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LE BUBBLE HASCH

 

 

1°- Principe:

 

Isoler les trichomes sécréteurs de résine présents sur les buds et les feuilles environnantes de la matière végétale à l'aide de l'eau et du froid.

Les trichomes sont détachés par barattage dans de l'eau froide et de la glace, avant d'être récupérés à l'aide de sacs tamis.

 

Rappel en photos de l'aspect des trichomes:

> au naturel:

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> "coloured scanning electron micrograph" (CEM) photos

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2°- Généralités:

 

Les cultivateurs utilisent principalement les "restes" issus de la phase de manucure pour la confection de leur bubblehasch, réduisant ainsi les pertes totales après récolte.

D'autres totalement séduits par les différentes qualités du bubble y consacrent toute une récolte, "sacrifiant" la saveur des fleurs mûres à celle du bubblehasch fraichement pressé.

 

Dans tous les cas, afin de vous assurer d'une qualité optimale, prenez soin de ne sélectionner que les parties végétales où la résine est présente, c'est à dire principalement les fleurs et les petites feuilles qui les entourent. Parfois quelques plus grandes feuilles qui ont profité de chutes de résine durant la culture peuvent être utilisées mais les autres feuilles sont à mettre à l'écart de celles que vous comptez employer.

 

Plus vous serez méticuleux sur la sélection de la matière végétale, plus votre produit fini sera isolé des impuretés et chargé en cannabinoïdes.

 

>Exemple de feuilles sélectionnées pour la confection de bubblehasch:

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Cela varie suivant la méthode choisie, et suivant la qualité des plantes mais en se basant sur l'utilisation de restes de récolte (feuilles et petites buds),

on estime pouvoir obtenir 10% en bubblehasch de la quantité de matière végétale utilisée.

 

Lors de l'utilisation de buds avec des restes de manucure, l'estimation va jusqu'à plus de 30%, bien qu'il n'y ait pas de chiffres plus détaillés.

 

Il va sans dire que les plantes dont on compte extraire la résine jouent un rôle majeur. Certaines variétés de cannabis sont connues pour leur grande production de trichomes et leur forte teneur en cannabinoïdes, ainsi que leurs arômes particuliers, qui font d'elles de très bonnes candidates à la confection de bubblehasch.

 

Parmi elles, les variétés dites "blue" sont connues pour leur production de résine, leurs arômes spécifiques et la qualité du bubblehasch qui en est extrait.

 

De nombreuses indicas, du fait de leur intense production de trichomes sont aussi de bonnes candidates pour faire du bubble, mais il n'y a pas de règle, une sativa peut très bien donner un bubble délicieux.

Certains ont une préférence pour le bubble fait à partir de plantes cultivées OUTDOOR, il en va plus des goûts personnels de chacun, il ne tient donc qu'à vous de vous faire votre idée en essayant différents types de plantes.

 

3°- Méthodes / appareils / accessoires:

 

- ice-o-lator / bubblebag

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La méthode la plus répandue pour la confection du bubblehasch est sans aucun doute celle des sacs tamis. Il s'agit de sacs en toile, dont le fond est composé d'un tamis de différents maillages que l'on dispose les uns au dessus des autres dans un seau rempli d'eau et de glace.

 

On trouve différents kits dans le commerce allant de 2 sacs (1 nettoyeur / 1 récupérateur), à 6 ou 8 sacs, permettant la récupération et l'isolement des trichomes de différentes tailles, ainsi que le contrôle de la qualité.

On trouve bien évidemment les sacs intermédiaires à l'unité afin de pouvoir choisir ces différentes qualité de bubble, ou de confectionner son kit idéal.

 

> Exemple kit 2 sacs

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> Exemple kit 8 sacs

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Le maillage des sacs est généralement le suivant :

-220mc = "sac de travail" ou "sac nettoyeur"

-190mc

-160mc

-120mc

-73mc

-45mc

-38mc

-25mc

 

> PROCESSUS DÉTAILLÉ :

 

Pour débuter, vous devez mettre votre matière végétale au congélateur quelques heures, voire la veille au soir du jour ou vous comptez en extraire la résine. Cela permet au têtes des trichomes de mieux se détacher lors du processus où le froid jour un rôle important.

