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By Guest,
Volume 3 : Les maladies
 
1. Pourriture noire (Phytophthora) RARE
 
1.1. Symptômes
Cette maladie se signale par la présence de tâches de couleur brun violacé ou noir et pouvant dans les cas extrêmes dégénérer en pourriture.
 
L'excès d'humidité du compost favorise le développement du champignon, il se présente sous forme de feutrage blanc à la base des plantes.
 
 

 
 
 
1.2. Traitement
 
 
Éviter, l'humidité excessive du compost produite par un arrosage trop abondant ou un compost trop vieux.
 
Détruire les plantes trop atteintes et ne pas réutiliser les pots qui portent encore les germes de la maladie.
 
Pour les plantes moins atteintes, couper la partie malade et badigeonner la plaie par un fongicide à base de « captafol ».
 
Traiter préventivement en période humide et chaude avec un fongicide systémique à base de « captafol » ou « metalaxyl folpel », en répétant le traitement à 7 jours d'intervalle.
 
 
2. Pourriture grise (Botrytis cinerea) FREQUENT
 
2.1. Symptômes
Fleurs piquées de noir, développement d'une fine poussière grise sur les feuilles.
 
Maladie favorisée par une température trop froide avec une humidité excessive la nuit.
 

 
addendum: pourriture en mode macro

 
 
2.2. Traitement
Augmenter la température la nuit, installer une bonne ventilation.
 
Arroser moins souvent 1 fois tous les 2 jours pendant 15 jours et plus d'engrais !
 
Nettoyer convenablement le sol.
 
Retirer TOUTES les feuilles atteintes sans exception.
 
Ne plus arroser directement sur le pied mais aux alentours. Éviter de mouiller le pied !
 
Mettre du souffre (fleur de souffre) au pied et sur la tige (sur une hauteur de 10 cm).
 
Traiter les plantes par un fongicide à base « d'etylphosphite d'aluminium » ou de « carbendazime ».
 
 
3. Pourriture jaunâtre (Sclerotinia) RARE
 
 
3.1. Symptômes
Dégénérescence rapide des pseudo-bulbes et des feuilles qui prennent une teinte jaunâtre devenant brun et secs avant la mort de la plante.
 
Cette maladie est provoquée par un champignon polyphage, qui parasite les fleurs et les légumes du jardin.
 
3.2. Traitement
Pulvériser la plante avec un fongicide à large spectre à base de « cuivre ».
 
4. Pourriture Bactérienne (Erwinia carotovora) FREQUENT
 
4.1. Symptômes
Taches humides brunes jaunâtres, partant généralement du feuillage et s'étendant à l'ensemble du limbe.
La généralisation de la pourriture entraîne la mort de la plante.
 
Les conditions de chaleur et d'humidité sont favorables pour cette maladie.
 
Les jeunes plantes ainsi que les plus faibles sont sensibles à cette maladie.
 
Elle pénètre par voie vasculaire, elle est propagée par les insectes, les arrosages (tremper les plantes dans un même récipient) et les blessures dans les opérations de culture.
 
 

 
 
 
4.2. Traitement
Détruire les plantes malades et surtout ne jamais réutiliser le compost et les pots qui ont été contaminés.
 
En période de chaleur, éviter d'arroser le feuillage avec une eau trop froide ( choc thermique ). Installer une ventilation pour que les plantes puissent ressuer le plus rapidement. Trop d'azote dans l'engrais, provoque un développement exagéré du feuillage sans la consistance du squelette de la plante.
 
Pulvériser ou tremper la plante dans un fongicide à base de « Thirame ».
 
5. Antracnose FREQUENT
 
5.1. Symptômes
 
 
Taches circulaires de couleur brun clair, se couvrant par la suite de granulation de manière concentrique. Cette maladie est favorisée par un apport d'engrais trop azoté et par un manque de lumière ou par une température trop élevée.
 
