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Cannabis : "La France va devoir légiférer en urgence"
By mrpolo, in Justice, politique,

Le président de la Fédération française d'addictologie regrette l'absence de débat entre autorités et professionnels de santé sur la question de la consommation du cannabis en France.
 
 
INTERVIEW lien audio
 
Ni dépénalisation ni législation : un rapport parlementaire remis mercredi prochain préconise de sanctionner les consommateurs de cannabis d’une simple amende, allant de 150 à 200 euros. Une solution qui ne répond pas au problème selon l’addictologue Amine Benyamina, président de la Fédération française d’addictologie. "C’est une réponse qui a sa propre logique. Le ministère de l’Intérieur a ainsi souhaité alléger le travail de ses administrés, mais ce n’est absolument pas la réponse que nous attendions du gouvernement", a regretté sur Europe 1 Amine Benyamina.
 
"Une question de santé et de société". D’après le rapport, cette mesure permettrait en effet de concentrer les efforts des forces de l’ordre sur le trafic de cannabis. Or, "la question du cannabis est une question de santé et de société, qui touche les jeunes. La France est championne (d’Europe) en matière de consommation de cannabis chez les jeunes", a rappelé le professeur, pour qui cela fait plus de 30 ans que les gouvernements repoussent le débat de la consommation de cannabis en France.
 
Pour un débat avec des professionnels. Amine Benyamina regrette qu’avec ce texte, "on a loupé l'occasion de vraiment poser la question du cannabis dans tous ses aspects", que ce soit de la qualité de la drogue consommée ou du profil du consommateur. Le président de la Fédération appelle ainsi à "un vrai débat, à la manière de celui pour la loi de bioéthique, avec des professionnels de santé, la justice, la police, les enseignants, etc.", assurant que "la France va devoir légiférer en urgence".
 
Source: europe1.fr
 
A lire aussi: France - Pas de contravention, sans dépénaliser l’usage de stupéfiants ! un retour sur la Mission d’information parlementaire de l'été dernier
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France - Dépénalisation du cannabis: Pourquoi Emmanuel Macron marche sur des œufs
By mrpolo,
POLITIQUE - Un rapport parlementaire, porté notamment par un député LREM, préconise de sanctionner les usagers de cannabis par une simple amende...
T.L.G.
Emmanuel Macron a prononcé un discours sur la justice, le 15 janvier 2018,
à l'occasion de la rentrée solennelle de la Cour de cassation.
— ludovic MARIN / AFP
Un rapport parlementaire préconise de sanctionner les usagers de cannabis par une simple amende. Emmanuel Macron était resté flou sur la dépénalisation du cannabis pendant la campagne. L'exécutif pourrait trouver une solution «d'entre-deux» sur ce sujet clivant.  
« Dis donc, il y en a qui ne fument pas que des cigarettes. J’ai encore du nez… » En visite dans un quartier sensible de Guyane en octobre, Emmanuel Macron avait relevé une odeur de cannabis. Visiblement fin connaisseur, le chef de l’Etat s’était pourtant montré fluctuant sur ce dossier polémique pendant la campagne présidentielle.
Le président devrait de nouveau avoir à se pencher sur la question : un rapport parlementaire, présenté en commission des lois mercredi, préconise de sanctionner les usagers par une amende. Le texte, qui pourrait relancer le débat sur la dépénalisation, préconise deux solutions : une « amende forfaitaire délictuelle » comprise entre 150 et 200 euros assortie éventuellement de poursuites, et la simple contravention.
 
 
Macron flou sur la dépénalisation pendant la campagne
Le gouvernement ira-t-il jusqu’à supprimer le volet pénal ? Dans l’entourage du président, on botte en touche, renvoyant au programme : « La position d’Emmanuel Macron n’a pas dévié depuis la campagne. Notre objectif est de tenir nos engagements. C’est dans cette optique que la Garde des sceaux et le ministre de l’Intérieur sont engagés dans une réforme de la procédure pénale ». Mais voilà, pendant la campagne, le candidat Macron avait une fois de plus donné du « en même temps » sur cette thématique :
En septembre 2016, le presque-candidat expliquait que « la légalisation du cannabis a des intérêts [et] une forme d’efficacité ». Dans son livre-programme Révolution, le candidat évoquait le régime des contraventions pour les petites quantités : « il faut écouter les professionnels [qui expliquent qu’il] est vain de pénaliser systématiquement la consommation de cannabis » En février 2017 dans le Figaro, il disait cependant ne pas croire « à la dépénalisation des « petites doses » ni aux peines symboliques. Cela ne règle rien ».
 
Dans la foulée, plusieurs membres de l’équipe du candidat mettaient en avant un nouveau terme : la contraventionnalisation, c’est-à-dire la mise en place d’amende forfaitaire sans suite pénale pour les petites doses de cannabis. Une forme de dépénalisation qui ne disait pas son nom, donc.
   
« L’opinion française est relativement partagée sur le sujet »
Le gouvernement pourrait finalement opter pour une solution d’entre-deux : « L’amende forfaitaire permettra de mettre une amende mais aussi d’engager des poursuites judiciaires » contre les trafiquants, en gardant le volet pénal, a indiqué l’un des rapporteurs, le député LREM Éric Poulliat à l’AFP. Une solution louée ce dimanche par Bruno Le Maire.

 
Évoquée par François Hollande, Nicolas Sarkozy, et bon nombre de personnalités politiques, la dépénalisation est une arlésienne de la classe politique. Comment expliquer qu’une fois encore, l’exécutif semble marcher sur des œufs ?
 
