Tutoriel - Aéroponique Haute Pression maison (guide intégral - pas à pas)

By buchette ,
Tutoriel - Aéroponique Haute Pression maison (guide intégral - pas à pas)

Tutoriel Aéroponique Haute Pression maison (guide intégral - pas à pas)

 

 

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Introduction :
J’ai déjà fait de la terre, de l’hydro, et pour ma reprise j’avais du temps, l’envie de bricoler et surtout l’envie de tester une méthode zéro substrat, la méthode qui pour moi est le top en matière de culture, et qui en plus permet de réduire les temps pour arriver à la récolte, et booste les plantes. Bien sûr, je suis parfaitement conscient que cela demande beaucoup plus d’attention, et que la moindre erreur ou bug peut être complétement fatale. Mais j’aime le challenge ! Et tant qu’à me lancer dans cette aventure, autant me faire un super système, j’ai décidé de me faire un truc sur mesure avec un grand espace pour la cage racinaire, et pour un grand nombre de plantes. (à l’origine j’étais parti sur 36, mais j’ai déconné et j’en ai 32).

 

 

 

 

 

 

 

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Je vais découper ce tutoriel en 3 parties qui se distinguent les unes des autres, et pourtant dépendent les unes des autres.
I – La cage racinaire : Table à marée + Rehausseur + Plaque à panier

 

II – L’Unité Pompe : Pompe à membrane + Surpresseur + Timer Cyclique

 

III – Le système d’irrigation : Connections + Sprayers + Va & Vient

 

 

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I – La Cage Racinaire

 

 

 


Matos :
- Ma table à marée 120x120 (taille exacte de ma box) que je vais laisser telle quelle. Grâce au rebord intermédiaire (de 3cm de large) je vais pouvoir poser mon rehausseur dessus parfaitement sans soucis de fuite d’eau. Cela me donne environ 10cm de hauteur de départ.

 

Pour le rehausseur :
- Barres en acier diam 16mm (en fonction de la taille)
- Des angles de box en 16mm vendu en GS. Il vous en faudra 8 de type Y, et 4 de type K.
- De la bâche EPDM Firestone 1,01 d’épaisseur (antiUV, imputrescible, super extensible…) coute un bras mais super qualité ! (4,67m x 1,5m comprenant la plaque également) (sinon pvc)
- Des serflex
- Du mastic
- Des tubes d’isolation pour tuyauterie en gomme

 

Pour la plaque du dessus :
- Une plaque de polycarbonate alvéolé en 16mm d’épaisseur. Perso je n’ai pas trouvé plus « petit comme taille » donc pas mal de chute mais j’ai su réutiliser. (300x98cm).
- Bâche EPDM Firestone
- Mylar Diamond (reflexion 100%)
- Colle (néoprène)
- Tube PVC 50mm (j’ai pris du jaune car plus fin que le gris, et plus manipulable)
- Du tube en 16mm

 

Matos pour bricoler :
- Perceuse/visseuse + foret bois + cloche de 50mm + cloche de 16mm
- Scie sauteuse (ou scie à métaux)
- Mastic + Néoprène
- Scotch brun, scotch d’électricien et un peu de scotch (celui bien résistant avec des fils)
- Cutter
- Mètre
- Petite meuleuse
- Agrafeuse
Méthode pas à pas :
Le rehausseur :

 

Intro : Il faut qu’il supporte le poids de la plaque qui elle va supporter le poids des plantes. Il faut que le tout soit suffisamment lourd pour être bien hermétique (lumière, air, eau) avec la table à marée et que le haut épouse bien la plaque avec les paniers. Puis si en plus il peut avoir une utilité thermique c’est encore mieux ! Ensuite je lui donne une hauteur de 30 cm plus les 10 de la plaque. Ce qui va me permettre de me faire une chambre racinaire de 110x110x40cm pour 32 plantes. A savoir le seul système existant en mono chambre racinaire, en 30 paniers, propose environ 0.3m3 de chambre (platinium). Avec mon système j’arrive à 0,484 m3 pour 32 et je peux même le moduler si je le souhaite.

 

 

 

 

 

 

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1 / Mesurer la longueur et la largeur de votre bac (bien à l’endroit où vous aller poser le rehausseur). Je le rappelle le mien est carré et fait exactement la surface de ma box (j’ai dû lui couper les coins pour qu’il se glisse entre les barres de la box tellement il fait 120x120) mais l’endroit où je vais poser ma cage fait 110cm. J’ai choisi de faire un rehausseur de 30 cm. Il y aura 4 barres en contact avec la table à marée (pour en faire le tour) et 5 barres pour poser la plaque à paniers (4 côtés + 1 centrale de renfort).

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 / Découpe des barres, à la meuleuse (attention c’est dangereux cette machine !) sinon à la scie à métaux !

 

 

 

 

 

 

 

- 5 Barres de 110 - 3,8cm (
épaisseur des barres et donc des 2 angles de box
) (
pour la centrale de renfort puis pour les 4 cotés qui ne sont pas en contact avec la barre de renfort
).

 

- 8 Barres de 110 -3.8cm/2 (

 

pour celles qui seront en lien avec la centrale de renfort
)

 

- 6 barres de 30 – 3,8 cm (pour la hauteur du rehausseur).


3 / Bien poncer le bout des barres afin qu’elles glissent bien dans les angles K et Y.

 

 


4 / Former le carré du bas, en utilisant 2 grandes barres pour deux côtés opposés avec des Y aux extrémités, et pour les deux autres côtés opposés composez-les de 2 barres moyennes et d’un K au milieu pointant vers le haut chacun. Enficher le tout.

 

5/ Former le carré du haut de la même manière en y rajoutant la barre centrale et les K pointant vers le bas.

 

6 / Mettre les 6 petites barres (pieds) dans le carré bas, puis y enficher le carré haut par-dessus. Voilà maintenant nous avons le squelette. Ca ne devrait pas bouger car « coincé » dans la table à marée, puis avec la bâche autour encore moins.

 

7 / J’ai découpé à la meuleuse la partie des 2 K du carré bas qui ne servent à rien (à part m’emmerder). Puis aussi les « petites ailes » des 2 K qui tiennent la barre centrale.

 

8 / Maintenant passons à l’habillage. Donc par soucis d’économie en bâche EPDM j’ai découpé chaque côté au lieu de faire une seule longueur. J’ai donc découpé 4 morceaux de (110 + 40)x(30 x 2). J’ai pris de la marge pour bien faire les angles. Puis deux fois la hauteur pour qu’elles se rejoignent bien sur le côté extérieur.