 
NB par Vyk : De plus, et c'est le cas pour toute maladie cryptogamique et nombre de bactéries (comme l'erwinia), la composante climatique joue un rôle clé dans le développement du pathogène. Ainsi il est primordial d'assurer un bon renouvellement de l'air et d'avoir une hygrométrie peu élevée.
 
 

 
 
 
5.2. Traitement
 
 
Il faut couper les parties atteintes et saupoudrer les plaies avec un fongicide à large spectre. Traiter par pulvérisation avec un fongicide à base de « cuivre ou captafol ».
 
6. Fusariose (Fusarium) FREQUENT
 
6.1. Symptômes
 
 
Flétrissement et perte des feuilles par un manque de racine par suite d'un compost trop compact et trop usé. Ce trouble de la plante peut être causé par une température trop basse la nuit avec un compost trop humide.
 
 

6.2. Traitement
 
 
Tremper la plante qui a été dépotée avec un fongicide à base « benomyl ».
 
Rempotez en urgence dans un substrat plus aéré, pulvériser préventivement 2 fois par mois jusqu'à l'apparition des nouvelles racines.
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By phyldafghan,
Salut la commu',
 
Suite à mon récent déménagement -et surtout ma nouvelle cohabitation avec ma chère et tendre, j'ai eu de sa part la permission de me remonter un placo, à la condition expresse qu'il soit DISCRET.
 
Pour ceux qui ne maîtriseraient pas bien les subtilités de la langue féminine, "discret" sous-entend :
- visuellement neutre -mais surtout joli (et assorti au reste de l'intérieur) ;
- silencieux !!
- ne dégageant aucune odeur.
Et quand elles disent "aucune", c'est rien, nada, pas une effluve....
 
Alors "avant" : j'étais tranquille ; placo dans la cuisine, séparée du reste de mon modeste studio par une porte et surtout avec une fenêtre ouverte H24, à moins d'un mètre du placard...
 
Je me suis donc un peu pris la tête sur ce projet mais suis assez fier du résultat ; d'autant qu'il a été complètement validé par madame, qui, rentrée du boulot le soir où j'ai fini la construction, m'a dit :
"ha bon, ça tourne, là ? T'es sûr ?".
J'ai envie de dire : tous les collègues cultivateurs, ayant galéré à convaincre leur moitié de l'éventualité de faire pousser chez eux, sauront que cette phrase : ça vaut de l'or !
 
Bon, vu que j'avais un timing assez limité pour la construction, j'ai pas forcément pris de photos de toutes les étapes mais j'avais envie de partager avec vous le "produit fini" ; je me disais que ça pourrait toujours donner des idées à certains d'entre vous -voire des arguments pour convaincre votre dulcinée.
 
Donc à la base, il s'agissait d'un espace déjà existant de 100cms de large x 60 de profondeur ; un renfoncement dans le couloir menant à la chambre, genre placard mais sans portes.
 
J'y ai calé une box en toile de 60X60X160 et fabriqué la structure autour à l'aide de tasseaux.
 
"Pourquoi une box en toile dans un placo en bois ?" me demanderez-vous ?!?
 
Et je vous répondrais avec une base élémentaire de l'isolation phonique (et thermique) : le principe est d'enfermer un maximum de couches d'air au sein de couches en dur.
 
C'est ce qu'on appelle "la boîte dans la boîte", procédé bien connu des ingénieurs-son en studio d'enregistrement, où la cabine est une pièce vitrée elle-même enfermée dans une autre pièce, séparée de la console de mixage où l'ingénieur se trouve.
 
C'est également le principe du double-vitrage...
 
 
Donc, niveau discrétion visuelle, ça donne ça :
 

Ouais, c'est jamais qu'un pauvre rideau MAIS de la même couleur que les murs.
Camouflage level : over 9000 (les vrais savent !) 
 
Une fois le rideau tiré, on tombe là-dessus : 
 

 
Un placard en sapin, tout ce qu'il y a de plus normal, surtout quand on habite en montagne et que le reste du mobilier est à l'avenant...
 
