Ce que nous avons retenu...

Marché : Légalisé au Canada, le cannabis flambe encore en Bourse
By mrpolo,

Le Canada est devenu mercredi le premier pays du G20 à légaliser le cannabis récréatif. Dans ce contexte, les actions des producteurs ont atteint des sommets cette semaine en Bourse, avant que des prises de bénéfices ne stoppent cette flambée.
 
Trois ans après avoir été élu, le Premier ministre du Canada Justin Trudeau a tenu son engagement de campagne et le pays à la feuille d'érable est devenu, mercredi, le premier du G20 à légaliser le cannabis récréatif (d'autres l'ont cependant déjà autorisé dans un cadre thérapeutique), et le deuxième au monde après l'Uruguay en 2013. Une réforme historique saluée toute la journée par d'interminables files -4 heures d'attente en moyenne- devant les magasins officiels.
 
Encore plus important qu'attendu, le flux de commandes provoque des ruptures de stocks
Conséquence de cet enthousiasme, le nombre de commandes a explosé les anticipations. "C'est incroyable", a déclaré Alain Brunet, le président de la Société québécoise du cannabis (SQDC) à la télévision publique Radio-Canada mercredi soir. Les estimations de 4.000 commandes par jour de la SQDC ont littéralement volé en éclats mercredi, puisque l'association en avait déjà reçu 18.000 en fin d'après-midi, engendrant quelques ruptures de stocks. "Entre le site web et les succursales, on enregistre 50 commandes à la minute" a précisé Alain Brunet.  
Un marché évalué à 4 milliards d'euros par an en 2020
S'il s'agit seulement d'estimations à ce stade, la Banque canadienne impériale de commerce (CIBC) a évalué ce juteux marché du cannabis à usage récréatif à environ 6,5 milliards de dollars canadiens par an, à partir de 2020. "Pour mettre ce chiffre en perspective, ça représente plus que les ventes de spiritueux au Canada (5,1 milliards), et ça s'approche du montant du marché du vin (7 milliards)" précise la CIBC.
 
Selon les statistiques officielles de l'Agence statistique Canada, 16% de la population canadienne a consommé du cannabis en 2017, soit cinq millions de personnes. Les autorités ont annoncé espérer attirer, avec des prix concurrentiels, au moins 50% de ces consommateurs de cannabis illicite.
 
Trois producteurs valorisés plus de 10 milliards d'euros
WEED, le "ticker" (ou code mnémonique) de Canopy Growth qui ne laisse que peu de place à l'imagination permet à l'action de planer à la Bourse de Toronto. Introduit le 22 août 2010 au prix de 15 centimes de dollars canadiens, l'action Canapy Growth valait vendredi... 66,6 dollars canadiens, soit près de 45.000% d'augmentation. Au plus bas, en mai 2013, l'action était même tombée à 0,025 dollars canadiens, soit 650 fois moins qu'aujourd'hui. Rien que ça.
 
Les autres mastodontes -les producteurs Canopy Growth, Tilray et Aurora tous valorisés plus de 14 milliards de dollars canadiens, ou 10 milliards d'euros- ne sont pas en reste, loin de là. En moins de quatre ans -le producteur et distributeur canadien de cannabis ayant été introduit en Bourse le 27 juin 2014- le cours d'Aurora a été multiplié par 98, soit une hausse de près de 10.000%. Quant à Tilray, il s'agit d'une société pharmaceutique devenue le premier producteur de cannabis certifié GMP (pour "Good Manufacturing Practices") cotée depuis le 19 juillet dernier. En trois mois, le titre est passé de 22,39 à 154,63 dollars canadiens à 17h00 heure française, soit une variation de +590%. Avec de telles envolées, il y a fort à parier que la ruée vers l'or vert ne fait que commencer.
 
Quentin Soubranne   Source: tradingsat.com   On en parle sur le forum
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By mrpolo,
Bien des gens redoutent d’être exposés involontairement à la fumée secondaire du cannabis de peur d’échouer à un test de dépistage ou d’être drogués sans le vouloir. Ces craintes sont-elles fondées ?
 
Photo: Chris Young La Presse canadienne De nombreux consommateurs de cannabis, comme cette femme qui fumait dans un parc de Toronto, mercredi, exposeront d’autres personnes à de la fumée secondaire.
En raison de son illégalité, les études scientifiques sur le THC, l’une des composantes chimiques actives du cannabis, étaient jusqu’ici assez rares, de petite taille et souvent de faible qualité.
« À la suite de notre analyse de quelques études originales portant sur les effets sanitaires de la fumée secondaire de cannabis, nous constatons que la majorité d’entre elles présentent plusieurs limites », expliquent conjointement les chercheurs Patrick Poulin, Jean-Marc Leclerc et Annie Montreuil, de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), avec qui l’Agence Science-Presse a communiqué par courriel.
 
Même si les conséquences d’une exposition passive au THC présent dans la fumée secondaire du cannabis sont encore méconnues, quelques éléments se dégagent tout de même des études portant sur les effets physiques et psychologiques pouvant découler d’une telle exposition.
 
Dépistage positif : les limites
 
Une revue de la littérature, publiée en 2017 dans le Journal de l’Association médicale canadienne (CMAJ), basée sur 15 études expérimentales dont la qualité est jugée de « faible à bonne », nous apprend que l’exposition à la fumée secondaire du cannabis peut mener à la présence de THC dans les fluides corporels des non-fumeurs.
Plusieurs facteurs auraient une influence sur la quantité qu’on retrouvera dans leur sang, leur urine ou leur salive : concentration en THC du cannabis consommé, nombre de fumeurs présents dans la pièce, nombre de joints fumés durant l’expérience, concentration de fumée, intensité de la ventilation et durée d’exposition.
 
Les chercheurs de l’INSPQ expliquent que les « études ayant permis de détecter du THC chez des non-fumeurs intégraient une période d’exposition à de la fumée de cannabis provenant de plusieurs fumeurs, pendant quelques heures, dans un milieu fermé vraisemblablement mal ventilé ». Dans la vraie vie, ces conditions d’exposition sont rarement réunies.
Autrement dit, « on est beaucoup moins exposé au THC si on marche à côté d’un groupe qui fume sur le trottoir que si on passe une soirée dans une pièce mal aérée en compagnie de fumeurs de cannabis », explique Fiona Clement, l’une des chercheuses ayant participé à cette revue de la littérature.
 
« Mais si les conditions sont réunies, un non-fumeur pourrait tout à fait échouer à un test de dépistage de drogue », estime Mme Clement qui est également professeure associée à l’Institut O’Brien pour la santé publique de l’Université de l’Alberta.
Encore faudrait-il que ce dépistage soit effectué rapidement.
 
Des études ont démontré qu’il était peu probable que les composés du THC soient présents en quantité suffisante pour être détectés après une courte période de temps. C’est le cas, par exemple, de deux études publiées dans le Journal of Analytical Toxicology, la première établissant que le risque d’obtenir un résultat positif à la suite d’un test de salive était limité aux 30 minutes suivant une exposition passive, et l’autre concluant que les résultats positifs sont « probablement rares, limités aux heures qui suivent immédiatement l’exposition et ne surviennent que dans des conditions environnementales où l’exposition est évidente ». En bref, si on se fie aux études, cela semble possible, mais assez peu probable.
 
Des effets psychoactifs ?
 
Mais peut-on être intoxiquéà la suite d’une exposition à la fumée secondaire de cannabis ? Dans son article, le CMAJ souligne que, parmi les études retenues pour cette revue de la littérature, certaines rapportent des effets psychoactifs chez les non-fumeurs, mais que ces effets étaient plus faibles que ceux ressentis par les fumeurs.
 
L’une d’entre elles, également citée sur le site Web du National Institute on Drug Abuse, rapporte « des effets subjectifs légers » qui donnent une « impression de high » et « de légères altérations du rendement dans les tâches motrices » chez les non-fumeurs placés dans un espace confiné avec des gens fumant de la marijuana à haute concentration de THC.
 
Autrement dit, il semble possible de ressentir certains effets psychoactifs, mais ces effets seraient légers et restreints aux situations d’extrême exposition, peu communes dans la vie de tous les jours.
 
Limites des études existantes
 
Bien que les études produites ces dernières années apportent un éclairage incomplet sur les effets de ce type d’exposition, les questions qu’elles soulèvent ne sont pas sans intérêt.
« La légalisation du cannabis pourrait faire en sorte qu’une plus grande proportion de la population soit exposée aux substances actives présentes dans la fumée secondaire de cannabis. Nous pensons que la mise en place des politiques qui protègent ceux qui ne désirent pas être exposés ou qui sont les plus à risque, comme les enfants, est souhaitable, explique Mme Clement. Des recherches afin de mieux comprendre cette exposition passive doivent aussi être menées. »
 
Source: ledevoir.com
 
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By mrpolo,
Trois jeunes de 18 à 24 ans domiciliés près de Rennes ont été écroués fin septembre pour tentative d’assassinat. Ils avaient tenté de voler, dans la nuit du 15 au 16 septembre dernier, des plants de cannabis chez une personne handicapée vivant à Irodouër (35).
 
 
Dans cette histoire, Jean-Christophe Petitjean aura peut-être perdu un œil et, de manière plus anecdotique, toute sa culture de cannabis. Dans la nuit du 15 au 16 septembre dernier, il a surpris trois jeunes en train d’arracher ses plantes, dans le jardin de sa maison située à Irodouër (35). Alors qu’il sortait pour les faire fuir, il a reçu un coup de fusil qui l’a blessé au visage et au torse. Les trois jeunes sont aujourd’hui en détention provisoire, poursuivis pour tentative de meurtre avec préméditation.
  Un coup en pleine tête
  « Il était environ 23 h 30 quand mon chien s’est mis à aboyer », raconte l’homme de 57 ans. Puis il entend un bruit de cyclomoteur s’éloigner mais ne s’inquiète pas outre mesure. Une heure plus tard, cependant, le chien se remet à aboyer. « Je me suis mis à ma fenêtre et j’ai vu trois silhouettes en train de découper mon grillage », se souvient-il. Il crie au voleur puis tire en l’air avec son fusil.
Il pose son arme et descend ensuite sur le pas de sa porte d’entrée pour tomber nez à nez avec l’un des voleurs armé d’un fusil. Un coup part, en pleine tête. « Heureusement, il a tiré sur le côté et pas de face car, sinon, je ne serai pas là pour vous parler », souligne Jean-Christophe Petitjean. Le quinquagénaire se précipite pour appeler les pompiers. Les jeunes en profitent pour s’enfuir avec trois pieds de cannabis.
    Préméditation
  Dix jours après les faits, la gendarmerie est parvenue à les retrouver. Tous originaires de communes alentour, ils étaient en réalité au nombre de quatre mais le dernier, mineur, aurait participé de loin. Les trois autres, en revanche, âgés de 18 à 20 ans, sont aujourd’hui en détention provisoire et poursuivis pour tentative de meurtre. La préméditation a été retenue car ils ont reconnu être allés chercher l’arme au domicile de l’un d’entre eux après leur première virée chez la victime.
Jean-Christophe Petitjean, quant à lui, a été hospitalisé pendant dix jours. Des dizaines de plombs sont encore sous sa peau et il ne pourra plus jamais passer d’IRM. Touché à l’œil, il pourrait définitivement le perdre. Il sera fixé mi-novembre après un scanner.
  Militant de la dépénalisation
  Lorsque les gendarmes sont venus sur place pour les constatations, ils ont emporté avec eux les huit pieds de cannabis qui restaient dans son jardin. Le quinquagénaire explique qu’il cultivait « à des fins thérapeutiques ». Victime d’un accident de camion en 1982, il a été amputé d’une jambe et souffre de douleurs fantômes. « J’ai le certificat d’un médecin expliquant que c’est le traitement le plus adapté dans mon cas »
.
Militant de la dépénalisation, Jean-Christophe Petitjean a connu des déboires avec la justice. Au début des années 2000, il a créé Baracanna», le premier magasin à Rennes où se vendait tout le nécessaire pour cultiver chez soi. Il a été condamné en 2004 à un an de prison avec sursis. Aujourd’hui, il assure ne plus fumer mais il continue à consommer du cannabis en confectionnant du beurre avec sa récolte. « A Irodouër, c’est de notoriété publique que je cultive chez moi. Tous les ans, on essaie de me voler. »
 
Source: letelegramme.fr  et ouest-france.fr    
 
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By mrpolo,
Les Canadiens se préparent ce mercredi 17 octobre à la légalisation du cannabis récréatif. Une école d'Ontario a lancé une formation spécifique en culture de marijuana. 24 étudiants ont été recrutés sur plus de 300 candidats. Il faut dire que les salaires sont attrayants dans le secteur et les sociétés embauchent à tour de bras.
 
 
La Canada va devenir le premier pays industrialisé à légaliser l'usage récréatif du cannabis ce mecredi 17 octobre. Dans la province de l'Ontario, au Niagara College, 24 étudiants suivent une formation horticole pour devenir cultivateur de marijuana. Ils apprennent à irriguer, nourrir, protéger, tracer avec des codes barre et tester le contenu chimique d'une cinquantaine de plants de cannabis. Le business promet d'être florissant, c'est pourquoi, la formation aborde aussi le côté marketing du secteur. En cultivant ce plant, " combien cela va-t-il me coûter pour combien de temps de travail ?", sont les différentes questions qu'ils vont devoir aussi se poser.
Un plant de cannabis a un besoin en lumière similaire à celui demandé par un chrysanthème et doit être nourri comme une tomate ou un poivron. "C'est une plante vraiment unique et les personnes ressentent un vrai attachement émotionnel avec elle", explique un des responsables de la formation à Reuters.
 


 
Ces étudiants sont quasiment tous certains d'avoir un travail à leur sortie de formation. Les entreprises actives dans le secteur se sont en effet multipliées ces derniers temps. Car, en l'absence de formation spécifique, les entreprises optent souvent pour des profils d'horticulteurs, de bio-chimistes ou encore... de personnes familières avec le produit.
 
Près de 5 millions de Canadiens (16% de la population) ont consommé 773 tonnes de cannabis en 2017, dont une infime partie à des fins thérapeutiques, pour des dépenses estimées à 5,5 milliards de dollars canadiens, selon Statistique Canada. Avec la légalisation, le nombre de consommateurs devrait légèrement augmenter d'ici la fin de l'année, selon cet institut. Très rapidement, l'essentiel de la croissance du marché sera assuré par les produits dérivés (pâtisseries, boissons, chocolats, etc), qui seront légalisés en 2019, prédisent les analystes.
 
