Ce que nous avons retenu...

Décés du Dr Lester Grinspoon
By Indi-Punky,

Grinspoon est né le 24 juin 1928 à Newton, Massachusetts. Il est diplômé de l'Université Tufts et de la Harvard Medical School. Marié et père de quatre enfants, dont l'astrobiologiste David Grinspoon et le médecin et auteur Peter Grinspoon. Son fils aîné est décédé d'un cancer à l'âge de 15 ans. En 2011, il a révélé qu'il avait un cancer lors du documentaire Clearing the Smoke: The Science of Cannabis.  Lester Grinspoon est décédé le 25 juin 2020, un jour après son 92e anniversaire.
 

 
Grinspoon s'est intéressé au cannabis dans les années 1960 lorsque son utilisation aux États-Unis a augmenté de façon spectaculaire. Il "ne doutait pas qu'il s'agissait d'une drogue très nocive qui était malheureusement utilisée par de plus en plus de jeunes qui n'écoutaient pas ou ne pouvaient pas croire ou comprendre les avertissements concernant ses dangers." Lorsque Grinspoon a commencé à étudier la marijuana en 1967, son intention était de «définir scientifiquement la nature et le degré de ces dangers», mais en examinant la littérature existante sur le sujet, Grinspoon est parvenu à la conclusion que lui et le grand public avaient été mal informés et induits en erreur. "Il y avait peu de preuves empiriques pour étayer mes croyances sur les dangers de la marijuana", et il était convaincu que le cannabis était beaucoup moins nocif qu'il ne l'avait cru. Le titre de Marihuana Reconsidered "reflétait ce changement de point de vue". Il a témoigné devant le Congrès en tant que témoin expert dans diverses procédures judiciaires, y compris les audiences d'expulsion de John Lennon.
 
En 1990, Grinspoon a remporté le prix Alfred R. Lindesmith pour ses réalisations dans le domaine des bourses de la Drug Policy Foundation. Le prix est maintenant décerné par la Drug Policy Alliance, qui a été formée en l'an 2000 par la fusion de la Drug Policy Foundation et du Lindesmith Center. Grinspoon a approuvé l'Initiative de Washington 1068 (2010) en mai 2010.
 
En fin de compte, le Dr Lester Grinspoon a ouvert la voie pour que nos politiques sur la marijuana soient fondées sur des données scientifiques légitimes. Il nous a permis d'avoir un débat de politique publique éclairé menant à la liste croissante des États légalisant l'usage responsable de la marijuana.
 
Qu'il repose en paix.
 
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By Indi-Punky,
Julian Stobbs, la moitié du "couple Dagga" qui a mené une bataille de cinq ans devant les tribunaux pour la légalisation du cannabis, a été tué dans un vol près de Lanseria à Johannesburg.
 
Stobbs et Myrtle Clarke exploitaient un club privé et une salle de musique sur la propriété. Le vol à main armée a eu lieu aux premières heures de vendredi matin.
 
"Les attaquants sont entrés dans la chambre du couple et ont tué par balles Jules Stobbs. Il a été blessé mortellement. Myrtle était indemne et les attaquants sont partis avec deux téléphones portables et deux ordinateurs portables", a déclaré l'organisation à but non lucratif Fields of Green For All, où ils occupaient des postes de responsables.
 
"La communauté du cannabis pleure le décès de notre héros. La famille demande au public de respecter sa vie privée et de laisser de la place à Myrtle et à la famille pendant cette période difficile. Merci pour l'effusion d'amour que nous avons déjà reçue", indique le communiqué.
 
Le directeur de la sécurité communautaire à AfriForum, Ian Cameron, a confirmé que Stobbs avait été abattu lors d'un vol dans leur petite exploitation à Sunrella.
 
«Ils ont tout volé dans la maison, sont revenus et sont entrés dans la chambre à coucher et ont abattu le mari.»
Cameron a déclaré qu'ils avaient également volé les téléphones portables du couple.
 
Le porte-parole de la police, le capitaine Kay Makhubele, n'a pas pu immédiatement commenter la question.
 
Les hommages et les condoléances sont partagés sur les réseaux sociaux par leurs amis.
 
Rastafarian Gareth Prince, qui a mené la lutte pour la légalisation de la marijuana en Afrique du Sud pendant 21 ans, a déclaré à TimesLIVE qu'il avait été très choqué par la mort de Stobbs.
 
«C'était un guerrier intrépide, quelqu'un qui n'avait pas peur d'exprimer ses pensées et de défendre ce en quoi il croyait. C'était un grand guerrier pour la liberté du dagga. Sa mémoire durera aussi longtemps que nous nous souviendrons du cannabis. "
 
Prince a déclaré qu'ils n'étaient pas en mesure de joindre vendredi son partenaire de toujours, Myrtle Clarke.
"C'est une grande perte et on peut comprendre qu'elle est très désemparée, alors nous allons lui permettre de pleurer et d'attendre qu'elle fasse une déclaration."
 
Stobbs et Clarke ont été arrêtés en 2010 à leur domicile pour possession et trafic de drogue.
"Nous étions tellement indignés par notre traitement aux mains de la police que nous avons poursuivi sept départements gouvernementaux pour avoir promulgué des lois illégales", avait-elle déclaré précédemment.
 
Depuis la Haute Cour de Pretoria en 2013, leur bataille juridique s'est poursuivie jusqu'à la décision de la Cour constitutionnelle en septembre 2018 qui a décriminalisé l'utilisation, la culture et la possession de dagga en privé et pour la consommation personnelle. Le tribunal, qui a précisé le montant autorisé pour un usage personnel, a donné au Parlement deux ans pour mettre à jour la législation afin de refléter son verdict.
 
Le couple a ensuite rejoint d'autres militants sociaux du mouvement Fields of Green For All, pour faire face aux obstacles à la réglementation légale du cannabis en Afrique du Sud, y compris ceux arrêtés pour son utilisation, sa culture et son commerce.
 
 
 
Source: https://www.timeslive.co.za/news/south-africa/2020-07-03-dagga-activist-julian-stobbs-fatally-shot-in-armed-robbery/?fbclid=IwAR3p-ALw_ptVg6Fx_chmOL_da-j7Axqls1JYy1VcLx1AvsrsBBnrvtgG1UM
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By mrpolo,
Aux États-Unis, le secteur de la marijuana a connu une forte reprise le mois passé. Y prédominent des exploitants présents dans plusieurs États américains (les «EPPE»), c’est-à-dire des entreprises intégrées verticalement qui cultivent la marijuana, possèdent des dispensaires et assurent la vente au détail dans plusieurs États américains.

 
Si l’on en juge par le FNB Horizons Indice marijuana États-Unis («HMUS»), le seul ETF sur indice au monde exclusivement ciblé sur l’industrie américaine de la marijuana, le secteur a progressé de plus de 40% pour la période de 30 jours jusqu’au 22 mai 2020. En revanche, le FNB Horizons Indice marijuana sciences de la vie («HMMJ»), plus prisé des investisseurs, a stagné sur la même période. Pourquoi une telle disparité? Pour commencer, malgré l’absence de légalisation au niveau fédéral américain, Arcview Market Research et BDS Analytics prévoient que les États-Unis deviendront le plus gros marché du cannabis au monde d’ici 2024.
 
Toujours selon ces deux sociétés, les ventes de cannabis sur le marché américain ont atteint près de 12,2 milliards de dollars US en 2019, soit environ dix fois plus que celles réalisées au Canada. À ce chiffre devraient s’ajouter cette année des rentrées annuelles de l’ordre de 700 millions de dollars, générées par les derniers grands arrivants sur le marché du cannabis récréatif, comme l’Illinois et le Michigan. Ces États se joignent aux autres grands marchés tels que la Californie, le Colorado, le Nevada et le Washington, qui forment les principaux pôles de ventes de cannabis récréatif.
 
Selon Arcview Market Research et BDS Analytics, les plus grands EPPE cotés en bourse voient tous leurs chiffres d’affaires augmenter de plus de 10 % par trimestre.
Malgré cette croissance exponentielle, ces actions continuent de s’échanger avec une décote en termes relatifs par rapport aux nombreux producteurs autorisés (les «PA»), ou aux sociétés canadiennes ou d’autres pays où la production de cannabis est légale sur le plan fédéral. Cette situation s’explique tout simplement par le fait que le statut juridique de ces entreprises reste contesté du fait de l’absence de légalisation au niveau fédéral et que l’accès au financement à grande échelle, tant par l’emprunt que par les capitaux propres, est difficile dans ce contexte.
Dans certains cas, ces contraintes limitent le potentiel d’expansion de ces sociétés, qui finissent par stagner.
 
Toutefois, la crise du COVID-19 met peut-être en évidence que le secteur américain du cannabis n’a pas besoin d’une légalisation au niveau fédéral pour prospérer. De fait, bon nombre des principaux titres constituant le HMUS ont affiché une croissance de leur chiffre d’affaires, ce qui semble attirer les investisseurs.
 
Le graphique ci-dessous, tiré du Marijuana Business Daily, indique que dans les États américains dont les ventes de cannabis ne dépendent pas du tourisme, les ventes ont continué de grimper pendant que les restrictions liées au COVID-19 avaient cours. À noter que les destinations touristiques telles que le Nevada (Las Vegas) et le Colorado constituent un indicateur très étudié par les fournisseurs de données sur les ventes de cannabis. Toutefois, il serait prématuré d’affirmer que le commerce du cannabis est «imperméable à la récession». L’augmentation des ventes dans ce secteur dans un contexte où la plupart des ventes au détail ont fléchi a beaucoup surpris.
 
 
Ventes de cannabis destiné aux adultes par mois et par marché en 2020
Source : Marijuana Business Daily, 5 mai 2020.  
En avril, les valorisations des EPPE américains se sont envolées, et les plus grands d’entre eux, tels que Curaleaf, Cresco, Harvest Health et Trulieve, ont été nombreux à générer des rendements de plus de 10%. Quand l’on observe le chiffre d’affaires annuel d’une société comme Curaleaf au Massachusetts, par exemple, on constate qu’il a presque triplé en un an, passant de 77,1 millions de dollars US en mars 2019 à 221 millions de dollars US pour la même période. Ces chiffres dépassent ceux de plusieurs PA canadiens de plus grande taille.
À titre de comparaison, le chiffre d’affaires annuel du Canadien Canopy Growth (Ontario), s’élevait à 226 millions de dollars canadiens. Selon Bloomberg, la capitalisation boursière de Curaleaf avoisinait les 3,2 milliards de dollars US le 13 mai 2020 (celle d’US Canopy étant de 5 milliards de dollars US).
 
 
Source : Bloomberg, 22 mai 2020. * C’est-à-dire le 17 avril 2019  
 
Les taux de rendement indiqués dans le tableau correspondent à des rendements globaux composés annuels historiques, qui tiennent compte des changements de valeur unitaire et du réinvestissement de l’ensemble des dividendes ou des distributions. Ils n’intègrent pas les frais qui auraient réduit les rendements, tels que les frais d’acquisition, de rachat ou de distribution, les frais optionnels, ni les impôts à payer par tout porteur de titres. Ils ne sont pas destinés à refléter les rendements ultérieurs et ne sont pas non plus garantis: leurs valeurs fluctuent souvent et les rendements passés peuvent ne pas se répéter.
 
L’élan est-il tenable?
Si l’on compare le chiffre d’affaires généré par les EPPE à celui des PA, on dirait qu’il y a un écart.
 
Malgré leur présence internationale, les PA canadiens tirent leur principale source de revenus du marché canadien. La construction d’un réseau de vente au détail au Canada a été difficile; en effet, le plus grand marché du pays, la province de l’Ontario, a mis du temps pour déployer des points de vente indépendants tels que des commerces non tenus par les producteurs. Non seulement ceci a engendré des problèmes d’offre et de demande, mais qui plus est, ceci a tout simplement empêché les PA canadiens de faire leur entrée sur le marché du détail canadien comme beaucoup l’avaient prévu à l’aube de la légalisation en octobre 2018.
 
Par contre, les PA canadiens ont réussi à faire leur entrée sur les grands marchés boursiers tels que la Bourse de Toronto, la Bourse de New York et le NASDAQ. Et ceci leur a permis par défaut d’être bien plus accessibles aux investisseurs en Amérique du Nord, en particulier, par l’intermédiaire des courtiers en ligne. Les EPPE américains, bien qu’établis aux États-Unis, sont principalement cotés sur les bourses canadiennes telles que la Bourse des valeurs canadiennes et la Bourse NEO, auxquelles les investisseurs américains ont plus difficilement accès même si certains d’entre eux négocient ces valeurs sur le marché de gré à gré (marché OTC).
 
Il se pourrait que l’envolée récente soit surtout due aux investisseurs individuels canadiens et aux investisseurs du marché OTC qui injectent de nouveaux capitaux dans le secteur américain du marché mondial du cannabis. Certaines ouvertures pourraient aussi voir le jour si l’on mise sur le potentiel que ces valeurs réaliseraient en élargissant leur communauté d’investisseurs au cours des 12 à 18 mois à venir.
 
Entretemps, le HMUS est le seul ETF qui s’intéresse à ce secteur et offre des placements diversifiés dans toutes ces valeurs. Comme partout, le secteur américain fera des gagnants et des perdants, mais au fur et à mesure que le HMUS poursuivra sa croissance globale, il aura le potentiel de retirer une croissance significative de ce développement.
 
