mrpolo

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  1. Le procès du Cannabis social club de Namur s'est tenu ce vendredi matin devant le tribunal correctionnel. Cinq personnes sont poursuivies pour trafic de stupéfiants. Ils avaient, en 2013, créé une asbl pour cultiver et vendre du cannabis à leurs membres. Le procès du cannabis social club de Namur s'est tenu ce vendredi matin devant le tribunal correctionnel - © RTBF - flou Pour eux, ce projet était conforme à la politique actuelle des Parquets belges, qui ne poursuivent plus les simples consommateurs ni même les personnes qui cultivent un plant de cannabis chez eux. Mais le Parquet de Namur ne l'entend pas de cette oreille. "Nul n'est censé ignorer la loi", a rappelé en substance la substitute du procureur du Roi. Et il n'est pas permis de produire et de vendre du cannabis en Belgique. En l'occurrence, c'est plus de 4 kilos de marijuana que la police a saisis dans les locaux du cannabis club de Namur en juillet 2014. On est très loin, constate le Parquet, d'une possession de trois grammes par personne tolérée en Belgique. "La loi n'est plus claire" "Pas d'accord !, a répondu maître Blaise Ghesquière, qui défend un des administrateurs de l'asbl. Il n'y avait pas plus de plants de cannabis que de membres cotisants : un plant par personne. Le Cannabis club est resté dans les limites d'une production pour la consommation personnelle, qui est tolérée en Belgique depuis 2005." "La loi n'est plus claire, a insisté pour sa part maître Pierre-Jean-Richard, qui défend un autre fondateur de l'asbl. La circulaire des Parquets de 2005 prône une tolérance par rapport à la consommation personnelle de cannabis ; et dans l'esprit du public, c'est donc permis." "Nos clients sont des militants, pas des délinquants" Les avocats de la défense n'ont pas manqué de rappeler que plusieurs Etats américains mais aussi maintenant le Canada ont libéralisé le cannabis. Que le débat évolue rapidement. Et que chez nous, à Mons, ce sont les pouvoirs communaux eux-mêmes qui envisagent une expérience-pilote comparable. "Nos clients sont des militants, pas de délinquants", ont conclu les avocats, qui demandent l'acquittement. Après quatre ans de procédure, le tribunal correctionnel a promis d'aller vite. Jugement le 7 septembre. Source: rtbf.be
  2. Chalon-sur-Saône - La boutique de cannabis visée par la justice : les commerçants en garde à vue Laura Vincent, franchisée Bestown, s’est lancée avec son frère dans la vente légale de cannabis et autres produits dérivés. Ils ont élu domicile rue de Belfort à Chalon. Mais des produits illicites ont été trouvé par les services de police lors d'une visite ce jeudi matin. Les commerçants placés en garde à vue ont été relâché.. Photo Archives Le JSL L'ouverture du magasin Bestown, rue de Belfort à Chalon-sur-Saône, spécialisé dans la vente de produits plus ou moins toléré à base de cannabis (extraits et/ou dérivés), a sérieusement perturbé les services de la justice et de la police. Lesquels ont mené une enquête visant à déterminer si le "moins" toléré l'était vraiment. Ce matin, les services de police ont donc opéré une visite dans le magasin, sur ordonnance du parquet. "Ils ont découvert au sein de cet établissement plus de 665gr de têtes de plants ou herbe de cannabis, et environ 120gr de résine de cannabis, offerts à la vente. (...) Les commerçants ont reconnu avoir procédé à la vente de têtes de plants et de résine de cannabis depuis l'ouverture du magasin le 9 juin 2018." indique par communiqué (lire ci-dessous) le Procureur de la République. Placés en garde à vue dans la journée, les commerçants ont toutefois été relâchés par les services de police un peu plus tard. Il n'est pas indiqué que la boutique devra fermer, ni si d'autres saisies ont eu lieu dans les autres boutiques de la franchise Bestown. Communiqué du Procureur de la République Le communiqué de presse du procureur de la République Source: lejsl.com
  3. La France n'est pas la Hollande. La législation de notre pays en matière de stupéfiants n'a évidemment rien à voir avec celle, très libérale, des Pays-Bas. Pourtant, il est tout à fait possible en France aujourd'hui, de consommer du cannabis acheté dans une boutique ayant pignon sur rue. Ces «coffee-shops», qui depuis plusieurs mois fleurissent sur le territoire français, profitent du récent développement du marché européen des produits à base de cannabidiole (CBD), une substance contenue dans le cannabis qui n'est pas interdite en France, contrairement au THC. Huiles, feuilles et fleurs Le CBD n'a pas d'effet «stupéfiant», il n'agit pas sur le psychisme. Vendu sous forme d‘huile, de résine, de feuilles, de fleurs ou de liquide pour cigarettes électroniques, le cannabidiole ne «défonce» pas, mais il aurait un effet positif sur l'anxiété, sur le stress. Il serait aussi une aide précieuse pour combattre l'addiction. Et certains consommateurs lui prêtent des propriétés antivomitives. Pour le moment, aucune étude reconnue ne confirme les témoignages des consommateurs de CBD, et il est formellement interdit aux vendeurs d'utiliser l'argument thérapeutique dans la promotion de leurs produits. Parmi les consommateurs de cannabidiole, des malades du cancer trouvent dans ce produit un moyen de calmer les effets secondaires de la chimiothérapie. Bertrand Rambaud, président de l'Union francophone pour les cannabinoïdes en médecine, est lui malade du Sida et considère le cannabis comme un «médicament» indispensable : «Sans le cannabis, je ne peux pas prendre mes traitements, les effets secondaires sont trop violents et sans mes traitements je suis mort. Il est nécessaire dans mon cas de pouvoir avoir accès aux deux.» À Toulouse, William, de la boutique Smoke Dog, confirme une clientèle intéressée par les effets médicaux du cannabis. Notamment «des gens qui combattent une dépendance». William explique : «Des addictologues m'envoient certains de leurs patients pour acheter des fleurs. Des gens de 40 à 50 ans qui ont été des gros fumeurs d'herbe, pour qui la gestuelle est importante». Pourtant, affirme William, «ce type de produits n'est pas celui qui fait ressentir le plus les effets du cannabidiole, les huiles, par exemple, peuvent être bien plus concentrées en CBD.» CBD autorisé, THC interdit L'ambiguïté de certains produits CBD dont l'emballage affiche la présence de «THC inférieur à 0,2 %», a dernièrement fait réagir les pouvoirs publics. Le 11 juin dernier la mission interministérielle de lutte contre les drogues a publié un communiqué pour rappeler que la vente de produits finis contenant du THC était strictement interdite par la loi, ciblant directement les articles au cannabidiole. La ministre de la Santé Agnès Buzyn s'est également exprimée sur le sujet, la semaine dernière, faisant planer une menace de fermeture sur les coffee-shops qui ne respecteraient pas la loi. Pour autant, Agnès Buzyn, reste ouverte au débat sur l'usage thérapeutique du cannabis. Sur France Inter, en mai dernier, la ministre