et surtout le feu vert donné par l’Agence du Médicament (ANSM) en juillet, un nouveau pas a été franchi ce mercredi avec le dépôt d’un amendement au PLFSS visant à financer une expérimentation des vertus thérapeutiques du cannabis. Le texte, défendu par le député LREM de l’Isère Olivier Véran, également médecin et rapporteur du projet de loi, sera débattu en commission la semaine prochaine puis en séance publique la semaine suivante et a de forte chance d’être adopté. Pour défendre son projet, le député s’est appuyé sur son expérience personnelle. Neurologue "dans le civil", il rencontre depuis plusieurs années des patients qui, résistant aux traitements classiques, soignent leur douleurs chroniques par du cannabis pris en automédication. Après avoir mené sa propre enquête, il a saisi les autorités sanitaires de la question. Cela a conduit l’ANSM à réunir fin 2018 un Comité scientifique spécialisé temporaire (CSST) qui a rendu un avis favorable à l’expérimentation du cannabis thérapeutique en avril dernier. L’étude proposée par le député devra durer deux ans à compter de janvier prochain. Elle sera menée auprès de 3 000 patients par des médecins spécialisés dans la douleur qui suivront une formation spécifique. Le cannabis sera consommé sous formes d’huile, de tisane ou de fleurs séchées vaporisés (mais jamais par cigarette…). Le but sera d’étudier les vertus thérapeutiques du cannabis dans les douleurs résistantes aux traitements, notamment celles liés aux maladies neurologiques, au cancer, à l’épilepsie ou à la sclérose en plaque. L’étude permettra également, toujours selon l’élu LREM, de « jouer sur les doses de CBD et de THC pour savoir quel type de cannabis thérapeutique est le plus utile ». La France "en retard" sur la question Le député a également souhaité faire taire les critiques qui voient dans l’utilisation du cannabis à des fins thérapeutiques une première étape vers la légalisation du cannabis récréatif. « Cela fait un siècle qu’on autorise la morphine, mais on ne vend pas de l’héroïne à tous les coins de rue ! » s’est amusé l’élu. Pour lui, il s’agit avant tout d’aider des patients qui ont trouvé dans le cannabis un moyen d’apaiser leur souffrance. « On est en train de parler d’un malade qui a un cancer ou une douleur neuropathique (…) et qui vous dit : ça fait un an que je m’automédique comme ça et que je vais mieux, accompagnez-moi, plutôt que de me laisser dans l’illégalité ». Actuellement, seuls les médicaments à base de cannabinoïdes sont autorisés en France. Rappelons que 17 pays de l’Union Européenne autorisent le cannabis à des fins thérapeutiques. En janvier dernier, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait reconnu l’utilité médicale du cannabis. Source: jim.fr
  19. L’Agence du médicament a donné son feu vert en juillet à l'expérimentation de cannabis thérapeutique. L’Agence du médicament (ANSM) a donné son feu vert en juillet à l'expérimentation de cannabis thérapeutique. - AFP SANTÉ - Le député LREM Olivier Veran a annoncé ce mercredi 9 octobre qu’il défendrait un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) autorisant une expérimentation pour deux ans de l’usage médical du cannabis à partir de janvier prochain. “Parce qu’il y a des malades qui en ont besoin et parce que la France est l’un des derniers pays de l’Union européenne à ne pas l’avoir autorisé”, a justifié mercredi sur RTL ce médecin neurologue, évoquant la situation de “milliers de malades” souffrant de “maladies graves”, pour lesquels “les dérivés du cannabis peuvent constituer un apport thérapeutique supplémentaire”. L’Agence du médicament (ANSM) a donné son feu vert en juillet à cette expérimentation, selon le cadre proposé par un groupe d’experts, mais on ne savait pas encore quel véhicule serait utilisé pour son lancement. L’expérimentation se déroulera dès “début 2020” et “sur deux ans”, “avec des médecins formés à la prescription” et un “vrai suivi scientifique”, a rappelé le député de l’Isère, rapporteur général du PLFSS, dont l’amendement a de grandes chances d’être adopté. Elle devrait concerner “environ 3.000 malades”, a-t-il précisé. Le fait que cette expérimentation soit probablement incluse dans le budget de la sécurité sociale est un “symbole fort”, a commenté le collectif Alternative pour le cannabis à visé thérapeutique (ACT), qui rassemble plusieurs associations de