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By azmaster,
La micropropagation
 
-A quoi sert la micropropagation?
Elle sert à régénérer des plantes entières à partir de n'importe qu'elle partie de cette dernière.
-De quelle partie se sert-on?
De toute, une feuille, un bourgeon, une racine, une cellule.
-Cela parait trop beau, où est l'arnaque?
Il n'y en a pas, cette technique est utilisée dans les laboratoires de recherche, et depuis peu dans les grandes exploitation, permettant de multiplier à l'infini une plante avec des caractères spéciaux.
 
Maintenant, la technique à proprement parler et la vérification scientifique, par la suite je rajouterai comment le faire simplement à moindre coût et sans aucune connaissance.
 
Introduction
Outre l'utilisation récréative du cannabis, d'autres comme la production de fibre, de graines à alimentation humaine ou encore de production de molécules pharmaceutiques existent.
 
Ce type d'application à fort coût économique a très vite intéressé les chercheurs. Cependant le cannabis jouissant dune réputation défavorable très peu de publication sont accessibles.
 
Néanmoins, pour moi la science devant être partagée et surtout pas gardée comme un secret, je vais vous révéler la technique la plus performante à l'heure actuelle pour obtenir une quantité impressionnante de boutures dans un laps de temps fort court.
 
Matériel et méthodes

-Germination de graines à l'obscurité dans un milieu de 90% d'humidité pendant 24h.
-Stérilisation à l'hypochlorite de calcium 5% pendant 6-8-15 minutes.
-Puis remise en germination dans une solution aqueuse à 3% de glucose et 1% de saccharose.
-Suivit de la mise en croissance hors sol de plantes.
-Arrivé à 3 semaines de croissances les plantes sont sacrifiés.
-On part alors de pétiole, d'entre nœud, de bourgeons axillaires et du bourgeon apical.
-Mise en culture dans boite d'Agar-agar pré-stérilisé à l'autoclave, 120°C pendant 45 min.
 
-Puis les cultures sont placées à l'obscurité pendant 3 semaines, en présence d'une balance hormonale favorisant la différenciation des cellules en type racine. Cette enceinte est maintenu à 22°c.
-Puis passage en mode éclairage à 22°c, sous photo période de 16/8.
 
 


-Pour la formation des racines, les plantules régénérées à 2 cm de haut ont été cultivés sur MS basal moyen complété avec 1,0 mg l-1 IAA (Auxine) et 1,0 mgl-1 NAA. Les plantes enracinées ont été transférées vers le sol et cultivées dans une serre.
 
Statistiques
Expériences impliquant quatre explants, cinq cultivars et une moyenne de huit combinaisons ont été réalisées dans une étude complète (RCB) de conception en trois répétitions.
L'effet des régulateurs de croissance des végétaux sur l'induction pour les différents explants (jeunes feuilles, pétioles,entrenœuds, bourgeons axillaires) a été exprimé en pourcentages. Pour savoir si les résultats étaient significatifs ,nous avons utilisé Two-way ANOVA, et normalisé la distribution.

 
Résultats
La stérilisation des explants a été meilleure en remuant la solution d'hypochlorite de calcium 5% pendant 15 min.
Toutes les préparations ont pu être régénérées en entier, donnant naissance à des lignées génétiquement identiques mais phénotypiquement différentes. En effet partant de plantes dioïques strictes femelles nous sommes arrivés à des phénotypes hermaphrodites ou plutôt d'inter-sexes.
Ce phénomène a cependant été contrôlé conduisant à une restauration du phénotype femelle, partant de là une autre étude sera faite pour expliquer cette dédifférenciation ou comment partir de plantes hermaphrodites et induire une différentiation perpétuelle en un seul sexe de manière irréversible.
 
Discussion
Il faut préciser que les meilleures régénération ont été obtenues à partir de pétioles et de feuilles, de plus le bourgeon apical à été régénéré aussi bien en présence qu'en absence d'hormone, sa régénération sur milieu gélosé n'est donc pas obligatoire.
 
Expérimentation facilitée
 
I-Introduction
Cette technique va permettre de régénérer une plante quelle que soit la partie prélevée, mais pour des soucis de technicité et de compétences, nous allons étudier le cas de la régénération par des cellules de parenchymes chlorophyllien de feuille (Pouvoir réducteur sous forme de NADPH(2)+ pour les curieux).
 
Outre l'aspect pratique de pouvoir préparer des milliers de boutures identiques au pied mère en partant de n'importe qu'elle partie de la plante, la micropropagation offre bien d'autres ouvertures plus que passionnantes et gorgées de surprises.
 
