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  1. La fibromyalgie, ou syndrome de fibromyalgie, est une maladie chronique d’intensité variable associant douleurs musculaires et articulaires diffuses, fatigue, troubles de l’humeur, troubles cognitifs mineurs et troubles du sommeil. Selon une étude, elle touche le plus souvent les femmes d’âge moyen. Sa cause est toujours inconnue, mais une anomalie de fonctionnement du système nerveux central est supposée. D’après les dernières recherches concernant ses éventuelles méthodes de traitement, le chewing-gum au cannabis serait le plus efficace. Toute personne atteinte de fibromyalgie ou qui connait quelqu’un qui en souffre sait combien elle peut être atroce et douloureuse. Heureusement, plus le nombre de personnes qui prennent conscience de cette maladie augmente, plus les recherches scientifiques visant à lui trouver un traitement sont nombreuses. D’ailleurs, d’après les dernières révélations, le cannabis, également connu sous le nom de chanvre, pourrait apaiser la douleur causée par la fibromyalgie. Bien qu’il existe différentes méthodes d’utilisation de cette herbe, sa consommation sous forme de chewing-gum serait la plus efficace. Le chewing-gum au cannabis pour soulager la fibromyalgie : MedChewRx est le nouveau chewing-gum pharmaceutique au cannabis, utilisé pour traiter la douleur chronique, en particulier celle causée par la fibromyalgie. La gomme contient des composants actifs, comme le THC (tetrahidrocannabinol) et le CBD (cannabidiol), à raison de 5mg chacun. Le premier est le cannabinoïde le plus important et le principal responsable des effets thérapeutiques mais aussi psychoactifs du cannabis. Quant au second, il n’a pas d’effet psychoactif mais possède des propriétés apaisantes et anti-inflammatoires et permet de ralentir l’effet du THC. L’avantage de mâcher le cannabis au lieu de le fumer ou de le manger, est qu’il peut être traité directement dans la bouche, sans passer par le foie, ce qui donne des résultats encore plus rapides. Après avoir été testée, la gomme de cannabis a montré qu’elle avait plusieurs avantages, dont notamment : – la stimulation du système cardiovasculaire, – la réduction des niveaux de stress, – des effets neuro-protecteurs et neuro-stimulateurs sur l’esprit, – une amélioration du déclin cognitif lié à l’âge. Le chewing-gum au cannabis est plus socialement accepté que les joints, ce qui permet aux personnes souffrant de fibromyalgie de soulager leur douleur, sans avoir à s’inquiéter de la réaction des personnes qui les entourent. Les différentes formes du cannabis utilisées pour soulager la douleur : L’huile de CBD : Elle est fabriquée à partir des plantes de chanvre et contient beaucoup de CBD et pas, ou très peu, de THC. L’huile de CBD est apaisante, avec une toxicité très faible et aucun effet psychoactif. Elle est utilisée par les personnes qui souffrent d’une diversité de maux, et peut être acquise soit sous forme d’huile pure, de teintures, de capsules ou de baumes ou crèmes pour application locale. Le fumer : Fumer 3 bouffées de cannabis par jour permet d’apaiser les douleurs nerveuses, ainsi que celles due à une chirurgie, une maladie ou un traumatisme, et d’accélérer la guérison des personnes qui en souffrent. L’efficacité de ce remède dépend de la souche du cannabis et de sa qualité. Cependant, cette méthode-là comporte bien des risques pour la santé et il vaudrait mieux l’éviter. Aliments comestibles : Les biscuits, gâteaux, bonbons, boissons et chocolat contenant du cannabis peuvent être une bonne alternative pour les personnes qui veulent bénéficier de ses vertus sans mettre leur santé en danger en le fumant. De plus, en étant digéré, l’effet du cannabis est encore plus puissant. Ainsi, vous n’aurez besoin que d’une petite quantité pour obtenir l’effet analgésique escompté. Malgré les résultats prometteurs de cette nouvelle méthode de traitement, Professeur John Zajicek, chargé de la tester, affirme que la partie n’est pas encore gagnée, surtout que des effets secondaires lui ont été associés. Par : Noam Therapie P Source: santeplusmag.com Ce message a été promu en article
  2. La nouvelle édition 2017 de Chanvre en médecine du Dr Franjo Grotenhermen est disponible à partir d'aujourd'hui. Prix public 25 Euros. Prix membre UFCM-I Care 20 Euros Bonjour Nous ne pouvons pas pour l'instant le mettre en libre accès sur internet, nous devons récupérer notre mise de fond ... Franjo Grotenhermen, médecin de formation, fait autorité dans le petit monde de la recherche sur ce qui reste un tabou. Chercheur allemand à l’Institut Nova de Cologne, expert des aspects pharmacologiques et toxicologiques des cannabinoïdes, il est l’auteur du livre de référence "Cannabis en médecine", guide pratique écrit à destination des patients et de leurs médecins. Atteint d’une affection neurologique très rare, il est contraint de rester 23 heures par jour en position couchée. Initiateur de l’IACM en 2000, il milite pour une prise de conscience de la communauté scientifique sur les potentialités des cannabinoïdes, convaincu que c’est elle qui peut convaincre les autorités. Source: UFCM - I Care
  3. Légalisé dans 28 Etats américains, le cannabis thérapeutique atténue-t-il les douleurs chroniques et l’anxiété sévère ? Selon de récentes analyses, la réponse est plus que mitigée. L’effet des extraits de chanvre serait en réalité extrêmement modéré, excepté contre les douleurs neuropathiques. Dans certains cas, sa prescription serait même risquée. Pour évaluer l’effet du cannabis thérapeutique contre les douleurs chroniques et le stress, des scientifiques américains ont passé au crible deux méta-analyses issues des données du Département des anciens combattants des Etats-Unis. La seule efficacité… contre les douleurs neuropathiques Aujourd’hui, 28 Etats et le district de Columbia ont légalisé la prescription médicale de produits à base de cannabinoïdes. Une grande majorité des patients (80%) en bénéficie dans le but d’atténuer des douleurs chroniques. Mais malgré la banalisation de cette consommation à visée antalgique, l’analyse des bienfaits et des méfaits de cette plante est encore maigre. Des scientifiques américains ont donc évalué l’impact de cette prescription sur 27 types de douleurs différentes. « Une amélioration a certes été repérée dans le traitement des douleurs neuropathiques. Mais concernant toutes les autres analyses, aucun effet escompté du cannabis thérapeutique ne s’avère probant. » Et ce n’est pas tout. Selon les chercheurs, « les produits à base de cannabinoïdes ont même tendance à fragiliser l’état de santé, en augmentant sur le court terme le risque d’accidents de la route, de symptômes psychotiques, et de déficiences cognitives ». Autre point, « les données manquaient pour conclure sur l’impact d’une consommation importante ou de longue durée ». Contre le syndrome de stress post-traumatique A travers les études passées en revue, les scientifiques n’ont pu confirmer l’amélioration de l’état de santé psychique des patients souffrant du syndrome de stress post-traumatique. Là encore, ces prescriptions allaient même dans le sens inverse. « Légers mais significatifs, des symptômes sont apparus chez les patients prolongeant ou commençant à bénéficier de cannabis thérapeutique. Et ce contrairement aux malades ayant arrêté ces utilisations ou n’ayant jamais employé ces produits. » DestinationSante Source: ladepeche.fr Ce message a été promu en article
  4. Alors qu’il existe des certitudes scientifiques sur les bénéfices de l’usage médical de la plante, la France, à la traîne de l’Europe, renâcle à mettre en place sa dépénalisation. Des malades témoignent de leur calvaire. La maman referme vite la porte derrière nous. Sa fillette de 8 ans ne supporte pas la lumière, qui pourrait déclencher une crise terrifiante. Kaylah est atteinte du syndrome de Dravet, une forme d’épilepsie grave qui se manifeste, notamment, par de violentes convulsions. Diagnostiquée à l’âge de 3 mois, la fillette suit un traitement médical composé de plusieurs antiépileptiques et anxiolytiques. Mais le seul remède qui lui permet d’espacer les spasmes est une préparation d’huile de cannabis riche en CBD (cannabidiol) – sans effets psychotropes – et quasiment exempte de tétrahydrocannabinol (THC), la substance psycho active du cannabis dit « récréatif ». Un remède découvert par hasard sur Internet par la mère de Kaylah, captivée par l’histoire de Charlotte Figi, gamine du Colorado, atteinte, elle aussi, d’une forme gravissime du syndrome de Dravet, avec des crises toutes les demi-heures. Seule cette préparation apaisait Charlotte. Et son histoire a favorisé la légalisation du cannabis thérapeutique aux États-Unis. Mais en France ses usage, importation, vente, transport et production restent strictement interdits depuis 1970. La plante, pourtant connue et utilisée depuis la nuit des temps, avait été retirée de la pharmacopée dès 1953. © Gaëlle Girbes pour VSD- Plusieurs fois par jour, Jessica prépare pour sa fille des tartines d’huile riche en cannabidiol (sans effets psychotropes). Les parents de Kaylah doivent donc se procurer le cannabis au Luxembourg, où l’extraction à usage thérapeutique est autorisée. « Une solution compliquée et coûteuse, mais qui a permis de supprimer les benzodiazépines et l’un des deux antiépileptiques, responsables d’effets secondaires effrayants du lourd traitement de Kaylah. Et qui coûte cher à l’assurance maladie ! », déplore la mère, très en colère. Le remède alternatif de sa fille revient en effet à 450 euros par mois. Ce qui oblige le couple à mettre à contribution le reste de la famille. © Gaëlle Girbes pour VSD- « Cela a permis de supprimer des antiépileptiques et des benzodiazépines aux effets secondaires effrayants », explique Jessica. « Un non-sens », affirme Amine Benyamina, président de la Fédération française d’addictologie. Le professeur plaide pour une évolution du cadre réglementaire de ce produit de la classe des stupéfiants. Et rappelle que les dérivés d’opiacés – que l’on trouve dans de nombreux antidouleurs – ne sont, eux, pas interdits alors qu’ils présentent « des risques importants d’effets secondaires et d’accoutumance ». La raison de cette disparité : « Une culture idéologique et des politiciens qui refusent d’entendre le discours scientifique », estime le médecin. En effet, de nombreuses études menées au Canada et en Israël confirment les propriétés thérapeutiques du chanvre. Et les autorités médicales de très nombreux pays d’Europe, ainsi que des États-Unis, du Canada et d’Israël, ont obtenu la légalisation de la plante pour pallier les effets de certaines maladies graves ( cancer, sclérose en plaques, épilepsie, Parkinson…). En France, seul le Sativex – qui contient deux cannabinoïdes – destiné à atténuer la spasticité ( augmentation du tonus musculaire ) chez les malades atteints de sclérose en plaques peut être prescrit, mais uniquement après une autorisation temporaire d’utilisation ( ATU ) délivrée par l’Agence nationale de sécurité du médicament. Il est, en réalité, introuvable dans les pharmacies, où personne ne le réclame en raison de son prix prohibitif. Le Sativex est pourtant commercialisé dans dix-sept pays. Franck, chef d’entreprise atteint de sclérose en plaques, n’a « même pas cherché à [se] procurer ce médicament ». Il s’approvisionne « en herbe, dans [son] quartier ». Ce qui lui permet de se « passer de ces benzodiazépines qui [le] rendaient malade. Et de dormir. Je fume le soir après le travail », précise-t-il […] Lire l'intégralité de l'article dans le VSD n°2093. Par Sylvie Lotiron Crédit photo : Gaëlle Girbes pour VSD Retrouvez cet article dans le VSD n°2093 Source: vsd.fr Ce message a été promu en article
  5. Bonjour Depuis quelque temps CannaWeed essaye d'attirer les associations, professionnels médicaux. Cela pour apporter des réponses plus fiables et précises pour les malades que celle qui est actuellement fourni. L'UFCM dont nous suivons depuis longtemps maintenant les avancées est présent sur le forum depuis quelques années toutefois vous pourrez à présent le contacter via message privé ou simplement poster en section thérapeutique. Une personne apte à répondre à vos questions sera là pour aiguiller, conseiller. Lors d'Irun nous avons eu l'occasion de croiser des associations qui seraient elles aussi susceptibles d'aider. Wait n see. Ps l'Ufcm tiendra son colloque annuel le 20 Octobre à la faculté de pharmacie d’Illkirch.
