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  1. Les autorités américaines (la FDA) approuvent l'usage d'Epidiolex, un médicament à base d'un dérivé du cannabis, pour traiter certaines formes rares d'épilepsie. Epidiolex est le premier traitement pharmaceutique à base de cannabidiol (un dérivé du cannabis) permettant de traiter les crises d'épilepsie chez les patients atteints de deux formes graves et rares de cette maladie. Ce médicament est développé par GW pharmaceuticals, une société biopharmaceutique britannique qui développe de nouveaux produits thérapeutiques dérivés du cannabis. Dans un communiqué, le laboratoire a annoncé que le comité consultatif de la Food and Drug Administration, venait d'approuver son usage aux Etats-Unis. Le médicament pourra donc être délivré sur ordonnance à certains patients épileptiques. L'approbation des autorités sanitaires est limitée au traitement des crises provoquées par le syndrome de Lennox-Gastaut (LGS) et le syndrome de Dravet chez les patients âgés de 2 ans et plus. Ces deux maladies, qui se développent dans l'enfance, sont des formes dévastatrices d'épilepsie avec des taux élevés de morbidité et de mortalité. Plus de 90 % des patients atteints de LGS ou de syndrome de Dravet ont des convulsions multiples par jour, ce qui les expose à des risques constants de chutes et de blessures. GW pharmaceuticals a également soumis une demande d'autorisation de mise sur le marché (AMM) à l'Agence européenne des médicaments. La décision des autorités sanitaires européennes devrait être rendue début 2019. Par Catherine Cordonnier Source: topsante.com
  2. Que la dépendance soit liée aux opioïdes ou à la consommation d’alcool, la recherche indique que le cannabis permet d’en réduire les consommations et les abus. De nouvelles études ont été publiées sur le lien entre cannabis et opioïdes. Elles examinent la différence dans le nombre d’ordonnances pour les analgésiques opioïdes donnés aux personnes âgées dans les états ayant légalisé le cannabis. De plus, autre influence de la légalisation sur la consommation d’alcool. Il a également été constaté une diminution des cas de «binge drinking» (consommation excessive d’alcool) dans ces mêmes états. Dans les deux cas, on constate une baisse de l’alcool et de la consommation de médicaments. Le cannabis contre la crise des opioïdes Les opioïdes comme la morphine ou l’héroïne proviennent de sources naturelles (résine de pavot à opium) ou synthétiques (ou semi-synthétiques). L’utilisation médicale des opioïdes est due à leur capacité à soulager la douleur, mais ce sont des substances hautement addictives qui peuvent aussi donner un sentiment d’euphorie qui mène souvent à l’abus et au développement de la dépendance chez les patients. Suite à l’expansion du phénomène ces dernières années aux États-Unis, il s’est développé «crise des opioïdes» ou «l’épidémie d’opioïdes». Il y a combien de statistiques effrayantes qui illustrent la taille du problème, telles que: En 2016, il y a eu 42 249 surdoses d’opioïdes aux États-Unis, ce qui signifie que chaque jour, 115 personnes en moyenne sont mortes d’une surdose d’opioïde. Mais ce phénomène n’est pas seulement typique des États-Unis mais aussi du reste du monde. Les études Le cannabis médical s’utilise pour soulager la douleur. Cela a été montré dans le passé à plusieurs reprises. En outre, des études ont montré que la grande majorité des patients recevant du cannabis médical préféraient ce traitement aux analgésiques et que l’utilisation de cannabis parallèlement à des médicaments sur ordonnance réduisait la quantité d’opioïdes consommés. Les nouvelles études, publiées dans la revue JAMA (Journal of American Medical Association) n’ont pas examiné directement comment la légalisation ou l’utilisation de cannabis médical affecterait la dépendance aux opioïdes et les décès par surdose. Au lieu de cela, l’accès au cannabis médical entraîne une réduction de la quantité d’opioïdes administrés aux patients. Ainsi, la quantité d’ordonnances (et la facilité avec laquelle elles sont administrées) est un facteur important. Le programme Medicaid (assurance fédérale pour les plus démunis): – 6% de prescriptions d’opioïdes dans les états légalisateurs. Les résultats ont montré que dans les états légalisateurs ont une quantité d’ordonnances Medicaid d’opiacés réduite de 6%. En outre, il a été constaté que lorsque les états sont passés de la légalisation du cannabis médical à la légalisation complète, il y a eu une diminution supplémentaire du nombre de prescriptions, en moyenne 6% de plus. Le Programme Medicare: baisse de 14% d’ordonnances d’opioïdes La deuxième étude a examiné le nombre de prescriptions d’opioïdes donnés aux patients de Medicare entre les années 2010-2015. Les chercheurs ont comparé les états ayant accès au cannabis médical et ceux qui n’en ont pas. Ainsi, 14 états (et Washington, D.C.) ont légalisé le cannabis médical depuis le début de la période. Neuf autres pays se sont joints par la suite sur la période étudiée. Ainsi, les patients Medicare dans les états ayant accès au cannabis médical recevaient en moyenne 14% de doses quotidiennes d’opioïdes en moins par rapport aux états prohibitionnistes. Les deux études ont montré que l’accès au cannabis médical peut réduire considérablement la quantité d’ordonnances administrées aux opioïdes. Le problème de la consommation d’alcool Le “Binge drinking” (consommation excessive et volontaire d’alcool en soirée) continue de battre des records aux États-Unis. Cependant, un nouveau rapport de Cowen & Co montre que cette habitude est en baisse dans les états ayant légalisés le cannabis en comparaison aux autres. Que signifie «boire excessivement»? La définition américaine est la consommation de 5 boissons alcoolisées ou plus en environ deux heures (4 pour les femmes). Il ya environ un mois, le Centre américain pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) a publié de nouvelles données selon lesquels de plus en plus d’Américains s’adonnent au Binge Drinking. Le rapport a révélé que les Américains ont bu seul 17 fois en 2015. Sur la même période, un adulte américain a bu excessivement au moins une fois par semaine. Une baisse de la consommation d’alcool liée à la légalisation du cannabis L’analyse de l’entreprise Markets Cowen & Co montre que dans les pays où le cannabis est devenu légal la consommation d’alcool a diminué. “Dans les états où le cannabis est légal pour les adultes [d’une manière ou d’une autre], le nombre de cas de consommation excessive d’alcool par mois était inférieur de 9 à la moyenne nationale”, indique le rapport, dans Forbes. De plus, dans des états comme Washington et le Colorado, les données sont encore plus flagrante. Ces états ayant légalisé la consommation récréative, affichent des chiffres encore plus bas dans l’abus d’alcool. Ainsi, ces données sont identiques à celles trouvées dans une autre étude publiée plus tôt cette année. L’analyse ne pense pas que le cannabis éliminera complètement l’usage de l’alcool. Cependant l’un vient définitivement au détriment de l’autre. “Le cannabis et l’alcool sont des substituts l’un pour l’autre”, selon ce rapport. En 2026, la valeur du marché américain du cannabis serait de 50 milliards. On estime maintenant qu’il atteindra 75 milliards au cours de la prochaine décennie. On se rapproche de la valeur marchande du marché des boissons alcoolisées. Antoine Carrot Source: blog-cannabis.com
  3. Le psoriasis est une maladie de peau qui cause des démangeaisons et des tâches rouges douloureuses sur la peau. Pour certaines raisons, le corps commence à développer de nouvelles cellules plus rapidement qu’il ne devrait, provoquant des plaques squameuses à divers endroits. Environ 10 à 20% des personnes atteintes développent de l’arthrite psoriasique, causant des douleurs au niveau des articulations. De multiples facteurs peuvent engendrer du psoriasis, génétiques ou environnementaux. La fatigue ou le stress sont souvent cités parmi les causes du psoriasis. Le cannabis semble pouvoir aider à apaiser un psoriasis de plusieurs manières. Plusieurs études (ici ou là) montrent que le THC est efficace dans le traitement de maladies auto-immunes, ou que le cannabis est un puissant anti-inflammatoire. D’autres recherches montrent que les cannabinoïdes réduisent la croissance des kératinocytes, des cellules spécifiques de la peau. En revanche, le cannabis ne doit pas être administré par combustion, ce qui aurait plutôt tendance à aggraver les maladies irritantes comme le psoriasis. Outre la vaporisation ou l’ingestion, les crèmes au cannabis sont aussi la solution. Vous ne trouverez en France que des crèmes au CBD, mais là où le cannabis est légal, certaines crèmes contiennent CBD et THC (ou THCa, la version non-psychoactive du THC). Autre solution, faire vous-même votre pommade au chanvre. Les crèmes au cannabis ne provoquent aucun effet psychoactif. Elles peuvent en revanche réduire les irritations de la peau et la douleur là où elles sont appliquées. Les cannabinoïdes activent en effet les récepteurs endocannbinoïdes de la peau et affaiblissent la réponse inflammatoire et immunitaire de la peau. Aurélien BERNARD Source: newsweed.fr
  4. Atteint de sclérose en plaques, Laurent Puisais espère toujours pouvoir se faire prescrire l'antidouleur à base de cannabis. En fauteuil électrique depuis 10 ans, Laurent Puisais ne conserve aujourd'hui que l'usage de son bras gauche et l'amour de la vie... Une grève de la faim et la création d'une association n'y auront rien changé. Avant d'aller « dire bonjour aux étoiles », le podien Laurent Puisais attend toujours qu'on lui prescrive du Sativex, un médicament antidouleur à base de cannabis (lire ci-dessous), qui dispose d'une autorisation de mise sur le marché depuis 2014 en France, mais n'est toujours pas disponible en pharmacie, faute d'un accord sur son prix. Dix-huit mois difficiles « Les 18 mois qui ont suivi ma grève de la faim puis la création de l'association S.E.Possible (lire nos éditions des 6 et 11 août 2015) ont été très difficiles, confie le quinquagénaire dont la sclérose en plaques (SEP) s'est déclarée il y a plus de 25 ans. La SEP m'a fait payer très cher de ne pas m'être alimenté pendant près d'un mois. J'ai connu de violentes poussées (1) de la maladie. Et puis, je me suis retrouvé finalement seul. J'ai eu pas mal de soutiens avec l'association mais c'est resté ponctuel et ça s'étiole avec le temps. Et j'ai du mal à animer tout ça, avec les seuls doigts de ma main gauche (2). » Plus de deux ans après, Laurent Puisais est pourtant toujours révolté par la situation. « Dégoûté plutôt. 22 pays dont 17 en Europe autorisent ce médicament dont les études prouvent qu'il réduit d'au moins 20% les souffrances liées à la SEP comme les crampes, les sensations de brûlures et de spasticité. C'est dingue de vivre un aussi grand manque de considération de la part du ministère de la Santé. Depuis 2012, quand on parle du Sativex, on ne parle que d'argent jamais de ses effets. » Le podien reste pour autant que faire se peut, accroché à son combat. « Le Sativex, on n'a pas envie de nous le donner mais moi j'ai toujours envie de me faire entendre. J'aime la vie mais la SEP est assise sur mes genoux. Elle me regarde avec des yeux d'amour et en même temps me fait un doigt d'honneur. Alors même si le Sativex ne me permettait d'atténuer que partiellement mes souffrances, ce serait génial. Ça rallume la flamme de l'espoir...! » (1) Inflammations. Selon la zone du système nerveux central atteinte, les signes présentés au cours d'une poussée de la maladie peuvent être oculaires, (baisse de la vision), sensitif (fourmillements, anesthésie...) moteurs (faiblesse musculaire d'un membre), troubles de la coordination des mouvements, des troubles de l'équilibre ou des troubles urinaires. (2) Laurent Puisais ne conserve que la seule mobilité de son bras gauche. Commercialisé par le laboratoire Almirall, le Sativex se présente sous la forme d'un spray buccal à base de concentré d'huile de cannabis. Quatre ans après son autorisation de mise sur le marché en janvier 2014, les autorités sanitaires et le laboratoire n'ont toujours pas trouvé d'accord sur son prix. En France, c'est le comité économique des produits de santé qui fixe les tarifs des médicaments remboursés par la Sécurité sociale. Dernière proposition en date, 240 euros par boîte. Un prix jugé insuffisant par le laboratoire. En France, près de 5.000 patients pourraient bénéficier de ce traitement, déjà autorisé dans plusieurs pays européens. Delphine Léger Source: centre-presse.fr
