Génétique, Breeding & Homecross

Comment faire ses propres graines
By juan-mari,

Je tiens à préciser qu'une méthode classique sera utilisé pour faire ce petit guide, c'est à dire à partir de graines Régulières.
 
La technique utilisée sera une pollinisation fermé. Cela consiste à ne pollinisé que quelques fleurs femelles et non pas laisser le mâle s’accaparer entièrement les plantes qui l'entour.
 
 
 
Donc commençons
 
 
Sélectionner le plus beau mâle (vigueur, espace inter-nodale, production, odeur, couleur...).
 
Voici le sujet (mâle pennywise) (celui ci est à 9 jours de floraison)
 

 

 

 
Les fleurs sont bien développées, il est temps de l’écarter des femelles.
N'ayant pas de box pour mâles, nous allons utilisé une technique partager par *****mix à l'époque.
 
 
Prenez un verre d'eau rempli et filmé le avec du film alimentaire.
 

 
 
Disposez une feuille d'aluminium (celle ci servira à récupérée le pollen quand il tombera)
 

 
 
Prenez votre mâle, couper le à la moitié.
 

 

 
 
Enlevez les feuilles, pour ne garder que le haut.
 

 
 
Introduisez le dans le verre (j'ai mis un briquet pour caler).
 

 
 
Puis mettez y un dôme (ouvert), ce qui vous passe sous la main, ici une bouteille couper des 2 cotés.
 

 

 
 
Puis le mettre à l’écart, dans une pièce qui bénéficie de la lumière du jour et sans vent.
 
Patientez quelques jours (3 ou 4), le temps que les fleurs s'ouvrent et répandent le pollen sur l’aluminium.
 
 
Quatre jours sont passés, pas mal de fleurs ce sont ouvertes, il est temps d'opérer
 
Mettez vous en tee shirt, humidifiez vous les mains et les bras (pour accrocher le pollen volatile), puis enlevez délicatement le dôme.
 

 

 

 
 
Enlever le mâle très délicatement pour le mettre à la poubelle.
 
Récolté le pollen sur l'aluminium à l'aide d'une carte ou lame de rasoir.
 

 

 
 
Mettez le tout dans un petit récipient ou sachet.
 

 
 
Voilà de quoi faire plus ou moins une centaines de graines maison
 
Enlevez vos habilles, prenez une douche. Tous sa pour être sûr de ne pas pollinisé par inadvertance les femelles
 
Après direction la box femelles, qui dois en être à 2 semaines de 12/12. Les filles vont pas tarder à finir leurs stretch, parfait pour la pollinisation.
 
 
prenez votre plus belle femelle (ici une pennywise)), puis mettez la à l'écart dans une autre pièce.
 
Nous voulons récoltés de l'herbe et des graines, on va donc pollinisé que 2 ou 3 têtes du bas.
 
Voici les fleurs sélectionner :
 

 

 
 
récupéré un peu de pollen à l'aide d'un pinceau.
 

 
 
Appliquer le sur les fleurs femelles.
 

 
 
Puis vaporisez à l'eau clair pour que le pollen accroche bien.
 

 
 
Patientez le temps que sa sèche puis faite une seconde pulvérisation, attendre de nouveau que sa sèche.
Replacer la femelle dans la box floraison.
 
 
Deux ou trois jours plus tard les pistils que nous avons polliniser s’oxyde, c'est que la pollinisation à fonctionner (ici à 5 jours, on vois déjà les graines en formation)
 

 

 

 
 
Il nous reste plus qu'à attendre la fin de floraison pour pouvoir récolté notre herbe et nos graines
 

 
Les graines récolté sont des Pennywise F2, car nous avons fait comme ceci (mâle pennywise x femelle pennywise), mais il est bien sur possible de croiser n'importe quelles variétés est ainsi crée sa propre variété
 

 

 
Sur ce j'espère que ce petit guide vous sera utile, faite nous de beaux croisement et venez les partagez ici.
 
