Le deal mode d'emploi

Par Invité ,

 

Nanterre, place de la Boule, supermarché du cannabis ouvert de 18 heures à 21 heures, sept jours sur sept. Jusqu'à cent clients par jour, des centaines et des centaines de kilos d'herbe et de résine écoulés depuis des années. Un lieu de deal, une "appellation d'origine contrôlée" des stupéfiants connue dans toute l'Ile-de-France pour sa qualité et ses prix. La police avait fait tomber un premier réseau de trafiquants en 2004. Un deuxième en 2007. Pour la troisième fois, en moins de cinq ans, les policiers ont mis à bas cette place forte du cannabis, représentative des centaines de "deals de halls d'immeuble" recensés en Ile-de-France.

 

Source: lemonde.fr

 

 

 

A partir des quelque 4 000 procès-verbaux (PV) de l'enquête judiciaire, qui offrent une plongée inédite au coeur d'un univers impénétrable, Le Monde raconte la banalité et le quotidien d'un trafic de drogue, le va-et-vient des clients, l'organisation des dealers, le rôle des guetteurs, les règlements de comptes, le management par l'argent et la peur... Un monde artisanal et violent marqué par l'extrême dureté des rapports humains. Une microsociété avec ses propres lois, ses chefs, ses hommes de main et son prolétariat.

 

La police et la méthode du boa

 

L'immeuble, banal et triste, dans le centre de Nanterre, à deux pas de la préfecture et du tribunal, a une quinzaine d'étages. Une poignée de jeunes hommes avaient pris l'habitude de stagner devant l'entrée du bâtiment. Ennui ? Non, business. Une PME de la drogue avec une organisation et un mode de distribution rodés. L'enquête policière débute par une information donnée par un indic. Dans les PV des enquêteurs, aucun nom, uniquement la mention qu'une "personne absolument digne de confiance" a souhaité témoigner anonymement. L'indic dénonce l'existence du trafic "en soirée" et donne le numéro de téléphone d'un client régulier. La brigade des stups se met sur l'affaire et commence par interpeller, discrètement, les consommateurs venus acheter du cannabis. Les policiers leur présentent des planches photographiques pour identifier les participants au réseau. Plusieurs dizaines de consommateurs décrivent ainsi, en garde à vue, le fonctionnement du trafic.

 

Les premières pièces du puzzle se mettent en place. Chaque fois qu'une patrouille de police passe dans le quartier et aperçoit un élément troublant, elle le signale sur PV. Chaque fois que les jeunes sont contrôlés au bas de l'immeuble - à de très nombreuses reprises -, les policiers notent et conservent les identités des personnes présentes. En parallèle, ils placent les téléphones portables sur écoute, y compris ceux qui sont équipés d'une puce avec faux nom. Des dizaines d'heures d'enregistrement.

 

Les enquêteurs multiplient aussi les opérations de surveillance sur les lieux de trafic. Les filatures. La vérification des comptes bancaires. Et le recours à des témoins sous X, des habitants du quartier qui s'expriment anonymement pour éviter d'éventuelles vengeances. Vingt mois de travail, entre novembre 2007 et mai 2009, un travail de fourmi récompensé. Les policiers procèdent à vingt-cinq interpellations, 60 kg de cannabis et plus de 20 000 euros sont saisis.

 

Le rituel de la cagoule

 

L'organisation est parfaitement rodée. A l'extérieur des guetteurs et des rabatteurs chargés de repérer la police et d'orienter les clients. Certains tournent à vélo ou à scooter dans le quartier - on les reconnaît parce qu'ils ont souvent une oreillette téléphonique. D'autres sont "en statique". Postés contre les murs. Devant le hall d'entrée. Le vendeur, ganté, le visage dissimulé sous une cagoule noire, se place dans l'escalier, entre le 3e et le 4e étage. A la taille, une banane contenant l'argent et le cannabis, herbe ou résine. Lorsque les clients montent, ils ont la consigne de déposer l'argent sur une marche. Le vendeur fait de même pour les sachets de cannabis. Cinq à six euros le gramme en moyenne. Pour accéder au vendeur, les clients franchissent plusieurs contrôles. A l'extérieur d'abord, où les "choufs" (guetteurs) doivent "sentir" si les étrangers sont des policiers ou des clients habituels.

