mrpolo

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  1. Moon Rocks : Une nouvelle drogue avec un taux de THC inquiétant ! Les « moon rocks » et autres « sun rocks » sont en réalité des têtes de plants de cannabis qui ont « mariné » dans de l’huile de hasch, elle-même extraite à base de procédés chimiques. De la même façon que le butane permet d’obtenir de l’huile essentielle de cannabis, plusieurs techniques donnent la possibilité à des chimistes en herbe - pas forcément bien intentionnés - de créer des dérivés ultra-dangereux. L’aspect, aussi, est totalement nouveau. On connaissait le pollen, une résine de cannabis très jaune mais très poudreuse. Là, il s’agit d’une substance très orange, assimilable à du miel séché et qui, également en termes de tarifs, dépasse de loin ce qui se pratiquait jusque-là : en moyenne, 100 € le gramme. Plus cher que la cocaïne. Sur Snapchat, les dealers évoquent un taux de THC de 90%./ Repro DDM (ndpolo: On parle de Moonrocks et on nous présente des extractions type huile niveau concentration en thc pour mieux comparer à le cocaïne et pousser l'amalgame cannabis et drogue dure. Une MoonRock ce n'est rien d'autre qu'un bud trempé dans l'huile et roulé dans du Hasch en poudre... Alors certes l'huile est un produit très concentré mais la puissance est diminuée par l'apport de matière végétale) Des taux de THC jamais atteints et risques accrus d’overdose Sur Snapchat, des dealers de Varèse assurent que ces produits seront « disponibles pour les fêtes » à l’occasion de « ventes flash » organisées à l’abri du regard des forces de l’ordre « que nous respectons », est-il précisé dans le post. Non sans un drôle de déferrement. Toujours d’après ce qui est écrit sur leur compte « Snap », ils annoncent un taux de THC à hauteur de 90 %. Impossible selon certains experts. Alors, publicité mensongère ? (ndpolo: oui) Relativement récente, cette drogue est parfois prescrite, comme au Canada, dans le cadre de thérapies médicales pour des patients souffrant de pathologies très graves. Sur la toile, plusieurs articles alertent sur les risques d’overdose liés aux « moon rocks » et « sun rocks », encore peu connus dans la Ville rose. En 2013, pourtant, une saisie exceptionnelle réalisée par la police a permis de mettre la main sur des produits contenant jusqu’à 70 % de THC. Cet été, une matière « gluante » a été analysée : plus de 50 % de THC. C’est la Wax. Un autre dérivé qui peut être comparé à de l’huile essentielle de cannabis (lire ci-dessous). On n’arrête pas le progrès. Ni ses dangers. (Ndpolo: encore une présentation tendancieuse car la puissance d'une Moonrock dépend de la quantité d'huile absorbée par la weed, le tout sur fond d'abus de langage avec le terme overdose. rien à voir avec la cocaine encore une fois ou l'héroine mais ils ne sont pas à ça près... Des tutoriels d’extraction sur le web Extraction avec ou sans solvant, BHO (« Butane Hash Oil » ou huile de cannabis), « dabbing », « budder », « shatter », « crumble » : le temps de l’herbe disséminée dans un « pétard » est bel et bien révolu. Et fait la part belle à un champ sémantique anglo-saxon limite culinaire qui renvoie en réalité à de nouveaux modes de consommation de la drogue hyperdangereux. (Ndpolo le premier danger du bho est l'extraction au butane qui pollue et risque d'entrainer explosion, incendie si on ne fait pas attention) En effet, l’extraction des terpènes et cannabinoïdes pour les transformer en huile essentielle génère une très grande concentration de THC. La Wax, par exemple, qui ressemble à la cire ou de la sève, peut être fumée en créant un fil qui vient s’enrouler autour du joint ou être vapotée pour la modique somme de 75 € le gramme. Dégâts assurés d’après certains consommateurs. Il est même possible de vapoter l’huile de cannabis avec des cigarettes électroniques./ Photo AFP « Éviter les nuisances de la fumée »… Pour des effets encore plus directs, il est conseillé de « dabber ». C’est-à-dire de vapoter, avec une cigarette électronique ou, plus classique, avec une pipe à eau. Le goût serait plus préservé. « Cela permet d’éviter les nuisances liées à la fumée », lit-on, ahuri, sur le web. Parce que consommer des produits à plus de 50 % de THC n’est pas dangereux ? (Ndpolo: pas de la même façon bien moins de risques sanitaires qu'un fil de wax en joint) Le « budder » est une pâte quand le « shatter » est comparé à du verre brisé. Ce dernier est décrit comme la forme la plus pure de l’huile de marijuana. Et encore une fois, même les sites ayant pignon sur rue pour faire la promotion de ces nouveaux dérivés du cannabis préviennent les lecteurs - éventuels fumeurs - des risques d’overdose. Mais s’il n’y avait que cela. Désormais, de véritables tutoriels de « cuisine » sont à disposition des internautes pour créer de la résine vivante, de l’huile à base de têtes de « beuh » congelés, ou encore du « bublle hash » qui s’obtient avec de l’eau glacée et plusieurs filtres. Ou la Rosin Tech, dernière technique d’extraction sans solvant, qui consiste à créer de l’huile avant de la presser pour obtenir une résine plus compacte. Le « must have » selon les puristes. Oui, ça fait peur. (ndpolo : La Rosin Tech nous vous la présentions il y à déja plus de 2 ans c'est en fait la tête de weed que l'on presse à chaud pour extraire quelques gouttes d'huile) Source: ladepeche.fr Joli ramassis d'amalgames
