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Salut,
Désolé d'avoir laissé le topic aussi longtemps en pause. Manque de temps et surement aussi de motivation... Bref, je reprends enfin pour finir ce dernier chapitre.
Les questions en suspend:
Concernant le testeur:
Disons maintenant qu'on commence le projet au point zéro, avec en possession plusieurs groupes de plantes, variétés populations, ibl ou hybrides, peu importe. La 1ere étape consiste à trouver les variétés qui sont complémentaires. On appelles ça des groupes hétérotiques. Certaines variétés sont déjà connues pour leur complémentarité, par exemple les variétés afghanica avec les variétés thaî.
Si on ne connait pas la complémentarité des variétés en possession, il va falloir les tester entre elles. Le plus simple est d'utiliser un mélange des pollens provenant d'un certain nombre de mâles de la variété A et de l'utiliser pour féconder un certain nombre de femelles de la variété B . La descendance donnera un aperçu de la complémentarité des 2 variétés. Dans ce cas, on teste l'aptitude générale à la combinaison (AGC).
On peut imaginer qu'on a déjà une plante précise d'une variété A et qu'on lui cherche un variété B complémentaire. Dans ce cas, si c'est un mâle, on utilise son pollen sur plusieurs femelles de la variété B, st si c'est une femelle on la fécondera avec un mélange des pollen des mâles de la variété B. L'analyse des descendances nous renseignera sur la complémentarité du parent avec la population testée. Le principe reste le même.
Une fois qu'on a trouvé nos variétés complémentaires susceptibles de produire l'hybride F1 voulu, il va falloir faire évoluer une ou plusieurs lignées dans chaque groupe de plantes afin de créer nos 2 parents du futur hybride F1. Pour cela, on va faire une sélection généalogique réciproque pour l'aptitude à la combinaison comme représentée par le schéma ci-dessous:
Voir la pièce jointe 506496
Ce schéma représente le 1er cycle de sélection généalogique réciproque pour l'aptitude à la combinaison.
On part donc de 2 groupes de plante A et B. On forme des couples entre ces 2 groupes et on effectue une fécondation croisée entre les 2 plantes de chaque couple. Chaque famille descendante est cultivée et les meilleures permettent de mettre en évidence les meilleurs couples parents. Pour chacun des couples retenus, on effectue une autofécondation du parent provenant des groupes de départ (le clonage et le maintien en végétatif des plantes de départ nécessaire à leur ré-utilisation n'est pas représenté sur le schéma). Chaque autofécondation aboutie à la formation des nouveaux groupes A et B qui serviront pour le cycle suivant.
Au bout de 6 ou 7 cycles, on obtient les 2 parents finaux issus des groupes A et B qui produiront l'hybride F1
Tel quel, ce schéma permet d'aboutir à une variété hybride F1 féminisée à cause de l'utilisation de l'autofécondation. Il est aussi possible de produire un hybride F1 en version régulière mais il n'y a pas trop d'intérêt car le cultivateur ne peut pas le reproduire à l'identique sans les parents originels.
Voilà, c'était le dernier chapitre. Si vous avez des questions, n'hésitez pas.
J'ai aussi en tête un petit exercice pratique sur la création d'un hybride F1. Si certains sont intéressés, faites signe!
++
edit: j'ai légèrement modifié le schéma pour une meilleure compréhension
Désolé d'avoir laissé le topic aussi longtemps en pause. Manque de temps et surement aussi de motivation... Bref, je reprends enfin pour finir ce dernier chapitre.
Les questions en suspend:
Après 8 générations d'autofécondation, tu arrives "théoriquement" à un taux d'homozygotie de 99%. Je dis "théoriquement" car ce sont des statistiques, plusieurs paramètres rentrent en compte, notamment le choix des plantes à chaque génération ou le fait que l'homozygotie/hétérozygotie se fragmente en bloc.Sinon francky, le selfing permet d'obtenir des plantes homozygote plus rapidement il semble. Pour aller plus vite dans les recherche il semble que les gars privilégie cette technique.