  6. Alors qu'une initiative a été déposée pour légaliser le cannabis en Suisse, Daniele Zullino, chef de l'addictologie aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), relativise ses effets délétères pour la santé. Le cannabis a un effet protecteur sur le cancer du poumon L'actu en vidéo / 1 min. / à 10:45 Le professeur Daniele Zullino, invité jeudi du Journal du matin de la RTS, est favorable à une régularisation du cannabis pour mieux contrôler sa consommation. Il a battu en brèche certaines idées reçues sur cette substance. Pas de cancer du poumon Première idée reçue: la consommation de marijuana entraînerait un cancer du poumon. C'est faux, selon lui. "On a longtemps pensé que le cannabis pouvait induire des cancers du poumon, de la même façon, voire davantage, que le tabac", explique Daniele Zullino. "Or les dernières analyses des données épidémiologiques nous montrent que ce n'est peut-être pas si vrai. Le cannabis pourrait même avoir des effets protecteurs contre le cancer du poumon, selon les indicateurs d'études animales et épidémiologiques." Le cannabis ne rend pas schizophrène Deuxième idée reçue: il pourrait induire une schizophrénie en cas de consommation excessive. "Ce n'est pas clair du tout", relativise Daniele Zullino. "Des données montrent que le tabac pourrait avoir le même effet. Or, personne ne parle de l'induction de la schizophrénie par le tabac. Ce qui est clair c'est que quand on consomme du cannabis, on est davantage psychotique, ce qui est un peu l'effet recherché d'ailleurs. On ne fonctionne pas. On a des associations relâchées, on peut avoir des hallucinations." "Quelqu'un de schizophrène aura donc plus de symptômes qu'on appelle positifs sous l'effet du cannabis, comme des hallucinations ou des idées délirantes, mais moins de symptômes négatifs comme un émoussement affectif ou un retrait social." Baisse de QI Ce qui ne veut pas dire que cette drogue soit anodine, prévient le médecin. Elle induit indiscutablement des addictions. En fumant, on ne peut pas non plus travailler ni étudier correctement. "Et si on fume régulièrement, on perd du temps, explique Daniele Zullino. Or des études épidémiologiques ont montré qu'on peut en arriver à des baisses de QI" (quotient intellectuel, ndlr). Et le cannabis légal? On en sait encore peu sur les effets de sa principale substance, le cannabinoïde. Mais comme il peut induire de la fatigue, Daniele Zullino, recommande fortement de s'abstenir de conduire. Baisse de la consommation d'alcool après la régularisation La régularisation de la consommation de cannabis dans l'Etat américain du Colorado a été suivie d'une importante réduction de la consommation d'alcool et des excès d'alcool , voir des accidents liés à l'alcool, selon Daniele Zullino. La consommation de cannabis a en revanche légèrement augmenté durant les premiers mois avant de se stabiliser, voir de réduire. Source: rts.ch Ce message a été promu en article
  7. Le cannabis pour se détendre, pour combattre le stress ? Peut-être, mais attention aux doses : un peu trop, et c’est l’anxiété qui risque de prendre le dessus. q Chaque consommateur de cannabis vit une expérience différente, et les résultats de cette étude américaine (université de l’Illinois) doivent donc être considérés comme une constatation globale. Des volontaires (entre 18 et 40 ans), en bonne santé générale et usagers (raisonnables) de cannabis, ont été recrutés pour participer à des tests dits d’induction de stress (raisonnement mathématique, épreuve orale…). Chacun a collaboré à ces expériences dans trois configurations. • 1°) après avoir avalé une capsule avec une faible dose (7,5 mg) de THC, l’agent psychoactif le plus abondant dans le cannabis • 2°) une dose plus élevée (12,5 mg) • 3°) un placebo (pas de THC) Tous ignoraient évidemment la quantité de THC qui leur était administrée. Les doses de THC utilisées ici sont bien inférieures à celles contenues dans un joint, les chercheurs voulant éviter les effets secondaires préjudiciables. Mais même à ces faibles concentrations, ils observent des différences remarquables. En effet, lorsque les tests ont été passés à une dose de 7,5 mg, les participants rapportent une réduction notable de leur état de stress, le THC semblant donc atténuer la réponse émotionnelle négative, et ceci sans influer sur la performance. Par contre, à une dose de 12,5 mg, on constate un effet inverse : les affects négatifs augmentent « légèrement mais significativement », avec des conséquences défavorables sur la performance, et une perturbation de la réactivité de la pression sanguine face au stress. Conclusion des auteurs : « Ces données suggèrent qu’à faible dose, le THC produit des effets qui soulagent le stress subjectif, comme cela est habituellement rapporté par les consommateurs de cannabis, mais qu’à des doses plus élevées, il peut favoriser l’humeur négative ». Source: Drug and Alcohol Dependence (www.journals.elsevier.com/d) Source: passionsante.be Ce message a été promu en article
  8. Selon une étonnante étude biochimique récente, l’effet anti-inflammatoire des oméga-3 serait dû à leur transformation en cannabinoïdes et à l’activation des récepteurs antidouleur spécifiques à ces molécules. Euphorisants endogènes Le cannabis a été utilisé comme substance euphorisante depuis au moins 4000 ans et demeure aujourd’hui la drogue illicite la plus populaire au monde, avec pas moins de 185 millions d’utilisateurs réguliers. Les effets psychoactifs du cannabis sont en majeure partie dus au Δ9 – tétrahydrocannabinol (THC), le principal cannabinoïde produit par la plante. En interagissant avec certains récepteurs présents au niveau du cerveau, le THC modifie la relâche de neurotransmetteurs et altère du même coup plusieurs processus mentaux (émotions, perception sensorielle, mémoire, appétit), caractéristiques du « buzz » obtenu suite à la consommation de cannabis. Les récepteurs aux cannabinoïdes ne sont pas seulement activés par le THC du cannabis : le corps humain produit des substances endogènes qui possèdent des structures similaires aux cannabinoïdes (endocannabinoïdes) et qui peuvent elles aussi influencer plusieurs processus mentaux. Par exemple, il a été récemment montré que l’euphorie du coureur, c’est-à-dire la sensation de bien-être qui accompagne ­l’activité physique, serait due aux effets anxiolytique et analgésique d’une ­substance endocannabinoïde ­appelée anandamide (1). Il n’est donc pas étonnant que l’exercice améliore l’humeur ! Oméga-3 cannabinoïdes Une nouvelle classe d’endocannabinoïdes vient tout juste d’être découverte par une équipe de l’Université de l’Illinois (2). Les chercheurs ont fait la surprenante découverte que les acides docosahexanoïque (DHA) et eicosapentanoïque (EPA), deux acides gras oméga-3 à longues chaînes, trouvés dans les poissons gras, pouvaient être modifiés par une série de réactions biochimiques complexes en endocannabinoïdes. Cette transformation semble jouer un rôle clé dans les propriétés anti-inflammatoires bien documentées de ces oméga-3, car les endocannabinoïdes produits à partir de ces molécules interagissent spécifiquement avec le récepteur aux cannabinoïdes CB2, connu pour son implication dans l’effet antidouleur de ces molécules. Les études montrent en effet que l’activation de ces récepteurs par le cannabis peut diminuer significativement l’inflammation et certaines douleurs chroniques, et c’est pour cette raison que l’usage médical du cannabis est de plus en plus considéré comme une alternative valable au traitement de certains désordres comme les douleurs neuropathiques ou des maladies inflammatoires comme l’arthrite rhumatoïde et la colite ulcéreuse. En activant ces mêmes récepteurs, les endocannabinoïdes oméga-3 pourraient donc d’une certaine façon mimer ce ­phénomène, ce qui contribuerait à leurs propriétés anti-inflammatoires. Sans les effets psychotropes de la marijuana, toutefois ! Rééquilibrer l’apport en gras Ces observations illustrent à quel point la nature des gras de notre alimentation peut ­grandement influencer le développement de l’inflammation, un important ­facteur de risque de l’ensemble des maladies chroniques qui touchent actuellement notre société (maladies cardiovasculaires, diabète de type 2, plusieurs types cancers). Le régime alimentaire moderne contient beaucoup plus d’oméga-6 pro-inflammatoires que d’oméga-3 et ce déséquilibre contribue à la création d’un climat inflammatoire à l’intérieur de notre corps. Augmenter l’apport en acides gras oméga-3 peut rétablir cette balance et empêcher la création d’un climat d’inflammation chronique dans nos tissus. Les poissons gras (saumon, sardines, maquereau) sont la principale source d’oméga-3 à longues chaînes et la consommation d’une à deux portions de ces poissons par semaine représente la façon la plus simple d’y arriver. Ceci est d’autant plus important qu’en plus de leurs propriétés anti-inflammatoires, ces oméga-3 exercent plusieurs effets bénéfiques additionnels sur l’organisme, notamment dans la transmission de l’influx nerveux et dans la prévention des épisodes d’arythmies cardiaques, souvent responsables des embolies et des morts subites. La recherche en biochimie est toujours pleine de surprises étonnantes. (1) Fuss J et coll. A runner’s high depends on cannabinoid receptors in mice. Proc Natl Acad Sci USA 2015; 112 : 13105-8. (2) McDougle DR et coll. Anti-inflammatory oméga-3 endocannabinoid epoxides. Proc. Natl Acad. Sci. USA, publié en ligne le 7 juillet 2017. Richard Béliveau Source: journaldemontreal.com Ce message a été promu en article
  9. À Quincy (et dans l’intégralité du Massachusetts), l’usage médical du cannabis est autorisé depuis 2012. De quoi inspirer les commerçants locaux, qui ont bien compris qu’ils allaient devoir rivaliser d’ingéniosité pour attirer la clientèle. Crédits : Ermont Et c’est justement le défi que relève la marque de produits alimentaires à base de weed, Ermont. Elle vient d’ailleurs d’inventer la pizza infusée à la marijuana, indique le TIME. 15 centimètres de diamètre pour 125 mg de THC. Le tout à un prix de 38 dollars. Voici la fiche technique de la dernière création d’Ermont. Seth Yaffe, manager des opérations au sein de la firme, indique que cette création fait suite à la forte demande des patients, qui réclamaient des solutions comestibles plus savoureuses que de simples bonbons à la weed. « Nous avons compris que les patients voulaient un aliment qu’ils pourraient manger lors d’une journée normale », a-t-il également indiqué. En revanche, pour avoir le droit d’acheter cette pizza, il faut posséder une carte attestant son autorisation médicinale de consommer de la marijuana. Étant donné que de telles cartes sont remises notamment en cas de douleurs chroniques, comme des maux de tête ou de dos, on tient là la première pizza capable de soigner les migraines. TIME / CBS News Source: ulyces.co
  10. On sait maintenant que le cannabidiol (CBD), un des 2 principaux agents actifs du cannabis a un effet anticonvulsivant dont l’efficacité a été documentée à la fois chez l’animal modèle d’épilepsie puis chez l’Homme. Cette étude ouverte menée par une équipe de l'Université de l'Alabama à Birmingham confirme son intérêt thérapeutique en cas d’épilepsie réfractaire, chez les enfants et les adultes atteints. Ces données, présentées dans Epilepsia, la revue de la Ligue internationale contre l'épilepsie (ILAE), expliquent, pour la première fois, comment le CBD interagit avec les antiépileptiques couramment utilisés. L'étude menée auprès de 39 adultes et 42 enfants atteints d’épilepsie difficile à contrôle par médicaments, suggère qu'un traitement neurologique expérimental dérivé du cannabis modifie en fait le taux sanguin des antiépileptiques couramment utilisés. Cette interaction médicamenteuse serait donc désormais à considérer. Car tous les patients épileptiques prennent généralement des médicaments contre les crises. Ici, les participants, sous traitement antiépileptiques ont également reçu cette thérapie expérimentale à base de CBD. Les chercheurs ont mesuré le taux sanguin des autres médicaments pour voir s'ils étaient modifiés avec la thérapie expérimentale. Le cannabidiol interagit avec les autres antiépileptiques : L’équipe constate en effet des changements significatifs dans les niveaux des agents actifs avec les traitements, -par clobazam, son métabolite actif N-desmethylclobazam, par topiramate et par rufinamide chez les adultes et les enfants, -par zonisamide et l'eslicarbazépine chez les adultes. -Sauf pour le clobazam / desmethylclobazam, ces taux de médicaments ne sont pas modifiés au-delà des limites normalement acceptées. -Les participants sous valproate (Dépakine®) et CDB présentent des niveaux plus élevés d’aspartate aminotransferase (AST) et d’alanine aminotransferase (ALT) suggérant des modifications de la fonction hépatique : en effet, trop élevés, les niveaux de ALT et AST indiquent une fonction hépatique anormale, mais cette élévation significative ne s'est produite que chez un nombre très restreint de participants (4 enfants et 1 adulte). De plus ces niveaux reviennent à la normale après l'arrêt du valproate et de la CDB. Ainsi, si l'interaction entre CBD et le clobazam était déjà établie dans la littérature, ces nouvelles données montrent les interactions possibles du cannabidiol avec les autres anticonvulsifiants. Ces premiers résultats soulignent l'importance de surveiller les taux sanguins de médicaments antiépileptiques ainsi que la fonction hépatique en cas de prise de cannabidiol. Il faut considérer le cannabidiol, concluent les auteurs, comme un médicament qui comme les autres antiépileptiques peut avoir des interactions avec d'autres médicaments. Epilepsia August 7, 2017 DOI: 10.1111/epi.13852 Interactions between Cannabidiol and Commonly Used Anti-Epileptic Drugs Source: santelog.com Ce message a été promu en article
