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La culture du cannabis, un danger pour l'environnement ?
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https://fr.euronews.com/2020/09/30/la-culture-du-cannabis-un-danger-pour-l-environnement
 
La culture du cannabis, un danger pour l'environnement ?
Par Mhari Aurora  •  Dernière MAJ: 01/10/2020 - 17:23 Culture de cannabis   -   Tous droits réservés  Dutch passion  
Imaginez un monde où les gens pourraient acheter un pochon de marijuana pendant leur course hebdomadaire au marché.
C'est ce que le Dr Anthony Silvaggio, chercheur à l'université d'État Humboldt de Californie, espère voir un jour.
    Au Royaume-Uni, le débat sur la légalisation ou la dépénalisation du cannabis est une véritable pomme de discorde depuis de nombreuses années, certains estimant que ce n'est qu'une question de temps avant que la Grande-Bretagne ne suive les traces du Canada, de la Californie, des Pays-Bas, etc.
Mais alors que des incendies ravagent la côte ouest des États-Unis, que le glacier de Thwaite en Antarctique fond lentement sous nos yeux et que le mouvement Extinction Rebellion continue de protester contre la destruction des écosystèmes mondiaux, il n'a jamais été aussi urgent d'examiner de plus près le sujet de la production en masse de cannabis. Se pose en effet la question : la culture de masse de "l'herbe" est-elle bonne ou mauvaise pour l'environnement ?
Selon les données de l'Organe international de contrôle des stupéfiants, le Royaume-Uni est le plus grand producteur et exportateur de cannabis à usage médical et scientifique au monde. Cependant, l'empreinte carbone de la Grande-Bretagne en matière de production de cannabis n'a guère fait l'objet de discussions.
Quelle est la façon la plus écologique de cultiver le cannabis ?
La culture du cannabis varie massivement dans le monde entier, mais il existe trois méthodes que les cultivateurs ont tendance à utiliser.
  La première consiste à cultiver le cannabis en extérieur, où il bénéficie de la lumière naturelle du soleil et de l'eau de pluie.
Cette méthode est souvent considérée comme la moins nocive pour l'environnement, mais cela dépend si des pesticides et des rodenticides chimiques sont utilisés pour protéger les plantes. L'approche en plein air peut également se traduire par des récoltes de moindre qualité.
La deuxième méthode consiste à cultiver le cannabis en serre en utilisant la lumière du soleil, ou de la lumière artificielle.
L'impact environnemental de cette méthode varie selon que l'on utilise ou non la lumière artificielle, étant donné le surcroît de consommation d'électricité que cela implique. Une autre considération est le degré de sophistication de la serre elle-même.
Et troisièmement, le cannabis peut être cultivé intégralement en intérieur en utilisant un éclairage 100% artificiel, du chauffage, un système de ventilation et même des déshumidificateurs. De nos jours, c'est souvent la méthode la plus populaire car elle permet d'obtenir une récolte de meilleure qualité et de multiples récoltes dans la même période de temps.
Pourtant, cette culture en intérieur est la plus néfaste de toutes pour l'environnement, en raison de la grande quantité d'électricité utilisée, qui contribue à son tour aux émissions de carbone. Il faut également de grandes quantités d'eau pour maintenir les plantes en vie tout au long du processus de culture. "La consommation d'énergie est de loin le problème le plus important et peut être résolue en cultivant en serre plutôt qu'en intérieur", explique Jouke Piepenbrink, directeur du marketing de Dutch Passion, une entreprise de graines de cannabis basée à Amsterdam.
"Si le cannabis est cultivé à l'extérieur ou dans des serres sans lumière artificielle, l'impact sur l'environnement est très faible", ajoute-t-il.
Les producteurs illégaux de cannabis utilisent souvent la méthode de culture en intérieur pour se faire discrets, parfois même en se tournant vers des générateurs diesel ou à essence pour éviter d'utiliser l'électricité du réseau et ainsi de susciter des soupçons liés à une hausse drastique de la consommation électrique.
Le cannabis doit-il donc être légalisé ?
La question de savoir si l'interdiction du cannabis nuit à la planète, en poussant des producteurs non autorisés à utiliser ces techniques de culture polluantes, est une question que le Royaume-Uni devra examiner alors que le débat sur la légalisation fait rage.
Anthony Silvaggio, chercheur à l'Institut Humboldt pour la recherche interdisciplinaire sur la marijuanaAnthony Silvaggio "Ces impacts sont le résultat du cannabis sauvage, mais aucun de ces impacts n'existerait si le cannabis n'était pas interdit. La prohibition est la cause première des impacts environnementaux de la culture du cannabis", déclare le Dr Silvaggio, sociologue de l'environnement et membre de l'Institut Humboldt pour la recherche interdisciplinaire sur la marijuana (HIIMR).
"Il est problématique que nous développions une industrie qui pollue au point de nous rendre la tâche plus difficile pour lutter contre la crise climatique. (...) La culture industrielle du cannabis est mauvaise pour l'environnement. La Terre ne peut plus le supporter", conclut-il.
La popularité des produits à base de cannabis atteint des sommets avec la pandémie de coronavirus. Une étude d'Alphagreen, le plus grand marché du Royaume-Uni pour les produits à base de CBD, a révélé que 8 millions de personnes avaient acheté des produits provenant de la CBD entre le début de l'année et mai 2020. Cela représente 150 millions de livres sterling d'achats (164,3 millions d'euros) et une croissance de 50 % par rapport à 2019.
En Europe, l'industrie du cannabis est également en constante croissance. Cela inclut les produits qui inondent le marché dans les pays où le THC - le composé psychoactif du cannabis - est interdit.
"Notre marché n'a cessé de croître depuis 33 ans, mais au cours des trois dernières années, beaucoup de choses ont changé", explique M. Piepenbrink, directeur marketing de Dutch Passion.
Une banque de graines de cannabis à AmsterdamDutch Passion "Nous voyons de nombreux pays du monde s'ouvrir d'une manière ou d'une autre. Parfois, ils commencent par un programme médical, le marché domestique s'ouvre, ou ils permettent aux entreprises de produire des produits à base de cannabis pour un usage récréatif", précise M. Piepenbrink.
Au Royaume-Uni, la croissance de l'industrie du cannabis pourrait être le signe d'une éventuelle légalisation ou dépénalisation à venir, mais certains chercheurs craignent que la légalisation ne fasse rien pour aider la crise environnementale. Pour eux, les politiques économiques doivent d'abord prendre en compte des objectifs écologiques pour que des changements significatifs puissent être apportés.
Le codirecteur de l'HIIMR, le Dr Dominic Corva, explique : "Vous ne pouvez pas dire que la légalisation a un impact ou un autre tant que vous ne savez pas à quelle variété de légalisation vous avez affaire".
"Une légalisation qui est couplée à une politique environnementale a le potentiel d'être bonne pour l'environnement", ajoute-t-il.
Il met en garde contres les abus de l'industrie : "J'ai vu d'énormes entrepôts remplis de cannabis être cultivés à une échelle qui ne devrait pas se produire, j'ai vu l'assèchement, en particulier dans des conditions de pénurie d'eau, où les grandes rivières sont à sec des mois avant qu'elles ne soient censées l'être. Beaucoup de mes collègues ont vu l'utilisation de pesticides et de rodenticides interdits sur les sols publics".
L'agriculture sèche et les plantations d'accompagnement
Il existe des techniques qui peuvent être utilisées par les cultivateurs de cannabis pour améliorer leur empreinte carbone, explique le Dr Corva. Il s'agit de l'agriculture sèche et de la plantation d'accompagnement.
L'agriculture sèche consiste à faire pousser des cultures dans un climat sec, sans eau ni système d'irrigation. Elle est meilleure pour l'environnement car elle n'épuise pas les précieuses réserves d'eau dans les régions où l'eau est rare, surtout en cas de sécheresse.
Des graines de cannabisDutch Passion Le compagnonnage dans l'agriculture consiste, lui, à planter différentes cultures ensemble, pour qu'elles se complètent et s'enrichissent mutuellement. Par exemple, les haricots et le maïs. Les haricots adorent grimper sur les hautes tiges de maïs, et le maïs apprécie l'azote fourni par les haricots. Un autre exemple est la ciboulette et la laitue, car la ciboulette repousse les insectes normalement attirés par les feuilles vertes des salades. Ce mode de croissance permet souvent d'améliorer la qualité des récoltes, mais surtout d'éviter le recours aux pesticides, car certaines plantes repoussent naturellement les insectes qui mangent leur plante compagne.
Mais en fin de compte, conclut M. Corva, seule une interdiction totale de la culture de cannabis à grande échelle permettra de faire face à la crise environnementale. Les méthodes nocives utilisées pour cette culture en masse détruisent les sols.
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By boogerman,
https://www.lsa-conso.fr/le-chanvre-fait-planer-les-fabricants-de-soft-drinks,358283
 
Le chanvre fait planer les fabricants de soft drinks
MARIE NICOT |  Les boissons au chanvre qui auraient des effets relaxants sont en vogue. Parties les premières, les start-up sont concurrencées par les géants de l’alcool et des soft drinks.
La forme étoilée de la célèbre feuille, les tiges longues de près de 2 mètres et le vert intense malgré la sécheresse estivale accrochent le regard. Les champs de chanvre de la coopérative Interval s’étendent sur la commune d’Arc-lès-Gray, en Haute-Saône. Seuls les « touristes » s’étonnent de trouver cette plante dans cette campagne vallonnée. Les locaux, eux, savent bien que le chanvre est cultivé depuis 1992 en toute légalité, afin d’être transformé en isolants, parebrises de voitures, textiles, graines alimentaires, cosmétiques… Aujourd’hui, la réglementation française ne tolère que ces usages, interdisant la culture de variétés dont le taux de THC (tetrahydrocannabinol) substance psychotrope dépasse 0,2 %. Le THC présent dans la fleur est le principe actif du cannabis. En bref, le THC a un effet planant.
 
En concurrence avec l’alcool
 
Légalistes, les agriculteurs se refusent à produire du THC, et même du CBD (cannabidiol), une autre molécule sans propriété stupéfiante. Le CBD n’a qu’un pouvoir relaxant et n’est pas considéré comme une drogue en Europe. Plus libéraux que la France, dont la législation devrait cependant évoluer prochainement, l’Allemagne, les Pays-Bas et la Grande-Bretagne tolèrent la commercialisation du CBD, tandis que la Suisse permet depuis 2011 la vente de produits à base de moins de 1 % de THC.
Profitant de ce patchwork réglementaire, des entrepreneurs se lancent sur ce marché prometteur au petit goût de transgression. Tous s’inspirent des États-Unis, où le marché des boissons au CBD atteindra 260 millions de dollars en 2022, selon les analystes de Cannacord Genuity. L’évaluation triple lorsqu’on ajoute les softs à base de cannabis (Marijuana infused beverages). L’usage « récréatif » du cannabis est en effet légal au Canada et dans une dizaine d’États américains. Là-bas, des start-up comme Recess (New York) et son eau pétillante au chanvre bousculent déjà les forteresses. « En conséquence, les grands groupes prennent position. Ces innovations au CBD, voire à taux de THC élevé pourraient concurrencer l’alcool », observe Gaëtan Laederich, ancien créateur de l’eau de coco Vaïvaï reconverti dans Rainbow, société qui propose des produits à base de chanvre. De fait, Constellation Brands (Vins Robert Mondavi...), a investi 4 milliards de dollars dans le producteur de cannabis Canopy Growth. Au Canada, AB InBev (Budweiser, Stella Artois...) a fondé une joint-venture avec le spécialiste du cannabis Tilray pour développer des boissons contenant du CBD ou du THC.
En Europe, le développement est moins spectaculaire, mais bien réel. Le suisse Hempfy, le britannique Kolibri, les français Chilled, Rainbow, Leafter... Plusieurs dizaines de start-up tentent leur chance. Elles promettent un effet anti-stress sans franchir la ligne rouge de l’allégation santé. Et misent sur l’e-commerce pour initier le consommateur avant de convaincre les GMS.
En témoigne le précurseur Hempfy avec son lime tonic à « l’infusion de chanvre » lancé en 2015. L’un des cofondateurs, l’Ukrainien Constantin Marakhov, détaille les recettes du succès : « Un approvisionnement en chanvre 100 % hélvétique et un positionnement premium. » L’offre détonne. SparklingH est un mousseux titrant 7° et mêlant l’énigmatique « infusion de cannabis » avec du chasselas suisse. Plus étonnant, Hempfy Recharge Water V1.0 est une eau composée de lithium et d’extrait de chanvre. Hempfy ajoute un brin de provocation en mettant en avant la feuille de cannabis. Une confusion interdite en France où la DGCRRF veille au grain. « Nous sommes prêts à modifier nos packagings pour conquérir le marché tricolore, concède Constantin Marakhov. L’homme d’affaires assure négocier le référencement de la marque avec les grandes enseignes pour fin 2020 : « Hempfy cible le grand public via la grande distribution. Peu importe s’il faut deux ou trois ans de pédagogie. »
 
La loi française évoluera-t-elle?
 
En France, David Migueres (Mezcal Brothers) et Martin Gunther (Kol), qui ont lancé Chilled début avril, se montrent plus prudents. Dans un premier temps, leur eau pétillante au CBD (15 mg par canette) infusée à l’hibiscus est vendue en ligne et à La Grande Épicerie de Paris. « La feuille de cannabis n’apparaît pas sur les canettes. Nous ne souhaitons pas jouer sur l’ambiguïté et l’effet planant. Pour éduquer le consommateur, mieux vaut ne pas mélanger les symboles », précise David Migueres. Le jeune entrepreneur regrette aussi de devoir « se fournir en CBD helvétique en attendant que la France autorise la production locale ». Justement, une mission d’information parlementaire autour des usages du cannabis rendra un rapport en novembre avec des préconisations pour au moins encadrer l’usage du CBD. La question du THC sera aussi posée pour les produits thérapeutiques ou simplement récréatifs. Son rapporteur, Jean-Baptiste Moreau, député LaRem de La Creuse, semble prêt à casser le carcan afin de dynamiser une filière chanvre tricolore qui n’attend que cela. 
 
Une plante écolo
Avec plus de 16 000 hectares et 1 500 cultivateurs, la France est le premier pays producteur de chanvre européen. Très robuste, cette plante non OGM exige très peu d’eau, aucun engrais, ni pesticide. Les régions Bourgogne, Champagne et Pays de la Loire renouent avec cette culture très répandue (176 000 hectares en 1860) avant que le coton et les fibres synthétiques ne prennent le dessus. La concurrence reste vive avec deux zones importantes de production : la Chine et l’Amérique du Nord.
Précurseur
Lancée en 2015, la marque suisse Hempfy fait figure de pionnière avec un lime tonic « à l’infusion de chanvre 100 % helvétique ». Cette boisson se présente en gourde de 180 ml et en bouteille en verre de 250 ml à boire pure ou en cocktail.