  5. Les femmes qui résident dans l’État de New York seront bientôt en mesure d’utiliser le cannabis médical pour traiter leurs douleurs menstruelles. Les législateurs de l’État, qui ont déjà légalisé le cannabis à des fins médicales, sont prêts à ajouter les crampes menstruelles à la liste des conditions qui justifient la prise de cannabis médical. Le cannabis demeure toutefois illégal à des fins récréatives dans cet État. Il est possible de se faire prescrire du cannabis dans l’État de New York, pour des maladies comme le VIH, le cancer, et la sclérose en plaques notamment. Des produits à base de cannabis pour soulager les douleurs pelviennes existent déjà. Whoopi Goldberg a notamment lancé sa propre ligne de produits féminins infusés au cannabis en 2017, un marché florissant, rapporte le MailOnline. Des produits, tel que des tampons féminins infusés au cannabis permettraient de calmer les crampes et douleurs pelviennes en moins de 20 minutes, évitant ainsi de prendre des médicaments par voie orale, comme des anti-inflammatoires. Toutefois, selon une gynécologue rencontrée par le MailOnline, il n’existe pas assez de recherches sur le sujet pour confirmer que ce type de traitement est réellement efficace. «Les patientes me le demandent constamment. Peut-être que dans cinq ans, ce serait le traitement que je recommanderais, mais actuellement nous avons besoin d’essais cliniques pour le savoir», a indiqué la Dre Lauren Streicher. Un des composants relaxants de la marijuana permettrait soulager les contractions musculaires. Cependant, certains produits utilisent principalement le THC - l'élément psychoactif. En février dernier, un tampon vaginal infusé au cannabis a été mis en vente aux États-Unis, prétendant soulager ces douleurs. On dit que la capsule exploite les propriétés analgésiques de la marijuana sans effet psychotrope. Les fabricants affirment que le THC aide à bloquer la douleur tandis que le cannabinol travaille avec le système immunitaire pour réduire l'inflammation. source : tvanouvelles.ca
  6. Fumer des joints atténuait ses douleurs. Opéré d'un cancer, suivi d'un traitement aux rayons, ce quadragénaire comparaissait mercredi 14 mars à la barre du tribunal correctionnel de Moulins. Les juges ont été cléments. Cannabis. Illustration. © Richard BRUNEL La morphine ne suffisait plus à calmer ses douleurs : « J’en prenais jusqu’à 200 milligrammes par jour mais ça ne me faisait presque plus rien ». Cet habitant du bocage bourbonnais, près de Moulins, est passé au cannabis. Il s’est mis à en cultiver chez lui : « Je ne voulais pas en acheter à un trafiquant ». Mélanome Dans une brocante, pour 300 euros, il a acquis une chambre de culture pour faire pousser des graines récupérées dans son quartier. Puis il a mis les pieds en pleine terre dans son jardin, entre deux plants de tomates. Il consommait ainsi sa petite production. Poursuivi pour détention et usage de stupéfiant, ce Bourbonnais avait été opéré d’un cancer, un mélanome. Le cannabis, ça me pose, ça me détend plus que la morphine. L’opération puis les séances de rayon qui lui ont abîmé un poumon, ont provoqué de fortes douleurs. Le cannabis le soulageait : « Je fumais un à cinq joints par jour suivant les crises de douleur », a t-il expliqué aux juges. « J’avais conscience que ce n’était pas légal mais le cannabis, ça me pose, ça me détend plus que la morphine. Je ne mettais personne en danger. En arrêtant de cultiver, je suis retourné sur la morphine. C’est une horreur ». Une amende de 100 euros requise Suivi par l’hôpital de Villejuif à Paris, le prévenu a fourni tous les justificatifs sur son cancer, ses traitements, l’ablation de trois de ses côtes, les douleurs ressenties. Un cas singulier dont a tenu compte la procureure Audrey Galaud qui a requis a minima en demandant une peine de 100 € d’amende : « J’entends les justifications données d’un usage du cannabis à but thérapeutique. J’entends aussi votre situation particulière ». Mais en France, a ajouté la procureure, « il n'est pas permis aux personnes atteintes de maladies graves de prendre du cannabis ». Le Bourbonnais ne paiera pas les 100 euros d'amende. Les juges l'ont dispensé de peine. Source: lamontagne.fr
  7. Démystifier les allégations à propos du cannabis à usage thérapeutique, c’est le sujet de ces deux études présentées dans la revue Addiction. 2 études qui abordent 2 questions phares : « La légalisation du cannabis médical entraine-t-elle un usage récréatif élargi ou plus élevé chez les adolescents ? » et « Existe-t-il un lien entre cette légalisation et une évolution favorable du nombre de décès liés aux opioïdes ? » Le contexte est aux Etats-Unis, une légalisation du cannabis médical croissante, aujourd’hui effective dans plus d’un état sur 2, soit dans 29 états, alors que la Californie fut le premier État américain à légaliser, en 2016, l'usage thérapeutique du cannabis. Cependant, les opposants au « cannabis médical » affirment que sa légalisation accroît l'usage récréatif chez les adolescents, les défenseurs rétorquent qu’elle contribue à résoudre la crise des opioïdes et des décès par overdose associés. Ces deux examens de la littérature des effets de la légalisation du cannabis médical concluent qu'il existe peu de preuves à ce jour pour confirmer l’une ou l’autre de ces allégations. Sur la première affirmation, selon laquelle la légalisation du cannabis médical augmente son usage récréatif chez les adolescents, cette méta-analyse de 11 analyses distinctes des données de 4 grandes enquêtes américaines, réalisées depuis 1991 montre qu’aucun changement significatif de consommation n'est intervenu chez les adolescents depuis l'adoption des lois. Si peu d'études ont examiné les effets de la légalisation du cannabis médical chez les adultes, les données existantes suggèrent que l'usage récréatif chez les adultes pourrait en effet augmenter, chez les usagers actuels en particulier. Le Pr Deborah Hasin, auteur principal de la méta-analyse, ajoute « Nous constatons cependant une évolution de la consommation des adolescents, au fur et à mesure que l’accès au cannabis médical s’élargit ainsi qu’avec la légalisation de l’usage récréatif du cannabis. Cependant, à ce jour la légalisation du cannabis médical n’a pas eu d’effet significatif sur l’usage récréatif des jeunes ». La deuxième affirmation, selon laquelle légaliser le cannabis médical, permet de réduire les décès par overdose d'opioïdes, en donnant accès à un mode de gestion de la douleur « moins risqué », réunit des preuves claires mais encore faibles, qui doivent encore être confirmées par des études plus rigoureuses. Si de premières études montrent une corrélation au fil du temps entre l'adoption des lois sur le cannabis médical et les taux de mortalité par overdose d'opioïdes, elles n’apportent en effet aucune preuve de la relation de cause à effet. D’autres études récentes ont notamment montré que les patients souffrant de douleur chronique qui consomment du cannabis ne réduisent pas pour autant leurs doses d'opioïdes. Cette allégation semble donc, elle-aussi prématurée et reste donc également à confirmer. Medical marijuana laws and adolescent marijuana use in the United States: A systematic review and meta-analysis doi: 10.1111/add.14139 It is premature to expand access to medicinal cannabis in hopes of solving the US opioid crisis Source: santelog.com
  8. Pour la première fois en Argentine, un juge a autorisé la culture à domicile de cannabis à des fins médicales à une mère dont le fils de 6 ans souffre de neurofibromatose (NF1), une maladie génétique caractérisée par l’apparition de tumeurs le long des nerfs et qui lui cause de nombreuses douleurs, atténuées par l’huile de cannabis. La décision fera donc jurisprudence dans le pays et autorise les familles de patients à cultiver 12 plantes en floraison et 40 plantes de différentes variétés. « Le jugement établit que, jusqu’à ce que l’Etat fournisse les médicaments dont cet enfant a besoin, sa mère est autorisée à cultiver différentes variétés de cannabis pour produire de l’huile » explique Guido Giacosa, un des avocats de la mère. Pour prendre sa décision, le tribunal s’est basé sur une interprétation du droit à la vie qui implique « de profiter de la meilleure santé possible » et sur l’article 19 de la Constitution du pays, selon lequel « les actions privées qui ne portent préjudice ni à l’ordre public ni à la morale, ou ne nuisent à aucun tiers, ne regardent que Dieu, et sont exemptées de l’autorité des magistrats » et « personne ne sera forcé de faire ce que la loi n’ordonne pas, ni privé de ce qu’elle n’interdit pas ». La famille avait contacté des avocats l’année dernière lorsqu’ils ont cherché à savoir s’ils pouvaient traiter légalement leur enfant avec du cannabis. « L’amélioration de sa qualité de vie était radicale. Il devait prendre de la morphine très puissante et des analgésiques avec des effets secondaires nocifs à sa santé, mais avec l’huile, il ne souffrait plus et commençait à se faire des amis à l’école » explique Guido Giacosa. Dans son cas, l’huile importée des Etats-Unis à base de Charlotte’s Web ne faisait pas effet. Ses parents ont dû utiliser une variété spécifique, et donc la cultiver. « D’autres juges devraient se prononcer de la même manière » pour Guido. « Les malades ne peuvent pas attendre sur ce sujet. » Le 29 mars dernier, l’Argentine a légalisé l’usage médical du cannabis et de ses dérivés, mais n’avait pas explicitement inclus l’autoculture dans sa loi. Source: newsweed.fr
  9. Le Sativex pourra-il un jour arriver dans les pharmacies françaises ? « à ce stade, tout semble bloqué », indique ­Christophe Vandeputte, directeur général de la branche française du laboratoire pharmaceutique espagnol Almirall, qui fabrique ce médicament à base de cannabis, le tout premier autorisé en France. Quand on parle de cannabis thérapeutique, on fait souvent la confusion entre deux situations. La première concerne des personnes atteintes de certaines maladies (cancer, sida, myopathie…) qui revendiquent le droit de pouvoir fumer du cannabis, en affirmant que cela soulage certains de leurs symptômes. Une revendication à laquelle s’opposent toujours les pouvoirs publics en France. La deuxième situation concerne les médicaments fabriqués à partir de dérivés de cannabis. « Cela n’a rien à voir avec la “fumette”. » Notre médicament est un produit pharmaceutique comme les autres qui a fait l’objet d’études pharmacologiques, toxicologiques, de tolérance et d’efficacité », explique Christophe Vandeputte. Autorisation sous contrôle médical En France, la porte est restée longtemps fermée à ces médicaments, autorisés dans plusieurs pays d’Europe. Elle a commencé à s’entrouvrir au début des années 2000. Alors ministre de la santé, Bernard Kouchner avait autorisé, dans le cadre d’un plan antidouleur, les médecins à prescrire des dérivés de cannabis, mais de manière très encadrée. C’est ainsi qu’un produit, le Marinol, a été rendu accessible pour des patients souffrant de douleurs neuropathiques. Mais le médecin doit faire une demande spéciale à l’Agence nationale de sécurité du médicament des produits de santé (ANSM). « Cette procédure est très complexe et prend du temps. Ce qui explique que les demandes à l’ANSM restent très limitées », indique le docteur Bertrand Lebeau, addictologue à l’hôpital Saint-Antoine (Paris) et à l’hôpital de Montfermeil (Seine-Saint-Denis). Depuis 2005, seulement 350 patients ont pu bénéficier du Marinol, médicament fabriqué à partir de cannabis de synthèse. Le vrai tournant s’est produit début 2014 quand le ministère a annoncé l’autorisation de mise sur le marché du Sativex. Une première pour un médicament fabriqué à partir de la plante « cannabis sativa ». Délivré sous la forme d’un spray buccal, ce produit a été autorisé pour des patients atteints de sclérose en plaques et souffrant de spasticité modérée à sévère : un symptôme assez fréquent se traduisant par des contractures musculaires, parfois très douloureuses, des spasmes et des raideurs. « La concentration en THC est très faible et ne provoque pas d’effets euphorisants ni de dépendance »Le Sativex contient deux dérivés du cannabis : le cannabidiol (CBD) et le tétrahydrocannabinol (THC). Cette substance, le THC, agit sur le système nerveux, modifie les sensations, les perceptions et le comportement. Mais cet effet n’est pas possible avec Sativex. « La concentration en THC est très faible et ne provoque pas d’effets euphorisants ni de dépendance », souligne Christophe Vandeputte. Bref, le Sativex ne peut pas remplacer un « joint ». Si sa commercialisation est aujourd’hui bloquée, c’est qu’aucun accord n’a encore été trouvé entre la firme et les autorités sur son prix et son remboursement. La Haute Autorité de santé (HAS) a jugé « faible » le service médical rendu (SMR) du médicament. En conséquence, le ministère ne veut pas payer le prix fort. « On s’est mis d’accord sur un prix de 300 € pour un mois de traitement. Mais le ministère veut autoriser le remboursement pour seulement 350 patients par an. Alors que, potentiellement, on pense qu’il serait utile à environ 5 000 personnes », estime Christophe Vandeputte. Pierre Bienvault Source: La-croix.com Ce message a été promu en article
