Ex-UFCM-I Care 8 832 Posté(e) janvier 16, 2018 Partager Posté(e) janvier 16, 2018 (modifié) Bonjour Triste reflet de ce que subissent les malades en France .... je dis souvent aux malades qui nous contactent, la seule chose qui doit compter c'est l’amélioration de votre quotidien, ne pas obéir à une loi inique et liberticide qui ne prend en compte que le classement du cannabis comme stupéfiant et aucunement la recherche internationale ni l'état de santé des usagers ..... les neurologues que j'ai eu l'occasion de rencontrer font parti, malheureusement, des spécialistes les plus coincés, perchés sur leur piédestal ils oublient qu'ils peuvent aussi etre défaillant et se tromper. J’espère que vous trouverez une solution pour vos problèmes non résolus .... Force @croquemou je suis intéressé pour etre mis en contact avec votre rhumatologue, l'association recherche des pro de santé qui n'ont pas oublié la base de leur engagement : faire en sorte d’améliorer la vie de leurs patients en essayant de les soulager des symptômes de la maladie ou des effets délétères des traitements (souvent inadapté ....). (Pouvez vous lui demander si vous pouvez me donner son mail que l'UFCM-I Care puisse le contacter.) Merci bonne fin d'apres midi Modifié janvier 16, 2018 par UFCM-I Care Lien à poster Partager sur d’autres sites
Invité gruiiiik Posté(e) janvier 16, 2018 Partager Posté(e) janvier 16, 2018 (modifié) plop, je vais lui demander si possibilité de pouvoir passer son mail et si il est ok , je ne pense pas que cela pose problème a mon avis , mais on ne sais jamais et vous envoie cela une fois confirmation positive de sa pars . Perso chez moi se qui la convaincu des bienfait du canna , c'est le faite d'avoir pu arrêter de prendre du scenan ( morphine ) chaque jours entre 80 et 150 mg pour calmer les douleurs, puisque je ne peut absolument pas être sous anti inflammatoire sans risquer d 'être en insufisance rénale et donc de faire encore un séjours aux urgence en pleine nuit . Et surtout d'avoir pu arrêter cette putain de chimio en injection qui ne soigne pas, mais ralentis seulement l'évolution des maladies et qui derrière engrange plus de degat sur le corps que de bien fait +++ Modifié janvier 16, 2018 par gruiiiik Lien à poster Partager sur d’autres sites
Invité Posté(e) janvier 25, 2018 Partager Posté(e) janvier 25, 2018 Yo, Pour ma part la suite des hostilités (n'allez pas croire que je raconte cela pour me plaindre ou attirer de la compassion , juste pour informer de la difficulté à être écouter quant au ressenti des soucis rencontrés et parce ce que cela ne fait pas de mal de s'exprimer quand cela ne va pas / aussi parce que depuis le départ pas mal de gens m'ont soutenus ) , début Février je serais hospitalisé de jour pour subir une nouvelle ponction lombaire (hourra !!! ) et ensuite quelques jours plus tard j'irais voir un oncologue ... (je pensais que c'était pour les problèmes de tripes et que c'était aussi pour cela que ma neurologue actuelle m'avait prévenu que ce même docteur était aussi neurologue ... ) La lésion d'après leurs dires est relativement profonde . Si c'est bien ce qui est écrit dans les conclusion théorique de l'IRM et vers cela quoi s'oriente maintenant ce serait une tumeur gliale de bas grade ; ce qui signifierait que mon espérance de vie serait hélas bien raccourcie ... Voilà ça fait chier mais bon nique sa mère c'est ainsi et puis ce n'est pas encore gravé dans le marbre ; je vous remercie les potes pour m'avoir lu depuis ses quelques années c'est cool . La bise Lien à poster Partager sur d’autres sites
Invité gruiiiik Posté(e) janvier 25, 2018 Partager Posté(e) janvier 25, 2018 plop, sa se soigne bien poto , surtout chez les enfants , tiens un liens qui en dit un peu plus sur les gliomes Courage a toi poto ne perd pas espoir . +++ Lien à poster Partager sur d’autres sites
Invité Posté(e) janvier 25, 2018 Partager Posté(e) janvier 25, 2018 Yo , Merci , mais j'ai 33 ans tiens un liens plus instructif : http://gfme.free.fr/maladie/basgrade.html L'espoir est là le moral aussi , je vais faire pousser plus d'herbe puis voilà Thx Lien à poster Partager sur d’autres sites
Invité Posté(e) février 15, 2018 Partager Posté(e) février 15, 2018 (modifié) Yo, Je suis effondré les gars ... La semaine dernière on me dit que c'est soit une tumeur soignable par chimio ou soit par opération , aujourd'hui je vois l'oncologue ... Et jackpot je n'ai plus rien du tout ... (sur l'IRM il est dit tout autre chose ... ) Je n'ai plus aucuns suivis , plus de rendez vous , les examens que je devais re faire annulé ; rien pour la douleur ou les vomissements ... La vue ils s'en battent les burnes , pourtant mal grès les lunettes et la ré éducation rien n'a changé cela . J'ai le premier cancer qui se soigne tout seul et en une semaine ! Le mec m'a dit tout cela avec un grand sourire ... Je sais bien que vous n'êtes pas toubib mais là fallait que j'évacue ! Moi ce que je pense c'est qu'ils ne veulent pas se faire chier étant donné qu'ils ont déjà trop de clients . Quel beau pays ! A pluche Modifié février 15, 2018 par kid1984 1 1 Lien à poster Partager sur d’autres sites
Matavaï 53 Posté(e) février 15, 2018 Partager Posté(e) février 15, 2018 1 .Salut Kid, Je ne sais pas quoi dire qui puisse te soulager, on m'a fait le coup de la guérison miracle sur des trucs lourds, mais jamais rien d'aussi grave. J'espère que tu trouveras un toubib qui a relu son sermon, parce que pour l'occasion ils oublient 2 points: - ils s'engagent a tout faire pour soulager les souffrances, hors aujourd'hui si ton cas est chiant et qu'il n'a pas de nom, manifestement te soulager n'est pas leur priorité - ils s'engagent a etre chatiés par leurs pairs (chatiments sympas selon la fac) s'ils étaient pris a y manquer. Je l'ai lu affiché au-dessus du bureau d'un toubib qui m'expliquait ouvertement que mon cas n'étant ni clair ni simple, ça ne l'intéressait pas... c'était une situation sympa En tout cas j'espère que tu tiens le coup face a tout ca. A bientot ! Lien à poster Partager sur d’autres sites
manuel valls 3 171 Posté(e) février 15, 2018 Partager Posté(e) février 15, 2018 (modifié) Yo Kid !! ch'ui vraiment attristé des ces bads news, les médecins ne sont pas tous compétents , loin de là, j'en ai eu le triste exemple avec ma maman qui est rester bloquée dans un hosto avec des douleurs très violentes , diagnostiquée folle après un moi d'hosto, elle est parti à Paris, le vrai diagnostique est tombé en 15 minutes de consultation.... ( une " simple " cruralgie ) J'ai vu que tu consultais déjà plusieurs personnes , mais au plus on multiplie les avis, au plus on à une chance de tombé sur un doc qui fait bien son taf. Je sais pas si tu y crois ou pas aussi , mais les coupeurs de feus font parfois des trucs de fou, en complément de la science ce qu'on ne comprend pas peut être une aide de plus .https://www.allodocteurs.fr/se-soigner/medecines-traditionnelles/cancer-le-recours-aux-coupeurs-de-feu_15557.html Même si j'imagine que c'est pas évident, je te souhaite force et courage ! avec le moral combattre cette merde sera moins long et moins pénible. à plouche ! Modifié février 15, 2018 par manuel valls Lien à poster Partager sur d’autres sites
Invité Posté(e) avril 26, 2018 Partager Posté(e) avril 26, 2018 (modifié) Salut l'ami Courrage à toi Si je peux me permettre de te conseillé une spécialiste qui est l'une des meilleure dans son domaine, la nathuropathie: soignez par les plantes, tu vas croir que c'est pas serieux mais si, cette bonne dame a soigné je ne sais combien de cancer de toute les phases, elles a aussi soigner le diabéte et le sida entre autre. Cette dame elle vie dans le sud de la france et est capable je pense de soigner quasiment toute les maladie. Seul bémole victime de son succes c'est tres dificile d'obtenir un rdv elle n'accepte en ce moment que les cas grave. Jettes y serieusement un coup d'oeil tu ny perd rien. +++++ Modifié avril 27, 2018 par Indi-Punky retrait du lien Lien à poster Partager sur d’autres sites
Indi-Punky 12 104 Posté(e) avril 27, 2018 Partager Posté(e) avril 27, 2018 Bonjour J'ai déjà eu affaite a des rebouteux etc je ne critiquerais pas leur travail. Je n'ai d'ailleurs aucune idée de l'influence de la naturopathie sur la fibro. Par contre je ne peux laisser dire cela sans réagir: Il y a 9 heures, Didimadrid a dit: elles a aussi soigner le diabéte et le sida entre autre Et pour ton cerveau elle a rien pu faire???? Sérieux, le Sida rien que ça? Elle guérit pas les malformations genetiques aussi? Elle fait jaillir de l'eau en tapant du pied? Là faut vraiment que la médecine se penche sur elle, non parce-que le sida c'est pas un rhume.. Et après tu t’étonne d’être catalogué "bouffon"?... Ps marrant, elle est plus maline que toi. A aucun moment elle ne parle de ce qu'elle guérit... 1 5 3 Lien à poster Partager sur d’autres sites
Ex-UFCM-I Care 8 832 Posté(e) avril 27, 2018 Partager Posté(e) avril 27, 2018 (modifié) Hey On ne peu pas dire n'importe quoi et "avancer," sans vision ni recul, en donnant de faux espoirs à des personnes atteintes dans leur chair.et sont en souffrance ... juste donner des info sur les activités d'une naturopathe sans la connaitre et en prétendant que cette personnes "soigne" du SIDA ou du diabète sans aucuns liens sérieux à présenter c'est plus que limite .... Donner des infos validées scientifiquement ou provenant de l’expérience des malades, pas de soucis, il y a un fondement, ne serait ce que le retour des patients .... La naturopathie ne soigne pas tout, c'est pas une baguette magique qu'on agite sous le nez des gens sans se soucier de l'impact et des conséquences négatives qui peuvent en résulter .... Donner de l'espoir à des gens qui n'en ont plus et qui souffrent quotidiennement de pathologies invalidantes sévères alors que rien ne prouve quoi que se soit c'est juste dégueulasse .... Bien sur le cannabis ou certaine plantes peuvent aider les malades, améliorer leur quotidien et diminuer leurs souffrances, de la à "soigner", il y a un pas, un gouffre .... allez mighty a surchauffer (fallait ça pour que je lève le pied sur ma réponse .....) il m'appelle pour que je le soulage de la chaleur insupportable qu'il subit ..... je suis un tortionnaire qui le met à rude épreuve .... belle journée à vous profitez bien du soleil avec vos filles, une belle promenade en foret ça le fait bien @+ Modifié avril 27, 2018 par UFCM-I Care 6 Lien à poster Partager sur d’autres sites
