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Justin Trudeau explique pourquoi il a légalisé le cannabis
By mrpolo,

"Soyons conséquents, créons un système qui contrôle, qui réglemente, qui protège mieux nos jeunes"
  Le Canada devait légaliser le cannabis – et non pas seulement le décriminaliser – afin de remplacer le marché noir et d’assurer la qualité de la drogue que les citoyens consomment, a déclaré le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, en entrevue à Tout le monde en parle.
 
M. Trudeau était de passage à l’émission hebdomadaire animée par Guy A. Lepage la semaine où le pays a légalisé le cannabis afin d’expliquer sa décision. Il s’agit de la première fois qu’un premier ministre canadien en fonction accepte de participer à TLMEP - qui fêtait sa 350e émission ce soir-là.
  Maintenant que le «pot» est légal, le premier ministre ira-t-il en acheter dans les succursales de la Société québécoise du cannabis?
  «Ça n’a jamais été quelque chose qui m’intéressait énormément, mais on a fait le constat que le système de prohibition qu’on a eu pendant 90 ans ne fonctionnait pas pour protéger nos jeunes et ça donnait trop d’argent au crime organisé», a-t-il répondu.
M. Trudeau a fait valoir que pas moins de cinq millions de Canadiens avaient consommé du cannabis en 2017, et que ces revenus avaient directement profité au crime organisé.
Plus dangereux pour les jeunes
Malgré tout, il se dit «tout à fait d’accord» que le cannabis est «plus dangereux» pour les jeunes adultes, en raison du développement de leur cerveau.
  «C’est dommageable à 50 ans, c’est dommageable à 90 ans. C’est une drogue. Ce n’est pas recommandé. C’est pire quand les ados sont plus jeunes et le défi qu’on a, c’est de remplacer le marché noir.»
Les provinces canadiennes ont arrimé l’âge légal pour l’achat et la consommation du cannabis avec celui pour l’alcool.
Or, le nouveau gouvernement de François Legault a annoncé que le Québec compte augmenter l’âge à 21 ans – ce qui en ferait la province la plus restrictive en cette matière.
M. Trudeau dit avoir déjà eu une conversation au sujet de cette drogue avec son fils, Xavier, qui vient de fêter ses 11 ans et qui entrera bientôt à l’école secondaire.
«En même temps, c’est dur d’expliquer à un jeune que c’est nocif quand c’est légal», a commenté l’animateur Guy A. Lepage.
«Je dis ça pour l’alcool, ça ne me tente pas qu’il boive non plus, ça ne me tente pas qu’il fume la cigarette», a répondu M. Trudeau.
Ne pas faire le travail à moitié
Le premier ministre canadien affirme qu’il n’a pas voulu seulement décriminaliser la marijuana.
«C’est comme dire : “OK, c’est illégal d’en vendre, d’en produire, d’en acheter, mais si tu en as, on ne va pas te pénaliser.” Ce serait de faire les choses à moitié», dit-il.
«Soyons conséquents, créons un système qui contrôle, qui réglemente, qui protège mieux nos jeunes. Au moins de traiter le cannabis comme l’alcool, ça va nous permettre de mieux contrôler ça.»
Il se dit bien conscient que c’est un «gros changement» au Canada et qu’il y aura une «période d’ajustements».
«Tout ne sera pas réglé dans la première semaine, mais je pense qu’on s’en va dans la bonne direction», conclut-il.
 
Par Catherine Lévesque
Source: huffpostmaghreb.com
 
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By mrpolo,
Le Canada est devenu cette semaine le deuxième pays au monde après l'Uruguay, et le premier pays du G20, à légaliser la possession et la consommation de cannabis récréatif.
 
En Ontario, la province la plus peuplée du Canada, environ 38 000 commandes en ligne de cannabis avaient été passées en quelques heures mercredi. AFP/Alice Chiche
 
L’engouement était attendu. De longues files d’attente se sont de nouveau formées jeudi devant les boutiques de cannabis au Canada, déjà prises d’assaut mercredi au premier jour de la légalisation historique de cette drogue douce, alors qu’un début de pénurie pointe dans plusieurs provinces.
 
Comme René Sylvain, 63 ans, plusieurs consommateurs avaient déjà tenté leur chance mercredi mais n’avaient finalement pas pu accéder aux magasins de la Société québécoise du cannabis (SQDC), malgré plusieurs heures d’attente.
« Je suis arrivé à 15 heures mercredi, j’ai attendu cinq heures, et, à 21 heures ils ont fermé les portes, et le monde était en beau maudit (en colère, NDLR) », témoigne ce retraité interrogé devant la boutique de la rue Ste-Catherine, balayée par un vent glacial.
 
«Ça fumait des joints dans la foule et c’était le fun»
Mercredi soir, la police est intervenue pour disperser sans heurts les derniers clients n’ayant pu accéder à la succursale. « On est repartis, il y avait trop d’autos de police. Et ce matin je suis ici depuis une heure à peu près. Chacun son tour ! », raconte ce consommateur.
Alexandre, 30 ans, a attendu pendant sept heures mercredi, mais les portes de la boutique se sont fermées alors qu’il restait une poignée de clients devant lui. « Ça a été l’enfer, il faisait froid mais on s’est amusé quand même, ça fumait des joints dans la foule et c’était le fun. »
 
Geneviève Després, 41 ans, est revenue pour la deuxième journée consécutive, après avoir acheté ses premiers grammes de cannabis mercredi. « J’ai pris le plus léger et je l’ai testé hier soir et my god c’est de la bombe. C’était le plus léger et je me suis endormie à 2 heures du matin. J’avais déjà fumé dans ma jeunesse, mais là c’est légal ! », raconte-t-elle.
Le Canada est devenu le deuxième pays au monde après l’Uruguay, et le premier pays du G20, à légaliser la possession et la consommation de cannabis récréatif.
 
Des pénuries attendues
La première journée de légalisation du cannabis, mercredi, a été saluée par des milliers d’amateurs qui ont patienté pendant des heures, de l’Atlantique au Pacifique, pour pouvoir acheter leur premier paquet de marijuana « légale ».
En Ontario, province la plus peuplée du Canada, environ 38 000 commandes en ligne de cannabis avaient été passées en quelques heures mercredi, tandis qu’au Québec la SQDC a enregistré plus de 42 000 commandes en magasin et en ligne.
« Ce volume de commandes dépasse largement les prévisions de la SQDC », a indiqué le monopole public dans un communiqué en soulignant « qu’il était difficile d’anticiper le volume de ventes de façon précise, compte tenu de l’inexistence de données de marché d’un secteur qui, il y a 48 heures, était encore illégal ».
La Nouvelle-Ecosse et l’Ile-du-Prince-Edouard, deux petites provinces de l’est du Canada, ont enregistré des ventes mercredi totalisant respectivement 660 000 dollars canadiens (441 000 euros) et 152 000 dollars, selon des chiffres cités par la chaîne publique Radio Canada.
 
Conduire en fumant du cannabis reste illégal
Cet engouement a provoqué de premières ruptures de stocks dans certains magasins, et plusieurs produits n’étaient plus disponibles sur les sites Internet de plusieurs provinces.
« Compte tenu de l’engouement créé par la légalisation du cannabis et la rareté des produits à l’échelle canadienne, la SQDC s’attend à d’importants défis d’approvisionnement à court terme pour les succursales », a aussi noté le monopole gouvernemental québécois.
« Nous nous attendions à ce que certains produits s’écoulent rapidement », a reconnu Bill Blair, ancien chef de la police de Toronto et aujourd’hui « M. Légalisation » du gouvernement, sur la chaîne publique CBC.
Pour l’heure, les quelque 120 producteurs autorisés par le gouvernement canadien à produire du cannabis ne pourront combler que 30 % à 60 % de la demande, estimait la semaine dernière l’institut indépendant d’analyse économique C. D. Howe.
Légalisation ou pas, les autorités canadiennes ont tenu à rappeler que conduire en fumant du cannabis restait illégal : la police de Winnipeg (centre) a posté sur Twitter une amende de 672 dollars (448 euros) pour consommation de marijuana au volant d’une voiture. Elle a été infligée à un automobiliste qui fumait un joint en conduisant sur une autoroute du Manitoba quelques heures après l’entrée en vigueur de la nouvelle législation.
 
 
Source: leparisien.fr
 
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By mrpolo,
Pionnier dans la légalisation de la consommation du cannabis, l'Uruguay a autorisé il y a un an sa vente en pharmacie. D'abord réfractaire, la population y est désormais favorable, et des experts soulignent son impact potentiel sur le commerce illicite.
 
 
Un homme montre du cannabis qu'il vient d'acheter légalement dans une pharmacie de Montevideo, en Uruguay, le 19 juillet 2017 AFP/Archives - MIGUEL ROJO
 
 
En décembre 2013, le petit pays d'Amérique latine (3,5 millions d'habitants) attirait les regards du monde entier en devenant le premier de la planète à légaliser la production, la distribution et la consommation du cannabis à des fins récréatives. Le Canada sera le deuxième à partir de mercredi.
 
Trois modes d'accès sont prévus par la loi uruguayenne : la culture à domicile pour consommation personnelle, l'appartenance à un club cannabique ou, depuis le 19 juillet 2017, l'achat en pharmacie d'une production fournie par des entreprises privées, ce dernier volet ayant été le plus difficile et long à mettre en oeuvre.
Selon Monitor Cannabis, une équipe d'universitaires qui étudient la mise en pratique de la loi, "trois années après la mise en place de la réglementation, l'évolution de la consommation de cannabis montre une augmentation qui n'est pas spectaculaire par rapport à la tendance" générale, à la hausse depuis le début des années 2000.
 
Autrement dit, la consommation augmente en Uruguay et a continué de progresser après la mise en place de la loi, mais sans connaître d'accélération. L'évolution principale vient du fait que depuis l'entrée en vigueur de la législation, il est possible d'avoir des statistiques provenant du marché officiel.
  Les quatre variétés disponibles sont en vente dans des petits sachets fermés de cinq grammes, à 1,40 dollar le gramme. Chaque consommateur, dûment enregistré, peut acheter 40 grammes par mois. Seuls les citoyens uruguayens ou ceux qui possèdent un permis de résidence peuvent s'inscrire.
Les dernières données fournies par l'Institut de régulation et de contrôle du cannabis (IRCCA) montrent que les consommateurs de marijuana sont déjà 54% à avoir régulièrement recours à une des alternatives proposées dans le cadre légal, alors qu'ils ne pouvaient se fournir jusque-là que sur le marché illicite.
 
