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Justin Trudeau explique pourquoi il a légalisé le cannabis
By mrpolo, in International,

"Soyons conséquents, créons un système qui contrôle, qui réglemente, qui protège mieux nos jeunes"
  Le Canada devait légaliser le cannabis – et non pas seulement le décriminaliser – afin de remplacer le marché noir et d’assurer la qualité de la drogue que les citoyens consomment, a déclaré le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, en entrevue à Tout le monde en parle.
 
M. Trudeau était de passage à l’émission hebdomadaire animée par Guy A. Lepage la semaine où le pays a légalisé le cannabis afin d’expliquer sa décision. Il s’agit de la première fois qu’un premier ministre canadien en fonction accepte de participer à TLMEP - qui fêtait sa 350e émission ce soir-là.
  Maintenant que le «pot» est légal, le premier ministre ira-t-il en acheter dans les succursales de la Société québécoise du cannabis?
  «Ça n’a jamais été quelque chose qui m’intéressait énormément, mais on a fait le constat que le système de prohibition qu’on a eu pendant 90 ans ne fonctionnait pas pour protéger nos jeunes et ça donnait trop d’argent au crime organisé», a-t-il répondu.
M. Trudeau a fait valoir que pas moins de cinq millions de Canadiens avaient consommé du cannabis en 2017, et que ces revenus avaient directement profité au crime organisé.
Plus dangereux pour les jeunes
Malgré tout, il se dit «tout à fait d’accord» que le cannabis est «plus dangereux» pour les jeunes adultes, en raison du développement de leur cerveau.
  «C’est dommageable à 50 ans, c’est dommageable à 90 ans. C’est une drogue. Ce n’est pas recommandé. C’est pire quand les ados sont plus jeunes et le défi qu’on a, c’est de remplacer le marché noir.»
Les provinces canadiennes ont arrimé l’âge légal pour l’achat et la consommation du cannabis avec celui pour l’alcool.
Or, le nouveau gouvernement de François Legault a annoncé que le Québec compte augmenter l’âge à 21 ans – ce qui en ferait la province la plus restrictive en cette matière.
M. Trudeau dit avoir déjà eu une conversation au sujet de cette drogue avec son fils, Xavier, qui vient de fêter ses 11 ans et qui entrera bientôt à l’école secondaire.
«En même temps, c’est dur d’expliquer à un jeune que c’est nocif quand c’est légal», a commenté l’animateur Guy A. Lepage.
«Je dis ça pour l’alcool, ça ne me tente pas qu’il boive non plus, ça ne me tente pas qu’il fume la cigarette», a répondu M. Trudeau.
Ne pas faire le travail à moitié
Le premier ministre canadien affirme qu’il n’a pas voulu seulement décriminaliser la marijuana.
«C’est comme dire : “OK, c’est illégal d’en vendre, d’en produire, d’en acheter, mais si tu en as, on ne va pas te pénaliser.” Ce serait de faire les choses à moitié», dit-il.
«Soyons conséquents, créons un système qui contrôle, qui réglemente, qui protège mieux nos jeunes. Au moins de traiter le cannabis comme l’alcool, ça va nous permettre de mieux contrôler ça.»
Il se dit bien conscient que c’est un «gros changement» au Canada et qu’il y aura une «période d’ajustements».
«Tout ne sera pas réglé dans la première semaine, mais je pense qu’on s’en va dans la bonne direction», conclut-il.
 
Par Catherine Lévesque
Source: huffpostmaghreb.com
 
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Marché : Légalisé au Canada, le cannabis flambe encore en Bourse
By mrpolo,
Le Canada est devenu mercredi le premier pays du G20 à légaliser le cannabis récréatif. Dans ce contexte, les actions des producteurs ont atteint des sommets cette semaine en Bourse, avant que des prises de bénéfices ne stoppent cette flambée.
 
Trois ans après avoir été élu, le Premier ministre du Canada Justin Trudeau a tenu son engagement de campagne et le pays à la feuille d'érable est devenu, mercredi, le premier du G20 à légaliser le cannabis récréatif (d'autres l'ont cependant déjà autorisé dans un cadre thérapeutique), et le deuxième au monde après l'Uruguay en 2013. Une réforme historique saluée toute la journée par d'interminables files -4 heures d'attente en moyenne- devant les magasins officiels.
 
Encore plus important qu'attendu, le flux de commandes provoque des ruptures de stocks
Conséquence de cet enthousiasme, le nombre de commandes a explosé les anticipations. "C'est incroyable", a déclaré Alain Brunet, le président de la Société québécoise du cannabis (SQDC) à la télévision publique Radio-Canada mercredi soir. Les estimations de 4.000 commandes par jour de la SQDC ont littéralement volé en éclats mercredi, puisque l'association en avait déjà reçu 18.000 en fin d'après-midi, engendrant quelques ruptures de stocks. "Entre le site web et les succursales, on enregistre 50 commandes à la minute" a précisé Alain Brunet.  
Un marché évalué à 4 milliards d'euros par an en 2020
S'il s'agit seulement d'estimations à ce stade, la Banque canadienne impériale de commerce (CIBC) a évalué ce juteux marché du cannabis à usage récréatif à environ 6,5 milliards de dollars canadiens par an, à partir de 2020. "Pour mettre ce chiffre en perspective, ça représente plus que les ventes de spiritueux au Canada (5,1 milliards), et ça s'approche du montant du marché du vin (7 milliards)" précise la CIBC.
 