 
Source : Bloomberg, 22 mai 2020 * C’est-à-dire le 17 avril 2019  
 
Informations et contact

 
Pour toute information sur les stratégies citées : info@horizonsetfs.com
Le représentant en Suisse est Oligo Swiss Fund Services SA
 
Source: investir.ch
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By mrpolo,
Depuis Quimper (Finistère), Pierre-Yves Normand se bat pour que tous les usages du chanvre se développent : alimentaire, thérapeutique, bien-être, textile...
Pierre-Yves Normand président Bretagne chanvre développement. Au XVIIIe siècle, la Bretagne était recouverte de champs de chanvre qui servait à confectionner des cordages, des vêtements, des voiles… Aujourd’hui, la région n’en compte plus que quelques dizaines d’hectares. L’autorisation du chanvre pour des usages thérapeutique et bien-être, pourrait changer la donne. Pierre-Yves Normand milite dans ce sens depuis Quimper (Finistère).
Une plante formidable !
Il préside depuis près de vingt ans Bretagne chanvre développement. Il connaît sur le bout des doigts cette plante (de son nom latin cannabis sativa) et ses multiples champs d’applications :
  Dans le Finistère, une dizaine d’agriculteurs cultivent du chanvre. Bretagne chanvre développement presse les graines récoltées pour en faire de l’huile (1000 l produite) vendue sur les marchés du Sud Finistère. Par ailleurs, elle travaille de concert avec Tri Martelod pour brasser la bière au chanvre, Startigen (5 000 l). 
Bretagne chanvre développement produit de la bière et de l’huile. (©Côté Quimper) Une expérimentation de chanvre thérapeutique
Bretagne chanvre développement et le Syndicat du chanvre, dont fait également partie Pierre-Yves Normand, se battent aussi pour l’autorisation du chanvre thérapeutique et du chanvre bien-être.
Les deux associations participent à une expérimentation du chanvre thérapeutique avec l’Agence nationale de sécurité du médicament. Explication de Pierre-Yves Normand :
  Deux types de produits pourraient être expérimenté : les fleurs et les résidus de la plante sous forme d’huile. 
Des interdits à lever
Rappelons qu’à l’heure actuelle l’utilisation du cannabis thérapeutique est interdite en France. Par ailleurs, la législation française interdit la culture des plants contenant des taux supérieurs à 0,2 % de THC (tetrahydrocannabinol, l’un des principes actifs de la plante. 
Pierre-Yves Normand espère que ces interdits seront levés rapidement :
  Dans le Finistère, l’été dernier, des fleurs ont été récoltées, séchées puis broyées. Elles pourraient servir de matière première aux produits expérimentées. Pierre-Yves Normand reste prudent sur cette expérimentation et tous les obstacles encore à venir. Le sujet est très sensible.
Petite victoire dans l’affaire Kanavape
Celui du chanvre bien-être l’est encore davantage. C’est un autre cheval de bataille du Finistérien. Dans ce domaine, une petite victoire vient d’être remportée. Saisie dans l’affaire Kanavape, la Cour de justice de l’Union européenne vient de rendre un avis positif sur l’utilisation de la plante entière de chanvre. Cet avis devrait être confirmé en septembre.
Si c’est bien le cas, la France devra se mettre en conformité avec cette décision.
 
   
Pierre-Yves Normand se démène pour un autre usage du chanvre : le textile.
Reste à trouver les financements.
 
Source: actu.fr
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By Frett,
Ça vaut ce que ça vaut. Au moins, cela amène de la réflexion
 
Source de l'article: Ulyces
 
Désolé, les weeds plus fortes en THC ne défoncent pas davan­tage
par   Denis Hadzovic   | 11 juin 2020
      Il y a un plafond à la défonce. Des scien­ti­fiques de l’uni­ver­sité du Colo­rado à Boul­der ont démon­tré que la concen­tra­tion de THC dans le sang n’in­fluait pas sur les chan­ge­ments cogni­tifs et physiques d’une personne. Ainsi, les weeds plus fortes en THC ne font pas plus d’ef­fet que les autres, rappor­tait Science Daily mercredi 10 juin.
L’étude, publiée dans la revue scien­ti­fique JAMA Psychia­try, conclut que les varié­tés de canna­bis les plus fortes ne font pas plus planer que les autres. Durant les recherches, les scien­ti­fiques ont ainsi remarqué que les parti­ci­pants ayant fumé du canna­bis avec une forte concen­tra­tion en THC présen­taient les mêmes effets psychoac­tifs que ceux ayant fumé une weed moins riche en THC.
« Éton­nam­ment, nous avons que décou­vert la puis­sance d’une herbe n’in­flue pas sur le niveau d’in­toxi­ca­tion », explique Cinna­mon Bidwell, l’au­teur prin­ci­pal de l’étude. Preuve en est que les deux groupes de parti­ci­pants présen­taient les mêmes résul­tats lors de tests d’équi­libre ou de mémoire.
Si cette infor­ma­tion est confir­mée, elle pour­rait avoir des réper­cus­sions juri­diques. En effet, lors de tests sanguins ou sali­vaires pratiqués sur un conduc­teur ayant récem­ment fumé du canna­bis, les tests sanguins pour­raient indiquer une intoxi­ca­tion bien plus élevée qu’elle ne l’est réel­le­ment en l’in­dexant sur la concen­tra­tion de THC dans son orga­nisme.
Source : Science Daily
 
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By mrpolo,
La chanteuse Stone, du célèbre duo des années 70 Stone et Charden, a dénoncé une forme d'hypocrisie vis-à-vis du cannabis et a indiqué qu'elle ne serait pas contre sa légalisation.
  Véritable star des années 70, le duo Stone et Charden a vendu des millions d’albums à travers la France. Après plusieurs années de succès, les chanteurs, qui étaient également en couple, se séparent en 1974 et mettent un terme à leur collaboration artistique. Ils se sont retrouvés en studio au début des années 90 et ont signé leur grand come-back grâce à la deuxième tournée Âge tendre et Têtes de bois, en 2007.
 
Depuis le décès d’Éric Charden en 2012, Stone est toujours active professionnellement. La septuagénaire a d’ailleurs publié en 2017 son autobiographie, intitulée Complètement Stone, dans laquelle elle revient sur sa carrière. Un titre qui n’a pas été choisi au hasard puisqu’il fait référence à son nom de scène et à l’effet procuré par la consommation de cannabis, comme elle l’a expliqué lors d’une interview pour Melody TV.
 
Stone milite pour la légalisation des drogues douces
Annie Gautrat, alias Stone, n’est pas réputée pour sa langue de bois. La chanteuse de 72 ans a sincèrement répondu aux questions du journaliste de l’émission Micro Miroir, diffusée sur la chaîne Melody TV, qui lui demandait si elle avait déjà « fumé un pétard » :
 
 
Et comme beaucoup d’autres avant elle, à l’instar de Florent Pagny ou encore de l’acteur américain Michael Douglas, Stone ne serait pas contre la légalisation du cannabis, ne serait-ce d’abord que pour faire cesser le trafic :
 
 
Source: starmag.com
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By mrpolo,
Le développement de la "cannabiculture" est un phénomène pris très au sérieux par les services spécialisés dans la lutte contre le trafic de stupéfiants.

 
Alors que Christophe Castaner a annoncé une chute de 30 à 40% du trafic de drogues pendant le confinement, la crise du coronavirus, qui s'est accompagnée de la fermeture de frontières, représente une aubaine pour les cultivateurs de cannabis en France, ont constaté les services de lutte contre le trafic de stupéfiants. Samedi 16 mai, une véritable ferme à cannabis a été démantelée en Île-de-France. Près de 1 700 pieds et 23 kilos de feuilles de cannabis ont notamment été saisis dans des pavillons aménagés pour la production.
 
Label "bio" et culture industrielle
Les "cannabiculteurs" s’inspirent des circuits courts, de la notion de "terroir". Ils ont même réussi à donner une sorte de "label bio" à l’herbe de cannabis, selon l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). Et pourtant, il s’agit bien d’un trafic, souvent très organisé, notamment dans le nord de la France.
Le commissaire Romuald Muller dirige la police judiciaire de Lille : "La culture de cannabis qu'on imagine souvent, c'est l'individu qui cultive quelques pieds dans sa salle de bain, et qui prête à sourire, estime-t-il. Quand c'est fait à un niveau industriel tel qu'on peut le connaître aujourd'hui, il faut une véritable ingénierie, il faut de la surface. Il faut gérer la température, gérer le taux d'hydrométrie, gérer la ventilation".
Il faut des qualités techniques qui nous sont arrivées essentiellement d'organisations criminelles venant d'Europe du Nord.Romuald Muller, directeur de la PJ de Lilleà franceinfo
"On a de plus en plus maintenant de délinquants locaux qui s'impliquent dans cette production de cannabis parce qu'ils ont appris au contact d'organisations criminelles", complète le commissaire.
La "cannabiculture industrielle" est importante dans la région des Hauts-de-France en raison de la proximité avec la Belgique et les Pays-bas, où la culture de cannabis "indoor" est très répandue. "Les trafiquants néérlandais exportent leur savoir-faire, explique Romuald Muller, et la région Hauts-de-France s'y prête, avec un certain nombre de friches industrielles et de locaux commerciaux vacants sur la métropole lilloise, qui se prêtent à ce genre de culture". "Il s'agit de production industrielle, avec des plants qui présentent une toxicité élevée, parce que ce sont des plants génétiquement modifiés et qui présentent un taux de THC bien supérieur à celui qu'on trouve dans l'herbe naturelle", souligne-t-il. Avec 15 plantations découvertes, dont une avec 8 000 pieds à Roubaix en novembre 2019, la PJ de Lille a saisi près de 17 000 pieds sur l'année 2019. Pour ce type de plantation, le matériel peut coûter plusieurs centaines de milliers d'euros. 

Mescaline-pure "Pink Pheno"
2 000 plants ont été saisis dans les appartements et les sous-sols d'un immeuble.Jean-Paul Douvier, lieutenant-colonel à la gendarmerie de Reimsà franceinfo
À Revin (Ardennes), en avril 2019, les gendarmes de la section de recherche de Reims ont démantelé un réseau très structuré et organisé, en lien avec Europol. Les trafiquants avaient acquis un immeuble et s'en servaient pour cultiver de l'herbe de manière intensive. "Cette organisation criminelle très structurée disposait d'électriciens, de jardiniers qui maîtrisaient le processus de culture hydroponique, et de cueilleuses professionnelles, pour s'occuper de la récolte", détaille le lieutenant-colonel Jean-Paul Douvier, numéro deux de la section de recherche de gendarmerie de Reims.
Culture personnelle et petits profits
La "cannabiculture" se développe aussi à plus petite échelle. Elle est facilitée par la multiplication de "growshops" sur notre territoire, ces magasins spécialisés dans la vente de matériel pour la culture de plantes en intérieur. "Ces petites cultures sont facilement dissimulées à l'intérieur des habitations ou des dépendances, explique Jean-Paul Douvier, et de plus en plus de particuliers ont recours à ces plantations à la fois pour leur consommation personnelle, mais également pour vendre une partie de leur récolte, ce qui leur permet de réinvestir assez rapidement".
 
Les effets du confinement visibles dans deux à trois mois
Les deux mois de confinement ont encore accentué cette tendance d’après l’Ofast. L’Office anti-stupéfiants se dit très vigilant sur ce phénomène. Rien d’étonnant pour David Weinberger, chercheur à l'Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ) : "Tout phénomène qui va entraîner la fermeture des frontières, comme celui lié à la crise sanitaire, peut augmenter cette production de cannabis en France et en Europe. En revanche, vu qu'il faut quatre mois pour produire du cannabis. Ses effets ne pourront être observés que dans deux ou trois mois."
Historiquement, le phénomène de la cannabiculture en France a pris de l'ampleur dans les années 2000.David Weinberger, chercheur spécialisé dans le trafic de drogues à franceinfo
"À partir du renforcement des contrôles aux frontières et des attaques terroristes, les trafiquants de drogue ont eu de plus en plus de mal à acheminer le cannabis depuis les zones de production extra-européennes, et la production intra-européenne a augmenté", rappelle le spécialiste des drogues.
 

 Jack-Flash

En France, 147 400 pieds de cannabis ont été arrachés par les gendarmes en 2019. Les saisies de plants de cannabis ont été multipliées par sept en moins de 10 ans. On estime aujourd'hui qu'il y a environ 200 000 "cannabiculteurs".
 
Source: francetvinfo.fr 
 
Courage les weedeurs nos cultures doivent encore et toujours rester confinées
Autoprod powa
Polo
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By mrpolo,
Le conseiller régional Michele Usuelli se joint à la désobéissance civile pour la légalisation

Apologie et témoignage Italien pour les français. « Je fais pousser du cannabis parce que je suis membre des commissions Antimafia, Activités productives, Santé et Prison. » . Parler de la légalisation du cannabis n’est pas une question irréaliste, ni un détournement de l’ennui de la quarantaine : ce devrait plutôt être l’une des premières mesures à prendre pour faire face structurellement aux répercussions et aux conséquences que la crise économique produira, et produit déjà en partie, dans notre pays.
 
J’ajouterais qu’une classe politique qui est sur le point de faire face à un effondrement du « système national » d’une telle ampleur devrait placer la réglementation des drogues douces au centre du débat politique, comme un acte de sérieux. Surtout après le dépôt, le 16 avril 2020, des motivations de l’arrêt des sections unies de la Cour de cassation qui, dépénalisant de facto la culture pour usage personnel, appellent à une révision de la loi consolidée sur les stupéfiants et à l’abandon de son raisonnement punitif.
 