  11. IACM-Bulletin de Juin 2017 Science/Homme: Le cannabidiol, efficace contre l'épilepsie du syndrome de Dravet Science/Homme: Selon une grande enquête, le cannabis est utilisé comme substitut aux médicaments d’ordonnance États-Unis: L’État de Washington permet l'autoculture du cannabis par les patients Uruguay: Fondation de la Société uruguayenne d'Endocanalabinologie Chili: Les citoyens développent de plus en plus leur propre cannabis médical Science/Homme: Le cannabis a réduit les symptômes du TDAH lors d’une petite étude clinique Science/Homme: Selon une grande série de cas en Italie le cannabis peut être efficace dans le traitement de la douleur chronique En bref Un coup d'œil sur le passé Science/Homme: Le cannabidiol, efficace contre l'épilepsie du syndrome de Dravet Une étude clinique avec 120 enfants et jeunes adultes atteints du syndrome de Dravet, qui montre que le CBD (cannabidiol) est efficace dans le contrôle des symptômes, a été publiée dans le New England Journal of Medicine. Plusieurs centres à travers les États-Unis ont participé à l'essai de 14 semaines de traitement contrôlé par placebo. La fréquence médiane des crises convulsives par mois est passée de 12,4 à 5,9 avec le CBD, par rapport à une diminution de 14,9 à 14,1 avec le placebo. Le pourcentage de patients ayant une réduction d'au moins 50% de la fréquence de crises convulsives était de 43% avec le CBD et de 27% avec le placebo. L'état général du patient s'est amélioré par au moins une catégorie sur une échelle standard dans 62% du groupe CBD comparativement à 34% du groupe placebo. Devinsky O, Cross JH, Laux L, Marsh E, Miller I, Nabbout R, Scheffer IE, Thiele EA, Wright S; Cannabidiol in Dravet Syndrome Study Group. Trial of Cannabidiol for Drug-Resistant Seizures in the Dravet Syndrome. N Engl J Med. 2017;376(21):2011-2020. Science/Homme: Selon une grande enquête, le cannabis est utilisé comme substitut aux médicaments d’ordonnance Selon un sondage en ligne, sur 2774 participants qui ont déclaré avoir consommé du cannabis au moins une fois au cours des 90 jours précédents, environ une moitié déclarait utiliser du cannabis comme substitut aux médicaments d’ordonnance. Ceci est le résultat de recherches menées par des scientifiques du Centre pour l’Éducation du Cannabis Médical de Del Mar, de l'Institut de Recherche de l'Université de Bastyr à Kenmore et du Département de Recherche Médicale, du Centre d'Étude du Cannabis et des Codes Sociaux à Seattle, aux États-Unis. Au total, 1 248, soit 46%, ont déclaré avoir utilisé du cannabis comme substitut aux médicaments d’ordonnances. Les classes de drogues les plus répandues étaient les narcotiques/opioïdes (35,8%), les anxiolytiques/benzodiazépines (13,6%) et les antidépresseurs (12,7%). Au total, 2 473 substitutions ont été signalées ou environ deux substitutions de médicaments par substitution au répondant. Les auteurs ont écrit que «ces résultats rapportés par le patient appuient une recherche antérieure selon laquelle les individus utilisent le cannabis comme substitut aux médicaments d'ordonnance, en particulier les narcotiques/opioïdes, et indépendamment du fait qu'ils s'identifient comme des utilisateurs médicaux ou non médicaux ». Corroon JM Jr, Mischley LK, Sexton M. Cannabis as a substitute for prescription drugs - a cross-sectional study. J Pain Res. 2017;10:989-998. États-Unis: L’État de Washington permet l'autoculture du cannabis par les patients Le gouverneur Jay Inslee a signé une loi, le projet de loi sénatorial n° 5131, qui élargit l'accès des patients au cannabis médical. La nouvelle loi permet pour la première fois aux patients enregistrés d'acheter des graines de cannabis, des clones et des plantes immatures à des fournisseurs autorisés. D'autres dispositions de la loi permettent aux non-patients de partager légalement les produits de cannabis entre eux et chargent le Conseil Public de l’alcool et du cannabis de formuler des recommandations quant à savoir s'il faut autoriser la culture à domicile de quantités limitées de cannabis chez les adultes. Washington est le seul État qui réglemente l'utilisation et la commercialisation du cannabis chez les adultes, mais n'autorise pas les adultes à cultiver eux-mêmes la plante. NORML du 24 mai 2017 Uruguay: Fondation de la Société uruguayenne d'Endocanalabinologie Dans un communiqué de presse, le Conseil d'Administration a signalé la fondation de la Société uruguayenne d'Endocanalabinologie (SUEN, Sociedad Uruguaya de Endocannabinología) le 15 mai à Montevideo. Dans leur communiqué de presse, l'association déclare: «Les principaux objectifs de SUEN sont de diffuser les connaissances et les progrès de l'Endocannabinologie dans les domaines académiques et dans la population générale, promouvoir l'éducation, la recherche en Endocannabinologie ainsi que l'accès au cannabis et aux traitements cannabinoïdes, bénéfiques à la santé. Toujours dans le profond respect des droits de l'homme et des principes de l'éthique médicale et de la santé publique ". Le conseil d'administration est composé du Docteure Raquel Peyraube (Présidente), de la Docteure Julia Galzerano (Vice-Présidente), de la docteure Leticia Cuñetti (Secrétaire), du Docteur Richard Clark (Trésorier) et du Docteur Alejandro Scaramelli (Porte-Parole). Communiqué de presse du SUEN du 19 mai 2017. La Diaria du 17 Mai 2017 Chili: Les citoyens développent de plus en plus leur propre cannabis médical Les Chiliens augmentent de plus en plus leur propre production de cannabis à des fins médicales, alors que la nation sud-américaine conservatrice commence à relâcher les interdictions légales concernant la plante autrefois illégale. En 2015, le Chili a légalisé l'utilisation du cannabis médical. Plus tôt en mai, les pharmacies de la capitale de Santiago ont commencé à vendre des médicaments à base de cannabis, la première fois que ces médicaments ont été offerts par des pharmacies en Amérique latine. Les partisans de l'utilisation médicale s'assurent que les Chiliens ayant des conditions médicales sévères obtiennent les connaissances pour cultiver eux-mêmes la plante, même si cela se produit dans une zone grise légale. À Santiago, le 19 mai, la Fondation Daya du Chili a organisé un atelier pour enseigner, à ceux qui possèdent ces conditions médicales, comment faire pousser eux-mêmes la plante. Reuters du 22 mai 2017. Science/Homme: Le cannabis a réduit les symptômes du TDAH lors d’une petite étude clinique Dans une petite étude contrôlée par placebo avec 30 adultes atteints de TDAH (trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité), un extrait de cannabis (Sativex) a réduit leurs symptômes. Les participants ont été assignés au hasard pour recevoir soit du cannabis, soit un placebo. Les résultats ont été publiés par des chercheurs du King's College London et d'autres institutions scientifiques du Royaume-Uni. Le cannabis a été associé à une amélioration significative de l'hyperactivité / impulsivité et de l'inhibition d'une mesure cognitive, ainsi qu’une tendance à améliorer l'inattention et la labilité émotionnelle. Les chercheurs ont écrit que "les adultes atteints de TDAH peuvent représenter un sous-groupe de personnes qui subissent une réduction des symptômes et des troubles cognitifs après l'utilisation de cannabinoïdes". Cooper RE, Williams E, Seegobin S, Tye C, Kuntsi J, Asherson P. Cannabinoids in attention-deficit/hyperactivity disorder: A randomised-controlled trial. EUR Neuropsychopharmacol. 30 Mai 2017.in press] Science/Homme: Selon une grande série de cas en Italie le cannabis peut être efficace dans le traitement de la douleur chronique Un groupe de chercheurs des Universités de Parme, de Naples "Federico II" et d'autres institutions italiennes, ont présenté une analyse rétrospective de séries de cas de tous les malades chroniques traités par cannabis oral ou vaporisé dans six centres, au cours de l'année initiale suivant l'approbation de la nouvelle loi italienne (décembre 2015 à novembre 2016). Ils ont évalué les voies d'administration, les types de produits de cannabis utilisés, les doses, l'efficacité et la sécurité du traitement. Comme seul l'un des six centres a largement utilisé des cannabinoïdes pour la douleur chronique intraitable (614 sur 659 patients), seule la population de l'Azienda Ospedaliero Universitaria Pisana (Pise) a été prise en compte. Le thé au cannabis était le principal mode d’administration, et dans presque tous les cas, il était utilisé en association avec d'autres traitements contre la douleur. Lors du suivi initial, 76,2% des patients ont continué le traitement et moins de 15% ont arrêté le traitement en raison d'effets secondaires. Les chercheurs ont conclu "que le traitement semble être efficace et sécurisé". Fanelli G, De Carolis G, Leonardi C, Longobardi A, Sarli E, Allegri M, Schatman ME. Cannabis and intractable chronic pain: an explorative retrospective analysis of Italian cohort of 614 patients. J Pain Res. 2017;10:1217-1224. En bref France: Le gouvernement veut décriminaliser l'utilisation du cannabis Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a déclaré que le gouvernement voulait émettre de nouveaux règlements en vertu desquels les personnes prises en flagrants délits avec de petites quantités de cannabis seraient punies d'une amende d'environ 100 EURos et non arrêtées. La nouvelle réglementation pourrait être en place dans les trois ou quatre mois, a-t-il dit. Le nouveau président, Emmanuel Macron, avait promis de décriminaliser l'utilisation du cannabis. "Nous pouvons considérer une amende comme complètement suffisante pour punir ce comportement", Emmanuel Macron avait écrit dans un livre. Le Parisien du 24 Mai 2017 Science: Date limite de soumission des résumés pour l'Atelier EURopéen sur la Recherche des Cannabinoïdes Le 8e Atelier EURopéen sur la Recherche des Cannabinoïdes aura lieu du 31 août au 2 septembre 2017 à Londres, au Royaume-Uni. Le délai de soumission des résumés est le 13 juin. Conference Website IACM: nouvelles publications dans Cannabis and Cannabinoid Research De nouveaux articles ont été publiés dans le CCR, le journal partenaire de l'IACM: Cannabis et Douleur: Une Revue Clinique et Études d'Affinité et d'Efficacité de l'Acide Tétrahydrocannabinolique A aux Récepteurs Cannabinoïdes Types Un et Deux. IACM: Collecte de rapports de cas L'IACM commandera une collection spéciale de rapports de cas préparée par ses membres pour la publication dans la revue Cannabis and Cannabinoid Research. Plus d'informations sur le site des membres de l'IACM. Date limite de soumission des articles: 1er Juillet 2017. Science/Animal: Le THC peut être efficace pour l'anorexie mentale Dans un modèle d'anorexie mentale chez le rat, les faibles doses de THC réduisent considérablement la perte de poids et de l'activité physique dans les roues. Les auteurs ont écrit que la modulation du système endocannabinoïde peut être «efficace pour traiter ce trouble, en particulier chez les patients dont l'hyperactivité physique joue un rôle central dans sa progression et sa maintenance». Université de Cagliari, Italie. Scherma M, et al. Br J Pharmacol. 31 Mai 2017in press] Science/Cellules: Le THC et le CBD peuvent augmenter l'activité anticancéreuse de la chimiothérapie standard contre la leucémie La recherche sur des cellules leucémiques suggère que le THC et le CBD combinés avec des médicaments anti-leucémiques courants (cytarabine et vincristine) permettent de réduire considérablement la dose des agents cytotoxiques, mais tout en restant efficace. "L'utilisation de cannabinoïdes après la chimiothérapie a entraîné une plus grande induction de l'apoptose, alors que c'était le contraire lorsque le programme d'administration a été inversé." L'apoptose est une forme de mort cellulaire programmée. Université de Londres, Royaume-Uni. Scott KA, et al. Int J Oncol. 29 Mai 2017in press] Science/Homme: L'effet anxiolytique du CBD était plus élevé après une dose moyenne L'administration du CBD a réduit l'anxiété avec une courbe dose-dépendante chez des sujets sains. Les mesures subjectives d'anxiété ont été réduites avec 300 mg de CBD, mais pas avec 100 et 900 mg de CBD dans une situation qui cause de l'anxiété (test de parler en public). Université de São Paulo, Brésil. Zuardi AW, et al. Front Pharmacol. 2017;8:259. Science/Homme: Les utilisateurs de cannabis affichent moins de réactions face à des situations stressantes Dans une étude avec 40 utilisateurs de cannabis et 42 non-utilisateurs, qui ont subi un test de stress, "les taux subjectifs de stress et les taux de cortisol étaient significativement plus élevés chez les non-utilisateurs dans les conditions subjectives de stress des non-utilisateurs lors de la condition de non-stress. En revanche, les utilisateurs de cannabis ont démontré une réactivité au stress émoussé; plus précisément, ils n'ont montré aucune augmentation du cortisol et une augmentation significativement plus faible des taux subjectifs de stress". Université de l’État de Washington, Pullman, États-Unis. Cuttler C, et al. Psychopharmacology (Berl). 31 Mai 201 2017. [in press] Science/Cellules: Le CBD se lie aux récepteurs GPR3 et GPR6 De nouvelles recherches montrent que le CBD (Cannabidiol) agit comme un agoniste inverse sur les récepteurs GPR3 et GPR6. Le GPR3 est impliqué dans la maladie d'Alzheimer alors que le GPR6 joue un rôle potentiel dans la maladie de Parkinson. Les chercheurs ont écrit que "notre découverte est que le CBD agit comme un nouvel agoniste inverse à la fois sur le GPR3 et le GPR6, il indique que certains des effets thérapeutiques potentiels du CBD (par exemple, le traitement de la maladie d'Alzheimer et de la maladie de Parkinson) peuvent être médiés par ces récepteurs importants". École de Médecine de l'Université de Louisville, États-Unis. Laun AS, et al. Biochem Biophys Res Commun. 