Hydroponie

Les différents systèmes hydroponiques
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Culture Hors Sol ou Culture Hydroponique
 
 
 
 
 
1 Intro
 
Du grec ponos : effort et hydro : eau, est la culture de plantes réalisée sur substrat neutre et inerte (de type sable, pouzzolane, billes d'argile, etc.).
 
 
Ce substrat est régulièrement irrigué d'un courant de solution qui apporte les sels minéraux et nutriments essentiels à la plante. Ce procédé a de nombreux avantages : moindre consommation d'eau, croissance contrôlée et rapide, moins d'attaque de nuisibles du sol, meilleure maîtrise de la précocité.
 
 
La culture hydroponique permet également une automatisation de la culture : température, éclairage, contrôle du pH et de la concentration en éléments nutritifs du liquide «EC », ventilation.
 
 
La culture hydroponique est très présente en horticulture et dans la culture forcée de certains légumes sous serre. Cette technique de culture s'est développée pour aboutir aujourd'hui à l'aéroponie et depuis très récemment l'ultraponie. Elle permet d'accélérer le processus de maturation des fruits grâce à un rythme nycthéméral plus rapide et permet plusieurs récoltes par an.
 
 
 
 
2 Histoire
 
Première apparition de culture hors-sol
 
Cette technique existe depuis la nuit des temps, un des exemples parmi les plus illustres et les plus anciens sont les jardins suspendus de Babylone, mais il existait aussi des peuples qui vivaient au bord de lacs de hautes montagnes du Pérou comme le Titicaca, où ils cultivaient leurs potagers à la surface de l’eau. Les Aztèques quant à eux s’établirent dans les marécages proches de la future ville de Mexico et conçurent des sortes de radeaux faits de joncs et de roseaux recouverts d’une couche de limon sur laquelle les agriculteurs jardinaient, et qu’il est toujours possible de voir de nos jours. Les racines des plantes plongeaient dans l’eau des lacs : sans le savoir, ils étaient les précurseurs d’une espèce d’aquaculture primitive.
 
 
Les Chinois emploient encore des techniques millénaires de culture sur gravier.
 
 
La culture hors-sol que l’on connaît de nos jours est née au XIXe siècle en Allemagne. Elle fut découverte dans le cadre de recherches réalisées afin de découvrir de quoi se nourrissaient les plantes. Ce n’est qu’en 1930 que Gericke produisit le premier système hydroponique commercial aux États-Unis. Pendant la Seconde Guerre mondiale, des Américains cultivèrent des légumes hydroponiques dans les îles volcaniques du Pacifique pour assurer l’apport en vitamine nécessaire à la bonne santé de leurs troupes qui y étaient en garnison.
 
 
Depuis, des essais ont prouvé la viabilité de la technique, ainsi que son potentiel économique et environnemental.
 
Aujourd’hui, la culture hors-sol est pratiquée en agriculture sur des millions d’hectares dans le monde. Un grand nombre des légumes frais comme la tomate, le concombre, la courgette, la laitue, le poivron, les piments, les épinards, les brocolis, les haricots, les carottes, les betteraves, les pommes de terre, les herbes aromatiques, qui sont cultivés en serre sont issus de cultures hors-sol, et, c’est également le cas de la majorité des fleurs coupées que l’on retrouve chez les fleuristes.
 
 
 
 
3 Terre vs Hydroponie
 
 
Quelles sont les différences entre la culture en terre et
 
la culture hors sol?
 
 
Déjà il est bon de rappeler qu’une plante issue d’une culture hydroponique n’aura pas forcément :
 
 
• un meilleur goût qu’une plante cultivée en terre
 
• une taille supérieure à une plante cultivée en terre
 
• des buds plus compacts qu'en terre
 
• un effet supérieur à une plante cultivée en terre
 
et vice versa.
 
 
Il est tout à fait possible de faire des cultures de quantités astronomiques aussi bien en terre qu’en hydro.
 
 
Tout comme il est tout à fait possible de réaliser des cultures de qualité avec les 2 types de cultures.
 
 
 
 
 
 
 
Passons en revue les avantages et inconvénients de chaque culture :
 
 
Inconvénients de la culture en terre :
 
• saleté accrue due à la manipulation de terre
 
• obligation d’arroser régulièrement
 
• présence accrue de « squatteurs » dans le substrat
 
• difficulté d’apprécier l’arrosage pour un débutant
 
• difficulté pour gérer les engrais pour un débutant
 
• difficulté d’éradiquer les maladies et autres champignons
 
• demande un minimum d’expérience pour élaborer un bon terreau
 
• rempotages à effectuer
 
• rendement inférieur à celui d’une culture hydroponique
 
 
Avantages de la culture en terre :
 
• goût un peu plus « roots » parfois
 
• coût de revient d’une installation de départ moindre
 
• consommation d’engrais inférieure à celle de la culture hydroponique
 
• possibilité de pratiquer une culture bio
 
• entretien simplifié du matériel
 
• récolte plus importante si c’est en extérieur
 
• pas de vérification du pH ni de l’EC à effectuer régulièrement
 
• limitation des problème de pH du à l’effet tampon de la terre
 
 
Inconvénients de la culture hydroponique :
 
• Coût élevé au commencement de la culture dû à l’achat du matériel
 
• Obligation de surveiller régulièrement le pH et l’EC
 
• Consommation accrue d’engrais
 
• Obligation d’accroître la sécurité à cause de la proximité de l’eau et des câbles
 
• Nécessite d'utiliser des bacs de qualité suffisante pour éviter les fuites pendant l'absence du cultivateur et les problèmes qui vont avec ( débarquement des pompiers, et peut être des fonctionnaires de police....)
 
 
Avantages de la culture hydroponique :
 
• Possibilité de s’absenter quelques jours grâce à l’automatisation relative d’un système hydroponique
 
• Rendements souvent supérieurs à ceux d’une culture en terre (suivant l’expérience bien sûr)
 
• Traitement simplifié des carences, maladies ou champignons par rapport à la terre
 
• Propreté optimale
 
• Substrat réutilisable à l’infini (billes d’argile)
 
• Pas de souci de sur/sous arrosage
 
• 1 seul système est nécessaire pour tout le cycle
 
 
 
 
4 Les différents systèmes de Culture Hors Sol
 
Le terme de Culture Hors Sol s'applique à une dizaine de systèmes qui paraissent, de prime abord, très différents les uns des autres. En fait, cette situation peut être clarifiée en classant les différents types de techniques hydroponiques.
 
 
 
• Les systèmes sans substrat
 
 
o Aquiculture ou bubbler dwc
 
o Nutrient Film Technique (N.F.T.)
 
o Aéroponique
 
o Ultraponie
 
 
• Les systèmes avec substrat
 
 
o Subirrigation ou table à marée
 
o Percolation ou Système goutte à goutte
 
o Système à mèches
 
 
 
Les systèmes sans substrat
 
Ces techniques permettent de s'affranchir des contraintes liées aux substrats (achat, mise en place, renouvellement…). Elles permettent aussi une désinfection relativement simple du matériel entre deux cultures. Par contre, elles nécessitent d'enrichir la solution nutritive en oxygène pour alimenter correctement les racines.
 
 
 
o Aquiculture ou bubbler
 

 

 
 
 
Le bubbler ou bulleur est un système hydroponique simple et économique.
 
La solution nutritive non circulante est contenue dans un bac de culture.
 
Comme la solution nutritive est stagnante, la faible quantité d’oxygène dissout est généralement insuffisante pour le bon fonctionnement des racines. Pour éviter une asphyxie partielle, il est nécessaire d’enrichir régulièrement le milieu en oxygène par un bulleur placé au fond du pot. Le bulleur est le même que celui qu'on utilise dans les aquariums.
 
La solution nutritive doit être complétée (pertes en eau dues à la transpiration) et renouvelée (épuisement des sels minéraux).
 
 
 
Le système bubbler n'est pas un système très connu mais qui pourtant est très simple à utiliser. Il demande peu d'entretien, il est facile à réaliser et c'est surtout un système qui ne coûte pas cher.
 
Le principe est simple, les plantes auront leurs racines 24H/24 dans l'eau qui est oxygénée par des petites bulles créés par les bulleurs.
 
Les nutriments se trouveront dans cette eau et seront assimilés directement par la plante.
 
 
Ce système, est surtout utilisé pour l'enracinement de boutures.
 
Laissez tourner la ou les pompe(s) à air 24h/24
 
Ne pas utiliser de bac transparent. (Lumière + eau = algues)
 
Bien répartir les bulleurs sur toute la surface de votre bac.
 
 
 
Les systèmes hydroponiques "bubbler" ne sont pas très performants par rapport aux autres systèmes hydroponiques
 
 
Bricolage & technique FABRICATION D'UN SYSTEME DE 15 DWC EN SERIE
 
 
 
o Nutrient Film Technique (N.F.T.)
 



 
Conçue par l’Anglais Cooper en 1979, c’est une des techniques sans substrat la plus utilisée en horticulture. Comme il est très difficile d’aérer un liquide stagnant, le milieu nutritif circule sur une faible épaisseur (une fine pellicule d’eau) sous les racines, ce qui apporte une forte oxygénation du liquide nutritif, d’où le nom de « Nutrient film technique ».
 
La solution nutritive qui est envoyée dans les rigoles par une pompe située dans un réservoir s’enrichit en oxygène au niveau de la surface du film liquide grâce à son déplacement continu. L’arrosage s’effectue par ruissellement sous les racines des plantes, qui sont disposées dans une sorte de buse ou gouttière légèrement inclinée, de façon à ce que le liquide retourne dans le réservoir après avoir été en contact avec les racines.
 
Ce système fonctionne en circuit fermé, ce qui signifie une évaporation limitée, et donc une grande économie en eau. La solution doit cependant être réajustée en permanence aussi bien en volume qu’en concentration en éléments minéraux, la solution étant absorbée par les plantes. Cette méthode présente un inconvénient : Les plantes qui sont situées en bout du circuit reçoivent une alimentation appauvrie en oxygène et parfois en éléments nutritifs.
 