patients. Il y voit en effet la garantie qu’il y aura “les crédits nécessaires à la mise en place de la future expérimentation” et “l’assurance que les patients seront entièrement pris en charge”. Au terme des deux ans d’expérimentation, une évaluation sera menée, qui servira de base pour juger de la pertinence d’une légalisation du cannabis à visée médicale. Début avril, le Premier ministre Edouard Philippe avait estimé qu’il serait “absurde” de s’interdire d’étudier les possibilités du cannabis thérapeutique. Mais “il ne s’agit en aucun cas d’une légalisation de la vente de cannabis” à usage récréatif, avait précisé Matignon. Les produits “pourront être délivrés en pharmacie hospitalière, puis en pharmacie de ville” sous forme “d’huiles, de tisanes, également des fleurs séchées de cannabis que les malades ne fumeront pas” mais ils “pourront être équipés d’un vaporisateur pour vaporiser le cannabis”, rappelle aussi Olivier Véran dans un communiqué, évoquant une prise en charge par la Sécurité sociale. “L’Organisation mondiale de la Santé vient de déclassifier le cannabis qui ne faisait plus partie de la pharmacopée mondiale et vient de reconnaître l’utilité thérapeutique potentielle de cette molécule”, a souligné l’élu, établissant un distingo avec le “cannabis récréatif”. “On n’est pas en train de s’adresser à un ado de 16 ans qui part en soirée avec de la résine de cannabis, va fumer et flinguer son système de mémoire et prendre le risque de présenter des troubles psychiques”, a-t-il lancé. “On est en train de parler d’un malade qui a un cancer ou une douleur neuropathique, qui est en impasse thérapeutique, ne vit plus, ne mange plus, ne dort plus, ne s’occupe plus de ses enfants, n’a plus de qualité de vie et vous dit: ça fait un an que je m’automédique comme ça et que je vais mieux. Accompagnez-moi, plutôt que de me laisser dans l’illégalité”, a plaidé Olivier Véran. Source: huffingtonpost.fr
  20. Le cannabis renferme des antidouleurs 30 fois plus puissants que l'aspirine Publié le 29/07/2019 à 10h25 Lire la bio Céline Deluzarche Journaliste Classé sous :antalgique , cannabis , antidouleur De multiples bienfaits ont déjà été attribués au cannabis : il permettrait de lutter contre la dépression, les douleurs chroniques, aurait des propriétés anticancéreuses et pourrait même améliorer la vision nocturne. La plupart de ses propriétés apaisantes et antalgiques sont dues à deux substances actives contenues dans la feuille de cannabis, le tétrahydrocannabinol (THC) et le cannabidiol (CDB). Mais des chercheurs de l'université de Guelph (Canada) ont découvert deux molécules, la cannflavine A et la cannflavine B, qui auraient un effet anti-inflammatoire 30 fois plus puissant que l'aspirine, révèlent-ils dans une étude parue dans Phytochemestry. Ces flavonoïdes, uniques au cannabis sont en réalité connus depuis les années 1980, mais comme ils sont présents en très petite quantité par rapport aux autres composés (à peine 0,14 % du poids de la feuille), ils n'avaient pas trop intéressé le milieu médical. La cannflavine A et la cannflavine B sont présentes en petite quantité dans le cannabis et possèdent un puissant effet anti-inflammatoire. © Kevin Rea at al, Phytochemestry, 2019 Tariq Akhtar et ses collègues ont aujourd'hui identifié les gènes responsables de la fabrication des cannflavines, ce qui pourrait permettre leur biosynthèse et amener au développement de futurs médicaments antidouleurs. « Contrairement aux antalgiques actuels, les cannflavines n'entraînent pas d'effets secondaires », assure Tariq Akhtar. On sait par exemple que le paracétamol est toxique pour le foie et que l'aspirine augmente les risques d'hémorragie et que les AINS sont néfastes pour le cœur. Ces molécules pourraient également constituer une alternative intéressante aux opioïdes car elles agissent à la source même de l'inflammation et non au niveau des récepteurs du cerveau. Les chercheurs ont d'ores et déjà déposé un brevet pour un futur développement commercial. Deux nouvelles molécules antidouleur ont été identifiées dans le cannabis. © lvnl, Fotolia https://www.futura-sciences.com/sante/breves/antalgique-cannabis-renferme-antidouleurs-30-fois-plus-puissants-aspirine-976/ Hola ! ... et deux molécules en plus de toutes celles qui n'ont pas encore révélé leurs potentiels ! J@h+