- Files d'attente -
 
La mise en place de cette réglementation pionnière a toutefois connu quelques soubresauts : problèmes à la récolte, limitations imposées par les banques, obligées de se conformer à la législation américaine sur les stupéfiants, pour les entreprises travaillant dans ce secteur et souhaitant ouvrir un compte.
 
A ce jour, l'Uruguay compte près de 7.000 cultivateurs à domicile, 107 clubs cannabiques et 28.500 consommateurs légaux, soit six fois plus que le nombre enregistré pour le premier jour de vente, selon des chiffres officiels.
En raison des tracasseries bancaires, de la crainte que les magasins vendant du cannabis soient la cible de criminels, ainsi que du rejet de certains pharmaciens, seules 17 officines proposent actuellement la substance.
Entre juillet 2017 et juillet 2018, 1.200 kg de marijuana ont été vendus, ce qui signifie que 100% de ce qui a été produit est arrivé jusqu'au consommateur, averti par les pharmaciens d'une nouvelle livraison. Mais le volume de production ne satisfait pas la demande et des files d'attente sont souvent visibles devant les magasins concernés.
 
"La priorité est d'élargir la couverture du système. Si les personnes enregistrées pour une des trois formes d'accès pouvaient recevoir aujourd'hui leurs 40 grammes mensuels, selon les données de Monitor Cannabis, elles enlèveraient au marché illégal 50% de la demande totale de cannabis, soit 22,5 millions de dollars", souligne le sociologue Sebastian Aguiar dans un ouvrage sur le sujet intitulé "Un an de progrès et de possibilités".
D'autant que lorsque le projet de loi fut présenté par l'ancien président de gauche José Mujica (2010-2015), l'argument était de combattre le trafic de drogue.
 
Le gouvernement actuel de Tabaré Vazquez, du même parti que José Mujica, aborde une nouvelle étape sur la prévention : le lancement le 1er octobre d'une campagne nationale intitulée "Règlementer, c'est être responsable" qui vise, dans le cadre de la loi, à informer le public sur "les risques, les effets et les potentiels dommages (pour la santé) de la consommation de cannabis".
 
Par AFP
Source: sciencesetavenir.fr
 
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By mrpolo,
La FeCaB vise à encadrer les CDB Shops, rassembler les acteurs et leur offrir un cadre légal.
 
 
Une annexe au Moniteur belge, publiée le 8 octobre dernier, révèle la création d’une fédération particulière, à Liège. "L’association a pour objet de susciter et de promouvoir des liens entre les membres de l’association et les autorités belges tant au niveau politique, juridique, institutionnel et judiciaire afin de promouvoir la vente de produits légaux issus de la production du cannabis satia II selon l’arrêté européen à condition que leur teneur en tétrahydrocannabinol n’excède pas 0,2 %. La fédération a pour but de rassembler les acteurs du marché afin de favoriser le développement de produits légaux issus de la production du cannabis rentrant dans les conditions légales en Belgique", lit-on.
 
La Fédération du cannabis de Belgique (FeCaB) a pris ses quartiers à Liège, rue Vaudrée. Alors qu’aucun des cinq membres fondateurs n’y habite… "C’est le début, détaille Anthony Triest, 33 ans, le président. On a pu obtenir un local à Liège. C’était une facilité pour nous tous. On bougera certainement au cours des prochaines années, on verra."
 
Le trentenaire est, en parallèle, en train de monter un magasin de vente libre de cannabis à Rixensart : un CDB shop plus exactement.
Mais pourquoi avoir créé une Fédération du cannabis ? "On est partis du constat que tous les CBD shops n’étaient pas encadrés. Personne ne se réunit vraiment. On a pensé que ce serait pas mal de se réunir et de mettre un cadre à l’activité, explique Anthony Triest. Ensemble, on a un poids plus important vis-à-vis des politiques et des médias. On veut professionnaliser le domaine, donner de bons conseils à ceux qui le souhaitent, informer sur le secteur… On fait appel à des avocats, il y a une consultance juridique importante."
Ils planchent actuellement sur les fondations de leur fédération. "On réfléchit à fixer le montant des cotisations annuelles. Le site web sera bientôt publié. On est déjà actifs en donnant des conseils de professionnels aux personnes intéressées et en organisant des rencontres."
 
Des Cannabis Social Clubs fleurissent çà et là, qu’est-ce qui différencie cette ASBL de ces "clubs" ? "Dans les Cannabis Social Clubs, on produit du cannabis récréatif pour les membres, pour leur consommation personnelle, détaille-t-il. Dans les CBD Shops, les produits à base de cannabidiol ne contiennent que 0,2 % de THC. On ne produit rien nous-mêmes. Nos produits proviennent de Suisse."
 
 Par Laura Cerrada-Crespo   Source: dhnet.be   On en parle sur le forum
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By Hypo81,
MARIJUANA
- Alors que le sujet fait toujours débat en France, le Royaume-Uni légalise l’usage du cannabis à des fins thérapeutiques…
 
 
 
Le cannabis thérapeutique va être autorisé au Royaume-Uni sur ordonnance à partir du 1er novembre, a annoncé jeudi le ministre de l’Intérieur Sajid Javid. Il a toutefois souligné qu’elle n’ouvrait pas la voie à une légalisation du cannabis à usage récréatif.
 
 
« Mon intention a toujours été d’assurer que les patients puissent accéder au traitement médical le plus approprié », a-t-il expliqué. Mais « j’ai toujours clairement indiqué n’avoir aucunement l’intention de légaliser l’usage récréatif du cannabis ».
Le cannabis médical aurait des intérêts thérapeutiques
Plusieurs cas de personnes malades se soignant illégalement à l’aide de produits dérivés du cannabis, dont deux enfants souffrant d’épilepsie et prenant de l’huile de cannabis, Alfie Dingley et Billy Caldwell, ont été médiatisés au Royaume-Uni, alimentant le débat sur l’autorisation du cannabis thérapeutique.
 
Sajid Javid avait demandé le 19 juin à deux groupes d’experts indépendants de se pencher sur la question. Une première analyse, menée par Sally Davies, la conseillère médicale en chef du gouvernement, a conclu qu’il était prouvé que le cannabis médical avait des intérêts thérapeutiques.
Le cannabis thérapeutique légal dans plusieurs pays européens
Le Conseil consultatif sur l’abus de drogue a estimé de son côté que les médecins devaient être en mesure de prescrire du cannabis thérapeutique à condition que les produits répondent aux normes de sécurité. L’intérêt pour le cannabis, ou chanvre indien, utilisé comme plante médicinale, a été relancé dans les années 1990 par la découverte d’un analogue du cannabis fabriqué par l’organisme, le cannabinoïde endogène, présent dans le cerveau des hommes comme des animaux.
Depuis cette date, des dizaines d’études ont confirmé l’intérêt du cannabis thérapeutique, pour soigner par exemple des spasmes musculaires dans la sclérose en plaques et dans l’épilepsie, des douleurs chroniques dans certaines pathologies neurologiques, ou encore prévenir des nausées et vomissements chez les personnes atteintes d’un cancer. Plusieurs autres pays européens ont déjà légalisé le cannabis thérapeutique, comme l’Allemagne, l’Autriche, la Finlande ou l’Italie.
 
source ici
 
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By mrpolo,
Jeudi, le Parlement lituanien a adopté une loi légalisant la prescription de médicaments à base de cannabis.
 
Le Parlement lituanien a adopté jeudi une loi permettant aux médecins de prescrire des médicaments à base de marijuana.
Quatre-vingt-dix députés, sur un total de 141 que compte le Parlement, ont voté pour l'adoption de la loi qui, pour entrer en vigueur, doit être encore promulguée par la présidente Dalia Grybauskaite.
 
 
"Bien sûr, cela ne veut pas dire que le cannabis sera disponible dans les pharmacies pour le fumer avant d'aller dans une boîte de nuit", a-t-il ajouté.
 
Contrôle strict
 
La loi entrera en vigueur en mai prochain. Tous les médicaments nécessiteront une licence de l'Agence nationale de contrôle des médicaments. 
La consommation de marijuana à des fins récréatives reste illégale en Lituanie, un pays balte de 2,8 millions d'habitants, membre de la zone euro.
 
Source: rmc.bfmtv.com
 
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By mrpolo,
Tous les partis politiques représentés à la Chambre ont compris qu’il fallait prendre position sur la légalisation du cannabis. La société civile avait mis la pression en présentant une pétition à succès.
 
D'après un sondage, 9,8% des jeunes entre 15 et 34 ans ont reconnu en avoir consommé plus ou moins régulièrement les douze derniers mois. (illustration Editpress)
 
Le débat sur la légalisation du cannabis fait régulièrement surface, mais depuis ces dix dernières années, il devient de plus en plus présent. Cette année, les citoyens ont décidé de mettre la pression sur les partis politiques par le biais de la pétition déposée à la fin du mois de mai et qui avait raflé les 4 500 signatures nécessaires en quelques heures seulement pour en totaliser près de 7 500 au final.
 
Les pétitionnaires ont eu droit au débat public à la Chambre des députés et ont pu savoir ce que les partis envisageaient de faire ou de ne pas faire pour légaliser le cannabis, c’est-à-dire rendre la substance légale comme peut l’être l’alcool. À l’occasion de ce débat, la ministre de la Santé avait livré les chiffres d’une étude statistique indiquant que 9,8% des jeunes entre 15 et 34 ans ont reconnu en avoir consommé plus ou moins régulièrement les douze derniers mois.
 
Les partis politiques avaient eu l’occasion de préciser leur position et la majorité d’entre eux s’étaient prononcés pour une légalisation sous certaines conditions, à commencer par un contrôle strict de l’État sur la production et la vente. Le DP, qui ne voulait pas entendre parler de légalisation dans son programme en 2013, n’a pas su résister à la pression de sa section des jeunes. En effet, le président Claude Schommer avait déclaré au printemps dernier que les jeunes démocrates «ne lâcheraient rien» en ce qui concerne la légalisation du cannabis.
 
La chose est devenue si sérieuse et pressante aux yeux des députés que le président de la commission des Pétitions, Marco Schank (CSV), avait annoncé la création «au mois de septembre» d’une commission jointe pour débattre de façon élargie des problématiques liées aux drogues, dont le cannabis, mais aussi à l’alcool, aux jeux ou encore aux médicaments.
 
Étudier les modèles existants
 
Il s’agira pour les députés d’examiner de plus près les modèles existant dans d’autres pays en matière de politique des drogues, alors que les pétitionnaires, eux, évoquaient une légalisation du cannabis récréatif et sa vente dans des coffee shops au Luxembourg. Une perspective effrayante pour certains politiques qui y voient déjà les portes ouvertes au tourisme de la fumette.
Les pétitionnaires avaient avancé le modèle canadien comme exemple à suivre. En juin dernier, Justin Trudeau a annoncé que la légalisation du cannabis serait fixée au 17 octobre prochain. La loi autorise la culture personnelle de quatre plants par ménage. «Notre objectif est un objectif de sécurité et de santé publiques», avait rappelé Justin Trudeau, convaincu que la vente légale fera du mal au crime organisé.
 