On retrouve ce système de culture surtout en France et en Bretagne pour la culture de tomates, en Belgique, plutôt pour la culture de laitues.
 
 
 
Avantages :
 
o Ce système apporte une bonne oxygénation.
 
o Il permet un arrosage homogène.
 
o Il est économique car il n’utilise qu’un fin film d’eau.
 
o Il permet d’obtenir un rendement élevé
 
o Comme il n’utilise aucun substrat, il ne pose aucun problème pour le roulement des cultures.
 
 
Inconvénients
 
o Les plantes qui se situent en fin de cycle peuvent recevoir une alimentation appauvrie en oxygène et en éléments nutritifs.
 
o Ce système n’est pas très écologique car il engendre le versement de la solution dans l’environnement.
 
o Comme il fonctionne en circuit fermé, il augmente les chances de propagation des maladies.
 
 
 
Installer votre NFT
 
- Disposez le film nutritif sur le plateau supérieur du système en laissant tremper son extrémité dans la solution nutritive (par la fente à l’avant du bac supérieur), il permettra à cette dernière de s’écouler de façon homogène sur toute la surface du bac et gardera, pendant quelques heures, les racines humides en cas de coupure de courant.
 
- Ensuite, découpez votre cache en plastique (CORREX) suivant la disposition choisie pour vos cubes de laine de roche. Il protégera vos racines et votre solution nutritive de la lumière.
 
 
 
Culture en NFT :
 
Pour le démarrage des semis ou boutures, utilisez de préférence des cubes de laine de roche 4x4, puis des cubes 7.5x7.5 cm.
 
Avant d’utiliser les cubes, vous devez les faire tremper dans une solution faiblement dosée en engrais (en général la moitié de la concentration indiqué pour la croissance), avec un pH de 5.5 et ceci pendant 24H. Ceci permettra de faire descendre le pH des cubes qui est généralement trop haut.
 
Une fois les cubes préparés, à l’aide d’un cure-dents, faites un trou à côté du trou déjà existant sur les cubes 4x4 pour y introduire votre graine ou votre bouture (le trou central est souvent trop profond pour les graines et trop large pour bien maintenir les boutures)
 
 
Ensuite, pendant une quinzaine de jours, vous arroserez les cubes à la main avec un dosage de croissance divisé de moitié, pH 5.8-6.0. Quand les racines sortent du cube 4x4, placez ce dernier dans le trou central du cube 7.5x7.5 et continuez votre arrosage manuel de la même façon que vous arrosiez les cubes 4x4. N’hésitez pas à bien laisser sortir les racines du cube 7.5x7.5 avant de l’introduire dans le système NFT (un stimulateur racinaire du style CELLMAX ROOTBOOSTER peut vous aider à obtenir rapidement un système racinaire sain et complexe)
 
 
 
Avant de transplanter vos cubes sur le système NFT vous devez attendre un bon enracinement.
 
Une fois les cubes 7.5x7.5 en place sur le système, préparez une solution nutritive de croissance (dosage indiqué sur la bouteille) avec un pH de 5.8-6.0.
 
Pendant la 1ère semaine de croissance sur le système NFT, il est conseillé de réduire le débit de la pompe afin de ne pas provoquer une sur-irrigation des racines et d’obliger ces dernières à se développer en suivant le flux d’eau. Dès que la masse racinaire aura atteint un certain volume, vous pourrez augmenter le débit de la pompe. La pompe doit fonctionner en permanence tant que les plantes sont à la lumière, elle peut donc être branchée sur le même minuteur que la lampe.
 
 
 
Tous les 7 / 15 jours, vidangez votre solution et remplacez la par une solution de rinçage (ex. : BN ZYM) au pH ajusté, et laissez tourner votre système NFT avec cette solution pendant 24H. Cette solution de rinçage aura pour effet de dissoudre les sels minéraux accumulés au cours de la culture avec engrais et permettra également de dissoudre les racines mortes qui pourraient occasionner des maladies racinaires.
 
Au bout de 24H, vidangez de nouveau le bac d’alimentation et remplacez la solution de rinçage par une solution d’engrais « neuve »…et c’est reparti pour 15 jours !
 
 
Bricolage & technique
 
 
 
 
o Aéroponique
 


 
L’aéroponique représente l’évolution la plus récente des technologies de culture hors sol et c’est aussi le système le plus sophistiqué. Les racines des plantes ne sont en contact ni avec un milieu solide ni même avec un milieu liquide. Elles sont alimentées par un brouillard nutritif obtenu par nébulisation de la solution nutritive dans une enceinte close.
 
L’excès de solution nutritive est récupéré puis recyclé. L’atmosphère du milieu de culture où se trouvent les racines est saturée par un brouillard nutritif qui se dépose sur les racines puis ruisselle sur ces dernières en assurant l’alimentation hydrique et minérale. Bien entendu, le système assure une excellente aération.
 
 
En effet avec ce type de système, le jet nutritif avoisine les 20% d'oxygène ce qui n'est pas le cas avec un système hydroponique classique.
 
L'avantage de l'aéroponie est donc une meilleure assimilation des éléments nutritifs par les plantes de par la composition de l'environnement.
 
Ceci est rendu possible grâce à la faible taille des particules pulvérisées.
 
 
Pour arriver à pulvériser et non arroser la solution nutritive sur les racines, il est nécessaire de posséder une pompe pouvant développer une pression conséquente.
 
La pompe en question alimentera un circuit d'irrigation se finissant par des buses d'aspersion, les brumisateurs.
 
L'irrigation se fera par intermittence.
 
Avec cette catégorie de système l'absorption étant maximale, les racines se développeront sans commune mesure,il est donc important d'anticiper sur la taille des tubes contenant les racines pour éviter que ces dernières empêchent l'écoulement.
 
 
Avantages :
 
 
* Constitue le système hydroponique le plus performant
 
* Rendement optimal
 
 
Inconvénients :
 
 
* Nécessite un investissement financier considérable
 
* Nécessite une pompe à eau de puissance importante.
 
 
 
 
Un système aéroponique demande un minimum de pression (3 à 4 bars minimum) pour pulvériser la solution nutritive sous forme de brume. Les systèmes dit basse pression n'envoient qu'un jet qui s'écoulera le long des racines tout comme dans un système à bille d'argile par exemple.
 
Les brumisateurs à ultrason ne peuvent pulvériser correctement une solution nutritive. Un partie des nutriment se colleront sur la membrane, ce qui oblige à la nettoyer tout les jours et une autre partie sera trop lourde pour que ça fonctionne. Un article de Wiki Cannabique.
 
 
Bricolage & technique
 
Fabrication système de culture aéroponique
 
Construction d'un système hydroponique modulable aéro
 
Système aéroponique maison!
 
 
 
o Ultraponie
 
 

 
 
L'ultraponie est la forme de culture la plus extrême qui existe actuellement.
 
 
 
Les ultrasons émis par la tête ultraponique permettent un développement foliaire et racinaire du végétal cultivé incomparable. L'ultraponie permet de mettre en "vapeur froide et en apesanteur" les molécules d'eau qui sont "désatomisées" afin d'obtenir des micro-gouttelettes d'eau de l'ordre de 5 microns. L'ultraponie succède à l'aéroponie, laquelle avait succédé à l'hydroponie.
 
Actuellement, l'ultraponie est utilisée pour des cultures modestes et domestiques.
 
 
Laisser tourner la sonde à ultrason 24H/24 si possible, le mieux est d'avoir deux sondes et de les faire tourner en alternance 15minOn/15minOff, lorsqu'un est éteint l'autre tourne.
 
Le mieux et d'avoir deux sondes à ultrason et de les faire tourner l'une après l'autre pendant 15min
 
Laisser tourner la sonde à ultrason 24H/24
 
Utiliser une bouée car la hauteur minimum d'eau doit être de 55 mm.
 
Pour les boutures ou semis faire des cycles qui maintiennent l'humidité entre 80 et 85 % pas plus.
 
Pour la création de vos systèmes Ultraponiques prenez en compte des cycles qui respectent la température de l'eau jamais + de 27 °c.
 
Etant donné que l'absorption des engrais est maximum, diminuez de 30 à 40 % vos valeurs Ec.
 
 
Nettoyer régulièrement le disque de céramique avec un chiffon et ne pas utiliser d'eau déminéralisée ou osmosée pure ( un peu d'eau dure ou d'engrais ).
 
Une quantité exceptionnelle d'oxygène disponible pour la plante.
 
Pas de ruissellement d'eau vu la finesse des gouttes, donc pas de brûlure sur les feuilles même avec les lampes allumées.
 
Un développement racinaire très important ce qui permet une meilleure absorption des éléments nutritifs d'où l'intérêt des 5 microns.
 
Pas de pression donc aucun risque de fuite, ni de débordement.
 
Moins de problème de maladie racinaire.
 
Faible consommation électrique.
 
Entretien facile ( la membrane ce change en 5mn ).
 
Pas de problème de bruit de pompe.
 
Ce mode de culture est vraiment réservé au cultivateur ayant de l'expérience.
 
 
Bricolage & technique
 
Bouturette ultraponique
Bouturette hydro
 
 
• Les systèmes avec substrat
 
L’autre groupe de cultures hors sol fait intervenir des substrats. Il s’agit d’un processus technique différent du précédent car il introduit un paramètre supplémentaire. Ce support solide inerte n’est pas indispensable puisque plusieurs technologies sans substrat sont parfaitement fonctionnelles, même dans le cadre d’applications agricoles.
 
Il peut donc apparaître aberrant de faire fonctionner un système artificiel dont l’une des composantes n’est pas absolument nécessaire. Et ce, d’autant plus que son emploi apporte de inconvénients tels que le prix d’achat, la mise en place, le renouvellement, et les problèmes éventuels liés à son élimination.
 
De plus, un autre désagrément possible provient du fait que ces substrats ne sont pas toujours chimiquement inertes : ils peuvent alors fixer ou relâcher certains éléments minéraux, modifiant de ce fait la composition de la solution nutritive.
 
