Température / Humidité

La Température : valeurs conseillées, effets et gestion
By dawi,

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Sommaire:
Introduction Généralités & Valeurs conseillées Où mesurer la Température ? La Température et son impact sur la plante
  4.1. L'amplitude thermique et la croissance   4.2.Température et développement racinaire   4.3. L’amplitude thermique et la floraison Gérer sa Température Conclusion FAQ 1. Introduction
 
La température est un paramètre clé de la culture du cannabis. Mal maitrisée, le résultat peut-être catastrophique. Elle va de paire avec l’humidité de l’espace de culture. Ce guide a pour but de vous expliquer comment la gérer, quelles températures sont idéales et quels en sont les impacts sur la plante.
 
 
2. Généralités & Valeurs conseillées
 
Le cannabis est capable de supporter de très basses températures (il peut parfois même résister à des gelées), ou de très fortes (jusqu'à 40°C), toutefois son développement est littéralement stoppé.
 
La température en placard ne doit pas dépasser les 28/29°C, limite à partir de laquelle les stomates commencent à se fermer, freinant alors le développement de la plante.A noter qu'il est possible monter jusqu'à plus de 32°C avec l'aide d'un apport conséquent de CO2. La nuit, il est préférable que la température ne descende pas en deçà de 13°C.Les températures "idéales" communément admises se situent entre 18 et 26°C.Rien n'oblige de nuit à descendre la température afin d'obtenir des amplitudes de température. Les températures de nuit peuvent être les mêmes que celles de jour.
 
En élargissant la fourchette : 15 à 26°C semble acceptable.
Pour bien gérer la température, il est nécessaire d'avoir une extraction et une ventilation adaptées(1). On peut également faire appel à un chauffage ou une climatisation (Partie 4).
 
 
 
 
3. Où mesurer la Température ?
 
La prise de température s'effectue impérativement au niveau de la canopée, et à l'ombre des feuilles.
 
Pour ce faire, un thermomètre à sonde déportée (ci-dessous) est le plus simple, il suffit de bloquer la sonde sous les feuilles les plus hautes et de contrôler les maxima/minima régulièrement. Sinon il vous faudra coincer le thermomètre sous les feuilles à chaque lecture, ou le tenir…
 
 
 
 
La canopée représente ici la cime des plantes, c’est-à-dire tout en haut. Le plus près possible de la lampe afin d'évaluer la température la plus forte que subit la plante, mais à l’abri de la lumière.
 
A l'ombre parce que les relevés de température pour mesurer la chaleur de l'air ambiant (comme pour la météo par exemple) ne se font pas en plein soleil. Le résultat serait faussé et pourrait atteindre des chiffres incroyables. On mesure la chaleur de l'air, pas la puissance du rayonnement.
 
De plus, les stomates, chez les plantes aux feuilles horizontales (notamment le cannabis), se situent en très grande majorité sous les feuilles, et non pas sur l'épiderme supérieur directement éclairé. Ces stomates permettent de réaliser les échanges gazeux, et c'est par ces ouvertures que transitent (dans les deux sens) CO2 et O2 qui sont utilisés par la plante dans la photosynthèse et la respiration.
 
Comme dit précédemment, c'est à partir des 28/29°C que les stomates commencent à se fermer. Par conséquent, la température au niveau des stomates, sous les feuilles, doit se trouver en deçà de cette limite.
 
 
4. La Température et son impact sur la plante
 
4.1. L'amplitude thermique et la croissance
 
Une amplitude thermique trop élevée (un différentiel de température jour-nuit de +/- 10°C) entraînera une croissance internodale importante : les plantes tigent.
A contrario, en exposant les plantes à une température plus élevée de nuit (2 ou 3°C) elles raccourcissent leurs entrenœuds.
 
 
4.2. Température et développement racinaire
 
En plus d'entraîner des différences notables au niveau de la croissance internodale, la température est susceptible d'agir également au niveau des racines.
Il semblerait, selon entre autres Graham Reinders (co-auteur du livre "Suractiver son jardin"), qu’une température de nuit supérieure à celle de jour soit bénéfique pour le développement des racines. Sans dépasser 28°C, en croissance, une température de nuit de 2°C de plus que le jour accroîtrait le développement des racines. Par ailleurs, les plantes se développent mieux si la température au niveau des racines est haute et constante, plutôt que si elle subit des variations.
Ainsi, idéalement, tout au long du cycle de vie de la plante, de jour comme de nuit, la température devrait être d'environ 24°C au niveau du substrat. Attention en hydro à ne surtout pas dépasser ce seuil, les plantes sont beaucoup plus sensibles au niveau des racines.
 
 
4.3. L’amplitude thermique et la floraison
 
Enfin, en floraison, une température de nuit de 10 à 15 °C de moins que le jour, maximisera la production de résine mais au contraire amoindrira le rendement.Ainsi, il est plutôt conseillé de n'appliquer cette technique que durant la, ou les deux (voire trois), dernière(s) semaine(s) de flo. A vous de trouver le juste milieu, entre vos attentes mais aussi la réaction spécifique à chaque variété.Par ailleurs, attention au risque de prolifération des pathogènes (moisissures, pourritures, erwinia etc.) qui se trouvent multiplié plus le différentiel de température jour/nuit est important, et lorsque c'est en corrélation avec une HR de nuit trop élevée (60% et +).
 
 
5. Gérer sa Température
 
Une bonne gestion de la température doit être pensée dès la préparation de l’installation.
 
