Une start-up de Bordeaux lance la première boisson française à base de cannabis
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Une start-up de Bordeaux lance la première boisson française à base de cannabis
Antoine Grenier et Gaspard Duval, deux entrepreneurs de Bordeaux (Gironde), sont à l'origine d'une gamme d'infusions glacées à base de CBD, une molécule contenue dans le cannabis.
Gaspard Duval et Antoine Grenier sont les fondateurs de Baga. (©Baga) Par Nicolas GosselinPublié le 20 Oct 20 à 15:06  Du cannabidiol en bouteille. Avec Baga, le nom de leur start-up, c’est le projet dans lequel se sont lancés Gaspard Duval et Antoine Grenier, deux entrepreneurs de Bordeaux (Gironde).
Avec 0% de THC
Fraîchement diplômés d’un master entreprenariat à l’IAE de Bordeaux, ils viennent de lancer une gamme d’infusions glacées à base de CBD (20 mg par bouteille de 33 cl), une molécule présente dans le cannabis, dont la consommation est légalisée en France.
 
Contrairement au THC, une autre molécule présente dans le cannabis, celle qui donne la sensation de « défonce », le cannabidiol n’a pas d’effet psychotrope :
D’ailleurs, c’est la maladie de Gaspard Duval, l’autre co-fondateur de la société, qui a donné des idées au duo de 26-27 ans.
Utilisé par certains malades
Atteint de la pelade universelle, une maladie auto-immune qui provoque la perte de cheveux et dont le traitement est assez lourd, le jeune homme a découvert que le cannabis avait un pouvoir anti-inflammatoire important.
Mais comme la consommation de THC est illégale en France, il s’est intéressé aux autres molécules présentes dans le chanvre, dont il existe différentes variétés (autres que celle que l’on peut fumer pour un usage récréatif).
Ainsi, Gaspard Duval a noté que le CBD était un « bon régulateur du système immunitaire ».
Une alternative « gourmande »
« Mais il prenait trois-quatre gouttes d’huile sublinguale de chanvre, tous les matins, rapporte son compère. C’est utilisé comme un traitement par certains malades mais ce n’est pas très agréable comme goût. »
 
Aussi, ça représente un certain budget. En moyenne, on tourne autour des 70 euros pour la fiole de 10 millilitres.
Partant de ce constat, les deux entrepreneurs ont décidé de créer une alternative : « un produit facile d’utilisation et gourmand », vend Antoine Grenier.
Dans les bars, restos… et salles de sport
L’embryon du projet remonte à 2018, il accouche d’une start-up en octobre 2019 et un appel à financement participatif trouve un écho favorable le 3 octobre 2020 avec un objectif atteint à près de 300%, soit un peu plus de 17 000 euros récoltés.
 
 
« C’est la première boisson française à base de CBD ! On vise une distribution dans les bars, restaurants, hôtels, aussi dans les boutiques spécialisées, les fast casual (sic) comme les bars à salade ou les poke bowl, ou encore les salles de sport », détaille Antoine Grenier.
Démocratiser le cannabidiol
En plus, la société compte ouvrir une plateforme de e-commerce pour pouvoir commander sur internet. Les deux entrepreneurs espèrent démocratiser la consommation du CBD en France avec leur boisson grand public.
Elle se décline en trois arômes : pêche-verveine, mélisse-framboise et camomille-pomme/kiwi.
Baga se décline en trois arômes. (©Baga) « On a travaillé des associations avec des plantes à tisane, déjà reconnues pour leurs effets apaisants », explique le patron, qui assure que le CBD présent dans la boisson est pur et qu’il n’a « pas de goût, pas d’odeur ».
Un produit opposé aux USA
Avec cette boisson 100% fabriquée en France, les fondateurs de Baga espèrent « démocratiser le CBD ». « Sur les 24-35 ans, il y a de la demande », estiment-ils.
Dans le monde, et surtout aux Amérique du Nord, il existe déjà beaucoup de boissons à base de cannabidiol mais ce sont souvent des sodas en canette, assez sucrés.
Antoine Grenier et Gaspard Duval ont plutôt voulu tabler sur une « boisson healthy », « boisson bien-être », aux « effets anti-stress assez subtils ». 
La France, plus gros producteur européen de chanvre
En bons commerciaux, ils n’oublient pas un énième argument pour leur produit, sachant que la France est le plus gros producteur de chanvre en Europe avec de nombreux agriculteurs en Nouvelle-Aquitaine.
« C’est aussi une façon de soutenir l’agriculture dans des zones difficiles comme la Creuse », plaide Antoine Grenier.
Parfois, les arguments du cannabidiol sont inattendus mais le meilleur d’entre eux, apparemment, réside depuis peu au fond d’une bouteille en verre de 33 cl.
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La légalisation, deux ans plus tard
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https://www.lapresse.ca/affaires/2020-10-17/cannabis-a-des-fins-recreatives/la-legalisation-deux-ans-plus-tard.php
 
