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L'aéroponie Haute Pression (TAG) *****

(Soumis : 24/08/2012 07:20 - Dernière mise à jour : 15/02/2015 16:54)

L'aéroponie Haute Pression (True Aéro Growing)





Aéroponie :
Du grec ancien aeros : air et ponos : travail, effort
L'air c'est fort, ça porte les avions ... :siff:


Haute pression (HP)
La solution nutritive est brumisée au travers de foggers par du matériel "haute pression"
Les foggers créent un vrai brouillard composé de micro-gouttelettes d'une taille variant de 30 à 80 µm (microns) en fonction du matériel


True Aero Growing (TAG)
Vraie culture aéroponique en comparaison à beaucoup de systèmes faussement présentés comme étant aéroponiques
D'ailleurs, la majorité des systèmes présentés sur le net ou dans les grow shops comme étant aéroponiques ne sont que des copies de systèmes hydroponique sans substrat
A ma connaissance, à l'heure actuelle, il n'existe pas ou très peu de systèmes TAG commercialisés
Pour cultiver en HP, il faudra modifier un faux système aéroponique (FAG) existant en changeant, notamment, son système d'irrigation ou se fabriquer soi-même un système en achetant séparément les différents accessoires (pompes, cuve, chambre racinaire...)
A noter que la TAG devant se pratiquer dans de grandes chambres racinaires (développement plus important des racines et limitation du ruissellement) il est même préférable de bricoler soi-même son système, les FAG possédant en général une chambre racinaire trop petite ;-)
Voilà les quelques différences, au niveau matos, qui différencient la TAG de la FAG ..... mais quelle différence au moment de la récolte :supair:

La base des techniques de culture hors-sol étant la même quelque soit le système, ce qui vaut pour l'hydroponie vaut aussi bien pour la TAG que pour la FAG .... à quelques différences près, bien sûr
C'est pourquoi vous retrouverez, ici, pas mal de Copier/Coller du topic sur l'aéro BP


L'aéro en 2 mots

Outre l’environnement et l'éclairage, la santé, la vigueur et la productivité d'une plante sont étroitement liés à l'oxygénation de ses racines, au pH de leur milieu ainsi qu'à la finesse de son engraissage.
La plante capte la plus grande majorité de son oxygène aux racines, c'est là que l'aéroponie HP va apporter un énorme plus par rapport aux autres types de cultures hors-sol
D'après les chercheurs, une brume de gouttelettes de 50 µm est optimale pour l'échange racinaire et son milieu... et vice-versa
En HP, les racines évolueront donc dans une atmosphère saturée d'humidité, de nutriments et d'oxygène : leur rêve ultime :applaus:
Le métabolisme des plantes s'en trouvera encore plus accéléré qu'en aéro BP avec, au final, un rendement encore meilleur.

Bien entendu, dans ce type de systèmes, les plantes sont plus réactives encore qu'en BP
Pas question de laisser les plantes sous 600watts pendant 12 heures avec une pompe niquée.

Différences par rapport à la terre

- Pas de substrat :applaus:
- Assimilation plus rapide des nutriments et de l'eau
- Consommation d'eau et d'engrais fortement réduite
- Meilleure oxygénation des racines
- Métabolisme accéléré ( croissance plus rapide )
- Contrôle permanent de la qualité de la solution nutritive ( difficile de surengraisser avec un testeur bien calibré :-P)
- Surarrosage impossible ( sauf si la T° de la solution est trop élevée : la plante se noie par manque d'oxygène)
- Nœuds plus espacés
- Rinçage plus court ( pas de substrat à délaver avant de rincer la plante en elle-même )
- Culture "bio" impossible
- Arrosage automatique

Différences par rapport à l'aéro BP

- Assimilation plus rapide des nutriments et de l'eau
- Consommation d'eau et d'engrais réduite
- Meilleure oxygénation des racines
- Métabolisme accéléré ( croissance plus rapide )
- 3 bars de pression minimum et 80 µm minimum de brume
- Chambre racinaire plus grande
- Réglages des cycles d'irrigation plus "fins"
- Plus de risques d'emmerdes ( fuite, fogger bouché, filtre bouché...etc )

Mise en garde :roll:

Pour commencer, si vous êtes du genre " sectaire de l'engrais " style " pro-culture BIO ", oubliez de suite la culture hors-sol...
A l'heure actuelle, SEULS LES ENGRAIS MINERAUX amèneront une culture hors-sol à bon terme ...
Les engrais "ORGANIQUES-BIO" ou "BIO-MINERAL" offrent une assimilation beaucoup trop lente pour les demandes des plantes dans ce genre de systèmes
Sans compter qu'ça s'apparente toujours à de la boue et que ça encrasse instantanément tout l'bordel ....
Le pire d'entre-tous étant le FloraNova de GHE :puke:... contrairement au FLora Series qui lui est minéral et a déjà fait ses preuves
Ne vous laissez pas berner par certaines marques d'engrais qui prétendent que l'organique fonctionne bien en aéro ;-)