  21. Une étude scientifique menée en Australie prouve que la dépendance au cannabis peut être soignée par… un médicament à base de cannabis. En inhibant les symptômes de sevrage, le traitement déjà autorisé dans le pays donne espoir à ceux qui n'ont jamais réussi à décrocher un bonne fois pour toute. Photo en Une : ©D.R. Cette fois, c'est la bonne. Un essai clinique mené en Australie a démontré que le Nabiximols, produit à base de cannabis, peut être efficace dans le traitement de la dépendance au cannabis. Les médecins ont constaté sur les patients une suppression des symptômes du sevrage, des envies de fumer ainsi qu’une amélioration du bien-être physique et psychologique. « Nous n’avons jamais eu la preuve que les médicaments peuvent être efficaces dans le traitement de la dépendance au cannabis. C’est la première grande étude à démontrer qu’il s’agit d’une approche sûre et efficace », a déclaré le professeur Lintzeris, auteur d’un des articles de l'étude. Le Nabiximols est un concentré de cannabis qui comprend des proportions égales de cannabidiol (CBD) et de tétrahydrocannabinol psychoactif (THC). Il est pulvérisé sous la langue et évite notamment les problèmes respiratoires associés à l’absorption de fumée. Autorisé en Australie, ce médicament est principalement utilisé pour traiter les symptômes de douleur rencontrés en cas de sclérose en plaques. « Cette nouvelle étude montre qu'un vaporisateur oral peut être un substitut efficace pour les gros consommateurs de cannabis qui cherchent un traitement pour leur consommation », explique le professeur Iain McGregor, co-auteur de l’article sur l’essai clinique. L’étude a été menée auprès de 128 consommateurs ayant déjà essayé décrocher sans succès. Cette expérience se révèle donc prometteuse pour le traitement de la dépendance au cannabis, la drogue la plus vendue dans le monde. Par Amaury Lelu Source: fr.traxmag.com
  22. Une décision de l’agence française du médicament ouvre la voie à un test en situation réelle réservé aux patients en impasse thérapeutique. Un plant de cannabis thérapeutique, Israël, le 24 janvier 2019. Amir Cohen / REUTERS C’est une nouvelle étape vers l’expérimentation du cannabis thérapeutique en France : l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a validé jeudi 11 juillet le cadre proposé fin juin par un groupe d’experts. « Le cadre global qu’ils posent est un cadre à partir duquel on peut travailler, leurs propositions nous paraissent des bonnes propositions », a précisé à l’Agence France-presse Dominique Martin, directeur général de l’ANSM. Saluant un travail « remarquablement conduit », le dirigeant souligne que le comité a « pris le temps nécessaire d’écouter les uns et les autres », dans les différentes dimensions du dossier – médicales, économiques, associatives – et n’a « pas perdu de temps » depuis sa nomination. L’ANSM, qui avait donné fin 2018 un accord de principe au lancement d’une expérimentation du cannabis thérapeutique en France, avait alors demandé à ce comité de se pencher sur la forme à donner à cette opération. L’enjeu étant que l’ampleur de l’expérimentation et la qualité des données recueillies soient suffisantes pour, à son terme, juger de la pertinence d’une légalisation du cannabis à visée médicale. Pas de « joint sur ordonnance » Pour ce test en situation réelle, le cannabis thérapeutique pourra être prescrit chez des patients en impasse thérapeutique, souffrant de certaines formes d’épilepsies résistantes aux traitements, de douleurs neuropathiques (résultant de lésions nerveuses) non soulagées par d’autres thérapies, d’effets secondaires des chimiothérapies ou encore pour les soins palliatifs et les contractions musculaires incontrôlées de la sclérose en plaques ou d’autres pathologies du système nerveux central. Pas question toutefois de « joint sur ordonnance » : les produits prescrits seront inhalés (huile, fleurs séchées) ou ingérées (solutions buvables, gouttes et capsules d’huile). Le comité de treize spécialistes, présidé par le psychiatre et pharmacologue Nicolas Authier, a aussi recommandé de réserver la « prescription initiale » de produits à base de cannabis aux médecins exerçant dans des centres de référence (centres anti-douleur, centres experts de la sclérose en plaques, etc.). Les médecins participant à l’expérimentation seront volontaires et auront obligatoirement suivi une formation en ligne, dont les modalités restent à déterminer. Source : https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/07/11/le-cannabis-therapeutique-pourra-etre-experimente-en-france_5488083_3224.html
