La plante et ses éléments

Quelques bases de biologie végétale.
By azmaster,

Cours abrégé de biologie végétale
 
 
Bonjour à tous, suite au topic de « » sur la biologie végétale je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas vraiment de guide spécialement dédié à cette question.
 
Préambule :
Il existe plusieurs types de cellules dans un végétal :
- les cellules chlorophylliennes
- les cellules des poils absorbants
- les cellules des vaisseaux : Xylème (cellules mortes dont il ne reste que la paroi lignifiée) qui conduit la sève brute contenant les nutriments bruts et la plus grande partie de l’eau depuis les racines jusque dans les tiges et les feuilles, Phloème (Cellules semi-vivantes qui ont besoin de « cellules jumelles » qui leur permettent de rester en demi-vie) qui conduisent la sève élaborée contenant les sucres, les hormones, et d’autres molécules depuis les feuilles jusqu’à toutes les parties du végétal)
- les autres cellules (les tissus de soutient, celles du cœur des tiges et des racines, les réserves, etc…)
 
Elles possèdent toutes une paroi et certaines, les chlorophylliennes possèdent des chloroplastes qui sont le siège de la photosynthèse:

 
Nous verrons en plans assez larges les grands aspects de la biologie des plantes thérophytes (plantes qui ne survivent à la saison hivernale qu’à l’état de graine).
 
 
I. Le port du végétal :
Le port correspond à la façon dont pousse lé végétal, la forme qu’il va prendre en grandissant.
Voici les formes les plus classiques :
Port en boule ou buissonnant

 
Port arborescent (comme les sapins et notre plante)

Le port est déterminé par la concentration en Auxine (hormone végétale, voir plus bas) au niveau des bourgeons, cette différence de concentration détermine quel bourgeon sera le (ou les dans le cas du port en boule) dominant (qui grandira le plus vite).
 
Ensuite, le système racinaire de notre plante est de type pivot :

 
Et c’est pour ça que les pots les mieux adaptés sont des pots assez haut mais pas nécessairement très larges, le mieux étant des pots comme ceux utilisés pour les rosiers car ils ont un système racinaire du même type.
 
 
II. Les apex :
L’apex est la partie de la plante qui comprend la plupart des méristèmes, là où les cellules se divisent et où elles se différencient pour finalement donner les futures tiges et feuilles.
En général, on appelle apex le bourgeon principal qui se trouve au sommet de la plante mais en fait il y a un apex à la base de chaque feuille mais leur développement est inhibé par l’apex principal.
 
II.1. Les apex caulinaires :
L’apex caulinaire apical est celui qui se trouve au somment de la tige, le plus haut dans la plante lorsqu’elle n’est pas taillée.

 
Les cellules à ce niveau se divisent sous l’action de l’Auxine puis se différencient pour devenir des cellules de feuilles, de vaisseaux conducteurs de sève, de tissu de soutient…
Ce sont également elles qui produisent le plus d’Auxine, cette Auxine va diffuser dans tout l’organisme végétal et cette différence de répartition va provoquer l’inhibition de la croissance des autres bourgeons.
Tant qu’ils sont trop proches de l’apex principal, ils ne grandissent pas, mais une fois qu’il est suffisamment éloigné, ils pourront grandir et former les branches secondaires, etc…
C’est pour cela que le Cannabis a un port comme les sapins.
 
Le pinçage vise à écraser et donc à détruire en grande partie les vaisseaux conducteurs de sève qui conduisent l’Auxine et donc, les autres apex peuvent se développer puisque le principal n’agit plus sur eux…
Le cas extrême étant bien sur le taillage, puisque là on supprime littéralement l’apex principal et donc son action inhibitrice sur les autres apex…
 
II.2. Le méristème racinaire :

 
Il fonctionne selon le même principe mais la concentration en Auxine est différente…
Et puis aussi on ne peut pas aller tailler l’apex racinaire ^^ !
Donc on va pas trop s’éterniser sur les racines, c’est pas le plus important.
 
 
III. Les principales molécules intervenant dans le développement des plantes :
 
III.1. THE molécule, l’Auxine :

C’est une phytohormone (hormone végétale) qui est produite par les toutes les cellules, mais en petite quantité en général, sauf pour les cellules des apex…
A forte dose, elle augmente la vitesse de division cellulaire et donc la croissance de la plante par une activité plus importante des apex.
Mais elle intervient aussi énormément dans la différenciation des cellules de base :

 
III.2. Les gibbérellines :
C’est en fait une famille extrêmement nombreuse de phytohormones qui interviennent dans le développement des tiges et des graines.
Pour tout savoir dessus :
Super topic d’Azoc
 
Et donc pour résumer un peu tout ça : elles interviennent essentiellement dans la mérèse (allongement des cellules végétales) au niveau des tiges, et dans les graines dans la levée de certaines dormances (les dormances liées à l’acide abscissique).
 
III.3. L’acide abscissique :
Il est produit dans deux cas : le stress hydrique et la mise en place des graines.
Dans le premier cas, il est synthétisé par les racines en manque d’eau trop important et va agir au niveau des feuilles :
- fermeture des stomates au début, afin de limiter au maximum les pertes en eau
- mort des feuilles et chute de celles-ci pour limiter encore plus les pertes en eau par évapotranspiration (radical comme lutte !).
 
Dans le second cas, il est produit par la plante mère lorsque la graine est fabriquée après fécondation.
L’acide abscissique a pour rôle d’empêcher la germination avant qu’il ne se soit dégradé lentement jusqu’à une certaine concentration.
Cela prend plus ou moins longtemps selon des espèces végétales et ça permet à la graine de ne pas germer avant l’hiver (la plantule n’y survivrait pas).
La dormance permet donc dans ce cas d’éviter une germination précoce des graines…
 
IV. La photosynthèse :
C’est ce qui permet aux plantes de grandir, ce sont d’une part les ions absorbés au niveau des racines et d’autre part le CO² converti au niveau des cellules chlorophylliennes en matière organique (sucres, etc…).
 
IV.1. La conversion de l’énergie lumineuse:

 
Cette opération se fait par l’intermédiaire des photosystèmes, molécules photosensibles contenues dans les membranes des cellules photosynthétiques au niveau de toutes les parties vertes de la plante (jeune tige, feuilles).
 
Cette énergie est ensuite utilisée pour mettre en place une énergie (grâce à un courant d’électrons) qui est utilisée pour produire de l’ATP, « monnaie énergétique des cellules».
 
IV.2. La fabrication de molécules organiques et fixation du CO² :
Cette étape se fait dans le cycle de Calvin :

 
Le schéma peut être un peu difficile à comprendre mais bon en résumé, il y a fixation du CO² par une enzyme : la Rubisco, qui va transformer une molécule à cinq carbones en une molécule à six carbones et donc convertir le carbone atmosphérique en carbone organique et donc en sucres (pas le sucre de table, les oses en générale sont qualifiés de sucres).
 
En utilisant l’ATP produit lors de la phase précédente et d’autres molécules, les végétaux peuvent se rendre autonome pour ce qui est de l’approvisionnement en carbone (alors que les animaux doivent trouver leur carbone dans leur nourriture) et donc produire leur matière organique grâce au CO² de l’air, d’eau et de lumière.
C’est cette synthèse qui produit de l’O².
Mais en parallèle, toutes les cellules végétales respirent : c'est-à-dire qu’elles utilisent des dérivés du glucose, de l’O² et des molécules réductrices pour produire de l’ATP (encore lui, c’est la molécule la plus produite par les cellules) et rejettent du CO² dans l’air.
 
En journée, la production d’0² est plus importante que sa consommation et la consommation de CO² plus importante que sa production.
Donc le bilan en journée est : production d’O².
Mais la nuit, plus de production d’O² donc seule la respiration a lieu, d’où une production de CO² et une consommation d’O² durant la nuit.
 
V. l’absorption racinaire des nutriments :
Les nutriments captés dans le sol le sont sous forme d’ions :
NO3 -, NH4 +, Ca 2+, Mg 2+, Zn 2+, PO4 3-, K +, etc…
Tous ces ions sont absorbés par les racines au niveau des fragiles poils absorbants grâce à un échange de protons (ion H+).

 
Le fait que le pH soit plus acide dans le milieu extérieur que dans les poils absorbants permet une entrée des ions qui libère de l’énergie lors du passage.
Cette énergie est utilisée pour faire entrer des ions qui ne peuvent entrer normalement car cette entrée nécessite de l’énergie.
Donc les ions H+ sont exportés via des pompes dépendantes à l’ATP (et oui, encore !) pour maintenir cette énergie, les nutriments sont absorbés grâce à la conversion énergétique décrite plus haut, et le même schéma se remet en place lors du passage des nutriments depuis les poils absorbants jusqu’aux cellules des vaisseaux qui conduiront les nutriments jusqu’aux feuilles pour qu’ils soient convertis en matière organique.
La différence de concentration de H+ entre les cellules et le sol (ou la solution Hydro) et la charge des ions donne la notion de potentiel électrochimique et le gradient électrochimique eu niveau de la membrane plasmique des poils absorbants permet en fonction des ions leur absorption ou non par la racine.
C'est pour ça qu'il y a un pH idéal pour l'absorption des nutriments: pH et nutrition par Jarhoïde
Il existe néanmoins des effets d'antognie entre certains ions qui peuvent entrainer des carences malgré tout apports d'engrais:
exemple pour le couple K+/Ca2+ ou K+/Mg2+. S'il y a trop de K+ dans le sol (ou la solution), sa forte mobilité et sa forte concentration empêche l'absorption des autres cations car ces derniers sont plus chargés et ont une sphère d'hydratation qui les rendent moins mobiles.
Ainsi, quelqu'un qui a la main un peu lourde sur le PK13-14 aura la surprise parfois avoir une carence en Mg ou Ca...
 
L’eau est absorbée au niveau de l’extrémité des racines (en majorité) et au niveau des poils absorbants grâce aux parois, puis par des aquaporines (protéines permettant un passage uniquement des molécules d’eau dans les cellules).
Plus il y a d'eau disponible dans le sol et plus l'absorption des nutriments est rapide et facile pour la plante.
Attention encore une fois à ne pas tomber dans l'extrême qui consiste à sur-arroser car les racines sont comme les humains: elles ne respirent pas sous l'eau !
 
VI. La gestion du potentiel hydrique :
 
Le potentiel hydrique correspond à la teneur en eau des tissus du végétal, s’il diminue trop, la plante se fane ou meurt si le déficit est trop important.
Bon, je suppose que tout le monde sait que les plantes captent l’eau au niveau des racines, mais le problème avec l’eau pour les végétaux (dans le nature) c’est qu’il y en a soit trop soit pas assez.
Si le sol est sec, la plante ne pourra plus puiser d’eau dans le sol et devra donc limiter le plus possible ses pertes en eau pour ne pas faner. Au contraire lorsqu’il pleut beaucoup, la plante se retrouve à la limite de la noyade et ses cellules sont envahies par l’eau, s’il n’y avait pas la paroi pour limiter la taille des cellules végétale, elles éclateraient à chaque grosse pluie ^^ !
 
Il est donc primordial de comprendre comment une plante absorbe de l’eau (voir partie absorption racinaire) et comment elle en perd.
 
VI.1. La notion d’évapotranspiration:
L’évapotranspiration, un nom barbare pour dire : transpiration par évaporation d’eau au niveau des feuilles.
C’est le facteur le plu important dans les pertes en eau.
Au niveau des feuilles il y a une cuticule (mince couche de lipides qui agit comme une bâche et qui retient l’eau au niveau de la feuille et empêche son évaporation), plus ou moins épaisse selon les espèces, qui empêche en partie l’évapotranspiration.
Mais c’est au niveau des stomates qu’elle est la plus importante.
Les stomates sont des cavités formées par un complexe de deux cellules de gardes, évoluant d’une position ouvert à fermé sous l’effet de l’acide abscicique.
L'orifice formé par la baisse de turgescence s'appelle l'ostiole et est le résultat de l'adaptation à la vie terrestre des végétaux. Il permet les échanges gazeux et surtout le maintient d'un statut hydrique positif, malgré le phénomène de plasmolyse.
Il sont très majoritairement situés sous les feuilles (pour le cannabis) en corrélation avec une cuticule présente sur la face supérieure limitant la déshydratation :

 
En dessous du stomate se trouve une cavité : la chambre sous-stomatique, au niveau de laquelle se font les échanges d’air entre les cellules végétales :

 
Pour vous donner une idée de l’importance de l’évapotranspiration, un plant de maïs qui absorbe 100L d’eau en rejette 90L par évapotranspiration… Donc quand on voit que l’irrigation du maïs assèche les nappes phréatiques et les cours d’eau, pollue, etc… dans certaines régions, on se dit qu’il serait temps de changer de culture ^^ !
 
