Le cannabis aurait été domestiqué pour la première fois il y a 12000 ans en Chine

https://www.geo.fr/environnement/le-cannabis-aurait-ete-domestique-pour-la-premiere-fois-il-y-a-12000-ans-en-chine-205550
Le cannabis aurait été domestiqué pour la première fois il y a 12000 ans en Chine
 
 
Des scientifiques ont mené une vaste étude génétique sur une centaine de spécimens de cannabis de différentes origines. Leurs conclusions suggèrent que Cannabis sativa a été domestiqué il y a environ 12.000 ans dans ce qui est aujourd'hui le nord-est de la Chine.
EMELINE FÉRARD Publié le 20/07/2021 à 11h27 - Mis à jour le 20/07/2021 Le cannabis constitue l'une des drogues les plus consommées à travers le monde. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le nombre d'usagers est estimé à près de 150 millions de personnes. Si cette consommation - légale ou non en fonction des régions - est aujourd'hui sujette à controverse, l'histoire de l'Homme et du végétal remonte à loin, très loin.
C'est ce que confirme une étude publiée ce mois-ci dans la revue Science Advances. Menée par une équipe internationale de chercheurs, elle indique que le cannabis aurait été domestiqué pour la première fois au début du Néolithique, il y a environ 12.000 ans, en Asie de l'Est dans ce qui est aujourd'hui la Chine.
Le cannabis, une plante à l'histoire floue
Ces scientifiques ne sont pas les premiers à se pencher sur l'histoire de la plante. Des découvertes avaient déjà montré que le cannabis, Cannabis sativa de son nom scientifique, est cultivé depuis des millénaires comme source de fibres, d'oléagineux - sous la forme de chanvre - et pour ses propriétés récréatives et médicinales - sous la forme de marijuana -.
Néanmoins, l'histoire évolutive de l'espèce demeurait floue. En raison de sa distribution notamment, une hypothèse avançait qu'elle aurait été domestiquée pour la première fois durant le Néolithique en Asie centrale.
"[Cette théorie] était principalement basée sur le fait qu'en Asie centrale, il est très facile de trouver de nombreuses plantes férales (des plantes anciennement cultivées et retournées à l'état sauvage, ndlr) poussant d'elles-mêmes, notamment au bord des routes", a expliqué Luca Fumagalli, biologiste de l'université de Lausanne et co-auteur de la nouvelle étude.
"Les données observationnelles et historiques ont suggéré que cela pourrait être le site de domestication originale du cannabis", a-t-il ajouté repris par le Smithsonian Mag. En raison des restrictions légales en vigueur dans de nombreux pays, toutefois, peu d'études s'étaient appliquées à le confirmer.
Une centaine de génomes passés en revue
Pour en savoir plus, Luca Fumagalli et ses collègues ont compilé et séquencé plus d'une centaine de génomes de spécimens de C. sativa d'origine et de nature diverses. L'ensemble comprenait des plantes férales collectées en Asie, des variétés locales ou encore des cultivars historiques et modernes de chanvre et de marijuana conservés à différents endroits.
Leurs résultats suggèrent que l'espèce n'aurait pas été domestiquée en Asie centrale mais en Asie de l'Est il y a environ 12.000 ans. Ils indiquent également que tous les cultivars de chanvre et de marijuana actuels dériveraient d'un pool génétique ancestral dont les plantes férales et variétés aujourd'hui présentes en Chine seraient les plus proches descendants.
Les scientifiques avancent un scénario plus précis encore. D'après leur étude, les variétés modernes de chanvre et de marijuana découleraient de cultures initiées il y a 4.000 ans spécifiquement pour produire des fibres d'une part et obtenir des cannabinoïdes - les substances actives du cannabis - d'autre part.
Selon l'étude, il y a 4.000 ans, le cannabis aurait commencé à être cultivé spécifiquement pour produire des fibres ou obtenir des substances cannabinoïdes. © Pixabay   Cette sélection serait à l'origine des différences actuelles observées entre les deux formes : les plants de chanvre sont plus hauts, possèdent moins de ramifications et davantage de fibres tandis que les plants de marijuana sont plus petits, plus ramifiés et possèdent davantage de feuilles et de fleurs riches en cannabinoïdes.
Ces découvertes "confirment que le cannabis est l'une des plantes les plus anciennement cultivées" avec l'orge et le blé, a expliqué Luca Fumagalli au New Scientist. "Nous pensons que c'était une plante à usages multiples". Les données suggèrent en revanche que les véritables ancêtres sauvages de C. sativa ont probablement disparu à l'heure actuelle.
"Nos travaux permettent de lever le doute sur la survie de Cannabis sativa à l’état sauvage : il n’en resterait vraisemblablement pas, car toutes les plantes férales analysées sont génétiquement proches de cultivars, et ne constitueraient donc pas des populations d’origine naturelle", a souligné le chercheur suisse repris dans un communiqué.
Des gènes perdus au fil de l'évolution
Au-delà de l'histoire évolutive du cannabis, les analyses menées ont permis aux chercheurs de s'intéresser aux divergences génétiques entre les plants cultivés pour leurs fibres et ceux cultivés pour leurs propriétés psychoactives. Ils ont notamment identifié deux gènes impliqués dans la synthèse respectivement du THC (tétrahydrocannabinol) ou du CBD (cannabidiol).
Selon leur scénario, l'espèce sauvage ancestrale possédaient les deux gènes sous un état fonctionnel. C'est la domestication qui aurait conduit à une perte de fonction de l'un ou l'autre, aboutissant le plus souvent à terme à une perte globale de production de THC dans les cultivars de type chanvre et de CBD dans ceux de type marijuana, a résumé Luca Fumagalli.
Par la suite, les deux formes seraient restées génétiquement bien isolées, même lors de l’expansion de la plante dans toutes les régions du monde. La teneur en THC constitue la différence majeure entre les cultivars de type chanvre et de type marijuana. C'est ce même facteur qui fixe aujourd'hui la légalité ou non des produits en fonction des législations en vigueur.
Cette étude livre, d'après ses auteurs, une vue d’ensemble inédite de la domestication du cannabis qui, malgré son importance historique, économique, sociale et culturelle, demeure une espèce méconnue. "Nos résultats offrent des perspectives et des ressources précieuses pour faciliter les recherches en cours sur cette plante aux multiples facettes, tant à des fins médicales qu’agricoles", a conclu Luca Fumagalli.
0 comments Read more... ›
États-Unis. Amazon soutient la légalisation du cannabis, ses lobbyistes vont-ils entrer en jeu ?
By boogerman,
https://www.ouest-france.fr/societe/cannabis/etats-unis-amazon-soutient-la-legalisation-du-cannabis-ses-lobbyistes-vont-ils-entrer-en-jeu-7355984
 