Cela passe par plusieurs points :
Une bonne extraction : Indispensable. Elle doit être choisie en fonction de la puissance lumineuse, on admet communément la valeur d’extraction 1m3/h pour 1W. Ex : un extracteur 380m3/h convient à une lampe HPS400W. Une bonne ventilation : Nécessaire. Elle doit être adaptée aux plantes pour les fortifier sans les abimer et permettre une circulation de l’air optimale. Un cooltube : Optionnel. Tube vitré conçu pour entourer l’ampoule, il est branché sur le système d’extraction pour retirer au plus vite la chaleur dégagée par l’ampoule (le plus souvent HPS, parfois également MH). Un chauffage : dans certains cas nécessaire. Lorsque les températures environnantes sont trop basses lors de la période de nuit ou même lorsque la lampe ne peut pas assurer un chauffage suffisant pour l’espace de culture, un chauffage d’appoint peut être utilisé. Utiliser le ballast de la lampe comme chauffage n’est pas une bonne idée, l’électricité dans l’espace de culture présente des risques importants. Différents types de chauffage existent : électriques (baisse de l’humidité et peu pratique), à gaz (hausse humidité et CO2), à fuel (peu recommandés), bain d’huile (semble le plus adapté)… Une climatisation : dans certains cas nécessaire. Lorsque la température extérieure est si haute que l’extraction n’a pas d’effet sur la température de l’espace de culture, on peut penser à cette solution, portable ou fixe, mais couteuse. Un contrôleur de climat : Optionnel. Automate très couteux, il ne trouve sa justification que pour l’utilisation de CO2 pour laquelle la gestion de la température et du timing des extractions doit être très précise. Il peut aussi contrôler l’hygrométrie. Fonctionne selon des consignes de seuils haut/bas. Quelques idées utiles pour la gestion de la température :
 
Allumer les lampes la nuit : en plus d’économiser sur votre facture d’électricité en payant le tarif de nuit, cela permet à la lampe de chauffer l’espace aux heures fraiches et de ne pas surchauffer aux heures chaudes. Attention aux systèmes débrouille à base de seau d’eau, de tissus mouillés etc, qui sont aussi utilisés pour monter l’hygrométrie. Non seulement l’efficacité est limitée, mais ils apportent leur lot de problèmes : développement de pathogènes, de champignons, d’insectes, danger avec l’électricité, etc. Une climatisation assèchera drastiquement l’air de l’espace, sans possibilité d’inverser la tendance, même avec un brumisateur puissant. Utile en fin de flo, mais peut ralentir la croissance. L’extraction et la ventilation sont également primordiales pour la protection des plantes contre les parasites et les champignons. Reportez-vous aux guides correspondants.
 
 
6. Conclusion
 
Bien qu’elle soit essentielle dans le métabolisme de la plante, la gestion de la température dans l’espace de culture ne doit pas être complexe.
 
 
Le cannabis supporte de fortes amplitudes au naturel et est une plante résistante. Cependant dans nos placards, la recherche de l’optimum nous amène à gérer ce paramètre de façon précise.
 
Le choix d’un extracteur adapté, une bonne ventilation et pourquoi pas l’appoint ponctuel d’un chauffage ou d’une climatisation pour les plus gros budgets suffisent généralement à procurer à nos petites le confort nécessaire. Il faut viser entre 20 et 25 degrés et éviter de trop grosses variations.
 
 
7. FAQ
Il fait trop chaud dans ma box, que faire ?
Attention: La température doit être mesurée sous les feuilles du sommet de la plante. Revoir si l’extraction est suffisante (1m3/h d’extraction pour 1W lumineux minimum). Inverser les cycles pour allumer les lampes aux heures fraiches. Aller chercher l’air frais ou il est pour l’intraction (cave, extérieur…). Attention au niveau d’humidité très haut dans les caves, dangereux pour les moisissures en floraison. Rapprocher la gaine d’extraction du réflecteur. Installer un cooltube. Installer une climatisation (couteux et air très sec). Bien ventiler pour harmoniser la température dans la box. Fermer les intras les plus proches de l’extraction. Choisir des variétés tropicales supportant bien la chaleur lorsque les différentes solutions sont inadéquates. Penser à une bonne isolation de la box pour des variations de température très lentes. Il fait trop froid dans ma box, que faire ?
Baisser la vitesse de l’extraction / réduire la durée d’extraction. Pour les boutures ou petits plants: tapis chauffant ou câble chauffant. Monter le cooltube sur l’intra. Prendre un chauffeur de gaine, sorte de résistance qui se branche en série sur la gaine intra. Ajouter un chauffage (partie 4), préférer le « bain d’huile ». Mettre la box dans un espace de vie à température plus clémente (attention à la discrétion cependant). Monter une seconde box en parallèle, alterner les cycles lumineux et récupérer la chaleur. Penser à une bonne isolation de la box pour des variations de température très lentes. Liens
 
(1)Pour plus d’infos, se reporter à ce guide :De quelle extraction ai-je besoin ?
(2) Différents liens sur ces sujets:
Le Climat Brancher ses ventilateurs type Sunon Fabriquer un cooltube Faire varier la vitesse extra/intra Topic qui se les gèle: Chauffages et idées pour s’en passer Auteur: dawi
Correcteur:
Mots-clés: Guide, température, sonde, thermomètre, intraction, extraction, ventilation, cooltube, chauffage, climatisation, contrôleur de climat, CO2, amplitude, thermique
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By Guest,

Le climat


 
 
 
Introduction
 
Le climat est l'ensemble des phénomènes météorologiques qui caractérisent l'état moyen de l'atmosphère et son évolution en un lieu donné.
Dans le cas de la culture intérieure, on pourrait le réduire à la part aérienne du biotope restreint de nos espaces de culture.
 
 
On peut le caractériser par :
Sa composition :
Azote (N2)= 78.09%
Oxygène (O2)= 20.95%
Dioxyde de carbone (CO2)= 0.035%
Gaz rares divers
Sa température
Son humidité relative
Une fois ces paramètres définis, il va falloir étudier comment les contrôler....
 
