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Tribune pour un cannabis médical : «Nous attendons des décisions politiques fortes»

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Tribune sur le cannabis thérapeutique.

 

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Tribune pour un cannabis médical : «Nous attendons des décisions politiques fortes»

 

Dans une tribune que nous dévoilons, médecins, sociétés savantes, associations demandent au gouvernement de tenir ses engagements en mettant en place dès janvier l’expérimentation du cannabis à usage médical.

 

Le cri d'alerte est porté par 51 des principaux acteurs de la mise en place de l'expérimentation du cannabis à usage médical en France. Ceux qui y travaillent depuis deux ans. Les membres du comité scientifique dédié à l'Agence du médicament, parmi lesquels des neurologues, des oncologues, des pharmacologues. Les sociétés savantes (soins palliatifs, traitement de la douleur…), mais aussi les associations de patients, dont la plus puissante, France Asso Santé.

Craignant un nouveau report de la mesure et « face à la souffrance des patients », écrivent-ils, ils interpellent le gouvernement. « Nous attendons des décisions politiques fortes et rapides, des engagements tenus. »

Cannabis médical, ne vois-tu rien venir ?

« Deux ans déjà, pas même un décret en conseil d’État ni de financement qui verdoie, aurait pu écrire Charles Perrault.

 

Deux ans déjà que la réflexion a officiellement commencé au sein de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) à la demande de la précédente ministre de la Santé, Agnès Buzyn. Depuis septembre 2018, des travaux ont alors été initiés au sein d’un comité scientifique pluridisciplinaire de l’ANSM. Ils ont évalué la pertinence scientifique de donner accès à des produits aux standards pharmaceutiques à base de cannabis pour des malades chroniques peu ou pas soulagés de leurs souffrances par leurs traitements.

 

En octobre, cela fera un an déjà, que le député, et actuel ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran, présentait devant l’Assemblée nationale ce qui est devenu l’article 43 de la loi N°2019-1446 du 24 décembre 2019 de financement de la Sécurité sociale pour 2020. Un article donnant la possibilité à l’Etat d’autoriser, dans le cadre d’une expérimentation de politique publique, l’usage médical du cannabis sous la forme de produits répondant aux standards pharmaceutiques. Cela concernera a minima 3000 patients souffrant de douleurs chroniques neuropathiques, de contractions musculaires douloureuses chez des patients atteints de sclérose en plaques ou avec des lésions médullaires, d’épilepsies résistantes, de complications liées aux cancers et aux chimiothérapies et de patients en situation palliative.

 

Mais pour cela, encore faudrait-il que l’expérimentation puisse avoir lieu ! Le décret d’application de cet article 43 est attendu depuis plusieurs mois. Sans ce décret, il est impossible de mettre en œuvre cette expérimentation, car l’étape cruciale de la sélection et de l’autorisation de ces médicaments qui seront prescrits aux patients ne peut être réalisée.

Par ailleurs, nous ne pouvons que regretter un arbitrage à zéro euro concernant le financement de cette expérimentation qui doit mobiliser pendant deux années sur tout le territoire français plusieurs milliers de professionnels de santé volontaires. Cela met aussi la France en situation de dépendance face à des acteurs privés étrangers et de leur bon vouloir de fournir gracieusement leurs produits et dispositifs médicaux.

 

Nous rappelons que l’accès à ces médicaments a été jugé scientifiquement pertinent dès décembre 2018 par le premier comité scientifique de l’ANSM. L’objectif principal de cette expérimentation n’est autre que de valider le circuit de prescription et de dispensation de ces médicaments. Rien d’exceptionnel pour des professionnels de santé qui manient d’autres médicaments stupéfiants au quotidien, dont certains plus à risque de dépendance, voire de surdose. Mais ce serait aussi l’occasion, avant une possible généralisation, de former à ces traitements un grand nombre de médecins et pharmaciens, même hors expérimentation, et d’en avoir une évaluation scientifique complémentaire.