29 Mai 2017in press] Science/Animal: Des doses élevées de CBD ont provoqué une hypotension Dans une étude menée avec quatre lignées de porcelet nouveau-nées, des doses élevées de CBD (50 mg / kg de poids corporel) ont causé une hypotension significative chez deux animaux. Hôpital Universitaire d'Oslo, Rikshospitalet, Norvège. Garberg HAT, et al. Neonatology. 2017;112(2):143-149. Science/Animal: L'activation du récepteur CB2 peut être utile contre la progression de la maladie d'Alzheimer Dans un modèle de souris mimant la maladie d'Alzheimer, un cannabinoïde synthétique (MDA7), qui se lie au récepteur CB2, a eu un effet positif sur l'inflammation, la cognition et d'autres mesures de performance. Clinique de Cleveland, États-Unis. Wu J, et al. EUR J Pharmacol. 25 Mai 2017in press] Science/Animal: THC et CBD peuvent réduire la douleur causée par les agents chimio thérapeutiques Le THC et le CBD peuvent empêcher le développement d'une neuropathie périphérique induite par la chimiothérapie. Dans une étude avec des souris, à la fois le CBD et le THC seul ont atténué la douleur chez les souris traitées avec du paclitaxel. Le CBD et le THC étaient synergiques lorsqu'ils étaient donnés en combinaison. Le CBD a également atténué la douleur induite par l'oxaliplatine, mais pas celle induite par la vincristine, tandis que le THC a atténué de manière significative la douleur de la vincristine, mais pas celle de l'oxaliplatine. École de Médecine Lewis Katz, Université de Temple, Philadelphie, États-Unis. King KM, et al. Br J Pharmacol. 26 Mai 2017in press] Science/Cellules: La fonction du sperme humain est influencée par l'endocannabinoïde 2-AG La recherche montre que l'endocannabinoïde 2-AG (2-arachidonoylglycérol) affecte la fonction du sperme humain en réduisant la motilité, en inhibant la capacitation (étape finale de la maturation) et en déclenchant la réaction d'acrosome par laquelle le sperme pénètre dans l'œuf femelle. Département de biotechnologie, Université d'Alicante, Espagne. Francou MM, et al. Histol Histopathol. 6 Juin 2017:11911. Science: Le THC peut modifier la fonction normale des cellules du placenta Les chercheurs ont trouvé des récepteurs cannabinoïdes sur les cellules placentaires. Le THC a diminué la migration des cellules trophoblastiques, des cellules spécifiques du placenta. Centre de Recherche Clinique et Translationnelle, Shanghai, Chine. Chang X, et al. Cell Physiol Biochem. 2017;42(2):537-550. Science: Présentations clés à la Conférence ICR 2017 disponibles en ligne Les conférences clés du Docteur Carl Hart, du Docteur Raphael Mechoulam et du Docteur Alexandros Makriyannis lors de la réunion de l'ICR en 2017 (par exemple : Institute of Cannabis Research) sont disponibles en ligne: Docteur Carl Hart: Comment et pourquoi la recherche sur la marijuana tend vers un effet négatif ? Docteur Raphael Mechoulam: Le système endocannabinoïde: Un regard en arrière et sur l'avenir. Docteur Alexandros Makriyannis: Cannabis et système endocannabinoïde: Opportunités thérapeutiques. Science/Homme: L'apparition précoce de l'utilisation du cannabis a été associée à un niveau de scolarité inférieur, alors que l'apparition tardive ne l’était pas Dans une étude portant sur 1103 sujets âgés de 22 à 35 ans, les premiers initiateurs de cannabis étaient plus susceptibles que les non-utilisateurs d'avoir un faible niveau de scolarité. Les initiateurs de cannabis tardif n'ont pas eu de niveau de scolarité inférieur à celui des non-utilisateurs. L'utilisation précoce du cannabis et le niveau de scolarité apparaissent plus fortement associés chez les jeunes femmes que chez les jeunes hommes. INSERM, Paris, France. Melchior M, et al. Int J Epidemiol. 18 Mai 2017. [in press] Science/Homme: La capsaïcine a été bénéfique dans le traitement du syndrome d'hyperémèse cannabinique L'utilisation de cannabis peut causer un état de nausées et de vomissements, appelé le syndrome d’hyperémèse cannabinique. Le récepteur vanilloïde 1 (TRPV1) peut être impliqué dans ce syndrome. Chez 13 patients atteints du syndrome, les auteurs ont appliqué la capsaïcine, qui se lie au TRPV1, sur la peau, ce qui a entraîné une amélioration des symptômes. École de Médecine Université du Massachusetts, Worcester, États-Unis. Dezieck L, et al. Clin Toxicol (Phila). 11 mai 2017:1-6. Science/Animal: L'activation du récepteur CB2 peut améliorer la thérapie à base de cellules souches lors de maladies cardiaques Un cannabinoïde synthétique, qui active le récepteur CB2 (AM1241), a amélioré la survie des cellules souches. Chez les animaux, les cellules souches avec le cannabinoïde ont amélioré le fonctionnement du cœur et réduit le stress oxydatif au cœur. Hôpital général chinois PLA, Pékin, Chine. Han D, et al. Oncotarget. 4 Mai 2017. [in press] Science/Homme: L'utilisation intensive de cannabis peut réduire l'adhésion aux médicaments chez les patients atteints de psychose Dans une étude avec 233 patients avec un premier épisode de psychose, l'utilisation intensive de cannabis a été associée à une réduction de l'adhésion aux médicaments antipsychotiques, alors que l'utilisation peu fréquent ou l'utilisation de cannabis à faible concentration de THC n'a pas diminué l'utilisation du médicament standard. Institut de Psychiatrie, Psychologie & Neurosciences, King's College London, Royaume-Uni. Schoeler T, et al. Psychiatry Res. 2017;255:36-41. Science/Homme: La migraine n'est pas associée à une déficience généralisée des endocannabinoïdes Dans une étude avec 26 femmes en bonne santé et 38 atteintes de migraines, il n'y avait pas de différence dans les concentrations sanguines d'endocannabinoïdes. Les auteurs ont conclu : « que la migraine n'est pas associée à une déficience généralisée (par opposition à la localisation) de ces lipides». Département de Chimie, Université d’Umeå, Suède. Gouveia-Figueira S, et al. Prostaglandins Leukot Essent Fatty Acids. 2017;120:15-24 Science/Homme: Les utilisateurs de cannabis cherchant un traitement diffèrent des utilisateurs de cannabis dans la population générale Les chercheurs ont comparé les caractéristiques des utilisateurs de cannabis dans une clinique, qui voulaient arrêter l'utilisation, avec les caractéristiques des utilisateurs dans la population générale. Dans le contexte clinique, il y avait plus souvent des adultes plus âgés, des Afro-Américains, des Hispaniques/Latinos, des adultes ayant plus d'éducation, des utilisateurs non-fumeurs de tabac et des utilisateurs quotidiens et presque quotidiens de cannabis. Université de Médecine de Caroline du Sud, Charleston, États-Unis. McClure EA, et al. Drug Alcohol Depend. 2017;176:14-20 Science/Cellules: Les endocannabinoïdes peuvent réduire les conséquences chroniques de l'apport sanguin réduit au cerveau La perturbation de la barrière hématoencéphalique, qui peut être causée par une réduction chronique du débit sanguin au cerveau, a été empêchée par l'inhibition de la FAAH (amide hydrolase d'acide gras), ce qui entraîne une augmentation des concentrations d'endocannabinoïdes. École de Médecine de l'Université de Tongji, Shanghai, Chine Wang DP, et al. Biomed Pharmacother. 2017;91:872-879. Science/Cellules: L'activation du récepteur CB1 peut avoir un effet négatif lors du développement du placenta Lors d’expériences avec des cellules de placenta humain, l'activation du récepteur CB1 par le cannabinoïde synthétique WIN-55,212-2 induit un arrêt de croissance cellulaire. Les auteurs ont écrit que leur recherche "pourrait révéler l'impact de la consommation de cannabinoïdes pendant le développement placentaire". Faculté de Pharmacie, Université de Porto, Portugal Almada M, et al. Toxicology. 8 Mai 2017. [in press] Science/Homme: Les troubles psychotiques induits par une substance augmentent le risque de développement de la schizophrénie Dans une étude avec 3 486 patients, admis à l'hôpital après un trouble psychotique induit par une substance, 17,3% ont développé une schizophrénie au cours des années suivantes. Le risque pour le cannabis, les stimulants et les opiacés étaient similaires. Les facteurs de risques comprenaient le sexe masculin, le plus jeune âge et la plus longue première admission. Hôpital Queen Margaret, Dunfermline, Royaume-Uni. Alderson HL, et al. Psychol Med. 3 Mai 2017:1-8. Science: Gènes impliqués dans le transport, l'action et le métabolisme des cannabinoïdes Un nouvel article donne un aperçu des gènes du corps humain impliqués dans l'activité endocannabinoïde. Les auteurs les ont divisés en: gênes récepteurs - CNR1, CNR2, TRPV1 et GPR55, gênes transporteurs - ABCB1, ABCG2, SLC6A, gênes pour les protéines pour la biotransformation, la biosynthèse et la bioactivation - CYP3A4, CYP2C19, CYP2C9, CYP2A6, CYP1A1, COMT, FAAH, COX2, ABHD6, ABHD12, et aussi MAPK14. Institut de Génétique Humaine, Académie Polonaise des Sciences, Poznan, Pologne. Hryhorowicz S, et al. EUR J Drug Metab Pharmacokinet. 22 Mai 2017. [in press] Un coup d'œil sur le passéIl y a un an Science/Animal: Une nouvelle fonction des récepteurs CB2 dans le cerveau? Allemagne: Le gouvernement veut que le cannabis soit disponible sur ordonnance Sources: IACM-Bulletin du 07 Juin 2017 et IACM-Bulletin du 23 Juin 201
  12. INNOVATION. La société Hydropothicaire, basée à Masson-Angers, vient de lancer Elixir No.1, soit le premier vaporisateur buccal de cannabis médical au pays. Elixir No.1 est le premier vaporisateur buccal de cannabis médical au Canada. ©Photo gracieuseté Publicité Approuvé pour la production et la vente par Santé Canada, ce nouveau produit est à l’épreuve des enfants, est sans fumée et contient une base d’huile naturelle de menthe poivrée. Le contenu d’Elixir No.1 peut se vaporiser directement sous la langue ou être mélangé avec des aliments ou des boissons. Il contient près du niveau admissible de THC admissible de 30 mg/ml dans une huile de cannabis selon les dispositions réglementaires actuelles de Santé Canada. «Nous nous attendons à voir une forte demande d’Elixir No.1 dès son lancement», indique le président-directeur général d’Hydropothicaire, Sébastien St-Louis, par voie de communiqué. Selon lui, ce produit constitue une solution de rechange discrète, pratique et prête à l’emploi aux produits de marijuana médicale séchée. «Nos produits faciles à utiliser et à comprendre, y compris notre gamme de produits et capsules Decarb, témoignent de la détermination de Hydropothecary à mettre au point des produits innovants», ajoute-t-il. Elixir No.1 est vendu dans la boutique en ligne de l’entreprise pour 89 $ la bouteille. Source: lebulletin.net Ce message a été promu en article
  13. Une proposition de loi américaine remet un sujet tabou sur la table : les règles. Elle pourrait envisager d’autoriser l’utilisation du cannabis pour soulager les douleurs menstruelles. Nombreuses sont les femmes qui vivent cette période difficilement, empêchant certaines de travailler ou les contraignant à rester alitées. Aux États-Unis, l’État de New York travaille sur un projet qui permettrait d’utiliser le cannabis pour soulager les douleurs menstruelles. Relancer le débat sur les douleurs menstruelles Tabou dans notre société, les dysménorrhées (douleurs menstruelles) n’en sont pas moins réelles et concernent deux tiers des femmes. Dans certaines régions du monde, comme chez nos voisins italiens, des congés menstruels sont accordés aux femmes ayant des règles douloureuses. Dans l’État de New-York, les femmes pourront bientôt utiliser du cannabis médical pour soulager l’inconfort et les douleurs liées aux règles, la plante ayant fait ses preuves dans la réduction des douleurs chroniques. Les propositions ont été approuvées par le comité de Santé de l’État. Les auteurs du texte présenté devant le comité expliquent : “Non seulement cela améliorera le bien-être et la productivité des femmes pendant leurs règles, mais cela permettra à l’État de New York de participer à la croissance de l’une des industries les plus dynamiques du moment.” Lisa Rosenthal, l’une des élue ayant portée texte expliquait dans le média Newsweek : "C’est un problème de santé pour les femmes depuis des années, et elles souffrent en silence. En dehors du Midol et de l’Advil, il n’y a pas de solutions". Certaines femmes ne peuvent pas quitter leur lit pendant une semaine. Les gens commencent à comprendre que la marijuana médicale est un outil utile pour soulager la souffrance, notamment celle causée par les crampes menstruelles." Un antidouleur naturel Maux de ventre, de dos, de tête, douleurs spasmodiques parfois même nausées, vomissements, troubles intestinaux, voilà des symptômes bien connues des femmes. Ces douleurs menstruelles pourraient bien être inscrites sur la liste des affections pouvant être soignées par le cannabis, prescrit sur ordonnance et couvert par le programme de cannabis médical de l’Empire State. Utilisé comme plante médicinale depuis l'Egypte ancienne, le cannabis est doté de propriétés antispasmodiques et anti-nauséeuses. Antidouleur naturel, il a pour effet de relaxer les muscles, mise en cause dans les crampes abdominales. Mais, certains médecins sont sceptiques quant à sa réelle efficacité dans les douleurs menstruelles en raison du manque d’études scientifiques. Or, ces dernière sont limitées notamment par les lois antidrogues du pays. Les propriétés antidouleur et antispasmodique du cannabis sont toutefois déjà reconnues et intégrées dans certaines maladies telles l’épilepsie, la sclérose en plaques ou ou la maladie de Parkinson. Par Elodie Sillaro Source: bioalaune.com Ce message a été promu en article