juju93 273 Posté(e) avril 27, 2018 Partager Posté(e) avril 27, 2018 Il y a 12 heures, Didimadrid a dit: Salut l'ami Courrage à toi Si je peux me permettre de te conseillé une spécialiste qui est l'une des meilleure dans son domaine, la nathuropathie: soignez par les plantes, tu vas croir que c'est pas serieux mais si, cette bonne dame a soigné je ne sais combien de cancer de toute les phases, elles a aussi soigner le diabéte et le sida entre autre. Cette dame elle vie dans le sud de la france et est capable je pense de soigner quasiment toute les maladie. Seul bémole victime de son succes c'est tres dificile d'obtenir un rdv elle n'accepte en ce moment que les cas grave. Jettes y serieusement un coup d'oeil tu ny perd rien. +++++ Plop, Arrête tout mec , je sais pas ce que tu prend exactement ,mais t'es complètement ravagé ... Hallucinant t'es un vrai phénomène de foire !!! 1 1 Lien à poster Partager sur d’autres sites
Invité Posté(e) avril 27, 2018 Partager Posté(e) avril 27, 2018 (modifié) Yo, De toute façon , la fibromyalgie c'est du passé si je puis dire ; là ce sont des soucis dans le cerveau alors bon les marabouts & co. ; pourquoi pas mais dans mon cas j'ai quand même de sacrés doutes . Après @UFCM-I Care a bien résumé le délire , je rajouterai juste AMEN . Pour ma part voici les nouvelles du jour ... Cela m'a mis , à nouveau , un sacré coup de masse psychologiquement parlant . Les neurologues m'ont martelés (pour rester dans la thématique ) , que je n'avais "qu'un kyste sur la glande pinéale" (qui peut d'ailleurs donner des symptômes vu sa taille 1.4 cm x 1.4 cm x 7 mm ; mais cela ils s'en foutent aussi) et qu'il n'y avait rien d'autre alors que l'irm disait le contraire ; le compte rendu de ce dernier (janvier 2018) évoquait déjà une lésion sur la lame tectale mais les neurologues n'ont clairement évoqué que le kyste ... Du coup , je pensais vraiment être hors de danger si je puis dire hors ... Rebelote ascenseur émotionnel , ce n'est à nouveau plus le cas ... Du coup , il faut que je me retrouve un neurologue digne de ce nom ; voilà c'est tout pour moi . A+ et merci aux camarades pour la compréhension Modifié avril 29, 2018 par kid1984 1 3 Lien à poster Partager sur d’autres sites
Bobychkush 2 Posté(e) avril 30, 2018 Partager Posté(e) avril 30, 2018 (modifié) Le 27.04.2018 à 09:01, Indi-Punky a dit: Sérieux, le Sida rien que ça? Elle guérit pas les malformations genetiques aussi? Elle fait jaillir de l'eau en tapant du pied? Là faut vraiment que la médecine se penche sur elle, non parce-que le sida c'est pas un rhume.. Salut à tous les gars!! Je me permet de me joindre à vous en espérent être utile. Je suis naturopathe de métier et je gagne ma vie grâce à cette médecine qui est de plus en plus répandu. Bref, Alors voilà, pour te répondre « Indy « je pense que tu manque un peu de respect à Mme Grosjean qui est une des naturopathe les plus connu en France ( liste d’attente interminable pour une formation chez elle ) et nous nous basons beaucoup ( mais pas que ) sur son travail dans notre boulot. Concernant le Sida, effectivement il y a plusieurs vidéos et conférences où elle affirme avoir réussi à éradiquer la maladie chez 4 malades, chacun est libre d’y croire ou non mais dans Le respect s’il vous plaît c’est quand même une personne très âgée qui mérite beaucoup de respect elle nous apporte tellement si vous saviez.. Pour en savoir plus sur elle oublié son site allez plutôt sur sa chaîne YouTube ou celle de son/notre confrère T.Casasnova vous pourrez ensuite donnez vos avis sur cette charmente dame. Le 27.04.2018 à 09:01, Indi-Punky a dit: A aucun moment elle ne parle de ce qu'elle guérit... Est tu certain de ne pas tromper de naturopathe ? Non mais Parce que dans ces nombreuse vidéos tout est bien expliqué mais vue le nombre de ces vidéo je n’en suis pas sure que tu est eu le temps de toutes les visionner. ( vidéo à ne pas louper ) Le 28.04.2018 à 01:00, kid1984 a dit: Les neurologues m'ont martelés Alala ces neurologue parfois ... connaît tu Dr Ibrahim Rida ? C’est un neurologue Nantais le Papa d’un ami si sa peux t’aider je peux faciliter le contact. Évidemen je te le conseil, renseigne toi à son sujet et reviens vers moi si cela t’intéresse. Bon courage et à bientôt. Lu! Modifié avril 30, 2018 par Bobychkush Réctification 1 Lien à poster Partager sur d’autres sites
Ex-UFCM-I Care 8 832 Posté(e) avril 30, 2018 Partager Posté(e) avril 30, 2018 (modifié) Hey @Bobychkush Les naturopathes peuvent aider, soulager, voir même guérir certaine pathologies, la dessus pas de soucis on est d'accord et étant malade depuis de nombreuses années j'ai souvent regardé de ce coté pour éviter des traitements supplémentaires ... Par contre, j'ai travaillé avec une des Professeur en pharmacognosie des plus connue, réputée et respectée en Europe, je lui ai demandé, par rapport au SIDA, puisque c'est mon "compagnon de route" depuis 34 ans, et son domaine de compétence (les plantes, leurs concentrés les extraits etc ....) si il y avait une possibilité, en l'état actuel des connaissances sur les plantes, de "soigner le SIDA". Sa réponse ..... Il est possible de remplacer une partie du traitement par un cocktail de plantes (qu'elle m'a donné), mais pas la totalité du traitement, et il n'y a pas de guérison par les plantes possible aujourd'hui, ni, jusqu'à plus ample informée, sur d’éventuelles guérisons validées de manière scientifique ou reconnues par la médecine .... Que se soit une vieille dame qu'elle soit connue des naturopathes ou des patients qui l'ont contacté n'est pas vraiment le problème, seuls ses patients peuvent témoigner de l'apport positif qu'elle leur a apporté (ou pas), Après il faut reconnaitre que la personne qui a présenté les choses l'a fait de telle manière .... @+ Modifié avril 30, 2018 par UFCM-I Care 2 Lien à poster Partager sur d’autres sites
Indi-Punky 12 104 Posté(e) avril 30, 2018 Partager Posté(e) avril 30, 2018 Bonsoir Alors relis mes propos, je ne manque pas de respect a la naturopathie, j'ai bien préciser ne pas connaitre le sujet. Le 27/04/2018 à 09:01, Indi-Punky a dit: J'ai déjà eu affaite a des rebouteux etc je ne critiquerais pas leur travail. Je n'ai d'ailleurs aucune idée de l'influence de la naturopathie sur la fibro. Je répondais simplement par rapport a son site, qui était le lien donné par la personne ayant suscité mon commentaire. Je n'ai bien entendu pas épluché toute les vidéos de Mme. Je veux bien qu'on me traite de vieux cons ou je ne sais quoi, mais dire que cela guérit le sida, non je suis désolé mais là c'est trop énorme. Énormité pour moi qui a entrainé une réponse en conséquence. Le 27/04/2018 à 09:01, Indi-Punky a dit: Sérieux, le Sida rien que ça? Elle guérit pas les malformations genetiques aussi? Elle fait jaillir de l'eau en tapant du pied? Là faut vraiment que la médecine se penche sur elle, non parce-que le sida c'est pas un rhume.. De plus comme le dit Ufcm, le loustic a un passif qui aide pas a écouter son discours... Donc encore une fois loin de moi l'idée de froisser une profession, mais vous savez comme moi que sur ce genre de sujet vous marchez sur des œufs. Je ne vais pas lancer un débat oui ou non, il n'a pas sa place ici. 2 Lien à poster Partager sur d’autres sites
Etranje 1 376 Posté(e) avril 30, 2018 Partager Posté(e) avril 30, 2018 (modifié) Yep, de ce que je sais du sida aujourd'hui quelqu'un qui affirme l’éradiquer est un charlatan, je vous trouve bien précautionneux avec la vieille dame? a+ Modifié mai 2, 2018 par Etranje syntaxe 3 Lien à poster Partager sur d’autres sites
Ex-UFCM-I Care 8 832 Posté(e) avril 30, 2018 Partager Posté(e) avril 30, 2018 (modifié) Hey @Etranje De ce que je sais sur le SIDA je dirais que tu as raisons, d'autant que même si le naturopathe est très humble, et ne veut pas se faire de pub ..... j'ai du mal à imaginer que 4 malades gardent le secret de leurs guérisons en regardant des millions de personnes de par le monde souffrir et mourir de la maladie .... Mais voila si il y a des gens pour croire ça .... @+ Modifié avril 30, 2018 par UFCM-I Care 2 1 Lien à poster Partager sur d’autres sites
Invité gruiiiik Posté(e) mai 1, 2018 Partager Posté(e) mai 1, 2018 Plop, Citation Pour en savoir plus sur elle oublié son site allez plutôt sur sa chaîne YouTube ou celle de son/notre confrère T.Casasnova vous pourrez ensuite donnez vos avis sur cette charmente dame. Bon j'ai chercher le gars Casasnova , je suis tomber sur cette vidéo explicative sur comment se soigner de son arthrose en 30 min indéfiniment . Spoiler Alors que dire ..... franchement on prend les gens pour des lapins de 6 semaines la .. Faut m'expliquer comment en 30 mn un naturopathe a deux balles arrive a soigner " une dégradation du cartilage qui recouvre les extrémités des os au niveau des articulations " La dans cette video : Spoiler le commentaire suivant c'est lui qui l'as écrit pas possible autrement de lire de la merde pareille : Citation j'etais au bord du suicide jusqu'en mars-avril 2003: arthrite... la douleur etait atroce. Puis j'ai lu le livre du dr Seignalet, et en un mois, j'ai arrêté 3 maladies "auto-immunes": arthrite bien entendu, et aussi asthme et acné. Voilà, un changement de regime alimentaire et hop, 3 'maladies' disparues. Mes cartilages ont repoussé, je ne prends aucune medicine, et comme en meme temps j'ai arrêté ts les laitages, ma ménopause a ete invisible: pas de bouffees de chaleur, de changement d'humeur, etc. Cela ressemble à un miracle, c'est simplement que les céreales --et surtout les modernes--ne sont pas des aliments pour nous. A un moment donnez faut être réaliste , tu ne soigne pas une maladie auto immune avec juste un régime alimentaire faut arrêter les conneries la encore une fois . La meuf est ménauposée mais se tape de l'acnés juvénile sur la tronche et a ces cartilages qui ont repousser dit donc Faut arrêter de mettre en avant des gourou a deux balles qui ne font pas que du bien sur le long terme . D'ailleurs Bobychkush certain naturopathe qui sont honnête et vois comme il faut les chose le disent , c'est mauvais de faire ce que ce gourou a deux balles préconise . Trouvez sur le net avec un peu de recherche : Citation Bonjour, je vous remercie pour cet article. Vous êtes très lu et peut-être cela va fait tilt pour certaines personnes qui avec leur régime vont droit au suicide. Je vois certains de mes patients participer à ce crudivorisme et devenir décharnés. Comme vous le dites très bien, au début, cela semble aller mieux car ils allègent les portions, mangent plus sains voire bio... Mais il n'en est pas de même sur le long terme. Donc faut arrêter de faire croire a des gens qui sont émotionnellement fragile a cause de leur maladie et souvent par l'incompréhension de leur médecin à les comprendre , que suffit de changer de régimes pour allez mieux sur le long terme . On ne soigne pas le cancer avec un régime carotte poire melon , ni même une fuite aortique a un ventricule du cœur en mangeant des patates avec des baies . Il est très bien connus ce gourou sur sos dérive sectaire le gourou casasnovas : Spoiler Résumons. Cet individu se rémunère en livrant des conseils bidons et dangereux à des personnes malades ou en quête d’alternatives. Ca ressemble à la définition d’un gourou dans une secte, non ? Pour le confirmer, nous avons demandé à la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) de