mrpolo

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  1. Les Canadiens se préparent ce mercredi 17 octobre à la légalisation du cannabis récréatif. Une école d'Ontario a lancé une formation spécifique en culture de marijuana. 24 étudiants ont été recrutés sur plus de 300 candidats. Il faut dire que les salaires sont attrayants dans le secteur et les sociétés embauchent à tour de bras. La Canada va devenir le premier pays industrialisé à légaliser l'usage récréatif du cannabis ce mecredi 17 octobre. Dans la province de l'Ontario, au Niagara College, 24 étudiants suivent une formation horticole pour devenir cultivateur de marijuana. Ils apprennent à irriguer, nourrir, protéger, tracer avec des codes barre et tester le contenu chimique d'une cinquantaine de plants de cannabis. Le business promet d'être florissant, c'est pourquoi, la formation aborde aussi le côté marketing du secteur. En cultivant ce plant, " combien cela va-t-il me coûter pour combien de temps de travail ?", sont les différentes questions qu'ils vont devoir aussi se poser. Un plant de cannabis a un besoin en lumière similaire à celui demandé par un chrysanthème et doit être nourri comme une tomate ou un poivron. "C'est une plante vraiment unique et les personnes ressentent un vrai attachement émotionnel avec elle", explique un des responsables de la formation à Reuters. Ces étudiants sont quasiment tous certains d'avoir un travail à leur sortie de formation. Les entreprises actives dans le secteur se sont en effet multipliées ces derniers temps. Car, en l'absence de formation spécifique, les entreprises optent souvent pour des profils d'horticulteurs, de bio-chimistes ou encore... de personnes familières avec le produit. Près de 5 millions de Canadiens (16% de la population) ont consommé 773 tonnes de cannabis en 2017, dont une infime partie à des fins thérapeutiques, pour des dépenses estimées à 5,5 milliards de dollars canadiens, selon Statistique Canada. Avec la légalisation, le nombre de consommateurs devrait légèrement augmenter d'ici la fin de l'année, selon cet institut. Très rapidement, l'essentiel de la croissance du marché sera assuré par les produits dérivés (pâtisseries, boissons, chocolats, etc), qui seront légalisés en 2019, prédisent les analystes. 2000 CV pour 38 postes La société Aurora Cannabis qui vient d'ouvrir les portes de son usine à Montréal a reçu près de 2000 CV pour seulement 38 postes à pourvoir dans un premier temps, relaie BFMTV. Pour des postes de spécialiste d'horticulture, de transformation ou de contrôle qualité, les salaires peuvent monter jusqu'à 25 dollars canadiens de l'heure (16,65 euros). Seul petit bémol pour les étudiants: ils ne pourront pas profiter de leur plant qui seront tous détruits à la fin du cursus de 12 semaines. Source: levif.be
  2. Pionnier dans la légalisation de la consommation du cannabis, l'Uruguay a autorisé il y a un an sa vente en pharmacie. D'abord réfractaire, la population y est désormais favorable, et des experts soulignent son impact potentiel sur le commerce illicite. Un homme montre du cannabis qu'il vient d'acheter légalement dans une pharmacie de Montevideo, en Uruguay, le 19 juillet 2017 AFP/Archives - MIGUEL ROJO En décembre 2013, le petit pays d'Amérique latine (3,5 millions d'habitants) attirait les regards du monde entier en devenant le premier de la planète à légaliser la production, la distribution et la consommation du cannabis à des fins récréatives. Le Canada sera le deuxième à partir de mercredi. Trois modes d'accès sont prévus par la loi uruguayenne : la culture à domicile pour consommation personnelle, l'appartenance à un club cannabique ou, depuis le 19 juillet 2017, l'achat en pharmacie d'une production fournie par des entreprises privées, ce dernier volet ayant été le plus difficile et long à mettre en oeuvre. Selon Monitor Cannabis, une équipe d'universitaires qui étudient la mise en pratique de la loi, "trois années après la mise en place de la réglementation, l'évolution de la consommation de cannabis montre une augmentation qui n'est pas spectaculaire par rapport à la tendance" générale, à la hausse depuis le début des années 2000. Autrement dit, la consommation augmente en Uruguay et a continué de progresser après la mise en place de la loi, mais sans connaître d'accélération. L'évolution principale vient du fait que depuis l'entrée en vigueur de la législation, il est possible d'avoir des statistiques provenant du marché officiel. Les quatre variétés disponibles sont en vente dans des petits sachets fermés de cinq grammes, à 1,40 dollar le gramme. Chaque consommateur, dûment enregistré, peut acheter 40 grammes par mois. Seuls les citoyens uruguayens ou ceux qui possèdent un permis de résidence peuvent s'inscrire. Les dernières données fournies par l'Institut de régulation et de contrôle du cannabis (IRCCA) montrent que les consommateurs de marijuana sont déjà 54% à avoir régulièrement recours à une des alternatives proposées dans le cadre légal, alors qu'ils ne pouvaient se fournir jusque-là que sur le marché illicite. - Files d'attente - La mise en place de cette réglementation pionnière a toutefois connu quelques soubresauts : problèmes à la récolte, limitations imposées par les banques, obligées de se conformer à la législation américaine sur les stupéfiants, pour les entreprises travaillant dans ce secteur et souhaitant ouvrir un compte. A ce jour, l'Uruguay compte près de 7.000 cultivateurs à domicile, 107 clubs cannabiques et 