Ensuite, n'allez pas vous imaginez que la culture hors-sol demande moins d'attention que la culture en terre...
Cette légende émane peut-être du fait qu'on dispose d'une grande réserve d'eau et que l'irrigation se fait de manière totalement automatique.....et qu'on peut donc faire le plein de sa cuve et pointer sa fraise une fois par semaine pour voir si ça manque pas de flotte

Ceci est totalement faux

C'est la chose primordiale à prendre en compte avant de se lancer en hors-sol et surtout en aéro : La rigueur et la présence quotidienne sont de mises
Un peu comme le co2, son utilisation n'est réellement performante que si TOUS les paramètres de culture sont respectés
Si vous n'êtes pas méticuleux, si vous n'avez pas le temps de vous occuper quotidiennement de votre installation, si les différentes valeurs de contrôle de la solution ne sont pas constantes et appropriées aux stades des plantes, il est inutile, voir couteux de se lancer dans ce type de culture (sans compter les risques de fuites pendant une absence prolongée)

Certains diront qu'ils cultivent à l'arrache en hors-sol et que ça pousse très bien ...
D'autres diront qu'ils cultivent avec des engrais BIO et que ça pousse très bien ... quoique.... :siff:
Oui !! Ca pousse !! Mais utilisé ainsi, ça pousse moins bien qu'en terre et pour un résultat décevant par rapport à ce que le système pourrait donner
A ce niveau là, autant cultiver en terre en se faisant beaucoup moins chier
J'y ai souvent pensé, croyez-moi ...
Comme il est impossible (sauf si on place sa cuve dans un four) de surarroser et qu'on "voit" l'engraissage sur le testeur d'EC, on pourrait être tenté de croire que le hors sol est plus facile pour débuter ...
Là, y'a à boire et à manger ... si j'ai le choix entre remplir ma cuve de 50lts de flotte après l'avoir lavé et ensuite corriger le pH et l'EC pendant une demi heure.......... et faire glouglou avec mon arrosoir, j'pense que je choisis vite fait :lol:
En plus d'un minimum de connaissance de la plante et de sa physiologie, il y a quand même pas mal de notions supplémentaires à assimiler et à respecter en culture hors-sol, je ne sais donc pas si c'est réellement plus facile que la terre pour débuter.

Bref !! Ce n'est qu'en respectant scrupuleusement certains paramètres, que l'on peut se rendre compte de l'efficacité de ce type de culture


Principe du système

La bouture ou la graine est lancée dans un petit pain de laine de roche
Certains placent leurs boutures ou jeunes pousses directement dans le pot-panier rempli de billes d'argile ... c'est un choix
Il n'est pas superflu d'abriter les pains de LDR de la lumière à l'aide de caches en plastic ou de billes d'argiles
Cela évitera le développement d'algues à leurs surfaces
Lorsque les racines sortent du pain de LDR, on le place dans un pot-panier que l'on insère dans son support qui fait office de chambre racinaire

Vous constaterez que la chambre racinaire est plus grande qu'en aéro BP (plus la chambre est grande, mieux c'est)

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Une pompe donnant une pression d'au moins 3bars (45PSI), le top étant +- 7bars (100PSI) envoie la solution nutritive dans la/les rampe(s) qui distribue(ent) aux foggers

Il existe plusieurs types de pompes qui conviennent au montage d'un système HP

Les plus courantes sont les 2 suivantes :

Les pompes à diaphragmes:

Shurflo est la marque qu'on retrouve le plus souvent et qui semble être la plus fiable.
Ces pompes sont petites, économiques puisqu'elles fonctionnent généralement en 12 ou 24v (certains modèles fonctionnent en 115 et 240volts aussi mais sont beaucoup moins répandues sur le marché) et font relativement peu de bruit.
Ces pompes n'ont pas beaucoup de débit (de 500 à 1500 lts/h selon le modèle) mais en aéro HP, ce qui compte, c'est la pression ;-)
La palette de la gamme est super large, on trouve des modèles allant de 3 à 7 bars avec des débits différents.
Ces pompes coutent entre 100 et 150€ selon le modèles.
Si vous acheter une 12 ou 24v, pensez à prévoir un transformateur d'au moins 10A.

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Les pompes à surpresseur

Comme son nom l'indique, il s'agît d'un moteur qui pompe et compresse la solution dans un "ballon" (réservoir sous le moteur)
Une fois la pression atteinte, le moteur s'arrête et la pression est contenue dans ce "ballon"
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Ce type de pompe nécessite une électrovanne à la sortie du réservoir
Ces pompes sont plus performante que les pompes à diaphragmes mais font énormément de bruit ... l'utilisation en appartement ou/et en ville est ..... difficile :roll:
Elles consomment également plus et le prix est +- équivalent à une Shurflo
Puisque la pompe est branchée en permanence et ne se déclenche que quand la pression chute dans le "ballon", ce n'est pas la pompe en elle-même qui est raccordée à une minuterie cyclique ( irrigation ON/ irrigation OFF ) mais l'électrovanne que l'on place à la sortie du réservoir, avant la/les rampes de distribution

Une électrovanne de lave vaisselle fait parfaitement l'affaire :supair:

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Puisqu'en HP on travaille avec des foggers (gicleur-brumisateur), il est PRIMORDIAL de placer un filtre en ligne sur la rampe entre la pompe et le premier fogger ... sans quoi, c'est l'encrassement immédiat
La cartouche filtrante doit être de 100 µm (microns) minimum .... le mieux étant 70 µm