  23. Basée dans la ville flamande de Mort­sel, dans le nord de la Belgique, le Dr. Veronica Stahl, chirurgien-dentiste reconnue, ambitionne de révolutionner les traitements dentaires en proposant des produits d’hygiène bucco-dentaire à base de cannabis. Fondatrice de la start-up Cannabite Long Life, elle travaille activement à la commercialisation d’un dentifrice à base de cette plante reconnue pour ses propriétés médicinales. Si des études ont déjà montré l’efficacité du cannabis thérapeutique pour lutter contre les douleurs chroniques ou encore la perte d’appétit, Veronica Stahl le présente comme un traitement idéal contre de nombreux problèmes bucco-dentaires. Des propriétés anti-inflammatoires et antiseptiques qui peuvent selon elle « réduire les maladies des gencives et la douleur ». Le canna­bis serait un trai­te­ment idéal contre de nombreux problèmes bucco-dentaires car il dispose de proprié­tés anti-inflam­ma­toires et anti­sep­tiques. Canna­bite est exempt de THC (le canna­bi­noïde aux effets psycho­tropes) et le CBD qu’il contient lui donne­rait un effet anti­dou­leur et anti-stress. Sur le site de la société enregistrée aux États-Unis mais dont le centre R&D se situe en Belgique, on peut à ce titre lire que les extraits de cannabis « entrainent la régénération et la guérison des dents, des gencives et des os ». Il est d’ores et déjà possible de précommander un des dentifrices de la gamme du Dr. Stahl (notez qu’ils ne contiennent pas de THC) via le site internet de Cannabite. La docteure espère que son denti­frice sera mis à la vente en Europe dans les prochaines années. Sources: lefildentaire.com & ulyces.co
  24. De nouvelles recherches américaines ont montré que le cannabis, qui a été légalisé dans plusieurs Etats américains, pourrait être un remède efficace contre la douleur et les insomnies. Il pourrait même aider les patients à ne plus prendre certains médicaments avec ou sans ordonnance. Le cannabis peut-il remplacer les antidouleurs? - © rgbspace - Getty Images/iStockphoto Cette étude, menée par une équipe de chercheurs du Albert Einstein College of Medicine et de l'University of Miami Miller School of Medicine, a interrogé 1.000 acheteurs de marijuana dans deux magasins du Colorado, un Etat où les adultes de plus de 21 ans munis d'une pièce d'identité peuvent acheter du cannabis à des fins médicales ou récréatives. Les réponses à ce sondage ont montré que 65% des personnes interrogées achetaient du cannabis contre la douleur, 80% d'entre eux rapportant que cette substance les aidait beaucoup. Cela a entraîné 82% des participants à réduire, ou même à arrêter, leur prise d'antalgiques sans ordonnance et 88% ont même arrêté de prendre des antalgiques opiacés. Leurs résultats ont aussi montré que chez les personnes qui recouraient au cannabis contre la douleur, 74% notaient que la plante facilitait leur sommeil. 84% ont remarqué que cela les avait aidés et 83% ont réduit, voire arrêté, les somnifères au profit de la marijuana. Les scientifiques ont précisé qu'environ 20% des adultes américains souffraient de douleurs chroniques et qu'une personne sur trois ne dormait pas assez. Cette nouvelle étude laisse donc penser que le cannabis pourrait aider à traiter ces troubles sans prendre d'antalgiques, qui peuvent produire de graves effets secondaires, et sans les opiacés, qui peuvent entraîner des overdoses fatales. "L'ibuprofène entraîne des saignements gastro-intestinaux ou des atteintes aux reins lorsqu'on l'utilise de façon chronique. La toxicité du paracétamol (Acetaminophen) est la deuxième cause la plus fréquente de transplantation du foie, et est responsable de 56.000 passages aux urgences, 2.600 hospitalisations et 500 décès par an aux Etats-Unis", a commenté le Dr. Gwen Wurm. La co-auteure de l'étude, le Dr. Julia Arnsten, a aussi précisé que "les personnes développent une tolérance aux opiacés, ce qui signifie qu'elles ont besoin de plus fortes doses pour produire le même effet. Cela signifie que les patients atteints de douleurs chroniques augmentent souvent leur dose d'opiacés au fil du temps, ce qui augmente leur risque de surdose". L'équipe de chercheurs a cependant tenu à ajouter que de plus amples recherches étaient nécessaires pour établir les véritables bienfaits thérapeutiques du cannabis. Des études précédentes avaient déjà permis de montrer que le cannabis n'était pas adapté à tous les malades. En effet, son utilisation est vivement déconseillée aux enfants et aux femmes enceintes, ces dernières pouvant être tentées de l'utiliser pour réduire les nausées. Source: rtbf.be