28.500 consommateurs légaux, soit six fois plus que le nombre enregistré pour le premier jour de vente, selon des chiffres officiels. En raison des tracasseries bancaires, de la crainte que les magasins vendant du cannabis soient la cible de criminels, ainsi que du rejet de certains pharmaciens, seules 17 officines proposent actuellement la substance. Entre juillet 2017 et juillet 2018, 1.200 kg de marijuana ont été vendus, ce qui signifie que 100% de ce qui a été produit est arrivé jusqu'au consommateur, averti par les pharmaciens d'une nouvelle livraison. Mais le volume de production ne satisfait pas la demande et des files d'attente sont souvent visibles devant les magasins concernés. "La priorité est d'élargir la couverture du système. Si les personnes enregistrées pour une des trois formes d'accès pouvaient recevoir aujourd'hui leurs 40 grammes mensuels, selon les données de Monitor Cannabis, elles enlèveraient au marché illégal 50% de la demande totale de cannabis, soit 22,5 millions de dollars", souligne le sociologue Sebastian Aguiar dans un ouvrage sur le sujet intitulé "Un an de progrès et de possibilités". D'autant que lorsque le projet de loi fut présenté par l'ancien président de gauche José Mujica (2010-2015), l'argument était de combattre le trafic de drogue. Le gouvernement actuel de Tabaré Vazquez, du même parti que José Mujica, aborde une nouvelle étape sur la prévention : le lancement le 1er octobre d'une campagne nationale intitulée "Règlementer, c'est être responsable" qui vise, dans le cadre de la loi, à informer le public sur "les risques, les effets et les potentiels dommages (pour la santé) de la consommation de cannabis". Par AFP Source: sciencesetavenir.fr
  3. La FeCaB vise à encadrer les CDB Shops, rassembler les acteurs et leur offrir un cadre légal. Une annexe au Moniteur belge, publiée le 8 octobre dernier, révèle la création d’une fédération particulière, à Liège. "L’association a pour objet de susciter et de promouvoir des liens entre les membres de l’association et les autorités belges tant au niveau politique, juridique, institutionnel et judiciaire afin de promouvoir la vente de produits légaux issus de la production du cannabis satia II selon l’arrêté européen à condition que leur teneur en tétrahydrocannabinol n’excède pas 0,2 %. La fédération a pour but de rassembler les acteurs du marché afin de favoriser le développement de produits légaux issus de la production du cannabis rentrant dans les conditions légales en Belgique", lit-on. La Fédération du cannabis de Belgique (FeCaB) a pris ses quartiers à Liège, rue Vaudrée. Alors qu’aucun des cinq membres fondateurs n’y habite… "C’est le début, détaille Anthony Triest, 33 ans, le président. On a pu obtenir un local à Liège. C’était une facilité pour nous tous. On bougera certainement au cours des prochaines années, on verra." Le trentenaire est, en parallèle, en train de monter un magasin de vente libre de cannabis à Rixensart : un CDB shop plus exactement. Mais pourquoi avoir créé une Fédération du cannabis ? "On est partis du constat que tous les CBD shops n’étaient pas encadrés. Personne ne se réunit vraiment. On a pensé que ce serait pas mal de se réunir et de mettre un cadre à l’activité, explique Anthony Triest. Ensemble, on a un poids plus important vis-à-vis des politiques et des médias. On veut professionnaliser le domaine, donner de bons conseils à ceux qui le souhaitent, informer sur le secteur… On fait appel à des avocats, il y a une consultance juridique importante." Ils planchent actuellement sur les fondations de leur fédération. "On réfléchit à fixer le montant des cotisations annuelles. Le site web sera bientôt publié. On est déjà actifs en donnant des conseils de professionnels aux personnes intéressées et en organisant des rencontres." Des Cannabis Social Clubs fleurissent çà et là, qu’est-ce qui différencie cette ASBL de ces "clubs" ? "Dans les Cannabis Social Clubs, on produit du cannabis récréatif pour les membres, pour leur consommation personnelle, détaille-t-il. Dans les CBD Shops, les produits à base de cannabidiol ne contiennent que 0,2 % de THC. On ne produit rien nous-mêmes. Nos produits proviennent de Suisse." Par Laura Cerrada-Crespo Source: dhnet.be
  4. Une mesure qui doit répondre à l’augmentation constante du nombre de consommateurs de cannabis... (Illustration). — KONRAD K./SIPA L’occasion d’un débat dans l’hémicycle sur la question de la dépénalisation du cannabis. Lors de l’examen de la réforme de la justice, le Sénat a voté, ce jeudi, l’application de l’amende forfaitaire délictuelle à l’usage de stupéfiants. Nicole Belloubet, la Garde des Sceaux, a défendu ce texte qui inscrit dans la loi une mesure annoncée en janvier par le ministère de l’Intérieur. Une mesure qui doit répondre à l’augmentation constante du nombre de consommateurs de cannabis (près de 700.000 consommateurs quotidiens). « Il est temps de poser avec courage et pragmatisme la question de la légalisation contrôlée du cannabis » Cette mesure prévoit notamment la possibilité d’une amende forfaitaire de 300 euros (250 en cas de paiement immédiat) pour le délit d’usage de stupéfiants ainsi que le délit de vente d’alcool à des mineurs. Est également concerné par l’extension de l’amende forfaitaire le délit de transport routier en violation des règles relatives au chronotachygraphe (mouchard). L’occasion également, pour le Sénat, de reprendre les discussions sur la consommation de cannabis et la dépénalisation. Esther