 
Voyons à présent l'intérieur de ce placo : 
 

 
On voit donc la box en toile, bordée à gauche par la "gaine technique" :
 

 
 
MAJ du 08 mars 2015, un beau tableau tout propre, avec interrupteurs horaire modulaires, prise dédiées et contacteur de puissance pour le ballast :


 
On notera d'ailleurs la présence d'un premier extincteur automatique, sécurité oblige
 
Et ajout de deux ventilos 12VDC 9cms pour rafraichir la gaine technique ainsi que l'air introduit en croissance (08 mars 2015) :
 

 
  
Les portes/parois ont été capitonnées en laine de verre : 
 

 

 
 
Puis recouvertes de bâche afin d'éviter la dispersion de fibres :
 

 
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Partie croissance :
 
L'espace utile représente 62 x 45 cms x 60cms de haut : nickel pour 4-5 pieds-mères et une serre de bouturage.
J'y ai placé un second extincteur automatique ; avec le bois et l'électricité, on est jamais trop prudents.
 
Set-up :
Capitonnage insonorisant en laine de verre sur les parois, recouvertes de mylar et bâche étanche au fond, avec bordures surélevées (important car gaine technique électrique juste en dessous !) Eclairage : 4 x spots LED multicolores de 36W (puissance faciale ; ~20W réels) + 2 spots LED 5.5W - 4000K 1 ventilateur 12 cms en brassage d'air ; Intra passive et extraction par ventilo PC 12 cms, alimenté par un transfo réglable de 4 à 12VDC.
  Illustrations :
 
Capitonnage : 
 

 
 
Avec le revêtement réfléchissant (mylar) et l'éclairage :
 

 
Le cube que l'on voit à droite est le caisson insonorisé de l'extracteur de floraison (détaillé un peu plus bas).
 
 
Avec la paroi insonorisante en place :
 

 

 
 
Gros plan sur les spots ; en mode "lumière réelle" :
 

 
 
Puis avec une balance des blancs compensée :
 

 
 
J'ai commandé ces spots directement chez le fabricant chinois et ai demandé une customisation, en remplaçant une partie des LEDS rouges et bleues par de l'orange et du jaune.
Alors d'accord : on est encore loin du spectre optimal (pas de blanc ni de rouge lointain) et ce ne sont jamais que des LEDs Epistar "classiques" mais ça fait très bien le job (déjà une session cro avec et vous pouvez voir le résultat avec les plantes en flo juste en dessous) et très franchement, à 12€/pièce le spot customisé et livré en 3 semaines (sans casse) depuis la Chine, je pense m'en être pas trop mal sorti !
 
J'en ai pris 8 ; 4 pour la cro, 2 pour la flo et 2 en remplacement, ayant une confiance somme toute assez limitée dans la longévité des composants... mais peut-être aurais-je la bonne surprise de les voir tourner plusieurs années !
 
 
MAJ du 08 mars 2015 : ajout de deux spots LEDs 5.5W 4000K pour compléter le spectre :
 


  
MAJ 08 mars 2015 :
 
Les sessions croissance que j'avais faites jusque là s'étaient déroulées sans l'espace flo en marche ; maintenant que les 2 espaces tournent en même temps, j'ai (logiquement !) pu constater que sans renouvellement d'air actif, la chaleur était bien trop importante dans l'espace croissance.
A vrai dire, je m'y attendais un peu mais je voulais quand même voir ce que ça donnerait en l'état...

... ba j'ai vu : c'est NUL !

Sans la flo en route, j'arrivais à maintenir 24/25°C avec ma circulation passive et un simple brassage d'air ; à présent, avec l'inertie de la flo et notamment la chauffe du ballast, je monte à 30, voire 31-32°C aux moments les plus chauds.