a affirmé «qu'il n'y a aucune raison d'exclure, sous prétexte que c'est du cannabis, une molécule qui peut être intéressante pour le traitement de certaines douleurs très invalidantes». Elle se positionne ainsi dans la continuité de la politique initiée en 2013 par Marisol Touraine. La ministre de la Santé d'alors avait autorisé la mise en vente de médicaments à base de cannabis. En 2014, le Sativex, contenant du CBD et du THC destiné à soulager les malades de scléroses en plaques, recevait une autorisation de commercialisation. Aujourd'hui, pourtant, le Sativex n'a toujours pas été mis en vente en raison d'un désaccord sur le prix entre le laboratoire qui le produit et le Comité économique des produits de santé. Deux autres médicaments à base de cannabis sont également disponibles en France, l'un contre les effets secondaires de la chimiothérapie et l'autre pour combattre les crises d'épilepsie, mais tous deux sont soumis à des autorisations temporaires d'utilisation. L'image du cannabis en France pourrait donc rapidement changer sous l'impulsion de patients qui revendiquent de plus en plus son usage thérapeutique. Reste cependant à définir un champ légal à l'utilisation médical d'une plante longtemps considérée seulement comme une drogue. En France, la mise à l'amende du cannabis Contrairement à certains de ses voisins européens, la France ne s'est jamais engagée sur la voie de la dépénalisation du cannabis. Au contraire, elle va renforcer son arsenal juridique avec la mise en place d'une amende de 250 euros pour les consommateurs de cannabis pris sur le fait par la police. Cette mesure s'inspire d'un rapport parlementaire présenté en janvier dernier que la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a inscrit dans le projet de loi sur la procédure pénale qui sera présenté d'ici quelques mois. Le but de cette amende : punir de façon plus efficace les consommateurs de drogues. En 2015, 140 000 personnes étaient interpellées, et seules 1 283 peines de prison ferme ont été prononcées, une majorité des interpellés ayant écopé d'un rappel à la loi. Selon Nicole Belloubet, cette nouvelle procédure «ne viendra pas se substituer aux autres types de réponses pénales déjà existantes». La loi de 1970 prévoit un an de prison et 3 750 euros d'amende pour la consommation de cannabis. La ministre n'a pas retenu la proposition du rapport qui préconisait de transformer ce type de délit en infraction, permettait aux consommateurs d'éviter le procès, et ouvrait la voie à la dépénalisation. Source: ladepeche.fr Sondage : les Français et le cannabis Sondage : les Français et le cannabis Où en sont les Français avec le cannabis ? Une enquête réalisée par l'Ifop pour Terra Nova dresse le portrait d'une opinion en train de changer. 51 % des Français seraient ainsi favorables (40 % ont une opinion contraire) à «une régulation et un encadrement du cannabis» géré par l'état et selon certaines règles bien établies (interdit aux mineurs, au volant et dans les lieux publics). Les Français reconnaissent les effets positifs que pourrait apporter une telle réforme (recettes fiscales, renforcement de la lutte contre le marché illégal) mais souhaitent, à une très large majorité, l'organisation d'un grand débat. L'enquête nous apprend également que les sympathisants de gauche sont les plus nombreux à avoir déjà «tiré sur un pétard» (Ecologistes 55 % et LFI 52 %), Les Marcheurs ne sont plus que 29 % et Les Républicains 22 %. Mais surprise, au Rassemblement national (ex-FN), ils sont 39 % à avoir essayé. Comme les Insoumis, l'électorat du RN est jeune et les moins de 35 ans sont 45 % à avoir bravé cet interdit. Source: La Dépêche du Midi Cannabis : le débat relancé Cannabis : le débat relancé./ Photo DDM Seuls deux pays au monde, l'Uruguay et le Canada, ont légiféré en faveur d'un usage récréatif du cannabis. Aux États-Unis, la légalisation votée au Colorado en 2012 a dopé l'économie au-delà des prévisions les plus optimistes. Pour le moment, l'Europe résiste mais jusqu'à quand ? Pour la première fois dans quelques mois, un pays du G7 autorisera la culture, la vente et la consommation du cannabis sur l'ensemble de son territoire. Mercredi 20 juin, Justin Trudeau, Premier ministre du Canada a précisé la date d'entrée en vigueur de la loi de libéralisation : le 17 octobre 2018. Le Canada est le deuxième pays au monde à autoriser l'usage récréatif de la plante après l'Uruguay. Ses habitants âgés d'au moins 18 ou 19 ans pourront donc dès l'automne, acheter du cannabis séché, des graines, des plants ou de l'huile ; ils pourront posséder 30 grammes de produit et seront autorisés à faire poussser jusqu'à quatre plants de cannabis par ménage. «Nous nous sommes engagés à améliorer notre système pour mieux protéger nos jeunes et priver d'argent le crime organisé», a commenté le Premier ministre canadien lors d'une séance de la Chambre des communes, évoquant à travers la lutte contre la criminalité liée à la drogue, l'enjeu économique que représente le cannabis. Une manne financière qui a fait gagner à la plante le surnom d'«or vert» de l'autre côté de la frontière canadienne. Le voisin américain compte déjà 22 États autorisant l'usage de la plante à des fins médicales, dont huit qui ont également légiféré en faveur d'un usage récréatif. En 2015, le Colorado, premier État à avoir autorisé la consommation du cannabis sans restriction thérapeutique en 2012, estimait à 2,7 milliards les recettes liées au marché de la marijuana*. Tant et si bien que les taxes prélevées sur la vente de l'herbe, estimées à 50 millions de dollars, ont dépassé les prévisions fiscales de l'administration, obligeant le Colorado à reverser le «trop-perçu» à ses citoyens, comme l'y obligeait sa Constitution. En Europe, la culture de la ganja* ne connaît pas le même essor. Même si 17 pays ont ou vont autoriser le cannabis médical, l'usage récréatif est au mieux dépénalisé – à part en Hollande où la vente et la consommation et depuis février 2017, la culture, sont autorisés. Sur le sujet, la France reste très frileuse car même si l'Hexagone est confronté depuis quelques mois à un essor de la vente de produits à base de cannabidiol, le débat sur l'usage thérapeutique de la plante en est tout juste à ses prémices. Pourtant, celui-ci pourrait très vite s'accélérer, sous l'impulsion d'élus du département de la Creuse qui voient dans la culture du chanvre thérapeutique un moyen inespéré de relancer l'économie du département. Ainsi, ces derniers comptent faire la demande au président de la République d'une autorisation d'expérimentation de «plantation de cannabis à vocation médicinale, sa transformation, sa valorisation économique et sa distribution contre suivi médical strict et sous contrôle de l'État». Pour faire de la Creuse le Colorado français ? * Autres noms du cannabis Par Mathieu Quintard Source: ladepeche.fr