  10. La société travaille sur des vaporisateurs et des extraits pour traiter des troubles du système nerveux central La conférence annuelle CannaTech à Tel Aviv rassemble les professionnels du cannabis d'Israël et du monde entier, le 20 mars 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90) Kanabo Research, une société de cannabis thérapeutique à Tel Aviv, destine ses formules de vaporisation et ses dispositifs à l’usage médical plutôt qu’à l’usage récréatif, comme il est courant chez les consommateurs. La société a terminé sa série de financement initial et lance sa première gamme de produits au sommet CannaTech cette semaine. Kanabo développe des extraits du cannabis thérapeutique qui traite certains troubles du système nerveux. Cinq formules sont actuellement en développement, selon la société, et deux brevets ont déjà été déposés. Le vaporisateur VapePod de la société délivre des doses précises et régulières de ces extraits, et il est actuellement étudié pour être certifié en tant que dispositif médical. Le vaporisateur est activé quand l’utilisateur inhale via l’embout buccal, et vibre jusqu’à ce que la dose adaptée soit délivrée. Le président fondateur de Kanabo, Avihu Tamir a saisi l’opportunité de produire du cannabis thérapeutique il y a 4 ans, raconte-t-il, lorsqu’il s’est rendu compte que les malades fumaient du cannabis au lieu d’en inhaler. Il explique qu’inhaler des extraits produit moins de toxines que fumer la fleur de la plante. « Les fleurs ne sont pas médicinales, c’est un produit agricole », indique Tamir. « Les fleurs vont disparaitre. Les extractions, c’est le futur. » Kanabo développe ses formules en fonction des expériences des patients qui souffrent d’anxiété ou d’insomnie. Alors que la plupart des sociétés se focalisent sur les deux cannabinoïdes principaux, le THC et l CBD, Kanabo se penche sur l’ajustement de cannabinoïdes mineurs dans ses produits, le cannabinol, explique Tamir. Le marché médical en pleine croissance manque toujours d’un dispositif d’inhalation médicale, ajoute Tamir. « Les sociétés pharmaceutiques n’estiment pas que l’inhalation est quelque chose de médical », déplore-t-il. La compagnie est en pleine négociation avec les régulateurs en Israël et espère obtenir l’accord pour ses produits en Israël et en Europe, bien que l’accord de la FDA soit bien plus difficile, selon Tamir. Au début du mois, le gouvernement a fait le premier pour autoriser les sociétés israéliennes à exporter des produits liés au cannabis thérapeutique. Les vaporisateurs de Kanabo, exposés à la conférence CannaTech à Tel Aviv, le 20 mars 2017. (Crédit : Luke Tress/Times of Israël) La conférence annuelle CannaTech aura lieu cette semaine à Tel Aviv. Des politiciens, des entrepreneurs, des chercheurs et autres présenteront leurs innovations et toutes les technologies liées au cannabis. Luke Tress Source: timesofisrael.com Ce message a été promu en article
  11. Prescrit aux personnes âgées, le cannabis thérapeutique aiderait à diminuer nettement les douleurs chroniques sans risque pour la santé. Une efficacité notamment prouvée chez des patients atteints de cancer par des chercheurs israéliens. Dans quelle mesure le cannabis thérapeutique réduit-il la douleur sans induire d’effets indésirables ? Pour le savoir, des chercheurs israéliens* ont suivi 2.736 patients âgés de plus de 65 ans pendant 6 mois. Plus de 60 % d’entre eux ont bénéficié de cette prescription médicale dans le but d’apaiser une douleur, déclenchée dans la majorité des cas par un cancer. Au total, « 33 % ont pris cette molécule sous forme d’huile infusée, 24 % ont inhalé cette substance en fumant et environ 6 % par vaporisation ». Une douleur de 4 sur une échelle de 10 A la fin de l’étude, « plus de 93 % des 901 répondants ont rapporté une baisse** de leur douleur, passant de 8 à 4 sur une échelle de 10. Pour plus de 60 % des patients qui à la base rapportaient une ‘mauvaise’ ou une ‘très mauvaise’ qualité de vie, cette donnée est passé de ‘bonne’ à ‘très bonne’. » Preuve que cette prescription s’est avérée globalement efficace. Autres points, les rares effets secondaires se traduisaient dans 9,7% des cas par des vertiges, 7,1% par une sensation de bouche sèche. Le cannabis thérapeutique a par ailleurs permis de diminuer l’usage de médicaments : « après les 6 mois de prise, 18 % des participants ont réduit le dosage ou arrêté de prendre des analgésiques opiacés. » Ces molécules pouvant contenir de la morphine, sont prescrites sous ordonnance et exposent à un risque de dépendance. Un bienfait important pour alléger l’ordonnance des personnes âgées. « Ces résultats méritent d’être creusés », notent les scientifiques. A noter : à ce jour, le cannabis thérapeutique est totalement légalisé dans 24 pays du monde. En France, le seul médicament à base d’extraits de cannabis (THC*** et cannabidiol) est le Sativex®, spray nasal mis au point pour réduire les douleurs des patients atteints de sclérose en plaques. Ce dernier dispose d’une autorisation de mise sur le marché depuis le 8 janvier 2014, mais n’est toujours pas délivré dans les pharmacies. *Ben-Urion University of the Negev (BGU) and the Cannabis Clinical Research Institute of Soroka University Medical Center **valeur médiane ***tétrahydrocannabinol Source: letelegramme.fr
  12. Un groupe d'une vingtaine de patients néerlandais est sur le point de tester le nouveau vaporisateur Bedrocan. Récemment, un appel a été lancé dans les médias néerlandais et par le biais d'associations de patients. Plus de 70 patients ont dit qu'ils aimeraient participer. Le but de l'étude est de recueillir des commentaires sur, entre autres choses, la convivialité de ce dispositif médical. Le vaporisateur sera commercialisé sous le nom de Bedromedic®. Avec un Bedromedic, il est possible d'inhaler les produits médicinaux de cannabis de Bedrocan en toute sécurité. Le chauffage du cannabis libère des vapeurs avec des composants actifs. La vapeur est inhalée au moyen d'un embout buccal et absorbée dans le corps par les poumons. Cela n'implique aucun tabac. Les températures sont plus basses que pendant le fumage, ce qui empêche la libération de substances nocives produites lors de la combustion. L'étude est réalisée par le département de recherche de Bedrocan, qui contrôle les patients à l'avance. Les participants doivent avoir du cannabis médicinal de Bedrocan prescrit par un médecin. Il est également important qu'un participant ait au moins six mois d'expérience avec l'utilisation du cannabis comme médicament. Une expérience avec l'utilisation de vaporisateurs n'est pas nécessaire. Les participants ont le vaporisateur Bedromedic® envoyé chez eux et peuvent l'essayer chez eux. Ensuite, ils remplissent un questionnaire en ligne complet. Source: bedrocan.com
  13. Alors que les Etats-Unis se sont ouverts au fructueux business du cannabis en légalisant son usage créatif dans plusieurs états, le créneau très convoité de l’herbe planante a fait naître une nouvelle start-up d’impression 3D. Dans la lignée de Potent Rope, un filament d’impression 3D comestible à base de cannabis, une jeune pousse américaine dénommée MannaRobotics a développé une imprimante 3D capable d’imprimer des patchs de cannabis. Issue du rapprochement entre Manna Molecular Science, une société du Massachusetts spécialisée dans les timbres transdermiques au cannabis, et Telamens spécialiste en fabrication additive dans le domaine de la défense, cette joint-venture fondée en 2016 a imaginé une solution d’impression 3D pour améliorer l’efficacité et la précision de ses produits. Première imprimante 3D du genre, la MannaBot One alias « MB1 », embarque un extrudeur et un système de contrôle permettant de délivrer une quantité programmée d’extrait de cannabis sur un patch transdermique. Destinée aux pharmacies, dispensaires et autres points de vente autorisés, la MB1 offre une solution facile et abordable capable de créer un patch reproductible de qualité pour chaque utilisateur avec une heure de formation. « tout ce qu’ils ont à faire c’est de prendre les patchs que nous leur fournissons, de les placer sous la machine, en utilisant le calculateur de dose pour mélanger les excipients avec l’actif, et la machine imprime une dose de chaque patch… Vous pouvez en faire plus d’un millier en huit heures.» Explique Nial Demena CEO de MannaRobotics. « des patchs compatibles avec un plus large éventail de cannabinoïdes » La MB1 permet la fabrication de patchs personnalisés avec des niveaux de dose de cannabis très variables allant de 10 à 35 mg. Le système est en outre très flexible, pouvant être utilisé pour imprimer des patchs avec un plus large éventail de cannabinoïdes tels que le THC, le CBD, le CBN, ainsi que des combinaisons basées sur des ratios de cannabinoïdes particuliers. « Cette technologie nous donne un excellent contrôle de la qualité et de la reproductibilité, caractéristiques des normes pharmaceutiques. » Souligne Manna Molecular Science. « Peu importe à qui vous avez acheté nos patchs transdermiques, ils seront conformes à nos normes de fabrication et de performance extrêmement élevées. » Destinés à soulager des douleurs chroniques telles que fibromyaligie, ou un usage récréatif, ces patchs permettent de délivrer progressivement une certaine dose de cannabis dans le sang sur une période de 12 heures. L’autre avantage de cette solution réside dans sa discrétion ne trahissant aucun signe d’utilisation externe tel que l’odeur de cannabis ou les yeux rouges. Le patch doit être placé sur des zones telles que les chevilles ou les poignets où il y a une forte concentration de veines. Source: primante3d.com Potent Rope : un filament d’impression 3D comestible à base de cannabis ! La diversité des matériaux d’impression 3D et particulièrement celle des filaments, a littéralement explosé ces trois dernières années. Entre les filaments composites (bois, carbone, bronze, fibres de verre…) les polymères hautes performances (PEEK, ULTEM..) ou encore les biosourcés (coquilles d’huître, algue, lin…), l’utilisateur dispose aujourd’hui d’une offre pléthorique. A l’image de cette diversité où l’ingéniosité côtoie l’insolite, deux américaines dénommées Ashley Herr et Paige Colen ont imaginé un filament d’impression 3D comestible à base de cannabis. « Ce filament nous permettra d’adapter des profils de cannabinoïdes spécialisés qui répondent spécifiquement aux besoins de chaque individu » Cofondatrices d’Hippocratic Growth LLC, une compagnie basée dans le Maryland, spécialisée dans la culture et la transformation du cannabis médical, les deux sœurs ont développé un filament baptisé « Potent Rope » permettant aux consommateurs d’imprimer de petits objets comestibles avec des doses très précises de cannabis. « Nous travaillons à l’élaboration de modèles CAO pour vous aider à imprimer votre dosage approprié, car les médecins de l’industrie médicale du cannabis vous le diront, chaque patient est différent et ses exigences de dosage, ce qui rend le titrage un exercice nécessaire à chaque patient. » explique Paige Colen. « Plutôt que de prendre une capsule de gel liquide de 10 mg pleine d’huile de cannabis ou de tablette, qu’en est-il de l’impression 3D d’un caniche de 7,5 mg, ou d’une Tour Eiffel ou d’une petite fusée ? Ce filament nous permettra d’adapter des profils de cannabinoïdes spécialisés qui répondent spécifiquement aux besoins de chaque individu. Potent Rope permet aux consommateurs de cannabis médical de s’assurer qu’ils reçoivent exactement ce que le médecin a ordonné au milligramme près« , ajoute Paige Colen. Fabriqué à partir d’un système d’extrusion Filabot EX2, « Potent Rope » a nécessité trois ans de développement pour arriver à la formule idéale : un polymère thermoplastique comestible et hydrosoluble que l’on peut mélanger avec différents cannabinoïdes et terpènes. La fabrication du filament passe par la décarboxylation (procédé permettant d’activer le THC (principe actif du cannabis) ) l’huile de cannabis qui est ensuite mélangée au thermoplastique. Outre la diversité des objets en cannabis qui pourront être imprimés, Ashley Herr et Paige Colen entendent exploiter la capacité de personnalisation de leur filament. Ainsi chaque consommateur pourra créer sa propre souche en combinant différentes huiles de cannabis, THC, Sativa, Indica ou encore CBD… La compagnie qui a déjà reçu un avis d’acceptation par l’Office des brevets et des marques des États-Unis (USPTO), annonce le lancement de la production pour cette année. N’étant pas strictement classé comme «comestible», puisque principalement fabriqué à partir d’excipients pharmaceutiques, Potent Rope sera légal dans les états qui interdisent les bonbons et les aliments au cannabis (space-food). Décliné dans plusieurs couleurs le filament sera compatible avec la plupart des imprimantes 3D FDM. Source: primante3d.com