J'ai donc pallié à ce souci, en ajoutant un ventilo 12cms 12VDC en extraction active :




Ainsi que deux ventilos 12VDC - 9cms, pour rafraîchir la gaine technique et apporter de l'air frais en croissance :



 
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Côté Floraison :
Tente de culture "Florabox" 60 x 60 x 160 : pas le top du top mais suffisamment costaud, étanche et bien conçue avec nombreuses "chaussettes" pour extra, câbles, ... ; Eclairage : Lampes haute pression 250W (MH + HPS), alimentées par un ballast Lumatek dimmable + 2 spots LED "no name" 36W (en complément de spectre et compensation des zones d'ombre du cooltube) ; Cooltube customisé avec un réflecteur type "AAW" (imitation pas chère !) Ventilation : 1 extracteur  Prima-Klima 2 vitesses (220/360 m3/h) et 2 brasseurs d'air 15cms (introduction d'air passive) ; Filtres à charbon : 1 x Canfilter 280m3/h en début de ligne + 1 Canlite 250m3/h en fin de ligne. L'extracteur a été insonorisé selon le même principe de "boîte dans la boîte" : à l'intérieur, les parois en agglo ont été doublées de Styrodur ; le ventilo suspendu avec des tendeurs élastiques (silent-blocks) et le caisson lui-même capitonné à la laine de verre, intérieur et extérieur :
 

 
Les 3 fils blancs que l'on voit partent vers le tableau de commutation de vitesse homemade, couplé à un thermostat d'ambiance qui pilote un contacteur inverseur.
L'extra tourne en petite vitesse si la température est inférieure à 27°C ; au-delà, la grande vitesse s'enclenche avec un hystéresis de 2K (retour en PV quand la température est redescendue de 2°C).
 
 
Une fois le capitonnage intérieur en place :
 

 
 
Le caisson repose sur des équerres fixées au mur et entourées de silent-blocks en mousse, pour casser les vibrations.
Avec ça, même à plein vitesse : on entend RIEN, à part un très léger souffle en sortie d'extracteur.
 
Ladite sortie traverse le "plafond" de l'espace croissance et vient souffler dans un petit espace de 15 cms de hauteur, à travers un second FAC qui casse l'effet de souffle et capte les éventuelles odeurs non filtrées par le premier FAC de la tente.
 
Pour parfaire l'insonorisation et toujours dans l'optique de casser l'effet de souffle, les gaines sont insonorisées.
 
Une photo pour illustrer (en croissance, donc FAC non raccordé) :
 

 
 
Petites prise de vue sous lampe :
 

 
Vous remarquerez la feutrine pour éviter d'encrasser le cooltube et la ligne d'extraction
 
 
Aujourd'hui, le 22.02.2015 (6 semaines de 12/12) : 
 

 

 
 
 
 
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En conclusion :
 
 
 
si la discrétion est un facteur important de votre installation, gardez ces points essentiels à l'esprit :
 
- discrétion visuelle : choisissez des matériaux neutres et intégrés à votre espace de vie ;
 
- discrétion sonore : utilisez le principe de la "boîte dans la boîte" ; calfeutrez, capitonnez, isolez au maximum pour supprimer les vibrations et l'effet de souffle de la ventilation ; utilisez des silent-blocks en caoutchouc/mousse pour les organes de ventilation ; privilégiez les longueurs de gaines droites, évitez les coudes au maximum et si coude obligatoire : ouvrez les angles (mieux valent 2 coudes à 45° qu'un coude à 90°)
 
- discrétion olfactive : on ne le dira jamais assez : un filtre à charbon n'est pas une option, c'est indispensable.
Même si vous habitez en maison individuelle et/ou sans voisins, vous ne saurez jamais par avance qui pourra venir frapper à votre porte !
Sans compter les "gens bien-pensants" qui pourraient éventuellement vous dénoncer après avoir senti l'odeur de la drooooogue ..
 
Même si, outre votre culture, vous n'avez rien à vous reprocher : les bleus pourraient venir vous voir pour différentes raisons (enquête de voisinage, accident domestique ou routier, vous entendre parce que votre nom a été cité dans une enquête, etc....) et rappelons qu'une forte odeur de weed chez vous représente un flagrant délit, les autorisant à perquisitionner sur le champ !
 
