mrpolo

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  1. La grande tendance du CBD se confirme en 2020. Ce business lucratif est encore risqué, mais de nombreux entrepreneurs sont prêts à braver les interdits pour avoir leur part du gâteau. Décryptage. Vous n'avez jamais entendu parler du CBD ? Pour ceux qui ont échappé à cette hype, commençons par une petite mise au point. Le cannabidiol est un des cannabinoïdes (substance chimique) présent dans la plante de cannabis. Vous connaissez sans doute le THC (Tétrahydrocannabinol), le cannabinoïde le plus connu du grand public qui est la molécule responsable de l'effet psychotrope du cannabis. Celle-là même qui agit sur le système nerveux. Produits cosmétiques, huiles comestibles, tablettes de chocolat, les utilisations sont nombreuses pour le CBD qui, lui, n'est pas présenté comme un stupéfiant, même s'il contient un faible taux de THC. Très en vogue pour ses bienfaits thérapeutiques, c'est LA grande tendance auprès des jeunes trentenaires urbains, adeptes d'une alimentation saine, branchés yoga et Pilates. « Dans un monde où l'on est de plus en plus stressée, l'usage du CBD c'est un peu comme de l'huile de lavande, mais en plus efficace» , assure Judith Samama-Patte, ancienne journaliste et cofondatrice de Fresh Body GreenMind, une marque d'huile à base de CBD, lancée en septembre 2019. De nombreuses vertus thérapeutiques Les défenseurs du CBD avancent de nombreuses vertus. « Vous avez mal à la tête, le CBD peut être une alternative au paracétamol, vous avez des règles douloureuses, le CBD vient remplacer un ibuprofène» , précise Judith Samama-Patte qui elle-même l'utilise pour lutter contre son anxiété. « Contrairement aux médicaments consommés en grande quantité en France, le CBD est une médecine douce et naturelle qui a de nombreuses propriétés, notamment pour les sportifs, parce qu'elle permet de lutter contre les courbatures, sans aucune somnolence », ajoute l'entrepreneuse. En un an, elle revendique près d'un millier d'utilisateurs. Pour elle, la prochaine étape est de démocratiser l'usage du CBD dans la grande distribution. Aujourd'hui, les magasins commercialisant le CBD poussent comme des champignons. « Il en ouvre un presque tous les jours» , observe Ludovic Rachou, cofondateur de Rainbow, une start-up spécialisée dans le bien-être et trésorier du syndicat du chanvre, la plante dont est extrait le cannabis. Lancé l'an dernier, ce collectif qui rassemble près de 80 professionnels recense près de 200 boutiques en France. Il y avait eu une première croissance de cette activité avant 2018, mais beaucoup de boutiques ont fermé, faute de législation claire. Malgré quelques condamnations, le secteur attire plus d'un. « Aujourd'hui, nous sommes toujours dans un flou juridique. Ce n'est pas autorisé, mais ce n'est pas interdit », analyse Ingrid Metton, avocate pénaliste et spécialiste dans le CBD qui accompagne de nombreux entrepreneurs. Elle dénonce l'hypocrisie des autorités françaises et pointe une politique trop répressive. « J'ai traité mon premier dossier en 2014, et depuis, on n'a toujours pas avancé sur le sujet »,regrette l'avocate qui milite en faveur d'un cadre plus structuré. Que dit la loi ? Concrètement, est-ce légal de lancer un business de CBD en France ? Le THC étant considéré comme stupéfiant, l'article R. 5.132-86 du code de la santé publique dispose que « sont interdits la production, la fabrication, le transport […] de cannabis, de sa plante et de sa résine, des produits qui en contiennent ou de ceux qui sont obtenus à partir du cannabis, de sa plante ou de sa résine ». Quand on prend une grille de lecture large. L'Union européenne autorise l'usage de la fleur de chanvre pour une concentration de moins de 0,2 % de THC, et donc la commercialisation de produits au CBD. La législation française est plus sévère. En France, seules les tiges et les graines de cette plante sont autorisées. « Mais pour produire de l'huile, il faut extraire la fleur », souligne Ludovic Rachou du syndicat du chanvre qui pointe un non-sens. Le syndicat du chanvre vient de rédiger un livre blanc à destination du gouvernement. Il propose de supprimer l'obligation de 0 % de taux de THC dans le produit fini. Cette liberté permettrait de faciliter la vente de produits dérivés. Même si les produits sont proches de 0 %, il reste toujours des résidus. « En cas de contrôle, c'est un peu borderline », reconnaît Ludovic Rachou. Un business lucratif Malgré toutes ces complications, de nombreux entrepreneurs français sont prêts à prendre le risque pour avoir leur part du gâteau. A noter qu'aux Etats-Unis, ce marché représentait environ 591 millions de dollars en 2018, mais pourrait être multiplié par 40 d'ici à 2022, selon une étude du Brightfield Group, publiée en octobre 2019. « Quand on regarde le potentiel du marché à l'international, cela vaut le coup d'essayer » , estime David Miguerès, fondateur de Chilled, une boisson pétillante à base de CBD vendue en ligne qu'il a lancée en avril dernier, pendant le confinement. « Il y a un mini-risque juridique », reconnaît l'entrepreneur. Malgré un marché prometteur, les entrepreneurs peuvent avoir du mal à convaincre les investisseurs de les suivre sur un terrain aussi glissant. « Notre banquier a eu un peu de mal à avoir l'accord de son N + 1 pour nous financer» , confie le cofondateur de Chilled. Une fois le financement assuré, impossible de trouver une plateforme qui accepte d'assurer nos transactions bancaires en ligne. « Nos fonds ont été bloqués plusieurs fois sur PayPal car ils estiment qu'on vend des stupéfiants. On a dû passer par un service en ligne aux Etats-Unis », confie l'entrepreneur. Même type d'embûches rencontrées par Camille Chaigneau, cofondatrice de Slow CBD infusion, une marque d'infusion à base de CBD en phase de production, grâce à une campagne de crowdfunding réussie. À sa grande surprise, impossible de communiquer sur le projet via les réseaux sociaux. « Notre compte Instagram a été fermé plusieurs fois, parce que nous avons été accusés de faire l'apologie de la drogue , indique la jeune femme est venue au CBD pour soulager ses règles douloureuses. Elle propose une gamme d'infusions à base de CBD et de Maté (une plante qui a des vertus contre la fatigue, la dépression, NDLR). Comment abandonner cette image controversée ? L'enseigne 1.001 herbes, une franchise spécialisée dans les boutiques de CBD mise sur une déco soignée, léchée et minimaliste. « Nos boutiques sont des lieux de bien-être comme Nature et Découvertes , indique Romane Baudin, responsable de communication. Loin de l'image du coffee-shop, l'enseigne qui vient d'ouvrir deux boutiques à Marseille propose des chocolats, des sorbets ou encore des huiles à base de CBD. « Nous développons nos propres produits dérivés et nos vendeurs font beaucoup de pédagogie avec les clients », précise-t-elle. Evangéliser pour normaliser l'utilisation du CBD, c'est la grande mission du syndicat du chanvre qui milite pour un cadre clair. « Cela offrira plus de sécurité aux consommateurs et la France a beaucoup à gagner , indique Ludovic Richou, cofondateur de Kaya, une marque de produits bien-être à base de CBD. Un cadre légal permettra aux entrepreneurs de vendre leur produit dans la grande distribution. «Aujourd'hui, c'est inenvisageable alors que c'est possible au Royaume-Uni» , compare celui qui a justement lancé sa marque outre-Manche où le marché est estimé à 374 millions d'euros en 2019, d'après CBD-Intel, une société qui fournit des données et des analyses relatives à l'industrie chanvrière. Le Centre des usages thérapeutiques du cannabis avance le chiffre d'un milliard d'euros en 2025. Selon ses défenseurs, le chanvre pourrait être une chance pour la reprise économique française. L'Hexagone est le premier pays producteur en Europe. Fabiola Dor Source: lesechos.fr