  14. Sclérose en plaques, épilepsie, SIDA, cancer, douleurs: le cannabis a déjà prouvé son efficacité. Dans un tableau, intitulé «Effets thérapeutiques du cannabis étudiés et possibles applications», on trouve une bonne partie des maux qui accompagnent l'humanité, des vagissements aux derniers râles: nausées, glaucome, dépression, sclérose en plaques, maladie de Crohn, asthme, insomnies, cancer… Le cannabis thérapeutique, ou médical, agirait donc contre toutes ces maladies: «Le THC et le CBD, deux composants du cannabis, sont connus pour soulager certaines personnes qui ont des difficultés somatiques ou psychiques. Prescrit pour ses vertus thérapeutiques, le THC propose un large spectre: il peut être un antidouleur ou un stimulateur d'appétit. Il est beaucoup utilisé pour réduire les spasmes de la sclérose en plaques. Le CBD peut favoriser l'endormissement et combat l'anxiété», écrit le GREA, le Groupement romand d'études des addictions, dans une publication datée du 4 mai 2017. Il fut un temps où le cannabis était en vente libre dans les pharmacies de Suisse: «Jusqu'en 1950, la teinture de chanvre était un médicament courant qu'on trouvait en pharmacie. Les gens soignaient leurs douleurs grâce à cette teinture: c'était un analgésique assez faible, mais il faut repenser à la médecine d'il y a 100 ans», explique le docteur Claude Vaney, président du groupe d'experts Application médicale limitée de stupéfiants interdits. C'était avant que le cannabis (ou le chanvre) soit diabolisé et confié aux bons soins des dealers, ces amis du genre humain. Sclérose en plaques La sclérose en plaques, une maladie encore mystérieuse, probablement auto-immune, se caractérise par des crampes et des spasmes musculaires. «C'est l'une des possibilités thérapeutiques les plus encourageantes pour le THC et le CBD», estiment les experts du GREA. «La tolérance est jugée bonne, les effets indésirables sont classés comme étant principalement modérés et passagers», écrit le docteur Vaney, dans un article de la Revue médicale suisse (2015). Des études américaines ont démontré l'action positive des cannabinoïdes sur les personnes atteintes de sclérose en plaques. «Aujourd'hui en Suisse, poursuit le GREA, les spasmes musculaires violents et douloureux peuvent être traités médicalement par le Sativex, un extrait de cannabis contenant une quantité égale de THC et de CBD. Il est ainsi possible notamment de réduire les doses d'opiacés.» Commentaire de Claude Vaney: «Aujourd'hui, le Sativex, un spray à base de cannabis, est homologué, mais il coûte 650 francs pour une cure de deux mois, alors que la plante pousse gratuitement, ou presque…» Une motion – la motion Kessler – demande au Conseil fédéral d'autoriser le cannabis à des fins thérapeutiques. SIDA et cancer Les traitements lourds, visant à lutter contre le SIDA ou le cancer, s'accompagnent souvent d'amaigrissement et de troubles de l'appétit. En stimulant directement l'hypothalamus, qui règle les sensations de faim, les cannabinoïdes combattent l'inappétence et les pertes de poids. De plus, ils ont des propriétés antivomitives, qui réduisent les nausées. En ce qui concerne le cancer, une étude de 2003 a montré que des traitements à base de cannabis pouvaient réduire la croissance tumorale. Douleurs «Les cannabinoïdes permettent de lutter efficacement contre les douleurs chroniques (rhumatisme, migraines) et aiguës», relève le GREA. Le cannabis s'est révélé être une alternative pour les patients qui sont devenus résistants aux antidouleurs conventionnels. En associant le cannabis et les opiacés, il est possible de diminuer les doses d'opiacés, «avec un effet identique et moins d'effets secondaires». Aux Etats-Unis, où de nombreux Etats ont déjà légalisé le cannabis, on a constaté une baisse de la consommation des opiacés, avec nettement moins de morts par overdoses liées aux opiacés. Parallèlement, la consommation des analgésiques traditionnels a baissé. Epilepsie, Parkinson… Le cannabis a montré une efficacité dans les cas d'épilepsie, avec des crises moins fréquentes. Il peut réduire les mouvements involontaires dans la maladie de Parkinson. En outre, ses effets anti-inflammatoires sont utiles dans certaines maladies, comme la maladie de Crohn, et ses propriétés antioxydantes lui ouvrent de larges perspectives thérapeutiques. Commentaire du Groupement romand d'études des addictions: «Les études réalisées à petite échelle et les rapports médicaux soulignent déjà le fort potentiel du THC et d'autres cannabinoïdes pour le traitement de plus de 50 maladies et pathologies. Il faudra des décennies pour examiner cela à travers des études de grande ampleur.» Trois questions à Claude VaneyClaude Vaney est président du groupe d’experts Application médicale limitée de stupéfiants interdits. Si maintenant, je veux me soigner avec du cannabis, comment dois-je faire? Si vous avez une sclérose en plaques, il suffit que le médecin fasse une ordonnance stupéfiant, comme pour aller chercher de la morphine. Et avec cette ordonnance, le malade reçoit son spray, le Sativex. Pour une autre maladie, une fibromyalgie par exemple, le médecin doit ajouter à sa demande d’ordonnance stupéfiant une justification auprès de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), en précisant la situation du patient. Cette demande est examinée par l’Office fédéral de la santé publique, qui en reçoit près de 1000 par année, et dans 99% des cas elle est acceptée. Quelquefois, l’OFSP hésite et demande un avis supplémentaire auprès du groupe d’experts. Nous avons dans le cerveau des récepteurs pour les cannabinoïdes. Que faut-il en conclure? Cela veut dire que cette plante nous accompagne depuis des millénaires, comme les opiacés nous accompagnent. Le corps humain recèle des endocannabinoïdes, ce sont des neurotransmetteurs dont la formule chimique ressemble à la formule de certains composés du chanvre. C’est une structure chimique que l’homme et les plantes ont en commun. En prenant la plante, on apporte des cannabinoïdes extérieurs, qui vont se fixer sur ces récepteurs. Par exemple, cela peut aider à combattre certaines inflammations, car le THC, l’un des composants du cannabis, agit sur la concentration des cytokines, qui sont des messagers du système immunitaire en cas de réaction allergiques et inflammatoires. Voilà pourquoi certaines maladies inflammatoires peuvent répondre aux cannabinoïdes. Pensez-vous que l’Etat devrait contrôler la vente de cannabis? L’Etat devrait contrôler ce marché, oui. Certains pays, comme l’Equateur, l’Uruguay, l’Allemagne et le Canada considèrent maintenant que le chanvre a une valeur thérapeutique. Une personne de 40-50 ans, qui a tout essayé pour lutter contre ses douleurs, pourquoi ne se tournerait-elle pas vers le cannabis à des doses bien contrôlées? Le cannabis n’est pas une plante magique, mais elle a des propriétés certaines et elle devrait trouver sa place dans la médecine moderne. Propos recueillis par Jean Ammann Source: lecourrier.ch Ce message a été promu en article
  15. Le Premier ministre Alexis Tsipras a annoncé lors d’une conférence de presse que les médecins grecs pourraient désormais prescrire l’usage du cannabis à des fins médicales. Ainsi, après la République tchèque, la Finlande, les Pays-Bas, le Portugal et l’Espagne, la Grèce devient le sixième pays de l’UE qui opte pour la légalisation de la marijuana à des fins médicales. Tsipras n’a dévoilé aucun détail concernant la culture et la distribution du cannabis. Le Premier ministre a confirmé que le cannabis se situerait désormais dans la classe B des médicaments, comme c’est le cas pour la méthadone et l’opium dont les vertus médicales ont été confirmées. Dans la classe A se trouvent notamment l’héroïne, le LSD et la drogue synthétique MDMA. Une bonne nouvelle pour l’économie Cette annonce est une bonne nouvelle pour l’économie locale car elle permet la création d’une industrie légale du cannabis. Sur l’île de Crète se trouvent toute une série de cultures illégales de cannabis. L’usage du cannabis à des fins récréatives est très répandu en Grèce, mais il est cependant rarement sanctionné. Selon le bureau d’experts Deloitte, la légalisation du cannabis au Canada aboutirait à un marché de 23 milliards de dollars par an, plus que la vente de vin, de bière et d’alcools forts confondus. Des six pays précités, seul le Portugal a admis l’usage du cannabis à des fins récréatives. Il reste à voir si la Grèce fera de même. auteur : Arnaud Lefebvre source : https://fr.express.live/2017/07/05/grece-sixieme-pays-de-lue-a-autoriser-lusage-medical-cannabis/ Ce message a été promu en article
  16. En France, un médicament à base de cannabis est autorisé (le Marinol, ou dronabinol). Il est prescrit contre des troubles de l'appétit et pour limiter les effets secondaires des chimiothérapies. Zoom sur les vertus médicales du cannabis, alors que sa légalisation fait toujours débat dans plusieurs pays. Ce qu'il faut retenir Le cannabis contient différentes molécules psychoactives comme le THC, le cannabidiol, le cannabinol... Le cannabis thérapeutique ou médical est autorisé dans de plus en plus de pays. Les propriétés antidouleur du cannabis ont été démontrées, ainsi que sa capacité à stimuler l'appétit ou à réduire les effets secondaires liés aux chimiothérapies. Interview : le cannabis, une substance anticancérigène ? En France, la question du cannabis reste sensible puisque, selon les estimations, plus de 4 millions de personnes âgées de 12 à 75 ans en auraient déjà consommé. Ce stupéfiant fait l’objet de nombreuses études aux conclusions contradictoires. Futura est parti à la rencontre de Paul Hofman, directeur du laboratoire de pathologie de Nice et chercheur pionnier dans la détection du cancer du poumon, pour en savoir plus sur cette substance. http://www.dailymotion.com/video/x2ne1j5 De nombreuses études se sont penchées sur l'efficacité du cannabis thérapeutique et de ses composés, dont le THC. Voici 10 bénéfices du cannabis souvent évoqués dans la littérature scientifique ; notons que tous n'ont pas été formellement démontrés chez l'Homme. 1. Le cannabis préviendrait les crises d’épilepsie Une étude de 2003 sur des rats a montré que le cannabis pouvait prévenir les crises d'épilepsie. Des composés du cannabis seraient anti-convulsifs. 2. Le cannabis stimule l’appétit En France, le dronabinol est un médicament autorisé pour lutter contre les anorexies liées au Sida. Le dronabinol contient du delta-9-tétrahydrocannabinol (THC), un psychotrope du cannabis. La molécule se fixe sur un récepteur cannabinoïde, ce qui augmente l'appétit. 3. Du cannabis contre les effets secondaires des chimiothérapies Le même médicament (le dronabinol) est prescrit en France pour limiter des effets secondaires des traitements anticancers, à savoir les nausées et vomissements liés aux chimiothérapies. Le THC diminue les vomissements en se liant aux récepteurs cannabinoïdes de type CB1. Le cannabinol (CBN) est une molécule psychoactive présente dans le cannabis, tout comme le THC ou le cannabidiol (CBD). © lyricsai, Fotolia 4. Le cannabis serait utile contre la dépression D'après une étude de 2015 de l'université de Buffalo, des composés présents dans le cannabis pourraient aider à stabiliser l'humeur et lutter contre la dépression. Mais des travaux sont nécessaires pour confirmer ces résultats chez l'Homme. Voir aussi :De la marijuana contre la dépression 5. Du cannabis pour lutter contre les douleurs chroniques En janvier 2017, l'académie nationale de sciences, d'ingénierie et de médecine des États-Unis a publié un rapport sur les utilisations thérapeutiques du cannabis. Pour les auteurs, il existe des preuves substantielles de l'efficacité du cannabis médical pour traiter les douleurs chroniques de l'adulte. 6. Du cannabis contre les tremblements de la maladie de Parkinson Une recherche israélienne a montré que le cannabis réduit la douleur et les tremblements de patients souffrant de la maladie de Parkinson. Ruth Djaldetti, de l'université de Tel Aviv, a expliqué dans Medpage Today : « Je recommanderais l'utilisation de la marijuana à mes patients en dernier recours, si rien d'autre ne fonctionnait pour eux ou s'ils avaient de la douleur ». 7. Le cannabis limiterait la progression de la maladie d’Alzheimer Une étude de l'institut de recherche Scripps a suggéré que le cannabis réduisait la progression de la maladie d'Alzheimer. En effet, le THC, présent dans le cannabis, limiterait la formation des plaques amyloïdes dans le cerveau en inhibant une enzyme responsable de leur formation. Ces plaques amyloïdes sont liées aux symptômes des patients et à la destruction de neurones. L’Allemagne a légalisé le cannabis médical en janvier 2017. © gabe9000c, Fotolia 8. Le cannabis, efficace contre les douleurs de la sclérose en plaques ? Le cannabis soulagerait les douleurs liées à la sclérose en plaques (SEP). Une recherche parue en 2012 a étudié 30 patients qui souffraient de contractions musculaires douloureuses liées à la SEP. Alors que ces personnes ne répondaient pas à d'autres traitements, leur douleur a été soulagée avec du cannabis. Le cannabis réduirait la spasticité musculaire dans la SEP. 9. Le cannabis serait utile contre le glaucome Le cannabis permettrait de réduire la pression intraoculaire dans les cas de glaucome. Dans un petit essai clinique, deux heures après l'administration de composés du cannabis par voie buccale, la pression intraoculaire avait baissé. 