2000 CV pour 38 postes
 


 
La société Aurora Cannabis qui vient d'ouvrir les portes de son usine à Montréal a reçu près de 2000 CV pour seulement 38 postes à pourvoir dans un premier temps, relaie BFMTV. Pour des postes de spécialiste d'horticulture, de transformation ou de contrôle qualité, les salaires peuvent monter jusqu'à 25 dollars canadiens de l'heure (16,65 euros).
Seul petit bémol pour les étudiants: ils ne pourront pas profiter de leur plant qui seront tous détruits à la fin du cursus de 12 semaines.
 




 
Source: levif.be
 
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By Indi-Punky,
Higrade est le fruit d'une société israélienne qui s'est donné pour mission d'améliorer l'agriculture en rendant l'expertise agronomique accessible à tous.
 
Higrade c'est un microscope et une application pour smartphone. Réunis, ils permettent d'évaluer le potentiel THC* sur fleur sèche ou de faire un diagnostic de votre plante pendant la culture (toujours a partir de photo).
 
Higrade vous est livré dans une jolie boite blanche, ce n'est qu'un simple microscope mais les spécificités de la lentille doivent être je pense un modèle commun afin de garder un calibrage constant. D’où le besoin d'utiliser leur microscope et pas un autre.
 
Caractéristiques techniques du microscope:
- grossissement 30X
- Éclairage LED
- Facile à utiliser
- Convient à tous les téléphones
- Batteries incluses
 

 
D'un fonctionnement extrêmement simple, vous positionnez le microscope sur l'objectif photo de votre smartphone, vous lancez l'application et suivez les indications à l’écran.
Elle va vous demander de prendre 3 photos (pour une évaluation THC) qui seront analysés. (Il faut varier le point de prise et ne pas hésiter a tourner la tête de weed.)
Le processus ne prend qu'une minute et vous avez les résultats directement sur l’écran de votre smartphone.
 
Voici quelques photos du test.
 
Le microscope, une fois positionné sur le smartphone

 
L’échantillon pour le test, une amnesia haze.

 
L'écran d'accueil de l'application, 2 choix s'offrent a vous.

 
L'écran de prise des photos, dsl pour la qualité j'ai privilégier la netteté du texte au profit de la qualité générale de l'image.

 
L’écran en cours d'analyse d'une photo.

 
Les 3 photos ayant servi a échantillonnage.

 
Et le résultat final:

 
 
 
Alors je n'ai pas sous la main d'échantillon dont je connaisse la teneur exacte, je ne peux que me fier a mon feeling personnel et ça correspond assez bien. Toutefois, je profiterais d'un prochain voyage à Amsterdam pour faire un comparatif entre Higrade, Alphacat et un labo. (quoique sur Irun je devrais pouvoir faire un test live .. a voir.)
 
 
Passons à la partie diagnostic qui je l'avoue est vraiment sympa.
N'ayant pas de plante a disposition j'ai du demander a une connaissance de bien vouloir me laisser prendre quelques photos dans son placard.
Après l'envoi d'une photo j'ai reçu ce message (en anglais) par mail:
 
 
 
Alors la plante est effectivement à 65 jours de flo au moment de la photo et a subit durant sa croissance une attaque de thrips, résolu avant le passage en floraison. L'aspect général de la plante est sain, en bonne santé.
Étonné d'une tel précision avec simplement une photo.
 
 
Alors la question que tout le monde se pose c'est comment cela fonctionne t'il?
Il s'agit ici d'un système de comparaison par algorithmes via une base de données que j'imagine assez importante.
Dans le cas de l’évaluation THC ils sont passés par une phase de calibration, avec des comparaisons entre leurs tests et des tests en laboratoire.
Ils annoncent une marge d'erreur de 3%. ( Notre taux d'erreur est inférieur à 15% (statistique), soit environ +/- 3% de THC )
Pour le diagnostic il s'agit de la même méthode mais pour le moment la validation humaine est encore nécessaire, toutefois le programme devrait évoluer vers plus d'autonomie.
 
Écran d'accueil du mode diagnostic

 
J'ai demandé une explication sur le diagnostic et l’évaluation THC et j'ai reçu ceci en réponse:
 
 
 
 
Voila, je ne fais ici que présenter le produit, je ne l’évalue pas. Il faudra pour cela avoir un vrai point de comparaison avec un test en laboratoire.
Toutefois je reconnais avoir été bluffé et j’espère sincèrement que contrairement à Mydx, eux réussiront.
Une solution d’évaluation pour 60$, je pense que beaucoup de cultivateurs consommateurs seront intéressés.
 
 
 
*CBD en cours de développement.
 
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By mrpolo,
Michaël Jeremiasz, champion paralympique de tennis, était l'invité des Grandes Gueules ce mercredi 3 octobre. Interrogé par la GG Elina Dumont, sur les bienfaits du cannabis thérapeutique, le sportif de haut niveau l'affirme: le cannabis soulage véritablement des douleurs.
 
 
"Il est prouvé que c’est utile". Le quadruple médaillé de tennis en fauteuil, Michaël Jeremiasz, s’est confié sans tabou dans Les Grandes Gueules sur sa consommation de cannabis comme solution pour soulager les douleurs mais aussi comme réconfort.
"Je suis pour la légalisation du cannabis"
Invité du "Grand Oral" des Grandes Gueules, Michaël Jeremiasz est venu présenté son nouveau livre: "Ma vie est un sport de combat", aux éditions Marabout.
 
Source: rmc.bfmtv.com
 
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By mrpolo,
L'an dernier, au pays, les producteurs de cannabis médicinal ont détruit près de 400 tonnes de déchets organiques, soit l'équivalent de 40 camions poubelles. Avec la légalisation de la marijuana et la croissance exponentielle de la production, le poids de ces déchets va décupler. Mais où vont-ils se retrouver?
Un texte de Tiphanie Roquette
 
 Photo : Radio-Canada/Tiphanie Roquette
   
À Boaz Pharmaceuticals, un producteur installé à Calgary, la salle de destruction n’est pas celle qui attire les regards. Ce n’est pas de là que viendront les profits.
La pièce est encore vide, puisque le producteur n’a pas encore commencé sa récolte, mais, selon le maître cultivateur de l’entreprise, Bill Vasilakakos, une fois que Boaz Pharmaceuticals aura atteint sa vitesse de croisière, « ça va s'accumuler [...]. Cette pièce va être pas mal pleine chaque semaine. »
 
Bill Vasilakakos s'est pris de passion pour les particularités du cannabis. Photo : Radio-Canada/Tiphanie Roquette
 
Du cannabis et de la litière pour chats
Seule la cocotte du plant est utile aux producteurs, qui jettent tout ce qui est feuilles, tiges et boules de racines une fois la cocotte récoltée. Ils doivent également détruire toute production qui ne répondrait pas aux normes de Santé Canada.
D’ici 2020, ces déchets pourraient atteindre 6000 tonnes, selon l’entreprise de gestion des déchets Micron Waste Technologies, citant un rapport de GMP Securities.
À lire aussi :
Légalisation du cannabis : ce qu'on sait et ce qu'on ne sait pas La vente du cannabis au Canada, en cartes  
Boaz Pharmaceuticals s’est préparée. Une déchiqueteuse à feuilles occupe un coin de la pièce, des boîtes noires et rouges s’entassent dans un autre coin, ainsi que quelques sacs de litière pour chats.
Pour l’amateur, la vue de ces sacs est incongrue, mais il s’agit d’une pratique courante de l’industrie, préconisée par Santé Canada.
 
Traditionnellement, Santé Canada recommande de mélanger les résidus de cannabis avec de la litière pour chat. Photo : Radio-Canada/Tiphanie Roquette
 
La loi exige en effet que les déchets du cannabis soient « modifiés ou dénaturés au point d’en rendre la consommation et la multiplication impossibles ou improbables ». L’objectif est de s’assurer que personne ne pourra extraire le composant THC à partir des déchets.
 
« On peut notamment le déchiqueter et le mélanger avec d’autres types de matières inorganiques avant de le composter, ou l’éliminer en recourant aux services d’enlèvement des ordures, ou en l’incinérant », précise Santé Canada.
Après avoir déchiqueté le cannabis, Boaz Pharmaceuticals le mélange à de l’eau et à de la litière pour chats et l’envoie au compostage.
 
« Nous pourrions l’utiliser pour le compost [ici], mais pour le moment, ça pose des problèmes, vu que c'est une substance contrôlée », regrette M. Vasilakakos. Il espère que la réglementation sera assouplie après la légalisation.
 
Compostage dangereux?
Envoyer ces déchets de cannabis à des entreprises de compostage municipales au milieu des autres déchets organiques n’est pas plus rassurant, affirme Alfred Wong, le président de Micron Waste Technologies.
 
Dans la production de marijuana, les cocottes sont le produit recherché. Le reste de la plante n'est que déchet. Photo : Radio-Canada/Tiphanie Roquette
 
Après s’être spécialisée dans l'élimination de déchets alimentaires, son entreprise, établie à Vancouver s’est intéressée aux déchets du cannabis. « Au début, on y pensait comme à n’importe quel résidu agricole [...] mais il y a des implications pour la santé publique et l’environnement », soutient M. Wong.
Le cannabis contient en effet une centaine de composés pharmaceutiques actifs. M. Wong déplore que peu d’études se soient intéressées à la décomposition de ces composés et à leurs effets sur le sol et l’eau.
 
 
Il n’est pas le seul à s’être posé la question. Le Comité sénatorial permanent de l’agriculture et des forêts a tenu au printemps des consultations sur le compostage des résidus de cannabis.
Plusieurs experts ont défendu la sécurité du compostage du cannabis. Le directeur du centre de recherche sur les systèmes d'environnement contrôlé à l'Université de Guelph, Michael Dixon, a assuré que la réglementation entourant le traitement des déchets du cannabis était trop stricte et reflétait encore les années d'illégalité du produit.
 
 
Les témoignages n’ont cependant pas convaincu le sénateur Ghislain Maltais. Ce dernier a émis ses doutes lors d'un débat sur le projet de loi C-45, le 7 juin. « Personne n’a pu nous rassurer à ce sujet. Cette question me taraude, parce que cela pourrait toucher des millions de Canadiens dans les villes comme Montréal, Toronto, Winnipeg, Calgary, Halifax, Vancouver ou Saint-Jean », affirmait-il alors.
 
Une mine de produits dérivés
Les déchets n’ont cependant pas à être un problème. Ils peuvent aussi être une ressource, selon Brittny Anderson, la cofondatrice de l’entreprise Cannabis Conservancy, qui se spécialise dans les pratiques durables de l'industrie de la marijuana.
Micron Waste Technologies a ainsi inventé un procédé pour extraire l’eau des déchets du cannabis et la réutiliser dans la production des plants. Le procédé fait l'objet de tests à Aurora Cannabis. Autre exemple : le producteur albertain Atlas Growers s'intéresse à la possibilité de générer de l'électricité.
 
Brittny Anderson cite également des exemples de tissus produits à partir de fibres de cannabis, de papier ou de boissons au jus de cannabis. À l’image du chanvre, son cousin, le cannabis pourrait être utilisé dans son intégralité.
Toutefois, pour susciter de telles innovations, constate Mme Anderson, il faudra un coup de pouce des pouvoirs publics. Pour l’instant, ce n’est pas le cas.
 
L'organisation Cannabis Conservancy pense que le gouvernement fédéral aurait dû instituer plus de pratiques durables dans l'industrie du cannabis. Photo : La Presse canadienne/Chris Young
 
La Britanno-Colombienne raconte s’être rendue à Ottawa pour parler de durabilité dans l’industrie du cannabis, mais elle s’est retrouvée bien seule à tenir ce discours.
À l’heure où l’on parle de l’élimination des déchets plastiques, souligne-t-elle, Santé Canada recommande des emballages à usage unique pour la vente des produits de la marijuana.
 
Le gouvernement a donné un aperçu des emballages des produits du cannabis lorsque la légalisation sera mise en œuvre. Photo : Santé Canada
 
« Avec la légalisation, les efforts se sont concentrés sur la protection du public et l’élimination du marché noir, et tous les règlements vont dans ce sens », raconte Mme Anderson.
 
 
Source: ici.radio-canada.ca
 
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By mrpolo,
L'or est devenu vert à Wall Street. Les investisseurs se sont totalement emballés ces derniers jours autour des valeurs spécialisées dans le cannabis. Le canadien Tilray a vu son cours boursier multiplié par 10 depuis son introduction en juillet dernier. Du pur délire selon Philippe Béchade, Rédacteur en chef de La Bourse au Quotidien. Ecorama du 24 septembre 2018 présenté par David Jacquot sur boursorama.com.
 

 
Source: boursorama.com
 
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By UFCM-I Care,
Au total, près de 42% des adultes (18 à 64 ans) ont déjà expérimenté le cannabis en France.
photo archives LM
  De plus en plus de pays dans le monde ont décidé de légaliser le cannabis, mais pas la France, première consommatrice en Europe. Et le débat de refaire régulièrement surface. Mais si l’option de la légalisation venait à être choisie, quelles seraient alors les répercussions sur une ville comme Marseille ?
À l’heure où le cannabis est légalisé dans de plus en plus de pays à travers le monde (Pays-Bas, Espagne, et bientôt le Canada), la France n’a toujours pas franchi le pas. Et la question agite régulièrement la sphère politique. Jusqu’à Renaud Muselier, président LR de la Région Paca, en juin dernier. « La législation contrôlée du cannabis est une piste à étudier. Une mesure doit être prise », a-t-il déclaré commentant un nouveau règlement de compte qui avait coûté la vie à un homme de 22 ans .
L’an dernier, en janvier 2017, 150 personnalités politiques progressistes de Marseille avaient également lancé un appel pour « la fin de la prohibition du cannabis en France » et appelé à la légalisation. Parmi elles, notamment, les députés socialistes Patrick Mennucci, et Marie-Arlette Carlotti.
Les buralistes prêts à vendre
Récemment, même la confédération des buralistes s’en est mêlée. Se disant « prête à commercialiser » du cannabis en cas de légalisation, elle demanderait « l’exclusivité » de sa distribution afin de pallier une baisse des ventes de cigarettes. « Le 18 juin, j’ai même proposé à la ministre de la Santé d’aller plus loin et de devenir le premier réseau de référence du cannabis s’il est, un jour, légalisé dans l’Hexagone », précise, le président des buralistes, Philippe Coy. Même si certains de ses confrères ne sont pas rassurés à l’idée de vendre du cannabis. « Je suis pour la vente du fait de nos faibles revenus en ce moment, mais évidemment que j’ai peur des représailles, surtout par rapport à notre situation géographique », explique Myriam, vendeuse dans un bureau de tabac du 13ème arrondissement de Marseille. D’autres y sont totalement opposés par principe.
Du côté de la police, on craint le pire dans une ville gangrénée par le trafic de drogue. La réponse est claire : « Si cela doit se faire, je pense que les dealers se mettront à vendre plus de drogues dures, style cocaïne ou héroïne », estime un policier affecté au sein de la brigade des stupéfiants de Marseille depuis une vingtaine d’années.
D’autres risques vont émerger selon lui. « C’est simple, si cette loi passe c’est un manque d’argent à gagner conséquent pour eux. Dans ce cas, ils vont se rabattre sur des braquages à mains armées, des vols de voitures, en plus de la vente de drogue. La criminalité va finir par exploser », conclut-il, remonté.
 