Mais dans la pratique, combien de génération il faut?
Concernant le testeur:
Le choix du testeur est primordial. En principe, le testeur est aussi utilisé pour produire un des deux parents finaux du futur hybride F1. Ce qui est important, c'est la façon dont se combineront les plantes utilisées. Le testeur peut être une plante mais peut être aussi une population de plante (voir explication plus bas).A propos de ton dernier schéma, il faudrait pas avoir plusieurs testeur? Si le mâle testeur qu'on prend est hyper récessif ou hyper dominant, ça changera la donne sur les femelles à selectionner non?
Pas obligatoirement, disons que si c'est le cas, tu es à la dernière étape pour la création de ton hybride F1 qui aura pour parents ton testeur et la lignée que tu dois travailler. Mais normalement, au départ de ton projet tu commences avec des plantes plus ou moins hétérozygotes.La plante testeur doit elle être homozygote?
Disons maintenant qu'on commence le projet au point zéro, avec en possession plusieurs groupes de plantes, variétés populations, ibl ou hybrides, peu importe. La 1ere étape consiste à trouver les variétés qui sont complémentaires. On appelles ça des groupes hétérotiques. Certaines variétés sont déjà connues pour leur complémentarité, par exemple les variétés afghanica avec les variétés thaî.
Si on ne connait pas la complémentarité des variétés en possession, il va falloir les tester entre elles. Le plus simple est d'utiliser un mélange des pollens provenant d'un certain nombre de mâles de la variété A et de l'utiliser pour féconder un certain nombre de femelles de la variété B . La descendance donnera un aperçu de la complémentarité des 2 variétés. Dans ce cas, on teste l'aptitude générale à la combinaison (AGC).
On peut imaginer qu'on a déjà une plante précise d'une variété A et qu'on lui cherche un variété B complémentaire. Dans ce cas, si c'est un mâle, on utilise son pollen sur plusieurs femelles de la variété B, st si c'est une femelle on la fécondera avec un mélange des pollen des mâles de la variété B. L'analyse des descendances nous renseignera sur la complémentarité du parent avec la population testée. Le principe reste le même.
Une fois qu'on a trouvé nos variétés complémentaires susceptibles de produire l'hybride F1 voulu, il va falloir faire évoluer une ou plusieurs lignées dans chaque groupe de plantes afin de créer nos 2 parents du futur hybride F1. Pour cela, on va faire une sélection généalogique réciproque pour l'aptitude à la combinaison comme représentée par le schéma ci-dessous:
Voir la pièce jointe 506496
Ce schéma représente le 1er cycle de sélection généalogique réciproque pour l'aptitude à la combinaison.
On part donc de 2 groupes de plante A et B. On forme des couples entre ces 2 groupes et on effectue une fécondation croisée entre les 2 plantes de chaque couple. Chaque famille descendante est cultivée et les meilleures permettent de mettre en évidence les meilleurs couples parents. Pour chacun des couples retenus, on effectue une autofécondation du parent provenant des groupes de départ (le clonage et le maintien en végétatif des plantes de départ nécessaire à leur ré-utilisation n'est pas représenté sur le schéma). Chaque autofécondation aboutie à la formation des nouveaux groupes A et B qui serviront pour le cycle suivant.
Au bout de 6 ou 7 cycles, on obtient les 2 parents finaux issus des groupes A et B qui produiront l'hybride F1
Tel quel, ce schéma permet d'aboutir à une variété hybride F1 féminisée à cause de l'utilisation de l'autofécondation. Il est aussi possible de produire un hybride F1 en version régulière mais il n'y a pas trop d'intérêt car le cultivateur ne peut pas le reproduire à l'identique sans les parents originels.
Voilà, c'était le dernier chapitre. Si vous avez des questions, n'hésitez pas.
J'ai aussi en tête un petit exercice pratique sur la création d'un hybride F1. Si certains sont intéressés, faites signe!
++
edit: j'ai légèrement modifié le schéma pour une meilleure compréhension
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