Choisissez-en donc un de bonne facture -quitte à y mettre le prix ; toujours sur-dimensionné par-rapport au débit d'extraction et préférez l'introduction d'air passive, pour éviter les fuites d'odeurs par surpression de l'espace de culture.
 
 
Voilà pour cette petite présentation de mon espace de culture ; en espérant avoir donné des idées aux collègues dans la même situation que moi, je vous souhaite à tous d'excellentes cultures... dans la discrétion et la sécurité !
 
Un JDC devrait arriver sous peu, histoire de montrer ce que l'on peut faire avec ce type de config'
 
 
Cordialement, 
 
Phyl.
 
PS: merci à Tomzik pour son rappel : la laine de verre est un matériau fibreux et relâchant des particules très fines.
Elle est donc irritante et potentiellement allergène, voire cancérigène en cas d'exposition prolongée/chronique.
Veillez à protéger vos voies respiratoires en la manipulant et à ne pas la laisser "telle-quelle" une fois posée mais recouvrez-la d'une couche protectrice (bâche, doublage en bois, ...).
Soyez d'autant plus prudent si vous avez des enfants et/ou des animaux à la maison...
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By Guest,
Petit manuel de vaporisation
 
 
 
I. Définition
II. Histoire
III. Avantages
IV. Fonctionnement
V. Vaporisateurs
VI. Liens
 
 
 
 
I. La vapo, qu'est-ce que c'est ?
La vaporisation, aussi appelée fumigation, consiste à chauffer une substance tout en maintenant sa température en dessous du seuil de combustion pour éviter la formation de goudrons cancérigènes et autres sous-produits nocifs pour la santé. La température peut monter jusqu'à 190°c avant que l'on obtienne les premiers déchets de combustion dus à la cellulose qui compose la matière végétale.
 
De nombreuses plantes, fleurs ou feuilles et pas seulement le cannabis, peuvent profiter de ce mode de consommation mais toutes ne se vaporisent pas à la même température. Suivant le type d'extrait végétal utilisé, les températures nécessaires à la vaporisation peuvent varier pour extraire efficacement les principes actifs.
 
Voici une liste de plantes à vaporiser à basses températures, jusqu'à 150°c
 
 
liste de plantes à vaporiser à moyenne températures, jusqu'à 175°c
 
 
liste de plantes à vaporiser à hautes températures, jusqu'à 200°c
 
 
En ce sens, la vaporisation est assez comparable à une distillation qui réclame elle aussi une température définie pour extraire tel ou tel constituant d'un produit, à la différence que lorsque qu'on distille, la vapeur est ré-condensée à la fin du processus pour obtenir un extrait "solide". Les goûts et les effets peuvent être multiples pour une même plante et se démarquent de façon précise suivant la plage de température utilisée.
 
 
Lien dans lequel vous retrouvez les applications thérapeutiques des principales huiles essentielles
 
 
II. Un peu d'histoire
 
La vaporisation est un procédé très ancien, Hérodote décrit le premier les séances de fumigations collectives du cannabis lors des rites purificateurs à l'aide de chaudrons en bronze cinq siècle av. JC.
 
"Les Scythes prennent alors les graines de chanvre et, rampant sous les tapis, ils les lancent sur les pierres chaudes rouges ; et, lancées ainsi, elles brûlent lentement et produisent tant de vapeur qu’aucun bain de vapeur grec ne pourrait les surpasser. Les Scythes hurlent leur joie dans leur bain de vapeur. Cela remplace le bain, car ils ne se lavent jamais le corps avec de l’eau."
 

extr. Frozen tombs of Siberia: the Pazyryk burials of Iron Age horsemen par Sergeĭ Ivanovich Rudenko
 
Le premier vaporisateur électrique voit le jour dans les années 70, malheureusement la prohibition aura raison de cet appareil prometteur pour l'avenir:
 