  2. Avec la légalisation de la marijuana au Canada, des produits innovateurs sont mis sur le marché. Dans les faits, des compagnies avaient osé le lubrifiant au cannabis avant d’avoir la permission gouvernementale. Shutterstock - MilanMarkovic78 Cependant, puisque l’utilisation d’un tel produit est désormais mieux vue, voilà qu’on en vante haut et fort les mérites! Mesdames, sachez que ce lubrifiant vous permettrait apparemment d’avoir des orgasmes intenses et de longue durée… Vrai ou faux? Certains couples sont plus audacieux que d’autres lorsque vient le temps d’explorer dans la chambre à coucher ou de surprendre leur douce moitié avec un petit quelque chose d’olé olé, le temps d’une soirée. Par contre, même si très intrigante, l’idée d’utiliser un lubrifiant au cannabis peut froisser certaines personnes… On entend déjà les : « Notre vie amoureuse et sexuelle va bien, pourquoi devrions-nous nous tourner vers le pot aujourd’hui, simplement parce que c’est permis? » et cette réaction est tout à fait normale. Il en revient à chaque couple de faire ses choix et d’établir ses préférences, dans l’intimité. Mais, par curiosité, qu’est-ce qu’il a de différent au juste, le lubrifiant au cannabis? Des ingrédients aphrodisiaques La marijuana peut être reconnue pour ses effets thérapeutiques. Le cacao, les huîtres et l’huile d’olive, par exemple, ont apparemment des vertus aphrodisiaques. Du coup, il n’est pas surprenant de voir certains de ces ingrédients figurer dans la recette « orgasme garanti » de lubrifiants au cannabis. Laissons faire le « jus » d’huîtres, on s’entend! Mais sans trop entrer dans les détails scientifiques de la chose, il semblerait que dans une bouteille de 30 ml de lubrifiant au cannabis, le THC (tétrahydrocannabinol, le cannabinoïde le plus présent dans la plante de cannabis) s’y retrouverait à approximativement 75 mg par cuillère à thé. Faites le calcul. Ou pas. La fin des douleurs menstruelles? Ensuite, les fabricants de ce produit dit révolutionnaire vantent principalement sa qualité d’antidouleur. En effet, selon eux, en plus de promettre des orgasmes plus intenses et de plus longue durée, ce lubrifiant peut apaiser certaines douleurs, notamment celles liées aux menstruations. Il est vrai que la muqueuse du vagin est très absorbante et pourrait, du coup, « retenir » les effets bienfaisants d’un tel produit plus longtemps. Il n’est donc pas impossible que le fameux « buzz » ressenti par les consommateurs de pot puisse se transformer en moment d’extase durant une partie de jambes en l’air. Que devriez-vous penser de tout ça? Les sceptiques pourraient-ils réellement être confondus avec un tel produit? Peu importe, une chose est certaine : le lubrifiant au cannabis n’a pas fini de faire jaser! Source: sympatico.ca
  3. Hello les weedeurs Petite contribution d'outre atlantique ça donnerai envie de déménager^^ a++
  4. Le taux de chômage au Canada a poursuivi sa baisse en novembre pour s'établir à 5,6%, soit 0,2 point de moins qu'en octobre et un plus bas depuis 1976, grâce à de fortes créations d'emplois, légalisation du cannabis aidant, a indiqué vendredi l'institut national de la statistique. © reuters L'économie canadienne a créé 94.000 emplois en novembre, stimulée par une hausse du travail à temps plein, notamment dans les services professionnels, scientifiques et techniques, les soins de santé et la construction, a précisé Statistique Canada dans un communiqué. Cette création mensuelle de nouveaux emplois "est la plus importante depuis 2012", a noté Royce Mendes, économiste à la banque CIBC. Légalisé sous sa forme récréative le 17 octobre, le cannabis est devenu "une source bourgeonnante" de travail en novembre, avec la création de 10.400 nouveaux emplois dans ce secteur, soit une hausse de 266% sur un an, a souligné Statistique Canada. La majeure partie des emplois créés dans ce secteur consistaient en l'exécution de tâches comme la coupe de bourgeons (la manucure). Les employés du secteur du cannabis étaient aussi mieux rémunérés que la moyenne nationale, avec un salaire de 29,58 dollars par heure travaillée, contre 27,03 dollars ailleurs. Source: lefigaro.fr
  5. Le métro new-yorkais est en piteux état et la taxation du cannabis légal pourrait subventionner les réparations nécessaires. Drew Angerer / AFP Dans le métro de New York, les trains en retard et bondés sont un problème chronique. De nombreuses réparations coûteuses sont nécessaires pour moderniser l'infrastructure de ce réseau utilisé chaque jour par environ cinq millions de personnes. Les résidents de la ville se plaignent régulièrement de cette situation auprès de leurs élus locaux et ces derniers pensent avoir trouvé une solution: légaliser le cannabis. Comme dans les dix États américains qui ont légalisé la marijuana à usage récréatif, la taxation de ces ventes légales à New York pourrait générer des revenus à réinvestir dans divers projets publics. «Fumer un joint pour sauver le métro?», titrait récemment le New York Times. L'article soulignait qu'avec l'élection récente d'une majorité de Démocrates à l'assemblée de l'État de New York, la légalisation du cannabis ne semblait plus impossible. Selon le quotidien, plusieurs élus avaient commencé à sérieusement envisager cette solution, en se basant notamment sur les travaux de Mitchell Moss, un urbaniste qui vient de publier une étude intitulée «Une nouvelle source de revenus pour les transports en commun: légaliser et taxer le cannabis». Les responsables de la MTA –l'autorité qui gère le métro new-yorkais– estiment le coût de la modernisation du réseau et des trains à quarante milliards de dollars sur dix ans. Or selon les calculs de Mitchell Moss, la taxation du cannabis légal dans l'État de New York pourrait générer environ 670 millions de dollars de revenus annuels. Ces revenus seront donc loin d'être suffisants, mais il s'agit d'une des sources de revenus actuellement envisagée par un panel d'élus et d'experts (la mise en place d'un péage urbain, comme à Londres, est également examinée). Dans le Colorado l'année dernière, les impôts et taxes sur la vente de cannabis légal ont généré 247 millions de dollars qui ont été réinvestis dans divers secteurs, dont le logement, les écoles, la santé publique et les transports en commun. Alors que le gouverneur de New York, Andrew Cuomo, était opposé à la légalisation du cannabis il y a quelques années, il a depuis changé d'avis et un projet de loi devrait être présenté au début de l'année 2019. par Claire Levenson Source: slate.fr
