Aéroponie

L'aéroponie Haute Pression (TAG)
By azmaster,


L'aéroponie Haute Pression (True Aéro Growing)


 
 
 

Aéroponie :
Du grec ancien aeros : air et ponos : travail, effort
L'air c'est fort, ça porte les avions ...
 

Haute pression (HP)
La solution nutritive est brumisée au travers de foggers par du matériel "haute pression"
Les foggers créent un vrai brouillard composé de micro-gouttelettes d'une taille variant de 30 à 80 µm (microns) en fonction du matériel
 

True Aero Growing (TAG)
Vraie culture aéroponique en comparaison à beaucoup de systèmes faussement présentés comme étant aéroponiques
D'ailleurs, la majorité des systèmes présentés sur le net ou dans les grow shops comme étant aéroponiques ne sont que des copies de systèmes hydroponique sans substrat
A ma connaissance, à l'heure actuelle, il n'existe pas ou très peu de systèmes TAG commercialisés
Pour cultiver en HP, il faudra modifier un faux système aéroponique (FAG) existant en changeant, notamment, son système d'irrigation ou se fabriquer soi-même un système en achetant séparément les différents accessoires (pompes, cuve, chambre racinaire...)
A noter que la TAG devant se pratiquer dans de grandes chambres racinaires (développement plus important des racines et limitation du ruissellement) il est même préférable de bricoler soi-même son système, les FAG possédant en général une chambre racinaire trop petite
Voilà les quelques différences, au niveau matos, qui différencient la TAG de la FAG ..... mais quelle différence au moment de la récolte
 
La base des techniques de culture hors-sol étant la même quelque soit le système, ce qui vaut pour l'hydroponie vaut aussi bien pour la TAG que pour la FAG .... à quelques différences près, bien sûr
C'est pourquoi vous retrouverez, ici, pas mal de Copier/Coller du topic sur l'aéro BP
 

L'aéro en 2 mots
 
Outre l’environnement et l'éclairage, la santé, la vigueur et la productivité d'une plante sont étroitement liés à l'oxygénation de ses racines, au pH de leur milieu ainsi qu'à la finesse de son engraissage.
La plante capte la plus grande majorité de son oxygène aux racines, c'est là que l'aéroponie HP va apporter un énorme plus par rapport aux autres types de cultures hors-sol
D'après les chercheurs, une brume de gouttelettes de 50 µm est optimale pour l'échange racinaire et son milieu... et vice-versa
En HP, les racines évolueront donc dans une atmosphère saturée d'humidité, de nutriments et d'oxygène : leur rêve ultime
Le métabolisme des plantes s'en trouvera encore plus accéléré qu'en aéro BP avec, au final, un rendement encore meilleur.
 
Bien entendu, dans ce type de systèmes, les plantes sont plus réactives encore qu'en BP
Pas question de laisser les plantes sous 600watts pendant 12 heures avec une pompe niquée.
 
Différences par rapport à la terre
 
- Pas de substrat
- Assimilation plus rapide des nutriments et de l'eau
- Consommation d'eau et d'engrais fortement réduite
- Meilleure oxygénation des racines
- Métabolisme accéléré ( croissance plus rapide )
- Contrôle permanent de la qualité de la solution nutritive ( difficile de surengraisser avec un testeur bien calibré )
- Surarrosage impossible ( sauf si la T° de la solution est trop élevée : la plante se noie par manque d'oxygène)
- Nœuds plus espacés
- Rinçage plus court ( pas de substrat à délaver avant de rincer la plante en elle-même )
- Culture "bio" impossible
- Arrosage automatique
 
Différences par rapport à l'aéro BP
 
- Assimilation plus rapide des nutriments et de l'eau
- Consommation d'eau et d'engrais réduite
- Meilleure oxygénation des racines
- Métabolisme accéléré ( croissance plus rapide )
- 3 bars de pression minimum et 80 µm minimum de brume
- Chambre racinaire plus grande
- Réglages des cycles d'irrigation plus "fins"
- Plus de risques d'emmerdes ( fuite, fogger bouché, filtre bouché...etc )
 
Mise en garde
 
Pour commencer, si vous êtes du genre " sectaire de l'engrais " style " pro-culture BIO ", oubliez de suite la culture hors-sol...
A l'heure actuelle, SEULS LES ENGRAIS MINERAUX amèneront une culture hors-sol à bon terme ...
Les engrais "ORGANIQUES-BIO" ou "BIO-MINERAL" offrent une assimilation beaucoup trop lente pour les demandes des plantes dans ce genre de systèmes
Sans compter qu'ça s'apparente toujours à de la boue et que ça encrasse instantanément tout l'bordel ....
Le pire d'entre-tous étant le FloraNova de GHE ... contrairement au FLora Series qui lui est minéral et a déjà fait ses preuves
Ne vous laissez pas berner par certaines marques d'engrais qui prétendent que l'organique fonctionne bien en aéro
 
Ensuite, n'allez pas vous imaginez que la culture hors-sol demande moins d'attention que la culture en terre...
Cette légende émane peut-être du fait qu'on dispose d'une grande réserve d'eau et que l'irrigation se fait de manière totalement automatique.....et qu'on peut donc faire le plein de sa cuve et pointer sa fraise une fois par semaine pour voir si ça manque pas de flotte
 
Ceci est totalement faux
 
C'est la chose primordiale à prendre en compte avant de se lancer en hors-sol et surtout en aéro : La rigueur et la présence quotidienne sont de mises
Un peu comme le co2, son utilisation n'est réellement performante que si TOUS les paramètres de culture sont respectés
Si vous n'êtes pas méticuleux, si vous n'avez pas le temps de vous occuper quotidiennement de votre installation, si les différentes valeurs de contrôle de la solution ne sont pas constantes et appropriées aux stades des plantes, il est inutile, voir couteux de se lancer dans ce type de culture (sans compter les risques de fuites pendant une absence prolongée)
 
Certains diront qu'ils cultivent à l'arrache en hors-sol et que ça pousse très bien ...
D'autres diront qu'ils cultivent avec des engrais BIO et que ça pousse très bien ... quoique....
Oui !! Ca pousse !! Mais utilisé ainsi, ça pousse moins bien qu'en terre et pour un résultat décevant par rapport à ce que le système pourrait donner
A ce niveau là, autant cultiver en terre en se faisant beaucoup moins chier
J'y ai souvent pensé, croyez-moi ...
Comme il est impossible (sauf si on place sa cuve dans un four) de surarroser et qu'on "voit" l'engraissage sur le testeur d'EC, on pourrait être tenté de croire que le hors sol est plus facile pour débuter ...
Là, y'a à boire et à manger ... si j'ai le choix entre remplir ma cuve de 50lts de flotte après l'avoir lavé et ensuite corriger le pH et l'EC pendant une demi heure.......... et faire glouglou avec mon arrosoir, j'pense que je choisis vite fait
En plus d'un minimum de connaissance de la plante et de sa physiologie, il y a quand même pas mal de notions supplémentaires à assimiler et à respecter en culture hors-sol, je ne sais donc pas si c'est réellement plus facile que la terre pour débuter.
 
Bref !! Ce n'est qu'en respectant scrupuleusement certains paramètres, que l'on peut se rendre compte de l'efficacité de ce type de culture
 

Principe du système
 
La bouture ou la graine est lancée dans un petit https://www.********.com/fr/cube-laine-de-roche-4x4-cm-product-417.php
Certains placent leurs boutures ou jeunes pousses directement dans le pot-panier rempli de https://www.********.com/fr/billes-d-argile-20l-product-407.php ... c'est un choix
Il n'est pas superflu d'abriter les pains de LDR de la lumière à l'aide de caches en plastic ou de billes d'argiles
Cela évitera le développement d'algues à leurs surfaces
Lorsque les racines sortent du pain de LDR, on le place dans un https://www.********.com/fr/panier-pour-rainforest-5cm-diam--product-490.php que l'on insère dans son support qui fait office de chambre racinaire
 
Vous constaterez que la chambre racinaire est plus grande qu'en aéro BP (plus la chambre est grande, mieux c'est)
 

 

Une pompe donnant une pression d'au moins 3bars (45PSI), le top étant +- 7bars (100PSI) envoie la solution nutritive dans la/les rampe(s) qui distribue(ent) aux foggers
 
Il existe plusieurs types de pompes qui conviennent au montage d'un système HP
 
Les plus courantes sont les 2 suivantes :
 
Les pompes à diaphragmes:
 
Shurflo est la marque qu'on retrouve le plus souvent et qui semble être la plus fiable.
Ces pompes sont petites, économiques puisqu'elles fonctionnent généralement en 12 ou 24v (certains modèles fonctionnent en 115 et 240volts aussi mais sont beaucoup moins répandues sur le marché) et font relativement peu de bruit.
Ces pompes n'ont pas beaucoup de débit (de 500 à 1500 lts/h selon le modèle) mais en aéro HP, ce qui compte, c'est la pression
La palette de la gamme est super large, on trouve des modèles allant de 3 à 7 bars avec des débits différents.
Ces pompes coutent entre 100 et 150€ selon le modèles.
Si vous acheter une 12 ou 24v, pensez à prévoir un transformateur d'au moins 10A.
 