10. Le cannabis aurait des propriétés anticancers Le cannabidiol (CBD) limiterait la progression du cancer en inhibant l'expression du gène Id-1 dans des cellules du cancer du sein. Après un traitement au cannabidiol, ces cellules cancéreuses semblaient moins agressives (recherche parue en 2007). Du cannabis thérapeutique à New York Article de l'AFP - New York paru le 8 janvier 2016 Depuis hier, jeudi 7 janvier 2016, des patients peuvent se procurer du cannabis à usage médical dans l'État de New York. Un centre de production a même été implanté dans le quartier du Queens. Vu de l'extérieur, ce n'est qu'un entrepôt aux murs fatigués, dont les entrées ont été obstruées à l'aide de parpaings de béton et les fenêtres par des panneaux en bois. Pas d'agent de sécurité ni de policier en vue. Au milieu d'autres entrepôts, sous une autoroute aérienne, ce bâtiment situé dans le quartier du Queens, à New York, abrite pourtant 23.000 mètres carrés dédiés à la culture du cannabis. Il est loué par Bloomfield Industries, l'une des cinq sociétés autorisées à cultiver la marijuana à des fins thérapeutiques dans l'État de New York, et la seule implantée dans « Big Apple ». Les autres ont établi leurs sites de production dans des lieux moins onéreux et surtout moins exposés, dans le nord de l'État. Des cultures légales existent déjà à Denver (Colorado, centre) ou San Francisco (Californie, ouest), mais il s'agit d'une première aux États-Unis pour une ville de plus d'un million d'habitants. « Nous estimions que nous pourrions constituer la meilleure équipe d'horticulteurs, de scientifiques, de pharmaciens, si nous installions notre site à New York », explique un porte-parole de Bloomfield, qui loue cet espace jusqu'ici vacant et y emploie une centaine de personnes. Bien que le Parlement de New York ait adopté le texte il y a 18 mois, Bloomfield et les quatre autres sociétés choisies n'ont été officiellement désignées que fin juillet. Elles ont depuis mis les bouchées doubles pour être en mesure de proposer leurs produits à la vente dans les temps. Jeudi, les 20 dispensaires prévus dans l'État ne seront pas tous ouverts. Le démarrage devrait de toute façon être progressif car les patients ne peuvent s'inscrire que depuis le 23 décembre. Seules sont éligibles les personnes atteintes de maladies graves, notamment le cancer, Parkinson, la sclérose en plaques et certaines formes d'épilepsie. Elles ne pourront pas acheter du cannabis à fumer mais uniquement des produits transformés, essentiellement des pilules, des huiles ou des gouttes. Ce bâtiment, dans le quartier du Queens, est loué par Bloomfield Industries, une des cinq sociétés autorisées à cultiver la marijuana à des fins thérapeutiques dans l'État de New York. © Kena Betancur, AFP photo Un traitement à la charge du patient Selon Nicholas Vita, directeur général de Columbia Care, une autre société retenue, entre 0,5 % et 1,5 % de la population de l'État de New York pourrait être éligible, soit entre 100.000 et 300.000 personnes. Le docteur Stephen Dahmer, responsable médical de Vireo Health (autre laboratoire autorisé) pour l'État de New York, incite à la prudence quant aux prévisions. Il cite l'exemple du Minnesota, où Vireo est présent et où la consommation a été moindre qu'anticipé. Aucune des trois sociétés contactées par l'AFP n'a communiqué ses tarifs mais il devrait en coûter au moins 200 dollars (184 euros au cours actuel) par mois et par malade, selon une source proche du dossier. La somme sera à la charge intégrale du patient car aucun assureur de santé américain ne prend en charge ce traitement. Nicholas Vita assure que des remises seront accordées à des patients qui ne disposeraient pas des ressources suffisantes pour acquérir ces produits. Vingt ans après la légalisation du cannabis à usage thérapeutique par la Californie, 23 États et la capitale fédérale Washington ont franchi le pas. « Les choses bougent dans la bonne direction », estime Stephen Dahmer, tout en observant : « Il y a toujours beaucoup de tabous autour du cannabis ». Le cannabis et ses produits dérivés ne sont pas soumis au contrôle de l'Agence américaine des médicaments et de l'alimentation (FDA) et les études scientifiques concluantes manquent. « Beaucoup [d'études, NDLR] concernaient jusqu'ici les addictions ou les conséquences négatives [de la consommation, NDLR], mais nous commençons à voir davantage d'études sur les effets positifs », se félicite Stephen Dahmer. Selon un sondage réalisé en mai par l'institut Harris, 81 % des Américains se disent favorables à la légalisation de la marijuana à usage médical. Source: http://www.futura-sciences.com/sante/actualites/medecine-cannabis-10-usages-therapeutiques-averes-etude-61144/
  17. Deux composés du cannabis, le THC et le cannabidiol, sont efficaces en prévention des crises de migraine. Ils ont autant d'effet que les traitements autorisés. Un joint en prévention des crises de migraine. C’est, à quelques détails près, ce que propose une équipe italienne. Lors du Congrès de l’Académie européenne de neurologie, qui se tient à Amsterdam (Pays-Bas) du 24 au 27 juin, elle a présenté les résultats d’une étude portant sur l’impact des deux principaux composés du cannabis : le THC et le cannabidiol. Ces substances ont un fort potentiel en prévention des crises douloureuses. Des doses élevésL’étude s’est déroulée en deux parties. Dans un premier temps, les chercheurs ont testé différentes doses sur 48 patients souffrant de migraine chronique. La composition finale, qui combine THC et cannabidiol, s’élève à 200 mg de principe actif par prise – avec 19 % de THC. La dose est élevée puisque, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), un joint contient 7,5 à 225 mg de THC. Mais en dessous de ce seuil, aucun impact significatif ne se produit sur l’intensité des migraines. Dans un second temps, les chercheurs ont comparé l’association aux médicaments habituellement utilisés dans la migraine. Les 79 volontaires migraineux ont été séparés en deux groupes : ceux traités par amitriptyline – un antidépresseur utilisé en traitement de fond – ou la combinaison THC-CBD. Pendant trois mois, les Italiens ont suivi de près l’évolution des patients. Les formes rares désavantagéesLes cannabinoïdes ont un intérêt réel puisqu’au bout de quatre mois, ils font un peu mieux que l’amitriptyline. Tous deux réduisent 40 % des crises. L’intensité de la douleur est également plus faible grâce à la combinaison THC-CBD. Dans les formes plus rares de migraine, les résultats sont en revanche plus partagés. 48 patients souffrant d’algie vasculaire de la face ont testé les cannabinoïdes ou une dose quotidienne de verapamil, un inhibiteur calcique utilisé couramment. Cette fois, la sévérité et le nombre de crises d’algie vasculaire de la face ne chute que légèrement. Chez les personnes souffrant d’algie vasculaire de la face, seules les personnes dont les symptômes sont apparus dans l’enfance tirent les bénéfices du traitement à base de cannabinoïdes. Les chercheurs se montrent plutôt enthousiastes face à ces résultats. Car, outre l’impact positif du traitement, les effets secondaires sont moins fréquents qu’avec les autres médicaments. A deux exceptions près : comme pour les joints traditionnels, somnolence et difficultés à se concentrer sont le prix de l’efficacité. par Audrey Vaugrente source : https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/21964-Migraine-composes-cannabis-efficaces-prevention
  18. Photo AFP/ Robyn BECK Photo AFP/ Robyn BECK Cayley, six ans, vient de prendre son petit-déjeuner, et agite frénétiquement la queue. Le labrador noir, euphorique, attend sa dose de marijuana, administrée matin et soir par son maître Brett Hartmann pour l’aider à lutter contre l’anxiété. «Depuis que j’ai commencé à lui donner du CBD (cannabidiol, un extrait de marijuana), son angoisse de séparation a disparu», affirme M. Hartmann, 30 ans, à propos de sa chienne, acquise lorsqu’il était étudiant pour l’aider lors de ses crises d’épilepsie. Ce consultant dans le domaine de la marijuana près de Los Angeles assure que le cannabis l’a aidé à soigner son épilepsie et qu’il n’a plus besoin que sa chienne l’accompagne partout. Le problème, c’est que cette retraite forcée a plongé sa compagne canine dans la déprime: «elle a mal vécu cette transition», mais «le CBD l’a vraiment aidée», raconte le jeune homme, qui donne aussi du cannabis à son teckel vieillissant. Le secteur à forte croissance de la marijuana médicale et récréative pèse plusieurs milliards de dollars aux Etats-Unis et les animaux ne sont plus en reste de cette tendance planante. «Nous enregistrons une croissance (des ventes) de 20% chaque mois», assure Alison Ettel, fondatrice de TreatWell, société californienne spécialisée dans les produits non-psychoactifs à base de cannabis, pour les animaux et leurs maîtres. Chiens, chats, tortues, lézards, alpagas, chevaux et autres cochons: les propriétaires de nombreuses espèces utilisent de plus en plus le cannabis pour traiter des maladies aussi variées que des cancers, des troubles cardiaques, de l’arthrite ou des otites. Les résultats sont très encourageants, selon Alison Ettel, pour qui le cannabis permet d’augmenter l’espérance de vie. Lorsqu’elle a lancé son affaire il y a dix ans, elle traitait environ 20 animaux par an, essentiellement des chiens. La marijuana à usage médical a depuis été légalisée dans 29 Etats américains et dans la capitale fédérale Washington, et le nombre de patients à quatre pattes a décollé. «Nous traitons des milliers d’animaux», affirme-t-elle. Petite complication: le cannabis reste illégal au niveau fédéral et les lois des Etats l’ayant légalisé ne s’appliquent pas aux animaux. Les propriétaires doivent donc obtenir des cartes de marijuana médicale à leur nom pour pouvoir acheter de l’herbe pour leurs fidèles compagnons, les vétérinaires n’ayant pas le droit d’en prescrire. Photo AFP/ Robyn BECK Attention aux dosesCette zone grise juridique et le manque d’études vétérinaires incitent aussi à la prudence concernant le dosage. «On commence avec des doses très faibles pour tenter de trouver celle qui est appropriée», explique Melinda Hayes, fondatrice de Sweet Leaf Shoppe, un service de livraison de marijuana médicale. «La dernière chose dont on ait envie, c’est de voir que son animal ne se sent pas bien». Pour ses partisans, l’avantage du cannabis pour les animaux malades par rapport aux antalgiques ou autres médicaments traditionnels, c’est que quand il est correctement utilisé il n’a pas d’effets secondaires notables. «D’autres médicaments peuvent abîmer les reins, le foie, entre autres organes», souligne Mme Hayes. Autre plus: c’est moins cher que nombre de médicaments traditionnels. Certains vétérinaires appellent toutefois à la prudence face à ceux qui présentent le cannabis comme un remède miracle. «Il n’y a pas d’études sur les chiens ou les chats, encore moins sur les cochons d’Inde et autres espèces, donc je ne sais pas quels peuvent être ses bienfaits s’il y en a», fait valoir Ken Pawlowski, directeur de l’association médicale des vétérinaires californiens. D’après lui, si un animal peut se sentir mieux après avoir ingéré du cannabis, cela ne veut pas dire qu’il est guéri: «La maladie est-elle traitée ou empire-t-elle ?» Les propriétaires d’animaux comme Brett Hartmann restent malgré tout enthousiastes, reconnaissant néanmoins que les gens ont besoin d’être mieux informés. «Nous avons tant d’exemples de réussites», affirme-t-il. «J’étais contre le cannabis jusqu’à ce que je commence à en prendre pour mon épilepsie». «Ça m’a aidé à me soigner et c’est logique de l’utiliser pour mes chiens», conclut-il Source: http://www.ledauphine.com/france-monde/2017/06/21/du-cannabis-therapeutique-pour-les-animaux
  19. Documentaire Bertrand Rambaud Bertrand Rambaud est vice-président de l’association UFCM I care. Depuis de nombreuses années les membres de cette association se battent pour l’utilisation des cannabinoïdes en médecine. Dans ce film, Bertrand Rambaud exprime la souffrance, la condition précaire et l’illégalité totale des patients qui suivent, par nécessité, un traitement au cannabis. Il milite pour la mise en place d’une filière légale de cannabis thérapeutique à l’image de l’Allemagne et de L’Italie. Jean Costentin Le professeur Jean Costentin est l’une des voix qui s’élèvent contre toutes formes de démocratisation du cannabis. Membre des académies nationales de Médecine et de Pharmacie, il est actuellement professeur en pharmacologie à la faculté de Rouen. Son grand ennemi est le THC, cependant, il reste ouvert aux potentielles utilisations des cannabinoïdes non psychoactifs en pharmacologie. Source: et-demain.eu Ce message a été promu en article
  20. IACM-Bulletin du 22 Mai 2017 Chili: Les pharmacies commencent à vendre du cannabis Science/Homme: Les patients traités pour douleurs chroniques ont un risque de dépression moins élevé avec un traitement au cannabis qu'avec un traitement aux opioïdes Science/Animal: De faibles doses de THC rétablissent les fonctions cognitives de souris âgées En bref Un coup d'œil sur le passé Chili: Les pharmacies commencent à vendre du cannabis Les pharmacies de Santiago, la capitale du Chili, commenceront à vendre des médicaments à base de cannabis cette semaine. La première fois que de tels traitements ont était proposée dans des pharmacies en Amérique, c’était le 10 mai dernier. Tilray, un producteur et distributeur de cannabis canadien dit s’être associé avec une compagnie locale, Alef Biotechnology, homologuée par le gouvernement chilien. Le Chili a légalisé l’utilisation du cannabis médical en 2015 et fait partie des nombreux pays d’Amérique Latine à progressivement assouplir ses lois sur la prohibition de la culture, de la distribution et de la consommation de cannabis. Reuters du 10 Mai 2017 Science/Homme: Les patients traités pour douleurs chroniques ont un risque de dépression moins élevé avec un traitement au cannabis qu'avec un traitement aux opioïdes Une étude menée dans plusieurs centres en Israël ; sur 880 patients atteints de douleurs chroniques, ceux qui ont reçu un traitement aux opioïdes ont un taux plus important de dépression et d’anxiété que ceux qui ont reçu un traitement au cannabis. Sur tous les participants, 474 ont reçu des opioïdes, 329 du cannabis et 77 d’entre eux les deux. La dépression et l’anxiété ont été évaluées en utilisant le questionnaire sur la santé du patient et l’échelle des troubles de général l’anxiété. La prévalence de la dépression chez les patients du groupe traité avec des opioïdes est de 57.1 %, contre 22.3 % chez les patients traités avec du cannabis et 51.4 % pour ceux qui recevaient les deux traitements. Les taux pour l’anxiété étaient respectivement de 48.4 %, 21.5 % et 38.7 %. Les auteurs ont conclu : “parmi les patients qui souffrent de maladies chroniques, les niveaux d’anxiété et de dépression sont plus élevés avec des traitement aux opioïdes qu'avec des traitements au cannabis médical. Ces résultats devraient être pris en considération lorsqu’il s’agit de décider des modalités de traitement les plus appropriées pour les douleurs chroniques, tout particulièrement pour ceux à tendance dépressive et anxieuse.” Feingold D, Brill S, Goor-Aryeh I, Delayahu Y, Lev-Ran S. Depression and anxiety among chronic pain patients receiving prescription opioids and medical marijuana. J Affect Disord. 