  6. Le cigarettier Altria vient de prendre une participation de 45 % dans Cronos. Ce qui devrait permettre à Altria de participer au secteur émergent du cannabis, au niveau mondial Le cigarettier qui produit les Marboro et les Philip Morris aux États-Unis sera ainsi en bonne place si le cannabis devient autorisé par l'État. VIRGINIE LEFOUR/AFP Le cigarettier Altria, qui produit les Marlboro et les Philip Morris aux États-Unis, se diversifie dans le cannabis. Le groupe vient de prendre une participation de 45 % dans le canadien Cronos pour 1,8 milliard de dollars. Son PDG Howard Willard se félicite de l'opération qui «représente une nouvelle opportunité de croissance excitante pour Altria». Elle permettra à Altria de participer au «secteur émergent du cannabis au niveau mondial» qui «devrait connaître une croissance rapide au cours de la prochaine décennie». Cronos n'a pas d'activité aux États-Unis, où le cannabis est illégal au niveau fédéral. «Mais grâce à Cronos, Altria est mieux placé si le cannabis devient autorisé par l'État», précise le groupe américain, fragilisé par la baisse du marché des cigarettes, tout comme son homologue Philip Morris International (PMI), qui commercialise ses marques dans le reste du monde. Les deux groupes sont aussi handicapés par le retard au décollage d'iQos, le système de tabac à chauffer (moins nocif) inventé par PMI. Altria ne compte pas s'arrêter au cannabis Cronos, basé à Toronto, comprend toutes les activités liées à la marijuana: sa filiale OGBC la cultive en Colombie-Britannique. Une autre filiale, Peace Naturals, fait pousser le cannabis et produit de l'huile. Présent sur cinq continents, Cronos exploite deux licences, dont la première non médicale accordée par les autorités sanitaires canadiennes. Peace Naturals est dédiée à l'usage médical tandis que COVE et Spinach sont consacrées à l'usage récréatif des adultes. «Cronos Group est engagé à devenir un acteur leader dans cette industrie, qui puisse transformer la perception du cannabis et qui élève, responsable, l'expérience du consommateur», affirment les deux entreprises. Altria ne compte pas s'arrêter au cannabis. Selon le Wall Street Journal, le cigarettier est en discussion pour prendre une participation dans Juul Labs, leader américain de l'e-cigarette, qui vient de se lancer en France. Source: lefigaro.fr
  7. Le CANNABIS est maintenant LÉGAL au CANADA! (Reportage) Comme promis, voici notre petit reportage sur la légalisation du cannabis au Canada ainsi que les changements qui vont avec! Nabil 'Aiekillu' Lahrech Ajoutée le 3 déc. 2018 Source: Youtube
  8. Depuis la légalisation du cannabis au Canada, les magasins officiels rencontrent des problèmes d’approvisionnement qui les forcent à réduire leurs horaires d’ouverture. En attendant, le marché noir du cannabis en profite. Les files d'attente ne désemplissent pas devant les magasins de la Société Québécoise du Cannabis au Canada. - Alice Chiche / AFP Le 17 octobre dernier, le Canada devenait le 2ème pays au monde à autoriser la commercialisation et la détention de cannabis. Mais les étals des magasins dédiés se sont vidés en un rien de temps. Dès les premiers jours, les boutiques officielles se retrouvaient en rupture de stock. Plus d’un mois plus tard, elles restreignent leurs horaires d’ouverture, faute de stocks suffisants pour contenter la demande. Dans les différentes provinces, qui sont chacune libre d’organiser comme elles le souhaitent un juteux commerce de l’herbe évalué à 4 milliards d’euros par an, c'est le problème : l’approvisionnement ne suit pas. Un effet psychologique Par exemple au Quebec, c’est la Société Québécoise de Cannabis (SQDC) qui a obtenu l’agrément local. Mais si la région compte une dizaine de producteurs, seuls six d’entre eux ont obtenu le permis pour vendre à la SQDC, recense La Presse Canadienne. Et ces fournisseurs, habitués à produire du cannabis médical, le seul autorisé jusque-là, ont eu très peu de temps pour ajuster leur production à la nouvelle donne. A l’arrivée, leur production ne suffit pas à contenter la demande. Si bien qu’aujourd’hui, les 12 boutiques de la SQDC n’ouvrent plus que quatre jours par semaine, du jeudi au dimanche "jusqu'à ce que la disponibilité des produits se soit stabilisée", a-t-elle précisé. Autre explication à la pénurie: un effet psychologique, selon l’économiste Bruno Larue, interviewé par Radio Canada: "En raison du nombre limité de points de vente, les gens font la queue, du coup quand ils arrivent à la caisse, ils achètent en plus grande quantité que s’ils savaient qu’ils n’avaient pas besoin de faire la queue pour en racheter". Pour régler ces problèmes, la SQDC a indiqué mardi qu'elle déployait la "deuxième phase" de sa stratégie d'approvisionnement, qui consiste à agréer davantage de fournisseurs. Elle compte dans un second temps ouvrir plus de boutiques pour minorer l’effet "rareté qui pousse à acheter plus". Mais elle a repoussé de "quelques mois" son ambition initiale d’ouvrir 50 points de vente à la fin de l'année 2018, alors qu’elle n’en a ouvert que 12 pour le moment. Quatre ans pour éradiquer le marché noir Déjà avant la légalisation, l'institut indépendant d'analyse économique C. D. Howe prévoyait que la production de cannabis légal au Canada ne pourrait combler