 

Les pompes à surpresseur
 
Comme son nom l'indique, il s'agît d'un moteur qui pompe et compresse la solution dans un "ballon" (réservoir sous le moteur)
Une fois la pression atteinte, le moteur s'arrête et la pression est contenue dans ce "ballon"

 
Ce type de pompe nécessite une électrovanne à la sortie du réservoir
Ces pompes sont plus performante que les pompes à diaphragmes mais font énormément de bruit ... l'utilisation en appartement ou/et en ville est ..... difficile
Elles consomment également plus et le prix est +- équivalent à une Shurflo
Puisque la pompe est branchée en permanence et ne se déclenche que quand la pression chute dans le "ballon", ce n'est pas la pompe en elle-même qui est raccordée à une minuterie cyclique ( irrigation ON/ irrigation OFF ) mais l'électrovanne que l'on place à la sortie du réservoir, avant la/les rampes de distribution
 
Une électrovanne de lave vaisselle fait parfaitement l'affaire
 

 

Puisqu'en HP on travaille avec des foggers (gicleur-brumisateur), il est PRIMORDIAL de placer un filtre en ligne sur la rampe entre la pompe et le premier fogger ... sans quoi, c'est l'encrassement immédiat
La cartouche filtrante doit être de 100 µm (microns) minimum .... le mieux étant 70 µm
 
Exemple de filtre en ligne
 

 

Puisque 95% des systèmes aéro HP sont des systèmes "home made" le choix des rampes de distribution se fera en fonction de l'architecture du système que vous fabriquez
Un section de 1/2 (13mm) intérieur est en général utilisée
Certains utilisent des tuyaux souples, d'autres des rigides en PVC .... c'est en fonction de ce que vous trouvez et de ce qui est le plus compatible avec le système
Le tout étant de ne pas perdre de vue qu'il y aura un minimum de 3bars (+- 3 kgF/cm2) dans le circuit .... c'est +- la pression qui sort des robinets d'eau de ville ...
Je suppose que vous avez déjà tous essayé de boucher un robinet ouvert avec votre pouce ...... c'est pô évident
Donc ne lésinez pas sur la qualité des raccords, des coudes, des bouchons, etc.....
Si vous comptez utiliser des rampes en PVC dans lesquelles vous visserez directement le fogger ou son raccord, pensez à vérifier l'épaisseur du plastic .... elle doit au minimum être de 4 ou 5mm pour pouvoir forer et tarauder un filet dans lequel on vissera et collera le fogger ou son raccord
 
Exemple sur la photo du tuto de Crazzydog @ OverWeed et Wiki canna
 

 
Sinon on peut utiliser ce genre de pastilles (grommet) pour étanchéifier le raccord entre la rampe et le fogger
 

 
J'vous laisse l'url d'un site où on trouve pas mal de matos pour ça : Dripirrigation.com
 

Quelques exemples de rampes de distribution
 


 
Une fois la solution nutritive arrivée sous pression dans les rampes, elle en ressort par des foggers
 
Ce sont des des "aspergeurs" qui brumisent littéralement la solution dans la chambre racinaire sous forme de micro-gouttelettes

 
Leur débit varie ente 2 et 10 lts/heure .... tenez en compte lors du choix de la pompe ou vice-versa .... en sachant que le débit préférable est de 2 à 3 lts/heure par fogger
Le diamètre des gouttes devra être de +- 50 μm (entre 30 et 80)
De préférence, ne pas les diriger directement sur les racines mais plutôt dans leur proche environnement ( moins les racines sont détrempées mieux c'est )
Il vaut également mieux faire venir la brume du bas ... mais ce n'est pas toujours possible et ça ne change fondamentalement pas grand chose
Encore une fois, ne négligez aucun raccord ....
 

Le but recherché dans la culture HP est de fournir un maximum de place aux racines, un minimum de contact entre elles et le plastoche de la chambre, un ruissellement minimum et une sur-oxygénation de la solution
Pour parvenir à ses fins, il faut donc pouvoir donner à la plante avec une précision presque horlogique ce dont elle à besoin dans les minutes à suivre sans pour cela lui détremper son système racinaire.
Comme les racines se développent beaucoup mieux dans l'humidité que dans l'eau on pourra constater une explosion de la création de radicelles .... la partie racinaire qui fait le plus d'échange avec son milieu
L'effet faisant boule de neige ... plus de racines, plus d'assimilation.... le développement de la plante va lui aussi exploser
Pour parvenir à saturer la chambre sans créer de ruissellement, il faut, à la limite, plus tenir compte de la taille de la chambre que de la taille de la plante... un peu comme si on voulait saturer un espace en gaz hilarant à un dosage qui fait rire et pas pleurer de rire .... (z'avez compris !? .... ruissellement .... pleurer de rire .... ..... hein ?! .... .... heuuu ...... bon ..... )
La durée de brumisation reste donc identique tout au long de la culture... ce sont les temps de pause qui varient
Comme si on balançait toujours la même quantité de gaz hilarant quelque-soit le nombre de mecs dans la pièce ... dès qu'i'a plus assez on relâche la purée
 
En moyenne la durée de brumisation se situe entre 15 et 30 secondes selon les dimensions de la chambre et du nombre de foggers ,et la durée de pause entre 2 et 5 minutes selon le stade, le nombre et l'âge des plantes.
Ce n'est qu'une base, tout dépend bien sûr de votre install', de vos plantes, etc ....
En période de nuit, on peut allonger les temps de pause.
 
Pour offrir des cycles si précis et d'aussi courtes durées à la pompe ou à l'électrovanne, il faut s'équiper d'un temporisateur cyclique (de préférence prévu pour l'aéro)
Les timer prévu pour l'irrigation aéroponique possèdent en général 2 cycles différents : un pour le jour et un pour la nuit.
Une cellule photosensible détecte si les lampes sont allumées ou éteintes et choisit lequel des 2 cycles adopter.
On peut donc programmer son cycle de jour et son cycle de nuit sans avoir à brancher le timer cyclique sur une minuterie supplémentaire.
 
Exemples de "Water Timer Cyclique"
 
GSE Water Timer Cyclique
 

Réglages ON
 
Off, 1s, 2s, 3s, 4s, 5s, 6s, 7s, 8s, 9s, 10s, 15s, 20s, 25s, 30s, 35s, 40s, 45s, 50s, 55s, 1min., 1.25min., 1.5min., 1.75min., 2min., 2.25min., 2.5min., 2.75min., 3min., 3.25min., 3.5min., 3.75min., 4min., 4.25min.,4.5min., 4.75min., 5min., 5.5min., 6min., 6.5min., 7min., 7.5min., 8min., 8.5min., 9min., 9.5min., 10min.,11min., Min., 12min., 13min., 14min., 15min., 16min., 17min., 18min., 19min., 20min.
 

Réglages OFF
 
1s, 2s, 3s, 4s, 5s, 6s, 7s, 8s, 9s, 10s, 15s, 20s, 25s, 30s, 40s, 50s, 1min. 1.5min., 2min., 2.5min., 3min., 3.5min., 4min., 4.5min., 5min., 6min., 7min., 8min. , 9min. , 10min., 15min., 20min., 25min., 30min., 35min.,40min., 45min., 50min., 55min, 1h, 1,5 h, 2h, 2.5h, 3h, 3.5h, 4h, 4.5h, 5h, 5.5h, 6h, 6.5h, 7h, 7.5h, 8h, 8.5h ,9h, 9.5h, 10h, 11h, 12h, 13h, 14h, 15h, 16h
 

Sentinel MDT-1 Master Digital Timer
 

 
Réglages ON
 
Temps minimum: 1 seconde
Temps maximum: 23H 59Min 59Sec
 

Réglages OFF
 
Temps minimum: 1 seconde
Temps maximum: 23H 59Min 59Sec
 

Pour le reste, c'est très semblable à l'aéroponie BP mise à part qu'il est hautement préférable d'avoir une grande chambre racinaire
Cela fonctionne aussi dans des systèmes à tubes comme l'aéroflo de GHE transformé en HP mais pour moi c'est plus à mi-chemin entre la HP et la BP puisqu'on supprime un point crucial de la TAG: la grande chambre racinaire
Quoi qu'il en soit, des tubes en HP donneront malgré tout de biens meilleurs résultats que le même système en BP
 
Sinon, boah, pareil à la BP ...:
Il suffit de faire tenir une plante dans un support avec ses racines qui pendent dans un vide étanche à la lumière et de brumiser ces dernières avec une solution nutritive
Le principe du pot-panier étant le plus répandu pour le support, la chambre racinaire peut varier du pot à la poubelle en passant par bac en plastic pour ranger les jouets ou le linge, etc... tout compartiment d'eau moins 40cm de profondeur, étanche à la lumière et possédant un retour vers la cuve fait l'affaire
(Certains n'ont pas de cuve séparée et se servent du fond de la chambre racinaire pour stocker leur solution.... perso, j'trouve pas ça top ... il faut retirer les plantes du système avec les racines dans le vide pour changer la solution ou rajouter des produits ... sans compter qu'en général, il n'y pas de séparation pour pouvoir déposer un géotextile dans le fond pour éviter que les racines ne finissent par tremper dans la soupe )
Il est également nécessaire de laisser une "rigole" (espace où les racines n'auront jamais accès) dans le fond de la chambre racinaire afin de toujours laisser l'eau retourner librement à la cuve
Il faudra ensuite recouvrir cette "rigole" avec du géotextile (tapis NFT par exemple) pour tapisser le fond de la chambre et ainsi éviter les racines "plongeuses" et "courantes" qui se développeraient dans le flux d'eau qui retourne vers la cuve
 

Quelques exemples de systèmes:
 

http://www.youtube.com/watch?v=ePKT7-_V4c8&feature=related
 
http://www.youtube.com/watch?v=HvbWGnJfO8Y&feature=related
 
 
 
L'irrigation
 
La cuve
 
La cuve doit être d'une capacité de +- 2lt par plante pour être à l'aise, doit être bien isolée et parfaitement étanche à la lumière
Une eau exposée à la lumière se verra, au fil du temps, colonisée par des algues
On pourra "éventuellement" y placer une https://www.********.com/fr/pompes-a-air-82_83_143_147/ afin de conserver une solution bien oxygénée
Il est cependant déconseillé d'en utiliser par la plupart des fabricants d'engrais (instabilité du pH et des nutriments)
Il est préférable de placer le retour vers la cuve suffisamment haut pour créer une mini-cascade lors du retour de la solution ou/et un BIO-filtre (aucune rapport avec les engrais BIO hein )
Pour optimiser encore, on peut également placer une petite pompe (https://www.********.com/fr/pompe-a-eau-1200l-h-product-533.php) qui tourne en permanence dans le fond de la cuve afin de perpétuellement mélanger la solution évitant ainsi certains dépôts
Il est également nécessaire de placer un filtre sur le retour à la cuve (un bas de gonzesse genre Dim-up fait parfaitement l'affaire )
Sans oublier le filtre en ligne de 70 microns, sans quoi, les foggers se boucheront très vite
 

La solution d'irrigation
 
L'oxygénation de celle-ci est PRIMORDIAL
 
La solution d'irrigation doit impérativement avoir une plage de températures comprise entre 18 et 23°c
Une eau plus froide n'est pas très appréciée par les racines (elles se rétractent ... comme une bite dans l'atlantique au mois de janvier ) et une eau dont la t° dépasse 24°c n'apportera plus la quantité d'oxygène nécessaire à un développement correct de la plante et ouvrira grand la porte aux pathogènes
Pour faire court : si vous n'arrivez pas à maintenir la solution à - de 24°c, c'est même pas la peine de continuer, arrêtez tout et repasser en culture traditionnelle
En cas de t° limite ou en cas de pics de t°, il est possible de pallier à la carence en oxygène à l'aide du Peroxyde d'hydrogène mais son utilisation exclu les produits phytosanitaires (utilisation de produits "vivants"en combinaison avec un bio-filtre)
A dose utile, le peroxyde d'hydrogène va détruire toutes les bactéries et les enzymes bénéfiques à nos plantes
C'est pourquoi, je déconseille son utilisation, sauf dans les cas extrêmes ou lors d'un traitement des racines contre une quelconque maladie.
Il est également possible d'utiliser un https://www.********.com/fr/oxydator-mini-product-2184.php qui diffuse le peroxyde sur un plus long terme et évite le choc chimique avec les nutriments.
Si on l'utilise, il est obligatoire d'ajouter le peroxyde à sa soupe après l'avoir dilué 20X dans de l'eau claire.
Ajouté pur directement dans la solution entrainera une dégradation des nutriments avec lesquels il rentrera en contact direct avant de se diluer
Si, lors de votre culture, vous n'arrivez plus à maintenir une T° de solution correcte sur une longue durée, le peroxyde peut limiter le développement des pathogènes afin de limiter la casse... mais ne viendra jamais à bout de pathogènes déjà bien installés
Et si la T° reste trop haute trop longtemps, les plantes chopperont de toutes façons un sale truc aux racines
Quoi qu'il en soit, en conditions normales, préférez de loin l'utilisation d'enzymes à celui du peroxyde.
 
