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Larme de Phoenix (Phoenix Tears) par Rick Simpson *****

(Soumis : 11/03/2015 15:08 - Dernière mise à jour : 11/03/2015 15:10)

Image IPB


Cannawaeed décline toute responsabilité liée à la fabrication ou à l’usage de ce produit


Traduction de la méthode originale décrite par Rick Simpson.


Je travaille habituellement avec au moins 500 grammes de tête de marijuana de la meilleure qualité possible, de préférence à dominance Indica.
Trente grammes de bonne herbe vont produire 3 à 4 grammes d’huile de première qualité, la quantité exacte variant d’une variété de marijuana à une autre. Vous ne pouvez donc pas savoir avec exactitude combien d’huile vous allez récupérer, avant d’avoir transformé toute la matière végétale.
Mais en moyenne, un demi-kilo de têtes de bonne qualité vous donneront environ 60g d’huile, et vous pourrez même parfois en obtenir d’avantage.
Beaucoup disent que l’huile doit être de couleur ambrée mais qu’il doit être possible d'y voir à travers, et dans la plupart des cas l’huile que je produis est exactement comme cela. Cependant la couleur et la texture de l’huile que vous produirez dépendra en grande partie de la variété et du solvant utilisé pour extraire l’huile.
Ne vous inquiétez donc pas si l’huile que vous produisez est parfois de couleur plus sombre, cela ne signifie pas qu’elle sera moins efficace.


Le processus que je vais vous décrire implique de nettoyer la matière végétale deux fois, avec un solvant efficace tel que le naphta pur, pour extraire la résine disponible sur la plante. Le naphta a prouvé être un solvant très efficace pour produire l’huile, et se trouve parfois sous le nom éther de pétrole. Les seuls solvants que j’ai déjà essayé sont l’éther, l’alcool et le naphta. L’éther est mon favori, c’est un solvant très efficace, mais il coûte cher et peut être difficile à trouver. Je pense aussi que l’usage de l’éther est plus adapté à des appareils de distillation fermés, car il est très volatil est que ses vapeurs le rendent assez dangereux à manipuler.

L’alcool n’est pas un solvant aussi efficace que l’éther ou le naphta, car il est moins sélectif par nature, mais il fonctionne tout de même. L’alcool va dissoudre d’avantage de chlorophylle des tête, ce qui produira une huile de couleur plus sombre. Pour qu’un solvant soit efficace il doit être 100% pur, et l’alcool pur à 100% est à la fois cher et difficile à trouver. D’un autre coté, le naphta n’est pas cher et pas trop difficile à trouver. De nombreuses boutiques pour peintres proposent du naphta afin de diluer la peinture, il est donc facile à trouver ce qui en fait mon solvant de premier choix.

Tous ces solvants, incluant l’alcool, sont toxiques par nature, mais si vous suivez ces instructions, les traces éventuelles de solvants restant dans l’huile ne seront pas un problème. Quand vous aurez terminé, l’huile se refroidit à température ambiante pour former une forme de graisse. Cette huile terminée sera autant antitoxique que possible. Même si des résidus de solvants sont encore présents sous forme de traces, l’huile elle-même va agir contre ceux-ci en neutralisant toute toxicité.


Je ne conseille pas l’usage de butane en tant que solvant pour produire cette médecine, car il est très volatil et demandera donc l’usage d’un équipement avancé pour neutraliser tout danger. Aussi, utiliser du butane pour faire de l’huile ne produira pas de décarboxylation du produit fini, ce qui rendra cette huile moins efficace pour l’usage médical, à moins de la vaporiser.