 

Le report répété du début de cette expérimentation, faute de décret d’application, suscite actuellement un questionnement sur la volonté politique de le mettre réellement en place. Cela crée de l’anxiété voire de la colère chez des patients déjà en souffrance physique et psychique et en attente de solutions complémentaires. Cela met aussi les professionnels de santé en difficulté dans la gestion des demandes grandissantes et légitimes des patients et de leur entourage, suite à l’annonce de cette expérimentation qui ne vient pas.

Face à la souffrance des patients, nous attendons des décisions politiques fortes et rapides, des engagements tenus, un financement adapté aux objectifs, en commençant par la publication du décret dans les plus brefs délais pour proposer aux patients ces traitements dès le premier trimestre 2021. »

 

 

 

Liste des 51 signataires :

Nicolas Authier, professeur des universités, médecin psychiatre et pharmacologue, CETD, Inserm 1107, université Clermont-Auvergne, CHU, Clermont-Ferrand ; Mado Gilanton, patiente experte, présidente Apaiser S&C ; Bechir Jarraya, neurochirurgien, hôpital Foch, Suresnes ; Philippe Andrieux, patient expert, association Principes actifs ; Nadine Attal, professeure des universités, médecin neurologue, Inserm U 987, CETD, CHU Ambroise-Paré, Boulogne-Billancourt ; Carole Demulatier, patiente experte, UniSEP ; Laure Copel, médecin oncologue et soins palliatifs, groupe hospitalier Diaconesses Croix Saint-Simon, Paris ; Yannick Frelat, représentant territorial d’Epilepsie France ; Antoine Dupuy, Société française de pharmacie clinique, pharmacien hospitalier, professeur des universités, CHU, Poitiers ; Catherine Sebire, représentante de l’Association francophone pour vaincre la douleur (AFVD) ; René Maarek, pharmacien d’officine, Paris ; Bertrand Rambaud, représentant du pôle « patients », Union francophone des cannabinoïdes en médecine ; Samira Djezzar, médecin pharmacologue, Centre addictovigilance, Paris ; Serge Perrot, professeur de thérapeutique, centre de la douleur, hôpital Cochin, université de Paris, ancien président de la SFETD (Société française d’étude et de traitement de la douleur) ; Alexandre Maciuk, enseignant-chercheur, faculté de pharmacie, université Paris-Saclay ; Vera Dinkelacker, médecin neurologue, CHU, Strasbourg ; Marie Lanta, chargée de mission information des personnes malades et des proches, Ligue nationale contre le cancer ; Françoise Durand-Dubief, neurologue, présidente du CLUD groupement hospitalier Est, CHU de Lyon ; Marie Jauffret-Roustide, sociologue, Inserm, Paris ; Georges Brousse, professeur des universités, psychiatre, addictologue, université Clermont-Auvergne, service d’addictologie et pathologies duelles, CHU Clermont-Ferrand ; Pascal Douek, médecin, patient et représentant de patients, Unisep ; Gilles Edan, professeur des universités, médecin neurologue, Inserm, CHU, Rennes ; Rachida Badaoui, patiente experte en oncologie ; Pierre Champy, professeur de pharmacognosie, université Paris-Saclay, Association francophone pour l’enseignement et la recherche en pharmacognosie (AFERP) ; Annie Le Palec, anthropologue, membre du TRT-5 CHV (interassociatif Traitement recherche VIH, hépatites virales) ; Sophie Crozier, médecin neurologue, groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière, Paris ; Mariannick Le Bot, présidente du Conseil national professionnel de pharmacie officinale et hospitalière ; Raymond Souqui, président de CSC - connaître les syndromes cérébelleux ; Catherine Mallevaës, présidente de l’association Aramise (atrophie multisystématisée) ; Jean Benard, président de l’ASL-HSP France (Association Strümpel Lorrain) ; Martine Libany, présidente association CMT-France (Charcot-Marie-Tooth) ; Juliette Dieusaert, présidente AFAF (Association française de l’ataxie de Friedreich) ; Jean-Philippe Plançon, président Association française contre les neuropathies périphériques ; Françoise Tissot, vice-présidente AMMi, Association contre les maladies mitochondriales ; Coralie Marjollet, Sandrine Taourirt et Anne Draeger, association IMAGYN, Paris ; Edwige Ponseel, présidente AMADYS et vice-présidente Dystonia Europe ; Cécile Foujols, présidente de l’Association française du syndrome de Klippel-Feil ; Sophie Lecommandoux, présidente de l’APASC - Association des personnes atteintes du syndrome de Currarino ; Fabienne Lopez, présidente de l’Association Principes actifs ; Ivan Krakowski, oncologue médical, professeur des universités, médecin de la douleur, président de l’Association francophone pour les soins oncologiques de support (AFSOS) ; Frédéric Aubrun, médecin anesthésiste-réanimateur, professeur des universités, président de la Société française d’étude et de traitement de la douleur (SFETD) ; Eric Thouvenot, médecin neurologue, professeur des universités, président de la Société francophone de la sclérose en plaques ; Béatrice Clairaz-Mahiou, pharmacienne d’officine, présidente de la Société francophone des sciences pharmaceutiques officinales (SFSPO) ; Sophie Dupont, médecin neurologue, professeure des universités, présidente de la Ligue française contre l’épilepsie (LFCE) ; Paul Frappé, médecin généraliste, professeur des universités, président du collège de la médecine générale ; Claire Fourcade, médecin, présidente de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) ; Frédéric Guirimand, médecin, professeur associé de médecine palliative, université de Versailles Saint-Quentin, maison médicale Jean-Garnier, Paris ; Gérard Raymond, président de France Asso Santé ; Axel Kahn, médecin généticien, directeur de recherche à l’Inserm et président de la Ligue nationale contre le cancer.