  14. De nombreux rapports de San Francisco confirment le décès de Dennis Peron, 72 ans, le légendaire activiste du cannabis qui a attisé la révolution américaine de la marijuana médicale dans les années 1980. Le frère de Peron, Jeffrey Peron, a posté ceci sur sa page Facebook plus tôt cet après-midi: "Changed the world" est une phrase qui sied parfaitement à la vie de Dennis Peron. Peron a été l'un des premiers à comprendre les bienfaits pour la santé du cannabis pour ceux qui luttaient contre le sida au cœur de la crise qui a ravagé cette ville à la fin des années 1980. En collaboration avec d'autres dirigeants locaux comme Mary Jane Rathbun («Brownie Mary») et le Dr Donald Abrams, Peron a aidé à faire adopter une ordonnance légalisant le cannabis médical dans la ville de San Francisco, puis lança le mouvement dans tout l'état en 1996 pour une première loi nationale de légalisation de la marijuana médicale. Peron et son mari, John Entwistle, ont continué à être actifs dans la vie de San Francisco au cours des 30 dernières années. Jusqu'à récemment, leur «Castro Castle», situé en bordure du célèbre quartier gay de la ville, accueillait tous les voyageurs, avec des chambres décorées par la lumière du jour qui permettaient aux visiteurs de goûter à la culture psychédélique de la ville. Une peinture murale sur un mur de jardin a commémoré Harvey Milk, le superviseur de la ville de San Francisco, qui a considéré Peron comme un ami proche et un partisan politique. Vétéran du Vietnam: 'Je suis revenu et j'ai embrassé le sol.' Le Peron né dans le Bronx a grandi à Long Island dans une famille de classe moyenne. "Je ressemblais à tout le monde", m'a-t-il dit lors d'une interview en 2014 à son domicile de San Francisco. "Je m'intègre comme tout le monde. Mais je savais juste que je n'étais pas cette personne. Pour commencer, j'étais gay. Je savais que je devais me cacher. D'une manière ou d'une autre, je devais me cacher. J'étais un bon acteur. Un bon hider. " Cette compétence acquise tôt lui a servi bien plus tard, quand il eut besoin de cacher à la fois son identité sexuelle et sa consommation de cannabis. "Deux pour un!" At-il dit. Peron a été incorporé en 1966 et servi dans l'armée de l'air au Vietnam. C'est là qu'il a rencontré le cannabis pour la première fois. " Les gens là-bas prenait en charge les GI. Nous étions un marché pour eux. " Peron est retourné aux États-Unis avec deux livres (900grs) de cannabis dans son équipement. "Je suis revenu et j'ai embrassé le sol. J'étais si heureux - en partie parce que j'avais deux livres avec moi. C’était le début d'une carrière qui s'étendra sur 40 ans. " Une brève étape est devenue l'amour d'une vie Peron s'est arrêté brièvement à San Francisco avant de repartir au Vietnam en 1967 . "C'était l'été de l'amour", se souvient-il plus tard. "Un timing parfait. Comme tout le monde, j'ai mangé de l'acide et j'ai trippé. Les hippies, ces gens m'ont accepté. J'ai dit: "Je vais tout faire pour revenir à San Francisco et vivre ma vie ici." Alors il l'a fait. «J'ai décidé que je serais un hippie homo,» disait il souvent en riant, en se rappelant ces jours. Il a demandé à rejoindre un certain nombre de communautés locales de paix et d'amour, a t-il dit, "mais ils ne me convenait pas. J'étais trop trash. Je ne savais pas qui étaient Marx ou Lénine. " Décu, il a commencé sa propre communautés. "Nous nous sommes appelés les Misfits", a-t-il dit. Ils vivaient à 25 dans une maison dans le Haight. "Notre bande dans du beau vieux victorien. Mon frère avait une place dans la cuisine, sous la table. Finalement, Peron est devenu l'un des vendeurs de cannabis florissant de la ville. La police de San Francisco l'a arrêté plusieurs fois au fil des ans, mais Peron a généralement battu la charge avec l'aide de Tony Serra, l'avocat des droits civiques connu pour avoir défendu les citoyens les plus célèbres et les plus infâmes de la Bay Area. Harvey Milk et les conséquences À l'apogée de Castro dans les années 1970, le restaurant Peron's Island servait du cannabis à l'étage, de la nourriture chaude en bas, et organisait des discussions animées sur la politique, le cannabis et les droits des homosexuels dans les cabines. À la fin des années 1970, il a été arrêté alors qu'il était en possession de 200 livres de cannabis - une accusation trop lourde pour que même Tony Serra puisse tout effacer. Il purgea une peine de six mois, et se retrouva en prison le 27 novembre 1978, lorsque Milk, le premier superviseur de la ville ouvertement gay, et le maire George Moscone furent assassinés par l'ancien superviseur de la ville, Dan White. "C'était le moment décisif", se souvient Peron. L'indignation collective de la ville a envoyé un signal au département de police de San Francisco, qui avait été notoire pour battre et arrêter des hommes gais. "Ils se sont rendu compte qu'ils ne pouvaient pas continuer à faire exploser les gays juste parce qu'ils ne les aimaient pas. Ils ne pouvaient pas les arrêter, mais cela ne les a pas empêchés de nous harceler. " La tragédie frappe la ville Le meurtre de Milk est survenu moins de trois semaines après que les électeurs de la ville aient adopté la Prop. W, qui exigeait que le chef de la police et le procureur de la ville arrêtent d'arrêter et de poursuivre les gens pour le cannabis. (Avec la mort du maire Moscone, Dianne Feinstein, alors superviseure, a pris les rênes de la ville et Feinstein, qui était alors un prohibitionniste féroce du cannabis, a annulé toute discussion sur le décrochage à San Francisco.) Alors que la crise du sida se développait dans les années 1980, le quartier de Peron, le Castro, est devenu un point de référence pour les activistes et les malades du sida. Le partenaire de Peron, Jonathan West, a succombé à la maladie en 1990. "À ce moment-là, je ne savais pas ce que je vivais", a déclaré Peron au Los Angeles Times en 1996. "J'étais le gars le plus solitaire d'Amérique", se souvient Peron. "Dans ma douleur, j'ai décidé de laisser à Jonathan un héritage d'amour. J'ai fait de mon mieux pour que tout le monde soit au courant de la vie de Jonathan, de sa mort et de son usage de la marijuana et de la façon dont cela lui a donné de la dignité dans ses derniers jours. MMJ émerge de la crise du sida Peron et beaucoup d'autres dans la ville savaient comment leurs amis et partenaires luttant contre le SIDA trouvaient un soulagement avec le cannabis. Les effets anti-nauséeux ont aidé avec les traitements de chimiothérapie pour le sarcome de Kaposi et les effets secondaires de nombreux régimes médicamenteux expérimentaux. La stimulation de l'appétit procurée par le cannabis a aidé les patients atteints du SIDA qui luttaient contre le «syndrome du gaspillage», une maladie dans laquelle les gens trouvent extrêmement difficile de manger et de digérer suffisamment de nourriture pour rester en vie. "Cela a aidé Jonathan", se souvient plus tard Peron. "Il gaspillait de 142 livres à 110." Les médecins ont prescrit le Marinol, la formule de THC dans une pilule. "Jonathan vient de vomir le Marinol", a déclaré Peron. «Ça n'avait pas de sens.» Quelques bouffées sur un joint, par contre, faisaient tout ce que le Marinol ne pouvait pas faire. Prop. 215 fait l'histoire L'année après la mort de West, Peron se jeta dans la cause. Il a recueilli suffisamment de signatures pour mettre la Proposition P , qui légalisait l'usage médical du cannabis dans les limites de la ville de San Francisco, à l'échelle de la ville. En novembre 1991, les électeurs de San Francisco ont massivement adopté la mesure avec un vote d'approbation de 80%. Dennis Peron, prend des notes lors d'une interview au téléphone, tandis que Gary Johnson allume une pipe remplie de marijuana dans un bureau au siège de la proposition 215, anciennement le club Cannabis Buyers, le vendredi 11 octobre 1996 à San Francisco. (AP Photo / Peron Robinson) MMJ, Liberation pour la Californie Cinq ans plus tard, Peron et un groupe d'alliés ont pris une mesure similaire à l'échelle de l'État. Prop. 215 a fait face à une forte opposition de puissantes forces politiques, y compris les services de police dans tout l'État. "Je savais que je devais faire participer tout le monde à la campagne", m'a dit plus tard Peron. "Clergé, médecins, infirmières. J'ai presque dû couper les potheads. J'avais les votes, et ils avaient beaucoup de bagage culturel que je ne pouvais pas gérer. "Cette coalition était assez énergique. Ils voulaient juste du changement. Ils ne voulaient pas que les gens soient emprisonnés pour de la marijuana. Et si cela aide les patients, pourquoi ne peuvent-ils pas l'avoir? Pourquoi? Nous avons posé cette question encore et encore. Nous n'avons jamais cessé de demander. " Prop. 215 , approuvée par 56% des électeurs de l'État, a fait de la Californie le premier État américain à légaliser l'usage médical du cannabis. Mariage et dernières années Peron a vécu assez longtemps pour voir son activisme revendiqué sur deux fronts. Lorsque le mariage homosexuel est devenu légal en Californie, il a épousé son partenaire de longue date, John Entwistle, lui-même un militant franc sur les questions nationales de cannabis et la politique locale du quartier de San Francisco. En novembre 2016, les électeurs californiens ont légalisé l'usage du cannabis pour les adultes, et les premiers magasins de cannabis au détail ont ouvert leurs portes il y a un peu plus de trois semaines, le 1er janvier 2018. Dans ses derniers mois, Peron a passé ses journées avec Entwistle dans leur château de Castro, qui n'acceptait plus les voyageurs. Il était irascible jusqu'à la fin; Les journalistes appelant à une citation sur la légalisation étaient susceptibles de recevoir une note de Peron ou d'Entwistle à propos des imperfections de la nouvelle loi californienne. Sans Péron, la loi n'existerait pas. Mais cela ne signifiait pas qu'il avait fini de se battre pour quelque chose de mieux. Source: https://www.leafly.com/news/politics/america-mourns-passing-of-dennis-peron-father-of-medical-marijuana