Cannabis à des fins récréatives 
La légalisation, deux ans plus tard
PHOTO BLAIR GABLE, ARCHIVES REUTERS
Après un démarrage marqué par des tablettes vides et des ruptures de stock, la Société québécoise du cannabis estime avoir maintenant tourné la page sur ces problèmes.
(Montréal) Il y a deux ans, jour pour jour, la consommation du cannabis à des fins récréatives était légalisée au Canada.
Publié le 17 octobre 2020 à 13h13 LA PRESSE CANADIENNE
Le gouvernement libéral de Justin Trudeau a plaidé que la prohibition de cette drogue n’avait servi qu’à enrichir le crime organisé. La réglementation de sa production, de sa distribution et de sa vente avait pour but de rediriger les Canadiens vers des sources d’approvisionnement plus sûres.
Les provinces ont néanmoins pu se doter de leurs propres règles et le Québec a adopté la ligne dure avec, entre autres, un âge minimal rehaussé à 21 ans pour obtenir du cannabis en toute légalité.
Le gouvernement québécois a aussi choisi de vendre la substance dans des boutiques gérées par l’État.
  Après un démarrage marqué par des tablettes vides et des ruptures de stock, la Société québécoise du cannabis estime avoir maintenant tourné la page sur ces problèmes. En offrant plus de 200 produits en magasin, son président-directeur général, Jean-François Bergeron, croit que la société d’État a déjà arraché près de la moitié du marché noir.
En entrevue à La Presse Canadienne plus tôt cette semaine, M. Bergeron a dit prévoir atteindre l’objectif de verser un dividende de 50 millions dans les coffres de l’État à la fin de l’année financière.
Le grand patron de la société d’État, croit qu’il est peut-être même possible d’atteindre 75 % du marché illicite dans deux ans.
La SQDC évalue sa part de marché en estimant qu’il se consomme environ 150 millions de grammes de marijuana en une année au Québec.
Le réseau de 46 boutiques devrait passer à environ 70 points de vente au terme de l’exercice, en mars, avant d’atteindre près de 100 établissements vers 2023. La pandémie de COVID-19, qui a temporairement paralysé l’activité sur les chantiers de construction au printemps, a ralenti l’ouverture de succursales, mais la SQDC met les bouchées doubles pour rattraper le temps perdu.
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Cannabis thérapeutique : Shawn Kemp ouvre un dispensaire à Seattle
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https://www.basketusa.com/news/607616/cannabis-therapeutique-shawn-kemp-ouvre-un-dispensaire-a-seattle/
 
Cannabis thérapeutique : Shawn Kemp ouvre un dispensaire à Seattle
Publié le 23 octobre 2020 à 11:05TwitterFacebook En présence de Gary Payton, l’ancien ailier-fort des Sonics ouvre vendredi prochain son établissement dans le centre de Seattle.
John Isner, Al Harrington, Mike Tyson… Des anciens sportifs, et pas des moindres, ont décidé d’investir dans le business du cannabis thérapeutique, et le dernier en date n’est autre que Shawn Kemp. Sobrement baptisé Shawn Kemp’s Cannabis, ce dispensaire sera inauguré vendredi prochain.
« Mon nom est sur la société et je me suis donné à fond pour donner vie à Shawn Kemp’s Cannabis » écrit l’ancien dunkeur des Sonics. « Je veux proposer rien de mieux que la meilleure sélection au meilleur prix à Seattle. »
  Pour l’inauguration, et comme il a aussi ouvert un business dans le cannabis, Gary Payton sera là, et Shawn Kemp espère voir beaucoup de fans des Sonics.
« Je m’attends à accueillir de manière régulière des fans des Sonics, et ce dès le premier jour » annonce-t-il.
À noter d’ailleurs que le côté du magasin sera doté d’une énorme fresque murale à la gloire du « Reignman », réalisée par l’artiste local Jeff Jacobson. On ne risque ainsi pas de se tromper de lieu.