 

Les consommateurs décrivent tous les mêmes scènes, parfaitement routinières. "Je me présente devant le hall, raconte Eddy E., un commercial de 34 ans. Il y a systématiquement une personne, parfois deux, qui valident mon passage."

 

Second contrôle dans le hall. Un des guetteurs est chargé de surveiller les clients et de mémoriser leur visage. Ses chefs ne l'ont pas choisi par hasard. Rachid E., 22 ans, est étudiant en psychologie, donc jugé efficace pour cette mission. "Il dévisage chacun des acheteurs comme un physionomiste de boîte de nuit", ajoute Eddy E.. Parfois, les guetteurs opèrent une fouille au corps ou demandent une pièce d'identité. Souvent, les clients font la queue du fait de l'affluence. Cinq à six personnes peuvent ainsi attendre en même temps dans l'escalier.

 

Le jeu du chat et de la souris avec la police

 

L'oeil des guetteurs est expert. Ils observent et reconnaissent presque systématiquement toutes les voitures banalisées de la police. Ils savent même distinguer les différentes équipes et brigades. Au téléphone, deux guetteurs se réjouissent d'avoir su éviter une descente policière. Ils ont réussi à prévenir le vendeur à temps et les policiers sont repartis bredouilles :

 

Guetteur 1 (non identifié) : "Eh, tout à l'heure, tu l'avais senti, hein ?!

Rachid E. : T'as vu, je te l'ai dit, je suis fort, hein ? (...)

Guetteur 1 : Et qu'est-ce que je voulais dire, y a du monde là ?

Rachid : Ouais, ça va.

Guetteur 1 : Et qu'est-ce que je voulais dire, c'était quoi comme équipe ? (...)

Rachid : C'était la BAC D (brigade anticriminalité départementale).

Guetteur 1 : (...) Ouais, vas-y impeccable.

Rachid : Vas-y ma gueule !"

 

Un guetteur, sans emploi, a reconnu avoir gagné 150 euros toutes les deux semaines pour guetter l'arrivée de la police. Abderrazik B., 20 ans, en apprentissage, a décrit sa mission : "J'ai un rôle de chouf, c'est-à-dire je fais le guet, je surveille la police. Quand il y a un passage de police, je crie "kahab"!, ça veut dire "casse-toi" en arabe."

 

Les trafiquants hurlent aussi "arnoucha !" (serpent) pour alerter leurs complices dans les étages. La consigne, alors, est de ralentir l'éventuelle intervention policière en enlevant le morceau de carton qui maintient ouverte la porte d'entrée. Le vendeur cagoulé, lui, doit se précipiter dans l'appartement de repli, dont il a les clés, dans les étages supérieurs.

Clients : des bobos aux chauffeurs-livreurs

 

Le bouche-à-oreille fait de la place de la Boule une bonne adresse, très bien desservie par les transports. Les consommateurs viennent de tout l'ouest de l'Ile-de-France. Tous les profils sont représentés : dépanneurs, lycéens, responsables commerciaux, chômeurs, producteurs, chauffeurs-livreurs, étudiants, pharmaciens, le plus souvent âgés de 20 à 30 ans. Ce sont les "toxicomanes", comme disent les policiers, ou les "ienclis" (verlan de client), comme les appellent les dealers. La plupart connaissent le site depuis des années. Ils se sont fait interpeller, discrètement, par la police après avoir effectué leurs achats, généralement quelques grammes d'herbe ou de shit.