  2. Encore peu connu de tous, mais utilisé dans un large panel de domaine, le CBD s'invite dans notre assiette, notre intérieur et même notre salle de bain ! Découvrons ensemble les bienfaits de ce produit aux connotations parfois péjoratives. Par Elisa Dell'Aiera. Photos : Pixabay. | Le 05 juillet 2020 Souvent confondu avec le cannabis brut, le CBD n'est pas un psychoactif. En réalité ils proviennent tous deux du chanvre. Ce sont les molécules qui les constituent qui sont différentes. Le THC est la molécule qui va faire planer tandis que le CBD n’a qu’un effet apaisant sur le système nerveux. C’est finalement un peu comme boire une bière sans alcool : on profite de ses bienfaits sans prendre de risque pour sa santé ! Il est légal et sans danger, même pris à grosses doses. Au vu des boutiques de cannabidiol qui poussent comme des mauvaises herbes (ou plutôt de la bonne herbe…), il est possible de se procurer une multitude de produits à base de CBD non loin de chez soi. Des plats savoureux Vous avez peut-être regardé « Cooked With Cannabis » sur Netflix, une émission où l’ingrédient vedette n’est autre que le cannabis et où les chefs doivent faire preuve d’ingéniosité pour composer des assiettes à base d’herbe et de THC. Rassurez-vous, ici, il ne s’agit pas de finir « high » comme les membres du jury et de cuisiner des space cakes et cookies au shit ! La cuisine à base de CBD qui connaît de plus en plus de succès n’utilise en réalité que les vertus relaxantes et fortifiantes de la plante en mettant de côté les effets psychotropes. Les graines de chanvre contiennent tous les acides aminés principaux et les acides gras essentiels à l’organisme. C’est un apport nutritif exceptionnel. Charly Löwy, le patron d’une boulangerie à Forest depuis 1947, l’a bien compris et propose un succulent « cannabread » à base de ces graines pour bien commencer la journée. Souvent sous forme de beurre ou d’huile, il a un goût dit « organique » et des saveurs plutôt terreuses qui se marient parfaitement avec les féculents et les légumes par exemple. L’avantage de ce produit en cuisine c’est qu’il est extrêmement polyvalent. On le retrouve en infusion, sauce, cake, cookie, bonbons et même en nourriture pour chats comme le propose la marque américaine Soflo CBD! Une routine beauté De nombreuses marques telles que The Body Shop, American Eagle ou encore NYX et Bybi Beauty se sont lancées dans la création de produits de beauté à base de CBD. Allant du maquillage, aux soins de la peau, en passant par des sérums pour les yeux, ces produits auraient des propriétés relaxantes et anti-oxydantes. Aussi, grâce au PH neutre du CBD, il est adapté à tous les types de peau. La base de ces cosmétiques est une huile extraite des graines de chanvre. Riche en vitamines B et E ainsi qu’en omégas 3 et 6, elle aide à prévenir de nombreuses affections cutanées comme les rougeurs, l’acné, l’exéma ou le psoriasis. Étant donné qu'il s'agit d'une plante, privilégiez les produits issus d'une culture biologique, comme Asabio, une marque 100% bio au chanvre et au CBD. Ils proposent des crèmes pour le visage, pour le corps, des lotions pour les mains ou encore des baumes à lèvres. Une déco écolo Pour les tissus et matériaux, on fait appel à la plante mère du CBD : le chanvre. Le chanvre est utilisé depuis la nuit des temps dans l'industrie du textile mais se popularise aujourd'hui pour ses qualités écologiques. De nombreux artisans comme Sébastien Moray et Romy Di Donato exploitent le concept et s’efforcent de créer des pièces entièrement biodégradables. Cultiver cette plante ne nécessite que peu d'eau et aucun pesticide. Elle a également la capacité d'absorber énormément de CO2 et enrichi les sols dans lesquels on la cultive. C'est une matière douce, très solide, hypoallergénique et anti bactérienne. De plus, sa couleur très naturelle donne un ton chaleureux à vos intérieurs. Tant le milieu du design que de la construction exploite le chanvre. En construction il est apprécié pour ses qualités isolantes par exemple. Le chanvre remplace facilement la fibre de verre ! En bref, le CBD est donc une véritable tendance qui s’invite de plus en plus dans notre quotidien. Vous pouvez encore le retrouver dans le médical, la carrosserie et bien d'autres secteurs. Solide, naturel et déstressant... En plus de son côté écolo, ce produit apporte un vrai plus bien-être. Source: lesoir.be
  3. Créé en 2018, le collectif composé d'anciens et d'actuels agents des forces de l'ordre milite pour une nouvelle politique des drogues. Des policiers, gendarmes, et anciens membres des forces de l'ordre luttent pour "réformer la politique des drogues en France". Photo d'illustration • © Alexandre Marchi / Maxppp "Vous voulez vraiment savoir comment on est perçus ? sourit Bénédicte Desforges. Gauchos, collabos, toxicos. Il ne vous aura pas échappé que mes confrères mâchent rarement leurs mots." L'ex-lieutenant de police est volontiers un peu provocatrice, mais jamais méchante. L'habitude, peut-être, de manier un discours à contre-courant. ->Police Contre la Prohibition: le manifeste En 2018, elle a fondé avec un capitaine de police à la retraite, Thierry Tintoni, le collectif Police contre la Prohibition (PCP). "Moi et mon collègue, nous pouvons donner nos noms car nous ne faisons plus partie de la police. Nos collègues en activité restent discrets, vous ne pourrez pas les identifier en tant que tels. Notre position est assez marginale, mais on n'est pas tout seul. En général, on ne devient pas flic en rêvant de courir après les fumeurs de cannabis..." ironise-t-elle. "A la fois malade et délinquant" : en France, la vieille école En France, le texte qui encadre l'usage de drogues est la "loi du du 31 décembre 1970". Elle "considère l'usager de drogues comme un individu à la fois malade et délinquant. Délinquant puisqu'elle incrimine spécifiquement l'usage solitaire et prévoit une peine d'emprisonnement ferme. Malade puisqu'elle prévoit une exemption de poursuites pénales pour les toxicomanes usagers " simples " qui acceptent de se soumettre à une cure de désintoxication" décrit sur son site internet la Mission interministérielle de lutte contre les drogues (Mildeca). Pour le PCP, la formule est à la fois liberticide, et inutile. Inutile, d'abord, parce qu'elle n'a jamais fait baisser ni le trafic, ni la consommation de drogues. En Europe, la France est l'un des pays qui mène l'une des politiques les plus répressives sur l'usage des drogues. C'est aussi le pays où les jeunes de 15 à 34 ans consomment le plus de cannabis, et le troisième pays où ils consomment le plus de cocaïne. © EMCDDA © EMCDDA Drogues légales, le vrai fléau Pour le PCP, la diabolisation des usagers de drogues ne fait pas sens non plus sur un plan philosophique. "On les considère comme des gens qui font valoir une liberté, assume Bénédicte Desforges. L'immense majorité des usagers de drogues n'ont aucun problème avec leur consommation. Comme certaines personnes sont alcooliques et d'autres boivent un verre de Saint Emilion le weekend entre amis. On est attachés à la liberté parce qu'on sait ce que c'est que d'en priver les gens." Même si l'immense majorité du trafic français concerne le cannabis, le PCP ne veut pas limiter son combat à la légalisation de cette substance. "On veut se garder d'être des "cannactivistes" : pour nous, ce serait un mauvais calcul de faire une partition entre le cannabis, qui serait une drogue vertueuse, et le reste. Cette opposition drogue dure / drogue douce ne fonctionne pas. Il y a des usages durs et des usages doux. Il y a des drogués heureux, qui à côté de ça sont des citoyens comme les autres, avec un travail, et qui passent inaperçus. Ils ne sont pas plus délinquants que les gens qui prennent de l'alcool ou du tabac." Car ce sont bien les drogues légales qui font le plus de dégâts en France. La consommation d'alcool est tenue responsable de plus de 40 000 morts par an, le tabac 75 000. Bien loin des 44 morts imputés à l'usage de cocaïne en 2015. Concernant le cannabis, les données sont peu nombreuses, et anciennes. Sur France Culture, la chercheuse Marie Jauffret-Roustide déclarait en 2019 : "Il y a une étude anglaise qui a montré que la mortalité liée au cannabis était 200 fois moins importante que la mortalité liée au tabac ou à l’alcool." Pendant ce temps, selon la députée Caroline Janvier, "la dépense publique française destinée à lutter contre le cannabis est évaluée à 568 millions d’euros, dont 90 % sont liés aux actions policières et judiciaires". La répression des stups, bras armé de la politique du chiffre Pour le PCP, la politique française en matière de drogues est hypocrite, et en fait tourner une autre : la politique du chiffre. L'obsession du résultat et de la bonne statistique est dénoncée par plusieurs syndicats de police depuis sa mise en place, dans les années Sarkozy. Officiellement enterrée, elle semble pourtant couler de beaux jours à l'ombre. Car les commissaires peuvent encore toucher ce qu'on appelle une "indemnité de responsabilité et de performance". La partie responsabilité, elle, va de soi. En revanche, la prime de performance n'est attribuée qu'à un tiers des commissaires. Pour la fonction la plus récompensée, commissaire général de police occupant un poste "très difficile", cette prime peut atteindre plus de 1100 euros. "Résultat, tous les coups sont permis" soupire Bénédicte Desforges. Et pour faire du chiffre, la répression des drogues, c'est la baguette magique. "C'est est un délit qui est résolu dès qu'il est constaté, c'est du 100% de taux d'élucidation, et ça c'est très précieux pour les chiffres de la délinquance. 