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Covid-19 : Le cannabis pourrait avoir des effets bénéfiques sur les poumons
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https://lanouvelletribune.info/2020/10/covid-19-le-cannabis-pourrait-avoir-des-effets-benefiques-sur-les-poumons/
 
Covid-19 : Le cannabis pourrait avoir des effets bénéfiques sur les poumons
Par Florian Guénet    il y a 4 jours   2 mn de lecture  (très populaire) Le CBD, molécule non-psychoactive du cannabis, pourrait agir positivement chez les personnes les plus gravement touchées par le nouveau coronavirus. Sa prise soulagerait les lésions dans les poumons et permettrait à l’ensemble des personnes touchées par des cas relativement graves, de mieux respirer.
    Cette étude a été réalisée par un groupe d’experts du Dental College of Georgia (Etats-Unis) a effectivement découvert que la prise de CBD entraîne une augmentation du niveau d’apeline dans l’organisme. Cette substance est une hormone fabriquée par les cellules du cœur, du cerveau, du sang et des poumons. Elle permet de réguler la tension artérielle et de réduire les douleurs liées aux inflammations.
    Le CBD, utile contre le covid-19 ?
Chez les personnes touchées par une forme très grave du covid-19, une tempête de cytokine, hormone responsable de l’inflammation et des douleurs, se déclare causant par la même occasion de graves lésions, notamment aux poumons. Cette « agression » entraîne une hausse des taux d’apeline, entraînant par la même occasion, une augmentation des risques d’inflammations.
  Une première étude publiée au mois de mai
La prise de CBD entraînerait selon cette étude, une multiplication par vingt des quantités d’apeline dans l’organisme. Les résultats de cette étude ont été publiés dans le Journal of Cellular and Molecular Medicine. Une annonce qui intervient alors que des scientifiques canadiens ont confirmé, au mois de mai dernier, que la prise de CBD aidait à limiter la prolifération du SARS-CoV-2 dans les poumons.
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Jay-Z a fondé Monogram, sa propre marque de cannabis
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https://www.lesinrocks.com/2020/10/26/musique/musique/jay-z-a-fonde-monogram-sa-propre-marque-de-cannabis/
 

Jay-Z a fondé Monogram, sa propre marque de cannabis
26/10/20 12h17 PAR
Léa Formentel - 26/10/20 12h17   Vendredi 23 octobre, le rappeur a officiellement lancé sa première marque de cannabis avec l'entreprise californienne Caliva et elle est baptisée Monogram. Célèbre rappeur et entrepreneur, lauréat de nombreux Grammy Award, propriétaire du service de streaming Tidal, à 50 ans, Jay-Z vient d'ajouter une nouvelle corde à son arc en créant Monogram. L'objectif derrière ce nouveau business : "redéfinir ce que le cannabis signifie pour les consommateurs d'aujourd'hui".
Pour sa marque de cannabis en partenariat avec Caliva, société californienne de production d'herbe, le milliardaire a misé sur "une sélection rigoureuse des variétés, des pratiques de culture méticuleuses et une qualité sans compromis", a-t-il affirmé dans un communiqué de presse. 
Même si, 34 Etats américains (sur 50) ont légalisé la marijuana à des fins médicales, et certains d'entre eux en autorisent l'usage à des fins récréatives, cela reste illégal au niveau fédéral. Une playlist intitulée Monogram : Sounds From the Grow Room a également été créée sur Tidal à l'occasion de la sortie de la gamme. On y trouve évidemment Bob Marley, mais aussi les Beatles et Rihanna et des titres comme Expensive Shit de Fela Kuti ou Legalize It de Peter Tosh.
Jay-Z n'est pas le seul à investir dans le domaine.  L'actrice Whoopi Goldberg a lancé sa marque de cannabis thérapeutique pour soulager les règles douloureuses en 2016, quant à Martha Stewart, elle commercialise des produits à base de CBD. 
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Le rappeur Koba LaD avait-il le droit de distribuer du CBD dans Paris ?
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https://www.leparisien.fr/video/video-le-rappeur-koba-lad-avait-il-le-droit-de-distribuer-du-cbd-dans-paris-25-10-2020-8404934.php
VIDÉO. Le rappeur Koba LaD avait-il le droit de distribuer du CBD dans Paris ?
Koba LaD a distribué du CBD, l’un des composés actifs majeurs du cannabis, à ses fans pour promouvoir la sortie de son nouvel album.
Par Alicia Roux Le 25 octobre 2020 à 19h11 A bord d'un camion rouge, floqué au nom de son nouvel album « Détail », le rappeur Koba LaD arpente les rues de Paris pour distribuer des sachets de CBD, l'un des composés actifs majeurs du cannabis. Une foule de jeunes s'arrachent les petits pochons lancés depuis le camion.
Un flou juridique
« Aujourd'hui, au regard de la législation, la commercialisation et la distribution du CBD font encore débat », explique Berchir Saket, juriste en droit de la santé. « Le gouvernement considère que les produits CBD sont considérés comme des stupéfiants alors que c'est commercialisé assez librement », précise-t-il. Un flou juridique dont a su profiter Koba LaD pour faire le buzz autour de la promotion de son nouvel album.
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La politique du cannabis en France, une longue histoire
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https://theconversation.com/la-politique-du-cannabis-en-france-une-longue-histoire-145849
 