Pour les trafiquants, la légalisation ne changerait visiblement pas grand-chose à un business florissant.
à la Castellane, « PA », tel est son surnom, vend des substances illicites depuis près de 6 ans, c’est son « gagne-pain ». « Sans la vente, ma vie ne serait clairement pas la même. C’est ma première source de revenus, sans ça je n’aurais pas assez d’argent pour me payer mon logement », confie-t-il. Alors quand on lui demande s’il compte arrêter la vente si le cannabis est légalisé, il nous rit au nez. « Jamais de la vie ! Je vendrai mes barrettes moins chères ou je me mettrai aux drogues dures. Je n’ai pas la motivation d’aller travailler comme tout le monde et toucher à peine un SMIC », déclare le dealer. À savoir qu’un vendeur gagne au total près de 6 000 euros par mois selon son « territoire ». Le chiffre peut monter jusqu’à 9 000 euros pour les gérants de réseaux.
Ce qui prouve que le marché du cannabis est clairement une économie à part entière.
Autre questionnement de taille, l’impact sanitaire d’une éventuelle légalisation. Au Pays-Bas, les experts n’ont pas observés d’augmentation significative des niveaux de consommation, mais il faut rappeler que fumer des joints a clairement un impact sur la santé. Dernière étude scientifique en date, celle d’une équipe américaine de l’université de Dallas, qui a constaté que la matière grise des fumeurs de cannabis diminuait dans une région du cerveau impliquée dans la motivation et la prise de décision. Si la loi devait un jour évoluer, cela résulterait d’une volonté de l’opinion publique.
Jauffrey Ambrosino
Source: lamarseillaise.fr
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By mrpolo,
Les ventes de vaporisateurs se multiplient, prisés par ceux qui veulent consommer du cannabis plus « sainement ». Cela reste illégal, mais c’est moins nocif, nous confirme un addictologue.
Photo: Le vaporisateur à herbe est de plus en plus prisé par les fumeurs de joints. LP/Olivier Lejeune
 
« A chaque fois que je fumais un joint, je replongeais… dans la consommation de cigarettes. Au cours d’un voyage aux Etats-Unis, j’ai trouvé un vaporisateur à herbe. Cela peut paraître étrange, mais cela m’a permis de fumer sainement ».
Jonas, 42 ans, cadre et sportif, fait partie de ces nouveaux consommateurs de cannabis… soucieux de leur santé ! Un paradoxe qui fait le bonheur des vendeurs de vaporisateurs électroniques portables, en vente sur Internet et dans quelques magasins de cigarettes électroniques.
Le principe ? Une alternative au traditionnel joint. Avec ces appareils, aucune combustion ni fumée. On chauffe l’herbe de cannabis jusqu’à 190 °C, pour en dégager de la vapeur. On aspire ainsi uniquement les principes actifs de la plante illégale en France.
 
Très en vogue aux Etats-Unis
« Aujourd’hui, les gens veulent inhaler propre et manger sain », assure Grimhild dans son magasin, l’un des rares spécialisés en « vap’», dans le XIe arrondissement de Paris. Ici, officiellement, les vaporisateurs ne servent qu’à aspirer de la vapeur de laurier, camomille ou de guimauve. « Beaucoup veulent l’adopter et abandonner la cigarette électronique, qu’ils trouvent trop toxique. Sur Internet et dans notre boutique, on en vend jusqu’à 5 à 10 par jour », reprend Grimhild.
 
Ces appareils, très en vogue aux Etats-Unis, sont utilisés dans des cliniques en Allemagne, en Israël, ou en Suisse, pays qui ont légalisé l’usage médicinal du cannabis, sous forme de CBD, une molécule du chanvre, pour calmer l’anxiété et les douleurs. Certains ressemblent à s’y méprendre à des cigarettes électroniques, d’autres tiennent dans le creux de la main. Les prix varient de 75 à 300 €. « On ne peut pas parler de boom, comme avec la cigarette électronique, mais d’une tendance », assure Nicolas Atlan, de la boutique « Docteur Vaporisateur ».
 
Moins toxique
« Quand on fume du chanvre mélangé à du tabac, on avale du goudron, des métaux lourds, du monoxyde de carbone », raconte Florent Buffière, de l’association Norml, qui milite pour un assouplissement de la réglementation sur le cannabis. Sur son site, on conseille l’utilisation du vaporisateur plutôt que le « pétard » qui « noircit les poumons ».
Même son de cloche chez Olivier, 28 ans, chargé de projet : « Je me suis mis à la course. J’ai aussi arrêté l’alcool et le tabac. Mais pas question pour moi de décrocher du cannabis. D’où mon passage au vaporisateur. En plus, c’est économique et on sent davantage les arômes. Des amis m’ont suivi ».
 
Amine Benyamina, addictologue à l’hôpital Paul-Brousse de Villejuif (Val-de-Marne), confirme que si on ne peut pas se passer d’herbe, la vaporisation se révèle « moins nocive » : « Tous les produits issus de la combustion sont à éviter. Avec ce procédé, on évite le tabac, qui contient plus de 4 000 substances, la plupart toxiques. Ils ont raison de l’utiliser, conclut-il. Cette technique est même indiquée dans le chanvre thérapeutique ».
 
Autre particularité de ces nouveaux joints : la vapeur se révèle quasi inodore ; les appareils se font de plus en plus discrets. « J’ai déjà vapoté dans la rue, mais aussi en réunion et même… dans l’avion, sans que personne ne s’en aperçoive », se vante Jonas. De quoi donner du fil à retordre aux autorités dans leur traque aux fumeurs de drogue.
 
VIDEO. Cannabis : et si le vaporisateur prenait la place du joint ?

 
Source: leparisien.fr
 
https://www.cannaweed.com/forums/topic/217300-cannabis-le-joint-dépassé-par-le-vaporisateur/
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By UFCM-I Care,
Comment la culture du chanvre fait son retour sur le plateau de Millevaches (Corrèze)
Publié le 24/07/2018 à 09h59
Geoffrey Broussouloux a semé du chanvre sur 2,5 hectares après un premier essai en 2017. © Agence USSEL     Situé à Peyrelevade, le Gaec bio Broussouloux espère une belle récolte de graines de chanvre destinée à l’alimentation humaine. Si l’activité principale du Gaec Broussouloux, à Peyrelevade, aux confins de la Corrèze et la Creuse, reste la production bovine et porcine en bio, le chanvre pourrait devenir une culture complémentaire.
Associé depuis mai 2018 avec son frère Benoît, Geoffrey Broussouloux a voulu introduire cette plante sur l'exploitation familiale, avec un premier essai en 2017, essai qui s'est révélé concluant.
Cette année, il en a semé sur 2,5 hectares et prévoit d’étendre, à moyen terme, la culture du chanvre sur 10 hectares. Le jeune homme aimerait acquérir un pressoir et faire sa propre huile, au délicat goût de noisette et de noix.
En attendant, la récolte 2018 de graines sera vendue à une société bretonne spécialisée dans le chanvre alimentaire. En 2017, et sous le coup d'une forte demande, la tonne partait à 2.000 €, un bon complément en terme de revenus.
  Ce chanvre n'a rien à voir avec le cannabis. il ne contient quasiment pas de THC
Le Gaec Broussouloux aimerait aussi valoriser la tige, dont les fibres servaient autrefois à tisser du linge de maison ou de corps, à confectionner des cordages ou du papier de luxe. La paille de chanvre constitue aussi un très bon isolant pour la construction. 
Cette variété agricole ne contient que très peu de THC (tétrahydrocannabinol), principal composant psychoactif du cannabis. Sa culture n’est pas soumise à autorisation, même s’il est conseillé de faire une déclaration en gendarmerie. Selon Geoffrey Broussouloux, la culture du chanvre suscite de l'intérêt auprès d'autres agriculteurs de haute Corrèze.
 
Source: lamontagne.fr
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By mrpolo,
En cas de légalisation de la marijuana, le président de la Confédération des buralistes, Philippe Coy, s’est positionné auprès de la ministre de la Santé.
 
Photo: Philippe Coy, 48 ans, a été élu en octobre à la tête de la Confédération nationale des buralistes.
PHOTOPQR/L’Alsace/Dominique Gutekunst
 
C’est un feuilleton qui n’en finit plus. Alors que les coffee-shops, ces boutiques de cannabis light (CBD) se multiplient en même temps que les mises en examen en France, que l’arrivée du chanvre à usage médical est en discussion au ministère de la Santé, voilà réapparaître le bon vieux débat sur la dépénalisation de la marijuana.
Dans ce contexte, le nouveau président de la Confédération des buralistes, Philippe Coy, 48 ans, élu en octobre, compte bien tirer son épingle du jeu. Ce marchand de tabac à Lescar (Pyrénées-Atlantiques), près de Pau, nous l’annonce, si le cannabis est un jour légalisé – ce qu’il souhaite –, il veut que les buralistes soient les premiers à en vendre.
 
Pourquoi avoir reculé sur le CBD ?
Il y a six mois, nous avons commencé à vendre des e-liquides de cigarette électronique à base de cette molécule, en plein boom. Ils semblaient à l’époque légaux. Puis il y a eu un déferlement avec l’ouverture de magasins qui commercialisaient cette fois-ci des sirops, cristaux et surtout des fleurs de cannabidiol. Mais, en juin, la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca) s’est positionnée en disant que c’était interdit. La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a eu des explications confuses mais, lorsque l’on recoupe les informations, on comprend que ces produits ne peuvent, aujourd’hui, être vendus. Depuis quelques semaines, les arrestations et les fermetures s’accélèrent, le CBD défraie la chronique. Il fallait donc appliquer un principe de précaution. Nous sommes des commerçants responsables, j’ai donc demandé à tous les buralistes de suspendre la vente des e-liquides.
 
Pourtant, certains en vendent toujours…
En tant que président de la confédération, je représente 25 000 établissements. Si certains veulent continuer, je ne peux pas les en empêcher. Chacun fait ce qu’il veut. Je ne reste pas fermé sur le sujet. Si la législation s’éclaircit, nous assurerons la vente de CBD. Le 18 juin, j’ai même proposé à la ministre de la Santé d’aller plus loin et de devenir le premier réseau de référence du cannabis s’il est, un jour, légalisé dans l’Hexagone.
 
Au-delà du CBD, vous seriez donc prêt à vendre de la marijuana ?
Nous sommes pour le cannabis récréatif s’il est réglementé. Et nous sommes prêts à en commercialiser dans nos bureaux de tabac.
 
Sous quelle forme ? Vous iriez jusqu’à vendre de la résine ou de l’herbe ?
Nous n’en sommes pas là mais je ne m’interdis rien. On verra ce qui est autorisé et on s’adaptera. Une chose est sûre, on est le réseau le plus adapté et le plus légitime. 10 millions de Français fréquentent nos bureaux de tabac. Quant au cannabis thérapeutique, je laisse cela aux médecins.
 
Est-ce une façon de compenser la baisse des ventes de tabac ?
Je préfère parler de complément. Mais aussi d’évolution sociétale que je mets sur le même plan que la cigarette électronique. Il y a cinq ans, lorsque la vapoteuse est arrivée, nous n’y avons pas cru. On ne va pas se mentir, on a loupé ce rendez-vous et on y revient aujourd’hui. Si le CBD et plus largement le cannabis sont autorisés, on veut être présent sur ce marché. On demande même l’exclusivité. On est dans un plan de transformation car les ventes de cigarettes sont amenées à baisser. Il faut donc saisir toutes les opportunités de générer de l’économie.
 
Source: leparisien.fr
 
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By mrpolo,
Le cannabis fait de plus en plus d'adeptes chez les personnes âgées en Californie, depuis que son usage récréatif est devenu légal le 1er janvier 2018. Ces seniors y ont recours pour soulager les douleurs qui accompagnent parfois le vieillissement. 
 
 
Photo - Les personnes âgées sont de plus en plus nombreuses à se tourner vers le cannabis thérapeutique aux Etats-Unis.  (IVAN FRANCO / MAXPPP)
 
Le cannabis à usage médical est légal en Californie depuis 20 ans. Mais jusqu’ici, il fallait une ordonnance et le stigmate restait fort. Avec la légalisation totale actée le 1er janvier dernier, le cannabis est devenu grand public.
Spacieux et lumineux, les magasins spécialisés ont des faux-airs d’Apple Store. Le consommateur a accès à une variété de produits. Ces derniers sont moins intimidants qu’un joint. Ce sont des crèmes ou du chocolat, comme par exemple de la marque Défoncé, en français dans le texte.
 
Atténuer les souffrances physiques du vieillissement
Bryna, 87 ans, utilise des huiles pour son arthrite. Et cela fonctionne, selon ses dires : "Je me réveillais souvent à cause de la douleur. Cela ne m’arrive plus", témoigne-t-elle. "Je prenais du Vicodin (un médicament analgésique) mais je voulais arrêter. Et après quelques mois, j’ai pu arrêter", indique celle qui a aussi commencé à se servir d’un vaporisateur : "Je me suis rendue compte qu’en utilisant le vaporisateur avant d’aller me coucher, je dormais plus longtemps."
 
C'est un phénomène intéressant dans un pays où la crise des opiacés s’est aggravée ces dernières années. La consommation de cannabis semble en tout cas surtout relever de la médecine alternative pour les seniors. D'après une étude récente, neuf personnes âgées sur dix sont en effet satisfaites du résultat.
 
Une consommation d'abord thérapeutique
C’est le CBD, le composant du cannabis avec des vertus thérapeutiques qui les intéresse. Le THC, le composant qui fait planer, les séduit moins. Peut-être aussi parce que comme David, 68 ans, ceux qui recherchent les effets du THC n’ont pas attendu la légalisation.
Il est venu faire un tour dans l’une de ces nouvelles boutiques. "J’ai commencé quand j’étais dans la Navy, sourit-il. C’était il y a longtemps. Ici, je vais regarder les produits comestibles. C’est ça qui m’intéresse. Le reste, je le fais pousser chez moi depuis longtemps", poursuit l'homme.
Un énorme marché en devenir en Californie, le cannabis pourrait représenter cinq milliards de dollars dès l’an prochain. C’est un marché gigantesque, comparable à la vente de bières outre-Atlantique. Si les plus de 65 ans représentent, aux États-Unis, 15% de la population, ils concentrent 30% de la consommation de médicaments. Le potentiel qu'ils peuvent rapporter, s'ils s'orientent vers le cannabis, est donc facilement imaginable.
Une boutique du sud de Los Angeles organise d'ailleurs chaque mois un voyage gratuit en bus pour une cinquantaine de personnes âgées. Sur place, les seniors sont conseillés. Le principal problème pour eux, c'est en fait le prix. Comme le cannabis reste illégal à l’échelle fédérale, les assurances ne le rembourse pas.
 