  4. Hello Pour l'histoire le Profeseur Costentin est Dr en pharmacologie et détenteur de brevets sur des antidouleurs à base d'opiacés Particulièrement nuisible depuis l'ère Sarkozy, il fini de se décrédibiliser depuis par ses positions extrémistes pour la prohibition... Costentin, parce qu'il le vaut bien 2007 Jean Costentin est-il dangereux ? 2017 A quoi sert l'Académie de Médecine ? 2017 bref un triste sire... a++
  5. La dépénalisation du cannabis engendre-t-elle plus de drogués ? L'Académie nationale de médecine en est convaincue. La réalité n'est pas si simple. Différents types de cannabis CBD en vente dans une boutique spécialisée, le 30 mai 2018 à Annoeullin, près de Lille, dans le Nord AFP - PHILIPPE HUGUEN L'Académie nationale de médecine vient de faire paraître un communiqué de presse en réaction à la multiplication des boutiques qui vendent actuellement en France du "cannabis CBD ", mettant à nouveau en garde contre les dangers de la dépénalisation de cette substance. L'Académie rappelle plusieurs points sur la dangerosité du tetrahydrocannabidol (THC), le principe actif de la drogue, ses effets psycho-cognitifs et l'implication de la consommation dans les pratiques à risque et notamment les accidents sur la voie publique. Elle établit notamment un point très intéressant en s'appuyant sur l'exemple des Etats-Unis, dont plusieurs Etats ont dépénalisé l'usage du cannabis: “Dès 2015, il était établi que l'autorisation d'usage du cannabis à des fins médicales était responsable chez les sujets de 12 à 20 ans d'une augmentation de l'initiation à la drogue. Le nombre de consommateurs est passé de 5,55% à 9,15% dans les 15 Etats concernés contre 4,5 à 6,7% dans les 24 états où la drogue est restée illicite.“ Cette analyse nécessite cependant un décryptage qui en limite la portée. - Rappelons tout d'abord que les produits en vente dans les différentes officines en France sont légaux, même si la ministre de la Santé Agnès Buzyn souhaite en revoir la législation. Il ne s'agit pas de drogues, car ils contiennent en effet trop peu de THC, pour engendrer les mêmes effets que le "cannabis classique" : 0,2% au maximum contre 15% à 30% dans les produits illicites. Il s'agit en fait de chanvre augmenté en cannabidiol (CBD), l'un des autres nombreux composés du cannabis sans effet psychotrope, poussé à 5% en moyenne alors qu'il n'est que de 1% dans la plupart des variétés illicites. - Il ne s'agit en aucun cas du cannabis dit "médical" autorisé dans certains Etats des Etats-Unis, mais dont la commercialisation est interdite en France. Le "cannabis médical" est prescrit de façon compassionnelle pour certaines indications médicales graves. Ainsi, ses propriétés euphoriques, anti-douleurs ou orexigènes (qui donnent faim) peuvent soulager des malades du sida, du cancer, ou de la sclérose en plaques. Mais toutes ces propriétés sont dues au THC. Le CBD n'a pas d'effets analogues. - Les chiffres d'augmentation de la consommation de drogues dans les Etats américains ayant autorisé l'usage du cannabis médical - sur lesquels s'appuie l'Académie de médecine - doivent être comparés à l'augmentation de celle-ci sur l'ensemble du territoire. Or, on y constate que l'augmentation est globale, et inférieure de seulement 1,4% dans les Etats prohibitionnistes. - Enfin, l'analyse de l'Académie de médecine omet de mentionner une autre statistique très intéressante soulignée par plusieurs études publiées en mai de cette année dans le journal JAMA Internal Medecine : dans tous les Etats américains où le commerce du cannabis médical est légal, les prescriptions d'opioïdes (héroïne, Fentanyl...) ont chuté de près de 6% comparé aux Etats où le cannabis n'est pas distribué. Rappelons que ces drogues redoutables sont responsables chaque année de plus de 60 000 morts par overdoses sur le seul territoire américain et qu'elles représentent un fléau de santé publique : en quinze ans, la crise des opioïdes aux Etats-Unis a déjà tué un demi-million de personnes, soit plus que le total des Américains morts durant la Seconde guerre mondiale... Par Hervé Ratel Source: sciencesetavenir.fr
  6. Le gouvernement canadien légalise le cannabis, les industriels planent Après l'Uruguay en 2013, le Canada est le deuxième pays au monde à légaliser cette drogue douce. C'est une victoire politique pour Justin Trudeau. Après l'Uruguay en 2013, le Canada est devenu le deuxième pays au monde à légaliser la libre consommation et la production de cannabis. Après la Chambre basse, le Sénat a adopté à son tour mardi le projet de loi du gouvernement, qui entrera en vigueur le 17 octobre, a annoncé ce mercredi le Premier ministre canadien. Celui-ci n'a pas tardé à se féliciter du vote de cette promesse de campagne. « Il est trop facile pour nos enfants d'obtenir de la marijuana et pour les criminels d'en tirer profit. Aujourd'hui, nous changeons cela », a-t-il tweeté. La fin de l'interdiction - qui remontait à 1923 - autorisera les Canadiens à acheter du cannabis produit sous licence, à cultiver jusqu'à quatre plants de marijuana chez eux et à se balader avec 30 grammes de cannabis. Il reviendra aux provinces d'organiser la vente de ce produit et de ses dérivés. Le Canada autorisait depuis 2001 la consommation de cannabis à des fins thérapeutiques. Un marché prometteur La légalisation de cette drogue douce fait déjà planer les industriels, qui voient un marché prometteur s'ouvrir devant eux. Le Canada compte plusieurs géants du cannabis comme Canopy Growth Corp, Aurora, MedReleaf et Aphria, dont la valorisation boursière dépasse le milliard de dollars. En prévision du vote de la loi, le secteur a accéléré sa consolidation ces derniers mois . Aurora a racheté récemment sa compatriote MedReleaf Corp pour près de 3 milliards de dollars canadiens (1,9 milliard d'euros), réalisant la plus grosse acquisition de l'histoire du secteur . Malgré l'interdiction, 4,9 millions de Canadiens âgés de 15 à 64 ans ont consommé du cannabis à des fins récréatives en 2017, selon une étude de Statistique Canada. En moyenne, ils ont dépensé 1.200 dollars canadiens (830 euros environ) pour se procurer cette drogue, pour un montant total estimé à 5,7 milliards de dollars. 90 % de ces dépenses étaient destinées à un usage récréatif. A titre de comparaison, les Canadiens ont déboursé 22,3 milliards de dollars pour l'achat d'alcool et 16 milliards de dollars pour l'achat de tabac en 2016. Hausse attendue de la consommation Selon une étude récente de Deloitte , les Canadiens pourraient dépenser jusqu'à 7,17 milliards de dollars en produits de cannabis en 2019, et ainsi augmenter leur consommation de 35 %. A elles seules, « les ventes légales de cannabis à usage récréatif pourraient générer jusqu'à 4,34 milliards de dollars », souligne le cabinet d'étude, tout en relevant que « le marché illégal pourrait continuer de générer plus de 1 milliard de dollars par année ». Adrien Lelièvre Source: lesechos.fr