La politique du cannabis en France, une longue histoire
October 25, 2020 4.44pm GMT Author

David A Guba, Jr.
History Faculty, Bard Early College Baltimore
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David A Guba, Jr. does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment.
Partners
 
Un policier français se tient près de 74 kg de cannabis, de munitions et de billets de banque saisis par la police le 16 octobre 2015 à Marseille. Anne-Christine Poujoulat/Afp Le président Emmanuel Macron et le gouvernement français ne sont pas favorables à la légalisation du cannabis « récréatif ».
Cependant, la France semble de plus en plus envisager une éventuelle légalisation de l’usage thérapeutique du cannabis. Comment comprendre cette évolution, toute aussi sociétale que politique ? L’histoire coloniale du cannabis peut apporter quelques éclairages.
Qu’en est-il aujourd’hui ?
NORML France, association de loi 1901 informant les usagers et consommateurs de cannabis, a montré, au cours de la dernière décennie une demande croissante pour ce produit, relayée par des appels publics à la réforme. Entrepreneurs, agriculteurs, médecins, économistes, politiciens et même certains syndicats de police défendent à différents degrés un assouplissement de la législation sur la consommation du cannabis.
Le 14 mai 2016, la 15e Marche mondiale pour le cannabis, qui appelle à la légalisation de la marijuana, à Paris. Kenzo Tribouillard/AFP  
En janvier 2021, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) devrait lancer ses essais thérapeutiques à base de cannabis sur 3000 patients.
Un assouplissement de la loi semble être amorcé : depuis le 1er septembre 2020, la possession de cannabis entraîne des amendes de 200 euros contre, auparavant un risque de poursuites judiciaires.
Pourtant, de nombreux experts et commentateurs, considèrent que l’amende et les mesures judiciaires ne résolvent pas les problématiques actuelles.
En effet, la consommation de cannabis aggrave la toxicomanie, en particulier chez les mineurs.
On constate aussi une recrudescence de délits et crimes liés au trafic de cannabis et autres drogues. Enfin, certains, comme l’association NORM, pointent une hausse criante de la criminalisation des populations issues de l’immigration en lien avec le trafic de drogue. Selon une étude, les personnes issues des minorités sont 6 à 8 fois plus susceptibles que celles issues de la majorité d’être arrêtées par la police française, suspectées d’être plus directement liées à des trafics de drogue.
Au cours de mes recherches sur le sujet du cannabis en France, j’ai montré que la réglementation du cannabis en France s’inscrit dans une histoire longue composée de politiques publiques inefficaces, mais aussi d’injustices, d’hypocrisie et de néo-colonialisme.
En fait, presque tous les efforts de la France pour réglementer la consommation de cannabis au cours des deux derniers siècles ont échoué parce qu’ils considèrent à tort le cannabis et les fournisseurs de cannabis comme des menaces, et souvent des menaces étrangères, pour la santé et la sécurité publiques de la République française, justifiant ainsi la répression par l’État. La mesure prise au 1er septembre 2020 pourrait de la même façon échouer, car elle reproduit les mêmes erreurs politiques et sécuritaires qui régissent la répression de la drogue en France depuis le début du XIXe siècle.
La période coloniale
La toute première mesure d’interdiction du cannabis dans l’histoire de France a été adoptée le 8 octobre 1800 en Égypte, alors occupé par l’armée révolutionnaire française.
Généralement mal attribuée par les historiens à Napoléon, cette interdiction, en fait, a été émise de la politique coloniale de Jacques-François « Abdallah » Menou, le général en chef de l’Armée d’Orient travaillant à installer une République sœur en Afrique du Nord.
Jacques Menou. Joseph Ducreux/Wikimedia Menou, qui s’est converti à l’islam et a épousé la fille d’une famille sunnite élite à Rosetta, a interdit le haschich et a fermé les « cafés maures » où des Égyptiens, pour la plupart des membres des classes ouvrières et des sectes religieuses, comme les sufis, se procuraient et consommaient de la drogue.
Selon lui, ces classes défavorisées et leur consommation de cannabis menaçaient le partenariat fragile qu’il construisait entre l’élite indigène égyptienne et les forces d’occupation françaises. Cependant, Menou ne savait pas ou ne se souciait pas de savoir que c’étaient les Grecs d’Alexandrie, et non pas les musulmans, qui contrôlaient le marché du haschisch en Égypte à cette époque. Ni d’ailleurs que ce sont les exactions de l’armée française à l’encontre des populations, et non l’intoxication au haschish, qui ont provoqué les mouvements de résistance à la colonisation.