 

Des budgets non négligeables sur l'année. Thierry Z., 29 ans, sans emploi, a fumé jusqu'à trente joints par jour. Il s'approvisionne à Nanterre depuis trois ans. "J'achète pour 150 ou 200 (euros) par mois", explique-t-il devant les enquêteurs. Alexandre C., 21 ans, étudiant en BTS, dépense 150 euros par mois pour dix à quinze joints par semaine. Paul F., 27 ans, photographe, consomme depuis dix ans entre 20 et 40 euros de cannabis par mois. Alexis B., 21 ans, RMiste titulaire d'un bac + 5 en gestion d'entreprise, a été conseillé par des amis parce que le cannabis de la place de la Boule était considéré de très bonne qualité et les clients "bien servis". Sébastien G., 24 ans, étudiant, estime être venu une bonne centaine de fois. Soit 2 000 euros dépensés en quelques mois.

 

Règlements de comptes

 

Au quotidien, les "boss" du réseau font régner la terreur pour tenir leurs hommes. Un épisode a marqué le quartier. Frédéric T., un homme de 28 ans surnommé "l'animal", payé 60 euros par jour pour vendre du shit pendant trois heures, a pris la mauvaise habitude de "carotter" (voler) de l'argent au groupe. Quelques semaines avant les interpellations, il prend un billet de 10 euros mais se fait repérer par les "petits" du quartier, chargés de la surveillance. Les deux chefs du réseau se téléphonent pour en parler. Les policiers enregistrent la conversation et la retranscrivent sur PV.

 

Mustapha K. : "Hé, il y a un problème avec l'animal.

Abdel Latif B. : Pourquoi ?

Mustapha : Parce qu'il fait le malin.

Abdel Latif : T'es sérieux ?

Mustapha : Ouais !

Abdel Latif : Vous l'avez grillé ?

Mustapha : Oui, je l'ai grillé."

 

Mustapha explique à son interlocuteur comment ils ont repéré le voleur. Ils parlent longuement de la sanction à appliquer.

 

Mustapha : "Je vais lui mettre dans sa mère !

Abdel Latif : Nan, nan, nan, moi, je vais venir tout à l'heure ! Demande qu'il me le ramène, et devant tout le monde je vais lui tirer dessus. Je le fume devant tout le monde !"

 

Abdel Latif demande à Mustapha de lui fournir un Flash-Ball. L'autre entame ses recherches, mais ne trouve pas l'arme. Un des petits lui signale qu'ils ont une batte de base-ball. Ils se proposent de lui "faire un guet-apens". Mustapha rappelle Abdel Latif pour lui demander son avis.

 

Mustapha : "(Le petit) m'a dit : "Quoi, s'il te plaît, laisse-le nous" et tout nanani. "On va le gonfler (frapper) et tout à trois, les trois. S'il te plaît, on a une batte, on va lui faire un guet-apens", et tout nanani.

Abdel Latif : Toi, tu veux faire quoi ?

Mustapha : (...) Vas-y, je vais laisser les petits s'en occuper et après, voilà, si je vois que c'est pas ça, je lui gonfle sa mère."

 

Les petits rouent de coups leur complice sur un parking. Quatre contre un. Un lynchage : "Ils m'ont tapé longtemps. J'étais en sang", témoignera la victime. Au téléphone, Mustapha prévient Abdel Latif que la sanction a été correctement exécutée.

 

Mustapha : "Ouais, je viens d'arriver à la cité, mais ils l'ont tué l'autre, ils l'ont marbré (frappé) comme des fous, ils l'ont défoncé avec une batte.

Abdel Latif : Putain ! (...)

Mustapha : Ha ! Ils l'ont bien gonflé. J'avais pitié, il me faisait pitié, il m'a mis du sang partout sur mon polo !"