2017;218:1-7. Science/Animal: De faibles doses de THC rétablissent les fonctions cognitives de souris âgées Dans une étude avec des souris âgées de 12 à 18 mois, de faibles doses de THC ont permis d’inverser le déclin des performances cognitives lié à l’âge. Ces résultats ont été déclarés par des scientifiques de l’Université de Bonn, en Allemagne, et de l’Université hébraïque de Jérusalem, en Israël. En général, les souris montrent des déficits cognitifs à l’âge de 12 mois. Le traitement au THC a rétabli les modèles de transcriptions géniques dans l’hippocampe, une région du cerveau, à tel point que les profils d’expressions des souris âgées de 12 mois, traitées au THC, sont étroitement liés à ceux des souris âgées de 2 mois, sans traitement au THC. La transcription est la première étape de l’expression génique, dans laquelle un segment particulier de l’ADN est copié en ARN grâce à l’enzyme ARN polymérase. Ces effets dépendent des récepteurs CB1. Les auteurs ont conclu : “la restauration des signaux CB1 sur les individus âgés pourrait être une stratégie efficace pour traiter les altérations cognitives liées au vieillissement.” Les scientifiques veulent réaliser une étude clinique pour voir si ces effets peuvent aussi être obtenus chez l’être humain. Bilkei-Gorzo A, Albayram O, Draffehn A, Michel K, Piyanova A, Oppenheimer H, Dvir-Ginzberg M, Rácz I, Ulas T, Imbeault S, Bab I, Schultze JL, Zimmer A. A chronic low dose of Δ(9)-tetrahydrocannabinol (THC) restores cognitive function in old mice. Nat Med. 8 Mai 2017. [in press] En bref IACM: Nouvelles publications dans Cannabis and Cannabinoïd Research De nouveaux articles ont été publiés dans le CCR, le journal partenaire de l’IACM : Une conversion du Cannabidiol Oral en Delta9-Tetrahydrocannabinol ne semble pas se produire chez l’Homme and L'importance clinique des endocannabinoïdes dans la gestion de la douleur contre l'endométriose Etats-Unis: Le parlement de l’État du Vermont reconnait l’utilisation récréative du cannabis Ce 10 mai, les législateurs du Vermont ont approuvé une mesure pour légaliser l’utilisation récréative du cannabis. Si le gouverneur ne met pas son veto, ce sera le neuvième État à le légaliser et le premier à le faire via une mesure législative plutôt que par référendum. Reuters du 10 Mai 2017 Israël: Cann10, la seconde conférence internationale sur le Cannabis médical Cann10 organise sa deuxième conférence internationale sur le Cannabis médical, elle se tiendra du 4 au 6 Juin 2017 à Tel-Aviv, en Israël. Site web des conférences de Cann10 Science/Homme: Le cannabis, efficace contre le syndrome de la Tourette dans une série de cas Les auteurs ont respectivement évalué l’efficacité et la tolérance du cannabis chez 9 adultes atteints du syndrome de la Tourette. Le nombre de tics a diminué de 60 % et 18 des 19 participants ont vu leurs conditions considérablement s’améliorer. L’Hôpital pour les Enfants Malades, Université de Toronto, Canada. Abi-Jaoude E, et al. J Neuropsychiatry Clin Neurosci. 3 Mai 2017. [in press] Science/Homme: L’utilisation de cannabis peut augmenter les risques de blessures chez les personnes plus âgées Dans une étude composée de 14 715 personnes âgées de 50 ans et plus, le taux de blessures comptabilisées sur l’année passée est de 18.9 % pour les personnes qui ne consomment pas de cannabis contre 28.8 % pour ceux qui en consomment. Université du Texas à l’école du Travail Social d’Austin, États-Unis. Choi NG, et al. Am J Drug Alcohol Abuse. 2017:1-9. Science/Animal: Les endocannabinoïdes amélioreraient les lésions pulmonaires induites par radiations Après l’irradiation de la partie thoracique des souris, l’inhibition de la dégradation des endocannabinoïdes par l’inhibiteur FAAH (URB937) a amélioré les séquelles sur les poumons. Les endocannabinoïdes n’ont en rien compromis l’efficacité de l’irradiation contre le cancer dans le groupe contrôle. Université Sichuan, Chengdu, Chine. Li R, et al. Inflammation. 6 Mai 2017. [in press] Science/Cellules: L’activation du récepteur CB2 pourrait être bénéfique contre le cancer des os Une recherche sur les cellules cancéreuses des os (ostéosarcome) montre que la stimulation du récepteur CB2 et l’activation du récepteur vanilloïde 2 « peuvent agir sur la même voie de signalisation et obtenir les mêmes effets, spécifiant ainsi que le système endocannabinoïdes/endovanilloïde est une nouvelle cible thérapeutique pour traiter l’ostéosarcome. » Deuxième Université de Naples, Italie. Punzo F, et al. Oncotarget. 13 Avril 2017. [in press] Un coup d'œil sur le passé Il y a un an Canada: Le gouvernement prévoit de légaliser le cannabis en 2017 Source: cannabis-med.org Ce message a été promu en article
  21. IACM-Bulletin du 07 Mai 2017 Mexique: Le Parlement approuve l'utilisation médicale du cannabis Science/Homme: Selon une grande étude l'utilisation de cannabis est associée à une prévalence inférieure à la stéatose hépatique non alcoolique Science/Homme: L'utilisation médicale du cannabis peut réduire les coûts médicaux de Medicaid aux États-Unis d'environ un milliard de dollars Science/Homme: Aux États-Unis, dans les États ayant des lois médicales sur le cannabis, l'utilisation illégale de cannabis est plus élevée que dans les États sans ces lois En bref Un coup d'œil sur le passé Mexique: Le Parlement approuve l'utilisation médicale du cannabis Le Congrès du Mexique a adopté un projet de loi le 28 avril pour légaliser l'utilisation du cannabis à des fins médicales et scientifiques. Le projet de loi avait déjà passé le Sénat en décembre 2016 et sera maintenant envoyé au Président Enrique Pena Nieto, qui devrait le signer. "Le règlement élimine l'interdiction et la criminalisation des actes liés à l'usage médical de la marijuana et de sa recherche scientifique, et ceux relatifs à la production et à la distribution de l'usine à ces fins", a déclaré le Congrès dans un communiqué. La mesure a été votée avec 371 voix pour, contre 7 contre et 11 abstentions, et classe maintenant le THC comme "thérapeutique". Reuters du 28 Avril 2017 Science/Homme: Selon une grande étude l'utilisation de cannabis est associée à une prévalence inférieure à la stéatose hépatique non alcoolique Dans une étude de cas témoins basée sur la population avec 5 950 391 patients du Projet de Coût et d'Utilisation des Soins de Santé 2014 (HCUP), l'utilisation du cannabis a était associée à une prévalence significativement réduite de la stéatose hépatique non alcoolique. Ceci est le résultat de la recherche de scientifiques de plusieurs institutions scientifiques aux États-Unis et au Canada. Après avoir identifié les patients atteints de la stéatose hépatique non alcoolique (1% de tous les patients), ils ont identifié trois groupes d'exposition: les non utilisateurs de cannabis (98,0%), les utilisateurs de cannabis non dépendants (1,7%) et les utilisateurs dépendants de cannabis (0,2%). Ils ont trouvé environ 20% (ratio de cotes ajusté: 0,82) une prévalence réduite de la maladie chez tous les utilisateurs de cannabis par rapport aux non-utilisateurs. L'effet était encore plus fort chez les utilisateurs dépendants avec une réduction de 52% (ratio de cotes ajusté: 0,49). Adejumo AC, Alliu S, Ajayi TO, Adejumo KL, Adegbala OM, Onyeakusi NE, Akinjero AM, Durojaiye M, Bukong TN. Cannabis use is associated with reduced prevalence of non-alcoholic fatty liver disease: A cross-sectional study. PLoS One. 25 Avr 2017;12(4):e0176416.] Science/Homme: L'utilisation médicale du cannabis peut réduire les coûts médicaux de Medicaid aux États-Unis d'environ un milliard de dollars En utilisant des données trimestrielles sur les prescriptions de Medicaid sur la période 2007-2014, les chercheurs de l'Université de Géorgie à Athènes, aux États-Unis, ont testé l'association entre les lois médicales sur le cannabis et le nombre moyen de prescriptions remplies par les bénéficiaires de Medicaid. Ils ont constaté que la consommation de médicaments sur ordonnance était plus faible dans les États ayant des lois médicales sur le cannabis que dans les États sans ces lois, dans cinq des neuf domaines cliniques importants qu'ils ont étudiés. Si tous les États avaient eu une loi médicale sur le cannabis en 2014, ils ont estimé que les économies totales auraient pu être de 1,0 milliard de dollars (environ 0,9 milliard d'euros). Medicaid, aux États-Unis, est un programme de soins de santé sociale pour les familles et les personnes ayant des ressources limitées. Bradford AC, Bradford WD. Medical Marijuana Laws May Be Associated With A Decline In The Number Of Prescriptions For Medicaid Enrollees. Health Aff (Millwood). 19 Avr 2017. [in press] Science/Homme: Aux États-Unis, dans les États ayant des lois médicales sur le cannabis, l'utilisation illégale de cannabis est plus élevée que dans les États sans ces lois Lorsque l'utilisation médicale du cannabis est légale aux États-Unis, les adultes sont plus susceptibles d'utiliser le cannabis de manière illégale et risquent davantage d'avoir un trouble de l'usage du cannabis. Les risques des lois médicales sur le cannabis sont importants à transmettre, a déclaré l'auteur principal Deborah Hasin, de l'École de Santé Publique de Mailman de l'Université de Columbia à New York. Une recherche antérieure axée sur l'utilisation chez les adolescents n'a pas trouvé d'augmentation dans ce groupe d'âge, a-t-elle déclaré. "Les lois peuvent ne pas être trop pertinentes et importantes pour les adolescents, alors nous pensions qu'il était important de regarder pour les adultes", a déclaré Hasin. Dans les États qui n'ont jamais légalisé le cannabis médical, la prévalence moyenne de l'utilisation illicite était de 4,5% en 1991 et 1992, passant à 6,7% en 2012 et en 2013. Par comparaison, dans les États où le médicament est devenu légal pour un usage médical, le taux de consommation illicite est passé de 5,6% à 9,2%. Le modèle était similaire pour les troubles liés à la consommation de drogues. Le taux moyen est passé de 1,4% en 1991-1992 à 2,3% en 2012-2013 dans les États qui n'ont pas promulgué de lois médicales sur le cannabis et de 1,5% à 3,1% dans les États qui l'ont fait. Hasin DS, Sarvet AL, Cerdá M, Keyes KM, Stohl M, Galea S, Wall MM. US Adult Illicit Cannabis Use, Cannabis Use Disorder, and Medical Marijuana Laws: 1991-1992 to 2012-2013. JAMA Psychiatry. 26 Avr 2017. [in press] Reuters of 26 April 2017 En bref Science/Homme: Nouveau rapport de l'OMS quant aux effets sur la santé de l'utilisation du cannabis Un nouveau rapport de l'Organisation Mondiale de la Santé sur les «effets sanitaires et sociaux de l'utilisation non médicale du cannabis» édité par Wayne Hall, Maria Renström et Vladimir Poznyak est maintenant disponible en ligne. Les effets sur la santé et les effets sociaux de l'utilisation non médicale du cannabis Science/Homme: Le cannabis augmente la réaction aux stimuli érotiques Dans une étude menée auprès de 21 utilisateurs de cannabis occasionnels hétérosexuels, l’utilisation de cannabis augmente l’activation du noyau accumbens droit, une certaine région du cerveau, aux stimuli érotiques. Cet effet était limité aux utilisateurs dont la concentration en prolactine n'était pas élevée en réponse à la prise de cannabis. Les auteurs ont écrit que «cet effet peut être utile dans le traitement du faible désir sexuel». Institut National de la Santé Mentale, Klecany, République tchèque. Androvicova R, et al. Psychopharmacology (Berl). 12 Avr 2017. [in press] Science/Animal: Les cannabinoïdes pourraient aider les femmes stériles Des recherches avec des cellules et des souris montrent que l'activation du récepteur CB1 améliore la maturation des ovocytes et des ovocytes immatures. Les chercheurs ont écrit que leurs données "suggèrent que les agonistes cannabinoïdes peuvent être des suppléments de maturation in vitro utiles. Pour les patientes intolérantes aux gonadotrophines fécondées in vitro, cela pourrait être une option prometteuse et unique ". Institut National d’Investigation des Technologies Agricoles et Alimentaires, Madrid, Espagne. López-Cardona AP, et al. FASEB J. 20 Avr 2017. [in press] Science/Homme: L'extrait de CBD réduit les convulsions chez les patients atteints du syndrome de Lennox-Gastaut Le troisième grand essai clinique avec l'extrait de CBD Epidiolex de la société britannique GW Pharmaceuticals chez les enfants et les adultes atteints du syndrome de Lennox-Gastaut a confirmé l'efficacité du CBD contre cette maladie. L'ajout d'Epidiolex aux traitements actuels des patients a considérablement réduit la fréquence des crises aux doses de 10 mg/kg/jour et de 20 mg/kg/ jour. Au cours de la période de traitement de 14 semaines, les patients prenant les deux doses d'Epidiolex ont connu une réduction médiane nettement plus élevée des crises mensuelles (37% et 42%, respectivement) par rapport à une réduction de 17% pour le placebo. Communiqué de presse de GW Pharmaceuticals du 18 Avril 2017 Science/Homme: L'utilisation de cannabis peut augmenter le risque de crise cardiaque chez les personnes séropositives au VIH Lors d’une étude avec 558 hommes infectés par le VIH, l'utilisation de cannabis était associée à un risque accru d'événements cardiovasculaires indépendants du tabagisme et d'autres facteurs de risque. Le risque a été augmenté de 2,5 fois. Hôpital Général du Massachusetts, Boston, États-Unis. Lorenz DR, et al. Clin Infect Dis. 25 Avr 2017. [in press] Science/Animal: Un cannabinoïde avec un médicament anti-épileptique standard a amélioré le résultat de l'épilepsie Dans une étude avec des souris avec épilepsie, la combinaison du cannabinoïde synthétique arachidonyl-2'-chloroéthylamide (ACEA) et de l'acide valproïque a amélioré le résultat du traitement. De plus, la combinaison du cannabinoïde et de l'acide valproïque a stimulé la création de nouvelles cellules nerveuses, ce qui n'était pas le cas pour l'acide valproïque seul. Institut de Santé Rurale, Lublin, Pologne. Mach M, et al. Int J Mol Sci. 2017;18(5). Science/Homme: Le système endocannabinoïde agit comme un régulateur de l'homéostasie immunitaire dans l'intestin Le système endocannabinoïde joue un rôle majeur dans les fonctions immunitaires de l'intestin. Par exemple, l'administration par voie orale de l'endocannabinoïde anandamide fournit, chez certaines souris (souris non-obèse), une protection contre le diabète de type 1. Les auteurs ont écrit que leur recherche "dévoile un rôle du système endocannabinoïde dans le maintien de l'homéostasie immunitaire dans l'intestin/pancréas". École de Médecine de l’Université du Connecticut, Farmington, États-Unis. Acharya N, et al. Proc Natl Acad Sci USA. 24 Avr 2017. [in press] Science/Homme: Réaction allergique mortelle au cannabis Comme d'autres plantes, le cannabis peut causer des allergies. Les chercheurs ont signalé une réaction allergique fatale (réaction anaphylactique) chez une femme de 33 ans qui avait injecté une solution de cannabis dans ses veines. Forensic Science, Adélaïde, Australie. Gilbert JD, et al. Med Sci Law. 2017;57(2):91-94 Science: Une préparation de THC qui peut être utilisée comme spray nasal Les chercheurs ont développé une préparation de THC comme spray nasal aqueux pour que l'effet du THC se produise rapidement. Ils ont écrit «qu’en ajoutant des stabilisateurs chimiques supplémentaires, et qu’en produisant sous des conditions protectrices, une formulation commerciale pour patient semble faisable». Université Libre de Berlin, Allemagne. Hommoss G, et al. EUR J Pharm Biopharm. 