Selon les statistiques officielles de l'Agence statistique Canada, 16% de la population canadienne a consommé du cannabis en 2017, soit cinq millions de personnes. Les autorités ont annoncé espérer attirer, avec des prix concurrentiels, au moins 50% de ces consommateurs de cannabis illicite.
 
Trois producteurs valorisés plus de 10 milliards d'euros
WEED, le "ticker" (ou code mnémonique) de Canopy Growth qui ne laisse que peu de place à l'imagination permet à l'action de planer à la Bourse de Toronto. Introduit le 22 août 2010 au prix de 15 centimes de dollars canadiens, l'action Canapy Growth valait vendredi... 66,6 dollars canadiens, soit près de 45.000% d'augmentation. Au plus bas, en mai 2013, l'action était même tombée à 0,025 dollars canadiens, soit 650 fois moins qu'aujourd'hui. Rien que ça.
 
Les autres mastodontes -les producteurs Canopy Growth, Tilray et Aurora tous valorisés plus de 14 milliards de dollars canadiens, ou 10 milliards d'euros- ne sont pas en reste, loin de là. En moins de quatre ans -le producteur et distributeur canadien de cannabis ayant été introduit en Bourse le 27 juin 2014- le cours d'Aurora a été multiplié par 98, soit une hausse de près de 10.000%. Quant à Tilray, il s'agit d'une société pharmaceutique devenue le premier producteur de cannabis certifié GMP (pour "Good Manufacturing Practices") cotée depuis le 19 juillet dernier. En trois mois, le titre est passé de 22,39 à 154,63 dollars canadiens à 17h00 heure française, soit une variation de +590%. Avec de telles envolées, il y a fort à parier que la ruée vers l'or vert ne fait que commencer.
 
Quentin Soubranne   Source: tradingsat.com   On en parle sur le forum
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Les risques de la fumée secondaire du cannabis sont minimes
By mrpolo,
Bien des gens redoutent d’être exposés involontairement à la fumée secondaire du cannabis de peur d’échouer à un test de dépistage ou d’être drogués sans le vouloir. Ces craintes sont-elles fondées ?
 
Photo: Chris Young La Presse canadienne De nombreux consommateurs de cannabis, comme cette femme qui fumait dans un parc de Toronto, mercredi, exposeront d’autres personnes à de la fumée secondaire.
En raison de son illégalité, les études scientifiques sur le THC, l’une des composantes chimiques actives du cannabis, étaient jusqu’ici assez rares, de petite taille et souvent de faible qualité.
« À la suite de notre analyse de quelques études originales portant sur les effets sanitaires de la fumée secondaire de cannabis, nous constatons que la majorité d’entre elles présentent plusieurs limites », expliquent conjointement les chercheurs Patrick Poulin, Jean-Marc Leclerc et Annie Montreuil, de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), avec qui l’Agence Science-Presse a communiqué par courriel.
 
Même si les conséquences d’une exposition passive au THC présent dans la fumée secondaire du cannabis sont encore méconnues, quelques éléments se dégagent tout de même des études portant sur les effets physiques et psychologiques pouvant découler d’une telle exposition.
 
Dépistage positif : les limites
 
Une revue de la littérature, publiée en 2017 dans le Journal de l’Association médicale canadienne (CMAJ), basée sur 15 études expérimentales dont la qualité est jugée de « faible à bonne », nous apprend que l’exposition à la fumée secondaire du cannabis peut mener à la présence de THC dans les fluides corporels des non-fumeurs.
Plusieurs facteurs auraient une influence sur la quantité qu’on retrouvera dans leur sang, leur urine ou leur salive : concentration en THC du cannabis consommé, nombre de fumeurs présents dans la pièce, nombre de joints fumés durant l’expérience, concentration de fumée, intensité de la ventilation et durée d’exposition.
 
Les chercheurs de l’INSPQ expliquent que les « études ayant permis de détecter du THC chez des non-fumeurs intégraient une période d’exposition à de la fumée de cannabis provenant de plusieurs fumeurs, pendant quelques heures, dans un milieu fermé vraisemblablement mal ventilé ». Dans la vraie vie, ces conditions d’exposition sont rarement réunies.
Autrement dit, « on est beaucoup moins exposé au THC si on marche à côté d’un groupe qui fume sur le trottoir que si on passe une soirée dans une pièce mal aérée en compagnie de fumeurs de cannabis », explique Fiona Clement, l’une des chercheuses ayant participé à cette revue de la littérature.
 
« Mais si les conditions sont réunies, un non-fumeur pourrait tout à fait échouer à un test de dépistage de drogue », estime Mme Clement qui est également professeure associée à l’Institut O’Brien pour la santé publique de l’Université de l’Alberta.
Encore faudrait-il que ce dépistage soit effectué rapidement.
 