Source: francetvinfo.fr
 
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By Indi-Punky,
Arrêté en possession de Haschisch, Michael Blanc va enfin pouvoir rentrer en France après plus de 14 ans de prison.
 
 
 
Michaël Blanc, un cuisinier originaire de Faucigny (Haute-Savoie), décide de s'installer en 1999 à Bali afin d'y ouvrir une entreprise de plongée sous marine.
 
C'est lors d'un retour en décembre 1999 qu'il sera arrêté à l'aéroport de Denpasar avec 3,8 kg de haschich cachés dans des bouteilles de plongée modifiées. Il affirme être innocent et que ces bouteilles lui ont été confiées par un ami.
 
Son crime en Indonésie est passible de peine de mort, il se verra condamné à la réclusion à vie, cette peine sera réduite à 20 ans pour bonne conduite.
Le 20 janvier 2014, la justice indonésienne lui accorde une libération conditionnelle assortie d'une obligation de rester sur le territoire jusqu'à la fin de sa peine, le 21 juillet 2018.
 
Pendant tout ce temps, sa mère Hélène le Touzay n'a cessé le combat, les démarches pour aider son fils.
En Décembre 99 c'est sa vie qu'elle a vue chavirer, avec l'arrestation à l'aéroport de Bali de Michaël, le second de ses trois enfants, en possession de 3,8 kg de haschich dissimulés dans des bouteilles de plongée. Il encourait la peine de mort, requise au procès. Elle va laisser parler son cœur de mère pour s'installer au plus près de son fils et intervient régulièrement dans les médias français pour relater son histoire. Cette médiatisation l'aidera financièrement à subvenir aux besoins de Michael.
 
Elle compte bien l'accompagner pour son retour en France et l'aider à reprendre son autonomie pour ensuite retourner en Indonésie, elle qui est devenue entre-temps attaché consulaire et milite au sein d'associations locales pour aider la défense des ressortissants Français incarcérés en Indonésie.
 
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By UFCM-I Care,
Cannabis légal : faut-il oser ?
10/07/2018     Le cannabis légal n’est pas le cannabis drogue
Chère lectrice, cher lecteur,
C’est la folie du cannabis « légal » en ce moment.
Des boutiques ouvrent partout. Des fêtes s’organisent. Bientôt, ce seront des spots publicitaires à la télévision, il y en aura à la kermesse dans les écoles primaires, si l’on en croit les promoteurs du mouvement !
Alors, bientôt toute la société « droguée », avec l’approbation de la police ??
Pas du tout.
Car ce cannabis « légal » n’a rien à voir avec le cannabis « drogue » qui se trafique dans les rues.
 
Voici ce qui se passe vraiment
Vous avez peut-être entendu dire que le cannabis était une plante utilisée depuis des millénaires dans la médecine chinoise, présente par les rites védiques (médecine traditionnelle indienne), que dans la Bible elle était recommandée, etc [1].
Qu’elle aurait d’innombrables vertus thérapeutiques, qu’elle avait malheureusement été interdite par les autorités, mais qu’enfin, cette interdiction ridicule venait d’être levée.
Que vous avez de la chance de pouvoir maintenant acheter un médicament à base de cannabis (le Sativex) et de vous en procurer dans des boutiques qui affichent la fameuse feuille pointue, symbole de la révolution sexuelle et culturelle des années 60 et 70.
En réalité, le cannabis « légal » qui est désormais autorisé à la vente n’est tout simplement pas du cannabis, tel qu’on l’entend à la Brigade des stupéfiants.
 
De nombreuses sous-variétés de cannabis ne contiennent pas la substance qui fait planer
Le cannabis est une espèce végétale plus connue en Europe sous le nom de « chanvre ».
Il est inutile d’essayer de vous « envoyer en l’air » en fumant du chanvre européen traditionnel, plante agricole fibreuse qu’on cultivait pour fabriquer des cordes, des sacs en toile, du papier.
Le chanvre qui fait « planer » est une sous-espèce originaire d’Inde. Il est riche en THC (tétrahydrocannabinol). Le THC est une substance « psychotrope », c’est-à-dire qu’elle modifie profondément le fonctionnement du cerveau. Plus la plante est riche en THC, plus l’effet psychotrope est fort.
C’est pourquoi le cannabis riche en THC est classifié comme drogue. Celui qui en consomme n’est plus en possession de tous ses moyens. En général, au début, le THC désinhibe, détend, apporte du bien-être. Mais ce n’est pas toujours le cas, car il provoque, au contraire, parfois de terribles nausées et angoisses. La personne sous emprise du THC n’est plus en mesure de conduire une voiture ni de manier des outils dangereux.
Sur le long terme, elle risque la dépression. Et même, le THC augmente le risque de schizophrénie, une très grave (et incurable) maladie mentale.
C’est pourquoi il est néfaste qu’un jeune enfant se mette à fumer du cannabis riche en THC. Cela augurerait mal de ses études et de son avenir.
 
Le chanvre (ou cannabis) sans THC n’est pas une drogue
Mais le chanvre européen pauvre en THC n’est pas vraiment une drogue.
Il n’altère pas le fonctionnement du cerveau. Vous ne « planez » pas quand vous le fumez.
Par contre, il est considéré comme une plante médicinale, puisqu’il contient du CBD, un autre actif qui, lui, aurait des effets antischizophrénie et antipsychotiques selon des études réalisées sur des rongeurs.
Le CBD aurait même l’étonnante faculté d’atténuer les effets du THC grâce à ses vertus neuroprotectrices [2]. Le CBD serait donc une sorte d’anticannabis.
 
Retour au bon sens
Lorsque les autorités ont interdit la « drogue » cannabis, elles n’ont pas fait dans la dentelle. Elles ont interdit tous les types de chanvres.
Après des décennies de controverses, les défenseurs des plantes médicinales sont enfin parvenus à leur faire entendre raison : à partir du moment où le chanvre contient peu de THC, il est normal de le légaliser. En effet, non seulement il n’est pas dangereux pour la santé, non seulement il ne fait pas « planer », mais en plus il a des applications thérapeutiques intéressantes grâce à sa teneur en CBD !!
Selon l’autorité suisse de santé (Swissmédic), le CBD « réduirait l’effet psychotrope du THC. D’un point de vue thérapeutique, il pourrait avoir des effets antioxydants, anti-inflammatoires, anticonvulsifs, antiémétiques (saignements), anxiolytiques, hypnotiques ou antipsychotiques [3] ».
À l’issue d’intenses négociations, les autorités ont donc accepté de légaliser le chanvre (ou cannabis) riche en CBD et très pauvre en THC.
Pour être légaux, les extraits de cannabis riches en CBD doivent contenir moins de 0,2 % de THC, ce qui est une dose négligeable.
En pratique, les Autorités françaises sont encore plus sévères et n’autorisent que les extraits de cannabis qui contiennent du CBD mais aucune trace détectable de THC.
 
De multiples effets thérapeutiques intéressants
Le cannabis riche en CBD (et pauvre en THC) a une efficacité prouvée, ou des effets prometteurs, pour aider à lutter contre [4] :
les nausées (d’où son usage en accompagnement des chimiothérapies) ; les douleurs ; la sclérose en plaques ; l’épilepsie ; les problèmes neuropsychiatriques. Dans un récent communiqué de l’université de Wollongong (Australie), le Dr Katrina Green affirme que le CBD n’a pas d’effets positifs sur la mémoire et la capacité d’apprentissage des personnes en bonne santé mentale, mais pourrait les améliorer chez les personnes victimes de maladies cognitives, dont la maladie d’Alzheimer, la méningite, l’encéphalopathie hépatique.
Le cannabis riche en CBD (et pauvre en THC) pourrait, en outre, réduire le syndrome de Tourette, qui se caractérise par des tics physiques et verbaux involontaires très handicapants socialement.
Une étude préliminaire, menée par des chercheurs de l’université de Toronto, a montré que les personnes qui avaient inhalé du cannabis riche en CBD avaient connu une diminution de leurs tics de 60 %, et 18 des 19 participants de l’étude ont constaté une « forte amélioration » de leur état [5].
 
Faut-il essayer tout de suite ?
Le marché du « cannabis légal » étant tout jeune, il est surtout occupé aujourd’hui par des acteurs « opportunistes » dont il est difficile de mesurer le sérieux.
Il faut savoir qu’États-Unis, qui a plus de recul que nous sur la légalisation du CBD, seuls 30 % des produits vendus sur Internet contenaient la quantité de CBD indiquée sur l’étiquette (étude du Journal of the American Medical Association, novembre 2017) [6] !
Bien que le CBD ne soit pas dangereux, il est néanmoins essentiel de savoir quelle quantité vous en absorbez.
De plus, beaucoup de produits à base de cannabis contenaient, en réalité, plus de THC qu’indiqué. C’est un problème qui peut valoir un retrait de licence en cas de contrôle et, bien sûr, avec tous les accidents et problèmes de santé possibles qui sont liés au cannabis drogue.
Je reste donc en alerte sur ce sujet et vous donnerai plus d’informations sur les sources fiables de cannabis plante médicinale (riche en CBD, pauvre en THC) dès que j’en aurai connaissance de façon sûre.
À votre santé !
Jean-Marc Dupuis https://www.santenatureinnovation.com/cannabis-legal-faut-il-oser/
 
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By mrpolo,
En décidant de légaliser le cannabis à compter du 17 octobre, le Canada a signé l’arrêt de mort de la prohibition du pot dans le monde.
 
 
Left Image: Photo via National Archives and Records Administration/Ronald Reagan Presidential Library & Museum. Right Image: Wikimedia Commons
 
Les États-Unis sont depuis longtemps la police anti-stupéfiants du monde, mais, depuis qu’ils ont lâché prise et que neuf États américains ont légalisé le cannabis, les traités internationaux en vertu desquels les pays ne peuvent établir leurs propres politiques en matière de cannabis sont essentiellement caducs. Et la décision du Canada pourrait rendre cette situation permanente.
  « Je pense que c’est un coup dur contre les traités et accords internationaux qui ont empêché les pays d’aller à l’encontre de l’hystérie américaine », dit Kassandra Frederique, directrice de la Drug Policy Alliance, un OSBL de New York.
Même Smart Approaches to Marijuana, un OSBL d’Alexandria en Virginie qui est parmi les plus ardents adversaires de la légalisation, a admis dans une présentation PowerPoint que « la légalisation est maintenant une réalité et elle gagne du soutien chaque année ».
« Pour le dire dans des mots simples, la légalisation au Canada, c’est énorme », ajoute Tom Angell, rédacteur en chef de Marijuana Moment, l’une des principales sources de nouvelles en ligne sur le cannabis et militant de longue date en faveur de la légalisation. « Bien que ce soit le deuxième pays, c’est le premier grand acteur économique mondial à le faire. »
L’Uruguay a déclaré qu’il légaliserait la marijuana en dépit du droit international en 2013, mais la vente n’a commencé que l’année dernière. Ce pays sud-américain n’a pas le statut du Canada, qui est selon le Fonds monétaire international la dixième plus grande puissance économique du monde.
 
La décision du Canada marque ainsi le début d’une nouvelle période, mais elle n’aurait peut-être jamais été prise si les États-Unis n’avaient pas d’abord cessé d’y faire obstacle. Ils ont longtemps soutenu et en grande partie fait appliquer la prohibition internationale. Mais, depuis 2012, année où le Colorado et l’État de Washington ont été les premiers à voter en faveur de la légalisation de la consommation de cannabis à des fins récréatives et que l’administration Obama a décidé de laisser faire, les États-Unis ont été plutôt muets, à une exception notable près.
  En 2014, William Brownfield, le secrétaire d’État assistant des États-Unis aux International Narcotics and Law Enforcement Affairs, a déclaré aux journalistes affectés à l’Organisation des Nations Unies (ONU) que le monde doit « tolérer différentes politiques nationales sur les drogues » et « accepter le fait que certains pays auront des approches très strictes en matière de drogues », tandis que d’autres « légaliseront des catégories de drogues en entier ».
 
Il a soutenu l’idée d’une interprétation « souple » de la Convention unique sur les stupéfiants de 1961 et de ses mises à jour ultérieures, bien que ni les États-Unis ni l’Organe international de contrôle des stupéfiants, qui fait partie de l’ONU, n’aient auparavant considéré que ces lois autorisaient quoi que ce soit s’approchant d’une légalisation de substances illégales.
Les États-Unis ont longtemps utilisé leur pouvoir pour dissuader les pays d’adopter des réformes même mineures en matière de drogues. Entre 1986 et 2002, les États-Unis accordaient ou retiraient une « certification » aux pays considérés comme des sources importantes de drogue, principalement ceux d’Amérique latine. En vertu de cette politique, les pays ont été évalués chaque année par les politiciens américains pour leur degré de conformité aux priorités de l’Oncle Sam en matière de lutte contre les drogues. Les pays qui se voyaient retirer leur certification risquaient de perdre la quasi-totalité de l’aide américaine qu’ils recevaient et même l’accès à des prêts internationaux.
  Sans surprise, cette politique unilatérale restait en travers de la gorge des pays visés, et, longtemps, elle a permis aux États-Unis de tuer dans l’œuf même les plus modestes tentatives d’assouplir les politiques antidrogues.
En 2001, par exemple, lorsqu’un comité du gouvernement de la Jamaïque a recommandé la décriminalisation de la possession de cannabis à l’intérieur de ses propres frontières, même pas la légalisation de la vente, plutôt une simple élimination des arrestations pour possession personnelle, l’ambassade américaine a déclaré aux médias qu’elle était opposée à cette politique et que, advenant son adoption, le pays pourrait perdre sa certification. Le gouvernement jamaïcain n’a pas suivi la recommandation.
Et en 2006, le président mexicain Vicente Fox a refusé d’approuver un projet de loi décriminalisant la possession de drogue qu’il avait lui-même soutenu après que les États-Unis ont fait publiquement pression sur lui.
 