  7. La relation qui lie le cannabis à la société est ancienne et profondément controversée. Au cours de l’histoire, le cannabis a pu être associé à la santé, aux loisirs, à la pop culture ou aux comportements criminels et immoraux. Mais au-delà du simple débat sur l'aspect moral, l’étude des marchés du cannabis a besoin d’interdisciplinarité, afin de savoir ce qui est requis pour construire un marché contesté efficace. Un nouveau chapitre de l’histoire sociale du cannabis Depuis peu néanmoins, un nouveau chapitre de l’histoire sociale du cannabis est en train de s’écrire. La « War on Drugs » (guerre contre la drogue) qui dure depuis des décennies aux États-Unis est de plus en plus considérée comme un échec et l’opinion publique évolue en faveur de la dépénalisation. En France par exemple, un sondage réalisé en 2016 a démontré que 85% des personnes interrogées considèrent que les lois actuelles ne sont pas efficaces pour combattre le trafic de drogue et l’usage du cannabis. Ce nouveau chapitre ne porte cependant pas tant sur la dépénalisation que sur la marchandisation. L’élément nouveau est que plusieurs juridictions – des Etats américains comme le Colorado, le Washington ou la Californie, et des pays comme le Canada – cherchent à créer des marchés régulés et sponsorisés par l’Etat pour la production du cannabis, sa vente et sa consommation. La dépénalisation et la légalisation, comme l’a déjà dit Mark Kleiman, sont “des propositions très différentes”. Pour dépénaliser le cannabis, il faut changer les lois ou alléger leur application – un mouvement déjà engagé depuis longtemps à certains endroits, comme Amsterdam. Et pour construire un marché légal dès le début il en faut bien sûr plus, surtout s’il veut rivaliser avec les marchés illégaux existants, tout en augmentant les recettes et en protégeant la santé publique. Que faut-il pour construire un marché contesté efficace ? Cela demande d’abord de penser de façon critique et proactive à ce qui est nécessaire pour construire un marché efficace et qui fonctionne. L’opinion dominante, depuis la Richesse des nations d’Adam Smith (1776), est que les marchés émergent de façon spontanée et naturelle à partir du « penchant qui les porte à trafiquer, à faire des trocs et des échanges d’une chose pour une autre. » Mais la marchandisation du cannabis demande plus que cela. Il faut donc que les législateurs et les régulateurs deviennent des concepteurs de marchés particulièrement compétents, et que les électeurs et les dirigeants politiques deviennent des critiques perspicaces des conceptions (ou design) du marché. Effectivement, toute une série de choix de conception liés à la marchandisation –systèmes d’accréditation, bases fiscales, tests, sources des capitaux, obligations de reporting, … – affectent tous ces marchés qui émergent. Des choix limités et souvent très techniques détermineront qui pourra participer aux marchés du cannabis de demain, où les récompenses financières s’accumuleront, quel type de qualités sera de valeur, et même les types de produits de cannabis disponibles aux consommateurs. Mais aujourd’hui, ces questions de conception de marché sont souvent éclipsées par des débats simplistes sur le cannabis lui-même, pour savoir s’il s’agit de quelque chose de positif ou de négatif. Les marchés du cannabis permettent des « forums hybrides » Ce nouveau chapitre de l’histoire sociale du cannabis nous donne également l’opportunité de questionner et aborder des problèmes plus larges sur la relation entre le business et la politique, et entre l’économie et la société. Ces expériences dans la conception de marchés nous permettent de réfléchir aux limites de l’enseignement selon lequel le business et la politique, et l’économie et la société ne se mélangent pas et ne devraient pas se mélanger. Les marchés de cannabis fournissent ce que Michel Callon a décrit comme « des forums hybrides » : des espaces publics où les problèmes économiques, politiques et sociaux débordent de leurs frontières « traditionnelles » et entrent en contact l’un avec l’autre. Dans des marchés contestés comme ceux liés au cannabis, les valeurs économiques, politiques, et sociales interagiront en effet de manière continue et explicite. Il nous faut apprendre de ces interactions. Des économistes-entrepreneurs (comme Albert Hirschman) et des sociologues (comme Mark Granovetter et Viviana Zelizer) ont attiré l’attention sur ces interactions. Mais trop souvent les questions liées à l’économie sont traitées par des économistes et les questions de sociologie par des sociologues. De bonnes politiques, comme des marchés « efficaces », auront besoin que ces silos traditionnels disparaissent. Au-delà du business : un besoin d’interdisciplinarité Les débats sur une nouvelle approche de la gouvernance du cannabis font rage, et des demandes de changement apparaissent. Alors que la France paraît alléger ses lois contre l’usage du cannabis, il est important de débattre le contenu de ce prochain chapitre de l’histoire sociale du cannabis. Nous pensons que cela nécessite de réfléchir au cannabis dans les deux sens du terme. L’interdisciplinarité sera centrale dans ces deux mouvements. Afin d’apprendre des expériences actuellement en cours et d’enrichir le débat public, des économistes, des politologues, des sociologues, des étudiants en médecine ou en business… devront s’engager profondément. Ces disciplines auront cependant besoin de pousser les limites de leurs domaines respectifs et de les transformer, parfois jusqu’à un stade inconfortable. Les experts des écoles de commerce devront comprendre que le business est bien plus que la simple maximisation de revenus et la construction de valeur pour les parties prenantes : ils doivent donc redéfinir le domaine même du business comme social et politique. Les workshops « Contested Market » à HEC Paris par les professeurs assistants en comptabilité Daniel Martinez et Dane Pflueger, les 18 et 19 juin constituent une première tentative visant à réfléchir au cannabis en France (le 18 juin est une date d’une importance symbolique, rappelant l’Appel du 18 joint, manifeste appelant à la légalisation du cannabis en France, publié le 18 juin 2018). Par Daniel Martinez / Professeur Assistant de Comptabilité à HEC Paris Mes recherches actuelles portent sur l'utilisation et les effets du contrôle de gestion et de la comptabilité au sein des ONG de développement international. J'enseigne la comptabilité et le contrôle de gestion à HEC Paris. Source: startco.lesechos.fr
  8. Polynésie française - «L’appel du 18 joints », timide rassemblement pour la dépénalisation du cannabis A l’heure ou le parlement canadien vient de se prononcer pour la légalisation de l’usage du cannabis à des fins récréatives, un petit groupe milite en Polynésie pour l’autorisation de la consommation de paka à des fins médicales. © Polynesie La1ere «L’appel du 18 joints », timide rassemblement pour la dépénalisation du cannabis Pour la cinquième année consécutive un petit groupe de militants favorables à la dépénalisation du cannabis s’est réuni pacifiquement pour plaider sa cause et tenter timidement de se faire entendre. La petite manifestation rebaptisée en Polynésie, comme en France, « l’appel du 18 joints » n’a rassemblé que quelques personnes. A l’heure où les débats sur la dépénalisation sont de moins en moins tabou en occident, ils militent, dans un premier temps, pour une vente contrôlée à des fins médicales. Source: la1ere.francetvinfo.fr