 

https://www.leparisien.fr/societe/sante/tribune-pour-un-cannabis-medical-nous-attendons-des-decisions-politiques-fortes-08-09-2020-8380920.php

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Suite dans 20 minutes et le Monde, Europe 1.

 

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https://www.20minutes.fr/sante/2857503-20200909-cannabis-therapeutique-medecins-patients-croient-moins-moins-experimentation

 

Cannabis thérapeutique : Médecins et patients croient de moins en moins à l’expérimentation

 

DOULEURS C’était pourtant voté, mais les observateurs croient que le contexte politique et sécuritaire leur est défavorable

 

Le gouvernement veut-il vraiment expérimenter le cannabis thérapeutique ? Face aux retards qui s’accumulent, médecins, patients et députés viennent à en douter et craignent un nouveau report du projet qui pourrait généraliser l’usage médical de cette plante aujourd’hui interdite. Lancé il y a deux ans, autorisé par l’Assemblée nationale en octobre dernier, le projet a pris des allures d’arlésienne.

 

En juin, l’Agence du médicament (ANSM) invoquait les imprévus liés à l’épidémie de Covid-19 pour annoncer le report de l’expérimentation, prévue en septembre pour au moins 3.000 patients, à janvier 2021 « au plus tard ». Mais le décret d’application nécessaire au démarrage tarde, au point d’inquiéter de nombreux acteurs. « Cela engendre de l’anxiété chez les patients, les médecins ne savent plus quoi leur répondre », explique le psychiatre et pharmacologue Nicolas Authier, président du Comité scientifique temporaire (CST) chargé de superviser l’expérimentation.

 

Une tribune pour se rappeler aux bons souvenirs du gouvernement

Dans une tribune au journal Le Parisien, une cinquantaine de médecins et d’associatifs réclament mercredi « la publication du décret dans les plus brefs délais » pour proposer les traitements « dès le premier trimestre 2021. » « Ce qui bloque, c’est la volonté politique », estime Bertrand Rambaud, président de l’association Alternative cannabis thérapeutique (ACT), qui pointe « la peur des politiques de voir le cannabis médical être le premier pas d’une légalisation du cannabis récréatif » alors que le gouvernement a fait de la lutte contre le trafic de stupéfiants une priorité.

 

 

L’expérimentation exclura le cannabis à fumer. Les médicaments se présenteront sous forme d’huiles, de gélules et de fleurs séchées à vaporiser et ne seront administrés qu’à des patients souffrant de maladies graves : certaines formes d’épilepsies, de douleurs neuropathiques, d’effets secondaires de chimiothérapie, de soins palliatifs ou de scléroses en plaques. Contactée, la Direction générale de la santé assure qu’une publication du décret « est visée pour le mois de septembre ». Le Conseil d’Etat « vient d’être saisi » pour validation et « le début de l’expérimentation est toujours prévu pour janvier », assure-t-elle.