Des études ont démontré qu’il était peu probable que les composés du THC soient présents en quantité suffisante pour être détectés après une courte période de temps. C’est le cas, par exemple, de deux études publiées dans le Journal of Analytical Toxicology, la première établissant que le risque d’obtenir un résultat positif à la suite d’un test de salive était limité aux 30 minutes suivant une exposition passive, et l’autre concluant que les résultats positifs sont « probablement rares, limités aux heures qui suivent immédiatement l’exposition et ne surviennent que dans des conditions environnementales où l’exposition est évidente ». En bref, si on se fie aux études, cela semble possible, mais assez peu probable.
 
Des effets psychoactifs ?
 
Mais peut-on être intoxiquéà la suite d’une exposition à la fumée secondaire de cannabis ? Dans son article, le CMAJ souligne que, parmi les études retenues pour cette revue de la littérature, certaines rapportent des effets psychoactifs chez les non-fumeurs, mais que ces effets étaient plus faibles que ceux ressentis par les fumeurs.
 
L’une d’entre elles, également citée sur le site Web du National Institute on Drug Abuse, rapporte « des effets subjectifs légers » qui donnent une « impression de high » et « de légères altérations du rendement dans les tâches motrices » chez les non-fumeurs placés dans un espace confiné avec des gens fumant de la marijuana à haute concentration de THC.
 
Autrement dit, il semble possible de ressentir certains effets psychoactifs, mais ces effets seraient légers et restreints aux situations d’extrême exposition, peu communes dans la vie de tous les jours.
 
Limites des études existantes
 
Bien que les études produites ces dernières années apportent un éclairage incomplet sur les effets de ce type d’exposition, les questions qu’elles soulèvent ne sont pas sans intérêt.
« La légalisation du cannabis pourrait faire en sorte qu’une plus grande proportion de la population soit exposée aux substances actives présentes dans la fumée secondaire de cannabis. Nous pensons que la mise en place des politiques qui protègent ceux qui ne désirent pas être exposés ou qui sont les plus à risque, comme les enfants, est souhaitable, explique Mme Clement. Des recherches afin de mieux comprendre cette exposition passive doivent aussi être menées. »
 
Source: ledevoir.com
 
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Situation juridique de la commercialisation des produits à base de cannabidiol (CBD) – Automne 2018
By UFCM-I Care,
Hey
 
petite mise à jour concernant le CBD ....
 
@+
 

 
https://pevgrow.com/blog/fr/situation-juridique-de-la-commercialisation-des-produits-cbd/
 
Ces dernières années, la demande et l’offre de produits à base de Cannabidiol (CBD), extrait de la plante de Cannabis Sativa L, ont augmenté.
 
Les produits contenant du CBD sont commercialisés comme compléments alimentaires. Toutefois, nous ne devons pas oublier qu’avec la législation espagnole en vigueur, les compléments alimentaires ne peuvent être que des vitamines ou des minéraux, pas des plantes.
 
Le CBD dans l’Union européenne
 
Dans certains États membres de l’UE, les plantes sont considérées comme des compléments alimentaires et si le produit est fabriqué dans l’Union européenne, les autorités espagnoles ne peuvent empêcher la commercialisation dans l’UE d’un complément alimentaire fabriqué à partir de plantes médicinales. L’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne du 5 mars 2009 dans l’affaire C-88/07 (Commission contre Royaume d’Espagne) concernant la libre circulation des marchandises et des produits à base de plantes légalement fabriqués ou commercialisés comme compléments alimentaires ou produits diététiques dans d’autres États membres l’a précisé.
 
➕ Le CBD dans le cadre de la Convention de Vienne
 
Le CBD est une substance obtenue par extraction de fleurs de cannabis ou d’autres parties de la plante, mais les fleurs contiennent le pourcentage le plus élevé. Le CBD n’est pas une substance psychotrope et n’est donc pas incluse dans la Convention de Vienne de 1971 sur les substances psychotropes, tout comme le tétrahydrocannabinol (THC), qui est également présent dans les fleurs de cannabis. Toutefois, étant donné que le CBD exige des fleurs de cannabis, il faut garder à l’esprit que les fleurs de cannabis sont considérées comme “stupéfiantes” et donc strictement soumises à une surveillance administrative.
 
Selon l’interprétation de la Convention sur les stupéfiants de 1961, il est clair que les extractions de fleurs de la plante de cannabis, quel que soit leur pourcentage en THC, qu’elles soient masculines ou féminines, sont soumises à une surveillance, même si l’extraction est destinée à l’obtention de CBD (substance non contrôlée) et non de THC (substance contrôlée). Le point sous-jacent est que l’extraction peut être utilisée pour obtenir les deux types de substances.
 
 
La commercialisation du CBD en Espagne
 
En Espagne, la culture du cannabis, quel que soit son pourcentage en THC, destinée à la production de fleurs pour l’extraction de tout cannabinoïde est soumise à l’autorisation préalable de l’Agence espagnole du médicament et des produits de santé (AEMPS).  
Le CBD est commercialisé depuis des années sous différentes formes : cadeau, souvenir, objet de collection, cosmétique, complément alimentaire et récemment le médicament (Epidiolex), ces deux dernières modalités sont évidemment propres à la consommation humaine et sont soumises à une réglementation sanitaire plus stricte.
 