 

> Trims après congélation :

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La matière végétale dégèle très rapidement pensez-donc à ne sortir les trims du congélateur / freezer qu'un instant avant de les plonger dans le sac de travail afin de profiter au maximum des effets du froid.

 

Commencez par installer les bags dans le contenant que vous avez choisi en fonction de la dimension de votre kit. Placer dans un ordre décroissant, le dernier sac recevra la matière végétale et sera chargée de la contenir, en ne laissant passer que les trichomes.

Ce sac est appelé "sac de travail", et son maillage et généralement de 220u.

 

Ensuite, suivant le nombre de sacs avec lesquels on travaille, on dispose les sacs en prenant soin de laisser un espace suffisant entres chacun d'eux et en finissant par le sac ayant le plus petit maillage.

 

> Avec un kit 8 bags vous devriez en être là (idem avec 2, il y a simplement 6 bags en moins ;-))

 

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Prenez soin de toujours avoir suffisamment d'eau dans votre contenant de façon à ne pas disposer la matière végétale sur un tamis sec, et à risquer de contaminer les tamis suivants.

 

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On dispose maintenant la matière végétale en prenant soin de la recouvrir complètement d'eau à l'aide d'une grosse cuillère ou d'une spatule de cuisine de manière à ce qu'elle soit parfaitement immergée.

 

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Il ne nous reste plus qu'à ajouter les glaçons, que je vous conseille de préparer en quantité afin d'en disposer suffisamment tout au long du processus dans le but de refroidir l'eau si besoin. Sur ce point, l'ajout de glace pilée pendant le processus permet un refroidissement rapide de l'eau, en complément des glaçons classiques qui la refroidissent en continu.

 

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C'est maintenant parti pour la première phase de barattage. J’insiste bien sur le terme "barattage", car il s'agit de remuer le tout énergiquement sans le hacher.

 

Le choix de l'appareil, ou accessoire utilisé est évidemment important. Le mixer ménager classique est le plus employé, en vitesse minimum il remue l'eau sans broyer la masse végétale.

Les "mélangeurs" qui s'adaptent sur les perceuses font aussi l'affaire, mais attention avec la puissance de la perceuse...

 

Afin de capturer un maximum de trichomes, vous pouvez aussi faire un premier run avec une grosse cuillère en bois, de façon à détacher les trichomes sans y mélanger de débris de matière végétale, puis reprendre le mixer pour finir, à vous de voir.

 

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Le temps de cette première phase de barattage est défini par la taille des sacs / du seau employés:

- avec un "travelbag", mini kit de sacs tamis = 10 minutes

- avec un kit "classique" (200g) s'adaptant sur un seau de 20/25litres = 15 minutes

- avec les kits XL (500g) = 20 minutes

 

Ensuite on doit laisser le tout reposer afin de laisser redescendre les premières têtes de trichomes dans les sacs tamis.

 

Le temps de repos est lui aussi définit par la tailles des sacs / du seau employés:

- travelbag = 20 minutes

- kit "classique" (200g) = 30 minutes

- kit XL (500g) = 45 minutes

 

A la fin de ce temps de repos, deux écoles se rencontrent. Certains relèvent le(s) tamis afin de récupérer ce "premium" bubble, de quantité moindre mais de qualité excellente puis reprennent le cycle normal de barattage, et d'autres, en fait la plupart d’entre nous réitèrent la phase de barattage entrecoupée d'une phase de repos 2 , 3 ou 4 fois avant de relever les tamis.

 

Les phases de repos suivantes peuvent être réduites à 10/15 minutes.

 

A vous de définir si une 3ème et 4ème phase de barattage, peuvent s'avérer utiles, ou si vous préférez relever les tamis après la deuxième phase afin d'éviter le maximum d'impuretés, et pourquoi pas refaire un tour pour le plaisir après avoir relevé les tamis tout en sachant que la qualité sera moindre...