"Dans la fin des années 1970, un vaporisateur connu sous le nom de TILT est apparu sur le marché. Selon le fabricant, les tests de laboratoire ont montré qu'il a produit plus de 80% de THC et moins de 79% de goudron qu'une pipe traditionnelle, un rapport de performance près de dix fois meilleur que n'importe quel autre ratio observé dans cette étude. Il est à espérer que ces résultats impressionnants pourront être reproduits à l'avenir. Malheureusement, le TILT a été retiré du marché dans le début des années 80 en raison de l'adoption des lois "Drug parapharmelia".

extr: MAPS and CA-NORML Marijuana Water Pipe and Vaporizer Study
 
En 1994 est crée le BC Vaporizer qui va devenir le premier vaporisateur vendu à grande échelle. Il s'agit comme pour le TILT d'un modèle à conduction encore relativement rudimentaire.

 
Ensuite des progrès considérables vont être réalisés avec l'apparition des premiers modèles à convection. Evert qui découvre la vapo en 1995 expérimente et commence à développer ses propres modèles pour donner naissance au Verdamper.

En 1996, Markus Störz commence à concevoir des vaporisateurs et en janvier 1998, il dépose le brevet du ballon à valve amovible de l'inhalateur Volcano, suivi en août 2000 de l'invention d'un bloc de chauffe comme échangeur thermique pour les "inhalateurs par extraction d'air chaud".
extrait: site Volcano

En 2001, le NORML and CAPS consacre le Volatizer, comme étant le premier vaporisateur à paraître dans une revue permettant de supprimer totalement les sous-produits néfastes de la combustion.

En 2004 parait dans le Journal of Cannabis Therapeutics une nouvelle étude du NORM and CAPS où le Volcano est testé. Il est démontré les performances de l'appareil et la possibilité de supprimer grâce à la vaporisation les toxines nocives contenues dans la fumé de cannabis.
 
"Vapeur constitué de 95% de THC avec des traces de cannabinol (CBN), un autre cannabinoïde. Les 5% restants se composaient de petites quantités de trois autres éléments: un suspecté d'être relatif aux cannabinoïdes, un supposé PAH (hydrocarbure aromatique polycyclique), et du caryophyllène, un terpène contenu dans le cannabis et d'autres plantes. En revanche, plus de 111 composants différents parus dans le gaz de la fumée brûlée, y compris une demi-douzaine de PAH connus. Les composés Non-cannabinoïdes ont représenté pas moins de 88% de la teneur totale de gaz de la fumée.
Extr. Etude NORML and CAPs 2004
 
Et demain ?
 
Le premier vaporisateur à infra-rouge Oracle à été commercialisé récemment en 2010, équipé d'un émetteur de 400W il atteint les 185°c en 10 secondes. La maitrise de nouvelles technologies à radiation thermique semble alléchantes et par ailleurs des prototypes Laser ont vu le jour, de quoi espérer encore de futurs progrès.

 
III. La vapo, pourquoi ?
 
Pour la santé: En vaporisant, la température reste en dessous du seuil de combustion et évite la formation de goudrons cancérigènes et autres composants nocifs pour l'organisme. La vaporisation est à privilégier pour toutes les applications médicales, étant à la fois plus efficace, plus facile à doser et plus rapide d'action que l'ingestion.
 
Pour les effets: Selon l'appareil, la vapeur produite contient jusqu'à 95% de principes actifs. Autrement dit en utilisant avec du cannabis, vous inhalez du thc presque pur, le reste étant composé de terpènes qui procurent le gout et des traces de PAH. L'effet est sensiblement plus cérébral et dévoile la vraie nature du produit en supprimant l'effet cassant de la combustion.
 
Pour le gout: Tout comme les effets, le goût du produit est parfaitement conservé et étonne de façon saisissante lors des premières utilisations. Le top pour apprécier et révéler pleinement les saveurs d'un produit car aucun composé goudronné ne vient masquer les arômes. Le plus étonnant reste que le gout persiste et installe en bouche très longtemps des saveurs bien plus fortes que le joint.
 