Le CBD comme complément alimentaire
 
Les entreprises qui le commercialisent (ou l’ont commercialisé) comme complément alimentaire sont celles qui peuvent offrir le plus de sécurité. Comme indiqué ci-dessus, ces produits sont tenus par la loi de satisfaire à des exigences très importantes afin d’être propres à la consommation humaine. Par exemple, le produit doit provenir d’une plante de culture écologique et exempte de métaux lourds car en Espagne, les autorisations de culture du chanvre pour la consommation humaine ne sont pas données si ce n’est pas une culture écologique, les champs non biologiques de chanvre sont utilisés pour des fibres ou autres nécessités non destinées à la consommation humaine. Une autre obligation légale est de se conformer à l’étiquette, puisqu’il existe des sanctions administratives en cas de non-respect de l’étiquette/contenu. Chaque produit avec son étiquette doit être enregistré en SANTÉ pour avoir le contrôle du produit et de sa traçabilité.
 
Dans ce cadre juridique, ou plutôt en l’absence de celui-ci, des produits contenant du CBD ont été fabriqués et commercialisés en Espagne, et ni leur fabrication, ni leur commercialisation, ni leur consommation ne sont illégales, car ils ne contiennent aucune substance psychotrope contrôlée.
 
Qu’est-ce qui a changé alors ?
 
 
La directive 2002/46/CE du Parlement européen (transposée dans notre ordre juridique par le décret royal 1487/2009 modifiant le décret royal 130/2018), définit les compléments alimentaires comme : ” les produits alimentaires destinés à compléter l’alimentation normale et constitués de sources concentrées de nutriments (NUTRIMENT : vitamines, minéraux, acides aminés, acides gras, etc).) ou d’autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique, sous forme unique ou combinée, commercialisées sous forme de doses, à savoir capsules, cachets, gélules, pilules et autres formes similaires, sachets de poudres, ampoules, liquides, bouteilles à comptes- gouttes et autres formes similaires de liquides et poudres à prendre en petite quantité unitaire ;”.
 
Interdiction de distribution
 
Eh bien, il y a quelques semaines à peine, l’AECOSAN (Agence espagnole pour la consommation, la sécurité alimentaire et la nutrition) a communiqué aux délégations régionales l’interdiction de la distribution de tous les compléments alimentaires contenant du CBD ou du cannabidiol tant que l’Union européenne ne se sera pas prononcée sur la question selon les lignes directrices de l’EFSA (European Food Safety Authority), agence chargée au niveau européen de réglementer tout ce qui concerne les aliments, parmi d’autres compléments alimentaires. Nous devons nous rappeler que le CBD est un produit non taxé, c’est-à-dire qu’il N’EST PAS ILLÉGAL.
 
L’EFSA a communiqué à tous les pays membres de l’Union européenne, par l’intermédiaire de son agence correspondante, AECOSAN en Espagne, l’immobilisation de tous les produits qualifiés de COMPLÉMENTS ALIMENTAIRES contenant le CBD. AECOSAN, à travers les Départements de Santé des différentes Communautés Autonomes, a communiqué aux entreprises en charge de sa production ou de sa distribution que celles-ci paralysent jusqu’à ce que l’Europe règle la question. De là, l’activité de la police visitant les entrepôts et les laboratoires, et retirant les marchandises stockées. En résumé, les entreprises espagnoles concernées devraient communiquer le retrait de ces produits de tous les magasins où ils sont proposés à la vente en tant que compléments alimentaires. En ce sens, l’EFSA fonde sa décision sur la qualification du CBD comme “nouvel aliment” sans aucun règlement.
 
Cela ne signifie pas qu’elle soit définitivement interdite, seulement jusqu’à ce que l’Europe la réglemente. Nous ne savons pas combien de temps cela peut prendre, mais il faut espérer que ce ne sera pas beaucoup, car, comme nous le disons, cette situation n’est qu’une des conséquences de la résolution du Parlement européen de juin dernier (2018/0000(RSP)) sur la consommation de cannabis à des fins thérapeutiques, à laquelle nous vous renvoyons, où, entre autres choses, il était proposé, à titre d’exemple, à la Commission :
 
 
La nécessité pour la Commission et les autorités nationales d’établir une distinction claire entre le cannabis médicinal et les autres applications de cette plante ; invite la Commission et les États membres à s’attaquer aux obstacles réglementaires et financiers à la recherche scientifique sur la consommation du cannabis à des fins thérapeutiques ;
Invite la Commission à élaborer une stratégie globale visant à garantir les normes les plus élevées en matière de recherche, de développement, d’autorisation, de commercialisation et de pharmacovigilance, ainsi qu’à prévenir l’utilisation excessive ou abusive de médicaments à base de cannabis ; souligne la nécessité de normaliser et d’unifier les produits contenant ces médicaments;
Invite les États membres à garantir une disponibilité suffisante de cannabis sûr et contrôlé à des fins thérapeutiques pour répondre aux besoins réels, qu’il soit produit localement dans les États membres ou importé;
 