se pencher sur son cas. Surprise : l’organisme public dit suivre ses vidéos depuis août 2012. Son président, Serge Blisko, nous détaille : « C’est une personne que l’on connaît bien. Il nous est beaucoup beaucoup signalé, on est interpellé par des gens qui se sont lancés là-dedans ou dont l’entourage s’est lancé là-dedans et qui nous disent que ça ne va pas du tout. Il va très loin, il est devenu ce qu’on appelle nous un “dérapeute”, c’est-à-dire un thérapeute qui dérape. » Selon la Miviludes, cette surveillance lui a valu une procédure d’interdiction de vendre par lui-même des plantes aromatiques, après un signalement au conseil national de l’Ordre des pharmaciens. Mais rien, pour l’instant, ne lui interdit de publier des vidéos. Serge Blisko s’en explique : « C’est toute la difficulté de notre métier, il n’est pas médecin, il n’a pas d’officine ou de bureau, il ne s’autorise que de lui-même, il doit sûrement avoir des moyens importants pour continuer à publier des vidéos. C’est un combat à armes inégales, inconsciemment aidé par ceux qui les regardent. On fait du signalement, on essaye de compléter notre dossier, on n’a rien déposé aujourd’hui devant le procureur de la République parce qu’on n’a pas envie d’avoir un non lieu. » Le gourou reste tranquille Maître Anthony Bem, avocat spécialiste du droit d’Internet, estime pourtant que la justice pourrait tout à fait faire retirer ces vidéos « si le délit d’abus de faiblesse est constitué ». Ceci implique le dépôt d’une plainte et une procédure judiciaire. Mais pas seulement : « Ces demandes sont faites par voix d’avocat, et il y a très peu d’avocats qui sont en mesure de la faire, à peine une dizaine en France. Ce sont des procédure, très lourdes, en anglais, qui peuvent coûter entre 5 000 et 10 000 euros, ça décourage beaucoup de clients » Maître Olivier Itéanu, spécialiste des questions numériques, confirme que « tout est en place dans la loi » pour retirer une vidéo délictueuse sur YouTube : « Toute autorité judiciaire peut demander à YouTube de retirer une vidéo. A partir du moment où YouTube a eu cette demande, sa responsabilité est engagée en tant qu’intermédiaire technique donc il a intérêt à s’y conformer. Le problème vient sûrement d’une méconnaissance de la loi et de ces procédures. » La Miviludes, elle, assure que ce travail est très compliqué à cause du nombre important de vidéos de ce type qui circulent sur le Net : « Il n’est pas tout seul, on compte sur les doigts de deux mains le nombre de personnes de ce genre en France qui sont sur YouTube, même si lui fait partie des vedettes. Ces nouveaux outils sont un avantage pour ceux qui savent s’en servir, la viralité ça marche bien. Il faut qu’on s’y adapte. » En attendant, la dérive de Thierry Casasnovas continue tranquillement. Il publie maintenant des vidéos de « consultation » avec des parents d’enfants malades, commence à donner des conférences en France et à l’étranger, et a lancé lundi une opération appelée Terra Incognita : il va, pendant trois semaines, publier une vidéo par jour pour « expérimenter de nouvelles voies de regénération ». Et des adeptes se chargent maintenant de propager la bonne parole : plusieurs groupes locaux viennent de naître et l’une des membres de l’association Regenere a lancé un journal de la régénération. Pour ceux qui veulent l'article au complet Je vais arrêter la, je pense que j ai assez démontrer que ce sont des charlatans simplement. Qui se servent de la détresse émotionnelle de personne fragile et de leur vulnérabilité psychologique . +++ Lien à poster Partager sur d’autres sites
popolski 403 Posté(e) mai 1, 2018 Partager Posté(e) mai 1, 2018 (modifié) Oï! C'est dramatique de tenir des propos comme ça @Bobychkush, vous vous rendez compte des illusions que vous faites naître dans l'esprit des malades désemparés face à leur maladie ? La médecine holostique n'est pas irréprochable, mais ce que vous faites c'est encourager la défiance envers la science et les traitements conventionnels (prouvés comme efficaces), en plus de colporter de fausses informations. C'est dangereux pour les malades, leurs proches et dans le cas du sida, la société. Dire qu'un naturopathe, (peu importe qui il est), est en mesure de soigner le sida, c'est juste un mensonge et la preuve de votre manque d'information sur le sujet. J'oserai presque dire propagande mais je vais plutôt vous considérer totalement dévoué à votre cause. De nos jours s'il y a un candidat sérieux pour soigner le sida ce n'est certainement pas la naturopathie, ni des guérisseurs où autres marabouts, c'est la protéine Cas9 https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Cas9 Mais pardon c'est un outil du démon de la méchante science maléfique. Au mieux vous faites ce que beaucoup font dans votre merveilleuse profession : des corrélations illusoires. C'est facile avec des maladies cycliques (ou des guérisons miraculeuses, ou même des rémissions spontanées) , et des patients désemparés prêts à croire à n'importe quoi pour se sentir mieux(ce qui est tout à fait normal). Histoire d'enfoncer le clou, car quand on connaît quelqu'un qui c'est laissé détourner des traitements par des gourous de la naturopathie, pour êtres soigné tué par un changement de régime alimentaire et des irrigations en guise de traitement, ça donne quand même envie de donner des articles documentés sur vos activités, choses que vous ne ferez jamais pour appuyer vos dires miraculeux (car les témoignages n'ont aucune valeur désolé, c'est pas comme ça que ça marche une démarche scientifique) : Spoiler La naturopathie Kimball C. Atwood IV, MD Introduction En 1968, des naturopathes ont demandé au HEW (US Department of Health, Education, and Welfaremaintenant Department of Health and Human Services) d'intégrer le remboursement de leurs pratiques par la sécurité sociale. Le département a dirigé une étude et décida de ne pas le faire. Son rapport concluait : La théorie et la pratique naturopathes ne reposent pas sur un corps de connaissance de base sur la santé, la maladie et la prévention ayant été accepté par la communauté scientifique. En outre, sans évoquer sa théorie, la portée et la qualité de l'instruction naturopathe ne préparent pas le pratiquant à faire un diagnostic adéquat ni à fournir un traitement approprié2. Ces conclusions sont toujours valides. 35 ans plus tard, des enquêteurs de l'Université Simon Fraser de Colombie britannique sont parvenus aux mêmes conclusions : Dans notre recherche, nous avons donné aux naturopathes et à leurs associations professionnelles l'opportunité de réfuter les conclusions de plusieurs commissions d'enquête des années passées, ayant jugé leurs justifications thérapeutiques comme manquant de crédibilité scientifique. Aucun de nos informateurs n'a été capable de nous convaincre que la pratique avait pris en considération ces critiques passées; en fait, quelques-uns semblaient même reconnaître qu'il subsistait un problème. Nos propres recherches bibliographiques ne nous ont pas permis de trouver d'essais cliniques contrôlés corrects confirmant les déclarations de la profession, exceptés dans quelques domaines limités où les recommandations des naturopathes coïncidaient avec celles de la médecine. Là où la naturopathie et la médecine sont en désaccord, la preuve est uniformément au détriment de la naturopathie. Nous avons donc conclu que les clients des naturopathes sont soit ignorants des déficiences scientifiquement établies de la pratique naturopathe, ou choisissent intentionnellement de les négliger pour des raisons idéologiques3. Ce qui suit est un résumé de l'état actuel de la "médecine naturopathique". La plupart vient d'articles ou de publications du site web de l'Association Américaine des Médecins Naturopathes (AANP), de l'ouvrage Textbook of Natural Medicine, le seul manuel général sur le sujet, co-édité et largement co-signé par un des délégués de Medicare 4, 5, par une école de naturopathie, par l'Université Bastyr de Kenmore, Washington où le co-éditeur du manuel en était fondateur et président et où un autre délégué du US Medicare Coverage Advisory Committee est doyen associé. Ainsi, il est le reflet des croyances médicales de ces 2 délégués et des niveaux les plus élevés de la pratique naturopathique. Bref historique et statut Les praticiens naturopathes sont une manifestation récente d'un domaine connu comme étant la naturopathie, dont les origines remontent au mouvement allemand de "vie naturelle" du 19° siècle. Les premiers naturopathes refusaient les avances médicales contemporaines, telles que la théorie des germes et la vaccination, mais épousaient les "cures d'eau", le jeûne, les plantes, l'homéopathie, la "détoxication" du colon et autres méthodes populaires du même genre. Le contenu a quelque peu évolué depuis, les ornements sont devenus plus modernes. Un sous-ensemble de naturopathes cherche maintenant à se distinguer des "naturopathes traditionnels" : il professe de pratiquer une "forme distincte de prévention de la santé", selon la définition officielle du site web de son organisation nationale, l'AANP6. Au National College of Naturopathic Medicine de Portland, Oregon, les "médecins naturopathes" sont décrits comme des : médecins de prévention ou de premiers soins, la plupart d'entre eux sont en général des praticiens privés [et] formés pour être le premier docteur vu par le patient pour la santé en général, pour des conseils ou rester en forme, et pour le diagnostic et le traitement des conditions aiguës et chroniques7. Les "docteurs naturopathes" (ND pour Naturopathic doctors, titre non reconnu en France), comme ils s'appellent entre eux, affirment avoir reçu une formation appropriée pour pouvoir pratiquer la médecine, y compris un curriculum scientifique de base, équivalent à celui enseigné dans les fac de médecine. Cette formation se déroule dans 1 des 4 écoles des États-Unis ou au Canada, chacune d'elle proposant un curriculum sur 4 ans, mais aucune expérience hospitalière ou clinique. Quatre écoles ne sont liées à aucune université, la cinquième, l'University of Bridgeport College of Naturopathic Medicine du Connecticut appartient à l'Eglise d'Unification (la secte Moon) de Sun Myung Moon. Ces naturopathes sont autorisés dans 13 états US. La portée de leur pratique se voit seulement limitée par l'interdiction qui leur est faite de pratiquer des actes de chirurgie, ou de prescrire des substances médicamenteuses8. Dans ces États, ils sont autorisés à faire des expertises médicales élargies. Dans l'État de Washington, une loi oblige même les assurances privées à rembourser les actes des naturopathes9. Le système de croyance naturopathique Les croyances naturopathiques, y compris celles des "médecins naturopathes", reposent essentiellement sur le vitalisme, l'assertion pré-scientifique du 19° siècle selon laquelle les processus biologiques ne se conforment pas à certains principes