La drogue divise les politiques

Par Invité ,

 

Les divergences en matière de politique des drogues restent importantes. Les mandataires socialistes belges et néerlandais ont défendu la politique de tolérance, l'ensemble des députés belges représentés prônant la fermeté absolue lors d'une conférence.

 

Source : LeSoir.be

Durant deux jours, les personnes rassemblées à cette conférence, organisée à Liège et Maastricht par le Parlement du Benelux, l'Assemblée baltique et le Conseil nordique (pays baltes et du Nord de l'Europe), ont étudié la possibilité de s'engager vers une troisième voie, entre la tolérance telle que la pratiquent les Néerlandais et la tolérance... zéro. Les résultats de cette conférence seront discutés en séance plénière à la mi-juin.

 

Le chef de la police de Maastricht Frans Kooiman a décrit sa ville comme étant une plaque tournante du marché de la drogue: 4.500 touristes de la drogue s'approvisionnent chaque jour aux 16 coffeeshops que compte la ville et qui pèsent quelque 50 millions d'euros, soit un cinquième du chiffre d'affaires néerlandais. Selon lui, la politique pratiquée outre-Moerdijk, à savoir autoriser la consommation mais interdire la production, pousse les coffeeshops dans les bras de la criminalité.

 

Le bourgmestre de Visé, Marcel Neven (MR), a dit constater avec regret que le marché des drogues dures illégales était également florissant à Maastricht. Pour se procurer de l'argent, les consommateurs en route vers Maastricht commettent des délits. Et Visé se trouve sur la route de Maastricht.

 

Son homologue Gert Leers a répliqué que si on décidait de fermer les coffeeshops, les problèmes liés à la drogue seraient accrus étant donné que tout se ferait dans l'illégalité. Ce dernier a plaidé pour la dispersion de coffeshops contrôlés. Il a également annoncé que la deuxième Chambre législative néerlandaise discutait d'un projet-pilote visant à permettre aux coffeshops de Maastricht de cultiver des plantes.

 

Le parlementaire finois Pehr Löv et le député fédéral belge Theo Kelchtermans (CD&V) ont quant à eux plaidé radicalement en faveur de la tolérance zéro disant craindre que les drogues douces ne conduisent aux drogues dures.

 

Le sénateur Jean-Marie Happart (PS) a pour sa part estimé que l'interdiction des drogues les rendait plus attrayantes.

 

Le parlementaire libéral néerlandais Frans Weekers a, lui, renversé l'argument de l'évolution vers les drogues dures en indiquant que c'était la politique d'interdiction qui amenait cette situation.

 

Enfin, la sénatrice Fauzaya Talhaoui (Spirit) a dénoncé le fait que la Belgique était trop répressive et trop peu préventive.

 


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