Smoothie
Voelkel signe depuis juin une boisson bio à base de soja, complétée de banane, pomme, citron, d’extrait de chanvre, de farine de chanvre et d’acérola. Le groupe allemand cible les végétaliens qui recherchent des protéines végétales sans effet planant.
2,75 € la bouteille de 25 cl.

Multiusage
La société Rainbow préconise de diluer l’huile de CBD Kaya dans un smoothie ou un cocktail. Lancée par Gaëtan Laederich (ex-cofondateur de Vaïvaï), Kaya est censée apporter calme et relaxation.
Le prix est cependant élevé : 30 ml, 38 € et 100 ml, 88 €.

Bulles de CBD
David Migueres (Mezcal Brothers) et Martin Gunther (Kol) ont lancé début avril, en plein confinement, Chilled, une eau pétillante au CBD (15 mg par canette) et à l’hibiscus. Ils vantent l’effet relaxant d’une boisson commercialisée en ligne et à La Grande Épicerie.
PVC : 3 € la canette.

 
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By mrpolo,
L’expérimentation du cannabis à usage médical, initialement prévue en ce mois de septembre, devrait finalement commencer au début 2021. Mardi soir, Gérald Darmanin a confié soutenir cette initiative dans une conversation informelle avec des députés de la majorité

Gérald Darmanin, le vendredi 11 septembre 2020 à Vélizy-Villacoublay.© Sipa Press
 
Le ministre de l’Intérieur médiatise largement les opérations de police menées contre les vendeurs et les usagers de cannabis. Son compte Twitter fait quotidiennement le point sur les chiffres de saisies et d’interpellations en la matière.
 
« La drogue, c’est de la merde. » Martelée par Gérald Darmanin, la formule est devenue le slogan de sa politique de lutte contre les stupéfiants. C’est clair, c’est net. Sauf que, comme pour les chasseurs, il y a le bon et le mauvais cannabis. Mardi soir, le ministre de l’Intérieur a reçu une dizaine de députés de la majorité pour un dîner informel. Passant d’un sujet à l’autre, la conversation s’est arrêtée sur celui du cannabis à usage thérapeutique. L’élu du Nord a alors confié qu’il n’était pas opposé à une telle idée. Il y est même « favorable », affirme un participant. Gêné, son entourage minimise, parlant d’une simple discussion entre le ministre et des députés.
 
Le sujet est pourtant d’importance. L’exécutif ne cesse de repousser le début de l’expérimentation d’un usage thérapeutique du cannabis. Elle aurait dû commencer en ce mois de septembre mais le décret n’est toujours pas paru. La gestion de l’épidémie de Covid-19 en a empêché la rédaction, explique la direction générale de la Santé. Le dispositif sera lancé au plus tard en janvier 2021, promettait cet été la DGS.
Le cannabis médical suppose que quatre ministères s’entendent : la Santé, l’Agriculture, la Justice et l’Intérieur
« Inertie ». La mission d’information menée à l’Assemblée nationale a épinglé cette « inertie de l’administration » dans son récent rapport. Le décret est en cours d’examen par le conseil d’Etat, annonce aujourd’hui le président de la mission d’information, le député (Libres !) Robin Reda, qui annonce un début d’expérimentation « début 2021 ». « Ça vient », promet son rapporteur, le député LREM de la Creuse, Jean-Baptiste Moreau, défenseur de longue date d’une production qu’il juge d’avenir pour son département. Sans décret, le processus est à l’arrêt. Aucun appel d’offres pour sélectionner des fournisseurs et des distributeurs ne peut être lancé.
 
Le cannabis médical suppose que quatre ministères s’entendent : la Santé, l’Agriculture, la Justice et l’Intérieur. D’autant que les membres de la mission d’information parlementaire attendent plus qu’une simple expérimentation. Ils réclament une modification du droit en urgence « par un dialogue interministériel volontariste et dynamique ». Selon eux, il faut autoriser la production, la fabrication, le transport, la détention de cannabis pour fournir des traitements à des patients souffrant de pathologies préalablement définies. Cela permettrait de créer une filière française de cannabis.
 
Un tel message de souveraineté sanitaire porte en ces temps de Covid-19, moins dans une séquence régalienne au cours de laquelle l’exécutif, ministre de l’Intérieur en tête, veut afficher sa fermeté contre toutes les drogues, cannabis en tête. Il faudra au gouvernement faire preuve de nuance le jour où il annoncera la légalisation du cannabis, renvoyant les Français à une note de bas de page : « Seulement pour ceux qui souffrent des pathologies suivantes...»
 
Source: lopinion.fr
 
 
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By mrpolo,
La libéralisation du cannabis mettrait un coup d’arrêt au trafic, pour peu que le marché légal soit compétitif car peu taxé et bien implanté grâce à la liberté de création de dispensaires.

 
 
Depuis la fin de l’été, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin est engagé dans une croisade contre le cannabis. Tout consommateur s’expose depuis le premier septembre au risque d’être sanctionné par une amende de 200 euros. Les trafiquants, quant à eux, vont « arrêter de dormir » a assuré Gérald Darmanin en déplacement au Val-de-Marne.
 
Cannabis et politique répressive
Cette vigueur retrouvée dans la lutte contre « cette merde » est paradoxale quand on sait que le 16 septembre, la représentation nationale se prononçait en faveur d’une autorisation du cannabis thérapeutique. Les députés allant même jusqu’à regretter « un retard fort déplorable » en la matière. Il va donc falloir que monsieur Darmanin se livre à un véritable numéro d’équilibriste pour continuer à défendre sa ligne dure tout en soutenant Olivier Véran qui sera probablement chargé de lancer la filière.
Si le ministre parle encore de lâcheté lorsque sont évoquées des solutions comme la dépénalisation ou la légalisation, il semble beaucoup plus juste de pointer du doigt l’échec cuisant de la politique répressive menée depuis cinquante ans. Les Français sont aujourd’hui les plus gros consommateurs d’Europe. Presque la moitié des citoyens français (45 % parmi les 18-75 ans) déclare avoir déjà consommé du cannabis .
  D’autant plus que le décalage entre la société et la sphère politique entraîne une surenchère des mesures répressives. Monsieur Darmanin n’a cessé de marteler que « lutter contre le trafic de stupéfiants c’est lutter contre le crime organisé et l’insécurité du quotidien ». En réalité, c’est l’alimenter. Des moyens considérables ont été alloués depuis cinquante ans à la guerre contre les drogues, pour un résultat inverse de celui escompté. Loin d’avoir été démantelés, les cartels de drogue s’en sont trouvés renforcés. Tous les rapports sur le sujet soulignent les effets pervers de l’approche répressive : explosion du revenu des cartels, hausse de l’attractivité du secteur, baisse de la qualité des produits et spécialisation vers la vente de produits plus concentrés comme la cocaïne ou la méthamphétamine.
 
La guerre sans fin contre les trafiquants
La guerre contre les trafiquants de drogue est une guerre sans fin. La prohibition est sans issue. Il n’est pas étonnant que le dernier rapport de l’Union européenne publié en 2019 dresse le constat d’une hausse de la consommation de cocaïne, d’héroïne et de MDMA.
À l’inverse, la libéralisation du cannabis mettrait un coup d’arrêt au trafic, pour peu que le marché légal soit compétitif car peu taxé et bien implanté grâce à la liberté de création de dispensaires. À l’hypothétique « si il n’y avait pas de consommateurs, il n’y aurait pas de trafic » de Gérald Darmanin, il semble bien plus réaliste d’opposer que « s’il existait un marché légal, le marché noir en serait grandement affaibli ». En légalisant la filière du cannabis qui existe déjà de facto, une offre concurrente avec des produits traçables et propres à la consommation verrait le jour. Il faut mettre fin à l’hypocrisie : l’État ne peut pas compter la filière du cannabis dans le calcul de son PIB et en même temps chercher à l’éradiquer.
 
Il nous faut pour cela sortir des passions inappropriées lorsque le sujet est évoqué dans le débat public. La drogue est en effet un concept plus difficile à définir qu’il n’y paraît. Pour rappel, le cannabis, considéré à ce jour comme un fléau, apparaît dans les études scientifiques comme étant deux fois moins addictif que l’alcool, à l’inverse, pourtant loin de souffrir de cet ostracisme. Il occupe même une place centrale dans la culture française et tout le monde s’accorde aujourd’hui pour y voir un élément indispensable du lien social.
 
Pourtant les chiffres ne s’y trompent pas, un Français sur quatre a un problème d’alcool alors que moins d’un fumeur de joints sur 10 a une consommation problématique. Qui imaginerait monsieur Darmanin ou tout autre politicien un tant soit peu sérieux demander à ce qu’on emprisonne viticulteurs et brasseurs, organiser des descentes chez les cavistes, ou mettre en place une amende pour les jeunes consommant un verre de vin dans un parc ?
 
Un crime sans victime
Une telle police des mœurs doit nous inviter à la réflexion. Les démocraties tolérant la poursuite systématique des auteurs d’un crime sans victime se font de plus en plus rares. Profitons-en pour rappeler que la consommation de cannabis est bien moins néfaste pour autrui que la consommation d’alcool que ce soit pour les cas de violence ou d’accident de la route. La liberté ne consiste-t-elle pas à avoir le droit de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui ?
  Monsieur Darmanin déplorait encore lors de sa visite dans le Val-de-Marne les effets d’une drogue « qui tue notre jeunesse », et cela malgré le fait que le cannabis soit 114 fois moins mortel que l’alcool comme le rapporte le Think Tank Génération libre. Sa préoccupation pour la santé de nos concitoyens les plus jeunes est certes louable, la consommation de cannabis pouvant nuire au développement du cortex cérébral des enfants et adolescents. Il est néanmoins étrange de constater que le ministre de l’Intérieur préfère le maintien d’un système où l’approvisionnement des consommateurs se fait par le biais de trafiquants sans foi ni loi, peu soucieux de l’âge de leurs clients. À l’inverse, la légalisation ferait des futurs employés des dispensaires les garants du contrôle d’identité des consommateurs comme c’est le cas aujourd’hui dans les bureaux de tabac. Enfin, l’absence d’un marché légal empêche l’État de remplir son rôle de tiers de confiance, notamment en ce qui concerne le contrôle du produit et les normes d’hygiène et de sécurité.
 
L’approche répressive a déjà été essayée et partout elle a échoué. Il est temps de le reconnaître et de changer de paradigme. Le gouvernement a l’occasion d’être pionnier en arrêtant d’allouer autant de moyens et d’effectifs des forces de l’ordre à cette prohibition anachronique. Les policiers et gendarmes pourraient alors se concentrer sur les vrais sujets qui mettent en péril notre pacte social comme les crimes violents et le terrorisme.
 
Par Martin Devaulx de Chambord.
Source: contrepoints.org
 
 
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By Indi-Punky,
Au moins quinze personnes ont été arrêtées par la Garde civile dans le cadre d'une opération anti-drogue au Gipuzkoa.
Dans le cadre de celui-ci, des membres de l'institut ont effectué mercredi un déploiement dans le quartier Ibaeta de Donostia, où ils ont enregistré une entreprise.
 

 
Au moins quinze personnes ont été arrêtées par des agents de la Garde civile dans le cadre d'une opération anti-drogue menée par cette force de police à Gipuzkoa, selon des sources de l'enquête.

L'opération, toujours ouverte, a débuté hier à Donostia, où des agents de l'institut armé ont fouillé l'entrepôt d'une entreprise spécialisée dans la vente de graines de marijuana et de produits végétaux.

Ces sources ont précisé que l'opération est en cours en raison de la commission éventuelle de crimes contre la santé publique, l'organisation criminelle et le blanchiment d'argent.

Tout au long de la journée d'hier, les agents ont inspecté les locaux de la société susmentionnée, situés au numéro 83 de la rue Portuetxe dans le quartier Ibaeta, à Donostia, où un appareil de quatre SUV de la Garde civile et plusieurs véhicules camouflés s'est déplacé. .

L'opération de police, lancée par ordre du tribunal central d'instruction numéro 6 du tribunal national espagnol, a été menée principalement à Gipuzkoa, bien que certaines actions aient également été menées à Nafarroa.

L'action reste ouverte, le tribunal maintient donc le secret sommaire
 
 
Source: naiz.eus
 
Il semblerait que la société en question soit Dinafem.
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By Yotna2,
Bonjour
 
 
Sources : https://www.ulyces.co/news/le-cannabis-sauve-la-vie-des-abeilles-affaiblies-par-les-pesticides/
https://merryjane.com/news/cannabis-extracts-may-extend-the-life-of-bees-exposed-to-pesticides-research-shows
 
Au revoir
 
édit modération: les formules de politesse son de rigueur sur le furom.
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By boogerman,
https://www.techno-science.net/actualite/mise-garde-cannabis-electronique-vapotage-N19912.html
Mise en garde sur le cannabis électronique et le vapotage
Publié par Adrien le 29/08/2020 à 09:00
Source: Université de Montréal     De plus en plus populaires auprès des jeunes désireux d'avoir leur dose de nicotine, les cigarettes électroniques sont également utilisées pour susciter un état d'euphorie au moyen du cannabis, met en garde une nouvelle étude canadienne sur les dangers du vapotage.
 
De plus en plus populaires auprès des jeunes désireux d'avoir leur dose de nicotine, les cigarettes électroniques sont également utilisées pour susciter un état d'euphorie au moyen du cannabis. Crédit: Getty
Des chercheuses du Département de médecine sociale et préventive de l'Université de Montréal ont recruté près de 775 adolescents et adolescentes de la région de Montréal en 1999 et les ont suivis jusqu'au début de la trentaine, en 2019.

Un cinquième d'entre eux ont déclaré avoir vapoté au cours de la dernière année et, parmi eux, 55 % ont inhalé du cannabis sous forme liquide, dont un tiers exclusivement, selon l'étude publiée cet été dans la revue BMC Public Health.

Nous avons demandé à l'auteure principale de l'étude, Jennifer O'Loughlin, professeure à l'UdeM et chercheuse au Centre hospitalier de l'Université de Montréal, de nous parler des résultats obtenus et de leur signification en termes de santé publique.
 
Jennifer O'Loughlin Crédit: CHUM Vous signalez des niveaux de vaporisation de cannabis beaucoup plus élevés que des études précédentes. Est-ce parce que les données sont spécifiques à Montréal ou indiquent-elles une tendance plus générale ?