 

 

 

 

 

 

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9 / Les installer une par une. Faire des trous (bien éloignés du bord) puis fixer avec des serflex. J’avais mis des petits œillets pour les passer et éviter les déchirements, mais comme la bâche est super extensible cela n’a servi à presque rien car ils se barrent dès que c’est un peu tendu. Bref, les angles ne sont pas parfait, mais comme je n’ai pas de panier dans les angles suite à une petite erreur de calcul ce n’est pas grave (32 au lieu de 36 L ).
Faites en sorte que la bâche soit parfaitement tendue sur les faces intérieures. Les angles sont particulièrement durs à faire. Et il m’est impossible de vous dire comment j’ai découpé pour qu’ils ne m’empêchent pas de bien tendre la bâche. Mais c’est gérable ! Ça prend juste beaucoup de temps.
Aux endroits où la bâche se superpose, coller avec du mastic. Moi j’ai également entouré avec plein de tour de scotch d’électricien.

 

 

 

 

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10 / Vous devrez enlever la barre centrale pour les deux K qui la supportent pour passer la bâche. Puis pour la replacer, trouer la bâche pour que la barre passe pile poil dans le trou et qu’elle ne laisse pas apparaitre le K.

 

 

 

 

 

 

 

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11 / Une fois la bâche fixée, coller chaque côté les uns aux autres avec de la colle PVC pour s’assurer d’une jointure hermétique, et qu’il n’y ait pas d’eau stagnante dans les éventuelles poches créées.

 


12 / Enfin, nous avons donc la barre en acier centrale qui serait en contact avec la cage racinaire (pas bon), donc petite découpe de bâche de quoi enrouler la barre et laisser des sortes de « bavettes » larges pour chevaucher la bâche au niveau du K. J’ai collé la bâche avec un peu de mastic, puis je l’ai encore entourée avec du scotch d’électricien sur toute sa longueur. Mettre du mastic dans les petites « bavettes » et les bords du rehausseur. J’ai encore enroulé le tout avec du scotch d’électricien.

 

13 / Afin d’isoler parfaitement la partie du rehausseur qui sera en contact avec la plaque, j’ai utilisé des tubes d’isolation pour tuyauterie en gomme. J’ai découpé les parties autocollantes sur à peu près 2cm d’épaisseur dans le sens de la longueur. Et je les ai collées sur le rehausseur sur la tranche, et tout autour. La gomme n’est pas particulièrement hermétique, mais après test, les projections d’eau ne sont pas suffisantes pour poser problème.

 

14 / Afin d’isoler parfaitement la partie du rehausseur qui en contact avec la table à marée. J’ai découpé mes restes de tube d’isolation en 2 dans le sens de la longueur. La partie base étant beaucoup plus sujette aux projections d’eau nous ne pouvons pas utiliser la même méthode. Découpez des lamelles de bâche de la longueur de vos morceaux de tube et faites un tour autour. Faites tenir en agrafant. Nous les coincerons entre le rebord de la table à marée et le rehausseur.

 

 

 

 

 

 

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Voilà rehausseur fini, maintenant il lui faut un chapeau !

 

 

 

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Plaque du dessus :

 


Intro : Alors c’est un véritable enfer pour trouver un carré qui fait 120x120cm, suffisamment solide pour porter toutes les plantes, qui ne soit pas en matière toxique, imputrescible, totalement opaque, plus ou moins thermo-protégé et manipulable pour en faire ce qu'on veut. Et bien entendu à un prix raisonnable (car la plaque du fameux platinium est environ à 1 centaine d’€). Donc après avoir beaucoup cherché et pas trouvé voici ce que j’ai fait. J’ai fabriqué le support idéal à un prix abordable. J’ai pris une plaque avec un bon système d’isolation (polycarbonate alvéolé 16mm), avec suffisamment d’épaisseur pour le poids mais également pour y fixer mes tubes à paniers de manière solide. Je le mets sur le côté intérieur de la bâche EPDM (comme pour le rehausseur) et de l’autre côté je mets du mylar 100%. Le mylar a un double effet, renvoyer de la lumière utile aux plantes et ses 100% en font finalement un beau bouclier thermique. Et c’est facile d’entretien. Je fais la plaque exactement de la taille de la box en 120x120, avec 3cm de bâche et de mylar qui dépassent de chaque côté. Et l’effet de pression négative fait que la box épouse parfaitement le tour de la plaque. De cette manière il y a une totale dissociation de la chambre racinaire et de la partie plante qui elle sera bien plus chaude. Car plus l’air est frais plus il est oxygéné pour nos racines ce que nous voulons !

 

 

 

 

 

 

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1 / Prendre les mesures de votre box (Longueur (X1) largeur (X2), la taille de vos paniers (Y) et le nombre de trous que vous voulez (Z). Le mieux est de choisir un nombre dont la division soit un chiffre entier. Et appliquer les calculs suivants :
Pour la longueur : X1 – (Z X Y) = A puis : A/(Z+1) = Espacement panier sur la longueur.
Pour la largeur : X2 – (Z X Y) = A puis : A/(Z+1) = Espacement panier sur la largeur.

 


2 / Si comme moi la largeur n’est pas suffisante, il va falloir construire la plaque, j’ai donc dû rajouter un bout de 22cm de large, pour atteindre mes 120x120cm. J’ai découpé à la scie sauteuse avec lame à bois ! Un peu de colle néoprène, refixé avec un tour du scotch (celui résistant avec des fils), lui-même refixé avec quelques tours de scotch brun et ça tient vraiment comme un charme ! Quoi qu’il en soit faire un tour de scotch brun sur les bords de la plaque, histoire de rendre les alvéoles plus hermétiques (ouvertes par la découpe).

 

 

 

 

 

 

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3 / Tracer des lignes du bord de la plaque de polycarbonate alvéolé avec les résultats obtenus en largeur et en longueur (en 1). Les points de croisement sont vos points de perçage.

 


4 / Mettre une mèche à bois sur votre cloche de 50mm et percer vos trous. Poncez bien les bords des trous percés pour que rien ne pendouille et tombe dans les racines par la suite.

 

5 / Répéter la même opération, en fonction du nombre de sprayers que vous souhaitez et percez cette fois avec la cloche 16mm des trous où vous voulez vos sprayers. Petit conseil, les trous étant facilement obturables, je vous conseille d’en faire autant que votre imagination vous le dicte. Pour cette opération, je vous conseille fortement de mettre votre plaque sur le rehausseur afin d’être certain que vous être bien à l’intérieur de la cage et pas non plus sur la barre centrale.

 

6 / Si comme moi, vous faites une plaque à l’exacte taille de votre box, il va donc falloir lui couper des coins afin d’elle s’encastre parfaitement entre les « poteaux » de votre box. Coupez donc les 4 coins sur environ 2,5cm de côté.