  9. En assemblée générale, les buralistes d’Indre-et-Loire ont fait le point sur la vente du CBD, dérivé légal du cannabis. Sans jouer les apprentis sorciers. Matthieu Meunier, président d’Indre-et-Loire (à gauche), Marie-Eve Millon, secrétaire générale, et Philippe Coy, président national de la Confédération des buralistes. © Photo NR Dimanche soir, lors de l’assemblée générale de la chambre syndicale des buralistes d’Indre-et-Loire, la question était sur de nombreuses lèvres. Qu’en est-il de la vente du fameux CBD, dérivé légal du cannabis ? Parmi les nombreux sujets d’inquiétude – prix du paquet de cigarettes à 10 €, sécurité, marché parallèle du tabac –, la commercialisation du CBD était en bonne place. Matthieu Meunier, le président des buralistes d’Indre-et-Loire a donc décidé de faire un point sur la vente de CBD, un cannabinoïde naturellement présent dans le chanvre. "Les coffee shops seront fermés dans quelques mois" Une commercialisation qui baigne dans un flou législatif, renforcé, dimanche matin, par une annonce du ministre de la Santé, Agnès Buzyn, sur l’antenne de RTL. Face aux nombreuses ouvertures de magasins commercialisant des produits à base de CBD, elle a affirmé que « ces coffee shops se sont ouverts sur une zone grise du droit » et pense qu’ils « auront fermé dans quelques mois ». En Indre-et-Loire, c’est l’annonce de l’ouverture de l’un de ces établissements dans le quartier des Halles de Tours en juillet prochain, qui a mis le feu aux poudres. « Il faut faire en sorte que cette franchise, qui se sert du code NAF des buralistes, n’ouvre pas », peste Matthieu Meunier. Le président national de la Confédération des buralistes, Philippe Coy, présent dimanche à Saint-Antoine-du-Rocher, où se tenait l’assemblée générale, a bien insisté pour que les buralistes qui pourraient vendre du CBD n’en proposent plus à la clientèle « tant que la réglementation n’est pas éclaircie », par principe de précaution. Et le président national d’ajouter : « On ne peut pas jouer les apprentis sorciers. » Philippe Coy, qui n’a pas les deux pieds dans le même sabot, devait envoyer un courrier au ministre de la Santé, ce lundi matin : « Une fois la législation éclaircie, si la commercialisation du CBD est autorisée, nous sommes le réseau le plus adapté à en assurer la vente. » Nous sommes une profession réglementée. D’ailleurs, nous demandons l’exclusivité de sa vente. Philippe Coy, président national de la Confédération des buralistes Le président des buralistes s’appuie sur « notre formidable réseau de 25.000 buralistes qui accueillent 10 millions de clients par an. C’est le meilleur des maillages pour répondre à un commerce de proximité différencié. » La période est charnière pour les détenteurs de « carottes rouges » : « Nous avons déjà réussi à diversifier nos offres : le tabac, le vapotage, le tabac chauffé, bien sûr, mais nous avons réussi le pari des comptes Nickel et il ne faut pas en rester là. » Pour Philippe Coy, qui voit dans le bureau de tabac, « le drugstore de la vie des Français », la vente de CBD (une fois sortie de sa zone de flou) serait une corde de plus à l’arc du buraliste de demain. Source: lanouvellerepublique.fr
  10. Avec les vacances à l'horizon, le projet de loi C-45 retourne au Sénat plus vite qu'anticipé. Photo: Getty Images Les menaces de prolonger les débats parlementaires sur la légalisation du cannabis s'amenuisent au fur et à mesure que la promesse de vacances estivales se profile à l'horizon. Les députés des Communes ont adopté lundi après-midi une motion permettant l'envoi, vers la chambre haute, de la réponse gouvernementale aux amendements sénatoriaux. La transmission du message a été approuvée en Chambre par 205 voix contre 82. -Advertisement- Les élus du Parti libéral et du Nouveau Parti démocratique ont donné leur feu vert, tandis que les députés du Parti conservateur, du Bloc québécois et de Québec debout s'y sont opposés. Le gouvernement avait signalé la semaine passée qu'il pourrait couper court aux débats sur la mesure législative qu'il souhaite faire adopter avant la fin des travaux à Ottawa. Les libéraux n'ont finalement pas eu à mettre leur menace à exécution. Le projet de loi réamendé retourne donc au Sénat dépouillé de l'amendement qui visait à reconnaître le droit des provinces et territoires d'interdire à leurs citoyens de faire pousser du pot à domicile. Lorsque cette modification avait été approuvée, des sénateurs québécois se disaient prêts à mener le combat pendant l'été. Ils semblaient cependant plus tièdes à l'idée après que les libéraux eurent confirmé qu'ils tenaient mordicus à permettre aux Canadiens de faire pousser jusqu'à quatre plants de cannabis à la maison. «Ultimement, le gouvernement est responsable» et «ce sera à la population de juger», arguait ainsi mercredi dernier l'une de celles qui avaient bombé le torse, la sénatrice indépendante Raymonde Saint-Germain. Le leader de l'opposition conservatrice au Sénat, Larry Smith, expliquait de son côté que certains membres de la chambre haute commençaient à être au bout de leur souffle législatif. «Nous avons bien travaillé sur cette législation, et les gens sont fatigués», plaidait-il. La réponse gouvernementale pourrait être discutée lundi soir au Sénat (les travaux débutent à 18 h) si le message arrive à temps, et dans les deux langues officielles. Le vote ne devrait toutefois pas venir avant mardi, selon les projections d'une source sénatoriale. Légal en août? En septembre? Si C-45 est adopté d'ici la fin de la présente semaine, il sera légal de consommer du cannabis deux ou trois mois après la sanction royale. La ministre fédérale de la Santé, Ginette Petitpas Taylor, n'a pas voulu spéculer sur la date à laquelle les Canadiens pourront s'allumer un joint en toute légalité. «Les provinces nous ont dit qu'elles avaient besoin d'une période transitoire de huit à 12 semaines. Nous allons absolument respecter les provinces et territoires», a-t-elle dit lundi. «Nous aurons une date à vous donner sous peu», a enchaîné Mme Petitpas Taylor, précisant que c'est le fédéral qui aura le dernier mot sur le choix de ce jour J. Si C-45 est adopté d'ici la fin de la semaine, un simple calcul à l'aide d'un calendrier permet d'établir que le cannabis sera légal au pays en août ou en septembre. Conduite avec facultés affaiblies Le projet de loi compagnon de C-45 — le C-46, qui porte sur la conduite avec facultés affaiblies par l'alcool et la drogue — fait aussi l'objet d'un va-et-vient législatif entre les deux Chambres. Le Sénat a amendé des dispositions jugées essentielles par les libéraux: celles permettant aux policiers de procéder à des éthylotests aléatoires sans avoir des motifs raisonnables de croire que le