 

Ici encore, les préférences se font au gré des expériences.

 

Une fois la dernière phase de barattage accomplie, on compte un temps de repos équivalent à celui de la première phase de barattage détaillée plus haut.

 

Le temps de repos écoulé, il est temps de relever le sac de travail, c'est à dire le premier qui se présente à vous et qui contient la matière végétale.

 

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Pressez le au dessus de votre contenant, sans trop de fermeté, puis posez-le à l'écart.

 

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Suivant le kit que vous utilisez, vous aurez maintenant plusieurs bags à relever, voici quelques petits trucs à préparer à l'avance afin de ne pas se retrouver gêné avec le sac tamis sans pouvoir faire ce qu'on veut de ses mains:

 

  • Préparez des carrés d’essuie-tout (sopalin...) disposez à portée de main. (en quantité)
  • Préparez des morceaux de carton sur lesquels on disposera le produit des différents sacs tamis, de façon à faciliter l'évacuation de l'eau qu'il contient. (dans le cas de l'utilisation de kits avec de nombreux sacs tamis, noter à l'avance sur les cartons les différents maillages des sacs, cela aidera à ne pas s'emmêler les pinceaux par la suite...)
  • Ayez sous la main un couteau (à bout rond pour ne pas endommager les tamis), une petite cuillère, ou tout autre accessoire que vous trouverez pratique pour récolter le produit de votre labeur au fond des tamis.
  • Un contenant (bol, plat) du diamètre de vos tamis de façon à pouvoir les tendre sur celui-ci, ce qui vous facilitera la récupération du bubblehasch sous sa forme encore primaire.

 

Vous pouvez maintenant relever votre premier sac tamis doucement, en laissant s'écouler l'eau dans le contenant qui se trouve en dessous.

Une fois presque vide, saisissez la partie tamis du sac à l'aide de plusieurs carrés d’essuie-tout empilés afin d'en retirer l’excès d'eau restant.

 

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Faites attention durant cette phase, ne pressez pas trop la résine dans le tamis, serrez fermement sans écraser. Le but étant simplement de rassembler les cristaux pour faciliter leur extraction du tamis.

 

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A ce moment, vous pouvez tendre le tamis avec vos doigts pour pouvoir râcler la résine plus facilement, ou tendre le tamis sur un bol pour vous faciliter la tâche.

 

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Placez ensuite le contenu sur le carton ou sur le support qui lui est destiné.

 

Dans le cas d'un kit multi-bags, vous n'avez plus qu'à renouveler les étapes de relevé de sac, d'égouttage, assemblage et récolte des cristaux.

 

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A ce moment, vous devez réduire la boulette qui s'est formée en égouttant le sac en miettes les plus fines possible, de façon à faciliter le séchage et à éviter la moisissure, qui se répand très vite avec la résine. Une carte d'identité ou autre font très bien l'affaire, presser la boulette au travers d'une passoire métallique peut bien fonctionner aussi.

 

Si vous utilisez un kit 2 sacs (1 nettoyeur / 1 récupérateur), il ne vous reste plus qu'à entreposer votre bubble non pressé dans un endroit sombre et frais pour le séchage.

 

Si au contraire vous utilisez un kit multi-sacs, il ne vous reste plus qu'à renouveler les dernières étapes pour chaque tamis restant, en prenant soin de ne pas les mélanger.

 

Le séchage prend entre 5 et 10 jours et est une étape à ne surtout pas négliger, puisqu'elle assure un produit propre, idéal pour être pressé. Mais cette phase est très importante, tout autant que l'émiettage car elle évite que la moisissure ne s'empare de votre bubble, qui y est très sensible. D'où le besoin de réduire votre/vos boulette(s) en miettes avant le séchage...

 

Nous allons revenir sur le pressage dans quelques lignes......

 

- LES "WASH MACHINE" (bubbleator...)