États-Unis. Amazon soutient la légalisation du cannabis, ses lobbyistes vont-ils entrer en jeu ?
Alors qu’Amazon a annoncé, le 1er juillet, soutenir le projet de loi pour la légalisation de la marijuana aux États-Unis, de nombreux défenseurs attendent que les lobbyistes du géant de l’e-commerce fassent pression sur Washington.
Amazon n'a pas indiqué, pour l'instant, si elle se lancera dans le commerce de cannabis s'il est légalisé aux États-Unis. | PASCAL ROSSIGNOL / REUTERS Ouest-FranceLéa MORILLONPublié le 20/07/2021 à 23h46   Amazon a annoncé, mardi 1er juillet, soutenir un projet de loi qui légaliserait la marijuana aux États-Unis et effacerait les casiers judiciaires de nombreuses personnes condamnées. Avec cette annonce, le géant de l’e-commerce n’est pas seulement devenu la plus grande entreprise américaine à soutenir la légalisation, elle a également captivé l’industrie du cannabis.
Alors que le projet de loi reste bloqué au Congrès, les militants qui se battent pour une libéralisation des lois sur le cannabis espèrent qu’Amazon passera à l’étape suivante et utilisera son pouvoir et son portefeuille pour faire pencher la balance à Washington.
Les défenseurs de la légalisation comptent sur l’équipe de lobbyistes expérimentés d’Amazon et ses poches profondes pour les aider à lancer des campagnes publicitaires et persuader les parlementaires opposés au projet de loi de changer d’avis.
« Je suis assez déçu que nous n’ayons pas encore vu le moindre mouvement au niveau fédéral », a déclaré à Politico Matthew Schweich, directeur adjoint du Marijuana Policy Project. « Si Amazon était capable d’apporter son soutien politique à la réforme fédérale et de financer des campagnes au niveau des États, ce serait un avantage net pour le mouvement de réforme du cannabis dans ce pays » a-t-il ajouté.
   
68 % des Américains favorables à la légalisation
Un tiers des Américains vivent actuellement dans un État où le cannabis est ou sera bientôt vendu légalement aux adultes, tandis que 68 % des électeurs sont favorables à la légalisation fédérale, selon un sondage Gallup réalisé en 2020.
 
Mais au niveau des entreprises américaines et du Congrès, les mentalités changent plus lentement. De nombreuses sociétés - ainsi que le gouvernement fédéral - continuent de soumettre leurs employés à des tests de dépistage de drogues, même dans les États où le cannabis est légal.
Amazon adopte l’une des positions les plus souples sur le cannabis parmi les grands employeurs américains. Elle est favorable à la légalisation et a décidé de ne plus soumettre ses employés à ces tests de dépistage du cannabis, ce qui élargira le bassin d’employés potentiels de l’entreprise.« Nous n’inclurons plus la marijuana dans nos programmes extensifs de test des drogues », a indiqué Dave Clark, patron des opérations mondiales d’Amazon. Comme pour l’alcool, des tests ne seront réalisés qu’en cas d’incident, a posteriori. Les tests préalables vérifient simplement que les salariés sont en état de travailler.
  Bien que son infrastructure de livraison en ligne soit inégalée, aucune indication ne laisse envisager, pour l’instant, qu’Amazon se lancera dans le commerce de cannabis s’il est légalisé au niveau national.
0 comments Read more... ›
Bientôt du cannabis pour traiter les tumeurs cérébrales ?
By boogerman,
Bientôt du cannabis pour traiter les tumeurs cérébrales ?
 