Pour aider à convaincre le Parlement de l’urgence de ce débat, j’ai donc décidé de me joindre à la désobéissance civile de masse « Io Coltivo« , lancée le 20 avril par Meglio Legale, Radicali Italiani, Associazione Luca Coscioni, Dolcevita et plus de vingt autres activistes qui luttent depuis des années contre l’interdiction du cannabis et de ses dérivés. À partir d’aujourd’hui, je grandis aussi et je le fais en tant que citoyen, mais surtout en tant que conseiller régional de Lombardie et membre des commissions qui composent le Conseil.
 
Plus précisément, « Io Coltivo » en tant que membre de la Commission antimafia, car le marché des drogues illicites en Italie représente 30 milliards d’euros par an : le cannabis et le haschisch y contribuent pour un peu moins de la moitié. Fermer immédiatement l’un des grands « robinets d’argent » du crime organisé par l’auto-culture est un acte de responsabilité envers l’État.
 
Surtout maintenant que l’épidémie a ouvert à la mafia de nouveaux canaux d’investissement et de nouvelles stratégies pour obtenir un consensus social, il est nécessaire que les institutions italiennes décident de gérer et de réguler les « marchés noirs » qui représentent chaque année 214 milliards d’euros (Istat, nda). Les recettes du trafic de drogue, en particulier, permettent aux clans d’être déjà parmi les principaux actionnaires de l’économie légitime : 30 milliards, c’est-à-dire les recettes des stupéfiants, représentent la valeur de toute la production agricole nationale et la moitié du secteur automobile italien.
 
Cela signifie que le pouvoir d’investissement des mafias sur le marché légal est immense et, entre autres choses, met en danger la concurrence et les structures des démocraties libérales. C’est pourquoi « Je cultive » est également membre de la Commission des activités productives : la légalisation des marchés illégaux crée des recettes fiscales et de nouveaux emplois car elle stimule des secteurs économiques inexplorés, oubliés ou en crise.
 
Quels seraient les avantages pour notre économie ? Il suffit de penser qu’aux recettes fiscales générées par les taxes sur les ventes, calculées entre 5 et 7 milliards de la recherche constante de l’Université de Messine et du professeur Marco Rossi de l’Université Sapienza de Rome, s’ajoutent les recettes fiscales des employés du secteur (environ 1,5 milliard par an ; les recettes de l’Irpef pour l’emploi d’environ 350000 travailleurs pour toute la chaîne de production). Les économies réalisées sur le front de la justice sont ensuite ajoutées aux activités induites actives, raison pour laquelle « Io Coltivo » est également membre de la Commission des prisons lombardes.
 
Le dernier rapport sur la toxicomanie présenté au Parlement, et avant lui le Xe Livre blanc sur les drogues, montre qu’un tiers des prisonniers sont en prison pour avoir violé le texte unique sur les stupéfiants : la légalisation du cannabis, et l’abolition de la chaîne du commerce illégal qui en découle, permettrait d’économiser 541 millions d’euros en frais de justice et de prison et 228 millions en ordre et sécurité publics, sans considérer que cela résoudrait le problème de la surpopulation carcérale chronique pour lequel l’Italie est multi-condamnée devant la Cour européenne des droits de l’homme.
 
Libérer les tribunaux et mettre fin à la persécution des comportements liés au cannabis aurait également des avantages indirects pour la recherche scientifique liés à ses effets thérapeutiques avérés. Des milliers de patients luttent pour trouver des cannabinoïdes dans les pharmacies et les médecins qui les prescrivent car, bien qu’il soit reconnu en Italie depuis 13 ans, il est jusqu’à présent considéré comme un médicament phytosanitaire secondaire plutôt que comme un myorelaxant, un antidépresseur ou un analgésique valable. « Je cultive », donc, aussi parce que je suis membre de la Commission de la santé et que je suis responsable de la santé et du droit au traitement des citoyens, et non du « préjudice de l’État » contre une plante.
 
Plus qu’une désobéissance, il s’agit peut-être d’une action d’affirmation civile, ouverte à la participation et au soutien d’autres associations et individus qui estiment que la loi italienne sur les drogues doit être modifiée. Raison de plus, donc, « il n’est que juste que la chance nous aide ».
 
Source: blog-cannabis.com
 
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By Jongio,
Joesy Whales, co-breeder de la légendaire Original Glue (ou GG # 4, ou Gorilla Glue) est décédé, laissant derrière lui un héritage chargé en THC, en terpènes et en relaxation.
  La genèse de la Glue
Yop

En 2014, à l’âge de 63 ans, Joesy et son partenaire Lone Whatty travaillaient des Diesel et des Chem, à la recherche de puissance avec une pointe de diesel et un arrière-goût de chocolat. Quelques heureux accidents ont conduit à un triple-cross de Diesel, avec de la Chocolate Thaï et quelques autres héritages génétiques.
Selon la légende, la première récolte de Glue était tellement résineuse qu’une tête est restée collée au téléphone de Joesy, comme les pubs Super Glue.
Quelques années après sa création, la Gorilla Glue est devenue si populaire que ses créateurs se sont attirés les foudres de la marque de colle ultra-adhésive « Gorilla Glue » dont ils s’étaient inspirés pour le nom. La variété a alors été renommée GG4, mais restera dans les mémoires comme la Gorilla Glue.
Les niveaux de THC de la GG4 sont relativement élevés, comme sa composition en terpènes. Joesy a parfois recommandé l’Original Glue pour soulager le SSPT, certains patients rapportant que cela les aidait à dormir sans cauchemars ni rêves.
  Les deux breeders ont protégé leurs créations pour éviter que de fausses variétés trompent les clients. Des clones et des cross sous licence sont cultivés dans plusieurs marchés légaux aux Etats-Unis, en particulier à Washington et au Colorado. Des royalties sur chaque vente reviennent à GG Strains et aux familles des deux hommes. Whatty est décédé en 2019.

Source : https://www.newsweed.fr/joesy-whales-co-createur-gorilla-glue-mort/?fbclid=IwAR0qy4lmK-NLranW--okGLg_Xsbdk9KdNQCzSkOArHQDaGDuMaUGQCS_aZk

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By boogerman,
https://www.neonmag.fr/mon-metier-testeur-de-cannabis-555141.html
Mon métier : testeur de cannabis
  © NEON par NEON6 mai 2020 José est testeur de cannabis au Canada, un job en vogue depuis la légalisation de la marijuana, en octobre 2018. Notre journaliste a suivi son eneignement. Enfin, jusqu’à la première taffe. Après, c’était plus compliqué…
 
Une belle couleur verte. Au nez, des arômes de conifères. Au goût, un fond d’épices. L’effet ? Un soupçon d’euphorie et une envie pressante de s’enfiler des tonnes de chips. José Dominguez, Québécois de 38 ans, note des échantillons de fleurs séchées sur des critères précis. Il est sommelier en cannabis. Chaque mois, l’entreprise canadienne Ahlot lui envoie un lot qui comprend cinq à sept variétés différentes. A lui de les tester, à l’aveugle, et de les évaluer. Un boulot rendu possible depuis que le Canada a légalisé le cannabis à des fins récréatives, en octobre 2018. Depuis, ils sont huit à évaluer les produits d’Ahlot, pour environ 1 000 dollars canadiens par mois (soit 690 euros). Les meilleurs échantillons seront ensuite vendus aux distributeurs autorisés partout dans le pays.
José fume pas moins de 2 500 joints par an. Ce soir, je l’accompagne dans son métier de sommelier. Devant nous, des petits paquets contenant 1 gramme d’herbe chacun. José en ouvre un : « C’est toujours avec ses yeux qu’on goûte en premier. » Nombre de feuilles, allure des trichomes – il s’agit des petites excroissances sur les feuilles et la tige dont la couleur peut aller du blanc laiteux à l’ambré – fleur sèche ou spongieuse… Tout ça permet à l’expert de savoir si la plante a été cultivée avec soin.
Son expertise, José la tient de ses quinze années en tant que cultivateur et de ses trophées. Il a remporté quarante-trois Cannabis Cup, des compétitions pendant lesquelles le meilleur cannabis est désigné par un jury de testeurs.
Je prends une belle tête de beuh entre mes doigts et l’observe de près. Puis j’approche mon nez, ferme les yeux… « Ça sent juste le cannabis », dis-je. J’essaie encore. Pour m’aider, José me montre une sorte de diagramme des goûts, allant de l’ananas au chili, en passant par la terre et la noix. « Trouve le premier mot qui te vient en tête quand tu la sens », me conseille-t-il. Je lance sans grande assurance : « Tropical ? »
Je suis incapable de dire autre chose que : « J’aimais mieux l’autre… »
José effrite la fleur aux ciseaux, puis roule un beau joint. Pur, s’il vous plaît. « Moi, je prends une première taffe à sec, sans allumer. On sent tout de suite un goût », assure l’expert. Je fais de même. Effectivement, un arôme subtil se dépose sur mes papilles. Mon manque d’expérience m’empêche de le définir. On allume. Je tire une première bouffée. José me conseille de taper un peu ma langue sur mon palais et de recracher une partie de la fumée par le nez.
Malgré ses conseils, je ne suis pas capable de détailler le goût de ce que je fume. « C’est la chose la plus difficile à définir, parce que tu as le goût de la combustion qui s’y mêle. » Nous testons ensuite l’autre échantillon. Le goût est totalement différent, mais je suis incapable de dire autre chose que : « J’aimais mieux l’autre… »
Je demande à José ce qui fait une bonne herbe. « C’est un cannabis qui plaît à la majorité, décrit-il. Le goût n’est pas tellement important. Ce qui l’est, c’est qu’il doit être bien cultivé, bien récolté et bien séché. » On tire encore une taffe. Je ne fais plus vraiment l’effort de sentir quoi que ce soit. J’ai un sourire figé. José part dans un monologue dans lequel il m’explique sa vision de la légalisation de la marijuana au Canada. A côté de son travail de sommelier, il conseille Neptune, une entreprise de transformation. Il y travaille sur la meilleure manière de proposer le chanvre sous différentes formes : bonbons, tisanes, crèmes… Il parle et ça me semble absolument interminable, mais intéressant. Je me demande comment je vais faire pour me souvenir de tout ce qu’il me raconte, puisque j’ai arrêté de prendre des notes.
Il semble dans un état totalement normal, contrairement à moi
Je fixe sa montre gravée de feuilles de cannabis et me rends compte à quel point c’est une passion pour lui. « Je vais le terminer, si ça te va », me dit-il en reprenant le joint en main et en enchaînant. Je perds le fil. Puis il se lève, me laisse quelques échantillons de sa récolte personnelle, « rien que des variétés primées », précise-t-il. Il semble dans un état totalement normal, contrairement à moi qui me demande encore comment je vais faire pour me cuisiner quelque chose. Il me lâche en passant le pas de la porte : « Weed makes friends » (le cannabis fait les amis).

Delphine Jung
Article publié dans le magazine NEON en Février-Mars 2020
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By mrpolo,
Des articles beauté aux vidéos des influenceuses, les soins à base de cannabis sont partout en ce moment. Zoom sur leurs bienfaits miraculeux !
 

Si à l'origine le cannabis est connu pour son aspect récréatif, ce dernier cache en vérité de nombreux bienfaits. Longtemps pointé du doigt car illégal et controversé, il est pourtant de plus en plus présents dans la composition de produits de beauté.
Même s’il fait certes partie de la même famille que celui utilisé pour fumer (canabis indica), il reste un cousin très éloigné. Issu de l'huile de chanvre, le cannabis sativa ne contient pas de THC (tétrahydrocannabinol), la fameuse substance psychotrope. Utilisé par l’industrie cosmétique il est un sous-genre de cannabis très régulé qui n’en contient qu’une dose infime (inférieure ou égale à 0,2%) dans les parties vertes. La possibilité de voir apparaître des moutons roses gambadants dans la prairie est donc réduite à néant.
Les bienfaits du cannabis sativa
Cultivée depuis des siècles sans traitement chimique, cette plante nécessite que peu d'entretien, seules quelques gouttes d'eau lui suffise. Riche en oméga 3 et en oméga 6, ainsi qu'en acides gras essentiels, elle est idéale pour la peau puisqu'elle redonne de l'élasticité en renouvelant le film hydrolipidique. L'huile de chanvre est donc idéale contre les premiers signes de l'âge et pour hydrater les peaux matures. Mais pas que ! En effet, elle est aussi idéale pour les peaux à tendance acnéiques puisqu'elle régule l'excès de sébum qui est responsable de l'apparition des boutons et des points noirs.
Les marques qui prônent les vertus du cannabis
De nombreuses marques ont su détecter les vertus du chanvre et en ont décliné de nombreux produits de beauté. Parmi elles The Body Shop, Patchology, Sephora... Et surtout Ho Koran. La marque 100% made in France cultive le chanvre et le transforme en Bretagne. Entièrement dédiée à l'innovation scientifique que recèle cette plante, elle a imaginé une gamme de soin complète.
  © Sephora Ho Koran - Cannabooster énergie Ce sérum énergisant fait partie des "premiers soins" pour rétablir l'éclat naturel de votre peau. 
Son prix ? 39€.
    Sephora collection - Kit chanvre Idéal pour profiter de tous les bienfaits de l'huile de chanvre, ce kit contient :
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By Indi-Punky,
Dans le contexte actuel, La Lune sur le Toit en partenariat avec Reggae.fr offrent en libre accès pendant le confinement :
- le film Reggae Ambassadors La légende du reggae, d'Alexandre Grondeau et Andréa Dautelle, Prix Coup de Coeur 2017 de l'Académie Charles Cros, sur www.reggae.fr   - le livre Ici et Maintenant Génération H, d'Alexandre Grondeau, 4ème volet de sa série littéraire culte Génération H, dont il offre un chapitre sur son compte facebook chaque jour ou presque.  
 