Or, dans la pratique horticole, les cultures hors sol avec substrat constituent de loin le système le plus répandu, notamment pour leur efficacité pour assurer l’oxygénation des racines.
 
 
 
 
o Subirrigation ou table à marée
 


 
 
Appelé système de Table à marées, table de récupération ou "Ebb & Flood".
 
Ce système est issu de la culture professionnelle, c'est un système très simple mais pas pour autant peu performant !
 
Le principe est d’alimenter en continu, les plantes sont nourries par intermittence. Chaque cycle d’arrosage est appelé marée. Une fois la table pleine et le substrat suffisamment irrigué, la pompe arrête d’alimenter en solution et la solution peut s’écouler par les trous de drainage. La pompe est réglée sur minuterie. Idéalement, le cultivateur aura réglé la minuterie de façon à ce qu’elle s’arrête lorsque le niveau d’eau sera maximal.
 
 
Avantages :
 
• Coût d’achat assez réduit
 
• Facile à nettoyer entre 2 cycles. Il suffit d’enlever le tapis de racines, de nettoyer le système à l’éponge et de rincer le tout.
 
• Encombrement réduit en hauteur
 
• Facilité d’emploi
 
• Recyclage de la solution nutritive
 
 
Inconvénients :
 
• Légèreté du couvercle qui peut amener à le changer régulièrement
 
• Manque de brassage de la solution dans la cuve.
 
• Nécessite un minuteur assez précis de façon à optimiser les cycles de marées
 
• Le recyclage de la solution nutritive peut faire fortement varier le pH et l’EC
 
• Le circuit fermé agrandit les risques de propagations des maladies.
 
• N’est pas adapté à tous les types de cultures
 
• Grande perte d’eau par évaporation
 
 
 
Rempli de billes d'argiles, avec des pots et du coco, de la laine de roche ou n'importe quel autre substrat.
 
 
 
Il vous suffit de régler les cycles d'arrosage. Irrigué toutes les demi-heures le plateau de culture où circule la marée nutritive vous permettra de cultiver des centaines de plantes, fruits ou fleurs en hydroponie...
 
 
L'un des grands avantages de la table à marée ou "Ebb & Flood" est que presque la plupart des plantes peuvent être repiquées à tout moment. Il est également possible de faire germer des graines directement dans un système de table à marée, tout repiquage étant ainsi inutile.
 
 
 
Bricolage & technique
 
Table à marée pas chère
 
 
 
 
 
o Percolation ou Système goutte à goutte
 
 

 
 
La solution nutritive est distribuée par irrigation discontinue à la surface supérieure du système puis percole vers le bas du substrat. L’enveloppe qui le contient est percée d’orifices à sa partie inférieure ou de fentes latérales qui permettent une évacuation des excédants.
 
Ces systèmes fonctionnent donc à solution perdue, car, en général, cette dernière n’est pas récupérée.
 
L’apport de solution nutritive se fait souvent par l’intermédiaire d’un goutteur ou d’un capillaire installé au pied de chaque plante. C’est la technique au sol la plus répandue actuellement en agriculture.
 

 

 
 
Aussi appelé "Drip Systems", ce système de culture est un système sur substrat qui nécessite des goutteurs ou capillaires, ainsi qu’un tuyau de distribution et une pompe qui fonctionnent de manière intermittente grâce à un temporisateur ou de façon permanente. En culture hors-sol sur substrat, on utilise au moins un goutteur par plante. Mais pour plus de fiabilité on en utilise deux par plante.
 
Traditionnellement, un tel système se compose de bacs rectangulaires dans lesquels on place un "pain" de laine de roche ou un substrat similaire (laine de verre, fibre de coco, etc...). On pose sur ce pain un cube du même substrat dans lequel la plante a été enracinée voir même directement une plante enracinée, dans les billes d'argile. Une ligne d'injection est placée sur la plante et un réservoir, situé en-dessous, permet la restitution de la solution nutritive.
 
Ce système convient aux débutants. Le substrat joue un rôle de tampon et protège la plante, jusqu'à un certain point, des variations trop brusques ainsi que des négligences de l'utilisateur.
 
 
En général ce système ne recycle pas la solution qui n’est pas réutilisée. Grâce à ce système, on peut arroser les plantes directement aux racines. Ce système est l’un des plus répandu actuellement.
 
Cette technique n’est pas très écologique, étant donné la possible contamination des sols par les déchets de solution nutritives, et n’est pas très économique vu la grande quantité d’eau utilisée pour faire la culture.
 
 
TEMPORISATION
 
* Si vous utilisez des billes d'argile vous pouvez laisser tourner la pompe 24h/24 mais j'ai quand même remarque que les plantes poussaient plus vite si l'on utilise une temporisation de 30minON/30minOFF.
 
 
* Si vous utilisez de la laine de roche ou de la fibre de coco, arrosez 6 à 8 fois/jours par temporisation de 15min.
 
 
Avantages :
 
• Coût d’achat assez réduit
 
• Facile à nettoyer entre 2 cycles. Il suffit de retirer le substrat avec les racines, de nettoyer le système à l’éponge et de rincer le tout.
 
• Facilité d’emploi
 
 
Inconvénient :
 
• Nécessite souvent une grande quantité de substrat.
 
• Laborieux à vidanger vu la contenance
 
 
 
Bricolage & technique
 
Montage système hydroponique chambres racinaires/billes d'argiles sur mesure
 
Fabrication d'un système de culture aquafarm [petit prix] Fabrication d
 
Montage de 6 waterfarms home-made dans un espace floraison
 
 
 
 
 
o Système à mèches ou hydroponie passive

 

 
Le système à mèche est le système hydroponique le plus simple. Une mèche fait remonter par capillarité la solution nécessaire du réservoir.
 
On trouve très souvent ce système dans les administrations ou écoles, car c'est un système qui ne demande pas beaucoup d’entretien.
 
 
 
Ils fonctionnent en utilisant la capillarité pour absorber l'eau à l'aide d'une cordelette de nylon qui va du réservoir jusqu'au substrat.
 
Pour mettre en place le système, la cordelette de nylon est passée à travers les trous de drainage du pot. Les pots sont ensuite remplis d'un substrat. Pratiquement tous les substrats se satisferont de ce système.
 
Il suffira d'augmenter le nombre de mèches pour que les racines aient davantage de nutriments
 
 
Les systèmes à mèche sont d'une extrême facilité à réaliser, et on en trouve également dans le commerce. Ils sont faciles à utiliser et à installer, parce qu'ils ne nécessitent aucun système de circulation d'eau. On peut les utiliser pour faire pousser un grand nombre de plants, dans la mesure où plus le plateau est grand, plus on peut en installer.
 
Pas de temporisation avec les systèmes à mèche car il ne disposent pas de pompe.
 
Les substrats tel que la vermiculite ou la tourbe sont parfaits pour les systèmes à mèche car très absorbants.
 
Avec les systèmes à mèche vous pouvez utiliser des engrais pour terre.
 
Grâce à l'absence de pompe vous pourrez placer votre système n'importe où car il n'a pas besoin d’électricité.
 
Ce système ne demande pas beaucoup d’entretien. Et les systèmes à mèche ne coutent pas très cher.
 
Les systèmes à mèche ne sont pas très performant par rapport aux autres systèmes hydroponique
 
 
AUTOPOT


 
 
L'Aquavalve se distingue dans le fait que l'eau (solution nutritive) est libérée dans le réservoir uniquement lorsqu'il n'y en a plus du tout.
 
 
Les racines passent ainsi par une période où elles sont "au sec", comme dans leur milieu naturel, la nature.
 
 
L'Aquavalve donne donc aux plantes un cycle humide/sec comme dans la nature.
 
Description Technique
 
• Fonctionne par simple pression de la gravité.
 
• Apport complètement automatique d’eau et d'engrais.
 
• Système modulaire, peut être agrandi à l’infini.
 
 
 
5 Principaux substrats utilisés en Culture Hors Sol
 
 
On entend par substrat une substance inerte chimiquement (qui est incapable de réagir avec d’autres substances), qui remplace la terre, et qui est utilisé comme support de culture pour les plantes. Il doit protéger les racines de la lumière et leur permettre de respirer. Mais le substrat véhicule aussi la solution nutritive jusqu’aux racines des plantes.
 
 
Il existe plusieurs substrats, ainsi que plusieurs variantes d’utilisation :
 
• Le substrat peut se placer en vrac dans des bacs.
 
• Le substrat se trouve dans des enveloppes qui sont disposées horizontalement (souvent remplies de coco).
 
• Le substrat est sous forme de pains entouré de film plastique opaque, et est disposé horizontalement, soit sur des tables, soit sur le sol (il s’agit de pains de laine de roche).
 
• Le substrat est suspendu dans des sacs verticalement sous les serres (souvent remplis de perlite).
 
 
 
Les planteurs qui ont choisi l'hydroponie ont le choix entre un certain nombre de substrats.
 
 
Les systèmes vendus dans le commerce comportent généralement leur substrat, mais si le jardinier a choisi de bricoler le sien, il lui reviendra d'opérer ses propres choix.
 
 
Les ingrédients minéraux suivants sont théoriquement inertes. Ils n'apportent aucun nutriment et n'interagissent pas avec la solution nutritive que l'on arrose.
 
 
 
 
* Les substrats organiques naturels
 
o Tourbes
 
o Ecorces
 
o Sous-produits agricoles
 
* Les substrats organiques synthétiques
 
o Polyuréthane
 
o Polystyrène
 
* Les substrats minéraux naturels
 
o Sables
 
o Les flocons de pierre de lave
 
* Les substrats minéraux traités
 
o Laine de roche
 
o Argile expansée
 
o Perlite
 
o Vermiculite
 
 
* Les substrats organiques naturels
 
o Tourbes
 
Les tourbes proviennent de la décomposition incomplète de végétaux divers qui se sont développés en milieux aquatiques ou marécageux. La tourbe blonde est celle qui présente le plus d’intérêt pour les cultures hors sol. Sa structure fibreuse, grossière, peu décomposée, lui confère une bonne rétention en eau associée à une structure souple et très aérée.
 