« C’est un serpent de mer depuis vingt ou trente ans. Depuis longtemps, l’opinion française est relativement partagée sur le sujet. Notre enquête publiée en janvier dans l’Express montrait que 59 % des Français sont encore opposés à la dépénalisation des drogues douces comme le cannabis », relève Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. « Cela dit, le gouvernement ne devrait pas prendre beaucoup de risque dans l’opinion car c’est un sujet qui traîne depuis trop longtemps. D’autant que l’exécutif n’a pas franchi la ligne rouge de la dépénalisation et ne laisse donc pas beaucoup de marge de manœuvre pour les possibles accusations en laxisme venant des Républicains ou du FN », poursuit le sondeur.
 
« La proposition parlementaire pourrait permettre à Emmanuel Macron de trouver une forme d’entre-deux sur ce sujet explosif. Symboliquement, il ne s’agit pas d’une dépénalisation au sens strict mais une manière de changer les sanctions pour plus d’efficacité », abonde Stéphane Rozès, politologue et président de la société de conseil CAP. « Après Notre-Dame-des-Landes, tout signe qui montrerait un affaiblissement de l’Etat ne serait pas un bon signe pour l’exécutif ».
 
Source: 20minutes.fr
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Californie : la légalisation du cannabis n'est pas une bonne chose pour les chouettes
By mrpolo,
Les rodenticides, utilisés dans les plantations illégales de cannabis en Californie, menacent les chouettes tachetées du Nord et les chouettes rayées.
La légalisation de l'usage récréatif du cannabis en Californie (Etats-Unis) depuis le 1er janvier 2018 ne fait pas que des heureux. En effet, cette légalisation devrait voir fleurir le nombre de plantations illégales. Or dans une étude publiée dans la revue Avian Conservation & Ecology, seulement quelques jours après l'autorisation, des chercheurs américains révèlent que des traces de rodenticides (produits utilisés contre les rongeurs), utilisés dans les plantations illégales de cannabis de cet Etat, se retrouvent dans l'organisme des chouettes tachetées du Nord (Strix occidentalis caurina), une sous-espèce menacée selon l'Endangered Species Act et quasi-menacée selon l'UICN.
70% des chouettes tachetées du Nord ont été au contact de biocides
En faisant des analyses sur des cadavres de chouettes trouvés à proximité de ces plantations, les scientifiques ont découvert que 7 chouettes sur 10 avaient été en contact avec des rodenticides. En analysant des échantillons provenant de 84 chouettes rayées (Strix varia), là encore les chercheurs ont trouvé des traces de biocides sur 40% d'entre elles. Les anticoagulants contenus dans ces produits empêchent l'organisme des mammifères et des oiseaux de renouveler la vitamine K, composé chimique nécessaire à la coagulation. Ces derniers sont alors susceptibles de mourir d'une hémorragie interne. Les auteurs de l'étude pensent que les chouettes tachetées du Nord et les chouettes rayées sont exposées à ces produits de part les proies qu'elles consomment.
Les menaces se multiplient à l'encontre des chouettes tachetées du Nord
Avec la légalisation du cannabis récréatif, les spécialistes craignent que la conversion de surfaces boisées privées en plantations de cannabis n'augmente et qu'ainsi, l'utilisation des rodenticides s'accentue. A terme, l'impact sur les chouettes tachetées du Nord pourrait être catastrophique alors qu'une étude révélait en 2015 que leur nombre avait baissé de 55% en Californie depuis 2009. Cette chute est d'ailleurs grandement liée à l'autre espèce étudiée : la chouette rayée. Cette dernière vivait autrefois dans les forêts de l'est de l'Amérique du Nord. Elle colonise aujourd'hui peu à peu le territoire des chouettes tachetées du Nord. Cette cohabitation conflictuelle entraîne une compétition pour les ressources et l'habitat. Mais le combat est inégal : la chouette tachetée du Nord est bien plus petite que la chouette rayée. Elle fuit donc les zones qu'elle occupait auparavant même si celles-ci se montrent moins propices à la reproduction. 
 
Cette autre espèce de chouette et les plantations de cannabis ne sont pas les seules menaces qui pèsent sur Strix occidentalis caurina. Les chercheurs ont observé que les changements climatiques ont aussi un rôle dans leur disparition. D'abord par le truchement des nombreux feux de forêt causés par des températures plus élevées : ils détruisent l'habitat des chouettes tachetées du Nord. Ensuite ce sont les hivers, plus humides et plus froids, qui entraînent une diminution des naissances.
 
Par Anne-Sophie Tassart
relayé  par Etranje
Source: sciences et avenir
 
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Les banques canadiennes ont peur du cannabis
By mrpolo,
Les grandes institutions financières sont toujours frileuses de travailler avec les producteurs de cannabis, mais elles ne crachent pas sur l’argent des transactions boursières.