  15. Si beaucoup d’entre nous ont déjà entendu le nom de cette maladie, peu savent vraiment ce qu’est la fibromyalgie. Cette maladie chronique a une intensité variable selon les patients. Elle entraîne des douleurs musculaires et articulaires, de la fatigue, des troubles de l’humeur, des troubles du sommeil mais aussi des troubles cognitifs dans certains cas. N’importe quelle personne atteinte de la fibromyalgie sait bien que cette maladie peut être très dangereuse et qu’elle reste difficile à traiter. La médecine ne cesse de multiplier les recherches scientifique pour améliorer le bien être des patients. Des effets thérapeutiques indéniables Et depuis peu plusieurs de ces recherches ont reconnu les bienfaits du chanvre, aussi connu sous le nom de cannabis. Cela pourrait apaiser la douleur causée par la fibromyalgie, particulièrement sous la forme de chewing gum qui se révèlerait être la plus efficace. L’avantage de mâcher le cannabis au lieu de le fumer ou de le manger,vient du fait qu’il se dissous immédiatement dans la bouche, sans avoir passer par le foie. Les bénéfices sont donc encore plus rapides. Le MedChewRx, c’est son nom, est une combinaison de chewing-gum CBD/THC. Le THC et le CBD sont deux cannabinoïdes, des composés chimiques issus des plantes de cannabis, et qui offrent toute une gamme de bénéfices thérapeutiques. Ils seraient d’ailleurs en cours d’essais cliniques pour le traitement de la douleur et de la spasticité associées à la sclérose en plaques. La gomme de cannabis a démontré de nombreux bienfaits, tels que la stimulation du système cardiovasculaire, une régulation du déclin cognitif lié à l’âge, la réduction du stress mais aussi des effets neuro-protecteurs et neuro-stimulateurs du cerveau. Il ne fait aucun doute que le chewing-gum au cannabis est plus facilement accepté par la société que les joints. Cela pourrait donc permettre aux victime de fibromyalgie de soulager leur douleur, sans avoir à s’inquiéter de la réaction des personnes qui les entourent. Source: vonjour.fr
  16. L'UFCM-I care cherche pour un article presse des malades ayant eu, soit des refus de soins, soit des problèmes avec le personnel médical du fait de leur consommation de cannabis à visées thérapeutique. Sous couvert d'anonymat si vous le souhaitez. contactez moi en "MP" si vous souhaitez repondre à cet ITW.) merci Page FB de l'UFCM Par ufcm-i-care
  17. Alors que l’on ne sait toujours pas si la CNS, Caisse nationale de santé, l'assureur légal en matière de santé au Luxembourg, prendra en charge le remboursement du cannabis médical, les caisses de maladie allemandes, elles, ont remboursé près de deux tiers des factures de ce cannabis en 2017. La ministre de la Santé, Lydia Mutsch, avait évoqué que le cannabis médical pourrait être délivré, entre autres, sous la forme de fleurs de marijuana à fumer, à inhaler donc. (illustration AFP) Sur près de 10 000 demandes de traitement via le cannabis qui ont été introduites auprès des deux plus grandes caisses de maladie allemandes, AOK (Allgemeine Ortskrankenkasse) et Barmer, près de deux tiers d’entre elles ont été approuvées en 2017. En revanche, les demandes n’ont pas été considérées comme recevables lorsqu’elles n’ont pas fait l’objet d’une justification médicale adéquate. Le constat émane du grand hebdomadaire allemand Die Zeit. Ainsi, les patients allemands peuvent recevoir du cannabis sur ordonnance depuis le mois de mars. Les caisses d’assurance maladie ont depuis reçu plusieurs milliers de demandes, dont près de deux tiers ont été approuvées. Il s’agit là des chiffres avancés par AOK et Barmer, spécifie l’hebdomadaire de Hambourg. De son côté, l’AOK avait reçu 6 600 demandes de remboursement de cannabis médical au début du mois de novembre, dont 65% ont été approuvées par ladite caisse de maladie. Néanmoins, toutes les autres demandes n’ont pas été rejetées, car beaucoup d’entre elles étaient formellement incomplètes, que ce soit au niveau de la justification médicale à spécifier ou au niveau des déclarations complètes à faire sur les thérapies précédentes, a déclaré le porte-parole de l’AOK à Die Zeit. Pas pour les cas d’hernies discales En parallèle, la caisse de maladie AOK reçoit très régulièrement des demandes de patients qui ne souffrent pas de maladies définies par la loi comme pouvant donner lieu à un traitement à base de cannabis médical. Et quand ce ne sont pas les critères pour pouvoir prétendre se soigner avec ce produit qui ne sont pas remplis, la caisse de maladie évoque les situations dans lesquelles les patients demandeurs n’avaient pas épuisé les thérapies dites «standard». À l’image, par exemple, de patients atteints d’hernies discales qui, auparavant, étaient uniquement traités par le biais de la thermothérapie. Et l’AOK souligne encore que ce genre de cas individuels est très commun. La deuxième plus grande caisse de maladie allemande, Barmer, a pour sa part également approuvé la plupart des demandes de patients amenés à suivre ce type de thérapie. Ainsi, près de 2 900 demandes de remboursement ont été reçues par Barmer depuis mars, comme l’a rapporté le Berliner Zeitung, citant des chiffres de Barmer. Parmi celles-ci, environ 1 700 demandes ont été approuvées, soit environ les deux tiers. Les autres demandes introduites ont, par contre, été rejetées. Le manque de preuves de l’échec de traitements alternatifs ou même l’absence totale de traitements alternatifs antérieurs, sont l’une des principales raisons menant au rejet de ces demandes. «Le cannabis médical représente aujourd’hui une partie indispensable des soins aux personnes gravement malades, mais ce n’est pas la panacée», a déclaré le numéro un de Barmer, Christoph Straub, à Die Zeit. Des paroles qui rappellent inévitablement les propos de la ministre de la Santé, Lydia Mutsch, qui a toujours évoqué que le cannabis médical, au Luxembourg, sera strictement encadré. Claude Damiani Source: lequotidien.lu
  18. Science/Homme: Les États américains ayant légalisé le cannabis à usage médical ont réduit de 15% leur vente d’alcool La vente d’alcool a diminué dans les États américains qui ont légalisé la consommation de cannabis à usage médical. Ceci est le résultat d’une étude faite par des scientifiques de l’Université du Connecticut et de l’École Andrex Young School of Policy Studies à Atlanta, aux États-Unis. Les chercheurs ont analysé les chiffres de la vente d’alcool dans plus de 2000 régions entre l’année 2006 et 2015. La tendance de la vente d’alcool dans les États qui ont légalisé le cannabis à usage thérapeutique a été comparée à celle des États ou le cannabis reste entièrement illégal. Ils ont trouvé que le cannabis et l’alcool sont des substituts. Lorsqu’il est comparé à la bière et au vin, les chercheurs ont déclaré que la légalisation du cannabis médical a un effet négatif sur la vente de ces produits en diminuant respectivement leur vente de 13.8% et 16.2%. Les auteurs ont écrit que les résultats “abordent les répercussions possibles des lois sur la légalisation du cannabis médical quant à l’utilisation d’autres substances qui peuvent entrainer des conséquences négatives sur la santé ainsi que sur les aspects sociaux. Le rapprochement entre ces différentes substances est un problème de santé publique important à prendre en compte”. ”Baggio M, Chong A, Kwon S. Helping Settle the Marijuana and Alcohol Debate: Evidence from Scanner Data. SSRN. 1er Novembre 2017.” Science/Homme: La consommation de cannabis n’augmente pas le risque athérosclérose Lors d’une étude avec 3498 participants du CARDIA (Risque de Développement d’Artère Coronaire chez les Jeunes Adultes), la consommation de cannabis n’a pas été associée à une augmentation du risque de développement d’athérosclérose. Un groupe de travail composé de chercheurs suisses et américains a publié leurs observations dans le journal Addiction. Les participants étaient âgés de 18 à 30 ans en 1985/1986 au début de l’étude et ont été suivis pendant 25 ans. Parmi ceux qui n’ont jamais fumé de tabac, la consommation de cannabis n’a pas été associée à une augmentation de calcium dans l’aorte abdominale ni dans les artères coronaires. En revanche, le cannabis consommé en association avec du tabac a augmenté le risque de développement d’athérosclérose. Les auteurs ont conclu que “la consommation de marijuana semble être associée à une athérosclérose sub-clinique, mais seulement chez les fumeurs de tabac.” Auer R, Sidney S, Goff D, Vittinghoff E, Pletcher MJ, Allen NB, Reis JP, Lewis CE, Carr J, Rana JS. Lifetime Marijuana Use and Subclinical Atherosclerosis: The Coronary Artery Risk Development in Young Adults (CARDIA) Study. Addiction. 22 Nov 2017. Paraguay: Le Congrès National légalise la culture de cannabis pour un usage médical Le Congrès National du Paraguay a voté une loi ce 5 Décembre créant ainsi un système d’import de graine de cannabis et de culture pour une utilisation médicale. Une décision qui est déjà suivie par plusieurs pays d’Amérique Latine. L’Union des nations Sud-Américaines a autorisé l’importation d’huile de cannabis en Mai 2017, sous le contrôle du ministère de la Santé, et cette décision de rendre le cannabis plus facilement accessible a été célébrée par de nombreux patients. Roberto Cabanas, vice-président de l’association sur le cannabis médical déclare “Nous sommes très heureux, car cette décision va également autoriser l’importation de graine pour la production d’huile”. Sa fille est atteinte du syndrome de Dravet et la famille devait payer 300 dollars américains par mois pour l’importation d’huile afin de pouvoir la traiter. Le Pérou, le Chili, l’Argentine et la Colombie ont déjà légalisé le cannabis à usage médical. L’Uruguay a elle entièrement légalisé toute consommation de cannabis ainsi que sa culture et sa vente. ”Reuters du 5 Décembre 2017” En bref ONU: Aucun rapport n’a déclaré d’abus ou de dépendance au CBD C’est au cours de sa 39e réunion tenue du 6 au 10 Novembre que le comité d’expert sur la dépendance aux drogues de l’OMS a débattu sur le statut du CBD (cannabidiol) en ce qui concerne les mesures de contrôle des traités des Nations Unies. Le rapport déclare « qu’il n’y a aucun cas rapporté d’abus ou de dépendance suite à la consommation de CBD pur. Il n’y a également aucune statistique qui soit publiée sur la consommation non médicale de CBD. » CANNABIDIOL (CBD): Pre-Review Report Science/Homme: Le THC réduit l’urgence d’être physiquement actif chez un patient atteint d’anorexie nerveuse Chez un patient de 27 ans atteint d’anorexie nerveuse, un traitement avec 2 fois 7.5mg de THC a permis de réduire son envie d’être physiquement actif. Aussi, les comportements des symptômes des troubles compulsifs de l’alimentation ont été améliorés. Université de l’Hôpital d’Erlangen, Allemagne. Graap H, et al. Int J Eat Disord. 1 Dec 2017. IACM: Nouvelles publications dans Cannabis and Cannabinoids Research De nouveaux articles ont été publiés dans le CCR, le journal partenaire de l’IACM ”Cannabis et Douleurs: Une Revue Clinique” par Kevin P. Hill, Matthew D. Palastro, Brian Johnson, et Joseph W. Ditre, ” L’Importance Clinique des Endocannabinoïdes dans la Gestion de la Douleur de l’Endométriose” par Jerome Bouaziz, Alexandra Bar On, Daniel S. Seidman, et David Soriano, ” L’utilisation du Cannabis pour les Maux de Tête ” par Bryson C. Lochte, Alexander Beletsky, Nebiyou K. Samuel, et Igor Grant, ” Le Cannabis Comme Substitut à la Médication de la Douleur à Base d’Opioïdes: Self-Report du Patient” par Amanda Reiman, Mark Welty, et Perry Solomon, et ” Racines de Cannabis: une Thérapie Traditionnelle avec un Futur Potentiel pour Traiter l’Inflammation et la Douleur” par Natasha R. Ryz, David J. Remillard, et Ethan B. Russo. Canada: La Chambre des Communes a passé une loi sur la légalisation du cannabis La Chambre des Communes du Canada a voté une loi visant à légaliser l’utilisation récréative du cannabis. Les membres du Parlement ont voté pour à 200 voix contre 82. La proposition a été transmise au Sénat qui a le pouvoir de repousser ou de stopper les plans du gouvernement sur le cannabis, si une majorité décide de voter contre. ”iPolitics du 27 Novembre 2017” États-Unis: Le Minnesota a ajouté l’autisme et l’apnée du sommeil à la liste des conditions pour l’utilisation médicale du cannabis À partir de Juillet prochain, les habitants du Minnesota seront capables d’utiliser du cannabis médical pour traiter l’autisme et l’apnée du sommeil. Le Minnesota autorise désormais l’utilisation du cannabis à usage médical pour 13 conditions de santé, incluant les douleurs chroniques et le syndrome de Tourette. Il est le 4e État à l’autoriser pour traiter l’autisme. ”Star Tribune du 1er Décembre 2017” Science/Animal: L’activation du récepteur CB2 pourrait réduire les lésions rénales Des recherches faites sur les souris démontrent que l’activation du récepteur CB2 peut protéger contre les conséquences d’une réduction de l’apport sanguin aux reins et ainsi prévenir les lésions rénales aiguës. Centre des sciences de la santé de l’Université du Tennessee, États-Unis. Pressly JD, et al. J Pharmacol Exp Ther. 29 Nov 2017. Science/Homme: La consommation de cannabis chez les adolescents peut être associée à un risque élevé d’hypomanie Dans une étude sur 3370 participants contactés à l’âge de 17 ans et testés entre l’âge de 22 à 23 ans, la consommation de cannabis a été associée à un deux fois plus élevé (rapport de cote de 2.21) concernant le développement de l’hypomanie. École de Médecine de Warwick, Université de Warwick, Coventry, Royaume-Uni. Marwaha S, et al. Schizophr Bull. 2017 Nov 28. Science/Animal: L’augmentation de la concentration d’endocannabinoïdes améliore l’état épileptique Chez un modèle de souris atteinte d’épilepsie caractérisé par des crises perpétuelles, l’inhibition de la dégradation de l’endocannabinoïde 2-AG (2-arachidonoylglycerol) à améliorer de manière significative leurs états. IRCCS-Mario Negri Institut pour la Recherche Pharmacologique, Milan, Italie. Terrone G, et al. Epilepsia. 24 Nov 2017. Un coup d’œil sur le passé Il y a un an Science/Homme: La consommation de cannabis des patients présentant un cancer diminue par deux le risque de mourir à l’hôpital Il y a deux ans Science/Homme: Selon une étude clinique, l’extrait de CBD pourrait diminuer par deux le nombre de crises de plus de la moitié des enfants épileptiques Australie: Le gouvernement crée une structure nationale destinée à réguler la culture du cannabis destiné à des fins médicales Bulletin traduit par l’UFCM à partir de la version anglaise du bulletin Posted in Uncategorized Source: ufcmed.org
