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Introduction
Le cannabis a besoin d’un air riche en CO₂ (dioxyde de carbone) qu'il absorbe grâce aux sto

mates sur ses feuilles. Il permet les échanges gazeux entre la plante et l'environnement, facilitant l'entrée de CO₂ pour la photosynthèse et la sortie de vapeur d'eau et d'oxygène. Les stomates s'ouvrent et se ferment en réponse à des facteurs environnementaux, tels que la lumière et l'humidité, régulant ainsi la transpiration et l'absorption de gaz.
Le processus de photosynthèse permet de convertir le CO₂ en matière organique et en énergie, en association avec l’eau, la lumière et les nutriments.
Le renouvellement et le brassage de l'air permettent un apport continu et constant de C02, mais aussi de contrôler la température, l'humidité et de prévenir le développement de moisissures ou de maladies.
L'installation de filtres à charbon est indispensable en floraison pour neutraliser les odeurs puissantes émises par les plants de cannabis. Ces filtres, qui se fixent sur le système d’extraction d’air, retiennent les composés odorants avant que l’air ne soit expulsé à l'extérieur du placard.
Cela permet de maintenir la discrétion, en particulier dans les environnements urbains ou partagés.
En complément du système d'extraction d’air, l'utilisation de ventilateurs à l'intérieur du placard joue un rôle essentiel. Les ventilateurs permettent de faire circuler l'air autour des plantes, évitant ainsi la formation de poches d'air stagnant, qui pourraient favoriser les maladies fongiques, de poches d'air pauvres en CO2 autour des têtes / feuilles, et de manière générale, d'éviter une stratification de l'atmosphère de l'espace de culture.
De plus, une légère brise stimule le renforcement des tiges des plantes, rendant les plantes plus robustes et capables de mieux soutenir leur poids, en particulier en phase de floraison. Ainsi, un bon placement des ventilateurs contribue à créer un environnement de culture optimal.
Avant-propos :
Valeurs de bases :
Germination (0–7 jours)
Semis / Croissance végétative (10 à 15 jours / 8 semaines)
Température : 22–26 °C
Température : 22–28 °C (jour) | 18–22 °C (nuit)
Humidité : 70–90 %
Humidité : 50–70 %
CO₂ : Ambiant (pas besoin d’ajout)
Humidité : 50–70 %
Floraison (6–10 semaines)
Fin de floraison / Pré-récolte (dernière semaine)
Température : 20–26 °C (jour) | 16–20 °C (nuit)
Température : 18–24 °C
Humidité : 40-50% (début) => 30-40% (fin)
Humidité : 30–40 %
CO₂ : 1000–1200 ppm (jusqu’à 2 semaine après le stretch, ensuite stop)
CO₂ : Stop (inutile à ce stade)
Priorités Climatiques :
1. Température
La température régule les processus biologiques de la plante. Elle a un impact direct sur la vitesse de croissance et l'assimilation des nutriments.
Des températures trop élevées peuvent causer du stress, tandis que des températures trop basses ralentissent les fonctions vitales. Il est essentiel de maintenir une température stable et adaptée tout au long du cycle de culture.
2. Humidité
L’humidité est importante pour le bien-être de la plante et la régulation de la transpiration.
Trop d’humidité peut entraîner des problèmes de moisissures et de maladies fongiques, tandis que trop peu d’humidité peut provoquer un stress hydrique et ralentir la croissance.
L'humidité doit être ajustée selon les différentes phases de la culture pour éviter les risques et maximiser la santé de la plante.
Dans la pratique l'utilisatrion d'humidificateur n'est pas recommandé tant que les valeurs ne sont pas extrême, ils causent souvent plus de problème qu'ils n'apportent d'avantage.
3. CO₂
Le CO₂ joue un rôle de booster de photosynthèse et peut améliorer le rendement lorsque les autres conditions (lumière, température, nutrition, arrosage) sont déjà optimisées.
L’apport de CO₂ n’est utile que si l'environnement global est optimal. Il permet une meilleure assimilation de la lumière et des nutriments, mais il n'est pas essentiel si les bases climatiques et nutritionelles sont mal gérées.
1. Extraction
Elle est