Benbassa, cheffe de file du groupe CRCE sur le texte, a dénoncé une mesure « répressive », bien que « présentée il y a quelques mois par le gouvernement comme un premier pas vers une loi pénale plus douce ». « Il est temps de poser avec courage et pragmatisme la question de la légalisation contrôlée du cannabis », a-t-elle affirmé. « Taper là où ça fait mal » Pour Nicole Belloubet, l’amende forfaitaire répond à une « logique de dissuasion et en même temps de santé publique ». L’amende forfaitaire « n’est qu’un moyen de réponse parmi d’autres », a fait valoir le rapporteur LR François-Noël Buffet, pour qui elle a « une autre vertu, c’est le fait de taper là où ça fait mal », à savoir l’argent, avec un impact « sur la capacité à pouvoir acheter » de la drogue. Catherine Conconne (PS) a estimé que « notre devoir est de taper au porte-monnaie pour faire comprendre que le cannabis n’est pas une substance neutre ». Contre l’avis du gouvernement, le Sénat a étendu le champ d’application de l’amende forfaitaire délictuelle à l’ensemble des délits punis d’une peine d’amende. Une initiative qui « va trop loin », a regretté Nicole Belloubet, rejointe sur ce point par Jacques Bigot (PS) et Alain Richard (LREM). Source: 20minutes.fr
  5. Jeudi, le Parlement lituanien a adopté une loi légalisant la prescription de médicaments à base de cannabis. Le Parlement lituanien a adopté jeudi une loi permettant aux médecins de prescrire des médicaments à base de marijuana. Quatre-vingt-dix députés, sur un total de 141 que compte le Parlement, ont voté pour l'adoption de la loi qui, pour entrer en vigueur, doit être encore promulguée par la présidente Dalia Grybauskaite. "C'est une décision historique qui permettra aux patients de recevoir le meilleur traitement possible", a déclaré le député conservateur Mykolas Majauskas, qui a déposé le projet. "Bien sûr, cela ne veut pas dire que le cannabis sera disponible dans les pharmacies pour le fumer avant d'aller dans une boîte de nuit", a-t-il ajouté. Contrôle strict La loi dit "très clairement que les médicaments contenant du cannabis enregistrés dans l'Union européenne seront, sous un contrôle strict, prescrits par des médecins aux patients souffrant de sclérose en plaques, de cancer et de maladies auto-immunes", a-t-il encore dit. La loi entrera en vigueur en mai prochain. Tous les médicaments nécessiteront une licence de l'Agence nationale de contrôle des médicaments. La consommation de marijuana à des fins récréatives reste illégale en Lituanie, un pays balte de 2,8 millions d'habitants, membre de la zone euro. Source: rmc.bfmtv.com
  6. Faut-il autoriser l’usage de cannabis pour soulager des douleurs chroniques ? Un comité d’experts remettra ses premières conclusions d’ici la fin de l’année. Trois réunions sont prévues. La dernière audition sera retransmise en direct. Le comité d’experts sur le cannabis thérapeutique, réuni par l’Agence nationale de sécurité du médicament (Ansm) a tenu sa première réunion hier, 10 octobre 2018. Deux autres rencontres sont prévues le 12 novembre et le 12 décembre. Cette dernière réunion, au cours de laquelle des représentants d’associations de patients et des professionnels de santé, seront auditionnés sera retransmise en direct sur le site de l’Ansm. Le comité annonce qu’il rendra ses premières conclusions d’ici la fin de l’année et poursuivra ses travaux en 2019. Il s’agit d’évaluer l’intérêt du cannabis thérapeutique, c’est-à-dire destiné à soulager des douleurs chroniques dans des cas de cancer, de sclérose en plaques, de sida, de maladie de Parkinson ou en fin de vie. Le sujet n’a rien à voir avec le cannabis «récréatif». Le cannabis fumé n’est d’ailleurs pas la forme la plus intéressante. Les experts se penchent plutôt sur du cannabis en spray buccal ou en gélules, qui serait plus efficace. Le but de ce comité d’experts, réuni suite à la demande de la ministre de la Santé en mai dernier, est de passer en revue les différentes études scientifiques sur l’efficacité du cannabis thérapeutique. Il fera également le point sur le cadre législatif fixé dans les pays où il est autorisé, comme les Pays-Bas ou le Canada. Pour en savoir plus sur le cannabis thérapeutique : le décryptage de l’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (Anpaa) de septembre 2018. Source: santemagazine.fr
  7. LONDRES, October 9, 2018 /PRNewswire/ -- Cannabis Europa Paris se tiendra le 8 février 2019, à la Maison de la Chimie Cannabis Europa Londres se tiendra les 24 et 25 juin 2019 Cannabis Europa aborde les questions propres à l'Europe auxquelles fait face le secteur médical du cannabis Cannabis Europa Paris mettra en relation les chefs de file du secteur du cannabis médical avec des dirigeants, des patients et des chercheurs européens, en vue de soutenir la croissance d'un secteur européen du cannabis médical, responsable et accessible. L'Europe s'apprête à devenir le plus grand marché du cannabis au monde, le marché du cannabis médical étant estimé à plus de 55 milliards d'euros d'ici à 2028. Le marché européen, qui englobe plus de 50 pays de taille, de caractéristique et de politiques différentes, est nettement plus complexe que tout autre marché du cannabis à usage médical. Cannabis Europa Paris s'attache à trois thèmes essentiels : les marchés francophones, le leadership européen en matière de formulation des politiques et l'analyse du décalage entre le cannabis à usages pharmaceutique et médical. La conférence apportera des réponses concrètes