C’est un message populaire. letsgrow 4 519 Posté(e) juillet 15, 2025 C’est un message populaire. Partager Posté(e) juillet 15, 2025 (modifié) Fabriquer son tabac Avant toute chose, rappelons que la consommation de tabac et sa combustion ne sont pas bonnes pour la santé. Le tabac contient naturellement différentes molécules toxiques, et sa combustion en libère d'autant plus. ⚠️ Attention, il est préférable de porter des gants lors de la manipulation du tabac. La nicotine, mais aussi d'autres substances contenues dans le tabac sont toxiques pour l'homme, elles peuvent pénétrer dans le corps par la peau, surtout lorsque le tabac est humide. Bonjour à tous, Depuis quelque temps, je fabrique moi-même mon tabac. J’ai donc voulu rassembler ici toutes les informations que j’ai pu recueillir au fil du temps, mais aussi partager mon expérience avec vous. Pour commencer, qu'est-ce que le tabac, et que fumons-nous quand nous achetons ça dans le commerce ? Il s'agit donc d'une plante, Nicotiana tabacum, communément appelée tabac, grand tabac, ou encore herbe à Nicot (en référence à Jean Nicot, qui introduit le tabac en France). Lorsque nous achetons du tabac dans le commerce, il s'agit la plupart du temps d'un mélange de différentes variétés de tabac. Le plus connu, le mélange américain, composé de 50 % de tabac blond de Virginie, 35 % de tabac Burley (tabac brun), 15 % de tabac oriental. (source: feuilles-tabac.fr) Pour commencer à fabriquer son tabac, il faut donc nous procurer des feuilles de tabac sèches (mais encore souples), soit en faisant pousser son propre tabac, soit en achetant directement des feuilles de tabac brut. Il vous faudra aussi un broyeur à tabac. Il existe différentes largeurs de coupe du tabac, de 0.5 à 5 mm selon l'utilisation. - 0.5/0.7 mm pour du tabac à rouler. - 0.8/1 mm pour les cigarettes. - 1mm et + pour le tabac à chicha. La préparation : Pour toutes les étapes de manipulation du tabac, il faut que le tabac soit à bonne hygrométrie. Trop sec, il se casse facilement et finira en poudre dans le broyeur. Trop humide par contre, il se coupera mal et encrassera votre broyeur très rapidement. 1. La première étape sera donc, si besoin, de mettre votre tabac à bonne hygrométrie. Il faut qu'il soit sec, mais encore souple. - Pour réhumidifier un tabac trop sec, pulvériser un peu d'eau dessus, puis le laisser se réhydrater lentement dans un contenant hermétique. - Et s'il est trop humide, vous pouvez le laisser sécher à l'air libre. Attention, si l'hygrométrie est basse, s'il y a beaucoup de vent, ou une ventilation forte, le tabac peut sécher très vite. 2. La seconde étape consiste donc à nettoyer le tabac, à l'aide d'une brosse. De la poussière, des saletés peuvent s'accumuler sur les feuilles pendant le séchage, il est donc préférable de dépoussiérer tout ça. Le tabac peut déjà être coupé et fumé tel quel, mais il existe différentes méthodes qui vont permettre d'adoucir et de développer, modifier les arômes de votre tabac. La fermentation : Il s'agit d'une étape qui va permettre au tabac de devenir plus doux, moins irritant pour la gorge. Mais aussi de transformer certains arômes et d'améliorer sa combustion. Plus la fermentation sera longue, plus le tabac sera doux, le tabac blond va perdre un peu de son côté cru (odeur de foin) et le tabac brun va perdre un peu de sa force (odeur de cigare) Pour réaliser et contrôler correctement votre fermentation, vous allez avoir besoin de contenants hermétiques (bocaux, sachets alimentaires), d'une source de chaleur constante, au alentour des 30°c (mini serre chauffante, yaourtière, le dessus de la box marche bien aussi), d'un pulvérisateur (pour humidifier le tabac si besoin), et