Deux références que nous citons ‒ le New England Journal of Medicine en 2018 et le British Medical Journal en 2019 ‒ laissent entendre qu'il s'agit d'une tendance plus générale. Et des rapports plus récents montrent que ces augmentations se poursuivent, surtout chez les adolescents. Cela est particulièrement inquiétant en raison de problèmes de santé tels que les lésions pulmonaires associées à l'utilisation de la cigarette électronique ou de produits vaporisés. Selon les jeunes, quels sont les avantages de la vaporisation du cannabis ?
La popularité croissante de la vaporisation du cannabis peut être liée aux vaporisateurs qui facilitent une utilisation discrète du produit: l'appareil peut être facilement dissimulé, il a l'apparence des cigarettes électroniques et il produit une vapeur presque inodore. La vapeur de cannabis est décrite comme étant plus agréable au goût et, comme les produits de cannabis vaporisés peuvent fournir des concentrations de THC plus élevées que le cannabis ordinaire, elle est associée à un état d'euphorie plus marqué. Enfin, les consommateurs peuvent croire que la vaporisation du cannabis est moins nocive que ses modes de consommation traditionnels. Le vapotage a d'abord été présenté comme un moyen d'arrêter de fumer, mais on a découvert l'inverse: les jeunes vont vapoter pour fumer. Faut-il interdire le vapotage ?
Mon opinion est que, si c'était possible, il faudrait l'interdire, mais ce n'est probablement pas vraiment possible à ce stade, et de nombreux chercheurs pourraient soutenir que les avantages possibles liés à l'arrêt de la cigarette doivent d'abord être prouvés. Sinon, nous devrions ‒ et nous le faisons dans de nombreux endroits ‒ règlementer l'offre en rendant difficile l'achat de produits de vaporisation: resserrer les critères qui définissent le client autorisé, limiter les lieux où les vaporisateurs sont vendus, où ils peuvent être utilisés, et en essayant aussi de limiter la demande par l'éducation. Il s'agit d'une enquête autodéclarée, et la taille de l'échantillon est relativement petite. Cela rend-il les données et votre analyse peu fiables ?
Une petite taille d'échantillon rend les estimations imprécises, ce qui signifie que les intervalles de confiance sont larges. Toutefois, nos estimations de prévalence semblent correspondre à celles d'autres études récentes. Les autodéclarations peuvent entraîner un biais de classification erroné ‒ la question la plus importante est de savoir si les gens comprennent vraiment ce qu'il y a dans le liquide qu'ils vapotent. Poursuivez-vous ces recherches et, si oui, comment ?
Oui, nous nous intéressons aux "chercheurs de nicotine", c'est-à-dire les personnes qui recherchent la nicotine dans plusieurs produits. L'utilisation de divers produits contenant de la nicotine ‒ cigarettes, cigarettes électroniques, mulling (cannabis et tabac mélangés), chicha et autres produits du tabac ‒ contribue probablement à une dépendance à la nicotine. Nous pensons que les gens doivent être beaucoup plus conscients de la teneur en nicotine de tous les produits qu'ils consomment afin de pouvoir évaluer concrètement la manière de cesser de fumer. Essayer d'arrêter de fumer tout en continuant à consommer de grandes quantités de nicotine dans d'autres produits risque d'inhiber la capacité d'arrêter. C'est pourquoi nous pensons que les professionnels de la santé qui veulent aider les gens à cesser de fumer devraient contrôler l'utilisation de tous les produits contenant de la nicotine.
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By boogerman,
https://www.lalsace.fr/magazine-sante/2020/08/25/grossesse-le-cannabis-augmente-le-risque-d-autisme
Grossesse : le cannabis augmente le risque d’autisme
Quel est l’impact sur le fœtus d’une consommation de cannabis durant la grossesse ? Des chercheurs canadiens révèlent un lien avec un risque de troubles du spectre autistique. Par Dominique Salomon (Destination Santé) - 25 août 2020 à 18:00 | mis à jour à 18:04 Photo AFP/Don MACKINNON     Naissance prématurée, fausse-couches, retards de croissance… Les méfaits de la consommation de tabac et d’alcool durant la grossesse sont bien connus. Ceux du cannabis le sont moins.
Afin de mieux informer les futures mamans, des chercheurs de l’Hôpital d’Ottawa* (Canada) ont analysé les données de 2 200 femmes ayant accouché entre 2007 et 2012 et qui avaient déclaré avoir consommé uniquement du cannabis, et aucune autre substance, pendant leur grossesse.
Les résultats ont révélé « un risque accru d’autisme chez les bébés nés de ce groupe comparativement aux bébés nés de femmes qui n’ont pas consommé de cannabis », notent les scientifiques.
« Le cannabis étant de plus en plus accepté socialement, (…) certaines femmes enceintes croient pouvoir y avoir recours pour soulager leurs nausées matinales », s’inquiètent les auteurs.
C’est pourquoi ces résultats permettent d’apporter un argument pour décourager cette consommation pendant la grossesse.
Ou en tout cas, « les femmes qui envisagent de consommer du cannabis pendant la grossesse ou qui en consomment déjà devraient parler avec un professionnel de la santé qui les aidera à faire un choix éclairé pour elles-mêmes et leur bébé », concluent-ils.
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By mrpolo,
Les symptômes sont loin de pouvoir être pris à la légère.

Sharon McCutcheon via Unsplash
Pour Mic, la journaliste Melissa Pandika s'est posé une question relativement simple: peut-on être allergique au cannabis? La réponse est oui, puisque comme l'indique Lewis Nelson, chef du pôle médecine d'urgence et du département de toxicologie médicale dans une école de médecine du New Jersey, «on peut être allergique à n'importe quoi». L'allergie au cannabis est même répertoriée sur le site de l'AAAAI, académie américaine travaillant sur l'asthme, les allergies et l'immunologie.
Dès leur première exposition au cannabis, les personnes allergiques fabriquent des anticorps destinés à lutter contre certaines parties de la plante, et en premier lieu le pollen ou certaines protéines. Ce n'est pas le THC (petit nom du tétrahydrocannabinol, à l'origine des effets recherchés par les fumeurs et fumeuses) qui est responsable de l'allergie.
Lors de la deuxième consommation, les anticorps s'en prennent aux protéines, ce qui crée une réaction allergique pouvant aller du nez encombré au choc anaphylactique, en passant par des éruptions cutanées, des problèmes respiratoires, des nausées et des diarrhées.
Il est extrêmement rare que le simple fait de toucher ou sentir du cannabis puisse déclencher une réaction allergique: celle-ci passe presque systématiquement par le fait de le fumer ou de l'ingérer.
 
Liée à d'autres allergies
Les personnes les plus susceptibles d'être allergiques au cannabis sont celles qui sont déjà allergiques à plusieurs autres substances. Sans aller jusqu'à établir un lien de corrélation, lequel n'a pas été prouvé, Lewis Nelson indique que les allergènes présents dans le cannabis sont très proches de ceux figurant dans les pêches et les tomates. Autrement dit, si vous êtes allergique à l'un de ces deux fruits, il y a sans doute plus de chances pour que vous soyiez également allergique au cannabis.
Lewis Nelson met en garde les consommateurs et consommatrices contre ce qui n'a rien d'un problème minime: «On ne peut jamais prévoir la force de la prochaine réaction allergique». En cas de suspicion d'allergie, il conseille de contacter son médecin et de réaliser des tests cutanés afin d'en avoir le cœur net...
 
Source: slate.fr
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By mrpolo,
Quête de qualité ou démarche écologique? La culture de cannabis à domicile semble attirer de nombreux adeptes. Le gouvernement peut-il endiguer cette tendance? Sputnik fait le point avec Bénédicte Desforges, co-fondatrice du collectif Police contre la prohibition.

 
Certains Français semblent avoir la main verte. Dans l’Hexagone, l’auto-culture d’herbe de cannabis a le vent en poupe. Selon le baromètre santé 2017 de Santé publique cité par Le Figaro, près de 7% des usagers de cannabis, soit entre 150.000 et 200.000 personnes, auraient eu recours à cette pratique.
Signe de la démocratisation de l’auto-culture, le nombre de saisies de plants de cannabis est en forte progression: en 2010, 54.728 plants ont été confisqués, contre 158.592 en 2014. Et malgré un léger infléchissement entre 2014 et 2016, la tendance est repartie à la hausse.
 
Dans une interview à Europe 1, Victor Martin, chargé de projet réduction des risques pour l'association marseillaise Plus belle la nuit, explique que «beaucoup de remontées du terrain font état de nouveaux venus dans la production à domicile». «Pour certains, le confinement a été un élément déclencheur. Avec la pénurie s'est posé la question de l'autoproduction avec une logique de recherche de qualité, de savoir ce que le consommateur consomme. Finalement dans la même logique que de produire ses tomates sur son balcon», poursuit-il. Le confinement aurait-il amorcé une tendance de fond?
 
Près de 200.000 cultivateurs clandestins
Interrogée par Sputnik, Bénédicte Desforges milite pour une réforme des politiques publiques des drogues. Ex-lieutenant de police, elle a cofondé le collectif Police contre la prohibition à l’automne 2018 qui réunit anciens et actuels policiers et gendarmes. Pour elle, «il n’y a pas de boom de l’autoproduction suite au confinement. On n’a absolument pas le laps de temps nécessaire pour s’en rendre compte [selon la variété, le cycle de production peut prendre entre 2 et 7 mois, ndlr]».
Avec Internet, s’approvisionner en graines, acheter une lampe UV, ou encore consulter des tutoriels afin de devenir le parfait cultivateur, devient un jeu d’enfant. Ainsi, le gouvernement peut-il endiguer ce phénomène?
Non, d’après Bénédicte Desforges: «Ils ne peuvent pas. De la même façon qu’ils ne peuvent pas empêcher les gens de faire usage de drogues. Ils auront beau fermer tous les robinets, les gens en trouveront d’autres. La drogue, ce n’est pas une histoire d’offre mais de demande.»
Impossible d’empêcher cette pratique
Comme le souligne la co-fondatrice du collectif Police contre la prohibition, «dans un coin de leur tête [au gouvernement, ndlr], il y a aussi des flics et des gendarmes qui l’ont bien compris, ils savent que ces gens ne font pas de mal.»
 
 
Néanmoins, certains trafiquants ont compris l’intérêt de produire localement et tentent de cultiver des plants en quantité industrielle.

 
«La période du confinement a permis de constater que, face aux difficultés d’acheminement du cannabis de l’étranger par voie terrestre, nombre de trafiquants se réorientaient vers la culture indoor sur le territoire national», analyse pour Le Figaro le contrôleur général Samuel Vuelta-Simon, chef adjoint de l’Office anti-stupéfiant (Ofast).
Remettre en cause la politique du chiffre
Bénédicte Desforges rappelle la différence entre «ceux qui plantent des centaines de pieds de cannabis, là on parle de production de stupéfiants, ce qui est dans l’absolu un crime [punissable de 20 ans de réclusion et 7.500.000 euros d’amende (article 222-35 du code pénal), ndlr]» et les «jardiniers du dimanche».
 
 
Selon l’ex-lieutenant de police, «tous ces gendarmes qui vous font une saisie de deux ou trois plants par ici, une dizaine de plants par-là, qui mettent les gens en garde à vue, qu’est-ce qu’ils font?».
 
 
Pour Bénédicte Desforges, «l’auto-culture est donc un faux problème» face au véritable trafic et à l’essor du «Dark web» pour s’approvisionner en drogue.
56% de l’activité «proactive» des forces de l’ordre
La co-fondatrice finit par pointer la politique des différents gouvernements concernant les stupéfiants, mais également le regard des Français sur les usagers de cannabis. Et pour cause, «il faut savoir que l’activité proactive des forces de l’ordre, à 56%, c’est la répression de l’usage de "stup". Laquelle est à plus de 90% de la répression de fumeur de cannabis [chiffres basés sur une période d’un an, de septembre 2014 à août 2015, ndlr]. Cette répression coûte 1,13 milliards d’euros», détaille-t-elle.
 
 
Par Mike Beuve
Source: sputniknews.com
 
A lire aussi -> "On ne devient pas flic en rêvant de courir après les fumeurs": Police contre la Prohibition, le collectif qui détonne
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By mrpolo,
Face à l’impuissance des pouvoirs publics à éradiquer le trafic de drogue et à libérer des banlieues des bandes armées qui contrôlent le marché, l’idée de légaliser le commerce du cannabis refait surface et fait rêver les spéculateurs.
 