Les enzymes, eux, accélèrent la désintégration des déchets racinaires, stimulent la vie bactérienne, améliorent l'assimilation des nutriments, renforcent le système immunitaire de la plante....
Le soucis avec les enzymes, c'est qu'ils se dégradent très vite (ils sont parfois déjà inefficaces lorsque vous achetez le bidon) et n'agissent donc que sur une très courte durée.
 
D'où l'intérêt d'utiliser un filtre biologique (voir plus bas)
 
Pour résumer : si la plante manque d'oxygène aux racines, ces dernières vont brunir, arrêter de se développer ce qui entrainera un ralentissement ou un arrêt de l'assimilation des nutriments et ouvrira grand la porte aux pathogènes ... pour la suite, pas la peine de vous faire un dessin
Ne perdez également pas de vue qu'en système à recirculation, si une plante chope une maladie racinaire, elles se la choperont probablement toutes
Outre les cool-tubes, les grosses extra ou une climatisation du local, il existe un autre moyen de conserver sa solution à bonne T° : les chiller pour aquarium, ou groupe froid
 

 
En gros, il s'agit d'un compresseur de frigo qui refroidit la solution
 
Je précise, en ayant eu le malheur d'en acheté un beaucoup trop poussif, qu'il ne faut pas hésiter à acheter du costaud si on cultive sous 28°c
Et quand je dis costaud, c'est dans les 1000€ et plus pour une cuve de 120 litres
 

Pour conserver une solution nutritive de qualité, il faut, bien entendu, la renouveler fréquemment
 
Les plus pointilleux diront qu'il faut la changer toutes les semaines, d'autres vous dirons qu'il faut la changer lorsqu'on a ajouté une quantité d'eau égale à la capacité de la cuve (si la cuve fait 50 lts, on la change quand on a rajouté 50 lts d'eau) mais, j'trouve qu'à ce rythme là, ça commence à couter cher en produits
Perso je la change tous les 10-12 jours
Au delà, la solution risque de commencer à se charger en déchets et en sels toxiques, ce qui n'est pas bon pour les plantes et qui faussera la valeur de l'EC
Lors du renouvellement de la solution, pensez à nettoyer les filtres et la cuve (pour les éventuels dépôts de sels)
 

Les valeurs à vérifier quotidiennement
 
Le pH (potentiel hydrogène) mesure l'activité chimique des ions d'hydrogènes en solution.
 
Un réglage précis de celui-ci favorise l'échange entre les racines et leur milieu, donc, une meilleure assimilation des nutriments et une meilleure évacuation des toxines.
C'est pourquoi, il est utile de garder un pH correct même lors du rinçage.
En aéro, la plage correcte de valeurs du pH varie entre 5.4 et 6.1 en fonction du stade de la plante.
 
Shéma de l'assimilation en fonction du pH
En sachant que la plante a plus besoin de N en croissance et de PK en floraison
 

 
Le pH de l'eau qui sort du robinet de nos villes varie, en fonction de la région, entre 6.0 et 8.0
Il existe donc des produits acides qui font baisser le pH à la valeur désirée.
Il est rare d'avoir une eau du robinet dont il faut faire monter le pH.
Pour ce faire on utilise du Ph Down
Pour tester la valeur du pH, il sera nécessaire de se procurer un .... Testeur de Ph !
 

 
La rectification de la valeur de pH à coup d'acide, n'est pas spécialement apprécié par les racines et les nutriments
C'est pourquoi, lorsqu'on rempli la cuve d'une solution fraiche, il vaut mieux en régler son pH au plus bas possible (5.4)
Il pourra ainsi remonter progressivement (s'il a tendance à monter) jusqu'à 6.1 - 6.3 sans poser de problème aux plantes et donc sans avoir à rajouter quotidiennement de l'acide.
Cela élargira également la palette d'absorption des différents nutriments et minéraux.
Plus la T° de l'eau sera basse plus le pH et l'EC seront bas.
Pour se faire une idée correcte du pH et de l'EC, il faudra donc attendre que la solution soit arrivée à T° ambiante.
La plupart des engrais possèdent des "tampons de pH" qui par un phénomène chimique stabilisent naturellement le pH de la solution.
 

L'EC (électroconductivité)
 
 
 
 
Pour vérifier l'EC, on utilise https://www.********.com/fr/milwakee-testeur-ec-basique-product-2215.php
 

 
Chaque élément nutritif se transforme, dans l'eau, en ion de charge positive ou négative (d'où l'importance du pH pour les échanges entre les racines et la solution)
Le testeur fait passer un courant entre 2 électrodes dans la solution ce qui permet de mesurer, par excitations des ions - et +, la quantité de ces derniers et donc la quantité de nutriments
En plus clair, la valeur de l'EC permet de vérifier la quantité de sels minéraux contenus dans l'eau, donc de vérifier la quantité de NPK
Elle se mesure le plus communément en mS/cm2 (millisiemens par centimètre)
C'est le rapport de la densité de courant par l'intensité du champ électrique. C'est l'inverse de celle de la résistivité
Certains testeur donnent des résultats en TDS : ppm (partie par million)
 
Tableau de correspondance des mesures
 

 
Il faut savoir que l'eau qui sort du robinet est généralement déjà chargée en sels minéraux de toutes sortes (principalement du Ca)
L'EC de base (sans engrais) ne sera donc pas de 0
Encore une fois, cela varie en fonction du lieu, mais en moyenne l'EC de l'eau du robinet est de 0.5
La majorité des engrais du commerce ont été conçus en fonction d'une eau de départ ayant une EC de 0.5
Ceux qui utilisent une eau osmosée (EC proche de 0) devront en tenir compte lors de l'achat et de l'utilisation de leurs engrais
Ils devront mettre plus d'engrais que les autres et surtout plus de micronutriments , sans quoi ils s'exposent à des risques de carences.
 
Afin d'éviter de foirer sa solution, il est conseillé de faire des test de dosages d'engrais sur 2 lts d'eau par exemple et d'en vérifier l'EC afin de déterminer à combien de ml d'engrais correspond telle valeur d'EC et d'en déduire ainsi la quantité d'engrais nécessaire pour remplir la cuve à la bonne EC.
Contrairement à la culture en terre, dès l'apparition des racines, il faut commencer à engraisser.
Perso, dès que j'vois les racines, je passe l'EC à 1.1
Le gros avantage de pouvoir vérifier constamment l'EC est d'avoir la possibilité de donner exactement à la plante ce dont elle à besoin : ni trop, ni trop peu
Bien sur, avec nos testeurs, on ne peut pas déterminer si la plante a assimilé plus de P que de K, c'est une valeur globale
La mesure donne une base relativement précise au cultivateur mais il devra malgré tout cultiver " à l'oeil " comme on le fait en terre
Pour ce faire, en tâtonnant au début, il faut arriver à avoir une cuve dont la quantité de solution diminue tout en gardant la même EC
Il faut donc parvenir à doser les engrais afin que les plantes boivent autant qu'elles mangent
 
Par exemple : Si on a une cuve de 100 lts de solution à 1.6 d'EC, lorsque les plantes auront bu 30 litres et qu'il ne restera que 70 lts de solution dans la cuve, l'EC devra toujours être de 1.6
 
- Si le niveau de solution diminue et que l'EC augmente, c'est que la solution est trop riche en engrais : vous faites de l'engraissage "de luxe" et risquez le sur-engraissage (quoique les risques sont plus faibles en aéro)
 
- Si le niveau de solution diminue et que l'EC diminue, c'est que la solution ne contient pas suffisamment d'engrais : vous risquez un sous-engraissage
 
- Si le niveau de la solution descend et que l'EC reste stable c'est le signe que vous avez trouvé le juste milieu : la plante est au top
 
Je ne vous cache pas que c'est pas facile à obtenir du premier coup.
Encore une fois c'est une mesure "grossière", si l'EC monte de 0.15 alors que les plantes ont bu 30 lts d'eau cela ne veut pas dire que vous surrengraissé ... les plantes ont peut-être consommé plus de N que de K
Bien sur si l'EC a doublé c'est que la solution est beaucoup trop chargée en nutriments
 
Pour ma part, je préfère avoir une EC qui tend un rien à la hausse jusqu'à la fin du stretch.... ( si la plante prend du 2.0, j'le mets à 2.2 )
C'est pendant le stretch que la plante fait ses plus grandes demandes en bouffe et ne sachant pas quantifié nutriment par nutriment, je monte un peu l'EC durant cette phase pour prévenir des carences ou du moins m'assurer que les plantes aient bien tout ce dont elles ont besoin
 
Bien entendu, l'EC est à adapter en fonction du type de plante et de ses besoins
On ne parviendra à un réglage précis de l'EC pour telle ou telle plante qu'après plusieurs sessions
Il n'y a pas de "tableau d'engraissage global" pour toutes les plantes
L'EC peut grimper jusqu'à 2.2 avec certaines plantes alors que d'autres se contenteront d'une EC de 1.8
En prenant des notes, au fil du temps, on pourra affiner ses réglages en fonction du stade et de la variété et donc encore optimiser l'bordel
Après plusieurs sessions, on peut être capable de donner précisément ce dont la plante à besoin à un moment bien précis
Il n'est un secret pour personne qu'une plante sous-engraissée ne se portera pas vraiment mieux qu'une plante sur-engraissée
C'est pourquoi, encore une fois, c'est avec de la patience et du temps que l'on parviendra à optimiser son système
Il est à noter qu'il est difficile de faire du "multi-variétés" en aéro
La solution nutritive étant la même pour toutes les plantes, il est impossible d'être précis dans les demandes de chacune d'entre-elles
A la limite, il est possible de cultiver des variétés différentes qui arrivent à maturité en même temps ( ou en utilisant un engrais foliaire sur les unes pendant le rinçage des autres .... mais de l'engrais sur des bud'z ... bof ! bof ! )
 