Exemple de filtre en ligne

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Puisque 95% des systèmes aéro HP sont des systèmes "home made" le choix des rampes de distribution se fera en fonction de l'architecture du système que vous fabriquez
Un section de 1/2 (13mm) intérieur est en général utilisée
Certains utilisent des tuyaux souples, d'autres des rigides en PVC .... c'est en fonction de ce que vous trouvez et de ce qui est le plus compatible avec le système
Le tout étant de ne pas perdre de vue qu'il y aura un minimum de 3bars (+- 3 kgF/cm2) dans le circuit .... c'est +- la pression qui sort des robinets d'eau de ville ...
Je suppose que vous avez déjà tous essayé de boucher un robinet ouvert avec votre pouce :-P ...... c'est pô évident :siff:
Donc ne lésinez pas sur la qualité des raccords, des coudes, des bouchons, etc.....
Si vous comptez utiliser des rampes en PVC dans lesquelles vous visserez directement le fogger ou son raccord, pensez à vérifier l'épaisseur du plastic .... elle doit au minimum être de 4 ou 5mm pour pouvoir forer et tarauder un filet dans lequel on vissera et collera le fogger ou son raccord

Exemple sur la photo du tuto de Crazzydog :respect: @ OverWeed :rip: et Wiki canna

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Sinon on peut utiliser ce genre de pastilles (grommet) pour étanchéifier le raccord entre la rampe et le fogger

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J'vous laisse l'url d'un site où on trouve pas mal de matos pour ça : Dripirrigation.com


Quelques exemples de rampes de distribution

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Une fois la solution nutritive arrivée sous pression dans les rampes, elle en ressort par des foggers

Ce sont des des "aspergeurs" qui brumisent littéralement la solution dans la chambre racinaire sous forme de micro-gouttelettes
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Leur débit varie ente 2 et 10 lts/heure .... tenez en compte lors du choix de la pompe ou vice-versa .... en sachant que le débit préférable est de 2 à 3 lts/heure par fogger
Le diamètre des gouttes devra être de +- 50 μm (entre 30 et 80)
De préférence, ne pas les diriger directement sur les racines mais plutôt dans leur proche environnement ( moins les racines sont détrempées mieux c'est ;-) )
Il vaut également mieux faire venir la brume du bas ... mais ce n'est pas toujours possible et ça ne change fondamentalement pas grand chose
Encore une fois, ne négligez aucun raccord .... :culture:


Le but recherché dans la culture HP est de fournir un maximum de place aux racines, un minimum de contact entre elles et le plastoche de la chambre, un ruissellement minimum et une sur-oxygénation de la solution
Pour parvenir à ses fins, il faut donc pouvoir donner à la plante avec une précision presque horlogique ce dont elle à besoin dans les minutes à suivre sans pour cela lui détremper son système racinaire.
Comme les racines se développent beaucoup mieux dans l'humidité que dans l'eau Image IPB on pourra constater une explosion de la création de radicelles .... la partie racinaire qui fait le plus d'échange avec son milieu
L'effet faisant boule de neige ... plus de racines, plus d'assimilation.... le développement de la plante va lui aussi exploser :supair:
Pour parvenir à saturer la chambre sans créer de ruissellement, il faut, à la limite, plus tenir compte de la taille de la chambre que de la taille de la plante... un peu comme si on voulait saturer un espace en gaz hilarant à un dosage qui fait rire et pas pleurer de rire .... (z'avez compris !? :ptdr: .... ruissellement .... pleurer de rire .... :yeah: ..... hein ?! .... :rire: .... heuuu ...... :roll: bon ..... :b2: :bye: )
La durée de brumisation reste donc identique tout au long de la culture... ce sont les temps de pause qui varient
Comme si on balançait toujours la même quantité de gaz hilarant quelque-soit le nombre de mecs dans la pièce ... dès qu'i'a plus assez on relâche la purée :-)

En moyenne la durée de brumisation se situe entre 15 et 30 secondes selon les dimensions de la chambre et du nombre de foggers ,et la durée de pause entre 2 et 5 minutes selon le stade, le nombre et l'âge des plantes.
Ce n'est qu'une base, tout dépend bien sûr de votre install', de vos plantes, etc ....
En période de nuit, on peut allonger les temps de pause.

Pour offrir des cycles si précis et d'aussi courtes durées à la pompe ou à l'électrovanne, il faut s'équiper d'un temporisateur cyclique (de préférence prévu pour l'aéro)
Les timer prévu pour l'irrigation aéroponique possèdent en général 2 cycles différents : un pour le jour et un pour la nuit.
Une cellule photosensible détecte si les lampes sont allumées ou éteintes et choisit lequel des 2 cycles adopter.
On peut donc programmer son cycle de jour et son cycle de nuit sans avoir à brancher le timer cyclique sur une minuterie supplémentaire.