Plusieurs associations de lutte contre le cancer, en collaboration avec le National Health Service (le système de santé publique britannique) se préparent à tester l’efficacité d’un spray buccal à base de cannabis pour traiter les tumeurs cérébrales sévères.
Le glioblastome est une tumeur maligne du cerveau se développant à partir des cellules gliales qui servent normalement à assurer le bon fonctionnement des neurones et de la conduction nerveuse. Les cellules gliales se reproduisent alors de manière anarchique et se propagent à de nombreuses parties du cerveau. Le glioblastome est la tumeur la plus agressive de la famille des gliomes. En moyenne, les patients vivent moins de dix-huit mois après leur diagnostic initial.
  Afin de traiter ce cancer agressif, les médecins privilégient l’association d’une radiothérapie à une chimiothérapie, précédée ou non d’une chirurgie. Dans le cadre d’un prochain essai clinique, le premier du genre, des chercheurs testeront une autre approche : celle d’un spray buccal à base de cannabis.
Un spray à base de THC et de CBD
Plusieurs études menées sur des cellules en culture et sur des modèles murins ont en effet déjà suggéré que certains composés cannabinoïdes peuvent empêcher le développement de tumeurs cancéreuses lorsqu’ils étaient administrés en association avec le témozolomide (un médicament chimiothérapeutique). Désormais, l’heure est aux essais cliniques.
Plus tôt cette année, Susan Short et son équipe de l’Université de Leeds ont publié les résultats d’un essai de phase I impliquant 27 patients. Il avait pour objectif de tester l’innocuité d’un spray buccal à base de cannabis connu sous le nom de Sativex. Ce spray, qui contient à la fois du THC et du CBD à des concentrations égales, a déjà été approuvé pour une utilisation comme traitement des spasmes musculaires chez les patients atteints de sclérose en plaques.
  Bien que cette petite étude n’ait pas été conçue pour évaluer l’efficacité de cette approche médicamenteuse, les auteurs avaient tout de même souligné que 83 % des participants ayant reçu du Sativex étaient encore en vie après un an, contre 44 % du groupe ayant reçu un placebo.
Crédits : Sativex Les chercheurs préparent maintenant un essai de phase II. Ce dernier impliquera 232 patients atteints de glioblastome de quinze hôpitaux du Royaume-Uni. Sur cet échantillon, les deux tiers recevront du Sativex en plus du témozolomide, tandis que le tiers restant recevra un placebo. Le recrutement des participants devrait commencer début 2022. La Brain Tumor Charity, qui finance l’étude, recherche actuellement des fonds pour assurer la bonne tenue de cet essai. 450 000 livres Sterling, soit environ 526 000 euros, sont nécessaires.
Une fois cet essai entamé, les participants devront s’autoadministrer jusqu’à douze pulvérisations de Sativex par jour pendant maximum trois ans.
0 comments Read more... ›
Cannabis médical: vers une filière française de production
By boogerman,
https://terres-et-territoires.com/cest-tout-frais/cannabis-medical-vers-une-filiere-francaise-de-production     Cannabis médical: vers une filière française de production
20-08-2021        Un comité scientifique étudie la possibilité de cultiver et d’utiliser le cannabis à des fins thérapeutiques.
Depuis fin mars 2021, le cannabis est autorisé dans le cadre d’une expérimentation. © Pixabay Un comité scientifique en vue de la création d’une filière française de culture de cannabis thérapeutique a été mis en place le 18 août par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Depuis la fin mars, l’usage du cannabis médical est autorisé en France dans le cadre d’une expérimentation de deux ans, en vue de sa généralisation. Un décret pour autoriser et encadrer sa culture est «en cours de finalisation», précise à l’AFP Nathalie Richard, directrice de projet à l’ANSM.
Dans cette optique, l’agence a créé un «comité scientifique temporaire» consacré à la mise en place d’une «chaîne de production française allant de la plante au médicament», détaille un communiqué. Il sera composé de représentants de plusieurs ministères (Santé, Intérieur, Agriculture, Economie), de l’Inrae et du Conseil de l’ordre des pharmaciens, ainsi que divers experts.
D’ici quatre mois, ce comité devra rendre un avis sur les teneurs en THC et CBD des plantes, ainsi que sur la variété à utiliser. Le comité se prononcera aussi sur la traçabilité, les contrôles nécessaires pour la culture et les critères de qualité pharmaceutiques. Il auditionnera les acteurs concernés, parmi lesquels de nombreux acteurs économiques déjà sur les rangs.
0 comments Read more... ›
CBD: LE MARCHÉ DU CANNABIS LÉGAL POUSSE À GRANDE VITESSE AU ROYAUME-UNI
By boogerman,
https://www.bfmtv.com/economie/international/cbd-le-marche-du-cannabis-legal-pousse-a-grande-vitesse-au-royaume-uni_AD-202108190121.html
 