 
Malgré leur origine organique, les tourbes sont indemnes de pathogènes. Le principal inconvénient de la tourbe est le problème d’humectation par l’eau et surtout de ré humectation : le dessèchement d’un support de tourbe entraîne un important phénomène de retrait et des difficultés lors de sa réhydratation. D’autre part, il faut prendre des précautions pour l’utilisation de tourbes acides qui doivent être préalablement neutralisées.
 
 
 
o Ecorces
 
Pour leur utilisation comme substrat en culture hors sol, les écorces ne doivent pas être utilisées directement à l’état brut. En effet, elles peuvent être phytotoxiques du fait de la présence, au moment de l’écorçage, de résines, de tannins, de terpènes etc. Il est fortement conseillé d’utiliser un matériau qui a subi une neutralisation à la chaux puis un compostage en tas à l’air libre pendant plusieurs mois. Avant conditionnement, les écorces doivent être broyées puis calibrées.
 
 
Les écorces possèdent un rapport Carbone / Azote élevé et une capacité d’échange faible. Elles présentent l’avantage d’être un matériau léger, doté d’une porosité élevée et d’une bonne stabilité structurale. En revanche, leur capacité de rétention en eau est faible.
 
 
 
o Sous-produits agricoles
 
Il est possible d’utiliser comme substrat différents sous-produits de l’agriculture et de l’agro-industrie. Il existe une grande variété de ces déchets, parmi lesquels les marcs de raisin, les sciures de bois compostées, les fibres de bois (et sous-produits de l’industrie de la cellulose et du textile), les pailles de céréales, la fibre de noix de coco…
 
A l’état brut, la plupart de ces produits est fermentescible. Ils nécessitent donc un compostage préalable qui stabilise le produit et augmente ses propriétés de rétention en eau ainsi que son homogénéité. Malgré ces précautions, ces produits évoluent dans le temps et deviennent asphyxiants sous l’effet d’un tassement progressif. Enfin, bon nombre de ces matériaux ne sont pas chimiquement inertes.
 
 

 
Fibres de coco
 
Ce matériau se trouve sous forme de pains ou sous forme brute à placer dans des bacs ou des pots. La fibre de coco est fabriquée à partir de l’écorce de noix de coco râpée, puis traitée. Elle est de pH neutre, c’est un substrat inerte.
 
 
Avantages :
 
o Il est réutilisable à condition d'être désinfecté entre chaque utilisation
 
o Il est très aéré
 
o Il est assez bon marché
 
o Il est dénué de parasite au départ
 
o Il a une faible inertie thermique
 
o Il est biodégradable
 
Inconvénients :
 
o Il a une faible capacité en rétention en eau
 
o Il est lourd
 
o il perd de sa porosité au cours de son utilisation
 
 
 
• Les substrats organiques synthétiques
 
 
o Polyuréthane
 

 
Le produit se présente sous forme d’une mousse spongieuse, souple et légère (80 kg/m3) qui a une porosité ouverte. C’est un matériau peu fragile, chimiquement inerte et facile à mettre en place.
 
Par contre, il présentent l’inconvénient d’être coûteux à l’achat et surtout d’avoir une faible rétention en eau (malgré la présence de pores ouverts). De ce fait, l’utilisation de substrats à base de mousse de polyuréthane (foam) nécessite un système de distribution de la solution nutritive très performant.
 
Le polyuréthanne expansé (PE) se trouve dans les boutiques spécialisées et dans les grandes surfaces de bricolage. Il peut être utilisé de différentes façons. En petits morceaux allant de la taille d'un petit pois jusqu'à un diamètre de 1,5 cm, il peut servir d'ingrédient dans un mélange substrat, avec de la vermiculite, de la perlite, ou dans des substrats à base d'écorce ou de tourbe.
 
Il peut également être utilisé seul. Des bandes compactes de 20 cm de PE sont préformées pour s'adapter au plateau d'un mètre de large, disponible dans le commerce. Les fabricants prétendent que ce matériau peut être utilisé plusieurs années durant. Il est utilisable comme ingrédient de substrat dans les systèmes à réservoir, à mèche ou à goutte-à goutte; et il peut aussi être utilisé seul pour les systèmes goutte-à-goutte et table à marée.
 
 
 
 
o Polystyrène
 
Ce polymère synthétique de couleur blanche et extrêmement léger dans sa forme expansée est connu dans ses applications industrielles comme isolant thermique. Il est parfois utilisé en culture hors sol dans des mélanges de substrats pour en alléger la structure et faciliter son aération.
 
 
Polystyrène expansé
 
Pour cet usage, on utilise en général des flocons obtenus à partir de déchets de fabrication de plaques de polystyrène. Ce produit ne peut pas être utilisé comme substrat pur car, outre son extrême légèreté, il ne dispose d’aucune rétention en eau. Sa porosité est fermée, et sa surface de contact est hydrophobe.
 
 
 
 
 
 
• Les substrats minéraux naturels
 
o Sables
 
Les sables proviennent du broyage de roches (granite, basalte, calcaires durs) ou sont extraits de sédiments de rivières.
 
En culture hors sol, on peut utiliser les sables grossiers, après élimination des sables fins et des graviers. Par contre, sa capacité de rétention en eau est faible. Enfin, ce sont des matériaux à forte densité et leur capacité d’échange est nulle.
 
Il favorise le drainage et empêche les mélanges de s'agglomérer. On peut utiliser aussi bien du sable d'horticulture que du sable de construction, mais il faut éviter le sable de pierre à chaux. Le sable est très lourd et il est le plus souvent remplacé par la perlite et la vermiculite. On peut toutefois en lester le fond des récipients s'il y a menace de basculement. Le sable peut servir d'ingrédient minoritaire dans les systèmes à réservoir, à goutte-à-goutte, à mèche et à table à marée. La finesse de son grain, jointe à son poids élevé, fait qu'il a tendance à migrer vers le fond du récipient au fil du temps.
 
 
 
 
 
o Les flocons de pierre de lave
 

 
Ils ont une surface irrégulière, couverte d'aspérités qui retiennent l'eau en surface tout en favorisant la capillarité. Je les utilise depuis des années dans tous les systèmes que j'ai expérimentés. Par rapport aux billes d'argile, ils présentent plusieurs inconvénients. Tout d'abord, ils sont bien plus lourds. Ensuite, ils sont bien plus durs à travailler et se déversent difficilement. Enfin, il faut commencer par les tester sur une plante témoin pour être sûrs qu'ils ne dégagent pas de substance minérale risquant de nuire aux plantes. Cela m'est déjà arrivé.
 
Leurs avantages :
 
Leur surface irrégulière laisse beaucoup de place aux racines, leur pouvoir de capillarité élevé leur permet de retenir plus d'eau.
 
 
 
 
 
• Les substrats minéraux traités
 
 
 
o Laine de roche
 



 
La laine de roche est obtenue par extrusion d’un mélange de basalte, de calcaire et de coke fondus à 1600°C. La coulée est éclatée en une multitude de fibres très fines qui, au refroidissement, sont encollées par une résine urée-formol et enrobées d’un mouillant hydrophile. Ces produits sont spécialement fabriqués en vue de leur utilisation comme substrat de culture hors sol.
 
 
 
Les laines de roche sont des matériaux légers, caractérisés par une bonne porosité et une capacité de rétention en eau élevée. Au contact de la solution nutritive, les laines de roche libèrent des ions minéraux (calcium, magnésium, fer et manganèse) et alcalinisent légèrement le milieu. Il est donc conseillé de saturer le matériau pendant 48 heures avant la mise en culture. Après avoir effectué ce trempage, les laines de roche peuvent être considérées comme inertes.
 
 
 
 
 
 
o Argile expansée
 

 
L’argile expansée se présente sous forme de granulats obtenus par traitement à haute température de nodules d’argile humide : on obtient ainsi des billes dures et poreuses qui ont gardé la couleur brun rouge du matériau d’origine. C’est un produit de grande durabilité, chimiquement inerte et présentant une faible capacité de rétention en eau.
 
Initialement utilisée pour la culture de plantes vertes ou de fleurs en pots, l’argile expansée est utilisée en horticulture professionnelle en mélange avec de la tourbe.
 
L’argile expansé possède un bon pouvoir isolant, ce qui est nécessaire pour protéger les racines des changements de température.
 
 
Il est composé de silice, d’alumine, d’oxydes de fer, et de soufre. Sa capacité de rétention en eau est de 15% en masse. Il est utilisée pour la culture en container, sur des systèmes de tables à marées, ou à une plus petite échelle dans des systèmes hydroponiques à flux continu. Contrairement à la laine de roche, les billes d’argile sont un substrat durable, sain, biologique et écologique.
 
 
 
o Perlite
 

Ce matériau a l’aspect de granulés de litière pour chat, de couleur blanche.
 
C’est un sable siliceux d’origine volcanique contenant de l’eau qui est expansé industriellement par un traitement à la chaleur (1200°C). Brutalement chauffée, elle gonfle d’environ 20 fois son volume initial. On obtient alors des flocons blancs et légers contenant 75% de silice, chimiquement inertes
 
Il est composé de silice, d’alumine, d’oxyde de fer, d’oxyde de titane, de chaux, de magnésie, d’oxyde de sodium et de potasse. Il a une très grande capacité de rétention d’eau (4 à 5 fois son poids) son pH est de 7 à 7,2, et il s’utilise pour la culture sur substrat, pure ou mixte..
 
La perlite expansée à chaud présente une porosité ouverte élevée associée à une très bonne capacité de rétention en eau. Son principal inconvénient réside dans sa fragilité mécanique. Les grains de perlite expansée sont friables et ont tendance à se désagréger en poudre fine.
 
 
 
o Vermiculite
 

Ce matériau a l’aspect de granulés. C’est un silicate d’alumine (mica) qui est expansé par un traitement à la chaleur. Il est composé de magnésie et d’alumine. Il est très léger et a une grande capacité de rétention d’eau (environ 350 l au m³), tout en assurant un bon drainage. Son pH est de 7 à 7,2.
 