NB: pour plus de précisions sur un concept plus précis: Les Osmoticums par Exo
 
VI.2. Les contrôles des pertes en eau:
Ils passent essentiellement par un contrôle de l’ouverture et de la fermeture des stomates, puisque c’est à ce niveau là que les plantes perdent le plus d’eau.
Les facteurs suivant favorisent l’évapotranspiration :
-environnement sec (air chaud et sec ou froid et sec, terre sèche)
-chaleur importante
-vent
-manque de CO²
 
Lorsque ces facteurs sont présents, des molécules sont sécrétées par la plante (comme l’acide abscissique au niveau des racines lorsque le sol est trop sec) et entrainent la fermeture des stomates.
 
Au contraire, certaines longueurs d’ondes lumineuses comme le bleue et le rouge lointain (far red en english) tendrait plutôt à les ouvrir.
Dans tous les cas, les plantes ont plutôt tendance à ouvrir leurs stomates en début de journée, et durant la nuit car l’air est plus frai et l’humidité est plus importante.
 
C’est pour ça qu’une forte humidité en croissance est importante : une plantoune qui est en croissance et qui, dès qu’elle ouvre ses stomates se déshydrate très rapidement, va les garder fermées.
Donc elle absorbera moins de CO², donc elle grandira moins vite et aura des feuilles qui risquent de tomber ou d’être mal-formées…
Donc pensez bien à conserver une humidité d’au moins 60% pour votre croissance !
Et ne pas mettre un ventilo puissant en brassage de l’air, ça dessèche nos petites !
 
 
VII. Les dormances:
 
VII.1. Le principe de dormance:
Dormance : adjectif utilisé pour parler d’une graine ou d’un bourgeon qui ne grandit pas et dont l’activité métabolique est au ralentit (presque à l’arrêt en fait).
 
On distingue la dormance de la simple vie ralentie car un bourgeon ou une graine en vie ralentie va germer dès que les conditions favorables apparaissent alors qu’une graine encore sous l’effet de dormances ne germera pas, même si les conditions sont favorables.
 
Plusieurs facteurs peuvent intervenir dans le phénomène de dormance, nous allons développer un petit peu les principaux facteurs…
 
VII.2. Les dormances tégumentaires:
Les téguments de la graine sont les enveloppes plus ou moins rigides (la coquille qui ressemble à une carapace de tortue chez la graine de Kaya, ce sont les téguments externes de la graine !), ils jouent un rôle protecteurs le temps que la graine passe l’hiver, ils les protègent des pertes d’eau en partie, et empêchent le germe de sortir de la graine car ils sont très solides au moment de la libération de la graine.
 
Hors, la graine est libérée en générale en Octobre, juste avant la saison froide qu’est l’hiver.
Et une graine qui se mettrait à germer fin Octobre ne pourrait pas vivre très longtemps avec la chute brutale des températures et le manque croissant de soleil !
Donc la solidité des téguments externes (coquille) protège la graine d’une germination précoce qui lui serait fatale !
 
Cette dormance est levée durant l’hiver par les micro-organismes du sol et par l’humus (acides organiques que l’on trouve dans la partie superficielle du sol, là où tombent les graines). Les micro-organismes vont attaquer en partie la surface de la graine et ainsi la fragiliser, alors que l’humus va encore fragiliser les téguments à cause de son acidité.
 
A la fin de l’hiver, si les autres dormances ont aussi été levées, le retour des conditions favorable permet à la graine de germer…
 
 
VII.3. Les dormances embryonnaires:
Bon, ce sont les plus complexes en fait au niveau du mécanisme alors on fera dans le simple pour ce premier jet, si jamais vous avez besoin/envie d’une version plus précise, je verrai un peu plus tard si je peux compléter tout ça…
 
Alors en gros, au moment de la formation de la graine, la plante produit de l’ABA (ABscissique Acid) en quantité importante et cet ABA est concentré au niveau de l’embryon dans la graine.
On constate que même dans des conditions favorables, une graine contenant trop d’ABA ne germe pas, c’est donc un des facteurs qui gardent la graine en dormance.
Or l’ABA est une molécule organique, elle se détruit donc au bout d’un certain temps, qui comme par hasard correspond à 1 mois ou 2 ce qui amène notre petite graine en Décembre.
Mais si elle n’est plus inhibée en Décembre, elle risque de germer ?!
Et non car en Décembre il fait en général très froid ^^, on peut germer, mais on n’a pas les conditions favorables donc on ne germe pas !
 
Dans l’étude du coléoptile de blé (du grain de blé, mais coléoptile ça pète plus ^^), on a montré que si l’on augmentait la concentration en certaines gibbérellines (et oui, encore et toujours les gibbérellines), l’action inhibitrice de l’ABA était fortement diminuée :
A concentration équivalente, les Gibb. sont dix fois plus influentes que l’ABA, donc une très faible dose suffit à lever la dormance liée à l’ABA.
Dans la nature, ces Gibb. sont produites par l’embryon lorsque les conditions favorables reviennent.
La levée de dormance est ici due à un équilibre entre l’action de deux hormones principales, ce qui fait la complexité du mécanisme…
 
Ici encore, il faut que les autres dormances ait été levées, sinon la graine reste en dormance.
 
 
VII.4. Les dormances psychrolabiles :
C’est le dernier type de dormance courante, elle agit sur l’embryon également mais je ne pourrai pas détailler trop le mécanisme car je ne le connais pas, mais il doit être comparable à celui des dormances chimiques embryonnaires.
Psychro=froid, c’est une dormance levée par un passage au froid…
 
En gros : tant que la graine n’a pas passé une période suffisamment importante dans le froid, elle ne peut germer.
En horticulture, on utilise la technique de « stratification » pour lever la dormance des graines :
On fait une strate de tourbe (acide) une strate de graines, tourbe, graine….
Et l’on arrose le tout en conservant ces piles dans une chambre froide avec une température proche de 1-2°C.
La levée de dormance décrite dans les guides : congélateur, frigo, endroit noir et sec permet de lever la dormance psychrolabile par le passage au congélo et la dormance à l’ABA par le passage en endroit sec (la sècheresse augment la vitesse de disparition de l’ABA).
 
Alors bien sûr, il n’est pas nécessaire de laisser vos graines issues de cross persos 2 mois au congélateur, mais en suivant le guide de levée de dormance, ça devrait aller…
 
 
 
 
 
Ainsi, les végétaux grandissent grâce à la division des cellules des méristèmes situés au niveau des apex, ces cellules se différencient sous l’action de phytohormones très nombreuses et dont les concentrations déterminent le devenir de ces cellules.
Ils captent les nutriments et l’eau contenue dans le sol grâce aux précieux poils absorbants et à l’existence d’une différence de pH entre les cellules et le milieu extérieur pour ensuite les apporter jusqu’à toutes les autres cellules via les vaisseaux conducteurs de sève.
 
Pour ce qui est de la reproduction et des graines, il existe des guides qui en parlent…
guides
 
 
A bientôt !
 
PS : s’il y a des erreurs selon vous, ou des points encore trop sombres, faites m’en part et je tenterai de modifier tout ça…
 
PS2: topic sur la micropropagation par Exo: ICI
 
[edit]MAJ le 21.06.09[/edit]
 
v/c Dad-
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By azmaster,
LA PLANTE
 
 
Légalement parlant, la marijuana signifie les feuilles et les fleurs sèches de la plante Cannabis Sativa. Le Cannabis est l'une des plus anciennes et historiquement importantes des plantes cultivées.
Le Cannabis a été cultivé depuis au moins 6 000 ans. particulièrement en Chine, la transition des chasseurs de l'âge de pierre en cultivateurs dans les villages a pris place en partie parce que les gens pouvaient faire pousser du Cannabis et créer beaucoup de produits utiles à partir de cette plante multi-usages.
 
De la tige de Cannabis vient le chanvre, une fibre très longue et robuste utilisée pour fabriquer de la corde, des filets, des vêtements et du papier de longévité renommée.
 
Les chinois de l'âge de pierre pourraient avoir remplacé leurs peaux d'animaux avec des vêtements faits à partir de fibre de chanvre. Les vêtements furent développés à partir de la fabrication de filets de pêche en chanvre avec des mailles progressivement plus fines. Le plus vieux papier connu était fait à partir de fibres de chanvre.
 
Ce papier a été découvert dans des tombeaux en Chine dans la province de Shensi; il avait plus de 2 100 ans. Le papier de chanvre est estimé pour sa longévité et sa résistance à la déchirure. Certaines belles bibles, livres rares et manuscrits, et certains papiers à monnaie sont encore fabriqués avec de la fibre de chanvre.
 
Les feuilles et les fleurs séchées sont ce qui constitue la marijuana mais elles étaient aussi utilisées, avec les racines, dans la préparation de nombreux médicaments.
 
Le plus vieux livre de pharmacologie connu (le Pên-ts'ao Ching) écrit il y a 4 000 ans en Chine, prescrivait des préparations de marijuana pour le traitement de la malaria, du béribéri, de la constipation, des douleurs rhumatismales, de la préoccupation, et des "troubles féminins" (probablement les crampes menstruelles).
 
Pendant des millénaires, les docteurs et les guérisseurs dans le monde entier prescrivaient des préparations de marijuana pour des maladies diverses jusqu'au 19ème siècle quand la marijuana commença à être remplacée par l'aspirine. Un texte légal de 1937 a proscrit la marijuana, et mis fin à la capacité des docteurs de prescrire de la marijuana dans des buts médicaux aux USA.
 
Les graines de Cannabis étaient une nourriture pendant plusieurs milliers d'années, jusqu'à ce qu'elles soient remplacées par l'introduction d'une nouvelle graine plus agréable au goût il y a environ 2 000 ans.
 
Les Graines de cannabis sont encore cultivées en Russie, au Chili, et dans plusieurs autres pays pour les animaux et les oiseaux, et principalement pour l'huile de graines. Quand elle est pressée de la graine, l'huile de Cannabis est similaire à l'huile de la graine de lin, et peut être utilisée pour le fuel et la lubrification, et dans la fabrication de peintures et de vernis.
 
Assez naturellement, une plante aussi utile fût transportée de son Asie native au travers du monde civilisé. Le Cannabis cultivé se déploya rapidement vers l'ouest, et au temps des romains fût cultivé dans presque tous les pays européens. Les européens ont aussi cultivé le Cannabis pour la médecine, mais principalement pour la fibre de chanvre pour fabriquer de la corde, des vêtements, et du papier. En Asie de l'ouest et en Afrique de l'ouest, la marijuana était un produit préféré au chanvre, et elle était fumée rituellement et pour le plaisir.
 
Les pèlerins qui sont venus d'Angleterre aux USA en 1632 ont apporté des graines de chanvre pour fabriquer de la corde et des vêtements. La fibre de chanvre était si importante pour la marine britannique pour le gréement des bateaux que les colons étaient payés pour planter du chanvre;
 
Dans certains états, des amendes étaient imposées aux colons qui ne voulaient pas planter du chanvre. L'industrie du chanvre a cru à tel point que lors de la guerre civile, le chanvre était devancé par le coton seulement dans les industries d'agriculture du Sud.
 
Le Cannabis pousse maintenant au travers du monde du cercle arctique à l'équateur, et du niveau de la mer jusqu'à plus de 2 200 mètres dans l'Himalaya. C'est en fait la plante cultivée la plus largement distribuée, un fait qui atteste de la ténacité et de l’adaptabilité de la plante aussi bien que de son utilité, sa polyvalence et de sa valeur économique.
 
Au contraire de beaucoup de plantes cultivées, le Cannabis ne perd jamais sa capacité à survivre sans l'aide humaine. Chaque fois que les conditions écologiques le permettent, le Cannabis "s'échappe" de la culture et devient comme une mauvaise herbe en établissant des populations "sauvages". Le Cannabis sauvage fleurit encore au travers des états-unis, excepté dans les régions arides et montagneuses de l'Ouest dans le Sud-Est.
 