CBD: LE MARCHÉ DU CANNABIS LÉGAL POUSSE À GRANDE VITESSE AU ROYAUME-UNI
    Malgré des interrogations sur son efficacité et une réglementation longtemps défaillante, le marché du cannabis légal est en plein essor au Royaume-Uni.   Malgré de strictes contraintes encadrant la culture des plants, c'est désormais le deuxième marché au monde: porté par la pandémie, le marché du cannabis légal, avec les produits CBD censés améliorer le bien-être, est en plein essor au Royaume-Uni. Effets relaxants, lutte contre le stress, le CBD est à la mode malgré des questions sur son efficacité et une réglementation longtemps défaillante. Le CBD (cannabidiol) qui se vend le plus souvent forme d'extraits ou d'huile, est un des principes actifs du cannabis non psychotrope, contrairement au THC (tetrahydrocannabinol).
"Il y a eu un vrai changement dans l'opinion", veut croire Joe Oliver, co-fondateur et patron de LDN CBD, interrogé par l'AFP. Comme une myriade d'entreprises, sa marque s'est lancée dans l'aventure en 2018 à Londres, et prévoit désormais une campagne de financement participatif. "D'après les témoignages et les retours que nous avons, cela bénéficie surtout aux gens qui font face à des expériences traumatiques, à des maladies chroniques ou à un environnement très stressant", comme les médecins, la police, les pompiers ou les vétérans, selon Joe Oliver.
  Le CBD se trouve dans des commerces bien connus au Royaume-Uni comme la chaîne de pharmacie Boots ou celle de produits naturels Holland & Barrett. Le secteur devrait générer des ventes de 690 millions de livres (810 millions d'euros) au Royaume-Uni en 2021, selon l'association du secteur ACI (Association for the Cannabinoid Industry). Et elles pourraient atteindre 1 milliard de livres en 2025, estimait début 2020 le cabinet de conseil britannique Savills, qui évaluait le nombre d'utilisateurs à 250.000 en 2018.
Cadre réglementaire récent
Le marché du "bien-être" est plus important que le cannabis à usage thérapeutique, disponible sur prescription pour certaines pathologies. Le cannabis récréatif n'est lui pas autorisé. Pour le CBD destiné au grand public, le Royaume-Uni est "devenu le deuxième marché au monde", explique Steve Moore, co-fondateur de l'ACI dans un rapport publié en mai, évoquant "la révolution tranquille" du cannabis. Signe d'une ouverture du marché, les entreprises spécialisées dans le cannabis thérapeutique ou les produits dérivés de l'huile de cannabis peuvent être admises à la Bourse de Londres.
Le Royaume-Uni bénéficie depuis peu d'un cadre réglementaire destiné à rassurer les clients sur la qualité des produits. Jusqu'à présent, certaines huiles pouvaient n'avoir aucune trace de CBD, ou contenir au contraire de la THC.
L'agence de sécurité alimentaire britannique considère le CBD comme un "nouvel aliment", suivant une décision de l'UE de 2019, et a son mot à dire sur la commercialisation des produits. Elle reconnaît toutefois qu'il y a des inconnus sur les effets. "Il n'y a pas encore de preuve évidente que le CBD marche pour tous les problèmes de santé auxquels il est censé répondre, à part pour certains types d'épilepsie", explique à l'AFP Sagnik Bhattacharyya, professeur en psychiatrie au King's College de Londres. Et la communication et la publicité autour des produits sont par conséquent très encadrées.
Difficile de cultiver des plants
Autre défi, cultiver des plants reste un parcours du combattant. S'il est possible de faire pousser du chanvre ou de cannabis, la loi oblige à la destruction des fleurs ou bourgeons, les parties la plus nobles qui abritent également la substance psychoactive. Pour les fabricants de CBD, le seul choix est d'importer l'huile des Etats-Unis et d'Europe.
SUR LE MÊME SUJET TOUT COMPRENDRE - Pourquoi la France va officiellement légaliser la vente de CBD? Malgré ces défis, les professionnels, tels Joe Oliver, s'étonnent du chemin parcouru en quelques années, pour une plante qui n'a pas toujours eu bonne presse: "J'ai vu la vie de milliers de gens changer. Je me souviens de l'époque où tout type de cannabis était complètement interdit".
0 comments Read more... ›
Légalisation du cannabis: Darmanin est toujours contre (avec un argument déroutant)
By boogerman,
https://www.huffingtonpost.fr/entry/legalisation-du-cannabis-darmanin-est-toujours-contre-avec-un-argument-deroutant_fr_612509c8e4b0ec33fa08ac34
 