 
Il est souvent utilisé dans des bacs ou des pots, pour la réalisation de semis, ou lors de l’enracinement des boutures.
 
 
Avantages :
 
o Il est très léger
 
o Il a une très bonne capacité de rétention d’eau
 
o Il est chimiquement inerte
 
o Il est isolant
 
inconvénients :
 
o Son prix est très élevé
 
o Il se dégrade facilement en poussière et se tasse
 
o Il s’envole facilement car il est très léger
 
o Il est difficile à désinfecter
 
 
 
 
6 PRÉPARATION DES SUBSTRATS
 
 
La laine de roche horticole (à ne pas confondre avec la laine de roche isolante qui, elle, est traitée et ne conviendra à la culture de plantes) est un substrat dont le pH est élevé, il convient de le faire baisser.
 
Pour cela, tremper les cubes de bouturage ainsi que les blocs de croissance 7x7x6.5cm dans de l’eau au pH ajusté à 5,5 à laquelle on aura ajouté également un peu d’engrais croissance afin d’arriver à un EC de 1.2. Laisser tremper 24H.
 
Ensuite, essorer légèrement les blocs de bouturage sans les casser. Ils sont prêts à l’emploi.
 
 
 
En ce qui concerne les billes d’argile, bien les rincer jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de liquide couleur rouge brique qui s’en écoule.
 
Les billes d'argile sont un substrat à tendance basique (pH élevé), ce qui provoquera une remontée du pH régulière dans les premières semaines d'utilisation. Ensuite, le PH devrait devenir plus stable, au fur et à mesure que les billes prennent le pH de la solution nutritive qui les traverse.
 
 
 
 
 
 
GERMINATION ET TRANSPLANTATION
 
Une fois votre LDR préparée, prenez les cubes de bouturage. Un trou est déjà présent au centre du cube, celui servant à l’introduction d’une bouture.
 
Etant trop profond pour y faire germer une graine, il convient de prélever une petite bourre sur le coin du cube afin de combler le fond du trou (on peut également faire un autre trou moins profond).
 
 
Afin de favoriser la germination des graines, il convient de les faire tremper 24h dans de l’eau tiède.
 
Une fois la graine en place, recouvrez le trou avec un peu de laine de roche (sans la tasser, juste pour éviter de passage de la lumière).
 
 
 
Placez vos cubes de préférence sous une mini-serre, cela évitera au cube de LDR de se dessécher trop rapidement, la mini-serre gardant une humidité ambiante d’environ 80%. Dès que la jeune pousse est bien formée, vous pouvez commencer à l’irriguer avec un peu d’engrais (généralement la ½ du dosage croissance). A ce stade, l’irrigation des cubes se fait manuellement.
 
 
Il est conseillé de garnir le fond de la mini-serre avec de la bille d’argile afin que le dessous des cubes de LDR se soient pas en contact direct avec la solution versée à travers les cubes.
 
Vérifiez régulièrement le stade de développement des racines.
 
 
 
Dès que les racines sont passées à travers le cube de bouturage, placez ce dernier dans le cube 7x7, puis remettre les jeunes semis dans la mini-serre .
 
 
 
Une fois les racines sorties du cube 7x7cm, enfouir le cube dans la bille d’argile et de façon à ce qu’un coin du cube soit en dessous d’un des goutteurs (la solution nutritive se propagera d’elle-même dans tout le cube).
 
 
 
Si vous avez utilisé des néons (conseillés pour les jeunes pousses et les boutures) pendant les 2 premières semaines de croissance, pensez à positionner votre lampe haute pression à 1m minimum du sommet des jeunes pousses afin de ne pas brûler ces dernières.
 
Descendez progressivement la lampe de jour en jour jusqu’à 40 cm du sommet des plantes si vous utilisez une 400W (30cm pour une 250W). Garder ensuite cette distance pendant toute la phase de croissance et de floraison.
 
 
 
 
 
7 CONTRÔLE DU pH ET DE L’EC
 
Le pH est le facteur le plus important à contrôler en hydroponie.
 
Le niveau de pH permet de mesurer l’acidité ou l’alcalinité de la solution nutritive, la neutralité correspondant à un pH de 7.0 .
 
 
 
Le pH idéal pour la majorité des plantes se trouve entre 5.5 et 6.5 (donc légèrement acide). Au delà de cette marge de manœuvre, vos plantes n’assimileront pas parfaitement les éléments nutritifs présents dans la solution et vos plantes risquent de vite montrer des signes de carence.
 
 
 
Le pH se mesure à l’aide de testeurs, soit des testeurs à couleurs (peu onéreux mais moins précis) ou des testeurs digitaux (bien plus facile d’utilisation).
 
 
 
Pour faire descendre le pH, il convient d’utiliser du pH- (solution d’acide phosphorique dosée à 24,5%) ou du pH+ pour le faire monter (solution d’hydroxyde de potassium à 24,5%).
 
 
 
L’ EC représente, pour faire simple, la concentration en sels dans la solution nutritive.
 
Elle se mesure en micro-siemens (mS) grâce un testeur d’EC. Plus il y aura d’engrais dans la solution, plus l’EC sera élevée.
 
Pour augmenter l’EC d’une solution, il faut donc rajouter de l’engrais, pour la diminuer il suffit de diluer la solution avec de l’eau.
 
 
 
Quand on veut mesurer l’EC d’une solution nutritive à base d’eau du robinet, il convient d’abord de tester l’EC de cette dernière, sans engrais. En effet, l’eau du robinet seule contient déjà des sels minéraux et autres sédiments (notamment du calcaire) et votre testeur les prendra en compte dans le calcul de l’EC. Ces minéraux présents naturellement dans l'eau du robinet n'apportent pas vraiment un plus à vos plantes en terme d’alimentation mais ils doivent être pris en compte car ils provoqueront une "pression" supplémentaire au niveau des racines.
 
Pour cela, il convient de prendre en compte l' EC de l’eau du robinet quand vous calculez l' EC maximum pour vos plantes.
 
 
 
EC de croissance= 1.5 à 2.2
 
EC de floraison= 1.8 à 2.5
 
 
 
Si vous n’avez pas de testeur EC, suivez les dosages indiqués sur les bouteilles d’engrais et changez votre solution tous les 10 jours.
 
 
 
L'EC pour les nuls
 
L'EC (ou électro-conductivité ) est la notion la plus mal comprise par les débutants en hydro. En gros, l'EC représente la quantité d'éléments dissouts dans la solution, mesurée indirectement par la charge électrique des ions.
 
 
 
 
 
Faut-il tenir compte de l'EC de départ ?
 
L'EC de départ est très variable selon l'eau utilisée. Cependant, contrairement à ce qu'il est souvent dit, il faut en tenir compte car :
 
-il représente des éléments dissouts pouvant être assimilables (nitrates, calcium etc)
 
-il influe sur l'EC final dont la valeur doit être inférieure à 2.25 sinon risque important de sur engraissage et de formation de sels
 
 
De plus, la grande majorité des engrais sont prévus pour fonctionner en eau dure. C'est-à-dire qu'ils sont faiblement complémentés en calcium. Aussi, attention lors de l'utilisation d'eau osmosée (EC égale à zéro), il faudra alors :
 
-soit faire un mélange 2/3 eau osmosée et 1/3 eau du robinet (ou et selon la dureté de l'eau de départ)
 
-soit compléter avec des sels depsom ou du calcimag
 
 
 
 
Quelle valeur d'EC au cours de la vie de la plante ?
 
Les valeurs données ici le sont à titre d'exemples uniquement :
 
-semis et boutures : 0.8
 
-apparition des premières racines : 1.1
 
-stade végétatif : 1.3
 
-stretch de flo : 1.4 à 1.6
 
-floraison : 1.4 à 1.6
 
-rinçage :0.8
 
-plantes-mères :1.6 à 2.2
 
 
 
 
Comment gérer son EC ?
 
En fait, ce qui compte réellement, ce ne sont pas de quelconques valeurs cibles mais les variations de l'EC qui sont un reflet de la consommation des plantes.
 
 
L'EC baisse :
 
-la concentration en éléments dissouts est en diminution
 
-cela signifie que la plante consomme plus de nutriments que d'eau
 
-il faut augmenter la valeur de l'EC [augmenter la concentration d'engrais]
 
 
L'EC est stable :
 
-la concentration en éléments dissouts est stable
 
-les plantes consomment autant d'eau que de nutriments
 
-c'est le but a atteindre
 
 
L'EC augmente
 
-la concentration en éléments dissouts augmente et peut amener la formation de sels
 
-les plantes consomment beaucoup plus d'eau que de nutriments
 
-il faut absolument diminuer l'EC [diluer la concentration avec de l'eau]
 
 
 
 
 
 
Ces règles simples permettent de gérer l'EC suivant les besoins des plantes. Mais évidemment ne permettent pas de gérer les carences générées par un mauvais équilibre des différents ions
 
 
 
 
 
8 LE RINÇAGE
 
Au fur et à mesure que vous engraissez votre plante, des déchets vont s’accumuler dans votre substrat (sels minéraux non-solubles) et empêcher une bonne assimilation des engrais par les racines. C’est pourquoi il est important d’effectuer un rinçage à l’enzyme (de type BN ZYM ) à chaque changement de solution nutritive.
 
Tous les 10 jours, videz votre bac et remplissez-le avec une solution d’enzyme au pH ajusté (6.0). Faites tourner le système pendant 24h puis vider à nouveau le bac pour y remettre une nouvelle solution d’engrais.
 
Ces rinçages à l’enzyme ont pour but de nettoyer racines et substrats en catalysant les déchets pour les transformer en éléments de nouveau assimilable par la plante. Ainsi, vous nettoyer votre substrat en nourrissant la plante.
 