Photo | Patrick McGuire
Il y a un an, Philippe Depault a lancé Maïtri pour vendre des accessoires pour fumeurs et éventuellement avoir sa propre marque de cannabis récréatif. Son projet de serre de 500 000 pieds carrés est aujourd’hui en attente d’une licence de producteur autorisé du gouvernement fédéral. Jamais il n’aurait cru qu’il serait aussi difficile de trouver une banque qui voudrait bien lui prêter de l’argent… ou même lui ouvrir un simple compte.
  « J’ai essuyé six refus avant d’en trouver une, dit-il. J’ai fait rire de moi. Le contexte canadien est particulier : on a un marché noir, un marché gris avec les dispensaires et un marché médical. Mais les banquiers ne voient pas la différence. Ce ne sont pas des consommateurs de cannabis. Finalement, j’ai loadé ma marge de crédit et je me suis tourné vers ma famille pour emprunter de l’argent. »
Les grandes banques sont encore frileuses à l’idée de faire affaire avec cette industrie florissante, alors que les projets de loi fédéral et provincial ne sont toujours pas adoptés. Une situation qui freine l’élan de petites entreprises qui ne sont pas prêtes à entrer en bourse.
  Il y a six mois, Philippe Depault a finalement réussi à ouvrir un compte d’entreprise en insistant sur la nature médicale de son projet. Il refuse toutefois de nommer la banque, de peur qu’elle change d’avis en lisant ces lignes.
« Il n’y a pas d’autres options pour une start-up comme la mienne que d’aller vers l’investissement privé. J’ai été chanceux, j’ai finalement rencontré quelqu’un qui a cru en mon rêve et qui ne voulait pas gober 90 % de ma business en échange de capitaux. »
Fondateur de Vert Médical, une société en attente d'un permis pour produire du cannabis à des fins médicales, Dany Lefebvre a lui aussi eu bien de la difficulté à trouver du financement à ses débuts en 2013. L’an dernier, il a finalement vendu sa compagnie à Canopy Growth. Le leader ontarien dans le domaine du cannabis a aussi obtenu une participation majoritaire dans Hemp.ca, une entreprise spécialisée dans les produits tirés du chanvre, aussi fondée par M. Lefebvre.
« Avant ce deal, on était sur le point de s’écrouler, dit-il. J’ai passé tellement de temps à attendre et à me faire dire non par les banques. Il y a une grande éducation à faire, et ça passe aussi par le secteur financier. »
Le contexte américain expliquerait aussi les réticences des institutions bancaires canadiennes, qui font affaire avec nos voisins du Sud. Même si huit États ont légalisé l’usage récréatif de la drogue douce, le cannabis est toujours interdit par Washington. Les banques étant de compétence fédérale, elles peuvent se voir accuser de blanchiment d’argent si elles acceptent d’ouvrir des comptes aux entreprises de l’industrie.
  Le 4 janvier, le procureur général des États-Unis, Jeff Sessions, a annoncé l’annulation de cinq directives émises lors de la présidence de Barack Obama pour alléger l’application de la loi fédérale qui considère la marijuana comme une drogue dure. Rien pour rassurer les institutions financières.
 
Même le géant canadien Aurora, un producteur autorisé britanno-colombien qui a ouvert sa première serre à Montréal au mois d’octobre, s’est buté au conservatisme des banques. « On a eu des problèmes avec les banques parce que leur culture est calquée sur ce qui se passe aux États-Unis, où ce n’est pas légalisé, dit la directrice des affaires québécoises, Andrea Paine. Elles aiment beaucoup notre argent, mais c’est encore très difficile d’avoir du crédit. »
VICE a contacté les huit principales banques présentes au Québec. La BMO, la TD et Desjardins sont les seules institutions qui acceptent de travailler avec des entreprises liées au cannabis.
 
La BMO et GMP Securities, un courtier en placement torontois, ont d’ailleurs annoncé mercredi un investissement de 175 millions de dollars dans Canopy Growth, le plus gros producteur autorisé au pays. Il acquièrent environ cinq millions d’actions, au prix de 34,60 $ chacune, soit 8 % de moins que le cours de clôture du jour.
« En fait, la BMO va m’aider à vendre ces actions, mais elle ne les possède pas, précise le P.-D.G. de Canopy Growth, Bruce Linton. Mais j’aimerais beaucoup mieux avoir accès à un prêt, comme le font les banques avec toutes les autres compagnies. C’est quand même fou d’avoir une entreprise qui vaut plus de sept milliards de dollars et de ne pas être capable d’emprunter de la manière la plus traditionnelle. Je suis forcé de vendre mon entreprise morceau par morceau pour continuer à croître. On se croirait dans un vieux film des années 60. »
  La Banque Scotia, la Banque Nationale, la RBC et la CIBC n’offrent quant à elles aucun service bancaire à des compagnies engagées dans la production et la distribution de weed. De son côté, la Banque Laurentienne a refusé de répondre à nos questions.
La Banque de développement du Canada, une société de la Couronne qui finance les petites et moyennes entreprises, se distancie aussi de ce secteur d’activité. « Il est encore trop tôt pour se prononcer avec certitude sur la suite des choses puisque le projet de loi est encore à l’étude », nous explique son porte-parole, Jean-Philippe Nadeau.
Toutefois, Financement agricole Canada, une autre société d’État, fait affaire avec quatre producteurs autorisés de cannabis. « On a une approche très prudente, dit le vice-président des opérations du Québec du plus important prêteur à l’industrie agricole au pays, Vincent Giard. On ne travaille qu’avec des entreprises du domaine médical. »
Professeur en finance et spécialiste de la gestion de placements à l’Université McGill, Ken Lester remarque que les banques se trouvent dans une bien drôle de position, alors que la planète entière veut investir dans ce secteur en croissance. « Elles craignent d’admettre à leurs clients qu’elles ne veulent pas sauter dans le bateau et qu’elles ont pris la mauvaise décision pour leurs actionnaires, croit-il. Mais si elles y participent, il y a un risque de faire les nouvelles et d’être perçues comme les nouveaux pushers. »
  Toutefois, M. Lester souligne l’hypocrisie de ces institutions qui n’ont aucun problème à encaisser les commissions liées aux transactions boursières de la ruée verte. « Si vous appelez votre courtier à l’une des grandes banques canadiennes pour acheter les actions d’un producteur autorisé, il ne va pas refuser. »
 