 
A Dijon, Lille, Nice, Marseille, les guérillas urbaines se multiplient pour le contrôle du trafic de drogue et le contrôle d’un marché qui est sorti très vite du confinement. Mais face à l’impuissance des pouvoirs publics de faire cesser ce terrorisme de banlieue, l’idée de légaliser la vente de cannabis a refait surface. Cette idée n’est pas nouvelle. Beaucoup d‘économistes sont capables d’expliquer qu’un marché de pénurie et très réglementé crée la rareté, fait monter les prix et encourage le marché de l’ombre et donc le trafic. A contrario, on explique qui si on libère le marché en éliminant toutes les contraintes, la rareté tombe, les prix s’effondrent et le commerce de la drogue devient beaucoup moins lucratif et dissuade les organisations de poursuivre leur coupable industrie.
C’est exactement ce qui s’était passé aux Etats-Unis au siècle dernier avec la prohibition de l’alcool. Les interdits avaient drainé aux organisations clandestines et mafieuses des revenus illégaux mais colossaux qui leur avaient permis de construire des empires diversifiés dans les jeux,la prostitution, et de s’immiscer dans les syndicats et même la politique.
L’arrêt de la prohibition a sonné la fin du règne d’Al Capone et de son pouvoir sur le territoire des États-Unis.
Cela dit, la légalisation de l’alcool ou de n’importe quelle autre drogue ne résout pas les problèmes. La levée des interdits sur l‘alcool n’a pas diminué le nombre d’alcooliques. Quant au marché de la drogue, il se diversifie et trouve souvent d’autres substances plus dures, plus rares. Donc une grande partie du marché se déplace et les banlieues gangrenées restent gangrenées. Il est évident que parallèlement à la mise en place d’un arsenal répressif, il faudrait trouver des activités alternatives qui permettent de garantir un niveau de vie décent.
Le cannabis à usage médical a été autorisé en France à titre expérimental en 2019, les résultats sont plutôt positifs, dans la mesure où le système hospitalier a pu se procurer des substances qu‘il ne pouvait pas utiliser auparavant et qu‘il en contrôle la provenance et l’utilisation. C’est une procédure qui est déjà appliquée dans une trentaine de pays.
Mais l’idée de dépénaliser l’usage de la drogue et d’en libérer le marché va beaucoup plus loin.
Depuis les années 2000, l’usage libre du cannabis s’est progressivement élargi.
C’est le Canada qui a été précurseur. Dès 2001, le Canada autorise l’usage du cannabis dans le traitement de maladies lourdes et incurables à l’époque : le sida et le cancer. La France a d’ailleurs très récemment repris les mêmes protocoles. Mais en 2018, le Canada a été le premier à légaliser la consommation de cannabis à but récréatif.Le commerce est toutefois (comme l’alcool, d’ailleurs) contrôlé par l’Etat qui fixe les prix et donne les autorisations de créer des points de vente. 
Les Pays-Bas tolèrent la consommation de cannabis, donc la possession et la vente dans les coffee-shop depuis 2003.
  Israël autorise le cannabis à des fins médicales depuis 2006.
Ces expériences ont très récemment conduit de nombreux pays à alléger leur réglementation à des fins thérapeutiques mais aussi à des fins récréatives. Aux États-Unis, on le trouve dans les hôpitaux et en pharmacie, dans plus de 37 États et le Missouri vient de l’autoriser en vente libre. Au Chili, en Colombie, au Mexique, au Pérou, l’usage et le commerce sont autorisés mais sous le contrôle de l’Etat.
En Europe, 21 pays de l’Union européenne sur les 27 ont franchi le pas. Dont l‘Allemagne très récemment, tout comme la Belgique, la Grande Bretagne etc...
Le marché mondial du cannabis médical est évalué à 55 milliards de dollars. Il est évident que ça représente une infime partie du marché global et clandestin (où on doit approcher les 500 milliards, mais ces 50 milliards de dollars sont déjà soustraits au commerce illicite des trafiquants).
Et l’ampleur de ce marché, tout comme la perspective de croissance du secteur légal, fait déjà saliver bien des investisseurs.
D’abord quand le commerce est légalisé, la production l'est aussi. Aux États-Unis, au Canada, en Australie, des fermes spécialisées se sont développées. Les producteurs canadiens qui sont arrivés les premiers sur ces nouveaux marchés se taillent la part du lion : des groupes comme Canopy, Tilray sont leaders mondiaux d’autant qu’ils ont l’autorisation d’exporter pour accroître leurs débouchés. En Europe, le premier producteur est aux Pays-Bas avec des filiales en Israël et au Danemark. En Asie, c’est la Thaïlande le premier producteur de cannabis légal.
Mais au-delà des fermes de production, la spéculation s’est emparée de toute la chaine de valeur. De la production à la distribution. Et on trouve dans les starting-block, tous les grands de l’industrie pharmaceutique, mais surtout les grands groupes spécialisés dans le tabac (qui est pour eux un marché en décroissance rapide) et qui espèrent trouver avec le cannabis un relais de croissance. On trouve aussi les grands industriels mondiaux de l’alcool, deux ou trois américains, un grand groupe français, un groupe italien. Dans le plus grand secret, ils ont compris que la vente de cannabis au grand public pouvait répondre au même ressort marketing que la vente de vodka ou même de la bière pour un public de consommateurs plutôt jeunes.
Cette évolution apparemment inéluctable entamera sans doute le pouvoir des mafias qui contrôlent actuellement le trafic, mais peu probable que ça règle la question de la sécurité dans les quartiers difficiles.
Pour deux raisons :
La première, c’est que les trafiquants trouveront d’autres substances illicites et notamment les drogues chimiques. Si le marché juteux du cannabis disparaît, ils se tourneront vers d’autres secteurs.
 
La deuxième raison est que ce commerce contrôlé actuellement par des bandes et des délinquants permet à des milliers de jeunes et de familles de survivre et pour quelques chefs, de bien vivre. Les BMW et les Porsche vendue dans les banlieues de Paris ou de Marseille n’appartiennent pas toutes à des stars du football. Elles n’ont pas non plus été payées par le RSA. Il y a donc un problème de mutations à régler au niveau des activités. Et pas seulement dans les pays consommateurs. 
 
Source: atlantico.fr
 
 
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By mrpolo,
La diversité raciale et de genre dans l’industrie de la marijuana « fait toujours défaut – en particulier dans les postes de propriété et de direction », selon Eli McVey, rédacteur en chef de MJBizDaily Research.
 

 
Bien que l’industrie ait pris des mesures pour s’améliorer, il en faut davantage, a noté McVey.
Les projecteurs nationaux étant actuellement davantage axés sur la réforme de la justice civile, des changements pourraient se profiler à l’horizon.
‘Assez isolant’
Les chefs d’entreprise minoritaires affirment qu’il existe des barrières importantes dans les institutions critiques qui empêchent nombre d’entre elles de devenir des acteurs importants dans l’espace.
Mark Slaugh, PDG de la société regtech iComply, a déclaré à qu’il estimait avoir fait une marque dans l’industrie depuis son lancement en 2011 et qu’il pouvait se fier à ses références. Cependant, les structures de pouvoir en place ont créé une expérience négative pour lui et d’autres minorités dans l’espace.
« Etre une minorité dans le cannabis, au Colorado, n’a pas été l’expérience la plus positive et c’est assez isolant quand je peux littéralement compter le nombre de propriétaires d’entreprises de cannabis minoritaires que je connais d’une part », a déclaré Slaugh.
Voir aussi: Comment la «  guerre contre la drogue  » et le système d’accueil nuisent aux minorités et aux familles à faible revenu
 
Le PDG a également signalé des cas où ses tentatives de collaboration ont été rejetées, tout en étant également la cible de prises de contrôle hostiles.
« On ne m’a jamais proposé d’investissements, de partenariats stratégiques ou de rachat qui n’essayaient pas de profiter de ce que j’ai construit et de le détourner à des fins de privilège », a-t-il déclaré. « Bien que personne n’ait été ouvertement raciste, il semble y avoir un sentiment d’élitisme parmi quelques élus qui sont culturellement différents de moi. »
Des obstacles existent également dans les institutions financières.
 
Marie Montmarquet est une vétéran de l’industrie depuis 13 ans et cofondatrice de Numéros MD Inc., une marque avec une gamme de produits de cannabis intégrés verticalement.
Il n’y a pas de modèle pour le succès de l’industrie sur le marché naissant, a expliqué Montmarquet. Cependant, les minorités sont souvent confrontées à des défis supplémentaires en raison d’un manque de capitaux et de biens immobiliers.
«La plupart des minorités n’ont pas accès aux prêts bancaires, aux marges de crédit ou à d’autres possibilités de prêt», a déclaré Montmarquet, citant comment le problème s’étend à toutes les industries.
 
La cofondatrice dit qu’elle s’est vue refuser la propriété et les opérations bancaires pendant la majeure partie de sa carrière dans le cannabis.
Dhaval Shah, PDG de Lullaby Wellness, a fait écho à des sentiments similaires, notant un manque d’investissement dans des entreprises minoritaires.
« Les investisseurs ne soutiennent tout simplement pas suffisamment les entreprises appartenant à des minorités, et vous le voyez partout », a déclaré Shah.
Plus à faire
Certains répondants ont déclaré se sentir les bienvenus dans l’espace.
«La communauté du cannabis m’a largement accueilli à bras ouverts», a déclaré Rob Mejia, fondateur de la plateforme d’éducation sur le cannabis Notre récolte communautaire et professeur adjoint de cannabis à l’Université de Stockton. «Il y a un sentiment d’excitation pour l’avenir, et j’ai été surpris par la quantité d’expertise et de relations auxquelles j’ai pu accéder.»
Pourtant, il y a des oublis découlant de l’échec de la guerre contre la drogue, dit iComply’s Slaugh.
 
« La communauté du cannabis doit comprendre l’impact de la guerre contre la drogue sur les Noirs et les autres communautés les plus touchées », a-t-il déclaré. « La légalisation du cannabis s’accélère, mais les personnes les plus touchées par son interdiction se voient refuser l’accès à un marché de plusieurs milliards de dollars et la possibilité de créer légalement de la richesse générationnelle. »
 
Le PDG, qui a déclaré que de nombreuses personnes comme lui avaient grandi avec des familles brisées par des peines de prison à base de marijuana, a déclaré que les propriétaires minoritaires avaient besoin d’un meilleur accès pour commencer à créer un marché de niveau.
« Sans accès à l’éducation sur les opportunités du marché légal, les investissements et les capitaux, et les ressources pour gérer efficacement une entreprise de cannabis, nous sommes marginalisés face aux entreprises MSO et aux richesses blanches qui prennent ce que nous avons construit », at-il ajouté.
 
Voir aussi: 65 hommes noirs et hispaniques exceptionnels menant le cannabis
D’autres ont souligné qu’il était nécessaire d’avoir une représentation dans tous les aspects du marché, des panneaux d’affichage à la salle de conférence.
Martine Francis Pierre, stratège en croissance et marketing, est une récente venue dans le secteur. Tout en développant sa marque marketing et en établissant une plaque tournante pour les entreprises appartenant à des Noirs, elle a noté à quel point de nombreuses entreprises manquent de diversité dans son leadership.
 
«En quelques semaines, je me suis rendu compte que le gros problème que tant de ces grandes marques de cannabis étaient devenus inclusifs dans tous les domaines», a déclaré Francis Pierre. « Nous parlons de bureaux d’entreprise, mais encore plus lorsque vous faites défiler Instagram ou que vous parcourez des panneaux d’affichage. Vous ne voyez pas de visages noirs ou bruns. »
Prochaines étapes
De nombreux répondants ont appelé les États à réviser leurs programmes de cannabis, à réviser leurs processus d’octroi de licences et à examiner les programmes d’équité sociale pour déterminer leur impact réel sur les communautés touchées.
«Le côté positif de l’industrie est que ces points sont entendus par les gouvernements locaux et, plus important encore, par des États entiers», a noté iComply’s Slaugh, qui souhaite que davantage de personnes de couleur soient sensibilisées aux opportunités du marché tout en recevant une assistance adéquate. l’entreprise se développe.
 
« Il ne suffit tout simplement pas de fournir une opportunité sans l’engagement des personnes les plus touchées par les erreurs et les inconvénients du passé », a déclaré Slaugh.
Montmarquet espère voir plus de propriétaires minoritaires dans l’espace également. Le co-fondateur a noté que ces entrepreneurs doivent être prêts pour le paysage apparemment en constante évolution de l’industrie du cannabis.
 
Montmarquet a également offert quelques conseils aux entrepreneurs.
«Renseignez-vous autant que vous le pouvez», dit-elle. «Si vous avez fait des recherches sur les lois, les processus d’autorisation, les réglementations, les coûts, les taxes, etc., pour la zone dans laquelle vous souhaitez opérer, cela vous permettra de prendre des décisions avec plus de confiance et plus rapidement.»
 
Source: africadaily.news
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By mrpolo,
Une amicale de locataires de la cité Charles-Schmidt a négocié la paix sociale avec les trafiquants. Le deal ? «moins de nuisances», en échange de les laisser «faire leur business». Et ça marche.

 
Le Parisien rapporte qu'un accord a été passé entre habitants et dealers dans un quartier de Saint-Ouen pour stopper les nuisances sonores la nuit. Un pacte "inacceptable" selon un syndicat de police.   Un accord pour le moins inhabituel. Dans une cité du sud de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), des habitants ont passé un contrat avec des trafiquants de drogue afin de favoriser le calme une fois la nuit tombée, a rapporté Le Parisien dimanche. Un accord qui intervient dans "l'un des points de deal les plus prisés du secteur", selon le quotidien.
Le droit de "vivre tranquillement"
"S'il vous plaît, le sommeil est important pour commencer une bonne journée. Silence après 22 heures! De la part des jeunes et des habitants." L'entente s'est matérialisée par une affiche, accrochée aux portes de l'immeuble. Elle a été créée par les habitants et les dealers.
  Un collectif d'une quarantaine d'habitants s'est récemment accordé avec les trafiquants de drogue du quartier pour que ces derniers stoppent leurs business dans le hall d'immeuble après 22 heures et qu'ils cessent les nuisances sonores une fois la nuit tombée.
Les habitants tiennent à souligner qu'ils ne veulent pas faire la "guerre" aux trafiquants, estimant que c'est "le rôle de l'État".
 
Une "démission" de l'État
L'article n'a en tout cas pas manqué de faire réagir certaines personnalités politiques, pour dénoncer ce qu'elles voient comme un affaiblissement de l'État.
 
Un contrat également "inacceptable" aux yeux du syndicat de police Synergie-Officier, qui déplore que "l'ordre républicain" soit "supplanté par un autre".
"Je comprends les locataires qui veulent la paix. Au bout d'un moment t'en peux plus. Si tout le monde commence à faire ça c'est énorme! La question qu'on peut se poser c'est 'qu'en pense le bailleur?'", s'interroge ce lundi Elina Dumont sur RMC. Car selon Le Parisien, cet accord serait aussi un pied de nez des habitants au bailleur, Seine-Saint-Denis Habitat. Les résidents dénoncent effectivement un abandon, évoquant l'absence de gardien et un ascenseur en panne pendant trois mois. 
 
Les deux parties gagnantes
Un accord qui n'a rien d'étonnant pour le professeur d'Economie Gilles Raveaud: "C'est un grand classique, la mafia qui assure l'ordre dans des villes entières c'est connu. Les dealers eux-aussi ont besoin de tranquillité pour faire leur business", estime-t-il avant de plaider à demi-voix pour une dépénalisation de la marijuana.
 
 
En cas de légalisation du cannabis, Terra Nova dans un rapport datant de 2014, estime que l'Etat français pourrait empocher environ 1,7 milliard d'euros de recettes fiscales, auxquelles il faudrait ajouter une économie de 500 millions d'euros en raison de la fin de la répression. 
 
Guillaume Dussourt  
Sources: rmc.bfmtv  & leparisien.fr  
 
 
 
 
 
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By mrpolo,
Ces petits riens, ces petits touts, la preuve que rien ne sera plus comme avant, que le "monde d'après" est déjà là. Lundi, Neila est un plant de cannabis.
 
Par Neila Latrous - Radio France

Culture du chanvre.Gros plan sur les plantes. Photo d'illustration. (SÉBASTIEN LORIEUX)
 
Je suis ce drôle de point commun entre le ministre libanais de l’Économie et Pablo Escobar, le baron colombien de la drogue. La réponse n’est pas forcément évidente, je suis… la drogue, justement. Au printemps dernier, en pleine épidémie de coronavirus, quand la France s’interrogeait sur ses stocks de masque, le Liban légalisait la culture de cannabis à usage médical. Soyons très clairs : aucun rapport avec le traitement du Covid-19.
 