56% de l'activité d'initiative des flics, c'est la répression de l'usage de drogues, faire vider les poches et mettre en garde-à-vue pour le quart de gramme de shit qu'on a au fond de la poche." Le circuit se vide peut-être de quelques consommateurs, mais bien moins des gros trafiquants. "On ne va pas faire ces contrôles à la sortie du lycée Henri IV" Récemment, le PCP a pris la parole sur un sujet où on l'attendait moins : le racisme dans la police. Le ton tranche avec celui des syndicats de la profession. "Tous mes collègues qui ont une audience hautement supérieure à la nôtre et qui parlent d'une petite minorité... Dans ce cas, comment peuvent-elles être là depuis si longtemps ? Si les autres brebis ne disent rien, est-ce qu'elles ne sont pas galeuses, elles aussi ? Je ne voulais pas parler de tout ça, mais on ne pouvait plus faire autrement, on ne supporte pas ce qu'on voit." Pour le collectif, le lien entre répression des stup' et violences racistes est plus qu'existant : il est intime. "Le prétexte des contrôles d'identité, souvent, c'est la répression de l'usage de drogue. Et on ne va pas faire ces contrôles à la sortie du lycée Henri IV, on le sait ! On va au pied des tours, et au bout d'un moment, il y aura un loulou qui aura un pétard dans la poche, ça commence toujours comme ça", regrette la représentante du collectif. Pour elle, qui connaît bien son Histoire, le procédé a même un goût de déjà-vu. "La répression des drogues est un vrai vecteur de discrimination. Ça l'a été aux Etats Unis quand ils ont commencé à employer le mot marijuana, dans le but de faire directement référence aux mexicains. Le combat contre le LSD ciblait les anti-guerre du Vietnâm. Nous n'échappons pas à la règle." Dépénalisation, légalisation : ce qui marche à l'étranger En Europe, les anti-prohibition se tournent comme un seul homme vers le Portugal. En 2000, le pays a décidé de dépénaliser l'usage de toutes les drogues, pour des résultats spectaculaires. "Il semblerait que quand on supprime l'interdit, la chose devienne tout de suite moins séduisante, notamment pour les jeunes" analyse Bénédicte Desforges. Pragmatique, le PCP milite "dans un premier temps" pour la dépénalisation, plus audible auprès du grand public et du politique, et pour la légalisation du cannabis en tant que processus déjà enclenché. Va-t-elle entraîner une disparition du marché noir ? Bénédicte Desforges n'y croit pas. "Le marché noir ne disparaîtra jamais complètement, parce que les mineurs ne pourront pas s'approvisionner en cannabis légal, et certains voudront rester sous le radar, estime-t-elle. Le grand discours des idéologues, c'est de "recycler les acteurs du marché". Si vous me trouvez un seul dealer qui a envie de bosser à des horaires fixes et de payer l'URSSAF et des impôts, vous me le présentez !" Peut-être la bonne idée est-elle Outre-Atlantique : en légalisant, le Canada et certains états américains ont entrepris d'effacer les casiers judiciaires pour possession de cannabis. Un marché qui pourrait intéresser les actuels commerçants. "L'usage de stupéfiants, c'est 68 000 inscriptions au casier judiciaire par an. Il suffit que vous soyez un peu jeune, un peu pas blanc, c'est pas terrible pour trouver un premier boulot avec ce casier. Est-ce que ça va marcher sur le long terme ? Je n'en sais rien." Le collectif Police contre la Prohibition n'est de toute façon pas là pour pondre des solutions miracle. "On a souvent le sentiment de faire du Don Quichotisme, mais on ne peut pas taire la voix du flic dans ce débat. Elle est très importante. Qui mieux que nous peut en parler ?" Source: france3-regions - centre-val-de-loire
  4. En France, les aprioris autour de la consommation du cannabis sont toujours très présents. La loi prévoyant une peine de prison ferme pour les fumeurs de joints est par exemple toujours en vigueur. Pour tenter de lever les tabous, Michka, consommatrice et spécialiste de cette plante, nous raconte son quotidien de femme peu ordinaire et nous livre les secrets de son mode de vie inspirant. "Le premier message de prévention, à mon sens, porterait sur l’importance de séparer le cannabis et le tabac" © Mama Editions Michka a été une pionnière du bio, de la spiruline, du chanvre. Ses positions sur le cannabis sont en phase avec les États américains qui ont légalisé la marijuana, et particulièrement avec la Californie, où le cannabis médical est légal depuis vingt-cinq ans. Ses écrits lui ont valu de comparaître devant un tribunal dans les années 1990, lors d’un procès parisien qui a trouvé écho dans divers pays, et qui l’a transformée en guerrière pacifique. Ainsi est-elle devenue une égérie du cannabis, au point qu’une variété officielle porte aujourd’hui son nom : la «Michka ». FemininBio : Vous êtes une pionnière du chanvre, une "grande dame" comme nous pouvons le lire sur la couverture de votre prochain livre, comment s'est éveillée cette prise de conscience pour le cannabis et quelles ont été vos principales actions ? Michka : En 1970, après un an de croisière sur un vieux voilier, j’ai quitté l’Europe pour le Canada. Je suis arrivée en Colombie-Britannique, non loin de Vancouver, et j’ai trouvé un poste de prof de français dans un lycée au nord de la province. Et un soir, lors d’une réunion avec d’autres profs, on m’a passé un joint… ou plutôt un stick, comme cela se pratiquait là-bas, c’est-à-dire une mince cigarette ne contenant que du cannabis, sans tabac. Je n’avais jamais été confrontée à cette plante et j’ai été très décontenancée. J’ai fait semblant de tirer une bouffée et, bien sûr, je n’ai rien senti. C’est seulement à la troisième occasion que je me suis laissé aller suffisamment pour sentir quelque chose. Là, j’ai su très vite qu’avec l’Herbe, comme j’aime l’appeler, j’avais trouvé une amie. Soudain, je découvrais un nouveau continent. Aux antipodes de l’image que ma culture en donnait. Non sans une certaine naïveté, j’ai voulu faire savoir au monde que nous avions des idées fausses sur la question. Cela a pris la forme d'un livre, co-écrit avec Hugo Verlomme, Le Dossier vert d’une drogue douce, paru chez Robert Laffont en 1978. Mais c’est seulement quinze ans plus tard que mon rôle d’écrivain allait me précipiter dans l’arène… Un jour de 1994, je crois, la moutarde nous est montée au nez, au docteur Bertrand Lebeau et moi-même, en découvrant qu’un professeur de médecine, conseiller de l’OMS et de différents chefs d'État, mettait en avant des « études scientifiques » menées en dépit du bon sens, dans le but d’alimenter sa croisade anti cannabis. Nous avons écrit deux articles incisifs… et le croisé en question nous a poursuivis en justice. Il en est résulté un procès qui fit un certain bruit. Il faut rappeler qu’en France, la loi votée en 1970, toujours en vigueur, prévoit une peine de prison pour les fumeurs de cannabis. Dans les années 1990, les forces de police réprimaient jusqu’à la représentation de sa feuille, allant jusqu’à faire pression sur les libraires pour qu’ils cachent les livres non conformes. Au tout début des années 2000, j’ai pris plaisir à braver cet interdit en présentant, au salon de l’Agriculture de Paris, un petit livre intitulé Pourquoi et comment cultiver du chanvre... avec, en couverture, une gracieuse Ève voilant sa nudité derrière une feuille de chanvre. Ce qui me valut d’être embarquée manu militari au quai des Orfèvres pour y être interrogée. Les Verts m’apportèrent leur soutien, le Journal de 20 heures sur Canal+ présenta « le livre que l’on n’a pas le droit de montrer », et il en résulta une certaine commotion. Fondamentalement, je m’exprime par ma plume ; mais j’ai le goût de l’aventure… On vante de plus en plus les bienfaits du chanvre ou du CBD, mais vous militez depuis des années pour la légalisation du cannabis. Comment expliquer les bienfaits d'une plante qui, avec sa teneur en THC, possède des effets psychotropes parfois risqués (bad trip, etc.) ? Je vois là deux sujets différents : les éventuels bienfaits du cannabis d’une part et, de l’autre, sa légalisation. S’il faut le légaliser, ce n’est pas en vertu d’éventuels bienfaits, mais parce que la prohibition elle-même entraîne des effets pervers. On l’a vu avec la prohibition de l’alcool aux États-Unis qui, pendant la quinzaine d’années qu’elle a duré, a eu des conséquences dévastatrices sur la santé publique et la société en général. Il faudrait légaliser le cannabis quand bien même il serait dangereux. Car la prohibition crée de nouveaux risques. Un peu comme pour l’avortement, qui était dangereux tant qu’il était clandestin. Personnellement, je suis prête à aller plus loin : l’individu n’est-il pas souverain quant à ce qu’il souhaite introduire dans son propre corps ? Et même : en tant qu’êtres humains, ne recevons-nous pas, à la naissance, le droit d’utiliser à notre guise toutes les plantes qui poussent sur notre belle planète ? Oui, le THC possède des effets psychotropes, c’est ce qui fait sa beauté. À condition de l’honorer et de respecter un code des bons usages qui, justement, n’a pas encore eu la possibilité de voir le jour chez nous du fait de sa prohibition ! Pour quelle(s) pathologie(s) le cannabis thérapeutique a-t-il fait le plus ses preuves ? La recherche sur les aspects thérapeutiques du cannabis a longtemps été bannie, car les gouvernements craignaient que des résultats favorables affaiblissent leur position prohibitionniste. C’est donc par la bouche des malades eux-mêmes qu’on a commencé à savoir, dès le début des années 1970, que les troubles de la vision liés au glaucome disparaissent chez ceux qui en fument, ou qu’il supprime les redoutables nausées des chimiothérapies. Les recherches ont enfin repris il y a quelques années et, depuis, c’est une avalanche de nouvelles pistes de guérison. Les chercheurs ont découvert que notre corps produit des « endocannabinoïdes », substances très proches des principes actifs du cannabis, ce qui explique l'incroyable diversité de ses effets thérapeutiques. Dans votre ouvrage, vous parlez de "dimension sacrée" du cannabis. Quelle est-elle et où est-elle la plus répandue ? Le cannabis est originaire des contreforts de l’Himalaya. Il demeure sacré en Inde, où il est lié au dieu Shiva et où des