Quelques liens utiles :
 
Les meilleurs topics Variétés et génétiques de Cannaweed
 
Wiki
Variétés, graines et génétiques
 
 
Bises.
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By Guest,

Que faire des mâles ?


Introduction
 
Question plus que fréquente, une fois le sexage effectué (voir le guide ), que faire de nos mâles ?
 

 
 

 
 
 
1. Utiliser le pollen
 
1. Quand les mâles libèrent-ils le pollen ?
 
Les fleurs mâles seront matures entre 10 jours et 5 semaines. Au bout de la phase de maturation, les fleurs s’ouvrent et libèrent cinq filaments, les anthères, qui dispersent le pollen. Ce dernier est visible sous forme de petits points blancs à leurs surfaces.
La floraison est rapide, en 18h, toutes les fleurs mâles s’ouvrent.
 
 
2. Comment récolter le pollen ?
 
Attention, le pollen est extrêmement volatile et peut se disperser sur plusieurs kilomètres par le biais du vent, des vêtements ou de vos mains. De plus, la durée de vie des fleurs est brève.
 
Une méthode alternative consiste à couper les grappes de fleurs mâles avant qu'elles ne s'ouvrent. Vous préparez un récipient avec de l'eau du type utilisé pour vos boutures, recouvrez-le d'un film plastique (type cellophane). Ensuite, percer de petits trous et placer vos grappes de fleurs mâles. Quand elles se sont ouvertes, tapotez et le pollen se répands à la surface et y adhère par électricité statique.
 
Il ne vous reste plus qu'à le racler à l'aide d'un scalpel. Il est très important de toujours utiliser des instruments stériles.
 
 
3. Comment l’utiliser ?
 
Il suffit ensuite de le mettre sur le plant femelle sélectionné. Celui-ci est prêt à être fertilisé lorsque la cosse s’ouvre légèrement pour libérer pistil et styles. Une fois la pollinisation effectuée, une fleur femelle sur deux va avorter.
 
Les méthodes sont nombreuses, on peut citer le pinceau, ou un sac de toile à mailles très serrées. Attention, même dans des conditions optimales le pollen ne se conserve pas plus de quelques semaines.
 
 
4. Quand récolter les graines ?
 
La maturité des graines est effective grosso-modo lorsqu’elles tombent quand on secoue le pied. Les récolter plus tôt, c’est risquer un nombre d’échecs important lors de la germination.
 
 
2. Peut-on fumer les mâles ?
 
La quantité de substances psychoactives produite est plus grande avec de la sinsemilla. Elle est très supérieure à celle des plants pollinisés et hermaphrodites. Qui ont eux-même des quantités supérieures à celles des mâles.
Cependant, la quantité de THC produite est aussi liée à la génétique. Des mâles de très bonne qualité génétique peuvent contenir un taux de THC décelable par notre organisme. Mais, la plupart des gens ayant essayé s’accordent pour dire qu’il s’agit d’un effort démesuré par rapport à la qualité du « smoke » obtenu.
 
 
 
 
Inconnu le 8/09/2005
 
v/c Dad-
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By Apo & Boubou,
Génétique / Breeding
By Cr4b
 
 
Sommaire :
 
 
1. Introduction à la génétique
 
1.1. Notion de gène
1.2. Notion d’allèles
1.3. Notion de méiose
1.4. Notion de lignées pures
1.5. Notion de Génotype/Phénotype
Notations usuelles
 
 
2. Monohybridisme
 
2.1. Effet de la dominance dans un croisement mono hybride
2.2. Exemple d’un rétro croisement F1 et P1
 
 
3. Dihybridisme/Polyhybridisme
 
. Transmission de deux paires de gènes indépendants
 
 
4. Les limites de la génétique mendélienne
 
4.1. Dominance
4.2. Interaction génique
4.3. Transmission indépendante
 
 
5. Applications à la reproduction sélective
 
 
6. La vigueur Hybride
 
 
7. Hybridation et Différenciation
 
 
8. Le Cubing
 
8.1. Le goût d'ananas est dominant
8.2. Le goût d'ananas est récessif
8.3. Appliquer des critères de sélection
8.4. Cubing sélectif
8.5. En conclusion
 