Conclusion:
 
Il faut donc espérer que, dans peu de temps, nous disposerons d’une réglementation spécifique en la matière qui clarifiera définitivement le secteur, et que nous espérons qu’elle sera progressive et mettra fin aux limitations actuelles résultant de l’absence de réglementation, en particulier pour les produits fabriqués avec du Cannabidiol (CBD). Mais il peut aussi arriver que le règlement vise finalement à considérer le Cannabidiol, comme un médicament et non comme un produit alimentaire
 
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Légalisation du cannabis au Canada : déjà une pénurie
By mrpolo,
Le Canada est devenu cette semaine le deuxième pays au monde après l'Uruguay, et le premier pays du G20, à légaliser la possession et la consommation de cannabis récréatif.
 
En Ontario, la province la plus peuplée du Canada, environ 38 000 commandes en ligne de cannabis avaient été passées en quelques heures mercredi. AFP/Alice Chiche
 
L’engouement était attendu. De longues files d’attente se sont de nouveau formées jeudi devant les boutiques de cannabis au Canada, déjà prises d’assaut mercredi au premier jour de la légalisation historique de cette drogue douce, alors qu’un début de pénurie pointe dans plusieurs provinces.
 
Comme René Sylvain, 63 ans, plusieurs consommateurs avaient déjà tenté leur chance mercredi mais n’avaient finalement pas pu accéder aux magasins de la Société québécoise du cannabis (SQDC), malgré plusieurs heures d’attente.
« Je suis arrivé à 15 heures mercredi, j’ai attendu cinq heures, et, à 21 heures ils ont fermé les portes, et le monde était en beau maudit (en colère, NDLR) », témoigne ce retraité interrogé devant la boutique de la rue Ste-Catherine, balayée par un vent glacial.
 
«Ça fumait des joints dans la foule et c’était le fun»
Mercredi soir, la police est intervenue pour disperser sans heurts les derniers clients n’ayant pu accéder à la succursale. « On est repartis, il y avait trop d’autos de police. Et ce matin je suis ici depuis une heure à peu près. Chacun son tour ! », raconte ce consommateur.
Alexandre, 30 ans, a attendu pendant sept heures mercredi, mais les portes de la boutique se sont fermées alors qu’il restait une poignée de clients devant lui. « Ça a été l’enfer, il faisait froid mais on s’est amusé quand même, ça fumait des joints dans la foule et c’était le fun. »
 
Geneviève Després, 41 ans, est revenue pour la deuxième journée consécutive, après avoir acheté ses premiers grammes de cannabis mercredi. « J’ai pris le plus léger et je l’ai testé hier soir et my god c’est de la bombe. C’était le plus léger et je me suis endormie à 2 heures du matin. J’avais déjà fumé dans ma jeunesse, mais là c’est légal ! », raconte-t-elle.
Le Canada est devenu le deuxième pays au monde après l’Uruguay, et le premier pays du G20, à légaliser la possession et la consommation de cannabis récréatif.
 
Des pénuries attendues
La première journée de légalisation du cannabis, mercredi, a été saluée par des milliers d’amateurs qui ont patienté pendant des heures, de l’Atlantique au Pacifique, pour pouvoir acheter leur premier paquet de marijuana « légale ».
En Ontario, province la plus peuplée du Canada, environ 38 000 commandes en ligne de cannabis avaient été passées en quelques heures mercredi, tandis qu’au Québec la SQDC a enregistré plus de 42 000 commandes en magasin et en ligne.
« Ce volume de commandes dépasse largement les prévisions de la SQDC », a indiqué le monopole public dans un communiqué en soulignant « qu’il était difficile d’anticiper le volume de ventes de façon précise, compte tenu de l’inexistence de données de marché d’un secteur qui, il y a 48 heures, était encore illégal ».
La Nouvelle-Ecosse et l’Ile-du-Prince-Edouard, deux petites provinces de l’est du Canada, ont enregistré des ventes mercredi totalisant respectivement 660 000 dollars canadiens (441 000 euros) et 152 000 dollars, selon des chiffres cités par la chaîne publique Radio Canada.
 
Conduire en fumant du cannabis reste illégal
Cet engouement a provoqué de premières ruptures de stocks dans certains magasins, et plusieurs produits n’étaient plus disponibles sur les sites Internet de plusieurs provinces.
« Compte tenu de l’engouement créé par la légalisation du cannabis et la rareté des produits à l’échelle canadienne, la SQDC s’attend à d’importants défis d’approvisionnement à court terme pour les succursales », a aussi noté le monopole gouvernemental québécois.
« Nous nous attendions à ce que certains produits s’écoulent rapidement », a reconnu Bill Blair, ancien chef de la police de Toronto et aujourd’hui « M. Légalisation » du gouvernement, sur la chaîne publique CBC.
Pour l’heure, les quelque 120 producteurs autorisés par le gouvernement canadien à produire du cannabis ne pourront combler que 30 % à 60 % de la demande, estimait la semaine dernière l’institut indépendant d’analyse économique C. D. Howe.
Légalisation ou pas, les autorités canadiennes ont tenu à rappeler que conduire en fumant du cannabis restait illégal : la police de Winnipeg (centre) a posté sur Twitter une amende de 672 dollars (448 euros) pour consommation de marijuana au volant d’une voiture. Elle a été infligée à un automobiliste qui fumait un joint en conduisant sur une autoroute du Manitoba quelques heures après l’entrée en vigueur de la nouvelle législation.
 