à placée en hauteur dans l'espace de culture, car l'air chaud et humide monte, et doit fonctionner 24Hr sur 24.
On la dimensionne en utilisant la méthode suivante :
1 Watt d'éclairage = 1 mètre cube d'extraction + 25%
Exemple : Pour un éclairage de 100W on prendra un extracteur d'environ 125m3
C'est une valeur minimum préconisé, il est préférable de prendre plus que moins.
Les extracteurs doivent pouvoir fonctionner de manière optimale en tandem avec un filtre à charbon ainsi qu'une certaine longueur de gaine.
Notons que l'extraction crée une dépression qui permet de garder les odeurs à l'intérieur de l'espace de culture .
Cela entraîne un effort consécutif appelé "perte de charge" sur l'extracteur, ce qui réduit son efficacité.
Pour simplifier, une perte de charge est une perte d'efficacité causée par un effort supplémentaire : c'est comme conduire une voiture avec une remorque chargée, elle roulera moins vite que sans.
> [TUTO] Lecture Fiche Technique Extracteur, FAC, Perte de charge et Calcul de dimensionnement
Il faut donc opter pour un extracteur adapté pour encaisser sans broncher et sans réduire drastiquement son débit.
1.1 Extracteurs Axiaux et Centrifuges
Les extracteurs d'air axiaux et centrifuges fonctionnent de manière différente et offrent des caractéristiques distinctes, mais ils partagent une même qualitée : ils génèrent une forte pression statique qui les rends compatible avec l'utilisation de filtre à charbon.
1.1.1 Extracteur axial (OVNI, RVK, UFO etc) :
L'air est déplacé parallèlement à l'axe de rotation de l'hélice.
Le flux d'air passe directement à travers les pales, comme un ventilateur classique.
Ce type d'extracteur ressemble à une hélice d'avion ou à un ventilateur domestique.
En général, il est le plus bruyant que les extracteurs centrifuges car il génère un débit d'air rapide avec moins de contrôle sur le flux ( nous verrons plus loin dans le guide comment les rendre silencieux).
Il est capable de générer un débit d'air élevé avec une pression importante. Il est donc idéal pour des applications où le besoin est principalement de déplacer beaucoup d'air sans devoir vaincre de grosses résistances.
Ils sont disponibles avec plusieurs options en fonction du budget. Il existe des modèles rendus plus silencieux par conception, avec variateur à vitesse, variateur à thermosonde, variateur min-max, voire même interface RJ45 pour contrôle informatisé.
1.1.2 Extracteur