L’exemple canadien sera observé de très près, mais il faut d’abord attendre les premiers effets de cette nouvelle légalisation. Pas sûr que la police et la justice se retrouvent avec moins d’affaires à traiter. La situation au Luxembourg est claire pour le moment : «Tout est interdit : l’achat, la consommation, la vente», avait rappelé Félix Braz.
Il n’en demeure pas moins que se procurer du cannabis dans le pays est assez accessible. Le ministre de la Justice avait balayé l’argument selon lequel une légalisation du cannabis allègerait le travail des autorités policières et judiciaires : «Il restera toujours du travail pour la police et la justice. Car il faudra contrôler s’il n’y a pas de marchés parallèles», avait-il conclu à la Chambre des députés devant les pétitionnaires.
 
Geneviève Montaigu
 
Source: lequotidien.lu
 
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By Indi-Punky,
Le tribunal estime que le règlement envahit les pouvoirs de l'Etat et peut protéger les activités illégales
 
La séance plénière de la Cour constitutionnelle a décidé d’annuler à l’unanimité la loi catalane régissant les associations de consommateurs de cannabis , selon un jugement daté du 19 septembre. Les magistrats ont estimé que cette réglementation envahissait les compétences de l’Etat, après que le gouvernement de Mariano Rajoy l’ait interjeté en appel en octobre dernier, alléguant également qu’elle conférait une protection juridique à des activités qualifiées d’infraction dans le Code pénal.
  Le tribunal souligne que, bien que le cannabis contienne des éléments ou des ingrédients actifs susceptibles d’être utilisés à des fins thérapeutiques, il ne peut être considéré comme un médicament ou un médicament au «sens strict». "Mais une substance classée comme stupéfiant, ce qui signifie que c'est une compétence en matière pénale réservée à l'Etat, conformément à l'article 149.1.6 de la Constitution", souligne la résolution.
 
En ce sens, la Commission constitutionnelle souligne que la loi catalane "reconnaît les fonctions de collecte ou d'acquisition et de distribution ultérieures" du cannabis aux clubs, en plus de les définir comme "un espace privé répondant aux conditions idéales de consommation". Par conséquent, lorsque l'on considère cette substance comme un médicament, les autonomies ne peuvent pas légiférer sur ce type de centres. Une idée que les magistrats ont déjà souligné lorsqu'ils ont déclaré inconstitutionnelle une loi similaire approuvée en Navarre. La "discipline normative réserve à l'Etat" la législation sur "la consommation, l'approvisionnement et la dispense" de cette substance, souligne le tribunal.
 
En juin 2017, le Parlement catalan a donné son feu vert à la loi régissant les associations de consommateurs de cannabis, qui visait à créer un régime juridique pour ces organisations et à fournir un cadre juridique à leurs activités associés. La loi, issue d'une initiative législative populaire (ILP), n'a été en vigueur que pendant quelques semaines, son application ayant été suspendue après l'appel du gouvernement Rajoy.
 
La décision constitutionnelle renvoie les clubs de cannabis à une sorte de flou juridique . La volonté de mettre un terme à cette situation et de mieux contrôler la consommation de cette substance était précisément l'un des principaux arguments avancés par la Generalitat pour approuver le règlement. Au moment de son approbation, en Catalogne, il y avait plus de 400 associations. Même avec la loi en vigueur, les méandres légaux qui entourent le cannabis n’auraient pas pris fin, puisque les responsables des clubs pourraient en consommer et en distribuer parmi ses membres, mais ils pourraient être arrêtés s’ils étaient surpris en train de cultiver ou de transporter de la marijuana.
 
Les frontières floues entourant la marijuana et l'application du code pénal en ce qui concerne les droits constitutionnels tels que le droit à la vie privée et le droit d'association sont au cœur du débat. Le premier d'entre eux protège quiconque de faire ce qu'il veut s'il le fait dans un espace privé. La seconde, associer pour prendre toute activité si elle ne viole pas la loi.
 
L'histoire de l'Association de l'autoconsommation de cannabis de Barcelone , la première à s'inscrire en Catalogne, illustre bien la controverse. En février 2010, l'entité a présenté sa demande au registre des associations du département de la justice de la Generalitat. Compte tenu des doutes suscités par la demande, ce ministère a demandé un rapport de l’intérieur, responsable des Mossos d’Esquadra. L'intérieur a répondu que l'association ne pouvait pas s'inscrire parce que la fin de la culture et de la distribution de la marijuana est punissable par le code pénal.
 
Des mois plus tard, cependant, un autre rapport du Bureau du Procureur a renversé le ministère de l'Intérieur. Le parquet a maintenu que le droit d'association prévaut et qu'une association ne peut s'empêcher d'être empêchée si son activité (l'autoconsommation ...) n'est pas punissable. En tout état de cause, le bureau du procureur a exhorté les Mossos à intervenir s'ils considéraient que la manière de cultiver, de distribuer ou de consommer la drogue était entrée dans la sphère pénale.
 
L'association a finalement été acceptée par le registre des associations en novembre 2010. Trois mois plus tard seulement, les Mossos sont entrés au siège de l'entité et ont arrêté quatre personnes pour trafic de drogue. Les coups de police contre ces autres clubs de cannabis ont eu lieu en Catalogne ces dernières années .
 
Avec ce précédent, les limbes juridiques dans lesquels vivent les clubs de cannabis - qui paient d’autre part leurs impôts au Trésor comme toute autre activité économique, ce qui leur a permis de gagner devant les tribunaux une affaire contre eux - ne prendront fin Le gouvernement central doit légiférer en la matière, selon toutes les sources consultées. Les tribunaux de Valence - avec le soutien du PSOE, Ciudadanos, Podemos et Compromís - ont approuvé en juin dernier une proposition non juridique en ce sens.
 
La Generalitat de Catalogne n'a pas rendu public sa position avant la décision de la Cour constitutionnelle.
 
Source: https://elpais.com/sociedad/2018/09/26/actualidad/1537962537_657433.html
 
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By mrpolo,
Invoquant un ordre divin, les habitants de ce village du nord-ouest de l’Inde ont décidé de ne plus accueillir de touristes. Ces derniers menaceraient les coutumes locales en véhiculant une culture étrangère, rapporte le Hindustan Times.
 
© MyLoupe / Contributeur, Getty images | L'architecture traditionnelle du village de Malana.
 
À Malana, les touristes se bousculent pour apprécier l’un des meilleurs hashish du monde. Dans ce village isolé du nord-ouest de l’Inde, dans l’état d’Himachal Pradesh, des artisans confectionnent le Malana Cream, une variété de cannabis frottée à la main qui fait le bonheur des amateurs de drogues aux quatres coins du monde. Mais ce juteux business – la substance se vend 250 dollars pour 11 grammes – devrait considérablement ralentir : les touristes ne sont plus les bienvenus à Malana.
 
Des villageois réunis en un parlement bicaméral ont en effet décidé de fermer l’accès du village aux étrangers, sur ordre divin, raconte le Hindustan Times, mardi 11 juillet. Les touristes sont accusés de menacer la culture et les traditions de Malana.
 
Pour en arriver à cette décision, le parlement a invoqué le dieu Jamlu, par l’intermédiaire d’un oracle. Et d’après ce dernier, Jamlu ne porte pas vraiment les pratiques des touristes dans son cœur. "La divinité ne veut qu’aucun villageois ne loue sa propriété comme une maison d’hôte et un restaurant", rapporte Bhagi Ram, gouverneur de Malana au Hindustan Times.
"Il a interdit à chacun de faire cela et ceux qui violeront ses ordres verront s’abattre sur eux sa malédiction."
Protéger sa culture face au tourisme de la drogue
Selon le récit local, le peuple malanais, qui parle son propre dialecte et ne reconnaît pas l’autorité du gouvernement indien, descend de l’empereur Alexandre Le Grand. Appartenant à la caste des kshatryas – celle des guerriers, la plus noble après celle des brahmanes–, ils se perçoivent comme un peuple sacré et refusent tout contact avec un étranger ou membre d’une caste inférieure. L’endogamie y est donc généralisée et a contribué à l’isolement des Malanais qui ont longtemps vécu de la fabrication artisanale de produits en chanvre. Avant que la culture et le commerce de cannabis y soient importés par des étrangers dans les années 1970. Depuis, l’ouverture au monde et aux nouvelles technologies n’a cessé de se développer pour faire planer dans les esprits la menace d’une dilution des traditions locales.
Mais les habitants reprochent aussi aux étrangers d’avoir contribué à bâtir une image tronquée de Malana en l’associant exclusivement au cannabis. En février dernier, le village avait ainsi interdit les photos : les clichés pris par les visiteurs étaient perçus par les locaux comme caricaturaux, réduisant trop souvent Malana à un hub du trafic de drogues.
 
Par Majda ABDELLAH
 
Source: france24.com
 
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By mrpolo,
Selon une étude du gouvernement, la consommation de cannabis a explosé ces dix dernières années chez les quinquagénaires et les sexagénaires américains.
 
 
PHOTO MARY TURNER/REUTERS
 
“Vous devriez parler de cannabis avec vos grands-parents”, conseille le Washington Post à ses lecteurs.
Et pour cause, selon une nouvelle étude sur la consommation de drogue publiée en septembre par l’Agence des services en toxicomanie et en santé mentale, la consommation de cannabis a explosé ces dix dernières années chez les Américains âgés de plus de cinquante ans.
“Jusqu’en 2000, rappelle le journal, les adolescents étaient quatre fois plus susceptibles d’avoir consommé de la marijuana que les quinquagénaires et les sexagénaires.”
L’âge d’or des seniors
Aujourd’hui, dans la catégorie des personnes qui fument de la marijuana chaque mois, “on retrouve davantage de baby-boomers âgés de 55 à 64 ans que d’adolescents âgés de 12 à 17 ans”.
Les seniors américains de plus de 65 ans ont également vu leur consommation augmenter, note le quotidien, qui y voit un effet peu connu de la légalisation du cannabis.
 
“En général, on a tendance à se focaliser sur les effets de la légalisation sur la consommation des plus jeunes”, pourtant l’usage de la marijuana “se concentre aujourd’hui chez les personnes plus âgées”.
Depuis 2012, neuf États américains et la région de la capitale fédérale ont légalisé la consommation de cannabis à des fins récréatives pour les adultes, rappelle le journal.
 