physiques et chimiques universaux. Les naturopathes le décrivent comme un "pouvoir de guérison de la nature", qui serait compromis par la médecine moderne10. Ils déclarent "traiter la cause d'un problème, au lieu de seulement éliminer ou supprimer les symptômes6". Ils affirment traiter "la personne dans sa globalité". Mais aussi qu'ils peuvent "booster le système immunitaire" à l'aide de plantes et de préparations homéopathiques. Ils professent connaître une médecine préventive inconnue des médecins, des experts médicaux, des infirmières, des nutritionnistes et autres professions médicales. Ils affirment détenir une expertise spéciale en nutrition et dans l'utilisation de "remèdes naturels" à base d'animaux, de légumes et de sources minérales. Les naturopathes invoquent quelques théories simplistes pour expliquer les causes de la maladie. Celles-ci comprennent les actions de "toxines" omniprésentes (y compris la plupart des médicaments), les allergies alimentaires, une diététique sucrée, grasse ou à base de gluten, une consommation insuffisante de vitamines et minéraux, une candidose épidémique, de mauvais alignements vertébraux, des "dysbiosis" intestinaux, un déséquilibre du Qi et quelques autres. Pour diagnostiquer ces entités, les naturopathes ont à leur disposition tout un assortiment de méthodes farfelues, parmi lesquelles l'iridologie, qui soutien que le corps tout entier est représenté dans l'iris de l'oeil; la kinésiologie appliquée, par laquelle une allergie serait détectée en mettant l'aliment concerné dans une des mains du patient, et en observant la faiblesse résultante de l'autre main; l'analyse des cheveux pour de supposées carences en vitamines et minéraux et les prétendues toxines; l'électrodiagnostic qui peut soi-disant détecter les parasites et autres problèmes en mesurant simplement la résistance électrique de la peau; "l'analyse cellulaire", le diagnostic par les pulsations et la langue, et plus encore12, 13. Les traitements naturopathiques Les traitements naturopathiques comprennent l'irrigation du colon (lavements) et le jeûne pour la "detoxification", l'hydrothérapie (envelopper des parties ou tout le corps dans des linges humides), l'homéopathie, l'acupuncture, les manipulations chiropratiques, l'aromathérapie, les régimes sévères, la vitamine C par intraveineuse, le peroxyde d'hydrogène et l'ozone, les pilules d'enzymes, les herbes en tous genres, les organes d'animaux desséchés, et autres "remèdes naturels". Les naturopathes vendent à leur profit ces préparations à leurs clients, une pratique douteuse à la fois acceptée et approuvée par l'Association Américaine des Médecins Naturopathes14, 16. Comment cela se traduit-il dans la pratique de la médecine naturopathique ? Les recommandations et pratiques suivantes sont représentatives : Le refus des traitements standards de la pharyngite à streptocoque17, l'otite aiguë18, et les autres maladies infectieuses infantiles, proposant au lieu de cela de l'homéopathie, de l'hydrothérapie et des "antibiotiques naturels" (par ex. des plantes). L'affiliation avec le mouvement anti-vaccinations Le refus des traitements standards pour l'asthme, offrant à la place un bain de peroxyde d'hydrogèneafin d'"apporter de l'oxygène à toute la surface de la peau, et ainsi enrichir les poumons trop pauvrement enrichis" ou "des pierres précieuses et des minéraux... portés comme des bijoux ou placés dans la maison à des places spéciales19." Ces extraits viennent "d'articles écrits par des médecins naturopathes pour le public." (sur le site de l'AANP). L'auteur est désigné comme étant un "rédacteur senior du Journal of Naturopathic Medicine, la publication officielle de l'AANP." Des recommandations, par le Bastyr University AIDS Research Center, pour le traitement des patients séropositifs avec de l'ail et du millepertuis (qui ont montré tous deux réduire les niveaux sanguins d'agents antiretroviraux hautement actifs), "un programme de detoxification par l'auriculothérapie, (ou acupuncture auriculaire)", une hyperthermie de tout le corps, des "glandes surrénales", de l'homéopathie, une "stimulation électro-crânienne", des enzymes digestives, de l'argent colloïdal et pratiquement 100 autres méthodes farfelues20, 21. Des avertissements contre les méthodes médicales éprouvées, et les traitements chirurgicaux contre l'hypertension, l'hyperlipidémie et l'artériosclérose, tandis qu'ils recommandent des plantes et la chélation22. L'insertion de ballonnets endonasaux, suivis par leur inflation dans le nasopharynx, pour "relâcher les tensions accumulées dans le tissu connectif et remettre le corps dans sa forme originale", pour ainsi "traiter" des désordres de l'apprentissage et toutes autres sortes de problèmes23, 24. Le traitement des malaises pendant 20 minutes à l'aide d'une "compresse de glace... sur l'artère carotide sous l'os de la mâchoire" (qui "pourrait même éviter la crise cardiaque") et la médecine par l'énergie subtile25. L'auteur de ces recommandations est décrit comme étant rédacteur senior au Journal of Naturopathic Medicine, la publication officielle de l'American Association of Naturopathic Physicians. La détection rapide des scléroses multiples par le diagnostic des "pulsations" et de la langue, et les effets des cures d'hydrothérapie, d'homéopathie, d'acupuncture, des régimes et autres méthodes26. L'auteur de ces lignes est chef de service au Southwest College of Naturopathic Medicine. La prévention et le traitement des cancers du sein par un assortiment de tests farfelus et de "suppléments"27. L'auteur de ces déclarations "fait régulièrement des conférences sur la santé mammaire et le management du stress au Canadian College of Naturopathic Medicine. Le traitement du cancer de la prostate par "un courant électrique sous la forme de galvanisation positive, appliquée via le rectum28". Cette recommandation vient "d'articles écrits par des médecins naturopathes pour le public" (sur le site de l'AANP). L'auteur est chef de service du Southwest College of Naturopathic Medicine. Des déclarations sur les omniprésentes "toxines", sur l'antifluorisation, avertissant contre les médicaments à l'efficacité prouvée, et l'assertion selon laquelle "25% des américains souffriraient de toxicité aux métaux lourds29". La promotion de l'accouchement naturel hors des maternités ou hôpitaux, en ayant recours à une approche naturopathique qui "renforcerait les fonctions corporelles", pour que les complications associées à la grossesse puissent être prévenues7. Pratiquement 100 utilisations non prouvées de la vitamine C recommandées par le Manuel de Médecine Naturelle4. Les naturopathes n'ont pas confronté leurs principes de base à une analyse critique, apparemment parce qu'ils sont déjà convaincus de leur exactitude. Par exemple, la position du papier de l'AANP sur la pharyngite à streptocoques, en n'apportant aucune preuve, fait cette déclaration : "les médecins naturopathes[...] ont traité avec succès la pharyngite avec une incidence très faible de séquelles, en utilisant différents antibiotiques naturels et des thérapies immunitaires naturelles depuis près de cent ans17". Une enquête de 1999 sur le petit nombre de naturopathes dans le Massachusetts, réalisée par 2 enquêteurs de l'hôpital pour enfants de Boston, confirme ces conclusions. Ils rapportent que seulement 20% des pratiquants sondés recommanderaient aux parents de faire vacciner leurs enfants, et que seuls 40% recommanderaient de faire hospitaliser leur enfant si sa température était de 40°30. Commentaire La "médecine naturopathique" est un assortiment éclectique de pratiques pseudoscientifiques, fantaisistes et contraires à l'éthique. Les déclarations improbables sont toujours en vogue, et ne sont pas plus valables que dans le passé. Cependant, la vague courante de fascination envers les pratiques alternatives semble avoir aidé les naturopathes à convaincre certaines personnes qu'ils avaient des capacités spéciales, et qu'ils étaient formés à la médecine générale. La plupart des traités sur la naturopathie, que les médecins ou le public sont amenés à lire, ne sont que des promotions sans aucune critique et qui ne font que reprendre les déclarations des naturopathes. De nos jours, nous pouvons retrouver ces déclarations sur les sites web des centres médicaux ou commerciaux en rapport avec la pratique. Pendant plusieurs années, le site web de Caregroup/Harvard Medical School poussait les lecteurs à consulter les pages jaunes afin de contacter leur naturopathe local, ou un autre praticien de thérapies alternatives43. Le site web de l'Université de l'école de médecine de Washington dépeint les naturopathes comme aussi bien formés que les médecins pour ce qui est des premiers soins, avec un "compétence qui comprend tous les aspects de la santé de la famille, de la pédiatrie à la gériatrie, et toutes les modalités de médecine naturelle." Il affirmait même que "le diagnostic et les thérapeutiques naturopathiques sont soutenus par la recherche scientifique44". Aucune de ces déclarations ne peut tenir face à un examen minutieux des preuves. InteliHealth, fruit d'une association entre Harvard Medical School et Aetna, promettait de "fournir une information crédible provenant des sources les plus sérieuses45". Au printemps 2002 InteliHealth déclarait : "Les naturopathes sont aussi bien formés que les médecins", ils "traitent le patient dans sa globalité, et pas seulement les symptômes", ils "associent plusieurs thérapies avec succès"; "les naturopathes à travers le pays sont de plus en plus reconnus en tant que soignants". L'article suggérait que si les lecteurs consultaient déjà un naturopathe, il n'était pas utile de consulter un médecin46. Lorsque InteliHealth remplaça cet article par un nouveau, ils le firent sans explication aucune, oubliant de prévenir les lecteurs des dangers d'avoir fait confiance dans l'information précédente. L'article de remplacement décrivait les naturopathes comme "une concentration de principes de santé et de prévention holistiques (portant sur le corps, l'esprit et l'âme)." Il ne donna pas les sérieux défauts de la pratique47. WebMD, un site parent de Medscape écrivait : "Un naturopathe associe souvent plusieurs thérapies complémentaires afin d'augmenter la force vitale du corps. Un docteur naturopathe (ND) passe 4 années dans une école afin de se former aux mêmes bases qu'un médecin48. La naturopathie est utilisée pour garder la santé, pour prévenir et traiter la maladie. La plupart des naturopathes peuvent traiter les otites, les allergies et autres problèmes médicaux communs. La naturopathie essaye de trouver les causes sous-jacentes de la condition d'une personne, plutôt que se focaliser sur un traitement symptomatique"49. WebMD prévenait cependant :"La naturopathie ne peut pas remplacer les méthodes conventionnelles pour certaines conditions49." mais cela, comment le patient peut-il le savoir ? On