 
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By mrpolo,
Tabac, alcool et produits de vapotage n'ont heureusement pas été interdits. Mais il va falloir compter avec les multiples conséquences de la pénurie en cannabis.

«Une dépendance grave à une substance licite vaut toujours mieux qu'une dépendance de moindre gravité à une substance interdite», déplore le Dr William Lowenstein, président de SOS Addictions. | realworkhard, ponce_photography et gjbmiller via Pixabay
 
Il croyait très bien faire. Lundi 23 mars, Ziad Khoury, préfet de l'Aisne, prenait un arrêté interdisant toutes les ventes d'alcool à emporter dans l'ensemble du département. Objectif: réduire les risques de violences intra-familiales inhérentes aux imprégnations alcooliques dont il pensait qu'elles seraient plus fréquentes durant la longue période de confinement.
 
Las, devant les réactions de plusieurs spécialistes de la prise en charge des addictions le préfet faisait, dès le lendemain, marche arrière. Il n'avait pas saisi que, dans ce domaine aussi, le mieux peut vite se révéler l'ennemi du bien. «À part promouvoir, dans ce département, la distillation au domicile et surcharger les urgences et services hospitalier pour delirium tremens, je ne voyais guère l'intérêt de cette mesure préfectorale», explique le Dr William Lowenstein, président de SOS Addictions.
 
Les spécialistes des addictions n'ont pas su se faire entendre en Polynésie française, où cette interdiction a été imposée. Idem au Groenland où le gouvernement a, le 28 mars, annoncé l'interdiction de la vente d'alcool dans la capitale Nuuk et sa région pendant le confinement qui doit durer, au minimum, jusqu'au 15 avril. Là aussi, l'objectif affiché est de limiter les violences domestiques. «Dans une situation aussi particulière, nous devons prendre de nombreuses précautions pour éviter l'infection. Mais le cœur de ma décision est de protéger les enfants, ils doivent avoir un foyer sûr», a expliqué le chef du gouvernement groenlandais.
 
L'alcool, une «première nécessité» paradoxale
Comment comprendre que l'interdiction de pouvoir acheter un produit potentiellement toxique ne soit pas une priorité de santé publique? Car il ne fait aucun doute que les contraintes inhérentes au confinement et à son prolongement dans la durée augmentent les incitations à consommer –certain·es avançant que l'alcool peut être considéré comme «un achat de première nécessité».
 
«On ne va pas forcément développer une dépendance, mais l'effet de groupe des apéros par vidéo par exemple peut créer une habitude et une propension à consommer tous les jours. Cependant, une personne qui ne buvait pas avant ne va pas s'y mettre», explique Selma Archier, psychologue addictologue dans une association à Montreuil. «En réalité, c'est la peur, l'anxiété, le fait de ne pas voir de fin à ce confinement qui augmente le stress et peut créer un besoin d'alcool autant que sa surconsommation. Dans ce contexte, les gens qui sont seuls sont des personnes encore plus à risque, pour gérer ces émotions négatives qui peuvent pousser à boire.»
 
Dès lors, en quoi interdire la vente pourrait-elle être une mesure contre-productive? «La décision du préfet de l'Aisne, qui partait d'une bonne intention, n'était pourtant pas aussi pertinente qu'on pourrait le penser a priori, explique, au risque de surprendre, l'Association nationale française de prévention en alcoologie et en addictologie (Anpaa). En effet, si l'alcool est souvent impliqué dans la survenue de violences familiales, comme facteur favorisant ou causal, cela ne saurait justifier l'interdiction totale à l'ensemble d'une population.»
Fédération Addiction Pour l'Anpaa comme pour tou·tes les spécialistes, les contraintes nées du confinement peuvent générer ou exacerber les violences dans certains couples. Pour autant l'arrêt de toutes les ventes d'alcool entraînerait immanquablement chez nombre de personnes dépendantes des phénomènes de sevrage aigu aux conséquences immédiates plus graves que le maintien de la consommation, même excessive.
 
L'initiative du préfet de l'Aisne a aussi alimenté une réflexion plus large au sein de la Fédération Addiction sur le thème des usages et addictions en temps de confinement. Elle a ainsi permis de rappeler que, pour les personnes qui en souffrent, l'addiction «est un enfermement, une prison dont elles peinent à s'extraire alors même que leur vie en devient impossible». La Fédération rappelle aussi qu'on a longtemps cru les aider en les enfermant dans des hôpitaux ou des asiles avant d'en reconnaître l'échec. «Aujourd'hui, pour les millions de Français dépendants de substances, légales ou non, le confinement pose avec une nouvelle acuité l'éternel problème de gérer une dépendance dans un contexte de crainte de pénurie.»
Parer à l'angoisse du manque
Ceci est lié à un phénomène bien connu des soignant·es comme de leurs patient·es: l'angoisse cardinale de l'addict est celle du manque. Et l'angoisse, le stress sont les moteurs essentiels du besoin irrépressible de consommer, du craving. Cette situation d'angoisse du manque doit donc non seulement être prise en charge, pour apaiser, mais aussi pour réduire les risques de débordements, d'agressivité, de troubles du comportement, de violences, de prises de risques, d'overdoses, etc.
 
Les personnes qui ignorent ces réalités pathologiques ont pu voir dans l'instauration du confinement une chance à saisir pour que «les addicts arrêtent de consommer». C'est ainsi que certain·es se sont étonné·es de voir que les accès au tabac et aux boissons alcooliques avait d'emblée été préservés par le pouvoir exécutif. On vit ainsi, aussitôt réactivé, le mythe du «ce n'est qu'une histoire de volonté» et celui de la prohibition décrétée comme solution unique et définitive. «Le confinement deviendrait un instrument, une sorte d'abstinence obligée grâce à une claustration salvatrice, observe la Fédération Addiction.
 
Or c'est l'inverse qui nous semble être nécessaire: il faut assurer une garantie absolue d'approvisionnement en produits de dépendance, pour pouvoir ensuite aider ceux qui le souhaiteront à réduire ou à arrêter.»
 
Garantir l'accès en tabac et en alcool, certes mais ce n'était pas suffisant. C'est pourquoi plusieurs associations spécialisées (comme la Fédération Addiction ou #sovape) ont très vite réclamé la réouverture des boutiques de vape. Une demande très rapidement entendue et accordée par Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, qui s'était déjà prononcé, avant d'être à ce poste, en faveur de cette méthode de réduction des risques tabagiques. Il en fut de même pour la facilitation de la délivrance des traitements de substitution aux opaciés (TSO) aux personnes souffrant de formes graves de toxicomanies.
 
Et les mêmes questions se posent, avec une plus grande complexité, pour les personnes dépendantes vivant dans le dénuement et, elles aussi, soumises au confinement. Au risque de heurter il faut, du moins si l'on veut que les sans-abri se rendent dans les «centres d'hébergement spécialisés», leur garantir l'approvisionnement en tabac, en alcool, en benzodiazépines et autres TSO. «C'est une condition sine qua non pour qu'ils acceptent d'y entrer et d'y rester –et pour que les troubles du comportement soient limités», expliquent les spécialistes de la Fédération Addiction.
 
On pourrait même imaginer, autre paradoxe, que dans ce cadre une prise en charge fondée sur la réductions des risques pourrait aider certain·es à souhaiter aller plus loin et à décrocher. Toujours selon la Fédération Addiction, quelques premières observations faites pendant le confinement dans certains centres de soins d'accompagnement et de préventions des addictions (CSAPA) sont encourageantes: les niveaux de consommation d'alcool baissent, malgré le stress, beaucoup de résident·es confiné·es expliquant que «c'est l'occasion ou jamais d'arrêter».
L'hypocrisie concernant le cannabis
Mais tout, ici, n'est pas dit par les canaux officiels. Car s'intéresser au confinement et aux addictions c'est, aussi et, traiter des drogues illicites. On vit ainsi des messages sanitaires interministériels mettre en garde contre «la consommation régulière de produits inhalés (tabac, cannabis, cocaïne, crack, etc.)», car de nature à augmenter le risque d'infection et de forme sévère de Covid-19. «Or chez certains, de telles consommations sont responsables d'une toux qui par elle-même favorise la transmission du virus à son entourage, y compris en cas d'infection sans symptôme», ajoutaient ces mêmes messages.
 
«Pour ne parler que du cannabis, l'actuel confinement va conduire à bien malaises individuels, à bien des impasses sociales, nous explique le Dr William Lowenstein. Les mesures de confinement font qu'il nous faut aujourd'hui compter avec les fermetures des frontières et toutes leurs conséquences en matière d'approvisionnement. Elles vont ainsi peut-être réussir là où la prohibition aveugle avait lamentablement échoué: ralentir les trafics et réduire massivement le volume des consommations.»
 
Une situation qui n'a rien de rassurant, selon l'addictologue: «Certains s'en réjouiront, mais ce n'est pas notre cas. Ce ne sera pas le cas non plus des personnes souffrant de maladies chroniques qui s'auto-médiquent avec les principes actifs du cannabis. Ce ne sera pas non plus le cas des policiers ou des pompiers œuvrant dans les cités. Et ce sera encore moins les cas des prisonniers et de l'administration pénitentiaire puisque que l'annulation des parloirs signifie tout simplement, aussi, la fin des approvisionnements.»
 
Dr William Lowenstein, président de SOS Addictions À l'annonce du confinement plus d'un million de Français·es se sont, selon le Dr Lowenstein, précipité·es dans les lieux de deal pour faire des provisions. Mais ces dernières se tariront bientôt. Or la dépendance au cannabis existe bel et bien avec, corollaire, un syndrome de sevrage (troubles de l'humeur, du sommeil, de l'appétit, irritabilité) qui ne présage rien de bon pour l'équilibre individuel et familial, pas plus que pour l'apaisement carcéral.
 
«Mais voilà, notre pays a sagement décidé de laisser ouverts les débits de tabacs, les magasins des cavistes ou les boutiques de vape. En revanche il ne peut laisser ouverts ses coffee shops puisque nous n'en avons toujours pas, observe le président de SOS Addictions. Nous sommes rattrapés par l'hypocrisie récurrente de nos responsables politiques puisque nous avons opté depuis bien longtemps déjà pour une économie parallèle teintée de violences. Une politique qui aujourd'hui ne nous permet pas de déclarer un plan de soutien pour assurer la continuité de la consommation devenue primordiale pour des centaines de milliers de personnes. Comment pourrions-nous soutenir le commerce des “mafias sans frontières” alors que nous sommes officiellement en guerre contre elles?»
 
Une substance illicite mais aux moindres conséquences
Comment la France, plus grosse consommatrice de cannabis au sein de l'Union européenne, pourra-t-elle assumer les conséquences de ses ambivalences, de ses errances, faute de vouloir avancer vers une dépénalisation assumée, préalable à une légalisation encadrée et taxée? «Cela tombe vraiment mal, ajoute, provocateur, le Dr Lowenstein. Car pour tuer le temps douloureux ou anxieux, pour aider à ne rien faire, le cannabis, ce dopant du presque rien, est une substance psychoactive très efficace. Verra-t-on sous peu des livraisons de pochons via Amazon? L'Agence française du médicament va-t-elle accorder des “autorisation temporaires d'utilisation thérapeutique” de cannabis à aller chercher sans encombre dans les cités? Non, bien sûr.»
 
Alors? «La réponse est connue, dit-il. En confinement urbain comme dans les prisons, ce sera la substitution par les médicaments anxiolytiques à moyennes ou fortes doses, et peu importe que leur indice addictogène soit trois à quatre fois supérieur à celui du cannabis; peu importe que le sevrage brutal des benzodiazépines soit (avec celui de l'alcool) le seul sevrage aux risques mortels (état de mal comitial). C'est tristement ainsi: en 2020, dans une France confinée, une dépendance grave à une substance licite vaut toujours mieux qu'une dépendance de moindre gravité à une substance interdite.»
 
Par Jean-Yves Nau
Source: slate.fr
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By mrpolo,
"Tant que les cultures ont consommé du cannabis, la pratique de partager un joint entre amis a été une pratique sociale courante", a déclaré Erik Altieri, directeur exécutif de NORML, un important lobby pro-cannabis américain.
 
 

 
"Mais compte tenu de ce que nous savons sur COVID-19 et sa transmission, il serait utile pendant cette période de mettre un terme à ce comportement", a-t-il déclaré dans un communiqué.
 
Risque élevé
Il a également appelé les utilisateurs à ne pas partager les différents outils qu'ils pourraient utiliser pour fumer de la marijuana – y compris les bangs, les pipes ou les stylos de vapotage – et à les nettoyer avec du gel désinfectant.
Optez pour les produits comestibles et les teintures
"L'utilisation de produits comestibles ou de teintures peut éliminer complètement l'exposition à la fumée", a déclaré Altieri dans le communiqué.
 
Selon NORML, environ 25 millions d'Américains ont fumé de la marijuana au cours de la dernière année.
La drogue est légale à différents niveaux – à des fins récréatives et médicinales – dans 47 des 50 États, bien qu'elle soit toujours classée comme une substance très restreinte au niveau fédéral, de la même manière que le LSD, la cocaïne ou l'héroïne.
 
– Par © Agence France-Presse
Source: barbanews.com
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By mrpolo,
Dans le contexte parfois pesant et inquiétant du coronavirus, les gendarmes ardéchois ne manquent pas d’humour afin d’évoquer la lutte contre les produits stupéfiants.
 