que 30% à 60% de la demande. Pendant ce temps-là, dans un pays dont les jeunes sont les plus gros consommateurs mondiaux de cannabis, certains continuent de s’approvisionner au marché noir. Une filière illégale que le Premier ministre Justin Trudeau voulait justement détruire en légalisant le cannabis récréatif. Son gouvernement estimait envisageable de transférer 25% du marché noir vers le marché légal d'ici la fin 2018, et environ la moitié à l’automne 2019. Quand à éradiquer totalement la mafia qui vit du trafic de cannabis, cela prendra au moins quatre ans, a prévenu le ministère de la Justice. "De nombreuses personnes pensent que la légalisation est un événement, mais c'est un processus", a souligné le ministre canadien en charge de la lutte contre la criminalité organisée. "Pendant près d'un siècle, les groupes criminels contrôlaient entièrement le marché. Ils ne vont pas disparaître tranquillement du jour au lendemain", a-t-il reconnu. Nina Godart Source: bfmtv.com
  9. Contrairement au tabac à fumer, le vapotage de cannabis augmenterait le taux d’anxiété à court terme, la paranoïa, ainsi que les déficits de mémoire et d’attention. Dmitry_Tishchenko/iStock Fumer des joints en vapotant n’est pas moins néfaste pour la santé que s’il est inhalé de manière classique : c’est ce qu’avancent des chercheurs de Johns Hopkins Medicine. Dans leurs nouveaux travaux, publiés le 30 novembre dans JAMA Network Open, ils remettent ainsi en cause l’idée que le vapotage est plus sûr lorsqu’on souhaite consommer du cannabis. Certes, le vapotage produit moins de composants nocifs issus des produits en combustion comme le goudron que le papier à rouler et le tabac. Mais, expliquent-ils, pour les novices ou ceux ne consommant pas de cannabis régulièrement, le vapotage libère des quantités plus importantes de THC (tétrahydrocannabinol), la principale molécule psychoactive du cannabis, ce qui augmente le risque d’effets indésirables. "Notre étude suggère que certaines personnes qui consomment rarement du cannabis doivent faire attention à la quantité de cannabis qu'elles utilisent avec un vaporisateur et ne doivent pas conduire, même dans les heures qui suivent leur consommation. Cela pourrait être dangereux pour elles-mêmes et pour d'autres et, en plus de cela, elles peuvent subir des effets négatifs tels que l’anxiété, des nausées, des vomissements et même des hallucinations", explique dans un communiqué Ryan Vandrey, professeur agrégé de psychiatrie et de sciences du comportement à la faculté de médecine de l’Université Johns Hopkins. Un temps de réaction plus lent, un déficit de l’attention Dans le cadre de leurs travaux, les chercheurs ont demandé à 17 participants volontaires (9 hommes et 8 femmes, âgés de 27 ans en moyenne) qui n’avaient pas consommé de cannabis au cours des 30 derniers jours et n’en avaient consommé que très rarement depuis plus d’un an, de fumer ou vapoter du cannabis une fois par semaine pendant 6 semaines. Les unités fournies contenaient soit 0,10, soit 25 milligrammes de THC. Les chercheurs affirment que 25 mg de THC est une dose "relativement faible", du moins beaucoup plus faible que ce que l’on trouve généralement dans les joints pré-roulés vendus dans les officines ou coffee shops. Les participants fumaient des joints pré-roulés ou inhalaient de la vapeur de e-joint sans connaître la dose de THC. Au cours des 6 séances, des mesures des signes vitaux comme la fréquence cardiaque et la tension artérielle ont été faites, des échantillons de sang prélevés, et chaque participant a rempli un questionnaire sur les effets des médicaments. Les résultats ont montré que quelques minutes après avoir fumé, les participants ayant consommé par vapotage la dose de 25 milligrammes de THC ont rapporté une moyenne de 77,5 sur la force globale de l'effet de la drogue, soit une réponse plus importante que ceux ayant fumé la même dose. Ils ont par ailleurs déclaré un score moyen de 7% plus élevé pour l’anxiété et la paranoïa que les personnes ayant fumé la même quantité de cannabis. Ils ont enfin signalé une sécheresse buccale plus importante. Dans le cadre de l’expérience, les scientifiques ont aussi soumis les participants à trois tâches informatisées conçues pour mesurer leur capacité d’attention, leur mémoire, le temps de réaction physique et les mouvements moteurs. Ils ont alors constaté que les temps de réaction étaient en moyenne plus lents de plus de 120 millisecondes avec les deux doses actives de THC, que ce soit en fumant ou en vapotant, par rapport au temps de réaction après avoir fumé ou vapoté du cannabis sans THC. "Nos participants présentaient des déficiences considérablement plus importantes au niveau des tâches après le vapotage que lorsqu’ils avaient fumé la même dose. Ce qui, dans le monde réel, se traduit par des déficiences plus fonctionnelles lors de la conduite ou des tâches quotidiennes", explique Tory Spindle, chercheur à l'unité de recherche en pharmacologie du comportement de l'Université Johns Hopkins Bayview. Une concentration plus importante de THC quand le cannabis est vapoté Comment l’expliquer ? Les chercheurs ont démontré qu’en vapotant le cannabis, les taux de THC dans le sang étaient bien plus importants que s’il avait été fumé. À 10 milligrammes de THC, les concentrations sanguines de THC atteignaient en moyenne 7,5 nanogrammes par millilitre chez les vapoteurs, contre 3,8 nanogrammes par millilitre chez les fumeurs 10 minutes après avoir consommé du cannabis. À 25 milligrammes de THC, les concentrations sanguines atteignaient en moyenne 14,4 nanogrammes par millilitre lorsqu'ils étaient vapotés contre 10,2 nanogrammes par millilitre lorsqu'ils étaient fumés. Les scientifiques précisent que deux participants ont vomi après avoir inhalé par vapotage 25 milligrammes de THC, et un autre a eu des hallucinations. Une autre personne a vomi après avoir fumé 25 milligrammes de THC. Les auteurs de l’étude précisent que leurs travaux n’ont porté que sur un petit nombre de participants et sur une courte durée. De fait, ils n’ont pu observer "les effets à long terme du vapotage, par exemple s’il y a un risque de bronchite chronique". Source: pourquoidocteur.fr