Une telle plante adaptable, quand elle est apportée vers une large gamme d'environnements, et reproduite et cultivée pour des produits venant de la tige, des graines, ou venant des feuilles et des fleurs, évolue de manière compréhensible en de nombreux écotypes distinctifs et de variétés cultivées. Ces variétés différentes, adaptées aux conditions locales de croissance, conviennent particulièrement à leur utilisation désirée. En conséquence, il y a une diversité incroyable dans cette simple espèce de Cannabis sativa.
 
Les variétés de chanvre avec de longues fibres viennent des grandes plantes droites. Les variétés à graines produisent soit de grandes quantités de graines sur des plantes buissonneuses, ou ont de grandes graines très riches en huile. Les plantes sauvages sont robustes, peuvent vivre avec peu d'eau ou de nutritifs, et développent de petites graines qui germent seulement sous les bonnes conditions. Le plus important pour les lecteurs de ce texte sont les variétés de marijuana, qui varient dans leurs tailles et leurs rendements totaux, dans la couleur des graines et des fleurs, quand elles fleurissent, dans leurs goûts et leurs odeurs, et au dessus de tout, dans leurs puissances.
 
Pour la plus grande partie, la puissance (comment la marijuana est forte ou psychoactive) est un facteur génétique. La puissance d'une plante est héritée de sa mère (la porteuse de graines) et de son père (le fabricant de pollen). Les cultivateurs devraient planter des graines de marijuana qu'ils ont fumée et aimée, parce que la marijuana venant de ces graines sera similaire en puissance à la puissance héritée de ses parents. Le but du cultivateur de marijuana est de choisir des graines d'une herbe puissante et de nourrir les plantes jusqu'à une maturité pleine et robuste. La nature et la plante prendront soin du reste.
 
 
 
 
 
LES FEMELLES
 


Les femelles survivent aux mâles de 3 à 5 semaines, fait qui reflète en partie la plus grande complexité de leur cycle de vie.
 
Les fleurs femelles ressemblent encore moins à des fleurs conventionnelles que les fleurs mâles.
Cette fleur est structurellement très simple et consiste en un pistil duveteux entouré de feuilles spécialisées formant comme
une petite coupe (ouverte et pointée vers le haut) d'où l'extrémité du pistil, et ses deux styles, émergent pour recueillir le pollen.
 
Ce pistil constitue l'ovaire de la femelle cannabis, il ressemble à un œuf de termite légèrement aplati (une fois épluchées quelques unes de ses feuilles de protection).
Bien que les fleurs femelles poussent à l'origine par couple, une fleur de chaque couple meurt au moment de la fertilisation.
 
Les fleurs femelles sont groupées plus ou moins étroitement ensemble, ces grappes de fleurs (et de feuilles) atteignant souvent des dimensions impressionnantes - en particulier au sommet de la plante.
 
Une plante femelle, à maturité, pèse environ deux fois plus qu'un plante mâle. Elle a plus de feuilles par grappe (de feuilles) et plus de grappes de feuilles qu'un mâle.
 
Pendant que les mâles mûrissent et se préparent à larguer leur pollen, les femelles approchent de leur période fertile : leurs fleurs subissent des modifications qui les préparent à l'acte reproductif. Les cosses s'ouvrent légèrement de façon à ce que le pistil et les styles puissent émerger.
 
Les variations de température peuvent avoir des effets négatifs sur les organes sexuels.
 
Après la pollinisation, comme nous l'avions déjà fait remarquer, une des deux fleurs de chaque couple de fleurs avorte.
 
La survivante peut alors tirer sur l'énergie de la plante et les graines se développer.
 
 
 
Source : Cannabissimo
 
 
 
LES HERMAPHRODITES
 

 
 
En réalité il s'agit de monœcie et non d'hermaphrodisme.
 
La monœcie est la coexistence de fleurs mâles et de fleurs femelles sur une même plante, mais non dans une même fleur (différence avec l'hermaphrodisme).
 
En cas de monœcie, l'auto-fécondation est possible, en cas d'hermaphrodisme, un verrou génétique empêche l'auto-fécondation.
 
Coexistence de fleurs mâles et femelles :
 
 
Explication :
 
Le fameux stress dont tous le monde parle et dont personne ne connais l'origine.
 
Ca m'a toujours bien fait rire....
 
Il faut impérativement dissocier de vos esprits le stress et l’hermaphrodisme.
Ce sont deux choses totalement différentes. Je m'explique.
 
L'hermaphrodisme récessif est dû au fait de 'l'impureté' de la plante au niveau des chromosomes.
 
Un plant polyploïde, comme son nom l'indique, possède plus de 2 paires de chromosomes. (en réalité, un certain nombre dont on ne connait pas la quantité)
 
Ceci est du aux différentes mutations exécutées afin d'améliorer la qualité de la plante (usage de colchicine etc...)
 
Les plantes femelles possédant dans les méandres de leur génétique un chromosome Y peuvent le cas échéant le déclarer par ce que l'on appelle un stress.
 
A ma connaissance et avec mon expérience, je n'ai jamais eu de plant diploïde qui tournait hermaphrodite.
 
Le stress, lui, est un terme générique donné par le commun des mortels pour expliquer l'inexplicable. Le stress n'est rien d'autre qu'un trauma de la plante (un état stagnant de l'évolution).
 
Les causes en sont multiples, le froid, un dérèglement de la photopériode, une destruction conséquente du système racinaire etc....
 
Suite à ce dérèglement et en reprise de croissance, il arrive parfois que ce chromosome Y qui, lors de la division cellulaire, se balade on ne sait où, refasse surface.
 
Mais ce n'est certainement pas une dualité obligatoire de cause à effet !!! Autre idée reçue et totalement fausse, une plante 'hermaphrodite' ne fournira que des graines féminisées (par auto-fécondation).
 
Jamais vous n'obtiendrez de manière naturelle des graines féminisées à 100% , au mieux un cota supérieur de femelles dans un lot de
graines certes, mais à condition que l’hermaphrodisme de la plante dépasse les 80% de femelle pour 20 % de mâle.
 
Il y a également beaucoup de chance que les graines ainsi produites héritent également de cet hermaphrodisme récessif sans pour autant le déclarer.
 
Une des seules méthodes efficaces à 100 % est l'application d'une solution de GA3 sur un bourgeon d'inflorescence.
 
Auteur : Gen&Tik
 
 
 
 
Déterminer le sexe
 
Comme tout bon cannabiculteur, le soucis majeur est et restera le sexe de la plante. En effet, ne sont intéressantes que les femelles.
Je ne dis pas que les mâles n'ont pas d'utilité mais ne concernent que les cultivateurs qui désirent faire des graines ou des croisements.
 
Les femelles par contre, fournissent les têtes tant appréciées par les fumeurs, car elles seules possèdent de THC en suffisance.
 
Maintenant, le tout est de savoir les différencier!
 
Dans le cas des plants 'Sativa' et 'Indica' il faut obligatoirement simuler un changement de photo-période pour que la plante outrepasse sa timidité et nous montre ses attributs.
 
Dans le cas des 'Rudéralis' le déclenchement de l'apparition du sexe varie en fonction de la maturité de la plante et non de sa photo-période.
 
3 possibilités s'offrent à nous. (indica et sativa)
 
La première :
Faire une bouture d'une plante femelle, celle-ci donnera un clone de sexe femelle (principe des pieds mère)
 
 
La seconde:
Forcer la plante à nous dévoiler son sexe par changement de la photo-période, en diminuant le temps d'éclairage en dessous des 12 heures. Seul inconvénient, il sera nécessaire d'octroyer une période de reprise de croissance. Une alternative consiste à prendre une bouture de la plante dont on ne connait pas le sexe, et de placer celle-ci directement en phase de floraison, de la sorte, la plante donneuse ne subira pas de changement de cycle, donc pas de reprise de croissance nécessaire.
Et la bouture nous dévoilera le sexe du plant donneur.
 
La troisième:
S'appelle la technique du manchon.
Elle consiste tout simplement à faire croire à une branche qu'elle est en floraison.
 
Cette expérience a trouvé que l'hormone de floraison qui amène la marijuana à fleurir est produite localement, et que, chaque partie de la plante produit l'hormone (phytochrome), et que l'hormone n'est pas transférée (déplacée) au travers de la plante.
Dès que des branches de taille décente se développent, couvrez une branche basse sur chaque plante avec un sac de papier opaque ou une manche (pas de plastique car la branche doit respirer). Une double couche de papier noir ou de carton en forme de tube sont deux possibilités. Fermez l'extrémité au bout de la branche, mais laissez une petite ouverture de l'autre côté. Après environ 10 à 14 jours, vous devriez voir des fleurs se développer sur la branche couverte. Le reste de la plante continue de croître normalement, sans ralentissement de la croissance totale.
 
 
 
 
LES PLANTES ET LE FROID
 
Les végétaux ne peuvent pas se mettre à l’abri lorsque les températures diminuent. Elles vont ainsi se modifier à l'approche de l'hiver.
Selon la classification de Raunkiaer on distingue :
 
* Les phanérophytes, leurs bourgeons sont au-dessus de la neige l'hiver
. Ce sont les arbres et arbustes.
* Les chamérophytes, leurs parties aériennes sont enfouies dans la neige. Ce sont les petits buissons.
* Les hémicryptophytes, la plus grande partie de leur appareil végétatif aérien disparait l'hiver. Seuls persistent une rosette de feuilles ou des bourgeons à la surface du sol. Ce sont la plupart des herbacées pérennes.
* Les géophytes, seule la partie souterraine persiste (bulbe,
tubercule, rhizome). Ce sont généralement des bisannuelles.
* Les thérophytes, elles disparaissent totalement, et ne laissent que des graines dans le sol. Ce sont les annuelles.
 
Certaines plantes sont adaptées au froid. On peut même observer un effet d'acclimatation au froid:
il y a augmentation de la concentration en sucres et de beaucoup d'autres molécules, synthèse d'acide abscissique et de protéines antigel (qui possèdent également un rôle contre les agents microbiens).
 
Pour lutter contre le gel les plantes peuvent perdre leurs feuilles à la mauvaise saison. Certains possèdent une bactérie glacogène qui empêche la cristallisation des liquides.
 
Il ne faut pas oublier le rôle du froid dans la dormance et la vernalisation.
 
En ce qui concerne le cannabis, il supporte très mal les températures inférieure à 15°. Mais le point souvent négligé par les cannabiculteurs, c'est l'action du froid sur les racines, celui ci-bloque totalement la croissance de la plante, voir même conduite à sa mort par déficience nutritionnelle.
 
 
 
LES RACINES
Pour comprendre l'origine des racines adventives, il est utile de connaître la structure interne de la tige.
 
Le développement des racines adventives comprend trois phases :
(1) la formation des cellules du méristème situées à l'extérieur, entre les faisceaux conducteurs vasculaires et les radicules ;
 
(2) la différenciation de ces cellules en racines naissantes ;
 
(3) l'émergence et la croissance de nouvelles racines par la rupture des vieux tissus de la tige et l'établissement de connexions vasculaires avec la pousse.
 
Au fur et à mesure que les radicules se divisent, les groupes de cellules prennent l'apparence d'un petit bout de racine. Un système vasculaire se forme avec les faisceaux vasculaires adjacents et la racine continue d'émerger à travers le cortex et l'épiderme de la tige.
 
Le démarrage de la croissance racinaire a lieu en général en moins d'une semaine et les jeunes racines apparaissent au bout de quatre semaines.
Une masse informe de cellules blanches, appelée tissu calleux, se forme souvent à la surface de la tige, autour des zones où les racines prennent naissance.
Le tissu calleux n'a aucun effet sur la formation des racines.
Cependant, il se régénère et sa présence indique que les conditions sont favorables au démarrage des racines.
 
La base physiologique du démarrage des racines est bien comprise.
Elle permet de nombreuses modifications avantageuses des systèmes racinaires. Des « substances de croissance » naturelles comme les auxines, les cytokinines et les gïbbérellines contrôlent certainement le démarrage et le taux de formation racinaire.
On considère que ce sont les auxines qui ont le plus d'influence.
Ces dernières ainsi que les autres « substances de croissance » sont impliquées à tous les stades de la vie de la plante :
 
-la croissance de la tige,
-la formation des racines,
-l'inhibition des bourgeons latéraux, la maturation florale, le développement des fruits et la détermination du sexe.
 
Il faut utiliser les « substances de croissance » synthétiques avec précaution, afin d'éviter des réactions néfastes.
 
Les auxines semblent avoir les mêmes effets sur la plupart des espèces végétales proches, mais le mécanisme de leur action n'est pas encore complètement élucidé.
 