 

Début en janvier peu probable

« Même si le décret était publié en septembre, je ne suis pas sûr qu’on arrivera à commencer en janvier », doute Nicolas Authier. La production de cannabis étant interdite en France, l’ANSM ne disposerait que de quatre mois pour lancer les appels d’offres, sélectionner des fournisseurs étrangers puis importer leurs médicaments. Dernier problème selon lui, l’expérimentation n’a reçu aucune dotation budgétaire propre, contrairement au projet validé par l’Assemblée.

« Ça veut dire que les médicaments seraient fournis gratuitement par les fournisseurs », décrypte le député Robin Reda (LR). Avec, dit-il, deux risques potentiels : que ces entreprises « limitent la variété de médicaments testés » ou « demandent des contreparties pour se positionner sur le marché français » en cas de légalisation du cannabis médical. Face au « retard regrettable » de l’expérimentation, la mission parlementaire sur les usages du cannabis, qu’il préside, publiera ses conclusions sur le cannabis thérapeutique dès la semaine prochaine.

 

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https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/09/08/cannabis-therapeutique-les-partisans-du-projet-inquiets-d-un-retard-de-l-experimentation_6051446_3224.html

 

Les partisans du cannabis thérapeutique inquiets de l’inertie du gouvernement

Une cinquantaine de médecins et responsables d’associations de patients dénoncent la non-parution du décret qui permettrait la mise en place de l’expérimentation, pourtant votée en décembre 2019.

Par

Inquiets de l’inertie du gouvernement dans ce dossier, les promoteurs du cannabis thérapeutique ont décidé de donner de la voix. Dans une tribune publiée mardi 8 septembre sur le site du Parisien, une cinquantaine de médecins et responsables d’associations de patients, dont France Assos Santé, la plus importante d’entre elles, dénoncent la non-parution du décret qui permettrait la mise en place de l’expérimentation votée en décembre 2019 à l’Assemblée nationale.

« Le report répété du début de cette expérimentation, faute de décret d’application, suscite actuellement un questionnement sur la volonté politique de le mettre réellement en place », écrivent les signataires, pour qui ce retard « crée de l’anxiété, voire de la colère, chez des patients déjà en souffrance physique et psychique et en attente de solutions complémentaires ».

L’expérimentation est prévue pour durer deux ans et doit inclure au moins 3 000 patients présentant l’une de ces cinq indications : douleurs réfractaires, formes d’épilepsie sévères et pharmacorésistantes, soins de support en oncologie dans les situations palliatives, spasticité douloureuse de la sclérose en plaques ou d’autres pathologies du système nerveux central.

Les patients sélectionnés pourront bénéficier de cannabis médical sous forme de fleurs séchées à vaporiser, d’huiles à prendre par voie sublinguale, ou sous forme de capsules contenant de l’huile, la forme fumée ayant été proscrite en raison des « risques pour la santé » liés à la combustion. La publication d’un décret permettrait à l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) de produire un cahier des charges autorisant ces produits, aujourd’hui interdits, et de sélectionner les futurs fournisseurs et distributeurs de médicaments à base de cannabis utilisés pour l’expérimentation.

« Promesses politiques non tenues »

Lorsque l’ANSM avait donné, en décembre 2018, son feu vert à une telle expérimentation, son directeur général, Dominique Martin, disait espérer « mettre celle-ci en place avant fin 2019 et avoir une généralisation en 2020 ». Le démarrage avait finalement été fixé à septembre, puis reporté à janvier 2021, date toujours officiellement promise. Dans un communiqué commun publié début juin, l’ANSM et le ministère de la santé avaient justifié un tel retard par la « nécessaire mobilisation des autorités de santé sur la gestion de l’épidémie de Covid-19 ».