19 Avr 2017. [in press] Science/Animal: Le CBD et le CBDA réduisent l'anxiété Lors d’une étude sur des rats, le cannabidiol (CBD) et l'acide cannabidiol (CBDA) ont réduit l'anxiété, mais seulement si les animaux étaient stressés. Les auteurs ont écrit que «ces résultats suggèrent que les effets anxiolytiques du CBDA et du CBD peuvent nécessiter la présence d'un facteur de stress spécifique». Département de Psychologie et Programme Collaboratif des Neurosciences, Université de Guelph, Canada. Rock EM, et al. Psychopharmacology (Berl). 20 Avr 2017. [in press] Science/Homme: Le CBD peut être utile dans le traitement de l'anxiété même à faible dose Lors de la Conférence sur les Sciences Psychédéliques du 19 au 24 Avril à San Francisco, une grande série de cas de 136 patients a été présentée, et qui a montré que le CBD, même à de faibles doses de 40 à 50 mg, peut être utile dans le traitement de l'anxiété. Hôpital pour Enfants, Université du Colorado, Denver, États-Unis. Shannon S. Cannabidiol dans le traitement de l'anxiété: une grande série de cas. Présenté le 21 Avril 2017. Un coup d'œil sur le passé Il y a un an Australie: L'Etat de Victoria est le premier à légaliser l'usage médical du cannabis Allemagne: La cour administrative fédérale oblige le ministre de la Santé à autoriser la culture du cannabis pour usage médical personnel Etats-Unis: La Pennsilvanie va légaliser l'usage médical du cannabis Science/Homme: Après une attaque cardiaque, la consommation de cannabis est associée à moins de mortalité Source: cannabis-med.org Ce message a été promu en article
  22. Le Cannabidiol ou CBD est l'un des 60 composés trouvés dans le cannabis. Le taux des crises dans le groupe traité avec le CBD a diminué de 39%. @ JONATHAN NACKSTRAND / AFP Le cannabidiol, un composant du cannabis, réduirait de 39% la fréquence des crises d'épilepsie dans leur forme la plus sévère, indiquent les résultats d'un vaste essai clinique publiés mercredi. Un espoir pour les malades ? "Le cannabidiol ne devrait pas être vu comme une panacée pour traiter l'épilepsie mais pour des patients souffrant des formes les plus sévères qui ne répondent pas aux nombreux traitements, les résultats de cet essai clinique suscitent l'espoir que nous pourrions bientôt disposer d'une autre option", explique le Dr Orrin Devinsky, professeur de neurologie et de psychiatrie au Centre médical Langone de l'Université de New York. Il est le principal auteur de cette étude publiée dans le New England Journal of Medicine. Un des 60 composant du cannabis. "Nous devons encore effectuer des recherches mais ce dernier essai clinique démontre, à un degré sans précédent, l'efficacité du cannabidiol pour traiter cette forme d'épilepsie", connue sous le nom de syndrome de Dravet, souligne-t-il. Le Cannabidiol ou CBD est l'un des 60 composés trouvés dans le cannabis. Il représente la plus grande concentration mais n'a pas de propriétés psychoactives. 120 enfants recrutés. Pour cet essai clinique, les chercheurs ont recruté 120 enfants et adolescents de deux à dix-huit ans souffrant du syndrome de Dravet. L'étude a été menée dans 23 sites répartis aux Etats-Unis et en Europe. Une partie des participants choisis au hasard a été traitée avec 20 milligrammes de CBD par kilo ou un placebo qui a été ajouté au traitement déjà suivi et ce pendant quatorze semaines. 39% de diminution. Le taux des crises dans le groupe traité avec le CBD a diminué de 39%. Chez trois des patients, les crises ont complètement disparu. Dans la cohorte des malades ayant pris un placebo, la réduction de la fréquence des crises n'a été que de 13%. Les effets secondaires signalés - vomissement, fatigue et fièvre - par 93,4% des patients ont été généralement légers ou modérément sévères. Cet essai clinique a été financé par les laboratoires britanniques GW Pharmaceuticals qui ont mis au point une forme liquide du CBD appelée Epidiolex dont la FDA, l'agence américaine des produits alimentaires et des médicaments, n'a pas encore autorisé la mise sur le marché. Source: europe1.fr Ce message a été promu en article
  23. Le cannabis n’est pas qu’un dangereux stupéfiant qui a des conséquences sur la santé. De l’avis de plusieurs chercheurs, il a également des vertus thérapeutiques. Voici quatre maux que le cannabis peut soulager, en attendant la guérison. 1-La maladie d’Alzheimer À ce jour il n’existe pas de traitement capable de soigner la maladie d’Alzheimer. Les thérapies mises en place visent seulement à ralentir l’apparition de la maladie, ainsi que les dégâts qu’elle cause. Les physiciens spécialisés dans l’étude du cannabis recommandent de la consommer sous forme de nourriture ou d’infusions. 2-La fibromyalgie Manifestation de la maladie. Elle provoque des douleurs chroniques, de la fatigue musculo-squelettique, et des raideurs à certains points du corps. Elle touche surtout les femmes. Les douleurs, qui sont bien réelles, sont très difficiles à soigner et entraînent souvent chez les personnes qui en souffrent, de l’anxiété, des troubles du sommeil, et des dépressions. Les patients peuvent trouver dans de la nourriture, des boissons et des crèmes analgésiques à base de cannabis, ou issu de graine de cannabis, une façon de se sortir de la dépression, ainsi que de soulager les douleurs. 3-L’obésité Les problèmes d’obésité ont un fort taux de propagation au sein des populations. elle est généralement causée par une mauvaise hygiène de vie. Mais suite à des recherches, les origines sont bien plus complexes, parfois génétiques, ou encore environnementales. La Marijuana agit sur le métabolisme et affecte donc l’indice de masse corporelle. Le lien étant évident entre l’obésité et les problèmes de diabète, les chercheurs espèrent pouvoir mettre au point de nouveaux médicaments à base de cannabis, contre cette maladie. 4-Le trouble de stress post-traumatique Le trouble de stress post-traumatique affecte les personnes qui sont exposées à des violences d’ordre physique ou psychologique. C’est par exemple le cas des vétérans de guerre qui, en rentrant, ont développé des dépendances à l’alcool, et à d’autres drogues addictives. Les victimes peuvent trouver dans l’utilisation du cannabis à but thérapeutique, un moyen intéressant de soulager leur trouble. Par P. SAMBOU Source: senepeople.com Ce message a été promu en article
  24. Les propriétés thérapeutiques du cannabis sont reconnues dans de nombreux pays, mais sa prescription dans un cadre médical est encore interdite en France. Des patients traités avec cette plante, notamment en Suisse, bénéficient de ses effets positifs dans le traitement des douleurs. Extrait du magazine "Un Œil sur la planète" diffusé le 18 mai à 23h20, sur France 2. L'usage du cannabis thérapeutique est aujourd'hui admis dans de nombreux pays, car il lui est reconnu de nombreuses propriétés : c’est un antidouleur, un antivomitif, un antispasmodique, un anti-inflammatoire et un vasodilatateur. La plante peut être prescrite dans le cas de graves affections comme le cancer, le sida, la sclérose en plaques (SEP), la maladie de Crohn… Il en est également fait usage pour traiter les glaucomes ou réduire les crises d'asthme. La station suisse de Crans-Montana doit notamment sa réputation à la qualité de ses établissements de santé. Comme la Clinique bernoise, qui est un centre de référence européen pour le traitement de la sclérose en plaques. Certains des patients du docteur Claude Vaney sont traités avec du cannabis prescrit sous forme de tisane. Ces prescriptions sont encore interdites en France. "Ça fait vraiment du bien" Depuis une dizaine ou une vingtaine d'années, le cannabis est prescrit pour "les sidéens qui mangent mal ou ont perdu l'appétit, ainsi que les jeunes sous chimiothérapie et qui vomissent dans ce cadre. Ce qui est nouveau, depuis cinq ou six ans, c'est qu'on sait pouvoir utiliser le cannabis pour alléger les spasmes, c'est-à-dire les contractions musculaires désagréables que les patients atteints de sclérose en plaques ou paraplégiques ressentent juste avant de s'endormir", explique ce neurologue de la Clinique bernoise. "J'en ai déjà consommé sous forme de tisanes et de biscuits, témoigne Sabrina, souffrant d’une SEP. Cela m'a beaucoup aidée. Je prenais ça le soir et je dormais vraiment bien. J'ai beaucoup moins de spasticité et je suis convaincue que l'on pourra faire beaucoup de choses à l'avenir pour les personnes atteintes de sclérose en plaques. Il y a un dosage vraiment spécial à faire pour trouver notre propre dosage… pour qu'on ne voie pas de petits éléphants roses, mais ça fait vraiment du bien." Un extrait du magazine "Un Œil sur la planète" diffusé le 18 mai à 23h20, sur France 2. Source: francetvinfo.fr Ce message a été promu en article
  25. Un millier de personnes, selon une source policière, ont défilé le 29 avril 2017 à Paris pour la dépénalisation du cannabis, une marche avancée cette année à l'entre-deux-tours de la présidentielle, en espérant que le prochain chef de l'État s'emparera du sujet. © freshidea/Fotolia Sur des airs de rap et de reggae, le cortège, dans lequel se trouvaient de nombreux jeunes mais aussi des malades militant pour un usage du cannabis à des fins thérapeutiques, proclamait : « Marche mondiale du cannabis dépénalisation autoproduction cannabis thérapeutique. Une autre politique des drogues est possible ». Des grands espoirs avec Hollande « En 2012, on avait de grands espoirs en François Hollande, au moins qu'il ouvre un débat sur le plan européen, mais il a manqué de courage, il a trahi son électorat », a déclaré Farid Ghéhiouèche, un des organisateurs de la marche et fondateur de Cannabis sans frontières, interrogé par l'AFP. À quelques jours du second tour de la présidentielle, le militant a comparé la candidate du Front national et son rival d'En Marche ! : « Marine Le Pen, elle veut renforcer la répression, Macron, ça rime avec légalisation, fin de la répression, plus de concertation... J'ai l'espoir qu'il incarne ce que Justin Trudeau incarne au Canada. » Le gouvernement du Premier ministre canadien Justin Trudeau veut légaliser le cannabis d'ici à juillet 2018. Le Canada permet déjà la consommation de cannabis à des fins médicales depuis 2001. Ne doit pas rester tabou Le programme d'Emmanuel Macron prévoit d'instaurer une simple contravention pour l'usage et la détention de cannabis. « S'il va vers une contraventionnalisation, ce sera déjà un bel effort mais, si l'on veut que ce soit efficace, il faut aller vers la légalisation », a avancé Farid Ghéhiouèche. Lire aussi : On a (enfin) compris ce que veut Emmanuel Macron sur le cannabis « La législation actuelle n'est pas efficace », a renchéri la sénatrice écologiste Esther Benbassa, présente dans le cortège. En 2014, elle avait déposé une proposition de loi pour autoriser l'usage et la vente du cannabis, rejetée par les parlementaires. « Le cannabis ne doit pas rester un tabou », a-t-elle ajouté. 1 sur 2 pour usage médical Le cannabis est interdit en France depuis 1970, avec au maximum un an de prison et 3 750 euros d'amende. Dans la pratique, si l'emprisonnement pour usage est exceptionnel, les amendes perdurent. En 2014, 17 millions de personnes déclaraient avoir déjà pris du cannabis dans leur vie et 700 000 en consommeraient quotidiennement, selon l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies. Parmi ces consommateurs quotidiens, « on estime qu'un sur deux en fait un usage médical », affirme Olivier Bertrand, médecin généraliste et addictologue, membre de l'association Chanvre et libertés-NORML France. Or, « ça peut soigner la maladie de Crohn, le psoriasis, l'asthme, le glaucome, le syndrome de Gilles de la Tourette, et j'en passe, mais le corps médical ne veut pas en entendre parler », assure-t-il. La marche pour la dépénalisation du cannabis, qui se tient également régulièrement dans d'autres pays, comme l'Espagne ou le Canada, sera organisée le 13 mai 2017 dans une douzaine d'autres villes françaises. Source: informations.handicap.fr Ce message a été promu en article