Les nutriments
 
Puisque à l'inverse de la culture en terre ou hydroponique, en aéroponie, les plantes ne poussent dans aucun substrat, la qualité et le dosage des produits qui constituent la solution nutritive sont donc, également,de première importance
La terre peut encore corriger certaines erreurs d'engraissage ou d'arrosage de par sa rétention, aussi bien en eau qu'en nutriments
Mais, en aéro, les racines ne peuvent s'appuyer sur RIEN pour rattraper un oubli ou un excès ... et ne peuvent pas aller chercher le petit morceaux de cuivre caché derrière ce vers de terre
Je suis bien conscient qu'il y a énormément de marketing autour des produits que l'on trouve dans le commerce et que beaucoup de produits en valent d'autres ...
MAIS !! En aéro, l'utilisation de produits adéquats et de qualité influe énormément sur le déroulement de la culture ... et surtout sur la récolte !!
Assurez-vous qu'il soient vraiment prévus pour l'aéroponie et/ou pour un système à recirculation
Prêtez une attention particulière à la composition des engrais et s'ils contiennent bien des micronutriments comme le Fe, le Cu, le Ca, le Mg, etc
Ce doit absolument être un engrais MINERAL ... n'essayez pas le " bio-minéral " ou le " bio-tout-court " ... z'allez vous planter
A noter qu'en aéro HP, la plante à une forte demande en micro-nutriments
 
En aéroponie, on utilisera au minimum ces différents types de produits :
 
- Du pH-down
- Un additif racinaire
- Des enzymes ou un bio-filtre et ses bactéries
- Des vitamines
- Des engrais de bases croissance et floraison
- Des micro-nutriments (si les engrais de base n'en ont pas)
- Eventuellement un booster de floraison
- Un booster PK
 
Voici un exemple de tableau d'engraissage en fonction des différents stades de la culture
Ce tableau est, par ailleurs, considéré comme une des meilleure base pour ceux qui utilisent la gamme Flora Tri-part de GHE (Tableau K)
 

 

Si on utilise un https://www.********.com/fr/biofiltre-product-2247.php, on peut même se permettre d'ajouter les bactéries et les micro-organismes en général naturellement présents dans la terre
Ces micro-organismes colonisent les racines en les protégeant de pathogènes, en les aidant à assimiler les nutriments et en jouant un rôle enzymatique
Malheureusement, sans substrat, ils dépérissent très vite et ne se reproduisent pas
C'est pourquoi l'utilisation d'un biofiltre est nécessaire au développement, à la reproduction et la vie de ces micro-organismes
 
Ce filtre, qui contient une pierre poreuse, permet le développement des bactéries en milieu hors-sol
 

 
Pour développer cette vie, il faudra utiliser un produit du genre https://www.********.com/fr/ghe-biomagix-protecteur-de-racines-10grs-product-285.php ou Subculture M & B de GH
Le Piranha et le Tarantula de A&N donnent de superbes résultats en terre mais, au vu de leur dosage, couteraient beaucoup trop cher en usage hors-sol
 
A ce sujet, il y a un super topic ici qui détaille bien le phénomène (merci à lhaluciol )
 
Utiliser ce type de produits bio comme le Bio Magix de GHE ou le Catalysator de Bio-Tech qui contiennent bactéries et autres mycorhizes sans bio-filtre est donc totalement superflu !!
Bien entendu, ne pas combiner l'utilisation d'un bio-filtre et de ses occupants avec le peroxyde d'hydrogène
 

Quelle que soit la T° de la solution, l'utilisation d'enzymes ou d'un filtre biologique + bactéries est indispensable si on veut conserver des racines bien blanches et en bonne santé
Il est aussi déconseillé d'utiliser trop tôt un produit à base de silice comme le Mineral Magic de GHE ou le Pro Silicate de Grotek
Comme la silice ralentit, notamment l'évaporation, j'ai pu constater des débuts de pourriture du collet sur certaines plantes qui n'avaient pas encore correctement développé leurs racines
Puisqu'en aéro vous en avez la possibilité, vérifiez donc régulièrement l'état de vos racines
Si vous respectez ces quelques points, vos racines devraient ressembler à ceci :
 

 
Mais certainement pas à ça :
 

 
Si vos racines sont brunâtres et arrêtent leur croissance, c'est probablement que la solution est mal oxygénée
Si vos racines sont brunâtres, gélatineuses et dégagent une mauvaise odeur de vieil étang, c'est probablement que ces dernières sont attaquées par un pathogène du genre du pythium, fusarium, etc
Les racines pendant dans le vide et étant très sensibles aux variations de T°, il faudra éviter de descendre sous les 18°c en période de nuit
 

Fréquence et durée d'irrigation
 
Fourchette moyenne (à adapter à votre système)
 
En journée : ON entre 15 et 30 sec / OFF entre 2 et 5 minutes
La nuit : ON entre 15 et 30 sec / OFF entre 15 et 30 minutes
 
La durée de brumisation ne varie pas tout au long de la culture.... seul le temps de pause varient.
 

Résumé et conclusions
 
Cotés positifs
 
- Pas de substrat
- Consommation d'eau et d'engrais réduite
- Rendement amélioré
- Irrigation automatique
- Demande moins de temps de croissance
- Ecologique de par sa faible consommation en engrais .... tous "minéral" qu'ils soient
- Milieu racinaire optimal
 
Cotés négatifs
 
- Plantes souvent proches dans les systèmes
- Sensible aux différences et aux excès de T°
- Demande beaucoup d'attention
- Pardonne moins les erreurs
- Très sensible aux pathogènes
- Risques de fuites
- Risques d'obstruction
- Investissement de départ plus conséquent
- Il vaut mieux être bricoleur
 

L'aéroponie est une technique passionnante mais qui demande beaucoup de rigueur
Elle nécessite un plus gros budget au départ mais son utilisation est beaucoup moins onéreuse qu'une culture traditionnelle et les résultats sont
Vous l'aurez compris, son plus grand ennemi est la chaleur !!
Comme elle circule sans arrêt dans l'environnement du local de culture, la solution se met très vite à T° de la pièce
Anticipez donc le fait que la soupe ne devra pas dépasser les 24°c et ne pas descendre en dessous des 17°
A moins d'investir dans un "chiller" pour refroidir la solution, (mais ces trucs coutent un bras) il vous faudra prévoir un extracteur digne de ce nom et/ou des cooltubes
 

Liens utiles
 
Culture aéroponique en été (pdf GHE)
 
La gestion de l'eau !! Une aventure difficile ? (pdf GHE)
 
Engrais ou additifs : 1ère partie (pdf GHE)
 
Engrais ou additifs : 2ème partie (pdf GHE)
 
Le rôle des filtres biologiques en cultures hors-sol
 
Symbiose entre les plantes et certains champignons
 

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By Atchi,
Plan:
Introduction
1.1. Définition
1.2. Différences entre hydroponie et aéroponie
1.3. Bref historique
Les différents systèmes aéroponiques (page 2)
2.1. Basse pression
2.2. Haute pression
2.3. Haute pression à air comprimé
2.4. Façon haute pression
Le matériel nécessaire pour l'irrigation (page 3)
3.1. Système basse pression
3.2. Système haute pression
3.3. Durée et fréquence d'arrosage
Mener à bien sa culture aéroponique (page 4)
4.1. La solution: le taux d'oxygène
4.2. La solution: EC et pH
4.3. Risque majeur
4.4. Exemples de JDC
Sources (page 5)

1. Introduction
 
1.1.Définition
 
 
 
 



 
Aéroponie signifie étymologiquement "travail dans l'air" (dérivé du terme grec aero - ponos) et correspond à une technique de culture sans substrat.
 
Les racines de la plante se développent dans l'air et se retrouvent aspergées voir brumisées par une solution nutritive.
 
 
1.2. Différences entre hydroponie et aéroponie
 



 
A l'inverse de l'hydroponie, les racines ne plongent pas directement dans l'eau et puisent uniquement les nutriments dont la plante a besoin pour se développer dans une solution qui lui est projetée.
 
De ce fait, un système aéroponique nécessite moins d'eau et donc moins de nutriments. On constate principalement ce phénomène dans les systèmes aéroponiques à haute pression.
 
D'autre part, la non utilisation de substrat permet de considérer l'aéroponie comme une méthode de culture plus "propre" et plus "écologique".
 
 
1.3. Bref historique

 



L'aéroponie a été développée en 1942 par W.Carter. L'objectif était de faciliter l'examen des racines des plantes.
Entre les années 40' et 50' les scientifiques ont utilisé la culture aéroponique pour faire pousser des tomates, pommes, agrumes, ... Afin d'observer leur structure racinaire et tester leur seuil de résistance à différent types de moisissures résultant d'une irrigation surabondante ou d'une sécheresse prononcée.
En 1983 Richard Stoner (pionnier de l'aéroponie à cette époque là) a développé système commercial nommé "Genesis Rooting System", système inspiré d'un appareil du film Star Trek 2.
Il s’agissait d’un système simple ne requérant qu'une seule alimentation électrique et source d'eau du fait que la projection de la solution soit contrôlée par micro-contrôleur.
L'environnement sans substrat rendit accessible à n'importe quel cultivateur la technique du clonage.




1985, GTi introduisit une seconde génération de matériel dans le système "Genesis Rooting System" et le renomma "Genesis Growing System". Dorénavant le système permet la germination des graines et utilise la solution dans un circuit en boucle fermée.
En 1986, Stoner a été le premier à commercialiser des aliments frais cultivés en aéroponie pour une grande chaîne agronomique nationale.

Les années 90' sont marquées quant à elles par un investissement de la NASA sur la croissance des plantes dans l'espace et l'utilisation de l'aéroponie comme mode de culture.

Le résultat des recherches de la NASA a contribué à un développement rapide des systèmes actuellement utilisés. Les plantes sont lancées à partir de boutures ou de graines, puis suspendues dans l'air dans une chambre dite chambre racinaire. Le système racinaire des plantes se développe dans un espace clos, dans lequel on vaporise régulièrement une solution riche en éléments nutritifs.
 
Ces systèmes de culture aéroponique permettent d'assurer une production alimentaire propre, rapide et efficace. Les cultures peuvent être plantées et récoltées dans le même système tout au long de l'année et ce sans interruption, ni risque de contamination du sol avec des pesticides et autres résidus pouvant être toxiques. De plus l'utilisation d'un milieu de croissance propre et stérile permet de réduire les risques de propagation de maladies et d'infections.
 