 

La victime a réussi à prendre la fuite et à se faire soigner à l'hôpital. Mais "l'animal" est désormais considéré comme une "poucave" (balance) dans le quartier. Placé en détention provisoire quelques mois plus tard, il est agressé dans l'enceinte de la prison parce que suspecté d'avoir donné ses complices. Devant les enquêteurs, il résume sa situation : "Il y a une phrase qu'il faut retenir : il n'y a pas d'amis dans le business."

 

Management et ressources humaines

 

Régulièrement, Mustapha K., 28 ans, vient effectuer une inspection de ses hommes. Avec sa Clio, il se gare sur le parking. Le jeune homme est sans emploi, mais il en impose, montre Dolce & Gabbana, ceinture Hugo Boss, baskets type "requin". Des marques qui fascinent les gamins, fans de Diesel, Nike et autres RG512. Il ne sait évidemment pas que la police a installé des moyens de surveillance électroniques et peut écouter et visualiser les échanges dans le hall, l'escalier et à proximité de l'immeuble. Rachid, le guetteur, visiblement surpris de le voir, s'adresse à lui : "Wesh, Gueush, ça va ?" , Mustapha s'énerve en entendant son surnom : "Non, m'appelle pas comme ça dehors et reste en dehors du hall, je te l'ai déjà dit. Surveille la rue." Les policiers notent que Rachid sort de l'immeuble, mais ne se place pas en position de surveillance.

 

Mustapha va discuter avec un de ses hommes de main : "Occupe-toi de Rachid !" Le lieutenant file vers Rachid et l'engueule. Il le pousse au niveau de la poitrine à deux reprises, le faisant reculer. Il lui montre son oeil droit avec son index : "Regarde-moi bien Rachid, tu sors de ce putain de hall, et tu surveilles la rue, c'est pas compliqué, non ?" Le guetteur se met à son poste, humilié. Un autre chouf éclate de rire : "Tu t'es fait doser mon pote !" "Ta gueule !", lui répond Rachid, furieux.

 

Avec leurs complices, les chefs utilisent aussi l'arme financière. Un vendeur arrive en retard plusieurs fois dans la même semaine. Au téléphone toujours, Mustapha s'énerve du manque de professionnalisme : "Pour cinq jours en retard, tu lui retires 10 euros tous les jours, frère. Je m'en bats les couilles, tu lui retires 10 euros à chaque fois qu'il est en retard." A l'inverse, lorsque les gars bossent bien, ils peuvent recevoir une prime. Par exemple, pour avoir frappé le membre de la bande qui volait dans la caisse. Au téléphone, Abdel Latif se fait DRH : "Hé, rajoute-leur un billet en fin de semaine !"

 

La "nourrice", victime consentante

 

Les habitants de l'immeuble subissent les nuisances provoquées par le trafic. Beaucoup en souffrent. "Enormément de personnes étrangères viennent et occupent les halls et étages, les ascenseurs sont bloqués, nous sommes "filtrés" à l'entrée par des jeunes encapuchonnés, les escaliers sont jonchés de détritus", raconte un habitant, sous condition d'anonymat. Mais quelques-uns en profitent, soit indirectement parce que leurs enfants y participent, soit directement parce qu'ils sont rémunérés.

 

X., une petite cinquantaine d'années, mère de deux enfants, est salariée à temps partiel et gagne ainsi, légalement, 800 euros par mois. Un jour, des jeunes du quartier sont venus lui demander les clés de son appartement. Ils veulent y stocker une partie de la drogue et disposer d'un lieu de repli en cas d'intervention policière - un rôle de "nourrice" dans le jargon policier. "J'avais vu que cette dame était en galère et qu'elle avait deux enfants, j'en ai un peu profité et je l'ai démarchée", raconte Mustapha K.

 

La mère de famille n'a pas vraiment le choix : "C'est un grand qu'est venu m'expliquer comment cela allait se passer ; il m'a dit que je devais garder la banane du vendeur, le téléphone, pour que je le recharge de temps en temps, et je devais laisser entrer le vendeur qui aurait un passe en cas de descente de police." Rémunération : 150 euros par semaine. Après quelques mois, la "nourrice" demande une augmentation parce que sa fille va avoir un bébé et qu'elle veut pouvoir lui offrir des cadeaux. Résultat : 250 euros par semaine, déposés sur la table du salon.

