[Résolu]Elle devient molle...


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Bonjour à tous.

 

Voilà cela fait 3 plants (Jock Horror et Hawai Waui Waui) qui ramolissent d'un seul coup, et quand je dis d'un seul coup c'est en presque deux minutes!

Pour info, je suis sur la Martinique et c'est en exterieur.

Avez-vous déjà eu le cas? Puis-je les sauver?

Je vous "joint" (humouuuuuuuuur) une photo d'une tite malade...

 

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Bonjour,

 

tu n'a visiblement pas lu les regles de ce forum:

In/Terre

-variété

-age

-partie atteinte (feuilles, jeunes feuilles, vieilles feuilles, feuilles du sommet, tige, racines)

-date dapparition du problème

-évolution du problème et de la plante

-surface et hauteur de lespace

-lampe utilisée

-distance lampe/plante

-cool tubée ou non

-cycle lumineux

-température

-hygrométrie

-extraction utilisée

-ventilation utilisée

-cycle dextraction et de ventilation

-indiquez le substrat utilisé

-taille des pots

-engrais/additifs utilisés avec leur dilution et la fréquence darrosage engraissé

-fréquence darrosage et quantité approximative

Mais il s'agit vraisemblablement soit de surarrossage soit de fonte de semis:

LA FONTE DES SEMIS

 

 

GÉNÉRALITÉS

Organismes responsables

 

La fonte des semis est causée par différentes espèces de champignons qui peuvent varier suivant la plante concernée, le sol et la région du monde où l'on est.

Conditions propices

 

La fonte des semis est le plus souvent observée dans un sol froid et humide que ce soit en plein champ ou en terreau de départ. L'air humide et stagnant est aussi un facteur qui favorise le développement de la fonte des semis. Comme son nom l'indique, cette maladie s'attaque au semis, pouvant apparaître dès la mise en terre des graines aussi bien qu'au stade plantule. La tomate, par exemple, n'est plus susceptible au pourridié après le stade 2 ou 3 feuilles.

Symptômes

 

On la reconnaît grâce à une pourriture ou un petit collet boudinée rougeâtre ou brun à la base de la tige des plantules. Les plantules se dessèchent, deviennent filiformes et s'affaisent par après. Une fois que la maladie est apparue, il existe peu de recours pour la contrer. Il est alors plus simple de se débarasser des plants morts que de tenter de les sauver. Tous les moyens de contrôle de la fonte des semis sont donc des mesures préventives plutôt que curatives.

 

 

MOYENS DE LUTTE

Moyens de lutte culturaux

Contrôle de la température et de l'humidité

 

Tous les moyens permettant d'éviter les conditions froides et humides pendant la germination des graines et la croissance des plantules réduiront l'incidence de la fonte des semis. On peut penser à plusieurs moyens:

 

Ø Eviter de planter en sol froid, compacté, mal drainé: les graines germent plus vite et les plantules croissent plus rapidement en sol chaud réduisant les chances d'attaque;

 

Ø Favoriser la circulation d'air soit en adoptant un taux de semis plus faible dans les bacs à semis ou en fournissant une ventilation adéquate;

 

Ø Eclaircir les semis trop denses le plus vite possible;

 

Ø S'assurer que le terreau est bien drainé en ajoutant sable ou mousse de tourbe;

 

Ø Eviter les arrosages excessifs; vaporiser le feuillage plutôt que d'arroser le sol;

 

Amendements organiques

 

L'apport d'amendements organiques pour contrôler la fonte des semis est basé sur un ou l'autre des principes suivants:

 

Ø La germination et la croissance des pythiacées dépend entièrement de la présence de nutriments facilement disponibles tels que les exudats de semence ou de racines, et engrais solubles;

 

Ø Pythium est un pauvre compétiteur en la présence d'autres microorganismes;

 

Ø Certaines substances naturelles sont fongistatiques.

 

Suivants ces principes, des recherches ont démontré que:

 

Ø les engrais verts en général, parce qu'ils fournissent des matières solubles facilement disponibles, ont tendance à favoriser l'incidence du Pourridié.

 

Ø l'apport de matière organique réduit les problèmes de Pourridié à long terme en augmentant la diversité des microorganismes dans le sol.

 

Ø La mousse de tourbe et certains composts permettent de réduire les problèmes de Pourridié lorsqu'ajoutés au terreau. Chen et al. (1988) ont utilisé des composts d'écorce de chêne à cette fin. Il ont cependant noté une différence dans le potentiel suppressif du compost selon qu'il provient du centre du tas (où la température excède 60 ° C) ou des côtés du tas (où la température n'excède pas 40 ° C). Le compost des côtés semble avoir un plus grand pouvoir suppressif au contraire de celui du centre qui favorisait nettement la croissance du Pourridié. Schuler et al. (1989) ont obtenu un effet suppressif des organismes responsables de la fonte des semis en amendant un sol avec 10, 20 ou 30% d'un compost fait à partir de déchets de cuisine. Le traitement avait un effet suppressif même dans les cas de sol fortement atteint et l'efficacité du traitement augmentait avec la dose de compost.

 

Ø Selon Kundu et Nandi (1985), les amendements organiques à haut rapport C/N, comme la paille hachée finement, réduisent la fonte des semis causée par Rhizoctonia solani (1% par poids de médium de croissance).