Un bouc émissaire utile
Une logique similaire a sous-tendu la création de lois anti-cannabis en Algérie française au cours de la seconde moitié du XIXe siècle.
En 1857, par exemple, plusieurs crimes violents commis par des musulmans à Alger ont été attribués à une consommation excessive de haschich. Le cas le plus médiatisé était peut-être celui de Soliman ben Muhammad, qui, après avoir consommé du haschich, a attaqué une foule de Juifs rassemblés dans le marché central d’Alger pour le sabbat, blessant sept et en tuant un. La cour d’assises d’Alger l’a reconnu coupable du meurtre d’un « indigène juif » et l’a condamné à cinq ans d’emprisonnement.
Les médecins appelés par le tribunal à faire des témoignages d’experts, ont commenté dans la presse
The History of Marijuana in France. Peu de temps après, le gouverneur général d’Algérie a adopté un décret officiel réglementant la vente et la consommation de haschich dans les cafés maures et interdisant la vente de haschich aux mineurs. Et des reportages sensationnalistes sur des hachichins terrorisant Alger ont ensuite étémis en avant pour justifier la création du Code de l’indigénat dans les colonies en 1881. Encore une fois, les Français ont instrumentalisé le haschich pour excuser les maux du colonialisme, dans ce cas les tensions intercommunautaires entre indigènes musulmans et juifs, et pour fournir une justification médico-légale pour circonscrire la liberté des Algériens indigènes.
Une drogue qui ébranle la sécurité nationale ?
Au cours du siècle suivant, les autorités françaises ont adopté plus d’une douzaine d’interdictions et de réglementations répressives du cannabis dans les juridictions métropolitaines et coloniales, présentant presque toujours la question de la consommation de cannabis comme une question de sécurité impériale et nationale.
Au Cambodge en 1907, en Indochine en 1910, toute la France en 1916, l’Afrique équatoriale française en 1926, la Syrie et le Liban en 1934, Madagascar en 1941, et toute la France (encore une fois) en 1953 puis 1970 – dans chaque cas le gouvernement français a proclamé que l’intoxication au cannabis et les consommateurs de cannabis – notamment ceux issus du monde colonisé, représentent des menaces au progrès et à l’ordre social. Mais chaque tentative de répression de cette drogue a échoué.
Peut-être que la seule réglementation réussie sur le cannabis promulguée par les Français au cours de cette période s’est produite en Tunisie (1881) et au Maroc (1914), où, sous le régime du protectorat, les Français ont décidé d’autoriser l’usage généralisé et de laisser les autorités locales opérer un monopole d’État, l’essentiel des recettes fiscales allant dans les caisses coloniales françaises.
Mais ces approches plus réalistes, qui considèrent le cannabis comme un vice acceptable et imposable comme le tabac et l’alcool, et non comme une menace pour la république ou un bouc émissaire de problèmes sociaux beaucoup plus profonds, ont constitué un succès rare qui n’a pas été répété depuis.
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AMAZON VA MAINTENANT VENDRE DU CBD
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https://hitek.fr/actualite/amazon-vente-cbd-cannabis_24956
 
AMAZON VA MAINTENANT VENDRE DU CBD
De Clémounet - Posté le 15 octobre 2020 à 16h17 dans Insolite   Amazon s'étend toujours plus dans différents domaines. Le géant de la vente en ligne a décidé de se lancer dans un marché florissant, la vente de CBD.    DU CANNABIS LÉGAL EN VENTE SUR AMAZON
Le cannabis psychoactif est toujours illégal en France et dans de nombreux pays, mais depuis quelques années, il existe une variante qui se nomme le CBD. C'est du cannabis auquel on a retiré le THC, cette substance psychoactive qui vous rend "stone". Le CBD est tout à fait légal pour une consommation médical et ils se développent de plus en plus. On trouve maintenant de nombreuses boutiques qui en vendent, souvent les produits viennent de Suisse. C'est un commerce florissant et Amazon l'a bien compris. Il sera désormais possible de s'en procurer en quelques clics. La plateforme de e-commerce a décidé de se lancer dans la vente de cette plante qui n'est pas une drogue. Elle peut être achetée sous forme de fleur, de résine, mais aussi d'huile. 