Les États-Unis ont même essayé d’empêcher d’autres pays, y compris des puissances européennes, de mettre en place des mesures pourtant éprouvées de réduction des méfaits, comme les services de remplacement de seringues pour prévenir la propagation du VIH. Selon Sanho Tree, directeur du Drug Policy Project de l’Institute for Policy Studies, un think tank de Washington, « les États-Unis ont lutté pendant des années contre l’utilisation du terme réduction des méfaits et s’en prenaient aux pays qui l’employaient » à la réunion annuelle de la Commission des stupéfiants de l’ONU.
 
D’ailleurs, lorsque le Canada a tenté d’ouvrir le premier centre d’injection supervisée en Amérique du Nord en 2003, un représentant du consulat américain a déclaré aux fondateurs du programme que les États-Unis l’interdisaient, lit-on dans Fighting For Space, un livre sur la réduction des méfaits de Travis Lupick. Le Canada est quand même allé de l’avant. C’était peut-être un précédent encourageant pour les tenants canadiens de la légalisation contre les croisades américaines moralisatrices.
  Pour sa part, Emily Dufton, auteure de Grass Roots : The Rise and Fall and Rise of Marijuana in America, n’est pas aussi convaincue que d’autres à qui j’ai parlé que la décision canadienne sera le clou dans le cercueil de la prohibition. Elle fait remarquer que, dans les années 70, la marijuana a été presque décriminalisée à l’échelle nationale aux États-Unis, avant qu’on exploite les craintes par rapport à l’utilisation accrue chez les adolescents pour susciter une vaste réaction négative. Elle concède toutefois que les tenants de la légalisation font moins d’erreurs aujourd’hui et qu’elle est « en voie d’être un peu plus convaincue ».
 
La loi sur la légalisation au Canada laisse le soin aux provinces de décider des détails de la vente aux provinces, ce qui produira diverses réglementations au pays, avec des degrés variables de rigidité et de liberté. Certaines provinces autoriseront des entreprises privées à vendre des produits du cannabis, d’autres autoriseront seulement une société d’État; certaines autoriseront la consommation dans les espaces publics, tandis que d’autres l’interdiront. L’avantage, c’est que cette diversité permettra aux chercheurs d’étudier les effets positifs et négatifs des différentes approches.
 
Parallèlement, plus de 60 % des Américains — y compris une majorité de républicains, selon un sondage Gallup de l’année dernière — sont maintenant en faveur de la légalisation. Et même des opposants de longue date comme le gouverneur de New York, Andrew Cuomo, s’y font : un haut fonctionnaire a déclaré au New York Times que le gouverneur se demande maintenant non pas si, mais comment se fera la légalisation. Mercredi dernier, le chef de la minorité au Sénat, Chuck Schumer, partisan de longue date de la guerre à la drogue, a présenté un projet de loi visant à décriminaliser la marijuana au fédéral en la retirant de la liste des substances réglementées.
  Les États-Unis ont perdu d’autres récentes batailles contre le progrès à l’étranger : la Jamaïque a finalement adopté la décriminalisation en 2015, le Mexique avait commencé à décriminaliser en 2009 et a légalisé la culture pour consommation personnelle en 2015. Et, selon Sanho Tree, l’Allemagne a mené une charge contre le rejet américain du terme réduction des méfaits à la Commission des stupéfiants de l’ONU. La prescription d’héroïne pour traiter la toxicomanie est désormais légale en Allemagne, en Suisse, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas et au Danemark.
 
Bien que la Russie ait condamné la légalisation au Canada, il n’y a pas de mécanisme pour forcer un pays à respecter les traités de l’ONU sur les stupéfiants, et il est peu probable que Moscou sanctionne elle-même le Canada ou lui déclare une guerre commerciale.
Donc, la dixième plus grande économie du monde profitera d’une gigantesque nouvelle source de revenus que les États-Unis, à l’échelle fédérale du moins, n’auront pas. Et les douaniers américains devront se dépêtrer avec ce casse-tête, jusqu’à ce que les politiciens américains admettent que la prohibition du pot est bel et bien chose du passé.
 
Source: vice.com
 
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By UFCM-I Care,
La Réunion veut son zamal à usage médical
  1 juil 2018, 07h00 SANTÉ. La France se dit ouverte à la recherche et au développement du cannabis thérapeutique. À la Réunion où le zamal pousse bien malgré les interdits, la production de CBD (Cannabidiol), THC (Tétrahydrocannabinol) et de dérivés cannabinoïdes offre des perspectives intéressantes. Le JIR ouvre le débat.
Le zamal, ça guérit ! L’usage médical du cannabis a été discuté le 12 avril dernier à l’Assemblée nationale... Une séance d’auditions a permis d'entendre des pro-cannabis médical en France. « C'est une ouverture intéressante car jusqu'à présent il existait en France un refus d'envisager les perspectives thérapeutiques du cannabis et la recherche sur ce sujet était presque impossible en raison de son caractère illégal », fait d'emblée remarquer  l'addictologue David Mété, chef de service au CHU Félix Guyon à Saint-Denis.
 
POUR UNE RECONNAISSANCE DE L'USAGE MÉDICAL DU CANNABIS
Parmi les associations auditionnées, UFCM I-Care dont l'ambition est de sensibiliser le public, les professionnels de santé ainsi que la communauté politique afin de faire avancer le plaidoyer pour la légalisation du cannabis. Sébastien Beguerie, son co-fondateur est expert en phyto-cannabinoïdes en France depuis une dizaine d’années. « Nous préconisons un accès aux traitements à bases de cannabis et ses dérivés, mais également la formation des professionnels de santé qui les accompagnent. Un accès à l’autoculture des fleurs de cannabis est également le souhait des patients », a-t-il indiqué aux journalistes à l'issue de son audition. « Toutes les formes galéniques, de la fleur à la phytothérapie jusqu’aux molécules et aux extractions des laboratoires pharmaceutiques doivent être considérées. Plus il y a de choix et d’options possibles, plus les patients pourront s’affranchir de leurs douleurs en adaptant les dosages et formes de prise de cannabis ». L'association estime que l’usage médical du cannabis est une urgence. En France, les cannabinoïdes pourraient soulager plus de 276 000 patients . « Le sujet est donc devenu incontournable considérant les nombreux travaux scientifiques sur la question. Nous regrettons d’ailleurs que la France reste à la traine sur ce sujet à l’heure où l’ensemble des pays voisins ont pris des dispositions législatives pour ouvrir un accès sécurisé aux patients.La loi doit venir constater et encadrer une réalité, celle des dizaines de milliers de patients qui sont aujourd’hui considérés comme hors-la-loi. Nous ne pouvons plus accepter que des citoyens soient marginalisés alors que l’Etat devrait les protéger. L’évolution de la législation ne peut être permise qu’à la condition d’une reconnaissance d’un usage médical du cannabis », soutient UFCM I-Care. Médecin dionysien, Jean-Claude estime également que les perspectives sont intéressantes mais il met en garde contre les dérives (voir encadré). Actuellement, un seul médicament cannabinoïde possède une autorisation de mise sur le marché français. Il s'agit du Sativex, recommandé contre la spasticité et la sclérose en plaques. Le dronabinol et le cannabidiol sont utilisés pour des patients atteints de douleurs neuropathiques réfractaires aux traitements classiques ou des épilepsies sont accessibles. Mais cette utilisation bénéficie d'une autorisation temporaire nominative. Le débat est complexe, d’autant que les données scientifiques manquent sur l’usage thérapeutique du cannabis. « À ce jour, nous disposons de peu d'études scientifiques pertinentes concernant l'usage thérapeutique du cannabis », indique le docteur Mété.
 
EFFICACE CONTRE LES DOULEURS
L’usage médical de cannabis est légal dans certains pays comme l’Allemagne, l’Autriche, l’Espagne, la Finlande, Israël, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal la République Tchèque. Lecanada , 23 Etats aux USA, le Chili, l’Argentine, la Colombie En France, certains ont décidé d'exploiter l'ambiguïté de la loi qui encadre la consommation de cannabidiol (CBD). Acheter de la weed ou du cannabis CBD légalement en boutique est   possible en Ile-de-France. (voir encadré) Ce 13 juin, c'est au tour de la région Est de se lancer dans la vente légale de cannabis CBD, avec l'ouverture de deux boutiques à Nancy et à Metz. "Tout est issu du bio, la législation est très stricte. Les producteurs suisses se sont adaptés aux législations de chaque pays, qui varient énormément", explique Baptiste De Luca, propriétaire des lieux au quotidien l'Est Républicain. Ce jeune entrepreneur de 23 ans possède déjà une boutique à Épinal, ouverte en mai dernier. Il assure défendre les bienfaits du cannabis médical. Le zamal thérapeutique a-t-il un bel avenir ? Pour l'économiste Jean-Yves Rochoux, cela provoquera des coûts supplémentaires... Mais le cannabis soigne déjà beaucoup de monde dans plusieurs pays... «Les indications les plus intéressantes et scientifiquement les mieux établies sont : les douleurs chroniques, les nausées induites par les chimiothérapies et les raideurs (spasticité) dans la sclérose en plaques.  Il existe dans le cannabis de nombreux alcaloïdes qui, en dehors du THC (tétrahydrocannabinol), présentent d'intéressantes propriétés, comme par exemple le cannabidiol dans l'épilepsie», fait encore remarquer l'addictologue réunionnais. «Pour les autres indications, les données scientifiques sont considérées comme non probantes ou insuffisantes à ce jour; d'où l'intérêt de favoriser la recherche». Wait and see, donc !
Juliane Ponin-Ballom
 
Le point sur la recherche
Publiée dans The European Journal of Internal Medicine, une étude a démontré que le cannabis thérapeutique serait effectivement probant pour soigner les douleurs chez les personnes âgées. 901 patients de plus de 65 ans avaient été questionnés dans le cadre de cette recherche. Tous souffraient de douleurs liées au cancer, à une colite ulcéreuse (maladie inflammatoire de l'intestin), à la maladie de Parkinson, à la maladie de Crohn ou encore au stress post-traumatique. Au terme de six mois de traitement à base de cannabis thérapeutique, plus de 93% des participants ont déclaré que leur douleur avait diminué de 4 à 8 points sur une échelle allant de 1 à 10. Plus de 70% des patients ont également affirmé qu’ils ressentaient une amélioration globale de leur état. Aux Etats-Unis, 80% des oncologues interrogés ont déclaré avoir déjà abordé la question du cannabis thérapeutique avec leurs patients, mais moins de 30% d’entre eux ont estimé avoir suffisamment de données scientifiques pour faire de telles recommandations. "Les preuves scientifiques appuyant l'utilisation de la marijuana médicale en oncologie sont encore très minces, ce qui place les médecins dans une position très inconfortable", rappelle le Dana-Farber Institute of Adult Psychosocial Oncology.  
 
Des coffee-shops à Paris
Après Besançon et Annoeullin, des "coffee-shops" ont ouvert à Puteaux (Hauts-de-Seine) et dans le 11e arrondissement de Paris. Officiellement,  le CBD (cannabidiol) présent dans le cannabis (mais dépourvu des effets psychoactifs du THC) n'est pas interdit en France tant que le taux de THC (Tétrahydrocannabinol) ne dépasse pas 0,2%. Il est d'ailleurs possible de s'en procurer légalement sur internet sous forme de cristaux, de sirops, d'huiles, de tisanes, de crèmes ou encore de bonbons. Ses vertus médicinales sont parfois utilisées pour traiter les convulsions, l'inflammation, l'anxiété ou encore les nausées.
 
Agnès Buzyn a ouvert le débat
Agnès Buzyn, la ministre de la Santé a demandé aux différentes institutions qui évaluent les médicaments de lui faire remonter l’état des connaissances sur le sujet, “parce qu’il n’y a aucune raison d’exclure, sous prétexte que c’est du cannabis, une molécule qui peut être intéressante pour le traitement de certaines douleurs très invalidantes”, a-t-elle expliqué.   "Je ne peux pas vous dire à quelle vitesse nous allons le développer mais en tous les cas, j’ouvre le débat avec les institutions responsables de ce développement". Cette annonce ministérielle intervient après la saisine récente d’une patiente sur le caractère "inéthique" de l’interdiction du cannabis dans un contexte thérapeutique. Le comité éthique et cancer devrait aussi bientôt examiner cette question. 
 
https://www.clicanoo.re/Le-cannabis-usage-medical/Societe/Article/2018/07/01/La-Reunion-veut-son-zamal-usage-medical_535100
 
 
 

 
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By mrpolo,
Aurélien dirige Newsweed, un média sur l'actualité légale et mondiale du cannabis. Il prédit que la plante permettra des avancées sociales majeures.
 
Une fin d'après-midi de ce début de printemps, je partage un verre avec un couple d'amis à la terrasse d'un café. Notre conversation glisse du sujet du handicap à celui du cannabis et, discutant de ses propriétés récréatives, nous abordons ensuite ses vertus thérapeutiques. Chacun partage ses expériences, tout le monde y a goûté au moins une fois, et nous sommes d'accord pour conclure que le discours à son sujet est flou, biaisé, idéologisé. La copine qui nous accompagne me dit qu'un de ses amis tient un magazine sur le cannabis, que je devrais le rencontrer car il est intarissable sur le thème et qu'il saurait me parler des heures durant de ses qualités médicales, de son histoire et de ses contradictions. Quelques semaines plus tard j'allais donc rencontrer Aurélien dans ses locaux.
 
"Je m'appelle Aurélien et je suis éditeur web. Je dirige Newsweed, un média sur l'actualité légale et mondiale du cannabis qui accueille entre 300.000 et 400.000 lecteurs par mois. Nous sommes une équipe de trois, faisons bosser quelques freelances et traitons les sujets sanitaires, économiques, sociaux et scientifiques en lien avec l'herbe tout en veillant à ne pas prendre position; notre but est de rester objectifs, de communiquer sérieusement et de rétablir l'équilibre face au discours essentiellement négatif sur le cannabis.
 
Si nous sommes dans une démarche passionnelle, militante, nous risquons d'être pris en défaut; nous sommes un média rigoureux et documenté. En 2017, 5 millions de Français ont consommé du cannabis, ce chiffre ne peut être balayé d'un revers de manche accompagné de sa formule "la drogue c'est mal", il s'agit d'un véritable fait de société qui ne concerne absolument pas uniquement des personnes marginales ou celles qui seraient tentées de se réfugier dans les paradis artificiels. Il faut bien comprendre que l'image du jeune baba cool à dreadlocks défoncé sept jour sur sept n'a rien à voir avec la réalité et doit être dépassée.
 
Toutes les familles ont une histoire avec le cannabis, et la plupart du temps, tout se passe très bien, les gens travaillent, font des études, ont des amis, des enfants, une vie active et banale en somme; personnellement, je ne fume pas de cigarette, sauf avec un verre et j'adore le cannabis, même si je n'en fume qu'occasionnellement. Aux USA et au Canada, dans les états l'ayant légalisé, ce sont chez les personnes âgées que l'augmentation de la consommation a été la plus forte; le cannabis remplace l'aspirine du soir, le petit médoc pour s'endormir, la verveine.
 