 

 

 

7 / Fixation de la face bâche. Découpe d’un carré de bâche de 126cm environ. Placer la bâche bien à plat au sol, mettre la plaque par-dessus, découper autour avec un ciseau en laissant une marge de 3/4cm sur chaque côté. Coller avec de la colle néoprène (j’ai tout de même un doute sur l’efficacité de cette colle sur la durée). Attention à bien coller les bords et coins ! Et pas de colle trop proche des trous (sinon lors du passage des manchons elle pourrait ne pas tenir avec la tension exercée dessus)

 

8 / Découpe des trous dans la bâche collée pour y passer les manchons en PVC qui serviront à nos paniers. Découper au cutter les ronds, en laissant 7/8 mm sur chaque côté (vous coupez donc un rond plus petit que celui du trou de la plaque). L’excédent de bâche permettra de rendre le passage des tubes PVC totalement hermétique avec la bâche qui est extensible et qui épousera donc parfaitement le manchon.

 

 

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9 / Découpez des trous dans la bâche pour y passer cette fois des bouts de tuyau de 16mm qui feront juste l’épaisseur de la plaque (ils serviront de passage pour vos sprayers et seront de cette manière parfaitement accessibles pour toute opération d’entretien). Même technique, coupez un trou plus petit que celui de la plaque.

 

 

 

 

 

 

 

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10 / Fixation de la face Mylar. Comme pour la bâche, mettre au sol, plaque par dessus, découpez autour en laissant 3/4cm sur chaque bord. Collez avec de la colle néoprène. (Là pas de doute ça va tenir). Cette fois-ci mettre de la colle bien proche des trous également.

 


11 / Coupez mylar et bâche dans les coins pour y glisser les « poteaux » de votre box. Pour cela simplement dans le sens de la diagonale coupez 1 cm qui sera donc coincé entre le poteau et votre box. Puis un petit carré de manière à ce que le trou fasse le tour du poteau.

 

12 / Découpez des trous dans le mylar collé pour y passer les manchons en PVC et nos petits bouts de tuyau de 16mm. Cette fois découpez pile au bord.

 

13 / Préparation des manchons. Il vous faut donc 32 manchons (autant que de trous). Découpez avec une scie sauteuse 32 manchons d’environ 4cm de large. Tache longue et fastidieuse, taillez et poncez afin d’arrondir les bords surtout pour la partie en contact avec les racines.

 

14 / Une fois que nos manchons sont découpés ils ne sont pas encore prêts. Car vous pouvez essayer mais les paniers ne rentrent pas complétement et il va donc falloir les rendre parfaitement encastrables. Si vous n’avez pas de pistolet chauffant, direction au-dessus de la cuisinière, pour faire chauffer chaque manchon, et une fois l’extrémité chaude et molle y rentrer le panier et laisser refroidir. Les voilà donc parfaitement adaptables au panier J

 

 

 

 

 

 

 

 

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15 / Maintenant nos manchons terminés, il faut les encastrer dans la plaque. Je vous préviens c’est clairement pas facile à enficher ! Mais tant mieux car c’est super solide. Donc enficher chaque manchons par le haut (poser la plaque sur le rehausseur pour travailler) jusqu’au col formé par les paniers. Normalement si vous avez bien découpé la bâche, elle devrait bloquer le passage du manchon. Vous allez donc glisser la bâche autour du manchon. Et là vous finissez d’enfoncer le manchon. De cette manière la face bâche est parfaitement hermétique avec chaque manchon. Et le dessus de votre plaque est parfaitement propre.

 

 

 

 

 

 

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16/ Maintenant découpez autant de bouts de tuyau de 16mm que vous souhaitez mettre de sprayers. Coupez des morceaux qui fassent l’épaisseur de la plaque : environ 2cm. Si comme moi vous souhaitez également avoir une projection venant des côtés, coupez des bouts de tuyau de 10cm pour ceux-là. Cette fois enfichez-les dans la plaque par le dessous. Cette fois la bâche sera coincée entre la plaque et le tuyau (ce qui va renforcer son arrimage à la plaque).

 

 

 

 

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17 / Pensez à bien mettre aussi des paniers avec une mousse dans les trous non utilisés pour isoler la cage racinaire.

 

Conclusion : Vous avez maintenant une cage racinaire sur mesure, et qui n’attend plus que l’accueil du système d’irrigation.

 

 

II – L’Unité Pompe

 

 

 


Intro : Alors voilà, que le casse-tête chinois commence…. Mais pas de panique, je me suis déjà gratté le cerveau pour vous, donc reste plus qu’à suivre le schéma !

 

Et oui je vous ai fait (en qq heures de photoshop…si si rien que pour vous) un schéma de montage, de tout ce bordel nécessaire pour avoir une belle unité pompe, qui construite de cette manière peut se balader où vous voulez et donc même être utilisée (à peine modifiée) avec un canne d’arrosage pour de la terre (ou même laver votre voiture !)

 

Donc changement de procédure, schéma global UHD (vous pouvez zoomer à volonté dessus), puis détail par pièce en dessous de l’éventuel pourquoi.
Puis ensuite comment je l’ai montée en pas à pas. Enjoy ;-)

 

 

 

 

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- Bac à eau : 90L (qui est entouré de mousse phonique, sous trois tonnes de scotch, les sons de la pompe de brassage en 15/15min et d’un bulleur dans l’eau peuvent être assez bruyant).

 

 

 

 

 

 

 

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- A l’intérieur une pompe de brassage. Pour ma part j’utilise une simple pompe de 450L/h. Ma soupe fera 40 litres, ce qui ne représente même pas la moitié du bac, qui lui, au vu de ses dimensions offre une grande surface de contact à l’air pour oxygéner la soupe. En 15min ON / 15min OFF, je pense que c’est largement suffisant.
- Le tuyau d’arrivé d’eau plonge au fond du bac que j’incline. Au bout du tuyau j’ai fixé une « tête » de table à marée que j’ai entourée avec de la moustiquaire que j’ai doublée et cousue pour qu’elle l’épouse parfaitement. L’arrivée d’eau est en tuyau de 16mm. J’ai mis un joint d’1/2’’ sur le tuyau, qui permet à la tête de tenir parfaitement.

 

 

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- Le bac est couvert par une plaque, faite avec les chutes de la plaque. Pour une protection contre la lumière notamment et éviter l’apparition d’algues. J’ai donc découpé un rectangle de la taille du bac, j’y ai fait 2 trous de 50mm dans 2 coins. J’ai coupé deux manchons de PVC 50mm de 4cm. J’ai collé de la bâche sur la face intérieure, comme pour la plaque j’ai découpé la bâche dans les orifices pour que les PVC se coincent bien. Les insérer, mettre du scotch marron sur les tranches pour avoir des bords propres. Une mousse dans chaque trou. Un trou pour le retour de l’eau. Un autre pour l’arrivée d’eau de la pompe et accessoirement faire passer le câble de la pompe de brassage. Puis sur la face intérieure, sur la partie en contact avec le bord du bac, j’ai collé de l’isolant à vitre en caoutchouc sur 2 épaisseurs.