Dany Lefebvre a d’ailleurs apostrophé le PDG de la Banque Nationale à ce sujet, lors d’une soirée d’affaires au Centrexpo de Drummondville. « Je me suis fait dire : “On n’est pas là pantoute et on ne s’en va pas là.” Mais je sais que plein de gens qui travaillent pour cette institution font des transactions boursières avec des entreprises du cannabis. »
Au moins deux institutions financières contactées par VICE ont enregistré un nombre de transactions record au cours de la semaine du 2 janvier, et ce, en partie en raison des négociations des titres d'entreprises de l'industrie du cannabis. « Je le sais parce que c’est tout ce que l’on échangeait durant la semaine du 2 janvier », nous dit un courtier de la Banque Nationale.
La TD a aussi connu un volume sans précédent de transactions durant cette même semaine. Cette intense activité de la clientèle a littéralement fait planter momentanément la plateforme d’échanges de l’institution. « Nous constatons que la négociation des titres d'entreprises de l'industrie du cannabis continue d'augmenter dans la composition des transactions, explique le directeur des affaires internes et publiques, Mathieu Beaudoin. Par contre, ces intermittences ont été causées par une augmentation globale du volume de transactions, alors que les transactions d'entreprises de cette industrie ont simplement contribué à l'augmentation globale de ce volume. »
  Ken Lester croit que la frilosité des grandes banques pousse donc les entreprises canadiennes à entrer en bourse. Elles sont plus d’une vingtaine aujourd’hui sur les marchés. « Tout le monde veut lancer de l’argent à ces compagnies en ce moment, dit le professeur de l’Université McGill. Les actions sont échangées à une valeur plus haute qu’elles le devraient, donc les compagnies du cannabis reçoivent de l’argent à un excellent prix, avec peu de dilution. »
L’autre avenue est d’approcher une firme privée de gestion de patrimoine. Ces « boutiques » prêtent de l’argent volontiers, mais à des taux d’intérêt beaucoup plus élevés. « Elles sautent sur l’occasion en ce moment et elles font une tonne d’argent, dit M. Lester. Pour elles, toutes les planètes sont alignées en ce moment. »
Le propriétaire de Maïtri Philippe Depault dénonce aussi le fait que, face à ces difficultés, certains entrepreneurs se tournent vers le marché noir pour financer leurs activités. « Le risque est énorme. Ils misent sur leur transition vers l’économie légale après la légalisation. Ça leur permet de lever du capital et de se bâtir une clientèle. Mais c’est du blanchiment d’argent et cette avenue ne m’intéresse pas. »
 
Simon Coutu  
Source: vice.com
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Canada - L’Ordre des pharmaciens veut empêcher les patients de faire pousser leur weed
By mrpolo,
Il veut le monopole de la vente de cannabis médical.
Crédit photo : Dank Depot via Flickr
Le cannabis médical devrait être vendu exclusivement en pharmacie, argue l’Ordre des pharmaciens du Québec (OPQ). La culture personnelle et l’achat de cannabis par la poste seraient alors interdits aux patients, qui devraient obligatoirement se rendre au comptoir pour obtenir leur dose.
 
Pour l’Ordre, il s’agit d’une décision logique, prise en fonction du bien-être du patient.
« Ce qu’on propose, c’est que le patient aille à la pharmacie et, avec le pharmacien, choisisse le produit approprié, le producteur approprié, et vérifie si ça lui convient », détaille le président de l’OPQ, Bertrand Bolduc. C’est aussi de s’assurer « qu’il n’y ait pas d’interaction [avec d’autres médicaments], que le dosage est le bon, qu’on explique bien à la personne comment utiliser le produit, s’il y a des effets secondaires, comment les gérer, et de faire un suivi là-dessus à tous les mois, etc. »
 
En somme, le but est de centraliser le dossier médical du patient en pharmacie, et de tout transférer au Dossier Santé Québec pour s’assurer d’avoir toute l’information nécessaire sur le patient en toute situation. L’OPQ a présenté ses positions cette semaine à la ministre déléguée à la Santé publique, Lucie Charlebois, en commission parlementaire à l’Assemblée nationale.
Militante pour les droits des utilisateurs de cannabis médical, Shantal Arroyo assure qu’elle est « complètement d’accord » sur le fond avec la volonté d’informer et d’encadrer les patients.
  Sur la forme, c’est autre chose. « On comprend leur position, mais le problème qu’on a, c’est qu’on est à des lustres d’en être rendus là », s’inquiète Mme Arroyo, également porte-parole de l’Association québécoise des intervenants en cannabis médical et directrice de la clinique La croix verte.
Elle évoque que, pour l’instant, les pharmaciens n’ont pas de formation sur le cannabis, alors que la légalisation devrait être réalisée d’ici six mois. « Ils ne sont pas prêts en ce moment, insiste-t-elle. Ça va prendre des années pour se rendre là. On le sait, on le fait déjà! Ça fait 10 ans qu’on fait ça à temps plein. »
 
Mme Arroyo, qui a déjà été approchée par plusieurs pharmaciens intéressés à apprendre, se dit très ouverte à travailler avec l’Ordre. « Ça va prendre de la formation. Et tout ça, ça ne s’apprend pas en deux heures », illustre-t-elle.
Il n’y a pas que les pharmaciens qui ne seront pas prêts à temps, croit-elle. La plante de cannabis elle-même, qui n’est pas reconnue comme un médicament par Santé Canada, pourrait poser problème dans l’environnement soigneusement réglementé des pharmacies. « La plante n’est pas rendue là. Elle n’est pas stabilisée », souligne-t-elle.
Même chose pour les produits dérivés, comme les crèmes, suppositoires et timbres, qui devraient être autorisés pour usage médicinal un an après l’entrée en vigueur de la loi légalisant le cannabis.
Mme Arroyo, qui travaille depuis longtemps à concevoir ce genre de produits, estime qu’il serait tout à fait possible d’en vendre en pharmacie, mais seulement lorsqu’ils seront entièrement stabilisés, que les bons dosages seront fixés, ce qui selon elle ne se produira pas dans un avenir proche.
  Elle compte d’ailleurs poursuivre ses activités après la légalisation. D’autant plus que des licences de microtransformation du cannabis sont prévues au projet de loi fédéral, ce qui viendrait officialiser la légitimité de son organisme. « Le gris va devenir blanc », s’enthousiasme-t-elle.
 