En conclusion je vous expliquerai comment croiser vos meilleures plantes mères et les régénérer pour donner naissance à des plantes au potentiel végétatif et floristique pratiquement infini.
 
Je tiens également à dire que ces protocoles sont ma propriété intellectuelle et qu'aucune utilisation à but lucratif ou associatif ne peut avoir lieu sans ma permission sous risque de poursuites mais l'utilisation personnelle est autorisée. Merci
 
II-Matériel et méthodes
Liste du matériels à se procurer :
- Un scalpel végétal
- De l'alcool à 90%
- Une gazinière ou mieux un bec Bunsen
- Votre plante à micropropager
- Récipient pour micropropager ( boite de pétri, tube à essai, pot yaourt....)
- Une pipette précision 0.1ml
- Auxine 1mg/L
- Cytokinine 1mg/L
- Du milieu minérale MS ou Murashige ou Skoog
(Tout cela est facilement trouvable sur internet, en cas de problème je rajouterais les adresse où en trouver)
 
Avertissement :
- Les hormones ne supportent que très mal la température (elles sont thermolabiles), il est conseillé de les conserver au réfrigérateur à +/- 4°c. Et de ne les sortir que pour les expériences.
 
- Le milieu MS ou autres sont vendus en poudre, il faudra les compléter à l'eau et les faire chauffer au bain marie bouillant pour qu'ils se dissolvent, mais attention à bien les garder à cette température car une fois refroidis il durcissent et sont inutilisables.
 
- Toute les manipulations doivent se dérouler avec le plus de stérilité possible. Désinfecter le plan de travail, vos mains, tout le matériel, puis allumer votre bec Bensen (flamme blanche) et délimiter un rayon de 20 à 30 cm autour qui constituera votre cône de stérilité ou vous manipulerez.
 
Tout se passe dans le cône de stérilité
 
Préparation des milieux :
- Désinfectez vos boites à l'alcool, puis au bain marie à 80°c pendant 5 min, puis laissez sécher.
- Chauffez votre solution (milieu ms + eau jusqu'au col de la bouteille) au bain marie bouillant, pensez à laisser le bouchon ouvert. Une fois totalement dissout au bout de 30 à 60 minutes, laissez refroidir légèrement pendant 5 min puis coulez dans vos boites sur environ 1 cm de profondeur. (conservation 3 semaines maximums)
- Minimum 2 boites par expérience, sur la première mettre 1mg/L d'auxine ( 0.5 ml)+ 1mg/L de cytokinine (0.5ml) nous permettra d'obtenir de Cals. Noté MSAC
 
Et sur la deuxième, mettre 0.1mg/l d'auxine (0.5ml) + 1mg/L de cytokinine (0.5ml), ne pas oublier de bien homogénéiser sur tout le substrat. Nous permettra de régénérer, noté MSEL
 
 
Prélèvement des fragments à micropropager :
- Prendre une feuille d'aluminium, la désinfecter au bain marie 80°c pendant 5 min, puis à l'alcool et la garder dans le champ stérile. Cette feuille permettra de stériliser le matériel végétal.
- Prendre une feuille de votre plante et la placer entre deux morceaux d'aluminium, laisser en contact 3 min, puis découper un carré de 1cm de coté, en prélevant une partie de la nervure centrale.
- Mettre les fragments sur les milieux, sceller les boites avec du scotch ou de la parafilm et placer les boîtes 3 semaines à 1 mois à température 18-20°c et faiblement éclairé.
 
 
III-Résultats
Les milieux MSEL vont développer des bourgeons, de là, rajouter de l'auxine et elles feront des racines, il ne reste plus qu'à les replanter en terre.
Les milieux MSAC vont former des amas de cellules indifférenciées et immortelles, en abaissant la température à 10°c vous pouvez les garder en quiscence pendant plusieurs années, et en prélever pour effectuer de la régénération sur milieu MSEL.
 
Il est donc facile de conserver des dizaines de génétiques dans sont frigo et de les régénérer au moment voulu. Cette technique permet la pérénité des variétés et un approvisionnement constant en bouture sélectionnées sur un phénotype intéressant afin de produire des boutures à l'infini.
 
IV-Discussions et évolutions
Le principe de la régénération peut également être utilisé pour réaliser des croisements, ceux-ci étant rendus impossibles soit par le nombre de générations demandées (10 ou 20 000), par le nombre de chromosomes inadéquates, par des notions de dominances récessivités, etc...
 