De nombreux composés synthétiques ont des effets semblables à ceux de l'auxine et sont vendus dans le commerce :
 
-c'est le cas de l'acide naphtaénéactique (ANA),
-l'acide indolébutyrique (IRA) et
-l'acide dichlorophénoxyacétique (2,4 DPA),
 
Mais seul l'acide indolébutyrique a été isolé dans des plantes.
Bien sûr, l'auxine sécrétée l'est principalement dans le méristème apical de la racine et dans les jeunes feuilles. Après sa formation à l'extrémité de la tige, elle descend, mais des concentrations massives d'auxine dans les solutions d'enracinement la force à remonter dans le tissu vasculaire de la plante.
 
 
 
Le taillage
 
Sous n'importe quelle source lumineuse, pour remplir rapidement l'espace d'un jardin et pour contrôler la hauteur, coupez ou taillez les plantes poussant le plus rapidement tôt dans leur croissance.
 
Vous pouvez trouver que tailler le sommet d'une plante est émotionnellement difficile, mais cela ne blesse pas la plante; cela peut réellement aider la croissance totale et le rendement de votre récolte. Utilisez des ciseaux, un couteau, ou un cutter pour couper la pousse au milieu d'une internode (la mi-distance entre la pousse croissante et la paire de feuilles suivante en-dessous).
 
Ne taillez pas les plantes avant qu'elles n'aient au moins trois paires de feuilles; autrement vous retarderez leur développement.
 
Tailler la pousse du haut encourage les pousses latérales (les branches de côté) à se développer. Après avoir taillé le sommet d'une plante ayant quatre internodes, vous verrez bientôt pousser de 6 à 8 branches robustes qui couvriront rapidement tous les espaces ouverts à la lumière.
 
La récolte se développe avec une couche volumineuse de têtes à récolter plutôt qu'avec quelques sommets simples.
 
Tailler une plante ayant entre 1 et 2 mois donne une plante arrondie, très fournie avec beaucoup de têtes robustes (hautement recommandé pour les serres). Au soleil, c'est aussi familier de tailler tous les sommets quand les plantes ont entre 10 et 14 semaines, parce qu'à ce moment, les pousses du haut sont généralement très valables à fumer.
 
Les cultivateurs d'intérieur préfèrent généralement ne pas tailler leurs sommets de plantes parce qu'ils veulent remplir l'espace avec autant de plantes que possible.
 
Taillez le sommet d'une plante seulement si elle dépasse nettement toute les autres plantes. Ou taillez les sommets si vous avez juste quelques plantes et voulez remplir l'espace horizontal. Ne taillez pas les pousses du sommet à maintes reprises.
 
Si vous le faites, vous finirez avec des plantes avec de nombreuses pousses florissantes minces qui sont difficiles à manucurer et ont une petite substance ou un petit poids.
 
Là où beaucoup de cultivateurs se trompent, c'est en taillant trop souvent ou trop tôt dans la croissance.
 
Si vous taillez trop souvent, en coupant à maintes reprises les pousses les plus robustes, vous ne récolterez que quelques grandes têtes, voire aucune.
 
Tailler trop tôt dans la croissance, pendant les deux premières semaines, et avant que des pousses latérales se soient développées, retarde le développement de la plante jusqu'à ce que de nouvelles feuilles se forment et qu'une croissance rapide reprenne.
 
Attendez jusqu'à ce que la plante ait environ 1 mois avant de couper son sommet.
 
 
La taille pendant la floraison
 
Sous le soleil, vous pouvez vous attendre à récolter une plante avec des têtes robustes sur chaque branche, plutôt qu'une grosse tête au sommet et beaucoup de têtes plus petites sur les branches, si vous taillez la pousse du haut environ deux semaines avant la floraison.
 
Sous une lumière électrique plus faible, enlever la pousse du haut peut donner des têtes plus petites et peut-être une récolte plus petite. N'utilisez pas la taille tardive comme une procédure générale sous des lampes électriques, sauf en dernier ressort quand une ou deux plantes dépassent le reste de la récolte. Ces plantes poussant vite empêche la lumière d'être positionnée plus proche de tous les sommets des plantes. Courber et palisser ces plantes plus grandes est la meilleure procédure.
 
Quand les plantes commencent d'abord à fleurir, taillez les branches les plus basses et les plus sous-développées. Ces branches, de toute façon, ne porteront pas des têtes qui valent le coup et en les enlevant, la tige et le système de racines nourrissent seulement les branches les plus robustes, ce qui, en conséquence, fournira des têtes plus grandes. Enlever les branches les plus basses permet aussi de réfléchir la lumière pour mieux illuminer la plante entière et favoriser une meilleure circulation d'air.
 
Dès que les têtes ont commencé à se former, enlevez certaines des plus grandes feuilles le long de la tige. Cela permet à la lumière d'atteindre les têtes les plus basses et elles se développeront plus pleinement.
 
Ne le faites pas trop;
Dès qu'une feuille se forme, elle produit plus "d'énergie de croissance" pour le reste de la plante. Si vous dépouillez une plante de ses feuilles, vous diminuez sa capacité pour la croissance. Enlever la plupart des feuilles robustes peut aussi retarder la floraison. Dans un terrain extérieur, les plantes dépouillées de feuilles fleurissent deux semaines plus tard que leurs congénères laissées intactes. Sous des lampes, enlevez seulement certaines des feuilles les plus hautes de la tige principale qui font de l'ombre aux branches les plus basses.
 
 
L' ARROSAGE
 
Au fur et mesure que vos plantes grandissent les besoins en eau augmentent. Lorsque les végétaux sont petits, ils ne possèdent qu'un système radiculaire faiblement développé qui na pas la capacité de collecter l'humidité disponible dans le sol, l'arrosage est donc léger mais quasi quotidien.
 
Il faut aussi savoir qu'un petit récipient se dessèche plus vite qu'un pot de 30 cm.
 
De 20 cl par plant vous passerez à 30 puis à 50 cl.
A la fin de la période végétative vous donnerez jusqu'à un litre à chaque plante.
 
La fréquence d'arrosage, ainsi que la quantité sera fonction de la taille et des besoins de chaque plante, de l'hygrométrie, de la température et du degré d'humidité du sol.
En règle générale une plante mature na pas besoin d'un arrosage journalier, ses racines, plus longues, peuvent d'ailleurs descendre au fond du pot ou la terre est plus humide (cette dynamique conduit le plant à tirer sur ses racines, ce qui les renforce considérablement).
 
Les plantes poussent rapidement dans une terre raisonnablement humide et lentement dans un sol continuellement détrempé.
 
Si la terre est très humide, il ne faudra pas arroser, si elle est sèche, l'arrosage sera nécessaire. Pour contrôler l'humidité des pots il existe des sticks qui se plantent dans la terre et qui indiquent en changeant de couleur le degré d'humidité en profondeur.
 
Sinon vous pouvez planter le doigt (loin de la racine principale) dans la terre pour en apprécier l'humidité. Une astuce consiste à taper sur les pots avec un marteau en caoutchouc (camping), si le pot sonne creux, c'est le signe qu'il est temps d'arroser.
 
L'alternance de période d'humidité et de sécheresse aérera et le régénérera en potassium.
L'idéal serait donc de prévoir des arrosages copieux tous les 3 ou 4 jours plutôt que d'arroser un peu chaque jour (l'eau ne parviendrait pas au parties basses du sol).
 
Si l'eau s'échappe par les trous c'est que vous avez trop arrosé; vous récupérerez le débord dans les soucoupes, en effet ce liquide contient une grande quantité de nutriments. Si l'extrémité des feuilles virent au brun c'est le signe d'un arrosage trop important ou d'un mauvais écoulement.
 
Si vous négligez d'arroser vos plantes, les feuilles pendront lamentablement, montrant ainsi leur soif, ne désespérez pas, arrosez normalement et quelques heures plus tard, les tiges dresseront fièrement leur feuilles.
 
Il est extrêmement important de ne pas malmener les racines lors de l'arrosage:
 
La règle n°1 est de toujours arroser circulairement autour du tronc.
La règle n°2 est de ne pas raviner la terre en déversant de violentes quantités d'eau. Arroser délicatement ou mieux, utilisez un pulvérisateur qui dispensera une douce pluie sur le sol et permettra ainsi une meilleure diffusion de l'humidité.
 
N'utilisez jamais d'eau glacée, celle-ci doit être à température ambiante; le fait de laisser se reposer l'eau tirée du robinet 24 h la débarrasse de la plupart du chlore si votre récipient est ouvert.
Si vous pouvez récupérer de l'eau de pluie, utilisez-la de temps en temps, vos plantes vous remercieront.
 
Il conviendra d'arroser le matin, à l'allumage des lampes, ou le soir juste avant l'extinction.
Vous pouvez de temps donner une douche à vos plants, vous nettoierez ainsi les feuilles des poussières et autres toxines qui les gênent.
Attention de ne pas en abuser, cela privilégierait l'absorption foliaire au détriment du système radiculaire d'ou des feuilles trop larges et des départ de branches rachitiques néfastes à la bonne formation des extrémités florales et fructifères.
 
Outre l'arrosage manuel, on peut envisager un système à réservoir. Les pots trempent alors dans des bacs dont le fond est régulièrement rempli d'eau.
Mais, les plants n'appréciant guère d’être constamment les pieds dans l'eau, cette technique est utile seulement en cas d'absence pour quelques jours.
Rien de tel que l'arrosage manuel.
 
Ou encore l'arrosage à mèches, lequel consiste à placer des mèches de coton qui viendront tremper dans une réserve se trouvant à proximité et apporteront la quantité d'eau nécessaire à la bonne humidification du sol.
 
Auteur : benthetox
 
 
 
LE SOUS ARROSAGE
 
Symptômes :
 

 
Le sous arrosage est facilement reconnaissable.
Les cellules de la plante sont gardées rigides avec la pression de l'eau dans ces cellules et si la terre sèche complètement, les cellules perdent de la rigidité (de la pression d'eau).
D'abord, les feuilles du bas pendent et la situation évolue vers le haut jusqu'à ce que le haut de la plante s'affaisse.
 
 
 
Traitement :
 
Arrosez immédiatement
 
Remarque :
 
Pendant la floraison, c'est encore plus important de laisser la surface de la terre sécher avant d'arroser complètement à nouveau.
La floraison est le moment ou les plantes sont le plus susceptibles de pourrir. Vous ne voulez pas garder la surface de la terre humide, parce que cela élève l'humidité du jardin et favorise la pourriture et la moisissure. Arrosez les plantes pleinement. Vous maximiserez la croissance des fleurs pour récolter des têtes robustes et de grande taille.
 
 
 
 
 
 
 
LE MECANISME DE LA PHOTOSYNTHESE
 
 
 
Près de 50% de la quantité de lumière reçue par une feuille est perdue sous forme de chaleur lors de l'évaporation,
seul 1% est utilisable par photosynthèse.
 
Elles n'a lieu que dans les thylakoïdes, au sein des chloroplastes.
 
Quant un pigment absorbe un photon d'énergie donnée (qui est fonction de la longueur d'onde), un électron de son atome sensible change de niveau d'énergie. La molécule est alors dite excitée car l'électron, sur un niveau d'énergie supérieur, est très instable.
 
Il revient d'ailleurs rapidement à son état initial en 10-9 s. Se faisant, il libère son énergie en trop sous forme de chaleur, et pour certains pigments comme la chlorophylle également sous forme d'un photon qui entraîne un phénomène de fluorescence de la molécule (le photon étant d'énergie plus faible que celui qui a excité le pigment, il ne donne pas un rayonnement dans le spectre visible).
 
Dans le chloroplaste, les choses sont différentes car l'électron instable va être piégé par une molécule, l'empêchant ainsi de retrouver son état initial, et donc de perdre son énergie.
 
Cette molécule, un accepteur d'électron, est donc située au coté du centre réactionnel dans le photosystème.
 
Les pigments accessoires comme le caroténoïde ne font que transmettre l'énergie reçue par les chlorophylles a et b de l'antenne collectrice, ils n'émettent pas d'électrons. Le rôle de l'antenne collectrice, possédant un spectre d'absorption large, est donc de récupérer le maximum d'électrons et de les focaliser vers le centre réactionnel.
 
Il existe deux types de photosystème :
 
le PSI (riche en chlorophylle a P700) et
le PSII (riche en P680).
 