  19. Le THC, principe actif du cannabis, pourrait avoir des effets bénéfiques sur les patients atteints du Sida. Selon une étude, cette molécule aux effets psychoactifs freinerait le déclin des capacités mentales des malades. fotoall/epictura La moitié des patients infectés par le VIH ont des troubles neurocognitifs. Le langage, l’attention, la mémoire ou la vitesse de traitement de l’information peuvent être atteints. Le système immunitaire des patients est entièrement mobilisé pour combattre la maladie. Ce qui provoque alors une inflammation chronique dans le cerveau. Si le virus du Sida n’infecte pas directement les neurones, il attaque des cellules, qui sécrètent ensuite des substances toxiques pour le cerveau. Le THC comme agent anti-inflammatoire Selon une étude, menée par la Michigan State University, la marijuana constituerait un rempart efficace à cette dégénérescence mentale due au VIH. Le THC, ou tétrahydrocannabinol, agirait en effet comme un agent anti-inflammatoire. La molécule permettrait de réduire le nombre de globules blancs inflammatoires, appelés monocytes. Ils sécrèteraient aussi moins de protéines dans le corps. « Cette diminution du nombre de cellules pourrait ralentir, voire arrêter l’inflammation, et donc potentiellement aider les patients à préserver leurs capacités cognitives », précise Mike Rizzo, co-auteur de l’étude et diplômé en toxicologie. Pour mener cette étude, les chercheurs ont prélevé des échantillons de sang à 40 personnes malades du Sida, qui consomment ou non de la marijuana. Ils ont ensuite isolé les globules blancs de chaque patient et ont analysé le taux de cellules « infectées ». Résultat : les malades qui ne fumaient pas de cannabis avaient un taux de cellules inflammatoires plus élevé que ceux qui en fumaient. Le taux des consommateurs de marijuana était presque au même niveau qu’une personne non-malade. Vers de nouveaux traitements ? L’objectif de cette étude n’est évidemment pas de convaincre des bienfaits du cannabis et d’augmenter sa consommation. Mais c’est un pas de plus vers l’élaboration de nouveaux traitements pour les malades du VIH. Des médicaments qui pourraient donc avoir des composants issus de la marijuana. Selon les chercheurs, ce processus pourrait aussi aider pour d’autres pathologies, comme Alzheimer ou Parkinson. Car ces deux maladies touchent aussi le système nerveux. Source: Pourquoidocteur.fr
  20. Plusieurs états américains ont légalisé les extraits de cannabis, ou sont sur le point de le faire, généralement sous forme de préparations contenant du CBD avec très peu voir du tout de THC. Les politiciens conservateurs sont beaucoup plus disposés à adopter une approche d’une solution médicamenteuse dépourvue de THC (ou Tétrahydrocannabinol le cannabinoïde issu du chanvre qui procure un effet psycho-actif euphorisant). Toutefois, il existe des douzaines d’autres cannabinoïdes et terpénoïdes (terpènes) qui ont prouvé leur bénéfices au niveau médical. De nouvelles études mettent en évidence l’effet synergique de ces molécules entres-elles, révélant qu’un cannabinoïde isolé (comme le CBD) peut effectivement aider des patients, mais seulement une petite minorité d’entre eux. L’association de plusieurs cannabinoïdes ou de l’ensemble d’entre eux pouvant être plus efficace, médicalement parlant. Selon le National Institutes of Health américain, la délicate interaction entre les cannabinoïdes et les terpénoïdes — parfois appelée “l’effet d’entourage” — peut être utilisée pour soigner “la douleur, l’inflammation, la dépression, l’anxiété, la dépendance, l’épilepsie, le cancer, [et] les infections fongiques et bactériennes”. Avec autant de bénéfices potentiels dans la plante entière et les extraits composés de multiples cannabinoïdes, pourquoi y a t-il cette ruée folle vers la production d’extraits de cannabinoïdes isolés, ne pouvant bénéficier qu’au petit pourcentage de patients potentiellement réceptifs à une thérapie au cannabis aussi limitée ? Les états peuvent-ils réellement prétendre aider les patients si leurs lois autorisant uniquement le CBD ne sont efficaces que pour un nombre relativement petit de patients en souffrance ? N’aider que 2% des patients? Selon le Marijuana Policy Project (MPP), “…seuls deux pour cent des patients enregistrés dans les états américains du Rhode Island et du Colorado déclarent souffrir d’épilepsie”. Le MPP déclare que, malheureusement, “la grande majorité de tous les patients [traités au cannabis] souffrent de symptômes pour lesquels l’emploi de variétés de cannabis ayant plus que des traces de THC sont nécessaires”. Les médias ont énormément focalisé leur attention sur des enfants utilisant des extraits de CBD pour combattre leur épilepsie résistante ou d’autres graves désordres neurologiques. Quelques patients sont soulagés par un extrait de CBD isolé. Certains enfants, qui sont passés de centaines de crises par semaine à seulement une ou deux par mois en utilisant de l’huile ne contenant que du CBD, ont attiré une ample attention des médias. Charlotte Figi, une de ces enfants de neuf ans, vivant au Colorado, a vu diminuer ses crises d’épilepsie de 99% en utilisant une huile ne contenant que du CBD. Charlotte est devenue l’emblème non-officielle des défenseurs du cannabidiol et des efforts pour le légaliser. Elle est aussi la source d’inspiration pour un produit au CBD appelé Charlotte’s Web, fabriqué par CW Botanicals au Colorado. Observations parentales Des parents d’autres enfants avec des affections similaires, désespérés, ont aussi essayé l’huile de cannabis. Beaucoup, malheureusement, ont constaté que le manque de THC dans les huiles de CBD faisait qu’elles ne fonctionnaient souvent pas pour leurs enfants. Jason David a traité son fils de sept ans, Jayden, souffrant du syndrome de Dravet — une forme sévère d’épilepsie qui ne répond pas aux traitements usuels — avec du cannabis médical depuis 2011 (La maman de Charlotte Figi a appris l’existence de l’huile de cannabis grâce à David). “Je voudrais que la Charlotte’s Web fonctionne sur tous les enfants épileptiques, mais elle ne le fait pas. Jayden a eu ses pires crises sous cannabis médical lorsque nous utilisions la Charlotte’s Web,” déclare David. Brian Wilson, un ex résident du New Jersey ayant déménagé au Colorado en 2014 pour bénéficier des lois libérales de cet état envers le cannabis médical, est un autre de ces parents d’enfants souffrant du syndrome de Dravet. Dans une interview accordée au magazine Ladybud en 2014, il dit: “Le CBD est une partie très importante du mélange, mais seulement une partie. Nous avons constaté un léger contrôle des crises et des progrès du développement mineurs avec le CBD seul, mais nous n’avons constaté de réel contrôle des crises qu’en ajoutant des quantités substantielles de THC au mélange”. Wilson continue: “D’autres voient des résultats très positifs en ajoutant du THCA. D’autres ont de très bons résultats sans CBD, comme au New Jersey, où il y a très peu ou pas de CBD disponible. Le fait est que c’est une médecine hautement individualisée. Il n’y a pas de formule magique. Rebecca Hamilton-Brown est la fondatrice du Pediatric Cannabis Therapy, une association de soutien pour les parents d’enfants épileptiques, forte de plus de 2’500 membres. Elle soigne son fils avec du cannabis depuis deux ans et a recueilli le témoignage des nombreux membres du groupe. “C’est l’ignorance qui pousse les gens à croire que le CBD seul est la voie à suivre.” Déclare Hamilton-Brown. “Soit ils n’en ont jamais donné à leur enfant, ou alors ils sont complètement naïfs sur la manière dont fonctionne la machine politique.” Les milliers d’enfants malades et d’adultes qui pourraient bénéficier d’extraits avec plusieurs cannabinoïdes ou même d’extraits de plante entière sont ils ignorés par les gouvernements cherchant à ne légaliser que les préparations contenant uniquement du CBD ? L’histoire miraculeuse de Charlotte Figi est certainement source d’inspiration; tous les patients méritent une médecine qui les soulage de leurs souffrances. Toutefois, les politiciens paranoïaques ont-ils peur de légaliser les extraits de cannabis contenant du THC simplement à cause d’un stigmate vieux de 80 ans? Les legs du film Reefer Madness — et la perception de l’euphorie comme un péché dans certaines religions — est-il le responsable de l’adoption de lois étatiques qui, bien qu’aidant un nombre restreint de patients, laissent la majorité d’entre eux souffrir sans traitement ? Article original de Gooey Rabinski, sur massroots.com : Qu’est-ce que « l’effet entourage » ? (EN) Publié le 19 mai 2015, mis-à-jour le 5 octobre 2017 – Source: norml.fr
  21. Bulletin IACM du 05 Décembre 2017 Science/Homme: L’utilisation du cannabis ajouté à celle des opioïdes permettrait une diminution de ces derniers et une amélioration de la qualité de vie 37 patients qui souffrent de douleurs chroniques et qui ont reçu comme traitement du cannabis en plus de leurs opioïdes ont vu leur consommation d’opioïdes diminuer et leur qualité de vie s’améliorer, contre 29 patients traités uniquement avec des opioïdes. Ceci est le résultat de recherches menées à l’université du Nouveau-Mexique aux États-Unis. Des scientifiques ont comparé l’évolution des prescriptions d’opioïdes sur une période de 21 mois. Les patients qui ont utilisé du cannabis ont pour la plupart arrêté leur consommation d’opioïdes et pour les autres réduits leur consommation d’opioïdes après 1 an dans le programme cannabis médical (PCM). Les réponses de l’enquête ont également montré une amélioration dans la réduction de la douleur, une amélioration dans la qualité de vie, les relations sociales, le niveau d’activité, la concentration et quelques autres effets secondaires bénéfiques reliés à l’utilisation du cannabis. Les auteurs ont conclu que “l’évidence significative, sur le plan clinique et statistique, du lien entre la participation au programme cannabis médical (PCM) et la réduction ou cessation des prescriptions d’opioïdes ainsi que l’amélioration de la qualité de vie des patients justifie des enquêtes plus approfondies sur le cannabis comme une alternative potentielle à la prescription d’opioïdes pour traiter les douleurs chroniques.” Vigil JM, Stith SS, Adams IM, Reeve AP. Associations between medical cannabis and prescription opioid use in chronic pain patients: A preliminary cohort study. PLoS One. 2017;12(11):e0187795. Science/Homme: Chez les patients souffrant d’insuffisance cardiaque, l’utilisation de cannabis est associée à une baisse de la mortalité lors des séjours hospitaliers Selon une large étude américaine, sur plus de 6 millions de séjours hospitaliers en raison d’insuffisance cardiaque sur une période de 7 années, l’utilisation de cannabis est associée à une réduction des risques de mortalité au sein de l’hôpital. Les résultats de l’étude ont été publiés dans le Circulation Journal. Les consommateurs de cannabis ont des niveaux plus bas de fibrillations auriculaires (rythme cardiaque irrégulier). Parmi 6 065 000 hospitalisations pour insuffisance cardiaque, 1 213 (soit 0.02%) étaient des consommateurs dépendants au cannabis et 23 737 (soit 0.40%) était des consommateurs non dépendants. Quand on compare avec les non-consommateurs de cannabis, les chercheurs ont observé une réduction significative de la probabilité de fibrillation auriculaire chez les consommateurs de cannabis dépendant de 30% et de 20% chez les consommateurs non dépendants. Le taux de mortalité pendant hospitalisation a été réduit de 58% chez les consommateurs dépendants et de 46% chez les consommateurs non dépendants. Les auteurs ont conclu que “cette étude permet une réelle opportunité d’explorer le mécanisme préventif du cannabis sur la fibrillation auriculaire ainsi que son potentiel thérapeutique chez les personnes qui souffrent d’insuffisance cardiaque. Adegbala O, Akinjero A, Adejumo A, Alliu S, Akintoye E, Edo-Osagie E, Akinyemiju T. Among Patients With Heart Failure, Cannabis Use is Associated With Reduced Occurrence of Atrial Fibrillation and In-hospital Mortality; Evidence From the Nationwide Survey 2007-2014. Circulation. 