 
Source: leparisien.fr
 
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France - Près de Rennes. Ils lui tirent dans la tête pour voler son cannabis
By mrpolo,
Trois jeunes de 18 à 24 ans domiciliés près de Rennes ont été écroués fin septembre pour tentative d’assassinat. Ils avaient tenté de voler, dans la nuit du 15 au 16 septembre dernier, des plants de cannabis chez une personne handicapée vivant à Irodouër (35).
 
 
Dans cette histoire, Jean-Christophe Petitjean aura peut-être perdu un œil et, de manière plus anecdotique, toute sa culture de cannabis. Dans la nuit du 15 au 16 septembre dernier, il a surpris trois jeunes en train d’arracher ses plantes, dans le jardin de sa maison située à Irodouër (35). Alors qu’il sortait pour les faire fuir, il a reçu un coup de fusil qui l’a blessé au visage et au torse. Les trois jeunes sont aujourd’hui en détention provisoire, poursuivis pour tentative de meurtre avec préméditation.
  Un coup en pleine tête
  « Il était environ 23 h 30 quand mon chien s’est mis à aboyer », raconte l’homme de 57 ans. Puis il entend un bruit de cyclomoteur s’éloigner mais ne s’inquiète pas outre mesure. Une heure plus tard, cependant, le chien se remet à aboyer. « Je me suis mis à ma fenêtre et j’ai vu trois silhouettes en train de découper mon grillage », se souvient-il. Il crie au voleur puis tire en l’air avec son fusil.
Il pose son arme et descend ensuite sur le pas de sa porte d’entrée pour tomber nez à nez avec l’un des voleurs armé d’un fusil. Un coup part, en pleine tête. « Heureusement, il a tiré sur le côté et pas de face car, sinon, je ne serai pas là pour vous parler », souligne Jean-Christophe Petitjean. Le quinquagénaire se précipite pour appeler les pompiers. Les jeunes en profitent pour s’enfuir avec trois pieds de cannabis.
    Préméditation
  Dix jours après les faits, la gendarmerie est parvenue à les retrouver. Tous originaires de communes alentour, ils étaient en réalité au nombre de quatre mais le dernier, mineur, aurait participé de loin. Les trois autres, en revanche, âgés de 18 à 20 ans, sont aujourd’hui en détention provisoire et poursuivis pour tentative de meurtre. La préméditation a été retenue car ils ont reconnu être allés chercher l’arme au domicile de l’un d’entre eux après leur première virée chez la victime.
Jean-Christophe Petitjean, quant à lui, a été hospitalisé pendant dix jours. Des dizaines de plombs sont encore sous sa peau et il ne pourra plus jamais passer d’IRM. Touché à l’œil, il pourrait définitivement le perdre. Il sera fixé mi-novembre après un scanner.
  Militant de la dépénalisation
  Lorsque les gendarmes sont venus sur place pour les constatations, ils ont emporté avec eux les huit pieds de cannabis qui restaient dans son jardin. Le quinquagénaire explique qu’il cultivait « à des fins thérapeutiques ». Victime d’un accident de camion en 1982, il a été amputé d’une jambe et souffre de douleurs fantômes. « J’ai le certificat d’un médecin expliquant que c’est le traitement le plus adapté dans mon cas »
.
Militant de la dépénalisation, Jean-Christophe Petitjean a connu des déboires avec la justice. Au début des années 2000, il a créé Baracanna», le premier magasin à Rennes où se vendait tout le nécessaire pour cultiver chez soi. Il a été condamné en 2004 à un an de prison avec sursis. Aujourd’hui, il assure ne plus fumer mais il continue à consommer du cannabis en confectionnant du beurre avec sa récolte. « A Irodouër, c’est de notoriété publique que je cultive chez moi. Tous les ans, on essaie de me voler. »
 
Source: letelegramme.fr  et ouest-france.fr    
 
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Cannabis : "La prohibition est une mauvaise politique", selon le président de SOS Addictions
By mrpolo,
Alors que le Canada vient de légaliser l'usage récréatif du cannabis, un addictologue et un économiste jugent sur Europe 1 que la France aurait de bonnes raisons de s'en inspirer.
Le Canada est devenu mercredi le premier pays du G20 à légaliser le cannabis récréatif. Cette décision historique trouve forcément un écho en France, où l'usage du cannabis, sous n'importe quelle forme et pour n'importe quel motif, est sévèrement puni. Or, pour le docteur William Lowenstein, addictologue et président de SOS Addictions, "la prohibition est une mauvaise politique", car elle n'a jamais prouvé son efficacité sur la baisse du nombre de consommateurs.
 