“Cette vague de légalisation déferle alors que les baby-boomers entrent dans leur âge d’or. Ceux-ci étaient déjà des consommateurs de cannabis dans les années 1960 et 1970, et il semble qu’ils utilisent aujourd’hui leurs années de retraite pour réitérer les expérimentations de leur jeunesse.”
 
Enfin, l’usage médical de la marijuana entre également en ligne de compte. Selon une autre étude citée par le journal, plus de 20 % des seniors expliquent que c’est leur praticien qui leur a recommandé d’essayer le cannabis.
 
Source: courrierinternational.com
 
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By mrpolo,
Face à la crise économique palpable, le Liban a décidé de tirer profit de ses champs de cannabis.
 
Face au succès rencontré par le cannabis thérapeutique dans le monde, et particulièrement en Amérique du Nord, Beyrouth a décidé de légaliser la production de la plante sur son territoire. Ce dernier détient en effet la quatrième réserve de la planète.
Cette décision du gouvernement découle directement des difficultés rencontrées par le pays du Cèdre, dues notamment à l’afflux massif de réfugiés en provenance du voisin syrien; gangrené par la guerre civile depuis maintenant sept longues années. Un contingent représentant désormais un quart de la population et pesant de facto sur l’économie domestique.
 
Mais ce n’est pas tout, relaie France 24, puisque le cabinet de conseil international, McKinsey & Cie – chargé par le Liban de préparer un plan de relance économique – a également pesé sur ce revirement. Et cela, en préconisant, entre autres, l’instauration de régions dédiées à la culture de la substance à des fins médicales et dans un cadre légal.
 
 
Faire d’une pierre deux coups
Le président Aoun fait donc double recette dans ce dossier. Car le cannabis prohibé jusque-là par les textes, faisait le bonheur du commerce parallèle et des réseaux mafieux.
En conséquence, l’exploitation de ces champs extrêmement fertiles profiteront désormais aux caisses de l’Etat; une manne financière qui pourrait atteindre 500 milliards d’euros chaque année, estiment les experts. Ce qui n’est pas négligeable vous en conviendrez.
 
Source: lemonde-arabe.fr
 
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By Indi-Punky,
Récemment, le Japon a approuvé un grand panneau d'affichage à la station Omotesando à Tokyo. Le panneau affichera une publicité pour l'un des produits CBD d'Elixinol, les gouttes d'huile de chanvre.
 
 
 
Ce n'est pas très médiatisé, mais le Japon est très dur avec le cannabis. Les récidivistes peuvent recevoir des peines d'emprisonnement de cinq ans et des arrestations d'à peine 11 grammes font la une des nouvelles du soir. Mais malgré tout, les produits à base de CBD sont actuellement légaux à vendre dans le pays et devraient être particulièrement utiles pour la population vieillissante. Les campagnes ne sont peut-être pas encore informés parce que les producteurs de CBD ne sont pas autorisés à promouvoir leurs produits, une politique qui a changé depuis la semaine dernière.
 
Le Japon a officiellement interdit la marijuana depuis 1948, des habitudes prohibitionnistes reprises des occupants américains. Avant cela, le chanvre n'était pas difficile à trouver. Alors que la position du pays sur l'herbe n'a pas changé récemment, l'attitude à l'égard de l'huile de CBD et du chanvre se sont atténuées. Le plus remarquable a été en 2015, lorsque la première dame Akie Abe a exprimé son amour pour le chanvre, affirmant qu'elle aimerait le cultiver si elle y est autorisée. "Bien que ce ne soit pas encore autorisé au Japon", a déclaré Abe, "je pense que cela peut être très pratique à des fins médicales".
 

 
L'huile de CBD a été légalisée en 2016, peu de temps après l'approbation de M. Abe. Elixinol, une entreprise australienne, a commencé à vendre des huiles de CBD au Japon. Alors que certains producteurs ont été autorisés à vendre des produits au Japon, peu d'entre eux connaissent la raison de l'interdiction de la publicité. Cela a maintenant changé avec la première publicité pour du CBD approuvée en campagne, à commencer par un grand panneau d'affichage dans la station Omotesando. Il affiche une jeune femme avec des feuilles vertes dans ses cheveux (mais pas ces feuilles vertes). La gare d'Omotesando se trouve à quelques arrêts seulement des principales agglomérations comme Shibuya, la deuxième gare la plus fréquentée de Tokyo, et Harajuku, le quartier de la mode de la ville.
 
"Le Japon a un lien culturel très fort avec le chanvre, et son utilisation par notre peuple remonte à l'Antiquité", a déclaré le PDG d'Elixinol Japan, Makoto Matsumaru. "L'approbation de la publicité commerciale pour nos gouttes d'huile de chanvre est une victoire majeure pour l'industrie du chanvre et vient après plusieurs mois de collaboration avec les autorités compétentes pour obtenir une autorisation."

Bien que les huiles de chanvre et de CBD soient encore loin de l'herbe de cannabis à fumer, cela montre une ouverture nouvelle dans un pays qui s'est obstiné à progresser socialement.
 
Source: herb.co
 
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By mrpolo,
Quelqu'un veut des cigarettes de cannabis ? Carreras of Jamaica examine la possibilité de produire des cigarettes de cannabis légales, car le commerce illégal frappe durement.
 
 
Ne soyez pas surpris si des cigarettes légales fabriquées à partir de ganja (cannabis) arrivent bientôt dans les rues.
Les grands producteurs comme Carreras sont en train de sonder cela et d'autres possibilités de cannabis, car la concurrence croissante des cigarettes importées illégalement continue de s'infiltrer de plus en plus profondément dans les profits du commerce légal.
 
Ce n'est un secret pour personne que British American Tobacco (BAT), la société mère de Carrerras, a, comme d'autres grands vendeurs de tabac américains, dont Phillip Morris, examiné le marché du cannabis et la possibilité de produire des cigarettes douces limitées par le contenu légal des principaux cannabinoïdes - le cannabidiol (CBD) et le tétrahydrocannabinol (THC), bien que seul le THC soit psychoactif.
 
Le directeur général de Carreras Limited, Marcus Steele, a déclaré que, tout comme la société mère BAT, Carreras est prête à rivaliser dans un environnement légal du cannabis.
"Tant que c'est légal, nous sommes dans le commerce des combustibles. Il se trouve que ce sont des cigarettes, mais si demain matin c'est du cannabis, c'est un autre produit du côté des combustibles. Je suis sûr que nous serions plus qu'intéressés", a déclaré M. Steele lors de la séance de jeudi dernier au Jamaica Observer Press Club.
Il a dit que quiconque a suivi l'évolution de BAT, qui possède Carreras et plusieurs autres compagnies de tabac en Amérique latine et dans les Caraïbes, comprendrait comment elle aborde la question du cannabis.
 
"Là où réside l'opportunité, nous ne sommes pas assis sur la clôture. Nous en parlons, nous le surveillons et nous nous préparons nous-mêmes, et la Jamaïque n'est pas différente. Je m'en tiendrai là", a-t-il déclaré.
Lorsque l'observateur du dimanche a demandé au ministre de l'Agriculture et des Pêches Audley Shaw ce qu'il pensait de la production locale de cigarettes de cannabis pour le marché jamaïcain, il a répondu que les possibilités de l'utilisation récréative du cannabis en tant que cigarettes est quelque chose que le gouvernement surveille comme un possible coup de pouce à l'économie.
 
"Au fil du temps, je pense que nous serons en mesure d'adopter le cannabis récréatif dans le cadre de l'industrie (touristique)", a déclaré Shaw à l'observateur du dimanche.
Shaw, l'ancien ministre des finances et de la fonction publique, a fortement préconisé l'utilisation du cannabis à des fins médicinales, mais croit qu'à un certain stade, la légalité devrait être étendue à son utilisation récréative dans l'industrie du tourisme.
Après avoir été en contact étroit avec Carreras et d'autres membres de l'industrie locale des cigarettes, Shaw a été confronté à des plaintes croissantes de la part des distributeurs locaux sur le fait que les marques importées illégalement représentent maintenant près de 50 pour cent du marché.
 
Steele s'est plaint jeudi que les droits d'accises élevés et les opérations illégales dans les ports locaux, qui permettent le chargement de conteneurs remplis de cigarettes importées sur le marché sans payer de droits de douane, étouffent les distributeurs légaux.
Shaw, au cours de son mandat de ministre des Finances, s'est familiarisé avec la situation, ainsi qu'avec la plainte de Steele selon laquelle le gouvernement perd des millions de dollars en recettes provenant de l'importation illégale.
Avec la croissance de l'industrie du cannabis aux États-Unis, BAT s'est également intéressée à l'industrie.
 
Shaw a déclaré jeudi que, en ce qui concerne le gouvernement, son seul intérêt est actuellement la disponibilité de produits médicinaux à base de cannabis. Toutefois, il a déclaré que le Gouvernement est conscient des possibilités offertes par les produits récréatifs à base de cannabis.
Il a dit que ses observations au cours de ses récents voyages au Canada, pour explorer leur utilisation légale du cannabis, sont que l'industrie du cannabis à des fins récréatives est deux fois plus importante que le marché des médicaments.
 
Aux États-Unis également, dans un nombre croissant d'États fédéraux, dont la Californie et la Floride, les électeurs ont fait preuve d'empathie en menant des campagnes visant à supprimer la plupart des lois qui restreignent l'usage de la drogue.
La même chose s'est produite en Europe où, par exemple, la Suisse a récemment autorisé la vente de cigarettes de cannabis à faible valeur CBD et THC dans les supermarchés.
 
Par JAMAICA OBSERVER
Source: stlucianewsonline.com
 
A lire aussi:  Le gouvernement jamaïcain veut aller plus vite sur l'industrie de la ganja
 
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By UFCM-I Care,
Alors que l’Italie a récemment étendu son programme de cannabis médical à plus de pathologies, et donc à plus de patients, son système de production se trouve déjà dépassé par l’ampleur de la demande. Pour remédier à cette situation, la ministre de la Santé, Giulia Grillo, vient d’annoncer qu’elle comptait augmenter la production de cannabis médical et a évoqué pour ce faire un partenariat avec des producteurs privés.
 