ascètes qui ont fait vœu de renoncement, les Sâdhus, le fument rituellement, au moyen de longues pipes non coudées, les shiloms. Par ailleurs, sur le continent indien, la boisson alcoolisée est considérée comme sale, impure. Un membre de la caste sacerdotale des brahmanes qui en a absorbé doit se purifier avant d’entrer dans un temple. On touche là aux racines cachées de la prohibition du cannabis : un clash culturel entre l’Est et l’Ouest. Car, chez nous, c’est le vin qui est sacré. Il est le sang du Christ lorsqu’un fidèle le porte à sa bouche dans le rituel de la Sainte communion. Et il faut une bouteille (au moins !) pour consacrer toute célébration, qu’il s’agisse de l’obtention d’un diplôme, d’un mariage ou du lancement d’un navire. Ce sont les Hippies qui ont fait passer la marijuana, comme on disait alors, du ghetto où elle inspira les premiers joueurs de jazz jusqu'aux familles blanches bourgeoises des États-Unis, puis d'Europe. Pour les flower children des années 1960-70, qui incitaient à « faire l’amour, pas la guerre », le cannabis était le vaisseau qui allait transformer la société. En ouvrant les consciences, il allait permettre que la violence et la compétition soient remplacées par une coopération bienveillante. Une variété de graines porte votre nom. Comment est-ce arrivé et quelles sont les particularités de la Michka ? C’est la banque de graines Sensi Seeds qui a créé la Michka. Quand ils m’ont contactée pour me faire savoir qu’ils souhaitaient m’honorer pour ma « contribution exceptionnelle à la connaissance du cannabis » en donnant mon nom à une nouvelle variété, j’ai été très claire : à condition qu’elle me plaise. J’aime les variétés qui stimulent la créativité, qui me mettent en contact avec mon intuition – avec cette partie de nous qui est connectée à plus grand que nous. Donc j’ai demandé que ce soit une sativa, et si possible une Haze. Or les variétés de type sativa sont de plus en plus rares, parce qu’elles mettent plus longtemps à atteindre leur maturité et qu’aujourd’hui tout le monde est pressé. Mais j’ai été exaucée : la Michka est claire et lumineuse. Parfaite pour se livrer à une activité artistique comme l’écriture ! Comment devrait être abordée la question du cannabis en France, de son utilisation et de sa régulation (pour limiter les addictions) ? Comme chacun sait, prévenir est plus facile que guérir. On aurait pu prévenir en le traitant comme on traite le vin ou le tabac. Au lieu de cela, on l’a prohibé, ce qui l’a fait passer aux mains d’organisations en marge de la loi, et a dressé la jeunesse contre les forces de l’ordre. Les messages de prévention ne peuvent pas être entendus par des jeunes qui savent pertinemment que « l’information » institutionnelle est biaisée. Pour avoir une chance d’être entendu, il faut parler vrai. Le premier message de prévention, à mon sens, porterait sur l’importance de séparer le cannabis et le tabac, comme cela se pratique depuis le début sur le continent américain. En Europe, il est traditionnel de les fumer mélangés. Et cela complique tout, car le tabac est tellement accrochant ! Un manuel du bon usage pourrait suggérer qu’avant d’allumer un joint, on se donne une seconde de réflexion pour s’assurer que c’est une bonne idée, là, maintenant. Et, si la réponse est oui, que l’on prenne une autre seconde pour poser une intention, pour énoncer mentalement ce que l’on souhaite favoriser, par exemple la créativité, la convivialité ou, au contraire, l’intimité, ou encore le sentiment d’union avec la nature… Le cannabis ne convient pas à tout le monde. On en revient à l’éternelle question d’être attentif aux messages de son corps, d’identifier ce qui nous sert et ce qui nous entrave, et d’en tenir compte. D’agir en conscience. Notre experte Michka partage actuellement son temps entre Paris et la Colombie Britannique, entre sa maison d’édition et l’écriture de la série autobiographique dont ce livre, La grande dame du cannabis se dévoile aux Editions MAMA, est le nouvel épisode. Par Adèle Gireau Source: femininbio.com
  5. Aux États-Unis, le secteur de la marijuana a connu une forte reprise le mois passé. Y prédominent des exploitants présents dans plusieurs États américains (les «EPPE»), c’est-à-dire des entreprises intégrées verticalement qui cultivent la marijuana, possèdent des dispensaires et assurent la vente au détail dans plusieurs États américains. Si l’on en juge par le FNB Horizons Indice marijuana États-Unis («HMUS»), le seul ETF sur indice au monde exclusivement ciblé sur l’industrie américaine de la marijuana, le secteur a progressé de plus de 40% pour la période de 30 jours jusqu’au 22 mai 2020. En revanche, le FNB Horizons Indice marijuana sciences de la vie («HMMJ»), plus prisé des investisseurs, a stagné sur la même période. Pourquoi une telle disparité? Pour commencer, malgré l’absence de légalisation au niveau fédéral américain, Arcview Market Research et BDS Analytics prévoient que les États-Unis deviendront le plus gros marché du cannabis au monde d’ici 2024. Toujours selon ces deux sociétés, les ventes de cannabis sur le marché américain ont atteint près de 12,2 milliards de dollars US en 2019, soit environ dix fois plus que celles réalisées au Canada. À ce chiffre devraient s’ajouter cette année des rentrées annuelles de l’ordre de 700 millions de dollars, générées par les derniers grands arrivants sur le marché du cannabis récréatif, comme l’Illinois et le Michigan. Ces États se joignent aux autres grands marchés tels que la Californie, le Colorado, le Nevada et le Washington, qui forment les principaux pôles de ventes de cannabis récréatif. Selon Arcview Market Research et BDS Analytics, les plus grands EPPE cotés en bourse voient tous leurs chiffres d’affaires augmenter de plus de 10 % par trimestre. Malgré cette croissance exponentielle, ces actions continuent de s’échanger avec une décote en termes relatifs par rapport aux nombreux producteurs autorisés (les «PA»), ou aux sociétés canadiennes ou d’autres pays où la production de cannabis est légale sur le plan fédéral. Cette situation s’explique tout simplement par le fait que le statut juridique de ces entreprises reste contesté du fait de l’absence de légalisation au niveau fédéral et que l’accès au financement à grande échelle, tant par l’emprunt que par les capitaux propres, est difficile dans ce contexte. Dans certains cas, ces contraintes limitent le potentiel d’expansion de ces sociétés, qui finissent par stagner. Toutefois, la crise du COVID-19 met peut-être en évidence que le secteur américain du cannabis n’a pas besoin d’une légalisation au niveau fédéral pour prospérer. De fait, bon nombre des principaux titres constituant le HMUS ont affiché une croissance de leur chiffre d’affaires, ce qui semble attirer les investisseurs. Le graphique ci-dessous, tiré du Marijuana Business Daily, indique que dans les États américains dont les ventes de cannabis ne dépendent pas du tourisme, les ventes ont continué de grimper pendant que les restrictions liées au COVID-19 avaient cours. À noter que les destinations touristiques telles que le Nevada (Las Vegas) et le Colorado constituent un indicateur très étudié par les fournisseurs de données sur les ventes de cannabis. Toutefois, il serait prématuré d’affirmer que le commerce du cannabis est «imperméable à la récession». L’augmentation des ventes dans ce secteur dans un contexte où la plupart des ventes au détail ont fléchi a beaucoup surpris. Ventes de cannabis destiné aux adultes par mois et par marché en 2020 Source : Marijuana Business Daily, 5 mai 2020. En avril, les valorisations des EPPE américains se sont envolées, et les plus grands d’entre eux, tels que Curaleaf, Cresco, Harvest Health et Trulieve, ont été nombreux à générer des rendements de plus de 10%. Quand l’on observe le chiffre d’affaires annuel d’une société comme Curaleaf au Massachusetts, par exemple, on constate qu’il a presque triplé en un an, passant de 77,1 millions de dollars US en mars 2019 à 221 millions de dollars US pour la même période. Ces chiffres dépassent ceux de plusieurs PA canadiens de plus grande taille. À titre de comparaison, le chiffre d’affaires annuel du Canadien Canopy Growth (Ontario), s’élevait à 226 millions de dollars canadiens. Selon Bloomberg, la capitalisation boursière de Curaleaf avoisinait les 3,2 milliards de dollars US le 13 mai 2020 (celle d’US Canopy étant de 5 milliards de dollars US). Source : Bloomberg, 22 mai 2020. * C’est-à-dire le 17 avril 2019 Les taux de rendement indiqués dans le tableau correspondent à des rendements globaux composés annuels historiques, qui tiennent compte des changements de valeur unitaire et du réinvestissement de l’ensemble des dividendes ou des distributions. Ils n’intègrent pas les frais qui auraient réduit les rendements, tels que les frais d’acquisition, de rachat ou de distribution, les frais optionnels, ni les impôts à payer par tout porteur de titres. Ils ne sont pas destinés à refléter les rendements ultérieurs et ne sont pas non plus garantis: leurs valeurs fluctuent souvent et les rendements passés peuvent ne pas se répéter. L’élan est-il tenable? Si l’on compare le chiffre d’affaires généré par les EPPE à celui des PA, on dirait qu’il y a un