La solution se trouve dans la génération de protoplastes (cellules végétales ayant perdu leurs paroi). Puis dans la fusion de deux protoplastes venant de plantes différentes. On obtient donc une cellule possédant les deux génomes et exprimant toutes les particularités des deux plantes. Sans compter qu'elles sont donc au minimum tétraploïdes (voir beaucoup plus) et que du coup les stocks d'hormones de croissance et de floraison sont doublés.
 
Il suffit donc de régénérer ces protoplastes fusionnés en micropropagation, et l'on obtient des plantes monstrueusement résistantes et productives, sans compter qu'elles peuvent être bouturées ou micropropagées à l'infini.
 
Voici la technique mise en vidéo :
 
 
 
v/c Dad-
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Quelle lampe pour faire pousser ?
By Toutancarton,
pourquoi faut il absolument une lampe spéciale ?
 
Pour pousser, une plante doit recevoir de la lumière. La lumière va lui permettre d'assimiler le dioxyde de carbone (CO2) et ainsi respirer. C'est le soleil qui permet aux plantes de pousser. Les plantes ne peuvent pas pousser dans le noir.
 

En intérieur, il faut utiliser une lampe pour recréer un soleil artificiel. Il n'est pas possible de faire pousser de manière satisfaisante (=avec récolte) sans apport de lumière artificielle .
 
Mais surtout pas n'importe quelle lampe...!
 
Les ampoules classique incandescentes ne permettent pas de faire pousser des plantes.
 
L'important pour une plante est en effet son 'spectre', c'est à dire la composition en couleurs de la lumière qu'elles émettent.
(un peu comme le spectre de l'arc en ciel).
Il faut que ce 'spectre' corresponde aux besoins de la plante, avec suffisamment de bleu et de rouge dedans. (schématiquement, le bleu pour la croissance, et le rouge pour la floraison)
 

 

Une lampe normale (à incandescence) émet dans un "spectre " que la plante peut pas assimiler, comme si elle ne la 'voyait' pas, et, ce, peu importe la puissance fournie.
 

Sur ce graphique bidon tiré du catalogue pearl, on voit bien schématiquement qu'il manque de nombreuses 'tranches' de longueurs d'ondes dans le spectre de la lampe classique, et c'est justement dans les longueurs d'ondes nécessaires à la plante pour pousser.
 
Au contraire une lampe horticole offre des rayonnements renforcés dans les couleurs qui favorisent la pousse.
 
Pour faire pousser en intérieur, une lampe spéciale est donc indispensable. Les plus connues sont les lampes HPS (High Pressure Sodium), MH, MG ou néons.
 

Remarque importante :
Les lampes halogènes consomment beaucoup d’électricité, chauffent beaucoup, et leur rendement lumineux est mauvais.
 
Les lampes à incandescence classiques ne servent carrément à rien, sauf à bruler de l'électricité. Tout ce qu'on obtient avec,c'est de la tige, pas de feuilles...
 
Les newbies qui présentent leur culture sous halogène ou sous lampe classique sur les forums de Cannaweed sont régulièrement conspués par la communauté des cannaweedeurs.
Si vous ne voulez pas être la risée de tous les cannaweedeurs, évitez même d'écrire le mot halogène
 
La lampe qu'il vous faut :
 
Les lampes HPS, ou MH (lampes à décharge) ou MG (ecolite, envirolite) ou les tubes néons sont les lampes qu'il vous faut , et adaptées à la pousse du chanvre indien.
 

 
Lampe HPS (High Pressure Sodium)
Elles nécessitent un branchement sur un ballast spécial pour fonctionner. Le coût minimum pour s'équiper commence à partir de 60 €. Compter entre 100 € et 200 € pour un système plus complet lampe + ballast + réflecteur.
Ce sont les lampes les plus efficaces pour faire pousser le canna. Elles sont disponibles en fort wattage mais attention à la chaleur ! Cultiver sous HPS l'été est quasi impossible, sauf à disposer d'un endroit frais dédié (du type cave)
Un cool tube (ventilation renforcée de l'ampoule) sera peut être nécessaire, surtout dans les petits espaces, ou à fort wattage.
 

 
Lampe MG (envirolite, ecolite, ...)
 
Les MG sont comme un tube néon replié.
Elles ont généralement un ballast intégré. Elles chauffent peu et consomment moins que les HPS. Elles sont idéales pour de petits espaces car elles peuvent être placées très près des plantes (5-10cm).
 
Le débat HPS/MG fait l'objet de nombreux débats, topics, ou polémiques que cette FAQ n'a pas pour objet d'alimenter. Disons seulement qu'à chaque lampe son utilisation...
Tout dépend de l'espace et de la méthode de culture...
 
