PSYCHOCRACK 1 161 Posté(e) il y a 5 heures Partager Posté(e) il y a 5 heures (modifié) saluté, source:: https://rabasse.info/Nexus-et-Kokopelli-De-la-graine-de-nazis-1344 Citation Avec son sympathique logo amérindien (jolie appropriation culturelle) et son discours militant sur les graines libres et l’autonomie alimentaire, le semencier Kokopelli semble au-dessus de tout soupçon. Il donne l’image d’une association qui lutterait contre les multinationales de l’agro-industrie et le grand capital. En réalité, comme le montre très bien l’article publié le 21 mai 2026 sur Rebellyon.info https://rebellyon.info/Kokopelli-les-connexions-brunes-du-39066, il n’en est rien. Tout d’abord car la critique du capitalisme chez Kokopelli s’inscrit bien plus dans les thèses ultralibérales et libertariennes de l’extrême droite américaine que dans une logique d’émancipation économique et sociale. Ce qui permet par exemple à son président Ananda Guillet d’expliquer que le réchauffement climatique n’est pas lié aux émissions de carbone de l’extractivisme capitaliste, mais à de mauvaises pratiques agricoles responsables de la mort des sols et, à terme, de la formation de zones désertiques qui elles-mêmes seraient la source du réchauffement climatique. Donc pas besoin de tout remettre en question ! Notamment lorsqu’il s’agit de vendre par internet des semences préparées dans des entrepôts logistiques par des salarié.es subissant la même logique managériale que la grande distribution. Salarié.es prié.es de se taire pour ne pas nuire à la « cause » de l’association, le « sauvetage de la vie ». Les rapports de travail avec les producteurs de semences obéissent aux mêmes logiques. Le discours de rupture avec le système s’arrête donc là où commencent les pratiques managériales et l’organisation capitaliste du travail. Pour couronner le tout, le fondateur de Kokopelli Dominique Guillet est un habitué des pires discours suprémacistes, antisémites, racistes, eugénistes et validistes. Même s’il ne le fait pas sous la marque « Kokopelli », la distance est très fine, et la logique à l’oeuvre demeure forcément la même. On défend le « terroir », le « paysan », la « nature », contre toute technologie développée par une élite contre-nature visant à modifier la biologie pour dominer le monde. Cet exemple illustre parfaitement la porosité entre plusieurs mondes : celui de l’agriculture biologique/ de l’écologie, de l’ultra-libéralisme économique et de la fachosphère. On croit avoir affaire à une association défendant la biodiversité, l’autonomie semencière et alimentaire, les petits producteurs ; le discours sur le site est d’ailleurs très bien calibré en ce sens. Mais on se rend compte que chez ses dirigeants, le cadrage conspirationniste remplace les causes réelles liées aux enjeux d’appropriation, de brevets, de dépendance économique des producteurs, de rapports de force entre capital et travail par le récit d’un complot international antisémite. Et la défense du vivant se fait l’écho d’un appel à la nature réactionnaire qui permet de développer des discours homophobes, transphobes, masculinistes, racialistes...Le tout sans réelle remise en question des logiques capitalistes. On a le sentiment là aussi d’une belle « réappropriation culturelle » : se réapproprier un discours « alter » pour faire passer les thèses fascistes les plus nauséabondes sans rien changer au final à l’organisation économique en place et aux structures de domination existantes... Combien de fois nous faisons-nous avoir par des associations et entreprises de ce type ? Par ce green-washing qui vire au brun lorsqu’on creuse ? P.S. le lien de l’enquête https://tr.ee/4aHZv6eTtN encore une casserole pour kokopelli. Modifié il y a 5 heures par PSYCHOCRACK 1 Lien à poster Partager sur d’autres sites
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