suppose que les naturopathes agiront en tant que personnes responsables, mais ils n'ont ni la formation médicale, ni le scepticisme scientifique pour ce faire. Au contraire, ils se décrivent eux-mêmes comme "médecins de premiers soins". Le lecteur peu attentif pourrait en conclure que les naturopathes sont formés afin d'utiliser les "méthodes conventionnelles" quand elles s'avèrent appropriées, mais les naturopathes ne possèdent qu'une infime connaissance et pratique de la médecine, même des premiers soins. Il est peu probable que les lecteurs d'un tel article, et des autres sources mentionnées ici, pourront apprécier cette dichotomie. Le Centre National pour la Médecine Alternative et Complémentaire (NCCAM) avait trois naturopathes dans son conseil durant les trois dernières années50. Il propose de diriger des recherches sur les méthodes alternatives défendues par des "praticiens formés et diplômés (docteurs en chiropratique, naturopathes, etc)"51. Le NCCAM prévenait les personnes qui consultaient les praticiens de thérapies alternatives d'exiger de voir leur diplôme ou license préalablement à toute consultation52. Tout comme le NCCAM, WebMD avertissait ses lecteurs de ne chercher que les naturopathes "diplômés"48. Le message était que ces diplômes impliquaient une certaine compétence. Cependant, il n'y a aucune preuve que les naturopathes "formés et diplômés" soient plus compétents que les autres9. Quoi qu'il en soit, les "naturopathes traditionnels" (i.e. ceux qui ne se revendiquent d'aucune "école" ou "formation") pourraient presque être moins dangereux que les autres étant donné qu'ils ne prétendent pas remplacer un médecin. Un naturopathe ayant suivi une formation de 4 ans et passé un examen sanctionnant sa formation pourrait être consistant d'un praticien à un autre. Mais cela ne prouve rien quant à la validité de ce qu'ils apprennent et font, qui pourrait être déterminé seulement en référence aux faits et par des études biologiques rigoureusement menées. En fait, un chercheur en thérapies alternatives devrait reconnaître ce fait : Ceux qui croient qu'une réglementation peut se substituer à la preuve se rendra compte que même la réglementation la plus méticuleuse d'un non-sens résultera toujours en un non-sens Source : http://www.charlatans.info/naturopathie.php Sur l'irrigation colonique. Spoiler Irrigation du colon et théorie de l'auto-intoxication Le triomphe de l'ignorance sur la science. Par Edzard Ernst. La théorie de l'auto-intoxication déclare que des sous-produits d'une digestion incomplète pourraient empoisonner le corps, et donc causer des maladies. Les origines de cette théorie remontent à l'époque de la médecine des anciennes civilisations. Dans le monde Occidental, la médecine humorale reposait sur l'idée que toutes les maladies étaient causées par un déséquilibre des quatre humeurs du corps. A l'inverse, la santé constituait un équilibre combiné de ces humeurs. On croyait que les déchets formés dans l'intestin étaient un contributeur potentiel important d'un tel déséquilibre. Hippocrate, et plus tard Galien, considéraient "l'auto-intoxication" comme un facteur étiologique majeur de la maladie1. Le remède semble tout aussi évident : pour minimiser la menace d'une auto-intoxication, le temps de contact avec le matériel toxique dans les intestins devra être réduit. Les purgatifs de toutes sortes étaient donc la réponse. Les clystères (lavements) de différents types formaient ainsi une partie importante des traditions médicales Chinoise, Hindoue, Sumérienne, Egyptienne et autres. A travers l'histoire de la médecine, le colon était traité "par des attaques en amont avec les purges, en aval avec les douches et de front par le chirurgien2". Durant le 19° siècle, la théorie de l'auto-intoxication représentait la doctrine maitresse de la médecine. Des médecins français comme Charles Bouchard (1837-1915), qui a inventé le terme3, et Frantz Glenard de Lyon (1848-1920) étaient des meneurs dans le domaine4. Des médecins allemands comme Ludwig Brieger (1849-1919) et Herman Senator (1834-1911) ont enrichi la théorie en prétendant avoir identifié les processus chimiques sous-jacents à la formation des toxines : la putréfaction intra-intestinale des protéines. La liste des symptômes de l'auto-intoxication était longue : fatigue, dépression, anxiété, neurasthénie, manque d'appétit, migraine et épilepsie pour n'en citer que quelques-uns. Les mouvements réguliers de l'intestin demeuraient la clé pour être en bonne santé5. L'obsession de nombreux patients avec leurs intestins en faisaient des proies faciles pour les charlatans de tous poils. A la fin du 19° siècle, les marchés étaient inondés de pilules et d'elixirs, tout comme d'appareillages de lavements internes, ou de praticiens de massages abdominaux. Ils cherchaient tous à débarrasser le colon de son contenu, et les patients de leur argent. Les lavements d'évacuation étaient délivrés pour obtenir des résultats immédiats, et les lavements de rétention étaient proposés comme option pour administrer des agents thérapeutiques. Tout y passait, du miel au vin, de la bière et des substances moins bénignes comme l'urine ou le tabac étaient utilisées. Les déclarations thérapeutiques devenaient plus audacieuses en même temps que le "charlatanisme colonique" croissait. Deux partisans exemplaires Charles A. Tyrell(1843-1918) était particulièrement agressif dans la promotion de ses livres et surtout de ses appareils thérapeutiques : la "Cascade"6. Il s'agissait d'une bouteille d'eau en caoutchouc qui contenait 5 litres de liquide. Le patient devait insérer le bec de la bouteille dans son rectum et s'assoir sur l'instrument. Le poids de corps du patient créerait alors la pression nécessaire pour envoyer le fluide dans son colon. Tyrell faisait de grandes campagnes de publicité pour sa "Cascade" comme traitement de tout, allant du choléra aux rhumatismes. Comme la plupart des charlatans, il mettait l'accent sur le fait que son traitement était naturel et de ce fait sans danger. En même temps, il critiquait la médecine conventionnelle pour son utilisation de remèdes poisons qui étaient nocifs pour le patient. Comme la plupart des bonimenteurs, il compensait son manque de connaissance médicale par un savoir-faire évident dans le monde des affaires. Plus de 100 éditions de son livre ont été publiées, sa "Cascade" a été vendue par millions dans le monde, et son institut lui a apporté la fortune. Comme beaucoup de vendeurs de poudre de perlimpinpin, il faisait la promotion de son traitement comme une véritable panacée sans jamais en apporter de preuves convaincantes. John Harvey Kellogg était un peu plus respectable, bien que partisan enthousiaste de l'auto-intoxication. Ce médecin du Michigan affirmait que la thérapie du colon avait permis d'empêcher la chirurgie chez 20 de ses 40000 patients souffrant de maladie gastro-intestinale"7. Un soupçon de science Au tournant du siècle, le marché des appareils, des pilules laxatives et des elixirs explosait comme jamais auparavant. Une profusion sans fin de remèdes, vendus en boutique et par correspondance, promettant la santé grâce à des mouvements intestinaux réguliers, "ouvrait les bourses des hommes en ouvrant leur intestin"8". A cette époque, la notion d'auto-intoxication avait même reçu le soutien de personnes inattendues comme Metchikoff, qui avait reçu un Prix Nobel pour sa théorie de la phagocytose. Il pensait que "l'empoisonnement chronique par des microbes intestinaux affaiblit nos éléments cellulaires… et pourrait provoquer le phénomène de la sénilité"9". déclin temporaire Étonnamment, il y a eu peu d'objection de la médecine conventionnelle. Cela a dramatiquement changé en 1906 quand l'Association Médicale Américaine a mis en place son Département de la Propagande, qui est devenu plus tard le Bureau d'Investigation. L'un de ses membres dirigeants, Arthur Cramp, a initié une campagne contre le "mal propriétaire" qui existe dans la profession médicale. Le {Journal of the American Medical Association} rejoignait la "critique continue, implacable, condamnant le charlatanisme." L'un des aspects de la campagne de Cramp visait l'irrigation du colon, et l'illusion que "l'auto-intoxication produite par l'obstruction intestinale était la seule cause de la maladie"10". Les dangers de l'irrigation du colon ont été systématiquement exposés et la vérité largement rétablie. Simultanément, des investigations scientifiques rigoureuses sur la théorie de l'auto-intoxication ont été mises en place pour la première fois. L'hypothèse a été rapidement reconnue comme fausse (voir par exemple Donaldson11). Pendant un moment, "le charlatanisme colonique" semblait être devenu un problème du passé, mais il semble bien qu'il ait la vie dure. Le renouveau La thérapie du colon de nos jours est presque aussi populaire qu'elle l'était pendant ses jours de gloire. Elle forme une partie intégrante de l'arsenal thérapeutique de la plupart des praticiens des thérapies alternatives (non qualifiés médicalement) dans le monde et qui ont, durant les trois décennies passées, vécu une résurgence sans précédent de sa popularité12. Sur un système d'évaluation à quatre étoiles, l'irrigation du colon a reçu deux étoiles en termes de popularité13. Une autre source établit "qu'elle gagne plus en popularité, et est maintenant fréquemment utilisée par les praticiens des thérapies alternatives14". Les textes publicitaires et promotionnels agressifs abondent (comme par exemple, Plant15). Beaucoup des déclarations exotiques d'hier font écho de nos jours : "si les mouvements des intestins ne sont pas consistants, les produits des déchets et les toxines ne sont pas éliminés de façon régulière, et la santé peut être compromise14". Selon ce texte, la thérapie nettoie le colon dans toute sa longueur, le "détoxifie" (ou "détoxique"), reconstitue la flore intestinale voire même débarrasse le corps des parasites et empêche les bactéries de pénétrer dans le sang. La liste des indications de nos jours pour la thérapie du colon est impressionnante14, 16, 17 : alcoolisme, allergies, arthrite, asthme, maux de dos, mauvaise haleine, ballonnements, langue chargée, colite, constipation, dégâts causés par la nicotine et autres facteurs environnementaux, fatigue, gaz, migraine, hypercholestérolémie, hypertension, indigestion, insomnie, problèmes articulaires, insuffisance hépatique, perte de concentration, troubles mentaux, infestation parasitaire, infections, arthrite rhumatoïde, congestion des sinus, problèmes de peau et colite ulcérative. Fausses déclarations, manque de preuves, argent facile, publicité agressive, négligence des risques, peu de choses semblent avoir changé. Dans l'espoir de trouver un début de preuve, j'avais écrit aux deux organisations professionnelles de thérapie du colon aux États-Unis. Le fait qu'aucune réponse ne me soit parvenue parle de lui-même. La plupart des partisans de