 

Le fonctionnement est routinier. Les vendeurs se succèdent, généralement pour des vacations d'une semaine. Christopher A., par exemple, 23 ans, éducateur sportif, repéré par les policiers lors de surveillances à cause de ses Nike Air Max noires : "J'arrivais vers 18 heures, pour le début du deal, je montais dans les étages, je récupérais le sac avec le produit, les gants, la cagoule et le téléphone. Je vendais selon les ventes jusqu'à 20 h 30- 21 heures. Je redéposais tout le matériel, et je rentrais chez moi." Rémunération : entre 40 et 60 euros pour les trois heures de travail.

 

"Comment ça se passait quand (le vendeur) était poursuivi par les collègues ?", demandent les policiers à la mère de famille. "Oh ben, il arrivait essoufflé à la maison. Il recevait un coup de fil et, à mon avis, on lui demandait s'il était bien arrivé parce que je l'entendais répondre oui." Le vendeur attend dans l'appartement qu'on lui confirme que les policiers sont partis. Alors, il redescend dans les étages pour poursuivre ses ventes. La mère de famille, ou sa fille, lave la cagoule des dealers une fois par semaine. En seize mois, la "nourrice" estime avoir gagné un peu plus de 12 000 euros.

 

"J'ai joué, j'ai perdu"

 

Tous les soirs, au téléphone, les patrons font leurs comptes. Leurs messages sont à peine codés. De la "heub" (verlan de "beuh", qui signifie herbe). Des "trucs" ou des "keutru". Des "parts de gâteau", des "jeux". Une flopée de chiffres pour compter et recompter les stocks et les billets. Le chiffre d'affaires tourne souvent entre 1 000 et 1 500 euros en trois heures. Au téléphone, les chefs font aussi le point sur le nombre de clients. Les bonnes et les mauvaises journées, quand les "ienclis" sont un peu moins nombreux. Mais la place de la Boule est une bonne adresse, presque un label. C'est d'ailleurs ce qui avait convaincu Abdel Latif B., 28 ans, père d'un jeune enfant, sans emploi, de reprendre le trafic après avoir constaté qu'il n'était plus exploité sérieusement. "Je m'étais aperçu (que) le trafic n'était pas très structuré. C'était plus des vendeurs à la sauvette, et je suis allé voir Mustapha pour savoir s'il voulait m'épauler."

 

Les deux hommes structurent leur "business". "J'organisais un peu le truc. Je m'occupais du conditionnement, il m'arrivait de ramener de la marchandise. Je n'étais pas souvent sur le terrain, mais quand j'y étais, je mettais en place le trafic. Je m'assurais des recettes et du produit qui restaient", explique Mustapha, déjà condamné pour trafic de stupéfiants dans le quartier. "C'est un peu comme un commerce, il faut savoir quand il y a besoin de réapprovisionner", note Abdel Latif. Lui est chargé d'aller chercher la drogue dans un pavillon où une autre "nourrice" - un homme d'une quarantaine d'années - la conserve pour 150 euros par semaine. Les stocks venaient probablement d'une cité du "9-4", mais les policiers n'ont pu remonter la filière.

 

Pour les sans-grade du trafic, le business est à peine rentable. Quelques centaines d'euros grappillés pour un risque pénal énorme. Pour les cadres, l'activité est nettement plus intéressante mais n'en fait pas des millionnaires. En vingt-deux mois, Mustapha dépose 11 000 euros en liquide sur son compte bancaire. Sur cette période, il n'a quasiment pas effectué de retraits bancaires, signe qu'il a disposé de sommes importantes en liquide pour vivre. Abdel Latif assure ne pas s'être enrichi, même s'il a pu s'acheter une Audi A3 à 17 000 euros. A son domicile, les enquêteurs ont aussi saisi 21 000 euros en liquide. Face aux policiers qui lui demandent qui a fourni le stock de drogue, Abdel Latif se fait philosophe : "Ça, je ne peux pas vous le dire, je ne le vous dirai jamais, c'est ma mentalité, c'est comme ça. J'ai joué, j'ai perdu."