conducteur a consommé de l'alcool ou de la drogue. La ministre de la Justice, Jody Wilson-Raybould, a confirmé dans un avis au feuilleton que le gouvernement ne plierait pas sur cette question et «rejette respectueusement» les amendements sénatoriaux portant sur ces contrôles routiers aléatoires. Elle justifie ce refus par le fait que «le dépistage obligatoire de l'alcool est une mesure de sécurité routière éprouvée qui aura un effet dissuasif sur la conduite avec facultés affaiblies et sauvera des vies». Comme ils l'ont fait avec C-45, les élus des Communes en débattront, puis renverront leur réponse au Sénat. L'objectif du gouvernement, ici encore, est que ce projet de loi soit approuvé avant que les députés ne rentrent dans leurs terres. En théorie, les travaux de la Chambre prennent fin le 22 juin. Le Sénat siège habituellement une semaine de plus. Mélanie Marquis La Presse canadienne Source: quebec.huffingtonpost.ca Justin Trudeau l’avait promis: le Canada s’apprête à légaliser le cannabis Le ping-pong législatif n’est pas tout à fait terminé, mais le projet devrait voir le jour en juillet, avec une très large liberté d’application dans les provinces. Sauf sur le point, central pour le premier ministre qui veut casser le marché noir, de la culture de quatre plants de «pot» à domicile Elle fait pas mal parler d’elle, cette image, qui met le doigt sur la ressemblance (relative, tout de même!) entre feuilles d’érable et de cannabis. Mais au Canada où nous nous trouvions la semaine dernière, un sujet monopolisait les discussions une fois disqualifié le désastre diplomatique du G7 à Charlevoix, au Québec, et constaté le regain de popularité d’un premier ministre tenant tête à Donald Trump jusqu’au bout sur les taxes économiques très controversées promulguées à la fin de mai par la Maison-Blanche: le projet, imminent, de légalisation du cannabis au niveau fédéral (parlement d’Ottawa), avec une très large liberté d’application dans les dix provinces que compte le pays. Eh bien, ce dernier objet est en très bonne voie de réalisation depuis quelques heures, puisque la Chambre des Communes l’a adopté cette nuit à 205 voix contre 82, puis l’a renvoyé au Sénat, qui l’avait amendé. En vertu de la Constitution canadienne, ce dernier pourrait maintenant le retarder, mais pas le bloquer. Une fois cette réforme adoptée par la Chambre haute, elle devra recevoir la sanction royale, soit la signature du décret d’application, dans le cadre légal du Commonwealth. «Voilà qui est fait», avait déjà annoncé le quotidien montréalais Le Devoir à la mi-avril: «Le Canada est officiellement en voie de légaliser la marijuana, comme promis par le gouvernement» du libéral Justin Trudeau. Le chef du gouvernement avait déposé ce fameux projet de loi visant à légaliser l’achat et la culture du cannabis d’ici juillet 2018, «pour les adultes d’au moins 18 ans, qui pourraient posséder jusqu’à 30 grammes de la drogue douce séchée ou fraîche, ou encore sous forme d’huile, et en faire pousser jusqu’à quatre plants d’au plus 1 mètre de hauteur par domicile». Ce qui fait pas mal d’heureux: Une vraie révolution, et en fin de compte le premier pays du G7 à formuler une telle proposition au niveau national. Le texte compte près de 150 pages, mais – et c’est là que le bât blesse et que les débats politique, médiatique et civil s’enflamment – il soulève «davantage de questions qu’il n’offre de réponses quant au cadre législatif» qui l’entourera. Reste notamment à résoudre plusieurs questions en suspens, dont la moindre n’est pas celle des réseaux de distribution qui seront mis en place. Ça, justement, ce sera aux provinces de le décider, comme si en Suisse Berne avait opté pour un principe et que les cantons étaient chacun chargés de leur propre loi d’application après un long processus de dépénalisation réclamé à hauts cris ou vilipendé par deux franges bien distinctes de populations. La culture à domicile a entre autres fait l’objet d’un intense débat dans les deux Chambres, et les sénateurs doivent maintenant décider «s’ils tiennent tête au gouvernement Trudeau» et poursuivent le chemin du «ping-pong législatif», explique Radio-Canada, le service audiovisuel public. Ce, bien que Justin Trudeau eût «rejeté respectueusement» – selon le délicieux vocabulaire français d’outre-Atlantique – les amendements des parlementaires «rebelles». Cela n’a pourtant pas empêché le gouvernement du Québec, par exemple, d’annoncer, en février dernier déjà, «son premier approvisionnement en cannabis, 62 000 kilos», comme l’avait expliqué Bertrand Schepper de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) à la radio alternative Ckiafm.org, en se demandant si cela était «suffisant pour contrer le marché noir» et ce qu’il resterait de ce dernier après la légalisation. Si l’on n'allait pas, finalement, mettre en place de nouveaux lobbys: Certains sénateurs conservateurs ont déjà tenté «d’obtenir des compromis du gouvernement fédéral», poursuit Radio-Canada, toujours sur ce principe de la culture à domicile – qui en énerve plus d’un – en voulant décrocher une liberté de décision provinciale, particulièrement au Québec, dans le Nouveau-Brunswick et au Manitoba. Mais pour Justin Trudeau, cet élément est fondamental, il y tient comme à la prunelle de ses yeux, tout comme à la possibilité, contestée elle aussi, d’afficher des logos de producteurs sur des t-shirts. Ce qui fait, comme toujours, ricaner ceux qui se revendiquent «vrais» Français: Mais pour LaPresse.ca, «les menaces de prolonger les débats parlementaires […] s’amenuisent au fur et à mesure que la promesse de vacances estivales se profile à l’horizon». On s’approche d’un compromis acceptable pour tous les partis, «et le projet de loi réamendé retourne donc au Sénat dépouillé de l’amendement qui visait à reconnaître le droit des provinces et territoires d’interdire à leurs citoyens de faire pousser du «pot» à domicile. Lorsque cette modification avait été approuvée, des sénateurs québécois se disaient prêts à mener le combat pendant l’été.» Si le projet est «adopté d’ici la fin de la présente semaine, il sera légal de consommer du cannabis deux ou trois mois après la sanction royale, mais la ministre fédérale de la Santé […] n’a pas voulu spéculer sur la date à laquelle les Canadiens pourront s’allumer un joint en toute légalité». Cependant, «un simple calcul […] permet d’établir» que ce sera le cas en août ou en septembre. Et en attendant, le débat continue d’alimenter un fervent courrier des lecteurs dans la presse, notamment dans Le Devoir. Source: letemps.ch On en parle sur le forum