Non, le cannabis, c’est plutôt le remède à la crise économique. Le pays va très mal, il ne peut plus rembourser sa dette, qui atteint un niveau stratosphérique : 170% du PIB. Le cannabis est la solution, à en croire le professeur Mustapha Haidar. Il enseigne à l’université américaine de Beyrouth, et notre confrère de France 2 Franck Geneauzau l'a rencontré : "Avec le réchauffement climatique, le pays souffre de la sécheresse. Alors il faut privilégier les cultures peu gourmandes en eau. Voilà pourquoi le cannabis est la meilleure alternative."
 
Un marché mondial estimé à 350 milliards de dollars
Peut-on financer la relance par le chanvre ? Le débat fait rage dans plusieurs pays, car selon les sources et les estimations, le marché mondial du cannabis pèse jusqu’à 350 milliards de dollars. Cela fait beaucoup d’argent. En France, on assiste à un assouplissement certain. Cinq villes, comme Lille ou Reims, testent des amendes pour les fumeurs de joints, au lieu de poursuites pénales. Des amendes élevées, cela dit : jusqu’à 450 euros.
 
Il faut savoir que la France est détentrice du record européen du nombre de consommateurs. Cinq millions de fumeurs de joints en 2017, 700 000 usagers quotidiens. Ces chiffres n'ont pas échappé à cette soixantaine d’élus de tout bord – droite, gauche, centre, écolos – qui réclament que le cannabis soit légalisé au plus vite en France.
 
 
Parmi eux, le député François-Michel Lambert : "Nous proposons que ça soit un monopole d'État. On a connu la Seita, la régie d'État qui encadrait la production et la vente de tabac, il nous faut une régie du cannabis. Plusieurs chiffrages, le mien, et celui d'organismes indépendants, proches du gouvernement, estiment que ça peut être 50 000 emplois crées, que c'est 2,5 milliards de fiscalité.
 
Le cannabis a aussi une propriété de régénération des sols, de captation de CO2." Ce n’est qu’une question de temps, pour François-Michel Lambert. D’ici là, vous l’aurez compris, pour le consommateur français, l’herbe reste plus verte ailleurs.
 
Source: francetvinfo.fr
 
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By Felix_Da_Craft,
Cannabis, la ruée vers l'herbe
 
 
Pour « La Story », le podcast d'actualité des « Echos », Pierrick Fay et Matthieu Brun évoquent les enjeux économiques d'un développement de la production de cannabis thérapeutique dans laquelle certains pays s'engagent déjà.
 

 
LIEN VERS LE PODCAST
 
 
Le cannabusiness sort du brouillard. La plante se taille un avenir de produit agricole comme les autres, ou presque. Ses vertus thérapeutiques ne font plus débat et une quarantaine de pays dans le monde ont dépénalisé sa consommation. Le cannabis est la drogue la plus consommée dans le monde et son usage ne cesse d'augmenter. A l'échelle du monde, son marché souterrain représenterait quelque 150 milliards de dollars dans le monde dont seulement 10 à 20 % sont saisis. Think tank spécialisé dans les marchés agricoles, le Club Demeter encourage la France et l'Europe à développer la filière légale plutôt que d'en laisser le leadership aux pays étrangers ou aux circuits illégaux.
 
En 2018, le Canada s'est engagé dans cette voie déjà empruntée par son voisin américain, en Californie ou dans le Colorado, où la production de cannabis thérapeutique est florissante. En France, il pourrait être un produit agricole rentable que des élus défendent pour revitaliser certaines régions. Il porte aussi toute une chaîne de valeur de la graine au e-commerce en passant par l'industrie de sa transformation.
 
 
 
Sources : Les Echos
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By mrpolo,
La grande tendance du CBD se confirme en 2020. Ce business lucratif est encore risqué, mais de nombreux entrepreneurs sont prêts à braver les interdits pour avoir leur part du gâteau. Décryptage.
 

 
Vous n'avez jamais entendu parler du CBD ? Pour ceux qui ont échappé à cette hype, commençons par une petite mise au point.
Le cannabidiol est un des cannabinoïdes (substance chimique) présent dans la plante de cannabis. Vous connaissez sans doute le THC (Tétrahydrocannabinol), le cannabinoïde le plus connu du grand public qui est la molécule responsable de l'effet psychotrope du cannabis. Celle-là même qui agit sur le système nerveux.
Produits cosmétiques, huiles comestibles, tablettes de chocolat, les utilisations sont nombreuses pour le CBD qui, lui, n'est pas présenté comme un stupéfiant, même s'il contient un faible taux de THC. Très en vogue pour ses bienfaits thérapeutiques, c'est LA grande tendance auprès des jeunes trentenaires urbains, adeptes d'une alimentation saine, branchés yoga et Pilates.
« Dans un monde où l'on est de plus en plus stressée, l'usage du CBD c'est un peu comme de l'huile de lavande, mais en plus efficace» , assure Judith Samama-Patte, ancienne journaliste et cofondatrice de Fresh Body GreenMind, une marque d'huile à base de CBD, lancée en septembre 2019.
De nombreuses vertus thérapeutiques
Les défenseurs du CBD avancent de nombreuses vertus. « Vous avez mal à la tête, le CBD peut être une alternative au paracétamol, vous avez des règles douloureuses, le CBD vient remplacer un ibuprofène» , précise Judith Samama-Patte qui elle-même l'utilise pour lutter contre son anxiété. « Contrairement aux médicaments consommés en grande quantité en France, le CBD est une médecine douce et naturelle qui a de nombreuses propriétés, notamment pour les sportifs, parce qu'elle permet de lutter contre les courbatures, sans aucune somnolence », ajoute l'entrepreneuse. En un an, elle revendique près d'un millier d'utilisateurs. Pour elle, la prochaine étape est de démocratiser l'usage du CBD dans la grande distribution.
 
Aujourd'hui, les magasins commercialisant le CBD poussent comme des champignons. « Il en ouvre un presque tous les jours» , observe Ludovic Rachou, cofondateur de Rainbow, une start-up spécialisée dans le bien-être et trésorier du syndicat du chanvre, la plante dont est extrait le cannabis. Lancé l'an dernier, ce collectif qui rassemble près de 80 professionnels recense près de 200 boutiques en France.
 
Il y avait eu une première croissance de cette activité avant 2018, mais beaucoup de boutiques ont fermé, faute de législation claire. Malgré quelques condamnations, le secteur attire plus d'un. « Aujourd'hui, nous sommes toujours dans un flou juridique. Ce n'est pas autorisé, mais ce n'est pas interdit », analyse Ingrid Metton, avocate pénaliste et spécialiste dans le CBD qui accompagne de nombreux entrepreneurs. Elle dénonce l'hypocrisie des autorités françaises et pointe une politique trop répressive. « J'ai traité mon premier dossier en 2014, et depuis, on n'a toujours pas avancé sur le sujet »,regrette l'avocate qui milite en faveur d'un cadre plus structuré. Que dit la loi ?
Concrètement, est-ce légal de lancer un business de CBD en France ? Le THC étant considéré comme stupéfiant, l'article R. 5.132-86 du code de la santé publique dispose que « sont interdits la production, la fabrication, le transport […] de cannabis, de sa plante et de sa résine, des produits qui en contiennent ou de ceux qui sont obtenus à partir du cannabis, de sa plante ou de sa résine ».
Quand on prend une grille de lecture large. L'Union européenne autorise l'usage de la fleur de chanvre pour une concentration de moins de 0,2 % de THC, et donc la commercialisation de produits au CBD.
La législation française est plus sévère. En France, seules les tiges et les graines de cette plante sont autorisées. « Mais pour produire de l'huile, il faut extraire la fleur », souligne Ludovic Rachou du syndicat du chanvre qui pointe un non-sens. Le syndicat du chanvre vient de rédiger un livre blanc à destination du gouvernement. Il propose de supprimer l'obligation de 0 % de taux de THC dans le produit fini.
Cette liberté permettrait de faciliter la vente de produits dérivés. Même si les produits sont proches de 0 %, il reste toujours des résidus. « En cas de contrôle, c'est un peu borderline », reconnaît Ludovic Rachou.
Un business lucratif
Malgré toutes ces complications, de nombreux entrepreneurs français sont prêts à prendre le risque pour avoir leur part du gâteau. A noter qu'aux Etats-Unis, ce marché représentait environ 591 millions de dollars en 2018, mais pourrait être multiplié par 40 d'ici à 2022, selon une étude du Brightfield Group, publiée en octobre 2019. « Quand on regarde le potentiel du marché à l'international, cela vaut le coup d'essayer » , estime David Miguerès, fondateur de Chilled, une boisson pétillante à base de CBD vendue en ligne qu'il a lancée en avril dernier, pendant le confinement. « Il y a un mini-risque juridique », reconnaît l'entrepreneur.
Malgré un marché prometteur, les entrepreneurs peuvent avoir du mal à convaincre les investisseurs de les suivre sur un terrain aussi glissant. « Notre banquier a eu un peu de mal à avoir l'accord de son N + 1 pour nous financer» , confie le cofondateur de Chilled. Une fois le financement assuré, impossible de trouver une plateforme qui accepte d'assurer nos transactions bancaires en ligne. « Nos fonds ont été bloqués plusieurs fois sur PayPal car ils estiment qu'on vend des stupéfiants. On a dû passer par un service en ligne aux Etats-Unis », confie l'entrepreneur.
Même type d'embûches rencontrées par Camille Chaigneau, cofondatrice de Slow CBD infusion, une marque d'infusion à base de CBD en phase de production, grâce à une campagne de crowdfunding réussie. À sa grande surprise, impossible de communiquer sur le projet via les réseaux sociaux. « Notre compte Instagram a été fermé plusieurs fois, parce que nous avons été accusés de faire l'apologie de la drogue , indique la jeune femme est venue au CBD pour soulager ses règles douloureuses. Elle propose une gamme d'infusions à base de CBD et de Maté (une plante qui a des vertus contre la fatigue, la dépression, NDLR). Comment abandonner cette image controversée ?
L'enseigne 1.001 herbes, une franchise spécialisée dans les boutiques de CBD mise sur une déco soignée, léchée et minimaliste. « Nos boutiques sont des lieux de bien-être comme Nature et Découvertes , indique Romane Baudin, responsable de communication. Loin de l'image du coffee-shop, l'enseigne qui vient d'ouvrir deux boutiques à Marseille propose des chocolats, des sorbets ou encore des huiles à base de CBD. « Nous développons nos propres produits dérivés et nos vendeurs font beaucoup de pédagogie avec les clients », précise-t-elle.
Evangéliser pour normaliser l'utilisation du CBD, c'est la grande mission du syndicat du chanvre qui milite pour un cadre clair. « Cela offrira plus de sécurité aux consommateurs et la France a beaucoup à gagner , indique Ludovic Richou, cofondateur de Kaya, une marque de produits bien-être à base de CBD. Un cadre légal permettra aux entrepreneurs de vendre leur produit dans la grande distribution. «Aujourd'hui, c'est inenvisageable alors que c'est possible au Royaume-Uni» , compare celui qui a justement lancé sa marque outre-Manche où le marché est estimé à 374 millions d'euros en 2019, d'après CBD-Intel, une société qui fournit des données et des analyses relatives à l'industrie chanvrière. Le Centre des usages thérapeutiques du cannabis avance le chiffre d'un milliard d'euros en 2025.
Selon ses défenseurs, le chanvre pourrait être une chance pour la reprise économique française. L'Hexagone est le premier pays producteur en Europe.
Fabiola Dor 
Source: lesechos.fr
 
 
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By mrpolo,
Encore peu connu de tous, mais utilisé dans un large panel de domaine, le CBD s'invite dans notre assiette, notre intérieur et même notre salle de bain ! Découvrons ensemble les bienfaits de ce produit aux connotations parfois péjoratives.
 
Par Elisa Dell'Aiera. Photos : Pixabay. | Le 05 juillet 2020  
Souvent confondu avec le cannabis brut, le CBD n'est pas un psychoactif. En réalité ils proviennent tous deux du chanvre. Ce sont les molécules qui les constituent qui sont différentes. Le THC est la molécule qui va faire planer tandis que le CBD n’a qu’un effet apaisant sur le système nerveux. C’est finalement un peu comme boire une bière sans alcool : on profite de ses bienfaits sans prendre de risque pour sa santé ! Il est légal et sans danger, même pris à grosses doses. Au vu des boutiques de cannabidiol qui poussent comme des mauvaises herbes (ou plutôt de la bonne herbe…), il est possible de se procurer une multitude de produits à base de CBD non loin de chez soi.
Des plats savoureux
Vous avez peut-être regardé « Cooked With Cannabis » sur Netflix, une émission où l’ingrédient vedette n’est autre que le cannabis et où les chefs doivent faire preuve d’ingéniosité pour composer des assiettes à base d’herbe et de THC.  Rassurez-vous, ici, il ne s’agit pas de finir « high » comme les membres du jury et de cuisiner des space cakes et cookies au shit ! La cuisine à base de CBD qui connaît de plus en plus de succès n’utilise en réalité que les vertus relaxantes et fortifiantes de la plante en mettant de côté les effets psychotropes. Les graines de chanvre contiennent tous les acides aminés principaux et les acides gras essentiels à l’organisme. C’est un apport nutritif exceptionnel. Charly Löwy, le patron d’une boulangerie à Forest depuis 1947, l’a bien compris et propose un succulent « cannabread » à base de ces graines pour bien commencer la journée. 
Souvent sous forme de beurre ou d’huile, il a un goût dit « organique » et des saveurs plutôt terreuses qui se marient parfaitement avec les féculents et les légumes par exemple. L’avantage de ce produit en cuisine c’est qu’il est extrêmement polyvalent. On le retrouve en infusion, sauce, cake, cookie, bonbons et même en nourriture pour chats comme le propose la marque américaine Soflo CBD!
 
 
Une routine beauté
De nombreuses marques telles que The Body Shop, American Eagle ou encore NYX et Bybi Beauty se sont lancées dans la création de produits de beauté à base de CBD. Allant du maquillage, aux soins de la peau, en passant par des sérums pour les yeux, ces produits auraient des propriétés relaxantes et anti-oxydantes. Aussi, grâce au PH neutre du CBD, il est adapté à tous les types de peau. La base de ces cosmétiques est une huile extraite des graines de chanvre. Riche en vitamines B et E ainsi qu’en omégas 3 et 6, elle aide à prévenir de nombreuses affections cutanées comme les rougeurs, l’acné, l’exéma ou le psoriasis. Étant donné qu'il s'agit d'une plante, privilégiez les produits issus d'une culture biologique, comme Asabio, une marque 100% bio au chanvre et au CBD. Ils proposent des crèmes pour le visage, pour le corps, des lotions pour les mains ou encore des baumes à lèvres.
 