   
On pourrait imaginer la mise en place d'une éducation lucide au cannabis. Nous nous souvenons tous des interventions de policiers au collège qui venaient nous expliquer à quel point l'herbe est dangereuse; qui n'a pas entendu que le shit était coupé à la crotte de chameau, que la défonce durait 48h, que c'était la porte d'accès à tout un tas de drogues chimiques et dévastatrices? Ce sont des discours caricaturaux et très éloignés du réel. Pourquoi ne pas faire venir des médecins qui pourraient sérieusement répondre aux ados et appréhender le sujet d'une manière objective?
 
Le cannabis ne mène pas aux drogues dures, c'est une vue de l'esprit qui remonte aux années 30, en Amérique. Nous sommes alors pendant la prohibition, en pleine ségrégation raciale. Le message avait pour but d'ostraciser les populations Noires et Latinos, consommatrices de cannabis, qui devenaient alors un repoussoir: "vous voyez que les minorités sont dépravées, elles se droguent!" Depuis les années 70, on sait que c'est faux, que la passerelle vers les drogues dures est avant tout l'alcool.
 
Pourtant, nous sommes éduqués très jeunes, dans un cadre familial, à sa consommation. Je rappelle qu'il est la première cause d'accidents mortels sur la route et que son pouvoir addictif n'est plus à démontrer. Du côté de la cigarette, nous sommes à 80% de fumeurs dépendants quand le chiffre est de 10 à 12% chez les consommateurs de cannabis, ce qui est résiduel. Et ne parlons pas des dépendances au café, au sucre, au Coca, voire même au sport! Avec un peu de recul sur le cannabis et en écartant les fantasmes, je ne vois rien de mauvais à allumer un joint à la fin d'un repas en famille, ça serait même une démarche idéale, il serait vecteur de plaisir et de convivialité, comme quand on débouche une bonne bouteille. Il faudra à terme réfléchir à des lieux sympas dédiés au cannabis, ce qu'on appelle déjà des "cannabistros".
 
Dans cet esprit, nous avons mis en place des "Weediners". Ce sont des dîners que nous filmons et diffusons sur YouTube, pendant lesquels des personnalités issus de tous les milieux discutent de leur actualité autour d'un repas gastronomique infusé au cannabis sans THC. Personnellement, je pense que la légalisation du cannabis récréatif sera actée pendant le second quinquennat de Macron, il se pourrait même que ce soit l'un de ses thèmes de campagne.
 
   
Quant au cannabis thérapeutique, je suppose qu'on devrait y avoir accès dès l'année prochaine. À droite comme à gauche, le sujet devient de plus en plus consensuel; depuis la légalisation en Californie je rencontre des parlementaires, de tous bords, qui s'ouvrent au sujet au moment où la recherche médicale est en plein essor. On comprend de mieux en mieux ce qui a été appelé "système endocannabinoïde", un réseau de récepteurs et de molécules du corps humain régulant l'homėostasie, le processus de régulation qui permet de conserver le fonctionnement normal de l'organisme. Hors, le phytocannabinoïde, issu de la plante, permettrait de réguler les organismes qui seraient déficitaires en endocannabinoïdes et entrer dans la composition de nombreux traitements.
 
Les autres états ne nous ont pas attendus pour accélérer leurs recherches dans ce domaine, avec Israël en tête. Le Canada devrait légaliser totalement le cannabis dès la fin de l'été et se positionne déjà comme le plus gros exportateur mondial de cannabis médical; avec la mise en place du CETA, il y a un énorme marché vers l'Europe qui se met en place, douze pays l'ont déjà dépénalisé.
 
   
Tout est prêt! Il y a une manne d'emplois et de rentrée d'argent immense que les politiciens ne peuvent plus négliger. À nous d'imaginer un accompagnement spécifiquement français au développement du cannabis médical et récréatif; il va falloir cultiver, vendre, communiquer, distribuer.
 
Pourquoi ne pas l'inclure dans la mise en place d'un plan banlieues audacieux? Il faut casser les trafics, ouvrir les banlieues aux villes-centres avec des consommateurs qui s'y déplaceraient, créer des emplois, organiser des vocations, former, entretenir des exploitations, et pourquoi pas s'inspirer des expériences étrangères comme les "Cannabis Club" belges et espagnols, qui sont des regroupements de cultivateurs mettant en commun leurs moyens et se redistribuant leur récolte.
 
On se rendra bientôt compte que la consommation de cannabis n'a pas la gravité qu'on lui prête encore aujourd'hui et que, face au mouvement général de dépénalisation, nous devons reconsidérer notre regard sur cette plante qui pourrait être à l'aube d'avancées sociales et économiques majeures."
 
Par QUENTIN HOUDAS
Source: huffingtonpost.fr
 
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By mrpolo,
Je souhaite tout d’abord féliciter le Dr François Maltais et le chercheur Mathieu Morissette pour leurs efforts en vue de sensibiliser le public aux effets potentiellement néfastes de la fumée de cannabis sur le fragile système respiratoire. En tant qu’ancien ministre de la Santé de la Colombie-Britannique, j’ai toujours été un fervent défenseur de la santé publique et je souhaite apporter une contribution au débat public.
 
Photo courtoisie - Dr Terry Lake  
Il ne fait aucun doute que l’inhalation de tout produit combustible cause du tort, de l’inflammation et des dommages possibles à la paroi des voies respiratoires chargées d’éliminer les matières étrangères. Toutefois, contrairement au tabac, aucun lien n’a été constaté entre la consommation de cannabis et le cancer du poumon. Le cannabis n’est pas un produit bénin, mais il faut le différencier du tabac sur certains aspects. La contribution du Dr Maltais et de M. Morissette sur ce point est appréciée.
 
Titulaire d’un permis de production de cannabis médical depuis quatre ans, Hydropothecary regarde attentivement les développements dans les marchés où le cannabis a été déjà légalisé. La semaine dernière se tenait le congrès de la BC Pharmacy Association à Victoria. Le Dr Larry Wolk, administrateur en chef de la santé publique au Colorado, un État ayant légalisé le cannabis non thérapeutique en 2014, a présenté des données qui démontrent que la consommation de cannabis n’aurait pas sensiblement augmenté chez les adultes, et pas du tout chez les jeunes depuis 2014.
 
D’autres informations émanant d’États américains où le cannabis a été légalisé montrent une tendance à la diminution de la consommation de cannabis par la combustion. Soucieux de leur santé pulmonaire, les consommateurs choisissent d’autres options comme le vapotage, l’ingestion et l’application topique.
 
Chez Hydropothecary, nous croyons que la tendance à consommer le cannabis sans fumée se manifestera également sur le marché du cannabis non thérapeutique au Québec. Nous souhaitons encourager les utilisateurs potentiels à choisir des formes de cannabis sans fumée. C’est pourquoi Hydropothecary a développé des produits innovants et sans fumée tels Elixir (vaporisateur sublingual d’huile de cannabis) et Decarb (cannabis activé par voie orale), qui ne présentent aucun risque pour la santé respiratoire. Ces produits, qui ont gagné des prix d’innovation, remportent beaucoup de succès auprès de nos patients qui sont de plus en plus nombreux à ne pas vouloir inhaler la fumée de cannabis.
 
Source: journaldequebec.com
 
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By mrpolo,
« Personne dans l’industrie du cannabis ne se préoccupait des femmes et nous voulions régler ce problème. »
 
Melissa Pierce est entrepreneure, militante pour les droits des femmes et cinéaste. Elle est aussi une des trois fondatrices d’Ellementa, une compagnie qui encourage l’utilisation du cannabis à des fins de bien-être lors de rencontres mensuelles entre femmes.
  Les trois visionnaires derrière le projet viennent de milieux différents : « J’ai été élevée par des parents très conservateurs et chrétiens, sur des bases militaires. Avant Ellementa, j’ai fondé un programme communautaire en technologie pour les femmes, à Chicago, raconte Pierce. Aliza Sherman est une juive hispanique américaine. Elle a commencé le site Webgrrl au début des années 90, afin d’enseigner aux femmes comment utiliser Internet dans le monde des affaires. Ashley Kingsley a dirigé Daily Deals for Moms et est une militante pour les femmes et le cannabis depuis des années. » Le 29 mai dernier, Toronto a rejoint les 37 villes américaines dans lesquelles Ellementa tient des évenements, une première au Canada.
 
Prendre soin de soi avec du lubrifiant au pot
La compagnie, qui sert en quelque sorte de pont entre les consommatrices et des marques de cannabis de confiance, a été créée en mai 2017. « Nous connectons ensemble des femmes dans le monde entier et nous leur donnons des informations pertinentes et vérifiées à propos des bienfaits du cannabis pour elles », résume Pierce. Sur leur site web, du soutien moral et des recettes de cannabeurre sont offertes. Lors de leurs réunions, aucun sujet n’est tabou : du pot comme lubrifiant au joint fumé pendant que les enfants sont couchés.
 
  Pour les fondatrices de la compagnie, les femmes sont souvent celles qui s’occupent le plus de parents vieillissants ou d’amis qui vivent une mauvaise passe, mais elles doivent aussi prendre soin d’elles, tout en jonglant avec tout ce qui est écrit dans leur agenda Kate Spade/bullet journal/calendrier du mouvement Scout. « Personne dans l’industrie du cannabis ne se préoccupait des femmes de plus de 35 ans et nous voulions régler ce problème », indique Pierce. En plus d’un manque d’intérêt envers elles, les femmes doivent dépasser un stigma digne du film de propagande antidrogue Reefer Madness, sorti dans les années 30. « Il y a beaucoup de peur, mais on a besoin de comprendre qu’il y a d’autres options que les opiacés pour contrôler la douleur et que les sédatifs très puissants pour se sortir de l’insomnie », assure Pierce.
 
Aller au-delà des préjugés sur la consommation
Pierce a longtemps associé cannabis à lazy stoners et party people irresponsables : « J’avais l’habitude de refuser des joints dans des fêtes et je disais des trucs comme “non merci je suis high on life” ou “je ne veux pas fuir la réalité”. C’est maintenant vraiment drôle pour moi de penser à ça car plusieurs femmes utilisent justement le cannabis pour focusser davantage sur leur vie. Elles ne tentent pas de fuir quoi que ce soit; elles l’utilisent pour être plus présentes. Je continue de refuser des joints pendant des fêtes; mais c’est simplement parce que je ne suis pas une fumeuse sociale. » Pierce considère que les stéréotypes sont décourageants pour quelqu’un qui pourrait réellement bénéficier du cannabis et qui ne réussit pas à voir au-delà des idées préconçues. « Nous travaillons pour s’assurer qu’Ellementa est un espace bienveillant pour toutes, qu’elles veuillent simplement relaxer, qu’elles soient des avocates occupées ou des mères atteintes de fibromyalgie qui veulent être là pour leurs enfants », atteste Pierce.
  Des femmes dans la vingtaine et de plus de 65 ans se retrouvent aux rencontres d’Ellementa, réunissant à la fois des consommatrices de longue date et des personnes pour qui le contact le plus rapproché avec la drogue était l’émission Weeds. Pierce, qui a essayé pour la première fois le cannabis après 40 ans, passant six glorieuses heures au lit, trop high pour faire quoi que ce soit d’autre, est certaine de l’importance d’Ellementa : « C’est mon copain qui m’a introduite au cannabis mais il ne sera pas d’une grande aide pour expliquer en quoi ça peut soulager mes crampes menstruelles. J’ai besoin de ma lady gang d’Ellementa pour ça. »
 
Par Mélodie Nelson
Source: vice.com
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By mrpolo,
À Annœullin, au sud de Lille, des commerçants vendent du cannabis thérapeutique. Ils se sont inspirés d’une boutique de Besançon.
photo: La plante utilisée dans les produits commercialisés a été privée du THC,
la molécule qui en fait une drogue. LP/Olivier Corsan
 
Exit portants et vêtements : depuis vendredi, Eloïse Masselot et Anthony Salgado vendent du cannabis dans leur boutique d’Annœullin (Hauts-de-France), au sud de Lille. Un commerce parfaitement légal puisque les produits à base de marijuana qu’ils proposent, infusions, liquides pour vapoteuse ou huiles, importés de Suisse, n’ont aucun effet psychotrope. La plante a été privée du THC, la molécule qui en fait une drogue.
Il s’agit donc de cannabis thérapeutique, bénéfique contre les douleurs chroniques ou l’anxiété, affirme Eloïse Masselot, propriétaire de ce commerce.
  « Nos produits n’ont aucun effet psychoactif et il n’y a pas d’addiction. En revanche, le CBD, ou cannabidiol, a des effets très bénéfiques sur des pathologies comme l’arthrose. »
 
Un «coup de poker»
A la tête d’un magasin de vêtements, c’est en découvrant à la télévision Best Town, une boutique de cannabis à Besançon, qu’Eloïse et Anthony ont voulu tenter ce « coup de poker ».
« On s’est associés aux propriétaires de cette boutique pour ouvrir un Best Town ici, à Annœullin. On a vraiment accroché au concept et on voulait faire vite, pour être les premiers dans la région… Beaucoup de monde va se lancer, c’est sûr », prédit la jeune femme, qui assure que sa boutique ne désemplit pas.
 
Source: leparisien.fr
 
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By mrpolo,
Non contents jusqu’ici d’infantiliser les consommateurs de drogues, forcément victimes et assurément malades, les nouveaux maîtres de la RDR s’emploient donc à diagnostiquer chacune de nos pratiques comme autant de pathologies.
 
Tout y passe, du buveur de café quotidien au joueur frénétique en passant par l’érotomane, pourvu que puisse s’imposer une vision sanitaire. S’ensuit dès lors tout un vocabulaire suffisamment éloquent pour rendre crédible ce qui jusqu’ici nous apparaissait comme inhérent à la condition humaine. De quoi nous faire culpabiliser de nos moindres excès, de chacune de nos petites faiblesses, même passagères.
L’addictologie est devenue la nouvelle religion censée régir les mœurs en dépit de l’évidente impuissance à y parvenir. Mais qu’importe s’agissant là aussi d’un nouveau créneau médical aux débouchés infinis.
 
Ils sont quelques-uns à avoir senti venir cette tendance, et ça n’est pas un hasard si l’on voit désormais émerger nombre d’associations portant le terme « addiction » dans leur nom. Et leurs membres d’intervenir en toute occasion. Et les médias de ne jamais manquer de les inviter à disserter sur nos pratiques clandestines qu’une partie d’entre eux connait d’autant plus qu’ils l’ont ou l’éprouvent encore.
 