  25. Hey Comme promis je vous communique le cadre de l'expérimentation ..... (nos amis creusois on du mouron à se faire avec leur chanvre en containers) je pense que certain d'entre vous vont être intéressé .... La dernière audition aura lieu Mercredi 26 Juin à l'ANSM nous leur redirons ce que nous leur avons déjà dis au journées du RESPADD Jeudi et vendredi dernier : 1) nombre de pathologies trop limitées 2) la prescription ne doit pas se limiter aux médecins spécialistes hospitalier (sur ce model 17 prescripteurs en Tchequie on est pas dans un essais clinique donc c'est plus que très insufisant) @+ https://www.ansm.sante.fr/S-informer/Points-d-information-Points-d-information/Cannabis-a-visee-therapeutique-en-France-Projet-de-cadre-de-la-phase-experimentale-de-mise-a-disposition-Point-d-Information Le Comité d’experts sur le cannabis à visée thérapeutique en France mis en place par l’ANSM, va se réunir pour sa dernière séance le 26 juin afin d’échanger avec les parties prenantes sur le projet de cadre de la phase expérimentale de sa mise à disposition. Suite à l’avis rendu en décembre 2018 par le Comité d’experts et souscrit par l’ANSM , le comité s'est réuni trois fois depuis le 30 janvier afin de proposer les modalités de la phase expérimentale de mise à disposition du cannabis à visée thérapeutique : types de médicaments, modes d’administration, type de prescripteurs, définition du circuit de distribution et de dispensation, et modalités de suivi des patients traités. L’objectif principal de cette phase expérimentale est d’évaluer, en situation réelle, le circuit de prescription et délivrance ainsi que l’adhésion des professionnels de santé et des patients à ces conditions. Son objectif secondaire est de recueillir des premières données françaises d’efficacité et de sécurité. Les éléments les plus importants de ce cadre visent à sécuriser au mieux la prescription et le suivi des patients : Sécurisation de la prescription : le traitement ne pourra être initié que par des médecins spécialistes des indications visées et qui exercent dans des centres de référence, sur tout le territoire. La participation se fera sur la base du volontariat ; les médecins prescripteurs devront obligatoirement avoir été formés au préalable pour pouvoir prescrire le cannabis ; Sécurisation du suivi des patients : mise en place d'un registre national électronique exhaustif qui recueillera également les premières données cliniques françaises d’efficacité et de sécurité ; Lors de cette dernière séance, le comité va échanger sur ce projet de cadre avec les différentes parties prenantes et notamment les professionnels de santé et les associations de patients. Par ailleurs, le Comité entendra certains acteurs économiques français qui lui présenteront leur projet de développement de cannabis thérapeutique. Cette séance sera filmée et les auditions seront retransmises en direct sur la chaîne Youtube de l’ANSM . Le programme complet sera bientôt disponible. A l’issue de cette séance, les experts du comité rendront leur avis à l’ANSM sur l’encadrement de la phase expérimentale de la mise à disposition du cannabis à visée thérapeutique en France. Le cadre : Cannabis à visée thérapeutique : Projet d’expérimentation Dans la suite de l’avis du Comité scientifique spécialisé temporaire « évaluation de la pertinence et de la faisabilité de la mise à disposition du cannabis thérapeutique en France », il a été décidé la mise en place d’une expérimentation sous l’égide de l’ANSM, ciblant l’utilisation du cannabis à des fins thérapeutiques dans certaines indications ou situations cliniques. L’objectif principal de la phase expérimentale est d’évaluer, en situation réelle, les recommandations du Comité en matière de conditions de prescription et délivrance et l’adhésion des professionnels de santé et des patients à ces conditions. Son objectif secondaire est de recueillir des premières données françaises d’efficacité et de sécurité. Ainsi, après en avoir