 


2.Les différents systèmes aéroponiques
 


 
Les différents systèmes aéroponiques se distinguent par la technique utilisée pour pulvériser la solution nutritive sur les racines (pompe et buses d'aspersion) ainsi que les moyens matériels (dimension de la chambre racinaire et matériaux utilisés) mis en place pour pour le développement racinaire.
 
 
2.1 L'aéroponie basse pression




 
Les systèmes aéroponiques basse pression sont les systèmes les plus répandus actuellement, les plus simples à fabriquer et les moins onéreux.
 
Ceux-ci se caractérisent par le fait que la solution nutritive est pulvérisée au travers de gicleurs par une pompe à eau ayant, généralement, un débit élevé mais délivrant une faible pression. Ils correspondent logiquement à une évolution des systèmes hydroponiques où le système d'irrigation a été remplacé et quelques légères autres modifications apportées, comme le fait d'empêcher les racines de plonger dans la solution.
 
L'aéroponie basse pression est aussi communément, et à juste titre, appelée « Fake Aero Growing». En effet, son seul point commun avec la "vraie" culture aéroponique réside dans le fait que la culture se fait sans substrat et que son mode de nutrition force la plante à développer un système racinaire possédant un nombre important de radicelles.
 
Les systèmes aéroponiques basse pression n'offrent pas de résultats vraiment meilleurs qu'en hydroponie, pour observer une différence significative il faut s'orienter vers les systèmes aéroponiques haute pression, aussi appelés "High Pressure Aeroponic".
 
 
2.2 L’aéroponie haute pression
 



 
Les systèmes aéroponiques haute pression sont des systèmes aéroponiques qui ne se trouvent pas "tout faits" et ce pour deux raisons: le prix et ensuite la culture dans un tel système demande une certaine expérience et une réelle maîtrise de la culture.
 
Cette culture aéroponique est considérée comme la vraie culture aéroponique ou "True Aero Growing". Contrairement à sa petite sœur, l'aéroponie basse pression, il n'est plus question d'utiliser de simples gicleurs mais il est question de buses.
 
Le développement d'une plante ainsi que sa productivité restent étroitement liés à la proportion d'eau/nutriments et d'oxygène disponible au niveau de ses racines. En effet, une grande proportion de l'oxygène capté se fait au niveau du système racinaire. Et c'est sur ce point que l'aéroponie haute pression tire son épingle du jeu.
 
En effet, la haute pression emploie des buses visant à brumiser la solution nutritive sur le système racinaire. Cette brume est considérée comme idéale si elle est composée de gouttelettes ayant une dimension d'environ cinquante microns. Ce chiffre est reconnu pour être la dimension des pores situées sur les racines de nos chères plantes. Ainsi si la brumisation est idéale, la capacité d'assimilation des plantes est maximum et l'échange entre les racines et son milieu de propagation se retrouve optimisé.
 
 
2.3 L'aéroponie haute pression à air comprimé
 



 
L'aéroponie haute pression à air comprimé, aussi appelée (HPA AA) "High Pressure Aeropononic Air Atomized", utilise des buses spéciales connectées à un compresseur à air comprimé pour atomiser la solution nutritive.
 
Ce type d'aéroponie permet de maîtriser plusieurs paramètres indépendamment:
La dimension des gouttelettes en jouant sur la pression de l'air
La pénétration de la solution nutritive dans le système racinaire

C'est ce deuxième paramètre qui la distingue de l'aéroponie haute pression hydraulique. En effet, le fait de pousser la solution nutritive sous forme de brume au travers des racines permet d'effectuer un meilleur déplacement de l'air et ainsi d'apporter plus d'oxygène à celles-ci à chaque atomisation.
 
Il existe trois différents types de buses fonctionnant avec ce genre de systèmes:
La buse fonctionnant avec la gravité: le réservoir de solution nutritive est placé en hauteur, s'écoule grâce à la gravité et l'air comprimé projette la solution au travers de la buse.
La buse siphon: Elle fonction grâce à l'effet venturi: le passage de l'air comprimé au travers de la buse créé une dépression qui entraîne la solution nutritive sur son passage.
La buse fonctionnant avec de l'eau déjà sous pression: la solution nutritive arrive avec une certaine pression et est projetée au travers de la buse avec l'air comprimé.

Cette dernière (N°3) est celle qui permet surement le meilleur contrôle sur les deux paramètres cités précédemment et peut présenter la HPA AA comme une évolution de l'aéroponie haute pression tout en la rendant encore plus onéreuse.
 
Cette méthode de culture est assez récente et très peu répandue, de ce fait peu d'informations sont disponibles et rien ne permet d'affirmer que celle-ci est efficace pour la culture de nos chères plantes même si en théorie tout cela semble compatible.
 
 
2.4 L'aéroponie façon haute pression




 
L'aéroponie façon haute pression correspond généralement à une amélioration de l'aéroponie basse pression, mais la décrire ainsi serait quand même lui porter préjudice.
Il faudrait plus assimiler l'aéroponie façon haute pression comme une véritable simplification, principalement réalisée au niveau de l'irrigation, d'un système à haute pression.
 
De ce fait, on classe dans cette méthode de culture tous les systèmes haute pression:
Nécessitant un laps de temps plus ou moins long pour monter en pression
Ne pouvant pas assurer une pression uniforme et constante dans tout le circuit d'irrigation
Ayant des buses de mauvaise qualité

Ces trois points ont une conséquence directe sur la qualité de la pulvérisation de la solution nutritive et donc sur le système racinaire. En effet, le diamètre trop élevé des gouttelettes va faire ruisseler de la solution nutritive sur les racines les plus exposées. Celui-ci provoque le développement de grosses racines, comme en aéroponie basse pression, et va ainsi limiter la capacité d'oxygénation et d'absorption des nutriments.
 


3. Le matériel nécessaire pour l'irrigation



 
3.1 Système basse pression
 
En aéroponie basse pression, le système d'irrigation est assez simple et est constitué de très peu d'éléments:
une pompe à eau
un réservoir
des gicleurs
un filtre en ligne
de la tuyauterie
une chambre racinaire

3.1.1 Le cycle d'irrigation
 
 
 
 



 
Un cycle d'irrigation se décompose en trois étapes:
La pompe est placée dans un réservoir contenant la solution nutritive et envoie celle-ci aux asperseurs qui eux sont placés dans la chambre racinaire.
La solution est ainsi directement projetée sur les racines, ce qui alimente la plante.
Le surplus de solution projeté est redirigé vers la cuve

Certains préconisent l'utilisation de bulleurs afin d'oxygéner la solution, mais ceci est plutôt déconseillé. En effet, le bulleur à tendance à faire remonter le pH de la solution ainsi que de la rendre instable.
 
D'autre part certaines astuces veulent remplacer l'utilisation d'un filtre par des collants, mais vous risquez vraiment de boucher votre irrigation. L'acidité de votre solution allant peu à peu décomposer le collant et certains morceaux iront se loger directement dans les gicleurs.
 
 
3.1.2 Description du matériel:
 
3.1.2.1 La pompe à eau



 
Dans un système basse pression le choix de la pompe ne se fait pas en fonction de la pression délivrée par celle-ci, mais par rapport à son débit. La pompe à eau doit être adaptée au système dans lequel elle est située, tout en la sur-dimensionnant un peu.
 
Par exemple si vous avez 10 gicleurs ayant un débit de 3 L/min, il vous faudra une pompe pouvant fournir un débit 1800L/h que l'on sur-dimensionnera à 2000 L/h.
 
Il faut bien avoir à l'esprit que plus une pompe est puissante, plus elle chauffera et donc, en fonction de la capacité de votre réservoir, elle aura tendance à élever la température de votre solution.
 
 
3.1.2.2 Le réservoir



 
Le réservoir correspond à une cuve contenant la solution nutritive: eau à laquelle sont mélangés les nutriments.Pour une utilisation aisée tout au long de la culture il faut compter une capacité de plusieurs litres par plantes: entre 2 et 4 litres.
 
Celui-ci doit être étanche à la lumière sans quoi il deviendra vite colonisé par les algues. Il doit aussi être le plus étanche possible aux échanges thermiques afin de limiter le phénomène de chauffe du à la température extérieure.
L'augmentation de la température de la solution se traduit par une diminution de la quantité d'oxygène présente dans celle-ci, ainsi que favoriser le développement de maladies.
 
 
3.1.2.3 Les gicleurs
 
Les gicleurs sont les éléments arrivant en bout de votre système de tuyauterie et projetant la solution nutritive sur les racines des plantes.
 
Il en existe de différents types, voici les grandes familles:
Brumisateurs: l'eau passe dans la buse et sort par de très petits trous afin d'obtenir une fine pluie

Diffuseurs: l'eau est projetée sur une petite plaque qui répand diffuse de manière égale l'ensemble du jet

Gicleurs rotatifs: l'eau entraîne en rotation une pièce en plastique mobile et sort via une ouverture sur celle-ci. Des gouttes sont ainsi projetées à 360° plus ou moins loin en fonction de la pression.


Il n'y a pas de gicleurs qui sont plus adaptés que le autres, tout dépend des caractéristiques que vous souhaitez exploiter: taille des gouttelettes projetées, surface couverte, débit et prix.
 
Les plus répandus sont les gicleurs rotatifs.
 
3.1.2.4 Le filtre en ligne



 
En aéroponie basse pression, l'utilisation d'un filtre en ligne n'est pa obligatoire mais est recommendable afin d'éviter d'obstruer voir de boucher vos gicleurs avec des bouts de racines mortes ou autre éléménts indésirables.
 
Le filtre est généralement une pièce cylindrique en plastique que vous viendrez fixer sur la tuyauterie de votre irrigation. A l'intérieur de ce cylindre on retrouve un filtre tamis (en métal ou plastique): il s'agit d'une sorte de grille qui bloquera en son sein les élements ayant une dimension plus élevée que la largeur de grille.
 
Il n'y a pas de taille particulière recommandée, une valeur de 200 microns peut être une bon point de départ. Un nettoyage hebdomadaire lors du changement de solution vous permettra de ne pas rencontrer de problèmes majeurs.
 
3.1.2.5 La tuyauterie
 
La tuyauterie est principalement composée de tuyaux en plastique souple.
 
Il en existe de différents types tels que ceux dédiés l'aquariophilie, leur couleur transparente ne convient pas si ils sont exposés à la lumière car ils favorisent le développement des algues.
 