 

 

 

 

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- Filtre Entrant : de la même marque que la pompe, filtration 50 microns, ce qui est plus que nécessaire je pense. Il se fixe directement sur la pompe, et l’entrée permet d’enficher du tube de 16mm. Il est équipé à l’intérieur d’un tamis en inox sous une cloche transparente (qui permet de voir l’état d’encrassement) qui se visse au corps. Très facile d’accès pour l’entretien hebdomadaire lors des renouvellements de soupe.
Mon unité pompe étant à l’arrière de la box, et le bac sur le côté, j’ai dû fabriquer un système avec des coudes et du tuyau de 16mm pour atteindre le bac.

 

 

 

 

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- Pompe Membrane & son alimentation: L’élément essentiel de l’irrigation. 1er point, comme elle est montée sur un ballon surpresseur, son débit vous importe peu. A la limite je dirais même que s’il est élevé c’est mieux, car cela réduira le temps de fonctionnement de votre pompe lors de son déclenchement (ce que je n’avais pas encore réalisé lors de mon achat). Ne prenez pas de sous marque chinoise sinon, pas sûr qu’elle vive très longtemps. J’ai donc jeté mon dévolu sur une Shurflo. L’essentiel à retenir :

 

 

- 100 PSI (presque 7 bars) la mienne les dépasse légèrement.

 

 

 

 

 

- Pression de re-déclenchement : environ 5 bars
(ce qui me fait donc un plaque de pression entre 5 et 7 bars
). Comme son pressostat intégré fonctionne plutôt bien, j’ai choisi de ne pas en intégrer un de plus à mon système.

 

 

 

 

 

- Alimentation en 12v (
VDC – Tension continu contrairement au 220 lui alternatif
) en 8 Ampères. Choisissez donc un transformateur en 12 VDC de 10 Ampère. Lors de la mise en marche de la pompe l’intensité d’appel étant plus élevé il faut prendre au-dessus. 10 Ampères suffisent, j’ai eu confirmation du constructeur. Moi j’ai pris un transformateur de LED qui fonctionne très bien pour moins de 10€.

 


A savoir : Lors du choix d’alimentation pour un appareil électrique, ce qu’il faut respecter à la virgule c’est la tension (les volts). L’intensité (les ampères) elle, doit se situer, entre le nécessaire et autant que vous le souhaitez. (par ex : j’aurai pu prendre un alimentation de 30 Ampères et cela aurait aussi été bien).

 

- 1er flexible : Souple suivant les recommandations du constructeur de la pompe, la sortie doit être montée sur un tuyau souple. Il est monté sur une vanne.

 

- 1ère vanne : Permet en la fermant, de couper l’alimentation en eau du ballon, et également la coupure de la pompe (elle détecte une pression insuffisante et ne se met donc pas en marche). A fermer pour éviter que la pompe ne pompe de l’air, lors d’un changement de soupe, vous la contrôlez donc hydrauliquement et pas électriquement. Ne pas oublier de la ré-ouvrir après !

 

A savoir : Dès la sortie de la pompe, chaque élément, chaque connexion, chaque pas-de-vis doit être rendu hermétique avec du teflon. Personnellement, je fais environ 2 couches de teflon en fil, que je recouvre de 2 couches de teflon en bande.

 

- Raccord en laiton 5 voies : C’est le centre névralgique qui relie toute les parties. Évitez de prendre de la sous-qualité, car c’est le genre de pièce qui peut péter avec le temps !

 

 

 

 

 

 

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- Manomètre : Il est essentiel pour connaitre vos pressions de fonctionnement (max et ré-enclenchement).

 


- Ballon surpresseur : Il doit avoir un volume qui correspond à votre besoin. 20L c'est suffisant. A savoir que vous n’avez pas 20L d’eau à l’intérieur. Il y a également l’air. La pression du ballon (gonflable avec une pompe à vélo équipé d’un manomètre) se règle en fonction de la pression de ré-enclenchement de votre pompe. Moi je l’ai donc gonflé à 5 bars.

 

Comment ça marche ? Vous allumez la pompe en veillant que toutes les vannes soient ouvertes (pour extraire l’air présent dans les tuyaux) après 1 minute environ de fonctionnement, vous fermez la 2ème vanne. Là, la pompe va remplir le ballon d’eau jusqu’à atteindre sa pression max (dans mon cas 7bars), puis elle va s’arrêter. Lorsque votre électrovanne s’ouvre pour laisser passer l’eau dans le système d’irrigation, elle va donc faire baisser un peu la pression. Et ainsi de suite. Jusqu’à atteindre la pression de ré-enclenchement qui fera que la pompe se remettra en marche (dans mon cas elle va atteindre 5 bars puis se mettre en marche pour revenir à 7 bars). La fréquence de ré-enclenchement dépend de la quantité d’eau que votre système d’irrigation va demander. Soit : (Débit d’un sprayer à 7 bars en seconde) x (Nombre de sprayer) x (Nombre de seconde de fonctionnement pas intervalle ON). Moi avec 41 sprayers, elle s’enclenche toute les deux heures pendant environ 45 secondes.

 

- 2ème vanne : Permet en la fermant, de couper l’arrivée d’eau dans le système d’irrigation, pour entretien, changement de pièces, nettoyage du filtre de ligne (hebdomadaire)… En la fermant vous n’avez donc pas besoin de débrancher le timer cyclique. Ne pas oublier de la ré-ouvrir après !

 

 

 

 

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- Electrovanne : Pour le choix de votre électrovanne, 4 points :

 

 

1/ Les raccords doivent correspondre à votre système (dans mon cas ½’’)

 

2/ Elle doit être Fermée à l’arrêt (

 

ça chauffe bien en fonctionnement prolongé
)

 

3/ La pression max doit être au moins égale à votre pression max.

 

 

4/ Doit être alimentée par une tension gérée par votre timer cyclique (

 

c’est lui qui va l’alimenter
)


- Timer Cyclique : C’est lui, qui branché sur l’électrovanne, l’ouvre et la ferme. Il doit donc vous proposez des temps « Intervalle » (période OFF) au moins entre 1 et 15 min, et des temps « impulsion » (période ON) au moins entre 1s et 15s. Perso j’ai trouvé l’ancien modèle de chez GSE sur Ebay pour 40€ J.