aux obstacles empêchant l'adoption du cannabis médical en Europe, examinera le rôle particulier du secteur pharmaceutique sur les marchés européens du cannabis et donnera un aperçu de ce qui motive le processus réglementaire européen. La conférence se tiendra à la Maison de la Chimie, à deux pas de l'Assemblée nationale, le 8 février prochain. Ce lieu historique abrite justement la Fondation de la Maison de la Chimie, un organisme facilitant le partage des connaissances et de l'expertise entre les corps scientifiques, le secteur scientifique et le grand public, à l'échelon mondial. Cannabis Europa Londres - lundi 24 et mardi 25 juin 2019 Cannabis Europa Londres capitalise sur la dynamique de la conférence inaugurale de Cannabis Europa, en mai 2018. Plus de 500 intervenants et participants du monde entier s'étaient réunis au Barbican Centre de Londres, pour contribuer à façonner le secteur européen du cannabis médical, jeune mais évoluant rapidement. L'année prochaine, la conférence phare de Cannabis Europa reviendra à Londres, les 24 et 25 juin. Cannabis Europa Londres offrira un accès sans équivalent aux personnalités les plus influentes, inspirantes et avant-gardistes du secteur et servira de cadre privilégié pour partager les connaissances et modeler l'avenir du cannabis médical en Europe. Alastair Moore, le directeur général de Cannabis Europa, a déclaré : « J'ai le grand plaisir d'annoncer Cannabis Europa Paris et Londres, suite au très grand succès de notre conférence inaugurale. » « Le secteur européen du cannabis se développe à une vitesse remarquable. En quelques mois seulement, Malte a commencé à commercialiser du cannabis médical, le Royaume-Uni a étendu l'accès aux médicaments à base de cannabis et la France réexamine son système relatif au cannabis médical. » « Cannabis Europa réunit le meilleur des politiques, du secteur et du monde universitaire, afin d'éclairer un panorama européen prometteur, mais souvent complexe et déroutant, et d'aider les entreprises à réussir sur ce marché sans pareil. » Pour de plus amples informations sur Cannabis Europa, rendez-vous sur http://www.cannabis-europa.com À propos de Cannabis Europa : Cannabis Europa organise des conférences en Europe, uniques et incitant à la réflexion, en vue de promouvoir un secteur du cannabis médical européen responsable et accessible. Cannabis Europa est une coentreprise de Hanway Associates et de Prohibition Partners. Note aux rédacteurs : European cannabis market predictions (Prévisions concernant le marché européen du cannabis), The European Cannabis Reporttm, troisième édition, publié par Prohibition Partners. Source: lelezard.com En lire plus: http://www.lelezard.com/communique-18385072.html
  8. Tous les partis politiques représentés à la Chambre ont compris qu’il fallait prendre position sur la légalisation du cannabis. La société civile avait mis la pression en présentant une pétition à succès. D'après un sondage, 9,8% des jeunes entre 15 et 34 ans ont reconnu en avoir consommé plus ou moins régulièrement les douze derniers mois. (illustration Editpress) Le débat sur la légalisation du cannabis fait régulièrement surface, mais depuis ces dix dernières années, il devient de plus en plus présent. Cette année, les citoyens ont décidé de mettre la pression sur les partis politiques par le biais de la pétition déposée à la fin du mois de mai et qui avait raflé les 4 500 signatures nécessaires en quelques heures seulement pour en totaliser près de 7 500 au final. Les pétitionnaires ont eu droit au débat public à la Chambre des députés et ont pu savoir ce que les partis envisageaient de faire ou de ne pas faire pour légaliser le cannabis, c’est-à-dire rendre la substance légale comme peut l’être l’alcool. À l’occasion de ce débat, la ministre de la Santé avait livré les chiffres d’une étude statistique indiquant que 9,8% des jeunes entre 15 et 34 ans ont reconnu en avoir consommé plus ou moins régulièrement les douze derniers mois. Les partis politiques avaient eu l’occasion de préciser leur position et la majorité d’entre eux s’étaient prononcés pour une légalisation sous certaines conditions, à commencer par un contrôle strict de l’État sur la production et la vente. Le DP, qui ne voulait pas entendre parler de légalisation dans son programme en 2013, n’a pas su résister à la pression de sa section des jeunes. En effet, le président Claude Schommer avait déclaré au printemps dernier que les jeunes démocrates «ne lâcheraient rien» en ce qui concerne la légalisation du cannabis. La chose est devenue si sérieuse et pressante aux yeux des députés que le président de la commission des Pétitions, Marco Schank (CSV), avait annoncé la création «au mois de septembre» d’une commission jointe pour débattre de façon élargie des problématiques liées aux drogues, dont le cannabis, mais aussi à l’alcool, aux jeux ou encore aux médicaments. Étudier les modèles existants Il s’agira pour les députés d’examiner de plus près les modèles existant dans d’autres pays en matière de politique des drogues, alors que les pétitionnaires, eux, évoquaient une légalisation du cannabis récréatif et sa vente dans des coffee shops au Luxembourg. Une perspective effrayante pour certains politiques qui y voient déjà les portes ouvertes au tourisme de la fumette. Les pétitionnaires avaient avancé le modèle canadien comme exemple à suivre. En juin dernier, Justin Trudeau a annoncé que la légalisation du cannabis serait fixée au 17 octobre prochain. La