centrifuge (Escargo, Torin)
L'air est aspiré par le centre de la roue du ventilateur, puis dévié perpendiculairement vers l'extérieur en raison de la force centrifuge. Le flux d'air est ainsi projeté à un angle de 90° par rapport à l'axe d'aspiration.
Ce type d'extracteur est également appelé ventilateur à volute ou ventilateur en escargot à cause de sa forme en spirale.
Il est souvent plus silencieux, notamment à des vitesses modérées, car l'air est déplacé plus lentement et de manière plus contrôlée. De plus il doit être obligatoirement placé dans un caisson pour être relié au circuit d'air, caisson qui, par défaut, est insonorisé ce qui le rend encore plus silencieux à l'usage.
Il génère une pression très élevée, même si le débit est généralement plus faible par rapport aux extracteurs axiaux. Il est donc plus efficace dans des installations où il y a des résistances très importantes, comme les systèmes de ventilation complexes avec des conduits longs et complexe, des filtres, ou d'autres obstacles.
Idéal pour les installations nécessitant une haute pression pour déplacer l'air à travers de nombreux obstacles et/ou un chemin long, complexes, ainsi que les instalations ou la réduction du bruit est une prioritée.
1.1.3 En résumé
Le choix entre un extracteur axial ou centrifuge dépend avant tout du type d'installation et des exigences en matière de pression.
Par défaut, on opte généralement pour un extracteur axial, car il est économique, simple à installer et polyvalent.
Cependant, si l'installation comporte plusieurs éléments créant une forte perte de charge (en plus du filtre à charbon), tels de longues gaines avec de nombreux coudes etc, il est préférable de choisir un extracteur centrifuge.
Attention, il faut être vigilant : si les pertes de charge sont plus élevées que prévu, l'extracteur centrifuge devient rapidement inefficace en termes de débit.
1.2 Technologies de moteurs: EC et AC
Il s'agit de la technologie du moteur électrique : Les moteurs EC (à commutation électronique) sont numériques, les moteurs AC (courant alternatif) sont analogiques.
1.2.1 Moteurs EC : performance et efficacité énergétique
Les moteurs EC (Electronically Commutated) sont réputés pour leur haute efficacité énergétique. Grâce à une technologie avancée de contrôle, ils permettent un pilotage précis de la vitesse et une optimisation dynamique en fonction de la demande en temps réel. Cela se traduit par une consommation d’énergie réduite, notamment en conditions de charge partielle, générant ainsi des économies substantielles sur le long terme.
À pleine vitesse, les moteurs EC offrent environ 10 % d’économies d’énergie par rapport aux modèles AC.
Bien qu’ils soient plus coûteux à l’achat, ils intègrent un système de régulation qui doit être pris en compte dans le coût global.
Ils présentent également plusieurs avantages :
Poids réduit
Fonctionnement plus silencieux
Durée de vie mécanique potentiellement plus longue (la présence de composants électroniques peut influencer leur fiabilité sur le long terme).
1.2.2 Moteurs AC : simplicité et coût réduit
Les moteurs AC (courant alternatif) sont reconnus pour leur efficacité et leur fiabilité, mais ils sont moins économes en énergie que les moteurs EC. Fonctionnant sur le principe du courant alternatif, ils ne disposent pas de mécanisme de contrôle avancé, ce qui peut entraîner une consommation d’énergie plus élevée, notamment dans les applications à charge variable.
Leur principal avantage réside dans leur coût d’achat inférieur.
Cependant, ils ne sont généralement pas équipés d’un système de régulation (ou alors un système basique a palier), ce qui nécessite l’ajout d’un variateur externe pour ajuster leur vitesse
1.3 Contrôle du débit d’air : solutions et dispositifs
Le contrôle du débit d’air répond à plusieurs besoins essentiels :
Un fonctionnement plus silencieux : Réduire la vitesse de rotation de l'extracteur diminue considérablement les nuisances sonores. Associé à des gaines acoustiques, un caisson insonorisé et un silencieux, le résultat est impressionnant en termes de discrétion.
Une optimisation de l’efficacité énergétique : Ajuster le débit en fonction du stade de culture permet d’utiliser uniquement l’énergie nécessaire. Par exemple, les besoins en renouvellement d’air varient entre de jeunes plants en croissance et une plante en floraison. Un contrôleur permet de réguler le débit et ainsi réduire la consommation énergétique.
Une maîtrise précise de la température et de l’humidité : Ces paramètres sont cruciaux, notamment en floraison. Un contrôleur équipé d'une sonde thermique ajuste automatiquement le débit d'air pour atteindre les valeurs cibles, garantissant un environnement optimal.
1.3.1. Systèmes intégrés
Certains extracteurs sont équipés d’un système de régulation intégré. Ce type de contrôle est exclusivement conçu pour les extracteurs axiaux, car les extracteurs centrifuges n’en disposent jamais d’origine.
C'est une solution simple et idéale pour un premier achat.
C

ontrôle à palier (vitesse prédéfinie)
Modèle le plus basique, permettant de sélectionner un régime de fonctionnement parmi plusieurs niveaux prédéfinis à l’aide d’un commutateur.
Contrôle avec thermostat et variateur
Modèles plus av

ancés offrant plusieurs réglages :
Régulation de température : Ajustement automatique du débit grâce à une sonde thermique intégrée.
Réglage de la vitesse minimale : Définition d’un seuil en dessous duquel l'extracteur ne descend pas.
Réglage de la vitesse maximale : Limite supérieure pour éviter une ventilation excessive.
1.3.2 Systèmes externes
Variation de fréquence