Pour le moment Amazon a décidé de lancer une phase de test au Royaume-Uni. Le CBD n'est donc disponible que sur la plateforme Amazon UK, mais si les tests sont concluants, il est fort probable que le commerce se développe sur les autres plateformes. Amazon a souhaité justifier ce lancement et a rappelé que la vente de CBD était autorisée uniquement pour certains distributeurs. 
Pour rappel, bien que légal, le CBD est un produit réservé aux adultes, il est interdit aux moins de 18 ans. Vous ne pourrez pas vous en procurer directement sur Amazon France pour le moment, mais il existe de nombreuses boutiques françaises en ligne. 
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Cannabis : un rapport prône une «légalisation raisonnée» pour «assécher» les trafics
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https://www.lefigaro.fr/actualite-france/cannabis-un-rapport-prone-une-legalisation-raisonnee-pour-assecher-les-trafics-20201010
 
Cannabis : un rapport prône une «légalisation raisonnée» pour «assécher» les trafics
Dans une étude publiée vendredi 9 octobre, le think tank Terra Nova s’intéresse aux policiers chargés de mener la répression et dont les actions seraient trop souvent vaines.
Par Nicolas Daguin Publié hier à 14:05, mis à jour hier à 14:11  
700.000 personnes seraient des consommateurs quotidiens de cannabis. CascadeCreatives - stock.adobe.com
  Le débat depuis des années autour de la légalisation du cannabis et qui revient pour chaque gouvernement successif est aujourd'hui dans l'impasse. Les autorités prônent la voie répressive pour endiguer les trafics mais les Français restent les plus gros consommateurs de cannabis en Europe. Le pays comptait cinq millions de fumeurs de marijuana en 2017 dont 700.000 consommateurs quotidiens, selon des données publiées en 2018 par l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT).
À LIRE AUSSI : «Il n'y a pas de “drogue douce”»: des élus Les Républicains contre la légalisation du cannabis Pourtant la répression se poursuit. «La loi de la République, c'est l'interdiction des drogues» a martelé ces dernières semaines le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, qualifiant à plusieurs reprises le cannabis de «merde».
  Dans une analyse intitulée «Cannabis : pour une autre stratégie policière et pénale» publiée vendredi 9 octobre, le think tank Terra Nova estime que les forces de l'ordre ont été trop mises à l'écart du débat. Le rapport s'attache entre autres à faire la lumière sur l'incapacité des policiers à appliquer la loi dans des quartiers où le trafic et la consommation de drogue sont fleurissants.
À LIRE AUSSI : Amendes pour usage de drogue: Le Figaro livre un premier bilan national L'étude montre notamment le caractère vain des contrôles répétés tout comme les enquêtes et interpellations menées dans le cadre des affaires de stupéfiants qui n'aboutissent jamais mais qui s'inscrivent dans une politique du chiffre, la «bâtonite». Face au volume d'affaires à traiter, policiers et magistrats ont pour beaucoup le sentiment de «vider l'océan avec une cuillère».
  « Quand je fais un go fast sur l'autoroute, ça n'a aucun impact sur le quotidien des gens. C'est un fournisseur, les petits revendeurs vont se fournir ailleurs. Ça sert à quoi ? Je me pose la question, dans un pays où on criminalise l'offre et on dépénalise quasiment la demande, je ne vois pas où ça nous mène. (…) On criminalise la moitié du système, on regarde ailleurs pour l'autre moitié » raconte dans l'étude un commissaire de police d'un service de lutte contre les stupéfiants.