délibéré, le Comité recommande les modalités suivantes de mise à disposition du cannabis à visée thérapeutique durant cette phase d’expérimentation : Médicaments mis à disposition, modes d’administration, ratios et posologies : - mise à disposition de préparations de cannabis ou d’extraits à spectre complet ; - mise à disposition de formes à effet immédiat et à effet prolongé : Pour les formes à effet immédiat, mise à disposition de formes sublinguales et inhalées (huile et fleurs séchées pour vaporisation), Pour les formes à effet prolongé, mise à disposition de formes orales (solution buvable et capsules d’huile). - mise à disposition des 5 ratios THC/CBD suivants : THC 1 : 1 CBD, THC 1 : 20 CBD, THC 1 : 50 CBD, THC 5 : 20 CBD et THC 20 : 1 CBD ; - adaptation posologique par titration par le médecin jusqu’à obtention de la dose minimale efficace et d’effets indésirables jugés tolérables par le médecin et le patient. Conditions de prescription et de délivrance : - prescription initiale réservée aux médecins spécialistes dans les 5 indications listées ci-dessous et exerçant dans des centres/structures de références pluridisciplinaires, sur tout le territoire ; - indications retenues pour la phase expérimentale : douleurs neuropathiques réfractaires aux thérapies (médicamenteuses ou non) accessibles, certaines formes d’épilepsie sévères et pharmacorésistantes, dans le cadre des soins de support en oncologie, dans les situations palliatives, dans la spasticité douloureuse de la sclérose en plaques ou des autres pathologies du système nerveux central, - participation à l’expérimentation, des centres et des médecins, sur la base du volontariat ; - prescription effectuée par le médecin spécialiste et jusqu’à stabilisation du patient - relai possible en médecine de ville par le médecin traitant du patient, une fois le traitement du patient stabilisé, et après accord préalable entre les deux médecins (spécialiste et traitant) ; - formation préalable obligatoire des prescripteurs (plateforme e-learning) pour l’inclusion des patients ; - renseignement obligatoire par les médecins d’un registre national électronique de suivi des patients mis en place par l’ANSM ; - dispensation possible uniquement si le prescripteur a suivi la formation et renseigné le registre lors de la prescription ; - dispensation par les pharmacies à usage intérieur (PUI) durant la phase de stabilisation ; - dispensation possible en officine une fois le traitement stabilisé, quel que soit le prescripteur ; - maintien de l’accès aux médicaments utilisés durant toute la phase expérimentale pour les patients ayant un bénéfice/risque favorable. Contre-indications et précautions d’emploi : - contre-indication chez la femme enceinte ; - mise en place d’une contraception efficace pour les femmes en âge de procréer ; - mise en garde sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines ; - prescription possible quel que soit l’âge si le bénéfice est supposé favorable compte tenu de la sévérité du trouble. Suivi des patients et évaluation des effets indésirables : - mise en place du registre national électronique pour assurer le suivi des patients traités avec du cannabis à visée thérapeutique ; - recueil et analyse des données du registre dont les effets indésirables et des données sur l’efficacité du cannabis à visée thérapeutique. Calendrier de mise en place et évaluation de la phase expérimentale : - calendrier de mise en œuvre de la phase expérimentale suivant : 6 mois de mise en place, 6 mois d’inclusion des patients, 6 mois de suivi des patients avec remise d’un rapport intermédiaire et 6 mois d’analyse des données et remise, à l’ANSM, du rapport définitif par le Comité scientifique ; - création d’un comité scientifique pluridisciplinaire pour mettre en place et évaluer l’expérimentation (élaboration d’un cahier des charges pour les fournisseurs des médicaments utilisés pour l’expérimentation, élaboration des formations et du contenu du registre, rédaction d’un guide de recommandations à destination des prescripteurs, analyse des données du registre, suivi régulier des données de sécurité, rédaction des rapports d’étude) ; - le registre de suivi des patients aura pour objet principal d’évaluer l’expérimentation. Communication et information : - mise en place d’actions de communication vers les professionnels de santé et le grand public