Permet d’ajuster la vitesse du moteur avec une grande précision en hachant le courant. Ces variateurs régulent automatiquement le débit en fonction des relevés d’une sonde thermique et d’humidité. Certains modèles permettent des réglages différenciés entre jour et nuit.
Avantages :
Précision élevée
Paramétrage avancé

Inconvénients :
Génère un bourdonnement ("buzzing") pouvant rendre l’extracteur plus bruyant
Peut accélérer l’usure du moteur à cause du hachage du courant
Coût élevé
Incompatibles avec les moteurs EC, qui possèdent déjà un système de régulation
Il existe des versions avec réglage numérique ou analogique.
Ils ne sont donc pas recommandé.
Variateurs de puissance ("autotransformateurs")
Ces dispositifs régulent le débit en modifiant la tension d’alimentation de l’extracteur, réduisant ainsi sa puissance et sa vitesse. À utiliser exclusivement avec les moteurs AC.
Types de modèles :
Basiques : Réglage manuel avec potentiomètre et vitesses prédéfinies.
Avancés : Intègrent une sonde de température et deux potentiomètres ("Min" et "Max") pour ajuster la plage de fonctionnement.
Certains modèles à double potentiomètre permettent d’ajuster automatiquement le débit en fonction de la température.
Ils peuvent être acheté "à monter" pour les plus bricoleurs, ou en version boitier prêt a l'emplois .
Les versions a double potard comme celui de chez Systemair permettent de monter une sonde qui bascule entre la position A et la position B en fonction du réglage.
Réguler la vitesse de son extracteur à moteur asynchrone
En cherchant bien on trouve également des modèles a simple ou double potard avec sélecteur de température et sonde pré-monté.
Ils sont recommandé pour les moteurs AC.
Contrôleurs à signaux (PWM - 0-10V)
Ces contrôleurs sont spécifiquement conçus pour les moteurs EC équipés d’une entrée signal. Le choix haut de gamme pour les moteurs EC !

Caractéristiques :
Envoient un signal PWM ou 0-10V au contrôleur interne du moteur EC pour ajuster la vitesse.
Régulation assurée par une unité de contrôle climatique externe, qui analyse les données des sondes.
Permettent un contrôle très précis et optimisé.
Points de vigilance :
Vérifier que l’extracteur EC dispose bien d’une entrée signal.
Vérifier la compatibilité des connectiques, certaines marques utilisant des connecteurs propriétaires.
Ils sont recommandé pour les moteurs EC.
Conclusion
Le choix du dispositif de régulation dépend du type de moteur (AC ou EC), du niveau de contrôle souhaité et du budget.
Pour un moteur AC : Un autotransformateur est une solution fiable et silencieuse.
Pour un moteur EC : Un contrôleur intégré ou un contrôleur à signaux est la meilleure option pour un contrôle optimal.
1.4 Réduction du bruit : solutions efficaces
Lorsque le bruit est un facteur important, plusieurs solutions permettent de le minimiser au maximum.
1.4.1 Surdimensionnement de l'extracteur
C’est une solution pertinente à envisager lorsque l’on s’équipe avec pour objectif un niveau sonore minimal.
L’idée est de choisir un extracteur dont le débit nominal est supérieur au besoin réel, pour le faire fonctionner à une vitesse réduite correspondant au débit utile.
Exemple : pour un besoin de 400 m³/h, on peut sélectionner un modèle de 500 m³/h et le régler à 75 % de sa vitesse maximale.
Cette approche permet de traiter le bruit à la source : plus la vitesse de rotation est faible, plus le débit instantané est réduit, plus la génération de bruit est faible.
On recommande donc un surdimensionnement de 25 % pour une réduction nette du bruit, et jusqu’à 50 % si le silence est une priorité absolue.
À noter : cette méthode constitue une optimisation et doit être combinée avec d’autres techniques complémentaires (voir ci-dessous) pour atteindre une efficacité maximale.
Par ailleurs, les solutions présentées ci-dessous offrent déjà, à elles seules, des résultats impressionnants, au point que les ventilateurs internes de la box deviennent souvent plus bruyants que le système de ventilation lui-même.
1.4.2 Les caissons insonorisés
Les caissons insonorisés sont extrêmement efficaces pour atténuer le bruit des extracteurs. Ils peuvent être achetés prêts à l’emploi ou fabriqués en DIY.
Principe : L’extracteur est enfermé dans une boîte recouverte de matériaux isolants, ce qui permet d’absorber les vibrations et d’étouffer le bruit de fonctionnement.
Optimisation :
Suspension avec des Silent Blocks : Suspendre l’extracteur et le caisson avec ces dispositifs réduit les vibrations transmises aux surfaces environnantes.
Utilisation de matériaux isolants adaptés : Laine acoustique, mousse alvéolée ou encore panneaux composites pour maximiser l’absorption sonore.
> Création d'un module filtration+extraction insonorisé
>

