Marche Mondiale du Cannabis 2018 - Petit tour du monde

Marche Mondiale du Cannabis 2018 - Petit tour du monde
Par mrpolo (modifié) ,

En commençant par la star du moment: 

 

Canada - Le pardon pour la possession, demande la Marche mondiale de la marijuana

 
Un homme allume un joint

La marche mondiale de la marijuana à Toronto, samedi. Photo : La Presse canadienne/Sean Kilpatrick

 

Avec le pot sur le point d'être légalisé, des dizaines d'entrepreneurs de l'industrie de la marijuana se sont réunis à Queen's Park samedi pour réclamer des règles du jeu équitables pour tous.

CBC News
 

À Toronto, la Marche mondiale de la marijuana, qui se tenait samedi, visait également à persuader le gouvernement d'adopter une loi dans le but d’offrir le pardon à ceux qui ont des antécédents criminels en raison d’infractions liées à la possession de marijuana.

Selon Erin Goodwin, activiste, le gouvernement ontarien fait fausse route en offrant à la LCBO le monopole de la vente de marijuana. « En créant des magasins gouvernementaux [qui auront le monopole], le gouvernement essaie de fermer les dispensaires, mais le nouveau modèle gouvernemental ne donne pas exactement au marché ce qu'il veut », a-t-elle déclaré à CBC News à Queen’s Park durant l’événement.

 

« Il y a des produits comestibles et des concentrés et toutes sortes d'autres produits impliqués dans la distribution de cannabis, et le gouvernement est un peu lent à réagir à ces innovations, alors le marché noir que nous avons mis en place ici comble ces besoins.

Mme Goodwin, qui gère des dispensaires, a déclaré avoir été arrêtée quatre fois depuis l'annonce des plans de légalisation.

 

Le portrait d'une femme

Erin Goodwin Photo : Radio-Canada/Garry Asselstine/CBC News

 

Elle a dit que des rassemblements comme celui qui a eu lieu samedi ont été une source de confiance pour certains entrepreneurs.

« Il y a beaucoup de jeunes entrepreneurs qui veulent s'impliquer dans l'industrie », selon Mme Goodwin. « Le gouvernement va avoir le monopole et ce n’est pas tout le monde qui en est heureux. »

 

Pétition pour le pardon

Vendredi, un groupe d'avocats, d'activistes et d'entrepreneurs de Toronto a lancé une pétition demandant au gouvernement fédéral d'accorder le pardon aux personnes reconnues coupables possession simple de cannabis.

La pétition exhorte le parlement à adopter une loi accordant le plein pardon aux personnes reconnues coupables d'avoir détenu 30 grammes de marijuana ou moins. À l'heure actuelle, le projet de loi légalisant la marijuana n'aborde pas le sujet.

« Nous savons que des centaines et des milliers de Canadiens ont des antécédents criminels et que ces infractions les empêchent d'avoir accès au logement, d'avoir accès au crédit, de traverser la frontière, d'obtenir un emploi ou d'obtenir des occasions de bénévolat », a affirmé Annamaria Enenajor samedi.

 

Une femme parle au micro

Annamaria Enenajor Photo : Radio-Canada/Garry Asselstine/CBC News

 

Mme Enenajor, avocate, a déclaré que la réponse du gouvernement à ce jour était loin d'être acceptable.

« Ils se concentrent sur l'adoption de la législation actuelle qui est une légalisation très étroite, ainsi que la mise en place d'un vaste régime de régulation de la vente et de la distribution de la marijuana », a-t-elle expliqué. « Le pardon doit faire partie de la conversation dès maintenant parce que cela affecte la vie des gens. »

La Marche mondiale de la marijuana, un événement annuel, a attiré des centaines de consommateurs de cannabis à Queen’s Park.

Mme Enenajor affirme que l'objectif était de collecter 5000 signatures d'ici la fin du mois de mai. Elle croit que sa pétition a le potentiel de dépasser le million de signataires.