Il faut leur préférer le tuyau en polyéthylène, principalement utilisé en jardinerie et pour l'irrigation. Il en existe deux versions différentes:
Le polyéthylène de qualité alimentaire, pouvant supporter des pressions entre 6 et 16 bars
Le polyéthylène dédié à l’arrosage, nécessitant pas la même qualité mais ne pouvant supporter une pression supérieure à 10 bars.

Dans tous les cas l'utilisation de tuyaux en silicone est à prescrire car ceux-ci se dégraderont très vite en avec l'acidité de votre solution nutritive.
 
3.1.2.6 La chambre racinaire




 
Comme pour le réservoir, la chambre racinaire doit être étanche à la lumière et limiter les échanges thermiques.
 
En aéroponie basse pression, les plantes développent un volume de racines important. Plus vous leur laisser de l'espace, plus elles l'utiliseront. Le système racinaire étant la zone principale par laquelle la plante se nourrit, plus celui-ci sera développé et plus la plante s'épanouira et produira.
La hauteur de la chambre racinaire a aussi un impact sur la proportion de radicelles que les racines développeront, donc prévoir une hauteur de 20-30cm est un bon point de départ.
 
Il est nécessaire de contenir les racines dans la chambre racinaire avec du géotextile. Ceci afin d'éviter que les racines ne trempent dans le peu de solution présent au fond de la chambre et allant se déverser dans le réservoir
 
 
3.2 Système haute pression
 
En aéroponie haute pression, le système d'irrigation est complexe en comparaison d'un système basse pression et est constitué de beaucoup d'éléments:
une pompe
un ballon surpresseur
une soupape de surpression/décharge
un pressostat
une électrovanne
un timer cyclique
filtre en ligne
Buses
Tuyauterie
une chambre racinaire

3.2.1 Le cycle d'irrigation
 
 
 
 



 
3.2.2 La pompe
 
Il est important de noter qu'une pompe destinée à être utilisée pour un système aéroponique haute pression doit favoriser la pression et non le débit. En effet, dans un tel système, plus élevée sera la pression, plus les buses délivreront une brume constituée de fines gouttelettes.
 
La dimension idéale des gouttelettes est de 50 microns et la plupart des buses requièrent au moins 5-6 bars pour fournir un tel résultat.
 
Cette notion de pression est indispensable au bon fonctionnement de la brumisation et oriente le choix de la pompe à utiliser pour notre application. Deux possibilités s'offrent à nous: Les pompes à piston de type "machine à expresso" ou pompe à diaphragme.
 
 
3.2.2.1 La pompe à piston
 
 
 
 



 
Appelée aussi pompe oscillante, est petite taille, bon marché et est utilisée principalement dans les machines à café.
 
Elle fonctionne à l'aide d'un piston et de ressorts: le piston est mis en mouvement et compresse l'eau dans une chambre, ensuite il retourne à sa position initiale grâce aux ressorts ce qui crée une dépression et donc aspire l'eau dans la chambre.
 
Ses principaux défauts sont:
Les vibrations de fonctionnement qui engendrent du bruit
Le fait de ne pas pouvoir fonctionner en continu. En effet, ce type de pompe possède un cycle de fonctionnement à respecter afin d'éviter la surchauffe (exemple: 2 minutes marche, 1 minute repos).
Le très faible débit fournit à haute pression (0,2L/min à 10 bars pour une Ulka EP5)
Le fait qu'elle ne puisse pas supporter de fonctionner à vide

Les pompes à piston peuvent dénaturer la nature du liquide rentrant en son sein. En effet, l'usure des matériaux internes à la pompes, provenant des frottements du pistons ainsi que de la pression du fluide, viennent se répandre dans le fluide et le dénature.
 
Les zones visées sont:
les chemises
les joints d'étanchéité (ou segments celons) situés autour du piston.

3.2.2.2 La pompe à membranes
 
 
 
 



 
Cette pompe contient des membranes qui sont mis en déplacement par un moteur à courant continu. Tandis qu’une membrane aspire, l’autre pousse le produit aspiré.
 
La pompe à membrane est utilisée dans beaucoup de secteurs tels que: la chimie, pétrochimie, alimentaire.. car ce sont des pompes résistantes, fiables, peu encombrantes et surtout ne dénaturant pas la nature des liquides transportés (liquide uniquement en contact avec les membranes).
 
De plus, elles peuvent fonctionner en continu, offrent des débits plus ou moins élevés en fonction des modèles et sont extrêmement silencieuses.
 
 
3.2.2.3 Au final
 
Le choix de la pompe se fera alors en fonction de l'application souhaitée.
 
Pour réaliser du True Aero Growing, une pompe à membrane paraît indispensable tant une pompe à piston ne peut fournir un débit suffisant à haute pression afin de remplir un ballon surpresseur. Par contre pour les petits systèmes, celle-ci est très pratique.
 
 
3.2.3 Le ballon surpresseur




 
Le principal souci en aéroponie et de fournir une pression constante au système. Or, les différentes pompes délivrent une pression plus ou moins élevée en fonction du débit qu'elles doivent fournir. On comprend alors qu'il faut trouver le juste équilibre entre le nombre de buses et le point de fonctionnement souhaité.
 
Pour éviter ce casse-tête et les différentes contraintes matérielles, il existe une solution: le ballon surpresseur.
 
Le ballon surpresseur est un réservoir permettant de conserver un liquide sous pression. L'idée est que la pompe mette sous pression le ballon en le remplissant de solution nutritive jusqu'à ce celle-ci s’arrête lorsque valeur de pression souhaitée est atteinte.
 
Le ballon surpresseur contient: une vessie (élément qui sert de réceptacle pour la solution nutritive) et de l'air sous pression. Lors du remplissage de la vessie par la solution nutritive sous pression, celle-ci va gonfler et occuper plus de place. Ce mouvement va provoquer une diminution du volume d'air et donc augmenter sa pression.




 
Un ballon surpresseur de 100L ne vous permettra pas de stocker 100L d'eau sous pression, il y a en effet un volume dit "mort".
Ceci s'explique simplement en utilisant la simplification de loi d'Avogadro (thermodynamique): Pression * Volume = n (quantité de matière)* R(constante universelle) * T (température).
On considère que la quantité de matière et la température sont constantes, ce qui nous permet d'affirmer que dans notre système à l'équilibre: Peau*Veau=Pair*Vair.
 
Donc pré-gonfle à 1 bar (fictif), notre ballon a une capacité maxi de 100L.
A 4 bars on a mis 60L d'eau, à 9 bars-> 80L, 19bars -> 98L,.. (Ne pas oublier d'ajouter la pression atmosphérique dans votre calcul).
Or, comme la pression maxi pour un nombre important de ballons est de 10 bars, on ne pourra y stocker que 80L d'eau au maximum. Soit 20 litres inutilisés!
 
3.2.4 La soupape de surpression/décharge



 
Votre ballon surpresseur est dimensionné pour fonctionner sous une pression maximum, celui-ci risque d'être endommagé voir d'exploser si une pression supérieure lui est appliquée.
 
La soupape de surpression est un élément de sécurité quasiment indispensable. Elle se situe au plus proche du ballon surpresseur et permet d'évacuer l'eau si la pression présente dans votre système est supérieure à la valeur choisie.
 
Il existe des soupapes dont il est possible de choisir la valeur de pression à laquelle le liquide sera évacué hors du circuit afin de faire redescendre la pression. Ce paramétrage s'effectue majoritairement en jouant sur la longueur d'un ressort monté sur une tige fileté. En raccourcissant la longueur du ressort, via une visse de réglage, on comprime le ressort et donc le fluide circulant dans le circuit a besoin d'une pression plus élevée pour ouvrir la soupape. Inversement, si on rallonge sa longueur, la pression nécessaire à l'ouverture de la soupape sera plus faible.
 
Concrètement:
La définition de la pression est la force rapportée à la surface sur laquelle elle s'exprime d'où: P = F / S
P étant la pression exprimée en N/m²
F étant la force exprimée en N
S étant la surface exprimée en m²

Ce qui maintient la soupape fermée est la force du ressort s'appliquant sur celle-ci et correspondant à: F = k * |l - l0|
l étant la longueur actuelle du ressort et l0 sa longueur initiale
k étant la coefficient de rigidité du ressort (paramètre fixé par le constructeur)

Donc P = k * |l - l0| / S, or la surface, la longueur initiale du ressort et son coefficient de rigidité sont constants donc on comprend directement que la pression est proportionnelle à la longueur du ressort.
 
3.2.5 Le pressostat



 
Un pressostat est un appareil permettant de détecter le dépassement de valeurs seuils prédéterminées, de la pression d'un fluide.
 
Lorsque l'une des valeurs seuil est dépassée, celui-ci déclenche la mise en marche ou l'arrêt de la pompe.
 
Certaines pompes en sont équipées d'origine mais l'utilisation d'un pressostat externe de meilleure facture peut être un véritable confort: réglage plus précis des valeurs seuil, delta de mesure plus précis, durée de vie plus élevée,...
 
 
3.2.6 L'électrovanne



 
Une électrovanne est un appareil électrique permettant de commander l'ouverture ou la fermeture via une action mécanique de la circulation d'un fluide dans un circuit.
 
Les électrovannes les plus courantes sont celles utilisées dans les lave-linge et lave-vaisselle pour le remplissage de la cuve.
 
En aéroponie haute pression, on utilise des électrovannes dites de « tout ou rien » et qui ne peuvent s'ouvrir qu'en entier ou pas du tout. L'état change suivant que l'électrovanne est alimentée électriquement ou non. Elle est commandée par un timer cyclique qui permet ainsi de contrôler à la seconde près, voire de manière plus précise, la mise en route et l'arrêt de l'arrosage.
 
 
3.2.7 Le timer cyclique




 
Un timer cyclique permet de contrôler de manière indépendante la durée durant laquelle la sortie est activée ainsi que la durée durant laquelle la sortie et désactivée.
 
Il s'agit de l'un de éléments les plus importants en aéroponie car c'est lui qui contrôle la durée d'arrosage.
 
Il en existe de nombreuses variantes, les plus précis sont réglables au 10ème de seconde.
 
3.2.8 Le filtre en ligne




 
Un filtre en ligne est indispensable en aéroponie haute pression sans quoi vous boucherez ou limiterez l'efficacité de vos buses.
Un filtre en ligne de 60 microns ou plus fin. Plus il sera fin et moins vous aurez de problème, si vous le contrôler et nettoyer régulièrement.
 
Il est aussi possible d'utiliser des sacs filtrants (micronbag) entre votre réservoir et votre pompe. Ils présentent l'avantage de ne coûter que quelques euros, de ne pas fuir ni se boucher et d'être lavables en machine.
 