Fabrication caisson insonorisé
> Tuto 3D Création Caisson Insonorisé Rvk
1.4.3 Les gaines insonorisées
Les gaines phoniques sont particulièrement efficaces lorsqu’elles sont utilisées en complément d’un caisson insonorisé. Elles permettent de réduire : le bruit de l'extracteur qui se propage dans les conduits, le bruit de l’air en mouvement limitant ainsi les nuisances sonores globales.
Matériaux d'isolation :
Ces gaines sont disponibles avec différents types d’isolants :
Laine de verre : Excellente absorption acoustique, particulièrement efficace sur les basses fréquences. Idéale pour une isolation maximale, peut libérer des particules irritantes pendant l'instalation, la moins chère et la plus efficace des solutions..
Ouate (polyester ou coton) : Légèrement moins efficace mais écologique et facile à manipuler. Par contre le matériau est inflammable.
Fibre végétale (chanvre, lin, coco) : Alternative naturelle et écologique, isolation correcte. Inflammable.
Bonnes pratiques d’installation
Toujours déplier entièrement la gaine pour limiter la résistance au passage de l’air et réduire ainsi le bruit.
Gaines semi-rigides : Plus épaisses, elles offrent une meilleure isolation phonique que les gaines souples, mais leur installation est bien plus complexe.
Diamètre supérieur : Choisir une gaine plus large permet de réduire la vitesse du flux d’air, diminuant ainsi le bruit généré par son déplacement.
1.4.4 Silencieux

Les silencieux sont très efficaces pour atténuer le bruit en entrée et/ou sortie d’extraction.
Fonctionnement : Ils réduisent les nuisances sonores en absorbant les vibrations et en dissipant l’énergie sonore générée par le passage de l’air.
Utilisation :
En complément d’un caisson insonorisé et de gaines phoniques pour une réduction maximale du bruit.
Particulièrement utile sur les systèmes à fort débit d’air, où le bruit de turbulence est important.
Le silencieuce se place en sortie du circuit de ventilation
2. Intraction
Elle est à placer dans le bas de l'espace de culture pour amener l'air frais au niveau des plantes.
Le volume d'air entrant doit être obligatoirement inférieur au volume rejeté par l'extraction pour garder une dépression minimum dans l'espace de culture afin de ne pas laisser s'échapper d'odeur.
2.1 Intraction passive

Le plus courant et le plus simple : l'air est aspiré dans l'espace de culture grâce a la dépression que génère l'extracteur.
Il faut s'assurer qu'elles soient d'une taille totale suffisante, elle devra être 2 à 3 fois plus grande en surface que la sortie d’extraction.
Il faut également s'assurer qu'elles soient étanches à la lumière. Pour cela une longueur de gaine souple noir , un déflecteur de lumière ou autre système DIY seront nécessaires.
2.2 Intraction active
Moins courants, on réserve leur utilisation dans le cas où l'air est puisé au travers d'un circuit d'air long ou complexe. On peut également les utiliser si l'espace subit une dépression trop importante.
Dans ce cas il faut opter pour un extracteur type TT, plus économe en énergie. L'utilisation d'un extracteur axial ou centrifuge sera a réserver a des cas extrèmes pour cette utilisation.
Le débit à prévoir est inférieur de 10 - 15% à l'extraction.
2.3 TT et Aérateur de gaine
Les aérateurs de gaine et les extracteurs TT sont deux types de dispositifs utilisés pour la ventilation dans différents environnements, mais ils ont des caractéristiques et des applications spécifiques.
Contrairement aux extracteurs axiaux ou centrifuge ils offrent une faible pression statique ce qui les rends incompatible avec l'utilisation de filtre à charbon. On réserve donc leurs usages à deux cas : soit comme intracteur, soit comme extracteur dans un espace de croissance non équipé de filtre à charbon en sortie.
2.3.1 Aérateur de gaine
Un aérateur de gaine est un dispositif conçu pour être