Une déco écolo
Pour les tissus et matériaux, on fait appel à la plante mère du CBD : le chanvre. Le chanvre est utilisé depuis la nuit des temps dans l'industrie du textile mais se popularise aujourd'hui pour ses qualités écologiques. De nombreux artisans comme Sébastien Moray et Romy Di Donato exploitent le concept et s’efforcent de créer des pièces entièrement biodégradables. Cultiver cette plante ne nécessite que peu d'eau et aucun pesticide. Elle a également la capacité d'absorber énormément de CO2 et enrichi les sols dans lesquels on la cultive. C'est une matière douce, très solide, hypoallergénique et anti bactérienne. De plus, sa couleur très naturelle donne un ton chaleureux à vos intérieurs. Tant le milieu du design que de la construction exploite le chanvre. En construction il est apprécié pour ses qualités isolantes par exemple. Le chanvre remplace facilement la fibre de verre !
 
En bref, le CBD est donc une véritable tendance qui s’invite de plus en plus dans notre quotidien. Vous pouvez encore le retrouver dans le médical, la carrosserie et bien d'autres secteurs. Solide, naturel et déstressant... En plus de son côté écolo, ce produit apporte un vrai plus bien-être.
 
Source: lesoir.be
 
 
 
 
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By Indi-Punky,
Julian Stobbs, la moitié du "couple Dagga" qui a mené une bataille de cinq ans devant les tribunaux pour la légalisation du cannabis, a été tué dans un vol près de Lanseria à Johannesburg.
 
Stobbs et Myrtle Clarke exploitaient un club privé et une salle de musique sur la propriété. Le vol à main armée a eu lieu aux premières heures de vendredi matin.
 
"Les attaquants sont entrés dans la chambre du couple et ont tué par balles Jules Stobbs. Il a été blessé mortellement. Myrtle était indemne et les attaquants sont partis avec deux téléphones portables et deux ordinateurs portables", a déclaré l'organisation à but non lucratif Fields of Green For All, où ils occupaient des postes de responsables.
 
"La communauté du cannabis pleure le décès de notre héros. La famille demande au public de respecter sa vie privée et de laisser de la place à Myrtle et à la famille pendant cette période difficile. Merci pour l'effusion d'amour que nous avons déjà reçue", indique le communiqué.
 
Le directeur de la sécurité communautaire à AfriForum, Ian Cameron, a confirmé que Stobbs avait été abattu lors d'un vol dans leur petite exploitation à Sunrella.
 
«Ils ont tout volé dans la maison, sont revenus et sont entrés dans la chambre à coucher et ont abattu le mari.»
Cameron a déclaré qu'ils avaient également volé les téléphones portables du couple.
 
Le porte-parole de la police, le capitaine Kay Makhubele, n'a pas pu immédiatement commenter la question.
 
Les hommages et les condoléances sont partagés sur les réseaux sociaux par leurs amis.
 
Rastafarian Gareth Prince, qui a mené la lutte pour la légalisation de la marijuana en Afrique du Sud pendant 21 ans, a déclaré à TimesLIVE qu'il avait été très choqué par la mort de Stobbs.
 
«C'était un guerrier intrépide, quelqu'un qui n'avait pas peur d'exprimer ses pensées et de défendre ce en quoi il croyait. C'était un grand guerrier pour la liberté du dagga. Sa mémoire durera aussi longtemps que nous nous souviendrons du cannabis. "
 
Prince a déclaré qu'ils n'étaient pas en mesure de joindre vendredi son partenaire de toujours, Myrtle Clarke.
"C'est une grande perte et on peut comprendre qu'elle est très désemparée, alors nous allons lui permettre de pleurer et d'attendre qu'elle fasse une déclaration."
 
Stobbs et Clarke ont été arrêtés en 2010 à leur domicile pour possession et trafic de drogue.
"Nous étions tellement indignés par notre traitement aux mains de la police que nous avons poursuivi sept départements gouvernementaux pour avoir promulgué des lois illégales", avait-elle déclaré précédemment.
 
Depuis la Haute Cour de Pretoria en 2013, leur bataille juridique s'est poursuivie jusqu'à la décision de la Cour constitutionnelle en septembre 2018 qui a décriminalisé l'utilisation, la culture et la possession de dagga en privé et pour la consommation personnelle. Le tribunal, qui a précisé le montant autorisé pour un usage personnel, a donné au Parlement deux ans pour mettre à jour la législation afin de refléter son verdict.
 
Le couple a ensuite rejoint d'autres militants sociaux du mouvement Fields of Green For All, pour faire face aux obstacles à la réglementation légale du cannabis en Afrique du Sud, y compris ceux arrêtés pour son utilisation, sa culture et son commerce.
 
 
 
Source: https://www.timeslive.co.za/news/south-africa/2020-07-03-dagga-activist-julian-stobbs-fatally-shot-in-armed-robbery/?fbclid=IwAR3p-ALw_ptVg6Fx_chmOL_da-j7Axqls1JYy1VcLx1AvsrsBBnrvtgG1UM
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By mrpolo,
En France, les aprioris autour de la consommation du cannabis sont toujours très présents. La loi prévoyant une peine de prison ferme pour les fumeurs de joints est par exemple toujours en vigueur. Pour tenter de lever les tabous, Michka, consommatrice et spécialiste de cette plante, nous raconte son quotidien de femme peu ordinaire et nous livre les secrets de son mode de vie inspirant.

 
"Le premier message de prévention, à mon sens, porterait sur l’importance de séparer le cannabis et le tabac" © Mama Editions Michka a été une pionnière du bio, de la spiruline, du chanvre. Ses positions sur le cannabis sont en phase avec les États américains qui ont légalisé la marijuana, et particulièrement avec la Californie, où le cannabis médical est légal depuis vingt-cinq ans. Ses écrits lui ont valu de comparaître devant un tribunal dans les années 1990, lors d’un procès parisien qui a trouvé écho dans divers pays, et qui l’a transformée en guerrière pacifique. Ainsi est-elle devenue une égérie du cannabis, au point qu’une variété officielle porte aujourd’hui son nom : la «Michka ».
 
FemininBio : Vous êtes une pionnière du chanvre, une "grande dame" comme nous pouvons le lire sur la couverture de votre prochain livre, comment s'est éveillée cette prise de conscience pour le cannabis et quelles ont été vos principales actions ?
Michka : En 1970, après un an de croisière sur un vieux voilier, j’ai quitté l’Europe pour le Canada. Je suis arrivée en Colombie-Britannique, non loin de Vancouver, et j’ai trouvé un poste de prof de français dans un lycée au nord de la province. Et un soir, lors d’une réunion avec d’autres profs, on m’a passé un joint… ou plutôt un stick, comme cela se pratiquait là-bas, c’est-à-dire une mince cigarette ne contenant que du cannabis, sans tabac. Je n’avais jamais été confrontée à cette plante et j’ai été très décontenancée. J’ai fait semblant de tirer une bouffée et, bien sûr, je n’ai rien senti. C’est seulement à la troisième occasion que je me suis laissé aller suffisamment pour sentir quelque chose. Là, j’ai su très vite qu’avec l’Herbe, comme j’aime l’appeler, j’avais trouvé une amie. Soudain, je découvrais un nouveau continent. Aux antipodes de l’image que ma culture en donnait. Non sans une certaine naïveté, j’ai voulu faire savoir au monde que nous avions des idées fausses sur la question. Cela a pris la forme d'un livre, co-écrit avec Hugo Verlomme, Le Dossier vert d’une drogue douce, paru chez Robert Laffont en 1978. Mais c’est seulement quinze ans plus tard que mon rôle d’écrivain allait me précipiter dans l’arène…
 

 
Un jour de 1994, je crois, la moutarde nous est montée au nez, au docteur Bertrand Lebeau et moi-même, en découvrant qu’un professeur de médecine, conseiller de l’OMS et de différents chefs d'État, mettait en avant des « études scientifiques » menées en dépit du bon sens, dans le but d’alimenter sa croisade anti cannabis. Nous avons écrit deux articles incisifs… et le croisé en question nous a poursuivis en justice. Il en est résulté un procès qui fit un certain bruit. Il faut rappeler qu’en France, la loi votée en 1970, toujours en vigueur, prévoit une peine de prison pour les fumeurs de cannabis. Dans les années 1990, les forces de police réprimaient jusqu’à la représentation de sa feuille, allant jusqu’à faire pression sur les libraires pour qu’ils cachent les livres non conformes.
 
Au tout début des années 2000, j’ai pris plaisir à braver cet interdit en présentant, au salon de l’Agriculture de Paris, un petit livre intitulé Pourquoi et comment cultiver du chanvre... avec, en couverture, une gracieuse Ève voilant sa nudité derrière une feuille de chanvre. Ce qui me valut d’être embarquée manu militari au quai des Orfèvres pour y être interrogée. Les Verts m’apportèrent leur soutien, le Journal de 20 heures sur Canal+ présenta « le livre que l’on n’a pas le droit de montrer », et il en résulta une certaine commotion. Fondamentalement, je m’exprime par ma plume ; mais j’ai le goût de l’aventure…
 
On vante de plus en plus les bienfaits du chanvre ou du CBD, mais vous militez depuis des années pour la légalisation du cannabis. Comment expliquer les bienfaits d'une plante qui, avec sa teneur en THC, possède des effets psychotropes parfois risqués (bad trip, etc.) ?
 
Je vois là deux sujets différents : les éventuels bienfaits du cannabis d’une part et, de l’autre, sa légalisation. S’il faut le légaliser, ce n’est pas en vertu d’éventuels bienfaits, mais parce que la prohibition elle-même entraîne des effets pervers. On l’a vu avec la prohibition de l’alcool aux États-Unis qui, pendant la quinzaine d’années qu’elle a duré, a eu des conséquences dévastatrices sur la santé publique et la société en général. Il faudrait légaliser le cannabis quand bien même il serait dangereux. Car la prohibition crée de nouveaux risques.
Un peu comme pour l’avortement, qui était dangereux tant qu’il était clandestin.
 
Personnellement, je suis prête à aller plus loin : l’individu n’est-il pas souverain quant à ce qu’il souhaite introduire dans son propre corps ? Et même : en tant qu’êtres humains, ne recevons-nous pas, à la naissance, le droit d’utiliser à notre guise toutes les plantes qui poussent sur notre belle planète ? Oui, le THC possède des effets psychotropes, c’est ce qui fait sa beauté. À condition de l’honorer et de respecter un code des bons usages qui, justement, n’a pas encore eu la possibilité de voir le jour chez nous du fait de sa prohibition !
 
Pour quelle(s) pathologie(s) le cannabis thérapeutique a-t-il fait le plus ses preuves ?
La recherche sur les aspects thérapeutiques du cannabis a longtemps été bannie, car les gouvernements craignaient que des résultats favorables affaiblissent leur position prohibitionniste. C’est donc par la bouche des malades eux-mêmes qu’on a commencé à savoir, dès le début des années 1970, que les troubles de la vision liés au glaucome disparaissent chez ceux qui en fument, ou qu’il supprime les redoutables nausées des chimiothérapies. Les recherches ont enfin repris il y a quelques années et, depuis, c’est une avalanche de nouvelles pistes de guérison. Les chercheurs ont découvert que notre corps produit des « endocannabinoïdes », substances très proches des principes actifs du cannabis, ce qui explique l'incroyable diversité de ses effets thérapeutiques.
 
Dans votre ouvrage, vous parlez de "dimension sacrée" du cannabis. Quelle est-elle et où est-elle la plus répandue ?
Le cannabis est originaire des contreforts de l’Himalaya. Il demeure sacré en Inde, où il est lié au dieu Shiva et où des ascètes qui ont fait vœu de renoncement, les Sâdhus, le fument rituellement, au moyen de longues pipes non coudées, les shiloms. Par ailleurs, sur le continent indien, la boisson alcoolisée est considérée comme sale, impure. Un membre de la caste sacerdotale des brahmanes qui en a absorbé doit se purifier avant d’entrer dans un temple. On touche là aux racines cachées de la prohibition du cannabis : un clash culturel entre l’Est et l’Ouest. Car, chez nous, c’est le vin qui est sacré. Il est le sang du Christ lorsqu’un fidèle le porte à sa bouche dans le rituel de la Sainte communion. Et il faut une bouteille (au moins !) pour consacrer toute célébration, qu’il s’agisse de l’obtention d’un diplôme, d’un mariage ou du lancement d’un navire. 
 
Ce sont les Hippies qui ont fait passer la marijuana, comme on disait alors, du ghetto où elle inspira les premiers joueurs de jazz jusqu'aux familles blanches bourgeoises des États-Unis, puis d'Europe. Pour les flower children des années 1960-70, qui incitaient à « faire l’amour, pas la guerre », le cannabis était le vaisseau qui allait transformer la société. En ouvrant les consciences, il allait permettre que la violence et la compétition soient remplacées par une coopération bienveillante.
 
Une variété de graines porte votre nom. Comment est-ce arrivé et quelles sont les particularités de la Michka ?
C’est la banque de graines Sensi Seeds qui a créé la Michka. Quand ils m’ont contactée pour me faire savoir qu’ils souhaitaient m’honorer pour ma « contribution exceptionnelle à la connaissance du cannabis » en donnant mon nom à une nouvelle variété, j’ai été très claire : à condition qu’elle me plaise. J’aime les variétés qui stimulent la créativité, qui me mettent en contact avec mon intuition – avec cette partie de nous qui est connectée à plus grand que nous. Donc j’ai demandé que ce soit une sativa, et si possible une Haze. Or les variétés de type sativa sont de plus en plus rares, parce qu’elles mettent plus longtemps à atteindre leur maturité et qu’aujourd’hui tout le monde est pressé. Mais j’ai été exaucée : la Michka est claire et lumineuse. Parfaite pour se livrer à une activité artistique comme l’écriture !
Comment devrait être abordée la question du cannabis en France, de son utilisation et de sa régulation (pour limiter les addictions) ?
Comme chacun sait, prévenir est plus facile que guérir. On aurait pu prévenir en le traitant comme on traite le vin ou le tabac. Au lieu de cela, on l’a prohibé, ce qui l’a fait passer aux mains d’organisations en marge de la loi, et a dressé la jeunesse contre les forces de l’ordre. Les messages de prévention ne peuvent pas être entendus par des jeunes qui savent pertinemment que « l’information » institutionnelle est biaisée. Pour avoir une chance d’être entendu, il faut parler vrai. Le premier message de prévention, à mon sens, porterait sur l’importance de séparer le cannabis et le tabac, comme cela se pratique depuis le début sur le continent américain. En Europe, il est traditionnel de les fumer mélangés. Et cela complique tout, car le tabac est tellement accrochant ! Un manuel du bon usage pourrait suggérer qu’avant d’allumer un joint, on se donne une seconde de réflexion pour s’assurer que c’est une bonne idée, là, maintenant. Et, si la réponse est oui, que l’on prenne une autre seconde pour poser une intention, pour énoncer mentalement ce que l’on souhaite favoriser, par exemple la créativité, la convivialité ou, au contraire, l’intimité, ou encore le sentiment d’union avec la nature… Le cannabis ne convient pas à tout le monde. On en revient à l’éternelle question d’être attentif aux messages de son corps, d’identifier ce qui nous sert et ce qui nous entrave, et d’en tenir compte. D’agir en conscience.
 