d'un thermomètre/hygromètre (pour contrôler le climat dans les contenants hermétiques, donc du tabac). Pour faire fermenter votre tabac, il faut que votre tabac soit suffisamment humide (l'idéal 65 %/75 % d'hygrométrie). Il faudra ensuite placer votre tabac dans un contenant hermétique pour maintenir cette hygrométrie pendant toute la fermentation. (peut aussi se faire sous vide, mais attention, une fois mises sous vide, les feuilles peuvent se coller les unes aux autres) Ce contenant doit ensuite être maintenu à une température constante au alentour de 30°C pendant 2 à 8 semaines. Une fois par semaine, ouvrez et contrôlez votre tabac. Si vous sentez une odeur d'ammoniac ou de moisi, aérez tout de suite votre tabac, sinon vous pouvez replacer votre tabac en fermentation. J'ai aussi l'impression que le fait de ventiler le tabac de temps en temps lui permet de devenir plus doux, plus rapidement. Lorsque l'odeur change, devient plus douce, la fermentation est terminée. Faites attention, une fermentation trop longue peut détériorer la qualité de votre tabac. La torréfaction : Il s'agit d'une étape qui va permettre aux arômes de se concentrer, se modifier et/ou d'évaporer certains arômes. Globalement la torréfaction va évaporer le côté cru/foin du tabac blond (très rapidement), le tabac blond prend un goût qui tend plus vers la noisette. Le tabac brun va lui perdre un peu de sa force, se transformer en quelque chose de plus caramélisé, presque une odeur de confiture/pain d'épice pour certains tabacs. Pour torréfier votre tabac, il va falloir le chauffer brièvement. Avant toute chose, votre tabac doit être suffisamment humide, pour éviter sa combustion. Vous pouvez effectuer votre torréfaction à la poêle, au four. Ces deux manières de torréfier donnent des résultats un peu différents, la poêle donnera des arômes plus intenses, tandis que le four va donner des arômes plus doux. Pour le moment j'aime bien cumuler les deux, rapidement à la poêle pour bien modifier/concentrer les arômes, ensuite au four pour adoucir tout ça. A la poêle, à feu doux, avant que votre tabac commence à fumer, ça peut être extrêmement rapide, selon l'hygrométrie du tabac et la température de la poêle (des fois quelques secondes suffisent). Plus votre poêle sera chaude, plus les arômes de la torréfaction seront prononcés. Au four, entre 60 et 250°c, entre 1 à 20 minutes, selon la température, en faite, il n'y a pas une seule manière de faire, c'est un peu selon les goûts. La torréfaction au four sera beaucoup plus douce, les arômes se modifient de la même manière qu'à la poêle, mais de manière moins intense. On dirait aussi que certaines choses s'évaporent, ce qui rend le tabac un peu plus doux. Vous pouvez aussi réhumidifier votre tabac pendant la torréfaction si besoin. Laisser ensuite refroidir. La sauce : Le "saucage" du tabac, souvent fait à base de miel, chocolat, café, whisky... va permettre de personnaliser le goût de votre tabac, mais aussi de modifier certaines caractéristiques de votre tabac (comme avec la glycérine). Les arômes rajoutés pendant le saucage sont la plupart du temps assez subtils, mais lorsque l'on commence à connaitre et reconnaitre les arômes du tabac, on arrive à distinguer plus facilement ce que rajoute le saucage. Cette sauce peut être rajoutée avant ou après la torréfaction, selon le goût recherché. Certains arômes resteront plus "frais" sans torréfaction. Globalement, il faut voir le saucage un peu comme de la cuisine: certains tabacs se marieront mieux avec certaines sauces, et certaines sauces fonctionneront mieux avec certaines techniques... Par exemple, une sauce au café fonctionnera avec un tabac bien torréfié à la