À LIRE AUSSI : La ville de Reims candidate pour tester la légalisation du cannabis Si le rapport assure ne pas minimiser «la dangerosité de la drogue» et ne prône pas non plus une «vision naïve qui consisterait à considérer la légalisation comme la solution à tous les problèmes», il préconise une «légalisation raisonnée» pour «assécher» les trafics. Cela permettrait également de «dégager du temps aux services judiciaires et policiers pour les dossiers les plus importants, tout en poursuivant des objectifs en termes de santé publique (suivi des personnes souffrant d'addictions, contrôle de la qualité des produits…)» explique le rapport.
      Pour Terra Nova il s'agit de lutter contre la consommation de cannabis par la légalisation. Le think tank ne nie pas la nécessaire présence des pouvoirs publics dans le contrôle et la gestion de la consommation de la drogue. Mais il préconise la création d'une nouvelle autorité de régulation dont le rôle ne serait plus celui de la répression systématique mais davantage celui de faire baisser la consommation et de contrôler les risques liés aux usages.
« Il faudrait changer l'approche, qui est dogmatique, caricaturale, politique. On dit « c'est illégal, donc il faut sanctionner », on ne réfléchit pas. Chez les consommateurs et les revendeurs, il y a peu de gens foncièrement mauvais ou dangereux. Ce sont des gens qui sont tombés dans les trafics par opportunité, cela reflète la misère sociale. Peu de riches trafiquent » confie dans le rapport un gardien de la paix rattaché à la brigade des stupéfiants d'une grande métropole française.
La forfaitisation, une fausse bonne idée?
Depuis le premier septembre 2020, les forces de l'ordre ont la possibilité de verbaliser et d'infliger une amende de 200 euros aux consommateurs de stupéfiants arrêtés en flagrance sur la voie publique. On parle de forfaitisation des délits de stupéfiants. L'objectif de cette mesure, appliquée sous l'impulsion en 2018 de Gérard Collomb alors ministre de l'Intérieur, est de «renforcer la réponse répressive face à la consommation tout en désengorgeant les juridictions» dans la mesure où le paiement de l'amende évite tout recours aux tribunaux. Dans les faits, il apparaît que cette nouvelle mesure n'est qu'une charge supplémentaire pour les agents de la voie publique qui ont déjà de nombreux problèmes à traiter. «De plus, cela a pour conséquence de renforcer des tensions déjà existantes avec une partie de la population, notamment jeune, autour de la question des contrôles d'identité, qui cristallise en grande partie la défiance policepopulation» précise le rapport de Terra Nova.
    «On est dans un discours de « tenir le terrain », ça ne veut rien dire et ça donne une perception agressive aux gens » affirme un gardien de la paix d'une brigade des stupéfiants.
Cette étude de Terra Nova intervient après la publication samedi 3 octobre par Le Journal du Dimanche d'une tribune de 80 élus du parti Les Républicains opposés à la légalisation du cannabis. «Il n'y a pas de «drogue douce». La drogue est un poison, un fléau que nous devons combattre!» écrivent les élus. Cette tribune était une réponse à celle de trois maires du même parti LR qui avaient réclamé la semaine précédente, dans Le JDD, la légalisation de la consommation de cannabis, qu'ils estiment être «le meilleur moyen d'en anéantir le trafic et de ruiner les trafiquants».
«Légaliser la vente de cannabis conduira les vendeurs actuels à se tourner vers la vente d'autres substances encore plus dangereuses et nocives !», leur avaient répondu les 80 parlementaires. En outre, «ce n'est pas parce que les forces de l'ordre ont du mal à venir à bout du trafic qu'il faut légaliser la pratique!», insistent les parlementaires, «sinon il faudrait aussi légaliser le trafic d'armes, la fraude fiscale, la prostitution et ne plus sanctionner les vitesses excessives au volant !»
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Cannabis: ces habitudes de consommation prises pendant le confinement
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https://www.lefigaro.fr/actualite-france/cannabis-ces-habitudes-de-consommation-prises-pendant-le-confinement-20201007
 