Le meilleur modèle?
Shantal Arroyo ne croit pas que la pharmacie soit le meilleur modèle pour vendre du cannabis thérapeutique. À sa clinique, on effectue « un suivi beaucoup plus serré » des patients, qui doivent d’abord se présenter pour une rencontre d’une heure, où on discute des besoins du patient et des produits offerts, tout en mettant à profit les connaissances de l’infirmière sur place. « Pour nous, l’approche clinique est beaucoup plus proche de la réalité que ce à quoi les pharmacies vont peut-être être rendues dans dix ans », assure-t-elle.
Bertrand Bolduc n’est pas du même avis. « Ces gens-là, je pense qu’ils sont bien intentionnés. Le problème, c’est qu’ils ne comprennent pas la complexité des situations que les patients présentent », nuance-t-il, en évoquant des cas où des patients pourraient prendre de nombreux médicaments pour diverses raisons.
« C’est pas parce qu’ils connaissent bien le produit, un produit en particulier, qu’ils comprennent une situation globale, complexe, qui évolue dans le temps, poursuit M. Bolduc. C’est pour ça que, si on utilise le cannabis comme médicament, il faut que ça passe par la pharmacie. »
  Une mesure restrictive
Si le cannabis médical est vendu en pharmacie, la vente par la poste « n’aura plus de raison d’être ».
La culture à la maison aussi doit cesser, croit M. Bolduc, qui évoque entre autres le danger d’intoxication des enfants exposés à la plante. Pour le président de l’Ordre, c’est aussi une question de contrôle et de suivi de la qualité du produit.
Shantal Arroyo n’appuie pas l’idée d’interdir la culture personnelle, qui est d’autant plus importante que le gouvernement fédéral envisage imposer une taxe d’accise du 10 % sur le cannabis thérapeutique, ce qui va porter la taxe globale à 25 % du prix de détail. « C’est du vol », s’insurge-t-elle.
Et il reste la question plus importante encore : serait-ce même légalement possible d’empêcher les patients de faire pousser leur cannabis? Le projet de loi fédéral prévoit qu’une fois légalisé, on pourra faire pousser du cannabis à la maison – ce que le Québec entend interdire, et qui pourrait être contesté devant les tribunaux.
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En outre, un jugement de la Cour fédérale de 2016 assure déjà le droit aux patients de faire pousser leur propre cannabis médical. L’interdire « porterait atteinte à leurs droits garantis par la Charte [canadienne des droits et libertés] », peut-on lire dans le jugement, « et qu’une telle atteinte n’est pas conforme aux principes de justice fondamentale ».
  L’Ordre ne s’est pas penché sur cette question légale. Il souhaite plutôt que le Québec fasse pression sur Ottawa pour changer le projet de loi sur la légalisation du cannabis, de manière à ce que ses demandes puissent devenir réalité.
 
Justine de l'Église
 
Source: vice.com
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L'histoire du légendaire château hollandais du cannabis
By mrpolo,
L'histoire du légendaire château hollandais du cannabis
Par Indi-Punky, dans Proposez vos News !
 
Photo:The Dutch Cannabis Castle en 1995
 
Remontons dans le temps et visitons le terrain de reproduction néerlandais mythique de Schoenmakers & Sensi
 
Près de la ville néerlandaise de Nimègue sur les rives de la rivière Waal se trouve un petit village appelé Carême. En bordure de la ville, juste à côté de la digue, une grande villa fut construite vers 1890 par un riche marchand local nommé Wouter Rijnders. Il possédait un moulin à vent, une brasserie et une usine de production de colle et de vinaigre. Dans le grand sous-sol de son manoir, il installa une autre brasserie. Des décennies plus tard, ce magnifique bâtiment devait devenir le château de cannabis.
 
Steven Hager, ancien rédacteur en chef de High Times, a trouvé le nom dans son histoire de couverture classique "Inside Cannabis Castle: L'histoire incroyable de l'homme qui serait roi du cannabis", publié en 1987.

Il y a trente ans, les lecteurs ont été initiés au mythique et mystérieux sélectionneur de graines, Nevil Schoenmakers, qui dirigeait depuis près de trois ans son entreprise The Seed Bank depuis le manoir. Hager a écrit:
 
En quelques années, Nevil a fait une transformation incroyable, de junkie sans le sou à entrepreneur riche. Bien qu'il soit un homme d'affaires efficace et efficient, la marijuana est son affaire, donc les choses se passent un peu différemment ici que dans la plupart des entreprises. Par exemple, des buds résineuse de cannabis exotiques sont éparpillés au hasard dans la pièce, tout comme de gros morceaux de haschich et des sacs remplis de graines.
 
Schoenmakers était un pionnier absolu, sa banque de graines étant la première en son genre aux Pays-Bas et probablement en Europe. La meilleure  chose étant que son entreprise était entièrement légale; les lois néerlandaises sur les stupéfiants prévoient une exemption si le cannabis est cultivé uniquement pour la production de semences, avec la Convention unique des Nations unies sur les stupéfiants de 1961 stipulant:
 
La présente Convention ne s'applique pas à la culture de la plante de cannabis à des fins industrielles (fibres et semences) ou à des fins horticoles.
 