poêle, qui a un gout noisette prononcé. Au contraire, une sauce agrume/citron fonctionnera mieux avec un tabac torréfié au four à chaleur tournante, qui sera beaucoup plus doux. Vous pouvez aussi rajouter de la glycérine végétale (la même chose que pour les cigarettes électroniques), celle-ci va permettre au tabac de mieux conserver son humidité mais aussi d'améliorer sa combustion. Personnellement je rajoute un peu de glycérine au tabac avant la torréfaction, ça permet au tabac de rester plus humide pendant que je le torréfie. Pour saucer votre tabac, vous pouvez le pulvériser ou le tremper rapidement dans cette sauce. Laisser le ensuite sécher quelques jours. Quelques exemples de sauces : - 50ml d'eau - 1 cuillère à café de miel ou sirop de sucre roux. - 1 cuillère à soupe de rhum brun ou whisky. - 1/2 cuillère à café de glycérine végétale. - (quelques gouttes d'extrait de cacao, vanille, réglisse... ) - 30 ml de café fort. - 10ml d'eau. - 1/2 cuillère à café de cacao non sucré. - 1 cuillère à soupe de sirop d'érable ou de sucre brun. - quelques gouttes de rhum. - 1/2 cuillère à café de glycérine végétale. - 40 ml d'eau. - 1 cuillère à soupe de sirop d'orange ou d'infusion d'écorces. - zeste d'orange ou de citron infusé. - 1 pincée de muscade ou cardamome. - quelques gouttes de glycérine végétale. - 40 ml d'eau. - 1 cuillère à café d'extrait de réglisse liquide. - 1 cuillère à soupe de sirop de sucre brun. - quelques gouttes d'extrait d'anis étoilé, ou infusion d'anis. - 1/2 cuillère à café de glycérine végétale. La coupe : Cette étape peut être réalisée à différents moments de la préparation du tabac, la plupart du temps elle est réalisée avant ou après la torréfaction. Une fois coupé, la torréfaction sera plus rapide, le saucage pénétrera plus en profondeur dans le tabac, et la dénicotinisation enlèvera beaucoup plus de choses. Comme dit plus haut, pour une bonne coupe de votre tabac, celui-ci ne doit pas être trop sec, ni détrempé. Trop sec, il finira en poudre au moment de la coupe, trop humide, il encrassera votre machine très rapidement. N'hésitez pas à nettoyer votre machine au fur et à mesure de la coupe, quand celle-ci commence à s'encrasser. J'utilise une pointe pour enlever le tabac coincé dans les rouleaux, mais il existe aussi de petites brosses métalliques pour ça. Dénicotiniser son tabac : Il s'agit ici de laver votre tabac, soit en le laissant simplement tremper dans de l'eau, plus ou moins longtemps selon ce que vous recherchez. soit en faisant bouillir les feuilles, ce qui nettoiera votre tabac encore plus en profondeur. Il ne vous reste plus qu'à laisser sécher votre tabac à l'air libre. Plus votre tabac sera coupé finement, plus l'action du trempage sera efficace rapidement. Si vous voulez dénicotiniser votre tabac assez peu, vous pouvez laver directement les feuilles. Mais si vous voulez un tabac complètement lavé, vous pouvez le laver après l'avoir coupé. Une fois dénicotinisé, votre tabac aura beaucoup moins de goût, voire plus aucun goût s'il est trop lavé, mais vous pouvez ensuite le reparfumer avec une sauce (ou d'autres herbes mélangées à votre tabac). ⚠️ Attention, le bouillon récupéré est un poison mortel ! 💀 Mais aussi un très bon insecticide. Liens: https://fairtradetobacco.com/ (Le Cannaweed du tabac) https://dutchpipesmoker.com/tag/pressure-fermentation/ https://www.instructables.com/Tobacco-fermentation-curing-chamber-for-cigars/ A+ Modifié août 2, 2025 par letsgrow 7 6 Lien à poster Partager sur d’autres sites