« Vous avez récemment fait l’acquisition d’un peu de marijuana ? Vous avez des doutes sur le fait qu’elle puisse être contaminée par le Coronavirus Covid-19 ? Présentez-vous à la brigade de votre lieu de domicile, on testera votre marchandise », écrit le groupement de gendarmerie de l’Ardèche sur un post publié, mardi 10 mars, sur les réseaux sociaux.
 
  Et d’ajouter : « Pour une plus grande efficacité et une meilleure fiabilité des résultats, fournissez-nous l’identité de la personne qui vous l’a vendue ainsi que tous les éléments que vous avez sur la filière d’approvisionnement, on s’occupera du reste. Notre procédure fonctionne également pour la résine de cannabis, la cocaïne, l’héroïne et un grand nombre d’autres substances. » 
 
Source: ledauphine.com
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By mrpolo,
Pour produire du cannabis thérapeutique "made in France", "on a tout ce qu'il faut, il faut juste avoir les autorisations pour démarrer": au salon de l'agriculture, l'impatience des professionnels est palpable, à quelques mois d'une première expérimentation sur 3.000 patients dans le pays.

 
Les premiers traitements sous forme d'huile de cannabis ou fleurs séchées doivent être distribués dès septembre à 3.000 patients souffrant de cinq types de maladies ou d'affections graves
Tinnakorn Jorruang / IStock.com
  Au sein du "village" des semenciers, certains acteurs profitent du salon pour une opération séduction. Confiture au chanvre, dégustation de graines vantant leur apport protéiné, lait relaxant au CBD (cannabidiol, la molécule non psychotrope du cannabis, ndlr): loin des volutes de fumée, les projecteurs sont braqués sur les utilisations très variées de la plante.
Mais hormis ces applications "bien-être", c'est surtout l'usage médical qui intéresse.
Les premiers traitements sous forme d'huile de cannabis ou fleurs séchées doivent être distribués dès septembre à 3.000 patients souffrant de cinq types de maladies ou d'affections graves - certaines formes d'épilepsies, de douleurs neuropathiques, d'effets secondaires de chimiothérapie, de soins palliatifs ou de scléroses en plaques. Mais la production sera, dans un premier temps au moins, étrangère: de quoi frustrer le monde agricole.
"Il faut absolument qu'on soit en capacité au niveau français de mettre en place cette nouvelle filière" thérapeutique, martèle le député LREM de la Creuse Jean-Baptiste Moreau, en visite sous sa nouvelle casquette de rapporteur général de la mission parlementaire sur les usages du cannabis, lancée fin janvier.
A l'heure actuelle, la loi française empêche toute production médicale. Impossible de cultiver des plants de cannabis contenant plus de 0,2% de THC - tétrahydrocannabinol, molécule psychotrope du cannabis, à l'effet planant, ndlr - et d'en récolter les fleurs.
Une interdiction dont InVivo, l'un des premiers groupes coopératifs agricoles français, espère s'extraire: il a déposé une demande d'autorisation à l'Agence du médicament (ANSM) depuis deux semaines, pour bénéficier d'une exception à titre expérimental.
"Globalement, il va nous falloir 18 mois pour s'assurer que la plante a une composition standardisée et qu'on a un médicament au sens pharmaceutique du terme", assure Yves Christol, directeur général d'InVivo Food & Tech. Il est prêt à investir 10 millions d'euros et compte développer une variété spécifique pour chaque pathologie ouverte à la prescription.
 
- Retard français -

Le groupe souhaite "prendre le relais des importations dans deux ans", lorsque l'expérimentation du cannabis thérapeutique prendra fin, puis conquérir le marché mondial grâce au développement génétique de variétés à usage médical, une innovation qui garantit le caractère identique des plantes.
A terme, les cinq indications thérapeutiques autorisées par l'ANSM représentent "environ 300.000 patients" en France, selon le groupe. Pour leur assurer une production d'environ un gramme par jour, "on a besoin de sept hectares, soit un seul centre commercial", assure M. Christol.
InVivo souhaite former pour cela "un consortium qui va de la graine au patient", rassemblant divers acteurs publics et privés, dont l'Institut national de la recherche agronomique (Inrae). Les cultures, ne seraient pas menées sous serre ou en plein champ, mais "uniquement en bâtiments".
Et le groupe n'est pas le seul sur les rangs: le département de la Creuse veut également devenir un "pôle d'excellence", capable de fournir du cannabis thérapeutique.
Mais au sein de la filière, la modification indispensable du cadre légal fait figure d'arlésienne. En Maine-et-Loire, le semencier Hemp It compte déjà dans son catalogue des graines permettant de faire pousser des plants de cannabis illégaux. Depuis deux ans, il réclame d'expérimenter, "sans aucun retour" des autorités, soupire son président, Jacques Martin.
Après avoir fait voter l'expérimentation du cannabis thérapeutique en tant que député, "Olivier Véran est aujourd'hui ministre de la Santé, donc normalement cela devrait aider", espère Nathalie Fichaux, directrice d'InterChanvre, l'interprofession qui rassemble les 1.500 producteurs de chanvre.
Les acteurs français s'impatientent, d'autant que la concurrence internationale a plusieurs longueurs d'avance. Soumis à une législation plus souple, l'américain Tilray et les groupes canadiens comme Canopy Growth et Aurora ont des années de savoir-faire. D'autres challengers, comme le hollandais Bedrocan ou le britannique Emmac Life Sciences, ont également des vues sur le marché hexagonal.
Face à ces offres, une production française garantirait "un prix accessible", avance M. Christol, en pointant les écueils des cas allemands et italiens. Après une phase d'expérimentation comme en France, les producteurs étrangers ont avalé le marché thérapeutique de ces pays et ont fortement relevé leurs tarifs.
 
Source: laprovence.com
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By bigbudybud,
Comment Culture Indoor profite du cannabis sans jamais en parler
FRÉDÉRIC BRILLETPUBLIÉ LE 25/01/2019 À 12H30MIS À JOUR LE 25/01/2019 À 12H36     En quelques années, Culture Indoor est devenu le numéro un français des growshops, ces magasins dédiés aux amateurs de cultures en intérieur de toutes sortes y compris illicites. Et ce grâce au système de la franchise et à une clientèle qui préfère cultiver à domicile plutôt qu’acheter dans les cités. Mais avec la saturation du marché, les ventes s’essoufflent.
On a connu commerce plus avenant. Dans la vitrine poussiéreuse, des plantes anémiées se morfondent. Ici, des sacs d’engrais s’empilent. Là, des chambres de culture découvrent leur revêtement intérieur métallisé éclairé par de puissantes lampes qui éblouissent le visiteur. Contre le mur défraîchi s’appuient des cartons contenant des extracteurs d’air ou d’odeur. Chez Culture Indoor, une franchise dédiée au jardinage en intérieur présente dans toute l’Europe, on se soucie manifestement peu du merchandising.
Officiellement, comme dans tous les “growshops”, les clients y viennent pour cultiver des fleurs, légumes ou plantes aromatiques dans un coin de leur salon ou au fonds de leur placard. Mais dans les points de vente visités, des indices ça et là laissent aisément deviner la nature et la finalité des récoltes. Chez Culture Indoor, on trouve des engrais comme la bien nommée marque Canna. Et puis que viennent faire dans une jardinerie ces pipes à eau pour fumeurs? Cet autocollant qui reproduit le logo d’un célèbre coffee-shop hollandais?
 
Voilà donc une franchise un brin hypocrite. Mais à l’instar des quelque 230 growshops que compte la France, Culture Indoor n’a d’autre choix que de cultiver l’ambiguïté. Elle doit feindre d’ignorer l’usage que la grande majorité de ses clients font de ses produits, puisque la culture du cannabis demeure illégale, fût-ce à des fins de consommation personnelle. C’est pourquoi les propos entre initiés entendus dans les points de vente demeurent bien anodins.
“On y échange avec les vendeurs sans jamais prononcer le mot interdit car on se comprend à demi-mot. Des grand-mères innocentes entrent parfois demander conseil pour leur orchidée, ça nous amuse beaucoup” confie Julien, client de cette enseigne qui est parvenue à prendre le leadership en à peine dix ans. Non contente de contrôler plus de la moitié du marché intérieur avec 131 magasins sur le territoire national, Culture Indoor en a bouturé 34 d’autres hors des frontières, essentiellement en Europe.
La tête de réseau emploie directement une vingtaine de personnes mais en fait vivre plusieurs centaines si l’on compte l’effectif des points de vente. Et selon les comptes déposés au tribunal du commerce, elle aurait réalisé un chiffre d’affaires de 15,5 millions en 2017 pour un résultat net de 288 058 euros.
 
Culture Indoor a bâti son succès sur une consommation en hausse régulière malgré la prohibition: selon le “Baromètre santé 2017 sur les usages en France de substances psychoactives illicites”, près d’un adulte de 18 ans à 64 ans sur dix (11 %) et un adulte de 18 ans à 25 ans sur quatre (26,9 %) a fumé du cannabis au moins une fois dans l’année. Une consommation qui passe de plus en plus par l’autarcie pour la clientèle mature. “Je me vois mal à mon âge acheter dans une cité un produit dont j’ignore la qualité, au risque de passer une nuit au poste” résume Julien, un restaurateur quadragénaire.
Mais comment Culture Indoor a t-il émergé face à la concurrence sans avoir de souci avec la loi française, l’une des plus répressives d’Europe? Pour le savoir, Capital a sollicité Frédéric Tordjman, qui a fondé cette PME en 2009. Mais ce patron trentenaire qui semble avoir pour devise “pour vivre heureux vivons caché” décline les interviews.
Heureusement, des spécialistes du cannabis business et des franchisés de l’enseigne se montrent plus prolixes. “Pendant longtemps, ce secteur a été dominé par des commerces indépendants. Culture Indoor a lancé sa franchise en cassant les prix, ce qui lui a permis de les laminer” résume Aurélien Bernard, rédacteur en chef du site d’informations Newsweed.
 
Bénéficiant de meilleures conditions d’achat du fait de la puissance de sa centrale, le distributeur a conforté sa domination par une communication en ligne agressive. “Il investit beaucoup dans la publicité par mot-clé sur Google, c’est ça qui fait venir des gens dans mon magasin. Les concurrents ne peuvent suivre face à ce rouleau compresseur. Nous proposons aussi une large gamme de quelque 7000 références” précise un franchisé.
Autre élément du succès, l’extrême prudence. “Culture Indoor s’abstient de participer aux salons du cannabis qui se tiennent en Europe, y compris à Expogrow qui draine à la frontière franco-espagnole les acteurs français du secteur. Il refuse de se mouiller et de voir son nom associé à la plante” résume Olivier, rédacteur en chef du magazine spécialisé Soft Secrets. Dans le même esprit, le distributeur exclut de son site de e-commerce les produits trop connotés. Certes, en cherchant bien on y trouve un joli assortiment de briquets et cendriers, des fausses piles, pierres ou canettes servant à cacher… ma foi ce que l’on veut.
Mais pas question pour le franchiseur de vendre des pipes à eau, des T-shirts arborant une feuille de cannabis ou du cannabis légal dit CBD et qui abondent sur les sites des entreprises opérant depuis l’étranger. “La direction nous déconseille aussi de le faire car on frôle la ligne rouge”, explique un franchisé. En France, la loi réprime en effet l’incitation à la consommation et toute présentation de substances illicites sous un jour favorable, même s’il n’y a pas de vente du produit concerné. Reste que les revendeurs qui ont droit d’acheter une petite partie de leur assortiment hors du catalogue Culture Indoor ne tiennent pas tous compte de ce conseil. Mais s’ils ont maille à partir avec la justice pour cette raison, la tête de réseau pourra toujours arguer qu’elle n’y est pour rien.
 
Malgré le savoir-faire et la notoriété de l’enseigne chez les consommateurs, les franchisés ont subi ces dernières années une contraction des ventes, de 20% chez certains. Un repli découlant de la concurrence des sites de e-commerce et de la saturation du marché. Le nombre de fumeurs qui aspirent à planter pour leur consommation personnelle n’est pas extensible: une fois qu’on lui a vendu un kit complet (un consommateur régulier peut débourser entre 1000 et 1500 euros pour un équipement avec chambre de culture pour abriter les plants, lampes, humidificateur d’air, extracteur d’odeur…) le client ne revient guère que pour acheter des consommables comme les engrais et du substrat (billes d’argile, fibres de coco…). Pour compenser cette conjoncture médiocre, Culture Indoor qui aspire à compléter sa couverture du territoire a supprimé le droit d’entrée et les royalties dont devaient s’acquitter ses franchisés, explique l’un d’eux.
 
 
Cela suffira-t-il à redynamiser la chaîne? Pas sûr. La France subit en effet un handicap supplémentaire par rapport à ses voisins, constate Thomas Duchêne, cofondateur et président de Plantasur, un grossiste basé en Espagne qui exporte du matériel de jardinage, des engrais et graines de cannabis dans 35 pays. “La réglementation manque de clarté. Les growshops se sentent en insécurité juridique, ça n’incite pas à investir”.
D’un côté, les autorités brident les ventes de cannabis CBD, une variété pourtant dépourvue de THC, la substance psychoactive de la plante. Ferment des growshops qui conseillent trop explicitement leurs clients ou vendent simultanément du matériel pour cultiver et des graines de cannabis dites de collection (elles sont en vente légale mais il est interdit de les planter). De l’autre, ces mêmes autorités laissent la grande majorité des magasins qui respectent cette ligne rouge opérer en toute tranquillité, bien que leur raison d’être soit un secret de Polichinelle.
 