Exemples de "Water Timer Cyclique"

GSE Water Timer Cyclique

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Réglages ON

Off, 1s, 2s, 3s, 4s, 5s, 6s, 7s, 8s, 9s, 10s, 15s, 20s, 25s, 30s, 35s, 40s, 45s, 50s, 55s, 1min., 1.25min., 1.5min., 1.75min., 2min., 2.25min., 2.5min., 2.75min., 3min., 3.25min., 3.5min., 3.75min., 4min., 4.25min.,4.5min., 4.75min., 5min., 5.5min., 6min., 6.5min., 7min., 7.5min., 8min., 8.5min., 9min., 9.5min., 10min.,11min., Min., 12min., 13min., 14min., 15min., 16min., 17min., 18min., 19min., 20min.


Réglages OFF

1s, 2s, 3s, 4s, 5s, 6s, 7s, 8s, 9s, 10s, 15s, 20s, 25s, 30s, 40s, 50s, 1min. 1.5min., 2min., 2.5min., 3min., 3.5min., 4min., 4.5min., 5min., 6min., 7min., 8min. , 9min. , 10min., 15min., 20min., 25min., 30min., 35min.,40min., 45min., 50min., 55min, 1h, 1,5 h, 2h, 2.5h, 3h, 3.5h, 4h, 4.5h, 5h, 5.5h, 6h, 6.5h, 7h, 7.5h, 8h, 8.5h ,9h, 9.5h, 10h, 11h, 12h, 13h, 14h, 15h, 16h


Sentinel MDT-1 Master Digital Timer

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Réglages ON

Temps minimum: 1 seconde
Temps maximum: 23H 59Min 59Sec


Réglages OFF

Temps minimum: 1 seconde
Temps maximum: 23H 59Min 59Sec


Pour le reste, c'est très semblable à l'aéroponie BP mise à part qu'il est hautement préférable d'avoir une grande chambre racinaire
Cela fonctionne aussi dans des systèmes à tubes comme l'aéroflo de GHE transformé en HP mais pour moi c'est plus à mi-chemin entre la HP et la BP puisqu'on supprime un point crucial de la TAG: la grande chambre racinaire
Quoi qu'il en soit, des tubes en HP donneront malgré tout de biens meilleurs résultats que le même système en BP ;-)

Sinon, boah, pareil à la BP ...:
Il suffit de faire tenir une plante dans un support avec ses racines qui pendent dans un vide étanche à la lumière et de brumiser ces dernières avec une solution nutritive
Le principe du pot-panier étant le plus répandu pour le support, la chambre racinaire peut varier du pot à la poubelle en passant par bac en plastic pour ranger les jouets ou le linge, etc... tout compartiment d'eau moins 40cm de profondeur, étanche à la lumière et possédant un retour vers la cuve fait l'affaire
(Certains n'ont pas de cuve séparée et se servent du fond de la chambre racinaire pour stocker leur solution.... perso, j'trouve pas ça top ... il faut retirer les plantes du système avec les racines dans le vide pour changer la solution ou rajouter des produits ... sans compter qu'en général, il n'y pas de séparation pour pouvoir déposer un géotextile dans le fond pour éviter que les racines ne finissent par tremper dans la soupe )
Il est également nécessaire de laisser une "rigole" (espace où les racines n'auront jamais accès) dans le fond de la chambre racinaire afin de toujours laisser l'eau retourner librement à la cuve
Il faudra ensuite recouvrir cette "rigole" avec du géotextile (tapis NFT par exemple) pour tapisser le fond de la chambre et ainsi éviter les racines "plongeuses" et "courantes" qui se développeraient dans le flux d'eau qui retourne vers la cuve


Quelques exemples de systèmes:








L'irrigation

La cuve

La cuve doit être d'une capacité de +- 2lt par plante pour être à l'aise, doit être bien isolée et parfaitement étanche à la lumière
Une eau exposée à la lumière se verra, au fil du temps, colonisée par des algues
On pourra "éventuellement" y placer une "pierre diffuseur" d'air et sa pompe afin de conserver une solution bien oxygénée
Il est cependant déconseillé d'en utiliser par la plupart des fabricants d'engrais (instabilité du pH et des nutriments)
Il est préférable de placer le retour vers la cuve suffisamment haut pour créer une mini-cascade lors du retour de la solution ou/et un BIO-filtre (aucune rapport avec les engrais BIO hein ;-))
Pour optimiser encore, on peut également placer une petite pompe (genre pompe pour aquarium 1000lts/h) qui tourne en permanence dans le fond de la cuve afin de perpétuellement mélanger la solution évitant ainsi certains dépôts
Il est également nécessaire de placer un filtre sur le retour à la cuve (un bas de gonzesse genre Dim-up fait parfaitement l'affaire :-P)
Sans oublier le filtre en ligne de 70 microns, sans quoi, les foggers se boucheront très vite