 
 
9 Gestion du risque phytosanitaire
 
 
Les solutions nutritives sont conçues pour subvenir aux besoins des végétaux. D’autres êtres vivants peuvent-ils coloniser ce milieu ? Pour se développer, les micro-organismes hétérotrophes ont besoin d’eau, de sels minéraux, et d’une source de carbone organique. Au contact de la culture, la solution nutritive s’enrichit en carbone organique. Il provient d'exsudats ou de débris racinaires. La solution nutritive constitue alors un milieu de culture idéal pour les micro-organismes.
 
 
 
Risques sanitaires en Culture Hors Sol
 
Les sols abritent une microflore abondante et diversifiée. Nombre de ces micro-organismes développent une activité pathogène à l’égard des plantes cultivées. La volonté de se débarrasser des contaminations en provenance du sol a fortement contribué au développement des cultures hors sol. Les résultats dans ce domaine n'ont pas été à la hauteur des espérances. Les cultures hors sol peuvent être infestées par des agents pathogènes. La diversité des espèces présentes est plus faible et les équilibres microbiens moins stables. Il existe donc un risque que certaines pathologies racinaires prennent de l'ampleur. On retrouve dans les effluents de culture les grandes catégories de micro-organismes : bactéries, champignons, algues, protozoaires, nématodes et virus transportés par leur vecteur. Ainsi, les cultures hors sol doivent faire face à la persistance de certains problèmes sanitaires, et à l'apparition de nouveaux risques.
 

 
 
Risques sanitaires en Système Recyclé
 
L'utilisation de systèmes recyclés accentue le risque de propagation rapide d'éventuels pathogènes par le biais de la circulation continuelle de la solution nutritive. Cependant, les expérimentations ne mettent pas en évidence d'attaque parasitaire spécifique au recyclage.
 
 
La désinfection des solutions nutritives est considérée comme nécessaire en système fermé. En effet, des essais comparatifs démontrent un risque phytosanitaire plus élevé pour les systèmes recyclés.
 
Equilibres Biologiques
 
 
Pour d'autres auteurs, la désinfection des solutions recyclées n'est pas obligatoire, les risques étant assez limités.
 
 
Les populations microbiennes présentes dans un substrat interagissent fortement entre elles. Il peut y avoir par exemple association bénéfique étroite entre micro-organismes (cas de la symbiose) ou au contraire compétition (quand le même élément est nécessaire à leur développement), parasitisme et même destruction par lyse ou prédation. Les procédés de désinfection totale détruisent tous les organismes contenus dans la solution traitée et sont dangereux car ils créent un vide biologique qui est propice à une réinfection foudroyante par quelques agents pathogènes. Certains pathologistes proposent l'introduction d'antagonistes pour éviter ces problèmes. La présence de micro-organismes non pathogènes peut limiter le développement de souches pathogènes. Ainsi l'inoculation de bactéries pourrait permettre de contrôler ce problème.
 
v/c Dad-
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By Guest,
Bases de la culture Hydro
 
 
Cet « œuvre » ne traitera que de la culture hydro en goutte-à-goutte et tables à marée, le NFT sera étudié par notre brillant collègue --> Acid.
 
 
Introduction :
 
La culture Hydroponique est ce qui vient tout de suite à l’esprit lorsqu’on parle de culture hors-sol, ou sans terre. Elle se base sur l’utilisation d’un substrat inerte pour maintenir et faire grandir les plantes en utilisant une solution aqueuse contenant les nutriments dont les plantes ont besoin pour leur croissance et leur floraison.
 
L’aventure Hydro a beaucoup évolué jusqu’à aujourd’hui avec des systèmes de plus en plus impressionnants mais nous resterons dans le domaine du possible…
 
 
 
I. Le matériel et le principe de fonctionnement
 
 
 
I.1. Les substrats
 
 
I.1.a. La laine de roche
 

 
 
La laine de roche est fabriquée à partir de roche volcanique ou d'une combinaison de roches volcaniques, de pierre de chaux et de coke. On fait fondre tous ces composés solides à des températures dépassant les 1 375 °C. La solution en fusion est ensuite centrifugée pour obtenir de nombreux micro-fils qui vont refroidir et former les fibres de LDR qui sera compressée en cubes…
 
Elle forme un substrat inerte, stérile, poreux et non dégradable qui fournit un support solide pour les racines. Elle agit comme un réservoir temporaire pour les éléments nutritifs.
 
 
I.1.b. Les billes d’argiles
 

 
Ce sont des gouttes d’argiles qui sont « soufflée » comme du pop-corn dans des fours haute température ce qui donne ces boules de diamètre variable et poreuses.
 
Elles sont très intéressantes car retiennent moins l’eau que la LDR et permettent une aération maximale des racines grâce aux nombreux interstices entre les billes.
 
Le diamètre idéal, s’il en existe un, serait de l’ordre d’1cm à 2cm pour nos plantes…
 
 
I.1.c. Une étape nécessaire et obligatoire : le tamponnage !
 
Les billes d’argile comme la laine de roche sont souvent basiques à cause de la nature des roches dont elles sont issues. Si on les met directement comme cela dans un système hydro elles déstabilisent le pH en le rendant basique et placent nos plantes (les racines) dans un milieu basique où il leur sera très difficile de puiser les nutriments !
 
 
Par contre, le démarrage (germination) des jeunes plantes devra se faire dans des petits cubes de LDR (2cmx2cm suffisent) afin d'avoir un substrat plus consistant pour bien fixer la première racine et surtout éviter que la graine ne tombe au fond du panier !!!
 
Il suffit de mettre les graines dans le petit cube, d'humidifier ce dernier et dès que la plantule se montre vous mettez le cube dans votre système avec billes d'argile en enfouissant très légèrement le cube dans les billes (le haut du cube devrait se trouver à 1cm sous les billes ou juste au même niveau).
 
 
Pour descendre le pH de ces substrats à 5,5-6, il faut les plonger dans une solution à pH très acide (4 voir 3) pendant plusieurs jours jusqu’à ce que le pH se stabilise (le pH va remonter au début puis se stabiliser). Si la valeur à laquelle il s’est stabilisé est proche ce 5,5-6, c’est fini.
 
Sinon on ajoute encore un peu d’acide jusqu’à arriver à ces valeurs.
 
Une fois le substrat tamponné, il faut le rincer pour éliminer le surplus d’acide ayant servit au tamponnage. Un rinçage à l’eau du robinet avec pH ajusté à 6 convient parfaitement…
 
Et voilà, il ne reste plus qu’à mettre ce substrat dans un système approprié…
 
 
 
I.2. Principes généraux des systèmes Hydro
 
 
I.2.a. Ebb-&-Flow ou table-à-marée
 


 
Le principe est simple : une pompe achemine à intervalles réguliers la solution au niveau des plantes fixées dans leur substrat (souvent des cubes de LDR mais également en billes d’argile). Le niveau d’eau monte dans le bac supérieur jusqu’à une certaine limite réglée par un second tuyau qui fait redescendre l’eau si elle arrive jusqu’à son extrémité.
 
C’est la « marée haute ».
 
Lorsque la pompe s’arrête, l’eau redescend et le substrat se retrouve à l’air libre…
 
C’est la « marée basse ».
 
Il faut régler un minuteur qui fait marcher la pompe 15min toute les 2 heures par exemple mais ces réglages doivent être en fonction du temps
que prend le substrat pour sécher complètement. Les marées sont donc plus espacée en LDR qu’en billes d’argiles.
 
Dès que le substrat est sec ou un peu avant, il faut que la pompe se déclenche et fasse monter de nouveau la marée. Au contraire, une pompe qui fonctionnerait trop longtemps noierait littéralement les racines et entraînerait la mort de la plante.
 
 
 
I.2.b. Le goutte-à-goutte
 

Plus simple à gérer puisque il peut marcher en continu, l’eau est distribuée au niveau des plantes par un système de goutteurs qui achemine l’eau depuis la pompe jusque dans le substrat avec un débit variable en fonction à la fois de la puissance de la pompe et du type de goutteur utilisé…
 
Il est possible comme pour les tables à marée de faire fonctionner la pompe 30min/h pour économiser un peu d’eau et d’électricité mais ce n’est pas nécessaire et les pertes évitées sont minimes…
 
 
 
I.3. Montage de systèmes hydro « maison » :
 
Montage g-à-g 1
 
Montage g-à-g 2
 
Tuto g-à-g évolutif par THC
 
Montage ebb & flow
 
 
 
Bon, je ne pouvais pas faire une partie sur ce sujet mais bon allons-y.
 
Les pompes à air !
 

 
Et oui, elles sont aussi très utiles car elles oxygènent la solution nutritive.
 
Elles se branchent sur une prise de courant normale (220V) et se placent HORS DU BAC (car certains pensent qu'il faut les mettre DANS la solution (^^). Elles pompent l'air (comme leur nom l'indique) et le projettent dans la solution pour faire des bubulles (cf. Le Monde de Némo ^^).
 
Les bulles augmentent la surface de contact entre l'air et la solution et donc la solution s'en trouve plus oxygénée.
 
 
Avantages:
 
1° les racines qui trempent dans la solution sont moins sujettes à une nécrose due à une asphyxie (l'eau ne contient pas beaucoup d'oxygène, pourtant indispensable à la respiration des racines)
 
2° la plante est en meilleure santé car plus oxygénée, le tout de façon naturelle...
 
 
Et voilà, on change de partie !
 
 
II. Nutrition de nos plantes en hydro
 
 
II.1. Pourquoi ne pas se contenter d’arroser ?
 
 
Les plantes, pour se construire et grandir ont besoin de nutriments qu’elles puisent normalement dans la terre. Le phénomène d’absorption se fait au niveau des racines et est lié à un échange de protons (ions H+) entre les cellules végétales et le milieu extérieur.
 
En hydroponie, le substrat est inerte et il ne contient aucun nutriment, il est donc nécessaire d’apporter via la solution tout ce dont la plante a besoin.
 
 
Pour cela, de nombreux produits sont disponibles sur le marché et sont adaptés aux besoins de la plante aux différents stades de sa vie. Il est donc important de respecter les engrais et les doses prescrites par les fabricants ainsi que leurs « domaines » d’utilisation (ne pas utiliser d’engrais croissance en flo et vice-versa)…
 

 
Par contre, il est très important de mesurer son EC afin de ne pas se retrouver avec des plantes cramées par un sur-engraissage malgré le fait que l’on suive le programme du fabricant !
 
