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Bonjour à tous,
j'ouvre ce débat : est il possible de faire soi même son terreau, sans commencer par du terreau du commerce ? Réponse rapide : oui. Mais comment ?
Tout d'abord, il faut éviter d'habiter dans une grande ville comme Paris ou Marseille. Sinon c'est possible aussi mais certainement bien plus compliqué.
Je n'ai pas la science infuse, mais je vais déjà partager ma méthode.
Il faut déjà trouver de la terre. Toutes ne sont pas les mêmes, bien sur. En ce qui me concerne je prends celle du jardin fraichement retournée. Il faut à tout prix éviter la terre des champs cultivés, car comme on le sait, cette terre est souvent stérile et tout les nutriments y sont apportés en début de culture. Il vaut mieux aller chercher une clairière ou un pré,
Cherchez les orties, ils poussent en masse avec de grandes feuilles bien vertes aux endroits les plus riche en azote. D'ailleurs l'ortie lui même en est plein, vous pouvez prendre les feuilles et les hacher / broyer pour les mettre directement avec la terre. (vieille astuce de pépé : une poignées d'ortie sous le plan de tomate à la plantation lui donne un gros coup de fouet)
Une clairière de forêt de pin parait adapté, légèrement acide...
Toiujours favoriser un endroit riche en humus.
Problème : on se retrouve avec une terre riche en matière organique et en nutriments (qui viennent de la matière organique décomposée je le rappelle) , mais il faut aussi un peu d'argile, sans lequel les éléments présents dans le sol pourraient se voir lessivés par les arrosages. Pour détecter la présence d'argile, c'est simple : une terre qui en contient craquelle quand elle sèche. Plus ou moins. Et bien il faut réussir à faire un mélange qui craquelle en séchant, mais que l'on peut broyer dans la main (qui garde un aspect de terre dans la main, pas de caillou, comme l'argile peut faire s'il y en a trop)
L'humus et l'argile, vous l'aurez compris, sont ce qu'il faut chercher en premier. L'un est minéral mais l'autre organique, il faut alors faire en sorte qu'il y ai toujours de la matière organique en décomposition dans le terreau. Rajouter des feuilles mortes, de la tonte de gazon, des orties broyés, branches broyées partiellement décomposées, racines... Je ne saurais donner un pourcentage mais il doit y en avoir, ne cherchez pas à garder uniquement la terre. Nous avons besoin d'un peu d'argile et d'humus pour créer un complexe argilo humique, pour expliquer simplement, c'est lui qui maintient les minéraux dans le sol (PK+oligo), seul l'azote ne peut pas s'y stocker. C'est par cette flore microbienne que toutes les plantes sauvages poussent.
N'enlevez pas tous les cailloux, eux aussi ont leur role, ils gardent la chaleur dans le sol la nuit et facilitent ainsi le développement racinaire. Bon il nous en faut quand même pas trop si on cultive en pot.
Bien sur, avoir une terre de qualité n'est pas tout, il faut aussi l'enrichir un peu. (dans le cas où le sol n'a pas été cultivé depuis des décennies quand on vient y chercher la terre, ce n'est pas forcément nécessaire pour la première tournée, des apports ponctuels d'engrais devraient être suffisant)
On peut donc y rajouter du compost mûr (je ne sais pas si la ganja aime le compost demi mur alors je ne m'y suis jamais risqué) , de la cendre de bois, du fumier mur ou tout un tas d'autres composants.
Personnelement, je rajoute du fumier d'âne (riche en azote ce fumier, et en plus c'est facile il y en a juste à côté de chez moi), ce fumier a l'avantage par rapport au fumier de cheval de ne pas contenir de graines advantives. Comme quantité... dans le jardin je met une fine couche sur toute la surface puis je l'incorpore, j'essaie de mettre à peu près la même proportion sur mon tas de terreau. Je rajoute aussi de la cendre de bois, riche en phosphore, potasse et oligo éléments. Il faut bien sur la tamiser et surtout la mélanger tout de suite, ne pas l'apporter en surface. Apporter entre 0.5 et 1 kg pour 10m2 (je met environ 100g dans mon mélange qui est destiné à ma box.