La solution d'irrigation

L'oxygénation de celle-ci est PRIMORDIAL

La solution d'irrigation doit impérativement avoir une plage de températures comprise entre 18 et 23°c
Une eau plus froide n'est pas très appréciée par les racines (elles se rétractent ... comme une bite dans l'atlantique au mois de janvier :siff: ) et une eau dont la t° dépasse 24°c n'apportera plus la quantité d'oxygène nécessaire à un développement correct de la plante et ouvrira grand la porte aux pathogènes
Pour faire court : si vous n'arrivez pas à maintenir la solution à - de 24°c, c'est même pas la peine de continuer, arrêtez tout et repasser en culture traditionnelle
En cas de t° limite ou en cas de pics de t°, il est possible de pallier à la carence en oxygène à l'aide du Peroxyde d'hydrogène mais son utilisation exclu les produits phytosanitaires (utilisation de produits "vivants"en combinaison avec un bio-filtre)
A dose utile, le peroxyde d'hydrogène va détruire toutes les bactéries et les enzymes bénéfiques à nos plantes
C'est pourquoi, je déconseille son utilisation, sauf dans les cas extrêmes ou lors d'un traitement des racines contre une quelconque maladie.
Il est également possible d'utiliser un Oxydator qui diffuse le peroxyde sur un plus long terme et évite le choc chimique avec les nutriments.
Si on l'utilise, il est obligatoire d'ajouter le peroxyde à sa soupe après l'avoir dilué 20X dans de l'eau claire.
Ajouté pur directement dans la solution entrainera une dégradation des nutriments avec lesquels il rentrera en contact direct avant de se diluer
Si, lors de votre culture, vous n'arrivez plus à maintenir une T° de solution correcte sur une longue durée, le peroxyde peut limiter le développement des pathogènes afin de limiter la casse... mais ne viendra jamais à bout de pathogènes déjà bien installés
Et si la T° reste trop haute trop longtemps, les plantes chopperont de toutes façons un sale truc aux racines :-(
Quoi qu'il en soit, en conditions normales, préférez de loin l'utilisation d'enzymes à celui du peroxyde.

Les enzymes, eux, accélèrent la désintégration des déchets racinaires, stimulent la vie bactérienne, améliorent l'assimilation des nutriments, renforcent le système immunitaire de la plante....
Le soucis avec les enzymes, c'est qu'ils se dégradent très vite (ils sont parfois déjà inefficaces lorsque vous achetez le bidon) et n'agissent donc que sur une très courte durée.

D'où l'intérêt d'utiliser un filtre biologique (voir plus bas)

Pour résumer : si la plante manque d'oxygène aux racines, ces dernières vont brunir, arrêter de se développer ce qui entrainera un ralentissement ou un arrêt de l'assimilation des nutriments et ouvrira grand la porte aux pathogènes ... pour la suite, pas la peine de vous faire un dessin
Ne perdez également pas de vue qu'en système à recirculation, si une plante chope une maladie racinaire, elles se la choperont probablement toutes
Outre les cool-tubes, les grosses extra ou une climatisation du local, il existe un autre moyen de conserver sa solution à bonne T° : les chiller pour aquarium, ou groupe froid

Image IPB

En gros, il s'agit d'un compresseur de frigo qui refroidit la solution

Je précise, en ayant eu le malheur d'en acheté un beaucoup trop poussif, qu'il ne faut pas hésiter à acheter du costaud si on cultive sous 28°c
Et quand je dis costaud, c'est dans les 1000€ et plus pour une cuve de 120 litres :lol:


Pour conserver une solution nutritive de qualité, il faut, bien entendu, la renouveler fréquemment

Les plus pointilleux diront qu'il faut la changer toutes les semaines, d'autres vous dirons qu'il faut la changer lorsqu'on a ajouté une quantité d'eau égale à la capacité de la cuve (si la cuve fait 50 lts, on la change quand on a rajouté 50 lts d'eau) mais, j'trouve qu'à ce rythme là, ça commence à couter cher en produits
Perso je la change tous les 10-12 jours
Au delà, la solution risque de commencer à se charger en déchets et en sels toxiques, ce qui n'est pas bon pour les plantes et qui faussera la valeur de l'EC
Lors du renouvellement de la solution, pensez à nettoyer les filtres et la cuve (pour les éventuels dépôts de sels)


Les valeurs à vérifier quotidiennement

Le pH (potentiel hydrogène) mesure l'activité chimique des ions d'hydrogènes en solution.

Un réglage précis de celui-ci favorise l'échange entre les racines et leur milieu, donc, une meilleure assimilation des nutriments et une meilleure évacuation des toxines.
C'est pourquoi, il est utile de garder un pH correct même lors du rinçage.
En aéro, la plage correcte de valeurs du pH varie entre 5.4 et 6.1 en fonction du stade de la plante.

Shéma de l'assimilation en fonction du pH
En sachant que la plante a plus besoin de N en croissance et de PK en floraison

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Le pH de l'eau qui sort du robinet de nos villes varie, en fonction de la région, entre 6.0 et 8.0
Il existe donc des produits acides qui font baisser le pH à la valeur désirée.
Il est rare d'avoir une eau du robinet dont il faut faire monter le pH.
Pour ce faire on utilise du pH-down
Pour tester la valeur du pH, il sera nécessaire de se procurer un .... testeur de pH :mdr:

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La rectification de la valeur de pH à coup d'acide, n'est pas spécialement apprécié par les racines et les nutriments
C'est pourquoi, lorsqu'on rempli la cuve d'une solution fraiche, il vaut mieux en régler son pH au plus bas possible (5.4)
Il pourra ainsi remonter progressivement (s'il a tendance à monter) jusqu'à 6.1 - 6.3 sans poser de problème aux plantes et donc sans avoir à rajouter quotidiennement de l'acide.
Cela élargira également la palette d'absorption des différents nutriments et minéraux.
Plus la T° de l'eau sera basse plus le pH et l'EC seront bas.
Pour se faire une idée correcte du pH et de l'EC, il faudra donc attendre que la solution soit arrivée à T° ambiante.
La plupart des engrais possèdent des "tampons de pH" qui par un phénomène chimique stabilisent naturellement le pH de la solution.