Schoenmakers en profita pleinement et utilisa le grand sous-sol du château pour élever de nouvelles variétés fantastiques, tandis qu'une petite publicité qui se déroulait dans High Times faisait le reste. Selon Hager:

Chaque jour, des lettres se déversent dans la boîte postale des [Schoenmakers], des lettres contenant des dollars américains emballés dans du papier carbone pour éviter d'être repérés. L'argent est pour les graines. Pas les graines de pot ordinaires, mais les meilleures, les plus puissantes graines sur le marché, les graines qui pousseront des bourgeons gargantuesques dégoulinant de résine, les graines qui coûtent entre 2 $ et 5 $ chacune.

Des milliers et des milliers d'Américains ont acheté ces graines.

Il ne fallut pas longtemps avant que l'autre grand pionnier néerlandais du cannabis, Ben Dronkers de Sensi Seeds, fasse équipe avec Schoenmakers. Le Cannabis Castle devint l'épicentre de l'empire Dronkers; Le fils aîné de Ben, Alan, y a vécu de 1990 à 2007, et c'est là que des variétés classiques comme la Jack Herer et la Black Domina ont été créées dans les salles de culture du sous-sol du château.

En effet, les années 90 représentaient un âge d'or pour le cannabis aux Pays-Bas; l'industrie prospérait et le contrecoup répressif du gouvernement conservateur n'avait pas encore commencé.
 

Pendant la visite, une femme aimait s'asseoir dans une brouette remplie de graines. Eh bien, qui ne le ferait pas?
 
Cannabis Castle: un regard intérieur avec des photos exclusives et restaurées
 
En 1994 et 1995, la famille Dronkers a offert aux participants de la High Times Cannabis Cup à Amsterdam la possibilité de visiter le Cannabis Castle dans le cadre d'une tournée spéciale. J'ai eu la chance de participer à l'une de ces tournées uniques en 1995. Ce fut une expérience vraiment inoubliable.

Le voyage d'Amsterdam, dans un autocar de luxe rempli de stoners américains, était mémorable en soi. Nous sommes arrivés tard dans l'après-midi, des torches et des paniers de feu alignés le long du chemin vers l'entrée du château. Nous avons été accueillis par le personnel de Sensi vêtu d'un costume complet du 17ème siècle, avec des perruques en poudre et des cols raides. Certains d'entre eux tenaient des plateaux d'argent avec des joints pré-roulés et des bourgeons de première classe.
 

En 1995, la souche Juicy Fruit était cultivée dans le sous-sol
 
Le bâtiment lui-même était frappant dans son élégance, orné de vitraux et de hauts plafonds. Les chambres avaient des canapés et des sièges confortables, et une collection de lithographies de Picasso représentant des hommes et des femmes fumant accrochés aux murs. Il y avait de la nourriture délicieuse, des énormes bongs et probablement les tout premiers vaporisateurs que j'ai jamais rencontrés.

Ben Dronkers a prononcé un excellent discours, expliquant à quel point le Cannabis Castle était important pour l'élevage de nouvelles variétés avec des génétiques du monde entier. Nous avons eu droit à une visite guidée des donjons du château et nous sommes émerveillés par les salles de culture entièrement automatisées, remplies de plantes de cannabis incroyables.

J'ai encore une copie de la vidéo VHS de la tournée 1994 Cannabis Castle qui a été donnée à tous les participants, et peut maintenant être vu sur YouTube. Vérifiez-le ci-dessous:
 
 
 
Plus tard, Schoenmakers et Dronkers ont cessé leurs relations de travail. Schoenmakers est depuis retourné dans son pays natal, l'Australie, où il serait membre du conseil d'administration de la société de biotechnologie Stem Cell United alors qu'il fait son entrée sur le marché de la marijuana médicale. Mais qu'est-il arrivé au Cannabis Castle? Pour le savoir, j'ai rattrapé le fils de Ben Dronkers, Alan, pour une discussion exclusive.
 

Alan Dronkers participe à la conférence internationale sur le cannabis à Berlin en 2017
 
Alan Dronkers de Sensi Seeds dit tout:
 
BigBudsMag: Qui vit maintenant dans le Cannabis Castle?

Alan Dronkers: La banque génétique et le maintien de la collection génétique sont toujours là et sont maintenant gérés par HempFlax, non loin du château. Depuis mon départ en 2007, [Sensi Seeds] est toujours dans le château, mais personne n'y habite plus.
 
BBM: Quand et pourquoi Sensi a-t-il cessé d'élever et de produire des graines au château?

AD: La loi a changé en 1998, rendant la culture et l'élevage difficiles. Heureusement, un permis a permis de garantir que la collection génétique puisse être maintenue. L'élevage et la production de graines ont dû se dérouler dans un endroit différent et avec une méthode différente, mais ne s'est jamais arrêté.

BBM: Que signifie le Cannabis Castle pour vous?

AD: Regardez la vidéo. Tous ceux qui font partie du monde du cannabis - y compris ceux qui font maintenant du gros aux États-Unis - étaient présents, ainsi que les héros qui ne sont plus parmi nous. Le château a fait un grand impact et les répliques peuvent être ressenties à son époque. C'était et c'est toujours un endroit très spécial. Après mon départ, il a été restauré et il est toujours maintenu. Le Cannabis Castle a été le point de départ de collecte de nombreuses souches importantes, qui sont encore cultivées et appréciées, ou ont été la base d'un développement ultérieur.

BBM: Quel est ton meilleur souvenir du château?

AD: J'ai beaucoup de bons souvenirs des nombreux personnages qui sont venus visiter et de la culture et de l'information que nous avons partagées. C'était un lieu de culture du cannabis, tout comme le Hash, Marihuana & Hemp Museum . Les rêves et le début de HempFlax, notre compagnie de chanvre, sont là. À bien des égards, c'est la place des racines, et ce ne sont pas seulement les clones qui s'enracinent bien.
 