 

L'appareil le plus populaire de cette famille servant à la confection du bubblehasch est sans doute le "bubbleator" qui est aujourd’hui repris par de nombreuses compagnies d'accessoires.

 

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Il s'agit simplement de mini-machines à laver de la taille d'une grosse friteuse, destinées à recevoir un sac nettoyeur rempli de matière végétale afin de la laver de ces trichomes. On y ajoute eau et glaçons et la machine se charge des phases de barattage, parfois contraignantes.

On dispose ensuite d'une vidange par laquelle on laisse s'écouler l'eau contenant les trichomes dans un seau préparé à l'avance et contenant les sacs tamis.

Il ne nous reste plus ensuite qu'à relever les sacs tamis comme précédemment expliqué et à récupérer la résine au fond de chacun d'eux.

 

Déclinés dans toutes les tailles, on trouve même des sacs nettoyeurs (ou sac de travail) prévus pour une machine à laver classique avec un tambour de 3/4kg, dans l'éventualité d'une grande quantité de matière végétale à laver...

 

L'attrait principal étant que la machine se charge du barattage, nous n'avons plus qu'à récupérer la résine dans les tamis.

 

4°- LE PRESSAGE:

 

Que vous employiez des kits de sacs simples, ou des "wash machine", vous vous retrouverez avec de la résine en "poudre", ou en grosses miettes après la phase de séchage.

 

A ce moment, deux choix s'ouvrent à vous, presser ou non votre bubblehasch ?

 

> bubblehasch pressé/non pressé:

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A l'état non pressé, votre bubblehasch se consumera en une effusion de bulles, c'est à l'état pressé que se révèlent pleinement les arômes et effets qu'il contient.

 

Le presser et le chauffer légèrement, comme cela se fait parfaitement entres ces mains ou à l'aide d'une presse et d'une source de chaleur permet d'activer des cannabinoïdes non actif à l'état brut.

Votre bubblehasch prendra à ce moment une teinte plus sombre, du fait des huiles et cannabinoïdes qui sont libérés et qui se mélangent durant le pressage.

 

> bubblehasch préssé:

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Chacun au gré des expériences trouvera la méthode la plus apte à produire un bubblehasch convenant à ses préférences.

 

5°- MATURATION / CURING :

 

La question de la mâturation du bubble est souvent posée. On connait son pouvoir sur le goût et les effets de la résine extraite à sec à l'aide de tamis ou avec un pollinator.

 

Il semblerait que le bubble s'améliore lui aussi gustativement et psycho-activement après une phase de curing, qu'il soit conservé sous forme pressée ou non.

 

Le bubblehasch étant consommable dès qu'il est sec, cela ne tient qu'à vous de le laisser mûrir... Ce que je conseille vivement pour les appréciateurs de hasch goûteux.

 

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Dans tous les cas, si vous vous êtes bien débrouillés, vous devriez vous retrouvez avec un produit final de grande qualité, lavé de toutes impuretés, et ne contenant pour grande part que des cannabinoïdes prêts à se consumer pour votre plus grand plaisir.

 

Les taux de THC que contient le bubblehasch sont très élevés, ils avoisinent généralement les 30/40%, et peuvent atteindre 50/75% dans des conditions optimales.

 

Autant dire que les effets sont intenses, tout autant que les arômes qui se dégagent du bubble se consumant sur la grille d'une pipe, dans une douille, ou dans un joint.

On dit qu'on retrouve souvent certains arômes de la plante dont il est extrait dans le bubble frais, et que ces arômes s'estompent avec le temps pour laisser place à des effluves plus proches du hasch, tout en gardant le caractère spécial du bubble. Le choix d'un curing peut donc se révéler intéressant.

 

 

Il ne vous reste plus qu'à apprécier les différentes qualités de votre produit fini, que vous avez obtenu, comme toute bonne chose, par mérite. Ce mérite correspond au temps de culture des plantes, et à la patience d'accumuler assez de trims pour faire un run digne de ce nom ;-)

 

A vos bags et mixers !

 

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[photos: bubblebag.com, google, perso]

 

v/c Dad-


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