Le système actuel
Depuis 2007, le cannabis médical est légal en Italie mais le monopole de la production est détenu par l’armée qui cultive la plante à l’Institut Chimique et Pharmaceutique Militaire de Florence. Ce mode de production ne parvient toutefois pas à répondre à la demande croissante de la population en cannabis médical. Pour s’en procurer, les patients peuvent également l’importer depuis l’étranger, solution coûteuse et inaccessible à une grande majorité d’entre eux. Or, l’accès à la santé pour tous est un droit constitutionnel en Italie.
La ministre de la Santé semble avoir reconnu que la situation actuelle n’était pas viable pour les patients et, à la suite d’une visite de l’Institut hier, elle a admis que la production militaire n’était pas suffisante. Elle a donc annoncé vouloir augmenter les capacités de productions de cannabis médical italiennes.
Le système potentiel
Dans cette optique, le gouvernement italien va considérer la possibilité d’octroyer des licences à des compagnies privées au travers d’un système de partenariat public-privé entre le gouvernement et les producteurs. La ministre ne s’est pas étendue sur les détails d’un potentiel marché de la production et on ne sait pas quelle place auront les entreprises italiennes dans ce domaine : seront-elles en concurrence avec des entreprises étrangères ou bénéficieront-elle d’un avantage national ?
Si les entreprises étrangères se trouvent en situation d’égalité sur le marché italien, les potentiels producteurs italiens ne résisteront pas à la concurrence des pays exportateurs de cannabis médical comme le Canada où les entreprises privées pèsent déjà plus d’un milliard de dollars et cherchent à exporter leur marchandise à la faveur du vent progressiste en matière de cannabis.
En revanche, si la production italienne se développe, il est possible que l’Italie rejoigne le Canada, l’Uruguay, l’Australie, les Pays-Bas et Israël déjà solidement implantés dans le marché international de l’exportation de cannabis médical. Il semble que la ministre envisage cette possibilité : « l’augmentation de la production est importante car elle pourrait satisfaire d’autres exigences, pas seulement internes mais aussi externes ».
Elle a également posté sur son Facebook, après avoir rencontré le Comité des Patients du Cannabis Thérapeutique, qu’elle fera tous les efforts nécessaires « pour rendre le cannabis médical disponible en pharmacie pour garantir la continuité des thérapies ».
Selon la ministre, ces nouveaux arrangements seront effectifs bientôt : « il faudra du temps pour l’organisation, évidemment, mais, étant donné que c’est une activité de grand intérêt pour le ministère de la Défense comme pour celui de la Santé, tous les efforts pour le faire dans le temps le plus bref possible seront faits ».
 
https://www.newsweed.fr/italie-production-cannabis-medical-prive/
 
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By mrpolo,
La légalisation de la marijuana, prévue le 17 octobre prochain, devrait créer environ 700 emplois en Saskatchewan liés à la culture, la production, la distribution et la vente, selon des estimations de CBC.
    Photo : La Presse canadienne/DARRYL DYCK   CBC a contacté plusieurs des 51 détenteurs de permis de vente de cannabis dans la province, dont la majorité à Saskatoon et Regina. Ces derniers estiment devoir engager une vingtaine de personnes chacun.
Dans le cas de Kevin Tindall, un comptable de Saskatoon qui a obtenu l’un de ces permis, il prévoit avoir besoin d’au moins une dizaine de personnes pour son magasin situé à Swift Current. Il explique que les critères d’embauche seront la personnalité et la capacité à vendre un produit.
« Nous serons ouverts bien avant la date de légalisation. Nous sommes impatients et nous voulons informer les gens », fait-il valoir.
« Je pense que cette industrie va être énorme », ajoute-t-il.
 
Estimations du nombre d’emplois liés à l’industrie du cannabis
Regina et Saskatoon : 20 à 25 employés par magasins
Autres municipalités : une moyenne de 11 employés par magasin
Production, entreposage et distribution: 300 emplois
Source : CBC
 
En comparaison, Tweed Grasslands, l’une des divisions de Canopy Growth qui aura des succursales à Fort Qu’Appelle, Humboldt, Meadow Lake, Melville et dans la municipalité rurale de Corman Park, prévoit embaucher au moins 25 personnes par magasin.
« En Saskatchewan, nous sommes à la recherche de gens compétents, énergiques et intelligents qui correspondent à l’esprit du milieu », indique l’un des directeurs généraux de Canopy Growth et propriétaire de Tweed Grasslands, Andrew MacCorquodale.
Selon lui, l’usine de production de marijuana médicinale de Yorkton pourrait compter au moins 80 employés d’ici la fin de l’année.
Même son de cloche pour Aurora Cannabis, l’autre géant du cannabis autorisé au Canada. L’entreprise a publié des offres d’emplois en ligne, en plus d’engager cet été un associé des affaires réglementaires, un coordonnateur du marketing médical, un gestionnaire de projet et plusieurs assistants à la culture et au marketing.
 
Entrepôts et distributeurs
En Alberta, le grossiste d’accessoires de marijuana High Tide croit que cinq à dix entreprises demanderont des permis de grossistes en Saskatchewan. Chacune de ces entreprises devrait employer au moins six personnes, selon son estimation.
Les entrepôts et centres de distribution situés près de North Battleford, Regina et Saskatoon pourraient quant à eux compter plus de 200 employés afin de répondre aux besoins des détaillants qui seront à la recherche de produits de qualité.
« Je pense vraiment que ce sera un moteur économique important pour la Saskatchewan », raconte le PDG de l’entreprise d’Edmonton Fire & Flower, Trevor Fencott.
 
Fire & Flower a obtenu l’un des deux permis de détaillants à Yorkton et il souhaite faire bonne impression. Selon lui, une bonne proportion des clients de la région seront plus âgés et pourraient essayer la marijuana pour la première fois depuis plusieurs années. Il ne veut pas d’une clientèle de gros consommateurs. Il est plutôt d’avis que c’est aux clients de choisir si la marijuana peut correspondre à leur style de vie ou non.
Il embauche présentement 14 personnes pour son magasin à Yorkton.
D'après les informations de Jennifer Quesnel, CBC
 
Source: ici.radio-canada.ca
 
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By mrpolo,
C’est peut-être le moment de changer de carrière pour certains.
À l’aube de la légalisation du cannabis, la valeur de l’herbe a spectaculairement chuté. En deux ans, le prix du gros de certaines variétés a baissé de moitié, selon des revendeurs. Tellement qu’ils se demandent s’ils ont un avenir dans le domaine. Pour mieux comprendre ce qu’il adviendra du marché noir après le 17 octobre, VICE est allé à leur rencontre.
Attablé à un café des Laurentides, Julien* semble un peu découragé lorsqu’il parle de ses options dans « l’industrie » du cannabis. Il se considère comme un « bougeur », soit l’intermédiaire entre le cultivateur et le revendeur qui fournit le consommateur. Chaque semaine, il « fait bouger » plusieurs dizaines de livres.
  « Les prix ont tellement planté et je ne pense pas que ça va remonter, dit-il. Difficile de continuer à ce train-là. Depuis deux ans, on a perdu la moitié de la valeur sur le marché noir. Il y a tellement de concurrence, estie, que ça devient difficile. »
Julien remarque que le nombre de vols a quant à lui augmenté, puisque la production est de moins en moins rentable. Ça lui est d’ailleurs arrivé cet hiver. « Ils m’ont busté mon argent, mon cannabis séché et mes extractions. J’essaie de trouver autre chose à faire en ce moment, parce que c’est particulièrement dur de se rebâtir ces temps-ci. J’ai notamment investi dans de l’immobilier. »
Rencontré dans le Sud-Ouest de Montréal, Robert gère une opération de livraison qui emploie huit personnes. Il estime vendre une dizaine de livres par semaine. Pour l’instant, il s'accommode très bien de la valeur du cannabis sur le marché parce que, si le prix du gros a beaucoup baissé, le prix de détail dans la rue, lui, demeure stable. « Ça me coûte moins cher qu’avant pour une livre et je vends toujours 3,5 g autour de 25 $, dit-il. C’est donc positif! »
 
Jesse, un autre « bougeur » du quartier Hochelaga-Maisonneuve, souligne toutefois que le prix de gros de certaines variétés de cannabis de haute qualité est toujours très élevé. « Le prix du pot de marde a baissé, c’est clair, mais le bon weed coûte encore super cher. Mais, encore là, pour moi, la marge de profit est petite. Il y a tellement de concurrence aujourd’hui. Il m’est arrivé d’acheter des livres à 1700 $ que je revendais à 1800 $. »
 
Statistique Canada, qui sonde de manière anonyme des consommateurs sur internet, a aussi remarqué une chute constante des prix. « On estime que, depuis 1990, le prix du cannabis consommé à des fins non médicales a baissé en moyenne de 1,7 % par année, pour atteindre environ 7,50 $ le gramme en 2017 », peut-on lire dans l’étude Compte économique sur le cannabis, 1961 à 2017. Durant la même période, l’indice des prix à la consommation a quant à lui augmenté de 1,9 % par année.
 
Économiste spécialisé en agriculture et professeur de management à l’Université Laval, James Eaves a étudié la question et confirme que les prix au Canada ont chuté considérablement au cours de la dernière année, en raison d’une augmentation de l’offre couplée à une baisse de la répression. « J'estime que les producteurs légaux ont actuellement une capacité qui dépasse de loin les estimations de la demande totale intérieure. Nous avons assisté à la même chose dans les États américains qui ont légalisé : à mesure que la légalisation approchait, les prix chutaient rapidement. »
  M. Eaves fait aussi le constat que certains produits plus haut de gamme du cannabis prennent de la valeur, comme les variétés plus rares, mais également les produits transformés. « Aux États-Unis, les consommateurs ont vraiment aimé ces innovations de produits et il y a eu des pénuries, explique-t-il. La demande était donc encore élevée par rapport à l'offre. Mais au Canada, au lendemain de la légalisation, il n'est pas clair si nous assisterons à ce modèle parce qu'il y a tellement de règlements concernant les produits transformés. Actuellement, les producteurs ne peuvent vendre que de l’huile et des fleurs séchées. »
 
Seul l’avenir nous dira si le marché noir survivra à la légalisation attendue le 17 octobre, mais l’expérience américaine nous indique que quatre ans après la fin de la prohibition au Colorado et dans l’État de Washington, la vente illicite est loin d’être éradiquée. « Qui va gagner va être déterminé par les taxes, la rigueur de la réglementation et la répression contre les producteurs et les détaillants illégaux », avance James Eaves.
 
* Les noms ont été changés pour préserver l’anonymat des personnes citées.
Simon Coutu
 
Source: vice.com
 
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By mrpolo,
La Cour constitutionnelle de Géorgie a aboli les amendes imposées jusqu'alors pour consommation personnelle de cannabis dans ce pays du Caucase au motif qu'elle relevait du "droit au développement personnel", tout en réaffirmant que la culture et la vente restaient répréhensibles.
Photo: En mai, des milliers de personnes se sont rassemblées pendant plusieurs jours dans la capitale géorgienne,
Tbilissi, pour protester contre des raids policiers prétendument musclés dans deux boîtes
de nuit populaires où huit trafiquants présumés ont été arrêtés.photo@AFP
 

 
Dans une décision rendue publique hier, la Cour stipule que "punir la consommation de marijuana contredit la Constitution géorgienne".
La consommation personnelle du cannabis était jusqu'alors considérée comme une infraction passible d'environ 170 euros d'amende. Dans son arrêt, la Cour précise cependant que des poursuites pour consommation de cannabis restait justifiées quand elle posait "une menace pour un tiers" par exemple dans "les institutions éducatives et certains espaces publics".
 