2017;136:A14752. En bref Pérou: Légalisation de l’utilisation médicale du cannabis Le Pérou a rejoint les rangs de plusieurs autres pays d’Amérique Latine en avançant sur le plan de la légalisation du cannabis pour des raisons médicales. Le président du Pérou, Pedro Pablo Kuczynski a signé une loi qui vise à légaliser l’utilisation du cannabis ainsi que les produits à base de cannabis comme les huiles, pour traiter des pathologies comme Parkinson, le cancer ou encore l’épilepsie. Le gouvernement discutera par la suite des régulations qui vont accompagner cette nouvelle loi en rapport avec les autres secteurs et la société civile. Telesur du 17 Novembre 2017 États-Unis: La légalisation du cannabis en Oregon n’a pas eu pour effet d’augmenter la consommation de cannabis chez les jeunes, en revanche elle a augmenté la consumation chez ceux qui étaient déjà utilisateurs. Selon une étude sur 144 adolescents en Oregon, la légalisation du cannabis récréatif n’a pas augmenté le nombre de consommateurs chez les jeunes, mais a augmenté la consommation chez ceux qui étaient déjà utilisateurs. Institut de Recherche en Oregon, Eugene, États-Unis. Rusby JC, et al. Psychol Addict Behav. 16 Nov 2017. [in press] Science/Cellules: L’activation du récepteur CB1 protège les cellules nerveuses L’activation du récepteur CB1 par des cellules nerveuses synthétiques protégées par des cannabinoïdes, qui étaient stressées par une inflammation ou un stress sur le réticulum endoplasmique dans les cellules, réduisait la mort cellulaire programmée (apoptose) et améliorait la survie. Les auteurs ont écrit que « ces données suggèrent que le système endocannabinoïde est une cible thérapeutique potentielle dans les processus neurodégénératifs ». Université de São Paulo, Brésil. Vrechi TA, et al. Neurotox Res. 13 Nov 2017. [in press] Science/Animal: Le CBD a eu peu d’effet sur le comportement après l’administration de THC chez le rat Dans une étude avec des rats, le CBD administré avec du THC a inhibé la dégradation du THC et a eu très peu d’effets sur le comportement causé par le THC. Après l’administration de CBD seul, le THC a pu être détecté dans le sang et le cerveau, ce qui suggère une certaine conversion du CBD en THC dans le corps. Université Charles et Hôpital Général de l’Université de Prague, République Tchèque. Hložek T, et al. EUR Neuropsychopharmacol. 9 Nov 2017. Science/Homme: Le cannabis peut causer des allergies dues à une certaine protéine du cannabis Le cannabis contient une protéine de la famille des protéines de transfert lipidique (PTL). Cette protéine de cannabis est appelée Can s 3. Les PTL sont répandues dans les légumes et les fruits, par exemple les pêches, les noix et les tomates et peuvent être responsables d’allergies contre ces plantes. Il peut être possible de devenir allergique au cannabis par un mécanisme d’allergie croisée à d’autres PTL. Département de Pneumologie, Oncologie Thoracique et Allergologie, CHU, Angers Cedex, France. Drouet M, et al. Rev Pneumol Clin. 6 Nov 2017. Science/Cellules: Le CBD peut se lier au récepteur CB2 pour influencer les effets d’autres cannabinoïdes se liant à ce récepteur De faibles concentrations de CBD étaient capables de réduire les effets d’un cannabinoïde synthétique (JWH132), qui se lie au récepteur CB2. Et cet effet du CBD peut être dû à une modulation dite allostérique du récepteur cannabinoïde-2. Faculté de Médecine, Université d’Oviedo, Espagne. Martínez-Pinilla E, et al. Front Pharmacol. 2017;8:744. Science/Homme: Influence du cannabinoïde synthétique JWH-018 sur l’expérience subjective chez l’homme Dans une étude contrôlée par placebo menée auprès de 6 consommateurs de cannabis en bonne santé, le cannabinoïde synthétique JWH-018 à des doses de 2 et 3 mg a provoqué des effets subjectifs, similaires à ceux observés après l’usage de cannabis. Les effets les plus forts ont été observés à 1 et 2 heures après l’administration. Faculté de Psychologie et Neurosciences, Université de Maastricht, Pays-Bas. Theunissen EL, et al. Br J Pharmacol. 22 Nov 2017. Science/Cellules: L’activation du récepteur GPR55 provoque une relaxation des artères La substance propre d’un corps (l-alpha-lysophosphatidylinositol) se lie au récepteur GPR55, un récepteur aux cannabinoïdes probable. Et cette substance était capable de relaxer les artères pulmonaires prélevées chez l’homme. Cet effet impliquait l’endothélium, la paroi interne des artères. Université Médicale de Białystok, Pologne. Karpińska O, et al. Life Sci. 16 Nov 2017. Science/Homme: L’utilisation de cannabis chez les patients souffrant de douleur était associée à un risque plus élevé de mauvaise utilisation des opioïdes Dans un sondage auprès de 371 patients sous traitement opioïde à long terme, 18% ont également utilisé du cannabis contre leur douleur. L’utilisation supplémentaire de cannabis était associée à un risque significativement accru d’abus d’opioïdes sur ordonnance. VA Portland Health Care System, États-Unis. Nugent SM, et al. Gen Hosp Psychiatry. 2017;50:104-110 Science/Homme: Le cannabis, l’alcool et la nicotine ont un impact sur la connectivité cérébrale, mais les effets diffèrent Chez 534 personnes ayant différents schémas d’utilisation de drogues (cannabis, alcool, nicotine et combinaisons de 2 ou des 3 drogues), une imagerie par résonance magnétique fonctionnelle du cerveau a été réalisée pour étudier d’éventuelles altérations de la connectivité cérébrale. Les auteurs « ont conclu que toutes les substances ont un impact sur la connectivité cérébrale, mais l’effet diffère. » La connectivité cérébrale fonctionnelle se réfère à un schéma de connexions entre des unités distinctes dans le cerveau. The Mind Research Network and Lovelace Biomedical and Environmental Research Institute, Albuquerque, États-Unis. Vergara VM, et al. Neuropsychopharmacology. 14 Nov 2017. Science/Homme: L’usage intensif de cannabis était associé à un risque accru d’abandon du traitement par agoniste opioïde Dans une étude avec 644 patients subissant un traitement par agoniste opioïde, dont 328 utilisaient du cannabis au début de l’étude et 256 étaient considérés comme de gros utilisateurs, les patients masculins consommant beaucoup de cannabis présentaient un risque plus élevé d’arrêter le traitement aux opioïdes. École de Médecine du Nord de l’Ontario, Sudbury, Canada. Franklyn AM, et al. PLoS One. 2017;12(11):e0187633. Un coup d’œil sur le passéIl y a un an Science/Homme: Dans une étude longitudinale, la consommation de cannabis a amélioré la fonction cognitive Hollande: Le parti au pouvoir favorable à la légalisation de la culture du cannabis Science/Homme: Le cannabis et le CBD peuvent aider à réduire la consommation de drogues dures Science/Homme: Des extraits de cannabis ont amélioré significativement l’épilepsie pour environ un quart des patients de l’étude Il y a deux ans IACM: Patients, ambassadeurs ou partenaires d’organisation : comment devenir membre? Science/Homme: La consommation de cannabis est associée à un risque plus faible du syndrome métabolique Science/Homme: Une étude clinique indique que le THCV inhibe certains effets du THC Bulletin traduit par l’UFCM à partir de la version anglaise du bulletin Source: ufcmed.org
  22. Glory Daze en Mars avant les nouvelles règles de la marijuana médicale (à partir de la gauche) Emily Vandruff, Jeremiah Johnson, Jonathan Kurz et Tracy Wilhelm / Photo Emery Garcia De nouvelles lois sur la marijuana médicale en Oregon excluent les petits agriculteurs. Glory Daze Botanicals est l'incarnation même d'une ferme familiale. À leur siège dans les montagnes du sud de l'Oregon, les chèvres et les chevaux gardent les champs fauchés, les poulets transforment les restes de nourriture en compost, et les vergers et les jardins bien entretenus fournissent des fruits et légumes toute l'année. Mais pendant plus d'une décennie, le cannabis médical en petites quantités a été leur centre d'intérêt. GDB a débuté officieusement en 2005, lorsque l'équipe d'une cinquantaine de membres de la famille et d'amis a commencé à cultiver pour eux-mêmes et quelques patients qui avaient besoin dans le cadre du programme médical de marijuana de longue date de l'Oregon. Lorsque les électeurs ont adopté l'Initiative 28 en 2008, ils leur ont permis de vendre n'importe lequel de leurs surplus de médicaments à des dispensaires médicaux dans tout l'État. Ils sont restés petit et fidèles à leurs racines, en choisissant la qualité plutôt que la quantité. Ils ont commencé à investir du temps et de l'argent dans une serre légère et à température contrôlée pour une production toute l'année. Jeramiah Johnson, copropriétaire de GDB, et Ralph, son père maintenant décédé, ont construit eux-mêmes la structure et pour la première fois depuis de nombreuses années, les lumières sont éteintes, les portes sont fermées et les champs sont en jachère. "Nous n'avons tout simplement aucun moyen de vendre notre produit", admet le copropriétaire Jeramiah Johnson. "L'Etat essaie aussi fort que possible de nous expulser." Glory Daze est parmi les milliers de producteurs de marijuana médicale dans l'état frappé par une série de changements législatifs rapides du programme. Alors que l'OMMP existe toujours, Johnson croit que l'État expulse les petits agriculteurs et se plie à l'appel des grandes entreprises. L'Oregon a légalisé l'usage du cannabis pour les adultes en 2015 et les dispensaires de marijuana médicale ont été les premiers à offrir des produits au public. En 2017, l'État a exigé que toutes les ventes récréatives de marijuana passent par les dispensaires agréés de l'Oregon Liquor Control Commission, un processus long et coûteux qui nécessite des milliers, souvent des centaines de milliers de dollars pour acquérir un permis. Les dispensaires de marijuana médicale étaient toujours autorisés à acheter et vendre du cannabis exclusivement aux patients médicaux. Les choses ont encore changé au deuxième trimestre de 2017, lorsque l'État a commencé à permettre aux dispensaires agréés par l'OLCC de vendre des produits aux patients médicaux, tout en ne permettant pas aux cultivateurs de marijuana de vendre leurs produits aux dispensaires récréatifs. Selon Johnson, c'était le premier clou dans le cercueil. "Il y avait des centaines de dispensaires médicaux à travers l'état l'année dernière, maintenant nous sommes à 11. Nous avons visité chacun d'entre eux, et avons produit pour la plupart, mais ils disent tous la même chose, nous ne pouvons pas rivaliser avec les dispensaires récréatifs. " Puis, le 12 octobre, GDB a reçu une lettre par la poste, dans laquelle les membres de l'équipe et les cultivateurs de l'État passaient en justice. Lors d'une session à huis clos, la législature de l'Oregon a adopté le SB-1057. Le nouveau projet de loi a apporté des changements radicaux