« On ne comprend pas bien pourquoi il est si long de publier un décret qui n’a rien d’exceptionnel », estime le professeur Nicolas Authier, le président du comité scientifique qui supervise ce dossier à l’ANSM. « S’il ne se passe rien d’ici fin octobre, on se posera la question de savoir si l’on sert toujours à quelque chose », dit-il, assurant ne pas vouloir « faire de la figuration pour entretenir des promesses politiques non tenues ».

Autre motif d’inquiétude pour les promoteurs de l’expérimentation : l’absence de tout financement, alors même que le dispositif nécessiterait entre « 15 et 20 millions d’euros », selon les estimations de Nicolas Authier. « Cela met la France en situation de dépendance face à des acteurs privés étrangers et leur volonté ou non de fournir gracieusement leurs produits et dispositifs médicaux », mettent en garde les signataires de la tribune publiée dans Le Parisien. « Si vous avez la gratuité sur le produit, quelles seront les contreparties exigées ? », interroge le juriste Yann Bisiou, président de L630, une association d’expertise juridique dans le domaine des drogues. « Payer, c’est garder son autonomie. Quand on paye, on décide », souligne-t-il.

« A cause de l’absence de budget, nous ne sommes même pas sûrs que l’expérimentation se fasse », redoute pour sa part Béchir Saket, le porte-parole du Collectif Alternative pour le cannabis à visée thérapeutique, qui dit craindre une « expérimentation low cost » par manque de moyens pour former les médecins qui participeront au dispositif, alors même que le projet dispose d’« un soutien politique et gouvernemental » et d’un feu vert de l’ANSM.

Interrogé samedi 5 septembre sur BFM-TV, le ministre de la santé, Olivier Véran – à l’origine d’un amendement sur ce sujet dans le dernier budget de la Sécurité sociale –, a déclaré qu’il ne souhaitait « surtout pas » que les Français considèrent le cannabis thérapeutique comme « un pied dans la porte » vers le cannabis récréatif et a assuré que l’expérimentation « qui verra le jour dans les prochaines semaines ou dans les tout prochains mois (…) permettra de soulager des milliers de malades qui ont des douleurs incurables ».

Si le cannabis thérapeutique devait être autorisé en France au terme des deux années de l’expérimentation, Nicolas Authier estime qu’« à court terme ce sont rapidement entre 80 000 et 150 000 patients » qui pourraient demander à en bénéficier.

 

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https://www.europe1.fr/sante/cannabis-therapeutique-les-patients-nen-peuvent-plus-dattendre-3990843

 

Cannabis thérapeutique : "Les patients n’en peuvent plus d’attendre"

Lancée il y a deux ans, l’expérimentation du cannabis thérapeutique n’est toujours pas effective, faute notamment de décret d’application. Bertrand Rambaud, fondateur de l'Union francophone des cannabinoïdes en médecine et lui-même usager, pousse un coup de gueule jeudi sur Europe 1.

 

De plus en plus de doutes émergent actuellement autour de la volonté du gouvernement d'expérimenter le cannabis thérapeutique. Médecins, patients mais aussi députés craignent un nouveau report du projet : les tests devaient commencer ce mois-ci, mais ils ont été repoussés par l'ANSM, l’Agence de Sécurité du Médicament, qui invoque la crise du Covid. Mercredi dans Le Parisien, une cinquantaine de médecins réclamaient "la publication du décret qui ouvrira la voie à ces tests dans les plus brefs délais".

 

C'est ce qu'attend également Bertrand Rambaud, lui-même séropositif depuis plus de 30 ans. Et usager de cannabis. "Aujourd’hui, je vais vous parler de colère", réagit pour Europe 1 le fondateur de l'Union francophone des cannabinoïdes en médecine. "Les patients n’en peuvent plus d’attendre et voient que plus les choses avancent au niveau du comité scientifique de l’ANSM, plus les choses reculent au niveau politique."

"La France a un retard considérable sur l’Europe", s’insurge encore Bertrand Rambaud. "Et aujourd’hui, nous, les malades français, on ne peut que se sentir comme des délinquants, limite des sous-citoyens, simplement parce qu’on fait un usage médical d’une plante."