 
Le gouvernement géorgien a été critiqué dans le passé par des défenseurs des droits pour une politique décrite comme excessivement répressive contre les drogues. En mai, des milliers de personnes avaient manifesté dans la capitale Tbilissi, au son de la musique électronique, pour dénoncer des raids policiers dans des discothèques dans le cadre d'une campagne de lutte contre la drogue.
Certains des clients présents dans les discothèques au moment des raids ont affirmé que la police avait fait usage de la force d'une manière disproportionnée à leur égard et que la découverte de drogue pendant des fouilles avait été mise en scène par des policiers.
  Source: Le Figaro.fr avec AFP   On en parle sur le forum
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By mrpolo,
Après l'Allemagne, l'Autriche, la Finlande ou l'Italie, le Royaume-Uni s'apprête à suivre l'exemple de ses voisins européens. À l'automne prochain, il autorisera le cannabis à usage thérapeutique.
 
Photo: Sajid Javid le ministre britannique de l'Intérieur /Getty Images
 
Un joint sur ordonnance. Ce sera désormais possible au Royaume-Uni. À l'automne prochain, le gouvernement autorisera le cannabis médical, ou thérapeutique. "Cela aidera les patients avec des besoins médicaux spécifiques mais cela ne constitue en aucun cas un premier pas vers la légalisation du cannabis à usage récréatif", a nuancé le ministre britannique de l'Intérieur Sajid Javid.
L'intérêt pour le cannabis ou chanvre indien, utilisé comme plante médicinale depuis l'Egypte ancienne, a été relancé dans les années 90 par la découverte d'un analogue du cannabis fabriqué par l'organisme, le cannabinoïde endogène, présent dans le cerveau des hommes comme des animaux.
 
Depuis cette date, des dizaines d'études ont confirmé l'intérêt du cannabis thérapeutique par exemple pour soigner des spasmes musculaires dans la sclérose en plaques et dans l'épilepsie, des douleurs chroniques dans certaines pathologies neurologiques, ou encore prévenir des nausées et vomissements chez les personnes atteintes d'un cancer.
Au Royaume-Uni, le cannabis, qui était classé comme une drogue n'ayant pas de valeur thérapeutique va donc changer de catégorie. Le Département des soins de santé et sociaux (DHSC) et l'Agence de réglementation des médicaments et produits de santé (MHRA) vont maintenant "définir clairement ce qui constitue un médicament dérivé du cannabis" afin que ceux-ci puissent être prescrits, a indiqué le ministère de l'Intérieur. "Les autres formes de cannabis seront strictement contrôlées et ne seront pas disponibles sur ordonnance".
 
Cette décision relance le débat dans l'Hexagone. Depuis quelques semaines, plusieurs élus et médecins demandaient la légalisation du cannabis à usage thérapeutique. Fin mai, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, s'était déclarée favorable à la recherche et au développement du cannabis médical.
 
 
Source: francetvinfo.fr
 
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By mrpolo,
LUXEMBOURG - Un débat public a été organisé, jeudi matin, à la Chambre des députés, sur la légalisation du cannabis à usage récréatif.

Les pétitionnaires Guy Munhowen (à gauche), Joé Schmit (au centre) et Christopher Zimmer s'engagent en faveur d'un cadre légal pour la consommation du cannabis à usage récréatif.
 
Avec 7 471 signataires, la pétition publique réclamant une légalisation du cannabis à usage récréatif et l’ouverture de coffee-shops, a connu un succès certain. Assez pour susciter un débat public au cours duquel une somme de questions pratiques, mais aussi de principes, ont été abordées jeudi à la Chambre des députés.
 
Sur le fond, les différents partis ont campé sur leurs positions dans les différents discours. Le maître mot pour les défenseurs de la dépénalisation? «Arrêter avec l’hypocrisie», a lancé Josée Lorsché (Déi Gréng) alors que la consommation de cannabis est relativement répandue malgré l’interdiction. «Ce qu’il faut, c’est protéger les mineurs ou encore contrôler la qualité», a poursuivi la député écologiste. «L’alcool est autorisé et pas le cannabis, ce n’est pas logique», a rebondi David Wagner (déi Lénk).
  «Le coût de la répression est très important, indique pour sa part Guy Munhoven, l'un des trois pétitionnaires. Légaliser le cannabis permettrait de porter un coup au marché noir». «Il serait intéressant de connaître le potentiel économique d’une légalisation, estime de son côté Max Hahn (DP). Mais il serait aussi nécessaire d’encadrer tout cela avec des contrôles».
 
«Cette pétition arrive à point nommé»
 
Le débat sur les coffee-shops a forcément découlé sur la question du tourisme du cannabis, «avec le risque de voir des milliers de personnes passer la frontière et venir au Luxembourg juste pour consommer», craint Gast Gibéryen (ADR). Son parti préconise une solution européenne sur le sujet de la légalisation. Du côté du CSV, on se dit «ouvert aux discussions», mais contre la légalisation pour l’instant. Martine Mergen souhaite le lancement «d’études pharmaceutiques» sur le sujet.
 
En termes de santé publique, la présidente de la commission de la Santé, Cécile Hemmen (LSAP) n’a pas manqué de rappeler la dépendance «aussi bien psychique que physique à une drogue comme le cannabis. Ce sujet ne doit pas être négligé. Tout comme la prévention et la sensibilisation». Des arguments appuyés par la ministre de la Santé, Lydia Mutsch (LSAP) qui a tenu à préciser que «ni le modèle répressif de la France, ni l’approche libérale de la République tchèque n’ont eu d’impact sur le niveau de consommation. Les deux pays restent parmi les plus grands consommateurs de cannabis en Europe». «Même si la loi luxembourgeoise a évolué, cette pétition arrive à point nommé. C’est un sujet qui préoccupe largement la société», a-t-elle conclu.
 
Source: lessentiel.lu
 
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By mrpolo,
Il est rare de voir les mots "Canada" et "domination mondiale" côte à côte dans une même phrase. Toutefois, les producteurs de cannabis de ce pays souhaitent changer la donne et se positionner en leader mondial du secteur du cannabis. La légalisation de la marijuana à usage récréatif entrera en vigueur au Canada à partir du 17 octobre prochain.
 

© iStock/Nastasic
 
Pour cela, les entreprises canadiennes du secteur sont en pleine expansion et ont établi des coentreprises avec une série de partenaires étrangers, explique The Economist. Cependant, plusieurs pays partagent également les mêmes ambitions.
"L'Uruguay a été le premier pays à légaliser l'usage du cannabis en 2017", rappelle le magazine. “Le Canada sera toutefois le premier grand marché de l'Ouest où le produit pourra être légalement acheté. Les entreprises canadiennes espèrent pouvoir ainsi construire une entreprise internationale qui leur donnera une avance imbattable”.
 
Investisseurs
"Jusqu'à présent, ces entreprises ont financé leurs plans d'expansion en vendant des actions, complétées par des fonds issus de petites banques d'investissement et des coopératives de crédit. Des investisseurs enthousiastes ont poussé le cours des actions vers des niveaux stratosphériques. Certains avertissent déjà par ailleurs de la possibilité de l'éclatement d'une bulle.”
   
"Les plus grandes banques canadiennes, sans qui rien n'est financé dans le pays, se méfient. Mais la situation a changé le mois dernier lorsque la Banque de Montréal à accepter de prêter à Aurora Cannabis la somme de 200 millions de dollars canadiens (147 millions de dollars américains, 125,5 millions d'euros) avec a possibilité d'un prêt supplémentaire de 45 millions de dollars canadiens (29,2 millions d'euros) après la légalisation".
 
"Ces fonds permettront à l'entreprise de continuer à réaliser des efforts afin d'acquérir un position dominante sur les marchés de pays du monde entier", a déclaré Terry Booth, PDG d'Aurora. Selon lui, la demande européenne pour le cannabis médical est beaucoup importante que prévu. Booth cite notamment l'Allemagne, le Danemark, l'Italie, la Pologne et Malte comme des marchés particulièrement prometteurs.
 
Tête de pont
La stratégie consiste à établir une tête de pont sur le marché de la marijuana médicale dans d'autres pays, contexte qui pourrait être exploité si le cannabis récréatif devenait légal dans ces pays.
 
Aurora exporte déjà en Allemagne, en Italie et à Malte. L'entreprise prévoit de construire une serre de 93.000 mètres carrés au Danemark dans le cadre d'une coentreprise avec un producteur européen de tomates. Canopy Growth, un autre producteur européen exerce déjà ses activités dans 12 pays dont l'Australie, l'Allemagne, l'Afrique du Sud et le Danemark.
 
Mais les Canadiens devront faire face à une rude concurrence. Des entreprises d'Australie, d'Israël et de Colombie ont fait part d'ambitions mondiales similaires. Par ailleurs, le leadership mondial du Canada sur le marché du cannabis pourrait se dissiper si les Etats-Unis clarifie leur politique à cet égard.  
 
Par Arnaud Lefebvre
Source: fr.express.live
 
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By mrpolo,
La légalisation du cannabis à des fins médicales est, selon une source bien informée, une des propositions faites par le cabinet de conseil international McKinsey dans son plan pour réformer l’économie libanaise.
 

Une plante de haschisch dans la Békaa. Photo Nour Braidy.
 
Le président de la Chambre des députés du Liban depuis 1992, ainsi que le chef du mouvement Amal , Nabih Berry a déclaré mercredi que le Liban pourrait légaliser la culture du haschisch et son utilisation à des fins médicales. Il s'agit là, a indiqué à L'Orient-Le Jour, une source bien informée, d'une des propositions faites par le cabinet de conseil international McKinsey dans son plan pour réformer l’économie libanaise.