La démarche ne serait pas si déplaisante si elle ne venait en plus polluer le discours antiprohibitionniste qui commence enfin à poindre sur la scène politique. Parce que nos « amis » addictologues souffrent eux aussi. Le dispositif répressif entourant la question des drogues est un véritable problème dans la mesure où la criminalisation des usagers encourage ces derniers à ne pas les consulter. Un manque à gagner que certains compensent par la publication d’innombrables ouvrages superfétatoires.
Tandis que semblent bouger les lignes sur la délicate question de la politique des drogues, ce ne sont pas les arguments de bon sens comme les libertés individuelles et la notion du droit à disposer de son corps et de sa conscience, ni même celle de l’absurdité à vouloir interdire voire éradiquer des plantes, qui prévalent. Ce que l’on entend désormais dans les rédactions des médias qui jusqu’ici ne faisaient que répandre le dogme prohibitionniste, c’est un discours tout aussi moralisateur et anxiogène. Il n’est plus question d’interdire parce que c’est dangereux mais de légaliser… parce que c'est dangereux.
 
Certes pouvons-nous nous féliciter que soit enfin admis le formidable échec de l’interdit. Mais encore faudrait-il que cela serve de leçon et ne nous conduise pas à nier le principal ressort de ce qui constitue l’usage de drogue : la recherche de l’ivresse, la modification de la conscience et des perceptions sensorielles et sensuelles, le plaisir comme la quête de soi, la transcendance aussi.
Réduire toutes ces pratiques, quelques soient les substances, à une conduite problématique ne relève pas seulement de l’affabulation. Cela constitue un véritable risque, une entrave à toute prévention alors même que c’est ce dont se targuent ces éminents « spécialistes ».
 
Nier que la question des drogues relève d’avantage d’une affaire culturelle que sanitaire est une erreur. Ne pas reconnaître par exemple à la filière du chanvre/cannabis, une formidable charge culturelle est tout aussi stupide que de réduire la viticulture au problème de l’alcoolisme.
 
C’est pourtant ce qui se produit actuellement. La France ne pouvant échapper à l’irrépressible vague antiprohibitionniste venue d’outre-Atlantique, elle tente cependant d’en limiter les conséquences en refusant de reconnaitre ce qui partout saute aux yeux. Non seulement la prohibition et toute les stupidités jusqu’ici répandues par ses adeptes n’ont pas empêché la diffusion des drogues, mais pour ne prendre que l’exemple du cannabis, celui-ci se trouve être l’objet d’une expression culturelle et économique foisonnante sans comparaison.
C’est pour cela que nous considérons au CIRC que la guerre à la drogue – une guerre aux drogués en réalité – a été perdue par ses partisans comme par leur ennemi – le « crime organisé » – et que ce sont bien les drogués eux-mêmes qui en sortent vainqueurs même si comme dans toute guerre, nous avons subit de nombreuses pertes. Il y en aura encore tant qu’une armistice internationale ne sera pas signée…
 
La violence de la répression et les formidables moyens coercitifs déployés à notre intention ne nous auront jamais empêché de développer toute une panoplie de techniques de culture, de variétés de chanvre aux parfums et effets aussi divers qu’il existe de terroirs, d’outils et de produits dérivés improbables.
Au discours contre-productif des addictologues, les cannabinophiles se doivent d’opposer leur expertise, la seule qui soit. Sans quoi risquerons-nous d’assister à l’avènement d’une légalisation insipide.
 
Il ne s’agit pas d’encourager qui que ce soit à user de cannabis, il n'en a pas besoin. Ce qui nous importe c’est que puisse s’exprimer la « cannasphère » au même titre que la « vinosphère » car s’il est une comparaison tout à fait appréciable, c’est celle du monde de l’œnologie et de la cannabinologie à la différence que cette dernière sait aussi apprécier et distinguer les diverses ivresses provoquées par autant de variétés de chanvre.
 
Cette réappropriation par les cannabinophiles de leurs pratiques est la condition sine qua non d’une régulation pragmatique et efficiente dans tous les domaines y compris celui de la santé publique si souvent évoqué pour mieux nous ostraciser.
 
Exiger d’être écoutés plutôt qu’entendus, consultés en ce qui fait de nous les véritables experts pour limiter les inévitables écueils qui se manifesteront lors de la mise en place d’une régulation et que nos adversaires ne manqueront pas d’essayer de monter en épingle.
 
Aux addictologues nous disons « occupez-vous des quelques usagers problématiques, mais par pitié ne venez pas la ramener sur un sujet qui vous dépasse ». Pour les plus passionnés, le cannabis a fait de nous ce que nous sommes à présent. Des êtres conscients, parfaitement capables d’entreprendre dans ce qui sera sans aucun doute l’une des locomotives de l’activité agricole et culturelle des prochaines années.
 
Nous sommes pour certains déjà prêts, à guetter se qui tarde à arriver en France, mais qui pourtant se produira immanquablement. Comme nous le répétons, ça n’est qu’une question de temps… et de courage politique.
 
Par  KShoo
 
Source: blogs.mediapart.fr
 
On en parle sur le forum
 
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By mrpolo,
Il y a quelques semaines, Sam Houston, un amateur de cannabis californien, regardait certaines de ses chaînes préférées sur YouTube lorsqu'il a remarqué une tendance. Un par un, des comptes tels que ceux des utilisateurs "Vader OG" et de l'horticulteur Jorge Cervantes étaient fermés. Tous ont reçu le même message de mauvais augure : Le contenu de la chaîne avait été signalé pour examen et il a été constaté qu'il violait les directives de YouTube.
 
Au cours du dernier mois, la plateforme vidéo mondiale a fermé une large gamme de chaînes de cannabis, souvent avec peu ou pas d'avertissement.
 
Houston, qui travaille comme gestionnaire communautaire à San Francisco, était perplexe. Ces chaînes existent depuis longtemps. Certains montraient ou discutaient des techniques de culture du cannabis ou partageaient les essais et les tribulations de la culture de la plante. La plupart n'étaient que des vidéos d'information, pas sexuellement explicites ou dangereuses de quelque façon que ce soit.
Houston n'était pas seul. Sa frustration a été ressentie par l'ensemble de la communauté des créateurs de contenu YouTube sur le cannabis. Au cours du dernier mois, la plateforme vidéo mondiale a fermé une large gamme de chaînes de cannabis, souvent avec peu ou pas d'avertissement. Il y a deux ans, Facebook a fermé de nombreux comptes liés au cannabis, mais YouTube a toujours été beaucoup plus amical et plus tolérant à l'égard des sujets sur le cannabis.
Le mouvement, qui n'a pas été annoncé publiquement sur YouTube, a déconcerté le monde du cannabis. Il s'agit d'une brusque volte-face à un moment où le cannabis est de plus en plus largement accepté par la société. L'usine demeure illégale au niveau fédéral, mais seule une poignée d'États l'interdit sous toutes ses formes.
 

Au revoir, des années de travail acharné et des milliers d'abonnés.
 
Indicateurs d'avertissement de YouTube
Dylan Osborn est le fondateur de Greenbox Grown. Il s'agit d'un site et d'un canal visant à enseigner aux gens comment cultiver leur propre médecine "sans dépenser trop d'argent ou sans trop de temps ou d'efforts", a-t-il dit à Leafly. YouTube a signalé la chaîne il y a quelques semaines.
Cette chaîne comptait 13 000 abonnés et plus de 200 vidéos. Bon nombre d'entre eux étaient des vidéos d'instruction sur la façon de procéder, ainsi que des revues de la tension. Il y a plusieurs mois, Osborn a commencé à être repéré, la "sixième fois en quatre mois", estime-t-il. Mais il serait toujours réintégré avec un e-mail rapide.
Mais cette fois, ce n'était pas seulement sa chaîne. "On pouvait dire que c'était différent," dit-il. "Beaucoup d'autres chaînes ont été supprimées, des chaînes qui existaient depuis des années."
 
Pourquoi le cannabis ? Pourquoi maintenant ?
M. Osborn a exprimé sa frustration face à l'incapacité de comprendre exactement comment il violait soudainement les règles de la chaîne. "Il y a des tonnes d'autres vidéos qui violent les directives sur le contenu et qui ne sont pas liées au cannabis, a-t-il dit. "Vous pouvez regarder des vidéos sur la fabrication de bombes à partir d'objets ménagers sur YouTube toute la journée."
Depuis, Osborn est passé à l'auto-hébergement de ses vidéos et à des frais d'abonnement mensuel de 14,99 $.
 
D'abord les armes à feu, maintenant le cannabis
L'interdiction de certains contenus de cannabis fait écho à la fermeture récente des chaînes diffusant des vidéos d'armes à feu. Beaucoup de ceux qui avaient du contenu d'armes à feu se sont tournés vers l'auto-hébergement ou ont déplacé leurs vidéos à Pornhub (qui a ensuite mis en œuvre sa propre interdiction). Certains créateurs de contenu sur le cannabis déplacent maintenant leur matériel vers Instagram et d'autres sites de réseautage social.
 
En avril, YouTube a été cité par le New York magazine comme ayant changé ses politiques. Un représentant de YouTube a dit dans une déclaration : "Bien que nous ayons depuis longtemps interdit la vente d'armes à feu, nous avons récemment avisé les créateurs des mises à jour que nous ferons au sujet du contenu faisant la promotion de la vente ou de la fabrication d'armes à feu et de leurs accessoires.
Aujourd'hui, il semble que YouTube adopte une approche similaire au cannabis - avec une interprétation libérale de ce qui pourrait constituer la "promotion" du cannabis.
 
C'est peut-être l'argent de la pub.
Clark et Alice sont des blogueurs vidéo d'Hollywood, Californie. Ils postent sur YouTube sous le nom de "That High Couple". Eux aussi ont été brusquement effacés, perdant plus de 28 000 abonnés.

"Nous avons déterminé qu'il viole nos directives." Ce couple a été condamné à mort sur YouTube pour son contenu et n'a trouvé aucun moyen de faire appel de la décision.
 
"La raison pour laquelle YouTube a suspendu notre chaîne était que nous avons " enfreint les directives de la communauté ", ont-ils dit à Leafly dans un courriel. "Il n'y avait pas de raison spécifique, seulement une liste générique que cela pouvait être parce que nous faisions la promotion de la violence, de l'usage de drogues illégales, de la création de contenu de spam, etc.
Ils supposent que la raison de la fermeture est l'argent de la publicité. "YouTube ne peut pas faire de revenus publicitaires à partir du contenu du cannabis", écrivent-ils. "L'an dernier, YouTube a connu ce que la plupart des gens appellent " l'Adpocalypse ", où de nombreux annonceurs voyaient leurs publicités passer avant le contenu inapproprié et préjudiciable à leur marque. Une fois que l'argent a commencé à partir, YouTube a mis à jour son algorithme pour éviter que le contenu inadapté' ne soit diffusé en fonction de leur contenu et tout le système s'est effondré depuis lors.
 
Mais Alex Jones est d'accord ?
YouTube a fait l'objet d'un examen minutieux pour avoir autorisé un contenu douteusement approprié pour les enfants. Plus récemment, la plate-forme a essuyé des tirs pour avoir permis la diffusion de vidéos par le théoricien de la conspiration Alex Jones attaquant les survivants de Sandy Hook et prétendant que le tournage de masse d'écoliers "n'a pas eu lieu". Entre-temps, YouTube a supprimé un reportage vidéo de Media Matters montrant comment Jones propageait les mensonges. YouTube a également été sévèrement critiqué pour sa gestion de la controverse de Logan Paul, dans laquelle la star de YouTube montrait le corps d'une personne qui s'était pendu dans une forêt japonaise.
"Les annonceurs ont de nouveau fait pression sur YouTube pour qu'il surveille leur contenu, et de nombreux canaux au contenu " douteux " ont ainsi été interrompus ", ont écrit Alice et Clark dans leur courriel.
 
Plus de signal d'avertissement
Un autre créateur de chaîne, Kord Tagley, a également vu sa chaîne fermée le mois dernier. La chaîne de Tagley, GreenGenes Garden, offrait surtout du matériel d'information, comme des émissions sur l'éclairage des cultures et d'autres technologies. La chaîne a commencé il y a six ans en tant qu'outil de marketing pour l'entreprise de Tagley, Pacific Light Concepts, qui vend des lumières LED.
 
Kord Tagley a estimé qu'il a fait tout ce dont il avait besoin pour se conformer aux directives de l'État de Californie en matière de publicité. Mais cela n'a pas empêché YouTube de mettre fin à sa chaîne.
 
La dénonciation soudaine du contenu de cannabis sur YouTube est déroutante pour Tagley. Il estimait avoir fait tout ce qu'il fallait pour se conformer aux lignes directrices de l'État de Californie en matière de publicité, notamment en incluant des mises en garde appropriées à l'âge (21 ans et plus) avant le début de ses vidéos. Il est devenu membre du programme de partenariat Google Adsense après avoir franchi le cap des 10 000 abonnés il y a quelques années (il en avait 43 000 quand il a été fermé) et avait accumulé environ 7 millions de visionnages vidéo au total.
 
Tagley tirait un tout petit profit de ses vidéos YouTube, a-t-il dit, mais ce n'est pas ce qui le dérange. En plus de la perte de téléspectateurs - une fois que YouTube fait d'un canal un partenaire, la plateforme booste ses vues - YouTube a contourné son protocole d'avertissement habituel de trois fausses alertes avant de supprimer son compte.
Après la première grève, "vous ne pouvez plus vivre en rêve pendant les 90 jours à venir", a-t-il dit. "Deux grèves, vous ne pouvez plus télécharger de contenu, et trois grèves, ils supprimeront votre compte."
Il a reçu quelques retraits pour des vidéos datant de cinq ans, a interjeté appel et a gagné - et les retraits ont été annulés. Après avoir reçu des courriels du gouvernement russe "disant qu'ils allaient interdire certaines de mes vidéos dans leur pays et que Google pourrait devoir agir en conséquence", il a dit : "J'ai reçu des courriels de Google ou de YouTube disant qu'il y avait eu une ou plusieurs plaintes légales et qu'ils devaient agir et supprimer mon compte". Il s'était retiré.
Comme alternative, il diffuse maintenant ses vidéos quotidiennes sur TheWeedTube.com, un site vidéo communautaire axé sur le cannabis.
 