 

"Si je n’ai pas de cannabis, je ne vais pas manger, je vais beaucoup maigrir, je vais avoir des nausées"

L’homme tient à apporter des précisions sur un sujet qui crispe puisqu’il touche à l’usage de drogue. "On est malade, on n’est pas en train de s’amuser, on n’est pas en train de jouer. Le cannabis thérapeutique, ce n’est pas fumer des joints, c’est vaporiser des fleurs, c’est prendre des huiles sous la langue ou en gélule", précise Bertrand Rambaud, qui prend son propre exemple : "Si je n’ai pas de cannabis, je ne vais pas manger, je vais beaucoup maigrir, je vais avoir des nausées constamment. Le cannabis apaise ces nausées, apaise ces douleurs me permet de me nourrir correctement, et me détends quand j’ai des crampes ou des choses comme ça."

La Direction générale de la santé assure  de son côté qu'une publication du décret "est visée pour le mois de septembre". Le Conseil d'Etat "vient d'être saisi" pour validation et "le début de l'expérimentation est toujours prévu pour janvier", assure-t-elle.

 

 

 

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bob67

Coucou ,

 

Comme d'hab la " vieille France " avec leurs vieilles idées conçus , on marche sur la tête ...

 

Paroles , paroles , et non suivi de faits concrets , ohh désespoir ...

 

Pendant ce temps là , prend tes tes médocs et ferme ta gueule  ...

 

ça ne m'étonne qu'à moitié de plus avec avec ce trou du ..l de Darmanin on est pas sortit de l'auberge ...

 

Bref , a++

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Hey

 

ce qu'en pense la MIC .....

 

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Cannabis thérapeutique : Plusieurs députés dénoncent le « retard préoccupant » de l’expérimentation

 

 

SOINS Autorisée en 2019, et initialement prévue pour septembre, l’expérimentation du cannabis thérapeutique a été reportée à janvier en raison de l’épidémie de coronavirus

le 16/09/20 à 16h28

Le gouvernement doit maintenant agir « vite » concernant l’expérimentation du cannabis médical, qui a pris un « retard préoccupant », a estimé la mission parlementaire sur les usages du cannabis, ce mercredi, à l’occasion de la publication d’un rapport qui réclame aussi le feu vert à une production française.

Si le cannabis est déjà autorisé dans de nombreux pays européens, la mission dénonce le « retard fort regrettable » et « préoccupant » du projet, alors que « la France est à la traîne sur la question du cannabis thérapeutique ».

 

L’expérimentation pour 3.000 patients atteints de maladies graves

Le gouvernement « n’a pas agi de manière suffisamment volontariste », a déploré le président de la mission, le député Robin Réda (LR) en présentant le rapport à la presse. « Pour les patients aujourd’hui, ce n’est plus supportable d’attendre un peu plus », a ajouté son rapporteur général Jean-Baptiste Moreau (LREM).

 

L’Assemblée nationale a autorisé en 2019 l’expérimentation du cannabis thérapeutique pour au moins 3.000 patients souffrant de maladies graves. Elle devait initialement débuter en septembre, avant d’être reportée à janvier par les autorités sanitaires, qui invoquent les imprévus liés à l’épidémie de Covid-19.

 

« Plus aucun retard ne doit être pris »

La semaine dernière, une cinquantaine de médecins et d’associations de patients ont réclamé « la publication du décret (autorisant l’expérimentation) dans les plus brefs délais », afin de proposer les traitements « dès le premier trimestre 2021 ». « Plus aucun retard ne doit être pris », insiste mercredi la mission, en rappelant que l’autorisation délivrée par l’Assemblée nationale n’était valable que jusqu’au 31 décembre 2021.

 

Elle anticipe une « généralisation » du cannabis médical en France, qui pourrait à terme concerner « 700.000 patients ». Pour cela, les parlementaires recommandent notamment le développement d’une « filière entièrement française du cannabis thérapeutique », qui nécessiterait une modification de la loi.

 

https://www.20minutes.fr/politique/2863335-20200916-cannabis-therapeutique-plusieurs-deputes-denoncent-retard-preoccupant-experimentation?utm_medium=Social&xtref=facebook.com&utm_source=Facebook#Echobox=1600267311

 

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