La raison? La police et la justice auraient d’autres priorités. “On n’a jamais vu des bandes s’affronter pour le contrôle d’un magasin vendant des lampes et des engrais. Les growshops et leurs clients rapportent des taxes, ne créent pas de troubles à l’ordre public, contrairement au trafic de rue. Donc ils sont tolérés. On est déjà dans un marché gris” conclut Thomas Duchêne.
 
Source : 
 
 
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By mrpolo,
ENQUÊTE - L’expérimentation en France, qui sera lancée en septembre prochain par l’ANSM, prévoit l’importation de traitements à base de cannabis. Les entreprises canadiennes espèrent conquérir ce marché mais une filière nationale veut voir le jour.
    La serre de l’usine Tilray, au Portugal. Paul Carcenac / LE FIGARO
De notre envoyé spécial à Cantanhede (Portugal)
Une odeur herbacée envahit les narines du visiteur. Puissante, entêtante. Quelques secondes plus tard, comme dans un mirage, surgit une serre de 2,4 hectares, cernée de barbelés. Un peu plus loin, de hauts bâtiments gris, contrôlés par des agents de sécurité zélés. Nous sommes dans le saint des saints, le centre de production de cannabis thérapeutique - donc légal - de Tilray, à Cantahede au Portugal. «Il y a quatre ans, il n’y avait ici qu’un champ vide», s’enthousiasme Dounia Farajallah, directrice de la filliale française de cette entreprise canadienne, l’un des leaders mondiaux du secteur. Désormais, plus de 200 personnes se relaient jour et nuit pour faire pousser des milliers de pieds de 43 variétés différentes de cannabis. Ils atteignent plusieurs mètres de hauteur, alimentés en lumière par des lampes surpuissantes.
Les employés confectionnent huiles, gélules et fleurs séchées à inhaler, à destination de plusieurs pays européens: Allemagne, Irlande, Royaume-Uni, Croatie, Chypre... Le volume exact de production est un secret bien gardé, concurrence oblige. Les dirigeants de Tilray ont investi 20 millions d’euros dans ces installations futuristes, certifiées Bonnes pratiques de fabrication (BPF) par l’Agence européenne du médicament.
En ce moment, un dossier stratégique occupe tout particulièrement les dirigeants. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) - en France, donc - lance en septembre prochain une expérimentation pour deux ans. Les entreprises qui fourniront des produits aux 3000 premiers patients français seront bientôt choisies. Épilepsies sévères, maladies nerveuses, soins palliatifs, sclérose en plaques ou effets secondaires des chimiothérapies... «C’est pour les malades en échec thérapeutique, qui n’ont pas d’autre solution», martèle Dounia Farajallah.
 
 
Être présent dès maintenant sur le marché hexagonal est capital pour les sociétés canadiennes. Ces multinationales souvent cotées en Bourse, comme Tilray, Canopy Growth ou Aurora, ont une longueur d’avance en termes de savoir-faire. Le cannabis médical y est autorisé depuis 2001.
Ces firmes tentaculaires sont pourtant sous pression. Le secteur boursier a subi une sévère correction ces derniers mois. Tilray a perdu 60% de sa capitalisation depuis août. Canopy Growth et Aurora ont lâché respectivement 38% et 75%. Le secteur médical à l’international, estimé à 55,8 milliards d’euros à l’horizon 2025 par le cabinet Grand View Research, ne grossit pas assez vite au goût des investisseurs. Tilray a dû se résoudre il y a quelques jours à se séparer de 10% de ses collaborateurs, pour réduire ses coûts.
D’autres firmes ont également des activités dans le cannabis récréatif. Et là aussi, au Canada, les résultats ont déçu depuis la légalisation en 2018. Chaque bonne nouvelle est donc aujourd’hui une aubaine pour rassurer. «Il y avait une surestimation de la demande et de la rapidité de l’évolution de la législation dans le monde. La courbe est lente. Il faut faire de la pédagogie», rassure Hélène Moore, directrice québécoise de la branche française d’Aurora, mastodonte du secteur implanté dans 25 pays.
Chez Tilray, les normes sont strictes autour de la plante. Paul Carcenac / Le Figaro
Ces géants canadiens le jurent: ils ne se contentent pas de livrer du cannabis. Ils investissent dans les pays où ils fournissent des traitements. En Allemagne, où Aurora est dominant sur le marché avec 4 tonnes de commandes, le groupe construit des serres près de Leipzig. Tilray assure de son côté vouloir contribuer à l’économie française. «Même si la production restait basée au Portugal, nous créerons des emplois en France. Il faudrait alors des équipes de médecins-conseils, des délégués médicaux, des juristes, des livreurs...» énumère Dounia Farajallah.
Aucune industrie française
Face à eux, des challengers européens se positionnent, comme le hollandais Bedrocan ou le britannique Emmac Life Sciences. Ce dernier, qui ambitionne de devenir leader sur le Vieux continent, possède aussi un site de production au Portugal et livre huit pays. «C’est important, dans ce domaine, d’être des experts locaux», confie le directeur général Antonio Constanzo. Pour preuve, le rachat en juin dernier de l’entreprise corrézienne Green Leaf, spécialisée dans le CBD (substance non-euphorisante issue du cannabis, dont la commercialisation est autorisée mais très encadrée). Emmac joue la carte de la proximité. «On a une empreinte carbone plus réduite que nos concurrents et nous avons une vraie compréhension culturelle des pays où nous sommes actifs», poursuit François Xavier Nottin, directeur France et Benelux de la firme.
 
 
L’ANSM a récemment confirmé qu’elle aurait recours «à des producteurs étrangers» pour les deux ans d’expérimentation. Sept d’entre eux ont été auditionnés l’an passé par un comité d’experts. Toutefois, «si un producteur national est en capacité de répondre aux critères (...), il pourra être retenu», a garanti la directrice générale adjointe de l’ANSM, Christelle Ratignier-Carbonneil il y a quelques jours.
Des traitements de la firme Tilray, à base d’huile de cannabis. Paul Carcenac / Le Figaro
Il est cependant absolument impossible pour une industrie française de se positionner face à ces géants. Sauf à des fins de recherche, la loi ne permet pas de cultiver du cannabis à forte teneur en THC (le cannabinoïde utile en pharmacologie, mais aussi classé comme stupéfiant). La députée LREM Emmanuelle Fontaine-Domeizel, suppléante de Christophe Castaner dans les Alpes-de-Haute-Provence, s’inquiète du retard pris. «Je souhaiterais que l’on puisse créer une filière made in France, avec les agriculteurs et les extracteurs, bouillonne-t-elle. Il faut qu’ils puissent vivre de leur travail. Que le Canada vise la France pour un quelconque marché, on l’entend. Mais on veut avoir notre rôle à jouer dans cette affaire».
Des acteurs tricolores fourbissent quand même leurs armes, notamment l’union de coopératives InVivo, leader français du chanvre industriel (utilisé principalement dans le textile). Le groupe veut lancer un grand consortium de cannabis thérapeutique sous serre. «On veut faire de la R&D dès le lancement de l’expérimentation. Nous serons ensuite en mesure de prendre le relais des produits d’importation d’ici deux ans», promet Yves Christol, le directeur général d’Invivo food and tech. «Tout pourra commencer quand l’ANSM nous donnera une autorisation», poursuit-il.
De plus petits agriculteurs attendent aussi un feu vert des pouvoirs publics, comme on le leur a promis. La Creuse, notamment, veut devenir un champion du secteur. Dans ce département, en avril dernier, Édouard Philippe est venu signer le Plan pour la revitalisation du bassin d’emploi comprenant un volet sur le développement d’une filière locale du cannabis thérapeutique. Des agriculteurs comme Jouany Chatoux, membre du syndicat professionnel du chanvre, sont prêts. «Nous avons un ancien site militaire, un bunker sous terre. On travaille à la création d’un pôle d’excellence. Tout est prêt mais cela devient urgent.
Les ministères et l’ANSM se renvoient la balle. C’est un peu le flou artistique», déplore-t-il. «Il faudra, après les deux ans de test, laisser la place aux acteurs locaux! Sinon on va louper ce marché...» La hantise des Creusois reste l’exemple allemand, où une fois l’expérimentation terminée, les multinationales canadiennes Aurora et Aphria ont avalé le marché légal. Un seul acteur local, Demecan, s’est fait une place au soleil. Mais il s’agit d’une joint-venture avec l’entreprise Wayland basée... dans l’Ontario.
Par Paul Carcenac
Source: lefigaro.fr
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By TEAM CannaWeed,
Hola, 
 
Nous perdons une personne qui a beaucoup laissé dans le milieu cannabique tant par son savoir que ses strains... 
 

 
RIP Subcool... 
 
 
Après plusieurs années de lutte contre une maladie rare, le célèbre cultivateur / éleveur Subcool est décédé. Il souffrait d'un déficit en Alpha 1-antitrypsine (AAT) et de BPCO.
On sait peu de choses sur la vie personnelle de Subcool avant qu'il ne devienne un cultivateur de cannabis, célèbre pour la sélection de variétés telles que Vortex et Jack the Ripper. Il les a vendues ainsi que d'autres variétés via ses sociétés TGA Genetics et Subcool Seeds.
 
Né Montgomery Ball, il a finalement déménagé de l'Oregon en Californie en 2013 après y avoir bâti sa réputation et avoir été intronisé au Temple de la renommée de la High Times Seed Bank en 2009.
Subcool a écrit plusieurs livres, dont Dank: The Quest for the Very Best Marijuana, et a accueilli l'émission Weed Nerd sur YouTube.
 
En 2017, l'incendie de forêt qui a ravagé certaines parties de Santa Rosa a incendié l'installation de culture de lui et de sa femme. Lui et MzJill se sont séparés et ont divorcé par la suite. Elle a gardé TGA Genetics et il a commencé sa nouvelle ligne Dank.
 
À propos de son état, Subcool a déclaré à Big Buds en 2016:
«J'ai beaucoup de mal à faire face à une carence en antitrypsine Alpha-1. Elle est transmise des parents à leurs enfants par le biais de leurs gènes, et crée une maladie pulmonaire grave chez les adultes. Elle peut provoquer une maladie du foie à tout âge. Cette maladie crée une grave pénurie de souffle, mais c'est aussi une maladie du foie, et la mienne a progressé assez rapidement. En fin de compte, je m'étouffe lentement, mais je ne peux pas y faire grand-chose.
 
"Il n'y a pas de remède pour cette maladie génétique, mais je reçois des perfusions hebdomadaires qui prolongent ma vie. Le problème est que les perfusions sont incroyablement chères. Mon assurance maladie coûte plus cher que mon hypothèque.
 
"Ironiquement, étant donné combien j'aime inhaler du cannabis, cette maudite maladie rend malsain de fumer de l'herbe ou même d'être avec des gens qui le font. Pour cette raison, je suis devenu un peu isolé. Les gens aimaient visiter et se défoncer Mais ces jours-ci, les gens visitent rarement, parce qu'ils ne peuvent pas fumer autour de moi. Je dois aussi faire attention aux contacts avec les gens, parce que je suis très sensible au rhume et à la grippe. J'ai tendance à faire la plupart des mon travail via e-mail et les réseaux sociaux. C'est une maladie solitaire. "
 
En ce qui concerne la façon dont il a développé ses variétés, Subcool a expliqué:
"Mon principal objectif initial était de créer une gamme de graines de marijuana qui se sont développées pour être des hybrides à haut rendement à saveur de fruits. Le premier goût et parfum de fruits que nous avons perfectionné était le citron. Puis vinrent le raisin, la cerise et l'orange. Très bientôt, nous travaillions avec les goûts et les parfums du chocolat. J'étais tellement excité par ces cultivars et je les ai donnés à d'autres cultivateurs professionnels pour voir ce qu'ils disaient. Les gens m'ont dit qu'ils aimaient ces variétés. Pas seulement le goût et le parfum, mais aussi leur nouvelle sortes de highs. "
 

 
SubCool a écrit pour CelebStoner à la fin des années 2000 et au début des années 10. La photo ci-dessus le montre avec des plantes cultivées par Mendo Dope à partir de sa génétique et de celle de MzJill.
 
https://www.celebstoner.com/news/marijuana-news/2020/02/02/subcool-marijuana-breeder-dies/
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By mrpolo,
L'Agence du médicament a détaillé mardi 28 janvier le cahier des charges pour les industriels qui fourniront le cannabis thérapeutique, pour une expérimentation pendant deux ans auprès de 3 000 patients français. Franceinfo a pu visiter une usine de production de cannabis au Portugal.

 
L’usine est assez facile à repérer. À une centaine de mètres à la ronde, une forte odeur de cannabis est dans l’air de la zone industrielle de Cantanhede au Portugal, située entre Lisbonne et Porto.
 
La société canadienne Tilray vient de créer une usine de production de cannabis au Portugal consacrée au marché européen. Et peut-être bientôt au marché français car l'expérimentation du cannabis thérapeutique se précise : 3 000 patients français vont tester le cannabis pour soulager la douleur à partir de septembre 2020. L'Agence du médicament a détaillé, mardi 28 janvier, le cahier des charges pour les industriels qui fourniront ce cannabis pendant deux ans aux patients français de cette expérimentation.
 
43 variétés sous haute surveillance
Au Portugal, les conditions de sécurité sont strictes. Les vigiles, les barbelés et les caméras sont omniprésents avant de pouvoir accéder à la serre. Une serre gigantesque, un hectare où se trouvent des dizaines de milliers de plants dans des pots, avec autour des ouvriers en combinaison médicale. Ici, rien n'est laissé au hasard. "Quand on a plus de douze heures d’ensoleillement, on ferme le haut de la serre pour leur [les plants de cannabis] faire croire que c’est la nuit, explique Dounia Farajallah, pharmacienne et directrice de Tilray France. On joue sur le jour et la nuit pour réduire leur cycle et on a des plantes en trois à quatre mois au lieu de six mois jusqu’à un an."
 