 
 
 
 
1. Le Dioxygène (O2)
 
 
 
Le dioxygène est une molécule composée de deux atomes d'oxygène, noté O2, qui est à l'état de gaz aux conditions normales de pression et de température.
 
 
 
1.1. Rôle du Dioxygène
 
 
C'est un élément essentiel de la respiration cellulaire.
La respiration cellulaire est une réaction chimique d’oxydoréduction qui fournit l'énergie nécessaire à une cellule pour fonctionner. La respiration cellulaire nécessite :
* un carburant ; il s'agit du glucose
* un comburant : l'oxygène
Cette réaction produit :
* du dioxyde de carbone CO2
* de l'eau H2O.
 
La réaction globale est :
 
C6H12O6 + 6O2 → 6CO2 + 6H2O
 
Cette réaction chimique se fait selon trois étapes :
1. la glycolyse , dégradation du glucose en pyruvate ;
2. le cycle de Krebs : le pyruvate est dégradé en CO2 et en H2O ; l'énergie libérée est stockée sous forme d'ATP (adénosine triphosphate), de NADH (nicotinamide adénine dinucléotide réduite) et de FADH2 (FAD réduite) ;
3. la chaîne de transport des électrons : Les molécules de FADH2 et de NADH réagissent et cèdent leurs électrons (oxydation) à d'autres molécules.
 
La réaction chimique est une réaction enzymatique qui a lieu dans les mitochondries des cellules chez les êtres pluricellulaires (plantes et animaux) et la plupart des êtres unicellulaires (en fait, chez les eucaryotes), et dans le cytoplasme chez les bactéries (procaryotes).
 
C'est une réaction aérobie, c'est-à-dire nécessitant un environnement oxygéné. Il existe d'autres réactions anaérobies, pouvant fournir de l'énergie sans oxygène : la fermentation lactique et la fermentation alcoolique.
 
L'ATP ainsi produite pourra être dégradée sous forme d'ADP ; c'est cette dégradation qui libère l'énergie nécessaire au fonctionnement de la cellule.
 
 
1.2. L'apport en O²
 
Les échanges gazeux liés à la respiration et ceux de la photosynthèse sont des mécanismes complémentaires.
De jour, la photosynthèse est le processus dominant (la plante produit davantage de nutriments qu'elle n'en utilise durant la respiration).
De nuit, la respiration devient le processus exclusif (la plante consomme des nutriments pour sa croissance ou d'autres réactions métaboliques).
Le Dioxygène est un élément indispensable à la vie. Même si les plantes autotrophes chlorophylliennes sont globalement excédentaire dans leur balance O²/CO², il est nécessaire de leur apporter constamment de l'air frais ce qui implique :
-un renouvellement constant de l'air même en période de nuit,
-un substrat permettant les échanges gazeux au niveau racinaire.
 
 
2. Le CO2
Cliquez ici pour accéder au guide sur le CO2
 
 
3. La Température
 
La température définit le degré d'agitation des particules qui composent un système. Elle se mesure au moyen d'un thermomètre et est l'objet de la thermométrie.
La température ambiante est la température de l'environnement.
n.b: On mesure la température à l'ombre à la même hauteur que l'apex.
 
 
3.1. Interactions Température/Humidité
 
Ces deux facteurs sont liés. Une forte température va diminuer l'humidité et vice versa.
 
 
3.2. Les plantes et la température
 
 
3.2.1. Les effets de la température
Température trop élevée
La température agissant également sur l'évaporation de l'eau cellulaire, son augmentation entraîne pour les mêmes raisons une augmentation de l'ouverture des stomates et donc une augmentation de la transpiration. De même, au delà de 25 à 30°C, elle provoque la fermeture des stomates et donc une diminution de la transpiration.
 

 
De plus, lors de températures trop élevées, la voie métabolique conduisant au THC est délaissée en faveur d'autres métabolites, diminuant la qualité du produit final.
 
Température trop basse
Une température trop basse sera déjà un facteur favorisant de diverses pathologies ( i.e: Fusariose). Mais, elle peut même être directement responsable de la mort de la plante. Les racines sont notamment sensibles au froid et les problèmes peuvent apparaître dès 14°
 
 
3.2.2. L'amplitude thermique et la croissance
On va surtout avoir un effet de l'amplitude thermique sur la croissance internodale. Un forte amplitude thermique jour/nuit va entraîner une croissance internodale importante et vice-versa.
 
 
3.2.3. Les optimums de température
Lors de tout les stades, la température optimale se situe entre 18° à 24°.
 
 
3.3. Les Pathologies liées à la température
 
 
3.3.1. Température trop basse
Symptômes :
Certaines variétés sont plus sensibles au froid que d'autres. Les premiers symptômes seront des problèmes d'assimilation, la production de pigments anthocyanes (rouges) au niveau des tiges, pétioles et feuilles pourra être un signe d'appel (à ne pas confondre avec une pigmentation d'origine génétique)
 
Traitement :
Augmenter la température.
 
Photo

 
 
3.3.2. Température trop élevée
Symptômes:
Brûlures qui seront plutôt sur l'apex des plantes.
 
Traitement:
Eloignez la lampe des plantes
 
Photo

 
 
3.4. Contrôler la température
 
 
3.4.1. Baisser la température
La méthode la plus simple reste évidemment d'augmenter l'extraction. Cependant , si l'air intracté est trop chaud, cela ne servira pas à grand chose.
 
Dans ce cas, il faut directement diminuer la température de l'air intracté. Les méthodes sont de la moins à la plus chère:
-des glaçons devant l'intraction, assez peu efficace et pénible. A la rigueur, utilisez des pains de refroidissement (ceux utilisés pour le camping).
-augmenter la longueur de la gaine d'intraction. On perds à peu près 1° par mètre de gaine mais dans ce cas, les pertes de charge du à la résistance sont extrêmement importantes et il faudra augmenter la puissance de façon conséquence (sans oublier que cela diminue la durée de vie du matériel)
-un climatiseur mais ça reste très cher à l'achat, une consommation électrique énorme et ça diminue de façon importante l'humidité relative.
 
 
3.4.2. Monter la température
On peut baisser l'extraction cependant celle ci doit tout de même rester au volume d'extraction foliaire afin d'assurer le renouvellement d'air. Dans ce cas, si l'air reste trop froid, on peut utiliser :
-cordons horticoles,
-tapis chauffant,
-radiateur,
-etc.
 
 
 
4. L’humidité relative
 
 
 
4.1. Définition de l'humidité relative
(extrait de wikipédia)
 
L'humidité relative de l'air, couramment notée φ, (ou degré d'hygrométrie) correspond au rapport de la pression partielle de vapeur d'eau contenue dans l'air, Pvap, sur la pression de vapeur saturante ou tension de vapeur à la même température Psat(T). Exprimée souvent en pourcentage, son expression devient:
 
phi(%)= (Pvap/Psat(T)) x 100
 
L'humidité relative est souvent appelée degré hygrométrique. Elle est mesurée à l'aide d'un hygromètre.
 
Une fois atteint la saturation (100% d'humidité relative), des gouttelettes d'eau apparaissent dans l'air et l'humidité relative ne varie plus. On a création d'un brouillard.
 
La pression de vapeur saturante, quant à elle, correspond à la pression partielle de vapeur d'eau contenue dans l'air saturé. La pression de vapeur saturante est une fonction croissante de la température. Ainsi, pour une même quantité d'eau dans l'air, un air chaud aura une humidité relative plus basse qu'un air froid. Ainsi, pour assécher l'air (au sens de l'humidité relative), il suffit de le réchauffer.
 
 
 
 
4.2. L'humidité relative et le cannabis
 
 
L'humidité va interagir avec différents phénomènes physiologiques chez la plante, notamment l'évapotranspiration et la guttation.
 
 
4.2.1. L'évapotranspiration
L'évapotranspiration correspond à la quantité d'eau totale transférée du sol vers l'atmosphère par l'évaporation au niveau du sol et par la transpiration des plantes.
 
Elle sera plus importante lorsque l'air est sec et donc les besoins en eau de la plante seront plus importants.
 
 
4.2.2. La guttation
Il s'agit de l'excrétion d'eau liquide qui intervient notamment lorsque l'absorption est supérieure à la transpiration permettant d'éviter une surpression hydrique dans les tissus foliaires.
 
Elle va intervenir notamment de nuit et mal maîtrisée sera responsable :
-de pathologies mycosiques, des lésions centrées sur les pointes des pourtours des feuilles seront un signe d'appel
-de brûlures par effet loupe
 
 
4.2.3. Les optimums de l'humidité relative
Les optimums vont évoluer selon le stade de la plante, en effet, ils vont notamment dépendre du degré de développement du système racinaire.
Les valeurs usuelles communément admises sont :
Boutures : 90%
Germination (1ère semaine): 80%
Début de croissance (2ème semaine): 70-80%
Croissance (3/4 semaine): 60-70%
Phase végétative (5/6 semaines): 50-70%
Début de floraison (7/8 semaines): 50-70%
Floraison (9/12 semaines): 50-60%
Maturation (13 semaines à récolte): 30-40%
Une H.R faible en fin de floraison favorisera la production de trichomes, et réduira le risque de moisissures.
 
 
 
 
4.3. Les pathologies liées à L'humidité relative
 
 
 
4.3.1. L’anthracnose
Symptômes:
Taches circulaires de couleur brun clair, se couvrant par la suite de granulation de manière concentrique. Cette maladie est favorisée par un apport d'engrais trop azoté et par un manque de lumière ou par une température trop élevée. Elles auront tendance à suivre les nervures....
 
n.b. par Vyk : De plus, et c'est le cas pour toute maladie cryptogamique et nombre de bactéries (comme l'erwinia), la composante climatique joue un rôle clé dans le développement du pathogène. Ainsi il est primordial d'assurer un bon renouvellement de l'air et d'avoir une hygrométrie peu élevée.
 
Traitement:
Il faut couper les parties atteintes et saupoudrer les plaies avec un fongicide à large spectre. Traiter par pulvérisation avec un fongicide à base de « cuivre ou captafol ».
De plus, un meilleur contrôle des conditions du milieu est essentiel.
 
Photo d’anthracnose

 
 
4.3.2. L'erwiniose
Symptômes:
Taches humides brunes jaunâtres, partant généralement du feuillage et s'étendant à l'ensemble du limbe.
La généralisation de la pourriture entraîne la mort de la plante.
Les conditions de chaleur et d'humidité sont favorables pour cette maladie.
Les jeunes plantes ainsi que les plus faibles sont sensibles à cette maladie.
Elle pénètre par voie vasculaire, elle est propagée par les insectes, les arrosages (tremper les plantes dans un même récipient) et les blessures dans les opérations de culture.
 
Traitement:
Détruire les plantes malades et surtout ne jamais réutiliser le compost et les pots qui ont été contaminés.
En période de chaleur, éviter d'arroser le feuillage avec une eau trop froide ( choc thermique ). Installer une ventilation pour que les plantes puissent se ressuer le plus rapidement. Trop d'azote dans l'engrais, provoque un développement exagéré du feuillage sans la consistance du squelette de la plante.
Pulvériser ou tremper la plante dans un fongicide à base de « Thirame ».
 
Photo d'erwiniose

 
 
4.3.3. La pourriture des têtes
Symptômes:
Des traces grises floconneuses apparaissent au centre des têtes. Une mauvaise ventilation, les pucerons et leur miellat, la fumagine etc.. sont des facteurs favorisants
 
Traitement:
Il faut supprimer les parties atteintes et augmenter la ventilation. Lors du séchage, il va falloir fractionner au maximum les têtes pour accélérer le séchage ou même , utiliser le watercuring.
 
 
4.3.4. L'évapotranspiration excessive
Symptômes:
Les rebords des feuilles vont se recourber vers l'intérieur et le haut.
 
Traitement:
Il faut:
-éviter de braquer le ventilateur directement sur les plantes
-augmenter l'H.R
 
Photo

 
 
 
 
4.4. Comment contrôler l'HR
 
 
 
4.4.1. Baisser son HR
Il suffit d'augmenter l'extraction. Si cela ne suffit pas :
_ des chaussettes remplies de gros sel, peu efficace,
_ un absorbeur de type Rubson, relativement efficace,
_ un deshumidificateur par condensation, très efficace mais très cher à l'achat.
 
 
4.4.2. Monter son HR
On peut légèrement baisser l'extraction, sinon on a la solution :
_ des bols remplis d'eau et de billes d'argiles (pour augmenter la surface de contact),
_ des pièces de tissus humides au niveau de la prise d'air,
_ les humidificateurs à ultrasons, la plus efficace des solution à un coût abordable.
 
 
 
5. Le Rôle de l'extraction et de la ventilation
 
 
 
5.1. L'extraction
 
 
 
5.1.1. Rôles:
Ils sont multiples :
_ contrôler la température,
_ contrôler l'H.R,
_ renouveler l'air.
 
 
5.1.2. Quand extraire ?
Pour toutes les raisons abordées ici, il faut extraire en continu et pas seulement lorsque les lampes sont allumées.
 
 
 
5.2. La ventilation
 
 
 
5.2.1. Rôles:
Il s'agit notamment de :
_ fortifier les tiges (rôle des vibrations),
_ renouveler la couche d'air emprisonnée par les poils qui s'appauvrit en CO2,
_ contrôler l'H.R,
_ éviter la stratification de l'air.
 
 
5.2.2. Quand ventiler ?
Il est nécessaire de ventiler de jour et de nuit. Cependant, de nuit, on peut se contenter de faire des cycles type 15minutes toute les heures.
 
 
 
 
 
 
6. De quelle extraction ai-je besoin ?
 
 
 
6.1. Méthodes de calcul
 
 
 
Afin d'éviter daller au casse-pipe, il vaut mieux avoir une idée de nos besoins en extraction. Il y a plusieurs possibilités dont on va essayer de donner un aperçu ici.
 
 
6.1.1. Méthode 1
La plus simple de ces méthodes est de calculer le volume de votre espace et de considérer qu'il faut renouveler l'air un nombre n de fois par heure.
V=L x l x h
Longueur, largeur et hauteur, étant bien entendu en mètre. En multipliant V par n, on obtient le CMH (débit en m3 par heure) nécessaire. Il faut que n soit au moins égal à 30 et plus vous augmentez la puissance de votre lampe, plus vous devrez augmentez n.
 
Discussion :
Il s'agit dune méthode simple mais très limitée qui ne prend pas en compte la température de l'air entrant. De plus, il faut approximer le renouvellement d'air.
 
 
6.1.2. Méthode 2
Formule CMH = 2.98 x W / dT
Avec
W = puissance totale de l'appareillage à l'intérieur de votre espace.
dT = différentiel de température entre l'air entrant et la température que vous souhaitez.
2.98 = constante permettant de prendre en compte le dégagement de chaleur de vos appareillages, la capacité calorique de l'air, sa densité.
 
Discussion :
Avec cette méthode, on se rend bien compte de l'écueil qui nous attend tous : le renouvellement de l'air ne permet de refroidissement que dans la mesure où il est plus froid que l'air à l'intérieur de l'espace.
Par contre, il n'y a de prise en compte du volume de notre espace.
 
 
6.1.3. Méthode 3
CMH = 500 x L x l xHf
avec Hf la hauteur foliaire, c'est à dire la hauteur allant de l'apex de la plante à la première feuille.
 
Discussion :
Il s'agit de la seule méthode présentée qui prend en compte le facteur le plus important de nos espaces de culture: les plantes.
Cependant, elle exige d'avoir un minimum de bon sens car elle ne prend pas en compte la puissance (en watt) utilisée. La prémisse étant que vous utiliserez une puissance de lampe adaptée à la surface de votre espace de culture.
 
 
6.1.4. Limitations générales :
Toutes ces méthodes ne sont qu'approximatives et ne prennent pas en compte :
- l'utilisation de systèmes d'extraction séparés type cooltube,
- la résistance représentée par des filtre à charbon, gaines, etc.
De plus, n'oubliez pas qu'intraction et extraction ne s'ajoutent pas. Toutes ces méthodes ne donnent que le volume d'extraction minimal.
 
 
 
 
 
6.2. Quel extracteur utiliser ?
 
 
 
6.2.1. Les ventilos de pc

 
Avantages :
Facile à trouver, coût raisonnable.
 
Inconvénients :
Ce ne sont pas de vrais extracteurs mais surtout des brasseurs d'air. Dans des conditions difficiles, ils montrent vite leurs limites. De plus, leur puissance est limitée et on peut vite se retrouver à les multiplier. Ils ne permettent pas d'adjonction de silencieux ou de filtres à charbon.
 
 
6.2.2. Les RVK ou ovni

 
Avantages :
Permettent d'utiliser des filtres à charbon et des silencieux, existent dans toute une gamme allant de 160m3/h à 1300m3/h.
 
Inconvénients :
Le coût.
 
 
6.2.3. Les Torin

 
Avantages :
Très silencieux, existent de 250m3/h à 2500m3/h
A puissance égale, moins cher quun RVK
 
Inconvénients :
Sauf si vous utilisez un caisson, ils ne permettent pas l'utilisation d'un filtre à charbon
 
Les erreurs conduisant à une mauvaise gestion de la chaleur sont :
_ mauvais couple lampe/extracteur (40%),
_ rétrécissements importants (25%),
_ entrées/sorties trop petites ou bouchées (15%),
_ mauvaise circulation de l'air (10%),
_ autres.
 
Il est impératif de bien comprendre ces quelques données avant d'entreprendre la construction de son espace.
 
 
7. Quelques notions pratiques
 
 
7.1. Les espaces en dépression
 
 
Dépression: Dans ce cas, la pression à l'intérieur de l'espace est inférieure à la pression atmosphérique de la pièce. En pratique, cela signifie que l'intraction est inférieure à l'extraction.
 
Les avantages seront un meilleur contrôle notamment au niveau des odeurs qui resteront piégées à l'intérieur de l'espace de floraison ...
 
 
7.2. L'intraction
 
 
7.2.1. Intraction passive
Il s'agit d'une simple ouverture. Au niveau de sa taille, il n'existe pas de règles précises tant que cela permet de garder l'espace en dépression.
Par contre, l'air chaud étant plus léger, il a tendance à monter. Et à contrario, l'air sera plus frais en bas. Donc, il faut placer sa prise d'air d'intraction en bas ( et la prise d'air d'extraction en haut de l'espace).
 
 
7.2.2. Intraction active
Dans ce cas, il faut éviter de trop grandes différences de puissance entre l'intracteur et l'extracteur. En effet, cela va forcer le moteur de l'intracteur et en réduire l'espérance de vie.
Le meilleur compromis étant d'utiliser deux extracteurs de même puissance et un variateur afin de baisser la puissance de l'intracteur de 10 à 15%.
 
 
7.2.3. Les carottes d'Intraction
Il s'agit d'un bricolage assez simple qui permet de mieux répartir l'air frais au sein de l'espace.
Pour cela, il suffit de brancher une gaine d'une part à l'intraction et d'autre part à un tube de PVC bouché sur l'une de ses extrémités.
Il faut ensuite percer la face supérieure du tube de plusieurs trous (pas de règle précise, percer de petits trous et augmentez progressivement leur diamètre si cela ne suffit pas).
 
 
7.3. Les différents circuits
 
 
La démocratisation du matériel de culture amène de plus en plus de personnes à s'équiper d'ensembles de plus en plus complexes. Mais à chaque pièce rajoutée correspond de la gaine. La gaine doit :
_ rester la plus rectiligne possible afin de garder un écoulement laminaire du flux,
_ être la moins longue possible afin d'éviter les pertes de charge.
 
 
7.3.1. Les réflecteurs ventilés
Au niveau du montage, la prise d'air doit se situer du côté culot afin de limiter le dépôt de poussière sur l'ampoule. De plus, il est préférable qu'elle se fasse via une gaine dont la prise se situe au sommet de l'espace.
 
Soit gaine->réflecteur ventilé->gaine->extracteur
 
 
7.3.2. Les filtres à charbon
Ils peuvent être branchés indifféremment en entrée ou en sortie de circuit et sont essentiels si l'on veut garder une certaine discrétion.
En sortie, ils peuvent légèrement diminuer le bruit de l'extracteur dû aux turbulences. En entrée, ils doivent être placés horizontalement et en haut de l'espace.
 
Filtre --> gaine --> extracteur
Extracteur --> gaine --> filtre
Filtre --> gaine --> réflecteur ventilé --> gaine --> extracteur
Gaine --> réflecteur ventilé --> gaine --> extracteur --> gaine --> filtre
 
 
7.3.3. Les silencieux
Ils permettent de réduire le bruit du aux turbulences en sortie des extracteurs.
 
Filtre --> gaine --> réflecteur ventilé --> gaine --> extracteur --> gaine --> silencieux
 
 
 
8. En Conclusion
 
 
Il est essentiel d'avoir une extraction et une ventilation si l'on veut obtenir un bon contrôle de l'environnement.
 
 
 
Par Cr4b le 27/12/2006
 
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By Apo & Boubou,
Voilà un petit tutoriel sur l’humidité.
Si vous pensez qu'il manque quelques informations n'hésitez pas à laisser un message.
 
MAJ: Lundi 28 Février 2004
 
MAJ:TTC avril2009
 
 
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I) Introduction
 
Le taux d'humidité, en début de croissance, doit se situer aux alentours de 60% ;
En floraison, il doit être nettement plus bas (30-40%), car un taux d'humidité plus bas vous donnera d'avantage de résine.
 
Un taux d'humidité trop haut (80%) favorisera l'apparition de moisissures.
 
II) Réguler son taux d'humidité
 
a) Taux d'humidité trop bas
 
1ère solution très efficace à un prix abordable
 
L' humidificateur à ultrasons. Pour maintenir une humidité, cet appareil produit de la brume froide ou chaude. Le débit et la température de la brumisation sont réglables individuellement. La cellule à ultrasons détruit les bactéries et algues éventuellement présentes dans l'eau. Permet de diffuser des essences naturelles (thym, pin, eucalyptus, géranium, citronnelle) pour chasser les insectes et réduire les odeurs indésirables (engrais bio, plantes condimentaires).
 
Prix approximatif: 30€
 

 
 
2ème solution peu efficace mais peu coûteuse :
 
Vous pouvez vaporiser les parois matin et soir. Mais attention ne vaporiser pas sur les feuilles car cela pourrait faire loupe avec la lumière de votre lampe et ainsi les brûler.
 
 
3ème solution peu efficace mais peu coûteuse :
 
Vous pouvez mettre dans votre espace un chiffon humide, un bac d'eau, un bol d'eau, un verre d'eau, un sceau d'eau (plutôt pour une pièce), etc...
 
Un chiffon trempé dans un bol d'eau et situé devant l'intra ou un ventilo donne les moins mauvais résultats
 
 
 
 
Taux d'humidité trop haut
 
1ère solution efficace et très coûteuse:
 
Une clim dans la pièce/cave ou se trouve votre espace de culture, peut faire baisser énormément le taux d'humidité.
 
Prix approximatif: 200€ Minimum
 

 
 
2ème relativement efficace et peu coûteuse:
 
Vous pouvez mettre un bac à Rubson. Peut absorber jusqu'à 3 litres par recharge (selon le taux d'humidité et la température ambiante).
 
Prix approximatif: 15€
 

 
 
3ème solution peu coûteuse:
 
Remplissez une chaussette (enfin quelque chose qui permette de faire passer l'humidité) avec du gros sel et mettez un élastique ou une ficelle de manière à ne pas renverser la chaussette. Puis mettez la chaussette dans une coupelle. La chaussette est une version préhistorique du bac à Rubson.
 
 
4ème solution:
 
Si vous avez un taux d'humidité trop haut, vous pouvez le faire descendre en brassant l'air un maximum et renouveler en mettant plus d'intracteur.
 
 
 
III) Testeur
 
Un testeur d'humidité vous sera indispensable et est souvent inclus avec le thermomètre appelé hygro/thermomètre.
 
Il vous permettra de connaître le taux d'humidité de votre espace de culture (ainsi que la température).
 
Celui que je vous présentel inclut quelques fonctions utiles, le taux d'humidité maximum et minimum atteint.
 
Prix approximatif: 35e
 
Pour les petits budget: Vous pourrez trouver des hygro/thermomètres avec fonction réveil dans les grandes surfaces pour 15€ (non recommandé car non conçu pour)
 

 
 
Par !Flynnâ„¢
 
 
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By azmaster,
Pour une culture en Terre :
 
Germination - 1ère semaine
Temp. air jour : 26°C
Temp. air nuit : 20-24°C
Temp. terre : 20-22°C
Humidité : 70-80%
pH eau : 6.5
Arrosage : une fois la terre humide, laisser légèrement sécher jusqu'au prochain arrosage.
Fréq. lum. : 18/6
Intens. lum : HPS-MH = 50cm, MG = 30cm, néons = 10cm
Spectre : blanc-bleu
Engrais : Aucun
Ajout de CO2 : Aucun
 
Humidificateur à ultrasons :

 
Début de croissance - 2ème semaine
Temp. air jour : 24-26°C
Temp. air nuit : 18-24°C
Temp. terre : 20°C
Humidité : 70%
pH eau : 6.5
Arrosage : une fois la terre humide, laisser sécher le 1er cm jusqu'au prochain arrosage.
Fréq. lum. : 18/6
Intens. lum : HPS-MH = 40cm, MG = 30cm, néons = 10cm
Spectre : blanc-bleu
Engrais : Croissance (riche en azote) + stimulateur de racine.
Ajout de CO2 : 500ppm
 
Une bombonne de CO2 avec réducteur, manomètres et tuyau de distribution :

 
Croissance - 3ème et 4ème semaine
Temp. air jour : 24-26°C
Temp. air nuit : 18-24°C
Temp. terre : 20°C
Humidité : 50-70%
pH eau : 6.5
Arrosage : une fois la terre humide, laisser sécher les 2 premiers cm jusqu'au prochain arrosage.
Fréq. lum. : 18/6
Intens. lum : HPS-MH = 40cm, MG = 30cm, néons = 10cm
Spectre : blanc-bleu
Engrais : Croissance (riche en azote)
Ajout de CO2 : 500ppm
 

 
Phase végétative - 5ème et 6ème semaine
Temp. air jour : 20-25°C
Temp. air nuit : 15-20°C
Temp. terre : 18°C
Humidité : 70%
pH eau : 6.5
Arrosage : toujours laisser la terre légèrement humide
Fréq. lum. : 12/12
Intens. lum : HPS-MH = 20-30cm, MG = 20cm, néons = 5cm
Spectre : orange-rouge
Engrais : Croissance (riche en azote)
Ajout de CO2 : 500ppm
 
Un Cooltube peut être salutaire avec des problèmes de température :

 
Début de floraison - 7ème et 8ème semaine
Temp. air jour : 20-25°C
Temp. air nuit : 15-20°C
Temp. terre : 18°C
Humidité : 70%
pH eau : 6.5
Arrosage : une fois la terre humide, laisser sécher le 1er cm jusqu'au prochain arrosage.
Fréq. lum. : 12/12
Intens. lum : HPS-MH = 20-30cm, MG = 20cm, néons = 5cm
Spectre : orange-rouge
Engrais : Floraison (riche en potassium)
Ajout de CO2 : 500ppm
 
Un hygromètre et un thermomètre sont plus que nécessaire :

Floraison - 9ème à 12ème semaine
Temp. air jour : 24-27°C
Temp. air nuit : 18-20°C
Temp. terre : 20°C
Humidité : 60%
pH eau : 6.5
Arrosage : une fois la terre humide, laisser sécher le 1er cm jusqu'au prochain arrosage.
Fréq. lum. : 12/12
Intens. lum : HPS-MH = 20-30cm, MG = 20cm, néons = 5cm
Spectre : orange-rouge
Engrais : Floraison (riche en potassium)
Ajout de CO2 : 1500ppm
 

 
Maturation - 13ème à 15ème semaine
Temp. air jour : 24-28°C
Temp. air nuit : 18-20°C
Temp. terre : 20°C
Humidité : 60%
pH eau : 6.5
Arrosage : une fois la terre humide, laisser sécher le 1er cm jusqu'au prochain arrosage.
Fréq. lum. : 12/12
Intens. lum : HPS-MH = 20-30cm, MG = 20cm, néons = 5cm
Spectre : orange-rouge
Engrais : Floraison (riche en potassium)+ fin de flo, puis rincage.
Ajout de CO2 : 2000ppm
-----------------------------------------
 

 
Pour une culture en Hydro - Aéro :
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Germination - 1ère semaine
Temp. air jour : 26°C
Temp. air nuit : 20-24°C
Temp. eau : 18-22°C
Humidité : 80-90%
pH eau : 6
EC : 0.5-0.6
Arrosage : continu (Aéro), différé (Hydro)
Fréq. lum. : 18/6
Intens. lum : HPS-MH = 50cm, MG = 30cm, néons = 10cm
Spectre : blanc-bleu
Engrais : Super Thive
Ajout de CO2 : Aucun
 
EC mètre, indispensable :

 
Début de croissance - 2ème semaine
Temp. air jour : 24-26°C
Temp. air nuit : 18-24°C
Temp. eau : 18-22°C
Humidité : 80%
pH eau : 5.8
EC : 0.8-1
Arrosage : différé (Aéro + Hydro)
Fréq. lum. : 18/6
Intens. lum : HPS-MH = 40cm, MG = 30cm, néons = 10cm
Spectre : blanc-bleu
Engrais : Fertilisant A+B + stimulateur de racine.
Ajout de CO2 : 500ppm
 
Système aéro commercial :

 
Croissance - 3ème et 4ème semaine
Temp. air jour : 24-26°C
Temp. air nuit : 18-24°C
Temp. eau : 18-22°C
Humidité : 50-70%
pH eau : 5.8
EC : 1-1.2
Arrosage : continu (Aéro), différé (Hydro)
Fréq. lum. : 18/6
Intens. lum : HPS-MH = 40cm, MG = 30cm, néons = 10cm
Spectre : blanc-bleu
Engrais : Fertilisant A+B + comléments oligo-éléments (booster)
Ajout de CO2 : 500ppm
 
pH mètre à sonde :

 
Phase végétative - 5ème et 6ème semaine
Temp. air jour : 20-25°C
Temp. air nuit : 15-20°C
Temp. eau : 18-22°C
Humidité : 70%
pH eau : 5.6
EC : 1.2-1.5
Arrosage : continu (Aéro), différé (Hydro)
Fréq. lum. : 12/12
Intens. lum : HPS-MH = 20-30cm, MG = 20cm, néons = 5cm
Spectre : orange-rouge
Engrais : Fertilisant A+B + comléments oligo-éléments (booster)
Ajout de CO2 : 500ppm
 
Surveiller la température de la solution est très important :

 
Début de floraison - 7ème et 8ème semaine
Temp. air jour : 20-25°C
Temp. air nuit : 15-20°C
Temp. eau : 18-22°C
Humidité : 70%
pH eau : 5.5
EC : 1.5-1.8
Arrosage : continu (Aéro), différé (Hydro)
Fréq. lum. : 12/12
Intens. lum : HPS-MH = 20-30cm, MG = 20cm, néons = 5cm
Spectre : orange-rouge
Engrais : Fertilisant A+B + PK 13-14 + Stimulateur de Floraison
Ajout de CO2 : 500ppm
 

 
Floraison - 9ème à 12ème semaine
Temp. air jour : 24-27°C
Temp. air nuit : 18-20°C
Temp. eau : 18-22°C
Humidité : 60%
pH eau : 5.5
EC : 1.8-2
Arrosage : continu (Aéro + Hydro)
Fréq. lum. : 12/12
Intens. lum : HPS-MH = 20-30cm, MG = 20cm, néons = 5cm
Spectre : orange-rouge
Engrais : Fertilisant A+B + PK 13-14 + Stimulateur de Floraison
Ajout de CO2 : 1500ppm
 
Le plus connu des systèmes hydro commerciaux :

 
Maturation - 13ème à 14ème semaine
Temp. air jour : 24-28°C
Temp. air nuit : 18-20°C
Temp. eau : 18-22°C
Humidité : 60%
pH eau : 5.5
EC : 2-2.2
Arrosage : continu (Aéro + Hydro)
Fréq. lum. : 12/12
Intens. lum : HPS-MH = 20-30cm, MG = 20cm, néons = 5cm
Spectre : orange-rouge
Engrais : Fertilisant A+B + PK 13-14 + Stimulateur de Floraison + Fin de flo, puis rinçage.
Ajout de CO2 : 2000ppm
 
---------------------------------------

 
N.B. :
- Ce système de culture est basé sur une culture "standard" avec 4 semaines de croissance, puis 10 semaines de floraison afin de couvrir le plus de variétés possibles.
- Ces données sont adaptables pour les cultures en SOG ou en One Bud mais ne sont pas applicables telles quelles.
- Ces données ont été recueillies suite à de nombreuses lectures et 3 ans d'expérience dans les différents systèmes et ne représentent pas la vérité absolue. Chacun fait ses propres expériences mais je pense guider correctement un débutant ou un amateur vers une culture riche et abondante.
 
Sources :
- Marijuana, The Hand Book de Bill Drake
- Culture en placard de Ed Rosenthal
- La Sinsemilla sous lumière artificielle, Runa
- Majiruana Hydroponics de Daniel Storm
- Jardin d'intérieur de Philippe Adams
- Comment suractiver son jardin
 
 
v/c Dad-
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