 
Notre experte
 
Michka partage actuellement son temps entre Paris et la Colombie Britannique, entre sa maison d’édition et l’écriture de la série autobiographique dont ce livre, La grande dame du cannabis se dévoile aux Editions MAMA, est le nouvel épisode.
 
Par Adèle Gireau
Source: femininbio.com
 
 
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By boogerman,
https://green.lebonbon.fr/environnement/abeilles-raffolent-weed-pourrait-sauver/
 
Les abeilles raffolent de cannabis et cela pourrait les sauver
Mathias L Environnement 17/06/2020  
Et c’est une bonne nouvelle pour la restauration des populations d’abeilles.
Selon une nouvelle étude, les abeilles adorent le cannabis. En effet, les plants de chanvre de grande taille seraient un réel aimant pour les populations d’abeilles.

Menées par les chercheurs de l’université de Cornell, les dernières recherches ont été publiées sur le site de Entomological Society of America, une communauté scientifique de recherche sur les insectes. Tout comme une étude précédente publiée à l’Université de l’État du Colorado, les résultats concluent que les abeilles sont très attirées par les plants de cannabis en raison des quantités abondantes de pollen qui se trouvent dans les fleurs.

Une découverte qui peut potentiellement ouvrir la voie à des recherches visant à soutenir les populations d’abeilles en difficulté. Selon l’étude, les plus grands plants attirent 17 fois plus d'insectes que les plus petits.

Ces résultats sont étonnants. Les variétés florales qui attirent tant les insectes possèdent un nectar bien plus sucré que le cannabis. Les couleurs vives propres aux fleurs sont aussi un attrait pour les abeilles, contrairement aux plants de chanvre aux couleurs ternes.
   
rgbspace sur IStock

Une découverte importante
Cette étude pourrait être cruciale. Le chanvre est une culture de fin de saison, il pourrait donc combler les lacunes de la pénurie de pollen en fin de saison et améliorer la survie des populations de pollinisateurs. 
Sans oublier que le rôle des abeilles est essentiel. Elles sont responsables dans le monde entier de la reproduction des plantes qui, sans ces pollinisateurs, disparaîtraient. D'après les chercheurs, le pollen riche en cannabinoïdes n’aura pas d’impact sur notre alimentation ou « sur le développement des abeilles en raison de la perte des récepteurs de cannabinoïdes chez les insectes ».

La culture du chanvre est déjà bien développée en France. Il est également au cœur des débats politiques, de par ses vertus thérapeutiques. Le cannabis thérapeutique serait donc à la fois un remède pour les humains et les abeilles, ce qui pourrait pousser le gouvernement à finalement penser à autoriser sa production.

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By boogerman,
https://www.clicanoo.re/Societe/Article/2020/06/26/Tabac-alcool-cannabis-medicaments-jeux-de-hasard-quoi-les-Reunionnais
 
Tabac, alcool, cannabis, médicaments, jeux de hasard… à quoi les Réunionnais sont-ils accros ?
Photo d'illustration LYL    26 juin 2020, 12h04     vendredi, l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies publie une étude sur l’usage des drogues dans les Outre-mer. Et la date n’a pas été choisie par hasard, il est publié à l’occasion de la journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues. Cela permet d’avoir une cartographie basée sur des données statistiques. Focus sur notre île et ses paradoxes. Pour exemple, les Réunionnais consomment moins d’alcool que les métropolitains, pourtant notre département affiche un niveau de mortalité prématurée liée à l’alcool plus élevée qu’au niveau national, le taux d’interpellation pour ivresse sur la voie publique réunionnais et les accidents corporels ou mortels sont également plus élevés qu’en métropole.
Tabac
À La Réunion, la population adulte présente des niveaux d’usage de tabac inférieurs aux moyennes métropolitaines. En revanche, les adolescents ne se distinguent pas de leurs homologues de métropole. La mortalité liée aux cancers des voies pulmonaires y est bien moins élevée à la Réunion. une situation « atypique » selon l’Observatoire.
26% des adultes (18-75 ans) déclarent consommer du tabac quotidiennement, trois points de moins qu’en métropole. Cependant, à La Réunion21% des adolescents de 17 ans sont des fumeurs quotidiens. Un chiffre qui tranche avec les autres départements ultramarins où les adolescents fumeurs sont moins nombreux : 15% en Martinique, 11% en Guadeloupe et 6% en Guyane.
Parmi les pistes d’explications évoquée par l’Observatoire, « cette prévalence tabagique distinctive de La Réunion pourrait s’expliquer par une plus forte accessibilité du tabac : La Réunion se distingue par un nombre très élevé de points de vente (un débit de tabac pour 450 habitants contre 1 pour 3 500 habitants en métropole). De plus, la vente aux mineurs est moins régulée que sur le territoire hexagonal.»
L’étude indique aussi que les Réunionnais fument leur première cigarette de plus en plus jeune.
Les niveaux élevés de consommation tabagique à La Réunion se traduisent par une forte mortalité : première cause de mortalité évitable dans la région, le tabac cause 560 décès par an (pour une population de près de 860 000 habitants). Parmi les Outre-mer, La Réunion figure au premier rang de la mortalité féminine et masculine par cancer du poumon (dont le tabagisme est le principal facteur de risque).
Par ailleurs, il ne faut pas oublier le contexte, les Outre-mer bénéficient d’un régime dérogatoire sur le tabac. « La loi du 27 décembre 2008 a certes établi le principe d’une licence pour les débits de tabac, mais son entrée en vigueur, initialement prévue en 2011, n’a jamais été effective faute de décret d’application. De même, la loi de finances de 2009 avait prévu la mise en place d’un dispositif d’encadrement de la vente du tabac (Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte, La Réunion) mais les DOM ne figurent pas dans les textes réglementant le contrôle du tabac. »
LIRE AUSSI : Le prix de certaines marques de tabac augmente le 1er juillet... mais pas à La Réunion
Alcool
Concernant l’alcool, quels que soient la population (adulte ou adolescente) et l’indicateur (expérimentation, usage récent ou régulier, alcoolisation ponctuelle importante) considérés, La Réunion présente des niveaux nettement en dessous de ceux observés en métropole. En termes de conséquences des usages, La Réunion affiche un niveau de mortalité prématurée liée à l’alcool (alcoolisme et cirrhose) légèrement plus élevé qu’au niveau national, un taux d’interpellation pour ivresses sur la voie publique supérieur et des accidents corporels ou mortels dus à l’alcool également plus répandus qu’en métropole.
La principale inquiétude concerne les jeunes. Concernant l’usage de l’alcool chez les jeunes, les ultramarins sont à contresens de la métropole. Les comportements d’alcoolisation ponctuelle importante (API) - ou binge-drinking en anglais - augmentent fortement parmi les jeunes ultramarins. À La Réunion, la hausse est continue depuis dix ans, et atteint en 2017 un pic chez les adolescents (32 % des jeunes ont eu un comportement d’alcoolisation ponctuelle importante au cours du dernier mois).
Par ailleurs les conséquences de la consommation d’alcool à La Réunion sont plus marquées qu’en métropole : « selon l’ORS de La Réunion, 230 décès par an seraient directement causés par l’alcool (Ricquebourg, 2018) : le taux de mortalité est deux fois supérieur à celui constaté en France hexagonale. La plupart des actes de violence (80 %) impliquent un usage d’alcool. »
Là encore, le contexte a son importance, l’observatoire rappelle « pour des raisons historiques, un régime de fiscalité d’exception, dit de l’« octroi de mer »25, a été instauré pour l’alcool dès le XVIIe siècle, dans un souci de préservation de la filière « canne à sucre-rhum » des DOM et pour compenser les contraintes spécifiques de ces territoires. […] Ainsi, La Réunion enregistre le prix de l’alcool pur le plus bas de France, alors que les produits alimentaires coûtent en moyenne 20 à 30 % de plus qu’en métropole, ce qui soulève des interrogations en termes de santé publique. »
L’observatoire ajoute : « par ailleurs, la publicité en faveur de l’alcool dans les Outre-mer relève d’une loi moins restrictive que dans le territoire hexagonal : elle autorise par exemple la publicité sur de multiples supports (en bord de route, etc.), qui contribue à normaliser la consommation d’alcool. »
Cannabis
Concernant le cannabis, le niveau d’expérimentation s’avère moins élevé qu’en métropole parmi les adultes mais, à contrario, plus haut parmi les adolescents. S’agissant des usages actuels ou réguliers, La Réunion ne se distingue pas de la métropole. Le nombre d’interpellations pour infractions à la législation sur les stupéfiants (ILS), concernant principalement le cannabis, y demeure à un niveau inférieur à celui observé sur le plan national.
Comme en métropole, le cannabis se place en tête des consommations illicites, avec des niveaux d’expérimentation très variables, compris entre 21 % (Guadeloupe) et 35 % (La Réunion) au sein de la population âgée de 15 à 75 ans, loin devant les autres drogues illicites (moins de 2 % de la population)
De plus, l’Observatoire précise « les jeunes générations ultramarines sont parfois plus nombreuses qu’en métropole à expérimenter le cannabis, comme à La Réunion où, pour la première fois en 2017, la proportion d’expérimentateurs de zamal à 17 ans a dépassé et surclassé la moyenne métropolitaine (47 % vs 39 %). C’est le niveau de diffusion le plus important en France à l’adolescence et il connaît une progression continue. »
  
 
Médicaments détournés de leur usage, une spécificité réunionnaise
L’usage détourné de médicaments, notamment l’Artane, le Rivotril, le Rohypnol et d’autres benzodiazépines, constitue un marqueur des consommations de produits psychoactifs à La Réunion. Ils sont en général associés à l’alcool et au zamal, parfois aussi à la cocaïne. « Ce phénomène, qui ne se retrouve ni en métropole ni dans d’autres DROM, est une préoccupation de santé publique depuis les années 1980 » rappelle l’observatoire.
La Réunion compte 3,2 % d’expérimentateurs de médicaments détournés de leur usage en population générale (15-75 ans). L’Artane est le produit le plus fréquemment déclaré par les consommateurs de médicaments détournés de leur usage (2,9 %), devant le Rivotril (1,6 %) et le Rohypnol (0,6 %). Parmi les consommateurs de médicaments détournés de leur usage, 91 % d’entre eux ont expérimenté l’Artane. « L’Artane fait l’objet d’un important trafic à La Réunion (11 000 cachets saisis en 2017), vendu entre 5 et 10 euros le « grain » (comprimé de 5 mg) et entre 100 et 120 euros sous forme de plaquette de 20 comprimés » précise l’Observatoire.
 
Jeux d’argent et de hasard : une problématique affirmée en Outre-mer
En termes d’addictions sans substance, tous les Outre-mer ont un haut niveau de dépenses dans les jeux d’argent et de hasard (JAH), nettement plus élevé qu’en métropole. Trois départements ultramarins se situent bien au-dessus de la moyenne métropolitaine (770 euros par an) pour l’ensemble des activités de jeux, en particulier les machines à sous et les paris hippiques : La Réunion, la Guadeloupe et la Martinique, qui dépassent de 25 % la mise moyenne métropolitaine.  
« Cette prévalence importante des JAH s’explique par l’accessibilité des points de vente de la Française des jeux dans les DOM, redoublée par la possibilité de jouer dans les épiceries de village et les stations-service (en sus des bureaux de tabac et diffuseurs de presse) » explique l’Observatoire.
Les données les plus précises sont rapportées à La Réunion. Elles montrent la disponibilité importante des jeux de tirage, de grattage et de loterie : La Réunion compte un point de vente pour plus de 2 900 habitants, contre un pour 2 100 habitants sur l’ensemble du territoire national. À La Réunion, comme dans les autres régions d’outre-mer, ce sont les jeux de tirage qui regroupent la majorité des mises, contrairement à ce qui est observé en métropole (les jeux de grattage étant plus prisés).
En matière de courses hippiques, La Réunion se distingue par un maillage grandissant des points de vente (200 points de pari pour les courses de chevaux, soit un pour 4 300 habitants vs un pour 5 100 au niveau national) et des mises moyennes plus élevées sur l’île : la mise hebdomadaire moyenne par habitant dépasse de 65 % la moyenne nationale. Là encore, les habitudes de jeux diffèrent de la métropole : à La Réunion, le pari le plus joué est le quinté+ avec 44 % de parts de marché (offrant des perspectives de gains élevés), tandis qu’au niveau national, ce pari se situe au deuxième rang (après le simple/couplé/trio qui est majoritaire).
L'étude intégrale de l'observatoire français des drogues et des toxicomanies à retrouver ICI
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By Indi-Punky,
Julian Stobbs, la moitié du "couple Dagga" qui a mené une bataille de cinq ans devant les tribunaux pour la légalisation du cannabis, a été tué dans un vol près de Lanseria à Johannesburg.
 
Stobbs et Myrtle Clarke exploitaient un club privé et une salle de musique sur la propriété. Le vol à main armée a eu lieu aux premières heures de vendredi matin.
 
"Les attaquants sont entrés dans la chambre du couple et ont tué par balles Jules Stobbs. Il a été blessé mortellement. Myrtle était indemne et les attaquants sont partis avec deux téléphones portables et deux ordinateurs portables", a déclaré l'organisation à but non lucratif Fields of Green For All, où ils occupaient des postes de responsables.
 
"La communauté du cannabis pleure le décès de notre héros. La famille demande au public de respecter sa vie privée et de laisser de la place à Myrtle et à la famille pendant cette période difficile. Merci pour l'effusion d'amour que nous avons déjà reçue", indique le communiqué.
 
Le directeur de la sécurité communautaire à AfriForum, Ian Cameron, a confirmé que Stobbs avait été abattu lors d'un vol dans leur petite exploitation à Sunrella.
 
«Ils ont tout volé dans la maison, sont revenus et sont entrés dans la chambre à coucher et ont abattu le mari.»
Cameron a déclaré qu'ils avaient également volé les téléphones portables du couple.
 
Le porte-parole de la police, le capitaine Kay Makhubele, n'a pas pu immédiatement commenter la question.
 