Leur composition en pigments est différente, PSI en possédant une plus grande variété.
C'est au niveau des membranes communes à deux thylakoïdes que l'on trouve ces deux photosystèmes. Ils sont toujours placés à proximité l'un de l'autre.
 
Seule cette phase de la photosynthèse peut être optimisée par les horticulteurs. Un enrichissement de l'atmosphère en CO2 permet d'augmenter le bilan de la photosynthèse, comme la bonne disponibilité en eau. La lumière verte peut être filtrée en teintant les verres de serres en rouge, ce qui améliore le rendement des plantes.
 
Source : Marijuana Grower's Insider's Guide
 
 
 
LES FACTEURS QUI FAVORISE LA PRODUCTION DE THC
 
 
 
De nombreux facteurs influencent la production de THC. En général, plus une plante est âgée, plus sa capacité à produire du THC est grande. Toutefois, cela n'est vrai que si elle reste saine et vigoureuse.
 
La sécrétion de THC exige une quantité et une qualité adéquates de lumière. Il semble bien qu'aucun des processus de la biosynthèse ne peut se dérouler correctement si une lumière insuffisante empêche le plein fonctionnement de la photosynthèse.
 
Des recherches (Valle et al. 1978) ont montré que la quantité de THC est deux fois plus importante avec une photopériode de 12 heures plutôt qu'avec une photopériode de 10 heures. On sait que les températures élevées favorisent l'activité métabolique et la production de THC.
 
La chaleur intensifie aussi la sécrétion de résine, peut-être en réaction à la menace de dessiccation florale. La résine se concentre dans les têtes des trichomes glandulaires : toutefois elle ne bouche pas directement les pores du calice pour empêcher la dessiccation. Les têtes résineuses serviraient à intercepter les rayons du soleil, réduisant ainsi leur impact sur la surface des feuilles et l'augmentation de la température. Et du même coup, la résine protégerait le THC, que la lumière et la chaleur excessives dégradent. Dans une variété psychoactive, l'activité biosynthétique doit être maintenue à un niveau tel que la quantité de THC produite soit nettement plus grande que celle qui est détruite.
L'un des paramètres les plus intéressants de la production de THC - et l'un des moins bien compris - est le taux d'humidité. La plupart des variétés de cannabis psychoactif poussent dans des régions qui sont sèches, du moins pendant la période de maturation.
 
L'intensification de la production de THC en réponse aux conditions arides expliquerait ainsi les vertus psychoactives de ces variétés. Il faut néanmoins noter que des lignées à forte teneur en THC poussent aussi dans des conditions très humides (serres et zones équatoriales) et donnent de la résine en abondance.
 
Le cannabis ne semble pas produire plus de résine en réponse à un sol sec, mais bien plutôt à une sécheresse de l'atmosphère. Laisser sécher les plantes en les privant d'eau pendant les dernières semaines de la floraison ne favorise pas la production de THC, mais une atmosphère aride peut la stimuler.
 
Un plant de cannabis en floraison a besoin d'eau afin de permettre l'acheminement des substances nutritives par les voies de la biosynthèse.
 
En fait, il n'existe aucune méthode confirmée pour « forcer » une production accrue de THC. De nombreuses techniques sont dérivées de vieilles traditions mal comprises. Ainsi, en Colombie, les paysans « cernent » la tige principale, ce qui bloque le flux d'eau et de nutriments entre les racines et les rameaux. Il n'est pas sûr que ce procédé augmente la teneur finale en THC, mais il accélère la maturation et donne aux têtes une teinte jaune doré (Partridge 1975).
 
Les planteurs clandestins transpercent parfois les tiges avec des clous, des éclats de pin, des boulettes d'opium ou des cailloux afin de favoriser la floraison, la production de THC et de renforcer le goût des têtes. Cependant, l'efficacité de ces techniques populaires n'a pas encore été confirmée par des résultats empiriques ou des recherches scientifiques.
 
On sait, en revanche, que les relations de symbiose entre diverses plantes cultivées côte à côte influencent la production de leurs huiles essentielles. On peut essayer de cultiver le cannabis avec des orties, pour tenter de stimuler la production de résine. Il est fort possible qu'à l'avenir, on découvre des techniques agricoles favorisant la biosynthèse du THC.
 
On considère en général qu'en matière de production de THC l'état de santé de la plante est décisif. Bien évidemment, le génotype de la plante, qui résulte de la sélection des graines, est le facteur de base qui détermine les niveaux de THC. Vient ensuite l'alimentation en substances nutritives organiques, en eau, en lumière solaire ; de l'air frais, de l'espace vital pour croître et du temps pour mûrir : voilà les facteurs clés pour produire, en toutes circonstances, du cannabis riche en THC.
 
Le stress dû à des perturbations dans l'environnement limite l'expression intégrale du phénotype et le potentiel cannabinique. La stratégie défensive du cannabis consiste à s'adapter en sécrétant des résines chargées de THC ; une plante saine est évidemment plus apte à mettre en œuvre une telle stratégie. « Forcer » des plantes à produire est un idéal pervers, contraire aux principes de l'agriculture organique.
 
Les plantes ne sont pas des machines que l'on pourrait contraindre à travailler plus vite et plus dur pour produire davantage. Leurs processus vitaux reposent sur des équilibres naturels qui assurent leur survie jusqu'au moment de la reproduction. Tout ce que les cultivateurs et les chercheurs peuvent faire, c'est leur fournir ce dont elles ont besoin pour croître sainement et les guider jusqu'à maturation.
Il existe différentes techniques pour forcer ou accélérer la floraison du cannabis. On ne force pas la production de THC, mais on raccourcit le temps nécessaire à la floraison et les fleurs éclosent plus vite.
 
La plupart de ces techniques consistent à priver les plantes de lumière pendant les longues journées d'été afin d'induire une floraison et une différenciation sexuelle précoces. Pour ce faire, on déménage parfois les plantes dans un abri complètement sombre pendant 12 heures tous les jours, jusqu'à ce que les têtes soient mûres. On simule ainsi un cycle lumineux d'automne et on peut provoquer la floraison à n'importe quel moment de l'année.
 
Si les plantes cultivées en plein air ne sont pas trop hautes on peut les bâcher pendant quelques heures au lever ou au coucher du soleil. Mais il sera plus facile de modifier la photopériode en serre : on peut utiliser pour cela des rideaux opaques pour recouvrir les plantes. La production de cannabis psychoactif exige 11 à 12 heures d'obscurité ininterrompue afin d'induire la floraison et au moins 10 heures de lumière pour produire une quantité adéquate de THC (Valle et al. 1978).
 
Dans une serre, on a besoin de lumière artificielle seulement pour allonger la durée du jour, tandis que le soleil fournit l'énergie nécessaire à la croissance et à la biosynthèse du THC. On ignore pourquoi 10 heures minimum (et, de préférence, 12 à 13 heures) de luminosité sont requises pour obtenir une teneur élevée en THC. Celle-ci ne dépend pas de l'énergie solaire accumulée puisque l'on peut provoquer des réactions à la lumière et intensifier la production de THC avec une simple ampoule de 40 watts.
 
Une explication fort plausible serait qu'un pigment sensible à la lumière (sans doute un phytochrome) agit comme un contact et signale à la plante qu'il est temps d'entamer le cycle de la floraison. La production de THC est probablement associée au démarrage de la floraison provoqué par la modification de la photopériode.
 
Les températures nocturnes fraîches semblent favoriser la floraison chez les plantes qui se sont déjà différenciées sexuellement.
Mais des périodes froides prolongées provoquent un ralentissement des processus métaboliques et un arrêt de la croissance. La plupart des variétés de cannabis cultivées dans des zones tempérées sont sensibles aux signes de l'automne qui approche et réagissent en démarrant leur floraison.
 
Par contraste, les variétés tropicales, comme la thaï, réagissent souvent peu à de tels signes et n'accélèrent jamais leur développement.
 
Contrairement à ce que pensent de nombreuses personnes, le fait de planter du cannabis tard peut, en fait, favoriser une floraison précoce dans des climats tempérés. La plupart des planteurs s'imaginent qu'en plantant tôt ils donnent du temps à la plante pour fleurir et qu'elle parviendra à maturité plus rapidement.
 
Ce n'est souvent pas le cas.
 
Les semis démarrés en février-mars poussent pendant 4 à 5 mois de photopériodecroissante, avant que les jours raccourcissent après le solstice d'été en juin. Cela donne des plantes végétatives énormes, qui risquent de produire des inhibiteurs de la floraison pendant les jours où la photopériode est longue. Quand les jours commencent à raccourcir, la floraison peut être réduite à cause de ces inhibiteurs, qui s'accumulent dans les feuilles préflorales. Puisque la formation de têtes prend de 6 à 10 semaines, le retard initial peut retarder le moment de la récolte jusqu'en novembre ou en décembre. Le cannabis semé pendant les courtes journées de décembre ou de janvier se différencie sexuellement vers mars ou avril.
 
Il donne en général peu de fleurs et se régénère en vue de la longue saison qui approche. On n'a pas observé une puissance accrue chez les vieilles plantes régénérées. Les plantes démarrées fin juin ou début juillet, après le solstice d'été, sont seulement exposées à des photopériodes décroissantes. Quand elles sont assez âgées, elles commencent immédiatement à fleurir, peut-être parce qu'elles n'ont pas accumulé autant d'inhibiteurs de la floraison. Elles entament la période de floraison de 6 à 10 semaines avec suffisamment de temps pour mûrir avant les dernières journées chaudes d'octobre. Ces plantations tardives donnent des plantes plus petites, dont le cycle végétatif est plus court. Cela pourrait se révéler intéressant pour la recherche en serre, où il est fréquent que les plantes deviennent trop grandes pour être manipulées aisément avant le début de la floraison.
 
Les plantations tardives après le solstice d'été bénéficient presque d'emblée de photopériodes courtes. Néanmoins, la floraison est retardée jusqu'en septembre puisque la plante doit encore se développer avant d'atteindre l'âge de la floraison. Malgré ce retard, les plantes de taille réduite produisent rapidement d'abondantes grappes fleuries, dans une ultime tentative de se reproduire.
 
Il semble bien que des fortes concentrations de substances nutritives ont un impact sur la détermination du sexe ainsi que sur le développement floral du cannabis. Au stade des semis, des niveaux élevés d'azote dans le sol paraissent favoriser les plantes pistillées ; par contre, pendant la floraison, ils risquent de retarder la maturation et d'induire une poussée foliaire excessive des têtes. Le phosphore et le potassium sont tous deux essentiels à la maturation florale du cannabis. Des engrais à haute teneur en phosphore, véritables « boosters de floraison », sont vendus dans le commerce. Chez certaines plantes, ils permettent d'accélérer la floraison. Toutefois, les plants de cannabis sont souvent brûlés par les engrais fortement phosphores qui sont en général très acides. Une méthode plus sûre consiste à utiliser des sources naturelles de phosphore : des phosphates colloïdaux, de la phosphorite ou de la poudre d'os ; ces produits traumatisent moins la plante en pleine maturation. Ils constituent une bonne source de phosphore, dont les effets à long terme sont avérés. Par ailleurs, les engrais chimiques donnent parfois un goût métallique et salé aux têtes. De façon générale, les concentrations extrêmes de substances nutritives nuisent à la croissance d'ensemble de la plante.
Certaines hormones, comme l'acide gibbérellique, les cytokinines et les auxines, sont disponibles dans le commerce. Mais elles peuvent avoir des effets étranges. Dans certains cas, elles stimulent la floraison - mais elles risquent également de provoquer des inversions sexuelles. La physiologie des plantes n'est pas simple, et les résultats en la matière sont le plus souvent imprévisibles.
 
Source : R.C.Clarke
Le stade de la sénescence ou de la régénération
 
Dès lors qu'une plante pistillée a achevé sa maturation florale, la production de calices pistillés cesse et la plante entre en sénescence (déclin vers la mort).
 
Toutefois, dans des conditions exceptionnelles, il se produit un processus de régénération : la plante émet de nouvelles croissances végétales, afin de se préparer pour la saison nouvelle.
 
La sénescence est souvent marquée par des changements de couleurs spectaculaires dans les têtes.
Les feuilles, les calices, les rameaux et les tiges présentent une palette de pigments auxiliaires qui vont du jaune au mauve profond, en passant par le rouge.
 