AdamEve 2 151 Posté(e) novembre 8, 2025 Partager Posté(e) novembre 8, 2025 (modifié) Salut @letsgrow et merci pour ton topic au top et je valide tes sauces. J'en fais avec miel rhum et citron vert et c'est canon ... J'avais teste avec un arôme vanille et du whisky et c'était pas mauvais à fumer 🤭 Je ne fais pas pour les feuilles de Blunt mais je devrai sûrement car c'est + fort / amer sans, mais compensé par mon tabac aromatisé (et meilleur que le commercial, bien meilleur) Ps: je remarque aussi le côté insecticide lors de la culture du tabac sous la canopée de ma weed ❤️ Tchooo ✌️ Modifié novembre 8, 2025 par AdamEve 2 Lien à poster Partager sur d’autres sites
le taiseux 89 Posté(e) novembre 8, 2025 Partager Posté(e) novembre 8, 2025 ‘lut Je ne consomme plus de tabac mais j’en sème tous les ans au jardin pour, comme dit @AdamEve, servir d’insecticide ou de répulsif (apparemment efficaces). J’utilise les tabacs à fort taux de nicotine (infumables). Le site Kokopelli propose des dizaines de variétés. - Nicotiana tabacum — l’espèce des tabacs à fumer usuels (Virginia/bright, Burley, Oriental, etc.). Teneur en nicotine plutôt faible à moyenne, typiquement ~0,6 à 2,5 % de la matière sèche (rarement >3 %) - Nicotiana rustica — dit « tabac rustica », « mapacho », « machorka ». Teneur très élevée en nicotine, souvent 2 à 9 % (avec des lots pouvant dépasser 10 %). Pour les amateurs de rituels chamaniques, le rustica est de mise. 😉 A+ 2 Lien à poster Partager sur d’autres sites
AdamEve 2 151 Posté(e) novembre 8, 2025 Partager Posté(e) novembre 8, 2025 Yop @le taiseux ✌️On a le même fournisseur et pour moi c'est du Basma en ce moment à fumer (10% sucres, 1% nicotine) Et vigilance aux animaux mais ils n'y touchent pas en général ... Tchoo 👋 2 Lien à poster Partager sur d’autres sites
PSYCHOCRACK 1 142 Posté(e) novembre 30, 2025 Partager Posté(e) novembre 30, 2025 (modifié) Le 08/11/2025 à 12:51, le taiseux a dit: lut Pour les amateurs de rituels chamaniques, le rustica est de mise. 😉 A+ salut, pas que au antille c'est utiliser comme mix avec la beuh par des gens qui non rien à voir avec des chaman, ça arrache car pas la même composition que n.tabacum, c'est bourré de nicotine d'où l’intérêt pour le fumeur mais aussi un taux non négligeable d'une autre molécule apparenté je crois anabasine je crois. en amerique du sud il remplace les gauloise brune aussi. Modifié novembre 30, 2025 par PSYCHOCRACK Lien à poster Partager sur d’autres sites
PSYCHOCRACK 1 142 Posté(e) février 1 Partager Posté(e) février 1 Citation Lorsque nous achetons du tabac dans le commerce, il s'agit la plupart du temps d'un mélange de différentes variétés de tabac. Le plus connu, le mélange américain, composé de 50 % de tabac blond de Virginie, 35 % de tabac Burley (tabac brun), 15 % de tabac oriental. saluté, je checrher juste à souligné la mauvaise qualité des tabac du commerce: 50% de blond de virginie ça me parais énorme pour des indus commercial, et je crois savoir en connaissance de cause, prenez une cigarette c'est pas comme une grenouille tu peut la disèquer et l'observer ensuite, j'ai constaté, des années avant que je vois cette phrase, que la majorité d'une maldoro est faite de tabac de couleur brun exactement , c'est pas du tbac brun c'est eds brun de couleur brune, c'est donc du burley, pourquoi??? tu l'a dit toi même ici la "sauce" (pas "la sauce" de la CIA..........) mise dessus par les fabricants rentre bien mieux dans le burley., les brun couleur clair sont en minorité, mais les plus minoritaire c'est le kentuky sécher à la fumé les brun noir que Phix dans son livre "les très riches heurs" prend pour des agents de texture et de saveur. tout ça pour dire on fume maldoro c'est le meilleurs tabac par défaut mais en fait c'est de la mauvaise qualité. 2 Lien à poster Partager sur d’autres sites
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