 


- 2ème flexible : Il offre un côté malléable pour l’arrivée de l’eau dans le système d’irrigation. Puis de plus il est coudé, ce qui m’arrangeait car j’avais besoin que cela fasse un angle droit (le groupe pompe étant à l’arrière de ma box, et l’entrée de l’irrigation étant sur un coté).

 

- Raccord ½’’ vers 6 mm : c’est juste avant le système d’irrigation qui est en tube et connexion de 6mm. Il est de marque DMFit et offre un système très facile d’usage car vous enfoncez le tuyau et juste comme ça il est fixé et parfaitement hermétique !

 

- Filtre de ligne : Dernière étape avant l’entrée du tuyau dans la box vers le système d’irrigation. Il offre encore une fois une filtration de 50 microns. Pas de corps transparent, mais tamis en INOX dévissable pour le nettoyage hebdomadaire. Il faut absolument éviter que quelque chose puisse boucher un des sprayer, il est donc incontournable ! Il est aussi de la marque DMFit.

 

Pour le montage en une unité :
Matos :
- Des roulettes (moi j’ai pris 2 dessous de pot à roulette)
- 2 planches de bois (une pour poser y fixer le ballon et les roulettes) (une autre au dessus du ballon afin d’y mettre la pompe, le transformateur et le timer)
- Des vis, écrous, anneaux
- Des vis à bois
- Un tapis anti vibration.
- Du verre en plastique + angles
Matos pour bricoler :
- Perceuse/visseuse + foret bois
- Un peu de scotch (celui bien résistant avec des fils)
- Cutter
Méthode pas à pas :
1 / Fixez les roulettes à votre planche du bas, aux 4 coins faut que ça tienne debout !

 

2 / Coupez 4 carrées sur le tapis anti vibration. Ils doivent faire la taille de 4 pieds de votre ballon.

 

3 / Percez des trous dans votre planche, et vos 4 bouts de tapis, afin de fixer le ballon sur la planche avec vis, écrous. Les bouts de tapis vont bien entendu entre la planche et le ballon.

 

4 / Coupez un bout de tapis, de la même taille que la « plateforme d’accueil » de votre ballon.

 

5 / Percez des trous dans la 2nd planche et le nouveau bout de tapis et fixez à l’aide de vis et d’écrous.

 

6 / Percez 4 trous dans la planche en fonction de comment vous allez placer votre pompe. Il faut que le 1er flexible atteigne le raccord laiton 5 voies sans être tendu et soit donc facilement fixable.

 

7 / Vissez la pompe dans la planche. Attention, les pieds en caoutchouc de la pompe ne doivent pas être écrasés, sinon ils n’absorberont pas une partie des vibrations.

 

8 / Vissez l’alimentation de la pompe à l’opposé de la planche (vaut mieux l’éloigner en cas de projection d’eau). Puis à côté, votre timer.

 

9 / Fabrication d’une petite cage de verre en plastique, pour protéger l’alimentation. Coupez le verre plastique avec votre cutter lame à l’envers, creusez un sillon bien profond, puis cassez nettement. Faites trois bords et de quoi faire un couvercle.

 

 

 

 

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10 / Fixez ces morceaux à la planche avec des petits angles en plastique (ceux pour les étagères).

 

11 / Pour le couvercle je l’ai fixé avec un morceau de scotch (celui avec des fils). C’est pas super joli, mais c’est vraiment par précaution !

 

12 / Branchez votre pompe à l’alimentation, et branchez un câble avec prise électrique pour brancher au 220v.

 

13 / Branchez votre électrovanne à votre timer et votre timer à un câble avec prise électrique pour brancher au 220v.

 

 

 

 

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Et voilà, vous avez un système super mobile. Au besoin dévissez l’électrovanne et ce qui va après, branchez une connexion pour tuyau d’arrosage, et vous avez un système d’arrosage avec pression et mobile J

 

 

 

 

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III – Le Système d’Irrigation

 

 

 

 

 

 

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Grosse Intro :
Voilà un autre casse-tête, et croyez-moi, je me la suis bien cassé… Mon objectif, était d’avoir un système totalement apparent et accessible pour toute intervention d’entretien pendant qu’il tourne dans la box. Il faut que tout le système de raccords, connexions et tubes soit parfaitement adapté au fonctionnement sous pression, mais pas que. Car j’ai fait beaucoup d’essais différents avant d’arriver enfin aux 0 fuites !

 

Tuyauterie / raccords : J’ai commencé par faire une colonne vertébrale avec du tuyau de 16mm en utilisant des raccords Gardena qui alimentaient des tuyaux en 6mm qui conduisaient l’eau jusqu’aux sprayers. Un véritable enfer ! Les pièces Gardena ne sont absolument pas adaptées au fonctionnement sous 7 bars. J’en ai quelques une qui se sont fendues à l'intérieur (je te raconte pas les projections dans mon salon…). Les raccords en 16mm ne tenaient pas, bien que solidement fixés à la plaque) et chaque ouverture de l’électrovanne, ils laissaient passer de l’eau, ce qui faisait que ma plaque était régulièrement couverte d’eau… J’ai essayé de renforcer l’étanchéité de tous les raccords avec du teflon, anneaux de serrage, ce qui a un peu amélioré le problème mais ne l’a pas éliminé. Puis soyons réaliste, si c’est déjà précaire alors que c’est juste un tout petit essai, je vous raconte pas l’angoisse pendant 3 mois. Donc No way ! de prendre ce risque et voir tout partir en sucette en pleine culture !
Petit détail, qui n’en est pas un, mais il ne faut pas compter qu'avec la pression, il faut aussi considérer les « coups de bélier ». La pression c’est quoi ? C’est quelque chose d’enfermé qui pousse très fort pour sortir (Ok c’est super vulgarisé). Donc lorsque que l’électrovanne s’ouvre brusquement l’eau se faufile dans les tuyaux avec beaucoup de puissance et « cogne et pousse » tout ce qu’elle croise.

 

 

 

 

En gros : raccords adapté à la pression sinon rien !

 


Sprayers : Ensuite vient le casse-tête du sprayer, qui n’est pas des moindres… D’autant plus que c’est lui va créer cette gouttelette tant convoitée ! Déjà ne perdez même pas de temps à chercher dans les magasins de bricolage, de jardinage ou même ceux spécialisé dans l’irrigation. Vous n’y trouverez absolument rien ! D’ailleurs, je n’ai pas trouvé de vendeur en France (même sur le net) qui propose un panel assez large de sprayers.