Je suis très mauvais pour parler de dosage car je fais tout à vue de nez (ex-horticulteur, mon nez me trompe rarement)
Ensuite pour faire son mélange, il faut, par exemple, verser une brouette de terre, mettre par dessus une ou deux pelle de fumier, une poignée de cendre, recommencer jusqu'à ce qu'on ai tout mis, ça fait un joli tas (je fais mon terreau à coup de 200L), ensuite, pelle par pelle, séplacer une première fois le tas, en l'attaquant par le bas et en tournant autour en escargot, puis refaire la même chose une seconde fois. Je le fais une troisième fois mais ça c'est du perfectionnisme. Puis le mettre à l'abri de la pluie, dans un endroit frais et humide. (ça encore faut avoir la place, remarquez on peut tres bien utiliser des sacs de terreau ou croquette de chien pour le stocker en sacs.
Le mieux est de le laisser une à 2 semaines pour qu'il s'homogénise, mais on peut l'utiliser tout de suite si on a pas mis un fumier frais.
Ce terreau est réutilisable à l'infini, pour peu que l'on apporte du compost, fumier, cendre, matière organique décomposée et partiellement décomposée, ou d'autres amendements, suivant si l'on détecte un manque d'oligo élément. Il en existe un grand nombre et tous ont une composition différente. Normalement la cendre de bois est assez bien équilibrée.
Quand on a fini sa session, on vide tout en tas, en enlevant les grosses racines mais en laissant les petites, on rajoute du fumier (si possible frais, car frais il chauffe et agit comme une levure sur la terre, mais il ne faut pas le mélanger de suite, ou bien le mettre en dessus du tas, ou l'incorporer en surface. (le fumier de cheval/ane ne sent pas très fort)
On peut donc réutiliser cette terre si on lui apporte les amendements nécessaires au bon développement des plantes.
Toujours bien garder en tête que le sol ne peut contenir qu'une quantité limitée d'éléments nutritifs (PK+oligo), et si on apporte une quantitée trop élevée de, par exemple, magnésium, il y aura moins de place pour les autres, qui pourront du coup être en sous nombre... ne jamais chercher à trop amender, en effet, en horticulture, il vaut mieux pas assez que trop.
J'espère que ce petit chapitre sur ma façon de faire pourra en apprendre à certains, autant que j'espère qu'on me répondra pour me conseiller moi aussi / rectifier mes dires.
j'ouvre ce débat : est il possible de faire soi même son terreau, sans commencer par du terreau du commerce ? Réponse rapide : oui. Mais comment ?
Tout d'abord, il faut éviter d'habiter dans une grande ville comme Paris ou Marseille. Sinon c'est possible aussi mais certainement bien plus compliqué.
Je n'ai pas la science infuse, mais je vais déjà partager ma méthode.
Il faut déjà trouver de la terre. Toutes ne sont pas les mêmes, bien sur. En ce qui me concerne je prends celle du jardin fraichement retournée. Il faut à tout prix éviter la terre des champs cultivés, car comme on le sait, cette terre est souvent stérile et tout les nutriments y sont apportés en début de culture. Il vaut mieux aller chercher une clairière ou un pré,
Cherchez les orties, ils poussent en masse avec de grandes feuilles bien vertes aux endroits les plus riche en azote. D'ailleurs l'ortie lui même en est plein, vous pouvez prendre les feuilles et les hacher / broyer pour les mettre directement avec la terre. (vieille astuce de pépé : une poignées d'ortie sous le plan de tomate à la plantation lui donne un gros coup de fouet)
Une clairière de forêt de pin parait adapté, légèrement acide...
Toiujours favoriser un endroit riche en humus.
Problème : on se retrouve avec une terre riche en matière organique et en nutriments (qui viennent de la matière organique décomposée je le rappelle) , mais il faut aussi un peu d'argile, sans lequel les éléments présents dans le sol pourraient se voir lessivés par les arrosages. Pour détecter la présence d'argile, c'est simple : une terre qui en contient craquelle quand elle sèche. Plus ou moins. Et bien il faut réussir à faire un mélange qui craquelle en séchant, mais que l'on peut broyer dans la main (qui garde un aspect de terre dans la main, pas de caillou, comme l'argile peut faire s'il y en a trop)
L'humus et l'argile, vous l'aurez compris, sont ce qu'il faut chercher en premier. L'un est minéral mais l'autre organique, il faut alors faire en sorte qu'il y ai toujours de la matière organique en décomposition dans le terreau. Rajouter des feuilles mortes, de la tonte de gazon, des orties broyés, branches broyées partiellement décomposées, racines... Je ne saurais donner un pourcentage mais il doit y en avoir, ne cherchez pas à garder uniquement la terre. Nous avons besoin d'un peu d'argile et d'humus pour créer un complexe argilo humique, pour expliquer simplement, c'est lui qui maintient les minéraux dans le sol (PK+oligo), seul l'azote ne peut pas s'y stocker. C'est par cette flore microbienne que toutes les plantes sauvages poussent.