l'irrigation du colon nie tout effet secondaire, mais un texte17 établit que des effets secondaires possibles existent comme la nausée, la diarrhée et des troubles nerveux. Le risque de déséquilibre d'électrolyte18 ou d'intoxication à l'eau19 sont soit oubliés ou minimisés17. Les lavements au café Les lavements au café sont un avatar risqué de la thérapie du colon. Faisant partie d'un régime anti-cancer non prouvé20, un lavement au café est administré sur une base de 4 heures "pour aider à soulager la douleur, les nausées et les autres symptômes qui accompagnent la détoxification21". Ses partisans déclarent que la caféine est absorbée dans le colon et provoque une vasodilatation dans le foie, qui en retour augmente le processus d'élimination des toxines. Rien de tout cela n'a été prouvé, pas plus qu'il existe des preuves de l'efficacité des lavements au café. Les lavements au café sont associés à des réactions et effets secondaires sévères22, et même ses adeptes parlent d'une "crise de guérison" qui survient chez de nombreux patients21. Conclusion L'ancienne théorie de l'auto-intoxication est à la base de la thérapie de l'irrigation du colon de nos jours. Il n'y a aucune preuve que cela apporte de réels bénéfices pour quelque condition qui soit. Même une "revue de la littérature disponible" par un partisansde l'irrigation colonique n'apporte que théories et anecdotes17. Pourtant, il existe des preuves valables que cette pratique est associée à des risques considérables. Les médecins devraient connaitre les dangers de la thérapie du colon. Dans le cas où des patients y auraient recours et seraient à risque, l'empathie, les rassurer et une information factuelle seront utiles., Source :http://www.charlatans.info/irrigation-colon.php En bonus: Spoiler Pourquoi la pseudo-médecine semble-t-elle marcher ?Les raisons d'un succès Barry Beyerstein "Quand on a la santé, c'est pas grave d'être malade". Francis Blanche Au moins 10 sortes d'erreurs peuvent convaincre n'importe qui d'intelligent ou d'honnête qu'une guérison a bien eu lieu quand ce n'est pas le cas. Ceux qui font profession de vendre des thérapies de quelque sorte que ce soit, ont l'obligation de prouver, avant tout, que leur traitement est sans danger et, secondement, qu'il est efficace. Cette dernière obligation est souvent la tâche la plus difficile à réaliser parce qu'il existe de nombreux chemins relativement subtils pouvant conduire tout être intelligent et honnête (aussi bien chez les patients que les chez thérapeutes) à considérer qu'un traitement ait guéri quelqu'un quand il n'en est rien. C'est tout aussi vrai lorsqu'on essaye des nouveaux traitements de médecine scientifique, ou des remèdes de charlatans issus de la médecine populaire, mais encore ceux des médecines dites "alternatives" ou bien des thérapies franchement magiques comme celles des guérisseurs par la prière, ou autres invocateurs d'esprits. Pour pouvoir distinguer une amélioration causale d'une amélioration fortuite, pouvant suivre toute intervention, toute une batterie de procédures objectives se sont développées dans le but de tester les remèdes putatifs. On est donc en droit de se poser des questions sur une technique, un rituel, un médicament ou une procédure chirurgicale qui ne serait pas passé par cette procédure de validation objective, surtout s'il est en plus monnayable. La plupart des thérapies "alternatives" (i.e. celles qui ne sont pas reconnues par la biomédecine scientifique) tombent dans cette catégorie, on se demande d'ailleurs pourquoi ces mêmes consommateurs qui n'achèteraient pas un grille-pain sans avoir auparavant pris le soin de bien lire la notice et les comptes-rendus d'associations de consommateurs, vont dans le même temps, sans doute par simple naïveté trop confiante, payer pour des remèdes ou des thérapies non prouvées, voire même dangereuses. Pendant de nombreuses années, des critiques se sont élevées qui doutaient de ces pratiques médicales marginales, mais la popularité de ces panacées charlatanesques ne semble pas avoir diminué. On peut s'étonner et se demander pourquoi les prétentions de ses promoteurs demeurent si réfractaires aux données contraires. Si une thérapie "alternative" ou "complémentaire" : est improbable pour des raisons a priori (parce qu' elle implique des mécanismes ou des effets putatifs en totale contradiction avec des lois, des principes ou des découvertes empiriques en physique, chimie ou biologie bien connus et établis), manque de motifs scientifiques, a des preuves insuffisantes provenant de recherches suffisamment contrôlées (i.e. en double-aveugle, randomisées, essais cliniques contre placebo), a échoué lors d'études cliniques contrôlées réalisées par des évaluateurs impartiaux et a été incapable d'expliquer pourquoi cela semblait marcher sans ces contrôles rigoureux, semble être improbable, même pour le profane, rien que pour des raisons de "sens commun", pourquoi dans ces conditions, des gens suffisamment instruits continueraient-ils à vendre et à acheter de tels traitements ? La réponse se trouve dans une combinaison faite des multiples et vigoureuses déclarations non prouvées des "guérisseurs" de la médecine alternative, du pauvre niveau de connaissance scientifique du public en général et de ce "besoin de croire" dominant chez ceux attirés par le mouvement new-age. L'appel de la médecine non scientifique est la continuité des sentiments de "contre-culture" populaire des années 1960 & 1970. Les scories de la tendance rebelle du "retour à la nature" de cette époque survivent en tant que militantisme nostalgique pour un retour aux soins du style 19° siècle (cachés sous la bannière des droits du patient) et une aversion des traitements spécialisés, bureaucratiques et technologiques de la maladie. D'une manière analogue, l'attirance des dogmes holistiques de la médecine alternative n'est qu'un descendant de cette fascination du mysticisme oriental qui a émergé des années 60 et 70. Bien que la philosophie et la science, qui sont à la base de ces enseignements holistiques, ont été sévèrement critiquées, elles restent attirantes pour ceux entièrement dévoués à la croyance de la guérison grâce à "l'esprit sur la matière", à ceux adeptes du point de vue de la pathologie systémique plutôt que localisée, et à ceux disciples de la santé uniquement due à la puissance de la nutrition (conçu comme l'"équilibre" du corps dans sa totalité). Beaucoup de produits de santé pour le moins douteux, certains de véritables attrape-nigauds, demeurent en vente libre principalement parce que des clients satisfaits proposent leur témoignage digne de foi. Ce qu'ils disent est pratiquement toujours la même chose : " Je l'ai essayé et je vais mieux, donc c'est que cela doit être efficace." Mais même quand les symptômes rendent compte d'une amélioration suite à un traitement, cela ne prouve pas que la thérapie en soit la cause. La distinction maladie-affection Bien que les termes d'affection et de maladie soient souvent utilisés de façon interchangeable, pour les besoins de l'explication nous distinguerons les deux. Nous utiliserons maladie pour désigner un état pathologique de l'organisme dû à une infection, une dégénérescence tissulaire, un traumatisme, une exposition toxique, une cancérogenèse, etc. Par affection nous comprendrons les sentiments de malaise, de douleur, de confusion, de dysfonctionnement ou autres sujets de plaintes pouvant accompagner une maladie. Notre réaction subjective aux sensations douloureuses que nous appelons symptômes est façonnée par des facteurs culturels et psychologiques tels que les croyances, les suggestions, l'espérance, les demandes de signes, les erreurs et la tromperie qu'on alimente soi-même. L'expérience de l'affection est aussi touchée (souvent inconsciemment) par toute une armée de règlements sociaux et psychologiques qui s'accumulent chez ceux considérés comme ayant le "rôle du malade" par les gardiens de la société (i.e. les professionnels de la santé). Chez certains individus, le statut privilégié et les avantages de l'état du malade suffisent à perpétuer l'expérience de la maladie après qu'elle ait disparu, ou même à créer les sensations de l'affection en l'absence de maladie. A moins de considérer à part les multiples facteurs contribuant à la sensation d'être malade, les témoignages personnels ne sont pas des bases solides sur lesquelles juger si une thérapie putative a guéri une maladie. C'est pourquoi les essais cliniques contrôlés, avec des mesures physiques objectives, sont essentiels pour évaluer une thérapie quelle qu'elle soit. Corrélation ne signifie pas causalité Faire l'erreur de mélanger corrélation et causalité est à la base même de la plupart des superstitions et croyances, dont beaucoup dans le domaine de la médecine alternative. Nous avons une tendance naturelle à considérer que quand des choses surviennent ensemble, elles doivent être reliées par un phénomène de causalité obligé, bien que manifestement elles ne le sont pas. Par exemple, il y a une forte corrélation entre la consommation de boissons allégées ("light", sans sucre) et l'obésité. Cela veut-il dire que les édulcorants artificiels sont la cause du surpoids ? Lorsque nous nous référons à l'expérience personnelle pour évaluer la validité de traitements médicaux, plusieurs facteurs varient simultanément, rendant extrêmement difficile le fait de déterminer ce qui est la cause et l'effet. Les confirmations personnelles fournissent l'essentiel du soutien aux produits de santé peu orthodoxes, mais ils ne sont que de faible valeur à cause du fait qu'ils ne sont comparés à rien. Sans comparaison à un groupe de personnes souffrant des mêmes maux, traité d'une manière identique, excepté l'élément prétendument curatif, on ne sera jamais en mesure d'établir s'ils auraient tout autant été guéris sans cela. Dix erreurs et biais courants La question est donc : pourquoi les thérapeutes et leurs clients comptant sur des preuves anecdotiques et des observations erronées non contrôlées, concluent-ils que les thérapies inertes marchent ? Il y a à cela dix bonnes raisons. La maladie peut avoir suivi son cours normal Beaucoup de maladies s'amenuisent d'elles-mêmes, à condition que l'état ne soit pas chronique ou fatal, le processus de récupération du corps rétablit habituellement de lui-même la santé. Ainsi, avant qu'une thérapie soit reconnue comme curative, ses partisans doivent montrer que le nombre de patients ayant recouvré la santé est supérieur à la proportion attendue de rétablissements sans traitement du tout (ou bien s'ils se sont rétablis significativement plus vite que d'autres sans traitement). A moins qu'un thérapeute non conventionnel apporte des enregistrements détaillés et précis de guérisons réussies ou ratées sur un panel suffisamment important de patients atteints d'une même affection, il ou elle n'est pas en mesure de prétendre avoir dépassé les