L'EC (électroconductivité)



L'électroconductivité (EC) est une caractéristique d’une solution qui contient des ions (la plupart des nutriments absorbés par la plante sont des ions lorsqu’ils sont dans la terre et sont des ions dans les engrais dédiés à l’hydro). Cette valeur quantifie la richesse en ions dans la solution en mesurant la conductivité de la solution qui est directement reliée à la concentration en ions dans la solution.


Pour vérifier l'EC, on utilise un testeur d'EC

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Chaque élément nutritif se transforme, dans l'eau, en ion de charge positive ou négative (d'où l'importance du pH pour les échanges entre les racines et la solution)
Le testeur fait passer un courant entre 2 électrodes dans la solution ce qui permet de mesurer, par excitations des ions - et +, la quantité de ces derniers et donc la quantité de nutriments
En plus clair, la valeur de l'EC permet de vérifier la quantité de sels minéraux contenus dans l'eau, donc de vérifier la quantité de NPK
Elle se mesure le plus communément en mS/cm2 (millisiemens par centimètre)
C'est le rapport de la densité de courant par l'intensité du champ électrique. C'est l'inverse de celle de la résistivité
Certains testeur donnent des résultats en TDS : ppm (partie par million)

Tableau de correspondance des mesures

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Il faut savoir que l'eau qui sort du robinet est généralement déjà chargée en sels minéraux de toutes sortes (principalement du Ca)
L'EC de base (sans engrais) ne sera donc pas de 0
Encore une fois, cela varie en fonction du lieu, mais en moyenne l'EC de l'eau du robinet est de 0.5
La majorité des engrais du commerce ont été conçus en fonction d'une eau de départ ayant une EC de 0.5
Ceux qui utilisent une eau osmosée (EC proche de 0) devront en tenir compte lors de l'achat et de l'utilisation de leurs engrais
Ils devront mettre plus d'engrais que les autres et surtout plus de micronutriments , sans quoi ils s'exposent à des risques de carences
.

Afin d'éviter de foirer sa solution, il est conseillé de faire des test de dosages d'engrais sur 2 lts d'eau par exemple et d'en vérifier l'EC afin de déterminer à combien de ml d'engrais correspond telle valeur d'EC et d'en déduire ainsi la quantité d'engrais nécessaire pour remplir la cuve à la bonne EC.
Contrairement à la culture en terre, dès l'apparition des racines, il faut commencer à engraisser.
Perso, dès que j'vois les racines, je passe l'EC à 1.1
Le gros avantage de pouvoir vérifier constamment l'EC est d'avoir la possibilité de donner exactement à la plante ce dont elle à besoin : ni trop, ni trop peu
Bien sur, avec nos testeurs, on ne peut pas déterminer si la plante a assimilé plus de P que de K, c'est une valeur globale
La mesure donne une base relativement précise au cultivateur mais il devra malgré tout cultiver " à l'oeil " comme on le fait en terre
Pour ce faire, en tâtonnant au début, il faut arriver à avoir une cuve dont la quantité de solution diminue tout en gardant la même EC
Il faut donc parvenir à doser les engrais afin que les plantes boivent autant qu'elles mangent

Par exemple : Si on a une cuve de 100 lts de solution à 1.6 d'EC, lorsque les plantes auront bu 30 litres et qu'il ne restera que 70 lts de solution dans la cuve, l'EC devra toujours être de 1.6

- Si le niveau de solution diminue et que l'EC augmente, c'est que la solution est trop riche en engrais : vous faites de l'engraissage "de luxe" et risquez le sur-engraissage (quoique les risques sont plus faibles en aéro)

- Si le niveau de solution diminue et que l'EC diminue, c'est que la solution ne contient pas suffisamment d'engrais : vous risquez un sous-engraissage

- Si le niveau de la solution descend et que l'EC reste stable c'est le signe que vous avez trouvé le juste milieu : la plante est au top ;-)

Je ne vous cache pas que c'est pas facile à obtenir du premier coup.
Encore une fois c'est une mesure "grossière", si l'EC monte de 0.15 alors que les plantes ont bu 30 lts d'eau cela ne veut pas dire que vous surrengraissé ... les plantes ont peut-être consommé plus de N que de K
Bien sur si l'EC a doublé c'est que la solution est beaucoup trop chargée en nutriments

Pour ma part, je préfère avoir une EC qui tend un rien à la hausse jusqu'à la fin du stretch.... ( si la plante prend du 2.0, j'le mets à 2.2 )
C'est pendant le stretch que la plante fait ses plus grandes demandes en bouffe et ne sachant pas quantifié nutriment par nutriment, je monte un peu l'EC durant cette phase pour prévenir des carences ou du moins m'assurer que les plantes aient bien tout ce dont elles ont besoin