Par Derrick Bergman
 
Source: bigbudsmag.com
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France - Les tests salivaires ou la tolérance zéro pour le cannabis au volant
By mrpolo,
Les tests salivaires, en vigueur depuis août 2016, permettent désormais de suspendre automatiquement et immédiatement le permis d'un automobiliste ayant consommé des drogues, comme le cannabis. Reportage à Bordeaux.
Comme chacun le sait, il est interdit de conduire sous l'emprise de l'alcool (la limite autorisée étant de 0,5 g par litre de sang soit 0,25 mg par litre d'air expiré) mais également sous l'emprise de la drogue et notamment du cannabis. Afin de détecter la moindre trace de substances illicites chez les automobilistes, la mise en place de tests salivaires permet désormais, depuis la nouvelle législation d'août 2016, de sanctionner les fautifs directement et sans attendre une éventuelle prise de sang comme c'était le cas auparavant.
"Zéro tolérance !"
La procédure s'en trouve donc accélérée au grand dam des usagers qui auraient eu le malheur de consommer des drogues plusieurs heures avant de prendre le volant. C'est l'amer expérience qu'a fait Zino, le patron d'une petite entreprise bordelaise de dépannage, qui, pour un joint fumé la veille, a perdu son permis de conduire, son principal outil de travail. Lors d'un test salivaire positif au cannabis, ce dernier, qui s'est confié à l'un de nos journalistes, s'est ainsi vu notifier un retrait de permis par la gendarmerie. "Une fois qu'il (le gendarme) m'a fait le test, il m'a dit 'vous êtes positif'. Il m'a retiré le permis de suite et huit jours plus tard, j'ai reçu une lettre recommandé qui me dit que j'ai un retrait de 6 mois", nous explique-t-il. "Je ne sais pas quoi faire car maintenant je dois fermer mon entreprise à cause de ça" ajoute-t-il désemparé, des sanglots dans la voix. 
Une sanction immédiate et exemplaire qui traduit la volonté étatique d'éradiquer ce genre de comportement sur la route. Le tout sans faire de distinctions entre un fumeur régulier ou un fumeur occasionnel et qu'importe si l'automobiliste n'est plus sous l'emprise des produits consommés quand survient le test, comme nous le confirme Michel Chouippe (Secrétaire adjoint du syndicat SGP Police de la Gironde).
"Il est évident que pour un fumeur occasionnel, si le joint a été fumé dans les 24 heures, le test sera positif. Sur le THC et d'autres drogues, à la différence de l'alcool où l'on a des barèmes avec des taux, c'est la présence et non pas le taux qui est important. C'est zéro tolérance !", nous confirme ainsi le fonctionnaire.
Notons qu'au-delà de la procédure administrative propre au permis de conduire, les contrevenants encourent également des poursuites judiciaires auxquelles s'ajoutent une amende de 4 500 euros.
 
Propos recueillis par Christophe Bernard à Bordeaux
Par Mathieu D'Hondt
 
Source: sudradio.fr
 
pour mémoire : France - Drogue au volant : tolérance zéro et nouveaux tests salivaires du 17 avril 2017
A LIRE AUSSI parce qu' il est essentiel de se défendre, de ne pas se résigner aux poursuites de conduite du fait de stupéfiants.
CONDUITE SOUS L’EMPIRE DE STUPÉFIANTS, Pourquoi la contre-expertise  
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Les offres d'emploi se multiplient dans l'industrie du cannabis au Canada
By mrpolo,
Les entreprises canadiennes œuvrant dans le secteur du cannabis multiplient les offres d'emploi alors qu'elles se préparent à la légalisation de la marijuana à des fins récréatives, prévue plus tard cette année.
 
 
Les serres de cannabis s'enracinent un peu partout dans le pays au fur et à
mesure que l'entrée en vigueur de sa légalisation approche.
Photo : Getty Images/Uriel Sinai
  La main-d’œuvre est en plein essor, selon Alison McMahon, qui dirige Cannabis at Work, une agence de placement spécialisée dans cette industrie naissante.
En ce moment, elle recrute partout au Canada pour des postes variés, allant de la culture, vers la production, en passant par les ventes et le marketing.
 
La stigmatisation autour du milieu a souvent empêché les gens de postuler dans cette industrie, mais ces perceptions ont changé et les gens sont maintenant enthousiastes face à toutes les possibilités, selon Mme McMahon.
L'intérêt grandissant pour la marijuana au Canada permet aux entreprises de choisir les meilleurs, a indiqué Kerri-Lynn McAllister, directrice générale du marketing chez Lift, une entreprise qui organise des événements sur le cannabis et qui gère un site web partageant des nouvelles sur le sujet.
Mme McAllister a elle-même vécu cette situation : elle a récemment quitté son emploi dans le secteur de la technologie financière pour se joindre à Lift.
Selon elle, l'industrie est récemment sortie de l'ombre et cela permet aux entreprises d'attirer des gestionnaires, des experts en technologie, ainsi que des maîtres du marketing qui sont au sommet de leur art.
Des dizaines d'employés potentiels ont rencontré Alison McMahon et ses collègues à l'exposition de Lift sur le cannabis à Vancouver, samedi, avec leur curriculum vitae en main.
 
Chad Grant travaille dans le domaine de la construction. Maintenant, il souhaite faire pousser du cannabis.
« Ce sera une grande industrie, alors j'aimerais être sur le terrain », a-t-il expliqué.
Travailler dans le secteur du cannabis ne serait pas une nouveauté pour certains.
Grady Jay cultive du cannabis pour cette industrie clandestine depuis des années. Il souhaite désormais se tourner vers le marché légal.
  Expérience, un atout
 
Les entreprises recherchent particulièrement des gens d'expérience, surtout pour ce qui est de la production, a indiqué Mme McMahon. Cette expérience peut avoir été acquise dans les serres commerciales ou le marché noir, a-t-elle dit.
Les postulants qui se font embaucher peuvent s'attendre à faire des salaires comparables aux industries semblables, selon Mme McMahon. Un directeur de production pourrait faire environ 100 000 $ par année, alors qu'un cultivateur pourrait s'attendre à recevoir 50 000 $ par année.
 