 

Ø L'apport de farine de luzerne à raison de 1% par poids et de calcium amené au niveau de 6 mg/g dans le sol réduisent drastiquement le pourridié dans un sol inoculé avec Pythium. La luzerne et le calcium ont pour effet de stimuler la microflore favorable, augmentant du même coup la compétition et diminuant les nutriments disponibles. Les plantes utilisent aussi le calcium pour convertir la pectine en pectate de calcium, ce qui leur permet de mieux résister à l'enzyme secrété par Pythium. (Kao et Ko, 1986)

 

Ø L'avoine semble avoir un pouvoir suppressif vis-à-vis du Pourridié. Les racines de l'avoine secrètent un composé du genre saponine (l'avénacine) qui attire et détruit les zoospores de Pythium non-encystés (Deacon et Mitchell, 1985). La farine d'avoine a amélioré l'efficacité de l'antagoniste du Pourridié, Pythium num (Paulitz et Baker, 1987). Un engrais vert d'avoine juste avant une culture susceptible pourrait donc être utile. La farine d'avoine a amélioré l'efficacité de l'antagoniste du Pourridié, Pythium num (Paulitz et Baker, 1987).

 

Ø Les feuilles de l'arbre Moringa oleifera (Horse-radish tree), arbre commun à l'Asie et l'Afrique, sont efficaces contre P.debangemum lorsque enfouies dans le sol une semaine avant le semis.

Travail du sol et rotations

 

Selon une étude georgienne, le travail du sol et les rotations auraient peu d'incidence sur la fonte des semis. Selon une autre étude provenant du Maryland, le labour à 20-25 cm est préférable au passage d'une herse à disque pour réduire le risque de fonte des semis dans la fève.

 

 

Moyens de lutte physiques

 

Les organismes responsables de la fonte des semis sont soit déjà présents dans le sol soit introduits par la semence. Le traitement des semences, terreaux et sols par la chaleur visera donc à éliminer ou inhiber les microorganismes présents dans ces milieux.

Stérilisation

 

L'approche de la stérilisation est celle employée conventionnellement. C'est une méthode non-sélective. La stérilisation du sol est un moyen sûr de contrôler la maladie mais comme c'est toujours à recommencer, il ne s'agit pas d'une solution à long terme. De plus, comme les Pythiacées sont des microorganismes pionniers, un sol stérilisé dans lequel on inoculerait des Pythium est un milieu idéal de croissance pour ces derniers. Il importe donc, si on décide de stériliser le sol, de stériliser aussi toute autre source de contamination possible: outils, pots, semences, etc.

 

Méthode de stérilisation du sol

 

1. Mettre le sol dans un plat de verre ou de métal, pas plus de 10 cm d'épaisseur à la fois.

2. Couvrir d'un papier d'aluminium.

3. Chauffer au four pendant 30 minutes à 80-95° C en s'assurant de la température dans le sol au moyen d'un thermomètre à viande.

 

Désinfection des outils et pots

 

1. Tremper dans de l'eau à 70° C pendant 30 minutes. OU

2. Baigner dans une solution faite d'une partie d'eau de javel domestique pour 9 parties d'eau.

 

Désinfection de la semence

 

1. Placer les graines dans un sac en coton-fromage rempli à moitié.

2. Mouiller d'abord le sac contenant les graines dans de l'eau chaude.

3. Immerger le sac dans un contenant isolé rempli d'eau à 50° C pendant 15 minutes dans le cas du chou-fleur, du chou-rave et du navet et pendant 25 minutes dans le cas du chou, des choux de Bruxelles, de l'aubergine, du piment et des tomates. Pour le céleri, l'eau peut n'être qu'à 47° C pendant 13 minutes.

4. Tout au long du trempage, il faut brasser l'eau et le sac fréquemment et ajouter de l'eau chaude au besoin afin de maintenir une température uniforme.

5. Etendre les graines pour les faire sécher.

 

Le traitement à l'eau chaude est une méthode employée par les compagnies de semences. Il n'est nécessaire de l'utiliser que dans le cas de semences douteuses ou de semences maisons produites dans un sol où il y a eu un problème de fonte des semis.

 

 

Moyens de lutte biologiques

 

Il y a eu et il y a encore beaucoup de recherche sur le contrôle biologique des Pythium dans le sol. Les sols dits suppressifs, dans lesquels les pathogènes ne peuvent se développer, ont à ce sujet permis beaucoup d'avancement. Cependant, les solutions à portée commerciale sont encore à venir. Dernièrement, la biotechnologie a permis la "création" d'organismes prometteurs.

 

La recherche en contrôle biologique a suivi deux voies. La première est d'introduire un parasite du pathogène, champignon ou bactérie. La deuxième est d'introduire un antagoniste du pathogène, c'est-à-dire un microorganisme qui occupe la même niche écologique et vient donc en compétition directe avec le pathogène tout en ne causant pas la maladie.

 

Pratiquement, la technique qui est la plus efficace est celle du "bio-priming" qui consiste à inoculer la semence avec certains agents de contrôle. Cette méthode est développée pour le maïs et la betterave en champs.

 

Habituellement, des conditions particulières sont nécessaires à l'efficacité des agents biologiques. Par exemple, un taux de fer d'au moins 8ug/g de sol est essentiel pour permettre au champignon Trichoderma hamatum, qui habite les débris, de parasiter Pythium efficacement (Hubbard et al., 1983).

 

Le basidiomycète Lactisaria arvalis produit un dérivé de l'acide linoléique, l'acide laetisarique, qui nuit au développement de Pythium. L'acide laetisarique se retrouve aussi dans les huiles à salades et les huiles de cuisson.

 

Par contre, vu l'etat vaut mieux repartir de zero

 

 

tchuss

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  • 6 ans après ...
Invité
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