Nabih Berri
نبيه برّي
"Le Parlement libanais se prépare à étudier et approuver la législation nécessaire pour légaliser la culture du haschisch et sa production à des fins médicales à l'instar de nombreux pays européens et certains États américains", a déclaré M. Berry devant l'ambassadrice des États-Unis au Liban Elizabeth Richard.
Le chef du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt avait déjà appelé à plusieurs reprises les autorités libanaises à la légalisation de la culture du haschich, affirmant que cela représente "une formule de relève économique pour la Békaa, pour Baalbeck et pour le Hermel" où le cannabis est largement cultivé.
  L'ancien ministre libanais de la Santé, Waël Bou Faour, avait évoqué en 2016 les bienfaits thérapeutiques du cannabis, plus particulièrement l'huile du cannabis, affirmant que plusieurs pays ont légalisé le recours à cette plante pour des besoins de santé. Il avait également déclaré que, selon lui, le Liban "est en train de rater une opportunité" en raison de sa politique qui criminalise l'usage du cannabis, soulignant la nécessité d'adopter une approche scientifique et économique pour "encadrer et légaliser" la consommation de cette plante. 
 
En 2015, le chef de la brigade des stupéfiants au sein des Forces de sécurité intérieure, le général Ghassan Chamseddine, avait indiqué qu'environ 35 000 dounoums de haschich (3 500 hectares) sont plantés chaque année dans la Békaa centre et nord, dans les cazas de Baalbeck et Hermel, et dans une partie des cazas de Bécharré et Denniyé. "La production annuelle moyenne est d'une centaine de tonnes et le marché annuel de 60 millions de dollars environ", avait-il estimé.
 

Le libanais rouge-Photo@purkif.com

Selon des cultivateurs de cannabis au Liban, le conflit en Syrie voisine a détourné l'attention de l’État et dopé le trafic avec une frontière devenue beaucoup moins contrôlée. L'armée détruisait auparavant chaque année quelques milliers d'hectares de cannabis dans la Békaa.
 

Le libanais jaune-Photo@purkif.com

L’État avait mené des campagnes d'éradication, promettant des cultures alternatives. Mais depuis l'échec d'un programme de l'ONU, il y a plus de quinze ans, un bras de fer l'oppose aux cultivateurs qui réclament la légalisation de cette culture ancestrale. Selon les agriculteurs, la demande a augmenté de plus de 50% depuis 2012, et la majorité du haschich est écoulée vers la Syrie.    
Le plan du cabinet McKinsey pour diversifier l'économie préconise notamment de renforcer les secteurs de l'agriculture, de l'industrie, du tourisme et de la finance.
 
Source: lorientlejour.com
 
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By mrpolo,
Enrique Curbelo, 76 ans, est ravi. Grâce au cannabis, vendu depuis un an dans les pharmacies d’Uruguay, il a remis en selle sa boutique vieillotte, jusqu’ici malmenée par les grandes chaînes modernes.
 
 
Photo - Enrique Curbelo dans sa pharmacie de Montevideo le 9 juillet 2018 Photo MIGUEL ROJO. AFP
 
«Pour moi, c’est comme vendre de l’aspirine. Je me devais de proposer ce qu’elles ne vendaient pas», explique-t-il à l’AFP dans son pull kaki, à quelques jours du premier anniversaire.
Depuis le 19 juillet 2017, pour fumer un joint en Uruguay, plus besoin d’appeler son dealer, il suffit de passer à la pharmacie: ce pays d’Amérique du Sud est devenu le premier au monde à commercialiser en toute légalité de la marihuana à usage récréatif.
Mais le mode de distribution choisi par l’Etat a suscité de nombreuses réticences chez les pharmaciens. D’abord intéressés par la manne financière potentielle, les représentants du secteurs ont ensuite fait état de leurs craintes: peur d’être victimes de vols, interrogations sur la rentabilité - le nombre d’acheteurs inscrits étant trop limités à leur goût - et craintes pour leur image auprès de leur clientèle habituelle.
 
Résultat: dans ce territoire de 3,4 millions d’habitants, grand comme la moitié de l’Allemagne, seuls 14 établissements, dont la moitié à Montevideo, participent actuellement au programme. Le gouvernement n’est pas parvenu à trouver un accord avec les grandes chaînes de pharmacies.
Avant de se mettre à vendre de l’herbe, M. Curbelo, situé à Pocitos, un des quartiers huppés de la capitale, confie avoir dû vaincre ses propres préjugés et observer: il a rejoint tardivement le réseau de pharmacies participantes.
Ce programme lancé par le gouvernement semble rencontrer un succès croissant auprès des consommateurs. En un an, le nombre d’acheteurs inscrits sur le registre officiel a été multiplié par cinq, passant de 5.000 environ à près de 25.000, selon l’Institut de régulation et de contrôle du cannabis (l’Ircca).
 
- «Produits chimiques» -
 
Ismaël Fernandez en fait partie. Ce mercredi, comme chaque semaine, il reçoit un message Whatsapp de sa pharmacie pour le prévenir que le cannabis est arrivé. A la sortie du travail, il s’y rend pour acheter les 10 grammes autorisés par personne et se dirige vers la maison pour se rouler un «joint pour se détendre».
Agés de 31 ans tous les deux et parents d’un garçon de 3 ans, cet employé d’une entreprise de nettoyage et sa compagne Stefania Fabricio, coiffeuse, n’ont donc plus besoin d’acheter à leur dealer de l’herbe paraguayenne ou brésilienne «pressée, mélangée et parfois très mauvaises, pleines de produits chimiques». Et, bien sûr, plus chère.
«Maintenant, c’est plus facile que quand ça a commencé», raconte Ismaël à l’AFP en référence aux longues files d’attentes des premiers temps.
 
«Et la qualité est bonne», ajoute Stefania. «Ça ne te retourne pas la tête et ce n’est pas le but. Ça te fait de l’effet mais tu peux faire des trucs sans problème», raconte-t-elle, convaincue d’être une «privilégiée» en vivant dans un pays avec une telle loi «qui a sorti énormément de gens du marché noir».
Après avoir placé son doigt sur le capteur d’empreinte, Ismaël débourse les 400 pesos (13 dollars) pour les 10 grammes. Le système ne se débloquera que dans une semaine.
Mais certains préfèrent cultiver pour leur propre consommation, ou appartenir à un club cannabique: les deux autres modes d’accès pour un usage récréatif prévus par la loi uruguayenne.
 
Federico Corbo, 41 ans, bichonne ses plantes dans le jardin de sa maison, située à l’extérieur de Montevideo.
S’il est ravi du choix du gouvernement uruguayen, il est moins enthousiaste sur la qualité du produit. «Elle n’est pas mauvaise, mais la qualité est faible», juge-t-il.
D’autres consommateurs enfin, préfèrent rester anonymes et en marge de la loi. La raison? Le registre tenu par l’Etat et décrié par certains.
 
«Je pense que ç’a été mal conçu: si en fin de compter elle (la marihuana) allait être légalisée, l’Etat devait-il endosser ce rôle paternaliste pour surveiller qui fume ou arrête de fumer?», se demande auprès de l’AFP un fumeur qui préfère rester anonyme.
 
Par AFP — 18 juillet 2018
Source: liberation.fr
 
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By mrpolo,
Dans un rapport publié vendredi dernier, l’autorité new-yorkaise en matière de santé publique a recommandé la légalisation du cannabis, notamment pour endiguer la crise des opioïdes et pour cesser la criminalisation excessive des minorités visibles.
 

 
La légalisation récente du cannabis dans de nombreux États américains rend la question plus pressante, souligne-t-on. « La question n’est plus de savoir si on devrait légaliser, mais comment le faire de manière responsable », peut-on lire dans le rapport.
  Cette étude des répercussions possibles de la légalisation sur la santé, la sécurité publique et l’économie a été commandée par le gouverneur Andrew Cuomo en janvier dernier. Survol des conclusions.
 
Ne plus cibler les minorités culturelles
La prohibition fait beaucoup de mal aux minorités. Aux États-Unis, malgré des taux de consommation égaux, les Noirs sont quatre fois plus susceptibles que les Blancs de se faire arrêter pour possession de cannabis.
  Dans l’État de New York, le nombre d’arrestations a baissé considérablement depuis la légalisation du cannabis à des fins thérapeutiques en 2014, mais les arrestations demeurent plus élevées chez les minorités visibles.
En 2017, les personnes arrêtées pour possession de cannabis étaient majoritairement des personnes de couleur (86 %). Seulement 9 % des personnes arrêtées étaient blanches.
 
Cette situation a d’importants effets néfastes sur les membres de minorités visibles, souligne le rapport, notamment en érigeant des barrières au logement et à l’éducation.
La légalisation serait l’occasion de « réduire la criminalisation et l’incarcération disproportionnée des minorités », tout en réinvestissant dans la santé et l’éducation de ces communautés.
 
Contrer les opioïdes avec du cannabis
La crise des opioïdes a causé la mort par surdose de plus de 42 000 Américains en 2016. Dans un tel contexte, la légalisation du cannabis peut comporter plusieurs avantages.
Dans les 29 États américains qui ont légalisé le cannabis à des fins médicales, les taux de surdose sont moins élevés qu’ailleurs.
  Le cannabis peut-être consommé pour réduire la douleur, ce qui peut parallèlement réduire la prescription d’opioïdes à la source, en plus d’aider les patients qui consomment déjà des opioïdes à réduire les doses ou à cesser le traitement.
« La marijuana est une substance efficace contre la douleur, qui réduit grandement les risques de dépendance et qui élimine le risque de surdose mortelle, comparativement aux médicaments à base d’opioïdes », soutient-on.
Certes, le cannabis est déjà permis à des fins thérapeutiques dans l’État de New York, mais la légalisation de sa consommation récréative « pourrait faciliter l’accès à la marijuana pour traiter la douleur ».
 
Des profits substantiels
En offrant une once à 270 $ ou 340 $ - soit les prix répertoriés par le site Price of Weed - , on estime que les recettes annuelles de vente de cannabis pourraient se chiffrer à entre 1,7 et 3,5 milliards de dollars. Dès la première année, l’État pourrait percevoir entre 248 et 678 millions de dollars en taxes.
En outre, le rapport souligne que la légalisation du cannabis réduirait les coûts associés à la prohibition, comme les effectifs de police, les frais judiciaires, la prison, les frais administratifs.
Cannabis partout
S’il en venait à légaliser le cannabis à des fins récréatives, New York viendrait s’inscrire dans une tendance libérale grandissante aux États-Unis. Neuf États ont récemment légalisé la substance, dont le Colorado, la Californie et l’Oregon.
  L’État du Vermont, limitrophe de l’État de New York, vient tout juste de légaliser le cannabis au début du mois. Et on rappelle que New York partage ses frontières avec le Maine, qui a légalisé le cannabis en 2016, et avec le Canada, qui le légalisera le 17 octobre prochain.
 
par Justine de l'Église
Source: vice.com
 

 
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By mrpolo,
Beaucoup de mesures et de propositions de notre pays sont pionnières au niveau international, mais nous les oublions quand nous parlons de pays de référence comme le Portugal ou l'Uruguay.
 