installé directement dans un réseau de gaines de ventilation. Il sert à améliorer la circulation de l'air à travers ces conduits, pour insuffler de l'air neuf.
Caractéristiques :
Conçu pour des applications à très faible pression.
Facile à installer directement dans les gaines existantes.
Relativement silencieux.
Utilisé dans des conduits courts sans perte de charge.
Application :
L'aérateur de gaine peut être utilisé pour aider a insufler de l'air dans la box.
Il peut être utilisé comme extracteur si et seulement si : il n'y a pas de filtre a charbon et que la gaine derrière est courte. Cela limite son utilisation en extraction pour les petites installations en phase de germination/croissance.
En AUCUN CAS on ne peut l'utiliser comme extracteur en floraison puisqu'il ne peut pas fonctionner avec un filtre à charbon !
2.3.2 Type "TT"
Un extracteur TT es

t un modèle plus puissant et polyvalent. Il est conçu pour être performant pour des applications à faible pression. Il est également plus fiable que les aérateurs de gaine.
Caractéristiques :
Offre un bon débit d'air et capable de supporter une pression faible.
Conçu pour des conduits longs ou circuits complexes.
Il est plus puissant qu'un simple aérateur de gaine.
Silencieux et efficace.
Application :
L'aérateur de gaine peut être utilisé pour insufler de l'air dans la box.
Il peut être utilisé comme extracteur si et seulement si il n'y a pas de filtre a charbon. Cela limite son utilisation en extraction en phase de germination/croissance.
En AUCUN CAS on ne peut l'utiliser comme extracteur en floraison puisqu'il ne peut pas correctement fonctionner avec un filtre a charbon !
En résumé :
Un aérateur de gaine est idéal pour des applications simples : courts conduits et sans ou peu de perte de charge.
Un extracteur TT, plus polyvalent, est mieux adapté aux applications nécessitant de gérer des pertes de charge faibles, tout en étant silencieux et efficace. Il peut être utilisé en extraction en phase de croissance lorsqu'aucun filtre à charbon n'est branché.
2.4 Les ventilateurs "type PC" / "Sunon"
Principalement utilisés dans des espaces très compacts, tels que les micro-espaces prévue pour boutures, semis, ou pieds mères.
Ils sont adaptés pour des installations où l’espace est réduit et où la ventilation doit être discrète.
Ils peuvent également servir de ventilateur dans les espaces de 60x60 et inférieur.
2.4.1 Les ventilateurs de type PC
Disponible en différent format, ils sont peut chère à l'achat mais nécessite une alimentation spécifique.

Caractéristiques :
Légèreté : Généralement en plastique, ils sont donc très légers.
Débit faible : Leur débit d'air est assez limité, ce qui convient pour des espaces réduits.
Peu de couple : Leur capacité à déplacer de l'air est relativement faible, ce qui est adapté aux petits espaces de croissance.
Très silencieux : les rend idéaux pour des environnements où le bruit est un facteur important.
Alimentation : Ils fonctionnent généralement sur des voltages de 5 à 24V (le plus souvent 12V) en courant continu (DC) et nécessitent donc un transformateur.
Pour plus d’informations sur l'installation et l’utilisation, vous pouvez consulter des tutos comme > [TUTO] Ventilateur ultra silencieux
2.4.2 Les ventilateurs Sunon :