au système. Les patients sont actuellement empêchés de cultiver plus de 12 plantes sur leur lieu de résidence, quel que soit le zonage utilisé. Les propriétés résidentielles rurales sont maintenant assujetties à la même restriction maximale de 12 plantes. «Nous dépensons seulement 1 400 $ pour renouveler nos cartes de patients, ce qui s'est avéré être une perte. Nous ne pouvons pas cultiver pour ma mère ou ma sœur parce qu'elles vivent à la même adresse que notre site de culture. Bien que la serre soit vide, Johnson et GDB n'ont pas admis leur défaite. Ils ont demandé et obtenu l'approbation d'un permis de production de la CCO, mais ils avaient prévu d'augmenter le capital pour achever les améliorations coûteuses de l'infrastructure de leur ferme avant de devenir des installations récréatives. À partir des systèmes de sécurité, des projets de construction, des permis, des licences et des salaires des employés, Johnson évalue à un minimum de 250 000 $ l'investissement dans l'industrie de la récréation, même s'ils possèdent déjà la propriété. "Nous voulions vraiment faire tout cela par nous-mêmes, maintenant nous devons chercher un financement extérieur pour mettre les choses en marche", a déclaré Johnson. "Nous pourrions juste continuer à produire et chercher une place sur le marché noir pour notre produit, mais nous faisons tout par les livres." Pour Emily Vandruff, l'une des rares employées de GDB, la fermeture était la dernière chose à laquelle elle s'attendait. "Nous avons fait tout ce que nous pouvions pour continuer, produire un produit de qualité dont nous sommes fiers, suivre les tests et les exigences de suivi, visité chaque dispensaire possible dans l'état, mais nous ne pouvons pas nous permettre de continuer", a déclaré Vandruff. "J'ai été poussé hors du meilleur travail que j'ai jamais eu." La liste des nouvelles règles change presque tous les mois, mais pour l'instant, l'État a commencé à inspecter les sites et exige que tous les producteurs de plus de 12 plantes entrent dans le système de suivi du cannabis METRC. ventes de cannabis. D'autre part, les producteurs se sentent forcés dans la direction opposée. "Si vous supprimez le débouché légal pour les agriculteurs, ils seront forcés de trouver un autre endroit pour décharger leur produit", a déclaré Johnson. Chez GDB, l'équipe a de l'espoir malgré la fermeture. "Nous serons bientôt de retour, mais je me demande combien d'autres ne seront pas aussi chanceux", a déclaré Johnson. "L'OMMP nous a permis de produire des médicaments de haute qualité à bas prix pour les patients à travers l'état. Je ne peux tout simplement pas imaginer que ces mêmes patients vont subir le poids de ces nouvelles lois. " Source: https://cannabisnow.com/rip-ommp-death-medical-cannabis-oregon/ Ce message a été promu en article
  23. Par un décret fiscal relié à la loi de stabilité 2018 (et adopté au pas de course avant la dissolution des deux Chambres puisque les élections législatives doivent avoir lieu début mars), le gouvernement italien a inscrit la gratuité du cannabis utilisé dans les thérapies antidouleur. Le cannabis médical sera pris en charge à 100 % par la sécurité sociale italienne (Mutua) et cela dans toute l’Italie, afin d’uniformiser le système. En l’état actuel, seulement onze régions sur vingt ont déjà introduit la gratuité des thérapies antidouleur à base de cannabis. Garantir la demande nationale Pour couvrir les besoins des 12 millions de patients italiens concernés, dont une majorité de femmes, recensés par le ministère de la Santé, le gouvernement a décidé de débloquer une enveloppe de 2,3 millions d'euros. Ce fonds servira à renforcer la production dans les établissements pharmaceutiques militaires de Florence. Ceux-ci, depuis l’adoption de la loi légalisant l’utilisation du cannabis à des fins thérapeutiques, ont le monopole de la culture et des procédés de transformation. « Notre objectif est de garantir la demande nationale, estimée à 350 kg par an, sans devoir importer les quantités manquantes produites par d’autres pays de l’Union européenne », a déclaré Beatrice Lorenzin, ministre de la Santé italienne. C’est dans l’optique du renforcement des quotas de production que le gouvernement vient aussi d’autoriser le ministère de la Santé d'accorder des licences pour la culture légale et les procédures de transformation à d’autres entreprises et instituts italiens. Ces structures devront observer le protocole rédigé par le ministère de la Santé et suivre les directives établies par le laboratoire pharmaceutique militaire florentin. Le ministère veut également développer le réseau des préparations pharmaceutiques à base de cannabis vendues en officine sur présentation d’une ordonnance portant la mention « délivrance en une seule fois ». Le décret fiscal prévoit aussi la mise en place de cycles de formation professionnelle sur les thérapies antidouleur à base de cannabis pour le personnel médical et sociosanitaire. De notre correspondante Ariel F. Dumont Source: https://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/article/2017/11/21/italie-la-gratuite-du-cannabis-therapeutique-introduite-par-decret_852615 Ce message a été promu en article
  24. Un cannabis médical plus concentré en THC est autorisé en Pologne depuis le 31 octobre 2017... Sous certaines conditions trop restrictives au goût de ses adeptes. Le cannabis médical plus concentré est autorisé en Pologne sous certaines conditions JANEK SKARZYNSKI / AFP Le cannabis plus concentré est autorisé depuis le 31 octobre 2017 pour usage médical en Pologne. Il contient une concentration élevée de cannabidiol, CBD - un agent anti-inflammatoire qui n'a pas d'effets euphorisants - et des traces infimes du tetrahydrocannabinol (THC), une substance psychoactive. Le THC est considéré comme plus efficace dans le traitement de douleurs chroniques, de stress post-traumatique et dans les soins palliatifs. Avec la nouvelle loi, un taux plus élevé du THC est désormais autorisé en Pologne. Des effets médicaux encourageants Un petit garçon secoue malgré lui ses mains violemment, en avant et en arrière. Puis ses agitations cessent peu après avoir reçu dans la bouche de la part de sa mère quelques gouttes d'huile couleur ambre : du cannabis médical. Krzysztof est un garçon polonais de 5 ans, espiègle et souriant, atteint de trisomie 21. Ses parents affirment que l'huile de cannabis médical qu'ils lui donnent depuis deux ans a changé leur vie. "Nous avons essayé la marijuana médicale en dernier ressort, quand tout a échoué à soulager ces crises violentes. Cela a commencé à s'améliorer dès le premier jour", indique à l'AFP Artur Schewe, le père du garçon. Les médicaments conventionnels n'arrivaient alors plus à atténuer les plus de 200 crises d'épilepsie journalières qui épuisaient Krzysztof. "Nous avons vu des effets bénéfiques incroyables", raconte la mère du garçon, Dorota, le nombre de crises ayant baissé d'environ 80%. "Krzysztof est devenu beaucoup plus actif, il a commencé à rire et à pleurer. Il joue, il arrive à se concentrer et son système immunitaire est plus fort, son état de santé est bien meilleur", ajoute-t-elle. Comme les Schewe, de nombreuses familles ont recours au cannabis médical et une nouvelle loi entrée en vigueur le 31 octobre 2017 en Pologne autorise l'accès à une formule plus fortement dosée mais des voix s'élèvent pour déplorer que cet accès reste très limité. Oui à la consommation, non à la culture La loi stipule en effet que les médicaments à base de cannabis avec un taux important de THC peuvent être fabriqués dans des pharmacies polonaises seulement sur ordonnance et uniquement à partir de la marijuana importée. Car bien que les importations soient plus coûteuses, les députés craignent que l'autorisation de la culture domestique ouvre la porte à la légalisation de la marijuana pour des fins récréatives. Or, selon le docteur Marek Bachanski, pédiatre neurologue qui a ouvert la voie à la marijuana médicale en Pologne pour des traitements d'épilepsie chez les enfants, il n'y a déjà "pas assez de marijuana médicale importée des Pays-Bas" et les livraisons adéquates "arriveront seulement l'année prochaine". "Les patients polonais auront un accès limité à ce traitement parce que nous ne produisons pas la marijuana médicale chez nous", regrette-t-il. Un manque de savoir-faire D'après M. Bachanski, il y a "juste une poignée" de médecins en Pologne sachant appliquer la marijuana médicale et les pharmaciens manquent de savoir-faire et d'équipements nécessaires pour réaliser les prescriptions. Selon les règles européennes, les patients ne pouvant pas réaliser leurs prescriptions en Pologne peuvent le faire dans un des 13 autres pays membres de l'UE où la marijuana médicale est légale, mais cela augmente le coût du traitement. Les critiques prônent la nécessité d'une nouvelle législation autorisant la culture et la fabrication sur place de la marijuana médicale, ce qui la rendrait meilleur marché et en faciliterait l'accès. Mais le ministre polonais de la Santé Konstanty Radziwill considère que ces préoccupations sont exagérées, des dizaines de patients, particulièrement des enfants, bénéficiant au cas par cas de financements spéciaux et de permis d'importation de marijuana médicale. Source: https://www.sciencesetavenir.fr/sante/la-pologne-autorise-le-cannabis-medical-plus-concentre_117940 Ce message a été promu en article
  25. Une conférence de l’Organisation Mondiale de la Santé se tient en ce moment en Suisse et doit décider du sort réservé au CBD. Le CBD est en effet à l’ordre du jour du 39ème Comité OMS d’experts de la pharmacodépendance (ECDD) qui se déroule du 6 au 10 novembre à Genève. 16 substances psychoactives sont à l’ordre du jour, dont le cannabidiol (CBD). Ces 16 molécules ou médicaments (dont le tramadol) sont évalués pour leur dépendance, leur potentiel d’abus et leurs effets néfastes sur la santé. Les recommandations issues de cette réunion seront transmises aux Nations Unies, qui jugeront de la nécessité et de l’étendue d’une potentielle réglementation de ces substances, à l’image de la Convention sur les substances psychotropes de 1971, suivie par tous les pays membres, ou de celle de 1961 qui classe le Cannabis et la résine de cannabis au tableau 1 des stupéfiants. Si l’ONU requalifie le CBD en substance médicale, son utilisation sera réservée à l’industrie pharmaceutique et en interdira l’accès à de nombreux patients qui ont déjà du mal à trouver, voire à fabriquer eux-mêmes, des dérivés efficaces (huile par exemple pour l’épilepsie chez l’enfant). De nombreux activistes sont présents à la réunion de l’OMS, dont l’initiative de la FAAAT qui réunit plusieurs représentants (Farid Ghéhiouèche, Kenzi Riboulet…) pour témoigner directement lors de la session d’ouverture de la réunion et coordonner les interventions de Michael Krawitz (représentant des Vétérans US), Boris Banas (coordinateur de l’Association Européenne des Producteurs de Chanvre) et Raul Ellizalde (témoignera de son parcours parental pour sauver la vie de sa fille). Le but final sera pour eux de conserver le CBD hors des listes de substances contrôlées, au même titre qu’un complément alimentaire. Actuellement en France, le CBD est dans une zone grise. De nombreux produits dérivés sont commercialisés (huiles, e-liquides, cristaux…) alors même que les chanvriers français ont de grandes difficultés à extraire du CBD tout en restant sous le seuil imposé de 0,2% de THC. Même sur des cultures de chanvre industriel, avec des variétés calibrées, ce taux peut être franchi dans les champs. Le processus d’extraction concentre également le THC à plus de 0,2%. Le CBD vendu aujourd’hui en France, fleurs comprises, vient donc majoritairement de l’étranger (Suisse, République Tchèque, Chine…). Côté commercialisation, les chanvriers français ne peuvent pas utiliser leurs fleurs de chanvre alors qu’elles concentrent le maximum de principes actifs. Ils jettent ainsi des millions d’euros de chiffre d’affaires potentiel. Outre ces débats très importants, et c’est un euphémisme, à l’international sur le devenir du CBD, la situation française mériterait un vrai moratoire sur l’agriculture chanvrière pour ouvrir le champ des possibles aux agriculteurs français. Par Aurélien BERNARD source: Newsweed.fr Ce message a été promu en article