loi autorise la culture personnelle de quatre plants par ménage. «Notre objectif est un objectif de sécurité et de santé publiques», avait rappelé Justin Trudeau, convaincu que la vente légale fera du mal au crime organisé. L’exemple canadien sera observé de très près, mais il faut d’abord attendre les premiers effets de cette nouvelle légalisation. Pas sûr que la police et la justice se retrouvent avec moins d’affaires à traiter. La situation au Luxembourg est claire pour le moment : «Tout est interdit : l’achat, la consommation, la vente», avait rappelé Félix Braz. Il n’en demeure pas moins que se procurer du cannabis dans le pays est assez accessible. Le ministre de la Justice avait balayé l’argument selon lequel une légalisation du cannabis allègerait le travail des autorités policières et judiciaires : «Il restera toujours du travail pour la police et la justice. Car il faudra contrôler s’il n’y a pas de marchés parallèles», avait-il conclu à la Chambre des députés devant les pétitionnaires. Geneviève Montaigu Source: lequotidien.lu
  9. Les hélicoptères ne servent pas qu’à repérer les infractions des conducteurs sur les autoroutes ou les grands axes de circulation. Ils peuvent être aussi très utiles en matière de police judiciaire. C'est lors d'un service de surveillance aérienne que cette plantation a été repérée./Photo GGD du Gers Dernier exemple en date, à Noilhan, près de Lombez : un service de surveillance réalisé avec les moyens aéronautiques de la gendarmerie a permis de découvrir une plantation de pieds de cannabis chez un particulier demeurant dans cette commune du Savès. Embarqué à bord d’un hélicoptère du détachement aérien de Toulouse, un militaire de la COB de Lombez a ainsi pu constater, grâce à une caméra 3D, la commission de cette infraction et, dans le cadre d’une procédure en flagrance, se présenter ensuite au domicile de l’intéressé. Lors de la perquisition, les gendarmes ont découvert plus de 20 pieds de cannabis empotés mais également certains en train de sécher. Une culture destinée à la consommation personnelle du mis en cause qui sera convoqué en justice le 23 novembre. « Ce service illustre la prise en compte de la troisième dimension pour lutter contre toutes les formes de délinquance. L’appui 3D est un élément de réussite de nombre de nos missions », commente le chef d’escadron Reynald Conrad, commandant la compagnie de gendarmerie d’Auch. Source: ladepeche.fr
  10. Michaël Jeremiasz, champion paralympique de tennis, était l'invité des Grandes Gueules ce mercredi 3 octobre. Interrogé par la GG Elina Dumont, sur les bienfaits du cannabis thérapeutique, le sportif de haut niveau l'affirme: le cannabis soulage véritablement des douleurs. "Il est prouvé que c’est utile". Le quadruple médaillé de tennis en fauteuil, Michaël Jeremiasz, s’est confié sans tabou dans Les Grandes Gueules sur sa consommation de cannabis comme solution pour soulager les douleurs mais aussi comme réconfort. "J’en parle dans le livre mais moi, à 18 ans, je consommais du cannabis qui n’était pas du cannabis thérapeutique prescrit par le corps médical mais qui nous, nous faisait un bien fou. Il faisait un bien fou aux blessés médullaires donc avec des pathologies de la moelle épinière et aux amputés. Il soulage les douleurs". "Je suis pour la légalisation du cannabis" "Mais aussi parce que c’est un moment de votre vie où vous avez besoin de lâcher prise. C’était des moments où on se retrouvait tous les jours avec les camarades. Donc je suis évidemment pour mais aussi pour la légalisation du cannabis". Invité du "Grand Oral" des Grandes Gueules, Michaël Jeremiasz est venu présenté son nouveau livre: "Ma vie est un sport de combat", aux éditions Marabout. Source: rmc.bfmtv.com
  11. Un musée du cannabis à Las Vegas Le bong en verre Bongzilla le plus grand du monde, une piscine non pas à boules mais remplie de fausses boulettes d’herbe, voilà ce qu’on peut,en outre, trouver au nouveau musée du cannabis dans la ville de tous les péchés, Las Vegas. Ce musée entièrement conçu pour les réseaux sociaux, encourage les visiteurs à prendre des selfies et autres photographies des 12 salles du musée. Les installations ont pour objectif de déstigmatiser la consommation de marijuana et mieux comprendre son industrie. Seuls les adultes de plus de 21 ans sont autorisés à arpenter le Cannabition Cannabis Museum et vivre une expérience colorée et psychédélique. Plus d’informations : Site Cannabition Cannabis Museum Source: opnminded.com
  12. Humilié par Donald Trump, le Canada a une arme secrète : l'industrie du cannabis qui s'y développe sans contrainte alors qu'aux Etats-Unis, l'opposition de l'Etat fédéral empêche le capital de se concentrer sur "l'or vert" du XXIe siècle. Légalisation du cannabis au Canada, les entreprises américaines pourront-elles s'y implanter ? © AFP / Lars Hagberg Les Etats-Unis et le Canada ont donc signé un nouvel accord commercial. C'était dimanche soir... et on peut parler d'un accord signé littéralement à la dernière minute ! Donald Trump avait fixé une date et une heure limite pour ce « deal » : dimanche minuit . Les deux parties ont négocié pendant 11h d'affilée. A 10h du soir dimanche, le Premier ministre canadien a convoqué un conseil des ministres exceptionnel pour expliquer les termes de l'accord à son gouvernement et obtenir leur blanc seing. Au même moment, Donal Trump était briefé. Et à la même heure, le secrétaire d'Etat mexicain au commerce se précipitait avec le texte au