A noter que "Sunon" est une marque, mais on les désignes ainsi par abus de langage. Ils existent en différentes versions, y compris des versions ne fonctionnant pas en 220V AC.
Ici nous ne parlons donc que des modèles en 220V, que l'on retrouve en Growshop.
Ils sont en métal, ce qui les rend un peu plus lourds que les modèles en plastique, mais ont un débit et un couple beaucoup plus élevés.
Caractéristiques :
Débit plus élevé : Ils sont capables de déplacer plus d'air, ce qui les rend adaptés pour des espaces légèrement plus grands ou des configurations demandant plus de puissance.
Alimentation 220V : Fonctionnant sur 220V alternatif (AC), ils peuvent être branchés directement à une prise domestique sans nécessiter de transformateur.
Moins silencieux : moins silencieux que les ventilateurs en plastique, ils restent relativement discrets.
3. Filtre à charbon, gestion des odeurs et filtration de l'air.
3.1 Filtres à charbon
Un filtre à charbon, ou FAC pour faire court,

est un dispositif utilisé pour purifier l'air en éliminant les impuretés et les odeurs. Il est composé de charbon actif, qui a une surface très poreuse capable de retenir de nombreux contaminants par adsorption.
Dans les systèmes de culture, comme pour le cannabis, les FAC sont utilisés pour neutraliser les odeurs produites par les plantes, en maintenant un environnement discret et sans odeur.
Les filtres à charbon doivent être remplacés régulièrement, car leur capacité d'adsorption est limitée et ils finissent par se saturer avec le temps. Il est possible de recharger le charbon plutôt que de racheter tout le filtre. On peut également les fabriquer en DIY.
> Changement charbon actif
> Filtre à charbon, gros débit, petit prix !
On le dimensionne en utilisant la méthode suivante : 1 mètre cube d'extraction = 1 mètre cube de FAC + 25%
Exemple : Pour un éclairage de 100W équipé d'un extracteur de 125m3 il faudra donc un FAC de (125 + 25%) = 156m3
Ils sont composés d'une "chaussette" extérieure servant a préfiltrer l'air des plus grosses poussières afin d'éviter de saturer trop rapidement le charbon.
D'un corps en métal ou plastique qui contient le charbon actif entre deux grilles en maille, permettant de répartir le flux d'air uniformément sur toute la longueur du filtre.
De charbon actif : plus il en contient et plus l'épaisseur de la couche est importante et plus sa durée de vie et son efficacité sera grande.
Terminé par une flange permettant de racorder une gaine ou un extracteur.
3.1.1 Les différents types de FAC
Les gammes "Eco Line" / "Lite" / "Hobbies" ou assimilées contiennent moins de charbon que leurs versions standard et sont donc plus légères et durent moins longtemps mais sont moins chères.
Les versions "Pro" / "Industry" ou associées contiennent plus de charbon que les versions standard et sont donc plus lourdes et durent plus longtemps mais sont plus chères.
En fonction des gammes on ne retrouve pas les mêmes quantités de charbon, d'épaisseur et de qualité.
Par exemple étudions les données de FAC d'environ 400m3/h des marques suivantes :
Prima Klima :
Eco : 440m3/h = 1,6Kg de charbon sur 3cm d'épaisseur - CTC80
Industry : 420m3/h = 2,4Kg de charbon sur 4 cm d'épaisseur - CTC 80
Carbocone : 420m3/h = 2,7Kg de charbon sur hauteur variable - CTC 80
Carbocone : 400m3/h = 3,9Kg de charbon sur hauteur variable - CTC 65
Can-Fan
Original "333" = 400m3/h = 6Kg de charbon sur 5cm -
Lite plastique "2600" = 425m3/h = 3Kg de charbon sur 3cm d'épaisseur
Lite "425" = 425m3/h = 1,9k de charbon sur 2,5cm d'épaisseur
3.1.2 Les différents types de charbon actif
Le charbon actif lui même peut être de plusieurs qualités.