Quatre récoltes par an, c'est la troisième pour cette usine qui a ouvert en avril 2019. "On fait pousser 43 variétés différentes de cannabis, indique Cristina Almeida, responsable de la qualité. On fait des boutures, des clones, qu'on laisse dans une nurserie pendant 40 jours. Ensuite, on les fait pousser dans la grande serre pendant 40 autres jours. Ce clonage, c'est pour que dans chacune des variétés, tous les plants soient calibrés, aient exactement les mêmes propriétés, les mêmes pourcentages de CBD et de THC."
 
Chaque variété contient en effet des teneurs différentes en cannabidiol (CBD) et en tétrahydrocannabinol (THC). Ce sont les deux principes actifs du cannabis qui intéressent la médecine pour aider par exemple les patients atteints d’un cancer à supporter les traitements. "Le THC a un effet antiémétique, anti-vomitif, un effet antalgique et est aussi un stimulant d’appétit, détaille Dounia Farajallah. Il est donc intéressant dans le cadre des nausées et des vomissements induits par la chimio et réfractaires aux traitements actuels sur le marché."
Gouttes d'huile et fleurs séchées
Dans cette usine, il n'est absolument pas question de produire du cannabis qui se fume mais des gouttes d'huile de cannabis ou des fleurs séchées, dont on inhale les vapeurs grâce à un petit vaporisateur. Impossible pour les journalistes de voir comment le cannabis est transformé.
 
Une question de normes sanitaires et aussi de secret industriel. "Chaque pays, chaque autorité sanitaire va nous demander des dosages différents entre CBD et THC, indique Joao Pancas, responsable production. Pour les fleurs séchées, on n'intervient pas dans le processus, on va choisir une variété qui naturellement correspond aux pourcentages demandés. Pour les gouttes d'huile de cannabis, là c'est différent, puisqu'on crée les dosages par un processus pharmaceutique."
 
L'usine prévoit également de fabriquer bientôt des gélules d'huile de cannabis. Elle va prochainement s'agrandir, le marché est prometteur, une vingtaine de pays européens autorisent déjà le cannabis thérapeutique notamment l'Allemagne, l'Espagne, le Portugal ou encore le Royaume-Uni.
 
Par Solenne Le Hen
Source: francetvinfo.fr
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By mrpolo,
La commission Européenne a repris à son compte certaines  recommandations de l’OMS, sous couvert de permettre la recherche scientifique sur le Cannabis médical en Décembre dernier.
En réalité la majorité des membres de l’UE comptent bien maintenir le Cannabis dans la catégorie ‘stupéfiant’ et empêcher la déclassification du CBD des substances contrôlées.
 
 
Quand la vague verte crée des remous au parlement, vous êtes sur Le Cannabiste.
 
Les informations de cet ordre là, ont une saveur toute particulière, un goût aigre-doux.
Chacun sait que les règles nationales des états membres, ne vont pas changer partout du jour au lendemain, simplement parce que l’UE ou l’OMS l’auront décidé, car c’est un peu plus compliqué que ça.
 
En réalité la plupart des états, ne s’encombrent pas systématiquement des accords internationaux sur le droit ou la santé, lorsqu’ils veulent assouplir leur législation sur les substances. Dernier exemple en date à ce niveau : Le Canada.
 

 
Par contre à partir du moment où l’UE et l’OMS donnent le LA, un changement législatif durable et profond devient possible. C’est surtout valable aujourd’hui  pour les patients et les professionnels du Cannabis médical et du CBD en Europe.
#Thérapeutique
L’OMS a émis 6 résolutions à l’intention de l’UE par le biais d’un rapport envoyé le 13 février 2019. Le but est de préparer une session importante de la Commission Drogues et narcotiques de l’OMS qui se tiendra du 2 au 6 Mars 2020 à Vienne en Autriche.
Le reclassement du Cannabis depuis la liste des stupéfiants de 1971 vers la convention des nations unies de 1961 Le THC aussi serait déclassé de la catégorie 4 à la catégorie 1 pour simplifier sa classification Les préparations au CBD pur ou bien avec moins de 0.2% de THC ne devraient plus être placées dans la liste des stupéfiants Certains médicaments au THC seraient reclassés au tableau 3, une catégorie qui contient les produits dont la consommation abusive n’est pas possible. La résine de Cannabis et le Cannabis seraient enlevés de la catégorie 4 de 1971 et passée en catégorie 1 de 1961 Le dronabinol et les isomères du THC aussi seraient effacés de la liste des substances psychotropes de 1971 et placés sur la liste 1 de la convention sur les narcotiques en 1961  
#Traduction
Réponse de l’UE
D’une manière générale l’UE est favorable au Cannabis médical En même temps l’UE refuse toute mesure qui pourrait restreindre l’interdiction des substances stupéfiantes Le THC ne pourrait plus être utilisé dans la cosmétique comme auparavant Le CBD ne pourra pas quitter la liste des substances contrôlées Est-ce que c’est une bonne nouvelle ? Pas vraiment, on vous explique pourquoi.
 
Premièrement comme on l’a dit plus haut : Cela n’implique aucune évolution significative de la régulation internationale du Cannabis. 
Ensuite, la suppression du Cannabis du tableau 4 de la convention n’a rien d’un pas en avant vers la libéralisation du Cannabis médical. Il s’agit en revanche de permettre à l’industrie et à la recherche de positionner leurs futurs produits naturels ou de synthèse, dans un cadre légal. 
#CBD
Malgré les recommandations de l’OMS qui déclarait en Février dernier : 
 
 
La commission Européenne a décidé de maintenir le CBD au rang des substances contrôlées avec les autres cannabinoïdes. Une décision lourde de conséquences pour les entrepreneurs. Un aveu d’incompétence qui claque en 1 phrase :
 
 
Depuis cette prise de position toute récente, un vent froid souffle chez les majors du CBD et du Cannabis médical. C’est vrai à travers l’Europe mais surtout depuis l’étranger, en particulier les USA. 
Un certain nombre de conférences et de prises de position ont effectivement eu lieu pour demander aux députés de revoir leur position en la matière, surtout au niveau du CBD.
 
On se quitte avec l’opinion de notre expert juridique l’enseignant chercheur en droit au CORHIS à l’Université Paul Valéry Montpellier, Yann Bisiou.

Lecture entre les lignes avec Yann Bisiou :
 » L’Union européenne n’est pas signataire des conventions de 1961 et 1971 qui classent les stupéfiants au niveau international. Pour parler d’une seule voix, la commission fait donc une proposition de « position commune » aux pays membres pour répondre aux recommandations de l’OMS sur le classement. Pour l’instant cette position commune n’est qu’un projet qui doit encore être validé par le Conseil de l’Union Européenne. Ensuite ce sont ces même états membres qui vont devoir voter lors de la prochaine réunion de la Commission des Stupéfiants de l’ONU. Dans ce projet, l’UE écarte tout ce qui peut affaiblir le contrôle du Cannabis. Elle accepte le principe d’un usage thérapeutique du cannabis, mais c’est bien tout. Pour le THC, elle propose de le considérer comme un stupéfiant et non plus comme un psychotrope ce qui va renforcer les contrôles sur le produit et interdire, par exemple, son utilisation en cosmétique.
 
Pour le CBD, elle s’oppose à la proposition de l’OMS de préciser expressément que le CBD n’est pas soumis au contrôle international. Au contraire, si la position commune de l’UE l’emporte, les contrôle sur le CBD extrait de la plante vont se renforcer. On arrivera alors à une situation incohérente que nous dénonçons depuis des années à savoir que  le CBD synthétique pourrait être proposé légalement et sans contrôle particulier, au détriment du CBD issu de plantes, serait à ce moment là interdit. «   
Source: lecannabiste.com
 
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By mrpolo,
Trois jeunes hommes, âgé de 20 à 23 ans, ont été brûlés dans l’explosion d’un logement qu’ils occupaient près de Toulouse.

À l’instar de Walter White de la série Breaking Bad, mais visiblement sans ses compétences, ils ont essayé de créer de l’huile de cannabis. Illustration. (Wikimedia)
 
C’est dans une résidence hôtelière de Saint-Lys en Haute-Garonne, que les gendarmes de la compagnie du Mirail sont intervenus, dimanche vers 2h15. Une forte explosion venait de souffler un petit studio meublé.
Sur place, ils n’ont pas trouvé les occupants des lieux, mais ont été accueillis par une forte odeur de cannabis, relate ActuToulouse. Une situation qui laissait sérieusement à penser qu’il ne s’agissait pas d’un banal accident domestique.
 
Sur au moins deux d’entre eux, l’explosion de la mixture laissera des stigmates. En plein milieu du visage. Dans la nuit de samedi à dimanche, vers 2 h 15, une déflagration a littéralement soufflé une chambre d’hôtel de Saint-Lys, à l’ouest de Toulouse (notre édition d’hier). Il était environ 2 h 15 lorsque les trois fenêtres de l’habitation ont été soufflées. Par miracle, aucun des quinze clients répartis dans les autres chambres n’a été blessé.
  Sur place, les sapeurs-pompiers et les gendarmes ne trouvent qu’un jeune blessé, commotionné et désorienté. En réalité, pendant que ses deux colocataires d’un soir se présentaient d’eux-mêmes aux urgences de l’hôpital Purpan, le troisième était pris en charge sur place avant d’être laissé aux soins des équipes médicales.
 
Ils se rendent aux urgences par leurs propres moyens
L’enquête a rapidement permis de retrouver les trois jeunes gens, victimes de brûlures, qui s’étaient rendus aux urgences. Les apprentis chimistes préparaient une mixture sur la plaque électrique de la cuisine de l’appart’hôtel loué pour la nuit, lorsque l’explosion s’est produite.
 
En s’appuyant sur des tutoriels trouvés sur Internet, les suspects ont essayé de fabriquer de l’huile de cannabis nommée « BHO » (Butane Honey Oil, ndlr). Une drogue qui se présente sous la forme de cristaux une fois la préparation finalisée.
    Les chimistes « en herbe » omettent un détail
Si tout se passait bien pour eux jusque là, les jeunes gens ont simplement omis qu’il fallait œuvrer à l’extérieur, ou dans un lieu très aéré, pour mener à bien leur projet. Car pour produire l’huile de cannabis il faut utiliser du gaz butane liquide.
 
Une erreur qui aurait pu leur coûter la vie. « Il y a eu une énorme détonation, mais aucun départ de feu. C’était un souffle qui a pulvérisé le double-vitrage des fenêtres de la chambre » a indiqué une source proche de l’enquête au quotidien local. Les enquêteurs vont notamment tenter de savoir à qui était destinée cette drogue.
 
Le "shit" se vapote
Une fois soignés, ces trois jeunes gens âgés de 20 à 23 ans, ont pu être entendus en garde à vue, leur état ayant été jugé compatible par le médecin. Pour autant, deux d’entre eux pourraient garder encore un moment les stigmates de leur maladresse. Car comme l’avaient détecté les secouristes, les forces de l’ordre et les témoins de la scène, une forte odeur de cannabis émanait des lieux, dimanche, après l’explosion. Que fabriquaient-ils ? Le panel est large, à vrai dire. Depuis deux ans, de nouveaux produits à base de marijuana ne cessent de fleurir dans les coffee-shops étrangers jusque dans les cages d’escalier des points de deal de la Ville rose.
 
Comme le rapportait "La Dépêche du Midi" en décembre 2018, une nouvelle tendance consiste à vapoter une forme de cannabis concentré. La résine est en quelque sorte "affinée" à l’extrême pour produire une huile que l’on place ensuite dans les pipes à eau et même certains modèles de vapoteuse. Ce produit est extrêmement puissant, le taux de THC étant très concentré. Certains produits dépasseraient largement la barre des 80 % de cannabinoïdes.
 
D’ailleurs comme leur nom l’indique, les BHO (Butane hasch oil) se fabriquent avec du butane. Mais les déclinaisons sont légion : le rosin, les moon-rocks, les distillats en capsules, etc. L’attirail nécessaire varie : casserole pour porter à ébullition, plat en pyrex, papier sulfurisé, seaux à glaçons, CO2, butane, etc.
 
Libérés et reconvoqués
Pour les BHO, des tutoriels sont visibles sur le web. Il est notamment recommandé de les manipuler dans un milieu ouvert. Est-ce que nos apprentis chimistes ont aéré leur chambre louée pour la nuit ? Pas sûr. Ont-ils allumé une cigarette ou juste opéré une mauvaise manipulation ? Probable. En tout cas, sur ces trois jeunes originaires de Fonsorbes, deux sont strictement inconnus des services de gendarmerie et le troisième l’est pour des faits en lien avec les stupéfiants. Tous ont été libérés et seront reconvoqués ultérieurement par la Justice. Les résultats d’analyses pratiquées par les laborantins seront divulgués d’ici à quelques semaines.
 
Sources: actu17.fr & ladepeche.fr  
 
Nd polo: il existe des guides pour le BHO sur notre site et il y est bien spécifié de faire ça en extérieur ou dans une zone très aérée et ne pas créer de flamme ou arc électrique...
 
j'hésitais a poster direct au bétisier merci @UFCM-I Care
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By UFCM-I Care,
Non, les growshops ne sont pas déjà condamnés. Mais la situation ne s’est pas améliorée ! Présenté le 17 septembre dernier, le Plan national de lutte contre les stupéfiants comporte 55 mesures visant à répondre à la fois à l’usage, à la production et au commerce illicite des drogues.
 