Sénat du Mexique, dans la capitale Mexico, pour obtenir l'accord des parlementaires. Parce qu'il s'agit d'un accord à trois : Etats-Unis, Canada, Mexique. Humiliations, insultes et rebuffades Oui, mais en endurant jusqu'au dernier moment les rebuffades du président américain, qui, vendredi encore, expliquait qu'il n'aimait pas les émissaires d'Ottawa, ça ajouté aux exécrables relations entre Donald Trump et Justin Trudeau : mépris, voire insultes... Mais comme 85% du commerce canadien est à destination des Etats-Unis, les Canadiens n'avaient pas d'autres solutions que de ravaler leur humiliation. La ministre canadienne des Affaires étrangères a dû écourter un voyage en Europe et plier devant Washington. Alors on peut toujours dire que l'essentiel est préservé : l'essentiel étant cette immense zone de libre échange entre les 3 pays. Mais la vérité c'est que la menace de tarifs douaniers punitifs a fonctionné et Trump a même réussi à diviser ses partenaires. La vengeance cannabique des Canadiens Pas tout à fait... Ils leur reste un angle d'attaque pour l'avenir : un produit dont les américains raffolent et qui, bientôt, sera produit en grande quantité au Canada. Et en toute légalité en plus ! Vous ne voyez pas de quoi je veux parler ? Du cannabis ! A compter du 17 octobre, il sera légal d'en produire, d'en vendre et d'en consommer au Canada. Alors qu'aux Etats-Unis, il est certes légalisé dans 9 Etats et dans la capitale, Washington, mais il est encore strictement interdit au niveau fédéral. Les Etats-Unis vivent donc une sorte de schizophrénie qui empêche, par exemple, aux entreprises cannabiques américaines d'avoir un compte bancaire national, de lever des fonds pour se développer ou même de faire de la publicité. La ruée vers l'or vert Exactement ! Au Canada, des groupes de plus en plus puissants sont en train de naître et de grossir, grossir, grossir et de se structurer... C'est une vraie ruée vers l'or vert, ou vers l'herbe qui fait rire ! Une ruée qui n'a pas échappé non plus aux Mexicains qui comptent rapidement imiter le Canada. Or, pendant ce temps, les petites entreprises américaines souffreteuses qu'on empêche de se développer ont peur : notamment d'être larguées et surtout rachetées. En résumé, les Canadiens ont été humilié ce weekend, mais comptent à terme développer des entreprises de production et de vente de cannabis si puissantes qu'elle finiront par dominer celle des Etats Unis ? La vengeance canadienne n'est pas un plat qui se mange froid, mais un joint qui se fume au chaud du côté d'Ottawa.. Réécouter l'émission Les Histoires du monde Source: franceinter.fr
  13. Mardi, un cadre dirigeant de PepsiCo a annoncé que la firme envisageait d'investir dans le domaine du cannabis qui poursuit son lent chemin de légalisation dans le monde. Mi-septembre, Coca-Cola avait fait une annonce quasiment similaire. Les deux géants des boissons gazeuses (et sucrées pour la plupart) vont-ils se lancer dans une nouvelle guerre économique dans un nouveau domaine prometteur? Mardi 2, le directeur financier de Pepsi, Hugh Johsnton, a annoncé sur la chaîne américaine CNBC que PepsiCo envisageait d'investir massivement dans le domaine du cannabis. "Nous étudions toute opportunité de croissance, nous remuons ciel et terre pour trouver de la croissance (…) je pense que nous allons nous pencher sérieusement (sur le marché du cannabis, NDLR)" a expliqué le cadre dirigeant. Mi-septembre, le groupe Coca-Cola avait fait une annonce quasiment similaire annonçant étudier la possibilité de développer des boissons contenant un "principe non-psychoactif" contenu dans le cannabis pour l'intégrer dans des boissons orientées "bien-être". Le cannabis est l'objet de toutes les convoitises chez les géants de l'agroalimentaire qui veulent se positionner très rapidement en cas d'hypothétique vague de légalisations. Prochaine date majeure sur le calendrier: le 17 octobre, jour où l'usage récréatif de la plante deviendra légal au Canada. Cependant, si le cannabis fait pour l'instant recette dans les Etats américains où il a été légalisé, l'absence d'autorisation au niveau fédéral empêche de mettre en place aux Etats-Unis un vaste réseau de distribution de produits transformés à base de cannabis. De plus, si l'Amérique du Nord et l'Europe évoluent vers une législation toujours plus conciliante, les gros marchés à forte croissance potentielle pour les géants américains que sont l'Asie et l'Afrique (hormis l'Afrique du Sud) interdisent touts officiellement la consommation du produit, et ne semblent guère donner des signes d'une évolution favorable. Source: francesoir.fr
  14. L'an dernier, au pays, les producteurs de cannabis médicinal ont détruit près de 400 tonnes de déchets organiques, soit l'équivalent de 40 camions poubelles. Avec la légalisation de la marijuana et la croissance exponentielle de la production, le poids de ces déchets va décupler. Mais où vont-ils se retrouver? Un texte de Tiphanie Roquette Dans la production de marijuana, les cocottes sont le produit recherché. Le reste de la plante n'est que déchet. Photo : Radio-Canada/Tiphanie Roquette À Boaz Pharmaceuticals, un producteur installé à Calgary, la salle de destruction n’est pas celle qui attire les regards. Ce n’est pas de là que viendront les profits. La pièce est encore vide, puisque le producteur n’a pas encore commencé sa récolte, mais, selon le maître cultivateur de l’entreprise, Bill Vasilakakos, une fois que Boaz Pharmaceuticals aura atteint sa vitesse de croisière, « ça va s'accumuler [...]. Cette pièce va être pas mal pleine chaque semaine. » Bill Vasilakakos s'est pris de passion pour les particularités du cannabis. Photo : Radio-Canada/Tiphanie Roquette Du cannabis et de la litière pour chats Seule la cocotte du plant est utile aux producteurs, qui jettent tout ce qui est feuilles, tiges et boules de racines une fois la cocotte récoltée. Ils doivent également détruire toute production qui ne répondrait pas aux normes de Santé Canada. D’ici 2020, ces déchets pourraient atteindre 6000 tonnes, selon l’entreprise de gestion des déchets Micron Waste Technologies, citant un rapport de GMP Securities. À lire aussi : Légalisation du cannabis : ce qu'on sait et ce qu'on ne sait pas La vente du cannabis au Canada, en cartes Boaz Pharmaceuticals s’est préparée. Une déchiqueteuse à feuilles occupe un coin de la pièce, des boîtes noires et rouges s’entassent dans un autre coin, ainsi que quelques sacs de litière pour chats. Pour l’amateur, la vue de ces sacs est incongrue, mais il s’agit d’une pratique courante de l’industrie, préconisée par Santé Canada. Traditionnellement, Santé Canada recommande de mélanger les résidus de cannabis avec de la litière pour chat. Photo : Radio-Canada/Tiphanie Roquette La loi exige en effet que les déchets du cannabis soient « modifiés ou dénaturés au point d’en rendre la consommation et la multiplication impossibles ou improbables ». L’objectif est de s’assurer que personne ne pourra extraire le composant THC à partir des déchets. « On peut notamment le déchiqueter et le mélanger avec d’autres types de matières inorganiques avant de le composter, ou l’éliminer en recourant aux services d’enlèvement des ordures, ou en l’incinérant », précise Santé Canada. Après avoir déchiqueté le cannabis, Boaz Pharmaceuticals le mélange à de l’eau et à de la litière pour chats et l’envoie au compostage. « Nous pourrions l’utiliser pour le compost [ici], mais pour le moment, ça pose des problèmes, vu que c'est une substance contrôlée », regrette M. Vasilakakos. Il espère que la réglementation sera assouplie après la légalisation. Compostage dangereux? Envoyer ces déchets de cannabis à des entreprises de compostage municipales au milieu des autres déchets organiques n’est pas plus rassurant, affirme Alfred Wong, le président de Micron Waste Technologies. Dans la production de marijuana, les cocottes sont le produit recherché. Le reste de la plante n'est que déchet. Photo : Radio-Canada/Tiphanie Roquette Après s’être spécialisée dans l'élimination de déchets alimentaires, son entreprise, établie à Vancouver s’est intéressée aux déchets du cannabis. « Au début, on y pensait comme à n’importe quel résidu agricole [...] mais il y a des implications pour la santé publique et l’environnement », soutient M. Wong. Le cannabis contient en effet une centaine de composés pharmaceutiques actifs. M. Wong déplore que peu d’études se soient intéressées à la décomposition de ces composés et à leurs effets sur le sol et l’eau. Que va-t-il se passer si nous attendons 5 à 10 ans avant de voir les répercussions sur l’écosystème? Ce sera peut-être trop tard. Alfred Wong, président de Micron Waste Technologies Il n’est pas le seul à s’être posé la question. Le Comité sénatorial permanent de l’agriculture et des forêts a tenu au printemps des consultations sur le compostage des résidus de cannabis. Plusieurs experts ont défendu la sécurité du compostage du cannabis. Le directeur du centre de recherche sur les systèmes d'environnement contrôlé à l'Université de Guelph, Michael Dixon, a assuré que la réglementation entourant le traitement des déchets du cannabis était trop stricte et reflétait encore les années d'illégalité du produit. Le cannabis n’est qu’une plante parmi tant d’autres. Ce n’est qu’une plante. Michael Dixon, professeur Université de Guelph Les témoignages n’ont cependant pas convaincu le sénateur Ghislain Maltais. Ce dernier a émis ses doutes lors d'un débat sur le projet de loi C-45, le 7 juin. « Personne n’a pu nous rassurer à ce sujet. Cette question me taraude, parce que cela pourrait toucher des millions de Canadiens dans les villes comme Montréal, Toronto, Winnipeg, Calgary, Halifax, Vancouver ou Saint-Jean », affirmait-il alors. Une mine de produits dérivés Les déchets n’ont cependant pas à être un problème. Ils peuvent aussi être une ressource, selon Brittny Anderson, la cofondatrice de l’entreprise Cannabis Conservancy, qui se spécialise dans les pratiques durables de l'industrie de la marijuana. Micron Waste Technologies a ainsi inventé un procédé pour extraire l’eau des déchets du cannabis et la réutiliser dans la production des plants. Le procédé fait l'objet de tests à Aurora Cannabis. Autre exemple : le producteur albertain Atlas Growers s'intéresse à la possibilité de générer de l'électricité. Brittny Anderson cite également des exemples de tissus produits à partir de fibres de cannabis, de papier ou de boissons au jus de cannabis. À l’image du chanvre, son cousin, le cannabis pourrait être utilisé dans son intégralité. Toutefois, pour susciter de telles innovations, constate Mme Anderson, il faudra un coup de pouce des pouvoirs publics. Pour l’instant, ce n’est pas le cas. L'organisation Cannabis Conservancy pense que le gouvernement fédéral aurait dû instituer plus de pratiques durables dans l'industrie du cannabis. Photo : La Presse canadienne/Chris Young La Britanno-Colombienne raconte s’être rendue à Ottawa pour parler de durabilité dans l’industrie du cannabis, mais elle s’est retrouvée bien seule à tenir ce discours. À l’heure où l’on parle de l’élimination des déchets plastiques, souligne-t-elle, Santé Canada recommande des emballages à usage unique pour la vente des produits de la marijuana. Le gouvernement a donné un aperçu des emballages des produits du cannabis lorsque la légalisation sera mise en œuvre. Photo : Santé Canada « Avec la légalisation, les efforts se sont concentrés sur la protection du public et l’élimination du marché noir, et tous les règlements vont dans ce sens », raconte Mme Anderson. On ne paye aucune attention au caractère durable dans le développement de l’industrie, ce qui est une énorme occasion manquée. Brittny Anderson, cofondatrice de Cannabis Conservancy Source: ici.radio-canada.ca