N'enlevez pas tous les cailloux, eux aussi ont leur role, ils gardent la chaleur dans le sol la nuit et facilitent ainsi le développement racinaire. Bon il nous en faut quand même pas trop si on cultive en pot.
Bien sur, avoir une terre de qualité n'est pas tout, il faut aussi l'enrichir un peu. (dans le cas où le sol n'a pas été cultivé depuis des décennies quand on vient y chercher la terre, ce n'est pas forcément nécessaire pour la première tournée, des apports ponctuels d'engrais devraient être suffisant)
On peut donc y rajouter du compost mûr (je ne sais pas si la ganja aime le compost demi mur alors je ne m'y suis jamais risqué) , de la cendre de bois, du fumier mur ou tout un tas d'autres composants.
Personnelement, je rajoute du fumier d'âne (riche en azote ce fumier, et en plus c'est facile il y en a juste à côté de chez moi), ce fumier a l'avantage par rapport au fumier de cheval de ne pas contenir de graines advantives. Comme quantité... dans le jardin je met une fine couche sur toute la surface puis je l'incorpore, j'essaie de mettre à peu près la même proportion sur mon tas de terreau. Je rajoute aussi de la cendre de bois, riche en phosphore, potasse et oligo éléments. Il faut bien sur la tamiser et surtout la mélanger tout de suite, ne pas l'apporter en surface. Apporter entre 0.5 et 1 kg pour 10m2 (je met environ 100g dans mon mélange qui est destiné à ma box.
Je suis très mauvais pour parler de dosage car je fais tout à vue de nez (ex-horticulteur, mon nez me trompe rarement)
Ensuite pour faire son mélange, il faut, par exemple, verser une brouette de terre, mettre par dessus une ou deux pelle de fumier, une poignée de cendre, recommencer jusqu'à ce qu'on ai tout mis, ça fait un joli tas (je fais mon terreau à coup de 200L), ensuite, pelle par pelle, séplacer une première fois le tas, en l'attaquant par le bas et en tournant autour en escargot, puis refaire la même chose une seconde fois. Je le fais une troisième fois mais ça c'est du perfectionnisme. Puis le mettre à l'abri de la pluie, dans un endroit frais et humide. (ça encore faut avoir la place, remarquez on peut tres bien utiliser des sacs de terreau ou croquette de chien pour le stocker en sacs.
Le mieux est de le laisser une à 2 semaines pour qu'il s'homogénise, mais on peut l'utiliser tout de suite si on a pas mis un fumier frais.
Ce terreau est réutilisable à l'infini, pour peu que l'on apporte du compost, fumier, cendre, matière organique décomposée et partiellement décomposée, ou d'autres amendements, suivant si l'on détecte un manque d'oligo élément. Il en existe un grand nombre et tous ont une composition différente. Normalement la cendre de bois est assez bien équilibrée.
Quand on a fini sa session, on vide tout en tas, en enlevant les grosses racines mais en laissant les petites, on rajoute du fumier (si possible frais, car frais il chauffe et agit comme une levure sur la terre, mais il ne faut pas le mélanger de suite, ou bien le mettre en dessus du tas, ou l'incorporer en surface. (le fumier de cheval/ane ne sent pas très fort)
On peut donc réutiliser cette terre si on lui apporte les amendements nécessaires au bon développement des plantes.
Toujours bien garder en tête que le sol ne peut contenir qu'une quantité limitée d'éléments nutritifs (PK+oligo), et si on apporte une quantitée trop élevée de, par exemple, magnésium, il y aura moins de place pour les autres, qui pourront du coup être en sous nombre... ne jamais chercher à trop amender, en effet, en horticulture, il vaut mieux pas assez que trop.
J'espère que ce petit chapitre sur ma façon de faire pourra en apprendre à certains, autant que j'espère qu'on me répondra pour me conseiller moi aussi / rectifier mes dires.
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