  10. Paris, France | AFP | mercredi 05/12/2018 - Le gouvernement disposera le 12 décembre du premier avis sur la pertinence de l'accès au cannabis thérapeutique en France, a indiqué mercredi à l'AFP Nicolas Authier, président du Comité scientifique mis en place en septembre dernier. Ce comité de 13 personnalités "neutres" nommées par l'Agence nationale de sécurité du médicament pour "leur compétence en terme de santé" votera à cette date sur la pertinence ou non du cannabis à des fins médicales. Si l'avis est positif, le comité proposera des "pistes", comme une liste de pathologies éligibles, et un type d'accès, par exemple via une expérimentation nationale. L'avis sera publié le 13 ou le 14 décembre par l'Agence nationale de sécurité du médicament (ASNM), précise le professeur Authier. S'il est positif, le comité poursuivra ses travaux pendant six mois pour élaborer une stratégie de mise à disposition. "Qui prescrit? Comment se le procurer? Qui va payer? Y aura-t-il remboursement?", énumère le Pr Authier. Mercredi matin, une table ronde était organisée à l'Assemblée nationale par des parlementaires, notamment de la Creuse, qui ambitionne de devenir un département pilote pour la production de cannabis thérapeutique. Le professeur de droit Yann Bisiou a estimé qu'il n'y avait "pas d'obstacle à une adaptation du droit", préconisant un "monopole d'Etat" permettant de contrôler la filière, de la production à la distribution. "Il faut éviter l'erreur de la prohibition qui impose une réponse unique" pour trois usages différents: récréatif, médical et bien-être, a-t-il dit. Pour le député Olivier Véran, rapporteur général de la Commission des affaires sociales, "cela peut aller très vite". Nul besoin de loi, souligne-t-il, "il suffit de changer une ligne à un décret". Olivier Véran, qui est aussi neurologue se dit "à fond pour" la légalisation et rapporte le cas d'un de ses patients atteint d'algie vasculaire de la face dont les douleurs ont été soulagées par le cannabis. "J'avais tout essayé, masque à oxygène, triptans injectables, Tramadol, codéine, antiépileptiques... c'était un cas d'échec thérapeutique de base!". "Cela pose question", souligne-t-il, évoquant "une dizaine de patients" touchés par des algies de la face ou atteints de sclérose en plaque et soulagés par le cannabis. Quelque 100.000 personnes souffrent de sclérose en plaque en France, mais ceux qui recourent au cannabis doivent aujourd'hui mener un "parcours du combattant" pour se le procurer, pour la plupart en Suisse, a noté le docteur Pascal Douek, membre de la Fondation Arsep pour la recherche sur la sclérose en plaque. Entre 300.000 et un million de patients pourraient selon les estimations bénéficier d'une légalisation du cannabis thérapeutique en France. Source: tahiti-infos.com Cannabis thérapeutique, un débat qui intéresse aussi l’agriculture Le cannabis à usage thérapeutique, un sujet de société qui concerne aussi… l’agriculture. Le député Jean-Baptiste Moreau (LREM) organisait le 5 décembre un colloque sur ce sujet. Au-delà des enjeux liés au soulagement des malades, il a également été question de production durable : une légalisation qui pourrait ouvrir un nouveau débouché pour les producteurs de chanvre. Selon l’élu, cette culture cousine du cannabis ne nécessite pas de pesticides et peu d’eau, et un hectare suffit à absorber autant de CO2 qu’un hectare de forêt. Originaire de la Creuse, Jean-Baptiste Moreau précise que son département est volontaire pour l’expérimentation de la production de chanvre thérapeutique. Le chanvre est cultivé sur 16 000 ha en France, l’un des principaux débouchés étant le bâtiment. "Cannabis thérapeutique : légalisons plus vite", réclame le député En marche Jean-Baptiste Moreau Dans une tribune que publie le JDD, le député En marche de la Creuse Jean-Baptiste Moreau réclame la légalisation du cannabis thérapeutique. Jean-Baptiste Moreau est député La République en marche de la Creuse. (Sipa) Jean-Baptiste Moreau, député En marche de la Creuse, présidera mercredi à l'Assemblée nationale un colloque sur le cannabis thérapeutique. L'élu souhaite une légalisation plus rapide alors qu'un million de malades pourraient être soulagés par l'usage de cette substance. "En France, il est temps que la législation évolue", explique-t-il dans son texte, défendant une "démarche transpartisane" et "inédite au niveau du Parlement". Le député avait d'ailleurs déjà participé à une réunion de travail sur le sujet le 26 septembre dernier à Matignon. La tribune de Jean-Baptiste Moreau : "1 million. C’est le nombre de malades qui pourraient être soulagés par l’usage du cannabis thérapeutique en France. Pour les 900.000 patients atteints de maladies d’Alzheimer, de glaucomes, d’hyperactivités, d’anorexies, pour les 500.000 épileptiques, les 400.000 nouveaux cas de cancers détectés en 2017, les 150.000 personnes atteintes du VIH ou encore les 100.000 cas de maladies de Crohn, le cannabis thérapeutique pourrait être la solution à leur souffrance qu’aucun autre traitement ne sait apaiser efficacement. 