Un exposant présente des graines de cannabis à la foire GrowMed. (EFE)
 
Chaque fois qu'il est question de pays novateurs en matière de politique des drogues, le nom de l'Uruguay, qui a légalisé l'usage du cannabis et dont l'État a pris en charge la culture et la vente de ce produit, est souvent mis en lumière. Le Portugal aussi, dont l'approche sociale de la lutte contre les conséquences négatives de la drogue en a fait un modèle. Peut-être aussi la Suisse ou la République tchèque, avec leurs mesures progressistes. Rarement le nom de notre pays est mentionné, qui n'est pas à la traîne dans les cas mentionnés et qui, dans certains domaines, ouvre de nouvelles directions.
 
Pourquoi ne pas en parler, pas en Espagne ou en dehors de nos frontières ? C'est la grande question posée dans un article récemment publié par les chercheurs Constanza Sánchez, Coordinatrice du droit, des politiques et des droits de l'homme à la Fondation ICEERS, et Michael Collins, Directeur du Bureau des affaires nationales à la Drug Policy Alliance. "L'Espagne est un bon exemple d'un pays aux politiques novatrices en matière de drogues qui, à l'exception des clubs de cannabis, sont à peine connus en dehors de ses frontières", expliquent les auteurs. Les réponses soulignent également la relation exceptionnelle de l'Espagne avec la drogue.
 
Les innovations politiques sont venues de la base, du travail des organisations, des municipalités et des communautés, et non du gouvernement central.
 
Contrairement aux pays phares (Uruguay et Portugal), l'Espagne a connu un mouvement ascendant et les communautés autonomes - en particulier le Pays basque, la Navarre, l'Andalousie et la Catalogne - ont été pionniers dans l'adoption de nouvelles mesures, parfois en confrontation avec le gouvernement central. Il a été une politique de " mieux vaut demander pardon que la permission ", précisément le nom de cette enquête. L'objectif a été à la fois de réduire les dommages causés par les drogues (tant au niveau de la consommation sur le marché) et de rejeter l'approche prohibitionniste qui a caractérisé l'approche ancienne et ratée de la guerre contre les drogues.
 
Mais pourquoi n'en a-t-on pas entendu parler ? "L'un des facteurs est que les innovations politiques sont venues de la base, du travail des organisations avec les usagers, des conseils municipaux et des communautés autonomes", a-t-il déclaré à El Confidencial Sánchez. "Il n'y a pas d'articulation pour communiquer ces décisions au niveau international comme un gouvernement central peut le faire. Dans de nombreux cas, ajoute-t-il, les mesures des municipalités et des communautés se trouvaient dans un vide juridique qui n'avait pas besoin d'être très visible. C'est le cas, par exemple, de la distribution de méthadone ou d'héroïne pour les usagers de communautés comme l'Andalousie ou la Catalogne, qui ont essayé des thérapies à l'héroïne injectée et consommée par voie orale, respectivement.
 

Une cigarette de marijuana. (EFE)
 
Une autre explication est que le changement politique au Portugal ou en Uruguay a mis en jeu d'autres facteurs sociaux (droits de l'homme, justice sociale, etc.) qui les ont rendus particulièrement attractifs pour devenir des références internationales. En Espagne, bien que sa situation ne soit pas si différente de celle de ces pays, le tableau est beaucoup plus fragmenté et donc difficile à vendre. Comme le souligne Sánchez, "plutôt que des politiques, ils ont cherché à s'adapter aux décisions judiciaires, comme la doctrine de la consommation partagée ou les clubs de cannabis". Un dernier facteur historique : jusqu'à une date relativement récente, en raison d'un problème à court terme (connaissance de l'anglais, isolement par rapport à l'Espagne), les débats entre chercheurs étaient internes.
 
Un exemple. Le Portugal est toujours cité comme l'un des pays pionniers dans la dépénalisation des drogues, mais la politique de l'Espagne depuis des décennies n'a pas été très différente : la consommation et la possession n'ont jamais été pénalisées. Paradoxalement, l'Espagne n'a pas décriminalisé les drogues parce qu'elles n'ont jamais été criminalisées, du moins d'une manière criminelle. La tache sombre de la législation espagnole, selon les auteurs, est l'augmentation du montant des sanctions administratives en 2015, selon ce que l'on appelle la règle du bâillon ; c'est pourquoi les auteurs l'appellent " décrimilite ". Comme le rappelle Sanchez, les décisions en matière de drogue en Espagne s'inscrivent trop souvent dans les lois sur la sécurité des citoyens, comme ce fut également le cas avec la loi dite Corcuera.
 
Du récréatif au thérapeutique
 
Les auteurs de l'étude sont clairs : le joyau de l'innovation espagnole sont les clubs de cannabis, qui révèlent beaucoup de choses sur la culture espagnole -permissive avec le haschisch et la marijuana - et les particularités administratives de notre pays. Selon ses données, il existe en Espagne plus de 1 000 organisations à but non lucratif dans lesquelles l'ensemble du cycle de production et de distribution est contrôlé, de sorte que leurs utilisateurs n'ont pas à recourir au marché noir. "Une réponse de la société civile aux politiques actuelles qui persécutent les consommateurs et les cultivateurs de cannabis", a-t-il dit.
 
La plupart des pays où la légalisation du cannabis a été mise sur la table ont utilisé l'argument thérapeutique. L' Espagne non!
 
La grande contribution de ces organisations, qui sont apparues presque spontanément, à la chaleur du rapport Muñoz et Soto de 2001 ? "L'usage récréatif du cannabis, qui, contrairement à d'autres pays, a précédé l'usage médical", explique Sánchez. La plupart des pays où la légalisation possible de cette drogue a été mise sur la table ont utilisé l'argument thérapeutique. Le cas de l'Espagne est le contraire, et le chercheur nous rappelle que les deux communautés où ces clubs ont vu le jour - le Pays Basque et la Catalogne - sont " deux lieux où la société civile est fortement organisée dans tous les domaines ". Un autre exemple de l'approche ascendante de l'Espagne.
 
Pendant de nombreuses années, depuis sa création en 2000, la plupart des plaintes contre ces clubs ont été déposées ou rejetées. Cette petite jurisprudence est fondée sur le fait qu'il n'y a pas de risque de vendre ou de distribuer du cannabis cultivé pour la consommation personnelle. Un vide qui a fait monter en flèche le nombre de clubs au cours des 15 années suivantes. Cette situation exceptionnelle s'est arrêtée ces dernières années, alors que le harcèlement des clubs a explosé, sur la base de la doctrine Ebers de la Cour suprême, qui considérait leurs activités comme illégales.
 

 
Non seulement cela, mais les propositions faites pour la réglementation de ces clubs par des communautés autonomes comme la Navarre ont été suspendues par la Cour constitutionnelle, ce qui prédit un avenir incertain pour eux. "A ce stade, la question cruciale est de savoir si la zone grise juridique qui a permis à ces centres et aux communautés de faire des propositions de réglementation a disparu au point que les clubs sont désormais clairement illégaux ou s'il y a encore une marge de manœuvre", demandent les auteurs. Une autre possibilité pour la légalisation du cannabis est d'adopter le paradigme international et d'aborder la voie thérapeutique.
 
Alors, et maintenant ?
 
L'étude, confesse Sánchez, a été fermée avant que Pedro Sánchez ne devienne président, et y aura-t-il bientôt des changements ? Le rapport rappelle qu'au cours des 30 dernières années, depuis la signature de la dernière convention sur les drogues en 1988, les politiques du PP et du PSOE n'ont pas été très différentes. En aucun cas, ils n'ont ouvert les boîtes de Pandore comme la réglementation possible du cannabis, ce qui est présent dans les deux parties émergentes : Podemos, qui soutient sa légalisation (et, en outre, son éventuelle exportation), et Ciudadanos, qui avec une approche plus libérale a proposé un débat sur le cannabis à usage médicinal.
 
L'Espagne ne peut peut-être pas exporter sa politique comme elle le fait avec le flamenco ou la tortilla, mais cela ne veut pas dire qu'elle n'offre pas de leçons précieuses.
 
Comme le rappellent Sanchez et Collins, c'est la première fois depuis les années 1980 que le consensus sur la politique antidrogue au niveau national est remis en question. Ainsi, comme ils concluent dans leur étude, "les changements politiques en Espagne - tant au niveau national que dans les communautés autonomes - signifient qu'il y a probablement plus de réformes à l'horizon". Notre pays, se souviennent-ils, a fait preuve d'une grande volonté de tester les limites du possible. L'une des clés est le rôle que la justice jouera dans ce domaine, puisque les dernières décisions de la Cour suprême et de la Cour constitutionnelle vont dans la direction opposée.
 
"L'Espagne n'est peut-être pas en mesure d'exporter sa politique en matière de drogues aussi facilement qu'avec le flamenco, la sangria ou la tortilla, mais cela ne veut pas dire qu'elle n'offre pas de leçons précieuses pour les réformateurs du monde entier", concluent les auteurs. C'est une histoire difficile à raconter, avec ses avancées et ses revers, ses nuances et ses paradoxes, mais qui peut être révélatrice au niveau international, surtout en ce qui concerne l'adoption de mesures novatrices qui sont aux antipodes de la soi-disant guerre aux drogues. De petits gestes au niveau municipal et citoyen plutôt que de grands projets de l'État, la politique espagnole en la matière reste une grande inconnue.
 
Par Héctor G. Barnés
Source: elconfidencial.com  
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By mrpolo,
Les Canadiens qui travaillent dans l'industrie du cannabis commencent à avoir des problèmes à la frontière américaine, selon un avocat en immigration.
 
 
Le cannabis sera légal au Canada à partir du 17 octobre, mais les professionnels de l'industrie craignent de faire face à des problèmes à la frontière américaine. Photo : The Canadian Press/Sean Kilpatrick
 
Len Saunders est un avocat en immigration basé à Blaine dans l’État de Washington, un point d’entrée très fréquenté par les Britanno-Colombiens en direction des États-Unis. Il dit que certains de ses clients ont été refusés à la frontière, ou même été interdits à vie, pour leur association avec le commerce de la marijuana
 
« Je reçois des appels presque quotidiennement de personnes dans le secteur de la marijuana au Canada qui sont inquiètes pour leur propre situation ou celles de leurs employés qui font des voyages d’affaires aux États-Unis », dit M. Saunders.
Malgré le fait que la marijuana est légale dans l'État de Washington et sera bientôt légale au Canada, la frontière demeure la juridiction du gouvernement fédéral et est régie par des agents frontaliers fédéraux.
 
Source: ici.radio-canada.ca/colombie-britannique-et-yukon
 
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