Passage à Instagram ou Pornhub
Plusieurs autres créateurs de chaînes sont réapparus sur Instagram. Là, ils ont dirigé les adeptes vers d'autres sites, y compris la plateforme de jeu Twitch, qui s'est récemment ouverte pour permettre le contenu de cannabis pour la diffusion en direct. Les utilisateurs créent également de nouveaux comptes YouTube pour atteindre leurs anciens abonnés. Après qu'une vidéo a été signalée, YouTuber "Vader OG" en a fait une deuxième qui a également été signalée. "YouTube est allé de l'avant et m'a donné deux avertissements", dit-il dans une vidéo sur une deuxième chaîne, qu'il a surnommée son "canot de sauvetage".
"Le premier avertissement était deux vidéos. C'était juste un peu bizarre, mais je n'arrêtais pas de télécharger, bien sûr, et bam, j'ai eu un deuxième avertissement ", poursuit-il. "Je ne peux plus envoyer pendant au moins deux semaines, ce qui gêne la série quotidienne."
 
D'autres ont suivi l'approche de certains créateurs de canaux d'armes à feu, se tournant vers un site avec une tolérance élevée pour le contenu adulte : Pornhub.
Osborn a été en contact avec d'autres créateurs de chaînes YouTube au sujet des prochaines étapes. "Nous essayons tous de trouver une solution ensemble, a-t-il dit.
 
Personne ne peut joindre YouTube
Les motifs de YouTube ne sont pas non plus clairs pour les créateurs de la chaîne. La communication est difficile, voire impossible. "YouTube ne vous donne que 500 caractères, y compris les espaces, pour faire appel à n'importe laquelle de leurs grèves ", dit Tagley. "Il semble que les bots examinent les appels, parce qu'ils sont renvoyés en quelques minutes."
Les messages laissés aux contacts médias de YouTube n'ont pas été immédiatement retournés.
Osborne et les autres créateurs de vidéos sont frustrés par le manque de communication. "Il est malheureux qu'ils ne travaillent pas avec nous sur cette question ", a déclaré M. Osborn. "Ils ferment la porte et c'est tout."
 
Par Tricia Romano
Source: leafly.com
 
 
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By mrpolo,
Eric Correia, élu PS du département rural, a demandé au gouvernement l’autorisation de cultiver et d’exploiter du cannabis à usage thérapeutique. Son argument : la filière pourrait redynamiser la région.
 
Imaginez un peu : des hectares de chanvre sous bonne garde d’agents de sécurité, un laboratoire public d’analyse pour contrôler le niveau de THC (la molécule psychoactive du cannabis classée stupéfiante), des start-uppers du chanvre et des docteurs ès marketing gambadant à travers la Creuse et semant sur leur passage les emplois qui manquent tant à un territoire souvent cité en exemple de la déprise rurale… Tel est le projet formé par Eric Correia, élu du Parti socialiste qui milite pour la réhabilitation d’une autre molécule clé du chanvre et peu connue du grand public : le cannabidiol (CBD).
 
«Obscurantisme»
 
Président de la communauté d’agglomération du Grand Guéret et conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine, Eric Correia s’appuie sur un cadeau fait par le président Macron en octobre : le Plan particulier pour la Creuse (PPC), destiné à faire émerger des solutions innovantes de relance en territoire rural. Son idée : demander un statut dérogatoire pour expérimenter une filière dédiée au cannabis thérapeutique. Chiffres à l’appui, Correia annonce une manne à faire pâlir n’importe quel gestionnaire de collectivité et, partant, jette un pavé dans la mare d’un tabou français embourbé dans le vaste mouvement de dépénalisation européen qui voit une filière émerger. «A-t-on vraiment les moyens de s’en priver ?» interpelle l’élu.
 
La filière est en plein boom depuis la légalisation, aux Etats-Unis et dans plusieurs pays d’Europe, des composés soignants du cannabis, classé au rang de stupéfiant en France. Or «cette plante a accompagné l’humanité depuis des siècles, plaide l’entrepreneur Florent Buffière. Ses effets thérapeutiques ont été décrits très tôt dans les médecines chinoises et indiennes.» Le trentenaire soigne lui-même ses migraines au CBD, et milite à Norml. Antenne française du lobby citoyen américain du même nom, l’association dénonce les mésusages engendrés par la prohibition et œuvre pour une réforme de la loi française «en vue d’une régulation responsable des filières cannabicoles». Un discours qui ne passe pas dans la doxa médicale occidentale, victime selon Florent Buffière d’un certain «obscurantisme» puisque «la loi interdit de fait toute recherche, discussion ou production scientifique en France sur le sujet». Infirmier anesthésiste, formé à la gestion des douleurs chroniques, Eric Correia insiste : «Il faut faire de la pédagogie, aider les décideurs à se départir de l’idée que le consommateur de cannabis est un jeune gauchiste en déprise sociale, coiffé de dreadlocks. La vérité, c’est que j’ai des tonnes de patients et d’amis qui gardent leurs douleurs sous contrôle à l’aide du cannabis. Sclérose, douleurs du membre fantôme, cancers avancés et toutes les pathologies dites "algiques"» sont concernées.
 
En Amérique, le cannabis est désormais délivré aux migraineux et aux épileptiques. En Israël, on l’utilise pour certaines formes de Parkinson, et en Espagne, des chercheurs ont mis en évidence le «système endocannabinoïde» (qui a prouvé une hypothèse israélienne selon laquelle l’être humain est porteur de récepteurs aux CBD puisqu’il fabrique les siens propres) et des effets antitumoraux de certaines molécules du chanvre sur des souris. Eric Correia : «Même la reine Victoria prenait du cannabis pour soigner ses céphalées et ses règles douloureuses.» Et de poursuivre : «Je ne comprends pas que des patients souffrent et qu’on dispose d’une molécule documentée par la littérature médicale internationale, mais qu’on les empêche d’accéder à un soulagement ou même qu’on les poursuive pour s’en être procuré.» Sachant que, partout en Europe, des filières légales s’organisent sous contrôle des Etats. Correia : «En France, on est assez con…servateurs pour louper le train.»
 
«Plante magique»
 
Face au blocage rencontré auprès des huiles locales, sa fiche pourtant bien argumentée ayant été «perdue» par le préfet chargé d’arbitrer et de faire remonter les propositions pour la Creuse auprès des ministères, le président de l’agglomération du Grand Guéret a décidé de porter le fer dans la plaie financière. «1,6 milliard d’euros de recettes fiscales et une baisse de 500 millions annuels de la dépense publique [que coûte la lutte contre la drogue, ndlr], ce sont les chiffres avancés par [le think tank] Terra Nova dans l’hypothèse d’une légalisation sous monopole public en France. 18 000, c’est le nombre d’emplois créés en trois ans au Colorado. 10 % de tout ça me suffirait amplement pour la Creuse !»
 
«Le thérapeutique peut être une porte d’entrée», observe Vincent Turpinat. Par chance, l’attaché parlementaire et suppléant du député LREM de la Creuse Jean-Baptiste Moreau, réputé avoir l’oreille du Président, est addictologue : «En tant que professionnel, je suis convaincu du potentiel santé de la molécule, en tant que politique, je suis convaincu du potentiel économique pour le territoire. Mais je suis convaincu aussi du fait qu’il y a des blocages politiques sur ce sujet en France. Il faudra du temps, de la pédagogie et ne pas mélanger les sujets entre santé et récréatif. Surtout, il faudrait que le dossier soit incarné localement.»
 
«Présents», semblent clamer depuis leurs fermes Jouany Chatoux, Mathieu Couturier et Marien Sablery. Tous trois agriculteurs creusois, ils se sont positionnés comme relais possibles d’expérimentation. Marien Sablery est déjà chanvrier. Depuis trois ans, avec son frère, il cultive une soixantaine d’hectares à destination de filières autorisées : bâtiment, alimentation animale et humaine. Il s’intéresse depuis un an aux débouchés santé de cette «plante magique où tout est valorisable économiquement».
 
«Débouché»
 
«Le cochon vert», comme on l’appelle, retient également l’attention de Jouany Chatoux. «Pour moi, la légalisation n’est pas un sujet, elle se produira. C’est à mon sens un débouché à ne pas négliger pour l’agriculture française qui souffre tant. Avec mes voisins, même si on n’est pas du même bord politique, on soutient l’initiative de M. Correia parce qu’il propose qu’on se positionne rapidement avant de se faire damer le pion par des gros industriels européens qui, eux, n’apportent aucune richesse structurante dans nos territoires.» Galvanisé par les encouragements, Eric Correia promet : «Je ne lâcherai rien.» Le 22 mai, avec l’appui de Norml, il organisera à Guéret une réunion publique sur le sujet. «Nous y serons, assure Vincent Turpinat. Tout comme nous accueillerons M. Correia à la table des discussions sur le Plan particulier pour la Creuse.»
 
Par Julie Carnis Envoyée spéciale à Guéret (Creuse) Photos Thierry Laporte
Source: liberation.fr
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By mrpolo,
Le cannabidiol, molécule dérivée du cannabis commercialisée sous forme de liquide pour cigarette électronique, est désormais disponible en fleurs séchées ou en résine à fumer…
  Un joint de cannabis — Photofusion/REX/REX/SIPA
Le cannabidiol, ou CBD, est une substance extraite du chanvre, mais qui n’a pas les effets psychoactifs du THC. Autorisé à la commercialisation en France sous forme de liquide pour cigarette électronique, le CBD est désormais disponible sous forme d’herbe et de résine, principalement en provenance de Suisse. Ce produit est-il légal ? Peut-il se substituer au cannabis classique pour les plus gros consommateurs ? C’est à voir.  
CBD. Un acronyme qui fait friser l’œil de quelques avertis. Le cannabidiol, de son nom complet, est un cannabis version light et légal. Pourquoi ? Il est dépourvu de sa substance psychoactive, le THC (tétrahydrocannabinol), qui fait planer et dilate les pupilles des yeux rougis de ses utilisateurs.
Arrivé discrètement il y a quelques mois sur le marché français sous forme de liquide à vapoter avec une cigarette électronique, le CBD a vite trouvé son public en France. Et une nouvelle forme de ce produit dérivé du chanvre vient de faire son apparition. A l’instar du cannabis classique, il existe désormais du CBD sous forme d’herbe ou de résine, principalement en provenance de Suisse, à fumer en joint. Quelques boutiques dans l’hexagone commencent à proposer ces produits, comme à Besançon, rapporte L'Est républicain. Est-ce légal ? Quels sont les effets du CBD ? Constitue-t-il un produit de substitution pour les gros consommateurs de cannabis ?
 
Quelle différence y a-t-il entre le CBD et le THC ?
Sous forme de fleurs séchées ou de résine, THC et CBD ont tous deux la forme, le goût et l’odeur du cannabis. Cette plante compte près de 500 cannabinoïdes différents. Mais tous n’ont pas le même effet ni la même intensité. Le plus fort, c’est le THC, « une substance chimique psychoactive qui entraîne un état modifié de conscience », explique le Dr Alain Morel, psychiatre addictologue et directeur général de l’association de prévention et de soin en addictologie OPPELIA. Fumé ou ingéré, le THC entraîne euphorie, sensation de bien-être, réduction du stress et relaxation. Bref, on plane. En deuxième effet kiss (pas) cool, il peut aussi provoquer paranoïa et crise d’anxiété : le fameux bad trip.
 
Avec le CBD, pas de défonce comme avec le cannabis « normal ». Les yeux ne sont pas explosés, on n’est pas stone et il n’y a pas de risque de bad trip. Et selon ses adeptes (et ses vendeurs), le CBD aurait des vertus thérapeutiques : il réduirait l’inflammation, le stress ainsi que les nausées. Grosso modo : il aurait les avantages du cannabis sans ses inconvénients. Mais si plusieurs études scientifiques viennent d’être lancées sur les effets du CBD, « rien ne permet à ce jour de valider les effets thérapeutiques vanter par certains », indique le Dr Alain Morel, psychiatre addictologue et directeur général de l’association de prévention et de soin en addictologie OPPELIA. Mais il y a un engouement certain. « Depuis quelque mois, plusieurs patients m’ont parlé du CBD, m’ont indiqué en prendre ou m’ont interrogé sur ses effets », poursuit le psychiatre spécialiste des addictions.
 
Le CBD est-il une alternative au cannabis classique ?
Pour les gros consommateurs de cannabis, le CBD est parfois envisagé comme une alternative aux produits contenants du THC. Pas sûr pourtant que cette alternative tienne toutes ses promesses. « Le CBD ayant des effets bien moindres que le THC, pour les gros fumeurs, il faudrait de très hautes doses de cannabidiol pour se rapprocher de l’effet relaxant du THC, expose le Dr Morel.
 
Si certains consommateurs de CBD indiquent que ce produit détend et diminue le stress, il n’est pas sûr qu’il puisse répondre aux attentes de ceux qui consomment du cannabis pour réduire leur anxiété ou parvenir à s’endormir et qu’il ne s’agisse pas que d’un simple effet placebo. Sur ce point, il faut attendre des résultats complémentaires ».
 
Selon les témoignages rapportés sur le CBD, « ce produit semble plutôt satisfaire les fumeurs occasionnels, qui ne constituent pas le public ayant le plus besoin d’un produit de substitution au cannabis classique, poursuit le psychiatre. Mais peut-être que des études ultérieures permettront d’en faire un traitement de substitution pour les gros consommateurs ».
 
La commercialisation et la consommation du CBD sont-elles légales en France ?
 
Le CBD est un produit dérivé du cannabis « dépourvu d’effet psychotrope, il n’entraîne a priori pas d’addiction. A ce titre, il ne peut être considéré comme une drogue, sa commercialisation est donc tout à fait légale », répond le Dr Morel. Et sur le plan de la santé publique, le CBD semble plus vertueux que son grand frère, le THC. « Le CBD n’est pas un produit qui doit inquiéter, sa toxicité est extrêmement faible, estime-t-il. Mais c’est un produit à suivre, sur lequel nous manquons aujourd’hui de recul et d’informations ».
 
En novembre dernier, le ministère de la Santé déclarait que le CBD apparaissait « comme légal », autorisant ainsi sa commercialisation en France, qui est toutefois très stricte : « Le taux de THC contenu dans les produits à base de CBD doit être inférieur à 0,2 % », rappelle le spécialiste des addictions. Mais pour fumer le CBD en joint, le cadre n’est plus le même. Les textes français limitent l’utilisation industrielle ou commerciale de certaines variétés de chanvre aux fibres et aux graines. L’utilisation du CBD à fumer n’est donc pas réglementée. Par ailleurs, si nombre de vendeurs aiment vanter les vertus thérapeutiques du cannabidiol, il leur est interdit de vendre le CBD comme un médicament. En janvier dernier, le tribunal correctionnel de Marseille condamnait les deux inventeurs de Kanavape, la première cigarette électronique permettant de consommer du cannabidiol, à une peine de prison avec sursis, pour avoir présenté leur produit comme un médicament.
Anissa Boumediene
Source: 20minutes.fr
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