Toutes ces lampes s'achètent dans des magasins spécialisés de jardinage d'intérieur appelés Growshop. (voir le site Annuaire de growshop
 
 
 

 
Tube néon
 
Les néons ont aussi besoin d'un ballast spécial pour fonctionner.
Les néons sont la solution la plus économique pour un espace 'croissance', mais ne donnent pas des résultats optimaux en floraison, sauf les dernières générations de "turbo néons" (même technologie que sur les lampes MG). Mais comme ils sont assez longs, il ne rentrent pas dans tous les placards
 

Les soluces 'Systeme D'
 

 
lampe fluocompacte
 
Les seules lampes que l'on trouve facilement dans le commerce et qui aient un spectre adapté a la pousse sont les néons et les lampes 'éco' , (celles qui ressemblent un peu à un petit tube néon replié.
 
Mais il en faut beaucoup (au moins 3 ampoules éco 20W pour deux plants) pour espérer quelque chose et les résultats sont souvent décevants. A éviter!
++:-o++:-o++:-o++:-o++:-o++
 
Pour en savoir plus :
 
Lire la FAQ de Fanfan sur la lumière horticole pour plus de détails sur le spectre ;
La Faq à Fanfan
 
Le topic très complet d'un crustacé anonyme sur
Lumière et culture en intérieur
 
Ainsi que les nombreux autres tutos présents sur ce site.
 
Long live Cannaweed...
 
v/c Dad-
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La lumière horticole-Lumen/Kelvin/PAR
By fanfan_la_tulipe,
Introduction
 
Ceci est un abrégé, un point sur les caractéristiques principales de la lumière artificielle pour l'horticulture, destiné au cannabiculteur débutant. Beaucoup de détails ne sont pas développés comme la photosynthèse ou les différents types de lampes (que vous retrouverez dans d'autres guides éclairage).
 
La lumière désigne les ondes électromagnétiques visibles par l'œil humain, c'est-à-dire comprises dans des longueurs d'onde de 0,38 à 0,78 microns (380 nm à 780 nm ; le symbole nm désigne le nanomètre).
 
1. La densité lumineuse
 
Ou l'intensité lumineuse, c'est le lumen. Toujours indiqué sur les boites d'ampoules. C'est la norme en France.
Au départ, le lumen vient de l’époque où l’électricité n'existait pas. Il fallait des bougies pour s'éclairer, et surtout pour pouvoir lire la nuit.
 
Référence:
1 lumen = 1pied chandelle
ou l'intensité d'1 bougie sur 1 pied carré blanc à 1 pied de distance
 
1 pied = 30.48 cm
Pour indication, le lux c'est la même chose mais au mètre carré à 1 mètre de distance.
1 lumen = (approximativement) 10 lux..
On mesure les lumens avec un photomètre.
 
L'intensité lumineuse diminue ou augmente avec les distances. Voici un dessin représentant cela :
 
 
 
 
 
L'éclairage prenant la forme d'un cône, cela signifie que:
- plus les lampes seront proches, moins la surface éclairée sera importante mais l'intensité lumineuse sera plus élevée
- plus les lampes seront éloignées, plus la surface éclairée sera importante mais l'intensité sera aussi grandement diminuée
 
 
Malheureusement, certaines ampoules (HPS, MH) produisent beaucoup de chaleur. Il faut donc faire attention car on peut "brûler" les plantes. D'autres lampes produisent moins de chaleur (mg, néons, écos, leds), mais doivent être très proches des plantes pour un rendement maximal.
 
2. La couleur ou température de la lumière
 
La petite histoire
 
En analysant le spectre émis par un corps noir, représentant une source thermique idéale, on constate que c'est vers une température de 5500 Kelvin que ce dernier émet approximativement la même quantité d'énergie dans toutes les longueurs d'onde.
Par comparaison avec un corps noir, on peut également assigner à toutes les sources thermiques une valeur de température de couleur, exprimée en Kelvin, qui précise la répartition spectrale des sources thermiques. Les sources dont la température de couleur est inférieure à 5500 K ont une tendance jaunâtre, et inversement, les sources de température de couleur supérieure à 5500 K sont bleuâtres.
 
]  
 
Nota bene: Paradoxalement, plus une lumière est "froide", plus sa température de couleur est élevée.
 
Appliqué à l'horticulture
 
Pour reproduire au mieux le cycle des saisons artificiellement nous devons connaitre la couleur de la lumière.
 
Au printemps et pendant toute la période axée autour du solstice d'été, le soleil est haut dans le ciel et éclaire longtemps. Pendant cette période, la couleur de la lumière, peu filtrée par l'atmosphère de par son angle, est plutôt bleue, autour de 6000°K et jusqu'à 10000°K quand le ciel est nuageux. La plante germe, croît, grandit sous ce spectre adapté.
 