  11. Le NORML France nous apprend par un communiqué publié le 17 Juin que le service des Douanes aurait commencé à pratiquer des saisies en région Parisienne. Le communiqué précise : « De sources sûres, nous avons appris ce samedi soir que les douanes, en lien avec l’Office de la Police Judiciaire (OPJ) et de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) commencent à faire le tour des établissements en Ile-de-France pour y réaliser des saisies » Après les récentes hésitations et les mises en gardes successives de la MILDECA et du Ministre de la Santé, les choses semblent accélérer ces dernières 24 heures. Un jeu du chat et de la souris auquel vont devoir se prêter les gérants de boutiques et leurs avocats, gérants à qui le NORML France conseille également de « mettre de côté le stock qui fait actuellement l’objet d’inquiétudes » sans doute pour éviter les poursuites. Enfin le NORML annonce la sortie prochaine d’une publication conjointe de Yann Bisiou et Renaud Colson afin de « donner des clés aux juristes actifs pour éviter le pire face au juge. » Pour plus d’informations au sujet du CBD et sur le Cannabis en général, le site du NORML France que nous vous encourageons à soutenir. Retrouvez l’intégralité du communiqué du NORML ci-dessous en attendant sa mise en ligne par l’association. Comme nombre d’entre vous le savent, la situation actuelle en terme de commercialisation du chanvre est particulièrement tendue. A la suite de la médiatisation de la soudaine vague de boutiques prônant un « cannabis légal« , l’Etat a cherché à réagir par la Mission Interministerielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives (MILDECA) qui a publié lundi dernier un rappel à la loi. De sources sûres, nous avons appris ce samedi soir que les douanes, en lien avec l’Office de la Police Judiciaire (OPJ) et de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) commencent à faire le tour des établissements en Ile-de-France pour y réaliser des saisies. Cette information a été confirmée par le Journal du Dimanche ce jour et relayée par nos réseaux sur Twitter. Ainsi, si vous êtes une entreprise francilienne ou que vous connaissez des entreprises sur la région, merci de transmettre l’information afin que les gérants des boutiques ouvertes puissent mettre de côté le stock qui fait actuellement l’objet d’inquiétudes. Bien que les risques juridiques soient limités, ils existent. Nos juristes et avocats travaillent ces derniers jours pour trouver des solutions juridiques valables. Une publication dans la revue Dalloz sera d’ailleurs réalisée dans les prochaines semaines par Yann Bisiou (Maître de Conférences en Droit Pénal à l’Université Montpellier-III et spécialiste incontournable du droit de la drogue) et Renaud Colson(Maître de Conférences en Droit Pénal à l’Université de Nantes, actuellement au Canada où il participe à la mise en place de la législation québécoise) afin de donner des clés aux juristes actifs pour éviter le pire face au juge. Nous avons eu l’occasion de discuter longuement avec plusieurs membres de l’équipe de la MILDECA. L’heure est au rappel à la loi et à son application stricte. Mais ils n’ont pas fermé la porte à une concertation. Nous lançerons donc à partir du 6 juillet un cycle de discussion qui commencera par une réunion stratégique à Paris ce jour-là pour proposer des évolutions de la règlementation en matière de produits dérivés du chanvre. Cette volonté de concertation a été confirmée sur RTL ce dimanche par la MInistre de la Santé, Agnès Buzyn bien qu’elle souhaite dans le même temps la fermeture des établissements. Les mois qui arrivent s’annoncent être des mois de travail, de concertation mais surtout d’un intense lobbying car nous ne pouvons pas flancher face à un gouvernement qui souhaite l’arrêt pur et simple de la commercialisation des produits dérivés du chanvre. Plus que jamais, nous avons besoin du soutien aussi bien en termes de compétences que financier des entreprises déjà intégrées dans le secteur, afin de financer le lobbying et les actions que nous menons au quotidien. Par jean-pierre Fondateur et rédacteur en chef du site : LeCannabiste.com. Je suis un journaliste blogger spécialisé dans le domaine du Cannabis. J'ai été choisi par un incubateur de Cannabusiness New Yorkais pour devenir leur consultant permanent en matière de Cannabis. Je publie de nombreux articles interviews et essais en langue Anglaise ainsi que pour la presse Française et l'industrie du Cannabis en général. Source: lecannabiste.com On en parle sur le forum
  12. Le cannabis au faible taux de THC pourrait être interdit, notamment lorsqu'il est ajouté à des produits du tabac. © PHILIPPE HUGUEN / AFP La ministre de la Santé Agnès Buzyn a déclaré que les "coffee shops" qui vendent depuis quelques semaines des cigarettes au cannabis "light" seront probablement fermés dans quelques mois. Elle a dénoncé l'exploitation de la règle sur le taux de THC pour vendre des produits du tabac. Mais d'autres dérivés misant sur le cannabidiol (CBD) pourraient échapper à la sanction. Les "coffee shops", qui depuis quelques semaines vendent du cannabis "légal", en France pourraient bientôt fermer selon Agnès Buzin. La ministre de la Santé juge qu'ils exploitent une "zone grise" du droit français qui devrait être clarifiée et qu'ils auront probablement "fermé dans quelques mois". La fin du cannabis "light"? Pas nécessairement. Et dans le même temps la ministre s'est dite ouverte au débat sur le cannabis médical. A Besançon, Lille puis Paris, les ouvertures d'établissements proposant du cannabis légal se sont succédés, sur la base d'une particularité juridique. Le cannabis est en effet autorisé lorsqu'il contient moins de 0,2% de THC, la substance qui "défonce". Ses promoteurs avancent -même si le débat scientifique n'est pas clos- que l'autre intérêt de la plante réside dans le cannabidiol ou CBD. Déjà plusieurs entreprises se sont lancées sur ce marché. Mais sur l'angle des produits dérivés avec des infusions, des huiles ou des vaporisateurs d'ambiance. Le CBD, malgré les vertus que certains lui prêtent , ne peut être légalement vendu que comme complément alimentaire. "Ce n'est pas un produit du tabac", expliquait ainsi en novembre à France-Soir le directeur de CBD 420, pionnier suisse du cannabidiol et de son exportation en France. L'entreprise recommande d'utiliser sa "Blue Dream" par infusion ou vaporisation puisque "fumer est mauvais pour la santé". C'est d'ailleurs une promotion de son caractère "médical" qui avait valu aux créateurs de Kanavap -le vapoteur au chanvre made in France- de la prison avec sursis. Le produit n'est désormais plus vendu. Voir: Prison avec sursis pour les inventeurs de la vapoteuse au chanvre Pour le gouvernement, cette tolérance semble donc avoir trouvé ses limites dans l'usage de ce cannabis light dans les cigarettes. Car contrairement aux autres dérivés au CBD, il implique du tabac. "Le droit dit que le chanvre peut être utilisé à des fins industrielles quand il contient moins de 0,2% de THC. Il ne parle pas de produits en cigarette mais de la plante. Or ces magasins détournent le droit en disant que leurs cigarettes contiennent moins de 0,2% de THC", a expliqué Agnès Buzyn dimanche 17 sur RTL. Et d'ajouter "On n'est pas en train de lutter comme des fous pour faire en sorte que les Français arrêtent de fumer pour qu'ils se mettent à fumer du cannabis!". Ce n'est donc pas nécessairement la fin de tout cannabis light et légal. Il faudra attendre les rapports commandés par la ministre avant un éventuel décret qui pourrait l'interdire comme additif dans le tabac tout en maintenant la tolérance pour d'autres produits. Ce pourrait d'être l'occasion de réparer une autre faille juridique qui rend la THC légale. Sur l'usage médical du "vrai" cannabis, déjà légalisé dans de nombreux pays, la ministre a en revanche jugé qu'il n'y avait "aucune raison d'exclure, sous prétexte que c'est du cannabis, une molécule qui peut être intéressante pour le traitement de certaines douleurs très invalidantes. j'ouvre le débat avec les institutions responsables". Source: francesoir.fr On en parle sur le forum