 

Moi j’ai choisi de les appeler Sprayers pour ce tuto, mais il y a beaucoup de dénominations, et effectuer une recherche n’est pas si évident que cela. Voici une liste des différents noms que j’ai pu croiser : Fogger (Fog = Brouillard), Mister (Mist = Brume), Sprayer, Sprinkler, Gicleur, Brumisateur…

 

Donc déjà dur de trouver, mais se rajoute à cela la totale absence d’information technique lorsque vous trouvez des sprayers qui ont l’air de convenir (parfois vous avez une ou deux des infos nécessaires). Pour rappel, voici les caractéristiques que vous recherchez pour vos sprayers :
- Peuvent fonctionner avec votre pression. (attention dans les catégories Brumisateur il y a la pression max, mais surtout la pression minimum et si vous l’atteignez pas, ne cherchez même pas, vous n’aurez pas de résultats). Notre tranche de pression rend la tâche ardue, car vous avez beaucoup de choix autour de pression type robinet (2 ou 3 bars), puis ensuite beaucoup de choix dans les catégories haute pression (à partir de 30bars)

 

- Capable de produire (au moins un %) de gouttes de 50microns (taille idéale des gouttes pour une absorption optimisée de l’eau par vos racines).

 

- Qui ont un faible débit. (le but n’étant pas de balancer un max d’eau sur un faible temps, mais bien une aspersion optimisée qui correspond exactement aux besoins des plantes!)

 

- Qui se fixe sur le système que vous avez choisi.

 

- Avec un angle de projection suffisant pour couvrir l’ensemble de la surface de votre cage racinaire. Le nombre de vos sprayers doit absolument vous permettre d’y parvenir.

 

- En option mais quand même super pratique, système anti goutte intégré. Ce qui évite que lorsque votre électrovanne se referme vous ayez des gouttes de 2mm qui tombent sur vos racines.

 

- Autre option : avec filtre intégré. Ce qui permet en cas de bouchon (qui empêcherait l’eau de sortir) de démonter, nettoyer, et ça repart.

 

Comme tous les vendeurs (suffisamment intéressants) sont situés à l’étranger, cela augmente les frais de port, l’attente, et vous ne pouvez donc même pas vous dire, j’en commande différentes sortes, je teste, puis ensuite je recommande ceux qui me conviennent le mieux. Ça serait la ruine…
Mais ne pas se décourager, certains l’ont fait, donc y pas de raison !

 

Va et vient : Ou fermeture du circuit fermé. Notre bac d’eau n’étant pas sous notre table à marée, l’eau ne peut donc pas couler naturellement dedans. Il faut donc la récupérer sous la table, par le trou d’écoulement pour la ramener dans le bac eau. (d’ailleurs, j’avoue ne pas comprendre le fonctionnement des bacs sous l’espace de culture…comment faire pour le sortir afin de le vider, le nettoyer toutes les semaines avec la jungle au-dessus ?)
J’ai donc construit un petit système avec un Tupperware, un capteur de niveau d’eau, et une petite pompe de 450L/h. Ce système fonctionne très bien, pour peu que vous ayez mis un filtre sur votre trou d’écoulement de la table. Je l’utilise depuis très longtemps, et il ne m’a presque jamais fait défaut ! (quand je n’avais pas mis de filtre la pompe s’est bouchée…du coup depuis, je mets toujours dans le fond de ma box une bâche en pvc pour qu’en cas de fuite l’eau reste bien dans la box, et ne pourrissent pas le sol de la pièce ou pire.)

 

Info : Une table à marée, et ce système de récupération d’eau, fonctionnent pour TOUT les types de culture. En terre, il permet d’arroser sans se soucier des écoulements (il suffit de mettre un seau à l’extérieur pour récupérer l’eau et le tour est joué), en système hydro ouvert c’est pareil avec un bac de récupération à la place, et fermé comme nous le voyons ici pour notre système Aéro.

 

Matos :
Les quantités sont adaptées à mes 41 sprayeurs, ajustez les en fonction de votre schéma d’aspersion.
Toutes les connections sont de la marque DMFit (il y a surement moins cher avec les sites chinois, mais cette marque fourni de grandes entreprises pour des systèmes sous pression, gage pour moi de qualité), et fonctionne très simplement en enfonçant le tuyau, qui s’auto-bloque si vous essayez de le sortir (à moins que vous ne bloquiez le système de serrage). Il n’y a pas plus pratique à monter et démonter. Tout cela fonctionne jusqu’à 10bars ce qui est parfait.

 

Pour l’irrigation :
- 1 croix 6mm (~4€), 18 coudes 6mm (~2€), 45 T 6mm (~2,5€), 10 bouchons 6mm (~1,2€)
- Tube en 6mm (pour 7 bars, ceux que vous trouverez pour le jardin font l’affaire)
- Un peu de tube d’isolation pour tuyauterie en gomme (20cm devrait suffire largement).
- Un peu de tuyau d’arrosage de 14mm.
- Quelques anneaux pour fixer du tube au mur.

 

Pour le va et vient :
- Un petit Tupperware (qui permette de contenir la pompe, qui soit assez haut (mais pas trop) pour que lorsque le capteur s’active, la pompe soit suffisamment immergée pour ne pas tourner à vide.)
- Une petite pompe type 450l/h (mais qui soit assez puissante pour conduire votre eau vers votre bac)
- Du tube de 16mm et autant de coude qui vous faudra pour atteindre le bac en passant par une ouverture de votre box.
- Un capteur de niveau d’eau avec interrupteur position ON : flotteur haut. (trouvable sur conrad par ex) (ici)
- 20 cm de fil électrique
- 1 prise électrique mâle (sans terre)
- 1 prise électrique femelle (sans terre)
- 1 palette en bois qui rentre dans votre box (qui servira à rehausser la table à marée pile à la hauteur de votre Tupperware).

 

Les sprayers :
- Autant de sprayers que vous en avez prévu, et si vous pouvez, doublez ce nombre. Ça vous permettra de en temps de pouvoir les interchanger pour nettoyage en période de culture.
- J’ai des sprayers type Brumisateur (pour les brumisateurs type jardin, bar…) en laiton, sans option et sans indication de taille de goutte. Les orifices font 0,3mm. Vu la taille des gouttes, je pense qu’elles doivent être dans la bonne marge. J’ai commandé de nouveau sprayer avec toujours aussi peu de détails, si ce n'est que orifice : 0,4mm et avec les options anti-goutte et filtre, sur le grand site chinois.

 

Matos pour bricoler :
- Cutter
- Tournevis
- Perceuse avec Trépan ou cloche (qui correspond à la taille du pas de vis de votre capteur de niveau)
- Teflon
- Mastic
Méthode pas à pas :
Irrigation :

 

1 / Posez votre plaque à plat sur votre rehausseur. Et disposez tous vos coudes, T, croix et bouchons aux endroits que vous avez prévus.