À la longue, les teintes brunes l'emportent, la mort est alors proche. Dans les régions chaudes, là régénération démarre au moment où les pousses végétatives se forment au sein des bouquets. En général, ces pousses ont des folioles isolées non dentelées, séparées par de minces tiges avec de longs internodes. Tout se passe comme si la plante cherchait à absorber au maximum la lumière réduite de l'hiver.
Lorsque les plantes entrent dans cette phase de régénération, la production foliaire est accélérée, et la production de résine est complètement arrêtée. Les têtes livrées à elles-mêmes jusqu'à l'issue fatale donnent généralement une herbe médiocre avec un taux de THC diminué, surtout si elles restent dehors, soumises au mauvais temps.
 
 
 
La sécrétion de terpènes varie avec la sécrétion de cannabinoïdes ; elle est donc liée à l'effet psychoactif. Les divers terpènes, les polymères terpéniques ainsi que les autres principes aromatiques sont produits à des moments différents du développement de la plante.
Ces variations sont en corrélation directe avec les fluctuations de la production de cannabinoïdes : il est donc possible de sélectionner des plantes psychoactives en se basant sur l'arôme des têtes mûrissantes.
 
Il est important de bien saisir les différences dans l'anatomie des têtes qui caractérisent chaque variété de cannabis.
Les proportions relatives (en poids sec) des feuilles, des calices et des trichomes peuvent varier considérablement, suivant le moment de la récolte. On observe néanmoins certaines tendances générales.
Dans la plupart des cas, le pourcentage du poids total représenté par les tiges diminue régulièrement au cours de la maturation florale.
La croissance liée à la régénération peut toutefois provoquer un accroissement de ce pourcentage.
Le poids relatif des feuilles internes est généralement très faible au départ, puis il grimpe rapidement à mesure que les têtes florales mûrissent. Cela reflète souvent l'abondante croissance foliaire qui survient en fin de saison.
 
Dans de nombreuses variétés, le pourcentage des feuilles internes diminue brusquement lorsque la production de calices se ralentit et que, lors du dernier stade de la floraison, la production foliaire s'accroît.
 
La production de calices obéit à deux modèles de base.
 
Premier modèle : le pourcentage de calices augmente régulièrement et atteint un palier à l'apogée de la floraison. Il commence à décliner au stade floral ultime et la production foliaire s'accroît tandis que la production de calices décroît.
 
Deuxième modèle : la plante continue à produire des calices aux dépens des feuilles, et la proportion de calices augmente régulièrement tout au long de la maturation.
 
Dans les deux cas, la proportion de calices tend à se stabiliser à l'apogée de la floraison. Cette tendance s'impose quelle que soit l'évolution ultérieure de la croissance des feuilles ou des calices.
 
En général, les résines s'accumulent progressivement tandis que la plante mûrit mais le pic de la sécrétion résineuse peut varier selon les lignées. La proportion de graines augmente de façon exponentielle avec le temps si la récolte est bien fécondée mais la plupart des récoltes de cannabis psychoactif qui poussent en Amérique du Nord sont pratiquement sans graine.
 
Pour mesurer le poids sec des différentes parties de la plante, on recueille des échantillons, on les étiquette et on les fait sécher à l'air jusqu'à ce que la tige centrale devienne cassante.
 
Dans les laboratoires de recherche, on utilise des fours à haute température - mais cette technique est à exclure, car elle détruirait les vertus du cannabis. On pèse les têtes séchées. Les feuilles externes, les feuilles internes, les calices, les graines et les tiges sont séparés.
 
On pèse chaque groupe à part. Le pourcentage relatif est calculé en divisant le poids sec de chaque groupe par le poids sec total.
 
Le pourcentage des calices varie de 30 à 70 % du poids sec des têtes sans graines, selon la variété et la date de la récolte. Le pourcentage des feuilles internes représente entre 15 et 45 % du poids sec, le poids des tiges varie de 10 à 30 %. Bien évidemment, pour une récolte de cannabis psychoactif, il est crucial d'obtenir un maximum de calices si l'on souhaite produire une résine de qualité.
 
Les cultivateurs n'ont pas encore réussi à sélectionner une variété où la production maximale de calices coïncide avec l'apogée de la sécrétion de résine.
 
Pour récolter son herbe au moment adéquat, le planteur a besoin d'informations concernant le mode de maturation des têtes et doit savoir quel type de têtes il souhaite obtenir.
 
 
 
Il en va de la récolte comme des techniques de culture, on doit savoir ce que l'on veut pour obtenir un bon résultat. Les préférences personnelles sont toujours l'élément clé de la décision.
 
 
Auteur : R.C.Clarke
 
 
 
 
La chaleur
 
Symptômes :
 
Bords des feuilles brunissants
 
 

 
 
Traitement :
 
Eloigner de la source de chaleur, ventiler
 
Remarque :
 
La marijuana pousse bien à température ambiante : de 21°C à 27°C pendant les heures de lumière, et de 13°C à 21°C pendant l'obscurité est idéale.
 
 
 
Brûlures par solution nutritive
 
Symptômes :
 

 
 
Les feuilles sont très foncées, vert terne. Les bords des feuilles se plissent l'un vers l'autre. La plante plisse ses feuilles, essayant de conserver l'eau. Les pales des feuilles se courbent gravement vers le bas et vers l'intérieur, formant des cercles plats. Les pales des feuilles circulaires signifient généralement une augmentation graduelle et continue de sels d'engrais trop élevés dans la terre.
 
 
 
Traitement :
 
Vous devez immédiatement rincer le substrat à l'eau clair pour permettre aux racines de récupérer et empêcher la propagation des dégâts afin de sortir l’excédent d'engrais . Trouvez maintenant la cause des excès d’éléments nutritifs.
 
Remarque :
 
Pour les débutants, il est préconiser d'utiliser des engrais liquides ou à dissolution car les engrais sous forme de granulés à mélanger au substrat sont beaucoup plus difficile à faire partir.
 
Source Canna Tech
 
 
Cordialement,
 
 
 
 
 
 
 
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By dawi,

Aménagements de la Photopériode


Introduction
 
Comme vous le savez, la photopériode est un élément clé dans le processus de vie de la plante, la floraison elle-même est induite par un changement du cycle nycthéméral (alternance du jour et de la nuit). Ainsi, en manipulant la photopériode de différentes façons, il est possible d'influer significativement sur le métabolisme de la plante.
 
1. Les 36 heures d'Obscurité lors du Passage en Flo
 
Elles accélèrent la déclaration des sexes, mais le stretch s'en trouve affaibli.[p]
Nombreux sont les débutants qui y attachent une grande importance, néanmoins c'est vraiment loin d'être capital...[/p]
 
De plus, cette méthode est totalement inutile lorsque :
 
1) les plants ont atteint la maturité sexuelle qui intervient en croissance (photopériode 18/6) au bout d'un temps variable selon la variété (de 3 à 8semaines).
 
2) on part de boutures dont le pied-mère d'origine a atteint la maturité sexuelle, et dont on connaît alors le sexe.
 
Un compromis intéressant est le "forçage" (si bien entendu là aussi les deux conditions citées précédemment ne sont pas remplies). Le forçage permet d'accélérer la déclaration des sexes, mais contrairement aux 36h d'obscurité, il n'affaiblit pas le stretch. Bref, ce que l'on appelle forçage ce sont des cycles d'11/13, que l'on fera ici durant la première semaine de flo, à la place du 12/12 habituel.
 
2. Le Flashing
 
Cette technique consiste à interrompre la phase de floraison, par une période de lumière continue de 36 heures à un moment donné.
 
Il s'agit d'effectuer une légère reprise de croissance à la plante, visant à augmenter le potentiel de matière végétale, aux alentours du 22ème jour de flo jusqu'au 30ème environ, en lui donnant 36 heures de lumière non-stop au lieu des 12h initialement prévues. Le moment opportun se situant vers la fin de la période de stretch, et est donc variable selon les variétés.
 
Exemple : cycle 12/12 >> on l'interrompt le jour J avec 36h de lumière non-stop >> puis retour au cycle 12/12.
 
Le but est de modifier la balance hormonale ; ainsi, le stretch se verra accéléré, les buds s'en trouvent allongés. Bref, une production accrue, mais une durée de flo également plus importante...
 
Du fait d'une plus longue période de floraison, le flashing ne doit pas se pratiquer si :
 
1) on n'a pas le matériel nécessaire pour bien exploiter cette technique. La réelle pénétration lumineuse des lampes et la taille du placo sont des facteurs limitant.
 
2) on dispose de plantes de type sativas, réputées pour leur hauteur naturelle, avec une flo suffisamment longue. Car, une fois encore, nous sommes limités par le matériel.
 
3) l'espace utilisé est en perpetual harvest. Car si l'on fait des sessions en permanence, le flashing allongeant la flo, on en fait donc moins. Par conséquent, le gain de productivité gagné à chaque fois est inférieur à une, voire deux récoltes supplémentaires que l'on peut effectuer durant une année si l'on ne pratique pas le flashing.
 
Enfin, nous pouvons noter que le flashing est également déconseillé avec les variétés dites féminisées, étant alors atteintes de monoecie, et susceptibles de se déclarer hermas lors de traumatismes tels des changements de photopériode...
 
Pour conclure, dans toutes les autres situations, et plus particulièrement si vous possédez des variétés à tendance indica (donc relativement basses et trapues, et avec une flo courte), un éclairage adapté et que vous avez le temps de poursuivre la culture en cours, le flashing est tout à fait intéressant.
 
NB : Technique vivement déconseillée aux néophytes, car si mal gérée (flashing lancé au mauvais moment, et/ou mauvaise gestion de l'espace), cela peut être un désastre. Il est donc préférable de connaître la variété utilisée et d'avoir une certaine expérience en matière de cannabiculture.
 
 
3. Et juste Avant la Récolte...
 
La technique consiste à laisser la plante durant une semaine (minimum) à deux semaines (maximum), je préconise une dizaine de jours, dans le noir. Idéalement, cela doit être accompagnée d'une baisse de température.
Ceci aura pour effet d'augmenter la taille et le nombre de trichomes, et donc d'accroître la production de résine.
De plus, cela permet d'entamer la dégradation de la chlorophylle, et de la transformer en sucres.
Ces effets sont amplifiés par une période de sécheresse (au niveau de l'air, voire également de l'eau), de quelques jours, en toute fin de flo.
 
 
NB : Durant ces 10 jours, la plante continue à mûrir. Il est possible, et même vivement recommandé, de procéder au rinçage durant cette période.
 
Voici un exemple concret :
 
La flo est à J +60, et vous estimez que les buds seront prêtes dans une à deux semaines. Vous avez donc ce laps de temps pour effectuer le rinçage (qui devrait même avoir débuté depuis au moins 72 heures pour une meilleure efficacité), ainsi que mettre en application cette technique de période de noir en fin de flo.
 
Cette période de noir commencera quand les trichomes seront à 80% laiteux et 20% ambrés, ce qui donnera approximativement 50/50 en fin de cycle.
1) à J +55 vous avez commencé la phase de rinçage,
2) à partir J +60, et jusqu'à la récolte, vous laissez les plantes dans l'obscurité ( * )
3) A partir de J +68 vous cessez d'arroser,
4) A J +70 vous récoltez !
 
( * ) Vous devez sans doute vous demander si durant cette période de noir l'obscurité doit être totale..
 
 
Alors en bref, une fois que le processus est amorcé : priver la plante de photosynthèse afin qu'elle modifie son métabolisme, et que la plante induise la translocation des sucres ainsi que la néosynthétisation des ressources ré-allouées (dans le cadre de son instinct de survie), ce qui prend environ six jours, ce ne sont pas les cinq minutes de lumières quotidienne qui vont faire quoi que ce soit.
 
Pour conclure, par précaution durant la première moitié de cette période de nuit l'obscurité sera totale ; puis une fois ce stade passé le travail de translocation s'effectuera, et ne sera nullement perturbé par quelques minutes de lumière journalières.
 
3.1. Discussions
 
Ici, les questions posées concernant l'efficacité de cette technique, et leurs réponses.
Merci à Gen&Tik pour sa participation.
 
« Sans photosynthèse, les nouveaux trichomes créés durant cette période d'obscurité seraient dépourvus de THC psychoactif ? »
 
Contrairement aux idées reçues, les trichomes glandulaires (là ou est localement produits le THC) ne possèdent pas les éléments nécessaires à la photosynthèse.
 
Donc ipso facto, ils se fichent du fait que les plantes soient dans le noir total ; ils n'ont pas besoin de ladite lumière, eux puisent simplement leurs ressources dans les feuilles.
 