Bien entendu, l'EC est à adapter en fonction du type de plante et de ses besoins
On ne parviendra à un réglage précis de l'EC pour telle ou telle plante qu'après plusieurs sessions
Il n'y a pas de "tableau d'engraissage global" pour toutes les plantes
L'EC peut grimper jusqu'à 2.2 avec certaines plantes alors que d'autres se contenteront d'une EC de 1.8
En prenant des notes, au fil du temps, on pourra affiner ses réglages en fonction du stade et de la variété et donc encore optimiser l'bordel
Après plusieurs sessions, on peut être capable de donner précisément ce dont la plante à besoin à un moment bien précis
Il n'est un secret pour personne qu'une plante sous-engraissée ne se portera pas vraiment mieux qu'une plante sur-engraissée
C'est pourquoi, encore une fois, c'est avec de la patience et du temps que l'on parviendra à optimiser son système
Il est à noter qu'il est difficile de faire du "multi-variétés" en aéro
La solution nutritive étant la même pour toutes les plantes, il est impossible d'être précis dans les demandes de chacune d'entre-elles
A la limite, il est possible de cultiver des variétés différentes qui arrivent à maturité en même temps ( ou en utilisant un engrais foliaire sur les unes pendant le rinçage des autres .... mais de l'engrais sur des bud'z ... bof ! bof ! )


Les nutriments

Puisque à l'inverse de la culture en terre ou hydroponique, en aéroponie, les plantes ne poussent dans aucun substrat, la qualité et le dosage des produits qui constituent la solution nutritive sont donc, également,de première importance
La terre peut encore corriger certaines erreurs d'engraissage ou d'arrosage de par sa rétention, aussi bien en eau qu'en nutriments
Mais, en aéro, les racines ne peuvent s'appuyer sur RIEN pour rattraper un oubli ou un excès ... et ne peuvent pas aller chercher le petit morceaux de cuivre caché derrière ce vers de terre :-P
Je suis bien conscient qu'il y a énormément de marketing autour des produits que l'on trouve dans le commerce et que beaucoup de produits en valent d'autres ...
MAIS !! En aéro, l'utilisation de produits adéquats et de qualité influe énormément sur le déroulement de la culture ... et surtout sur la récolte !!
Assurez-vous qu'il soient vraiment prévus pour l'aéroponie et/ou pour un système à recirculation
Prêtez une attention particulière à la composition des engrais et s'ils contiennent bien des micronutriments comme le Fe, le Cu, le Ca, le Mg, etc
Ce doit absolument être un engrais MINERAL ... n'essayez pas le " bio-minéral " ou le " bio-tout-court " ... z'allez vous planter
A noter qu'en aéro HP, la plante à une forte demande en micro-nutriments

En aéroponie, on utilisera au minimum ces différents types de produits :

- Du pH-down
- Un additif racinaire
- Des enzymes ou un bio-filtre et ses bactéries
- Des vitamines
- Des engrais de bases croissance et floraison
- Des micro-nutriments (si les engrais de base n'en ont pas)
- Eventuellement un booster de floraison
- Un booster PK

Voici un exemple de tableau d'engraissage en fonction des différents stades de la culture
Ce tableau est, par ailleurs, considéré comme une des meilleure base pour ceux qui utilisent la gamme Flora Tri-part de GHE (Tableau K)

Image IPB


Si on utilise un Bio-Filtre, on peut même se permettre d'ajouter les bactéries et les micro-organismes en général naturellement présents dans la terre
Ces micro-organismes colonisent les racines en les protégeant de pathogènes, en les aidant à assimiler les nutriments et en jouant un rôle enzymatique
Malheureusement, sans substrat, ils dépérissent très vite et ne se reproduisent pas
C'est pourquoi l'utilisation d'un biofiltre est nécessaire au développement, à la reproduction et la vie de ces micro-organismes

Ce filtre, qui contient une pierre poreuse, permet le développement des bactéries en milieu hors-sol

Image IPB

Pour développer cette vie, il faudra utiliser un produit du genre BioMagix de GHE ou Subculture M & B de GH
Le Piranha et le Tarantula de A&N donnent de superbes résultats en terre mais, au vu de leur dosage, couteraient beaucoup trop cher en usage hors-sol

A ce sujet, il y a un super topic ici qui détaille bien le phénomène (merci à lhaluciol ;-))

BIO MAGIX - SUBCULTURE - GHE

Avez-vous entendu parler de “Pythium, Fusarium, Verticillium, …” et tous ces noms en “ium”qui créent désordre et désolation dans les serres et les jardins?
À toute saison, et spécialement par hautes températures, la plupart des cultivateurs en hydroponie ont pu subir une attaque de champignons dans leurs racines. Pour s’en débarrasser, certains fabricants proposent des stérilisateurs UV, des enzymes liquides, etc, avec plus ou moins de résultats.
Bien sûr on peut utiliser des fongicides disponibles dans toutes les jardineries. Mais nous savons aussi que ces fongicides sont nocifs pour l’utilisateur ainsi que pour l’environnement.