Pour simplifier il existe sous forme de grain et de granulé aggloméré. Les grains ont plus de surface d'échange et sont donc de meilleure qualité.
Un charbon actif sous forme de grain provenant d'Australie appelé "RC-48" serait considéré comme le plus efficace.
Certains fabriquants utilisent du charbon issu de coco qui serait plus écologique.
Le CTC du charbon est l'indice du tétrachlorure de carbone (remplacé par l'indice butane) il s'agit de la qualité du charbon : plus il est élevé et plus il est de qualité.
3.2 Autres méthodes de gestion des odeurs
3.2.1 Onablock et autre parfums
Ces dispositifs, souvent vendus sous l’appellation "destructeurs d’odeurs", sont conçus pour être installés à la sortie du circuit d’évacuation de l’air. Leur principe repose sur une action chimique supposée neutraliser les odeurs.
Toutefois, ils ne remplacent en aucun cas un véritable filtre à charbon actif, qui reste la solution de référence pour l’absorption efficace des composés odorants et polluants présents dans l’air.
Il est important de noter que ces systèmes dits "destructeurs d’odeurs" ont une efficacité très limitée. Leur usage peut induire en erreur en laissant penser qu’ils assurent un traitement complet de l’air, ce qui n’est pas le cas.
Par conséquent, ce type de dispositif est généralement à éviter, surtout lorsqu’il s’agit d’assurer un véritable traitement des odeurs.
3.2.2 Ioniseurs

Les ioniseurs d’air, parfois présentés comme des solutions efficaces ou complémentaires contre les odeurs, ne sont pas adaptés à la culture du cannabis lorsqu’il s’agit de gérer efficacement les émissions odorantes.
Leur fonctionnement repose sur la génération d’ions négatifs censés se lier aux particules en suspension (poussières, pollens, microgouttelettes).
Si cela peut légèrement améliorer la qualité de l’air ambiant dans un petit espace, ce mécanisme n’a quasiment aucun effet sur les composés organiques volatils (COV) responsables des fortes odeurs dégagées par les plantes de cannabis en floraison.
Contrairement aux filtres à charbon actif, qui adsorbent physiquement les molécules odorantes, les ionisateurs n’éliminent pas ces substances de l’air.
Dans une installation de culture en intérieur, ils ne suffisent donc ni à contrôler les odeurs, ni à assurer un traitement de l’air réellement efficace.
3.2.3 Ozoneurs
Attention : l’ozone est dangereux à respirer. Il peut irriter les voies respiratoires, provoquer des troubles pulmonaires, et nuire à la santé des plantes.
Les ozoneurs d’air, ou générateurs d’ozone, sont souvent utilisés pour neutraliser les odeurs tenaces. Leur efficacité est réelle : l’ozone (O₃) est un puissant oxydant capable de détruire les molécules odorantes en les oxydant. Cependant, cette performance a un coût en termes de sécurité et d’usage.
Pour être pleinement efficaces, les ozoneurs doivent être placés dans un espace tampon, c’est-à-dire en dehors de la pièce de culture elle-même, ou dans un circuit d’air long à faible débit. Cela leur permet d’avoir le temps d’agir sur l’air chargé en odeurs avant qu’il ne soit rejeté.
Il est donc impératif de ne jamais utiliser un ozoneur dans un espace occupé, de ne pas laisser le gaz stagner, et de ne pas extraire l’air traité à proximité humaine.
Il est fortement recommandé d’utiliser un capteur d’ozone pour contrôler précisément les doses d’émission et garantir une utilisation sécurisée.
À noter : bien que l’ozone détruise efficacement les odeurs, il laisse une odeur résiduelle caractéristique, semblable à celle que l’on perçoit après un orage. Cette signature olfactive peut être désagréable ou suspecte dans certains contextes.
L’utilisation de ce type de dispositif est réservée à un usage professionnel, encadré par des précautions spécifiques en matière de sécurité.
3.3 Filtration et traitement de l'air
Le filtrage de l'air dans un espace de culture permet de réduire les poussières et les particules fines, qui peuvent être desViabilité de votre installation/projet
Matériel
Discussions matériel
Cependant, il n’est pas nécessaire de compliquer les choses : inutile de construire une navette spatiale ! Un bon système d’extraction de l’air, un filtre à charbon efficace, un ventilateur et un thermo-hygromètre sont tout ce dont vous avez besoin pour bien démarrer.
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