De plus, le taux de THC est fixe, et génétiquement programmé, tout ce que l'on peut faire, c'est augmenter la quantité de résine (nombre et taille des trichomes), c'est à dire la concentration.
 
 
« Est-ce que ce n'est pas risqué à cause des moisissures ? »
 
Si l'on fait les choses correctement il n'y a pas de raison d'y être confronté... Comme pour toute période de nuit, l'ensemble extraction/intraction et ventilation doit fonctionner, ainsi aucun problème. Sans ça évidemment les risques de moisissures et autres pathogènes sont multipliés.
 
Pour plus d'infos concernant le rôle de l'extraction et de la ventilation, se reporter à cette FAQ : Quand/pourquoi ventiler et extraire l'air ?
 
 
« C'est contraire à la nature, dans la nature il n'y a pas dix jours de nuit continue. »
 
Si l'on veut laisser faire la nature, oubliez donc les HPS, les engrais, tout le progrès technique acquis, et autres innovations possibles grâce à la biologie végétale... Sous-prétexte qu'avant ça fonctionnait sans, devrait-on se priver d'améliorations qui permettent que ça fonctionne mieux ?...
 
 
3.2. Compléments
 
Résumé écrit par Azoc :
 
Premièrement, et comme tout le monde le sait, la chlorophylle est un des premiers responsables du mauvais goût de l'herbe (l'autre c'est le N).
 
Mettre la plante dans le noir pendant une période prolongée (plus de 3 jours) entraîne la dégradation de la chlorophylle dans les chloroplastes, ainsi que de plusieurs pigments (caroténoides, etc..) et autres protéines (dont la plus importante, la RubisCO) en différents composés (la plupart sont des sucres).
 
Donc d'une part la chlorophylle est dégradée, et des sucres sont libérés. La plante utilise alors directement ces sucres produits pour créer sa matière, afin de continuer à gonfler, même dans le noir à partir de quelques jours de noir continu (entre 2 et 3 jours).
 
Ensuite, il faut prendre en considération que parmi les sucres produits, certains sont des saccharines qui ont quelques rôles d'élicitation, d'où une première raison pour avoir une production de trichomes plus importante, et aussi, la période de noir par elle-même provoque un stress chez la plante, qui pour se défendre produit du skuff [NDLR : ici résine (trichomes)] (c'est l'un des meilleurs moyen de défense du cannabis).
 
 
Donc la période de noir pour être réellement profitable doit être supérieure à 3 jour, car c'est seulement à partir de là que les effets commencent réellement, à savoir un dernier gonflement, une dégradation de la chlorophylle pour laisser place à du sucre (meilleur goût), et aussi une production de skuff augmentée.
 
 
Une petite référence: "Etude de la dégradation totale de la chlorophylle et des caroténoïdes du au vieillissement de chloroplastes isolés et incubés à la lumière ou à l'obscurité" par SRICHANDAN S.C., CHOUDHURY N.K., BISWAL U.C. paru dans Photosynthetica (ISSN 0300-3604).
 
 
 
 
 
 
Par Vyking le 06/1/2007
 
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By azmaster,
Bonjour,
 
Voici un petit sujet traitant de la radiation lumineuse FarRed, bah oui après être allé voir la fin du spectre avec les UV, maintenant on s'intéresse au début avec les radiations infra rouge.
 
 
Voici quelques données récemment parues dans un journal:
 




 
 
Étant en désaccord complet d'après mes expérimentations et mes connaissances, voici ce que j'ai pu trouver.
 
Sources:
 
Nathan C. Rockwell, Yi-Shin Su, and J. Clark Lagarias,
Phytochrome Structure and Signaling Mechanisms,
Annu.Rev. Plant Biol. 2006. 57:837–58
 
Chentao Lin and Dror Shalitin,
Cryptochrome Structure And Signal Transduction,
Annu. Rev. Plant Biol. 2003.54:469–96
 
John M. Christie, Phototropin Blue-Light Receptors, Annu. Rev. Plant Biol. 2007. 58:21–45
 
Papenbrock J, Grimm B.
Regulatory network of tetrapyrrole biosynthesis--studies of intracellular signalling involved
in metabolic and developmental control of plastids.
Planta. 2001, 213(5):667-81
 
Chez les plantes, il existe 4 catégories de molécules sensibles à la lumière :
 
-Les pigments
-Les phytochromes
-les phototropines
-les cryptochromes
 
Ceux concernés par les radiations 660nm et 680 nm sont :
 
-Les pigments, chlorophylle a et b uniquement
-Les phytochromes A, B, C, D et E
 
Les pigments sont là pour capter l'énergie électromagnétique et la transformer en énergie électro-chimique (cf éxperiece de Timiriazeff)
 

 
Afin de déterminer l'influence de la qualité de la lumière (couleur) sur l'intensité photosynthétique,
Timiriazeff réalisait un spectre d'action, c'est à dire un enregistrement de l'intensité de la photosynthèse en fonction de chacune des réactions monochromatiques composant la lumière incidente- en éclairant des plantes avec une lumière décomposée par un prisme. Chaque plante était éclairée par une couleur
précise.
 
Et les phytochromes contrôlant de nombreuses réaction chez les plantes:
 
-Effets sur la germination
 

 
La plante a besoin de lumière pour germer. La lumière rouge R stimule tandis que la lumière far-rouge FR inhibe
 

 
Les graines qui se trouvent sous d’autres plantes reçoivent beaucoup plus de lumière FR qui inhibe la germination jusqu’à ce que les autres plantes meurent. Prévient la germination à l’ombre lorsque conditions non réunies. Cette réponse demande des quantités de lumière peu intenses et pour ça elle est appelé « Low Fluence Response »
 
Phytochrome: chromoprotéine qui lie comme molécule photoactive (chromophore) un tétrapyrrole linéaire (absorbe dans le rouge) et dérive de l’hème (une porphyrine)
 

 
Phytochromes : chromoprotéines existant sous deux formes interconvertibles :
 
- Une forme Pr (r = red) absorbant à 650 nm
- Une forme Pfr (fr = far red) absorbant à 730 nm
 
Formes interconvertibles
 
Phytochromes se présentent sous forme d’homodimères de 120kDa (parfois hétérodimère) Longueur d’onde (nm) Absorbance Absorbance hétérodimère).
 
Phytochromes = apoprotéine (~ 1100 acides aminés ) + un chromophore (une biline = tetrapyrrole linéaire) responsable de la photoisomérisation.
 
Forme active = Pr ou Pfr selon les organismes.
Chez les plantes forme active = forme Pfr
Chez les bactéries forme active = forme Pr ou Pfr
 
Le rapport Pr/Pfr dépend des conditions lumineuses (et la vitesse de réversion spontanée). Passage d’une forme à l’autre se fait en quelques ms. Passage par plusieurs intermédiaires. « Dark reversion »:
 
Chez les plantes, les formes sont très stables (à l’obscurité, conversion très lente de Pfr à Pr).
Chez les bactéries, à l’obscurité conversion moins lente (quelques dizaines de minutes).
 
 
• Mécanismes d’action des phytochromes encore mal connus, compliqués à étudier chez les plantes de part leur complexité :
 
- Interférence entre spectres d’absorption de la chlorophylle (autour de 680 nm) et la forme Pr (660 nm)
- Compartimentation cellulaire
 
• Étude des microorganismes beaucoup plus simple :
 
- Pas d’interférence entre spectres d’absorption de la bactériochlorophylle (870 nm) et la forme Pfr (~ 730 nm)
- Pas de compartimentation cellulaire
- Organisation génétique plus rudimentaire
 
• Deux types de mécanismes d’action des phytochromes :
 
- Peuvent agir comme des kinases régulées par la lumière : le message est donc transduit par une cascade de phosphorylation.
- Peuvent interagir avec d’autres protéines, notamment des facteurs de transcription (plus rare)
 

 
Les phytochromes peuvent réguler quasiment toutes les phases de développement des plantes dont :
 
- Germination
- Architecture de la plante mature
- Induction de la floraison
- Évitement de l'ombre
- Synthèse de la chlorophylle
 
A. thaliana: 5 gènes codant pour des phytochromes (phyA-phyE)
 
- PhyA: le Phy le plus abondant dans des plantules étiolées, joue un rôle dans la de-étiolation (PhyA est dégradé à la lumière)
 
- PhyB: le Phy le plus abondant dans des plantes à la lumière joue un rôle dans l’inhibition de l’élongation de l’hypocotyle et l’ouverture des cotylédons
 
- PhyA, PhyD et PhyE ont des rôles redondants.
 
 
En forêt, lumière rouge absorbée par la chlorophylle, lumière infrarouge dispersée et réfléchie par les feuilles.
l ié <l iè i f
 
L'élargissement FR feuilles.
 
Lumière du jour : lumière rouge ~ lumière infrarouge, donc Pr ~ Pfr
 
Lumiére rouge lumière infrarouge: Donc Pr > Pfr, PhyB est inactif. D'où élongation de la plante et diminution de la taille des feuilles.
 
3 types de réponses à la lumière:
 
– VLFR (very-low-fluence response)
– LFR (low-fluence-response)
– HIR (high-irradiance response)
 
 
La VLFR concerne la germination des graines (voir plus haut)
 
High irradiance response (HIR)
 
Lumières plus intenses et continues sont De-etiolation (PhyA) impliquées dans la transformation des etioplastes en chloroplaste (synthèse des chlorophylle, formation des thylakoïdes, synthèse des photosystèmes…) Plantes étiolées Ces réponses à lumière intense et continue en général ne sont pas réversibles (différemment des réponses LFR)
 
 


 
CONCLUSIONS
 
Les phytochromes jouent un rôle régulateur essentiel chez les plantes. Interviennent dans la germination, la floraison, l’évitement de l’ombre, la forme et le nombre de feuilles, la synthèse de chlorophylle…
 
Le changement de forme Pr/Pfr provoque indirectement l’activation ou la répression de la transcription de gènes cibles.
 
Les procaryotes représentant des modèles plus faciles à étudier que les plantes, la découverte de phytochromes chez les procaryotes facilite l’avancement des recherches dans le domaine et a permis de mettre en évidence la conservation des phytochromes au cours de
l’évolution.
 
Chez les bactéries photosynthétiques, il a été montré que les phytochromes jouent un rôle important dans la régulation de la mise en place de l’appareil photosynthétique. Cependant, les rôles des phytochromes chez les bactéries restent globalement encore mal connus Les mécanismes d’action des phytochromes commencent à être compris, grâce, notamment, aux modèles procaryotes.
 
 
Conclusion sur l'éclairage 660 nm
 
En gros, l'éclairage à 660 provoque la dé étiolation, l'arrêt de croissance de la bud mais pas des trichomes. Donc la densité de trichomes augmentent, en contre partie la bud limite sa croissance.
 
La méthode adéquate serait donc un éclairage à 660 nm pendant la phase de jour couplé aux UV comme ça tu as à la fois la surproduction de résine et l'effet densifiant de la radiation 660 nm. Le tout couplé à une radiation 680 une heure avant la passage à la phase de nuit pour provoquer l'étiolation durant la nuit et du coup profiter au maximum de chacune de ces radiations.
 
Cordialement....
 
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By azmaster,
Salut à tous, je me suis dit que c’était un sujet qui pouvait en intéresser quelques-uns...
 
 
Les Glandes de résine ou Trichomes glandulaires
 
 
Les glandes de résine se situent sur les feuilles, les tiges et au sein des fleurs de la plante.
 
La résine produite par ces glandes est un moyen de protection de la plante contre les agressions extérieures.
 
Les ingrédients psycho-actifs du cannabis, appelés aussi les“cannabinoïdes”, se trouvent dans toute la plante, mais la concentration la plus forte se trouve dans les glandes de résines, autrement appelées “trichomes glandulaires”.
 
Les cannabinoïdes sont un groupe de substances chimiques qui activent certains récepteurs présents dans le corps.
On connaît actuellement deux types de récepteurs de cannabinoïdes (découverts au début des années 1990) :
-CB1 : se trouve dans l'hippocampe, le cortex associatif, le cervelet et les ganglions de la base. Les récepteurs CB1 semblent être responsables des effets euphoriques et anticonvulsifs du cannabis.
 