(cf Azzgarde).
 
Privilégiez donc toujours votre EC et ajustez en fonction de ce paramètre.
 
Par contre, un n de solution est important toute les deux semaines pour plus de sureté : évite d’avoir une accumulation d’ions inégale pouvant devenir dangereuse mais maintenant une EC correcte…
 
 
Il existe de nombreux boosters pour la floraison, le goût, la taille des buds, la vitalité, la vitesse de développement, etc…
 
Voici un petit résumé de ces produits :
 
- Atami, ATA-XL stimulant croissance et flo, winner hightlife cup 2000
 
Dosage 1mL/L
 
- Plagron, Green Sensation stimulant flo, augmente la taille, le goût et la teneur en principes actifs.
 
Dosage 1mL/L
 
- Hesi, SuperVit, stimulant métabolique croissance et flo, mélange d’acides aminées et autres boostant la vitalité des plantes.
 
Dosage quelques gouttes pour 10L d’eau.
 
- Atami, Atazym : enzymes qui décomposent toutes les matières mortes (algues, racines trop vieilles ou cassées) et nettoient les capillaires et l’intérieur des pompes (contre l’accumulation de sels).
 
- Vitalink, Bioplus : mélange d’hormones stimulantes croissance et flo, boostent le métabolisme des plantes.
 
- Cellmax, flower stimulateur : mélange d’acides aminés et oligoéléments qui favorisent la synthèse des sucres naturels et la quantité de fleurs (buds + compacts et plus gros)
 
- Superthrive : 50 Multi-hormones + vitamines végétale, vitamines b1, auxine de synthèse (hormone de croissance végétale). Booster de croissance surtout mais complément très intéressant en flo également !
 
 
Bon, ceci n’est pas une promo pour telle ou telle substance mais bon, c’est surtout des plus lorsque la culture est maitrisée et que l’on cherche à augmenter le rendement une fois que tous les autres paramètres sont maitrisés (un peu comme le CO²).
 
Par contre, les compléments comme les mélanges d’acides aminés, vitamines et hormones peuvent toujours servirent à augmenter la vitesse de croissance et de flo tout en ayant des plantes plus saines et en diminuant les risques de maladies mais bon, ça coûte relativement cher donc pas une priorité lorsqu’on se lance pour une première en Hydro ^^ !
 
 
 
Il est également très important d'avoir une solution nutritive à l’abri de la lumière (bacs transparents à bannir absolument) pour éviter la prolifération d’algues dans la solution. Ces algues bouchent les capillaires, utilisent les nutriments à la place des plantes, favorisent l'apparition de maladies, etc...
 
En gros: lumière + solution nutritive = Gros problèmes !!!
 
 
 
 
II.2. L’EC ou Electro-Conductivité
 
Alors l’EC est une caractéristique d’une solution qui contient des ions (la plupart des nutriments absorbés par la plante sont des ions lorsqu’ils sont dans la terre et sont des ions dans les engrais dédiés à l’hydro).
 
Cette valeur quantifie la richesse en ions dans la solution en mesurant la conductivité de la solution qui est directement reliée à la concentration en ions dans la solution.
 
 
Pour la période de croissance, l’EC doit être comprise entre 0,8 et 1,2. Elle varie un peu en fonction de la dureté de l’eau qui est différente selon chaque région mais pour avoir une idée de l’EC optimale que vous devez tenter de garder, faite votre solution à la bonne dilution dans un récipient et ajuster le pH, ensuite mesurez l’EC avec un conductimètre bien étalonné et vous aurez votre valeur de référence pour l’EC.
 
 
En flo, elle peut monter jusqu’à 2-2,5 car les besoins physiologiques de la plante sont plus importants dans cette période car elle fournit beaucoup de matière afin d’assurer sa descendance (enfin surtout notre plaisir mais ça elle est pas encore au courant ^^ !).
 
 
Si l’EC baisse trop vite, c’est que les plantes utilisent plus de nutriments que d’eau et il faut donc rajouter de l’engrais jusqu’à revenir à l’EC initiale.
 
Dans le cas inverse où l’EC augmenterait de façon importante, il faut rajouter de l’eau car les plantes « boivent » plus qu’elles n’absorbent de nutriments.
 
Ce dernier problème peut être causé par une mauvaise valeur du pH de la solution…
 
 
Un p'tit lien utile: Gestion de l'EC pour les nuls
 
 
II.2.a. La mesure de l’EC
 

 
Elle se fait avec un Conductimètre, le plus souvent maintenant il est numérique. Il donne la valeur de l’EC en milli-siemens par centimètre (mS/cm) ou en ppm (partie pour million).
 
Les valeurs données au dessus étaient des valeurs en siemens.
 

 
A la vue de ces différences, il est grandement préférable d’avoir un testeur EC qui est gradué en mS/cm… D’ailleurs les marques d’engrais donnent les concentrations à respecter en fonction d’une EC en mS/cm.
 
 
Le calibrage se fait avec une solution de conductivité connue (qu’il faut acheter à moins de connaître un chimiste dans son entourage).
 
On trempe la sonde du Conductimètre dans cette solution et une valeur s’affiche, si c’est celle de la solution, il est correctement étalonné, sinon il faut prendre un petit tournevis (fournit en général) et tourner une petite vis qui peut se trouver sur le côté du conductimètre ou à l’intérieur selon les modèles jusqu’à ce que la valeur affichée soit celle annoncée pour la solution de calibrage.
 
L'EC-mètre doit être étalonné à chaque utilisation dans un monde utopique, mais en général, une fois par semaine est bien suffisant (certain le font encore moins fréquemment sans problème mais bon, autant ne pas prendre de risques).
 
On ne tient pas compte de l'EC de l'eau de départ, sinon avec une eau très calcaire on ne pourrait mettre que 0,1 "EC" d'engrais puisque l'eau est déjà à 0,7 "EC" à cause des calcaires et autres ions déjà présents...
 
On prend donc l'EC de l'eau de base et l'on ajoute à peu près 0,6-0,8 pour avoir l'EC en croissance (respectivement 1,2-2 pour la flo).
 
 
 
II.3. Le pH ou Potentiel Hydrogène
 
 
Le pH quantifie la concentration en ions H+ dans la solution:
 
pH= -log(concentration en ions H+).
 
 
Indice permettant de mesurer l'activité de l'ion hydrogène dans une solution. C'est un indicateur de l'acidité (pH inférieur à 7) ou de l'alcalinité (pH supérieur à 7) d'une solution.
 
 
Il est très important pour la culture hydroponique car comme je l’ai dis un peu plus haut, les plantes puisent leurs nutriments dans le sol (et donc dans notre solution) grâce à un échange faisant intervenir une différence de concentration en protons entre les cellules végétales des racines et le milieu extérieur (sol ou solution nutritive).
 
Il faut que le pH soit plus faible dans le milieu qu’au niveau des tissus végétaux, soit un idéal compris entre 5,5 et 6 pour le cannabis avec un optimal vers 5,8.
 
 
 
II.3.a. Mesure du pH
 

 
Elle se fait avec un pH mètre dont le fonctionnement est identique à celui du Conductimètre décrit juste avant.
 
Au lieu d’utiliser une solution de conductivité connue, on utilise une solution de pH fixé, souvent une solution tampon à pH=7 ou à pH=4.
 
L’idéal étant de faire l’étalonnage avec les deux solutions pour plus de précision…
 
Le pHmètre doit être étalonné plus souvent que le testeur EC et la sonde (petit bulbe en verre qui sert à mesurer le pH) doit être ménagée pour que le testeur dure plus longtemps.
 
Pour une conservation à courte durée, l'idéal est de plonger la sonde dans une solution saturée en KCl (à peu près 3Mol/L) ou à la limite dans de l'eau du robinet.
 
JAMAIS D'EAU DISTILLÉE !!!
 
Pour un stockage à plus long terme, on peut laisser sécher l'électrode mais avant de faire une mesure il faut réhydrater la sonde en la trempant 2-3h dans une solution de KCl à 3Mol/L ou dans du tampon pH 7.
 
 
Pour régler le pH de la solution, on ajoute du pH(-) ou pH-down pour le faire diminuer (cas le plus souvent car l’eau du robinet est basique ou neutre (7<pH<8) en général) ; du pH(+) ou pH-up pour l’augmenter.
 
Certain proposent des méthodes dites « de grand-mère » pour baisser le pH avec du jus de citron ou du vinaigre qui sont deux acides naturels (mais qui déposent au fond de la matière organique et donc pas génial), mais d’autres pensent que ces acides ne sont pas stables donc chacun sa méthode… Moi je dis qu’avec du pH(-) acheté en grow-shop au moins on a pas de mauvaise surprise mais bon, chacun est libre de choisir sa méthode…
 
 
 
 
III. Exemples de cultures en hydro
 
 
 
2e Culture en cours Nymphust
 
 
JDC Braindead
 
 
JDC en LDR énorme !!!
 
 
Bon, et bien une fois que tous ces paramètres seront maitrisés dans votre culture, vous serez bien partis pour une belle culture Hydro !!!
 
Les autres paramètres à prendre en compte sont : la température de la solution (pour ceux qui habitent dans les zones froides un thermostat comme ceux pour aquarium est parfois nécessaire), l’hygrométrie (taux d’humidité de l’air) mais c’est valable pour tous les types de culture… et bien sur l’éclairage mais bon je pense que vous étiez déjà au courant ^^ !
 
 
Bonne chance et surtout Hight Grow !!!
 
 
 
Edit par leblond le 18.04.2008
 
v/c Dad-
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By dawi,
J'aimerais traiter un sujet trop peu souvent évoqué par la communauté. Il s'agit de la Bio Filtration en culture hors-sol.
 