82% des Français interrogés plébiscitent sa légalisation. Les demandes des citoyens, des associations de patients et des professionnels de santé sont fortes. Alors qu’un comité scientifique a été créé au sein de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament pour évaluer la pertinence et la faisabilité de la mise à disposition du cannabis thérapeutique, nous avons décidé avec des parlementaires de tous bords politiques, des élus locaux, des scientifiques, des universitaires, des patients, des agriculteurs et des citoyens de nous réunir lors d’un colloque à l’Assemblée nationale pour échanger sur les opportunités de légaliser le cannabis thérapeutique en France. Cette légalisation relève d'un double enjeu : d'abord la santé de millions de malades en souffrance et l'économise de nos territoires. Au niveau européen, la commission de l’environnement vient d’adopter à une large majorité la résolution portée par Guillaume Balas en faveur de l’autorisation du cannabis à usage médicinal, laissant entrevoir une possible législation européenne sur le sujet. Mais face aux demandes urgentes des malades, la plupart de nos voisins européens n’ont pas attendu pour avancer. 21 pays de l'Union Européenne et 12 pays hors de l'UE autorisent déjà l'usage thérapeutique du cannabis. Ainsi plus d’une trentaine de pays ont entendu les souffrances de millions de malades qui sont désormais apaisés sereinement, en tout légalité. En France, il est temps que la législation évolue. Notre démarche transpartisane est inédite au niveau du Parlement, elle s’inscrit dans le sens de cette histoire qui s’écrit au niveau mondial. Nos agriculteurs français sont déjà prêts à investir pour développer cette nouvelle filière de production de chanvre à usage thérapeutique. Aujourd’hui, la nécessité est de produire sain, sûr, durable et accessible à tous. Cette filière répondrait donc à nos attentes sociétales et environnementales : sa production ne nécessite pas de produits phytopharmaceutiques, ni d’OGM. Résistante à la sécheresse, elle valorise notre écosystème et concourt à améliorer le revenu de nos agriculteurs, qui pour 1/3 d’entre eux peinent à vivre avec moins de 350 euros par mois. 1 ha de chanvre absorbe autant de CO2 qu’1 ha de forêt et peut apporter jusqu’à 2500 euros de rendements aux paysans contre 300 euros pour 1ha de blé. L’expérimentation de la production de cannabis thérapeutique est une des propositions du "Plan particulier pour la Creuse" que nous portons avec les élus du département et soutenue par la région Nouvelle Aquitaine. Dans son dernier avis, le Comité éthique et cancer n’a pu identifier d’effet néfaste assez sérieux pour s’opposer à la consommation de cannabis à usage thérapeutique. Qu'attendons-nous pour soulager nos proches atteint de maladies incurables? Qu’attendons-nous pour soutenir les start-up françaises qui travaillent aujourd’hui pour développer une offre diversifiée aux besoins spécifiques des malades et qui vont s’installer aux Etats-Unis, en Allemagne et ailleurs? Devons-nous rester impuissants devant le désespoir de nos paysans et le cri de colère que poussent nos territoires ruraux? Nous sommes à l’heure d’un choix : un choix de santé publique pour nos malades, un choix économique pour nos territoires ruraux." Source: lejdd.fr
  11. Cannabis légal au Luxembourg : « Une annonce populiste » "La voie d'une production nationale, par le biais d'une société du genre para-étatique, n'est pas une bonne idée. Il faut laisser la voie ouverte à des producteurs privés", estime notre expert. (illustration AFP) Faisabilité de la promesse gouvernementale, comparaison avec les modèles des pays qui ont suivi cette voie, question de l’approvisionnement : un expert, chimiste de formation, fait le point sur l’annonce de Xavier Bettel. Originaire de Luxembourg, background de chimiste et ancien collaborateur de la boutique Placebo avenue de la Gare, qui vend le matériel nécessaire à la culture du cannabis à domicile : M. G.*, 52 ans, en connaît un rayon sur la question et l’annonce par le futur gouvernement d’une légalisation du cannabis à des fins récréatives le laisse dubitatif. * Notre interlocuteur a préféré être désigné par ses initiales. «Le terme est inconcevable» De manière générale, que lui inspire concrètement l’annonce du futur nouveau gouvernement ? «Les gouvernements qui se sont succédé n’ont jamais voulu légaliser ni faire de quelconques efforts en vue d’une légalisation. Le ministère de la Santé s’est toujours refusé à encadrer cette question d’un point de vue législatif, que ce soit selon une approche de légalisation ou même de tolérance. Et maintenant, tout à coup, les politiques sortent cette annonce de type populiste. » Populiste ? M. G. explicite : « La légalisation du cannabis est juridiquement impossible puisqu’il s’agit d’une marchandise non négociable – il y a une jurisprudence du droit européen concernant cette question –, donc l’État ne pourrait pas percevoir de TVA. Selon moi, le terme de légalisation est inconcevable.» Au Portugal, «un modèle positif» «Si l’on regarde certains modèles étrangers, qui tolèrent ou qui ont légalisé, et je pense au meilleur exemple, à savoir le Portugal, où un consommateur ne se fait même plus arrêter par la police, et où il n’y a plus de répression, je constate que l’on y a investi dans l’aide selon une philosophie qui considère les consommateurs de drogue comme étant des malades, et non des criminels. C’est une position radicalement opposée à celles que l’on a l’habitude d’entendre. Je pense que ce modèle est positif, car la consommation de drogue a considérablement baissé au Portugal. Si l’on regarde les statistiques en Europe, la plus grande consommation de drogues est à trouver dans les pays qui font le plus de répression. Je prends également acte du fait que, proportionnellement, l’on se drogue plus au Luxembourg qu’aux Pays-Bas, par exemple. J’estime donc que la répression n’est pas la