En tant que spécialistes et consultants en hydroponie, la question du pourrissement des racines et des champignons pathogènes nous est souvent posée, et ce fut une de nos préoccupations principales … jusqu’aujourd’hui ! En effet, nous recherchons depuis plusieurs années une manière décisive d’éliminer les pathogènes de la solution nutritive, tout en restant naturels et aussi écologiques que possible.

BioMagix est un mélange de micro-organismes bénéfiques qui protège les racines des champignons pathogènes qui les attaquent en les enveloppant d’une barrière protectrice, et en empêchant la reproduction et la survie d’un très grand nombre de leurs “prédateurs”.

Comment BioMagix opère-t-il ?

BioMagix est une source d'enzymes. C'est un ensemble de micro-organismes bénéfiques qui fabriquent des enzymes en continu.

BioMagix est donc largement plus efficace que les enzymes sous forme de liquides, qui ont une durée de vie très courte, et sont efficaces pendant très peu de temps, quand ils ne meurent pas déjà dans les bouteilles, bien avant d'avoir atteint vos racines.

En substrat (fibre de coco, laine de roche, terre), il enveloppe l‘intégralité des racines d’un mycélium protecteur qui empêche les pathogènes de se nourrir, puis de se reproduire, et enfin de survivre.
BioMagix a aussi une deuxième fonction, tout aussi essentielle : Ce judicieux mélange de bactéries et de champignons bénéfiques décompose les débris en suspension dans la solution nutritive et permet donc de transformer une matière organique potentiellement porteuse de maladies, en des sels minéraux supplémentaires aisément disponibles à la plante.


Utiliser ce type de produits bio comme le Bio Magix de GHE ou le Catalysator de Bio-Tech qui contiennent bactéries et autres mycorhizes sans bio-filtre est donc totalement superflu !!
Bien entendu, ne pas combiner l'utilisation d'un bio-filtre et de ses occupants avec le peroxyde d'hydrogène


Quelle que soit la T° de la solution, l'utilisation d'enzymes ou d'un filtre biologique + bactéries est indispensable si on veut conserver des racines bien blanches et en bonne santé
Il est aussi déconseillé d'utiliser trop tôt un produit à base de silice comme le Mineral Magic de GHE ou le Pro Silicate de Grotek
Comme la silice ralentit, notamment l'évaporation, j'ai pu constater des débuts de pourriture du collet sur certaines plantes qui n'avaient pas encore correctement développé leurs racines
Puisqu'en aéro vous en avez la possibilité, vérifiez donc régulièrement l'état de vos racines
Si vous respectez ces quelques points, vos racines devraient ressembler à ceci :

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Mais certainement pas à ça :

Image IPB

Si vos racines sont brunâtres et arrêtent leur croissance, c'est probablement que la solution est mal oxygénée
Si vos racines sont brunâtres, gélatineuses et dégagent une mauvaise odeur de vieil étang, c'est probablement que ces dernières sont attaquées par un pathogène du genre du pythium, fusarium, etc
Les racines pendant dans le vide et étant très sensibles aux variations de T°, il faudra éviter de descendre sous les 18°c en période de nuit


Fréquence et durée d'irrigation

Fourchette moyenne (à adapter à votre système)

En journée : ON entre 15 et 30 sec / OFF entre 2 et 5 minutes
La nuit : ON entre 15 et 30 sec / OFF entre 15 et 30 minutes

La durée de brumisation ne varie pas tout au long de la culture.... seul le temps de pause varient.


Résumé et conclusions

Cotés positifs

- Pas de substrat
- Consommation d'eau et d'engrais réduite
- Rendement amélioré
- Irrigation automatique
- Demande moins de temps de croissance
- Ecologique de par sa faible consommation en engrais .... tous "minéral" qu'ils soient
- Milieu racinaire optimal

Cotés négatifs

- Plantes souvent proches dans les systèmes
- Sensible aux différences et aux excès de T°
- Demande beaucoup d'attention
- Pardonne moins les erreurs
- Très sensible aux pathogènes
- Risques de fuites
- Risques d'obstruction
- Investissement de départ plus conséquent
- Il vaut mieux être bricoleur


L'aéroponie est une technique passionnante mais qui demande beaucoup de rigueur
Elle nécessite un plus gros budget au départ mais son utilisation est beaucoup moins onéreuse qu'une culture traditionnelle et les résultats sont :supair:
Vous l'aurez compris, son plus grand ennemi est la chaleur !!
Comme elle circule sans arrêt dans l'environnement du local de culture, la solution se met très vite à T° de la pièce
Anticipez donc le fait que la soupe ne devra pas dépasser les 24°c et ne pas descendre en dessous des 17°
A moins d'investir dans un "chiller" pour refroidir la solution, (mais ces trucs coutent un bras) il vous faudra prévoir un extracteur digne de ce nom et/ou des cooltubes


Liens utiles

Culture aéroponique en été (pdf GHE)

La gestion de l'eau !! Une aventure difficile ? (pdf GHE)

Engrais ou additifs : 1ère partie (pdf GHE)

Engrais ou additifs : 2ème partie (pdf GHE)

Le rôle des filtres biologiques en cultures hors-sol

Symbiose entre les plantes et certains champignons


v/c Dad-



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