  13. Le Parlement portugais a approuvé, vendredi à la majorité, un projet de loi sur l'utilisation du cannabis à des fins thérapeutiques qui permettra aux patients de l'acheter en pharmacie sur ordonnance. Le projet, élaboré par la Commission de la santé sur la base de textes présentés par le Bloc de gauche (BE) et le Parti des animaux et de la nature (PAN) a été voté par toutes les formations à l’exception du parti de droite Centre Démocratique et social (CDE) qui s'est abstenu. Il stipule qu'un médecin devrait prescrire ce type de médicament ou de préparations à base de cannabis, c’est-à-dire toute substance allant de l'huile à la fleur déshydratée, mais seulement si les autres traitements conventionnels ont des effets défavorables ou indésirables. Le projet de loi, qui renforce le rôle de l’Autorité du médicament et des produits de santé (Infarmed) et introduit la possibilité pour le Laboratoire militaire de contribuer à la production des substances en question, ne permet pas toutefois l'auto-culture des plantes comme proposé initialement par les partis BE et PAN. Ce point a été supprimé au cours du processus d’adoption. L'usage du cannabis à des fins médicinales est déjà autorisé dans des pays tels que le Canada, le Pérou et l'Uruguay. Source: atlasinfo.fr On en parle sur le forum
  14. En choisissant d'interdire la vente de fleurs à fumer, cannabis ultra-light non chargé en THC, les pouvoirs publics adoptent une attitude rigide, loin de la réalité. A la marche mondiale du cannabis à Paris, le 29 avril 2017. Photo Alain Jocard. AFP L’efficacité. Dans la bouche du nouveau monde, le mot revient souvent comme un mantra justifiant tout ou presque. C’est au nom de la recherche de l’efficacité, nous dit-on, que depuis le début du quinquennat le droit du travail a été largement modifié, que les aides sociales risquent d’être fortement rabotées ou que la fiscalité des plus riches a été significativement allégée. Chacun jugera. Ces derniers jours, sur le dossier du «cannabis ultra-light» (chargé en CBD mais à moins de 0,2% en THC, le principe psychoactif du cannabis), l’exécutif, au mépris de toute efficacité, s’est montré aussi banalement conservateur que ses prédécesseurs. Alors que le marché suisse du cannabis CBD a commencé à irriguer la France, les magasins ouvrant à la pelle ces dernières semaines jusque dans la capitale, les pouvoirs publics ont mis le holà lundi via une communication de la Mildeca (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives) interdisant en particulier la vente de fleurs à fumer et donc le cœur du business naissant. Au nom d’un principe simple mais hautement contestable : le cannabis est du cannabis, qu’il soit chargé en THC à plus de 10% comme sur le marché noir ou à moins de 0,2%, comme c’était le cas dans les échoppes affirmant respecter la législation française - en fait plus compliquée que ça. Il faut dire que certains acteurs entrés sur ce marché par opportunité commerciale ont parfois dépassé la ligne jaune en flirtant avec l’incitation à la fumette, interdite, ou avec la publicité mensongère sur les vertus médicinales du cannabis CBD, interdit également. De quoi donner le fer pour se faire battre alors qu’un flou bienveillant semblait régner. «Le CBD est tout sauf une drogue» Mais en choisissant de rigidifier le cadre, notamment au nom du maintien de l’interdit moral, les pouvoirs publics passent de nouveau à côté du sujet. Le cannabis CBD, contrairement à son cousin chargé en THC, n’est en effet pas un stupéfiant, comme le médecin addictologue William Lowenstein l’a dit sur tous les tons ces derniers jours. Si le cannabis chargé en THC et vendu clandestinement est une drogue, c’est spécifiquement parce qu’il contient du THC et que cette substance modifie l’état de conscience de celui qui en consomme. Rien à voir avec le cannabis CBD, qui contient en premier lieu une molécule naturellement relaxante. «Le CBD est tout sauf une drogue», a dit Lowenstein sur France 2, tout en mettant en garde sur la nécessité de mieux contrôler la composition de ces produits. On ne saurait être plus clair. Si l’enjeu est celui de la santé publique, l’efficacité devrait conduire les autorités à prendre la chose en main concrètement, plutôt que de se voiler la face en affirmant que la prohibition reste son alpha et son oméga. Quid de la prévention ? Quid de la qualité des produits en circulation ? Si l’enjeu est celui de la sécurité, la recherche de l’efficacité devrait conduire les pouvoirs publics à combattre le trafic, générateur de mortels règlements de comptes et d’incivilités dans les quartiers où nos dirigeants n’habitent pas, en asséchant la demande. Or, qui fume en premier lieu du cannabis CBD ? Si ce ne sont les fumeurs de cannabis chargé en THC qui veulent lever le pied sur le plan de la «défonce» et prendre leurs distances avec le marché noir. Enfin, si l’enjeu est plus basiquement fiscal, le pouvoir se prive d’une manne importante. En l’état, hors blanchiment des profits, seuls les trafiquants font leur miel sur l’or vert ou marron que constitue la vente d’herbe ou de résine de cannabis. Un marché de plusieurs millions de consommateurs. L’opinion favorable à une légalisation encadrée Au fond, la légalisation du cannabis traditionnel apparaît comme la seule solution réellement pragmatique. Celle qui, au-delà des considérations morales ou électorales, sert le plus concrètement l’intérêt général. Laisser s’installer un marché du cannabis ultra-light, avec un taux de THC inférieur à ce qui se fait en Espagne ou en Suisse, aurait un été une demi-mesure positive. Lui fermer la porte sans réel débat public, comme on met la poussière sous le tapis, est tout simplement une très mauvaise décision. Espérons que ce débat, passionnant, ne fait que commencer. L’opinion publique française, de plus en plus favorable à une légalisation encadrée, apparaît, elle, bien plus mature que ses représentants élus. La légalisation du cannabis à l’échelle fédérale, qui doit intervenir à la rentrée prochaine au Canada, comme cela a déjà été le cas dans de nombreux Etats américains, démontrera à quel point la France, sur ce sujet, se complaît dans le vieux monde. Au mépris du réel. Jonathan Bouchet-Petersen Source: liberation.fr On en parle sur le forum