normes habituelles de rétablissement sans aide aucune. Beaucoup d'affections sont cycliques L'arthrite, les scléroses multiples, les allergies et les désordres gastro-intestinaux sont des exemples d'affections qui normalement "ont des hauts et des bas". Naturellement, ceux qui en souffrent tendent à rechercher une thérapie pendant la dépression du cycle. De cette manière, un traitement artificiel aura des opportunités répétées de coïncider avec une amélioration qui de toute façon aurait sans doute eu lieu. Encore une fois, en l'absence de groupes de contrôle appropriés, les consommateurs et les promoteurs de ces pratiques ou produits seront enclins, d'une même voix, à mal interpréter une amélioration due au cycle normal de progression et de rémission de la maladie, et valider cette thérapeutique en lui octroyant un effet qu'elle n'a pas. La rémission spontanée Les cas de guérisons rapportés anecdotiquement peuvent être dus à une rare mais possible "rémission spontanée". Même pour le cas de cancers, qui sont quasiment toujours létaux, des tumeurs disparaissent occasionnellement sans traitement avancé. Un oncologue expérimenté rapporte avoir vu douze cas semblables sur environ 6000 cas traités (Silverman 1987). Les thérapies alternatives peuvent donc bénéficier de vertus imméritées suite à des rémissions de cette sorte parce que de nombreux patients désespérés se sont tournés vers elles sachant qu'ils n'avaient plus rien à perdre. Quand des thérapeutes "alternatifs" affirment avoir tiré de la mort des individus sans espoir, ils ne révèlent que trop rarement le pourcentage de clients concernés par ces exceptions. Ce dont nous avons besoin, c'est de preuves statistiques démontrant que leur "taux de guérison" dépasse le taux de rémission généralement connu et le taux de réponse placebo à conditions identiques. Les mécanismes exacts responsables de la rémission spontanée ne sont pas encore très bien compris, mais des recherches sont en cours pour révéler et peut-être rattacher ce processus au système immunitaire ou à autre chose responsable de cette volte-face inattendue. Le domaine relativement nouveau de la psycho-neuro-immunologie étudie comment des variables psychologiques peuvent affecter les systèmes nerveux, glandulaire et immunitaire de manière à toucher la susceptibilité de guérir de la maladie (Ader & Cohen 1993, Mestel 1994). Si les pensées, les émotions, les désirs, les croyances, etc. sont des états physiques du cerveau, il n'y a rien en soi de mystique dans la notion selon laquelle ces processus neuraux peuvent affecter les processus glandulaire, immunitaire ou cellulaire dans le corps. Via le système limbique du cerveau, l'axe pituitaire de l'hypothalamus et le système nerveux autonome, des variables psychologiques peuvent avoir des effets psychologiques étendus qui peuvent avoir des impacts positifs ou négatifs sur la santé. Bien que la recherche ait confirmé que de tels effets existent, il faut bien savoir et se rappeler qu'ils sont peu importants, rendant compte d'un très faible pourcentage de la variation dans les statistiques de la maladie. L'effet placebo Une des raisons majeures de la pseudo crédibilité des remèdes en toc vient des améliorations de l'état de santé dont l'omniprésent effet placebo est la cause. L'histoire de la médecine se répand d'exemples qui, après coup, se sont révélés n'être que des procédures inefficaces après avoir été acceptées avec enthousiasme tout autant par les médecins que par les patients. De telles erreurs viennent de l'hypothèse fausse selon laquelle un changement dans les symptômes, après un traitement, doit avoir une conséquence spécifique. Au moyen d'une combinaison de suggestion, de croyance, d'attente, de réinterprétation cognitive et de diversion de l'attention, les patients à qui ont été donnés des traitements inutiles peuvent parfois expérimenter un soulagement mesurable. Certaines réponses placebo produisent de véritables changements dans la condition physique, d'autres ne sont que des changements subjectifs aidant les patients à se sentir mieux bien qu'il n'y ait pas de changement objectif de leur pathologie sous-jacente. Grâce aux contacts répétés avec des thérapeutiques valides et vérifiées, nous développons tous, plus encore que le chien de Pavlov, des réponses conditionnées dans des systèmes physiologiques variés. Plus tard, ces réponses peuvent se voir stimulées par la mise en scène de pratiques, rituels et signes verbaux qui font allusion à l'acte d'"être soigné". Entre autres choses, les placebos peuvent aider à la libération de la "morphine" du corps, les endorphines, qui soulagent de la douleur. C'est parce que ces réponses peuvent être palliatives, même si un traitement est physiologiquement sans rapport avec la source des maux, que les présumées thérapies doivent être testées contre placebo dans le cadre de tests en double (voire triple) aveugle où un groupe contrôle ne recevra que de fausses substances tandis que l'autre groupe recevra les substances prétendument curatives et actives. Il est essentiel que les patients, lors de tels tests, soient répartis totalement au hasard dans les groupes respectifs afin de respecter le caractère complètement aveugle des essais. La puissance de ce que les psychologues appellent les effets d'attente et d'acquiescement est telle, que les thérapeutes doivent travailler tout autant en aveugle que le groupe de patients. D'où le terme de "double aveugle", standard en or de la recherche. De telles précautions sont nécessaires parce qu'une simple allusion, un simple signe, même involontaire, de la part des agents fournissant le traitement, suffirait à rendre caduques les résultats des tests. De la même manière, ceux qui estiment les effets du traitement doivent aussi travailler en aveugle, ainsi, il existe toute une littérature sur ces biais expérimentaux relatant que même d'honnêtes professionnels bien entraînés peuvent inconsciemment "trouver" les résultats auxquels il s'attendent lorsqu'ils essayent d'évaluer un phénomène complexe. Lorsque les essais cliniques sont terminés, le voile est enfin levé ce qui permet une comparaison statistique des groupes ayant reçu le principe actif, du groupe placebo et du groupe n'ayant reçu aucun traitement. C'est seulement quand des améliorations statistiquement significatives ont été observées chez le groupe ayant reçu le traitement actif, par rapport au deux autres groupes contrôles, que ce traitement peut légitimement revendiquer une quelconque efficacité. Une des difficultés constantes, dans la mesure de l'efficacité thérapeutique, est rendue plus forte encore par le fait que beaucoup de sujets de plaintes physiques peuvent provenir d'une angoisse psychosociale, et se voir soulagés par un peu d'aide, de soutien et de réconfort. Au premier coup d'oeil, ces symptômes (parfois nommés "psychosomatiques", "hystériques" ou "neurasthéniques") sont semblables à ceux de syndromes médicaux reconnus. Bien qu'il y ait plusieurs "bénéfices secondaires" (psychologiques, sociaux et économiques) s'accumulant chez ceux qui glissent vers le "rôle du malade" de cette manière, nous n'avons pas besoin de les accuser de simuler la maladie pour remarquer que leurs symptômes ne sont pas autrement soutenus que par des processus psychosociaux assez subtiles. Les guérisseurs "alternatifs" satisfont à la volonté de ces membres "soucieux" ou "inquiets" qui restent de manière erronée convaincus d'être malades. Leurs plaintes sont des exemples de somatisation, cette tendance à exprimer une angoisse psychologique dans le langage des symptômes comme ceux des maladies organiques. Les praticiens "alternatifs" proposent évidemment un réconfort à ces individus qui, pour des raisons psychologiques, ont besoin que les autres croient qu'il existe de véritables causes organiques à leurs symptômes. Souvent à l'aide d'appareils pseudo-scientifiques de diagnostic, ces praticiens renforcent la conviction de celui qui somatise que le corps médical, avec "son coeur de pierre et son étroitesse d'esprit", incapable de trouver ce qui ne va pas physiquement, est à la fois incompétent et injuste en refusant de reconnaître une réelle condition pathologique organique. Une grande part de ceux diagnostiqués de "fatigue chronique", "du syndrome de sensibilité environnementale" et de désordres variés dus au stress (pour ne pas mentionner les procès d'intention faits au nom de prétendus effets nocifs des implants mammaires au silicone) semblent beaucoup plus être du ressort de la somatisation classique. Lorsque, via les rituels maîtrisés de la "remise du traitement", un thérapeute "parallèle" fournit le réconfort, ce sentiment d'appartenance et le soutien existentiel que recherchent ses clients, cela est évidemment profitable au patient, mais tout ceci n'est pas étranger aux praticiens scientifiques qui ont quelque chose de plus à offrir. L'autre face de tout ceci est que satisfaire aux désirs de diagnostics médicaux pour des personnes se plaignant essentiellement de douleurs psychologiques promeut la pensée pseudoscientifique et magique tout en favorisant injustement l'inflation de ces cas "traités" avec succès par les charlatans. Le plus malheureux est qu'en plus cela perpétue le sentiment anachronique qu'il y a quelque chose de honteux ou d'illégitime à accepter ses problèmes psychologiques. Une guérison rapide et directe, un soulagement de la douleur et du malaise représente ce que les gens malades désirent le plus. Un grand nombre de traitements prétendument curatifs donnés par les pseudo-médecins, bien que n'affectant pas le processus de la maladie elle-même, la rend parfois plus supportable, mais pour des raisons psychologiques. La douleur en est un exemple. Les recherches établissent que la douleur est en partie une sensation comme celle de voir ou entendre et est partiellement une émotion (Melzack 1973). Il a été montré à plusieurs reprises que réduire avec succès le composant émotionnel de la douleur rend la partie sensorielle étonnamment tolérable. Ainsi, la souffrance peut souvent être réduite par des moyens psychologiques, même si la pathologie sous-jacente reste intacte. Tout ce qui peut apaiser l'anxiété, rediriger l'attention, réduire l'excitation, développer un sentiment de contrôle ou mener à une réinterprétation cognitive des symptômes, peut soulager le composant de souffrance de la douleur. Les services palliatifs modernes utilisent ces stratégies tous les jours. Tant que les patients souffrent moins, c'est toujours ça de gagné, mais il faut bien faire attention au fait qu'un soulagement purement symptomatique ne doit pas détourner les malades des remèdes réellement éprouvés, jusqu'au moment où ces derniers deviennent effectivement inefficaces. Dans leur tentative pour toucher une plus large clientèle possible, les guérisseurs parallèles se considèrent d'abord comme "complémentaires" plutôt que "alternatifs". Au lieu de