 

Source: ici.radio-canada.ca

 

 

République tchèque - Tenue à Prague d’une nouvelle marche pour la légalisation du cannabis

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Comme de tradition désormais, plusieurs milliers de personnes ont participé ce samedi après-midi à la 21e Million Marihuana March dans le centre de Prague. La manifestation, qui s’inscrit dans une démarche mondiale, a pour but la légalisation de la culture et de la détention de cannabis à des fins personnelles. Depuis la place Karlovo naměstí, le défilé est passé par la place Venceslas pour rejoindre le quartier de Štvanice, où un riche programme est prévu jusque dans la soirée. La manifestation est organisée par l'association Legalizace.cz.

 

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Bien que déjà dépénalisé, le cannabis continue d’animer le débat relatif à sa légalisation en République tchèque. Depuis 1993, seuls la vente, l’achat et la production sont considérés comme de réelles infractions pénales. La loi, relativement souple et libérale, autorise les citoyens à posséder jusqu’à 15 grammes de cannabis, dont la consommation dans sa forme thérapeutique, sans être remboursée par les caisses d’assurance maladie, est même autorisée depuis 2013.

 

Source: www.radio.cz

 

Ile Maurice - Marche en faveur de la dépénalisation du gandia

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Tout a commencé dans une ambiance bon enfant avec toutefois de bruyants slogans. Quelque 400 manifestants, brandissant pancartes et banderoles, arborant t-shirt et lunettes solaires ont marché depuis le centre Marie Reine de la Paix pour rallier le Jardin de la Compagnie.

Le chef de file, avant que ne démarre la marche pacifique, a donné des consignes strictes de ne pas céder aux provocations, à la violence et de respecter les forces de l’ordre.

Effectivement, les forces de l’ordre étaient présentes prêtes à intervenir. Les slogans ont été scandés : « Ki nou lé ? » La foule de répondre : « Gandia ». Puis : « Synthétique ? Nou pas oulé ». Sur certaines pancartes, surtout celles de Pils, on pouvait lire : « Synthetic : Yes weed can » ou alors : « Prison kout pli cher ki tretemen ». « Moris bizin pas resse dan bankal », comprenez par là qu’il faut suivre la politique de la dépénalisation en vigueur dans d’autres pays.

C’est derrière la bannière « Legalize it » que tous se sont rassemblés avec djembé et maravane, chantant ‘Rass Couyon’ de Kaya et l’hymne national pour faire leur entrée au Jardin de la Compagnie.

Témoignages

  • Jonathan assiste à la scène. Il est d’avis que « les manifestants disaient la vérité à propos du cannabis ». « Le plant de cannabis, utilisé dans beaucoup de pays, possède une multitude de vertus. C’est dommage qu’il soit classé comme étant une drogue dure à Maurice et que seuls ses consommateurs se retrouvent en prison. Le gouvernement doit revoir sa copie en matière de lutte contre la drogue », dit-il. 
  • Rundeer, la trentaine, dit épouser la lutte du Kolektif 420, menée par le travailleur social Jameel Peerally. « Je suis en faveur de la légalisation du cannabis, de son introduction dans la confection de produits, tels que de l’huile essentielle, comme c’est le cas dans beaucoup de pays. Au moins, je sais que l’argent recueilli est reversé à un fonds favorisant la croissance économique du pays », explique-t-il.
  • Khalil, un commerçant, dit avoir assisté à la marche pacifique sans pour autant y participer. L’homme d’affaires est d’avis que « le gandia possède avant tout des bienfaits curatifs, contrairement à la drogue synthétique ». « La drogue synthétique est mortelle et projette le consommateur dans un état second en cas de manque. Je préfère que le cannabis soit légalisé parce que beaucoup de consommateurs ont recours au chimique », confie-t-il.
  • Jameel Peerally, du Kolektif 420, n’a pas mâché ses mots lorsqu’il a pris la parole peu après la marche pacifique. « La plupart des manifestants se sont mobilisés pour une seule cause. Il n’y a pas eu d’autobus à leur disposition et encore moins de briani. Notre combat n’est pas contre la force policière. Des enfants sont en train de mourir dans certaines familles après avoir consommé de la drogue synthétique. Si nos messages continuent à tomber dans les oreilles de sourds, nous emmènerons ces malheureux devant le bureau du Premier ministre. C’est le gouvernement qui sera tenu pour responsable », indique-t-il. 
  • Danny Philippe, du Collectif Urgence Toxida (CUT) estime qu’il est « urgent que le gouvernement revoie sa politique sur les drogues », réclamant que le côté médicinal de la plante soit considéré.