écart. Malgré leur présence internationale, les PA canadiens tirent leur principale source de revenus du marché canadien. La construction d’un réseau de vente au détail au Canada a été difficile; en effet, le plus grand marché du pays, la province de l’Ontario, a mis du temps pour déployer des points de vente indépendants tels que des commerces non tenus par les producteurs. Non seulement ceci a engendré des problèmes d’offre et de demande, mais qui plus est, ceci a tout simplement empêché les PA canadiens de faire leur entrée sur le marché du détail canadien comme beaucoup l’avaient prévu à l’aube de la légalisation en octobre 2018. Par contre, les PA canadiens ont réussi à faire leur entrée sur les grands marchés boursiers tels que la Bourse de Toronto, la Bourse de New York et le NASDAQ. Et ceci leur a permis par défaut d’être bien plus accessibles aux investisseurs en Amérique du Nord, en particulier, par l’intermédiaire des courtiers en ligne. Les EPPE américains, bien qu’établis aux États-Unis, sont principalement cotés sur les bourses canadiennes telles que la Bourse des valeurs canadiennes et la Bourse NEO, auxquelles les investisseurs américains ont plus difficilement accès même si certains d’entre eux négocient ces valeurs sur le marché de gré à gré (marché OTC). Il se pourrait que l’envolée récente soit surtout due aux investisseurs individuels canadiens et aux investisseurs du marché OTC qui injectent de nouveaux capitaux dans le secteur américain du marché mondial du cannabis. Certaines ouvertures pourraient aussi voir le jour si l’on mise sur le potentiel que ces valeurs réaliseraient en élargissant leur communauté d’investisseurs au cours des 12 à 18 mois à venir. Entretemps, le HMUS est le seul ETF qui s’intéresse à ce secteur et offre des placements diversifiés dans toutes ces valeurs. Comme partout, le secteur américain fera des gagnants et des perdants, mais au fur et à mesure que le HMUS poursuivra sa croissance globale, il aura le potentiel de retirer une croissance significative de ce développement. Source : Bloomberg, 22 mai 2020 * C’est-à-dire le 17 avril 2019 Informations et contact Pour toute information sur les stratégies citées : info@horizonsetfs.com Le représentant en Suisse est Oligo Swiss Fund Services SA Source: investir.ch
  6. La Thaïlande a une longue et solide histoire avec le cannabis, de la médecine traditionnelle aux marchés noirs de grande qualité. La marijuana était légale jusque dans les années 1930 et largement utilisée dans la médecine traditionnelle thaïlandaise. Malheureusement, en raison de la pression internationale, la Thaïlande a entamé un processus d'interdiction des drogues et a introduit certaines de ses premières lois anti-drogue. Aujourd'hui, près de 90 ans plus tard, le cannabis est à nouveau légale en Thaïlande, mais uniquement à des fins médicales. En 2019, la loi thaïlandaise sur les stupéfiants a été modifiée pour permettre l'utilisation du cannabis à des fins médicales et de recherche. Cette étape a fait de la Thaïlande l'acteur clé de la région, en ce qui concerne la marijuana, alors que d'autres pays voisins ont commencé à légiférer. Dans cet article, nous traiterons de la légalisation de la marijuana en Thaïlande, des lois et des directives à partir de 2020. Légalisation de la marijuana en Thaïlande Les lois sur le cannabis évoluent dans le monde entier, de plus en plus de pays légalisant l'herbe. La Thaïlande, pays traditionnellement lié au cannabis, a décidé de suivre le mouvement et de rendre la marijuana à nouveau légale. Malgré le lien profond qui unit la médecine traditionnelle thaïlandaise au cannabis, le gouvernement vient de reconnaître les bienfaits médicaux de la mauvaise herbe. Ils ont ainsi légalisé l'usage médical de la marijuana, permettant aux citoyens de demander des traitements au cannabis. En outre, ils ont également autorisé l'utilisation du cannabis à des fins de recherche, ainsi que la culture et la transformation de la plante. Malheureusement, l'industrie du cannabis en Thaïlande ne dispose toujours pas de spécifications réglementaires, bien que beaucoup soient en cours de définition au moment où nous écrivons cet article. La marijuana est-elle vraiment légale en Thaïlande ? Bien que la légalisation ait stimulé l'utilisation récréative du cannabis, cette utilisation est considérée comme illégale. La possession et l'utilisation de l'herbe ne sont autorisées que si vous disposez de la licence appropriée ou d'une ordonnance médicale. Pour l'instant, seuls quelques secteurs gouvernementaux ont accès à la plante, ainsi que des patients, des agriculteurs et d'autres personnes ayant obtenu une autorisation officielle. L'utilisation à des fins récréatives et la possession sans licence peuvent entraîner une peine d'emprisonnement et d'autres sanctions sévères. Depuis que le cannabis est devenu légal pour un usage médical, le nombre d'utilisateurs illégaux à des fins récréatives a grimpé en flèche, en raison de l'accès plus facile à la plante. "Les produits médicinaux à base de cannabis, bien qu'ils ne soient officiellement disponibles que sous forme de brevets prescrits, sont devenus facilement accessibles à tous, y compris aux adolescents", a noté Jony Hardy de MedSignals. L'offre et la demande de cannabis en Thaïlande Si nous négligeons l'usage récréatif et que nous nous concentrons uniquement sur les aspects médicaux, les choses ne sont pas aussi brillantes qu'elles le paraissent. Trois mois seulement avant que le cannabis ne devienne officiellement légal, plus de 30 000 personnes ont demandé une thérapie au cannabis. Et plus d'un million de patients présentent les affections les plus graves, mais traitables. Malheureusement, le manque de spécifications réglementaires a conduit à une mauvaise formation des infrastructures d'approvisionnement appropriées, et avec une forte demande, la Thaïlande est confrontée à une pénurie de cannabis. Seuls 18 permis de culture ont été délivrés jusqu'en février 2020, en raison des réglementations quelque peu sévères du gouvernement. Cependant, le gouvernement thaïlandais a déjà rédigé des amendements aux lois et règlements actuels, tentant de promouvoir la marijuana comme culture économique. Ces amendements comportent deux points principaux, le premier permettant aux patients disposant d'un certificat pour usage médical de cultiver eux-mêmes leur cannabis médical à domicile. Cela aiderait également le gouvernement à lutter contre les problèmes d'approvisionnement en permettant aux citoyens thaïlandais de cultiver jusqu'à 6 plans par ménage. Cependant, chaque producteur devra s'enregistrer et obtenir un permis du gouvernement et ne cultiver que des souches approuvées par le gouvernement. L'autre point clé serait de permettre aux agriculteurs de cultiver la marijuana comme matière première pour le cannabis médical dans le cadre d'un système d'agriculture contractuelle strictement contrôlé. Chaque agriculteur demandant un permis devrait fournir un contrat signé avec l'hôpital ou un médecin agréé auquel il vendrait ses produits. Le gouvernement rachèterait également leur récolte, au prix actuel estimé de 1 000 dollars (environs 889 euros) la livre (1 livre = 453 grammes), soit 2 200 dollars le kilo. La culture domestique résoudrait efficacement le problème de l'approvisionnement, faisant de la Thaïlande le plus grand fabricant de marijuana à usage médical en Asie du Sud-Est. Grâce à la forte demande de cannabis dans la médecine traditionnelle thaïlandaise et le tourisme médical et de bien-être, les revenus du marché pharmaceutique généreraient 311 millions de dollars supplémentaires. Importation, exportation de cannabis et tourisme La Thaïlande est le troisième pays le plus visité au monde en ce qui concerne le tourisme médical et de bien-être. Et avec la légalisation nouvellement instaurée du cannabis médical, la volonté de promouvoir le tourisme du cannabis médical est devenue évidente. Cela pourrait être la principale cause de modifications des lois et des règlements qui assouplissent les règles et permettent la croissance. Cependant, les opportunités commerciales les plus immédiates du pays se trouvent dans le tourisme de bien-être. La légalisation permettrait aux centres de bien-être en Thaïlande de cultiver et de traiter le cannabis, et d'offrir des traitements cosmétiques et de bien-être à base de cannabinol, ce qui encouragerait davantage les investissements nationaux et étrangers. Pour l'instant, le gouvernement thaïlandais est prudent lorsqu'il délivre des licences et des permis au secteur privé, en s'assurant qu'ils profitent au public thaïlandais. En d'autres termes, le secteur privé doit être de nationalité thaïlandaise et avoir un lieu de résidence en Thaïlande, s'il s'agit d'une personne. S'il s'agit d'une personne morale, elle doit être enregistrée en Thaïlande, les deux tiers de ses directeurs, partenaires et actionnaires étant des ressortissants thaïlandais. L'importation et l'exportation de produits à base de cannabis ne sont actuellement pas autorisées, à quelques exceptions près. Les cultivateurs agréés par le gouvernement peuvent importer des graines de cannabis des Pays-Bas, et les touristes peuvent importer leur propre réserve de cannabis à des fins médicales. Les touristes suivant une thérapie au cannabis doivent demander une autorisation d'importation, en fournissant leur prescription médicale. La Thaïlande n'exporte pas de produits liés à l'herbe ou au cannabis à l'heure actuelle, en raison de la pénurie actuelle de l'offre. Cependant, plusieurs pays de la région ont exprimé leur intérêt pour le cannabis médial de haute qualité, une fois que la Thaïlande aura commencé à exporter ses produits de cannabis. Légalisation de la marijuana : conclusion L'industrie du cannabis, le marché, le tourisme et l'économie en général de la Thaïlande sont promis à un bel avenir. Cependant, les choses avancent à un rythme plus lent, grâce au processus péniblement lent de changement des lois, règles et règlements concernant le cannabis. Pour l'instant, l'usage médical est légal, à condition qu'un médecin agréé par le gouvernement le prescrive. Au moment de la rédaction du présent rapport, l'utilisation à des fins récréatives est toujours illégale en Thaïlande, sans que les autorités ne donnent d'indications claires quant à son réexamen. Mais si nous regardons le monde, l'utilisation légale à des fins récréatives de marijuana en Thaïlande n'est pas une question de "si", mais de "quand". Source: toutelathailande.fr