 

Epilogue

 

Sur les vingt et une personnes jugées, fin 2009, dix-neuf ont été reconnues coupables par le tribunal correctionnel de Nanterre. Abdel Latif B. a été condamné à quatre ans de prison. Son principal complice, Mustapha K., en fuite, a écopé de cinq ans de détention. La nourrice a été sanctionnée d'une peine de vingt-quatre mois avec sursis. Les guetteurs, jusqu'à deux ans ferme. Deux condamnés ont fait appel.

 

 

 

Par Luc Bronner

 

 


  Signaler Article


Retour utilisateur


Mais c'est quoi ces conneries ???

 

 

Thierry Z., 29 ans, sans emploi, a fumé jusqu'à trente joints par jour

 

Mwé...peu crédible, mais bon...

 

Le must est quand même :

 

Alexis B., 21 ans, RMiste titulaire d'un bac + 5 en gestion d'entreprise

 

Bac+5 ? A 21 ans ?

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

5 ans? pour du cannabis... putain!!

 

Imagine recevoir 5 ans pour contrebande de cigarettes ou d'alcool? Pauvre Mustapha! ;-)

Enfin, ce sont les règles du jeux quoi...

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

moi je pense que c'est vrai comme histoire parce qu'a marseille ca marche comme ca dans des quartiers entiers donc ca ne metonne pas du tout!

Mais perso je trouve ca mocheet malsain c'est pourquoi je prone tout fort et a tous que l'autoproduction est la seule et vraie maniere de faire sans en faire aucun commerce!

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

ouai il a une sacree avance le mec 21 ans bac +5 c est pas mal j'avoue :-)

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Moi ca ma choque pas, c'est un marché comme les autres (alcool,cigarettes) sauf que l'état l'interdit.J'avoue 5 ans pour du cannabis c'est beaucoup et 2 ans pour avoir fais le guet c'est n'importe quoi.

 

Moi je suis pour un marché libre, chacun peux vendre ce qu'il veux tan qu'il n'oblige pas la personne a acheter.

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

place de la boule c'est a 2 station de bus ou j'habite j'ai trop le seum il y a trop de bikrave dans ce qu'artier de merde:zzz:

 

mai bon quand tu vois un dealeur il fait sa par ce que il a pas trop le choix c'est pour nourrir sa famille moi-même j'ai faillit en devenir un il y a 2 ans de sa ...

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

C' est sur on peut pas savoir ce qui se passe dans leur tête, je dit pas que le fait d' être enfermé dans des ghettos entre minorité(ce depuis le début des années 70) justifie le fait de dealer, mais si tous les "Abdel" et tous les "Mamadou" avait accès a l'emplois au même titre que tous les "Jean - François" je pense que les chiffres du trafic diminueraient, après tout, ces gens la ils sont comme nous, quand ils se lèvent ils vont chier une grosse merde au toilette, j' ai des potes qui habitent en cité et je trouve même que dans ces quartiers il y a vraiment beaucoup plus de solidarité que partout ailleurs.Après comme d' hab' il y a l' état, qui préfère condamner à quelques mois de fermes un violeur et foutre 5 ans de fermes à un mec qui vend du shit.

C' est bien beau de dire que tout ce beau monde vit du trafic, que c' est inacceptable, mais si on regarde en arrière, on leur a vraiment donné le choix?(Barrière au travail, à l' intégration:le mec qui revient au quartier après son énième entretient foireux, et vois un mec se faire 200 balles en 30 minutes en vendant 5 barrettes de shit, il se dit quoi? Bien sur ils peuvent réussir et il y en a beaucoup qui y arrivent , mais il faut avoir 3 fois plus de courage quand on vient des grands ensembles:Alors, elle est où l' égalité?)