bonne voie. » Nécessité d’ « une réflexion plus profonde » M. G. est d’avis que de nombreux points restent à être précisément définis : « Si l’on annonce ce genre de truc, il faut mener une réflexion beaucoup plus profonde. Va-t-on copier le modèle néerlandais, voire polonais ? Ou bien les autorités calqueront-elles leur action politique sur celle de l’Espagne ou du Portugal ? Ou alors décideront-elles de s’inspirer de certains États des États-Unis ou du Canada, pays où c’est complètement légal ? Si l’on décide d’un cadre légal ou juste d’un cadre de tolérance, il faut se poser la question de la provenance des produits. La production domestique doit être définie, par rapport au marché noir. Je pense qu’il faudrait un projet pilote pour lancer des études et ensuite mesurer les effets des mesures prises, sur quelques mois, pour ensuite affiner le tout, pour que justement le trafic et le marché noir disparaissent.» Pas plus de criminalité Concernant la mise en œuvre pratique sur le terrain d’une telle annonce, M. G. indique : «Cela pourrait effectivement se faire rapidement, car nous avons des exemples de réussite à l’étranger qui le prouvent. De plus, si je me réfère au modèle néerlandais, je peux m’imaginer que le Luxembourg verra une sacrée quantité de narcotouristes affluer. Il en découlera inévitablement une hausse du chiffre d’affaires du secteur de l’Horeca et des autres commerces, toutes branches confondues. Par ailleurs, je ne pense pas que la criminalité augmenterait. Pas avec le cannabis en tout cas. Comme Stefan Raab (NDLR : célèbre animateur allemand de télévision) l’a justement dit : Si je devais un jour me retrouver dans une impasse, je préférerais largement tomber sur dix mecs complètement stones que sur dix mecs complètement bourrés !» . La question de la production Pour ce qui est de l’approvisionnement en cannabis, une question interpelle M. G. : « La voie d’une production nationale, par le biais d’une société du genre para-étatique, n’est pas une bonne idée. Il faut laisser la voie ouverte à des producteurs privés. Il faudrait aller dans le sens du modèle canadien ou américain où le commerçant déclare sa société et paye ses impôts, la TVA et les cotisations pour ses ouvriers. Sauf qu’au lieu de planter des pommes de terre, on plante du cannabis. Il faudra se méfier des risques d’abus dans la production, afin d’éviter l’écueil d’une situation de monopole. En Californie par exemple, une production ne doit pas dépasser 419 plants. Un seul et unique producteur ne devra pas pouvoir être en position de s’enrichir… De plus, la question de la production à domicile, pour un particulier, est cruciale. En Belgique, par exemple, on ne tolère qu’un seul plant par adulte et par domicile. Mais avec ce genre de production, tu es autosuffisant ! » Claude Damiani Source: lequotidien.lu
  12. Dans un avis rendu fin novembre, le Comité éthique et cancer estime contraire à l'éthique de ne pas permettre à une femme atteinte de cancer de disposer du cannabis qui la soulage de ses douleurs. Photo Brendan Smialowski. AFP Depuis le temps que la question a été posée, on pensait l’affaire résolue. C’est sans compter sur la capacité, parfois, des autorités françaises, politiques ou administratives, à prendre leur temps. Alors que le cannabis médical est désormais disponible dans plusieurs pays comme l’Allemagne, la Belgique ou encore le Royaume-Uni, sous forme de comprimés ou de feuilles à utiliser en inhalation, la France bloque toujours. Au point que le très officiel Comité éthique et cancer, présidé par le Pr Axel Kahn, a rendu le 26 novembre un avis désavouant frontalement les autorités qui s’opposent à ce qu’une femme, atteinte de cancer et qui se disait soulagée par la consommation de cannabis, puisse en bénéficier. Deux médicaments autorisés Tentons de décortiquer cette course de lenteur. En juillet, la ministre de la santé, Agnès Buzyn, avait semblé ouverte sur la question, notant qu’il existe des médicaments à base de cannabis. «C’est du cannabis médical sous forme de gélules, ces médicaments sont autorisés mais ils sont en négociation de prix. Lorsque le prix sera fixé, des personnes vont avoir accès à ces médicaments.» Et la ministre d’ajouter : «D’autres voudraient aller vers l’autorisation d’utiliser la cigarette de cannabis comme du cannabis médical et là, un certain nombre de recherches sont en cours dans différents pays pour savoir si vraiment cela apporte un plus par rapport aux médicaments en comprimés. […] Je l’ai dit au Parlement, j’attends des notes de mes services pour savoir quelle est la différence entre le cannabis en comprimés et le cannabis en cigarettes pour savoir si nous devons aller plus loin.» Bref, on attend. L’Agence nationale de sécurité des médicaments, aussi. Par le biais de comités techniques, elle lance des auditions. On attend encore. Formellement, seuls deux médicaments à base de cannabinoïdes sont apparemment autorisés. Le premier, le Marinol, est un produit ancien : il est peu efficace, réservé aux douleurs neuropathiques liées à des lésions du système nerveux central. Sa prescription étant conditionnée à une autorisation préalable de l’Agence du médicament française (ANSM), autant dire que son utilisation se compte sur les doigts d’une main. Quant à l’autre médicament, il s’agit du Sativex, indiqué chez les patients souffrant de sclérose en plaques. En 2014, il a obtenu son autorisation de mise sur le marché, mais comme l’a dit Agnès Buzyn, il n’est toujours pas disponible faute d’accord de prix entre le laboratoire et les autorités de santé. «Pour s’approvisionner dans un autre pays d’Europe, ce n’est pas simple, il faut la prescription d’un médecin local. Résultat, il est plus facile de se procurer