La matière végétale de départ doit être la plus sèche possible. Elle est alors placée dans un contenant de bonne profondeur, pour éviter que le mélange d’huile et de solvant ne déborde durant le processus de lavage. Une fois les tête placés dans le récipient désiré, celui-ci est rempli avec le solvant. Vérifiez que votre espace de travail soit bien ventilé et qu’il n’y ait aucune étincelle, flamme ou élément chauffant à proximité. (Ne fumez pas!) Utilisez un bout de bois pour écraser la matière végétale, puis rajoutez du solvant jusqu’à ce que les tête soient complètement immergés. Touillez alors la matière végétale dans le solvant avec le bout de bois, pendant environ 3 minutes. Transvasez ensuite délicatement le mélange d’huile et de solvant dans un autre récipient propre, en laissant la matière végétale dans le récipient de départ, pour la laver une seconde fois.

Ajoutez de nouveau du solvant sur la matière végétale, pour qu’elle soit de nouveau immergée et mélangez là de nouveau pendant 3 minutes avec le bout de bois. Transvasez alors doucement ce mélange d’huile et de solvant dans le récipient contenant le résultat du premier lavage. Essayer de faire un troisième lavage sur la matière végétale ne produira que très peu d’huile, et sera très peu bénéfique sur le plan médical. Le premier lavage extrait en effet 70 à 80% de la résine des tête, et le second lavage retirera quasiment toute la résine restante.

Utilisez quelque chose comme un gros bidon d’eau (vide et propre) avec une petite ouverture sur le dessus, et insérez un entonnoir dans le trou, et de larges filtres à café dans l’entonnoir. Transvasez alors le mélange d’huile et de solvant issu des deux lavages dans les filtres à café, et laissez le mélange passer à travers les filtres pour en retirer toute matière végétale non désirée. Dès que le mélange d’huile et de solvant a été filtré, il est maintenant prêt pour l’étape d’évaporation.

Pour séparer le solvant de l’huile, utilisez un cuiseur de riz avec une ouverture sur le dessus, et possédant deux niveaux de température, un plus élevé et un autre plus bas. Assurez-vous que le cuiseur de riz soit situé dans un espace très bien aéré, et placez un ventilateur de brassage juste à côté pour chasser les vapeurs produites par l’ébullition du solvant. Les cuiseurs de riz sont conçus pour que le riz ne brûle pas lors de la cuisson, avec des capteurs de températures placés à l’intérieur qui diminueront automatiquement la température du cuiseur lorsque la température interne commence à être trop élevée. Quand vous produisez de l’huile, si la température est trop élevée cela vaporisera les cannabinoïdes contenus dans l’huile, et bien sur vous ne souhaitez pas que cela se produise. C’est pour cette raison que je recommande fortement d’utiliser un cuiseur de riz à ceux qui n’ont jamais produit d’huile auparavant, car cela élimine le risque que cela ne se produise, à condition bien sûr que le cuiseur de riz fonctionne bien.

Soyez donc certain qu’il n’y ait aucune étincelle, flamme ou élément chauffant dans l’espace où vous placerez le cuiseur de riz, car les vapeurs produites par le solvant sont très inflammables. J’ai utilisé la même technique des milliers de fois et je n’ai jamais eu d’incidents, mais pour votre propre sécurité je vous prie de suivre toutes ces instructions, et je vous recommande aussi de ne pas respirer les vapeurs produites par le solvant. Remplissez le cuiseur de riz à environ 75%, afin de laisser suffisamment d’espace au mélange huile / solvant pour bouillir sans déborder. Allumez le cuiseur de riz sur la position de température élevée, et commencez à évaporer le solvant. Lorsque le niveau diminue dans le cuiseur de riz, rajoutez délicatement du mélange d’huile et de solvant, jusqu’à ce qu’il ne vous reste plus rien à ajouter.


Quand le niveau dans le cuiseur de riz diminue pour la dernière fois, et qu’il est réduit à environ 5 cm d’épaisseur, ajoutez quelques gouttes d’eau dans le mélange. Lorsque je fais bouillir le mélange d’huile et de solvant issu d’un demi-kilo de matière végétale, j’ajoute en général 10 à 12 gouttes d’eau à ce moment.