Les hommages et les condoléances sont partagés sur les réseaux sociaux par leurs amis.
 
Rastafarian Gareth Prince, qui a mené la lutte pour la légalisation de la marijuana en Afrique du Sud pendant 21 ans, a déclaré à TimesLIVE qu'il avait été très choqué par la mort de Stobbs.
 
«C'était un guerrier intrépide, quelqu'un qui n'avait pas peur d'exprimer ses pensées et de défendre ce en quoi il croyait. C'était un grand guerrier pour la liberté du dagga. Sa mémoire durera aussi longtemps que nous nous souviendrons du cannabis. "
 
Prince a déclaré qu'ils n'étaient pas en mesure de joindre vendredi son partenaire de toujours, Myrtle Clarke.
"C'est une grande perte et on peut comprendre qu'elle est très désemparée, alors nous allons lui permettre de pleurer et d'attendre qu'elle fasse une déclaration."
 
Stobbs et Clarke ont été arrêtés en 2010 à leur domicile pour possession et trafic de drogue.
"Nous étions tellement indignés par notre traitement aux mains de la police que nous avons poursuivi sept départements gouvernementaux pour avoir promulgué des lois illégales", avait-elle déclaré précédemment.
 
Depuis la Haute Cour de Pretoria en 2013, leur bataille juridique s'est poursuivie jusqu'à la décision de la Cour constitutionnelle en septembre 2018 qui a décriminalisé l'utilisation, la culture et la possession de dagga en privé et pour la consommation personnelle. Le tribunal, qui a précisé le montant autorisé pour un usage personnel, a donné au Parlement deux ans pour mettre à jour la législation afin de refléter son verdict.
 
Le couple a ensuite rejoint d'autres militants sociaux du mouvement Fields of Green For All, pour faire face aux obstacles à la réglementation légale du cannabis en Afrique du Sud, y compris ceux arrêtés pour son utilisation, sa culture et son commerce.
 
 
 
Source: https://www.timeslive.co.za/news/south-africa/2020-07-03-dagga-activist-julian-stobbs-fatally-shot-in-armed-robbery/?fbclid=IwAR3p-ALw_ptVg6Fx_chmOL_da-j7Axqls1JYy1VcLx1AvsrsBBnrvtgG1UM
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By mrpolo,
Aux États-Unis, le secteur de la marijuana a connu une forte reprise le mois passé. Y prédominent des exploitants présents dans plusieurs États américains (les «EPPE»), c’est-à-dire des entreprises intégrées verticalement qui cultivent la marijuana, possèdent des dispensaires et assurent la vente au détail dans plusieurs États américains.

 
Si l’on en juge par le FNB Horizons Indice marijuana États-Unis («HMUS»), le seul ETF sur indice au monde exclusivement ciblé sur l’industrie américaine de la marijuana, le secteur a progressé de plus de 40% pour la période de 30 jours jusqu’au 22 mai 2020. En revanche, le FNB Horizons Indice marijuana sciences de la vie («HMMJ»), plus prisé des investisseurs, a stagné sur la même période. Pourquoi une telle disparité? Pour commencer, malgré l’absence de légalisation au niveau fédéral américain, Arcview Market Research et BDS Analytics prévoient que les États-Unis deviendront le plus gros marché du cannabis au monde d’ici 2024.
 
Toujours selon ces deux sociétés, les ventes de cannabis sur le marché américain ont atteint près de 12,2 milliards de dollars US en 2019, soit environ dix fois plus que celles réalisées au Canada. À ce chiffre devraient s’ajouter cette année des rentrées annuelles de l’ordre de 700 millions de dollars, générées par les derniers grands arrivants sur le marché du cannabis récréatif, comme l’Illinois et le Michigan. Ces États se joignent aux autres grands marchés tels que la Californie, le Colorado, le Nevada et le Washington, qui forment les principaux pôles de ventes de cannabis récréatif.
 
Selon Arcview Market Research et BDS Analytics, les plus grands EPPE cotés en bourse voient tous leurs chiffres d’affaires augmenter de plus de 10 % par trimestre.
Malgré cette croissance exponentielle, ces actions continuent de s’échanger avec une décote en termes relatifs par rapport aux nombreux producteurs autorisés (les «PA»), ou aux sociétés canadiennes ou d’autres pays où la production de cannabis est légale sur le plan fédéral. Cette situation s’explique tout simplement par le fait que le statut juridique de ces entreprises reste contesté du fait de l’absence de légalisation au niveau fédéral et que l’accès au financement à grande échelle, tant par l’emprunt que par les capitaux propres, est difficile dans ce contexte.
Dans certains cas, ces contraintes limitent le potentiel d’expansion de ces sociétés, qui finissent par stagner.
 
Toutefois, la crise du COVID-19 met peut-être en évidence que le secteur américain du cannabis n’a pas besoin d’une légalisation au niveau fédéral pour prospérer. De fait, bon nombre des principaux titres constituant le HMUS ont affiché une croissance de leur chiffre d’affaires, ce qui semble attirer les investisseurs.
 
Le graphique ci-dessous, tiré du Marijuana Business Daily, indique que dans les États américains dont les ventes de cannabis ne dépendent pas du tourisme, les ventes ont continué de grimper pendant que les restrictions liées au COVID-19 avaient cours. À noter que les destinations touristiques telles que le Nevada (Las Vegas) et le Colorado constituent un indicateur très étudié par les fournisseurs de données sur les ventes de cannabis. Toutefois, il serait prématuré d’affirmer que le commerce du cannabis est «imperméable à la récession». L’augmentation des ventes dans ce secteur dans un contexte où la plupart des ventes au détail ont fléchi a beaucoup surpris.
 
 
Ventes de cannabis destiné aux adultes par mois et par marché en 2020
Source : Marijuana Business Daily, 5 mai 2020.  
En avril, les valorisations des EPPE américains se sont envolées, et les plus grands d’entre eux, tels que Curaleaf, Cresco, Harvest Health et Trulieve, ont été nombreux à générer des rendements de plus de 10%. Quand l’on observe le chiffre d’affaires annuel d’une société comme Curaleaf au Massachusetts, par exemple, on constate qu’il a presque triplé en un an, passant de 77,1 millions de dollars US en mars 2019 à 221 millions de dollars US pour la même période. Ces chiffres dépassent ceux de plusieurs PA canadiens de plus grande taille.
À titre de comparaison, le chiffre d’affaires annuel du Canadien Canopy Growth (Ontario), s’élevait à 226 millions de dollars canadiens. Selon Bloomberg, la capitalisation boursière de Curaleaf avoisinait les 3,2 milliards de dollars US le 13 mai 2020 (celle d’US Canopy étant de 5 milliards de dollars US).
 
 
Source : Bloomberg, 22 mai 2020. * C’est-à-dire le 17 avril 2019  
 
Les taux de rendement indiqués dans le tableau correspondent à des rendements globaux composés annuels historiques, qui tiennent compte des changements de valeur unitaire et du réinvestissement de l’ensemble des dividendes ou des distributions. Ils n’intègrent pas les frais qui auraient réduit les rendements, tels que les frais d’acquisition, de rachat ou de distribution, les frais optionnels, ni les impôts à payer par tout porteur de titres. Ils ne sont pas destinés à refléter les rendements ultérieurs et ne sont pas non plus garantis: leurs valeurs fluctuent souvent et les rendements passés peuvent ne pas se répéter.
 
L’élan est-il tenable?
Si l’on compare le chiffre d’affaires généré par les EPPE à celui des PA, on dirait qu’il y a un écart.
 
Malgré leur présence internationale, les PA canadiens tirent leur principale source de revenus du marché canadien. La construction d’un réseau de vente au détail au Canada a été difficile; en effet, le plus grand marché du pays, la province de l’Ontario, a mis du temps pour déployer des points de vente indépendants tels que des commerces non tenus par les producteurs. Non seulement ceci a engendré des problèmes d’offre et de demande, mais qui plus est, ceci a tout simplement empêché les PA canadiens de faire leur entrée sur le marché du détail canadien comme beaucoup l’avaient prévu à l’aube de la légalisation en octobre 2018.
 
Par contre, les PA canadiens ont réussi à faire leur entrée sur les grands marchés boursiers tels que la Bourse de Toronto, la Bourse de New York et le NASDAQ. Et ceci leur a permis par défaut d’être bien plus accessibles aux investisseurs en Amérique du Nord, en particulier, par l’intermédiaire des courtiers en ligne. Les EPPE américains, bien qu’établis aux États-Unis, sont principalement cotés sur les bourses canadiennes telles que la Bourse des valeurs canadiennes et la Bourse NEO, auxquelles les investisseurs américains ont plus difficilement accès même si certains d’entre eux négocient ces valeurs sur le marché de gré à gré (marché OTC).
 
Il se pourrait que l’envolée récente soit surtout due aux investisseurs individuels canadiens et aux investisseurs du marché OTC qui injectent de nouveaux capitaux dans le secteur américain du marché mondial du cannabis. Certaines ouvertures pourraient aussi voir le jour si l’on mise sur le potentiel que ces valeurs réaliseraient en élargissant leur communauté d’investisseurs au cours des 12 à 18 mois à venir.
 
Entretemps, le HMUS est le seul ETF qui s’intéresse à ce secteur et offre des placements diversifiés dans toutes ces valeurs. Comme partout, le secteur américain fera des gagnants et des perdants, mais au fur et à mesure que le HMUS poursuivra sa croissance globale, il aura le potentiel de retirer une croissance significative de ce développement.
 
 
Source : Bloomberg, 22 mai 2020 * C’est-à-dire le 17 avril 2019  
 
Informations et contact

 
Pour toute information sur les stratégies citées : info@horizonsetfs.com
Le représentant en Suisse est Oligo Swiss Fund Services SA
 
Source: investir.ch
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By mrpolo,
Depuis Quimper (Finistère), Pierre-Yves Normand se bat pour que tous les usages du chanvre se développent : alimentaire, thérapeutique, bien-être, textile...
Pierre-Yves Normand président Bretagne chanvre développement. Au XVIIIe siècle, la Bretagne était recouverte de champs de chanvre qui servait à confectionner des cordages, des vêtements, des voiles… Aujourd’hui, la région n’en compte plus que quelques dizaines d’hectares. L’autorisation du chanvre pour des usages thérapeutique et bien-être, pourrait changer la donne. Pierre-Yves Normand milite dans ce sens depuis Quimper (Finistère).
Une plante formidable !
Il préside depuis près de vingt ans Bretagne chanvre développement. Il connaît sur le bout des doigts cette plante (de son nom latin cannabis sativa) et ses multiples champs d’applications :
  Dans le Finistère, une dizaine d’agriculteurs cultivent du chanvre. Bretagne chanvre développement presse les graines récoltées pour en faire de l’huile (1000 l produite) vendue sur les marchés du Sud Finistère. Par ailleurs, elle travaille de concert avec Tri Martelod pour brasser la bière au chanvre, Startigen (5 000 l). 
Bretagne chanvre développement produit de la bière et de l’huile. (©Côté Quimper) Une expérimentation de chanvre thérapeutique
Bretagne chanvre développement et le Syndicat du chanvre, dont fait également partie Pierre-Yves Normand, se battent aussi pour l’autorisation du chanvre thérapeutique et du chanvre bien-être.
Les deux associations participent à une expérimentation du chanvre thérapeutique avec l’Agence nationale de sécurité du médicament. Explication de Pierre-Yves Normand :
  Deux types de produits pourraient être expérimenté : les fleurs et les résidus de la plante sous forme d’huile. 
Des interdits à lever
Rappelons qu’à l’heure actuelle l’utilisation du cannabis thérapeutique est interdite en France. Par ailleurs, la législation française interdit la culture des plants contenant des taux supérieurs à 0,2 % de THC (tetrahydrocannabinol, l’un des principes actifs de la plante. 
Pierre-Yves Normand espère que ces interdits seront levés rapidement :
  Dans le Finistère, l’été dernier, des fleurs ont été récoltées, séchées puis broyées. Elles pourraient servir de matière première aux produits expérimentées. Pierre-Yves Normand reste prudent sur cette expérimentation et tous les obstacles encore à venir. Le sujet est très sensible.
Petite victoire dans l’affaire Kanavape
Celui du chanvre bien-être l’est encore davantage. C’est un autre cheval de bataille du Finistérien. Dans ce domaine, une petite victoire vient d’être remportée. Saisie dans l’affaire Kanavape, la Cour de justice de l’Union européenne vient de rendre un avis positif sur l’utilisation de la plante entière de chanvre. Cet avis devrait être confirmé en septembre.
Si c’est bien le cas, la France devra se mettre en conformité avec cette décision.
 
   
Pierre-Yves Normand se démène pour un autre usage du chanvre : le textile.
Reste à trouver les financements.
 
Source: actu.fr
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By Frett,
Ça vaut ce que ça vaut. Au moins, cela amène de la réflexion
 
Source de l'article: Ulyces
 
Désolé, les weeds plus fortes en THC ne défoncent pas davan­tage
par   Denis Hadzovic   | 11 juin 2020
      Il y a un plafond à la défonce. Des scien­ti­fiques de l’uni­ver­sité du Colo­rado à Boul­der ont démon­tré que la concen­tra­tion de THC dans le sang n’in­fluait pas sur les chan­ge­ments cogni­tifs et physiques d’une personne. Ainsi, les weeds plus fortes en THC ne font pas plus d’ef­fet que les autres, rappor­tait Science Daily mercredi 10 juin.
L’étude, publiée dans la revue scien­ti­fique JAMA Psychia­try, conclut que les varié­tés de canna­bis les plus fortes ne font pas plus planer que les autres. Durant les recherches, les scien­ti­fiques ont ainsi remarqué que les parti­ci­pants ayant fumé du canna­bis avec une forte concen­tra­tion en THC présen­taient les mêmes effets psychoac­tifs que ceux ayant fumé une weed moins riche en THC.
« Éton­nam­ment, nous avons que décou­vert la puis­sance d’une herbe n’in­flue pas sur le niveau d’in­toxi­ca­tion », explique Cinna­mon Bidwell, l’au­teur prin­ci­pal de l’étude. Preuve en est que les deux groupes de parti­ci­pants présen­taient les mêmes résul­tats lors de tests d’équi­libre ou de mémoire.
Si cette infor­ma­tion est confir­mée, elle pour­rait avoir des réper­cus­sions juri­diques. En effet, lors de tests sanguins ou sali­vaires pratiqués sur un conduc­teur ayant récem­ment fumé du canna­bis, les tests sanguins pour­raient indiquer une intoxi­ca­tion bien plus élevée qu’elle ne l’est réel­le­ment en l’in­dexant sur la concen­tra­tion de THC dans son orga­nisme.
Source : Science Daily
 
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