Quelques journaux de cultures de cannaweedeurs intéressants, nous ont permi de découvrir les bienfaits de ces filtres magiques aux pouvoirs si impressionnants. Je tenterai ici de vous montrer les coulisses d'un produit reflétant une réelle révolution.
 
1) Un filtre BIO-logique ?
 
Mais je m'en fou du Bio, me direz-vous !
Et bien non M'sieurs dames ! Le mot BIO du mot Biologique ne veut pas dire que vous devez faire de la culture Bio (Logo AB ou BioPonie) dans votre box, encore moins que vous devez utiliser des engrais organiques purs !
Le mot BIO se rapporte plutôt à un environnement de bactéries non-pathogènes (=non-nocives) constituant une BIOLOGIE importante. Comme vos anciens cours de Biolo' quoi.
 
2) Bactéries ? Ca fait peur...!
 

 
Les bactéries composent notre planète, chez l'homme certaines sont dites non-pathogènes (Bifidus..), d'autres dites pathogènes (Lystéria...).
Elles peuvent nous sauver la vie (Pénicilline...) ou bien nous tuer (Staphylocoque...) mais quand elles sont bien utilisées, elle deviennent un formidable outil.
N'étant ni Biologiste ni fin connaisseur des éléments unicellulaires ou multicellulaires, je ne me perdrai pas ici.
 
Les plantes ont elles aussi leurs bactéries pouvant les faire mourir ou les faire revivre.
Si vous faites de la culture hors-sol (Hydroponie, Aéroponie, Ultraponie, BioPonie...) vous êtes surement un ancien cultivateur ou toujours cultivateur de notre bonne vieille Terre ?
 
N'avez vous jamais entendu un vieux paysan dire "Cette terre là, y'aura plus rin' qui poussera d'ssus vindiou' !'" . Il devait surement parler d'une terre qui donna de beaux légumes et de beaux fruits quelques années auparavant et qui, maintenant, ne donnait plus rien.
Tout ceci à cause des bactéries et de la régénération de la terre...Vindiou'
 
Outre les avantages de contenir tous les éléments essentiels au bon développement d'une plante (N,P,K + Nutriments), la terre contient d'autres éléments faisant d'elle une incroyable réserve de vie. Oui de viiiiie !
La terre bouge, respire et meurt : Tout ceci grâce aux bactéries qui la compose.
 

 
Une terre "neuve" digne de ce nom contient un nombre de bactéries non-pathogènes important que vous ne retrouvez pas en culture hors-sol traditionnelle.
 
Tout ceci était avant l'arrivée...des filtres biologiques bien sûr !...Faut suivre les gars c'est le sujet !!
 
3) Contrôle des bactéries sans terre :
 

 
Comme vous êtes un cultivateur Hors-sol, vous vous passez donc de la terre comme apport de nutriments et bactéries : Et vous avez raison !
 
Les bactéries présentes dans la Terre se posent et s’installent en elles. La terre étant, par définition, une matière solide : Les bactéries n’ont aucun mal à coloniser la terre et y rester.
 
La culture Hors-Sol apporte les avantages d’un contrôle presque intégral des nutriments et bactéries mais comporte aussi l’inconvénient de ne pas garantir un substrat comme la terre.
 
Vous le savez, l’eau est une excellente source de bactéries pathogènes nuisibles à vos plantes. Les bactéries aiment l’eau et les environnements humides pour se développer, surtout si le support de culture laisse passer quelques rayons lumineux : Les bactéries pathogènes aiment la lumière.
La plupart de ces bactéries nocives peuvent être combattues grâce à d’autres bactéries bénéfiques.
Un peu comme à l’image des « Prédateurs auxiliaires » comme les Coccinelles afin de vous débarrasser des maudits pucerons. La nature est bien faite, non ?
 
Donc, pour apporter ces bactéries bénéfiques dans vos systèmes et surtout pour qu’elles y restent, vous aurez besoin d’un « filtre Biologique » que vous placerez directement dans la solution.
 
4) Qu’est ce qu’un filtre Biologique, et comment fonctionne-t-il ?
 
Tout d’abord, ces filtres sont destinés à la base à l’aquariophilie. Disponibles en magasins spécialisés pour animaux, il existe plusieurs types de filtres, pour toutes les bourses. (entre 5€ et plus de 200€)
 
Leurs différences se situent sur le format :
 
- filtres internes

- Filtres externes

- Filtres suspendus

 

Mais aussi sur les capacités de filtration :
- Mécaniques (Incluant une pompe mécanique)
- Biologiques (incluant un substrat inerte)
- Chimiques (incluant une cartouche filtrante)
 
Tous les filtres (ou presque) disposent des 3 capacités de filtrations intégralement.
 
La cartouche filtrante (partie CHIMIQUE) doit être retirée du filtre OBLIGATOIREMENT. Elle est souvent composée d'éléments nocifs venant éclaircir l'eau et donc absorber les engrais utiles aux plantes.
Elle est souvent supprimable rapidement et ne change rien au fonctionnement du filtre biologique.
 
Plusieurs grandes marques se disputent le marché comme : JBL, Ehein, TetraNec, Duetto ou encore GHE avec son BioFiltre.
 

 

Ils sont à placer au fond de votre solution nutritive et doivent être nettoyés chaque mois (minimum).
 
Voici en détail, le fonctionnement d'un filtre interne :
 

 
Dans cet exemple, le substrat inerte est un système de billes de pierres poreuses :

 
Mais vous pouvez tout aussi bien trouver des étoiles :

 
ou des balles biologiques :

 
ou même des systèmes brevetés par des marques, comme :

 
Tous ces substrats vont servir de support aux bactéries. De nature poreux, ces substrats gardent en eux les bactéries pendant la filtration et les libèrent en quantité parfaite au besoin des plantes.
 
5) Comment ajouter des bactéries et que font-elles?
 
Ces bactéries vont avoir un rôle bénéfique puisqu'elles vont principalement :
 
1) Protéger vos racines des attaques de parasites, champignons, virus, trop présents dans nos cultures. Fini les racines noires et les gros dépôts de sels minéraux.
 
2) Elles agissent comme enzymes pour vos plantes en éliminant les résidus morts et se décomposent en azote totalement assimilable par vos plantes.
 
3) Le filtre apporte de l'oxygène à l'eau et permet donc un changement moins fréquent de la solution.
 

Qu'on se le dise, il ne suffit pas d'ouvrir un pot de yaourt au bifidus et de le verser dans votre soupe !!
 

 
Il existe de nombreuses façons de mettre de la vie dans ses plantes mais la plus simple reste l'achat de produits prêts à l'emploi !
 
Attention : Les risques de bactéries pathogènes étant plus élevés lors des mélanges de produits et des marques, certains cultivateurs conseillent l'utilisation d'un seul produit unique.
 
Plusieurs marques que vous utilisez pour vos cultures habituelles se partagent le marché. Les plus réputées sont :
 
Advanced Nutrients Piranha

Advanced Nutrients Tarantula

GHE BioMagix

GHE BM

Bio Nova MicroLife

BIOSolution Micro-Sol

CANNA Trichoderma

GPB Catalyseur

Tous ces produits contiennent des doses très élevées de bactéries et spores pour vos plantes.
Les plus connus sont :
 
- Les Trichoderma :
"Les trichodermas sont des colonisateurs très agressifs qui augmentent la masse racinaire et permettent un excellent contrôle sur la pourriture des racines, le pythium et les phytophetoria. " Les Trichoderma sont des champignons filamenteux imparfaits appartenant à la classe des Deutéromycètes. La forme parfaite appartient à la classe des Ascomycètes (Hypocrea). Ce genre comprend 20 espèces environ, cellulolytiques.
Les Trichoderma sont des champignons cosmopolites et ubiquitaires, saprophytes en milieu extérieur. Ce sont des contaminants habituels des cultures mais sont peu pathogènes. Ils sont impliqués dans des allergies de type I et III et quelques rares cas de mycoses chez des individus immunodéprimés. Diverses espèces produisent des métabolites antifongiques tels que les trichoriazines et de nombreuses mycotoxines (trichothécènes et peptides cycliques, gliotoxine, isocyanides, toxine T-2, trichodermine)."
 
- Les mycètes :
"Les mycètes sont des organismes eucaryotes dépourvus de chlorophylle et dont la nutrition se fait par absorption produisant des spores et se reproduisant par la voie asexuée sexuée. L'originalité des mycètes se manifeste, au sein d'un monde vivant, par la présence d'un thalle mais l'absence de racine, de tige, de feuille, de fleur, de graines et qui n'ont pas de vascularisation (...)"
 
- Les endo et ecto mycorhiziennes :
"La mycorhize (du grec myco ; champignon et rhiza ; racine) est le résultat de l'association symbiotique entre des champignons et les racines des plantes. Fructification (ou carpophore) de l'Amanite tue-mouches ; c'est la partie visible du champignon, qui est en réalité essentiellement souterrain , le mycélium de ce même champignon (Amanite tue-mouches) entoure les radicelles d'un arbre d'un manchon mycélien. C'est une ectomycorhize.
Culture du champignon mycorrhizien associé à Woollsia pungens (éricacées).
 
Dans cette association, les hyphes d’un champignon colonisent les racines d’une plante. Les hyphes sont l'organe principal des champignons (rappelons ici que ce que l'on appelle couramment "champignon" (pied + chapeau) que l'on cueille, n'est qu'un organe éphémère du champignon, le carpophore, où se déroule la reproduction sexuée)."
 
Vous l'aurez compris, il existe une multitude de bactéries bénéfiques pour vos plantes et surtout pour vos racines.
 
Le guide de LittleBigBud nous explique aussi la symbiose entre les plantes et ces bactéries.
 
Pour finir, pensez à nettoyer votre filtre chaque mois et à rajouter la dose nécessaire de bactéries à chaque changement ou ajout de solution pour des plantes saines et vigoureuses, souvent la dernière clé manquante aux récoltes abondantes....
 
J'espère que ce guide n'aura pas été trop long ou incompréhensif et vous souhaite à tous de bonnes cultures saines et productives !!
 
Bon grow+++
 
v/c Dad-
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