Je finirait en disant que je trouve beaucoup plus grave par exemple les "manipulations d' état" qui sont une pratique courante et reconnue chez les hommes politiques( qui sans cesse diabolisent le chanvre pour pouvoir tiré plus de profit du pétrole, bien que ça pollue plus et que ce soit une énergie fossile) qu ' un mec qui aura vendu de la résine(que la plante produit pour se protéger du froid et ceux depuis longtemps, le chanvre ne nous a pas attendus pour créer la résine qui constitue le haschich qui est tellement controversé) a quelques clients.

Regarder un exemple tout simple, ces mecs qui dealent, si on légalise, ils auraient,pourquoi pas, la possibilité de demander une licence pour ouvrir un coffeeshop, ils vendraient de la VRAIE qualité, venant de l' auto production, et peut être même que beaucoup d' entre eux y trouverai un réel plaisir à cultiver!

Enfin bref je trouve ça bien beau de parler toujours du deal ceci cela, on nous montre et on nous dit pas la vérité, j' ai appris des choses qui mon réellement choqué, sur le préfet de Paris à l' égard d' un jeune banlieusard, qui lui faisait le tour des quartiers discuté avec les familles qui ont perdu un proche je n' en dirais pas plus(ni le lieu ni le moment) mais bon je pense qu' à l' heure d' aujourd'hui les politiques détourne l' attention vers des "problèmes" comme le cannabis pour pouvoir mener des actions( dont les pratiques sont douteuses) sur d' autres secteurs.

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Le deal est peut être un commerce comme les autres, seulement la méthode n'est pas la même, aller profiter de la détresse de femmes impuissantes (les nourrices), j'trouve ça pitoyable!

Si ça doit se faire, alors que ça se fasse bien! Dans de bonnes conditions, sans que personne finisse tabassé ou sans que quelqu'un doivent y participer à son insu! Seulement faut être lucide, le deal ne se passera jamais dans ce genre de conditions!

C'est pour ça que je suis aussi totalement pour l'autoproduction, si c'était légal, y aurait tellement moins de problèmes de ce genre... Et il ne faut pas croire que l'état ne le sait pas, il le sait très bien seulement comme pour nous petits producteurs de ganja, le plus important, C'EST LE RENDEMENT!! Et l'état l'a bien compris, c'est pas en légalisant qu'il y en aura...

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

sweet-mary-jane ca veut dire quoi "aller profiter de la détresse de femmes impuissantes (les nourrices)" ?

 

Je te rappelle que de 1 les nourrice peuvent etre des femmes comme des hommes et de 2 la nourrice n'est absolument pas forcer de garder le stock donc le choix leur revient pleinement.

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Mouais, cet article sonne faux à mes oreilles.

Enfin, c'est surement la façon dont c'est tourné, faut dire que c'est rien qu'un article de plus des "méchants réseaux de drogue islamique défaits par notre admirable justice" (encore eux o_o, je me rappelle qu'à ma JAPD, quand était venu le sujet des drogues et que j'avais dis aux militaires qu'en cultivant chez nous on engraisserait pas ces réseaux, il m'avait répondu "Et les graines? Tu les trouves ou petit malin?", depuis, j'ai du mal avec ces fameux réseaux qu'on nous sert à toutes les sauces).

 

Sinon pour au dessus, une nourrice est bien forcément une femme, c'est "une femme qui s'occupe d'un enfant qui n'est pas le sien" selon le dico, et si on regarde la construction du mot, c'est quelqu'un qui nourrit un enfant (avec du lait sous entendu), et je vois mal un homme allaiter.