  7. Emmenés par le député des Bouches-du-Rhône François-Michel Lambert, une soixantaine d’élus de tous bords (LREM, EELV, UDI, LFI, LR) et des médecins estiment que la légalisation du cannabis est une des solutions du monde d’après Covid-19 Photo d’illustration. (ROBYN BECK / AFP) En juin 2019, avec une vingtaine de députés, nous déposions une proposition de loi relative « à la légalisation contrôlée de la production, de la vente et de la consommation de cannabis » [PDF]. La même semaine, le Conseil d’analyse économique (CAE), think tank rattaché à Matignon, préconisait dans un rapport très documenté [PDF] la légalisation du cannabis récréatif et une tribune dans « l’Obs », signée par 70 médecins, économistes et élus nationaux et locaux, plaidait pour cette légalisation. L’appel de 70 médecins, élus, économistes : « Pourquoi nous voulons légaliser le cannabis » Ces initiatives pour la légalisation du cannabis dénoncent les effets contre-productifs de la politique prohibitionniste mise en place avec la loi de 1970 mais s’attachent surtout aux avantages de cette légalisation. L’argument économique revient en force à l’heure où nous cherchons des milliards d’euros pour faire face à la crise sanitaire, économique et sociale provoquée par le Covid-19. La légalisation permettrait en effet de faire rentrer chaque année dans les caisses de l’Etat entre 2 et 2,8 milliards d’euros et elle créerait entre 30 000 et 80 000 emplois, notamment dans le secteur agricole. « Il faut légaliser le cannabis » : le rapport choc des économistes L’argument sécuritaire qui démontre que la légalisation permettrait de soulager les forces de police de plus de 120 000 interpellations par an pour simple usage et de plus d’un million d’heures de travail des forces de l’ordre est largement partagé. N’oublions pas que le coût de la répression par l’appareil policier et judiciaire est estimé entre 550 et 700 millions d’euros par an. L’argument sanitaire qui place la protection de la jeunesse au cœur des politiques de prévention est tout aussi pertinent. Légaliser, c’est maîtriser la distribution du produit, sa composition tout en permettant de développer des vraies politiques de santé publique, de prévention et d’accompagnement à destination des usagers. Légaliser le cannabis : ce débat qui fait peur aux « marcheurs » (mais pas à tous) L’argument social ou sociétal, enfin, qui consiste à cesser de faire de la consommation de cannabis un problème judiciaire et un problème médical sans voir la banalisation du produit, la diversité de ses consommateurs, son ancrage dans la société et ses multiples usages. Il s’agit également d’être à l’écoute des évolutions des politiques publiques sur le sujet en s’inspirant des expériences conduites à travers le monde. Développer une approche pragmatique et adaptée à notre pays La France devrait s’inspirer des modèles étrangers, en construisant une politique publique à la lumière de leurs forces et de leurs faiblesses. Le Canada, les Etats de Washington, de la Californie et du Colorado aux Etats-Unis, l’Uruguay, ou le Portugal, représentent des expériences diverses et une formidable opportunité afin de développer une approche pragmatique et adaptée à notre pays. On ne peut ignorer les profonds changements en cours à l’international comme au sein de l’Union européenne : récemment le Luxembourg et Israël ont déclaré vouloir avancer vers des processus de légalisation du cannabis. Il est plus que jamais nécessaire que nous puissions avancer sur des fondements objectifs, notamment via la mission d’information à l’Assemblée nationale, d’autant plus que la crise du Covid-19 a posé la question de la dépendance et du rôle du cannabis en période de confinement et de crise sanitaire. « En tant que médecin, j’espère prescrire bientôt du cannabis médical » Une enquête inédite CANNAVID pilotée par les associations marseillaises Bus 31/32 et Plus Belle La Nuit, en partenariat avec l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), lancée fin avril, s’est intéressée aux conséquences du confinement sur les usages, les pratiques et la santé des consommateurs réguliers de cannabis. Les résultats indiquent une augmentation sensible de la consommation avec des motivations très largement thérapeutiques ou d’automédication liée au stress, aux insomnies, à la douleur. Pour beaucoup, le confinement est resté une douloureuse épreuve que le cannabis est parvenu à soulager. Les services de police soulignent que la logistique des trafics s’est réinventée pour faire face à la crise. Ni la prohibition ni le confinement n’ont eu d’effet sur la consommation. Demain, la logistique des trafics s’organisera aussi en fonction des nouvelles frontières de la légalisation. On fera du marché noir en France tandis qu’on pourra aller s’approvisionner sans contrainte au Luxembourg qui va devenir le premier pays européen à légaliser la culture, le commerce et la consommation du cannabis à usage récréatif. L’absurdité de notre système est avérée. La légalisation du cannabis à échéance 2021 contribuerait donc à sécuriser l’ensemble de la population sur un plan sanitaire et les consommateurs en premier. Mais avant de légaliser il s’agit très vite de dépénaliser l’usage tout en permettant un réel débat public. Dépénaliser comme l’ont fait la plupart de nos voisins européens serait sans doute un signe fort et responsable vis-à-vis des millions de Français qui consomment et en ont assez qu’on ne les considère que comme des malades ou des délinquants. LES SIGNATAIRES François-Michel LAMBERT député et coprésident de LEF (Liberté écologie fraternité) ; Caroline JANVIER, députée LREM ; Jean-Luc BENNAHMIAS, membre du CESE (Conseil économique social et environnemental) et ancien député européen ; Sylvia PINEL, députée PRG ; Guillaume CHICHE, député ; Aurelien Taché, député ; Delphine BAGARRY, députée ; Sébastien NADOT, député MDP (Mouvement des progressistes) ; Jean Lassalle, député ; Michèle VICTORY, députée PS ; Loïc PRUD’HOMME, Député LFI ; Esther BENBASSA, sénatrice EELV ; Olivier CADIC, sénateur UDI ; Frédérique DUMAS, députée ; Jean-Michel CLEMENT, député ; Valérie PETIT, députée ; Hubert JULIEN-LAFERRIERE, député ; Annie CHAPELLIER, députée ; Moetai BROTHERSON, député Tavini huiraatira ; Sonia KRIMI, députée LREM ; Guillaume GONTARD, sénateur ; Joël GIRAUD, député LREM ; Gil AVEROUS, Maire de Châteauroux, LR ; Jean-Luc ROMERO, Conseil Régional IdF, Président de l’ADMD (Association droit de mourir dans la dignité) ; Olivia HICKS, 1er adjoint au Maire de Paris 2eme, EELV ; Stéphane GATIGNON, ancien Maire de SEVRAN ; Gaspard KOENIG, Philosophe et Fondateur de Génération Libre ; Dr Béatrice STAMBUL, psychiatre, Présidente d’honneur d’AFR (Association française réduction des risques) ; Martin VICTOR, chargé de projet RDR BUS 31/32 ; Robert J. GARY-BOBO, membre CREST ENSAE (Centre de recherche en économie et statistique) ; Benoît VAN DERMAEUSEN, 1er Vice-Président JAP coordinateur ; Bénédicte DESFORGES, Collectif Police contre la Prohibition ; Khalid TINASTI, secretaire général de la commission mondiale pour la politique des drogues ; Henri BERGERON, directeur recherches au CNRS ; Dr Aurélie TINLAND, psychiatre ; Dr Michèle BOURELLY, docteur en Pharmacie ; Sandra LA BERTHE, coordinatrice RESAD84 ; Dr William LOWENSTEIN, Président SOS addiction ; Jean-Pierre CECCALDI, Fondateur Magazine le Cannabiste ; Catherine AUMOND Professeur ; Michel KAZATCHKINE, membre commission mondiale pour la politique des drogues ; Renaud COLSON, enseignant chercheur ; Farid GHEHIOUECHE Porte-Parole de Cannabis sans frontières ; Florian CLARTE ; Tom DECORTE Institute For Social Drug Research ; Stéphane MONTIGNY, Président AIDES Paca ; Anne COPEL, GRECC (Groupe de recherche et d’études cliniques sur les cannabidoïdes) ; Dr Christian SUEUR, GRECC ; Nicolas BONNET, GRECC ; Dr Olivier BAGNIS, Médecin Référent du CSAPA (centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie) des Baumettes ; Dr Eric MALBOS, psychiatre ; Dr Guillaume BAYET ; Dr Muriel GREGOIRE, Addictologue ; Dr Rodolphe INGOLD, GRECC ; Fabrice RIZZOLI, Président de CRIM’HALT ; Dr Laurent GOURARIER, Psychiatre ; Pierre CHAPPARD, Membre de psychoactifs ; Fabienne LOPEZ, Principe Actif ; Le CIRC – Le Collectif d’Information et de Recherche Cannabique François-Michel Lambert (député et coprésident de LEF), Caroline Janvier (députée LREM), Jean-Luc Bennhamias (membre du CESE) et Sylvia Pinel (députée PRG) Source: nouvelobs.com
  8. L’appel du 18 joints - Tahiti ©polynesie.la1ere Le jour est choisi pour le jeu de mot bien sûr. L’association Tahiti Herb Culture profite de l’occasion pour faire passer son message sur la légalisation du cannabis thérapeutique. L’autre 18 juin…interdit par la police Tous les ans ils ont pris pour habitude faire leur « appel du 18 joints » le jour anniversaire de l’appel du général de Gaulle. L'association Tahiti Herb Culture milite depuis plusieurs années maintenant pour la légalisation du cannabis à but thérapeutique. Le rassemblement a été interdit par le maire de la ville de Papeete et par le haut-commissaire. Du coup, quelques sympathisants, se sont quand même réunis autour du nouveau Président de l'association Narii Hatete devant la stèle de Pouvanaa A Oopa. Un dépôt de gerbe symbolique, en écho au traditionnel dépôt de gerbe qui commémore l'appel du 18 juin du général de Gaulle. Légaliser le cannabis à but thérapeutique Derrière ce happening médiatique, l’association veut attirer le regard sur les valeurs du cannabis utilisé de manière thérapeutique. Narii Hatete propose des massages à base d'huile de cannabis. C'est ainsi qu'il se soigne lui, et qu'il soigne des patients atteints de diverses pathologies. Beaucoup voudraient que ce remède soit autorisé légalement car il permet de soulager de nombreuses douleurs chroniques. Regardez ce reportage Brigitte Olivier et Patrick Tsing Tsing : ©polynesie Source: la1ere.francetvinfo.fr
  9. Polynésie - 18 juin L’association THC se mobilise de nouveau pour le « cannabis thérapeutique » L’association Tahiti Herb Culture organise un nouveau rassemblement, ce jeudi 18 juin, devant l’assemblée de la Polynésie Française. Le but : obtenir des élus locaux l’autorisation d’une expérimentation du cannabis à usage médical au fenua. Des essais de ce type devraient être lancés dans les mois à venir en métropole. Pour le chef de file du mouvement, Karl Anihia, la Polynésie pourrait à terme devenir le « fournisseur officiel » du marché français. « Pas d’amalgame ». Karl Anihia veut être clair : il ne milite pas pour la légalisation du cannabis récréatif mais pour que des essais cliniques sur le cannabis thérapeutique puissent voir le jour en Polynésie. La demande n’est pas neuve mais bénéficie aujourd’hui d’une nouvelle légitimité : de telles expérimentations doivent démarrer avant janvier 2021 en métropole. En deux ans, environ 3000 patients atteints de maladies graves (douleurs neuropathiques, épilepsies, effets secondaires de chimiothérapie, de soins palliatifs ou de scléroses en plaques…) devraient se voir prescrire du cannabis thérapeutique, souvent en complément de leur traitement, et dans un cadre médical très strict. Un test national qui avait été préconisé par l’Agence française du médicament dès 2018. Quid de la Polynésie ? « Pour l’heure, c’est silence radio », regrette le président de l’association Tahiti Herb Culture (THC). Blocage « électoraliste » Le militant a été condamné en mars 2020 à trois mois de prison avec sursis pour avoir planté un pied de cannabis devant l’assemblée de Polynésie. Une décision dont il a fait appel et qui n’a visiblement pas entamé sa combativité : « C’était un geste symbolique pour sensibiliser les élus locaux, explique-t-il. Au niveau national, les députés ont autorisé l’expérimentation. Localement aucune voix ne s’est exprimée là-dessus ». À l’entendre, les élus polynésiens auraient des réticences à s’intéresser au sujet, de peur de froisser une partie de leur électorat. « C’est clairement un blocage local de la part des politiciens, dit-il. Ils ont le souci de ne pas perdre leur électeurs et le poids des religions, ici, c’est quand même lourd.» Cette frilosité, Karl Anihia l’attribue aussi aux rapports entre le fenua et l’État. Malgré l’expérimentation nationale, d’abord prévue pour le premier semestre 2020, puis décalée à septembre, et qui devrait finalement être lancée « au plus tard en janvier 2021 » à cause de l’épidémie de Covid-19, la France se montre très prudente quant à la légalisation du cannabis, pointe-t-il. Plus, en tout cas, que certains pays européens, et surtout que plusieurs états américains. « On sait que la Polynésie vit grâce à l’État, alors peut-être qu’ils ne veulent pas le brusquer », reprend le président de THC. Manifestation à Tarahoi ce jeudi C’est justement pour brusquer les institutions, ou du moins pour créer le débat, que Tahiti Herb Culture organise une nouveau rassemblement ce jeudi de 10 heures à 13 heures à Tarahoi. La date n’est pas choisie au hasard : « l’appel du 18 joints » est devenu un rendez-vous annuel, dans toute la France, pour les associations cherchant à relancer le débat sur la prohibition du cannabis. D’après les membres de THC, des patients atteints de maladies « qui peuvent être traitées avec du cannabis thérapeutique », devraient être présents ce jeudi à la manifestation. Les membres de THC estiment que la Polynésie a une carte a jouer dans le mouvement de légalisation du cannabis à usage médical. Car pour l’heure, les autorités françaises n’ont d’autres choix que de se fournir en matière première auprès de laboratoires étrangers. Si un marché français du cannabis thérapeutique devait voir le jour, Karl Anihia estime que le fenua pourrait se positionner en tant que « fournisseur officiel ». En tout cas, son association « portera cette candidature ». Tahiti herb Culture milite en outre pour la légalisation de produits thérapeutiques artisanaux, comme du mono’i de cannabis. Aujourd’hui illégal, le produit serait, d’après Karl Anihia, déjà utilisé par certains patients pour soulager leurs maux. Des produits qui ne rentrent pas dans le cadre fixé pour l’expérimentation nationale du cannabis à usage médical. Source: radio1.pf
  10. L’époque n’étant pas au partage de pétard mais plutôt aux distanciations physiques (et non sociales), le CIRC ne donnera pas rendez-vous aux cannabinophiles jeudi prochain pour son traditionnel Appel du 18 Joint, que ce soit à Lyon, Paris ou ailleurs. Nous le regrettons d’autant plus en ce 50ème anniversaire de la sinistre loi sur les stupéfiants que nous aurions pu, le temps d’un après-midi, enfreindre dans la joie et la bonne humeur. Mais ne doutons pas qu’ils et elles seront un certain nombre à braver ce satané virus et à venir se poser sur la pelouse du parc de La Villette autour de 18h ce 18 juin. Le CIRC compte cependant bien marquer cette année de « commémoration » et ne manquera pas, d’ici à la fin de l’année, d’organiser, avec ses habituels complices, un rendez-vous « sub-festif ». À suivre… Fédération des CIRC Source: facebook.com
  11. Depuis Quimper (Finistère), Pierre-Yves Normand se bat pour que tous les usages du chanvre se développent : alimentaire, thérapeutique, bien-être, textile... Pierre-Yves Normand président Bretagne chanvre développement. Au XVIIIe siècle, la Bretagne était recouverte de champs de chanvre qui servait à confectionner des cordages, des vêtements, des voiles… Aujourd’hui, la région n’en compte plus que quelques dizaines d’hectares. L’autorisation du chanvre pour des usages thérapeutique et bien-être, pourrait changer la donne. Pierre-Yves Normand milite dans ce sens depuis Quimper (Finistère). Une plante formidable ! Il préside depuis près de vingt ans Bretagne chanvre développement. Il connaît sur le bout des doigts cette plante (de son nom latin cannabis sativa) et ses multiples champs d’applications : Elle est formidable ! On peut en faire de l’isolant, de l’huile, de la bière, des fibres textiles, du biocarburant, des médicaments… Et en plus, sa culture est très écologique : elle ne nécessite aucun produit sanitaire, régénère les sols et capte plus de CO2 à l’hectare qu’une forêt ! Dans le Finistère, une dizaine d’agriculteurs cultivent du chanvre. Bretagne chanvre développement presse les graines récoltées pour en faire de l’huile (1000 l produite) vendue sur les marchés du Sud Finistère. Par ailleurs, elle travaille de concert avec Tri Martelod pour brasser la bière au chanvre, Startigen (5 000 l). Bretagne chanvre développement produit de la bière et de l’huile. (©Côté Quimper) Une expérimentation de chanvre thérapeutique Bretagne chanvre développement et le Syndicat du chanvre, dont fait également partie Pierre-Yves Normand, se battent aussi pour l’autorisation du chanvre thérapeutique et du chanvre bien-être. Les deux associations participent à une expérimentation du chanvre thérapeutique avec l’Agence nationale de sécurité du médicament. Explication de Pierre-Yves Normand : 5000 patients souffrant de douleurs neuropathiques persistantes vont y participer pendant un an à partir de janvier 2021. Le but n’est pas de vérifier l’efficacité du chanvre. La littérature est suffisamment