 

 

 

 

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2 / Commencez le montage par la croix. Elle va servir pour l’arrivée de l’eau, les côtés droits et gauches (qui alimenteront les lignes), et la ligne centrale. Assurez-vous qu’elle soit parfaitement positionnée dans le même axe que le premier trou de votre ligne (celui en 16mm avec la mini gaine faite de tube de 16mm). Mais qu’elle ne soit pas pile au bord de la plaque, sinon avec le tuyau d’arrivée branché vous pourriez avoir du mal à fermer votre box, puis cela appliquera moins de contrainte sur votre croix si elle ne porte pas le tuyau d’arrivée.

 

 

 

 

 

 

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Astuce : Monter des tuyaux peut vite se transformer en véritable calvaire, croyez-moi avant de trouver cette astuce, j’en ai grave… disons que j’ai bien peiné ! Bref, afin de bien pouvoir enficher (ou désenficher) des tuyaux dans les coudes, T, bouchons… ou encore redonner une forme droite à un tuyau sans trop de souffrance, il faut le chauffer. Exit le briquet qui ne tiendrait pas la longueur, la bougie qui met du noir partout… L’eau chaude (bouillante) est votre meilleure amie ! Tu trempes qq secondes et le tour est joué ! Où mieux encore, comme moi, tu as la chance d’avoir un nettoyeur vapeur. Tu balances la sauce dans le tube et triple effet KissKool : tu nettoies/désinfectes inside/out ton tuyau + tu lui donnes (presque) la forme que tu veux + tu enfiches facile les coudes, T…. Moi, y a pas un bout de tuyau qui n’y est pas passé !

 

3 / Donc on commence par les côtés droits et gauches. Comme pour la croix assurez-vous que chaque T soit bien en positionné en face du 1er trou de chaque ligne ainsi que les deux coudes aux angles. Attention, bien enfoncer à fond le tuyau dans les connexions (il y un peu de résistance, donc bien enfoncer !)

 

4 / Comme vous le voyez sur la photo, fixez des anneaux afin d’ancrer le montage de cette « colonne d’alimentation » à votre plaque. Mes anneaux étant bien plus larges que le tuyau, j’ai mis un bout de tube en gomme afin qu’ils ne bougent pas.

 

 

 

 

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5 / Une fois cette colonne d’alimentation construite, il ne reste plus qu’à y rajouter les lignes. Chaque T doit se situer exactement au-dessus de son trou ! Ce n’est pas compliqué, mais ça prend pas mal de temps à monter, pour être parfaitement précis.

 

6 / Un bouchon au bout de chaque ligne. Ayant 7 lignes, je n’ai besoin que de 7 bouchons. J’en ai pris en plus afin de pouvoir fermer des lignes, ou des sprayers pour des actions d’entretien sans interruption des cycles d’irrigation !

 

 

 

 

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7 / A ce stade les lignes ne sont pas arrimées à la plaque, le montage des sprayers s’en chargera.

 

 

 

Sprayers :

 

Intro : Là aussi beaucoup de tirage de cheveux pour trouver une manière de rendre facilement accessible, et démontable les sprayers alors que les cycles sont en cours de fonctionnement, ou encore sans avoir à rentrer dans la cage racinaire. Il faut donc que le passage du sprayer dans son trou rende également le trou hermétique à la lumière et à l’eau. Et que le sprayer ne soit pas de travers mais bien droit dans son trou ! Un casse tète je vous dis ! Dont voici la solution ;)

 

1 / Mes sprayers se vissent. Ils ont un pas de vis de 5mm. Le tuyau de 6mm est donc de 6mm à l’extérieur alors que l’orifice est quant à lui de 4mm. Les sprayers se vissent donc parfaitement dedans, et avec le montage suivant, les coups de bélier ne mettent pas en péril leur fixation.

 

 

 

 

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2 / Si vous avez choisi les même sprayers, il va falloir compter avec cette étape. Il faut couper des petits bouts de tuyau de 6mm qui vont permettre à vos sprayers d’arriver pile à la surface intérieure de votre plaque. (un peu en retrait est possible aussi, ça permet de gagner un peu en surface par sprayer, le cône de projection s’agrandissant avec la distance). Attention de bien compter avec la longueur de tuyau enfiché dans le T.
Attention de bien découper le tuyau nettement et bien droit.

 

3 / Vissez vos sprayers à vos petits bouts de tuyau. Attention de ne pas faire rentrer de saloperie dans les tuyaux ou sprayers pendant que vous bricolez !

 

 

 

 

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4 / Prenez votre bout du tuyau d’arrosage de 14mm. Vous allez maintenant découper autant de bout que de sprayers. Ils doivent faire la même longueur (profondeur) que vos petites gaines de passages de sprayers.

 

 

 

 

 

 

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5 / Coupez autant de petit carrés d’environ 2cm que de sprayers dans votre bout de tube en gomme.

 

6 / A l’aide d’un tournevis, faites un trou pile au milieu de vos bouts de gomme et élargissez-les de manière à pouvoir glisser le petit bout de tube au bout de vos sprayers.

 

 

 

 

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7 / Nous avons donc maintenant, notre sprayer fixé à un petit bout de tube, qui lui est glissé dans un bout de gomme. Enfichez maintenant ces petits montages dans les petits bouts de tuyau d’arrosage. Normalement, le sprayer rentre pile au cheveu près. Et bourrez la gomme à l’intérieur du tuyau. Le sprayer doit se retrouver au milieu du tuyau (cela assurera assez de longueur au 6mm pour une bonne fixation au T, et facilitera son enfichage).

 

 

 

 

 

 

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8 / Par le dessus de la plaque enfichez vos petites massues dans vos gaines de 16mm. D’abord vous fixez bien dans le T, puis vous enfoncez le tout pour que votre massue arrive pile à la surface de la plaque.

 

 

 

 

 

 

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Normalement, une fois cela fait, vous avez un accès facile pour l’entretien. Les sprayers sont parfaitement ancrés à la plaque et l’irrigation aussi. Ni lumière, chaleur ou eau ne passent à travers vos petits orifices de passage car le sprayer appuie sur le tuyau d’arrosage, qui lui appuie sur la gaine en 16mm.

 

9 / Si vous avez des sprayers qui s’enfichent directement dans votre T, prenez les mêmes que ceux que je viens de commander (lien), la longueur créée par le système anti-goutte et de filtration permet d’atteindre la surface intérieure de la plaque et dans ce cas-là, vous n’aurez qu’à les glisser dans un peu de tuyau d’arrosage et le tour est joué !

 

 

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10 / Si vous avez, comme moi choisi de mettre également une aspersion latérale en complément, vous avez donc mis sur vos côtés des gaines de tuyau de 16mm d’environ 10cm de longueur. Cette fois vous allez donc couper une longueur de tube de 6mm (suffisante pour permettre de bien connecter coude et T) et donc connecter un coude à l’autre bout.