 
3.2.9 La tuyauterie
 
Pour la tuyauterie, il est préférable d'adapter votre choix en fonction des pressions que vous allez exercer sur votre système d'irrigation. L'aéroponie haute pression ne correspond pas à la définition de haute pression utilisée dans le commerce. En effet, si vous cherchez dans un magasin des tuyaux dit "haute pression" vous serez redirigés vers les nettoyeurs haute pression qui eux propulsent de l'eau ayant une pression comprise entre 10 et 150 bars, voire plus. Leurs tuyaux contiennent un tressage métallique au sein de leur structure (comme du béton armé) afin de supporter des pression allant jusqu'à 300 bars.
 
Il faut leur préférer le tuyau en polyéthylène, principalement utilisé en jardinerie et pour l'irrigation. Il en existe deux versions différentes:
Le polyéthylène de qualité alimentaire, pouvant supporter des pressions entre 6 et 16 bars
Le polyéthylène dédié à l’arrosage, nécessitant pas la même qualité mais ne pouvant supporter une pression supérieure à 10 bars.

3.2.10 La chambre racinaire
 
 
 
 



 
La chambre racinaire doit être étanche à la lumière et limiter les échanges thermiques.
 
En aéroponie haute pression, les plantes développent un volume de racines très important. Plus vous leur laissez de l'espace, plus elles l'utiliseront et plus vos plantes seront heureuses.
Le système racinaire étant la zone principale via laquelle la plante se nourrit et respire, plus celui-ci sera développé et plus la plante s'épanouira et produira.
La hauteur de la chambre racinaire a aussi un impact sur la proportion de radicelles que les racines développeront, donc prévoir une hauteur de 30-40cm est un bon point de départ.
 
Il est indispensable de contenir les racines dans la chambre racinaire avec du géotextile et d'éviter tout ruissellement sur celles-ci. D'autre part la chambre racinaire doit être adaptée à votre arrosage afin que celui-ci soit le plus homogène possible.
 
3.2.1.11 Les Buses
 
Les buses ou nozzles sont l'un des éléments les plus importants: si celles que vous allez choisir ne sont pas adaptées à votre système, ce que vous ferez ne sera pas de la True Aeroponic Growing et votre système sera "déclassé".
Il sera alors bon de vous renseigner au près du fabriquant pour vous assurer que celles-ci délivrent effectivement des gouttelettes de 50 microns à une pression donnée. Si on ne peut vous garantir la taille du brouillard projeté vous pouvez être certain que la dimension des particules sera supérieure à ce seuil.
 
Il faut garder à l'esprit que l'ensemble des particules de votre brouillard nutritif ne sera pas constitué à 100% de gouttelettes ayant de telles dimensions. Certaines auront un diamètre plus élevé ou plus faible, mais le pourcentage ayant le bon diamètre devra être le plus élevé possible et c'est donc pour cela que la pression doit être la plus constante possible dans votre système.
 
Il existe une multitude de buses ayant des caractéristiques plus où moins différentes: matériau, taille de l'orifice, angle de projection et certaines "options".
 

Matériaux: on retrouvera principalement deux catégories. Celles en métal et celles en plastique. L'une des principales différences entre les deux est la durée de vie, le métal aura moins facilement tendance à se déformer et s'user suite aux répétitions des cycles d’aspersion. Bien évidemment, une buse en métal est plus "difficile" à produire et la matière principale coûte plus cher donc le prix de la buse sera directement impacté par ce choix.
Taille de l'orifice: il s'agit d'un petit trou par lequel l'eau sous pression est éjectée de la buse. Plus celui-ci aura un diamètre fin et plus les gouttelettes seront fines. Bien évidemment sa dimension a une influence directe sur l'angle de projection ainsi que sur le débit de la buse.
Angle de projection: Cela correspond à l'angle avec lequel la solution est projetée, plus celui-ci est grand plus la surface couverte sera grande. Ainsi, le nombre de nozzles sera réduit et plus il vous sera facile d'uniformiser la projection de votre solution nutritive au sein de la chambre racinaire.
Options: Certaines buses possèdent ce que l'on peut qualifier d'options, c'est à dire qu'elles ont des caractéristiques techniques spécifiques qui leur ont été ajoutées. Bien évidement le prix est directement impacté. On retrouve le système anti-goutte qui permet d'éviter une projection et un écoulement de solution nutritive lors de l'arrêt du cycle d'aspersion. Ainsi qu'une grille de filtration à l'entrée de la buse pour éliminer une quelconque saleté qui circulerait encore dans votre système d'irrigation malgré la mise ne place de vos filtres en ligne.

3.3 Durée et fréquence d'arrosage
 
3.3.1 Aéroponie basse-pression
 
En aéroponie basse pression, l’aéroponie est une méthode de culture sans substrat, les durées et fréquences d'arrosage n'ont pas la même importance ni le même impact sur les plantes. En effet la solution nutritive étant projetée sous forme de gouttes plus ou moins grosses sur le système racinaire, celui-ci est détrempé et dans ce cas l'intérêt de faire des cycles n'apparaît alors plus comme nécessaire.
Il vous reviendra le choix de mettre en place des cycles: 15min ON/ 15min OFF,.. où d'arroser en permanence c'est à dire 24h/24.
 
Il faudra bien garder à l'esprit que plus l'eau circule et plus celle-ci s'oxygène et que durant la période de nuit vous pouvez rallonger les temps de pause entre deux cycles d'arrosage.
 
3.3.2 Aéroponie haute-pression
 
 
 
 



 
En aéroponie haute pression, la durée de l'arrosage en spécifique à chaque système, un réglage fonctionnant parfaitement sur une configuration donnée n'aura pas le même comportement chez vous. On déterminera alors cette durée de manière empirique.
 
Le principe est simple en HPA (High Pressure Aeroponic): lors de la mise en fonctionnement de l'arrosage, la solution nutritive sous-pression est projetée et forme une sorte de brume. Les gouttelettes vont ainsi envahir la totalité de votre chambre racinaire. Une fois cet espace saturé par, il est temps de stopper l'arrosage.
 
Le temps nécessaire afin d'obtenir cette saturation est alors constant, en effet le volume de votre chambre racinaire ainsi que sa configuration (nombre de buses) ne variant pas il n'est pas nécessaire de jouer sur celui-ci.
Pour vous donner un ordre d'idée, le temps de brumisation est de quelques secondes. Certains préconisent entre 15s et 30s, mais une durée adaptée à votre configuration sera plus efficace.
Attention, saturer de manière trop importante la chambre racinaire peut créer un écoulement d'eau le long de vos racines, qui peut être "néfaste".
 
Le temps entre deux brumisations lui, peut varier et ce en fonction de quelques paramètres: la température de votre chambre racinaire, volume de racines présent, stade de la plante, période de jour et de nuit.
Il faut que les racines restent suffisamment humides sans trop sécher avant la pulvérisation suivante. L'expérience vous permettra de régler ce paramètre de manière précise en fonction du besoin de vos plantes.
Il est par contre nécessaire de rappeler que vos plantes aiment la stabilité, alors évitez de modifier ce paramètre trop souvent. Pour vous donner un ordre d'idée, la durée de pause est de quelques minutes, entre 2 et 5 minutes voire un plus. En période de nuit vous pouvez doubler voir tripler ce temps de pause.
 
 


4. Mener à bien sa culture aéroponique



 
4.1 La solution: Taux d'oxygénation
 
 
 
 



 
Les plantes se développent en puisant ses ressources dans l'air et dans l'eau. De ce fait, il convient de respecter des règles simples et fondamentales afin de mener à bien votre culture et obtenir un résultat optimal.
 
Les plantes sont des êtres vivants et à ce titre elles ont besoin d'oxygène pour vivre et s'épanouir. Celles-ci respirent en partie grâce à leurs racines qui se développent dans un environnement que vous allez régulièrement saturer d'eau. On comprend alors aisément que la solution que vous allez leur projeter doit contenir un maximum d'oxygène pour assurer le meilleur développement possible des plantes et de la vie microbienne au niveau de votre solution et de vos racines.
 
L'oxygène est présent dans l'eau à l'état gazeux, c'est à dire que l'eau contient en son sein de microscopiques bulles de ce précieux gaz. L'eau obtient un apport en oxygène principalement par le phénomène de diffusion, jusqu’à un équilibre appelé “saturation”. La saturation correspond l'état durant lequel une quantité maximal d’oxygène est dissoute dans l’eau. Cet état est pour l’essentiel fonction de la température.
La diffusion s'effectue quant à elle par la surface de contact entre l'air et l'eau, une eau en mouvement se saturera donc en surface et si celle-ci est brassée, la surface en contact avec l'air sera plus grande et donc la quantité d'oxygène présente plus élevée.
 
Voici 3 paramètres pouvant influencer ce taux:
La température de l’eau: Plus l'eau de votre solution a une température faible, plus sa contenance en oxygène dissous est élevée.
Le mouvement de l’eau : Brasser une solution augmente le contact de l'eau avec l’air et par conséquent augmente le taux d’oxygène dissout
La consommation par les bactéries qui dégradent la matière organique (les particules de plantes et d’animaux morts) diminue le taux d'oxygène dissout

Un 4ème évident peut venir à l'esprit: La photosynthèse, les plantes produisent de l'oxygène le jour et en consomment la nuit. Mais nos racines et notre solution sont dans un environnement étanche à la lumière, sans algue ce phénomène a une incidence négligeable.
 
On considère que pour un taux d'oxygène de:
0 à 1 mg/L : Seuil létal, la grande majorité des organismes de retrouvent asphyxiés
1 à 3 mg/L : Seuil critique, le taux est insuffisant pour la survie correcte des organismes, ceux-ci sont en grande difficulté
3 à 5 mg/L : Le développement organique se retrouve perturbé
5 à 7 mg/L : Seuil normal, la vie peut se développer correctement
7 mg/L et plus: Seuil idéal

Contrairement à ce qui est communément admis, la quantité en oxygène n'est pas critique à une température élevée, par exemple à 30°C et pour un taux d'oxygène dissout de 100%, le taux d'oxygène est de 7,54mg/l
Ce qui est gênant c'est que plus la température est élevée plus les besoins en oxygène sont importants, donc plus la quantité d'oxygène aura tendance à diminuer rapidement. D'autre part, cette température élevée est aussi une porte d'entrée idéale pour les pathogènes.
 
Voici une liste de taux utiles:
 



 
Donc on retiendra que pour avoir une solution oxygénée celle-ci doit être brassée et maintenue à une température basse. Quant aux micro-organismes, plus il y a de matière organique dans une eau, plus la demande en oxygène est élevée mais leur présence est utile pour la décomposition des matières mortes, il s'agit donc de trouver un juste milieu.
 