Pour les économies: La vaporisation permet de diminuer sensiblement la quantité de matière nécessaire au bon fonctionnement, 2 à 4 fois en moyenne selon les modèles et par rapport à une combustion classique. Si le coût lors de l'achat du vaporisateur peux sembler parfois élevé, les économies et les bénéfices rentabilisent rapidement l'investissement. Les résidus (zaptar) sont par ailleurs réutilisables en cuisine et remplacent avantageusement le tabac dans vos mélanges si vous décidez de continuer à fumer.
 
 
IV. La vapo, comment ça marche ?
 
Par conduction: La matière est chauffée directement par contact avec un élément chauffant. Généralement bon marché, ce procédé est le plus simple à mettre en œuvre mais aussi le moins efficace. Il a également le gros défaut de présenter un plus grand risque de combustion car le contrôle de la température est plus délicat et le chauffage moins homogène.

source vaporizer info.com
 
Par convection: Dans ce cas l'élément chauffant n'est plus au contact direct avec la substance mais c'est l'air qui est chauffé et qui va ensuite circuler autour de la matière. Cette technique est bien plus efficace et permet de réduire sensiblement le risque de combustion tout en offrant un transfert thermique plus homogène. C'est le procédé à privilégier qui équipe l'essentiel des vaporisateurs recommandables sur le marché.

source vaporizer info.com
 
- 1. convection manuelle: C'est l'utilisateur qui en aspirant au travers d'un tuyau le plus souvent va provoquer le courant d'air nécessaire et réchauffer la matière. Bien que potentiellement très efficace, ces vaporisateurs réclament toutefois un contrôle de la respiration et un petit apprentissage pour ne pas aspirer trop fort et laisser le temps à l'air chaud d'effectuer correctement les transferts de chaleur.
 
- 2. convection assistée par soufflerie: Dans ce cas ce n'est plus l'utilisateur mais une pompe ou un ventilateur qui effectue le courant d'air. Le plus souvent ce sont les vaporisateurs à ballons qui profitent de cette technique. Le débit est généralement étudié pour offrir le maximum d'efficacité lors du passage de l'air chaud mais en contrepartie les appareils équipés de ce système sont rarement inaudibles voir parfois même relativement bruyants tout en étant plus complexes et susceptibles de d'avantage de pannes.
 
Par radiation thermique: Ici la substance est chauffée grâce à l'absorption du rayonnement lumineux d'une ampoule.
 
 
V. Comparatif de vaporisateurs (non exhaustif):
 

Evert en pleine action à l'aide d'un "heat gun"
 
Lorsqu'il s'intéresse pour la première fois à la vaporisation, le débutant s'y perd souvent très vite devant le choix et l'étendue vertigineuse de modèles disponibles. Autant annoncer la couleur tout de suite, Le vaporisateur polyvalent et parfait dans tous les domaines n'existe pas (encore) et chaque modèle offre une vision et une manière différente de consommer. Si vous accrochez à la vapo, je suis prêt à parier qu'après un certain temps votre envie de tester d'autres modèle deviendra irrésistible. Pour vous aider à choisir, voici un petit récapitulatif des points importants à retenir:
 
 
Fixe ou portable ?
 
Généralement les machines de salon sont les plus efficaces mais restent encombrantes et nécessitent le plus souvent une alimentation sur secteur. Certaines sont disponibles avec une batterie optionnelle (souvent onéreuse) lorsque vous envisagez une utilisation en extérieur mais si vous êtes régulièrement en déplacement, l'achat d'un modèle portable deviendra vite indispensable.
 
Sur les modèles portables on distingue ceux sur lesquels le chauffage s'effectue de manière autonome et contrôlé par rapport à d'autres modèles qui auront besoin en plus d'une source de chaleur extérieure, typiquement un briquet chalumeau, souvent plus délicat à manipuler pour éviter les risques de brulures.
 