 
"Trop de personnes en prison" à cause du cannabis. "La France a l'une des législations les plus strictes. Il y a 2.000 à 3.000 personnes qui, à force de récidives de consommation, sont en prison. C'est beaucoup trop", rappelle l'addictologue au micro de Matthieu Belliard, mercredi soir sur Europe 1. "Dans notre pays, on a voulu mettre en place une 'contraventionnalisation' (remplacement du délit par un simple PV, ndlr), pour alléger les forces de justice et de police. C'est tellement ridicule de monter des populations les unes contre les autres, pour réguler quelque chose qui ne fait qu'enrichir 'mafia sans frontière' depuis 30 ans. Ça n'a été bon ni pour l'individu, ni pour notre société", juge-t-il.
 
"Assécher le marché mafieux". Dès lors, selon le docteur Lowenstein, "l'idée d'assécher le marché mafieux est tout à fait légitime. Est-ce qu'il vaut mieux donner 4 à 5 milliards à des mafieux ou à un État qui régule et s'assure de la bonne qualité des produits ?", interroge-t-il. Là est bien l'un des enjeux d'une légalisation du cannabis médical et récréatif.
 
Selon Christian Ben Lakhdar, économiste et spécialiste des drogues, la France est même potentiellement en train de s'asseoir sur une manne financière. "En France, on estime les recettes entre 1 et 2 milliards pour l'État en fonction du prix qui serait fixé sur le cannabis légal. Et en fonction du niveau de taxation, les recettes fiscales pourraient être énormes", note le professeur d'économie à l'université Lille 2. Et d'ajouter : "Si on légalisait le cannabis en France, on économiserait surtout de la ressource publique, qui est actuellement dédiée à la répression, principalement. Pour l'efficacité que l'on a, on peut considérer que c'est du pur gaspillage." 
 
Légaliser, et accentuer la prévention.
 
Toutefois, selon le docteur William Lowenstein, "il ne suffira pas de légaliser le cannabis pour que les choses s'arrangent. Il faut prendre le problème médicalement et socialement". La prévention, a fortiori chez les mineurs, et l'accompagnement des consommateurs accros doivent rester des priorités. "Notre difficulté en santé publique, c'est qu'on ne choisit pas entre le noir et le blanc. On doit choisir entre le gris et le moins gris. (…) Évidemment qu'il y a un idéal : ne fumez pas de cannabis. Mais si vous fumez, commencez à le faire le plus tard possible", concède l'addictologue. 
 
Ainsi, "comment retarder les premiers usages de cannabis ?", questionne le président de SOS Addictions. "Le cannabis n'est pas une drogue qui tue, c'est une drogue qui va handicaper le développement cérébral si elle est prise à 13, 14, 15 ans, en abus. On voit des ados qui fument huit à dix joints par jour, donc comment on fait ?", explique docteur Lowenstein, qui martèle : "La prohibition ne les a pas protégés."
 
Source: europe1.fr
 
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Cultivateur de cannabis: un métier d'avenir au Canada
By mrpolo,
Les Canadiens se préparent ce mercredi 17 octobre à la légalisation du cannabis récréatif. Une école d'Ontario a lancé une formation spécifique en culture de marijuana. 24 étudiants ont été recrutés sur plus de 300 candidats. Il faut dire que les salaires sont attrayants dans le secteur et les sociétés embauchent à tour de bras.
 
 
La Canada va devenir le premier pays industrialisé à légaliser l'usage récréatif du cannabis ce mecredi 17 octobre. Dans la province de l'Ontario, au Niagara College, 24 étudiants suivent une formation horticole pour devenir cultivateur de marijuana. Ils apprennent à irriguer, nourrir, protéger, tracer avec des codes barre et tester le contenu chimique d'une cinquantaine de plants de cannabis. Le business promet d'être florissant, c'est pourquoi, la formation aborde aussi le côté marketing du secteur. En cultivant ce plant, " combien cela va-t-il me coûter pour combien de temps de travail ?", sont les différentes questions qu'ils vont devoir aussi se poser.
Un plant de cannabis a un besoin en lumière similaire à celui demandé par un chrysanthème et doit être nourri comme une tomate ou un poivron. "C'est une plante vraiment unique et les personnes ressentent un vrai attachement émotionnel avec elle", explique un des responsables de la formation à Reuters.
 


 
Ces étudiants sont quasiment tous certains d'avoir un travail à leur sortie de formation. Les entreprises actives dans le secteur se sont en effet multipliées ces derniers temps. Car, en l'absence de formation spécifique, les entreprises optent souvent pour des profils d'horticulteurs, de bio-chimistes ou encore... de personnes familières avec le produit.
 
Près de 5 millions de Canadiens (16% de la population) ont consommé 773 tonnes de cannabis en 2017, dont une infime partie à des fins thérapeutiques, pour des dépenses estimées à 5,5 milliards de dollars canadiens, selon Statistique Canada. Avec la légalisation, le nombre de consommateurs devrait légèrement augmenter d'ici la fin de l'année, selon cet institut. Très rapidement, l'essentiel de la croissance du marché sera assuré par les produits dérivés (pâtisseries, boissons, chocolats, etc), qui seront légalisés en 2019, prédisent les analystes.
 