Maintenir sa solution nutritive à bonne température




 
Afin de diminuer la température de votre solution, vous pouvez employer différentes méthodes mais ce qui reste le plus important est de pouvoir maintenir cette température dans votre environnement de culture.
Ainsi si votre réservoir n'est pas un minimum isolé thermiquement et/ou votre environnement de culture trop chaud, vous pouvez être certain que la température de la solution tendra rapidement vers cette valeur et que ses variations auront un impact sur vos protégées. En principe si votre installation est correctement dimensionnée, vous ne devriez avoir presque aucun problèmes de températures hormis en été.
Si votre solution nutritive est trop chaude vous pouvez:
Ventiler de l'air sur votre solution
Utiliser un groupe froid: il fonctionne comme un réfrigérateur, un gaz est compressé et cette compression dégage du froid. Votre solution passe au sein du système et est donc refroidie. Le problème est que cette solution est onéreuse, très gourmande en énergie et dégage beaucoup de chaleur
Plonger des bouteilles d'eau gelée dans votre solution: l'eau gelée a un température de 0°c, si vous souhaitez baisser cette valeur aux alentours de -10°c, vous pouvez mettre du gros sel dans la bouteille d'eau: 2/3 d'eau et 1/3 de gros sel avant de placer la bouteille dans la solution.
Le sel, aussi appelé chlorure de sodium, va alors essayer de se dissoudre dans la glace mais pour cela il faut suffisamment d'énergie pour casser les liaisons électrostatiques qui maintiennent les ions Na+ et Cl- du sel dans la forme solide. Il va alors se produire une réaction endothermique: en se dissolvant le sel va puiser de l'énergie dans la glace (chaleur latente de fusion), ainsi, la température nécessaire pour que de la glace subsiste devient donc inférieure à 0 °C.

4.2 La solution: EC et pH
 
 
 
 



 
Lien vers le guide traitant de l'hydroponie où ces concepts sont traités.
 
Les règles concernant l'EC et le pH sont les mêmes qui s'appliquent en aéroponie et en hydroponie:
L'EC et le pH se doivent d'être les plus constants possible et adaptés au stade du vie de la plante.

Il est conseillé de lire le guide sur l'hydroponie afin de d'obtenir de plus amples informations et détails sur ces deux notions. De plus, si vous cultivez en aéroponie basse pression, la façon de gérer votre EC et pH est identique, peut être que vos plantes auront besoin d'un EC plus faible du fait de leur meilleure absorption des nutriments. Il est absolument nécessaire de posséder un appareil permettant de mesurer l'EC et le pH afin d'être le plus précis possible.
 
 
4.2.1 Electro-conductivité ou EC
 
 
 
 



 
L'EC correspond à une mesure de la conductivité électrique de votre solution.
Votre eau est constituée d'un ensemble de minéraux et de sels qui sont des conducteurs électriques, donc en injectant un léger courant entre deux bornes, votre appareil est capable de déterminer la conductivité de votre solution. Ainsi, vous pouvez en déduire la concentration en nutriments de votre solution.
 
Bien évidemment, vous ne pouvez pas savoir quels sont les éléments présents dans celle-ci et encore moins leurs proportions à moins de faire des chromatographies tous les jours. D'autre part, vos plantes vont privilégier certains nutriments et en laisser d'autres de côté en fonctions des besoins. Pour l'ensemble des ces raisons (et d'autres telles que la dégradation des composants,..), il vous est nécessaire de changer régulièrement votre solution afin de fournir l'ensemble des nutriments pour vos plantes avec une concentration suffisante et de vous fiez à la composition de ces engrais et leur teneurs fournies sur votre boite.
 
Le but du jeu est de rendre la concentration en nutriments constante, c'est à dire que votre plante consomme autant d'eau que de nutriments. Cette notion est loin d'être aisée en aéroponie haute pression. En effet, si votre brumisation est correctement réglée, la quantité d'eau retournant dans votre réservoir sera minime, voir nulle, et donc l'EC aura tendance à augmenter du fait de la diminution du volume d'eau qui engendre une augmentation de la concentration des engrais.
 
On comprend alors que contrairement en hydroponie ou en aéroponie basse pression, la connaissance des besoins de vos plantes et de leur comportement est nécessaire afin d'anticiper et de réagir correctement dans un bon nombre de situations.
 
D'autre part, faire une session multi-variétés sera d'autant plus difficile que les plantes auront des besoins spécifiques différents, ainsi à moins d'avoir des variétés ayant le même comportement vous ne maximiserez pas l'apport d'engrais et vous obtiendrez une récolte "médiocre" contrairement à ce que vous auriez pu obtenir si avait été parfaitement orchestré.
 
 
4.2.2 Le Potentiel Hydrogène
 
Le pH quant à lui correspond au potentiel hydrogène de votre solution.
C'est en mesurant le pH de votre solution que vous allez connaître la concentration de votre solution en hydrogène et donc son taux d'acidité:
pH < 7: acide
pH = 7: neutre
pH > 7: base

Le pH peut se mesurer de plusieurs manières dont la plus précise utilise une électrode en verre. Le but est de mesurer une différence de potentiel afin d'en déduire le pH de votre solution.
 
Cette mesure dépend avant tout chose de plusieurs facteurs:

De la température du corps liquide
De l'étalonnage de votre appareil de mesure

Comme vous avez pu le voir sur votre liquide d'étalonnage, le pH de celui-ci est différent en fonction de la température. Or, beaucoup d'appareils sont prévus pour compenser la mesure en fonction de la température, donc si vous en avez la possibilité préférez un tel appareil.
En chimie, l'étalonnage s'effectuer avant chaque session de mesures, vous n'êtes pas obligé de le faire tous les jours mais faites le le plus régulièrement possible (une fois par semaine serait une bonne moyenne). Il est très important de garder à l'esprit que l'étalonnage de votre appareil est aussi important que la mesure que vous effectuez. En effet, la détermination du pH se fait en référence à la solution d'étalonnage. Certaines règles sont très importantes: la conservation de votre électrode dans la solution de conservation fournie par le fabriquant. le nettoyage de l'électrode avec une solution purifiée:

eau distillée,
eau déminéralisée,
eau osmosée, ...

La valeur du pH est primordial pour le succès de votre culture, en effet il rend accessible certains nutriments à vos plantes en fonction de sa valeur.
 
Deux plages de valeurs sont recommandées pour votre culture en fonction du stade de développement de votre plante:

5,6 pour une plante en phase de croissance
5,8 pour une plante en phase de floraison.

Il s'agit de valeurs aux quelles le meilleur ratio de nutriments est disponible. Dans certaines situations, il peut être nécessaire de le faire varier afin de rendre accessible certains nutriments, mais ce que vous faites doit être maîtrisé.
 
 
 
 
 



 
Les plantes se retrouvent stressées en cas de brusques variations du pH et vous pouvez aussi développer des carences où excès qui seront préjudiciables pour leur rendement.
 
 
4.3 Risque Majeur
 
Le système racinaire évoluant à l'air libre, celui-ci est tributaire du bon fonctionnement de votre systeme. En cas de problème avec votre pompe ou votre système d'aspersion: Buses obstruées, panne, timer cyclique qui tombe en panne, réservoir vide.. vous vous exposez, vous et vos protégées à des conséquences plus ou moins graves. En effet, le système racinaire va très vite se dégrader et cette dégradation sera d'autant plus grave si vos plantes sont restées longtemps sans eau.
 
1. les micro radicelles vont sécher et disparaître
2. les racines les plus à l'extérieur de votre système racinaires vont sécher: Les plus fines seront d'abord touchées et les plus épaisses suivront ensuite
3. L'assèchement de votre système racinaire va ensuite se propager vers l'intérieur et votre plante va mourir
 
 
 




 
Les conséquences ont généralement un fort impact:
Une fois sèches les racines sont mortes et vont se dégrader, tout en augmentant le risque de développement de maladies
Votre plante va être très stressée et utilisera une grande partie de son énergie à redévelopper de nouvelles racines
Les nouvelles racines seront épaisses et plongeront très rapidement vers le fond de votre chambre racinaire afin de se prémunir d'un nouveau problème
Les micro-radicelles ne feront leur apparition qu'au bout de quelques jours voir semaines

De ce fait il vous faut contrôler quotidiennement que votre système fonctionne correctement et avoir du matériel de "secours" pour vous prémunir d'une telle avarie.
 
Si un tel problème venait à survenir, voici comment certaines personnes procèdent afin de relancer la machine:
Changer votre solution pour de l'eau claire dans laquelle vous ajouterez du H202 afin de "désinfecter" les racines et éliminer les racines mortes.
Laisser votre système tourner ainsi pendant 24/28h
Changer à nouveau la solution en ajoutant uniquement des enzymes et du stimulant racinaire et laissez la nature agir pendant 48/72h
Rechangez votre solution et ajoutez cette fois vos engrais en faible dose et voyez comment celui-ci évolue et adaptez-vous aux besoins de vos plantes.




 
 
4.4 Exemples de JDC
 
Les JDC sur l'aéroponies sont répertoriés par les cannaweedeurs eux-même sur le site.
Vous pouvez trouver cette liste ici dans la section Aéroponie.
 
Voici deux JDC d'une très grande qualité et qui vous donneront plein d'exemples concrets sur la culture aéroponique:
 
JDC#3 - de Miaouf_kirch
JDC#2 - de Vlador
 

5. Sources:
 

https://en.wikipedia....wiki/Aeroponics -- Cet article est sous CC-BY-SA
NASA: Plantes et aéroponieGuide aéroponique de jung
aeroponie-basse-pression-fag de Pap'z
https://fr.wikipedia....wiki/Pressostat -- Cet article est sous CC-BY-SA
https://fr.wikipedia....3%89lectrovanne -- Cet article est sous CC-BY-SA
JDC#3- de Miaouf_kirch
JDC#2 de Vlador
AeroHP et traduction trollitup - de Bibaleloula
Environnement Canada: https://www.ec.gc.ca
Cahier indicateur datant de janvier 2002: https://www.loire-estuaire.org/
https://fr.wikipedia...._hydrog%C3%A8ne-- Cet article est sous CC-BY-SA
https://fr.wikipedia....orure_de_sodium -- Cet article est sous CC-BY-SA
La section Aéroponie de Cannaweed.

Auteur: Atch'
Illustrations: Vlador
Correcteurs: Dad-, dawi, Abra, Bullr0t, Dr CrazyBud, Basstard
Mots-clés: aéroponie, buse, racines, haute pression, basse pression, pression
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