illégalement du cannabis que de vouloir respecter la loi en cas de douleurs rebelles», notait cet été le Figaro. «Principe de non-malfaisance» C’est dans ces conditions de blocage qu’une malade, atteinte de cancer, a saisi le Comité éthique et cancer, en l’interrogeant sur le caractère moral ou non de l’interdiction du cannabis dans ce contexte thérapeutique. Elle-même affirme «tirer bénéfice de la consommation de ce produit qui la soulage de douleurs intenses et chroniques». En comparant l’interdiction actuelle à une forme de refus de soins, cette malade met en avant «le principe de non-malfaisance qui doit guider les pratiques des professionnels de santé». Le Comité d’éthique a rendu une réponse très argumentée. «On s’est attaché à examiner la question de l’usage du cannabis dans un contexte de soin», explique Axel Kahn, constatant «que la littérature scientifique sur les effets thérapeutiques du cannabis restait insuffisamment concluante, notamment en raison de défauts méthodologiques des études jusqu’à présent réalisées». Et sur ce point, il recommande une évaluation rigoureuse des différents bénéfices potentiels des substances actives du cannabis : «De telles études permettraient de préciser les indications et les contre-indications de ces substances, les modalités de leur utilisation et les précautions à respecter.» Et de noter, au passage : «Il revient aux autorités de santé de les diligenter et d’en définir les conditions.» Malgré ces données insuffisantes, le Comité se montre très clair. Et pour cause… Axel Kahn a eu beau chercher à savoir «s’il existait des raisons éthiques de s’opposer à la consommation de cannabis par des malades qui s’en disent soulagés», il n’en a trouvé aucune : «Aucun des arguments possiblement en la défaveur d’une telle consommation ne lui est apparu de nature à continuer de l’interdire.» Cependant, «les dangers propres des produits fumés amène le Comité à ne pas recommander une telle forme d’administration». Conclusion : «L’accès au cannabis thérapeutique où à ses dérivés permettrait de plus aux autorités de santé d’apporter aux malades les garanties nécessaires quant à la qualité, aux concentrations, ainsi qu’aux modalités d’obtention et d’utilisation optimale». Le message est clair. Reste à attendre… Eric Favereau Source: liberation.fr
  13. C’est l’une des mesures les plus inattendues de la conférence de presse tenue ce jeudi par la nouvelle coalition : le cannabis à vocation commerciale va être légalisé au Grand-Duché. Le nouveau gouvernement Gambia II du Luxembourg a annoncé ce jeudi, parmis d'autres mesures, la volonté de légaliser le cannabis récréatif (Photo : AFP) On apprend cela le jour où le reggae entre au patrimoine immatériel de l’Unesco… clin d’oeil involontaire de Gambia II envers la Jamaïque ? Toujours est-il que le calendrier de la légalisation du cannabis n’a pas été annoncé. Il s’agit bien d’une légalisation récréative, puisque la légalisation médicale est déjà opérationnelle au Grand-Duché. Le salaire minimum va par ailleurs bien être augmenté de 100 euros dès 2019, comme on le savait depuis quelques jours. Les transports gratuits sont également une mesure qui a été avancée, ainsi qu’une baisse de 1% du taux de fiscalité de toutes les entreprises PME, pour « compenser » les nouveaux jours fériés. Par ailleurs, nous avons appris que Lex Delles (DP) hériterait en fait d’un ministère des classes moyennes. La composition définitive du futur gouvernement sera donnée vendredi ou samedi. LQ Source : lequotidien.lu
  14. Il existe certains domaines pour lesquels notre pays paraît bien étriqué. En atteste la position française sur le cannabis, ultra-conservatrice et profondément hypocrite. Non, vous n’allez pas lire ici une ode à l’herbe ou un appel à la fumette. Car c’est vrai, le pétard peut faire mal. Raison de plus pour s’y intéresser et constater que la politique du tout-répressif non seulement ne fonctionne pas, mais a conduit au résultat inverse en favorisant les trafics et la consommation. Pas moins de 17 millions de Français reconnaissent avoir déjà fumé un joint, dont 5 millions l’an dernier. Si les jeunes tirent un peu moins sur leurs pétards, ils restent les plus grands amateurs d’Europe. Confrontés à ces statistiques têtues, les gouvernements ont choisi… de ne pas agir, alors que de plus en plus de pays étrangers assouplissent leur législation. Leurs dirigeants seraient-ils devenus totalement laxistes ? Non, pragmatiques. “Un des objectifs de la nouvelle législation est d’encadrer rigoureusement la production, la distribution, la vente et la possession afin de restreindre l’accès des jeunes à ce produit”, détaille un excellent rapport * sur la légalisation du cannabis au Canada, en œuvre depuis le 17 octobre. Alors que de la Géorgie à la Thaïlande, électeurs, médecins, spécialistes ou parlementaires débattent du pour et du contre de la légalisation des usages du cannabis, la France, elle, assure le service minimum. Elle vient tout juste d’instaurer des amendes (de 200 euros !) pour les fumeurs de joints, une façon de botter en touche le débat sur la légalisation. En septembre, un comité scientifique a été créé pour mesurer les effets du cannabis thérapeutique. Le Canada (encore lui) a changé sa législation dès 2001, et une majorité de pays européens a suivi cet exemple, dont la Grèce, qui délivre des permis pour cultiver le cannabis à usage médical. Mais nos responsables politiques semblent, eux, tétanisés par un débat tabou. _________________ * La légalisation du cannabis au Canada, Observatoire français des drogues et des toxicomanies, Ivana Obradovic, octobre 2018. Eric Chol Source: courrierinternational.com
  15. Hello Petit supplément en vidéo (merci @Charly Sensi) ++