  15. L’adoption du projet de loi C-45 pour légaliser le cannabis à des fins récréatives ouvre la voie à toutes sortes d’options d’utilisation de cette substance. Le Conseil de la transformation alimentaire du Québec (CTAQ) entre dans la danse et annonce la présence des aliments à base de cannabis dans nos assiettes dans la prochaine année. L’industrie alimentaire à l’affût Muffins, brownies et autres bonbons à la marijuana : dans un an, il sera possible de les avoir des industries alimentaires du Québec. Photo : Radio-Canada L’entrée en vigueur de la marijuana récréative sera effective le 17 octobre. L’engouement est palpable. Chaque industrie aimerait bien tirer avantage de cette légalisation et mettre sur le marché divers produits à base de cannabis. Le secteur de la transformation alimentaire n’est pas en reste. Le CTAQ annonce la tenue de l’événement GO/NO GO : Écosystème du cannabis comestible. Il s’agit d’une activité strictement commerciale qui s’adresse principalement aux transformateurs alimentaires qui désirent se lancer dans l’élaboration de produits à base de cannabis. D’autres tendances de cette industrie sont aussi à l’ordre du jour de cet événement. Jean-Patrick Laflamme, vice-président, affaires publiques et communications au CTAQ, parle des questions en suspens autour de la réglementation, car il y va de la sécurité du public : Quel type de réglementation en ce qui a trait aux produits alimentaires? Quels sont les précédents? Quelle doit être la proportion de cannabis par portion d’aliment? Quels sont les aliments admissibles, pour quels groupes de consommateurs? Comment s’assurer du respect de l’exclusion des aliments destinés aux enfants? Quels avantages tirer de l’expérience du Colorado qui permet déjà la fabrication de produits comestibles à base de cannabis? Quels ont été les défis pour la législation et l’application de la loi? Il souligne que le titre de l’événement : GO/NO GO (y aller ou pas) est intéressant à cette étape parce qu’il y a beaucoup d’incertitude entourant la manière dont la réglementation va être appliquée de façon à assurer la sécurité du public. Écoutez Respecter le délai d’un an Le marché du cannabis s’annonce particulièrement lucratif, mais certains secteurs sont freinés dans la course aux profits par les délais légaux en ce qui concerne la mise en marché de certains types de produits à base de cannabis. Le secteur alimentaire est de ces filières qui doivent observer un délai d’un an avant que soit autorisée la mise en marché de produits comestibles avec du cannabis comme ingrédient. Les industries du secteur en sont bien conscientes, souligne la présidente-directrice générale du CTAQ, Sylvie Cloutier, qui soutient que le développement de ce marché doit absolument se faire dans le respect de la réglementation et de la sécurité du public. « Nous avons formé un comité de travail composé d’entreprises de transformation alimentaire qui se penchent sur les défis que devront relever les transformateurs alimentaires en termes de réglementation et d’encadrement. L’approche concertée est dorénavant plus que nécessaire afin de se préparer à l’ouverture du marché aux produits comestibles avec du cannabis. Notre événement GO/NO GO : Écosystème du cannabis comestible s’inscrit exactement dans cette démarche. » Du pain au cannabis Photo : Colombe Fortin Au sujet de GO/NO GO : Écosystème du cannabis comestible L’activité se tiendra le 31 octobre au Hyatt Regency de Montréal. Ce sera l’occasion d’entendre des entrepreneurs américains et des conférenciers sur les enjeux réglementaires, l’encadrement, la sécurité et le développement des affaires dans le contexte de la légalisation des produits comestibles. À titre de conférencière principale, Mme Peggy Moore, présidente du conseil d’administration de la Cannabis Business Alliance du Colorado et propriétaire de Love’s Oven, une entreprise de transformation de produits comestibles médicaux. Elle parlera de l’évolution de son entreprise depuis la légalisation du cannabis au Colorado en 2011. Elle sera précédée de Mme Keri-Jon Wilson, fondatrice de Pot&Pan Artisan Edibles à Portland, dans le Maine, qui fabrique des produits comestibles au cannabis sur mesure pour une clientèle vulnérable. Pierre Killeen, vice-président affaires gouvernementales pour HEXO, présentera les enjeux économiques, réglementaires et politiques pour les produits comestibles au Québec. Sylvie Cloutier clôturera l’événement en brossant un portrait du secteur de la transformation alimentaire et des défis liés aux produits comestibles avec du cannabis. CTAQ (Conseil de la transformation alimentaire du Québec) Par Alice Chantal Tchandem Kamgang Source : rcinet.ca