Deux manifestants contre la manif

Il s’en est fallu de peu pour que les choses dégénèrent vers 14h30, une demi-heure après le début de la marche. à la croisée des rues Mère Barthèlemy et La Poudrière, deux hommes, pancartes antigandia voulaient faire entendre leur voix. Sur une pancarte, on lisait : « Canabis, l’alcool, Batte la Tête, Flasher, Interdits ». Interrogé, il a déclaré : « Mo gagne droit dire mo lopinion, mo ena fam ek zenfants, mo pa oule ki zote rentre la dans ». Roule-t-il pour une quelconque organisation ? « Non, mo roule tou sel, legal ou illegal, li pas permissible ». Des policiers ont eu fort à faire pour les éloigner.

 

 

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Sources: defimedia.info  et  lexpress.mu

 

Les "Marches de la marijuana" en Argentine et au Pérou

 
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Photo@Euronews

À Buenos Aires, la marche annuelle de la marijuana aura réuni des milliers de personnes. L'Argentine a dépénalisé son usage à des fins thérapeutiques, mais la culture du chanvre reste interdite.

"Nous ne voulons plus d'emprisonnements pour ceux qui cultivent, plus de raids dans nos maisons, qu'ils cessent de forcer nos portes, de voler nos plantes, d'emporter les traitements de nos enfants. Nous ne voulons plus de cela et plus de la répression et de la censure sur Youtube", clame Federico Riveiro, un youtubeur venu manifester.

Les patients sous prescription médicale doivent pouvoir se fournir en huile de cannabis auprès d'organismes de santé habilités. Mais dans les faits, ce n'est pas toujours aussi simple. De nombreux malades vantent les vertus de la marijuana dans le traitement de maladies comme l'épilepsie réfractaire ou la sclérose tubéreuse. Au Pérou, des mères dont les enfants sont atteints de ces maladies ont elles aussi défilé.

"Nous avons obtenu qu'en peu de temps, en sept mois précisément, on fasse une loi sur la marijuana à usage thérapeutique dans notre pays. Maintenant nous sommes en attente du règlement d'application", se félicite la présidente de l'association "Buscando esperanza".

D'autres pays d'Amérique latine vont plus loin. L'Uruguay a ainsi légalisé la production et la consommation de cannabis pour un usage personnel, la finalité étant de lutter contre les trafics.

Source: euronews.com

 

Enfin par chez nous:

France - Nantes Un samedi après-midi pour "ouvrir le débat sur le cannabis"

Ce samedi après-midi à Nantes.

Ce samedi après-midi à Nantes.

Photo Presse Océan

De la musique, des stands d’information et des prises de paroles. Tel était le programme de la marche mondiale du cannabis organisée pour la deuxième année samedi 5 mai,  de 14 h à 18 h, au miroir d’eau à Nantes. Un événement chapeauté par le collectif local Culture Verte, avec la participation du CIRC, Technoplus, Psychoactif, Un combat de malade pour les malades, et Principes Actifs.

« Nous souhaitons interpeller les gens autour de la légalisation du cannabis, faire entrer un fait de société dans la norme. Cet événement est fait pour ouvrir le débat entre ceux qui sont pour et ceux qui sont contre le cannabis », explique Béatrice Budin, représentante de Culture Verte.

Cannabis thérapeutique

Cet événement vise notamment à « mettre en avant le cannabis thérapeutique. La maladie touche tout le monde. Nous sommes venus informer et prévenir », explique Fabienne Lopez, président de Principes actifs, association de patients intéressés par les effets du cannabis thérapeutique.

« Sur Internet, on trouve de tout. Nous livrons une information correcte et fiable, poursuit-elle. Nous prônons, notamment auprès des médecins et des politiques, l’accès au cannabis thérapeutique sur dossier médical pour certaines pathologies sans être embêtés par la Justice. » Pour Fabienne Lopez, « la dépénalisation du cannabis thérapeutique va de pair avec la dépénalisation du cannabis récréatif ».

 

Source: presseocean.fr

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