Budget:
 
moins de 100€:
Magic flight launchbox, Vapir Oxygen Mini, Eagle Bill, Phytolab, Vapbong, Vaporgenie
 
entre 100 et 200€:
Arizer V-Tower, Aromazap - Myrtlezap, Da-Buddha, Arizer ExtremeQ, Herbalaire, Vapir One, Iolite, Vapir NO2, Supreme Vaporizer , Vapman, Vaporbrother Vaporizer, Purple Days, Old City Diffusers, Vaportower
 
entre 200 et 300€:
Silver Surfer Vaporizer , Vapormatic Deluxe , Zephyr
 
plus de 300€:
Aromed 4.0, Herborizer, Life Saber Vaporizer, VapeXhale Cloud, Vriptech, Aromed 4.0, Oracle, Verdamper, Vapezilla
 
 
Ballons, tuyaux, cartouches, bang, pipes…
 
Voila un choix très personnel qui dépendra des goûts et habitudes de consommation de chacun, certains modèles s'utilisent de plusieurs façons, d'autres excellent dans un domaine seulement, à vous de choisir…
 
- Le vaporisateur à ballons (Arizer ExtremeQ, Herbalaire, Oracle, Vapormatic Deluxe, Volcano , Zephyr), sera plus convivial pour partager à plusieurs et permettra de conserver une certaine mobilité au domicile sans se prendre la tête au niveau du contrôle de la respiration.
 
- Ceux à tuyaux (Arizer V-Tower & Arizer ExtremeQ, Vapormatic Deluxe, Da-Buddha, Herbalaire, Oracle, Vaporizer Element , Vapormatic Deluxe, Silver Surfer Vaporizer): Une gestuelle plus proche des habitudes d'un fumeur ou de l'amateur de narguilé. Plutôt adapté pour un usage personnel car il réclame plus de concentration de la part de l'utilisateur pour parvenir à une vaporisation optimale.
 
- Les modèles de types "bang" (Aromed 4.0, Herborizer, Life Saber Vaporizer, Vriptech, Verdamper): Soit simplement un élément chauffant adaptable au bang de votre choix ou carrément des belles pièces de verre complètes, ils procurent un hit plus instantané et rassureront les amateurs de douilles.
 
- Les modèles à cartouches (Aromazap - Myrtlezap, Old City Diffusers, Purple Days): Très compacts, ils s'apparentent assez à ceux équipés d'un tuyaux, il est même très souvent possible d'en raccorder un sans difficulté.
 
 
Les modèles fixes (alimentation sur secteur)
 
- Appareil à conduction d'ancienne génération à éviter:
 
BC Vaporizer

 
 
- à convection passive:
 
Arizer V-Tower Aromazap - Myrtlezap Aromed 4.0 Da-Buddha Herborizer Life Saber Vaporizer
 
 


 
 
 
Old City Diffusers Purple Days Silver Surfer Vaporizer VapeXhale Cloud Vaporbrother Vaporizer

 

 
 
Vaporizer Element Vaportower Vapezilla Verdamper Vriptech
 

 

 
 
- à convection active:
 
 
Arizer ExtremeQ Herbalaire Vapir One Vapormatic Deluxe Volcano Zephyr

 

 
- à radiation:
 
 
Aromed 4.0 Oracle Vaporizer Element
 

 
 
Les modèles portables automatiques:
 
Iolite (fonctionne au gaz) Magic flight launchbox Vapir NO2Vapir Oxygen Mini
 

 

Les modèles portables manuels:
 
Eagle Bill Phytolab Supreme Vaporizer Vapbong Vapman Vaporgenie
 


 
 
 
VI. Liens utiles - Sources:
 
 
Français:
Aromacopa
Chanvre Info
Phytomania
Wikipedia
 
Anglais:
Vaporizer Info
Glass-Pipes
Growkind
DigitalVaporizer.org
FuckCombustion
VaporInfo.com
The Grow Report
MAPS and CA-NORML Marijuana Water Pipe and Vaporizer Study
Etude NORML & CAPs sur le Volatizer - 2001
Etude NORML and CAPs Volcano - 2004
Vaporpedia
 
 
PETIT ADDENDUM 2020
methode d'inhalation par Buveur2lait - décrite sur le topic Dabuddha
 
 
 
 
 
 
 
 
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