Légalisation du cannabis: Darmanin est toujours contre (avec un argument déroutant)
Pour balayer l'idée d'un cannabis légal en France, le ministre de l'Intérieur a imaginé des dealers aux revenus un rien exagérés.
    Par Paul Guyonnet CAPTURES D'ÉCRAN FRANCEINFO & TWITTER Pour justifier son opposition à la légalisation du cannabis, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a avancé des arguments qui n'ont guère convaincu. TRAFIC DE DROGUE - C’est bien connu, Gérald Darmanin n’est pas le plus grand fan du cannabis, et encore moins de l’idée de légaliser sa vente en France. En septembre 2020, il avait par exemple qualifié de “merde” cette drogue, lui qui a fait de la lutte contre les trafics une priorité depuis son arrivée au ministère de l’Intérieur. 
Une position que l’ancien maire de Tourcoing a rappelée sans ambages ce mardi 24 août à l’occasion d’un passage sur franceinfo. “C’est un poison, et nous devons lutter contre ce poison”, a lancé Gérald Darmanin.
Et d’avancer plusieurs arguments pour étayer son propos: des dealers qui vendraient de toute façon d’autres drogues dont des drogues dures, qui refuseraient quoi qu’il arrive de légaliser leur entreprise, et surtout la “défaite morale” que représenterait à ses yeux la légalisation. 
    Une prise de position très claire, qui a eu pour effet immédiat de raviver le débat préexistant au sein même de la majorité présidentielle. Ainsi le député LREM de la Creuse Jean-Baptiste Moreau, co-auteur d’un rapport parlementaire sur le sujet du cannabis, a expliqué: “Je ne peux que m’inscrire en faux contre cette affirmation”.
Le débat ravivé chez LREM
Il assure encore que la légalisation, bien que plus difficile à faire accepter à l’ensemble de la population qu’un statu quo, serait au contraire bénéfique et ferait montre d’un “courage politique”. Un avis sur lequel il a été rejoint par l’ex-LREM désormais co-président des Nouveaux démocrates Aurélien Taché.
Le député du Val-d’Oise a ainsi déploré un argumentaire d’un autre temps de la part du ministère de l’Intérieur, en décalage complet avec les politiques menées de nos jours dans de nombreux territoires à l’étranger. 
    Néanmoins, au-delà même du débat sur les bienfaits et les avantages (ou non) de la légalisation de la vente de cannabis récréatif, de nombreux journalistes et citoyens ont surtout été déroutés par l’argumentaire avancé par le ministre de l’Intérieur.
“Est-ce que vous pensez que des caïds, des voyous, qui vivent avec 100.000 euros d’argent liquide par jour, vont (en cas de légalisation, ndlr) monter une petite échoppe, déclarer aux Urssaf et aux impôts, payer des cotisations pour continuer à vendre au coin de la rue?”, avait demandé de manière rhétorique Gérald Darmanin aux journalistes qui l’interrogeaient ce mardi matin. 
100.000 euros par jour, vraiment?
Un tableau ainsi dépeint qui a valu de nombreuses critiques à l’ancien porte-parole de Nicolas Sarkozy. En effet, les montants avancés par le ministre sont extrêmement éloignés de ceux constatés par les études officielles et notamment les rapports parlementaires sur la vente de drogue en France, comme le lui ont signalé de nombreux reporters sur Twitter. 
    Car le chiffre de 100.000 euros glanés quotidiennement par les dealers ne semble être aucunement en phase avec la réalité que prétend décrire Gérald Darmanin. Ce qui inquiète (ou fait rire jaune) d’autres journalistes sur le réseau social, qui s’interrogent sur la fiabilité des informations dont dispose le “premier flic de France” au moment de prendre des mesures. 
Le même salaire que Leo Messi
Une crainte renforcée par les autres raccourcis auxquels se livre le ministre de l’Intérieur, qui mêle dans son argumentaire la vente de cannabis à celle de drogues dures telles que la cocaïne, voulant convaincre ses interlocuteurs en demandant aux journalistes qui l’interviewent s’ils pensent que la légalisation de cette dernière serait une bonne chose. 
Et pour évoquer une dernière fois le montant de 100.000 euros par jour que brandissait le ministre, un dernier clin d’œil amusé (ou atterré) est maintes fois revenu sur les réseaux sociaux depuis sa déclaration: le parallèle avec le salaire de Lionel Messi.
    Payé entre 35 et 41 millions d’euros par an par le Paris Saint-Germain qu’il a rejoint cet été, l’Argentin dispose du plus gros salaire du championnat de France de Ligue 1 de football. Une paie qui, rapportée à la journée, est peu ou prou la même que celles des dealers évoqués par Gérald Darmanin. Des vendeurs de cannabis dont on peut légitimement envisager que le ministre ait pu surestimer les revenus. 
 