Cannabis: ces habitudes de consommation prises pendant le confinement
Selon une étude de l’observatoire français des drogues et des toxicomanies, les consommateurs se sont procurés la drogue sans difficulté malgré les fermetures des frontières.
Par Angélique Négroni Publié le 7 octobre 2020 à 23:00, mis à jour le 8 octobre 2020 à 10:35  
L’observatoire français des drogues et des toxicomanies révèle ce jeudi les chiffres de l’enquête «cannabis online». THOMAS SAMSON/AFP
  Le confinement a eu des conséquences inquiétantes en matière d’addiction sur une partie des consommateurs de cannabis. L’observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) révèle ce jeudi qu’un quart des usagers jusqu’alors hebdomadaires (27 %) et près d’un usager mensuel sur dix (8 %) est passé à un usage quotidien pendant le confinement. «Au total, la part des usagers quotidiens a progressé de 11 points, passant de 20 % à 31 %», indique l’observatoire.
À LIRE AUSSI : «Il n’y a pas de “drogue douce”»: des élus Les Républicains contre la légalisation du cannabis Ces données inédites résultent de l’enquête «cannabis online» que cet organisme a réalisé. Entre le 10 juillet et le 7 août, l’observatoire a mis en ligne un questionnaire sur les habitudes de consommation à l’heure du confinement. Parmi les 7.000 personnes qui ont consulté le document, 2 778 -majoritairement des personnes âgées de 18 à 34 ans-, y ont répondu.
  L’impact de l’enfermement
C’est à partir de ces milliers de réponses que l’OFDT a pu analyser l’impact de l’enfermement sur l’addiction. Toutes ces données font apparaître que si des consommateurs assez réguliers ont monté d’un cran leur consommation, une importante majorité d’habitués n’a pas, quant à elle, changé ses habitudes. D’une façon générale, plus la consommation était «élevée avant le confinement, moins le comportement d’usage a varié», relève l’étude. «Ainsi, 8 consommateurs quotidiens sur 10 (82 %) et la moitié des usagers hebdomadaires ont maintenu leur niveau de consommation à l’identique», est-il écrit. Cette période a eu des effets positifs sur certains puisque 28 % d’usagers ont indiqué ne pas avoir consommé et 16 % avoir diminué leur consommation.
Cet état des lieux de la consommation indique clairement que, malgré les restrictions de sorties et les fermetures des frontières, les consommateurs n’ont guère eu de peine à se procurer leur dose. «Les personnes ayant répondu à l’enquête ne semblent pas avoir rencontré de difficulté majeure pour accéder au produit», fait remarquer l’observatoire, qui relève toutefois une légère baisse de la vente au cours de cette période. «67 % des usagers de cannabis en ont acheté durant le confinement contre 78 % en temps ordinaire». Les tarifs de la vente pratiqués au cours de ces quelques mois révèlent par ailleurs que le marché de la résine a moins résisté que celui de l’herbe. Ainsi, le prix de la résine a augmenté de 27 %, passant de 5,70 euros le gramme à 7,20 euros tandis que celui de l’herbe est resté stable, autour de 7 euros le gramme.
  Consommation solitaire
«Cette différence s’explique. Concernant l’herbe, il y a en France une part d’auto culture, qui a permis aux usagers de s’approvisionner. À l’inverse, le marché de la résine, qui vient de l’étranger et remonte par le sud, a été perturbé par des frontières fermées», explique au Figaro Stanislas Spilka, le coordinateur de l’enquête qui, d’une manière générale, s’est dit surpris par cette photographie de la consommation à l’heure du confinement. Toutes ces données contredisent ce qu’il avait imaginé. «Nous étions partis d’une hypothèse selon laquelle il y aurait au cours de cette période beaucoup de difficultés d’approvisionnement en raison des frontières fermées et que les prix allaient fortement grimper. Nous avions alors envisagé une rupture de la consommation. Cela n’a pas été le cas», dit-il.
    Au cours de cette même étude, l’observatoire rend compte aussi de la manière dont la drogue a été consommée. Le confinement, qui a interdit les rassemblements, a naturellement fait progresser la «consommation solitaire».
   
Addiction aux jeux Par ailleurs, 38% de ceux qui ont répondu au questionnaire ont admis avoir pris leur premier joint de la journée plus tôt que d’habitude. «Ces deux changements sont en général considérés comme des signes inquiétants de la consommation et de la dépendance. Évidemment durant le confinement, la consommation solitaire était inévitable. Mais nous redoutons que des habitudes aient été prises et nous allons surveiller l’évolution des comportements», indique le responsable de l’enquête.
En parallèle de cette étude, l’observatoire rend compte d’un autre phénomène d’addiction qui touche les jeux d’argent. Ces derniers ont explosé. «Malgré un recul global du jeu en ligne du fait de l’interruption des paris sportifs, le confinement a contribué à l’essor très important du poker en ligne avec davantage de joueurs actifs, une intensification de la pratique de jeu et des dépenses moyennes par joueur également en hausse», est-il écrit. Les chiffres montrent aussi que les jeunes de 18 à 24 ans mais aussi la tranche d’âge des 25 à 34 ans sont tombés durant cette période dans la spirale du jeu et du poker.
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