2000 CV pour 38 postes
 


 
La société Aurora Cannabis qui vient d'ouvrir les portes de son usine à Montréal a reçu près de 2000 CV pour seulement 38 postes à pourvoir dans un premier temps, relaie BFMTV. Pour des postes de spécialiste d'horticulture, de transformation ou de contrôle qualité, les salaires peuvent monter jusqu'à 25 dollars canadiens de l'heure (16,65 euros).
Seul petit bémol pour les étudiants: ils ne pourront pas profiter de leur plant qui seront tous détruits à la fin du cursus de 12 semaines.
 




 
Source: levif.be
 
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Cannabis: en Uruguay, une législation pionnière qui avance pas à pas
By mrpolo,
Pionnier dans la légalisation de la consommation du cannabis, l'Uruguay a autorisé il y a un an sa vente en pharmacie. D'abord réfractaire, la population y est désormais favorable, et des experts soulignent son impact potentiel sur le commerce illicite.
 
 
Un homme montre du cannabis qu'il vient d'acheter légalement dans une pharmacie de Montevideo, en Uruguay, le 19 juillet 2017 AFP/Archives - MIGUEL ROJO
 
 
En décembre 2013, le petit pays d'Amérique latine (3,5 millions d'habitants) attirait les regards du monde entier en devenant le premier de la planète à légaliser la production, la distribution et la consommation du cannabis à des fins récréatives. Le Canada sera le deuxième à partir de mercredi.
 
Trois modes d'accès sont prévus par la loi uruguayenne : la culture à domicile pour consommation personnelle, l'appartenance à un club cannabique ou, depuis le 19 juillet 2017, l'achat en pharmacie d'une production fournie par des entreprises privées, ce dernier volet ayant été le plus difficile et long à mettre en oeuvre.
Selon Monitor Cannabis, une équipe d'universitaires qui étudient la mise en pratique de la loi, "trois années après la mise en place de la réglementation, l'évolution de la consommation de cannabis montre une augmentation qui n'est pas spectaculaire par rapport à la tendance" générale, à la hausse depuis le début des années 2000.
 
Autrement dit, la consommation augmente en Uruguay et a continué de progresser après la mise en place de la loi, mais sans connaître d'accélération. L'évolution principale vient du fait que depuis l'entrée en vigueur de la législation, il est possible d'avoir des statistiques provenant du marché officiel.
  Les quatre variétés disponibles sont en vente dans des petits sachets fermés de cinq grammes, à 1,40 dollar le gramme. Chaque consommateur, dûment enregistré, peut acheter 40 grammes par mois. Seuls les citoyens uruguayens ou ceux qui possèdent un permis de résidence peuvent s'inscrire.
Les dernières données fournies par l'Institut de régulation et de contrôle du cannabis (IRCCA) montrent que les consommateurs de marijuana sont déjà 54% à avoir régulièrement recours à une des alternatives proposées dans le cadre légal, alors qu'ils ne pouvaient se fournir jusque-là que sur le marché illicite.
 
- Files d'attente -
 
La mise en place de cette réglementation pionnière a toutefois connu quelques soubresauts : problèmes à la récolte, limitations imposées par les banques, obligées de se conformer à la législation américaine sur les stupéfiants, pour les entreprises travaillant dans ce secteur et souhaitant ouvrir un compte.
 
A ce jour, l'Uruguay compte près de 7.000 cultivateurs à domicile, 107 clubs cannabiques et 28.500 consommateurs légaux, soit six fois plus que le nombre enregistré pour le premier jour de vente, selon des chiffres officiels.
En raison des tracasseries bancaires, de la crainte que les magasins vendant du cannabis soient la cible de criminels, ainsi que du rejet de certains pharmaciens, seules 17 officines proposent actuellement la substance.
Entre juillet 2017 et juillet 2018, 1.200 kg de marijuana ont été vendus, ce qui signifie que 100% de ce qui a été produit est arrivé jusqu'au consommateur, averti par les pharmaciens d'une nouvelle livraison. Mais le volume de production ne satisfait pas la demande et des files d'attente sont souvent visibles devant les magasins concernés.
 
"La priorité est d'élargir la couverture du système. Si les personnes enregistrées pour une des trois formes d'accès pouvaient recevoir aujourd'hui leurs 40 grammes mensuels, selon les données de Monitor Cannabis, elles enlèveraient au marché illégal 50% de la demande totale de cannabis, soit 22,5 millions de dollars", souligne le sociologue Sebastian Aguiar dans un ouvrage sur le sujet intitulé "Un an de progrès et de possibilités".
D'autant que lorsque le projet de loi fut présenté par l'ancien président de gauche José Mujica (2010-2015), l'argument était de combattre le trafic de drogue.
 
Le gouvernement actuel de Tabaré Vazquez, du même parti que José Mujica, aborde une nouvelle étape sur la prévention : le lancement le 1er octobre d'une campagne nationale intitulée "Règlementer, c'est être responsable" qui vise, dans le cadre de la loi, à informer le public sur "les risques, les effets et les potentiels dommages (pour la santé) de la consommation de cannabis".
 
Par AFP
Source: sciencesetavenir.fr
 
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