0 comments Read more... ›
Trafic de drogue : "On n'assèchera pas les financements uniquement par la répression", selon le député LREM Jean-Baptiste Moreau
By boogerman,
https://www.francetvinfo.fr/sante/drogue-addictions/cannabis/trafic-de-drogue-on-n-assechera-pas-les-financements-uniquement-par-la-repression-selon-le-depute-lrem-jean-baptiste-moreau_4757487.html
 
Trafic de drogue : "On n'assèchera pas les financements uniquement par la répression", selon le député LREM Jean-Baptiste Moreau
Rapporteur général de la mission d'information sur le cannabis, il est devenu partisan de sa légalisation.
Publié le 02/09/2021 12:00  Temps de lecture : 3 min.   Jean-Baptiste Moreau était l'invité de franceinfo dimanche 23 février.  (FRANCEINFO / RADIOFRANCE) "La légalisation ce n'est pas tout et n'importe quoi, c'est du vrai courage politique", a estimé Jean-Baptiste Moreau, député LREM de la Creuse et rapporteur général de la mission d’information parlementaire sur le cannabis, jeudi 2 septembre sur franceinfo. Il réagissait aux annonces du président de la République, Emmanuel Macron, qui propose de déployer des policiers supplémentaires et 500 caméras de vidéosurveillance pour lutter contre les trafics de drogue dans les quartiers nord de la ville. "Les forces de l'ordre sont découragées parce qu'elles ont l'impression de vider le désert à la petite cuillère", a-t-il poursuivi, persuadé qu'on "n'assèchera pas les financements des [trafiquants] uniquement par la répression". Selon Jean-Baptiste Moreau, "c'est la prohibition qui a conduit à cette situation". Pour l'élu En Marche, "il n'est pas question de dire que la drogue c'est cool, c'est bien" mais d'encadrer la légalisation du cannabis et de l'interdire aux mineurs.
franceinfo : La position qu'adopte Emmanuel Macron en disant que le consommateur de drogue est un complice, est-ce la bonne attitude ?
Le but ne peut être que de diminuer la consommation, notamment la consommation chez les mineurs qui n'a jamais été aussi importante, alors qu'on sait bien que le cannabis sur des cerveaux en formation a des effets catastrophiques à l'âge adulte. C'est important aussi de mettre un frein à la mainmise sur certains quartiers de bandes organisées qui vivent de ce trafic de drogue. Mais, c'est la situation de prohibition qui a conduit à cette situation.
On n'y arrive pas depuis 30 ans.
Vous plaidez pour une légalisation "encadrée de la légalisation" ?
La légalisation ce n'est pas tout et n'importe quoi, c'est du vrai courage politique. Cela veut dire que cela reste interdit aux mineurs puisque cela a des effets catastrophiques sur la santé. Il n'est pas question de dire que la drogue c'est cool, c'est bien. Ce qu'on dit c'est qu'il faut l'interdire aux mineurs. Évidemment, ça ne se fera pas sans un certain désordre dans les quartiers puisque les têtes de pont des trafics vont se rebeller parce qu'on leur coupe une grosse partie de leur chiffre d'affaires. Et on n'est pas non plus naïf, cela ne détruira pas tout le marché noir. Il restera sans doute autour de 40 %.
Les forces de l'ordre sont découragées parce qu'elles ont l'impression de vider le désert à la petite cuillère donc il faut changer de paradigme.
Votre positon se heurte à celle du gouvernement, que lui répondez-vous ?
Je n'étais pas un pro légalisation au départ mais toutes les auditions qu'on a menées, que ce soit les docteurs, les addictologues, les forces de l'ordre, nous ont amenés à la conclusion que le tout répressif sans une vraie politique de prévention, ça ne marchera pas. Alors évidemment que la drogue c'est de la merde, je ne vais pas dire le contraire.
Ça n'a jamais marché et ça ne marche nulle part ailleurs dans le monde.
Peut-on faire changer d'avis un gouvernement dont les positions sont claires ?
Je continuerai à œuvrer pour convaincre le président et l'exécutif car il faut pouvoir contrôler le marché, les prix et les compositions des produits, parce qu'il y a des produits qui circulent dans le marché noir qui sont absolument catastrophiques avec des taux de THC [le tétrahydrocannabinol, principale molécule du cannabis] très importants qui ruinent le cerveau des consommateurs. La production doit être encadrée comme a pu l'être le tabac pendant de nombreuses années. Il faut que l'État contrôle la qualité des produits qui circulent. Les réseaux financent du trafic d'armes, du terrorisme, et c'est pour cela qu'il faut assécher une partie de leurs financements mais je ne crois pas qu'on assèchera leurs financements uniquement par la répression.
       