s'occuper principalement des "engagés" purs et durs ou de ceux à qui on a dit que la médecine conventionnelle ne pouvait plus rien, les pseudo thérapeutes ont commencé à annoncer qu'ils pouvaient améliorer les traitements biomédicaux conventionnels. Ils acceptent le fait que les médecins puissent soulager des symptômes spécifiques, mais affirment que la médecine alternative soigne les causes réelles de la maladie, dues selon eux soit à une diététique rompant "l'équilibre" ou à des sensibilités dues à l'environnement, à des champs énergétiques rompus ou bloqués voire même à des conflits, issus d'incarnations antérieures, non résolus. Si l'amélioration vient de la délivrance combinée de traitements "complémentaires" et scientifiquement prouvés, le charlatan praticien fera la part belle à ses pratiques fumeuses plutôt qu'aux autres. Certains symptômes prétendument guéris sont surtout psychosomatiques Le soulagement symptomatique contre la guérison Beaucoup de praticiens de médecines alternatives délimitent leurs champs de compétence L'erreur de diagnostic (par soi-même ou par un médecin) Dans cette ère d'obsession médiatique pour la santé, beaucoup de gens peuvent être conduits à croire qu'ils sont touchés par une maladie qu'ils n'ont pas. Et quand ces personnes en bonne santé se voient répondre par leur médecin qu'ils n'ont aucun signe organique de maladie, ils tendent à se tourner vers les praticiens alternatifs qui peuvent toujours leurs trouver quelque "déséquilibre" à traiter. Si une "guérison" s'en suit, un nouvel adepte convaincu est né. Bien entendu, les médecins scientifiquement formés ne sont pas infaillibles, et une erreur de diagnostic, suivie d'un petit voyage dans un lieu de pèlerinage ou chez un pseudo thérapeute, suffisent à faire un témoin brillant de guérison d'une maladie grave qui n'a jamais existé. D'autres fois, le diagnostic peut être correct mais le temps restant à vivre, qui reste en soi très difficile à évaluer, peut s'avérer imprécis et faux. Si un patient en phase terminale passant par des traitements alternatifs décède finalement plus tard que ce qu'avaient prédit les médecins, la procédure alternative peut se voir auréolée d'un crédit qu'elle ne mérite pas, étant donné que la cause ne vient que d'un pronostic trop pessimiste de la situation, ou bien que le patient ait anormalement survécu à la maladie, comme c'est parfois le cas, par rapport aux normes statistiques connues. Les avantages dérivés Les pseudo thérapeutes sont parfois des personnages énergiques et charismatiques. Dans la mesure où des patients sont attirés par le côté plutôt messianique de la médecine alternative, une amélioration psychologique devrait s'ensuivre. Si un guérisseur enthousiaste et optimiste parvient à faire changer l'humeur et l'espérance du patient, cette optimisme vaudra tous les traitements scientifiques qu'il ou elle pourrait recevoir. Cette attitude expectative peut motiver les gens à manger et à dormir mieux, à faire plus d'exercice et à plus de sociabilité. Ces derniers, d'eux-mêmes, peuvent accélérer une guérison naturelle. Des ressorts psychologiques de cette sorte peuvent aussi réduire le stress, dont il a été prouvé être un cause d'effets délétères sur le système immunitaire. Enlever ce fardeau peut donc accélérer la guérison, même s'il ne s'agit pas de l'effet spécifique attendu de la thérapie. Tout comme le soulagement purement symptomatique, ce n'est pas en soi une mauvaise chose, à moins de détourner le patient de traitements plus efficaces ou bien si le coût est exorbitant. L'altération psychologique de la réalité L'altération de la réalité au service d'une croyance solide est un fait que l'on retrouve souvent. Même s'ils n'en tirent aucune amélioration objective, les fervents défenseurs de la médecine alternative, qui sont lourdement investis psychologiquement dans cette voie, peuvent se convaincre eux-mêmes d'avoir été aidés. Selon la théorie de la dissonance cognitive (Festinger 1957), lorsqu'une expérience contredit une attitude, un engagement, des sentiments ou une connaissance existants et durables, une détresse mentale s'ensuit. Nous tendons à alléger cette source de discorde en réinterprétant (en déformant) l'information gênante. Ne pas se voir guéri, soulagé, après avoir consacré beaucoup de temps, d'argent et sa réputation à un traitement alternatif (et peut-être même à la vision du monde sous-jacente) créera un tel état de dissonance. Parce que cela sera psychologiquement trop déconcertant d'admettre, à soi-même ou à d'autres, que tout ceci n'était que gaspillage, une forte pression psychologique fera en sorte de trouver une contrepartie valable dans le traitement. Bien d'autres biais auto-alimentés aideront à maintenir son amour-propre et à lisser le fonctionnement social. Parce que les croyances profondes tendent à être vigoureusement défendues en déformant toute perception et mémoire, les pseudo thérapeutes et leurs clients sont enclins à mal interpréter chaque signe et à ne se souvenir que des choses qu'ils voulaient voir se réaliser. Pareillement, ils pourront être sélectifs dans leurs souvenirs, surestimant les succès apparents tout en ignorant les échecs. La méthode scientifique se développe de manière à réduire l'impact de ce penchant bien humain à ne voir que les conclusions agréables. Le sentiment illusoire que les symptômes de quelqu'un se sont améliorés peut aussi être dû aux caractéristiques demandées soi-disant trouvées lors du diagnostic. Dans toutes les sociétés, il existe la "norme de réciprocité", une règle implicite qui oblige les gens à répondre aimablement quand quelqu'un leur fait bonne impression. Les thérapeutes, pour la plupart, croient sincèrement qu'ils aident leurs patients et c'est tout naturellement que les patients veulent leur faire plaisir en retour. Sans que les patients ne le réalisent nécessairement, de telles obligations suffisent à gonfler leur perception du bénéfice reçu. Ainsi, une surveillance de ces effets de soumission doit être réalisée lors d'essais cliniques appropriés. En fait, distinguer les relations causales des fausses relations ne nécessite pas seulement des observations contrôlées, mais aussi des abstractions systématiques d'un corps de données important. Les psychologues qui se sont intéressés aux biais de jugement, ont identifié plusieurs sources d'erreur tourmentant les gens qui comptent sur les processus informatifs dans le but d'analyser des évènements complexes. Dean et ses confrères (1992) ont montré, en utilisant des exemples d'une autre pseudoscience populaire, l'analyse de l'écriture, que sans aide statistique sophistiquée, les capacités cognitives humaines ne sont pas capables de séparer ou de filtrer les relations valides de la masse de données interagissant. Les mêmes difficultés auront fait face aux pionniers de la médecine pré-scientifique et leurs disciples, c'est pour cette raison que nous ne pouvons pas accepter leurs comptes-rendus anecdotiques comme support de leurs assertions Pour toutes les raisons présentées ci-dessus, les témoignages individuels ne peuvent pas compter pour autre chose que ce qu'il sont : des anecdotes, des histoires, et ne peuvent représenter qu'une part infime dans l'évaluation des thérapies. Parce que trop d'erreurs peuvent conduire quelqu'un d'honnête et d'intelligent à être convaincu qu'une guérison a bien eu lieu quand ce n'est pas le cas, il est essentiel, pour les traitements présumés, d'être testés sous conditions faisant la part des réponses placebo, des effets de complaisance et des erreurs de jugement. Avant que qui que ce soit accepte toute sorte de traitement, il ou elle devrait s'assurer que celui-ci a bien été validé dans des conditions appropriées lors d'essais cliniques. Afin de réduire la probabilité que les preuves n'aient été contaminées par les biais et erreurs ci-dessus mentionnées, le consommateur devrait vérifier que ces preuves ont bien été publiées dans des revues scientifiques avec comité de lecture. Tout praticien qui n'est pas en mesure de présenter ces faits reste évidemment suspect. Le patient se doit de rester prudent si au lieu de cela, le praticien charlatan ne possède, comme preuve de l'efficacité de sa thérapie, que des témoignages, des brochures ou des livres publiés par lui-même voire des articles de la presse populaire. Certaines revues prennent l'apparence de magazines scientifiques pour mieux tromper le public, derrière lesquelles se cachent des partisans des pseudosciences qui, avec cette façade, tentent de faire bonne figure, la question est donc : qui publie cette revue ? A-t-elle des intérêts personnels dans l'affaire ? On trouve aussi parfois des revues qui, pour remplir leurs colonnes, laissent l'auteur responsable de son article sans en vérifier véritablement au préalable le contenu, le tout étant de vendre du papier. Et enfin, parce que n'importe quel simple résultat positif peut n'être qu'un coup du hasard, même fruit d'une expérience réalisée prudemment et publiée dans un journal réputé, celle-ci doit pouvoir être reproduite n'importe où et par n'importe quelle équipe de recherche. Si le praticien crie à la persécution, est un parfait ignare ouvertement hostile à la science, est incapable de donner une raison scientifique raisonnable pour sa ou ses méthodes tout en promettant des résultats supérieurs à ceux de la médecine conventionnelle, il y a de fortes chances pour que vous soyez face à un charlatan. Si en plus celui-ci fait appel à d'autres chemins de la connaissance, à d'autres "degrés", à de mystérieux "plans", "énergies", "forces" ou "vibrations", vous êtes fait ! Enfin, si ce dernier vous déclare qu'il faut traiter d'abord la personne dans son ensemble et non pas la maladie en tant que telle, rangez votre portefeuille et sauvez-vous ! Source :http://www.charlatans.info/camarche.shtml Le nom du site fait un peu (lol) orienté, mais les articles sont fournis, documentés et référencés. Y a de quoi réfuter les FAITS si besoin est. Et pour finir, les arguments fallacieux tel que "Le respect s’il vous plaît c’est quand même une personne très âgée qui mérite beaucoup de respect elle nous apporte tellement si vous saviez" Donc on doit aussi respecter le travail de Sylvie Simon ou mieux, celui de Costentin ? L'âge est synonyme de raison et de vérité ? Je vais vous donner mon avis, je pense que des sanctions pour exercice illegal de la médecine et mise en danger de la vie d'autrui seraient de meilleur aloi que des vidéos YouTube. Voilà désolé il fallait que ça sorte, j'ai déjà trop rongé mon frein avec les propos dangereux de didi plus haut... Pour me faire pardonner, finissons sur une note d'humour : http://observers.france24.com/fr/20100607-naturopathe-brule-sida-cameroun-medecine-charlatan-sante Popolski. Modifié mai 1, 2018 par popolski Corrections 1 2 4 Lien à poster Partager sur d’autres sites
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