Quand l'automne arrive, les jours raccourcissent. La plante doit fleurir pour se reproduire avant de mourir, faire des graines, qui germeront au printemps d'après. Les jours sont plus courts, la lumière est plus rasante, plus filtrée par l'atmosphère. Ce qui donne une couleur plutôt orange/rouge, autour de 2700°K.
 
C'est tout autant la photopériode qui importe dans le cycle de la plante que la température émise par la source lumineuse, les deux sont nécessaires pour obtenir les meilleurs résultats.
 
3. Le PAR
 
PAR : ou Photosynthetically Active Radiation . Il ne prend en compte que les radiations effectivement émises dans le spectre d'absorption de la chlorophylle. Différentes manières d'en parler :
% PAR soit le pourcentage de lumière effectivement absorbables par les plantes (le plus commun) Watts PAR soit la quantité de watts effectivement utilisés permettant d'émettre dans les PAR
Ces mesures ne permettent de comparer que des lampes utilisant la même technologie car elles ne tiennent pas compte du rendement lumineux, qui est tout aussi important.
 

* Source : https://www.icmag.com
 
Certaines lampes ont un PAR moyen (HPS env. 80%), d'autres parfait (CFL, T-néon, néons T5 T8 en partie). La faiblesse du PAR des HPS est compensée par la grande intensité de lumière qu'elles produisent.
 
Le PAR est malheureusement rarement indiqué sur les lampes non spécialisées. Sauf dans le cas de quelques marques, alors un code couleur est présent, par exemple 827. le 8 indique le PAR, dans ce cas 80%. Le 27 indique la couleur, ici 2700°k. Ce code est souvent présent sur les ampoules écos "domestiques" ou leur boîte. Vous pouvez regarder chez vous si vous en avez.
 
Mesure de la lumière
 
Il existe différentes unités de mesure de la lumière en intérieur.
 
Watt : unité de puissance correspondant à la consommation d'un joule par seconde. Principaux multiples : le kilowatt (1 kW = 1 000 watts), le mégawatt (1 MW = 1 million de watts) et le térawatt (1 000 milliards de watts). Il ne s’agit pas d’une unité de mesure de la lumière à proprement dite mais d'une unité de consommation électrique des sources lumineuses utilisées.
 
Lumens : En physique, le lumen (du latin, lumière) est l'unité dérivée du système international utilisée pour le flux lumineux. Son symbole est lm. Par définition, 1 lumen correspond au flux émis dans un angle solide de 1 stéradian par une source ponctuelle uniforme située au sommet de l'angle solide dont l'intensité vaut 1 candela.
1 lm = 1 cd x sr
 
Lux : Le lux est une unité de mesure de l'éclairement lumineux. Il caractérise le flux lumineux reçu par unité de surface.
Un lux est l'éclairement d'une surface qui reçoit, d'une manière uniformément répartie, un flux lumineux de un lumen par mètre carré.
1 lux = 1 lm/m² = 1 cd x sr /m²
 
Rendement lumineux: Mesuré en lumens par watt, il permet de connaitre la quantité de lumens produite par watts utilisés.
 
Ce rendement lumineux donne la meilleure indication sur la réelle "puissance" de la source, les lampes qui ont le meilleur rendement sont les HPS 600w (env. 150 lm/w), le PAR quant à lui donne une notion de qualité de la source en évitant des émissions de lumière inutile pour la plante.
 
nota bene: il faut être très circonspect avec les chiffres et les mesures données par les fabricants car il s'agit souvent surtout de marketing.
 
3. Les lampes
 
HPS, MH, mg, néons et même écos sont autant de lampes dispo pour la culture en intérieur. Elles ont toutes des caractéristiques différentes en lumens, couleurs, taille, chaleur... et en dépense d’électricité!
Référez-vous aux autres guides de la section pour en savoir plus.
 
4. Les réflecteurs
 
La lumière est une onde, un rayon, qui part dans tous les sens autour de sa source. Réfléchir la lumière est une façon efficace pour la concentrer vers un point particulier. Dans notre cas, vers nos plantes.
Une bougie fournit 12.5 lumens dans toutes les directions à une distance d'1 pied. Mais seulement 1 lumen est présent sur une feuille d'1 pied carré à 1 pied de distance. Vous comprenez donc l’intérêt du réflecteur pour concentrer l'intensité lumineuse vers un endroit précis!
 
Quel est le meilleurs réflecteur possible? Un guide sera dédié à l'étude des réflecteurs.
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