0 comments Read more... ›
Drogue : un addictologue propose de retirer l'argent du trafic du PIB pour que l'Etat "ne soit plus complice"
By boogerman,
https://www.francetvinfo.fr/societe/drogue/l-etat-aussi-complice-du-trafic-de-drogues-un-addictologue-propose-de-ne-plus-inclure-dans-le-pib-l-argent-de-la-drogue-pour-ne-pas-etre-complice_4757645.html
 
Drogue : un addictologue propose de retirer l'argent du trafic du PIB pour que l'Etat "ne soit plus complice"
Emmanuel Macron a estimé depuis Marseille que "les consommateurs de drogue sont des complices" des trafiquants. L'addictologue William Lowenstein estime que l'État devrait montrer l'exemple "pour éviter complicité et cynisme".
    D'après William Lowenstein, l'état déclare 2,7 milliards d'euros issus du trafic de drogue dans son PIB chaque année. (LIONEL VADAM / MAXPPP)
Emmanuel Macron a affiché à Marseille sa fermeté contre le trafic de drogues et dénoncé les consommateurs qu'il accuse d'être des "complices" des trafiquants. William Lowenstein, addictologue et président de l’association SOS Addictions, a pointé ce jeudi sur franceinfo l'hypocrisie de l'État qui inclut chaque année depuis 2018 dans son PIB les profits réalisés par l'argent de la drogue. "Sortons un peu du bal des hypocrites", dit-il avant de proposer que l'État montre l'exemple "pour éviter complicité et cynisme".
franceinfo : Le consommateur est-il complice des trafiquants de drogues ?
William Lowenstein : Par définition, selon la politique des drogues qui est retenue par tel ou tel pays, cela devient un délit. Bien évidemment, Emmanuel Macron a raison en disant que les consommateurs sont des complices, mais ce sont des complices, forcément à cause du système de prohibition qui a été retenu et, comme chacun sait, est un échec aussi cruel que coûteux depuis 50 ans. Sortons un peu du bal des hypocrites ! Pour éviter complicité et cynisme, nous pourrions commencer en France par retirer de notre PIB le chiffre de 2,7 milliards d'euros que nous déclarons via l'Insee très officiellement et discrètement chaque année sur le trafic de drogue [Depuis 2018, l'Insee intègre l'activité générée par la production et la consommation de stupéfiants à la croissance]. Comment montrer l'exemple ? Ça serait déjà de ne plus inclure dans notre PIB le chiffre du trafic de drogue pour ne pas être complice.
Cette opposition dealer du quartier pauvre contre consommateur du quartier chic, c'est un cliché ?
Emmanuel Macron a remis au goût du jour l'extraordinaire sketch de Coluche où fumer du "hakik" n'était pas patriotique. On était un peu "droite-Ricard"=bons citoyens et "gauche-pétard"=traîtres à la patrie. On est dans la com et on est très, très loin du sérieux sur une politique nationale de santé sur les addictions. On est déjà en période électorale et j'espère qu'on pourra travailler sérieusement ces sujets pénibles, à la fois sur le plan de la santé publique, mais aussi de la sécurité publique. Parce que de Medellín à Marseille, 50 ans d'échec et d'enrichissement des mafias sans frontières, on voit bien à quel point on s'est trompé de voie pour protéger l'individu et la société.
Il ne faut rien attendre de cette campagne électorale sur le sujet ?
Hélas, alors qu'on adispose d'n certain nombre de travaux. Il n'y a évidemment aucun système parfait, il nous faut parfois choisir entre le gris et le gris, mais on va partir dans une période électorale où les punchlines vont caricaturer le choix entre le blanc et le noir. Je trouve que le débat est hélas, déjà, dans l'impasse pour des raisons sécuritaires. La droite et l'extrême droite accusant le président de laxisme dans la lutte contre l'insécurité, il répond à nos jeunes médecins et addictologues politiquement et non pas de façon pragmatique et protectrice pour notre société.
Dans les pays qui ont légalisé la distribution, on observe une plus forte consommation ?
Globalement, non, même s'il faut rester prudent et c'est pour cela qu'on se dirigerait, nous, vers la demande d'un moratoire sur la régulation de trois à cinq ans pour pouvoir évaluer. Parce qu'il y a tellement de différences d'un pays à l'autre ! Mais globalement, ce qu'on voit bien, c'est qu'on gagne non seulement en sécurité publique –le cannabis, c'est 60% du trafic–, mais que l'on gagne aussi en messages de prévention, en régulation, en pureté des produits.
Encore une fois, on a tous ce souvenir de cette période de Chicago et de la prohibition de l'alcool qui a installé la mafia aux États-Unis pendant un siècle. On est en train de continuer les mêmes bêtises et ce ne sont pas 200 gendarmes à Saint-Tropez ou à Marseille qui feront trembler les descendants d'El Chapo ou Pablo Escobar.
Ce n'est pas la légalisation qui endigue le trafic ?
Non, cela sera insuffisant, mais c'est vraiment beaucoup de travail et de questions précises, que ce soit sur la prévention, ou la réduction des risques. Tout est horriblement complexe. Cela ne sera pas du noir ou blanc. Mais la seule certitude qu'on ait, hélas, sauf pour faire de la com politique, c'est que ce système de prohibition depuis un demi-siècle a totalement échoué. On parle de guerre à la drogue, mais en fait, la plupart des guerres ont une fin. Si on continue comme ça, cela ne sera même pas une guerre parce qu'elle sera sans fin.
0 comments Read more... ›
L’Argentine: L’industrie du cannabis médical et du chanvre industriel est un secteur avec d’excellentes opportunités
By boogerman,
https://enjeux.info/22089-largentine-lindustrie-du-cannabis-medical-et-du-chanvre-industriel-est-un-secteur-avec-dexcellentes-opportunites.html
 