Cette petite quantité d’eau va permettre au reste de solvant de s’évaporer plus facilement de l’huile restant dans le cuiseur, la température d’évaporation de l’eau étant supérieure à celle d’évaporation du solvant. Quand le niveau a vraiment diminué dans le cuiseur, j’utilise d’habitude une paire de gants, pour soulever le cuiseur et remuer son contenu, jusqu’à ce que le cuiseur diminue automatiquement sa température.

Lorsque la fin du solvant aura été évaporée, vous pourrez entendre un son de craquement produit par l’huile dans le cuiseur, et vous verrez des bulles se former dans celle-ci. Vous pouvez aussi remarquer un peu de fumée ou de vapeur provenant de l’huile, mais ne vous inquiétez pas, car celle-ci est principalement de la vapeur produite par les quelques gouttes d’eau ajoutées précédemment. Une fois que le cuiseur est repassé automatiquement sur sa température de fonctionnement plus basse, je transvase son contenu dans un récipient en acier inoxydable. Il restera une petite quantité d’huile dans le cuiseur, qui sera très difficile à récupérer, à moins d’utiliser quelque chose comme du pain sec pour absorber l’huile tant qu’elle est encore chaude. Cette petite quantité d’huile sur du pain peut être consommée en tant que médecine, mais rappelez vous que sous forme ingérée cela peut parfois prendre une heure ou d’avantage avant de ressentir les effets. Soyez donc très prudent sur la quantité de pain et donc d’huile que vous consommerez, car un excès pourrait vous faire dormir quelques heures.

Prenez l’huile que vous avez transvasée dans le récipient en acier inoxydable, et placez celui-ci sur un dispositif chauffant de manière modérée, comme par exemple une cafetière électrique, pour évaporer toute eau restante dans l’huile. Assez souvent cela ne prend qu’un court instant pour évaporer l’eau restante, mais certaines variétés produisent d’avantage de terpènes que d’autres. Ces terpènes peuvent faire en sorte que l’huile que vous avez maintenant sur la cafetière produise des bulles pendant un certain temps, et il faudra alors patienter jusqu’à ce que l’huile ne présente plus d’activité.
Lorsque l’huile placée sur la cafetière ne produit plus de bulles, et qu’il n’y a plus d’activité visible, retirez l’huile de la cafetière et laissez la refroidir quelques minutes. Utilisez alors une seringue sans aiguille, pour aspirer lentement l’huile encore chaude dans la seringue, et laissez la refroidir. L’huile va rapidement se changer en graisse épaisse, parfois l’huile devient tellement épaisse qu’il peut être difficile de la sortir de la seringue une fois refroidie. Si cela se produit, passez simplement votre seringue sous l’eau chaude, et l’huile sortira beaucoup plus facilement. Parfois un patient va sortir trop d’huile de la seringue, mais si cela se produit il suffira de plonger la seringue dans l’huile pour aspirer l’excès, qui retournera facilement à l’intérieur.

En moyenne si je dispose de 500 grammes de matière végétale pour travailler, cela va me demander environ 10 litres de solvant pour réaliser les deux lavages nécessaires. Si vous planifiez de produire de l’huile à partir de plus ou moins de matière végétale, faites simplement le calcul pour connaître la quantité de solvant dont vous aurez besoin. Du début à la fin, cela me prend d’habitude environ 4 heures pour accomplir l’opération complète, et la médecine est alors prête à être utilisée. Il doit être également mentionné que cette huile possède une durée de vie extrêmement longue, lorsqu’elle est conservée au frais et à l’obscurité. Je pense que ces instructions devraient rendre assez facile la fabrication de cette huile pour tout le monde, mais avant de commencer vérifiez que vous avez bien tout ce qu’il faut pour la faire de la bonne façon.

Au premier abord il pourra paraître un peu compliqué pour certains de produire leur propre médecine, mais en réalité ce processus est extrêmement simple. Tout ce que vous avez à faire est de suivre les instructions, et une fois que vous aurez réalisé cette médecine une paire de fois, vous ne trouverez pas cela plus difficile que de vous faire une coupe de café.



Run from the cure l'histoire de Rick Simpson



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