Confirmant la logique répressive de l’actuel gouvernement, ces dispositions cohérentes visent à créer l’équivalent de la Drug Enforcement Administration (DEA) américaine. Intitulé « OFAST » (remarquons ici l’humour du Ministère de l’Intérieur qui n’avait vraisemblablement pas le budget pour ajouter un « G » en début de mot), la nouvelle structure réunit l’ensemble des services des différents ministères concernés (justice, intérieur et économie principalement) qui travailleront désormais de concert.
Surtout, ce nouveau Plan Stup permet de tourner la page de l’OCTRIS et de la participation confirmée de fonctionnaires français au trafic international de stupéfiant, véritable scandale qui n’a provoqué d’ailleurs aucune réforme concrète.
Parmi l’armada coercitif, le gouvernement entend « renforcer le contrôle des growshops » et améliorer la « détection des cultures de cannabis (…) dans les territoires les plus impactés » (mesure n°19). Cette mesure sera assortie en interne d’éléments opérationnels, nous avons pris connaissance d’un certain nombre d’entre eux et il était donc utile d’avertir sans inquiéter.
Si la fin de l’histoire de l’autoproduction avait été signée le 17 septembre, nous serions déjà sur les barricades. Je vous rassure, il n’en est rien ! Mais il est vrai que la situation évolue négativement. D’abord parce qu’on sent chez certains un relâchement sur les essentiels. Des règles qui avaient permis d’installer ces établissements de matériel de jardinage destinés à la production de tous types de végétaux se sont perdues.
La quasi-totalité des growshops ont été mis en cause par leurs propres clients
La quasi-totalité des growshops qui ont fermé durant les vingt dernières années l’ont été du fait de clients qui, interrogés plusieurs heures en garde à vue se décidaient à tout avouer. Ainsi, la simple question visant à élucider la provenance d’une lampe, d’une box ou d’un pesticide entraînait la mise à mal de toute une communauté.
Concrètement, les risques liés à l’autoproduction sont plus limités aujourd’hui ; d’une part parce que le phénomène ne fait que s’accentuer et d’autre part parce que les faibles productions (moins de dix plants) sont condamnées avec de moins en moins de vigueur par les juridictions. Paradoxalement, la tentation d’avouer et de chercher à passer des deals sont devenus des pratiques courantes alors même que l’impact de la répression est, sur ce point, moins élevé aujourd’hui qu’hier.
Jeter son growshop ou ses clients dans la bête enragée que constitue un Palais de Justice n’est donc pas une solution, surtout que cela n’assure aucune clémence particulière du juge. Avec une éventuelle intensification des contrôles et des poursuites, il est donc nécessaire que chacun prenne ses précautions de ce point de vue et que nous autres gaulois réfractaires et un tantinet bavards choisissions de nous taire car devant l’officier de police judiciaire c’est un droit.
Une augmentation à venir du contrôle des communications téléphoniques
La mesure n°19 sera vraisemblablement assortie d’une intensification du contrôle des conversations téléphoniques. Les instruments se sont multipliés ces dernières années et les procureurs ouvrent des enquêtes plus facilement en matière de production personnelle autant qu’autour des différents growshops.
Dans la dernière affaire de growshop mis en cause, les communications téléphoniques de l’établissement et des gérants ont été suivi pendant plusieurs semaines. Les gendarmes ou les policiers ne pouvant être derrière un portable chaque seconde, ils se fixent des emplois du temps où les écoutes se feront sur cinq ou six journées espacées durant plusieurs mois.
La solution est donc d’éviter de parler de ces sujets au téléphone, cela nous épargne en juridiction beaucoup de travail supplémentaire.
Une mise en cause plus facile des gérants qui continuent le mélange des genres
Avec cette intensification des contrôles à venir qui se traduira sur le terrain par d’éventuelles visites dans les établissements et des contrôles parfois aléatoires, il est nécessaire de cesser le mélange des genres qui constitue le cœur du problème des growshops aujourd’hui en France.
Si des règles plus vertueuses étaient encore respectées au début des années 2000, force est de constater que ceci s’est largement perdu ces derniers mois. Ainsi, nous avons trop souvent constaté que dans un même établissement figurent à la fois les graines et les outils pour produire, trop souvent lu les comptes-rendus d’enquêtes qui mentionnent des placements sur écoute avec des entrepreneurs parlant ouvertement de cannabis, trop souvent appris que tout en étant gérant d’une jardinerie, certains étaient eux-mêmes auto-producteurs et pouvaient consommer à la maison assez librement.
Vous me direz qu’il faut essayer le matériel qu’on vend et goûter la plante qu’il permet de produire, faites-nous de belles tomates mais ne faites pas prendre de risques à toute une profession.
Derrière la répression, un tissu local à promouvoir
Si certains pouvaient imaginer hier la disparition des growshops, ils ne peuvent qu’être interpellés par la vivacité d’un tissu local qui résiste et qui sera dans quelques années l’épine dorsale de la légalisation que nous défendons. En attendant, il faut lutter contre le mélange des genres et continuer de favoriser ce merveilleux cercle vertueux.
Les growshops existent et ils vont sans doute connaître dans les prochains mois une nouvelle ère avec le développement du CBD et notre bataille sans relâche pour une première étape visant la dépénalisation de l’usage ainsi que de la production personnelle. En attendant, continuons de nous serrer la ceinture !
 
https://www.softsecrets.com/fr/actualites/national/plan-stup-les-growshops-dans-le-colimateur-des-autorites/?fbclid=IwAR20pzZh5tnqtgSy-sCLV6nLIRoJuKv50ziL3IxSlhZgeqyTEnEDJzw9mms
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By mrpolo,
Dans les quartiers, les trafiquants de drogue voient d’un œil inquiet une éventuelle légalisation du cannabis en France. "Ce ne sont pas les Noirs et les Arabes qui vont avoir les commerces qui vendent ça", peste l’un d’eux.

Les immeubles de la cité des Boute-en-Train à Saint-Ouen. - LIONEL BONAVENTURE / AFP
 
Au pied des tours grises, Youssouf* s'allume un joint en faisant patienter les clients et n'a aucune envie que son petit commerce devienne licite. Si le cannabis était légalisé, "ça serait galère: comment on va faire de l'argent?"
Tout de noir vêtu, le jeune homme de 23 ans est une petite main du trafic de la cité des Boute-en-train à Saint-Ouen, en bordure du périphérique parisien. La première fois qu'il a fait le "chouf" (guetteur en argot), il avait 14 ans. Dealeur pendant un temps, il a passé un mois et demi en prison.
"On vendra moins cher, y aura toujours de la parallèle"
"Vaguement" au courant de la récente légalisation du cannabis au Canada, il ignore en revanche qu'une mission d'information parlementaire doit être lancée prochainement pour "éclairer le débat public" français sur tous les usages du cannabis, y compris récréatif. De quoi assombrir son regard.
 
 
Comme guetteur, il dit toucher "100 euros pour 12 heures" de travail, entre midi et minuit. Une manne qui, admet-il, serait menacée si les clients pouvaient se procurer leur cannabis librement. "Ici tu peux choper du shit ou de la beuh (herbe, NDLR), mais que d'une sorte. Dans une boutique, t'aurais plein de variétés."
À ses côtés, Karim reste confiant. "On vendra moins cher, y aura toujours de la parallèle, car ce sera trop réglementé", élude-t-il. Moins serein, Youssouf avertit: en cas de légalisation, "ça sera le ‘fuego’ dans les cités".
Les dealeurs actuels seront "les oubliés du système"
"La légalisation du cannabis, c'est plus un choc social qu'un choc sanitaire. Cela nécessite de mettre un coup de pied dans la fourmilière des banlieues", estime Christian Ben Lakhdar, professeur d'économie à l'université de Lille. Selon ce spécialiste des drogues, environ 100.000 personnes participent plus ou moins régulièrement au trafic en France.
 
Si l'Hexagone, premier pays consommateur d'Europe, passe à la légalisation, les dealeurs actuels seront "probablement les oubliés du système", craint cet universitaire qui recommande de créer "des emplois légaux liés au nouveau marché du cannabis" dans les anciennes zones de trafic.
Ancien "consommateur-vendeur", Eric a passé trois ans en prison à cause du deal. Ce trentenaire trouverait "dégueulasse" de "donner le business aux industriels", sans permettre aux anciens délinquants d'acquérir les compétences nécessaires pour ouvrir un commerce.
"Il faudra se rendre compte qu'on a été hypocrites"
"En tant que société, il faudra se rendre compte qu'on a été hypocrites, en faisant porter la responsabilité des stups aux gens les plus exposés à la précarité", lance-t-il, dénonçant le traitement de faveur réservé, selon lui, aux fumeurs de joints des beaux quartiers. "Ces gens-là ne sont jamais inquiétés. Mais pour qu'il y ait des vendeurs, il faut qu'il y ait des consommateurs", juge-t-il.
 
Aux Etats-Unis, où une dizaine d'Etats ont totalement légalisé le cannabis, l'insertion des populations les plus exposées au trafic est devenu un thème de société. En Californie, la loi permet d'effacer du casier judiciaire les condamnations liées au cannabis, qui ont surtout frappé des Afro-américains.
Les villes d'Oakland et de San Francisco ont également lancé des initiatives pour aider les femmes et les minorités à investir dans le marché légal du cannabis. Le Massachusetts assure, lui, un programme de réhabilitation des anciens dealeurs pour les aider à trouver un emploi dans cette nouvelle industrie.
Des emplois moins rémunérateurs
Les députés français se pencheront-ils sur ces expériences ? "Il faut absolument aller jusque-là", assure le député Jean-Baptiste Moreau (LREM), un des artisans de la mission d'information, qui compte organiser des voyages outre-Atlantique.
Pour lui, la légalisation, rejetée par le gouvernement, n'est "pas taboue" et "si on la propose, il faut savoir ce qu'on fait des gens qui sont dans cette économie parallèle." "Un accompagnement social serait nécessaire", estime-t-il. Mais les trafiquants qui souhaitent se reconvertir "doivent prendre conscience que ces emplois seraient moins rémunérateurs".
 
À Saint-Ouen, Youssouf n'exclut pas de gagner moins et de payer des impôts. "Pourquoi pas ? Si tu bosses normalement, y a moins de risques". Mais avec un simple bac en poche, il reste sceptique: "pourquoi les employeurs prendraient des mecs de cité qui savent pas bien parler ?"
*Les prénoms ont été modifiés.
 
N.G. avec AFP Source: bfmtv.com  

 
 
 
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By mrpolo,
Le secteur du Cannabis s’enflamme cette semaine, après plusieurs mois de dépression, dans un rebond concernant beaucoup de producteurs de Marijuana, et mené par Canopy Growth (TSX:WEED).
 

 
Une note d’analyse de Bank of America (NYSE:BAC) publiée hier, qui concernait cette société mais qui au final était valable pour tout le secteur, semble être à l’origine du mouvement.
Selon la banque, les actions du producteur de Cannabis Canopy Growth ont plongé au cours des derniers mois à des niveaux qui deviennent attrayant pour les acheteurs potentiels. Bank of America a donc modifié sa recommandation sur Canopy Growth de “neutre” à “acheter”, sans afficher d'objectif de cours toutefois.
Cela a envoyé les actions du producteur canadien de cannabis en forte hausse, avec un gain de plus de 15% à la bourse de Toronto en clôture, un mouvement qui se confirme aujourd’hui avec un gain de plus de 12% au moment d’écrire ces lignes.
 
Rappelons qu'il y a un peu plus de deux mois, la Bank of America avait dégradé son point de vue sur le producteur de cannabis, craignant que sa valorisation soit trop gonflée à un moment où les commandes de cannabis de certaines provinces canadiennes ralentissaient.
 
Les actions sont depuis passées d'un sommet de 70,98 $ à un point bas à 18,23 $.
Une grande partie du ralentissement des commandes a été attribuée à un manque de magasins de détail, ce qui a entraîné une surabondance de stocks. Mais cela a changé depuis : Selon BofA, les stocks des canaux de distribution se raréfient et les marges montrent des signes de croissance.
Il est important de noter que Canopy a pris des mesures pour améliorer l'efficacité qui pourraient non seulement rendre son évaluation raisonnable, mais aussi l'amener à battre ou au moins à atteindre les estimations de Wall Street, a ajouté la banque.
 
Ces perspectives haussières sur le producteur de cannabis surviennent dans la foulée de son deuxième trimestre, publié la semaine dernière, qui a manqué les estimations des analystes tant sur les ventes que sur les bénéfices.
L'entreprise attribue cette faiblesse à plusieurs facteurs, notamment la réduction des achats de cannabis et le nombre moins élevé que prévu d'ouvertures de magasins de détail, mais estime que ces problèmes ne sont que des "vents contraires à court terme".
 
En ce qui concerne les autres têtes d’affiche du secteur du Cannabis, on notera que Tilray (NASDAQ:TLRY) gagne près de 8% ce jeudi, après un gain de 4.70% hier, tandis qu’ Aurora Cannabis (TSX:ACB) bondit de +12.5%, égalant la performance d’hier. Pour Cronos (NASDAQ:CRON) Group, c’est un gain de 8.6% qui s’affiche à l’ouverture aujourd’hui, après +2.54% en clôture hier. Enfin, Hexo gagne 9%, après +3.27% hier.
 
Source: fr.investing.com
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