L’Argentine: L’industrie du cannabis médical et du chanvre industriel est un secteur avec d’excellentes opportunités
Thomas Haeflin
 
01/09/2021
 
 Business, Featured
L’industrie du cannabis est un secteur doté « d’excellentes potentialités » en Argentine où il pourrait créer plus de 10.000 emplois, a affirmé le ministre du Développement productif, Matías Kulfas, cité par la presse.
Selon le ministre, l’industrie du cannabis médical et du chanvre industriel est « un secteur avec d’excellentes opportunités de développement pour l’Argentine », un pays qui « a beaucoup à apporter » à travers l’approbation de la loi en attente de vote au Congrès.
En inaugurant le « Premier Congrès International du Cannabis et du Développement Productif », Kulfas a prédit qu’ »un nouveau secteur industriel s’ouvrira en Argentine » qui permettra la création de plus de 10 mille emplois.
0 comments Read more... ›
Duel : pour ou contre une légalisation du cannabis ?
By boogerman,
https://www.francetvinfo.fr/sante/drogue-addictions/cannabis/video-duel-pour-ou-contre-une-legalisation-du-cannabis_4756275.html
 
Duel : pour ou contre une légalisation du cannabis ?
Publié le 01/09/2021 17:01 Vers une légalisation du cannabis ? On a posé la question à Caroline Janvier, députée de la majorité et co-autrice d'un rapport sur le cannabis, et Samia Ghali, maire-adjointe de Marseille. L'une est pour, l'autre est contre. Voici leurs arguments.
Pour la députée Caroline Janvier (LREM), la France fait partie des pays les plus prohibitifs face à la consommation de cannabis. "On a des peines de prison, un an de prison, si vous consommez du cannabis. Et qu'est-ce qu'on voit ? Eh bien, on a le résultat inverse de celui recherché puisque les Français sont les plus gros consommateurs d'Europe de cannabis et cette consommation continue d'augmenter année après année", pointe-t-elle.
 
À ce constat, Samia Ghali répond que si la consommation est autant élevée, "c'est qu'il y a quelque chose qui ne va pas". Elle prône ainsi d'aller plus loin, notamment en cherchant directement la cause. "Peut-être au niveau des soins, des médecins de ville, au niveau des médecins, ne serait-ce que pour aider les gens à se désintoxiquer", propose-t-elle.
Une façon de limiter les trafics ?
Selon Caroline Janvier, la légalisation encadrée du cannabis serait un moyen "d'assécher une partie des trafics" et ainsi d'encadrer dans un cadre légal ce qui, aujourd'hui, fait l'objet d'un "marché noir avec des réseaux criminels". Elle se base notamment sur les États américains ayant légalisé le cannabis, comme la Californie, le Colorado ou encore l'État de Washington : "Ils ont constaté une baisse de la criminalité, des violences, des viols, et donc ça, un certain nombre d'études le montrent de façon évidente."
 
Face à ce raisonnement, Samia Ghali rétorque qu'il faudrait, dans ce cas, "tout légaliser pour qu'il n'y ait plus de trafic du tout", laquelle ajoute que ce n'est pas la seule légalisation du cannabis qui viendrait endiguer l'insécurité dans les quartiers.
Qu'en est-il de la santé et de la prévention ? 
Caroline Janvier pointe l'absence de prévention et d'accompagnement thérapeutique des dealers vis-à-vis des consommateurs. "En légalisant, l'État pourrait faire ce qu'il fait avec le tabac et l'alcool, mettre en place une politique de santé publique", estime la députée.
ddictions/cannabis/video-duel-pour-ou-contre-une-legalisation-du-cannabis_4756275.html
 
 
0 comments Read more... ›