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites
Sinon pour au dessus, une nourrice est bien forcément une femme, c'est "une femme qui s'occupe d'un enfant qui n'est pas le sien" selon le dico, et si on regarde la construction du mot, c'est quelqu'un qui nourrit un enfant (avec du lait sous entendu), et je vois mal un homme allaiter.

 

Tu te trompe l'ami, ca peut très bien etre un homme mais c'est vrai que c'est plus rare.

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Ce qu'ils ne disent pas aussi dans ce texte, c'est que la majeure partie des étudiants de la Fac de Nanterre (à 5mn à pied) se fournissent là-bas!

Je me rappelle encore quand j'était plus jeune y etre allé à plusieurs reprises, c'est vrai qu'il y avait la qualité! et les mecs étaient réglo. Le plus drôle, c'était à l'heure de la pause déjeuner, il y avait la queue dans le hall d'immeuble pire qu'à la boulangerie!! Pauvres étudiants de Nanterre... ils vont galérer maintenant... car eux dans leurs pauv chambre de 9m², ils pourront pas faire pousser sans embaumer tous les couloirs!!

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Ouais..... sa sent pas mal le bleuf.

 

bac +5 a 21 et qui fume, faut arretter la droguer.

 

MM si l'histoire est tres crédible, il y a beaucoup de blanc rempli par du bluff.

Si le guetteur crie, il se fait repéré direct par les flic, donc il est cramé.

 

Et Nanterre, c vraie, il y a pas mal de plan merdique. Ce plan me rapelle beaucoup plus les cité au nord de Paname Sarc.... ou Sev...

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Si il se permet de rouler en audi j'pense pas que sa soit pour nourrir sa famille ...

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

C'est toujours la même chose le terrain de la boule existe depuis des années, les mecs qui sont tombés sont les gérants les manager en quelques sortes, les vrais mecs qui ont mis en place ce terrain sont encore là c'est sur et certains en général ceux là ne se font même pas voir par la police. Je suis sur que demain si je vais a la boule je peux encore pécho il arrêteront jamais ces super-marché et tant mieux, A la cité des 4000 a la courneuve il y à plusieurs terrain et on m'as dit que certains flics qui sont sur l'enquête étaient en maternelle alors que le terrain existait déjà... Je suis déjà tombé sur des terrains dans le 93 où j'ai trouvé de la zeb de même qualité et moins chère que à Maastricht alors c'est pour vous dire...

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites
Invité zetla69

Posté(e)

certe moi tous sa me fait bien rire je pense que c'est du grand nimporte quoi dans ce pays vous savez fini le temp ou les mec ce cassais la tête a faire rentrer du shit fini fini...

moi perso je suis a lyon et loin de moi l'ider de faire du prosélitisme cependant quand je veu je peut pecho un kilo qui ce négocie autour de 2500 euro

désormais les mec ce concentre a faire rentrer de la farine

et oui le shit tous le monde en a tous le monde en vend

je connaissais même des mec qui ne voulaient pas s'emmerder et vendaient leur shit directement en plaquette

donc pour vous dire

nan le shit en tout cas sur lyon je sais qu'il arrive par tone ensuite il est dispatcher exemple

tant de kilo vont sur saintétienne

tant de kilo va dan tel quartier

après le shit est retoucher et je vousferai grâce d'un tuto là dessus vous le savez aussi bien que moi j'en suis sûr voila je laisse chacun en tirer ces propres conclusions

et sur ce bonne soirer a tous et bonne vacances a tous ceux qui sont en vacances

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Auto production et dans ton cul le dealer avec ton vieux seum pourri a 5 euro le meuj!Mais c'est bien qu'ils restent au centre des préoccupations, ca nous permet de faire pousser peinards!

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

du sum... et encore sa métonnerai fort qu'il ai du sum ces mec la car si c'était le cas moi perso je prend du sum a cinq euro comme tu dis mais c'est du commercial quil vendent et encore quand on voit l'odeur du truc... on s'interoge...

moi je dit le maître mot c'est autopro

peace

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites