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  1. 6 points
    Bonjour Quentin Alors commençons par toi, qui es tu? Comment es tu tombé dans la weed? Depuis toujours passionné de biologie, très jeune j’ai d’abord commencé par des élevages de reptiles et insectes exotiques en tous genres puis en grandissant mes centres d’intérêts ce sont plus portés sur le monde végétal, la chimie , l’ethnologie …. Tout naturellement, avec l’arrivée de l’adolescence et des premières expériences, ma route a rencontrer le Cannabis. Depuis le plus jeune âge j'ai toujours fait pousser des plantes, à 12 ans j’ai eu accès à des graines et ce fut ma première occasion de cultiver, en outdoor…. Cette plante regroupait à elle seule tous les aspects de mes différents centres d’intérêt; depuis sa découverte elle n’a été pour moi qu’un gouffre sans fin de connaissances et d’expériences à découvrir … Quel a été ton parcours avant d'arriver aux États-Unis ? Dans l’espoir d'un jour vivre de ma passion, en toute logique mes études ont d’abord été scientifiques, puis après le bac je me suis porté sur la Production Horticole ainsi que le génie génétique et l’amélioration des semences qui fut complété par une expérience en laboratoire in-vitro. Grand Globe-trotter, tous mes voyages étaient axés sur la recherche de nouvelles génétiques : Inde, Pakistan, Maroc, Égypte, Europe de l’est, Amérique du sud …. Très vite, ne pouvant pas vivre de ma passion en France je suis parti vivre en Espagne là où j’ai découvert une communauté de personnes qui ont eux aussi fait le choix de dédier leur vie à cette plante . J’ai très vite travaillé avec différentes associations, ce qui m’a permis de mettre en avant mon savoir-faire et par la suite mes propres strains qui ont très vite remporté un vrai succès auprès des membres. Aujourd’hui, Barcelone est une vrai vitrine ouverte sur le monde du savoir-faire des meilleurs artisans de la Ganja ! Pont de San Francisco Vanilla berry pie flower D'accord et de là comment as tu rencontré Léo Stone et Aficionados? Notre rencontre est une grande histoire autour d’un cut de Skunk des années 90 . La première venue en Espagne de Aficionado (Leo) et Frenchy Cannoli fut pour la Spannabis. Durant l’un de ses Work Shop, Frenchy, comme à son habitude, demande à droite à gauche des infos sur des variétés de la Liste Favorite de Leo. Lors de son workshop il fit donc la demande à ses élèves au sujet d’une Skunk 1 originale, c'est ce jour là qu’un contact en commun nous a mis en relation avec Leo. Le lendemain je le rencontrais et finalement ce ne fut pas juste un échange de génétiques mais une véritable rencontre. Leo est directement venu finir son séjour à la maison là où il a eu le temps de découvrir mes installations et mon travail. 6 mois plus tard je décollais pour la première fois vers la Californie. Aficionado French Connection Hand Rolled pre-roll Parle nous de vos installations, vous évoluez sur un vaste terrain je crois, vous pratiquez tous les types de culture ou vous avez un préférence? Indoor, outdoor, hydro etc? Notre ferme est basée dans le Nord de la Californie ( Le triangle d’émeraude) toutes nos cultures sont totalement organiques et nous faisons tout pour réduire au maximum notre impact sur l’environnement pour préserver cette espace si unique . La notion de terroirs est essentielle pour nous et donc nous utilisons un maximum d’amendements produits sur place ou par des producteurs voisins (compost, thé, matières carbonées, micro-organismes, purins etc..) Nous pratiquons différents modes de culture : -Light dep (privation de lumière): les plantes sont plantés en pleine terre ou dans des raised bed (lits de culture surélevés) sous des tunnels pourvus de systèmes d’occultation ainsi que des guirlandes de lumière. Ce modèle de culture permet de contrôler le climat mais surtout le temps d'éclairage (en rallongeant ou occultant le temps d’ensoleillement naturel). Il est facile de faire 3 récoltes dans la saison. -Green house: sous serre afin de contrôler au mieux le climat. Sans utiliser de système de privation de lumière afin de laisser les plantes suivre pleinement leur cycle naturel . -Full sun / outdoor: les plantes sont plantés en pleine terre ou en smart pot sous la lumière naturelle du soleil (full spectre!) ce qui pour moi permet la meilleur expression génétique des sujets . Outdoor transplant Plant en smart pot avec fabacée en couverture, gravier dans les allées pour minimiser la poussière sur les feuilles (photo a 15 jours d’intervalles) -Indoor: L’indoor est principalement utilisé pour la conservations des mères et la production de clones. Il est aussi utilisé pour la production de graines féminisées . production de clones en Indoor J’ai personnellement une préférence pour la culture outdoor full sun organique pour la teneur inégalée en terpènes que produisent les plantes issues de ce mode de culture . Avec l’une de nos variété nous avons eu un résultat d’analyse a 6,8 % de terpènes !!!! Culture organique en tunnel d’occultation sur raised bed : croissance Culture organique en tunnel d’occultation sur lits de culture surélevés : Floraison Leo Stone appliquant une première sélection sur des sujets en croissance Parle nous du processus de sélection, vous partez de combien de plantes pour arriver à combien? Toutes nos sélections sont issues exclusivement du travail de Leo Stone et du Professor Q. Contrairement à beaucoup de seed bank nous ne faisons pas appel à des “Growers testers“ pour la simple et bonne raison que chaque breeder, grower, artiste a sa propre vision, ses propres goûts , ses propres critères. Chaque travail de sélection va donc résulter de l’expérience du breeder . Quand un grower achète Aficionado il acquiert le travail propre à Leo Stone et au Professor Q résultant d’années de travail et d’expérience qui ont permis de donner la singularité et le prestige d’Aficionado dans le temps. Une sélection doit d’être effectuée sur un minimum de 200 sujets afin d’avoir une diversité génétique suffisante pour trouver LE Phéno! Une pauvreté dans le pool génétique aura pour conséquence une régression de la génétique à chaque génération. Suivant l’objectif nous allons réaliser des sélections allant de 200 à 500, voir 1000 et plus, sujets …. (nous commençons toujours avec plus de graines et dès les premiers jours une sélection est appliquée) 200 sujets si nous voulons simplement faire une reproductions pour un travail futur. 500 minimum pour une sélection en vue de commercialisation, le plus souvent il s’agit de milliers ( d’autres fermes partenaires peuvent entrer en jeu) Ce fait uniquement en outdoor full sun: Notre clientèle étant principalement des grower outdoor du triangle d’émeraude, cela assure une meilleure rusticité, meilleure acclimatation et meilleure expression génétique, ce qui rend les plantes plus résistantes pour un environnement contrôlé en indoor. Le meilleur sujets sera pollinisé à la main: il s’agit de la seul technique qui nous permet de reproduire en outdoor le meilleur phéno (sans polliniser les voisins) ce qui a pour inconvénient de limiter la quantité de graines produites (la raison de nos séries limitées). https://aficionadofrenchco.eu/guides/ A côté de cela chaque année nous testons un grand nombre de variétés pour n’en sortir que les meilleures des meilleures! Ceci explique notre nombre limité de variétés au catalogue; si elle ne remplit pas tous nos critères elle ne sera pas commercialisée. Un exemple de notre travail: Si nous désirons incorporer dans une culture une nouvelle variété extérieure, nous ne pouvons faire une sélection correcte qu'à partir de 10 ou 20 graines. Nous allons donc faire une première reproduction afin de pouvoir réaliser la prochaine sélection sur un grand nombre de sujet, puis un travail de stabilisation est appliqué avant d’effectuer un croisement. Par exemple nous venons de réaliser un cross à partir d’une sour diesel IBL : VETRUS OG f5: (mendo OG Kush x sour D ibl) F4 x (mendo OG Kush x sour D ibl) Nous avons obtenue un pack original de Sour Diesel ibl de Reservoir Seed de 2005 . Sur 10 seeds nous avons eu 80 % de viabilité . Puisqu’il s’agissait d’un strain ibl (et que nous ne pouvons pas faire une sélection correcte sur seulement 8 graines) nous avons fait le choix de pratiquer une open pollinisation afin d’enrichir la diversité génétique et éviter tout problème de consanguinité et appauvrissement génétique du au fait de reproduire une variété ibl. La seconde génération a permis une sélection sur un grand nombre de sujets (1000 graines ont été popées, quasi tout le stock issu de l’open pollinisation) là nous avons trouvé notre phéno élite ! Par la suite deux backcross sur ce clone on étés effectués avant de pratiquer une dernière génération à partir de deux sujets sélectionnés sur le dernier pool de 500 plantes qui étaient très homogènes. Voici un exemple parmi tant d’autres du travail que l’on effectue avant d’incorporer un strain dans l’un de nos croisements. Ce sont toutes ces raisons qui rendent le travail de Aficionado si unique et d’une si grande qualité Et sur quoi vous basez vous principalement pour sélectionner tel ou tel individu? Avez vous des critères prédominants? Terpènes ! Terpènes ! Terpènes ! je pense que la raison de notre succès rencontré dans les cups s’explique par des profils terpéniques uniques, nouveaux et hors du commun. Comme vous l’avez compris notre critère numéro un est la recherche de nouveau goût unique et en second je dirais le high ! Chaque variété possède un effet propre et unique qui résulte de la synergie cannabinoïdes/terpènes. Ensuite les critères de sélection sont propres à la connaissance que tu as de chaque variété, par exemple : -Tout ce qui est OG dominant va présenter majoritairement des feuilles à 5 folioles et une sensibilité à l’oïdium -Skunk 1: double dentition des feuilles Etc.. Votre expérience de chaque variété fera la différence afin de savoir quelle caractéristique est dominante ou récessive, de plus chaque gène est interdépendant avec un autre. Exemple : Plus une rose aura un profil aromatique prononcé moins la fleur aura de tenue en vase (temps de vie avant fanaison) Moins une Rose sent, plus elle se conserve. C'est pareil pour la Ganja Hash extraction de Oil Spill riche en cannabinoïdes et terpènes par Frenchy Cannoli . Le hash est une très bonne méthode pour mettre en valeur la supériorité de la génétique et de la résine cultivée dans les règles de l’art: tu ne peux faire de bon hash avec une mauvaise résine/ mauvaise weed. Pianono Flowers J'ai entendu parler de récoltes par pleine lune, alignement, vous appliquez des méthodes "ésotériques" ? Le triangle d’Emeraude est riche en traditions et autres croyances de “druides“, ils ont même développé un Calendrier Lunaire qui leur est propre. Personnellement je ne crois pas en l’influence directe de la Lune sur les plantes, toute les démonstrations scientifiques ont prouvé que la lune n'influence pas directement la montée de sève ou de sucre dans la plante; et donc beaucoup de théories de permaculture et viticulture ont été scientifiquement démontré (comme il n’y a jamais eu plus d’accouchements pendant les pleines lunes) . En effet la masse d’une plante ou d’un arbre n’est pas assez importante pour être influencée par la lune contrairement aux mers et océans Mais malgré cela nous suivons quand même un calendrier lunaire bien que la lune n’ai aucune influence directe sur les plantes, nous savons aujourd’hui que les plantes marchent de manière cyclique et périodique. Depuis les insectes jusqu'aux plus grand mammifères en passant par les plantes, la vie s’est développée suivant certains cycles naturels comme celui de la lune ou des saisons . La lune a donc un rôle indirect mais non négligeable de part sa lumière et par le rythme des vies influencées par les marées qui va avoir un impact sur toute vie interconnectée. C’est pour cette raison principalement que nous suivons un calendrier lunaire . Vue depuis la ferme sur les très fameuses vallées de Spyrock et Bellspring Vous venez d'arriver sur le marché des féminisées, peux tu nous en dire plus? Nous avons prévu le lancement des féminisés d'ici deux mois elles seront disponibles chez les distributeurs comme : La Mota , Attitude Seed Bank , Alchimia …. Et le positionnement prix sera le même que pour les régulières? Bien entendu nous avons choisi un positionnement bien différent du fait que les féminisés ne sont pas destinées au même public que les régulières. Nous avons donc choisi de rester dans des produits de haut standing et surtout de haute qualité, mais en les rendant accessibles à un plus large public en nous plaçant avec un prix de vente plus bas que les régulières Nous vous avons réservé la crème de la crème !!! Fleurs après séchage et trim prêtes pour le curing Les féminisées conservent elles le caractère rare qu'apporte la numérotation des lots et la faible production des régulières ou c'est quelque chose de plus standardisé? Afin de garantir seulement le meilleur notre menu de féminisées ne comprendra qu’une liste limitée de strains Les séries à grands tirages seront disponibles chez les distributeurs et certaines éditions limitées seront dispo uniquement sur notre website : www.aficionadofrenchco.eu https://shop.aficionadofrenchco.eu La symbolique de la croix de Malte et des fleurs de lys, peux tu nous raconter ce choix? Aficionado fut la toute première marque au monde de semence haute qualité / ultra premium seed co (Boutique Cannabis) Le choix du logo a été fait par Leo Stone (fondateur et concepteur de la marque Aficionado) il se devait de trouver un symbole permettant de rallier la communauté de connaisseur et expert du cannabis tel des élus regroupé sous un ordre de prestige (ordre des Chevaliers de Malte) Le choix de la croix de malte était donc fait! Mais sa signification ne s’arrête pas là, pour nous elle représente aussi les 4 piliers (croix= 4 branches) d‘une fleur de haute qualité: - aspect - odeur - goût - high Aficionado French Connection étant l’expansion européenne de Aficionado mais aussi le fruit de la collaboration de Leo Stone et du Professor Q, le choix des fleurs de lys fut une évidence …. Pour cet année, nous avons déjà le menu mais prévoyez vous quelque surprise, last release? Pour le lancement de la gamme féminisé notre mythique Blue Elephant sera disponible en version Pure . Notre cut de B.E est revenu d’analyse avec un total de 36 % de thc , bien sur il ne faut pas se fier uniquement au pourcentage mais attendez vous à voir une variété qui va laisser sa marque dans l’histoire: Haute teneur en THC , puissant profil terpène, très bonne productrice et en seulement 8 semaines Pour le moment nous ne prévoyons pas de la sortir en version régulière. Uniquement des cross à partir du mâle ou de la mère seront à venir dans l’année . Regular seed Box limited edition Merci à Quentin pour ses réponses!
  2. 3 points
    Hypothèses sur l’origine géographique de la plante Cannabis sativa L Par Antoine Carrot via blog cannabis Selon un rapport scientifique, la source originale de la plante de cannabis a été trouvée Les scientifiques viennent peut-être de trouver d’où vient le cannabis. On sait depuis longtemps que les plantes de cannabis sont indigènes à l’Asie centrale, mais une étude récente fournit une nouvelle perspective sur l’endroit exact où ce genre pourrait avoir évolué pour la première fois il y a des millions d’années. Des documents datant du Moyen Âge montrent que l’homme a toujours émis des hypothèses sur l’origine géographique du cannabis. Depuis plus de mille ans, le célèbre polymathe Ibn Wahshiyya avait suggéré l’Inde et peut-être la Chine dès 930 de notre ère. La rareté des fossiles d’estampes (impressions de feuilles faites sur d’autres objets) dans les archives historiques a rendu difficile pour la communauté des chercheurs d’identifier quoi que ce soit de plus spécifique que l’Asie centrale, malgré la popularité croissante du cannabis actuellement en cours dans de nombreux domaines de recherche universitaire et scientifique. Macrofossiles identifiés comme étant du cannabis Etudes sur le pollen fossile “En dépit d’une abondante littérature qui a émergé au cours des trois dernières décennies, la classification du cannabis et de son centre d’origine fait toujours l’objet d’un débat “, explique une équipe dirigée par l’auteur et chercheur médical John McPartland de l’Université du Vermont dans un nouvel article. Pour pallier le manque de fossiles imprimés, les scientifiques se sont tournés vers le pollen de plantes du genre Cannabaceae ; ces pollens ont été étudiés pour la première fois dans les années 30 pour aider à retracer la longue histoire de la plante. De nombreuses études sur le pollen fossile ont été menées, ce qui a permis d’identifier d’anciens signalements de la plante en Asie et ailleurs, notamment là où elle pousse le mieux. “Le cannabis s’épanouit dans la steppe : un habitat ouvert et sans arbres”, écrivent les chercheurs. Dans cette nouvelle étude, McPartland et son équipe ont passé au crible 155 études existantes sur les pollens fossiles en Asie. L’une des difficultés que posent les données est que bon nombre de ces études regroupent les grains de pollen de cannabis avec ceux de plantes du genre Humulus. Ils se ressemblent, étant donné que les deux plantes divergeaient l’une de l’autre il y a environ 28 millions d’années. Artemisia annua Pour contourner les problèmes d’identification, les chercheurs ont utilisé une technique statistique faisant appel à des ” approximations écologiques “, dans laquelle ils ont différencié de façon probabiliste les pollens à partir d’autres plantes communes dans la région, y compris celles appartenant au genre Artemisia. Le centre d’origine et la culture précoce du cannabis en Asie est basé sur une synthèse du pollen subfossile et des études archéobotaniques D’après les preuves que nous avons, les résultats suggèrent quelle est l’origine géographique la plus probable du cannabis, même si c’est une hypothèse qui pourrait être impossible à prouver. “Nous avons comblé l’écart temporel entre la date de divergence et le pollen le plus ancien en cartographiant l’apparition la plus précoce d’Artémisia “, écrit l’équipe. Les chercheurs n’ont trouvé aucun pollen de cannabis datant d’il ya 28 millions d’années mais ils ont trouvé du pollen vieux de 28 millions d’années provenant d’Artemisia. “Ces données convergent vers le plateau tibétain du nord-est que nous déduisons comme centre d’origine du cannabis, dans les environs du lac Qinghai à environ 3700 mètres au-dessus du niveau de la mer.” L’équipe pense que le cannabis s’est répandu vers l’ouest, atteignant la Russie et l’Europe il y a environ 6 millions d’années et vers l’est, pour atteindre la Chine orientale il y a 1,2 million d’années. Ceci co-localise avec la première communauté de steppe qui a évolué en Asie. De là, le cannabis s’est d’abord dispersé vers l’ouest (Europe) puis vers l’est (Chine). Le pollen de cannabis en Inde est apparu il y a 32000 ans. Les premiers vestiges archéologiques ont été trouvés au Japon, 10000 avant Jésus-Christ, suivi de la Chine. lac Qinghai. Cette dissémination a rendu diverses plantes de cannabis facilement disponibles pour la culture humaine dans toute l’Eurasie. Ce n’est pas étonnant que nous ayons rapidement compris les diverses propriétés du chanvre : des médicaments psychotropes aux fibres pour les cordes et les vêtements. Palynologie et Systèmes d’énergie fossile La science qui étudie les palynomorphes fossiles est la paléopalynologie. Les biogéographes attribuent le centre d’origine du cannabis à “l’Asie centrale”, principalement sur la base de données de la répartition des plantes sauvages. De nombreux systèmes d’énergie fossile attribuent du pollen de cannabis ou de houblon (C-H) à des noms collectifs (Cannabis/Humulus ou Cannabaceae). Les courbes de pollen C-H qui se sont développées en même temps que le pollen de culture ont été identifiées comme étant du chanvre cultivé. Les graines sous-fossiles (fruits) sur les sites archéologiques ont également servi de preuve de culture. En utilisant un modèle statistique, les auteurs de l’étude ont estimé que des millions d’années plus tard, l’assemblage de plantes à cet endroit (y compris Artemisia) était associé à du cannabis , il était probable que le cannabis était également présent dans cet écosystème de haute altitude.
  3. 2 points
    https://zephyrnet.com/fr/big-mike-launching-new-t-v-show-the-next-marijuana-millionaire/ `` Big Mike '' lance une nouvelle émission télévisée `` The Next Marijuana Millionaire '' LOS ANGELES - Une nouvelle émission télévisée sur le thème du cannabis devrait faire ses débuts cet été. La série présentera les aspirants entrepreneurs du cannabis qui s'affronteront pour avoir une chance de devenir Le prochain millionnaire de la marijuana. Animé par Michael «Big Mike» Straumietis, personnalité de l'industrie du cannabis, l'émission testera les connaissances et les compétences des concurrents en matière de cannabis. Et comme l'industrie est difficile à prospérer, les concurrents verront également leur endurance mentale et physique mise à l'épreuve. La bande-annonce Le prochain millionnaire de la marijuana présente ce qui semble être un groupe diversifié de candidats - dont deux femmes habillées en nonnes. Il met également en évidence le style de vie somptueux de Big Mike, lui montrant le jet set et voyager en hélicoptère. Il y aura seize participants qui relèveront une série de défis qui devraient les préparer à l'intensité de la réussite dans l'industrie du cannabis. Le gagnant remportera 1 million de dollars et un partenariat avec Big Mike, qui pourrait valoir bien au-delà du prix initial. En tant que l'un des dirigeants les plus reconnus et les plus réussis de l'industrie, Big Mike semble être un hôte approprié pour l'émission. Il fait partie de l'industrie du cannabis depuis près de quatre décennies. En 1999, Big Mike a fondé Nutriments avancés, la marque d'engrais de cannabis la plus vendue au monde. Advanced affiche un chiffre d'affaires annuel de plus de 110 millions de dollars avec des opérations à travers le monde et des ventes de produits dans 107 pays. Big Mike a déjà consulté sur des émissions de télévision à succès, notamment Weeds et CSI et sur le film à succès Pineapple Express. Il est également un contributeur aux principaux organes de presse, notamment Cheddar, Huffington Post, Fox Business, Business Insider, Entrepreneur, et Yahoo! La finance. La saison complète de Le prochain millionnaire de la marijuana sera présenté en première mondiale le 15 août 2020. Les téléspectateurs peuvent le trouver sur les principaux services de streaming, notamment Amazon Prime et Pluto TV. L'émission peut également être trouvée via Apple TV, Roku, Social Club TV, iOS et Android ou Smart TV.
  4. 2 points
    Bonjour C'est avec (beaucoup de ) retard que nous publions ce report. Une galerie est en place pour les images diverses, et les report son deja sur les topic des Csc mentionnés. Bonne lecture! Barcelone Mars 2020 Annulation de la Spannabis, visite des csc. Mardi 10 Mars 2020 Arrivé le mardi 10 mars sur Barcelone, il fait beau (pour changer!). (Xtreme: Arrivée a 10h à l'aéroport, direction Locker pour bagage afin de déposer mon bagage pour pouvoir rentrer dans un csc ( les valises sont interdites dans les csc), je fonce direct au backyard, la carte est alléchante et la jolie demoiselle me dis tout de suite qu'il y as des graines dans la weed, par contre les taro sont les même, première déception pour un csc de cette renommée. Bref je prend de la Jet A, elle m'ouvre le sachet, je sens rien du tout, sachant qu'elle venais de gagner une cup, je me suis dis que mon nez me jouais des tours, je roule mon pétard, toujours pas d'odeur, la weed est humide, grosse déception, je prend un grosse tarte mais niveau gout ZERO, je prend un sachet de Peach OZZ et un sachet de gelato45* pour Brag (qui ne sera pas fulgurante non plus ..) en partant en espérant que ce sera un peu mieux.... il est bientôt l'heure de retrouver Indi, complètement défoncé je part a la recherche de ma valise, heureusement j'avais pris plusieurs photos comme repère , je me dirige vers l'appartement en cherchant quelque chose à manger, et PAF je tombe sur Indi et Glass devant la porte de l'appart, coup de bol ) Première difficulté, récupérer GlassBlower... Non pas que ce soit compliqué, mais forcement si je dis à Glass Rdv T2 alors que je suis T1 ça complique directement la chose.. Bref après quelques signaux de fumée et appel tel on se retrouve, taxi direction l'appart. Arrivée pour recup l'appartement, sur qui tombons nous? Un ptit suisse en goguette, à la recherche de nourriture qui passe devant nous comme ca oklm.. Précisions, il est arrivé quelques heures avant nous et ça se voit bien a son regard... ? Appart recup, Braguette arrive, on fait 2/3 courses et on fonce au Selva. Nous faisons quelques achats.. Nous repartons appartement pour récupérer Mr Boogerman qui vient d'arriver à la gare avec un petit arrêt au mac do histoire de reprendre un peu des forces . Après un petit méli mélo grosse inattention malencontreuse dans les stations de métro suivie d'une errance fatidique pour ses petons due à une erreur d'adresse fournie Boog arrive enfin à l'appart (pour ma part je preciserai que je suis parti assez confiant vis à vis du virus mais ça ....l'avenir me mettra me grosse baffe ) Mercredi 11 Mars 2020 Levée vers 9h, petit dej, petit thé et gros pétard . Brag découvre les cookies de Boog , pas très fort (dixit Glass ) 1ere ERREUR ! 2/3 cookies de bon matin , et pfiouuuuuuuu 11h on part en ballade, direction L'arc de triomphe suivi du parc de la ciutadella. De là on se perds un peu et arrivons dans un autre parc celui de les cascades. On se pose et c'est là ou nous apprenons sur les réseau sociaux que beaucoup de gens annulent leur venue à la spannabis, DNA genetics fait une annonce, suivi de plusieurs breeder. Déçu mais quand même motivé, nous poussons la promenade jusqu’à la plage de barceloneta. Nous profitons du sable de la mer et du beau temps. Retour par le quartier gothique, quelques achats de nourriture.. Retour à la maison un peu déçu, mais étant donnée ce qui se passe, fallait s'y attendre. Sieste générale. Mouly + Sayan arrivent à l'appartement . On part directement au Selva pour approvisionner les poumons de ces messieurs ! Retour maison, arrêt pour prendre des pizzas pour tout dévorer à la maison, les pizzas étaient pas ouf , ça fume ça rigole et ça s'endort.... (edit boog: c'est pas ce soir là ou l'on a appris l'augmentation galopante des cas sur la région ?) (edit moul: 13h30 arrivée à la gare de départ pour apprendre via discord la confirmation de l'annulation de la Spannabis… le train part dans quelques minutes, je monte dedans quand même, alea jacta est! 17h45 arrivée à l'appart où Brag et Indi dorment et le reste comate ou émerge (calmez-vous les gars, trop d'ambiance ), j'en roule 2 des stocks ramenés en brisant la glace timidement. 19h00 on décolle vers le Selva (c'est fastidieux et Indi me fait penser à un vieux pote moniteur d'un centre aéré), on est pas du tout à 15 minutes de marche mais un peu plus de 30 minutes, m'en fout j'aime bien marcher même si j'ai du mal à me mettre au rythme général, je ne vise personne (#zombrag'enmodeautomatique). La carte semble pas mal, difficile de choisir mais je me pose sur la Peanut butter breath et la cherry cookies puis fini par prendre ? une autre que j'ai oublié. C'est tellement enfumé et j'ai brag en face et Sayen juste à côté qui me font des souflettes involontaires tout du long, je plane littéralement alors quand le gars du Selva nous propose de Dab à l'oeil… je décide de laisser passer pour tenir la longueur (je regretterai ma décision après l'annonce du confinement Jeudi 12 Mars 2020 Passage dans la matinée au Backyard avec Brag , X et Indi : (Un peu déçu du backyard qui au moins, annonce la couleur des le départ, y a des graines dans la weed. Ils préviennent bien que tu peux en trouver et qu'il vaut mieux effriter a la main.. Pas top pour un Csc du niveau du Backyard, surtout que le prix n'est pas impacté par cela.. Constat général, la weed est pas forcement sèche, des graines etc..) Rencontre avec Bonbol, on en profite pour en fumer un et puis discuter. L’après midi, je suis dans l'attente des news du Dab a Doo et de l'arrivée de Trusty, une fois le Clown arrivé nous décidons de partir en promenade en ayant pour direction finale le Cannabis Museum à 17h30. Nous traversons les Ramblas, passons devant la Cathédral de Barcelone. Nous arrivons tranquillement pour la visite du musée et nous apprenons l'annulation des événements suite aux directives gouvernementale,donc plus d’inauguration de la nouvelle boutique Sensi, plus de lancement pour la nouvelle expo du musée, et bien entendu plus de Spannabis.. Nous faisons la visite du musée, on passe a la nouvelle boutique Sensi bien jolie, de là on va se poser à la Plaça de l'Ictineo, ou nous en grillons un. Bim des news du Dab a Doo, nous repartons donc vers l'appartement, Je quitterais le groupe arrivé au niveau de l'appart pour m’engouffrer dans un taxi direction le dab a doo. La Team part se poser au Selva et y rencontrer divers CannaWeedeur ( Demou Labbe et Selrac ? ) On y passe la soirée à s'enfumer comme cochons pendant que Indi est coincé à la Dab a doo étant obligé de tout tester sur place . Indi rentre à l'appartement exténué, il aura eu la gentillesse de nous ramener des petit échantillons de la Dabadoo, c'est du jolie ! La Team finis par s'endormir après Le(s) joint(s) qui avait clos la soirée (le mien pure Black Bomb: full Weed, dry sift et tartine de DHO le tout de Black bomb) (edit moul: au Back Pienapple Haze pour moi. rentré du musé, on se pose à l'appartement. Je vois la motivation générale qui prends un coup dans l'aile et devant appeler Mme Moule, je me décide à implanter de la motiv et l'idée qu'on devrait pas tarder à aller au Selva. 20 minutes après je reviens dans le salon pour me rendre compte que l'idée a bien germée Au Selva je prends Amnesia Haze, Chocolope et Sorbetto, on y rencontre Dem, Labbe2000 (et un de ses potes) et bonbol.) Vendredi 13 Mars 2020 Nous décidons de partir pour une ballade qui s’avérera épique. Nous partons pour le mont Juic mais par les jardins, pas de transport en commun. Une petite ballade de ~9km, les pieds de Boog me disent encore merci ? Durant la balade plusieurs arrêts, pause pétards, pause GPS, etc. Nous décidons de repartir en direction du Selva, c'est là ou nous apprenons que les Csc (et autres lieux de rassemblements) vont devoir fermer. Nous ne pouvons rester sur place, on peut acheter mais pas rester. Nous partons donc apres quelques achats et tentons rapidement le fire house. La carte est énorme comme d'habitude, par contre cette année, leurs petits pots sont de super qualité, la weed sent bon, beaucoup de saveur etc... les extractions sont sympathique aussi. Retour appartement, nous apprenons qu'une annonce du premier ministre espagnol va avoir lieu, nous tendons l'oreille. Confinement annoncé, pas le droit de sortir sauf pour le minimum vital. Certains commencent a paniquer sur la fumette, les courses et enfin les trains/avions de retour. J'appel R4 lui dire de ne pas venir, cela ne sert a rien si ce n'est a se retrouver bloqué là. (Je reprends de la Peanut butter Breath, de l'Amnesia Haze et de l'IceO de Mac One (je veux être sûr de tenir jusqu'à la fin du Week-end ET de ramener 2-3 trucs. Au Fire on me prends de la Star Killer OG et Sherblato) Samedi 14 mars 2020 / Dimanche 15 mars 2020 Booger part tôt le samedi matin, il préfère ne pas prendre de risque et rentre ,de plus il apprendra en gare que son billet retour pour le lundi est annulé. Il sera suivi dans la soirée par Trusty. Le dimanche sera dédié a finir les restes (et y en a!), ranger un peu l'appartement et préparer les valises du lendemain. Braguette nous quittera en milieu de matinée. Sayan le suivra en soirée. Lundi 16 mars 2020 Dernier préparatif de départ, dernier joint. Nous quittons l'appartement, il reste donc Xtrem, Mouly, Glass et moi même. Mouly part pour la gare et les 3 autres direction l’aéroport. Il est bien vide... on s'en envoi un dernier sur le parking et on se sépare. (Cette fois ci j'y vais à pied: 10 minutes de moins qu'en métro… je cherche la consigne pour poser mes valises et partir à l'aventure chercher mon repas du midi (rien croisé d'autre que des supérettes et des boulangeries (pas de pâtisseries ou sandwiches) sur le trajet pour la gare): consigne ouverte mais ne prends rien cause Corona… je pars donc à l'aventure AVEC ma valise… Début de confinement ou Lundi oblige (les 2 certainement): rien de plus que du pain ou de la supérette... Plus de 2h de marche après je retourne à la gare, une sandwicherie à ouvert entre temps je peux enfin manger avant de monter dans le train. Selon Google, je me suis trainé ma valise à pied sur 19km sur la journée ?) Retrouvez les photos en vrac de l’expédition dans la galerie:
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    Une plateforme gratuite de vidéos à la demande a vu le jour cette semaine sur la toile. Baptisée Netsplif et reprenant les codes graphiques du célèbre service de streaming Netflix, elle propose aux consommateurs de spliffs (joints), activité qui reste illégale en France, des contenus à visionner quand leur esprit est altéré, parmi lesquels des recettes de cuisine, des sketches ou encore des documentaires. Netflix, qui n'a rien à voir avec ce lancement, a réagi positivement sur Twitter avec un laconique «Ça défonce». "Netsplif, c’est votre pote à côté de vous dans le canapé qui vous conseille la meilleure vidéo en fonction de votre mood", annonce la plateforme. Lancée ce 20 avril 2020 à l'occasion du 420, qui célèbre la consommation de cannabis, cette plateforme gratuite propose une curation des meilleures vidéos YouTube à regarder légèrement défoncé. Mais à jeun ça fonctionne aussi plutôt bien. Avec Netsplif.com, tu chilles déjà Netsplif.com se veut être une plateforme gratuite et ouverte à tous qui te guidera dans ta recherche de contenus dans les moments où en trouver est le plus difficile. Dessus, vous pourrez choisir entre 9 catégories de vidéos (bientôt 10), celle qui saura fasciner votre esprit altéré : “Munchies” pour les petits creux, “Satisfying” pour encore plus d’endorphines, “Curiosity” pour la fascination, “Documentaires” pour la découverte… Installez-vous confortablement, préparez le nécessaire et lancez dans la découverte. Chaque vidéo présente sur Netsplif a été sélectionnée avec minutie pour faire découvrir de nouveaux horizons à ses consommateurs. Netsplif c’est un peu ton pote à coté de vous dans le canapé qui vous conseille la meilleure vidéo en fonction de votre mood. Un nouvel ami durant ce confinement ? On ne va pas s’en priver donc. ☞ Direction Netsplif.com. (NB : le cannabis n'est pas légalisé en France et son usage est interdit par la loi). Sources: glamourparis.com torrefacteur.co
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    Expogrow annonce son possible retour en 2021 dépendant des conditions sanitaires du moment.
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    https://www.tahiti-infos.com/Le-cannabis-therapeutique-illegal-mais-vital_a194752.html addendum by boog: on pourrait croire que c'est en France vu l'actualité mais c'est à Tahiti Le cannabis thérapeutique "illégal mais vital" Tahiti, le 29 septembre 2020 - Toujours légalement interdit au fenua, l'usage "thérapeutique" du cannabis est pourtant déjà revendiqué par de nombreux patients. C'est notamment le cas du quinquagénaire de Faaone, chez qui les forces de l'ordre ont découvert et saisi plusieurs plants de paka la semaine dernière. Un traitement "illégal mais vital", résume un proche de l'intéressé atteint de multiples pathologies. Contrairement au Canada, à plusieurs États fédéraux des États-Unis, aux Pays-Bas ou encore au Royaume-Uni, l'usage thérapeutique du cannabis est toujours prohibé en France métropolitaine comme en Polynésie. Pour autant, dans un pays où le paka est aussi "accessible", les témoignages sont nombreux de patients atteints de maladies chroniques assumant leur choix d'arrêter les traitements médicamenteux pour se tourner vers un usage thérapeutique du cannabis, principalement pour atténuer les douleurs. C'est le cas de l'homme âgé de 53 ans, chez qui les gendarmes ont trouvé plusieurs plants de paka jeudi dernier à Faaone. Devant les autorités, le quinquagénaire s'est justifié en expliquant que sa plantation était destinée "à sa consommation personnelle" et pour un usage thérapeutique. De plusieurs témoignages recueillis auprès de proches de l'intéressé, la consommation rationnée quotidiennement de cannabis est effectivement devenue une pratique habituelle pour ce malade. Une consommation "essentielle à sa survie", précise un proche. Ce père de famille a passé plus de la moitié de sa vie à l'hôpital. Il y a fait sa première entrée à l'âge de huit ans, pour un streptocoque avec un rhumatisme articulaire aigu. Puis, il a développé un syndrome de Fiessinger Leroy Reiter, un pneumothorax et un cancer. Depuis de nombreuses années, cet homme est sous traitement antibiotique, anxiolytique et même sous morphine, avec tous les effets secondaires et indésirables associés. Des moments particulièrement difficiles à vivre pour sa famille : "il est devenu asocial, irritable, la morphine était devenue en quelque sorte une drogue, seul moyen pour calmer ses douleurs. Et après, il passait son temps à dormir ou à être dans la salle de bain à vomir". "C'est illégal mais vital pour lui" Ce cinquantenaire a découvert il y a une quinzaine d'année les "vertues thérapeutiques" du cannabis en "aromathérapie", qu'il consomme en "vaporisation". "On absorbe beaucoup plus de molécules que par combustion. Et en plus, il n'y a pas de risque de cancer", détaille un proche. Ce "traitement" lui a depuis permis d'arrêter totalement toutes "les drogues autorisées", selon ses termes, comme les médicaments à base de morphine. "On a vu la différence, notre vie a changé. Il était mieux, moins nerveux. Il dormait même mieux et il a pris du poids (…). On sait que c'est un produit illégal, mais c'est vital pour lui", poursuit un proche du consommateur. "S'il reprend de la morphine cela va être insupportable pour lui, pour nous et toutes les personnes autour de lui. C'est compliqué". Un autre proche explique que le pakaculteur prend sa dose de cannabis comme un "vrai médicament" : "matin, midi et soir après avoir mangé. Il n'en prend pas toute la journée. Il n'est pas dans les vapes toute la journée quoi. Il vaporise à peu près 5 grammes par jour". "Ce n'est pas un trafiquant" Dans l'entourage du quinquagénaire, on assure que l'homme "n'est pas un trafiquant". Selon eux, ce dernier a même remis de lui-même aux gendarmes deux boîtes dans lesquelles "il y avait des fleurs" en plus de la saisie des plants. "Si c'était un délinquant, les gendarmes auraient trouvé du paka conditionné pour la vente. Il n'y avait rien de tout cela". Les plants découverts par les autorités étaient tous situés à l'arrière de la maison. Et les proches du propriétaire affirment, là encore, qu'il ne s'agissait pas d'autre chose que de consommation personnelle : "Avec un pied de cannabis, on arrive à récupérer 15 grammes secs par plant et pas 200 grammes comme on entend dire". "Il plante en extérieur, ce n'est pas de l'indoor où les récoltes sont extraordinaires". La famille explique aussi que si le quinquagénaire plante autant de pieds, c'est pour "ne pas avoir à subir la pression d'en planter toute l'année, il peut tenir un an avec ce qu'il récolte et surtout il ne faut pas oublier qu'il y a aussi beaucoup de perte (…). Et surtout il ne veut pas aller en acheter car il refuse de rentrer dans le système des délinquants". "Elle ne défonce pas" Les proches affirment que "l'herbe qu'il plante renferme plus de cannabidiol (CBD) que de tétrahydrocannabinol (THC)". "S'il en vendait, personne n'en voudrait car elle ne défonce pas ou très peu. Tu n'as pas les yeux rouges, c'est plus un effet anxiolytique que récréatif". Toujours selon eux, les médecins qui suivent le quinquagénaire ont observé des améliorations au niveau de sa santé. La famille en appelle d'ailleurs aux pouvoirs publics : "il serait temps de prendre certaines réflexions et analyser la situation. Est-ce qu'on va laisser des gens être accrocs à des anxiolytiques, ou à de la morphine, tout en sachant qu'il y a des effets secondaires ? C'est de l'hypocrisie". Rappelons que l'expérimentation sur l'usage thérapeutique du cannabis doit commencer en 2021 au fenua. Une alternative qui a "pris suffisamment de retard", annonçait la semaine dernière le rapporteur de la mission d'information parlementaire et député de la République en Marche, Jean-Baptiste Moreau.
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    https://fr.euronews.com/2020/09/30/la-culture-du-cannabis-un-danger-pour-l-environnement La culture du cannabis, un danger pour l'environnement ? Par Mhari Aurora • Dernière MAJ: 01/10/2020 - 17:23 Culture de cannabis - Tous droits réservés Dutch passion Imaginez un monde où les gens pourraient acheter un pochon de marijuana pendant leur course hebdomadaire au marché. C'est ce que le Dr Anthony Silvaggio, chercheur à l'université d'État Humboldt de Californie, espère voir un jour. Au Royaume-Uni, le débat sur la légalisation ou la dépénalisation du cannabis est une véritable pomme de discorde depuis de nombreuses années, certains estimant que ce n'est qu'une question de temps avant que la Grande-Bretagne ne suive les traces du Canada, de la Californie, des Pays-Bas, etc. Mais alors que des incendies ravagent la côte ouest des États-Unis, que le glacier de Thwaite en Antarctique fond lentement sous nos yeux et que le mouvement Extinction Rebellion continue de protester contre la destruction des écosystèmes mondiaux, il n'a jamais été aussi urgent d'examiner de plus près le sujet de la production en masse de cannabis. Se pose en effet la question : la culture de masse de "l'herbe" est-elle bonne ou mauvaise pour l'environnement ? Selon les données de l'Organe international de contrôle des stupéfiants, le Royaume-Uni est le plus grand producteur et exportateur de cannabis à usage médical et scientifique au monde. Cependant, l'empreinte carbone de la Grande-Bretagne en matière de production de cannabis n'a guère fait l'objet de discussions. Quelle est la façon la plus écologique de cultiver le cannabis ? La culture du cannabis varie massivement dans le monde entier, mais il existe trois méthodes que les cultivateurs ont tendance à utiliser. La première consiste à cultiver le cannabis en extérieur, où il bénéficie de la lumière naturelle du soleil et de l'eau de pluie. Cette méthode est souvent considérée comme la moins nocive pour l'environnement, mais cela dépend si des pesticides et des rodenticides chimiques sont utilisés pour protéger les plantes. L'approche en plein air peut également se traduire par des récoltes de moindre qualité. La deuxième méthode consiste à cultiver le cannabis en serre en utilisant la lumière du soleil, ou de la lumière artificielle. L'impact environnemental de cette méthode varie selon que l'on utilise ou non la lumière artificielle, étant donné le surcroît de consommation d'électricité que cela implique. Une autre considération est le degré de sophistication de la serre elle-même. Et troisièmement, le cannabis peut être cultivé intégralement en intérieur en utilisant un éclairage 100% artificiel, du chauffage, un système de ventilation et même des déshumidificateurs. De nos jours, c'est souvent la méthode la plus populaire car elle permet d'obtenir une récolte de meilleure qualité et de multiples récoltes dans la même période de temps. Pourtant, cette culture en intérieur est la plus néfaste de toutes pour l'environnement, en raison de la grande quantité d'électricité utilisée, qui contribue à son tour aux émissions de carbone. Il faut également de grandes quantités d'eau pour maintenir les plantes en vie tout au long du processus de culture. "La consommation d'énergie est de loin le problème le plus important et peut être résolue en cultivant en serre plutôt qu'en intérieur", explique Jouke Piepenbrink, directeur du marketing de Dutch Passion, une entreprise de graines de cannabis basée à Amsterdam. "Si le cannabis est cultivé à l'extérieur ou dans des serres sans lumière artificielle, l'impact sur l'environnement est très faible", ajoute-t-il. Les producteurs illégaux de cannabis utilisent souvent la méthode de culture en intérieur pour se faire discrets, parfois même en se tournant vers des générateurs diesel ou à essence pour éviter d'utiliser l'électricité du réseau et ainsi de susciter des soupçons liés à une hausse drastique de la consommation électrique. Le cannabis doit-il donc être légalisé ? La question de savoir si l'interdiction du cannabis nuit à la planète, en poussant des producteurs non autorisés à utiliser ces techniques de culture polluantes, est une question que le Royaume-Uni devra examiner alors que le débat sur la légalisation fait rage. Anthony Silvaggio, chercheur à l'Institut Humboldt pour la recherche interdisciplinaire sur la marijuanaAnthony Silvaggio "Ces impacts sont le résultat du cannabis sauvage, mais aucun de ces impacts n'existerait si le cannabis n'était pas interdit. La prohibition est la cause première des impacts environnementaux de la culture du cannabis", déclare le Dr Silvaggio, sociologue de l'environnement et membre de l'Institut Humboldt pour la recherche interdisciplinaire sur la marijuana (HIIMR). "Il est problématique que nous développions une industrie qui pollue au point de nous rendre la tâche plus difficile pour lutter contre la crise climatique. (...) La culture industrielle du cannabis est mauvaise pour l'environnement. La Terre ne peut plus le supporter", conclut-il. La popularité des produits à base de cannabis atteint des sommets avec la pandémie de coronavirus. Une étude d'Alphagreen, le plus grand marché du Royaume-Uni pour les produits à base de CBD, a révélé que 8 millions de personnes avaient acheté des produits provenant de la CBD entre le début de l'année et mai 2020. Cela représente 150 millions de livres sterling d'achats (164,3 millions d'euros) et une croissance de 50 % par rapport à 2019. En Europe, l'industrie du cannabis est également en constante croissance. Cela inclut les produits qui inondent le marché dans les pays où le THC - le composé psychoactif du cannabis - est interdit. "Notre marché n'a cessé de croître depuis 33 ans, mais au cours des trois dernières années, beaucoup de choses ont changé", explique M. Piepenbrink, directeur marketing de Dutch Passion. Une banque de graines de cannabis à AmsterdamDutch Passion "Nous voyons de nombreux pays du monde s'ouvrir d'une manière ou d'une autre. Parfois, ils commencent par un programme médical, le marché domestique s'ouvre, ou ils permettent aux entreprises de produire des produits à base de cannabis pour un usage récréatif", précise M. Piepenbrink. Au Royaume-Uni, la croissance de l'industrie du cannabis pourrait être le signe d'une éventuelle légalisation ou dépénalisation à venir, mais certains chercheurs craignent que la légalisation ne fasse rien pour aider la crise environnementale. Pour eux, les politiques économiques doivent d'abord prendre en compte des objectifs écologiques pour que des changements significatifs puissent être apportés. Le codirecteur de l'HIIMR, le Dr Dominic Corva, explique : "Vous ne pouvez pas dire que la légalisation a un impact ou un autre tant que vous ne savez pas à quelle variété de légalisation vous avez affaire". "Une légalisation qui est couplée à une politique environnementale a le potentiel d'être bonne pour l'environnement", ajoute-t-il. Il met en garde contres les abus de l'industrie : "J'ai vu d'énormes entrepôts remplis de cannabis être cultivés à une échelle qui ne devrait pas se produire, j'ai vu l'assèchement, en particulier dans des conditions de pénurie d'eau, où les grandes rivières sont à sec des mois avant qu'elles ne soient censées l'être. Beaucoup de mes collègues ont vu l'utilisation de pesticides et de rodenticides interdits sur les sols publics". L'agriculture sèche et les plantations d'accompagnement Il existe des techniques qui peuvent être utilisées par les cultivateurs de cannabis pour améliorer leur empreinte carbone, explique le Dr Corva. Il s'agit de l'agriculture sèche et de la plantation d'accompagnement. L'agriculture sèche consiste à faire pousser des cultures dans un climat sec, sans eau ni système d'irrigation. Elle est meilleure pour l'environnement car elle n'épuise pas les précieuses réserves d'eau dans les régions où l'eau est rare, surtout en cas de sécheresse. Des graines de cannabisDutch Passion Le compagnonnage dans l'agriculture consiste, lui, à planter différentes cultures ensemble, pour qu'elles se complètent et s'enrichissent mutuellement. Par exemple, les haricots et le maïs. Les haricots adorent grimper sur les hautes tiges de maïs, et le maïs apprécie l'azote fourni par les haricots. Un autre exemple est la ciboulette et la laitue, car la ciboulette repousse les insectes normalement attirés par les feuilles vertes des salades. Ce mode de croissance permet souvent d'améliorer la qualité des récoltes, mais surtout d'éviter le recours aux pesticides, car certaines plantes repoussent naturellement les insectes qui mangent leur plante compagne. Mais en fin de compte, conclut M. Corva, seule une interdiction totale de la culture de cannabis à grande échelle permettra de faire face à la crise environnementale. Les méthodes nocives utilisées pour cette culture en masse détruisent les sols. Pour plus d'articles sur le "lifestyle" et les voyages éthiques et durables, découvrez Living, par Euronews. Pour lire la version originale de l'article en anglais, cliquez ici.
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    https://lepetitjournal.com/auckland/actualites/nouvelle-zelande-1-milliard-de-dollars-par-grace-au-cannabis-287674 Nouvelle-Zélande : 1 milliard de dollars par an grâce au cannabis ? Par Côme Prieur | Publié le 10/09/2020 à 09:25 | Mis à jour le 10/09/2020 à 11:27 Photo : D’après le récent rapport d’un cabinet de conseil du gouvernement commandé par le ministère de la justice, plus de 400 magasins pourraient ouvrir si le projet de loi est validé. Si la légalisation de l’usage récréatif du cannabis en Nouvelle-Zélande pourrait augmenter considérablement sa consommation, du moins dans un premier temps, cela pourrait aussi permettre de générer une grande somme d’argent public tous les ans. Comme l’a expliqué un député du National Party, la vente de cannabis dans tout le pays ainsi que l’ouverture probable de nombreux magasins augmentera probablement sa consommation. En effet, d’après le récent rapport d’un cabinet de conseil du gouvernement commandé par le ministère de la justice, plus de 400 magasins pourraient ouvrir si le projet de loi est validé. Cela engendrerait une hausse de 30% de la consommation et de 25% des usagers, qui devrait néanmoins s’atténuer sur les trois à cinq ans qui suivent. En parallèle, le référendum du 17 octobre prochain pourrait, si la légalisation obtient une majorité de votes favorables, permettre de créer jusqu’à 5 000 nouveaux emplois et rapporter quelque 1,4 millards de dollars par an. Ross Bell, directeur exécutif de la New Zealand Drug Foundation, a déclaré qu’il ne fallait pas assimiler le cannabis à « une bête incontrôlable », d’après lui « ce qui est incontrôlable, c’est ce que nous faisons actuellement, c’est-à-dire laisser le cannabis aux mains du crime organisé ».
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    https://mjs13.info/2020/10/le-premier-ministre-neo-zelandais-jacinda-ardern-a-admis-quil-avait-utilise-il-y-a-longtemps-world-news/ Le Premier ministre néo-zélandais Jacinda Ardern a admis qu’il avait utilisé “ il y a longtemps ” World News octobre 2, 2020 Wellington: La chef du parti au pouvoir en Nouvelle-Zélande, Jacinda Ardern, a déclaré qu’elle avait essayé le cannabis “il y a longtemps” lors d’un débat animé en direct mercredi avant les élections générales du 17 octobre. Ardern, 40 ans, est largement vue remporter un deuxième mandat derrière son succès dans COVID-19, mais sa rivale, la dirigeante conservatrice du Parti national, Judith Collins, ramène le soutien. Les Néo-Zélandais votent également sur deux autres questions – celle de la légalisation du cannabis récréatif et de l’euthanasie – des sujets sur lesquels le pays a des opinions différentes. Lors d’un deuxième débat électoral mercredi, lorsqu’on lui a demandé si elle avait déjà consommé du cannabis, Ardern a déclaré: “Oui, je l’ai fait, il y a longtemps.” Mais elle a dit qu’elle ne révélerait comment elle avait voté sur le référendum de Bhang qu’après les élections. “J’ai pris une décision claire que je veux que le peuple néo-zélandais décide et je ne veux pas que ce soit une question de politique.” Collins, cependant, a déclaré qu’elle n’avait jamais consommé de cannabis et qu’elle voterait contre. Dans un débat plus large, on a également demandé aux deux dirigeants si le président américain Donald Trump avait une influence dangereuse sur le monde. Collins a déclaré que Trump avait récemment fait du bon travail sur un accord de paix entre Israël et certains pays du Golfe. Collins a dit: “En fait, c’est mieux que la guerre. Il n’est pas prêt à participer à la guerre.” Ardern a riposté en disant: “C’est un sujet de préoccupation quand la meilleure chose que vous puissiez dire est que nous ne sommes pas allés en guerre?” Ardern a rejeté les commentaires de Trump le mois dernier selon lesquels la Nouvelle-Zélande était confrontée à une augmentation du COVID-19 comme “brevet inexact”. “L’idée que nous serions comparés à l’épidémie en Amérique par le président Trump, je la rejette complètement et je maintiens ma réponse”, a déclaré Ardern, dont la marque de leadership généreux, inclusif et compatissant a conduit certains à Son soutien est “anti-Trump”. La Nouvelle-Zélande a enregistré 25 décès liés aux coronovirus parmi les plus bas au monde, tandis que le nombre de morts aux États-Unis a dépassé les 200000. Les commentaires sont venus quelques heures à peine après que Trump et son rival démocrate, Joe Biden, se soient battus avec acharnement dans le premier débat chaotique et de mauvaise humeur marqué par des insultes personnelles et des interruptions répétées de Trump.
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    https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/creuse/visite-ministerielle-suivre-plan-particulier-creuse-1879884.html Visite de Jacqueline Gourault dans la Creuse : des rencontres mais peu d'annonces En visite dans la Creuse, ce 2 octobre, la ministre de la Cohésion des Territoires et des relations avec les collectivités territoriales a confirmé la création d'un centre d'entraînement VTT pour les JO de 2024 à Guéret. Peu d'autres annonces sur le Plan particulier dont bénéficie le département. Publié le 02/10/2020 à 07h31 La ministre de la Cohésion des Territoires Jacqueline Gourault se rend notamment, ce vendredi 2 octobre, dans les thermes d’Evaux-les-Bains. • © Vincent Isore/MaxPPP Creuse La ministre de la Cohésion des Territoires, Jacqueline Gourault, était en visite dans la Creuse, ce vendredi 2 octobre, pour un assister à un "comité de suivi autour du Plan particulier", dont bénéficie le département depuis 2019. Le PPC : un plan de 80 millions d'euros Le programme initié en 2019, prévoit 80 millions d'euros mobilisés par l'Etat et 118 projets concrets pour redynamiser le territoire. La liste des projets est longue. Les déserts médicaux, la culture, l'emploi sont des sujets brûlants pour le département. Beaucoup de ces enjeux devraient être tournés vers la nature et la forêt, seconde filière du département après l'agriculture. Parmi les axes de travail figurent l'amélioration des conditions du bien vivre en Creuse mais aussi le soutien aux "entreprises innovantes, créer, développer et conforter les activités productrices de valeur ajoutée et d’emploi sur le territoire". Il était supposément évident d'évoquer la culture du cannabis CBD. Plusieurs acteurs locaux espèrent l'autorisation d'une filière de production 100% locale de cannabis dit "thérapeutique". La Creuse veut aller vite sur le sujet et ne pas laisser ce nouveau marché potentiel aux seuls industriels. À ce sujet, la rédaction vous recommande Cannabis thérapeutique : la mission d'information rappelle la nécessité d'une filière de production française Une mission d'information parlementaire sur la réglementation et l’impact des différents usages du cannabis a rendu, mi-septembre, un rapport d'étape concernant l’usage thérapeutique. Un des volets concerne la filière de production. Mais sur ce point, Jacqueline Gourault s'est montrée très prudente : "Je ne peux pas répondre sur un sujet que je ne connais pas. Le député [Jean-Baptiste Moreau, NDLR] est le plus à même de répondre sur l'avancée du dossier qui ne relève pas de mon ministère." Jacqueline Gourault en visite dans la Creuse • ©France Télévisions La ministre de la Cohésion des Territoires a même été plus franche que cela, au micro de France 3 Limousin : "Le député n'a pas permis que je vienne en Creuse sans faire un petit tour sur un certain nombre de dossiers concernant le plan particulier pour la Creuse. J'ai découvert la station thermale d'Evaux-lès-Bains que je connaissais pas, mais je viens d'abord pour remettre la Légion d'honneur à la présidente du département." La ministre a tout de même annoncé l'implantation d’un centre de préparation aux Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 dans la discipline du VTT à Guéret. Si l'on en croit le PPC (plan particulier pour la Creuse), l'État devrait aider à la réalisation de ce centre avec un financement pouvant aller jusqu’à 1,45 millions d’euros, dont 75 000 euros pour la création de la piste de VTT. Il s'agit de la concrétisation d'un projet déjà évoqué par Jacqueline Gourault le 5 avril 2019. La ministre est en déplacement jusqu'à demain, 3 octobre. Au programme de ce samedi : la visite du Château de Vauchaussade, le dévoilement d’une plaque commémorative au tombeau du Comte de Durat, et effectivement, la remise des insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur à Valérie Simonet. Antoine Belhassen / Hélène Abalo
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    Dans une tribune que nous dévoilons, médecins, sociétés savantes, associations demandent au gouvernement de tenir ses engagements en mettant en place dès janvier l’expérimentation du cannabis à usage médical. Prévu pour janvier 2021, le début de l’expérimentation du cannabis thérapeutique a déjà été repoussé à plusieurs reprises. ISTOCK Par Florence Méréo Le cri d'alerte est porté par 51 des principaux acteurs de la mise en place de l'expérimentation du cannabis à usage médical en France. Ceux qui y travaillent depuis deux ans. Les membres du comité scientifique dédié à l'Agence du médicament, parmi lesquels des neurologues, des oncologues, des pharmacologues. Les sociétés savantes (soins palliatifs, traitement de la douleur…), mais aussi les associations de patients, dont la plus puissante, France Asso Santé. Craignant un nouveau report de la mesure et « face à la souffrance des patients », écrivent-ils, ils interpellent le gouvernement. « Nous attendons des décisions politiques fortes et rapides, des engagements tenus. » Cannabis médical, ne vois-tu rien venir ? « Deux ans déjà, pas même un décret en conseil d’État ni de financement qui verdoie, aurait pu écrire Charles Perrault. Deux ans déjà que la réflexion a officiellement commencé au sein de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) à la demande de la précédente ministre de la Santé, Agnès Buzyn. Depuis septembre 2018, des travaux ont alors été initiés au sein d’un comité scientifique pluridisciplinaire de l’ANSM. Ils ont évalué la pertinence scientifique de donner accès à des produits aux standards pharmaceutiques à base de cannabis pour des malades chroniques peu ou pas soulagés de leurs souffrances par leurs traitements. En octobre, cela fera un an déjà, que le député, et actuel ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran, présentait devant l’Assemblée nationale ce qui est devenu l’article 43 de la loi N°2019-1446 du 24 décembre 2019 de financement de la Sécurité sociale pour 2020. Un article donnant la possibilité à l’Etat d’autoriser, dans le cadre d’une expérimentation de politique publique, l’usage médical du cannabis sous la forme de produits répondant aux standards pharmaceutiques. Cela concernera a minima 3000 patients souffrant de douleurs chroniques neuropathiques, de contractions musculaires douloureuses chez des patients atteints de sclérose en plaques ou avec des lésions médullaires, d’épilepsies résistantes, de complications liées aux cancers et aux chimiothérapies et de patients en situation palliative. Mais pour cela, encore faudrait-il que l’expérimentation puisse avoir lieu ! Le décret d’application de cet article 43 est attendu depuis plusieurs mois. Sans ce décret, il est impossible de mettre en œuvre cette expérimentation, car l’étape cruciale de la sélection et de l’autorisation de ces médicaments qui seront prescrits aux patients ne peut être réalisée. Par ailleurs, nous ne pouvons que regretter un arbitrage à zéro euro concernant le financement de cette expérimentation qui doit mobiliser pendant deux années sur tout le territoire français plusieurs milliers de professionnels de santé volontaires. Cela met aussi la France en situation de dépendance face à des acteurs privés étrangers et de leur bon vouloir de fournir gracieusement leurs produits et dispositifs médicaux. Nous rappelons que l’accès à ces médicaments a été jugé scientifiquement pertinent dès décembre 2018 par le premier comité scientifique de l’ANSM. L’objectif principal de cette expérimentation n’est autre que de valider le circuit de prescription et de dispensation de ces médicaments. Rien d’exceptionnel pour des professionnels de santé qui manient d’autres médicaments stupéfiants au quotidien, dont certains plus à risque de dépendance, voire de surdose. Mais ce serait aussi l’occasion, avant une possible généralisation, de former à ces traitements un grand nombre de médecins et pharmaciens, même hors expérimentation, et d’en avoir une évaluation scientifique complémentaire. Le report répété du début de cette expérimentation, faute de décret d’application, suscite actuellement un questionnement sur la volonté politique de le mettre réellement en place. Cela crée de l’anxiété voire de la colère chez des patients déjà en souffrance physique et psychique et en attente de solutions complémentaires. Cela met aussi les professionnels de santé en difficulté dans la gestion des demandes grandissantes et légitimes des patients et de leur entourage, suite à l’annonce de cette expérimentation qui ne vient pas. Face à la souffrance des patients, nous attendons des décisions politiques fortes et rapides, des engagements tenus, un financement adapté aux objectifs, en commençant par la publication du décret dans les plus brefs délais pour proposer aux patients ces traitements dès le premier trimestre 2021. » Liste des 51 signataires : Nicolas Authier, professeur des universités, médecin psychiatre et pharmacologue, CETD, Inserm 1107, université Clermont-Auvergne, CHU, Clermont-Ferrand ; Mado Gilanton, patiente experte, présidente Apaiser S&C ; Bechir Jarraya, neurochirurgien, hôpital Foch, Suresnes ; Philippe Andrieux, patient expert, association Principes actifs ; Nadine Attal, professeure des universités, médecin neurologue, Inserm U 987, CETD, CHU Ambroise-Paré, Boulogne-Billancourt ; Carole Demulatier, patiente experte, UniSEP ; Laure Copel, médecin oncologue et soins palliatifs, groupe hospitalier Diaconesses Croix Saint-Simon, Paris ; Yannick Frelat, représentant territorial d’Epilepsie France ; Antoine Dupuy, Société française de pharmacie clinique, pharmacien hospitalier, professeur des universités, CHU, Poitiers ; Catherine Sebire, représentante de l’Association francophone pour vaincre la douleur (AFVD) ; René Maarek, pharmacien d’officine, Paris ; Bertrand Rambaud, représentant du pôle « patients », Union francophone des cannabinoïdes en médecine ; Samira Djezzar, médecin pharmacologue, Centre addictovigilance, Paris ; Serge Perrot, professeur de thérapeutique, centre de la douleur, hôpital Cochin, université de Paris, ancien président de la SFETD (Société française d’étude et de traitement de la douleur) ; Alexandre Maciuk, enseignant-chercheur, faculté de pharmacie, université Paris-Saclay ; Vera Dinkelacker, médecin neurologue, CHU, Strasbourg ; Marie Lanta, chargée de mission information des personnes malades et des proches, Ligue nationale contre le cancer ; Françoise Durand-Dubief, neurologue, présidente du CLUD groupement hospitalier Est, CHU de Lyon ; Marie Jauffret-Roustide, sociologue, Inserm, Paris ; Georges Brousse, professeur des universités, psychiatre, addictologue, université Clermont-Auvergne, service d’addictologie et pathologies duelles, CHU Clermont-Ferrand ; Pascal Douek, médecin, patient et représentant de patients, Unisep ; Gilles Edan, professeur des universités, médecin neurologue, Inserm, CHU, Rennes ; Rachida Badaoui, patiente experte en oncologie ; Pierre Champy, professeur de pharmacognosie, université Paris-Saclay, Association francophone pour l’enseignement et la recherche en pharmacognosie (AFERP) ; Annie Le Palec, anthropologue, membre du TRT-5 CHV (interassociatif Traitement recherche VIH, hépatites virales) ; Sophie Crozier, médecin neurologue, groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière, Paris ; Mariannick Le Bot, présidente du Conseil national professionnel de pharmacie officinale et hospitalière ; Raymond Souqui, président de CSC - connaître les syndromes cérébelleux ; Catherine Mallevaës, présidente de l’association Aramise (atrophie multisystématisée) ; Jean Benard, président de l’ASL-HSP France (Association Strümpel Lorrain) ; Martine Libany, présidente association CMT-France (Charcot-Marie-Tooth) ; Juliette Dieusaert, présidente AFAF (Association française de l’ataxie de Friedreich) ; Jean-Philippe Plançon, président Association française contre les neuropathies périphériques ; Françoise Tissot, vice-présidente AMMi, Association contre les maladies mitochondriales ; Coralie Marjollet, Sandrine Taourirt et Anne Draeger, association IMAGYN, Paris ; Edwige Ponseel, présidente AMADYS et vice-présidente Dystonia Europe ; Cécile Foujols, présidente de l’Association française du syndrome de Klippel-Feil ; Sophie Lecommandoux, présidente de l’APASC - Association des personnes atteintes du syndrome de Currarino ; Fabienne Lopez, présidente de l’Association Principes actifs ; Ivan Krakowski, oncologue médical, professeur des universités, médecin de la douleur, président de l’Association francophone pour les soins oncologiques de support (AFSOS) ; Frédéric Aubrun, médecin anesthésiste-réanimateur, professeur des universités, président de la Société française d’étude et de traitement de la douleur (SFETD) ; Eric Thouvenot, médecin neurologue, professeur des universités, président de la Société francophone de la sclérose en plaques ; Béatrice Clairaz-Mahiou, pharmacienne d’officine, présidente de la Société francophone des sciences pharmaceutiques officinales (SFSPO) ; Sophie Dupont, médecin neurologue, professeure des universités, présidente de la Ligue française contre l’épilepsie (LFCE) ; Paul Frappé, médecin généraliste, professeur des universités, président du collège de la médecine générale ; Claire Fourcade, médecin, présidente de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) ; Frédéric Guirimand, médecin, professeur associé de médecine palliative, université de Versailles Saint-Quentin, maison médicale Jean-Garnier, Paris ; Gérard Raymond, président de France Asso Santé ; Axel Kahn, médecin généticien, directeur de recherche à l’Inserm et président de la Ligue nationale contre le cancer. Source: leparisien.fr
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    Livraison surprenante dans les rues de Tel-Aviv ce jeudi. Un drone a lâché des centaines de petits paquets de marijuana à travers la ville, offerts aux habitants. Une pluie verte en Israël, où l’usage récréatif du cannabis est pourtant illégal. « Est-ce un oiseau? Est-ce un avion? Non, c’est le Green Drone qui vous envoie du cannabis gratuit du ciel… » Ce jeudi, des centaines de petits paquets ont été jetés par un drone qui survolait les rues de Tel-Aviv. A l’intérieur, les passants ont été surpris de découvrir qu’il s’agissait de cannabis, deux grammes par paquet. Avant l’arrivée de la police, certains citoyens se sont rués dans les rues, au milieu du trafic, pour récupérer quelques pochons. Au total, un kilo d’herbe avait été dispersé dans la ville, selon Lad Bible. Campagne pour la légalisation Cette pluie de cannabis est l’œuvre de « Green drone », qui milite pour la légalisation de la consommation de marijuana. Le groupe avait annoncé cette livraison peu ordinaire via le réseau social Telegram, en paraphrasant le célèbre générique de Superman. Les deux trentenaires qui pilotaient l’engin ont toutefois été arrêtés pour cette opération, rapporte l’agence Reuters. En effet, le cannabis est toujours illégal en Israël, à la seule exception d’un usage réglementé à des fins médicales. Source: metrotime.be
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    https://www.euractiv.fr/section/sante-modes-de-vie/news/eu-market-for-medical-cannabis-flowers-still-far-from-full-bloom/ Le marché européen du cannabis médical fait buisson creux Par : Gerardo Fortuna | EURACTIV.com 2 sept. 2020 (mis à jour: 2 sept. 2020) Une pénurie de chanvre d’origine néerlandaise destiné à l’exportation vers l’Allemagne met en lumière le manque de diversification dans les sources d’approvisionnement et l’absence d’uniformité dans les normes de qualité sur le marché européen du cannabis à usage médical. Au cours de la première moitié du mois de juin, le bureau du gouvernement néerlandais responsable de l’exportation de marijuana médicale a informé les grossistes allemands que l’expédition des produits pourrait être retardée d’une durée pouvant aller jusqu’à six semaines. En 2019, le bureau néerlandais du cannabis médical (BMC) a porté ses exportations annuelles de fleurs de cannabis à usage médical en Allemagne à 2,5 tonnes, et ce, afin de répondre à la demande berlinoise. Avec cette dernière hausse, les fleurs de cannabis à usage médical importées des Pays-Bas représentent désormais plus d’un tiers du marché allemand, dont la capacité globale a doublé par rapport à l’année précédente pour atteindre 6,7 tonnes par an. Toutefois, l’ensemble des exportations néerlandaises vers l’Allemagne repose sur les épaules d’une seule entreprise, Bedrocan, qui gère la capacité de production au niveau national. Le retard dans la livraison provient de certains tests supplémentaires que le fournisseur néerlandais devait effectuer avant de libérer les lots pour l’exportation. Une telle interruption temporaire de la chaîne d’approvisionnement a mis en évidence de possibles goulets d’étranglement en raison du manque de diversification de la production de cannabis médical pour le marché allemand. D’ailleurs, la situation pourrait se détériorer à l’avenir, car la demande de marijuana médicale a rapidement augmenté dans le pays depuis une décision de 2017 autorisant les médecins allemands à prescrire des fleurs de cannabis de qualité pharmaceutique ou de l’extrait de cannabis à des patients gravement malades. Selon les dernières données publiées en juin 2019, plus de 60 000 personnes sont enregistrées en Allemagne en tant que patients bénéficiant d’assurance maladie à qui l’on a prescrit de la marijuana à des fins médicales. Vers une chaîne d’approvisionnement européenne intégrée L’essor du marché allemand du cannabis à usage médical s’accompagne de défis pour répondre à la demande croissante et développer un réseau de vente solide. C’est pourquoi, en 2017, le gouvernement allemand a créé un nouvel organisme au sein de l’Institut fédéral allemand des médicaments et des dispositifs médicaux (BfArM), chargé de réglementer l’industrie nationale naissante et de livrer des permis d’importation de cannabis à usage médical. Au cours de ses trois premières années, l’Agence allemande du cannabis a été confrontée à des écueils structurels intrinsèques à un marché en développement. Jusqu’à récemment, seuls le Canada, les Pays-Bas et l’Autriche étaient autorisés à exporter des produits à base de cannabis vers l’Allemagne en vertu de la Convention unique sur les stupéfiants convoquée par l’Organisation des Nations Unies en 1961. Par conséquent, une forme de dépendance excessive est apparue à l’égard de ces quelques pays cultivateurs. Afin de faire face à la demande, la BfArM a récemment octroyé des permis supplémentaires à un certain nombre d’autres pays tels que le Portugal, l’Espagne, la Suisse, Israël, la Colombie et l’Uruguay. Ainsi, les fleurs de cannabis du Portugal étaient disponibles en Allemagne pour la première fois à la fin de 2019. La société canadienne Tilray, spécialisée dans le cannabis, vise à faire de sa société portugaise de Cantanhede une base européenne pour la mise en place de son projet de chaîne d’approvisionnement totalement intégrée dans l’UE. L’exportation de fleurs produites en Europe représente un changement de cap potentiel pour l’essor du marché régional. Une question de qualité Bien qu’elles augmentent les sources d’approvisionnement en produits médicaux à base de cannabis, les nouvelles autorisations allemandes d’importation révèlent également les problèmes sous-jacents des normes de qualité au niveau européen. En l’état actuel des choses, les produits médicaux autorisés reçoivent la certification de l’UE relative aux bonnes pratiques de fabrication (BPF), un ensemble de normes que tous les fabricants de médicaments doivent respecter. Les cultivateurs de l’UE ont l’avantage que cette certification est automatiquement reconnue dans les autres États membres de l’UE, bien qu’il existe des accords de reconnaissance mutuelle (ARM) pour les pays tiers également. Avant d’être mis sur le marché, tout le cannabis médical vendu en Europe doit être produit et testé selon les BPF européennes ainsi que selon la certification des bonnes pratiques de distribution (BPD) pour le stockage et la distribution. Et si les contrôles européens sur la fabrication des drogues à base de cannabis sont stricts, il n’existe aucune norme de qualité harmonisée. De ce fait, des divergences apparaissent entre la manière dont les organismes nationaux évaluent la qualité d’une drogue à base de cannabis destinée à l’exportation et les normes en vigueur dans le pays qui importe ce produit. Par exemple, l’autorité néerlandaise applique les niveaux de plomb nationaux pour mesurer l’absence de métaux lourds dans la drogue, au lieu des niveaux européens. Par conséquent, les normes de qualité peuvent varier dans chaque pays en l’absence d’un critère de qualité global au niveau de l’UE. L’élaboration d’un ensemble homogène de normes de qualité pour le cannabis à usage médical est essentielle pour les représentants de l’industrie qui font pression en faveur d’un cadre réglementaire européen. Cependant, le processus menant à l’harmonisation des règles européennes pour le cannabis à usage médical est au point mort, bien qu’il soit largement salué par de nombreux acteurs et législateurs.
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    https://www.liberation.fr/france/2020/09/01/cannabis-cette-amende-ne-va-rien-changer-pour-moi_1798193 TÉMOIGNAGES Amende pour usage de cannabis : «L'Etat met encore le sujet sous le tapis» Par Charles Delouche — 1 septembre 2020 à 11:13 A Paris, en janvier 2019. Photo Cyril Zannettacci. VU pour Libération En vigueur sur tout le territoire à partir de ce mardi, l'amende forfaitaire pour consommation de stupéfiants divise les consommateurs. Si certains espèrent un assouplissement de la répression, d'autres craignent que la mesure ne favorise les dealers. Amende pour usage de cannabis : «L'Etat met encore le sujet sous le tapis» A partir de ce mardi, tout consommateur majeur de stupéfiants (cannabis et cocaïne) pourra être directement verbalisé par la police sur la voie publique. Déjà utilisée depuis deux mois à Rennes, Créteil, Reims, Marseille et Lille, la mesure est désormais généralisée à l’ensemble du territoire et vise à désengorger les tribunaux. Les consommateurs s’exposent désormais à une amende forfaitaire délictuelle de 200 euros (150 euros dans les douze jours, 450 euros au-delà de quarante-cinq jours) ainsi qu’à une inscription au casier judiciaire et dans un fichier national spécialisé pour une durée de dix ans. Libération a interrogé des consommateurs de cannabis pour savoir ce que cette nouvelle amende allait changer dans leurs habitudes. Rémy, 34 ans, Paris «Ce projet d’amende nous a pas mal intrigués avec mes amis. On en a beaucoup parlé pendant l’été. A la base, je trouvais ça cool de s’orienter vers une amende plutôt que de rester dans ce flou juridique. J’ai vu passer beaucoup de publications sur des blogs spécialisés dans la culture cannabis qui faisaient part de leur opposition. Mais après m’y être intéressé un peu, ce qui en ressort n’est pas hyper positif. «En vérité, l’Etat ne cherche pas à légiférer. C’est encore une fois mettre le sujet sous le tapis et sanctionner. Plus de 1% des Français fument de l’herbe ou du shit quotidiennement. On ne règle pas un problème de société et de santé publique en délivrant des amendes. L’Etat a voulu rendre la lutte contre les stupéfiants plus réaliste avec cette amende, mais on voit que c’est totalement absurde, rien qu’au niveau des quantités. Jusqu’à 100 grammes de cannabis pour bénéficier de l’amende ! Au final, ce sont les dealers qui vont pouvoir sortir plus tranquillement. Sans tomber dans le complotisme, les consommateurs des beaux quartiers sont beaucoup plus en mesure de payer 200 euros. Cette mesure est encore un très bon moyen de contrôler les populations. Dans certains quartiers populaires, là où les gens ne peuvent pas forcément fumer chez eux, la police pourra se faire plaisir et mettre des prunes dans tous les sens.» Franck, 28 ans, Lyon «Avec l’âge, j’évite de plus en plus de fumer dans la rue mais ça m’arrive toujours de m’en griller un en terrasse. Pour moi, cette amende ne va pas changer grand-chose et j’ai déjà dû payer pour ma consommation de cannabis. «Il y a cinq ans, je revenais de Copenhague et j’avais ramené un peu de weed avec moi. La veille du départ, avant de m’endormir, je m’étais allumé un gros joint aux alentours de minuit. Histoire de bien dormir. Le matin, je me suis fait contrôler par une voiture de gendarmerie alors que j’étais en chemin vers Paris. Le test salivaire était positif et ils m’ont embarqué pour me faire une prise de sang. Là, je me suis dit que c’était foutu et qu’on allait m’enlever le permis. Finalement il ne restait que des résidus de cannabis dans mes analyses et je m’en suis tiré avec une amende de 100 euros. Du coup, lorsque j’ai appris qu’une amende forfaitaire généralisée allait voir le jour, ça ne m’a pas vraiment choqué. Et avoir mon nom inscrit dans un fichier national ne me dérange pas plus que d’avoir mon identité renseignée sur les listes d’un cannabis club à Barcelone.» Rudy, 29 ans, Saint-Ouen «Cette amende vise ceux qui fument dehors, pas les autres qui peuvent fumer leur joint tranquillement chez eux. Pour les flics, c’est un moyen de se faire respecter un peu plus dans la rue. Le dispositif devrait permettre de rendre moins visible la consommation de cannabis et les fumeurs. Mais il y a un sacré souci au niveau de la quantité requise pour écoper de l’amende. L’échelle est bien trop importante. Tous les dealers vont se faire passer pour des consommateurs et ce sera bien difficile pour les flics de faire la différence. «Pour ma part, je vais faire bien plus attention. Je ne me suis jamais fait contrôler le spliff à la bouche. Par contre, on m’a déjà contrôlé lorsque j’avais ma consommation perso dans la poche. Pour éviter trop de procédures, les policiers m’ont plusieurs fois demandé de jeter mon bout de shit dans le caniveau ou à la poubelle. J’aime bien fumer en marchant dans la rue et je pense que c’est moins grillé qu’une bande de mecs installés dans la rue en train de se faire tourner des pétards, avec les nuisances et le bruit qui vont avec.» Pauline, 22 ans, Grenoble «Un joint pour moi, ça se fume dans la rue, à l’air libre, musique dans les oreilles et cheveux au vent. Je me préroule un pétard chez moi, je l’allume et quand je passe devant le commissariat, je le cache dans ma manche. Je ne me suis jamais fait ennuyer ou contrôler par la police. Sûrement parce que j’ai la tête de la jeune fille qui va bien et qui ne pose pas de problème. Je vais continuer de faire ma vie sans faire de détour et passer par d’autres chemins. Etre stressé dans la rue, c’est le meilleur moyen de se faire cramer. «Je me demande si cette amende va réellement servir à éviter de faire passer des petits consommateurs devant la justice. Si c’est ça, alors je suis plutôt d’accord avec sa mise en vigueur. Le projet peut être une évolution positive pour certaines personnes, même si 200 euros, ça reste quand même une somme que tout le monde ne pourra pas forcément payer d’un coup. Tu fumes ton joint, tu te fais attraper, alors tu paies ton amende et on en parle plus. Un peu comme une contravention. On ne passe pas devant la justice pour une voiture mal garée.» Charles Delouche
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    https://www.lejdd.fr/Societe/pourquoi-le-cannabis-medical-prend-du-retard-3988428 Pourquoi le cannabis médical prend du retard Pierre Bafoil Il y a 3 heures Plusieurs acteurs de l'expérimentation du cannabis médical craignent un énième report dans sa mise en œuvre. L'expérimentation du cannabis thérapeutique en France serait-elle en train de virer à l'arlésienne? C'est la crainte de nombreux ­acteurs de cet ambitieux projet qui devrait durer dix-huit mois et concerner 3.000 patients, avant une éventuelle généralisation à visée médicale d'un ­produit ­aujourd'hui prohibé. Lancé en grande pompe il y a deux ans et autorisé par l'Assemblée nationale en décembre dernier, il est sans cesse retardé depuis. En juin dernier, à cause de l'épidémie, les autorités sanitaires ont repoussé son démarrage à janvier 2021. Mais seul un décret d'application permettra à l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et au comité scientifique temporaire (CST) de débuter l'expérimentation. La direction générale de la santé a fait savoir qu'il devrait être publié en septembre, sans plus de précision. Sollicitée, elle n'a pas donné suite. Le projet n'a reçu aucune dotation budgétaire Si l'ANSM concède que "le calendrier est serré", elle reste optimiste. C'est bien la seule. "Ça n'engage que moi, mais je pense que janvier n'est pas tenable", soupire le président du CST, Nicolas ­Authier. Le cadre de l'expérimentation et le cahier des charges ont beau être prêts, même si le décret était publié en septembre, procéder en quatre mois à la formation des médecins, à la sélection des fournisseurs et au contrôle des produits, relève de la gageure. "Il reste encore quelques détails qu'il ne faut pas bâcler", confirme le docteur Authier. Autre inquiétude : le projet n'a reçu aucune dotation budgétaire. Comme le révélait le JDD il y a quelques mois, les fournisseurs sélectionnés délivreront donc gracieusement le cannabis. Ce qui pourrait poser des questions juridiques. "Un concurrent débouté risque d'obtenir la caducité du contrat du fait de ­l'absence de contrepartie financière", s'alarme Bechir Saket, porte-parole du collectif ACT, qui réunit une centaine patients concernés. Car l'ANSM l'assure, il n'y aura aucune compensation de la part de l'État. Beaucoup ­d'observateurs craignent ainsi que la France soit dans une "situation délicate". "Les fournisseurs étrangers pourraient avoir certaines demandes pour rester sur le marché français s'il y a une généralisation post-expérimentation", estime Nicolas Authier. Ce qui amène à un autre frein, politique cette fois : la volonté des agriculteurs français, creusois en tête, de concourir à l'expérimentation et donc de pouvoir cultiver la plante interdite. Ce dernier point devrait, lui aussi, être éclairci par un décret visant à délivrer ou non cette autorisation. Et peut-être, encore, retarder l'expérimentation.
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    Face à l’impuissance des pouvoirs publics à éradiquer le trafic de drogue et à libérer des banlieues des bandes armées qui contrôlent le marché, l’idée de légaliser le commerce du cannabis refait surface et fait rêver les spéculateurs. A Dijon, Lille, Nice, Marseille, les guérillas urbaines se multiplient pour le contrôle du trafic de drogue et le contrôle d’un marché qui est sorti très vite du confinement. Mais face à l’impuissance des pouvoirs publics de faire cesser ce terrorisme de banlieue, l’idée de légaliser la vente de cannabis a refait surface. Cette idée n’est pas nouvelle. Beaucoup d‘économistes sont capables d’expliquer qu’un marché de pénurie et très réglementé crée la rareté, fait monter les prix et encourage le marché de l’ombre et donc le trafic. A contrario, on explique qui si on libère le marché en éliminant toutes les contraintes, la rareté tombe, les prix s’effondrent et le commerce de la drogue devient beaucoup moins lucratif et dissuade les organisations de poursuivre leur coupable industrie. C’est exactement ce qui s’était passé aux Etats-Unis au siècle dernier avec la prohibition de l’alcool. Les interdits avaient drainé aux organisations clandestines et mafieuses des revenus illégaux mais colossaux qui leur avaient permis de construire des empires diversifiés dans les jeux,la prostitution, et de s’immiscer dans les syndicats et même la politique. L’arrêt de la prohibition a sonné la fin du règne d’Al Capone et de son pouvoir sur le territoire des États-Unis. Cela dit, la légalisation de l’alcool ou de n’importe quelle autre drogue ne résout pas les problèmes. La levée des interdits sur l‘alcool n’a pas diminué le nombre d’alcooliques. Quant au marché de la drogue, il se diversifie et trouve souvent d’autres substances plus dures, plus rares. Donc une grande partie du marché se déplace et les banlieues gangrenées restent gangrenées. Il est évident que parallèlement à la mise en place d’un arsenal répressif, il faudrait trouver des activités alternatives qui permettent de garantir un niveau de vie décent. Le cannabis à usage médical a été autorisé en France à titre expérimental en 2019, les résultats sont plutôt positifs, dans la mesure où le système hospitalier a pu se procurer des substances qu‘il ne pouvait pas utiliser auparavant et qu‘il en contrôle la provenance et l’utilisation. C’est une procédure qui est déjà appliquée dans une trentaine de pays. Mais l’idée de dépénaliser l’usage de la drogue et d’en libérer le marché va beaucoup plus loin. Depuis les années 2000, l’usage libre du cannabis s’est progressivement élargi. C’est le Canada qui a été précurseur. Dès 2001, le Canada autorise l’usage du cannabis dans le traitement de maladies lourdes et incurables à l’époque : le sida et le cancer. La France a d’ailleurs très récemment repris les mêmes protocoles. Mais en 2018, le Canada a été le premier à légaliser la consommation de cannabis à but récréatif.Le commerce est toutefois (comme l’alcool, d’ailleurs) contrôlé par l’Etat qui fixe les prix et donne les autorisations de créer des points de vente. Les Pays-Bas tolèrent la consommation de cannabis, donc la possession et la vente dans les coffee-shop depuis 2003. Israël autorise le cannabis à des fins médicales depuis 2006. Ces expériences ont très récemment conduit de nombreux pays à alléger leur réglementation à des fins thérapeutiques mais aussi à des fins récréatives. Aux États-Unis, on le trouve dans les hôpitaux et en pharmacie, dans plus de 37 États et le Missouri vient de l’autoriser en vente libre. Au Chili, en Colombie, au Mexique, au Pérou, l’usage et le commerce sont autorisés mais sous le contrôle de l’Etat. En Europe, 21 pays de l’Union européenne sur les 27 ont franchi le pas. Dont l‘Allemagne très récemment, tout comme la Belgique, la Grande Bretagne etc... Le marché mondial du cannabis médical est évalué à 55 milliards de dollars. Il est évident que ça représente une infime partie du marché global et clandestin (où on doit approcher les 500 milliards, mais ces 50 milliards de dollars sont déjà soustraits au commerce illicite des trafiquants). Et l’ampleur de ce marché, tout comme la perspective de croissance du secteur légal, fait déjà saliver bien des investisseurs. D’abord quand le commerce est légalisé, la production l'est aussi. Aux États-Unis, au Canada, en Australie, des fermes spécialisées se sont développées. Les producteurs canadiens qui sont arrivés les premiers sur ces nouveaux marchés se taillent la part du lion : des groupes comme Canopy, Tilray sont leaders mondiaux d’autant qu’ils ont l’autorisation d’exporter pour accroître leurs débouchés. En Europe, le premier producteur est aux Pays-Bas avec des filiales en Israël et au Danemark. En Asie, c’est la Thaïlande le premier producteur de cannabis légal. Mais au-delà des fermes de production, la spéculation s’est emparée de toute la chaine de valeur. De la production à la distribution. Et on trouve dans les starting-block, tous les grands de l’industrie pharmaceutique, mais surtout les grands groupes spécialisés dans le tabac (qui est pour eux un marché en décroissance rapide) et qui espèrent trouver avec le cannabis un relais de croissance. On trouve aussi les grands industriels mondiaux de l’alcool, deux ou trois américains, un grand groupe français, un groupe italien. Dans le plus grand secret, ils ont compris que la vente de cannabis au grand public pouvait répondre au même ressort marketing que la vente de vodka ou même de la bière pour un public de consommateurs plutôt jeunes. Cette évolution apparemment inéluctable entamera sans doute le pouvoir des mafias qui contrôlent actuellement le trafic, mais peu probable que ça règle la question de la sécurité dans les quartiers difficiles. Pour deux raisons : La première, c’est que les trafiquants trouveront d’autres substances illicites et notamment les drogues chimiques. Si le marché juteux du cannabis disparaît, ils se tourneront vers d’autres secteurs. La deuxième raison est que ce commerce contrôlé actuellement par des bandes et des délinquants permet à des milliers de jeunes et de familles de survivre et pour quelques chefs, de bien vivre. Les BMW et les Porsche vendue dans les banlieues de Paris ou de Marseille n’appartiennent pas toutes à des stars du football. Elles n’ont pas non plus été payées par le RSA. Il y a donc un problème de mutations à régler au niveau des activités. Et pas seulement dans les pays consommateurs. Source: atlantico.fr
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    Adapter la culture du kif à l’environnement Face à la diversification des variétés de chanvre et même le recours à des types génétiquement modifiés, la réflexion sur la réadaptation de cette culture à son environnement d’origine au Maroc se pose. Cet axe a fait partie d’un atelier de travail de la Commission spéciale sur le modèle de développement (CSMD). Photo d'illustration / Ph. Tom Perry - AFP Photo d'illustration / Ph. Tom Perry - AFP Le chanvre est-il l’enfant mal-aimé d’une agriculture génératrice de revenus pour plusieurs ménages, mais otage d’un tiraillement législatif ? La question sur la structuration de cette activité plutôt que son impossible éradication se pose, surtout dans la région du Rif. Tenu jeudi par la Commission spéciale sur le modèle de développement (CSMD), un atelier de travail consacré au cannabis a abordé ce point. Ingénieur agronome, Kamal Kacimi a notamment abordé cet axe, prônant un accompagnement pour renforcer les savoir-faire locaux, plutôt qu’un investissement dans une culture alternative qui a montré ses limites. Un revirement législatif contraignant Lors de son intervention, le spécialiste a rappelé que sous le Protectorat, cette activité a été organisée par un Dahir. Au lendemain de l’Indépendance en 1956, le Maroc a rapidement adhéré à la Convention de Genève, ainsi qu’à la législation onusienne de lutte contre les drogues, ce qui a bouleversé une activité agricole jusque-là normalisée. Le cannabis fait désormais partie de la liste IV, qui regroupe la catégorie des substances les plus prohibées selon la Convention unique des Nations unies sur les stupéfiants de 1961. Pourtant, cette culture a un rôle important dans la sédentarisation d’une grande partie de villageois et de familles rurales dans le Rif, selon Kamal Kacimi. Il rappelle qu’elle a même donné lieu à une migration inverse, de la ville vers la campagne, devenant «un secteur fortement employeur». C’est également «une culture dont la valeur reste supérieure à la culture régulée», d’où une importante partie de reconversion en culture alternative échoue souvent. Cependant, les entrées les plus importantes de cette activité reviennent aux réseaux de narcotrafic. Malgré la mainmise des trafiquants qui s’enrichissent largement plus que les agriculteurs eux-mêmes, «50% des revenus des ménages» dans les zones cultivées vient du cannabis. En tout, le kif permet jusqu’à 80 000 DH d’entrées annuelles par famille, ce qui reste supérieur à la moyenne des gains des cultures alternatives. «Il faut tenir compte de ces considérations pour élaborer un modèle qui soit accepté par les agriculteurs», recommande Kamal Kacimi, prônant un encadrement de l’Etat pour lutter contre l’exploitation par les trafiquants, tout en préservant les habitants locaux. Capitaliser sur les savoir-faire familiaux pour industrialiser le secteur Dans un autre registre, cet accompagnement structuré permettra de limiter les impacts environnementaux de l’utilisation de plantations génétiquement modifiées. Sur le plan agronomique, ces variétés sont exigeantes et encouragent une monoculture dévastatrice, à long terme, souligne Kamal Kacimi. Pour cause, ces nouveaux types de chanvre demandent l’utilisation de fertilisants en nombre (6 à 7 quintaux par hectare), renchérissant le coût de la culture et accélérant la détérioration des sols. Ces variétés modifiées pour contenir un taux élevé en THC sont également gourmandes en eau. Pour un hectare, il faudra compter 10 000 mètres cubes, soit presque la quantité nécessaire à l’entretien du gazon. Le souci devient ainsi celui de «contourner les narcotrafiquants et de conserver la sédentarisation» des habitants, tout en luttant contre l’épuisement des ressources naturelles. Pour ce faire, Kamal Kacimi propose d’ouvrir l’exploitation du kif à d’autres secteurs (textile, aliments de bétail, cosmétique, pharmacie). Il s’agit de réfléchir à «un modèle de développement qui reconfigure la place du haschisch», pour asseoir un cadre légal conciliant intérêts des agriculteurs et émergence de l’économie nationale. «Il faut sauvegarder les actifs financiers des exploitants terriens et créer de nouveaux métiers, sans verser dans une forme de désapprentissage», analyse Kamal Kacimi.Par GHITA ZINE Par : GHITA ZINE Source: yabiladi.com
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    Créé en 2018, le collectif composé d'anciens et d'actuels agents des forces de l'ordre milite pour une nouvelle politique des drogues. Des policiers, gendarmes, et anciens membres des forces de l'ordre luttent pour "réformer la politique des drogues en France". Photo d'illustration • © Alexandre Marchi / Maxppp "Vous voulez vraiment savoir comment on est perçus ? sourit Bénédicte Desforges. Gauchos, collabos, toxicos. Il ne vous aura pas échappé que mes confrères mâchent rarement leurs mots." L'ex-lieutenant de police est volontiers un peu provocatrice, mais jamais méchante. L'habitude, peut-être, de manier un discours à contre-courant. ->Police Contre la Prohibition: le manifeste En 2018, elle a fondé avec un capitaine de police à la retraite, Thierry Tintoni, le collectif Police contre la Prohibition (PCP). "Moi et mon collègue, nous pouvons donner nos noms car nous ne faisons plus partie de la police. Nos collègues en activité restent discrets, vous ne pourrez pas les identifier en tant que tels. Notre position est assez marginale, mais on n'est pas tout seul. En général, on ne devient pas flic en rêvant de courir après les fumeurs de cannabis..." ironise-t-elle. "A la fois malade et délinquant" : en France, la vieille école En France, le texte qui encadre l'usage de drogues est la "loi du du 31 décembre 1970". Elle "considère l'usager de drogues comme un individu à la fois malade et délinquant. Délinquant puisqu'elle incrimine spécifiquement l'usage solitaire et prévoit une peine d'emprisonnement ferme. Malade puisqu'elle prévoit une exemption de poursuites pénales pour les toxicomanes usagers " simples " qui acceptent de se soumettre à une cure de désintoxication" décrit sur son site internet la Mission interministérielle de lutte contre les drogues (Mildeca). Pour le PCP, la formule est à la fois liberticide, et inutile. Inutile, d'abord, parce qu'elle n'a jamais fait baisser ni le trafic, ni la consommation de drogues. En Europe, la France est l'un des pays qui mène l'une des politiques les plus répressives sur l'usage des drogues. C'est aussi le pays où les jeunes de 15 à 34 ans consomment le plus de cannabis, et le troisième pays où ils consomment le plus de cocaïne. © EMCDDA © EMCDDA Drogues légales, le vrai fléau Pour le PCP, la diabolisation des usagers de drogues ne fait pas sens non plus sur un plan philosophique. "On les considère comme des gens qui font valoir une liberté, assume Bénédicte Desforges. L'immense majorité des usagers de drogues n'ont aucun problème avec leur consommation. Comme certaines personnes sont alcooliques et d'autres boivent un verre de Saint Emilion le weekend entre amis. On est attachés à la liberté parce qu'on sait ce que c'est que d'en priver les gens." Même si l'immense majorité du trafic français concerne le cannabis, le PCP ne veut pas limiter son combat à la légalisation de cette substance. "On veut se garder d'être des "cannactivistes" : pour nous, ce serait un mauvais calcul de faire une partition entre le cannabis, qui serait une drogue vertueuse, et le reste. Cette opposition drogue dure / drogue douce ne fonctionne pas. Il y a des usages durs et des usages doux. Il y a des drogués heureux, qui à côté de ça sont des citoyens comme les autres, avec un travail, et qui passent inaperçus. Ils ne sont pas plus délinquants que les gens qui prennent de l'alcool ou du tabac." Car ce sont bien les drogues légales qui font le plus de dégâts en France. La consommation d'alcool est tenue responsable de plus de 40 000 morts par an, le tabac 75 000. Bien loin des 44 morts imputés à l'usage de cocaïne en 2015. Concernant le cannabis, les données sont peu nombreuses, et anciennes. Sur France Culture, la chercheuse Marie Jauffret-Roustide déclarait en 2019 : "Il y a une étude anglaise qui a montré que la mortalité liée au cannabis était 200 fois moins importante que la mortalité liée au tabac ou à l’alcool." Pendant ce temps, selon la députée Caroline Janvier, "la dépense publique française destinée à lutter contre le cannabis est évaluée à 568 millions d’euros, dont 90 % sont liés aux actions policières et judiciaires". La répression des stups, bras armé de la politique du chiffre Pour le PCP, la politique française en matière de drogues est hypocrite, et en fait tourner une autre : la politique du chiffre. L'obsession du résultat et de la bonne statistique est dénoncée par plusieurs syndicats de police depuis sa mise en place, dans les années Sarkozy. Officiellement enterrée, elle semble pourtant couler de beaux jours à l'ombre. Car les commissaires peuvent encore toucher ce qu'on appelle une "indemnité de responsabilité et de performance". La partie responsabilité, elle, va de soi. En revanche, la prime de performance n'est attribuée qu'à un tiers des commissaires. Pour la fonction la plus récompensée, commissaire général de police occupant un poste "très difficile", cette prime peut atteindre plus de 1100 euros. "Résultat, tous les coups sont permis" soupire Bénédicte Desforges. Et pour faire du chiffre, la répression des drogues, c'est la baguette magique. "C'est est un délit qui est résolu dès qu'il est constaté, c'est du 100% de taux d'élucidation, et ça c'est très précieux pour les chiffres de la délinquance. 56% de l'activité d'initiative des flics, c'est la répression de l'usage de drogues, faire vider les poches et mettre en garde-à-vue pour le quart de gramme de shit qu'on a au fond de la poche." Le circuit se vide peut-être de quelques consommateurs, mais bien moins des gros trafiquants. "On ne va pas faire ces contrôles à la sortie du lycée Henri IV" Récemment, le PCP a pris la parole sur un sujet où on l'attendait moins : le racisme dans la police. Le ton tranche avec celui des syndicats de la profession. "Tous mes collègues qui ont une audience hautement supérieure à la nôtre et qui parlent d'une petite minorité... Dans ce cas, comment peuvent-elles être là depuis si longtemps ? Si les autres brebis ne disent rien, est-ce qu'elles ne sont pas galeuses, elles aussi ? Je ne voulais pas parler de tout ça, mais on ne pouvait plus faire autrement, on ne supporte pas ce qu'on voit." Pour le collectif, le lien entre répression des stup' et violences racistes est plus qu'existant : il est intime. "Le prétexte des contrôles d'identité, souvent, c'est la répression de l'usage de drogue. Et on ne va pas faire ces contrôles à la sortie du lycée Henri IV, on le sait ! On va au pied des tours, et au bout d'un moment, il y aura un loulou qui aura un pétard dans la poche, ça commence toujours comme ça", regrette la représentante du collectif. Pour elle, qui connaît bien son Histoire, le procédé a même un goût de déjà-vu. "La répression des drogues est un vrai vecteur de discrimination. Ça l'a été aux Etats Unis quand ils ont commencé à employer le mot marijuana, dans le but de faire directement référence aux mexicains. Le combat contre le LSD ciblait les anti-guerre du Vietnâm. Nous n'échappons pas à la règle." Dépénalisation, légalisation : ce qui marche à l'étranger En Europe, les anti-prohibition se tournent comme un seul homme vers le Portugal. En 2000, le pays a décidé de dépénaliser l'usage de toutes les drogues, pour des résultats spectaculaires. "Il semblerait que quand on supprime l'interdit, la chose devienne tout de suite moins séduisante, notamment pour les jeunes" analyse Bénédicte Desforges. Pragmatique, le PCP milite "dans un premier temps" pour la dépénalisation, plus audible auprès du grand public et du politique, et pour la légalisation du cannabis en tant que processus déjà enclenché. Va-t-elle entraîner une disparition du marché noir ? Bénédicte Desforges n'y croit pas. "Le marché noir ne disparaîtra jamais complètement, parce que les mineurs ne pourront pas s'approvisionner en cannabis légal, et certains voudront rester sous le radar, estime-t-elle. Le grand discours des idéologues, c'est de "recycler les acteurs du marché". Si vous me trouvez un seul dealer qui a envie de bosser à des horaires fixes et de payer l'URSSAF et des impôts, vous me le présentez !" Peut-être la bonne idée est-elle Outre-Atlantique : en légalisant, le Canada et certains états américains ont entrepris d'effacer les casiers judiciaires pour possession de cannabis. Un marché qui pourrait intéresser les actuels commerçants. "L'usage de stupéfiants, c'est 68 000 inscriptions au casier judiciaire par an. Il suffit que vous soyez un peu jeune, un peu pas blanc, c'est pas terrible pour trouver un premier boulot avec ce casier. Est-ce que ça va marcher sur le long terme ? Je n'en sais rien." Le collectif Police contre la Prohibition n'est de toute façon pas là pour pondre des solutions miracle. "On a souvent le sentiment de faire du Don Quichotisme, mais on ne peut pas taire la voix du flic dans ce débat. Elle est très importante. Qui mieux que nous peut en parler ?" Source: france3-regions - centre-val-de-loire
  20. 1 point
    En France, les aprioris autour de la consommation du cannabis sont toujours très présents. La loi prévoyant une peine de prison ferme pour les fumeurs de joints est par exemple toujours en vigueur. Pour tenter de lever les tabous, Michka, consommatrice et spécialiste de cette plante, nous raconte son quotidien de femme peu ordinaire et nous livre les secrets de son mode de vie inspirant. "Le premier message de prévention, à mon sens, porterait sur l’importance de séparer le cannabis et le tabac" © Mama Editions Michka a été une pionnière du bio, de la spiruline, du chanvre. Ses positions sur le cannabis sont en phase avec les États américains qui ont légalisé la marijuana, et particulièrement avec la Californie, où le cannabis médical est légal depuis vingt-cinq ans. Ses écrits lui ont valu de comparaître devant un tribunal dans les années 1990, lors d’un procès parisien qui a trouvé écho dans divers pays, et qui l’a transformée en guerrière pacifique. Ainsi est-elle devenue une égérie du cannabis, au point qu’une variété officielle porte aujourd’hui son nom : la «Michka ». FemininBio : Vous êtes une pionnière du chanvre, une "grande dame" comme nous pouvons le lire sur la couverture de votre prochain livre, comment s'est éveillée cette prise de conscience pour le cannabis et quelles ont été vos principales actions ? Michka : En 1970, après un an de croisière sur un vieux voilier, j’ai quitté l’Europe pour le Canada. Je suis arrivée en Colombie-Britannique, non loin de Vancouver, et j’ai trouvé un poste de prof de français dans un lycée au nord de la province. Et un soir, lors d’une réunion avec d’autres profs, on m’a passé un joint… ou plutôt un stick, comme cela se pratiquait là-bas, c’est-à-dire une mince cigarette ne contenant que du cannabis, sans tabac. Je n’avais jamais été confrontée à cette plante et j’ai été très décontenancée. J’ai fait semblant de tirer une bouffée et, bien sûr, je n’ai rien senti. C’est seulement à la troisième occasion que je me suis laissé aller suffisamment pour sentir quelque chose. Là, j’ai su très vite qu’avec l’Herbe, comme j’aime l’appeler, j’avais trouvé une amie. Soudain, je découvrais un nouveau continent. Aux antipodes de l’image que ma culture en donnait. Non sans une certaine naïveté, j’ai voulu faire savoir au monde que nous avions des idées fausses sur la question. Cela a pris la forme d'un livre, co-écrit avec Hugo Verlomme, Le Dossier vert d’une drogue douce, paru chez Robert Laffont en 1978. Mais c’est seulement quinze ans plus tard que mon rôle d’écrivain allait me précipiter dans l’arène… Un jour de 1994, je crois, la moutarde nous est montée au nez, au docteur Bertrand Lebeau et moi-même, en découvrant qu’un professeur de médecine, conseiller de l’OMS et de différents chefs d'État, mettait en avant des « études scientifiques » menées en dépit du bon sens, dans le but d’alimenter sa croisade anti cannabis. Nous avons écrit deux articles incisifs… et le croisé en question nous a poursuivis en justice. Il en est résulté un procès qui fit un certain bruit. Il faut rappeler qu’en France, la loi votée en 1970, toujours en vigueur, prévoit une peine de prison pour les fumeurs de cannabis. Dans les années 1990, les forces de police réprimaient jusqu’à la représentation de sa feuille, allant jusqu’à faire pression sur les libraires pour qu’ils cachent les livres non conformes. Au tout début des années 2000, j’ai pris plaisir à braver cet interdit en présentant, au salon de l’Agriculture de Paris, un petit livre intitulé Pourquoi et comment cultiver du chanvre... avec, en couverture, une gracieuse Ève voilant sa nudité derrière une feuille de chanvre. Ce qui me valut d’être embarquée manu militari au quai des Orfèvres pour y être interrogée. Les Verts m’apportèrent leur soutien, le Journal de 20 heures sur Canal+ présenta « le livre que l’on n’a pas le droit de montrer », et il en résulta une certaine commotion. Fondamentalement, je m’exprime par ma plume ; mais j’ai le goût de l’aventure… On vante de plus en plus les bienfaits du chanvre ou du CBD, mais vous militez depuis des années pour la légalisation du cannabis. Comment expliquer les bienfaits d'une plante qui, avec sa teneur en THC, possède des effets psychotropes parfois risqués (bad trip, etc.) ? Je vois là deux sujets différents : les éventuels bienfaits du cannabis d’une part et, de l’autre, sa légalisation. S’il faut le légaliser, ce n’est pas en vertu d’éventuels bienfaits, mais parce que la prohibition elle-même entraîne des effets pervers. On l’a vu avec la prohibition de l’alcool aux États-Unis qui, pendant la quinzaine d’années qu’elle a duré, a eu des conséquences dévastatrices sur la santé publique et la société en général. Il faudrait légaliser le cannabis quand bien même il serait dangereux. Car la prohibition crée de nouveaux risques. Un peu comme pour l’avortement, qui était dangereux tant qu’il était clandestin. Personnellement, je suis prête à aller plus loin : l’individu n’est-il pas souverain quant à ce qu’il souhaite introduire dans son propre corps ? Et même : en tant qu’êtres humains, ne recevons-nous pas, à la naissance, le droit d’utiliser à notre guise toutes les plantes qui poussent sur notre belle planète ? Oui, le THC possède des effets psychotropes, c’est ce qui fait sa beauté. À condition de l’honorer et de respecter un code des bons usages qui, justement, n’a pas encore eu la possibilité de voir le jour chez nous du fait de sa prohibition ! Pour quelle(s) pathologie(s) le cannabis thérapeutique a-t-il fait le plus ses preuves ? La recherche sur les aspects thérapeutiques du cannabis a longtemps été bannie, car les gouvernements craignaient que des résultats favorables affaiblissent leur position prohibitionniste. C’est donc par la bouche des malades eux-mêmes qu’on a commencé à savoir, dès le début des années 1970, que les troubles de la vision liés au glaucome disparaissent chez ceux qui en fument, ou qu’il supprime les redoutables nausées des chimiothérapies. Les recherches ont enfin repris il y a quelques années et, depuis, c’est une avalanche de nouvelles pistes de guérison. Les chercheurs ont découvert que notre corps produit des « endocannabinoïdes », substances très proches des principes actifs du cannabis, ce qui explique l'incroyable diversité de ses effets thérapeutiques. Dans votre ouvrage, vous parlez de "dimension sacrée" du cannabis. Quelle est-elle et où est-elle la plus répandue ? Le cannabis est originaire des contreforts de l’Himalaya. Il demeure sacré en Inde, où il est lié au dieu Shiva et où des ascètes qui ont fait vœu de renoncement, les Sâdhus, le fument rituellement, au moyen de longues pipes non coudées, les shiloms. Par ailleurs, sur le continent indien, la boisson alcoolisée est considérée comme sale, impure. Un membre de la caste sacerdotale des brahmanes qui en a absorbé doit se purifier avant d’entrer dans un temple. On touche là aux racines cachées de la prohibition du cannabis : un clash culturel entre l’Est et l’Ouest. Car, chez nous, c’est le vin qui est sacré. Il est le sang du Christ lorsqu’un fidèle le porte à sa bouche dans le rituel de la Sainte communion. Et il faut une bouteille (au moins !) pour consacrer toute célébration, qu’il s’agisse de l’obtention d’un diplôme, d’un mariage ou du lancement d’un navire. Ce sont les Hippies qui ont fait passer la marijuana, comme on disait alors, du ghetto où elle inspira les premiers joueurs de jazz jusqu'aux familles blanches bourgeoises des États-Unis, puis d'Europe. Pour les flower children des années 1960-70, qui incitaient à « faire l’amour, pas la guerre », le cannabis était le vaisseau qui allait transformer la société. En ouvrant les consciences, il allait permettre que la violence et la compétition soient remplacées par une coopération bienveillante. Une variété de graines porte votre nom. Comment est-ce arrivé et quelles sont les particularités de la Michka ? C’est la banque de graines Sensi Seeds qui a créé la Michka. Quand ils m’ont contactée pour me faire savoir qu’ils souhaitaient m’honorer pour ma « contribution exceptionnelle à la connaissance du cannabis » en donnant mon nom à une nouvelle variété, j’ai été très claire : à condition qu’elle me plaise. J’aime les variétés qui stimulent la créativité, qui me mettent en contact avec mon intuition – avec cette partie de nous qui est connectée à plus grand que nous. Donc j’ai demandé que ce soit une sativa, et si possible une Haze. Or les variétés de type sativa sont de plus en plus rares, parce qu’elles mettent plus longtemps à atteindre leur maturité et qu’aujourd’hui tout le monde est pressé. Mais j’ai été exaucée : la Michka est claire et lumineuse. Parfaite pour se livrer à une activité artistique comme l’écriture ! Comment devrait être abordée la question du cannabis en France, de son utilisation et de sa régulation (pour limiter les addictions) ? Comme chacun sait, prévenir est plus facile que guérir. On aurait pu prévenir en le traitant comme on traite le vin ou le tabac. Au lieu de cela, on l’a prohibé, ce qui l’a fait passer aux mains d’organisations en marge de la loi, et a dressé la jeunesse contre les forces de l’ordre. Les messages de prévention ne peuvent pas être entendus par des jeunes qui savent pertinemment que « l’information » institutionnelle est biaisée. Pour avoir une chance d’être entendu, il faut parler vrai. Le premier message de prévention, à mon sens, porterait sur l’importance de séparer le cannabis et le tabac, comme cela se pratique depuis le début sur le continent américain. En Europe, il est traditionnel de les fumer mélangés. Et cela complique tout, car le tabac est tellement accrochant ! Un manuel du bon usage pourrait suggérer qu’avant d’allumer un joint, on se donne une seconde de réflexion pour s’assurer que c’est une bonne idée, là, maintenant. Et, si la réponse est oui, que l’on prenne une autre seconde pour poser une intention, pour énoncer mentalement ce que l’on souhaite favoriser, par exemple la créativité, la convivialité ou, au contraire, l’intimité, ou encore le sentiment d’union avec la nature… Le cannabis ne convient pas à tout le monde. On en revient à l’éternelle question d’être attentif aux messages de son corps, d’identifier ce qui nous sert et ce qui nous entrave, et d’en tenir compte. D’agir en conscience. Notre experte Michka partage actuellement son temps entre Paris et la Colombie Britannique, entre sa maison d’édition et l’écriture de la série autobiographique dont ce livre, La grande dame du cannabis se dévoile aux Editions MAMA, est le nouvel épisode. Par Adèle Gireau Source: femininbio.com
  21. 1 point
    Hey coup dur pour les petits producteurs ... et tout ça en partant des growshop ..... @+ Près de 120 cultivateurs de cannabis stoppés par les gendarmes «Bad trip» pour le circuit court… Pour remonter jusqu’à ces petits producteurs, les enquêteurs sont partis de magasins spécialisés dans la vente de produit liés à la culture du cannabis. Le confinement, la fermeture des frontières, ont mis un coup dur à l'importation de cannabis en France ces derniers mois. Une situation qui n'a pourtant pas stoppé la consommation, et a même fait le bonheur de quelques cultivateurs de cannabis. Mardi, près de 115 perquisitions ont eu lieu dans la Marne et dans l'Aube. Au total, près de 120 personnes sont mises en cause dans cette affaire et seront poursuivies par la justice – les sanctions vont du simple rappel à la loi à des mises en examen pour cinq suspects, dont quatre ont été incarcérés. Ces 120 personnes étaient tous des cultivateurs de cannabis adeptes des « circuits court ». Au total, dans ces petites plantations artisanales, les enquêteurs de la section de recherches de Reims (Marne) et les policiers rémois ont mis la main sur plus de 950 pieds de cannabis. Plus de 230 000 euros d'avoirs criminels ont par ailleurs été saisis par les gendarmes et les policiers. L'opération a aussi permis la découverte de plusieurs armes de poing et armes longues. Tous les mis en cause ont été piégés… par leurs fournisseurs. «L'attirail parfait du cannabiculteur» Au cours de l'année 2019, les gendarmes de la SR de Reims identifient trois magasins spécialisés dans la vente de matériels et de produits destinés à la culture du cannabis. Deux établissements sont situés à Reims, un à Troyes (Aube). « Il y a un paradoxe aujourd'hui sur ces commerces qui vendent l'attirail parfait du cannabiculteur, souligne Matthieu Bourrette, procureur de Reims. Ce qu'ils vendent est légal, mais l'usage qu'ils en font ne l'est pas. » Rapidement, les enquêteurs constatent que ces boutiques sont très fréquentées, et ne vendent presque que du matériel ou des produits destinés à la culture « indoor » du cannabis. Les vendeurs et gérants de boutiques dispensent, en plus, de précieux conseils. Pendant des mois, les enquêteurs surveillent les différents magasins et identifient un nombre important de clients. Certains sont simplement de petits cultivateurs, qui font pousser quelques pieds pour leur consommation personnelle. D'autres alimentent aussi des proches, et font parfois commerce de l'herbe auprès d'amis. « Sans être des vendeurs importants, il s'agit de gens qui arrondissaient les fins de mois », assure un proche des investigations. «Faire pousser de la drogue chez soi, c'est interdit» Pour ces derniers, le confinement tombe comme une aubaine. Comme partout en France, l'approvisionnement en drogue se tarit dans la région Champagne-Ardenne. Les prix explosent. Et ceux qui font pousser le produit à la maison en profitent. « Les prix étaient largement supérieurs à la normale du fait de la pénurie, souligne une source proche de l'enquête. En quelques semaines, certains ont fait de belles affaires. » Le report des interpellations, initialement prévues le 17 mars, aura d'ailleurs permis aux enquêteurs de découvrir les activités de vente - limitées à un cercle d'amis - de certains cultivateurs. Finalement, mardi, près de 210 gendarmes et policiers passent à l'action. Les gérants et employés des trois boutiques spécialisées sont interpellés, et une centaine de cultivateurs découvrent les enquêteurs à leurs portes. « L'objectif n'est pas de battre un record, mais il y avait une volonté de frapper fort, salue une source proche de l'enquête. De rappeler que faire pousser de la drogue chez soi, c'est interdit. » « Ce type de détention de stupéfiants se développe depuis plusieurs années, constate Matthieu Bourrette. Trouver, en quelques mois, une petite centaine de cannabiculteurs sur un ressort urbain comme celui de Reims n'est pas anodin. On ne peut pas laisser développer ces petites productions de proximité. Par Vincent Gautronneau https://www.leparisien.fr/faits-divers/pres-de-120-cultivateurs-de-cannabis-stoppes-par-les-gendarmes-26-06-2020-8342904.php?fbclid=IwAR0fdPhMZpX-JvKi5OP68-Ll30ZDss0TLc-UW98E3VaUPX2RRGYx669GA1Y
  22. 1 point
    Des cultivateurs de cannabis pourront postuler en juillet auprès du gouvernement néerlandais pour approvisionner légalement certains des célèbres coffee shops du pays, a annoncé ce mardi le ministère de la Santé. Le gouvernement avait donné son feu vert en 2018 à une expérimentation à grande échelle, autorisant dix municipalités à cultiver légalement le cannabis. Le but de l'expérience est de mesurer les effets de la culture du cannabis sur la criminalité, la sécurité, les troubles à l'ordre public et la santé. « Les producteurs candidats qui souhaitent participer à l'expérience sur le cannabis peuvent postuler à partir du 1er juillet 2020, et ce jusqu'au 28 », a déclaré le ministère de la Santé dans un communiqué. Le gouvernement prévoit environ six mois pour sélectionner dix producteurs selon des critères précis: le projet d'un candidat doit notamment prévoir la production d'au minimum 6 500 kg de chanvre sec et un éventail de dix variétés différentes de chanvre ou de haschich. Cinq plants de cannabis pour chaque citoyen Selon ce plan du gouvernement, qui a reçu l'aval du Conseil d'État, les municipalités concernées vont superviser sur plusieurs années la culture de cannabis et sa distribution aux coffee shops, qui pourront le vendre aux clients. Les Pays-Bas ont décriminalisé la vente de petites quantités de cannabis - moins de cinq grammes - en 1976 et la loi autorise chaque citoyen à cultiver légalement cinq plants de cannabis pour son usage personnel. Mais la culture et la vente en gros de marijuana demeurent interdites, ce qui incite les centaines de propriétaires des coffee shops à s'approvisionner auprès du crime organisé pour satisfaire la demande. Source: rfi.fr & capital.fr
  23. 1 point
    Un ressortissant français a été convoqué, vendredi 5 juin, devant le tribunal correctionnel d’Albertville. Gérant d’une société italienne spécialisée dans la vente de produits à base de “CBD”, il était poursuivi pour “importation, de transport et de détention de stupéfiants” Par Olivier MASSEBOEUF Photo Le DL/Sylvain MUSCIO Le 4 janvier 2019, les autorités douanières en opération de contrôle routier à la barrière de péage de Saint-Michel-de-Maurienne interceptaient un véhicule provenant d’Italie. À son bord, le chien renifleur des agents détectait rapidement une substance s’apparentant à de l’herbe de cannabis d’un poids de 622 grammes. Soumis pour analyse au laboratoire des douanes, le produit suspect se révélait positif au THC, la substance psychotrope et, de ce fait, illicite du cannabis. Sans contester la nature de la marchandise, son détenteur expliquait cependant qu’il s’agissait de cannabis produit essentiellement à base de “CBD” (ou cannabidiol), une molécule non psychoactive reconnue comme légale dans la plupart des pays européens au regard, notamment, de son effet thérapeutique. Gérant d’une société basée à Turin, spécialisée dans la vente de produits à base de “CBD” tels que des fleurs de chanvre, des tisanes, des bonbons ou encore du liquide de vapotage, le ressortissant français âgé de 27 ans a été convoqué, vendredi 5 juin, devant le tribunal correctionnel d’Albertville. Convaincu d’être dans la légalité en venant vendre ses produits en France, il a contesté le délit “d’importation, de transport et de détention de stupéfiants” qui lui était reproché. « Je me suis installé en Italie car la loi française et assez floue sur le sujet alors qu’en Italie, le cannabis de “CBD” est autorisé dès lors que le “THC” [la principale molécule active du cannabis, NDLR] qu’il contient est très infime », a-t-il affirmé. Il lui est interdit de gérer une entreprise durant trois ans Intervenante à la procédure, la représentante des douanes, Véronique Royal, a évoqué « un dossier très particulier ». « Même si la législation française n’est pas très claire à propos du “CBD”, l’analyse du laboratoire a détecté ce produit positif au “THC” ce qui suffit à le rendre illicite sur le territoire. » Rejoignant cette analyse, la procureure Sandrine Checler a requis une peine de 10 mois de prison avec sursis. Pour l’avocat de la défense, Me Pierre Donguy du barreau de Grenoble, son client n’a pas enfreint la loi. « L’Organisation mondiale de la santé a déjà confirmé que le “CBD” n’était pas nocif pour la santé, à la différence du “THC” qui, même en quantité très infime, est toujours présente dans la plante de chanvre, y compris celle utilisée par les industriels. Si on pousse jusqu’au bout l’analyse du ministère public, il faudrait alors aussi poursuivre au pénal certaines enseignes de bricolage qui vendent des produits à base de chanvre. » Reconnu coupable des infractions reprochées, le détenteur du cannabis a été condamné à huit mois de prison avec sursis, ainsi qu’à une interdiction de gérer une entreprise durant trois ans. Son avocat a aussitôt fait part de son intention de contester la décision en appel. Source: ledauphine.com
  24. 1 point
    Des habitants aussi stupéfaits qu’amusés ont vu arriver des masques commandés par la ville avec des motifs végétaux très… particuliers. Le Vésinet a acheté un lot de masques au milieu duquel se trouvaient des exemplaires représentant des feuilles de cannabis. DR Par Sébastien Birden et Maxime Fieschi Tout jaunes avec des feuilles de cannabis… Des collectors qui s'échangeront peut-être sous le manteau dans quelque temps. Ces masques de protection lavables font beaucoup parler d'eux au Vésinet. On n'en compte pourtant pas plus de 300 ou 500 selon la mairie, qui les a commandés auprès d'un intermédiaire qui les achète en Chine. « On avait passé commande de 15 000 masques avec des tissus à motifs, explique le maire (DVD) Bernard Grouchko, qui prend la chose avec humour. Il y avait des dizaines de décors différents : des oiseaux, des arbres, des cerises, des étoiles… Et parmi eux, sans que nous n'ayons été informés, figurait ce dessin avec des feuilles de cannabis. Certains préféraient y voir une feuille d'érable, mais il faut se rendre à l'évidence : c'est bel et bien du cannabis ! » Dans la ville, certains ne prennent pas la chose de manière aussi détendue et accusent la ville de légèreté. Sur les réseaux sociaux, des habitants mettent en avant le fait que la représentation de produits stupéfiants est illégale et que ceux qui portent ces masques risquent gros. Les porter peut être assimilé à une publicité aux produits stupéfiants, punie par la loi Effectivement, quel que soit le support (vêtements, bijoux, livres, etc.), la publicité, l'incitation ou la présentation sous un jour favorable des produits classés stupéfiants est punie, selon l'article L3421-4 du Code de la santé publique. DR La peine maximale encourue est de 5 ans d'emprisonnement et 75 000 € d'amende, même si les forces de l'ordre ne verbalisent rarement des particuliers pour ce genre de délit. « Puisqu'ils sont illégaux, nous les retirerons des lots et nous demanderons aux gens de ne pas les porter », réagit Bernard Grouchko, qui souhaite en rester là. « Il n'y a pas matière à polémiquer, insiste l'élu, candidat à un deuxième mandat le 28 juin prochain. Il s'agit d'une petite quantité de masques et je vais alerter le vendeur pour lui demander de ne plus nous livrer ce genre de tissu, si nous devions en commander à l'avenir. » Source: leparisien.fr
  25. 1 point
    Le développement de la "cannabiculture" est un phénomène pris très au sérieux par les services spécialisés dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. Alors que Christophe Castaner a annoncé une chute de 30 à 40% du trafic de drogues pendant le confinement, la crise du coronavirus, qui s'est accompagnée de la fermeture de frontières, représente une aubaine pour les cultivateurs de cannabis en France, ont constaté les services de lutte contre le trafic de stupéfiants. Samedi 16 mai, une véritable ferme à cannabis a été démantelée en Île-de-France. Près de 1 700 pieds et 23 kilos de feuilles de cannabis ont notamment été saisis dans des pavillons aménagés pour la production. Label "bio" et culture industrielle Les "cannabiculteurs" s’inspirent des circuits courts, de la notion de "terroir". Ils ont même réussi à donner une sorte de "label bio" à l’herbe de cannabis, selon l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). Et pourtant, il s’agit bien d’un trafic, souvent très organisé, notamment dans le nord de la France. Le commissaire Romuald Muller dirige la police judiciaire de Lille : "La culture de cannabis qu'on imagine souvent, c'est l'individu qui cultive quelques pieds dans sa salle de bain, et qui prête à sourire, estime-t-il. Quand c'est fait à un niveau industriel tel qu'on peut le connaître aujourd'hui, il faut une véritable ingénierie, il faut de la surface. Il faut gérer la température, gérer le taux d'hydrométrie, gérer la ventilation". Il faut des qualités techniques qui nous sont arrivées essentiellement d'organisations criminelles venant d'Europe du Nord.Romuald Muller, directeur de la PJ de Lilleà franceinfo "On a de plus en plus maintenant de délinquants locaux qui s'impliquent dans cette production de cannabis parce qu'ils ont appris au contact d'organisations criminelles", complète le commissaire. La "cannabiculture industrielle" est importante dans la région des Hauts-de-France en raison de la proximité avec la Belgique et les Pays-bas, où la culture de cannabis "indoor" est très répandue. "Les trafiquants néérlandais exportent leur savoir-faire, explique Romuald Muller, et la région Hauts-de-France s'y prête, avec un certain nombre de friches industrielles et de locaux commerciaux vacants sur la métropole lilloise, qui se prêtent à ce genre de culture". "Il s'agit de production industrielle, avec des plants qui présentent une toxicité élevée, parce que ce sont des plants génétiquement modifiés et qui présentent un taux de THC bien supérieur à celui qu'on trouve dans l'herbe naturelle", souligne-t-il. Avec 15 plantations découvertes, dont une avec 8 000 pieds à Roubaix en novembre 2019, la PJ de Lille a saisi près de 17 000 pieds sur l'année 2019. Pour ce type de plantation, le matériel peut coûter plusieurs centaines de milliers d'euros. Mescaline-pure "Pink Pheno" 2 000 plants ont été saisis dans les appartements et les sous-sols d'un immeuble.Jean-Paul Douvier, lieutenant-colonel à la gendarmerie de Reimsà franceinfo À Revin (Ardennes), en avril 2019, les gendarmes de la section de recherche de Reims ont démantelé un réseau très structuré et organisé, en lien avec Europol. Les trafiquants avaient acquis un immeuble et s'en servaient pour cultiver de l'herbe de manière intensive. "Cette organisation criminelle très structurée disposait d'électriciens, de jardiniers qui maîtrisaient le processus de culture hydroponique, et de cueilleuses professionnelles, pour s'occuper de la récolte", détaille le lieutenant-colonel Jean-Paul Douvier, numéro deux de la section de recherche de gendarmerie de Reims. Culture personnelle et petits profits La "cannabiculture" se développe aussi à plus petite échelle. Elle est facilitée par la multiplication de "growshops" sur notre territoire, ces magasins spécialisés dans la vente de matériel pour la culture de plantes en intérieur. "Ces petites cultures sont facilement dissimulées à l'intérieur des habitations ou des dépendances, explique Jean-Paul Douvier, et de plus en plus de particuliers ont recours à ces plantations à la fois pour leur consommation personnelle, mais également pour vendre une partie de leur récolte, ce qui leur permet de réinvestir assez rapidement". Les effets du confinement visibles dans deux à trois mois Les deux mois de confinement ont encore accentué cette tendance d’après l’Ofast. L’Office anti-stupéfiants se dit très vigilant sur ce phénomène. Rien d’étonnant pour David Weinberger, chercheur à l'Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ) : "Tout phénomène qui va entraîner la fermeture des frontières, comme celui lié à la crise sanitaire, peut augmenter cette production de cannabis en France et en Europe. En revanche, vu qu'il faut quatre mois pour produire du cannabis. Ses effets ne pourront être observés que dans deux ou trois mois." Historiquement, le phénomène de la cannabiculture en France a pris de l'ampleur dans les années 2000.David Weinberger, chercheur spécialisé dans le trafic de drogues à franceinfo "À partir du renforcement des contrôles aux frontières et des attaques terroristes, les trafiquants de drogue ont eu de plus en plus de mal à acheminer le cannabis depuis les zones de production extra-européennes, et la production intra-européenne a augmenté", rappelle le spécialiste des drogues. Jack-Flash En France, 147 400 pieds de cannabis ont été arrachés par les gendarmes en 2019. Les saisies de plants de cannabis ont été multipliées par sept en moins de 10 ans. On estime aujourd'hui qu'il y a environ 200 000 "cannabiculteurs". Source: francetvinfo.fr Courage les weedeurs nos cultures doivent encore et toujours rester confinées Autoprod powa Polo
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    Le conseiller régional Michele Usuelli se joint à la désobéissance civile pour la légalisation Apologie et témoignage Italien pour les français. « Je fais pousser du cannabis parce que je suis membre des commissions Antimafia, Activités productives, Santé et Prison. » . Parler de la légalisation du cannabis n’est pas une question irréaliste, ni un détournement de l’ennui de la quarantaine : ce devrait plutôt être l’une des premières mesures à prendre pour faire face structurellement aux répercussions et aux conséquences que la crise économique produira, et produit déjà en partie, dans notre pays. J’ajouterais qu’une classe politique qui est sur le point de faire face à un effondrement du « système national » d’une telle ampleur devrait placer la réglementation des drogues douces au centre du débat politique, comme un acte de sérieux. Surtout après le dépôt, le 16 avril 2020, des motivations de l’arrêt des sections unies de la Cour de cassation qui, dépénalisant de facto la culture pour usage personnel, appellent à une révision de la loi consolidée sur les stupéfiants et à l’abandon de son raisonnement punitif. Pour aider à convaincre le Parlement de l’urgence de ce débat, j’ai donc décidé de me joindre à la désobéissance civile de masse « Io Coltivo« , lancée le 20 avril par Meglio Legale, Radicali Italiani, Associazione Luca Coscioni, Dolcevita et plus de vingt autres activistes qui luttent depuis des années contre l’interdiction du cannabis et de ses dérivés. À partir d’aujourd’hui, je grandis aussi et je le fais en tant que citoyen, mais surtout en tant que conseiller régional de Lombardie et membre des commissions qui composent le Conseil. Plus précisément, « Io Coltivo » en tant que membre de la Commission antimafia, car le marché des drogues illicites en Italie représente 30 milliards d’euros par an : le cannabis et le haschisch y contribuent pour un peu moins de la moitié. Fermer immédiatement l’un des grands « robinets d’argent » du crime organisé par l’auto-culture est un acte de responsabilité envers l’État. Surtout maintenant que l’épidémie a ouvert à la mafia de nouveaux canaux d’investissement et de nouvelles stratégies pour obtenir un consensus social, il est nécessaire que les institutions italiennes décident de gérer et de réguler les « marchés noirs » qui représentent chaque année 214 milliards d’euros (Istat, nda). Les recettes du trafic de drogue, en particulier, permettent aux clans d’être déjà parmi les principaux actionnaires de l’économie légitime : 30 milliards, c’est-à-dire les recettes des stupéfiants, représentent la valeur de toute la production agricole nationale et la moitié du secteur automobile italien. Cela signifie que le pouvoir d’investissement des mafias sur le marché légal est immense et, entre autres choses, met en danger la concurrence et les structures des démocraties libérales. C’est pourquoi « Je cultive » est également membre de la Commission des activités productives : la légalisation des marchés illégaux crée des recettes fiscales et de nouveaux emplois car elle stimule des secteurs économiques inexplorés, oubliés ou en crise. Quels seraient les avantages pour notre économie ? Il suffit de penser qu’aux recettes fiscales générées par les taxes sur les ventes, calculées entre 5 et 7 milliards de la recherche constante de l’Université de Messine et du professeur Marco Rossi de l’Université Sapienza de Rome, s’ajoutent les recettes fiscales des employés du secteur (environ 1,5 milliard par an ; les recettes de l’Irpef pour l’emploi d’environ 350000 travailleurs pour toute la chaîne de production). Les économies réalisées sur le front de la justice sont ensuite ajoutées aux activités induites actives, raison pour laquelle « Io Coltivo » est également membre de la Commission des prisons lombardes. Le dernier rapport sur la toxicomanie présenté au Parlement, et avant lui le Xe Livre blanc sur les drogues, montre qu’un tiers des prisonniers sont en prison pour avoir violé le texte unique sur les stupéfiants : la légalisation du cannabis, et l’abolition de la chaîne du commerce illégal qui en découle, permettrait d’économiser 541 millions d’euros en frais de justice et de prison et 228 millions en ordre et sécurité publics, sans considérer que cela résoudrait le problème de la surpopulation carcérale chronique pour lequel l’Italie est multi-condamnée devant la Cour européenne des droits de l’homme. Libérer les tribunaux et mettre fin à la persécution des comportements liés au cannabis aurait également des avantages indirects pour la recherche scientifique liés à ses effets thérapeutiques avérés. Des milliers de patients luttent pour trouver des cannabinoïdes dans les pharmacies et les médecins qui les prescrivent car, bien qu’il soit reconnu en Italie depuis 13 ans, il est jusqu’à présent considéré comme un médicament phytosanitaire secondaire plutôt que comme un myorelaxant, un antidépresseur ou un analgésique valable. « Je cultive », donc, aussi parce que je suis membre de la Commission de la santé et que je suis responsable de la santé et du droit au traitement des citoyens, et non du « préjudice de l’État » contre une plante. Plus qu’une désobéissance, il s’agit peut-être d’une action d’affirmation civile, ouverte à la participation et au soutien d’autres associations et individus qui estiment que la loi italienne sur les drogues doit être modifiée. Raison de plus, donc, « il n’est que juste que la chance nous aide ». Source: blog-cannabis.com
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    PIB Lire la suite: https://libnanews.com/liban-adoption-de-la-loi-legalisant-la-culture-du-cannabis-a-usage-medical/ Réunis exceptionnellement au Palais de l’UNESCO au lieu du bâtiment du Parlement, les parlementaires libanais ont adopté le projet de loi légalisant la culture du cannabis à usage médical en dépit des objections de plusieurs députés dont certains appartiennent au bloc du Hezbollah qui s’interrogeaient notamment sur les garanties offertes pour contrôler la filière. Ce projet de loi avait déjà été préalablement approuvé par la commission interparlementaire en février dernier. Cette dépénalisation avait été également l’un des sujets les plus polémiques de la fameuse étude McKinsey visant à relancer l’économie libanaise qui reste très mal-en-point jusqu’à présent. La culture légale du Cannabis, entre 1 à 4 milliards de revenus supplémentaires pour le PIB Ainsi, selon le rapport du cabinet McKinsey à l’époque, la légalisation du cannabis pourrait engendrer la création d’un secteur économique dont le chiffre d’affaire est estimé à 1 milliard de dollars. Le Ministre de l’économie de l’époque, Raëd Khoury, de son côté, estimait que ce dernier pourrait atteindre 4 milliards de dollars. Il s’agira notamment d’inclure dans le PIB ce secteur qui reste pour l’heure illégal. Depuis la fin des années de guerre civile, les autorités libanaises combattaient la culture du hachisch, qui servaient précédemment notamment au financement de milices et cela, conformément à des engagements internationaux. En contrepartie de l’abandon de cette culture, les autorités libanaises s’étaient engagées à verser des indemnités aux agriculteurs. Face à l’absence de ces compensations et à la destruction de leurs cultures, les fermiers se sont engagées dans un bras de fer avec l’état, notamment dans la Békaa, jusqu’à des affrontements en 2012 avec l’Armée Libanaise et les Forces de Sécurité Intérieure, provoquant la suspension du programme d’éradication et l’explosion de la production locale. Lors des dernières élections législatives de mai 2018, des producteurs locaux, faisant l’objet de plus de 40 000 mandats d’arrestations ont manifesté appelant à obtenir une amnistie, une amnistie jamais adoptée au final parce qu’elle concernait également des dispositions visant à absoudre les crimes concernant le détournement de fonds public alors que d’importantes manifestations, qui avaient débuté dans la nuit du 17 au 18 octobre, dénonçaient la corruption qui ravage la classe politique au Liban. Source: libnanews.com
  28. 1 point
    Charlotte Figi, la petite fille qui a inspiré la variété de cannabis médical à faible teneur en THC, «Charlotte’s Web», est décédée du COVID-19. Des proches de la famille ont déclaré que plusieurs membres de la famille ont été testés positifs pour le virus. Mardi, 179 personnes sont mortes du coronavirus dans le Colorado, selon le ministère de la Santé publique et de l'Environnement du Colorado. Figi avait subi des centaines de crises lorsque ses parents, épuisés par les drogues lourdes, ont demandé l'aide des Stanley Brothers du sud du Colorado, qui ont finalement conçu le CW Hemp non psychoactif en 2011. L'avènement de la plante de chanvre CW a incité des centaines de familles à affluer vers le Colorado, à la recherche d'un traitement alternatif pour une variété de problèmes de santé, y compris les crises épilepsie, peu de temps après que le Colorado a légalisé la marijuana médicale. Figi n'avait que trois mois lorsqu'elle a commencé à avoir des crises lié au syndrome de Dravet. Après avoir pris de l'huile issu de la variété Charlote Web, ses crises se sont réduites à deux ou trois par mois. Un ami de la famille Figi a publié mardi sur Facebook: «Charlotte ne souffre plus. Elle est sans crise pour toujours. » La famille a demandé de l'intimité pendant cette période. Charlotte Figi avait 13 ans. Source: https://krdo.com/news/top-stories/2020/04/07/charlotte-figi-namesake-of-charlottes-web-medical-marijuana-strain-dies-with-covid-19/
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    Tabac, alcool et produits de vapotage n'ont heureusement pas été interdits. Mais il va falloir compter avec les multiples conséquences de la pénurie en cannabis. «Une dépendance grave à une substance licite vaut toujours mieux qu'une dépendance de moindre gravité à une substance interdite», déplore le Dr William Lowenstein, président de SOS Addictions. | realworkhard, ponce_photography et gjbmiller via Pixabay Il croyait très bien faire. Lundi 23 mars, Ziad Khoury, préfet de l'Aisne, prenait un arrêté interdisant toutes les ventes d'alcool à emporter dans l'ensemble du département. Objectif: réduire les risques de violences intra-familiales inhérentes aux imprégnations alcooliques dont il pensait qu'elles seraient plus fréquentes durant la longue période de confinement. Las, devant les réactions de plusieurs spécialistes de la prise en charge des addictions le préfet faisait, dès le lendemain, marche arrière. Il n'avait pas saisi que, dans ce domaine aussi, le mieux peut vite se révéler l'ennemi du bien. «À part promouvoir, dans ce département, la distillation au domicile et surcharger les urgences et services hospitalier pour delirium tremens, je ne voyais guère l'intérêt de cette mesure préfectorale», explique le Dr William Lowenstein, président de SOS Addictions. Les spécialistes des addictions n'ont pas su se faire entendre en Polynésie française, où cette interdiction a été imposée. Idem au Groenland où le gouvernement a, le 28 mars, annoncé l'interdiction de la vente d'alcool dans la capitale Nuuk et sa région pendant le confinement qui doit durer, au minimum, jusqu'au 15 avril. Là aussi, l'objectif affiché est de limiter les violences domestiques. «Dans une situation aussi particulière, nous devons prendre de nombreuses précautions pour éviter l'infection. Mais le cœur de ma décision est de protéger les enfants, ils doivent avoir un foyer sûr», a expliqué le chef du gouvernement groenlandais. L'alcool, une «première nécessité» paradoxale Comment comprendre que l'interdiction de pouvoir acheter un produit potentiellement toxique ne soit pas une priorité de santé publique? Car il ne fait aucun doute que les contraintes inhérentes au confinement et à son prolongement dans la durée augmentent les incitations à consommer –certain·es avançant que l'alcool peut être considéré comme «un achat de première nécessité». «On ne va pas forcément développer une dépendance, mais l'effet de groupe des apéros par vidéo par exemple peut créer une habitude et une propension à consommer tous les jours. Cependant, une personne qui ne buvait pas avant ne va pas s'y mettre», explique Selma Archier, psychologue addictologue dans une association à Montreuil. «En réalité, c'est la peur, l'anxiété, le fait de ne pas voir de fin à ce confinement qui augmente le stress et peut créer un besoin d'alcool autant que sa surconsommation. Dans ce contexte, les gens qui sont seuls sont des personnes encore plus à risque, pour gérer ces émotions négatives qui peuvent pousser à boire.» Dès lors, en quoi interdire la vente pourrait-elle être une mesure contre-productive? «La décision du préfet de l'Aisne, qui partait d'une bonne intention, n'était pourtant pas aussi pertinente qu'on pourrait le penser a priori, explique, au risque de surprendre, l'Association nationale française de prévention en alcoologie et en addictologie (Anpaa). En effet, si l'alcool est souvent impliqué dans la survenue de violences familiales, comme facteur favorisant ou causal, cela ne saurait justifier l'interdiction totale à l'ensemble d'une population.» Fédération Addiction Pour l'Anpaa comme pour tou·tes les spécialistes, les contraintes nées du confinement peuvent générer ou exacerber les violences dans certains couples. Pour autant l'arrêt de toutes les ventes d'alcool entraînerait immanquablement chez nombre de personnes dépendantes des phénomènes de sevrage aigu aux conséquences immédiates plus graves que le maintien de la consommation, même excessive. L'initiative du préfet de l'Aisne a aussi alimenté une réflexion plus large au sein de la Fédération Addiction sur le thème des usages et addictions en temps de confinement. Elle a ainsi permis de rappeler que, pour les personnes qui en souffrent, l'addiction «est un enfermement, une prison dont elles peinent à s'extraire alors même que leur vie en devient impossible». La Fédération rappelle aussi qu'on a longtemps cru les aider en les enfermant dans des hôpitaux ou des asiles avant d'en reconnaître l'échec. «Aujourd'hui, pour les millions de Français dépendants de substances, légales ou non, le confinement pose avec une nouvelle acuité l'éternel problème de gérer une dépendance dans un contexte de crainte de pénurie.» Parer à l'angoisse du manque Ceci est lié à un phénomène bien connu des soignant·es comme de leurs patient·es: l'angoisse cardinale de l'addict est celle du manque. Et l'angoisse, le stress sont les moteurs essentiels du besoin irrépressible de consommer, du craving. Cette situation d'angoisse du manque doit donc non seulement être prise en charge, pour apaiser, mais aussi pour réduire les risques de débordements, d'agressivité, de troubles du comportement, de violences, de prises de risques, d'overdoses, etc. Les personnes qui ignorent ces réalités pathologiques ont pu voir dans l'instauration du confinement une chance à saisir pour que «les addicts arrêtent de consommer». C'est ainsi que certain·es se sont étonné·es de voir que les accès au tabac et aux boissons alcooliques avait d'emblée été préservés par le pouvoir exécutif. On vit ainsi, aussitôt réactivé, le mythe du «ce n'est qu'une histoire de volonté» et celui de la prohibition décrétée comme solution unique et définitive. «Le confinement deviendrait un instrument, une sorte d'abstinence obligée grâce à une claustration salvatrice, observe la Fédération Addiction. Or c'est l'inverse qui nous semble être nécessaire: il faut assurer une garantie absolue d'approvisionnement en produits de dépendance, pour pouvoir ensuite aider ceux qui le souhaiteront à réduire ou à arrêter.» Garantir l'accès en tabac et en alcool, certes mais ce n'était pas suffisant. C'est pourquoi plusieurs associations spécialisées (comme la Fédération Addiction ou #sovape) ont très vite réclamé la réouverture des boutiques de vape. Une demande très rapidement entendue et accordée par Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, qui s'était déjà prononcé, avant d'être à ce poste, en faveur de cette méthode de réduction des risques tabagiques. Il en fut de même pour la facilitation de la délivrance des traitements de substitution aux opaciés (TSO) aux personnes souffrant de formes graves de toxicomanies. Et les mêmes questions se posent, avec une plus grande complexité, pour les personnes dépendantes vivant dans le dénuement et, elles aussi, soumises au confinement. Au risque de heurter il faut, du moins si l'on veut que les sans-abri se rendent dans les «centres d'hébergement spécialisés», leur garantir l'approvisionnement en tabac, en alcool, en benzodiazépines et autres TSO. «C'est une condition sine qua non pour qu'ils acceptent d'y entrer et d'y rester –et pour que les troubles du comportement soient limités», expliquent les spécialistes de la Fédération Addiction. On pourrait même imaginer, autre paradoxe, que dans ce cadre une prise en charge fondée sur la réductions des risques pourrait aider certain·es à souhaiter aller plus loin et à décrocher. Toujours selon la Fédération Addiction, quelques premières observations faites pendant le confinement dans certains centres de soins d'accompagnement et de préventions des addictions (CSAPA) sont encourageantes: les niveaux de consommation d'alcool baissent, malgré le stress, beaucoup de résident·es confiné·es expliquant que «c'est l'occasion ou jamais d'arrêter». L'hypocrisie concernant le cannabis Mais tout, ici, n'est pas dit par les canaux officiels. Car s'intéresser au confinement et aux addictions c'est, aussi et, traiter des drogues illicites. On vit ainsi des messages sanitaires interministériels mettre en garde contre «la consommation régulière de produits inhalés (tabac, cannabis, cocaïne, crack, etc.)», car de nature à augmenter le risque d'infection et de forme sévère de Covid-19. «Or chez certains, de telles consommations sont responsables d'une toux qui par elle-même favorise la transmission du virus à son entourage, y compris en cas d'infection sans symptôme», ajoutaient ces mêmes messages. «Pour ne parler que du cannabis, l'actuel confinement va conduire à bien malaises individuels, à bien des impasses sociales, nous explique le Dr William Lowenstein. Les mesures de confinement font qu'il nous faut aujourd'hui compter avec les fermetures des frontières et toutes leurs conséquences en matière d'approvisionnement. Elles vont ainsi peut-être réussir là où la prohibition aveugle avait lamentablement échoué: ralentir les trafics et réduire massivement le volume des consommations.» Une situation qui n'a rien de rassurant, selon l'addictologue: «Certains s'en réjouiront, mais ce n'est pas notre cas. Ce ne sera pas le cas non plus des personnes souffrant de maladies chroniques qui s'auto-médiquent avec les principes actifs du cannabis. Ce ne sera pas non plus le cas des policiers ou des pompiers œuvrant dans les cités. Et ce sera encore moins les cas des prisonniers et de l'administration pénitentiaire puisque que l'annulation des parloirs signifie tout simplement, aussi, la fin des approvisionnements.» Dr William Lowenstein, président de SOS Addictions À l'annonce du confinement plus d'un million de Français·es se sont, selon le Dr Lowenstein, précipité·es dans les lieux de deal pour faire des provisions. Mais ces dernières se tariront bientôt. Or la dépendance au cannabis existe bel et bien avec, corollaire, un syndrome de sevrage (troubles de l'humeur, du sommeil, de l'appétit, irritabilité) qui ne présage rien de bon pour l'équilibre individuel et familial, pas plus que pour l'apaisement carcéral. «Mais voilà, notre pays a sagement décidé de laisser ouverts les débits de tabacs, les magasins des cavistes ou les boutiques de vape. En revanche il ne peut laisser ouverts ses coffee shops puisque nous n'en avons toujours pas, observe le président de SOS Addictions. Nous sommes rattrapés par l'hypocrisie récurrente de nos responsables politiques puisque nous avons opté depuis bien longtemps déjà pour une économie parallèle teintée de violences. Une politique qui aujourd'hui ne nous permet pas de déclarer un plan de soutien pour assurer la continuité de la consommation devenue primordiale pour des centaines de milliers de personnes. Comment pourrions-nous soutenir le commerce des “mafias sans frontières” alors que nous sommes officiellement en guerre contre elles?» Une substance illicite mais aux moindres conséquences Comment la France, plus grosse consommatrice de cannabis au sein de l'Union européenne, pourra-t-elle assumer les conséquences de ses ambivalences, de ses errances, faute de vouloir avancer vers une dépénalisation assumée, préalable à une légalisation encadrée et taxée? «Cela tombe vraiment mal, ajoute, provocateur, le Dr Lowenstein. Car pour tuer le temps douloureux ou anxieux, pour aider à ne rien faire, le cannabis, ce dopant du presque rien, est une substance psychoactive très efficace. Verra-t-on sous peu des livraisons de pochons via Amazon? L'Agence française du médicament va-t-elle accorder des “autorisation temporaires d'utilisation thérapeutique” de cannabis à aller chercher sans encombre dans les cités? Non, bien sûr.» Alors? «La réponse est connue, dit-il. En confinement urbain comme dans les prisons, ce sera la substitution par les médicaments anxiolytiques à moyennes ou fortes doses, et peu importe que leur indice addictogène soit trois à quatre fois supérieur à celui du cannabis; peu importe que le sevrage brutal des benzodiazépines soit (avec celui de l'alcool) le seul sevrage aux risques mortels (état de mal comitial). C'est tristement ainsi: en 2020, dans une France confinée, une dépendance grave à une substance licite vaut toujours mieux qu'une dépendance de moindre gravité à une substance interdite.» Par Jean-Yves Nau Source: slate.fr
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    Les militants polynésiens de Tahiti Herb Culture ont mené une action militante coup de poing. Ils se sont rendus en nombre devant le bâtiment de l’Assemblée de Polynésie Française planter publiquement un pied de Cannabis en pleine terre pour protester contre sa prohibition. * * * Image Tahiti Herb Culture @ FB Tous droits réservés L’insularité fait bon ménage avec le Cannabis, d’ailleurs on se demande bien pourquoi il n’y a pas plus de pro-Cannabis en Corse. De la Jamaïque à la Martinique, de Maurice à la Réunion, partout les velléités de légalisation de la weed font des émules dans les îles. Capture d’écran La 1ere France Info TV Polynésie @Youtube- Tous droits réservés #THC Comme Tahiti Herb Culture, c’est l’association tahitienne qui se bat pour le droit au Cannabis. On avait eu l’occasion de parler d’eux récemment sur les réseaux sociaux au travers de la vidéo ci dessous. #Action Hier Jeudi 5 mars, une poignée de militants bien décidés ont débarqués devant l’assemblée en poussant une brouette. Capture d’écran La 1ere France Info TV Polynésie @Youtube- Tous droits réservés Les militants, équipés de pelle de drapeaux et armés de leur plus beau courage, ont planté un gros plant de Cannabis de 2 mètres sur la pelouse du bâtiment officiel. Capture d’écran La 1ere France Info TV Polynésie @Youtube- Tous droits réservés Puis après avoir érigé symboliquement le symbole de leur contestation, ils se sont exprimés publiquement et ont fait part de leur message à la presse. « On est toujours sous le coup de la loi. La loi, elle est simple : elle est à tolérance zéro, usage thérapeutique ou autre est complètement interdit (…) Aujourd’hui, on est là pour demander à l’assemblée de nous constituer une loi à usage thérapeutique du cannabis, tout simplement » Source La 1ere France Info TV Le résumé en vidéo #Réaction Peu après leur courageux happening, les forces de l’ordre ont obtenu *sans avoir à insister* que les militants déterrent l’objet du délit. Capture d’écran La 1ere France Info TV Polynésie @Youtube- Tous droits réservés * * * La plante a finalement été emmenée par la police et le président de l’association convoqué pour s’expliquer au commissariat. Le droit à disposer de cette plante aux effets bénins pour se soigner La liberté pour les personnes adultes et responsables d’en consommer La fin de la tolérance zéro Demander a l’assemblée une loi pour le Cannabis thérapeutique Capture d’écran La 1ere France Info TV Polynésie @Youtube- Tous droits réservés Cela fait 8 ans que l’association Tahiti Herb Culture se bat quasi quotidiennement pour obtenir un véritable changement. Image Tahiti Herb Culture @ FB Tous droits réservés Il faut saluer une action médiatique efficace et courageuse, en espérant que les militants n’auront pas trop à pâtir des conséquences de leur bravoure. La rédaction du journal leur adresse tout son soutien pour leur persévérance, ainsi que leur attitude audacieuse et néanmoins exemplaire. * * * Source: lecannabiste.com
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    Pour produire du cannabis thérapeutique "made in France", "on a tout ce qu'il faut, il faut juste avoir les autorisations pour démarrer": au salon de l'agriculture, l'impatience des professionnels est palpable, à quelques mois d'une première expérimentation sur 3.000 patients dans le pays. Les premiers traitements sous forme d'huile de cannabis ou fleurs séchées doivent être distribués dès septembre à 3.000 patients souffrant de cinq types de maladies ou d'affections graves Tinnakorn Jorruang / IStock.com Au sein du "village" des semenciers, certains acteurs profitent du salon pour une opération séduction. Confiture au chanvre, dégustation de graines vantant leur apport protéiné, lait relaxant au CBD (cannabidiol, la molécule non psychotrope du cannabis, ndlr): loin des volutes de fumée, les projecteurs sont braqués sur les utilisations très variées de la plante. Mais hormis ces applications "bien-être", c'est surtout l'usage médical qui intéresse. Les premiers traitements sous forme d'huile de cannabis ou fleurs séchées doivent être distribués dès septembre à 3.000 patients souffrant de cinq types de maladies ou d'affections graves - certaines formes d'épilepsies, de douleurs neuropathiques, d'effets secondaires de chimiothérapie, de soins palliatifs ou de scléroses en plaques. Mais la production sera, dans un premier temps au moins, étrangère: de quoi frustrer le monde agricole. "Il faut absolument qu'on soit en capacité au niveau français de mettre en place cette nouvelle filière" thérapeutique, martèle le député LREM de la Creuse Jean-Baptiste Moreau, en visite sous sa nouvelle casquette de rapporteur général de la mission parlementaire sur les usages du cannabis, lancée fin janvier. A l'heure actuelle, la loi française empêche toute production médicale. Impossible de cultiver des plants de cannabis contenant plus de 0,2% de THC - tétrahydrocannabinol, molécule psychotrope du cannabis, à l'effet planant, ndlr - et d'en récolter les fleurs. Une interdiction dont InVivo, l'un des premiers groupes coopératifs agricoles français, espère s'extraire: il a déposé une demande d'autorisation à l'Agence du médicament (ANSM) depuis deux semaines, pour bénéficier d'une exception à titre expérimental. "Globalement, il va nous falloir 18 mois pour s'assurer que la plante a une composition standardisée et qu'on a un médicament au sens pharmaceutique du terme", assure Yves Christol, directeur général d'InVivo Food & Tech. Il est prêt à investir 10 millions d'euros et compte développer une variété spécifique pour chaque pathologie ouverte à la prescription. - Retard français - Le groupe souhaite "prendre le relais des importations dans deux ans", lorsque l'expérimentation du cannabis thérapeutique prendra fin, puis conquérir le marché mondial grâce au développement génétique de variétés à usage médical, une innovation qui garantit le caractère identique des plantes. A terme, les cinq indications thérapeutiques autorisées par l'ANSM représentent "environ 300.000 patients" en France, selon le groupe. Pour leur assurer une production d'environ un gramme par jour, "on a besoin de sept hectares, soit un seul centre commercial", assure M. Christol. InVivo souhaite former pour cela "un consortium qui va de la graine au patient", rassemblant divers acteurs publics et privés, dont l'Institut national de la recherche agronomique (Inrae). Les cultures, ne seraient pas menées sous serre ou en plein champ, mais "uniquement en bâtiments". Et le groupe n'est pas le seul sur les rangs: le département de la Creuse veut également devenir un "pôle d'excellence", capable de fournir du cannabis thérapeutique. Mais au sein de la filière, la modification indispensable du cadre légal fait figure d'arlésienne. En Maine-et-Loire, le semencier Hemp It compte déjà dans son catalogue des graines permettant de faire pousser des plants de cannabis illégaux. Depuis deux ans, il réclame d'expérimenter, "sans aucun retour" des autorités, soupire son président, Jacques Martin. Après avoir fait voter l'expérimentation du cannabis thérapeutique en tant que député, "Olivier Véran est aujourd'hui ministre de la Santé, donc normalement cela devrait aider", espère Nathalie Fichaux, directrice d'InterChanvre, l'interprofession qui rassemble les 1.500 producteurs de chanvre. Les acteurs français s'impatientent, d'autant que la concurrence internationale a plusieurs longueurs d'avance. Soumis à une législation plus souple, l'américain Tilray et les groupes canadiens comme Canopy Growth et Aurora ont des années de savoir-faire. D'autres challengers, comme le hollandais Bedrocan ou le britannique Emmac Life Sciences, ont également des vues sur le marché hexagonal. Face à ces offres, une production française garantirait "un prix accessible", avance M. Christol, en pointant les écueils des cas allemands et italiens. Après une phase d'expérimentation comme en France, les producteurs étrangers ont avalé le marché thérapeutique de ces pays et ont fortement relevé leurs tarifs. Source: laprovence.com
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    Comment Culture Indoor profite du cannabis sans jamais en parler FRÉDÉRIC BRILLETPUBLIÉ LE 25/01/2019 À 12H30MIS À JOUR LE 25/01/2019 À 12H36 En quelques années, Culture Indoor est devenu le numéro un français des growshops, ces magasins dédiés aux amateurs de cultures en intérieur de toutes sortes y compris illicites. Et ce grâce au système de la franchise et à une clientèle qui préfère cultiver à domicile plutôt qu’acheter dans les cités. Mais avec la saturation du marché, les ventes s’essoufflent. On a connu commerce plus avenant. Dans la vitrine poussiéreuse, des plantes anémiées se morfondent. Ici, des sacs d’engrais s’empilent. Là, des chambres de culture découvrent leur revêtement intérieur métallisé éclairé par de puissantes lampes qui éblouissent le visiteur. Contre le mur défraîchi s’appuient des cartons contenant des extracteurs d’air ou d’odeur. Chez Culture Indoor, une franchise dédiée au jardinage en intérieur présente dans toute l’Europe, on se soucie manifestement peu du merchandising. Officiellement, comme dans tous les “growshops”, les clients y viennent pour cultiver des fleurs, légumes ou plantes aromatiques dans un coin de leur salon ou au fonds de leur placard. Mais dans les points de vente visités, des indices ça et là laissent aisément deviner la nature et la finalité des récoltes. Chez Culture Indoor, on trouve des engrais comme la bien nommée marque Canna. Et puis que viennent faire dans une jardinerie ces pipes à eau pour fumeurs? Cet autocollant qui reproduit le logo d’un célèbre coffee-shop hollandais? Voilà donc une franchise un brin hypocrite. Mais à l’instar des quelque 230 growshops que compte la France, Culture Indoor n’a d’autre choix que de cultiver l’ambiguïté. Elle doit feindre d’ignorer l’usage que la grande majorité de ses clients font de ses produits, puisque la culture du cannabis demeure illégale, fût-ce à des fins de consommation personnelle. C’est pourquoi les propos entre initiés entendus dans les points de vente demeurent bien anodins. “On y échange avec les vendeurs sans jamais prononcer le mot interdit car on se comprend à demi-mot. Des grand-mères innocentes entrent parfois demander conseil pour leur orchidée, ça nous amuse beaucoup” confie Julien, client de cette enseigne qui est parvenue à prendre le leadership en à peine dix ans. Non contente de contrôler plus de la moitié du marché intérieur avec 131 magasins sur le territoire national, Culture Indoor en a bouturé 34 d’autres hors des frontières, essentiellement en Europe. La tête de réseau emploie directement une vingtaine de personnes mais en fait vivre plusieurs centaines si l’on compte l’effectif des points de vente. Et selon les comptes déposés au tribunal du commerce, elle aurait réalisé un chiffre d’affaires de 15,5 millions en 2017 pour un résultat net de 288 058 euros. Culture Indoor a bâti son succès sur une consommation en hausse régulière malgré la prohibition: selon le “Baromètre santé 2017 sur les usages en France de substances psychoactives illicites”, près d’un adulte de 18 ans à 64 ans sur dix (11 %) et un adulte de 18 ans à 25 ans sur quatre (26,9 %) a fumé du cannabis au moins une fois dans l’année. Une consommation qui passe de plus en plus par l’autarcie pour la clientèle mature. “Je me vois mal à mon âge acheter dans une cité un produit dont j’ignore la qualité, au risque de passer une nuit au poste” résume Julien, un restaurateur quadragénaire. Mais comment Culture Indoor a t-il émergé face à la concurrence sans avoir de souci avec la loi française, l’une des plus répressives d’Europe? Pour le savoir, Capital a sollicité Frédéric Tordjman, qui a fondé cette PME en 2009. Mais ce patron trentenaire qui semble avoir pour devise “pour vivre heureux vivons caché” décline les interviews. Heureusement, des spécialistes du cannabis business et des franchisés de l’enseigne se montrent plus prolixes. “Pendant longtemps, ce secteur a été dominé par des commerces indépendants. Culture Indoor a lancé sa franchise en cassant les prix, ce qui lui a permis de les laminer” résume Aurélien Bernard, rédacteur en chef du site d’informations Newsweed. Bénéficiant de meilleures conditions d’achat du fait de la puissance de sa centrale, le distributeur a conforté sa domination par une communication en ligne agressive. “Il investit beaucoup dans la publicité par mot-clé sur Google, c’est ça qui fait venir des gens dans mon magasin. Les concurrents ne peuvent suivre face à ce rouleau compresseur. Nous proposons aussi une large gamme de quelque 7000 références” précise un franchisé. Autre élément du succès, l’extrême prudence. “Culture Indoor s’abstient de participer aux salons du cannabis qui se tiennent en Europe, y compris à Expogrow qui draine à la frontière franco-espagnole les acteurs français du secteur. Il refuse de se mouiller et de voir son nom associé à la plante” résume Olivier, rédacteur en chef du magazine spécialisé Soft Secrets. Dans le même esprit, le distributeur exclut de son site de e-commerce les produits trop connotés. Certes, en cherchant bien on y trouve un joli assortiment de briquets et cendriers, des fausses piles, pierres ou canettes servant à cacher… ma foi ce que l’on veut. Mais pas question pour le franchiseur de vendre des pipes à eau, des T-shirts arborant une feuille de cannabis ou du cannabis légal dit CBD et qui abondent sur les sites des entreprises opérant depuis l’étranger. “La direction nous déconseille aussi de le faire car on frôle la ligne rouge”, explique un franchisé. En France, la loi réprime en effet l’incitation à la consommation et toute présentation de substances illicites sous un jour favorable, même s’il n’y a pas de vente du produit concerné. Reste que les revendeurs qui ont droit d’acheter une petite partie de leur assortiment hors du catalogue Culture Indoor ne tiennent pas tous compte de ce conseil. Mais s’ils ont maille à partir avec la justice pour cette raison, la tête de réseau pourra toujours arguer qu’elle n’y est pour rien. Malgré le savoir-faire et la notoriété de l’enseigne chez les consommateurs, les franchisés ont subi ces dernières années une contraction des ventes, de 20% chez certains. Un repli découlant de la concurrence des sites de e-commerce et de la saturation du marché. Le nombre de fumeurs qui aspirent à planter pour leur consommation personnelle n’est pas extensible: une fois qu’on lui a vendu un kit complet (un consommateur régulier peut débourser entre 1000 et 1500 euros pour un équipement avec chambre de culture pour abriter les plants, lampes, humidificateur d’air, extracteur d’odeur…) le client ne revient guère que pour acheter des consommables comme les engrais et du substrat (billes d’argile, fibres de coco…). Pour compenser cette conjoncture médiocre, Culture Indoor qui aspire à compléter sa couverture du territoire a supprimé le droit d’entrée et les royalties dont devaient s’acquitter ses franchisés, explique l’un d’eux. Cela suffira-t-il à redynamiser la chaîne? Pas sûr. La France subit en effet un handicap supplémentaire par rapport à ses voisins, constate Thomas Duchêne, cofondateur et président de Plantasur, un grossiste basé en Espagne qui exporte du matériel de jardinage, des engrais et graines de cannabis dans 35 pays. “La réglementation manque de clarté. Les growshops se sentent en insécurité juridique, ça n’incite pas à investir”. D’un côté, les autorités brident les ventes de cannabis CBD, une variété pourtant dépourvue de THC, la substance psychoactive de la plante. Ferment des growshops qui conseillent trop explicitement leurs clients ou vendent simultanément du matériel pour cultiver et des graines de cannabis dites de collection (elles sont en vente légale mais il est interdit de les planter). De l’autre, ces mêmes autorités laissent la grande majorité des magasins qui respectent cette ligne rouge opérer en toute tranquillité, bien que leur raison d’être soit un secret de Polichinelle. La raison? La police et la justice auraient d’autres priorités. “On n’a jamais vu des bandes s’affronter pour le contrôle d’un magasin vendant des lampes et des engrais. Les growshops et leurs clients rapportent des taxes, ne créent pas de troubles à l’ordre public, contrairement au trafic de rue. Donc ils sont tolérés. On est déjà dans un marché gris” conclut Thomas Duchêne. Source :
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    L’Agence du médicament a donné son feu vert en juillet à l'expérimentation de cannabis thérapeutique. L’Agence du médicament (ANSM) a donné son feu vert en juillet à l'expérimentation de cannabis thérapeutique. - AFP SANTÉ - Le député LREM Olivier Veran a annoncé ce mercredi 9 octobre qu’il défendrait un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) autorisant une expérimentation pour deux ans de l’usage médical du cannabis à partir de janvier prochain. “Parce qu’il y a des malades qui en ont besoin et parce que la France est l’un des derniers pays de l’Union européenne à ne pas l’avoir autorisé”, a justifié mercredi sur RTL ce médecin neurologue, évoquant la situation de “milliers de malades” souffrant de “maladies graves”, pour lesquels “les dérivés du cannabis peuvent constituer un apport thérapeutique supplémentaire”. L’Agence du médicament (ANSM) a donné son feu vert en juillet à cette expérimentation, selon le cadre proposé par un groupe d’experts, mais on ne savait pas encore quel véhicule serait utilisé pour son lancement. L’expérimentation se déroulera dès “début 2020” et “sur deux ans”, “avec des médecins formés à la prescription” et un “vrai suivi scientifique”, a rappelé le député de l’Isère, rapporteur général du PLFSS, dont l’amendement a de grandes chances d’être adopté. Elle devrait concerner “environ 3.000 malades”, a-t-il précisé. Le fait que cette expérimentation soit probablement incluse dans le budget de la sécurité sociale est un “symbole fort”, a commenté le collectif Alternative pour le cannabis à visé thérapeutique (ACT), qui rassemble plusieurs associations de patients. Il y voit en effet la garantie qu’il y aura “les crédits nécessaires à la mise en place de la future expérimentation” et “l’assurance que les patients seront entièrement pris en charge”. Au terme des deux ans d’expérimentation, une évaluation sera menée, qui servira de base pour juger de la pertinence d’une légalisation du cannabis à visée médicale. Début avril, le Premier ministre Edouard Philippe avait estimé qu’il serait “absurde” de s’interdire d’étudier les possibilités du cannabis thérapeutique. Mais “il ne s’agit en aucun cas d’une légalisation de la vente de cannabis” à usage récréatif, avait précisé Matignon. Les produits “pourront être délivrés en pharmacie hospitalière, puis en pharmacie de ville” sous forme “d’huiles, de tisanes, également des fleurs séchées de cannabis que les malades ne fumeront pas” mais ils “pourront être équipés d’un vaporisateur pour vaporiser le cannabis”, rappelle aussi Olivier Véran dans un communiqué, évoquant une prise en charge par la Sécurité sociale. “L’Organisation mondiale de la Santé vient de déclassifier le cannabis qui ne faisait plus partie de la pharmacopée mondiale et vient de reconnaître l’utilité thérapeutique potentielle de cette molécule”, a souligné l’élu, établissant un distingo avec le “cannabis récréatif”. “On n’est pas en train de s’adresser à un ado de 16 ans qui part en soirée avec de la résine de cannabis, va fumer et flinguer son système de mémoire et prendre le risque de présenter des troubles psychiques”, a-t-il lancé. “On est en train de parler d’un malade qui a un cancer ou une douleur neuropathique, qui est en impasse thérapeutique, ne vit plus, ne mange plus, ne dort plus, ne s’occupe plus de ses enfants, n’a plus de qualité de vie et vous dit: ça fait un an que je m’automédique comme ça et que je vais mieux. Accompagnez-moi, plutôt que de me laisser dans l’illégalité”, a plaidé Olivier Véran. Source: huffingtonpost.fr
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    Alors que l’utilisation de la marijuana à des fins récréatives est légale au Canada depuis octobre dernier, et que de plus en plus d’États américains adoptent également des projets de loi en ce sens, les craintes se multiplient lorsque vient le temps d’envisager des solutions pour faire respecter les règles en matière de conduite avec les facultés affaiblies. De nouveaux travaux de recherche de l’Université de Pittsburgh pourraient toutefois changer la donne. Une équipe interdisciplinaire du département de chimie et de la Swanson School of Engineering a mis au point un appareil, similaire à l’alcotest, qui peut mesurer la concentration de THC, l’agent psychoactif du cannabis, dans l’haleine de l’utilisateur. Les méthodes de détection actuelles s’appuient sur des échantillons de sang, d’urine ou de cheveux, et les tests ne peuvent donc pas être effectués sur le terrain. Ceux-ci ne peuvent également que révéler que l’utilisateur a récemment inhalé la drogue, pas qu’il se trouve sous son influence. L’appareil a été développé à l’aide de nanotubes de carbone, des tubes 100 000 fois plus petits qu’un cheveu. La molécule de THC, ainsi que d’autres molécules présentes dans l’haleine, s’attachent à la surface des nanotubes et modifient leurs propriétés électriques. La vitesse à laquelle les courants électriques reviennent à la normale signale ensuite si du THC est présent. Des senseurs s’appuyant sur la nanotechnologie peuvent ainsi détecter du THC à des concentrations comparables ou plus basses que la spectrométrie de masse, qui est considérée comme la référence lorsque vient le temps de détecter cette molécule. « Les nanotubes de carbone semiconducteurs que nous utilisons n’étaient pas disponibles il y a quelques années », mentionne Sean Hwang, principal auteur de l’étude. « Nous avons utilisé l’apprentissage machine pour « apprendre » au détecteur à reconnaître la présence de THC en s’appuyant sur le délai de retour à la normale des courants électriques, même lorsque d’autres substances sont présentes dans l’haleine, comme l’alcool. » Lors de la mise à l’essai du prototype de l’équipe, qui ressemble fortement à un alcotest traditionnel, avec un boîtier en plastique et un endroit où souffler, l’appareil a été en mesure de détecter du THC dans un échantillon qui contenait aussi du dioxyde de carbone, de l’eau, de l’éthanol, du méthanol et de l’acétone. Les scientifiques vont poursuivre leurs essais, mais espèrent pouvoir rapidement passer à l’étape de la fabrication et de la mise en marché. Les résultats des travaux ont été publiés dans ACS Sensors. Source: pieuvre.ca
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    La première saucisse au cannabis rencontre un vif succès à Marseille Un boucher marseillais de 22 ans a créé la Ouidi, une chipolata à base de cannabidiol (CBD), une molécule non psychoactive contenue dans le cannabis. Le barbecue aura-t-il des effets innattendus ? Luca Morand, un boucher marseillais de 22 ans, a lancé la Ouidi, une chipolata au cannabidiol, rapporte La Provence. Plus connue sous le nom de CBD, cette molécule non psychoactive du cannabis est légale dans toute l'Union Européenne. La loi autorise en effet à commercialiser un produit contenant moins de 0,2% de THC. Grâce à cette recette étonnante, Luca Morand assure au quotidien qu'il obtient un "produit goûtu avec un bon goût d'herbe à l'intérieur". "On ne va pas dire qu'il y a des effets psychotropes mais des effets apaisants et plutôt bons sur le sommeil : on a le sommeil plus profond quand on la mange",assure-t-il. Patron de la LM Boucherie, située dans le 8e arrondissement de Marseille, le jeune homme a pris soin de protéger le nom de sa Ouidi et assure qu'il en a écoulé "une quinzaine de kilos". Alors qu'une chipolata est habituellement vendue 2,30 euros, sa Ouidi coûte 4,50 euros, presque le double. "Le prix de l'exclusivité", indique-t-il au quotidien. Mais pas question pour Luca Morand de révéler sa recette : "Ce que je fais du CBD pour l'incorporer dans la saucisse, ça restera un secret", assure-t-il à La Provence. Il a travaillé plus d'un an pour parvenir à cette recette élaborée à base de porc Label rouge. source: francetvinfo.fr
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    L'héritage d'une Légende Le 1er Avril, je me suis réveillé avec le son de mon téléphone qui m’annonçai un message de Ben Dronkers, quand j'ai vu le message m'apprenant la mort de notre vieil ami Nevil, je me suis levé, attrapé mon joint de la veille, et versé une larme quand j'ai commencé à penser à comment j'ai entendu parler de lui la 1ère fois dans les pages du magazine High Times. Pour ceux qui ont grandis dans les années 80, la publicité de High Times pour des graines de grande qualité de "The Seed Bank" semblait trop belle pour être vrai. L'homme derrière The Seed Bank est devenu un mystère pour nous jusqu'à ce qu'il laisse l'éditeur de High Times écrire une article sur lui le 6 novembre 1986, et changera sa vie pour toujours. Nevil Martin Schoenmakers est né le 2 février 1957 de parents néerlandais à Perth, en Australie occidentale. Quand il était adolescent, Nevil acheta avec ses potes d'importante quantité d'herbe indonésienne importé comme il l'appelait, et il l'aimait, Il a été cité dans le High Times : "… Nous avons été vraiment déchirés, j'ai vraiment aimé le sens de la distorsion du temps, et tout se passe si lentement." Avec ses parents qui le pousse à devenir un jeune travailleur, on lui proposa un travail en tant qu'assistant de laboratoire à l'université local. Il accepta le poste, ce qui constituera plus un fardeau qu'une bénédiction. Nevil était si bon dans son travail qu'on lui a confié le poste de chef par intérim du laboratoire d'anatomie, chargé de la salle d'opération, de l'animalerie et du bureau. Ses tâches consistent notamment à administrer des médicaments aux animaux. Il a reçu un jeu de clés du placard à médicaments et a été mis dans la position de commander des médicaments lorsque les stocks étaient bas, ce qui finira par être sa perte. Étant curieux de nature, et sentant qu'on lui mentait à propos du Cannabis, il décida d'essayer toute sorte de drogue à sa disposition et développa un gout prononcé pour la morphine. Comme beaucoup d'histoire de toxicomanie, Nevil perdit son travail après s'être fait arrêté pour possession (de drogue), et la police n'a pas mis longtemps à comprendre ou il se fournissait. Il a été forcé d'aller en cure de désintoxication et environ au même moment, une des filles à qui il avait vendu de la drogue s'est faite arrêtée, l'a identifié comme son vendeur et il a été arrêté de nouveau et inculpé de revendeur. À ce moment-là, il était complètement dépendant de l'héroïne et s'était inscrit à un programme de traitement à la méthadone qu'il avait trouvé très déshumanisant, affirmant qu'ils l'avaient fait «quémander de la drogue». Faisant face à une peine de prison éminente en Australie, il a fui le pays pour la Thaïlande, ou il restait dans les hôtels à se shooter jusqu’à ce qu'il ait épuisé tout son argent. Il a ensuite déménagé dans un autre hôtel, a vendu ses affaires et a commencé à vivre comme un junkie jusqu'à ce qu'il se rende compte que son séjour en Thaïlande était terminé et que toutes ses ressources étaient épuisées. Il téléphona à ses parents en Australie, seulement pour se faire avertir que les autorités ont déjà perquisitionné la maison avec un mandat d'arrêt. Au lieu de retourner en Australie, il décida d'aller chez son oncle, en Hollande. À son arrivée aux Pays-Bas, il s’est inscrit à un programme de traitement à la méthadone et s’est efforcé de renoncer à son habitude, mais cela n’a malheureusement pas fonctionné. Nevil quitta la maison de son oncle pour s'installer dans une ville des Pays-Bas appelée Tilbourg, qui était à l'époque un paradis pour les drogués. L'épidémie d'héroïne s'est généralisé et Nevil est retombé dedans, comme il le dit dans l'interview de Steve Hager en 1986 "La came était vendu partout sous le comptoir, c'était une maison de fou. Apparemment la police ne voulait ou ne pouvait rien faire à ce sujet. C'était comme ça pendant un petit moment. Quand la police fermait un endroit, tout le monde bougeait dans un autre bar. C'était une ville assez agitée et j'ai traversé une période difficile. Je n'avais pas d'argent à part l'aide sociale, j'avais une addiction violente, je vivais dans une ville connue pour sa dureté et sa criminalité, et je coutais à l'état un paquet d'argent vu que j'allais de cure de désintox' en cure de désintox'. Après avoir échoué à de nombreuses reprises, j'ai décidé que personne ne pourrait m'aider. Ce qui est vrai. Personne ne peut aider un junkie. Il ne peut que s'aider lui-même. J'ai donc décidé de décrocher de l'héro par moi-même. J'ai convaincu un docteur de me donner des cachetons pour dormir et de des opiacés synthétiques, ce qui n'a probablement rien fait. Je suis resté à la maison et j'ai souffert pendant 6 semaines jusqu'au point où je puisse gérer le manque. Puis j'ai commencé à boire tout les jours, une demi bouteille de Scotch le matin, et une entière le soir. J'utilisais les somnifères pour dormir, donc j'avais la tête dans le cul toute la journée. Finalement, j'en ai eu marre de la gueule de bois et je me suis tourné vers l'herbe. J'ai décidé que c'était probablement le seul médicament acceptable. " Pendant qu'il essayait de se débarrasser de son addiction dans les années 80, Nevil mit la main sur une copie du livre de Mel Frank et Ed Rosenthal "Marijuana Growers Guide", qui relança son intérêt pour la culture de cannabis. En Australie, il cultivait un peu de cannabis en extérieur et il aimait vraiment ça. Et aussi fou que ça puisse paraitre, le programme de drogue dans lequel il était inscrit accordait des subventions aux toxicomanes pour les aider à commencer à faire quelque chose d'utile de leur vie, alors Nevil demanda un prêt pour construire une culture en intérieur afin de produire des graines, qu'on lui a accordé. Comme Nevil l'a dit dans High Times : " Je leur ai dit que je voulais faire pousser de la weed en intérieur. Ils n'étaient pas ravis de l'idée, mais ils m'ont donné l'argent. Il y avait un terrain libre derrière chez moi que j'ai remplis d'herbe. J'avais de la nigériane, colombienne et mexicaine. La mexi' était la meilleure, j'ai toujours cette variété, mes naines viennent de là. Avec le prêt du gouvernement hollandais, Nevil est devenu un vendeur de graine et le monde du cannabis ne sera plus jamais le même. Mais comme il n’y avait pas beaucoup de marché pour la 'Naderweed' , comme on l’appelle en Hollande, Nevil se mis à faire de l'huile de cannabis, utilisant de l'éther de pétrole qui est extrêmement inflammable qui l'a brulé. Nevil à souffert des brulures sur tout le corps et eu les cheveux brulés, il finit à l'hôpital où il reçut de la morphine, mais au lieu de continuer le traitement, il le refusa car il savait qu'il redeviendrait un junkie. Après cette expérience douloureuse avec l'incendie, il a cessé de fabriquer de l'huile de cannabis avec un alcool inflammable et s'est concentré sur la vente de graines. Le 1er catalogue de The Holland Seed Bank fut imprimé en Juillet 1984, bien que ce n'était pas vraiment un catalogue, plus des feuilles de papier avec une liste des génétiques disponible, vendu à 0.25$ la graine. Nevil avait récupéré des variétés dans les coffee shops qui importer du cannabis de différent pays. Dans son 1er catalogue il indique qu'il ne peut garantir la provenance, vu que ce n'était pas lui qui les avait breeder/croisé. Ce catalogue incluait des variétés venant de Jamaïque, Colombie, Indonésie, Inde, Malawi, Mexique et d'autre encore. Mais il découvrit rapidement qu'un grand nombre de ces variétés équatoriales ne rendait pas bien en intérieur ou dans le climat 'nordique' de la Hollande. Heureusement pour The Seed Bank, et honnêtement, pour la scène hollandaise, un américain nommé David Watson est arrivé en Hollande en amenant avec lui des variétés de cannabis précieuses: Afghan#1 et Durban Poison qu'il a eu de Mel Frank, l'Original Haze obtenu via ses vieux amis 'Haze Brothers' de Santa Cruz, l'Indu Kush, et la variété qu'il a créer lui-même, la désormais célèbre Skunk#1. Dans le milieu des années 70', David fonda la 1ère banque de graine de cannabis, nommée "Sacred Seed Company". La collection des variétés de cannabis de Nevil changea complètement quand il rencontra Watson, car il l'a initié à la stabilisation variétale qui deviendront ses meilleures ventes. Au début Nevil achetait juste des graines à Watson et les revendait, jusqu'à ce que Nevil croisent ses lignées, et commencent à revendre la Skunk, Afghan, Hindu Kush sous son nom, une pratique qui deviendra très courante dans la communauté des vendeurs de graines. C'était aussi autour de cette période que Watson donna à Nevil 3 plants mâles de Haze qui deviendront légendaires, car Nevil les utilisera pour créer certaines combinaisons de cannabis les plus populaires que la scène cannabique a jamais vu. En effet, la plupart des variétés que Nevil utilisera pour son travail de croisement ont été donnés par des Américains. Dans le catalogue de The Seed Bank 1987, la toute 1ère page montre une Skunk#1 qui a été breedé dans les montagnes de Santa Cruz du début au milieu des années 70'. La Skunk#1 a été le choix de le plupart des cultivateurs en intérieur grâce à sa stabilité, son uniformité, son odeur exceptionnelle et son 'high'. Cette plante à été si populaire chez les breedeurs qu'on la retrouve en partie dans la plupart des variétés modernes fumés aujourd'hui. En 1985 un breedeur américain nommé Greg est arrivé avec une variété nommé 'Northern Lights'. Greg l'a vendu, donné ou échangé avec Nevil, et Nevi l'a rendu célèbre, comme il l'a fait pour de nombreuses variétés qu'il reçu des USA, comme la Big Bug, California Orange, Early Pearl et Haze. Je vois Nevil comme un grand artiste, un peu comme Pablo Picasso qui n'a pas inventé le rouge, le bleu et le vert, mais c'est sa combinaison de ces couleurs que nous apprécions tous, ceci est très similaire à l'art de croiser des plantes (TOURNURE?). Nevil pris ses plantes 'primaires', Northern Lights et Haze, mais ne les a pas seulement croisés et donné un nom, Nevil numérota chaque mâle et femelle et testa les croisements pour voir quelle plante donnait le meilleur croisement. Personne n'avait entendu parler de Northern Lights 1, 2, 3, 4, X, Haze A, B, c, mais il les croisa et trouva que le meilleur était Northern Lights 5 x Haze A. Cela peut paraitre simple, car c'est juste du croisement sélectif, mais malheureusement, la plupart des gens venus après lui ne sont pas comme Nevil. Ils ne prennent pas le temps de vraiment croiser et faire des variétés fantastiques, ce sont juste des secoueurs de pollen qui leur donne un nom. C'est pourquoi je pense que Nevil était vraiment un artiste, et il prenait vraiment le temps de breeder, et pas seulement faire des graines. Une des varietés que Nevil proposait dans son catalogue était la ruderalis, une variété qu'il aurait récupéré sur des plants sauvages le long de la frontière Russo-hongroise. Sa caractéristique était une floraison précoce qu'il a utilisé pour breeder avec d'autres plantes, car de nombreux endroits sont confrontés à un environnement nordique, les plantes qui fleurissent rapidement proposent plus d'endroit ou le cannabis peut pousser avec succès. La Ruderalis de Nevil est devenu une des génétiques précoces qui deviendra les populaires autofloraisons d'aujourd'hui. Nevil se rendait également dans des pays tels que l’Afghanistan afin de trouver des graines, et c'était sa fameuse photo imprimée sur le catalogue de 1987, prise près de la 'Khyber Pass' , tenant simplement du haschisch et souriant, qui était utilisée à la fois par la DEA américaine et par Interpol pour son avis de recherche. OPÉRATION GREEN MARCHANT Au cours des années 80' , the Seed Bank a rapporté des millions de dollars et fourni des dizaines de milliers de personnes en graines de qualité à travers le monde. Alors qu'il y avait d'autres compagnies vendant les mêmes génétiques. Peut-être c'était son courage, sa naïveté ou simplement qu'il s'en foutait, mais c'est sa vente de graine via une pub dans High Times aux USA, qui lui causa en même temps son incroyable succès et malheureusement une grosse chute. The Seed Bank était une opération plutôt sophistiquée, quand quelqu'un des USA commandait des graines en Hollande, il devait envoyer du cash, et The Seed Bank suggérait de mettre le cash entre une feuille de carbone pour éviter d'éventuelle détection. Les graines étaient ensuite envoyées à l'acheteur aux USA, Nevil ayant passé des accords avec plusieurs américains à qui il envoyait des graines en vrac et les redistribuait sur la base des lettres puis plus tard des faxes, ils recevaient des instructions contenant des codes pour les différentes variétés et le nombre de paquets, avec une adresse à qui l'envoyer. Selon la déclaration sous serment de Raymon Anthony Cogo, daté du 26 Janvier 1994, au début de l'année 1986, Nevil recevait des coups de téléphone et répondait aux questions de ses clients à propos des graines quand il receva un appel de Raymond Anthony Cogo. Les deux hommes avaient développés une amitié pendant l'été 1986, Nevil invita Cogo à venir le voir en Hollande. En janvier 1988, les deux hommes ont noué une relation de confiance et Nevil à demandé à Cogo si il voulait distribuait les graines de The Seed Bank à travers les USA, Cogo accepta. Ainsi, de Février 1988 jusqu'a Juin 1989, Cogo était le distributeur de Nevil au USA. Cogo a non seulement distribué des graines pour The Seed Bank, mais en 1988, Nevil et Cogo ont mis en place un deal ou Cogo vendrait des engrais. Comme Cogo le déclara dans sa déclaration sous serment à la DEA : "Schoenmakers m'a dit qu'il me paierait 10$ pour chaque commande de graine que j'enverrais. Plus tard, ma compensation pour ce service à été changé en accord avec Schoenmakers, aux termes duquel il a demandé à Charles Benjamin Frink de me donner la formule de The Seed Bank pour les engrais liquides, et il a accepta de la valider lorsque j'ai commencé à le commercialiser aux États-Unis" Incroyablement, Ray Cogo vend toujours les engrais qu'il a obtenu de The Seed Bank, sur son site internet "Cogo's Original Cannabis Formula" (ndt: https://www.cogosoriginalcannabisformula.com/ ) , il déclare sur la page 'à propos de nous' : "Ray Cogo voyagea en Hollande de 1986 à 1989, où il a collecté des 'formules' (trad?) d'herbes et de fleurs de cultivateurs professionnels, puis il est rentré aux USA. Étant donné que Nevil faisait de la publicité dans un magazine distribué à l'échelle nationale, la DEA participait clairement à ces ventes de graines, cependant, ils ne savaient pas d'ou venaient les graines arrivant aux USA. Selon la déclaration sous serment de l'agent de la DEA Carl Pike, une affaire contre The Seed Bank démarra le 7 Juin 1987, quand l'agent de la DEA Patrick Warner commanda des graines à TSB. Le 14 Juillet 1987, il reçut 71 graines par courrier. C'est comme ça que commença l'achat de graine par la DEA pour pouvoir établir une affaire contre TSB. Comme ces officiers étaient basés en Louisiane, l'acte d'accusation de Nevil a été déposé là-bas. Cogo distribua des graines pour The Seed Bank de Février 1988 jusqu'à Juin 1989, quand il fut arrêté dans le Michigan pour culture de Cannabis, et condamné à une peine de 6 mois de prison. A la demande de la femme de Cogo, Nevil lui envoya 30 000$ pour couvrir les frais de justice. Jusqu'à présent, la DEA n'avait pas fait le lien entre Cogo et The Seed Bank, mais cela était sur le point de changer. Selon sa déclaration sous serment, pendant que Cogo bossait sur son programme (trad?), il appris que la société qui s'occupait de la distribution de son engrais liquide, Superior Growers Inc, avait volé la formule et l'avait enlevé de la photo. Il dit que ceci et d'autre chose l'ont amené à s'adresser aux autorités et a accepté de collaborer avec eux et de leur fournir des renseignements à propos de son deal avec Nevil et TSB. Cogo déclara que les autorités n'étaient pas au courant de son implication en tant que revendeur pour TSB. Cogo est devenu la source de renseignement pour la DEA, pas seulement sur la façon dont TSB mener ses affaires, mais il a aussi donné à la DEA la liste des personnes à qui il envoyait des graines aux USA. Dans sa déclaration sous serment, il déclare " Bien que Schoenmakers m'avait dit de détruire ces listes, je les gardais pour garder une trace de mes activités à l’appui de ses opérations. Le 8 Février 1990, avec les informations fournies directement par Cogo, Nevil et Charles Benjamin Frink, ont été inculpés par le grand jury de Louisiane. C'est presque impossible de déterminer combien de personnes se sont fait perquisitionnés directement par la DEA à partir des 11000 adresses que Cogo fournit à la DEA. Les listes des clients sont sans aucun doute les premières victimes de l'opération Green Merchant, pendant que la DEA et la police locale traqués les growshops locaux pour d'éventuelles cultivateurs de cannabis. Le plus alarmant est que les agents de la DEA avait déjà les adresses de personnes ayant reçu des graines pendant que Cogo était responsable de leur envoi. En sachant qui était les cultivateurs, il suffisait simplement de les suivre jusqu'à leur growshop et d'accuser le propriétaire d'être complice de production de substance contrôlée. Ce type de comportement odieux était très courant pendant la 'guerre de la drogue', et grandement récompensé. Dans sa déclaration sous serment, Cogo déclare également : " J'ai coopéré avec la DEA Américaine et son enquête sur les activités de Neville Martin Schoenmakers et d'autres. Il n'y eu aucune charge contre moi en raison des faits relatés ici, bien que j'apprécie le fait que mes déclarations ont pour effet de m'incriminer (trad?)". Ca me désole de voir combien de vie Cogo à détruit simplement car la société d'embouteillage qu'il utilisait pour sa marque d'engrais l'avait arnaqué/baisé et qu'il voulait une sorte de vengeance tordue. Pendant que je cherchais la véritable histoire et la chronologie du cas de Nevil, je ne pouvais pas m'empêcher de remarquer l'article de Steve Hager de 1987 dans High Times joint à la déclaration sous serment de Ray Cogo en tant que «pièce jointe n ° 1». "L'opération Green Merchant" de la DEA commença le 26 Octobre 1989, et à la fin de l'année 1991, elle avait arrêté 1262 personnes, chopé 977 cultivateurs d'intérieur et confisqué un capital de 17.5 millions de $. Le 24 Juillet 1990, Nevil fut arrêté en Australie pendant qu'il rendait visite à sa famille. Même si Cogo à fournit à la DEA plus de 11000 adresses, Nevil fut seulement accusé d'avoir envoyé un total de 1921 graines aux agents de la DEA et à des cultivateurs de la région de la Nouvelle-Orléans de 1985 à 1990, mais aussi de la culture de plus de 1000 plantes, en le reliant aux accusations de complots de personnes qui ont acheté ses graines et cultivé du cannabis aux USA (trad?). Nevil passa 11 mis en prison en Australie en attendant son extradition vers les USA. Pendant qu'il était en prison, son ami Ben Dronkers, propriétaire du Sensi Coffee Shop , a conclus un accord avec Nevil et lui racheta ses parts de The Seed Bank, son fils Alan Dronkers déménagea dans le 'cannabis castle' et continua le travail de Nevil. En Juin 1991, le gouvernement Australien donna à Nevil une caution de 100000$ qu'il paya, et en moins de 6 semaines, Nevil quitta le pays et retourna en Hollande, ou le gouvernement ne l'extraderait pas vers les USA pour un fait qui n'était pas un crime en Hollande. The Seed Bank est devenu Sensi Seed Bank, et son 1er catalogue de graine paru en 1991. L'autre gros changement était que les graines n'était plus envoyé aux USA. Ben Dronkers décida de regarder vers l'Est et dirigea la marché des graines vers la culture du cannabis émergeant du bloc de l'Est (trad?), l'idée était excellente et à pratiquement sauvé Sensi Seed Bank de plus d'inculpations, car la DEA avait gardé secret son agent Ray Cogo jusqu'à ce qu'il rende sa déclaration sous serment le 26 Janvier 1994, et son implication dans cette affaire est devenue un dossier public. MÉMOIRES PERSONNELLES Lorsque je suis allé à Amsterdam pour la Cannabis Cup en Novembre 1994 en compagnie de Jack Herer et l'équipe de High Times, j'ai eu la chance d'assister à la toute première visite du château ouverte au public, qui était en fait juste ouverte aux amis et proches de High Times, et c'était quand Ben Dronkers honora Jack Herer avec une variété en son nom. Nevil était la, nerveux, et resta sur le toit pendant la plupart des festivités, habillé comme un fantôme. Quand je vivais la bas en 1996, le partenariat entre Nevil et Sensi Seed Bank s'arrêta, pendant un moment Nevil partit bosser avec Arjan et Scotty alias Shantibaba du Greenhouse Cafe, qui avait démarré sa propre compagnie de graine juste un an avant. Malheureusement, l'égo pris le dessus et le partenariat ne dura pas longtemps, mais pendant ce temps, Nevil croisa sa "Northern Lights #5 x Haze" avec la Haze(C) , et l'appela "Nevil's Haze" , ce croisement était incroyable. Puis il pris cette plante et la croisa avec la Skunk#1, qui donna la Super Silver Haze, plusieurs fois récompensé. Dans les années qui ont suivi, Nevil est retourné en Australie, et pendant un court moment à fait un retour dans l'industrie qu'il a aidé à créer, cependant, en tant que toxicomane de longue date, il se battait à la fois contre l'hépatite C mais aussi un cancer, il décéda malheureusement en Mars 2019. L'impact que laissa Nevil sur la culture du cannabis est énorme, son influence est indéniable, et de nombreuses variétés qui sont passés entre ses mains sont devenus légendaire. Je pense que toute la scène cannabis doit beaucoup de respect à Nevil pour la diffusion des ses génétiques pendant tant d'années. Quand j'ai vécu à Amsterdam en 1996, j'a eu l'immense plaisir de trainer avec lui à de nombreuses reprises, jouant aux échecs et apprenant de lui. A de multiples occasions ma copine et moi étions invités au château pour fumer du hash, dormir et être inspiré. Nevil était très ouvert à la discussion à propos du breeding de cannabis et prenait toujours le temps d'expliquer à ceux qui en savaient moins que lui. Nevil était un professeur gentil avec moi et j'oublierais jamais le temps passé avec lui. Longue vie à la légende du Cannabis Castle. Nevil Martin Schoenmakers 2 Février 1957 – 30 Mars 2019 Todd McCormick source: https://growmag.com/growmag_feature/legacy-of-a-legend/ BonuXXX La vidéo du cannabis castle ( je pense que c'est bien celle dont parle l'article, Nevil en 'ghost' à 8m25 , présence de Jack Herer et présentation de la JH) Le mâle Haze C Les Hazes 5C ( Northern Lights#5 x Haze C) et 5A ( Northern Lights#5 x Haze A) , par contre je sais plus qui est qui: (source: forum Mrnice pour les 3 photos ci dessus) Des éléments de l'affaire : 1990 Affidavit of Prosecutor.pdf 1994 Affidavit of Anthony Ray Cogo Nevil Snitch.pdf 1994 Affidavit of Prosecutor.pdf pixenvrak: Ray 'the snitch' Cogo Sous sol du Cannabis Castle (source des 3pdf et photo ci dessus : McCormick@THCfarmer) Un extrait (google book, donc pas toute les pages dispo) de "l'international law reports" : https://books.google.fr/books?id=uXSgohJ1LLwC&pg=PA184&lpg=PA184&dq="Charles+Benjamin+Frink"+cannabis&source=bl&ots=FGy-vfiaL1&sig=ACfU3U3q5ta4KwN4LSLgfuDA0HsxM4k4og&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwj3s_PMtIDiAhUjsaQKHbmeDqQQ6AEwAHoECAAQAQ#v=onepage&q="Charles Benjamin Frink" cannabis&f=false (instant autopromo) : les vieux catalogues de TSB/Sensi Seed: Spécial4indi Fiou, finit , malgré plusieurs relectures (écriture à l'arrache dans bloc-note et relecture sous word^^) , il reste surement des fautes, mais il y a surtout certains passages que j'ai eu du mal à traduire/adapter, hésiter pas à proposer une meilleur traduction Thx Indi pour le feu vert Bonne lecture. A+
  37. 1 point
    La revue Théma de l’OFDT (Observatoire français des drogues et des toxicomanies) vient de consacrer un numéro spécial aux « Mutations du marché du cannabis en France. Produits, approvisionnement, nouvelles pratiques ». Ce numéro a été réalisé par Michel Gandilhon, Stanislas Spilka et Caroline Masson. Les auteurs-es y décrivent les grandes évolutions et les nouvelles pratiques à partir d'un ensemble de données quantitatives et qualitatives. Cette « demande d'herbe croissante », comme l’écrivent les auteurs-es, est alimentée essentiellement via une culture de masse en provenance des Pays-Bas et de plus en plus d’Espagne. La production hexagonale est dominée par de petites cultures réalisées par des « amateurs » qui ne couvrent pas l’ensemble de la demande intérieure. Cependant, les réseaux traditionnels de revente, plutôt spécialisés dans le commerce de la résine, tendent de s’adapter à ces nouvelles réalités en commercialisant des variétés de plus en plus diversifiées d'herbe, voire de produits dérivés, et en développant leurs propres structures de production. En regard, depuis quelques années, la production marocaine de résine connaît elle aussi des bouleversements, notamment en termes de variétés cultivées, sur fond de modernisation des techniques agricoles, qui permettent la fabrication de produits plus diversifiés et plus riches en principe actif. Source: seronet.info
  38. 1 point
    Neuf mois après la légalisation du cannabis récréatif au Canada, le gouvernement fédéral a annoncé jeudi l'entrée en vigueur d'une loi simplifiant l'obtention d'une amnistie pour les personnes ayant déjà été condamnées pour possession simple de cette drogue. Le ministre canadien de la Justice, David Lametti, se préparant à témoigner devant la commission parlementaire de la Justice, à Ottawa, le 21 février 2019. Photo d'archives REUTERS/Chris Wattie Les demandes d'amnistie ou de suspension de casier judiciaire sont désormais gratuites, se font par le biais d'un formulaire en ligne, et leur traitement sera accéléré, a annoncé le ministre canadien de la Justice David Lametti. Une demande d'amnistie coûtait auparavant 631 dollars canadiens (430 euros) et son traitement pouvait prendre de 5 à 10 ans. L'amnistie pourrait concerner 250.000 personnes, a précisé M. Lametti. Elle bénéficiera en particulier aux "communautés marginalisées", a poursuivi le ministre, étant donné que l'ancienne loi "a eu un impact disproportionné sur elles par le passé", en les empêchant souvent d'occuper un emploi ou de trouver un logement. Les étrangers condamnés au Canada sont aussi éligibles à cette amnistie. Avant que le Canada ne devienne le deuxième pays au monde à légaliser le cannabis récréatif le 17 octobre 2018, les personnes arrêtées pour possession simple encouraient jusqu'à six mois de prison et une amende de 1.000 dollars (681 euros). L'amnistie "ne garantit pas à une personne le droit d'entrer dans un autre pays ou d'obtenir un visa étant donné que les pays étrangers ne sont pas liés par les lois canadiennes", a cependant souligné de son côté le ministère de la Sécurité publique. Source: lorientlejour.com
  39. 1 point
    Le cannabis renferme des antidouleurs 30 fois plus puissants que l'aspirine Publié le 29/07/2019 à 10h25 Lire la bio Céline Deluzarche Journaliste Classé sous :antalgique , cannabis , antidouleur De multiples bienfaits ont déjà été attribués au cannabis : il permettrait de lutter contre la dépression, les douleurs chroniques, aurait des propriétés anticancéreuses et pourrait même améliorer la vision nocturne. La plupart de ses propriétés apaisantes et antalgiques sont dues à deux substances actives contenues dans la feuille de cannabis, le tétrahydrocannabinol (THC) et le cannabidiol (CDB). Mais des chercheurs de l'université de Guelph (Canada) ont découvert deux molécules, la cannflavine A et la cannflavine B, qui auraient un effet anti-inflammatoire 30 fois plus puissant que l'aspirine, révèlent-ils dans une étude parue dans Phytochemestry. Ces flavonoïdes, uniques au cannabis sont en réalité connus depuis les années 1980, mais comme ils sont présents en très petite quantité par rapport aux autres composés (à peine 0,14 % du poids de la feuille), ils n'avaient pas trop intéressé le milieu médical. La cannflavine A et la cannflavine B sont présentes en petite quantité dans le cannabis et possèdent un puissant effet anti-inflammatoire. © Kevin Rea at al, Phytochemestry, 2019 Tariq Akhtar et ses collègues ont aujourd'hui identifié les gènes responsables de la fabrication des cannflavines, ce qui pourrait permettre leur biosynthèse et amener au développement de futurs médicaments antidouleurs. « Contrairement aux antalgiques actuels, les cannflavines n'entraînent pas d'effets secondaires », assure Tariq Akhtar. On sait par exemple que le paracétamol est toxique pour le foie et que l'aspirine augmente les risques d'hémorragie et que les AINS sont néfastes pour le cœur. Ces molécules pourraient également constituer une alternative intéressante aux opioïdes car elles agissent à la source même de l'inflammation et non au niveau des récepteurs du cerveau. Les chercheurs ont d'ores et déjà déposé un brevet pour un futur développement commercial. Deux nouvelles molécules antidouleur ont été identifiées dans le cannabis. © lvnl, Fotolia https://www.futura-sciences.com/sante/breves/antalgique-cannabis-renferme-antidouleurs-30-fois-plus-puissants-aspirine-976/ Hola ! ... et deux molécules en plus de toutes celles qui n'ont pas encore révélé leurs potentiels ! J@h+
  40. 1 point
    Bonjour Ce week-end se tenait la première HempExpo du Luxembourg. A Dudelange pour être précis, ancienne ville métallurgique / sidérurgique. La foire est située dans une friche industrielle. Elle est principalement dédié au CBD, bien être etc... Pas de matériels, trimmer de folie etc ici. La foire a débuté avec une conférence de présentation suivie d'un topo historique de la prohibition et du cannabis par Frenchy Canolli. Le lendemain il animera un de ses ateliers hash (avec pour base du CBD) Un petit tour des stands? Allez zou! Quelques têtes connues..^^ Une partie de l'équipe French Touch Seeds est présente sur la foire avec la petite sœur de FTS, French Flavor. J'ai eu l'occasion de gouter la thin mint.... Miam. Il y avait l'équipe de Weed Paradise aussi, nous avons pu découvrir un distributeur automatique de CBD. L'équipe de Sixty8, des Suisses qui produisent une fleur CBD de grande qualité. J'ai été étonné de retrouver les vrais saveurs de variétés connues comme la JackHerer, la pineapple, la lemon etc Je regrette de ne pas avoir pu en travailler une ou deux en macro.. Une prochaine fois surement Un peu plus loin on retrouve l'équipe de Pop CBD, avec des infusions au chanvre, des miels aromatisés etc. Voila, on est sur un salon bien-être, détente. Il est intéressant de voir des fleurs de qualité aussi à des tarifs plus acceptables allant de 5 à 10€ le gr. Beaucoup de produits corporels, crèmes, pour massages, huiles et alimentaires. Ça se diversifie bien et commence à rentrer dans les mœurs. Un salon qui débute mais avec le changement de législation au Luxembourg, il faut s'attendre à une évolution de celui ci pour coller au plus près des besoins, demandes des consommateurs. Je vous laisse avec un spoiler plein de photos et reste disponible pour répondre à vos questions.
  41. 1 point
    Rencontre avec les tenanciers de coffee shops à Bréda, tous furieux contre la législation actuelle qui interdit la production du cannabis vendu dans leurs échoppes. « Une brèche pour les organisations criminelles », mais la commune est engagée dans une expérimentation qui doit tenter de couper l’herbe sous le pied des mafieux. Photo: Les coffee shops aux Pays-Bas sont juste tolérés dans le droit hollandais. Pire : la vente au détail est acceptée, mais pas la production de cannabis. Les coffee shops doivent donc se fournir (secrètement) en marchandise illégale. - Sylvain Piraux Il pleut ce midi sur Bréda, ville des Pays-Bas située à une heure de Thalys d’Anvers. Nous sommes en pleine semaine, à peine sorti de la torpeur de la matinée, mais le coffee shop Fly’n’hy est ouvert. Et bien rempli. Toutes les tables sont occupées, ainsi que le comptoir. Une odeur de cannabis s’échappe des portes grandes ouvertes sur la rue. Le parfum vénéneux de la « beuh » se mélange à l’atmosphère humide de la ville. De petits groupes (surtout des hommes) fument des joints en sirotant des boissons sucrées dans une ambiance « lounge ». Un serveur nous prend à l’écart. Merlyn a un débit verbal de mitraillette. On le lance sur le sujet de la législation : « C’est fou ! On a faux du début à la fin. Nous, aux Pays-Bas, nous nous croyions progressistes. Mais ça, c’était il y a vingt ans. Aujourd’hui on se croirait de retour au Moyen-Âge », s’emporte le jeune employé du Fly’n’hy. Dans le viseur de Merlyn, l’angle mort de la législation néerlandaise sur les drogues douces : la « back door », ou porte de derrière en français. Cette expression désigne « le » problème des coffee shops. Célèbres dans le monde entier – on se presse tous les week-ends à Amsterdam pour visiter la ville et parfois fumer un petit cône… – ils ne sont pourtant que tolérés dans le droit hollandais. Pire : la vente au détail par les coffee shops agréés est acceptée, mais pas la production de cannabis. Les coffee shops doivent donc se fournir (secrètement) en marchandise illégale. C’est le problème de la « back door » de ces établissements. Ce qui rentre par la porte arrière est frappé d’un tabou. « On crée les conditions de notre illégalité » Nous vendons environ 100 grammes par jour ici, c’est impossible de n’avoir qu’un si petit stock. On crée les conditions de notre illégalité « La “weed” est totalement illégale jusqu’à ce que je la vende à un client, à raison de cinq grammes maximum par jour et par personne. Ce faisant, nous créons des démons », analyse Merlyn. Amnesia, White Widow, Lemon Haze… la liste des variétés d’herbe est longue. Le prix est similaire pour toutes : de 10 à 15 euros le gramme. « Nous avons le droit de disposer de 500 grammes de stock dans les coffee shops. Mais nous en vendons environ 100 grammes par jour ici, c’est impossible de n’avoir qu’un si petit stock. On crée les conditions de notre illégalité. » Les griefs s’accumulent : « Il n’existe aucun contrôle qualité », « les producteurs veulent seulement faire de l’argent »… N’en jetez plus, pour le serveur du Fly’n’hy, « cette législation est très étrange… » La production est-elle vraiment illégale ? Poursuit-on réellement ces Néerlandais à la main verte qui alimentent les quelque 570 coffee shops du pays ? La réponse est oui, selon les autorités. « Chaque année, entre 4.000 et 5.000 plantations sont démantelées (4.670 en 2017, 3.913 l’année dernière…) », rapporte Pieter Tops, professeur en administration publique à l’Université de Tilburg et enseignant à l’Académie de Police des Pays-Bas. « Et chaque année aussi, quelques centaines de personnes sont expulsées de chez elles pour culture illégale de chanvre. » « Les gouvernements régionaux et fédéral exercent un travail de sape », assure Eric Passchier, porte-parole de la police de Zélande / Brabant septentrional. « Notre travail de sape est un concept large qui dépasse la criminalité liée aux drogues douces. Cela concerne l’ecstasy et d’autres drogues dures, les gangs de motards, mais aussi les menaces envers les politiciens et bien plus encore… La police conduit naturellement ses propres recherches contre la production et l’import-export de drogues. » La simple possession de plus de 5 grammes d’herbe ou de haschisch sur soi est punissable de 3.500 euros d’amende. Organisations criminelles Les coffee shops eux-mêmes sont soumis à des règles strictes : un stock maximal, une prolongation des licences tous les cinq ans devant les autorités communales… Margriet van der Wal et Ed Pattche nous reçoivent dans l’arrière-boutique du coffee shop « Het Paradijs », en plein centre de Bréda. La première préside l’association ABC, sorte de groupe de pression des coffee shops de la ville ; le second possède le « Paradijs ». « Les pouvoirs politiques ne sont pas fiers du succès des coffee shops », embraye Margriet van der Wal. « Et pourtant c’est bien un succès : les consommateurs préfèrent la qualité du produit, être bien conseillés, ne pas être intimidés comme lorsqu’ils achètent à des dealers de rue. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle beaucoup de Français et de Belges préfèrent venir se fournir aux Pays-Bas. Les coffee shops sont un succès aussi du point de vue sanitaire, puisque leur création remonte aux années 1960, lorsqu’on a séparé dans la loi drogues douces et dures. » Le gouvernement a tellement poursuivi les petits cultivateurs qu’il a créé une brèche pour les groupes criminels La présidente d’ABC déroule les règles auxquelles s’attachent les coffee shops : « Pas de publicité, pas de vente aux mineurs, pas de nuisances pour le voisinage… » La présidente du groupe de pression en a assez du problème de « back door » : « Le gouvernement a tellement poursuivi les petits cultivateurs qu’il a créé une brèche pour les groupes criminels, capables avec leurs réseaux de gagner jusqu’à 300.000 euros par jour. » Tournant le dos aux écrans de surveillance de la boutique, sur lesquels on distingue le flot continu des échanges « argent contre Marijuana », Ed Pattche opine du chef. Le patron se roule un pétard. « Nous, on l’achète à des petits cultivateurs et à des sortes de représentants de commerce », se rassure le patron. Vraiment ? « La plupart, je suis sûr que ce ne sont pas des groupes criminels. » Tout est dans la locution « la plupart »… « Je ne peux pas être certain des personnes à qui j’achète », finit par reconnaître le patron aux bras tatoués. « Mais les criminels produisent beaucoup de kilos et la conséquence directe est une baisse de la qualité de l’herbe, c’est pour cela que je ne pense pas être fourni par ces groupes. » Projet test, « véritable challenge » Consciente du problème, mais divisée sur la question du cannabis récréatif, la classe politique néerlandaise a enfin pris le chemin d’une réforme du système. Lors d’une phase de test qui doit débuter en 2020, dans une dizaine de villes des Pays-Bas (dont Bréda), la vente de cannabis sera encadrée du cultivateur au consommateur. Les coffee shops de la ville voient ce test d’un bon œil. Margriet van der Wal résume les attentes de chacun : « Le gouvernement espère frapper au portefeuille les groupes criminels et nous espérons que nos commerces deviennent enfin “normaux” ». Elle reconnaît que la réussite de ce test sera « un véritable challenge ». Le cannabis aux Pays-Bas, sur la route de la «back door» Les coffee shops des Pays-Bas sont autorisés à disposer d’un stock de 500 grammes de cannabis. - Sylvain Piraux Nous quittons l’arrière-boutique du « Paradijs » pour rejoindre un autre coffee shop de la ville, « Le Baron ». La vitrine est occultée par des cactus et une fumée blanchâtre flotte à l’intérieur. La porte donne sur un couloir qui mène droit vers le comptoir. La plupart des clients font la file (qui ne désemplit pas) et repartent avec quelques grammes sous forme de pacsons d’herbe, d’une barrette de hasch ou de joints pré-roulés. Le commerce est tellement entré dans les mœurs que l’on paye bien souvent par carte bancaire. Certains passent la porte de la salle attenante et fument avec des amis. C’est ici que l’on rencontre Pari, 23 ans, et son amie Eva, 19 ans seulement. « On aime bien venir ici se détendre après une journée stressante », affirme la plus jeune, étudiante à Bréda. Que pense-t-elle de l’absence de traçabilité du stupéfiant qu’elle consomme ? « C’est vrai qu’au début on se pose des questions, on craint que le cannabis qu’on achète enrichisse des mafias… Mais honnêtement vous tirez une taffe et vous n’y pensez plus ! », lance cette grande blonde dans un sourire. « Vous voulez essayer ? » Touristes interdits Le patron ici, c’est Rick Brand. Un type immense, sweat à capuche sur les épaules. 10 ans qu’il possède « Le Baron ». Il n’a ni peur des photographes, ni des journalistes, qu’il reçoit souvent dans son établissement. « Si vous écoutez les gens, 70 % sont pour réglementer la “back door”. Dans une vraie démocratie, il y a longtemps qu’on aurait changé la loi », râle le boss. Fervent partisan de la phase de test qui prévoit de légaliser tout le processus, l’homme a un discours militant. A ses yeux, le cannabis n’est même pas une drogue. Plutôt un médicament. Il a même financé à ses frais un documentaire vantant les vertus de cette plante contre le cancer. Le businessman assure que « les politiciens exagèrent la criminalité » dans le milieu des producteurs. Ce qui lui importe plus que tout, c’est la qualité du produit qu’il revend : « Je ne peux pas vraiment garantir cette qualité, c’est un problème. J’ai investi dans des microscopes très onéreux (3.000€ pièce), c’est l’un des seuls moyens que j’ai trouvé pour vérifier. Souvent, le cannabis est trop fort. Et parfois, il est mélangé à des produits de coupe très mauvais. Je le fume aussi pour contrôler la qualité, mais c’est désastreux pour ma santé. » Rick Brand peste aussi sur la décision de sa commune d’interdire aux coffee shops de vendre aux étrangers. Avant 2012, les Belges et les Français représentaient la majorité des clients ! « C’est absurde parce que si vous allez à Tilburg, à quelques kilomètres à peine, ils acceptent tout le monde. Le cannabis devrait être pour tout le monde ! » Parole de chef d’entreprise. Paul Depla, maire de Bréda: «Mon message au bourgmestre d’Anvers» Mis en ligne le 29/04/2019 à 06:00 Par Louis Colart et L.Co. Le travailliste Paul Depla dirige la ville de Bréda. « Je ne fume pas de joints », assure l’édile. Il l’assure, « je suis très heureux que le gouvernement ait encadré la production et la vente d’alcool, je pense que nous devons faire de même avec le cannabis. » Depla : « Penser que l’on peut interdire cette consommation, c’est la même chose que penser qu’on peut interdire l’alcool. C’est une illusion. » - Sylvain Piraux Paul Delpa, le maire de Bréda plaide pour l’encadrement de l’ensemble du business du cannabis Que pensez-vous du modèle néerlandais ? Quand vous regardez le système, il est assez hypocrite. Vous donnez une licence aux coffee shops pour vendre du cannabis ; les citoyens sont autorisés à acheter ce cannabis ; mais il est interdit de produire du cannabis. Si d’un côté vous autorisez la vente de cannabis et de l’autre vous interdisez sa production, vous obtenez un résultat certain : vous aurez un marché noir. Le cannabis vendu dans les coffee shops ne tombe pas du ciel, il ne vient pas du paradis… Il y a pourtant un coffee shop à Bréda qui s’appelle « Het Paradijs »… (rire) C’est sans doute l’exception à la règle. Le résultat de ce système hypocrite du gouvernement néerlandais, c’est le développement rapide d’un marché dominé par des organisations criminelles, qui ne recherchent que l’argent et le contrôlent par la violence. De nombreux Néerlandais sont plus ou moins impliqués dans une organisation criminelle. Tout cela parce que le gouvernement a oublié de réguler la « back door » des coffee shops. Concrètement, quels sont ces problèmes pour l’ordre public ? Avant d’être le bourgmestre de Bréda, j’étais celui de Heerlen (commune située à l’est de Maastricht, à la frontière allemande, NDLR). Chaque année, je devais démanteler plus de 140 plantations de « weed ». Malgré notre détermination, nous savons que nous ne les démantelons pas toutes. Mais cela illustre l’étendue de l’infiltration du marché noir dans une ville comme Heerlen (90.000 habitants, NDLR). Si vous regardez à Bréda, l’année dernière, un jeune homme a été abattu dans l’appartement où il dealait. En 2015, dans notre région, il y a eu 15 meurtres par balle, neuf étaient liés à l’industrie de la drogue. Certains incendies sont causés par des plantations illégales : les assureurs estiment qu’un incendie de maison sur cinq est causé par une plantation illégale. Votre ville est l’une des six à dix communes candidates pour faire partie de la phase de test pour légaliser l’entièreté de la chaîne de production. En effet. Le gouvernement des Pays-Bas va délivrer, à environ 10 entreprises, des licences pour produire le cannabis. Ces firmes ne produiront que pour les coffee shops. Enfin, les coffee shops ne pourront vendre que le produit de ces entreprises. Le processus fonctionnera en circuit fermé. Quand allez-vous commencer ? Nous espérons que le Parlement autorisera l’expérimentation avant l’été 2019. Ensuite, nous aurons un temps de mise en place. Il faudra compter une année. Quels sont les problèmes rencontrés au cours de la mise en place de cette expérimentation ? Premièrement, la difficulté pour réunir un soutien politique suffisant. Au niveau national, certains partis sont diamétralement opposés sur la question des drogues douces. Au niveau local, nous voyons les choses différemment, car nous observons clairement les ennuis causés par le système actuel. Deuxièmement, ce qui est compliqué, c’est la préexistence du marché illicite. Ce marché offre à certains de très confortables revenus. Et les patrons de ce marché vont le perdre lorsqu’on va passer d’un modèle illégal à un modèle encadré. Comment vont réagir ces « green mafias » ? Les organisations qui profitent du système actuel vont forcément réagir aux changements que nous préparons en ce moment. Mais comment… ? Vous êtes inquiets à ce sujet ? Nous devons nous en inquiéter. Nous n’avons pas d’écho pour l’instant, mais on peut s’attendre à des réactions et il faut y être préparé. Pourquoi avoir décidé, à Bréda depuis 2012, d’interdire la vente de cannabis aux étrangers ? Nous estimons que les coffee shops sont destinés au marché local. En Belgique, le cannabis est interdit. Si les Belges peuvent venir acheter du cannabis chez nous, il n’y a plus d’intérêt à mettre en place des lois pour le consommateur belge. Pourtant, c’est possible dans d’autres villes. À commencer par Amsterdam. Oui, mais c’est une autre histoire. Amsterdam n’est pas une ville située à proximité d’une frontière. Les touristes passent le week-end à Amsterdam et ensuite entrent dans un coffee shop. Ce qu’il se passait à Bréda, mais aussi à Maastricht, c’était que des gens venaient en voiture d’Anvers, Gand ou Liège… pour se rendre dans les coffee shops et immédiatement repartir. Après avoir acheté ou fumé. Ce tourisme a causé énormément de problèmes dans nos villes. Les coffee shops répondent à un besoin local. Ils ne sont pas destinés à résoudre les problèmes belges. J’imagine bien que c’est intéressant pour les coffee shops d’avoir davantage de consommateurs, mais ce n’est pas ma priorité. Ils génèrent suffisamment de bénéfices, je n’ai pas à me soucier de ça. La situation serait-elle plus simple si la Belgique décidait de légaliser le cannabis ? Bien sûr ! Penser que l’on peut interdire cette consommation, c’est la même chose que penser qu’on peut interdire l’alcool. C’est une illusion. Tâchons de le contrôler plutôt que l’interdire. C’est aussi mon message au bourgmestre d’Anvers, Monsieur De Wever : il est installé en face d’une industrie nationale de bière, la Brasserie De Koninck ; si vous regardez à l’aspect de santé, boire de l’alcool est bien plus nocif que fumer du cannabis. Si l’on se soucie vraiment de la santé publique, entamons un débat sur les drogues les plus dangereuses : par exemple, le tabac et l’alcool. Pas le cannabis, qui est même un médicament. Soyons honnêtes : en Belgique, beaucoup de gens en consomment. En France, Etat avec une tolérance zéro, beaucoup de gens fument de l’herbe. Bien entendu, le meilleur choix serait que personne n’en consomme, idem pour l’alcool. Mais quel est le meilleur deuxième choix ? Réguler la vente et la production pour que les organisations criminelles ne profitent pas de ce marché, ou bien le livrer aux criminels et à la rue ? Soyez honnêtes et regardez les problèmes en face, plutôt que de faire comme Don Quichotte combattant les moulins. Pieter Tops: «La majorité du cannabis vendu dans les coffee shops est d’origine criminelle» Mis en ligne le 29/04/2019 à 06:00 Par L.Co. Pieter Tops est un professeur néerlandais d’administration publique à l’Université de Tilburg et enseignant à l’Académie de police des Pays-Bas. Il travaille principalement sur la démocratie locale et la lutte contre la criminalité. Pieter Tops. - D.R. Pour Pieter Tops la façon d’encadrer au mieux le secteur du cannabis c’est un cadre au niveau international et « une lutte efficace contre les organisations criminelles du secteur ». Quelle sont les connexions entre les organisations criminelles de Belgique et des Pays-Bas actives dans le secteur du cannabis ? La production et le commerce de cannabis en Belgique sont sous contrôle des organisations criminelles néerlandaises depuis longtemps. Mais, plus récemment, des organisations belges en particulier ont repris en main la distribution sur le marché de leur pays, selon l’Institut de recherche international sur les politiques criminelles. Le cannabis produit illégalement en Belgique alimente-t-il partiellement les coffee shops néerlandais ? C’est tout à fait possible. D’autant plus si la production illégale en Belgique est sous contrôle des organisations criminelles néerlandaises. Combien d’efforts et d’argent coûte la lutte contre la production illégale de cannabis à l’Etat néerlandais ? Nous n’avons aucun chiffre fiable à ce sujet… A-t-on une idée de la part du cannabis vendue dans les coffee shops qui serait issue d’organisations criminelles ? C’est sans aucun doute la grande majorité du produit vendu, même si aucun pourcentage ne peut être avancé. Les personnes qui militent pour un encadrement du secteur du cannabis par les Etats avancent que cela permettrait d’affaiblir le crime organisé. En est-on certain et sous quelles conditions cela fonctionnerait-il ? Cela fonctionnerait si nous mettions en œuvre deux conditions indispensables. La première serait d’encadrer le secteur du cannabis récréatif au niveau international ; la seconde de lutter considérablement contre les organisations criminelles du secteur. Et ce malgré l’encadrement. Jonathan Pfund, de la police fédérale: «Des organisations criminelles délocalisent en Belgique» Mis en ligne le 29/04/2019 à 06:00 Par L.Co. Jonathan Pfund est attaché de presse à la police fédérale belge. Jonathan Pfund. - D.R. Les marchés du cannabis aux Pays-Bas et en Belgique sont-ils liés ? Et comment ? Les marchés sont bien entendu intrinsèquement liés, que ce soit au niveau de la production, de la distribution ou de la consommation du cannabis. En ce qui concerne la production, de nombreux producteurs néerlandais utilisent le territoire belge afin de produire du cannabis. Et ce, en raison notamment de la concurrence féroce entre organisations criminelles néerlandaises. Les organisations criminelles qui font pousser du cannabis en grande quantité sur le territoire belge destinent-elles leur marchandise uniquement au marché belge ? Il est certain qu’une partie importante de la production réalisée en Belgique est vouée à l’exportation, essentiellement vers les Pays-Bas. Il est très difficile d’estimer l’importance de cette production mais l’on peut encore raisonnablement affirmer qu’au plus grande est la taille d’une plantation, au plus grandes sont les chances que la production de cette plantation soit destinée à l’exportation, y compris en vue d’une distribution au sein des coffee shops, il s’agit d’une possibilité qui ne peut être exclue. Le fait que les coffee shops soient tolérés aux Pays-Bas, mais pas la production de cannabis, complique-t-il le travail policier des pays voisins ? Il est un fait que l’existence de ce réseau de distribution particulier a une influence en termes de criminalité en Belgique. Bon nombre de consommateurs belges se rendent ainsi aux Pays-Bas en vue d’y acquérir des stupéfiants, générant un flux illégal de drogues entre nos deux pays. Pour ce qui concerne la production, le marché du cannabis néerlandais fait l’objet d’une concurrence féroce ce qui conduit certaines organisations à délocaliser leurs sites dans les pays voisins, dont la Belgique. Source: plus.lesoir.be On en parle sur le forum
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    L'histoire du légendaire château hollandais du cannabis Par Indi-Punky, dans Proposez vos News ! Photo:The Dutch Cannabis Castle en 1995 Remontons dans le temps et visitons le terrain de reproduction néerlandais mythique de Schoenmakers & Sensi Près de la ville néerlandaise de Nimègue sur les rives de la rivière Waal se trouve un petit village appelé Carême. En bordure de la ville, juste à côté de la digue, une grande villa fut construite vers 1890 par un riche marchand local nommé Wouter Rijnders. Il possédait un moulin à vent, une brasserie et une usine de production de colle et de vinaigre. Dans le grand sous-sol de son manoir, il installa une autre brasserie. Des décennies plus tard, ce magnifique bâtiment devait devenir le château de cannabis. Steven Hager, ancien rédacteur en chef de High Times, a trouvé le nom dans son histoire de couverture classique "Inside Cannabis Castle: L'histoire incroyable de l'homme qui serait roi du cannabis", publié en 1987. Il y a trente ans, les lecteurs ont été initiés au mythique et mystérieux sélectionneur de graines, Nevil Schoenmakers, qui dirigeait depuis près de trois ans son entreprise The Seed Bank depuis le manoir. Hager a écrit: En quelques années, Nevil a fait une transformation incroyable, de junkie sans le sou à entrepreneur riche. Bien qu'il soit un homme d'affaires efficace et efficient, la marijuana est son affaire, donc les choses se passent un peu différemment ici que dans la plupart des entreprises. Par exemple, des buds résineuse de cannabis exotiques sont éparpillés au hasard dans la pièce, tout comme de gros morceaux de haschich et des sacs remplis de graines. Schoenmakers était un pionnier absolu, sa banque de graines étant la première en son genre aux Pays-Bas et probablement en Europe. La meilleure chose étant que son entreprise était entièrement légale; les lois néerlandaises sur les stupéfiants prévoient une exemption si le cannabis est cultivé uniquement pour la production de semences, avec la Convention unique des Nations unies sur les stupéfiants de 1961 stipulant: La présente Convention ne s'applique pas à la culture de la plante de cannabis à des fins industrielles (fibres et semences) ou à des fins horticoles. Schoenmakers en profita pleinement et utilisa le grand sous-sol du château pour élever de nouvelles variétés fantastiques, tandis qu'une petite publicité qui se déroulait dans High Times faisait le reste. Selon Hager: Chaque jour, des lettres se déversent dans la boîte postale des [Schoenmakers], des lettres contenant des dollars américains emballés dans du papier carbone pour éviter d'être repérés. L'argent est pour les graines. Pas les graines de pot ordinaires, mais les meilleures, les plus puissantes graines sur le marché, les graines qui pousseront des bourgeons gargantuesques dégoulinant de résine, les graines qui coûtent entre 2 $ et 5 $ chacune. Des milliers et des milliers d'Américains ont acheté ces graines. Il ne fallut pas longtemps avant que l'autre grand pionnier néerlandais du cannabis, Ben Dronkers de Sensi Seeds, fasse équipe avec Schoenmakers. Le Cannabis Castle devint l'épicentre de l'empire Dronkers; Le fils aîné de Ben, Alan, y a vécu de 1990 à 2007, et c'est là que des variétés classiques comme la Jack Herer et la Black Domina ont été créées dans les salles de culture du sous-sol du château. En effet, les années 90 représentaient un âge d'or pour le cannabis aux Pays-Bas; l'industrie prospérait et le contrecoup répressif du gouvernement conservateur n'avait pas encore commencé. Pendant la visite, une femme aimait s'asseoir dans une brouette remplie de graines. Eh bien, qui ne le ferait pas? Cannabis Castle: un regard intérieur avec des photos exclusives et restaurées En 1994 et 1995, la famille Dronkers a offert aux participants de la High Times Cannabis Cup à Amsterdam la possibilité de visiter le Cannabis Castle dans le cadre d'une tournée spéciale. J'ai eu la chance de participer à l'une de ces tournées uniques en 1995. Ce fut une expérience vraiment inoubliable. Le voyage d'Amsterdam, dans un autocar de luxe rempli de stoners américains, était mémorable en soi. Nous sommes arrivés tard dans l'après-midi, des torches et des paniers de feu alignés le long du chemin vers l'entrée du château. Nous avons été accueillis par le personnel de Sensi vêtu d'un costume complet du 17ème siècle, avec des perruques en poudre et des cols raides. Certains d'entre eux tenaient des plateaux d'argent avec des joints pré-roulés et des bourgeons de première classe. En 1995, la souche Juicy Fruit était cultivée dans le sous-sol Le bâtiment lui-même était frappant dans son élégance, orné de vitraux et de hauts plafonds. Les chambres avaient des canapés et des sièges confortables, et une collection de lithographies de Picasso représentant des hommes et des femmes fumant accrochés aux murs. Il y avait de la nourriture délicieuse, des énormes bongs et probablement les tout premiers vaporisateurs que j'ai jamais rencontrés. Ben Dronkers a prononcé un excellent discours, expliquant à quel point le Cannabis Castle était important pour l'élevage de nouvelles variétés avec des génétiques du monde entier. Nous avons eu droit à une visite guidée des donjons du château et nous sommes émerveillés par les salles de culture entièrement automatisées, remplies de plantes de cannabis incroyables. J'ai encore une copie de la vidéo VHS de la tournée 1994 Cannabis Castle qui a été donnée à tous les participants, et peut maintenant être vu sur YouTube. Vérifiez-le ci-dessous: Plus tard, Schoenmakers et Dronkers ont cessé leurs relations de travail. Schoenmakers est depuis retourné dans son pays natal, l'Australie, où il serait membre du conseil d'administration de la société de biotechnologie Stem Cell United alors qu'il fait son entrée sur le marché de la marijuana médicale. Mais qu'est-il arrivé au Cannabis Castle? Pour le savoir, j'ai rattrapé le fils de Ben Dronkers, Alan, pour une discussion exclusive. Alan Dronkers participe à la conférence internationale sur le cannabis à Berlin en 2017 Alan Dronkers de Sensi Seeds dit tout: BigBudsMag: Qui vit maintenant dans le Cannabis Castle? Alan Dronkers: La banque génétique et le maintien de la collection génétique sont toujours là et sont maintenant gérés par HempFlax, non loin du château. Depuis mon départ en 2007, [Sensi Seeds] est toujours dans le château, mais personne n'y habite plus. BBM: Quand et pourquoi Sensi a-t-il cessé d'élever et de produire des graines au château? AD: La loi a changé en 1998, rendant la culture et l'élevage difficiles. Heureusement, un permis a permis de garantir que la collection génétique puisse être maintenue. L'élevage et la production de graines ont dû se dérouler dans un endroit différent et avec une méthode différente, mais ne s'est jamais arrêté. BBM: Que signifie le Cannabis Castle pour vous? AD: Regardez la vidéo. Tous ceux qui font partie du monde du cannabis - y compris ceux qui font maintenant du gros aux États-Unis - étaient présents, ainsi que les héros qui ne sont plus parmi nous. Le château a fait un grand impact et les répliques peuvent être ressenties à son époque. C'était et c'est toujours un endroit très spécial. Après mon départ, il a été restauré et il est toujours maintenu. Le Cannabis Castle a été le point de départ de collecte de nombreuses souches importantes, qui sont encore cultivées et appréciées, ou ont été la base d'un développement ultérieur. BBM: Quel est ton meilleur souvenir du château? AD: J'ai beaucoup de bons souvenirs des nombreux personnages qui sont venus visiter et de la culture et de l'information que nous avons partagées. C'était un lieu de culture du cannabis, tout comme le Hash, Marihuana & Hemp Museum . Les rêves et le début de HempFlax, notre compagnie de chanvre, sont là. À bien des égards, c'est la place des racines, et ce ne sont pas seulement les clones qui s'enracinent bien. Par Derrick Bergman Source: bigbudsmag.com
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    Bonjour Toujours dans le cadre de notre séjour au Pays bas, nous avons souhaité rencontrer certains patrons de coffee. Poser quelques questions, gouter quelques spécialités...^^ Nous allons donc commencer par The 1eHulp Coffeeshop. Il est situé au 194 de Marnixstraat A un peu moins de 20 min a pied du centre d'Amsterdam, dans une zone moins touristique que le quartier rouge, vous serez accueilli par Mo et Larby sans oublier Ms Rizzla (le chat du coffee). Nous ne sommes bien entendu pas arrivés les mains vides: L'ambiance du coffee est un savant dosage de bouddhisme intégré dans un cadre oriental. Vous trouverez de tout pour vous poser. Banquettes, niches, fauteuils etc.. tout est là pour vous satisfaire. Passons maintenant a ce qui nous intéresses au final, la carte! La carte des boissons et autres grignotages en cas de munchies aigüe! Le menu!! Il y en a pour toutes les bourses et tout les gouts. La qualité des produits et la rareté de certains est intéressante. Loin des herbes coupées trop jeunes du quartier rouge, ici vous allez tomber sur du lourd. Je reviendrais sur l'aspect rareté plus tard. La plupart des produits présents mettraient une claque à pas mal de consommateurs habitués. Notre hôte nous a accueillis avec un plateau de dégustation de choix: Strawberry sour diesel, Thin mint cookies, Lemon kush, Pineapple express ainsi que du zero zero. Et en détail: Strawberry Sour diesel: Certainement la plus forte de tout le plateau, une claque sur les yeux qui se ressent direct et cela malgré la consommation d'autres herbes depuis le début de la journée. Niveau gout, le Sd est dominant, le coté strawberry ressort en fond de bouche / palais. Thin Mint Cookies: La découverte gustative du moment, une fraicheur en bouche assez surprenante, le coté Thin Mint sans le gout de la menthe. Très agréable, herbe de journée. Lemon Kush: Fort gout de lemon et odeur terreuse classique du kush. Très agréable, bonne herbe de journée. Pineapple Express: Rien a dire dessus, rien de transcendant niveau gout effets etc. Bonne mais sans plus. Grosse attente du gout pineapple mais non, un coté floral se dégage en expiration. Le zéro zéro: Un classique, de très bonne qualité. Au gout il est agréable comme un bon marocain, il gratte un peu la gorge, il est très sec. Nous avons décidé de ne pas nous arrêter en si bon chemin, tant qu'a faire autant prendre ici plutôt que dans les coffee du centre. Sont donc venu s'ajouter a cela: Amnésia: Le coffee possède un cut fait et offert par Soma directement. Très forte niveau gout/odeur typique amnésia. L'effet est beaucoup plus "stonant" que les amnésia habituelles. Yellow lebanon: Voila typiquement de quoi je parlais en disant rareté, voila bien 20ans que je n'avais pas vu du vrai libanais, celui qui part en mousse à la première chauffe, si goûtu et parfumé. Et cette indescriptible odeur typique du libanais. Un High clair qui laisse progressivement place a un état de détente du corps et de l'esprit. Apaisé. Ils ont rentré du libanais rouge le jour de notre départ..Dommage... Sweet n'sour: Elle mérite son nom aussi bien à l'odeur qu'au goût ! Une douceur sucrée très agréable et un effet sativa bien présent : une bonne weed de journée ! Casey jones: Fidèle à elle même, une sativa bonne pour la journée. White Widows: Une herbe de base pas trop chère et plutôt légère. Cherrypie: Petit gout de cherry en fin de bouffée, mais faut le chercher. BlackberryKush: A l’exhale un léger gout de mure. Strawberry Banana: Le nom peut desservir cette weed, car si on doit avoir ce gout fruit, ce serait le gout des fruits qui ont trop muris ( pour la banane imaginé le gout d'une banane "noire" ), mais elle reste pour autant une bonne weed très agréable. Le reste est disponible en galerie..
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    Dans les salles brumeuses du folklore cannabique, un nom règne en maître: Nevil Schoenmakers. Le reclus a la double nationalité australiennes/néerlandaise travaillent l'élevage et l'amélioration de la génétique des plantes, cela a fait de lui une légende parmi les consommateurs de cannabis dans les années 1980, c'est ainsi que ses variétés puissantes et robustes deviennent la base de la plupart des souches largement utilisés dans le monde aujourd'hui. Mais après avoir fui les États-Unis, le gouvernement tente de l'extrader en provenance d'Australie pour faire face à une série d'accusations liées à la drogue, Schoenmakers disparait - jusqu'à maintenant. Comme le Parlement fédéral estime qu'un projet de loi pour réglementer l'usage médical du cannabis et les États et territoires, y compris l'ACT et NSW afin d'étudier les moyens de permettre aux patients gravement malades d'avoir accès au médicament légalement, l'homme connu comme le roi de cannabis met en scène un retour tranquille, plus de deux décennies après son évasion spectaculaire. Schoenmakers, qui a créé l'une des plus grandes entreprises de distribution mondiales de graines de cannabis depuis la Hollande et l'a utilisé comme base pour envoyer des semences aux clients américains par la poste, a rejoint la compagnie australienne de cannabis médicinal AusCann, dirigé par l'ancien député libéral Mal Laveuse et hommes d'affaires Troy Langman et Harry Karelis. Suite à des tentatives infructueuses pour créer des installations de culture de cannabis en Tasmanie et l'île Norfolk, AusCann (anciennement connu sous le nom de Tasman Santé cannabinoïdes ou TasCann) se positionne pour devenir un fournisseur agréé de produits du cannabis sur les marchés australiens et étrangers, dont le Canada, dès que le lois lui permettront de fonctionner, avec Schoenmakers leur arme secrète. Avec un marché intérieur potentiel estimé à 1 milliard de dollars par an (et un marché mondial de 100 fois supérieure), AusCann n'est qu'une des nombreuses entreprises lorgnant les opportunités en Australie et se positionnant pour un éventuel changement des lois sur le cannabis locales. «La demande est énorme, aucune entreprise ne peut servir tout cela," affirme le fondateur et PDG d'AusCann Troy Langman. "Nous avons des personnes au Canada en ce moment. Le Canada dit qu'ils vont acheter tout ce que nous pouvons produire." Schoenmakers, qui était l'une des principales cibles d'attaque largement infructueuse de l'administration Bush sur le commerce de la marijuana souterraine à la fin des années 1980 et début des années 90 connu comme l'opération Green Merchant, a été arrêté à Perth en Juillet 1990 et risquait l'extradition vers les États-Unis, où il devait faire face à 44 accusations, dont la culture et la distribution illégale de cannabis. Une déclaration sous serment d'un homme qui prétend avoir agi en tant que distributeur américain de Schoenmakers dit au tribunal du district de la Louisiane que lors d'un voyage en Hollande, il avait vu un sac de voyage plein d'enveloppes contenant des centaines de dollars en espèces et les commandes de graines de marijuana. "Schoenmakers faisait les graines et me les expédiait en vrac, enveloppé dans des paquets et étiqueté selon la quantité et le type de graines, quelques paquets ont été expédiés dans des boîtes de soupe scellés qui ont été emballés dans un lot complèt avec des produits alimentaires. Les boîtes de soupe contenaient des inserts de plomb ... et pèseraient ce que l'étiquette sur la soupe dit ", a déclaré Raymond Anthony Cogo à la cour. Après avoir accepté la demande d'extradition du ministère de la Justice des États-Unis, la police australienne a arrêté Schoenmakers en Juillet 1990. Après 11 mois détenus dans la prison de Vale Canning tout en faisant appel de son extradition, Schoenmakers été libéré sous caution de 100.000 dollars et a disparu. Les 2 Août 1991, l'édition du journal West Australian a rapporté qu'il avait omis de se déclarer au poste de police de Midland à Perth, et sa mère et sa femme de facto n'avait pas entendu parler de lui, prédisant qu'il avait quitté le pays. Mais Fairfax Media révèle que Schoenmakers est non seulement retourné en Australie, mais se prépare à reprendre son ancien métier, l'élevage de cannabis de haute qualité, destinés au marché médicinal. Malgré son succès, le ministère américain de la Justice n'a jamais réussi à arrêter Schoenmakers et a finalement abandonné ses poursuites. Ni la police West Australian qui l'ont arrêté à l'origine, la police fédérale australienne, ni Interpol n'ont des mandats actifs pour son arrestation et Schoenmakers est catégorique: il n'a pas enfreint les lois australiennes. Un porte-parole pour le département du procureur général Australien a déclaré que la procédure d'extradition pourraient être abandonnés si retirée par le pays étranger. On a peu entendu parler de l'éleveur secret depuis sa disparition en 1991, les chuchotements de son retour ont commencé à circuler sur les forums cannabique en 2013 lorsque son nom est apparu dans une soumission à une enquête parlementaire NSW. La présentation par Schoenmakers a son ami et collègue, éleveur de cannabis de Canberra Mark Heinrich inclus une déclaration ou Schoenmakers aborde la complexité chimique de la plante et les difficultés de traiter avec les traités internationaux sur les stupéfiants dans l'établissement d'une opération de cannabis en Australie. Son retour à la scène locale a récemment été confirmée lorsque AusCann l'inscrit comme phytogénéticien dans son équipe de direction, citant ses plus de 30 années d'expérience et sa capacité à reproduire des souches avec des profils cannabinoïdes spécifiques pour répondre aux besoins en médicaments de patients différents. Peu de gens connaissent les allées et venues de Schoenmakers. Encore moins ont accès à lui. Contacté par Fairfax Media, il n'était pas content qu'un journaliste ait son numéro. Il ne voulait pas être cité, mais était prêt à confirmer les détails de base. Après avoir fui l'Australie en 1991, Schoenmakers retourne en Hollande où il a continué son travail de culture et de reproduction du cannabis. En 2004, il est retourné en Australie pour prendre soin d'un membre de sa famille malade. Il a gardé un profil bas par crainte que lui et sa famille continue d'être persécuté pour son passé. Les autorités américaines ont continué à poursuivre Schoenmakers après qu'il ait quitté l'Australie, mais les Pays-Bas, où les graines et les produits de cannabis sont vendus ouvertement dans les cafés, ont refusé de le livrer pour des activités considérées comme non-illégales. Finalement perdant l'intérêt, les accusations ont été discrètement retiré. Danny Danko éditeur du magazine High Times dit que le retour de Schoenmakers à la culture serait un développement important. "Il est une célébrité, mais aussi une énigme. Seules quelques photos de lui existent, il parle de lui avec un ton révérends presque comme une figure mythique. Le gouvernement savait que si ils n'utilisaient pas Nevil à titre d'exemple, les entreprises de semences continuerait à croître et à prospérer ". Danko, dont le magasine aux États-Unis a également été la cible de l'opération Green Merchant, a déclaré que les éleveurs attendent avec intérêt de voir quelles sortes de phénotypes Schoenmakers va utiliser. Selon Troy Langman de AusCann, Schoenmakers a été injustement ciblée pour une grande partie de sa vie d'adulte pour avoir effectuer des travaux en Hollande qui était parfaitement légaux. Il avait un rôle important à jouer en aidant les patients gravement malades cherchant un soulagement par le développement de souches fiables, spécialement conçus comme médicaments du cannabis. "Nevil n'est pas un criminel, il est un type bien et il veut vraiment aider et nous sommes extrêmement chanceux de l'avoir. «Chaque entreprise a besoin d'un Nevil, quelqu'un qui connaît le cannabis et ses propriétés et peut sélectionner des variétés pour des propriétés spécifiques. Lorsque les gens entendent que nous le tenons, ils font genre, 'Wow, vous avez vraiment Nevil?'" Ayant reçu un flot de correspondance provenant d'Australiens désespérés et de leurs familles forcées de se tourner vers le marché noir pour accéder à des traitements au cannabis, il estime que l'Australie est sur le point de vivre un changement important des lois afin porter secours aux milliers de personnes qui pourraient bénéficier de médicaments à base de cannabis. Bien accueilli par les autorités locale de Norfolk avides de découvrir l'industrie établie sur l'île financièrement frappé, en 2014 l'administrateur du gouvernement fédéral de Norfolk Gary Hardgrave a annulé le permis délivré à la société pour fonctionner, malgré le soutien du Premier ministre Tony Abbott avec les garanties appropriées. Sans se décourager, la société a obtenu un bout de terre sur l'île, ils espèrent utiliser pour les cultures au cannabis en croissance et ont demandé aux administrateurs du Commonwealth de l'île la permission de commencer à cultiver. «Nous avons eu effectivement des permis à deux reprises [en Tasmanie et l'île de Norfolk], nous sommes confiants que nous pouvons y arriver», dit Langman. "Il existe un problème plus profond ici, et c'est le grand nombre de personnes qui dépendent des gens comme Nevil. Il veut juste servir et être utile à tous ceux qui ont besoin de son expertise." Source: https://www.smh.com.au/national/king-of-cannabis-nevil-schoenmakers-stages-a-quiet-comeback-20150220-13iazv.html
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    Le chercheur Volodymyr «Bob» Diachenko a signalé une violation de données liée à GrowDiaries avec au moins 1,4 million d'enregistrements d'adresses e-mail et IP, ainsi que 2 millions de messages d'utilisateurs non sécurisés et accessibles. Dans son rapport du 3 novembre, il a affirmé que des données privées, notamment des mots de passe, des messages, des adresses e-mail et des adresses IP, avaient été exposées entre le 22 septembre et le 15 octobre. La violation se serait produite après que deux applications Kibana d'applications open source, généralement réservées aux développeurs, aient été laissées ouvertes. La communauté du cannabis GrowDiaries dévoilée GrowDiaries est une communauté en ligne et une plateforme de journalisation conçue pour soutenir et conseiller les cultivateurs de marijuana. La plate-forme compte une large et forte adhésion, principalement des cultivateurs et des amateurs de cannabis du monde entier. Les fonctionnalités de discussion et de journalisation leur permettent de partager des photos, des astuces et des conseils avec leur groupe d'utilisateurs diversifié. Il est important de noter que de nombreux membres sur le site viennent de pays où le pot est illégal. Les identités sont censées être anonymes, seuls les noms d'utilisateur étant visibles sur le site. La base de données ouverte exposait des mots de passe cryptés mais l'outil de cryptage utilisé était le générateur de hachage MD5. Cette méthode de cryptage offre très peu de sécurité et a été piratée sur de nombreux sites auparavant. Les attaquants pouvaient toujours révéler les mots de passe des GrowDiaries en texte brut. "Je ne sais pas si d'autres tiers ont accédé aux données pendant qu'elles étaient exposées, mais cela semble probable", a écrit Diachenko. Après avoir signalé la vulnérabilité, GrowDiaries a demandé des détails supplémentaires et le 15 octobre, les données ont été sécurisées, a-t-il ajouté. Pour la communauté GrowDiaries, les mots de passe doivent être modifiés dès que possible. Sinon, les attaquants pourraient potentiellement utiliser des identifiants volés pour tenter une activité frauduleuse ou un chantage. Par exemple, en Malaisie, la vente de drogue est passible de la peine de mort et une simple condamnation pour possession peut entraîner une longue peine de prison. Dans des pays comme Dubaï, la Thaïlande, Singapour et les Philippines, les producteurs et les utilisateurs pourraient être en prison pendant de nombreuses années. GrowDiaries affirme que les données du site sont sécurisées Un représentant de GrowDiaries a contesté le rapport de Diachenko dans un e-mail, affirmant que l'entreprise «n'avait jamais reconnu l'incident» et que les données prétendument compromises n'étaient que des données de test. GrowDiaries a également déclaré qu'il était basé en dehors des États-Unis et ne comptait qu'environ 30 000 comptes. Il a rassuré les utilisateurs que leurs données seront protégées sur la plateforme. «GrowDiaries est totalement sûr à utiliser et à stocker des informations», selon la section FAQ sur le site. «Nous ne stockons ni ne partageons aucune information personnelle. Toutes les métadonnées sont effacées. " Au cours de la technopandémie de 2020, il y a eu une augmentation marquée des données volées, des hacks majeurs et des attaques de ransomwares. Le groupe de hackers Magecart, qui commet des escroqueries par écrémage de paiement, aurait attaqué le marchand de métaux précieux JM Bullion. Et la société répond toujours aux questions sur les raisons qui font qu'il a fallu des mois pour informer les clients. source: https://usaherald.com/growdiaries-data-breach-exposed-3-4-million-records-cannabis-online-community/ https://blog.knowbe4.com/cannabis-company-growdiaries-suffers-data-breach-of-3.4-million-users Etc
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    https://rmc.bfmtv.com/emission/plus-de-200-pv-dresses-chaque-jour-pour-sanctionner-les-fumeurs-de-cannabis-1984569.html Plus de 200 PV dressés chaque jour pour sanctionner les fumeurs de cannabis 01/10/2020 à 10h05 L'étude s'adresse aux consommateurs réguliers de cannabis. - AFP Le premier bilan des amendes forfaitaires pour les fumeurs de cannabis et de drogue. Plus de 200 PV sont dressés chaque jour Un mois après l'arrivée des amendes forfaitaires pour usage de cannabis et consommation d'autres stupéfiants sur la voie publique, un premier bilan fait état de plus de 200 PV dressés chaque jour par les forces de l'ordre, révèle Le Figaro. En tout, ce sont plus de 6000 procès verbaux qui ont été dressés en un mois. La Seine-Saint-Denis est le département où l'on recense le plus de PV avec 678. Viennent ensuite les Bouches-du-Rhône avec 494 PV, le nord (250), le Val-de-Marne (198) et Paris avec 192 amendes. L'amende s'élève à 200 euros si les policiers contrôlent une personne en possession de cannabis. Elle est minorée à 150 euros si elle est réglée sous 15 jours et majorée à 450 euros si elle n'est pas payée dans les 45 jours. Mais cette amende n'est pas appliquée partout et dans les mêmes conditions en fonction des substances et quantités détenues. Certains syndicats de police réclament une harmonisation. Margaux Bourdin (avec Guillaume Dussourt)
  47. 0 points
    Bonjour Sources : https://www.ulyces.co/news/le-cannabis-sauve-la-vie-des-abeilles-affaiblies-par-les-pesticides/ https://merryjane.com/news/cannabis-extracts-may-extend-the-life-of-bees-exposed-to-pesticides-research-shows Au revoir édit modération: les formules de politesse son de rigueur sur le furom.
  48. 0 points
    Julian Stobbs, la moitié du "couple Dagga" qui a mené une bataille de cinq ans devant les tribunaux pour la légalisation du cannabis, a été tué dans un vol près de Lanseria à Johannesburg. Stobbs et Myrtle Clarke exploitaient un club privé et une salle de musique sur la propriété. Le vol à main armée a eu lieu aux premières heures de vendredi matin. "Les attaquants sont entrés dans la chambre du couple et ont tué par balles Jules Stobbs. Il a été blessé mortellement. Myrtle était indemne et les attaquants sont partis avec deux téléphones portables et deux ordinateurs portables", a déclaré l'organisation à but non lucratif Fields of Green For All, où ils occupaient des postes de responsables. "La communauté du cannabis pleure le décès de notre héros. La famille demande au public de respecter sa vie privée et de laisser de la place à Myrtle et à la famille pendant cette période difficile. Merci pour l'effusion d'amour que nous avons déjà reçue", indique le communiqué. Le directeur de la sécurité communautaire à AfriForum, Ian Cameron, a confirmé que Stobbs avait été abattu lors d'un vol dans leur petite exploitation à Sunrella. «Ils ont tout volé dans la maison, sont revenus et sont entrés dans la chambre à coucher et ont abattu le mari.» Cameron a déclaré qu'ils avaient également volé les téléphones portables du couple. Le porte-parole de la police, le capitaine Kay Makhubele, n'a pas pu immédiatement commenter la question. Les hommages et les condoléances sont partagés sur les réseaux sociaux par leurs amis. Rastafarian Gareth Prince, qui a mené la lutte pour la légalisation de la marijuana en Afrique du Sud pendant 21 ans, a déclaré à TimesLIVE qu'il avait été très choqué par la mort de Stobbs. «C'était un guerrier intrépide, quelqu'un qui n'avait pas peur d'exprimer ses pensées et de défendre ce en quoi il croyait. C'était un grand guerrier pour la liberté du dagga. Sa mémoire durera aussi longtemps que nous nous souviendrons du cannabis. " Prince a déclaré qu'ils n'étaient pas en mesure de joindre vendredi son partenaire de toujours, Myrtle Clarke. "C'est une grande perte et on peut comprendre qu'elle est très désemparée, alors nous allons lui permettre de pleurer et d'attendre qu'elle fasse une déclaration." Stobbs et Clarke ont été arrêtés en 2010 à leur domicile pour possession et trafic de drogue. "Nous étions tellement indignés par notre traitement aux mains de la police que nous avons poursuivi sept départements gouvernementaux pour avoir promulgué des lois illégales", avait-elle déclaré précédemment. Depuis la Haute Cour de Pretoria en 2013, leur bataille juridique s'est poursuivie jusqu'à la décision de la Cour constitutionnelle en septembre 2018 qui a décriminalisé l'utilisation, la culture et la possession de dagga en privé et pour la consommation personnelle. Le tribunal, qui a précisé le montant autorisé pour un usage personnel, a donné au Parlement deux ans pour mettre à jour la législation afin de refléter son verdict. Le couple a ensuite rejoint d'autres militants sociaux du mouvement Fields of Green For All, pour faire face aux obstacles à la réglementation légale du cannabis en Afrique du Sud, y compris ceux arrêtés pour son utilisation, sa culture et son commerce. Source: https://www.timeslive.co.za/news/south-africa/2020-07-03-dagga-activist-julian-stobbs-fatally-shot-in-armed-robbery/?fbclid=IwAR3p-ALw_ptVg6Fx_chmOL_da-j7Axqls1JYy1VcLx1AvsrsBBnrvtgG1UM
  49. 0 points
    À 48 heures de son lancement, la 17e édition de Spannabis, l'une des plus grandes foires du cannabis au monde, a été contrainte de reporter l'événement. "Comme vous le savez peut-être, ce matin, le président de la Generalitat de Catalogne [a] annoncé des mesures extraordinaires pour répondre à la maladie du coronavirus Covid-19", expliquent les organisateurs de la Spannabis dans un communiqué. "À notre grand regret, les rassemblements de plus de 1 000 personnes lors d'événements en salle ou en plein air ont été interdits, afin de tenter de freiner la propagation du coronavirus Covid-19 en Catalogne". La Spannabis sera maintenant reportée plus tard dans l'année, à l'automne. "Nous avons fait tout notre possible pour que le Spannabis soit conservé normalement, mais dans ces circonstances, nous n'avons pas d'autre choix". Source: cannabislifenetwork.com *une pensée pour mes petits camarades en reportage sur place au mépris du danger Tenez bon les gars
  50. 0 points
    Bonjour, Nous venons d'apprendre la disparition de Yohan de Philosopher, il est décédé lundi. Beaucoup ici le connaissent sous le pseudo d'Al-chimix, il a contribué à faire connaitre son entreprise à l'époque, sans parler de tous les breedings qu'il a fait pour Philosopher Seed et autres. On se souviendra longtemps de son "balcon espagnol", de ses accueils chaleureux et de sa main verte. Tu vas retrouver pas mal de monde là-haut. Passe leur le bonjour et fumez-en un gros. Ps: Sale année 2017....