« Certaines personnes semblent penser que parce que c'est du cannabis et en raison de toute la croissance, les salaires seront très élevés. Ce n'est pas le cas. C'est un peu plus traditionnel sur les salaires », a-t-elle expliqué.
Toute personne qui veut se joindre à l'industrie devrait faire ses recherches, a conseillé Mme McMahon. « On peut avoir un très bon candidat, avec une grande gamme de compétences, mais s'il n'a pas regardé ce qui se passe dans l'industrie...cela pourrait potentiellement être à son détriment. »
 
Source: ici.radio-canada.ca
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La Grèce s’apprête à légaliser le cannabis médical
By mrpolo,
Un amendement va être présenté au Parlement pour définir le cadre législatif de la culture et de la fabrication des produits pharmaceutiques à la base de cannabis médical.
 
En 2015, des rassemblements s'étaient déjà produits pour demander la
légalisation du cannabis. REUTERS/Kostas Tsironis
La Grèce s'apprête à autoriser le cannabis médical par le biais d'un amendement prochainement soumis au Parlement, ce qui devrait attirer les investissements dans ce secteur, a annoncé dimanche à l'AFP Yannis Tsironis, ministre adjoint au Développement agricole. "Dans quelques semaines, un amendement sera présenté au Parlement pour définir le cadre législatif de la culture et de la fabrication des produits pharmaceutiques à la base de cannabis médical, ce qui ouvrira la voie à des investissements grecs et étrangers", a affirmé M. Tsironis.
  Le chiffre d'affaires qui pourrait être généré par ces investissements "est estimé entre 1,5 et 2 milliard d'euros", a-t-il précisé, soulignant que des entreprises grecques mais aussi israéliennes et canadiennes étaient intéressées.
 
Le climat grec très favorable à la culture du cannabis
M. Tsironis, ainsi que d'autres responsables gouvernementaux, se sont rendus ce week-end à la première exposition internationale de cannabis à des fins médicales organisée en Grèce. Une centaine d'entreprises, grecques et étrangères, ont participé de vendredi à dimanche à cet évènement, organisé dans l'ancien site olympique de taekwondo à Phalère, quartier balnéaire d'Athènes.
Selon le gouvernement et des experts, le climat de la Grèce est très favorable à la culture du cannabis à des fins médicales. L'année dernière, le gouvernement avait autorisé, sous certaines conditions, l'importation de certains produits pharmaceutiques à base de cannabis médical, ainsi que la culture du chanvre (cannabis sativa) à des fins industrielles.
Le chanvre peut être utilisé dans la construction, le textile, la papeterie, l'alimentation ou encore dans la fabrication de matériaux composites. Une dizaine des pays de l'Union européenne ont autorisé le cannabis à des fins médicales.
 
Source: parismatch.com
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Aux Etats-Unis, la légalisation du cannabis a fait baisser la criminalité
By mrpolo,
Dans les États où le cannabis est légal - récréatif ou médical - la criminalité a baissé de 13% en moyenne.
 
Des gens font la queue pour entrer dans MedMen, l'un des deux magasins à Los Angeles
qui ont commencé à vendre de la marijuana à des fins récréatives
en vertu de la nouvelle loi sur la marijuana en Californie, le 2 janvier 2018
© AFP / David McNew / Getty Images North America
Podcast audio de l'émission
 
Depuis le premier janvier le cannabis est légal en Californie. Le cannabis récréatif, c'est-à-dire le joint de monsieur tout le monde. Mais ça faisait déjà plusieurs années que le cannabis a usage médical y était légal. En Californie, mais aussi dans l'ensemble des États qui bordent la frontière mexicaine. C'est donc une occasion rêvée de conduire une étude à grande échelle sur la criminalité dans ces États. Avec cette question : légaliser le cannabis réduit-il les vols ou les crimes ? 
Pourquoi est-ce important de faire cette étude au plus près de la frontière mexicaine ? Tout bêtement parce qu'avant la légalisation, c'est le Mexique qui fournissait la marchandise. 
 
Depuis que le cannabis est légal, les cartels mexicains se sont reconvertis dans la production et la distribution d'autres drogues 
Mais ils ont perdus une grosse partie du marché de l'herbe qui fait rire, ça c'est certain. La légalisation s'est accompagnée de la création d'une filière légale de production, aux États-Unis bien sûr ! Pourquoi les consommateurs choisiraient-ils de se fournir en cannabis dans des rues mal famées, à la sauvette, alors qu'ils peuvent se procurer des produits certifiés dans ces boutiques pimpantes auprès de vendeurs souriants ? 
Or le marché du cannabis était pour les sept cartels de la drogue mexicains l'essentiel de ce qu'ils vendaient : ça poussait au Mexique pour 75 dollars la livre et se revendait aux États-Unis pour 6000 dollars la livre. L'héroïne ou la cocaïne sont des produits de niche en comparaison ! 
 
La criminalité s'est effondrée pour les homicides liés aux drogues : -41% ! 
Or énormément de crimes de sang sont liés de près ou de loin à des affaires de drogues. Mieux encore : la criminalité a baissé de 13% en moyenne, de 15% en Californie, l'Etat le plus peuplé. Et ce sont les délits les plus violents qui ont baissé le plus : les attaques à main armées, -19% et d'une façon générale, les meurtres ont partout baissé de 10% ! 
 
Source: franceinter.fr
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