 

 

 

 

 

 

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11 / Coupez ensuite des bouts de tuyau de 6mm qui permettront de visser le sprayer et de pile les enficher dans votre coude.

 

 

 

Le va et vient :
1 / Prenez votre Tupperware et faites trois trous sur le couvercle. 1 de 16mm pour le tuyau d’évacuation, un autre à la taille du pas de vis de votre capteur, et un dernier de la taille de l’évacuation de la table. Utilisez soit un trépan, soit une cloche. Positionnez les trous, afin que celui relié à la table soit pile en-dessus, et que celui pour l’évacuation soit le plus possible au bord de votre box et qu’il se connecte facilement à la pompe. N’appuyez pas trop lorsque vous percez au risque de voir votre couvercle craquer !

 

 

 

 

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2 / Faire une entaille dans le couvercle et un petit trou au bout afin de faire passer le câble d’alimentation de la pompe.

 

3 / Visser votre capteur au couvercle en mettant du téflon sur son pas-de-vis (si un anneau est présent sur la tige, il vous permet d’adapter la position initiale du flotteur).

 

4 / Placez votre pompe dans le Tupperware de manière à ce que la sortie soit pile en dessous du trou pour votre tuyau de 16mm qui ira jusqu’au bac. Tendez très légèrement le câble de la pompe et faites attention à ce qu’il ne passe pas sous le capteur ! Puis avec un peu de mastic, colmatez l’entaille et le passage du câble.

 

 

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5 / Prenez maintenant les prises électriques mâle et femelle et ouvrez les. Reliez-les avec le fil électrique. Puis ensuite branchez un fil du capteur dans la fiche femelle, et l’autre dans la mâle, et refermez le tout.

 

6 / Branchez la pompe sur la fiche femelle.

 

7 / Brancher la fiche mâle sur une rallonge.

 

8 / Positionnez votre système sous la table, puis construisez avec du tube de 16mm et des coudes, la canalisation qui ira jusqu’au bac. (J’ai fait en sorte que le tuyau n’atteigne pas le niveau de l’eau dans le bac pour que, lors de l’arrivée de l’eau, elle puisse s’oxygéner).

 

9 / Si vous êtes encore plus parano que moi pour les fuites, vous pouvez coller le couvercle avec du mastic, et faire pareil avec les passages de tuyaux. Le revers est que pour nettoyer ou démonter il va falloir virer le mastic. Et qu’en cas de mauvais fonctionnement de la pompe, au lieu d’avoir de l’eau au fond de votre box, la table à marée sera pleine d’eau et vos racines tremperont dedans.

 

Voilà vous avez maintenant un super petit système de récupération des eaux.

 

Allez en cadeau un dernier petit chapitre qui arrive, majoritairement en images…


La fin Cachée – L’installation

 


1 / Tu vides ta pièce, ta box et tu désinfectes ! Moi, j’utilise un vaporisateur de jardin pour cela.
Pour l’intérieur de la box, je fais 75 % eau 25% Javel à 8%. Attention à bien protéger vos voies aérienne et vos yeux, ça ne rigole pas comme produit ! Je laisse macérer 24 heures ! Puis je rince à l’eau claire, et je sèche.
Tout le reste excepté la palette, j’utilise la même méthode, mais cette fois avec de la javel ménagère à 4%. Et quand je dis tout, c’est vraiment TOUT !

 

 

 

 

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2 / Tu prends ta palette, et tu lui appliques une méga dose de javel, et tu la laisses sécher qq jours. Ensuite, moi j’ai mis une épaisseur de planche en plus sur les pieds (les deux du fond de la box) de ma palette, pour créer une légère pente afin de faciliter l’écoulement de la table. Puis tu l’enroules dans du cellophane 1er prix.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Et hop dans la box !

 

 

 

 

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3 / Tu mets le système de récupération, en faisant en sorte que les prises électriques ne se retrouvent pas au sol (il ne faudrait pas qu’en cas de fuite elles baignent dans l’eau !)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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4 / Tu mets ta table à marée et ton rehausseur par-dessus.

 

 

 

 

 

 

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5 / Tu fixes la tête avec filtre cousu (la 2ème) sur l’évacuation. Il ne te restera plus qu’à mettre du géotextile pour que les racines trempent le moins possible dans l’eau qui s’écoule.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 / Tu cales les boudins, entre le bord de la plaque et le rehausseur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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7 / Tu mets ta plaque sur tout ça !

 

 

 

 

 

 

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8 / Tu mets en place l’unité pompe. Par sécurité j’ai mis un bac à béton sous le montage. Mais bon zéro fuite en vue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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9 / Tu connectes ton unité pompe à ton irrigation.

 

10 / Tu mets en place ton bac, tu le remplis d’eau, tu l’ajustes (pH, Ec)… et tu mets le tuyau d’arrivée d’eau de ton unité pompe dans le fond du bac.

 

 

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11 / Tu connectes ton montage de tuyau à ton système de va et vient, et tu mets le tuyau dans le bac !

 

12 / Tu mets panier avec mousse dans les trous inoccupés, et dans les autres tes petits bébés !!!!!!!

 

Conclusion
Nous avons donc maintenant un système totalement opérationnel, optimisé à la résistance calorique des effets de la lampe, avec une grosse cage racinaire, normalement parfaitement hermétique. Vous verrez que même les paniers/manchons occupent un minimum d’espace dans la cage racinaire avec ce système. Et vu la solidité, je pense qu’il est confortable de dire que les plantes seront parfaitement stables et tenues (chose importante).

 

L’irrigation envahie bien la totalité de la cage à chaque aspersion. La filtration est à un très bon niveau avec filtre anti-merdouille sur la table et sur l’aspiration de la pompe. Et filtre d’entrée de pompe et de ligne à 50microns. Je vais également utiliser de l’ATA Clean afin de garder tout aussi propre que possible et empêcher toute obstruction de mes sprayers. Les connexions DMFit me garantissent presque le ZÉRO fuite.

 

La consommation électrique et en eau est donc très faible. Et le bruit très réduit.


Me voilà enfin au bout, après 3 journées de 10h de rédaction, pour vous offrir ce tutoriel qui ne compte pas moins de 32 pages word !!!!

 

J’espère qu’il sera utile à ceux qui comme moi aiment que tout soit aussi optimisé que possible et fait maison.

 

Surtout faites-moi part de vos commentaires, ajout/conseil. Ce que vous en avez pensé ! Partagez votre retour d’expérience si vous avez mis en pratique ou pas ce tutoriel.

 

En bref, faite vivre le sujet !

 

Kiss Kiss Bang Bang !

 

Cheers !

 

by buchette pour Cannaweed

 

Vu Dad.


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