abondante sur le but. Le but est de définir les produits, les modes de distribution… Deux types de produits pourraient être expérimenté : les fleurs et les résidus de la plante sous forme d’huile. Des interdits à lever Rappelons qu’à l’heure actuelle l’utilisation du cannabis thérapeutique est interdite en France. Par ailleurs, la législation française interdit la culture des plants contenant des taux supérieurs à 0,2 % de THC (tetrahydrocannabinol, l’un des principes actifs de la plante. Pierre-Yves Normand espère que ces interdits seront levés rapidement : Les Canadiens, les Portugais, les Américains… ont une longueur d’avance sur nous. Ils produisent du chanvre thérapeutique. Il serait fort dommage de louper le coche. Mon association a travaillé sur un protocole de culture, de récolte, de séchage… C’est extrêmement rigoureux car on est dans le médical. Dans le Finistère, l’été dernier, des fleurs ont été récoltées, séchées puis broyées. Elles pourraient servir de matière première aux produits expérimentées. Pierre-Yves Normand reste prudent sur cette expérimentation et tous les obstacles encore à venir. Le sujet est très sensible. Petite victoire dans l’affaire Kanavape Celui du chanvre bien-être l’est encore davantage. C’est un autre cheval de bataille du Finistérien. Dans ce domaine, une petite victoire vient d’être remportée. Saisie dans l’affaire Kanavape, la Cour de justice de l’Union européenne vient de rendre un avis positif sur l’utilisation de la plante entière de chanvre. Cet avis devrait être confirmé en septembre. Si c’est bien le cas, la France devra se mettre en conformité avec cette décision. Pierre-Yves Normand se démène pour un autre usage du chanvre : le textile. Un prototype de machine à défibrer a été mis au point. Il faut que la Bretagne saisisse cette opportunité. On pourrait créer une filière textile chez nous. C’est le bon moment. Cette filière correspond aux attentes sociales, écologiques. Reste à trouver les financements. Source: actu.fr
  12. Des cultivateurs de cannabis pourront postuler en juillet auprès du gouvernement néerlandais pour approvisionner légalement certains des célèbres coffee shops du pays, a annoncé ce mardi le ministère de la Santé. Le gouvernement avait donné son feu vert en 2018 à une expérimentation à grande échelle, autorisant dix municipalités à cultiver légalement le cannabis. Le but de l'expérience est de mesurer les effets de la culture du cannabis sur la criminalité, la sécurité, les troubles à l'ordre public et la santé. « Les producteurs candidats qui souhaitent participer à l'expérience sur le cannabis peuvent postuler à partir du 1er juillet 2020, et ce jusqu'au 28 », a déclaré le ministère de la Santé dans un communiqué. Le gouvernement prévoit environ six mois pour sélectionner dix producteurs selon des critères précis: le projet d'un candidat doit notamment prévoir la production d'au minimum 6 500 kg de chanvre sec et un éventail de dix variétés différentes de chanvre ou de haschich. Cinq plants de cannabis pour chaque citoyen Selon ce plan du gouvernement, qui a reçu l'aval du Conseil d'État, les municipalités concernées vont superviser sur plusieurs années la culture de cannabis et sa distribution aux coffee shops, qui pourront le vendre aux clients. Les Pays-Bas ont décriminalisé la vente de petites quantités de cannabis - moins de cinq grammes - en 1976 et la loi autorise chaque citoyen à cultiver légalement cinq plants de cannabis pour son usage personnel. Mais la culture et la vente en gros de marijuana demeurent interdites, ce qui incite les centaines de propriétaires des coffee shops à s'approvisionner auprès du crime organisé pour satisfaire la demande. Source: rfi.fr & capital.fr
  13. Un ressortissant français a été convoqué, vendredi 5 juin, devant le tribunal correctionnel d’Albertville. Gérant d’une société italienne spécialisée dans la vente de produits à base de “CBD”, il était poursuivi pour “importation, de transport et de détention de stupéfiants” Par Olivier MASSEBOEUF Photo Le DL/Sylvain MUSCIO Le 4 janvier 2019, les autorités douanières en opération de contrôle routier à la barrière de péage de Saint-Michel-de-Maurienne interceptaient un véhicule provenant d’Italie. À son bord, le chien renifleur des agents détectait rapidement une substance s’apparentant à de l’herbe de cannabis d’un poids de 622 grammes. Soumis pour analyse au laboratoire des douanes, le produit suspect se révélait positif au THC, la substance psychotrope et, de ce fait, illicite du cannabis. Sans contester la nature de la marchandise, son détenteur expliquait cependant qu’il s’agissait de cannabis produit essentiellement à base de “CBD” (ou cannabidiol), une molécule non psychoactive reconnue comme légale dans la plupart des pays européens au regard, notamment, de son effet thérapeutique. Gérant d’une société basée à Turin, spécialisée dans la vente de produits à base de “CBD” tels que des fleurs de chanvre, des tisanes, des bonbons ou encore du liquide de vapotage, le ressortissant français âgé de 27 ans a été convoqué, vendredi 5 juin, devant le tribunal correctionnel d’Albertville. Convaincu d’être dans la légalité en venant vendre ses produits en France, il a contesté le délit “d’importation, de transport et de détention de stupéfiants” qui lui était reproché. « Je me suis installé en Italie car la loi française et assez floue sur le sujet alors qu’en Italie, le cannabis de “CBD” est autorisé dès lors que le “THC” [la principale molécule active du cannabis, NDLR] qu’il contient est très infime », a-t-il affirmé. Il lui est interdit de gérer une entreprise durant trois ans Intervenante à la procédure, la représentante des douanes, Véronique Royal, a évoqué « un dossier très particulier ». « Même si la législation française n’est pas très claire à propos du “CBD”, l’analyse du laboratoire a détecté ce produit positif au “THC” ce qui suffit à le rendre illicite sur le territoire. » Rejoignant cette analyse, la procureure Sandrine Checler a requis une peine de 10 mois de prison avec sursis. Pour l’avocat de la défense, Me Pierre Donguy du barreau de Grenoble, son client n’a pas enfreint la loi. « L’Organisation mondiale de la santé a déjà confirmé que le “CBD” n’était pas nocif pour la santé, à la différence du “THC” qui, même en quantité très infime, est toujours présente dans la plante de chanvre, y compris celle utilisée par les industriels. Si on pousse jusqu’au bout l’analyse du ministère public, il faudrait alors aussi poursuivre au pénal certaines enseignes de bricolage qui vendent des produits à base de chanvre. » Reconnu coupable des infractions reprochées, le détenteur du cannabis a été condamné à huit mois de prison avec sursis, ainsi qu’à une interdiction de gérer une entreprise durant trois ans. Son avocat a aussitôt fait part de son intention de contester la décision en appel. Source: ledauphine.com
  14. Des habitants aussi stupéfaits qu’amusés ont vu arriver des masques commandés par la ville avec des motifs végétaux très… particuliers. Le Vésinet a acheté un lot de masques au milieu duquel se trouvaient des exemplaires représentant des feuilles de cannabis. DR Par Sébastien Birden et Maxime Fieschi Tout jaunes avec des feuilles de cannabis… Des collectors qui s'échangeront peut-être sous le manteau dans quelque temps. Ces masques de protection lavables font beaucoup parler d'eux au Vésinet. On n'en compte pourtant pas plus de 300 ou 500 selon la mairie, qui les a commandés auprès d'un intermédiaire qui les achète en Chine. « On avait passé commande de 15 000 masques avec des tissus à motifs, explique le maire (DVD) Bernard Grouchko, qui prend la chose avec humour. Il y avait des dizaines de décors différents : des oiseaux, des arbres, des cerises, des étoiles… Et parmi eux, sans que nous n'ayons été informés, figurait ce dessin avec des feuilles de cannabis. Certains préféraient y voir une feuille d'érable, mais il faut se rendre à l'évidence : c'est bel et bien du cannabis ! » Dans la ville, certains ne prennent pas la chose de manière aussi détendue et accusent la ville de légèreté. Sur les réseaux sociaux, des habitants mettent en avant le fait que la représentation de produits stupéfiants est illégale et que ceux qui portent ces masques risquent gros. Les porter peut être assimilé à une publicité aux produits stupéfiants, punie par la loi Effectivement, quel que soit le support (vêtements, bijoux, livres, etc.), la publicité, l'incitation ou la présentation sous un jour favorable des produits classés stupéfiants est punie, selon l'article L3421-4 du Code de la santé publique. DR La peine maximale encourue est de 5 ans d'emprisonnement et 75 000 € d'amende, même si les forces de l'ordre ne verbalisent rarement des particuliers pour ce genre de délit. « Puisqu'ils sont illégaux, nous les retirerons des lots et nous demanderons aux gens de ne pas les porter », réagit Bernard Grouchko, qui souhaite en rester là. « Il n'y a pas matière à polémiquer, insiste l'élu, candidat à un deuxième mandat le 28 juin prochain. Il s'agit d'une petite quantité de masques et je vais alerter le vendeur pour lui demander de ne plus nous livrer ce genre de tissu, si nous devions en commander à l'avenir. » Source: leparisien.fr