-CB2 : se trouve dans certaines parties du système immunitaire, dont la rate. Les récepteurs CB2 semblent être responsables de l'effet anti-inflammatoire, et possiblement d'autres effets thérapeutiques du cannabis.
Les études effectuées jusqu’ici semblent confirmer que ces récepteurs peuvent agir sur certains processus neuropsychologiques au niveau du cerveau. (Les chercheurs pensent qu'il existerait encore au moins deux autres types de récepteurs)
 
Il existe 3 types de cannabinoïdes :
-les cannabinoïdes végétaux, présents dans le cannabis ou produits de la dégradation du THC ;
-les cannabinoïdes endogènes sécrétés par des organismes (humain ou animal) ;
-les cannabinoïdes synthétiques, élaborés en laboratoires.
 
Il y a plus de soixante cannabinoïdes végétaux connus. Le tétrahydrocannabinol (THC), le cannabidiol (CBD) et le cannabinol (CBN) sont les plus répandus et ont été les plus étudiés. Par hybridation, on a pu isoler des espèces produisant en plus grande quantité l'un ou l'autre de ces cannabinoïdes. Par exemple, le chanvre cultivé, principalement destiné à la production de fibres, contient de faibles quantités de THC.
 
 
Les principaux types de cannabinoïdes végétaux
 
- Le tétrahydrocannabinol THC :
 
Il s'agit d'une molécule fragile, thermolabile et oxydable, s'isomérisant aisément en delta-8-THC (légèrement moins actif), ou se transformant en cannabinol (CBN, très peu d'activité) ou en cannabidiol (CBD, inactif).
 
Le THC a une hydrosolubilité très basse, mais une bonne solubilité dans la plupart des solvants organiques tels que l'éthanol ou l'hexane.
 
Le THC est une molécule très lipophile, ce qui explique son passage rapide de la barrière céphalo-rachidienne, et donc son effet quasi immédiat lors de sa consommation en joints. Cet aspect lipophile fait qu'il s'accumule dans les graisses, ce qui explique deux phénomènes : Le fait qu'il reste présent très longtemps dans l'organisme et le fait que lors de régimes, certains décrivent des effets cannabiques.
 
Le THC se fixe essentiellement sur le récepteur central CB-1. Sa faible toxicité s'explique d'ailleurs part la répartition de ses récepteurs qui sont peu nombreux dans les zones du cerveau liées aux fonctions essentielles.
Le produit naturellement présent dans l'organisme qui se fixe sur ces deux récepteurs est principalement l'anandamide, une éthanolamide de l'acide arachidonique.
 
Il existe aussi des formes synthétiques du THC tels que le Marinol, le Sativex ou des analogues (molécules proches) comme le nabilone. Ces produits pharmaceutiques sont généralement pas ou peu psycho-actifs. Le THC est approuvé dans de plus en plus de pharmacopées (DAB, USP, ...) pour diverses indications comme les troubles de l'immunité, de l'appétit, certains glaucomes, traitement des douleurs chroniques, sédation, et la liste n'est pas exhaustive.
 
Les recherches visant à isoler les propriétés psycho-actives ont aussi amené à découvrir des analogues parfois 100 à 1000 fois plus actifs que le THC naturel (le fameux THCV, par exemple). Et les recherches à propos du rôle des endocannabinoïdes sont encore en cours, laissant supposer la découverte d'autres récepteurs cannabinoïdes et d'autres endocannabinoïdes.
 
- Le cannabidiol CBD :
 
Le CBD n'est pas psycho-actif, et semble modérer les effets euphoriques du THC. Médicalement, il semble soulager les convulsions, l'inflammation, l'anxiété et les nausées. Le CBD a une plus grande affinité pour le récepteur CB2 que pour le récepteur CB1.
 
- Le cannabinol CBN :
 
Le cannabinol aussi connu sous le nom de CBN est un cannabinoïde légèrement psychoactif que l'on trouve dans le Cannabis Sativa. Il est présent en faible quantité dans la plante fraîche, mais sa concentration augmente avec l'exposition à la lumière et à l'air car il s'agit d'un produit issu de l'oxydation du THC.
D'après une étude menée en 1973, les formes pures de cannabinol ont un pouvoir psychoactif 10 fois plus faible que celui du tétrahydrocannabinol (THC).
Il est perçu pour être sédatif ou étourdissant.
 
- Le Tétrahydrocannabivarine THCV :
 
Bien que peu connu, car présent en quantité moindre dans le cannabis, c'est un analogue du delta-9-tétrahydrocannabinol (THC). Il peut être utilisé pour servir de marqueurs afin de différencier la consommation illicite (cannabis) et la consommation médicale (Dronabinol, Marinol).
 
Certains consommateurs le considéreraient comme plus performant que le THC car son effet serait plus rapide. Certains haschischs, comme le Napali fabriqué en Inde, en contiendraient.
 
Les techniques modernes de culture et la génétique en ont fait augmenter la concentration dans certains plants.
 
Parmi les autres moins connus, on peut citer :
-CBC ou Cannabichromene.
-CBL ou Cannabicyclol.
-CBV ou Cannabivarol.
-CBDV ou Cannabidivarine.
-CBCV ou Cannabichromevarine.
-CBGV ou Cannabigerovarine.
-CBGM ou Cannabigerol.
 
D’autres composants du cannabis, les “terpénoïdes”, se trouvent quand à eux uniquement dans et autour des trichomes glandulaires.
 
On pense que les terpénoïdes ont des propriétés médicales spécifiques et de nombreux chercheurs croient qu’ils modulent les effets des cannabinoïdes.
Ainsi, on comprend que les glandes de résine sont les épicentres glandulaires d’un entrepôt concentré en composants psycho-actifs créés par la plante de cannabis.
 
Il ne faut donc pas sous-estimer l’importance de ces cellules minuscules : Un cannabis qui manque de trichomes riches en cannabinoïdes est un cannabis qui ne vous fera pas planer.
 
Les cultivateurs expérimentés et les photographes préfèrent de loin les glandes de résine “sur tige” qui ressemblent à des balles de golf sur leur tee, mais les glandes de résine qui ne sont pas sur tige et poussent dispersés sur la surface de la plante contiennent également des cannabinoïdes.
 
Le taux de ces cannabinoïdes clés varie d’une culture à l’autre dans la plupart des jardins et peut provoquer un large panel d’effets différents allant de la relaxation totale à un état hyper éveillé et plein d’énergie.
 
Apprendre à cultiver des plantes riches en résine et apprendre à déterminer le moment adéquat pour récolter en observant les trichomes à la loupe est très important afin de ne pas être déçu par la montée que provoquera la fumée de votre cannabis.
 
Avoir un jardin scintillant est donc l’assurance de récolter une plante riche en cannabinoïdes qui procurera des effets puissants modifiant la perception…
 
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By azmaster,
Le Cambium
 
 
 
I- Définition :
 
 
 
Du latin médiéval cambium, du latin classique cambiare signifiant changer, c'est une couche cellulaire cylindrique contenue dans les tiges et les racines des plantes supérieures vivaces, à l'exception des monocotylédones, et qui assure la croissance des axes en épaisseur.
Le cambium interne engendre du bois et du liber et des tissus conducteurs, le cambium externe engendre du liège et tissu protecteur.
On ne peut parler de Cambium sans avoir traiter auparavant du pro-cambium.
Le faisceau cribro-vasculaire ou libéro-ligneux regroupe le phloème primaire et le xylème primaire séparés par le cambium, couche de cellules non différenciées ou embryonnaires.
 
 
 
 

 
 
 
 
Coupe schématique d'un tronc.
 
 
 
 

 
 
 
 
Coupe schématique d'une racine
 
 
 
 

 
 
 
 
Coupe histologique du Cambium.
 
 
 
 
II - Le pro-Cambium :
 
 
Le procambium correspond aux premiers tissus méristématiques .
Le mot méristème provient du grec meristos signifiant division mettant en place les tissus vascularisés des plantes. Dans les années 1750 où se situe un renouveau pour la connaissance du végétal et la formation de la botanique, les naturalistes s'intéressent à l'extrémité de la tige, partie où s'effectue le développement. C'est en effet une caractéristique du végétal que de croître par ses extrémités. Cette partie où se produit la croissance caulinaire a été appelée punctum vegetationis par De Wolf en 1759 . Avec le développement des moyens optiques, les tissus puis les cellules on été délimités puis caractérisés, on parle alors de point végétatif ou zone apicale actuellement.
 
 
Par la suite, quand la plante sera plus mature, le procambium se différenciera en cambium :
 
 
 

 
 
 
( Vert = cellules du pro-cambium, Rouge = cellules du Cambium).
 
 
 
Certaines cellules du procambium situées à l'intérieur des faisceaux de phloème (et à l'extérieur des derniers vaisseaux formés du xylème) se divisent tangentiellement et forment le cambium ou zone génératrice libéro-ligneuse. Celui-ci va produire du xylème secondaire (ou bois) vers l'intérieur et du phloème secondaire (ou liber) vers l'extérieur.
Il est assez difficile d'observer le début de formation de la zone cambiale car les cellules formées se différencient rapidement en tissus conducteurs secondaires.
 
https://www.snv.jussieu.fr/bmedia/racine/images/racine.swf
 
 
 
III - Histologie du Cambium :
 
 
 
On distingue deux types de cambium :
 
 
 
* Assise libéro-ligneuse ou cambium vasculaire :
 
 
 
C'est la plupart du temps une couche cylindrique mince entre le liber (ou phloème) et le bois (ou xylème). Il se développe vers l'intérieur et l'extérieur. Les nouvelles cellules déposées sur l'intérieur sont des cellules (grandes, lignifiées) de xylème secondaire ou bois secondaire ; les nouvelles cellules à l'extérieur sont les cellules de phloème secondaire ou liber secondaire (petites, vivantes mais sans noyau et cellulosiques ; le terme secondaire différencie ces nouveaux tissus du xylème et phloème primaires). L'activité de cette assise cesse en hiver et reprend au printemps.
 
 
* Assise subéro-phellodermique :
 
 
Située vers la périphérie de la tige ou de la racine, met en place les tissus externes (phelloderme vers le centre de la tige et liège vers l'extérieur). Un phellogène est actif quelques années, puis est remplacé par une nouvelle assise qui se développe au sein du phloème secondaire. Ce processus pluriannuel conduit à la formation de structures présentant une relative complexité. Le phellogène le plus interne détermine la limite au delà de laquelle tous les tissus périphériques, constitués de cellules mortes, forment le rhytidome. Sous le phelloderme le plus récent, se trouve l'écorce interne (liber au sens stricte) constitué de cellules vivantes.
 
 
 

 
 
 

 
 
 
IV- Cambium et auxines :
 
 
C'est une hormone végétale stimulatrice (qui induit ou stimule un phénomène physiologique). Au sens strict, l'auxine est de l'acide indole-acétique (AIA). Le terme d'auxines a ensuite été élargi à un ensemble de substances possédant des propriétés physiologiques voisines et une conformation chimique apparentée ( Acide Indole Butyrique, Acide Naphtalène Acétique et l'Acide Phényl Acétique). L’AIA et les autres auxines semblent présentes chez toutes les plantes vasculaires.
L'auxine stimule les mitoses (division cellulaire), mais cette action ne s'exerce pas indistinctement sur tous les méristèmes : l'auxine n'agit pas (ou peu) sur la prolifération au niveau des méristèmes primaires. En revanche, elle a une action très marquée sur la prolifération des cambiums.
 
 

 
 
 
Au niveau cellulaire, l’auxine stimule aussi les divisions cellulaires au niveau des zones de différenciation (dans le cambium libéro-ligneux), c’est pour cette raison que l’auxine est dite cambiostimulante
 
 
 
V- Travaux pratiques au niveau du cannabis :
 
 
Le matos :
 
 
 

 
 
Les bonsaïs cannabiques :
 
 
 

 
 
 
 

 
 
 
En cours de bouturage :
 
 
 
 

 
 
 
Un petit truc qu'un poto knabiculteur m'a refilé, pour ceux qui ne connaissent point, il faut une fois la bouture prélevée, inciser dans le sens de la longueur afin de pouvoir badigeonner l’intérieur du futur tronc avec les auxines dans le but de les mettre au contact direct des futurs zones rhizogènes et gratter légèrement sur deux cm le bas de la bouture afin d'enlever l'épiderme et atteindre le cambium zone constituée comme nous avons pu le voir de cellules souches indifférenciées :
 
 
 

 
 
 
 
Les prélèvements de bout'z une fois finis :
 
 
 

 
 
 
 

 
++Olif".
 
v/c Dad-
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