 
9. La stabilisation
 
9.1. Stabilisation à partir d'un seul individu
9.2. La stabilisation par croisements successifs
 
 
10. Critères de sélection
 
. Liste des caractéristiques favorables observées chez le cannabis et sujettes à variations
 
 
11. La collecte des données
 
 
12. La pollinisation
 
12.1. Sélection des parents
12.2. Récolte du pollen
12.3. Conservation du pollen
12.4. Pollinisation
 
 
13. Les graines
 
13.1. Maturité des graines
13.2. Sélection des graines
13.3. La levée de dormance
 
 
14. Conclusion
 
14.1. De la théorie à la pratique
14.2. Sur combien de pieds travailler ?
 
 
15. Le cas particulier de la polyploïdie
 
15.1. Conséquence de la polyploïdie
15.2. Obtenir des plants diploïdes [conseil]
 
 
 
 
1 - Introduction à la génétique
 
Le cannabis est une plante généralement dioïque de nombre haploïde (1n) de chromosomes égal à 10 et de nombre diploïde (2n) égal à 20 (Mendel, 1964)
 

 
 
 
1.1 - Notion de gène
 
Un gène désigne une unité d'information génétique transmise par un individu à sa descendance, par reproduction sexuée ou asexuée. Le gène le plus simple consiste en un segment d'acide nucléique codant pour une seule protéine ou un ARN (en dehors de l'épissage alternatif). L'ensemble des gènes d'un individu constitue son génome. Les gènes ne constituent qu'une partie du génome. Plus généralement, le terme est utilisé relativement à la transmission et à l'hérédité de caractères identifiables particuliers.
Un gène est donc une unité d'information génétique qui permet la synthèse d'un polypeptide. Un gène est caractérisé par sa séquence de nucléotides et le polypeptide par sa séquence en acides aminés, on peut penser que la séquence de nucléotides du gène doit déterminer la séquence d'acides aminés du polypeptide pour lequel il code.
 
 
1.2 - Notion d’allèles
 
On nomme allèle une variante donnée d'un gène au sein d'une espèce.Dans une cellule diploïde, il y a deux allèles pour chaque gène : un allèle transmis par chaque parent. Les allèles transmis par les parents peuvent être identiques ou non.Si les allèles apportés par chaque parent sont identiques dans leur séquence nucléotidique, l'individu est homozygote pour ce gène. S’ils sont différents, l'individu est hétérozygote. Dans ce dernier cas, deux possibilités sont envisageables quant au phénotype résultant de l'expression du gène. Si l'un des deux allèles s'exprime et l'autre reste « muet », on dit que le premier est dominant et l'autre récessif. Les allèles dominants sont symbolisés par une lettre majuscule, et les récessifs par une lettre minuscule.
 
 
1.3 - Notion de méiose
 
La méiose est un processus se déroulant durant la gamètogenèse (spermatogenèse ou ovogenèse), c'est-à-dire durant l'élaboration des gamètes. Elle a pour but de donner des cellules haploïdes à partir de cellules diploïdes au cours de deux divisions. Mais en plus de ce rôle de division, la méiose a un rôle important dans le brassage génétique et ce à cause de deux brassages : Le brassage interchromosomique et le brassage intrachromosomique. Ainsi, durant la méiose, la quantité d'ADN au sein de la cellule évolue au cours du temps. Nous pouvons aisément le voir à l'aide d'un graphique :
 

 
 
1.4 - Notion de lignées pures
 
Une lignée est dite « pure » si le croisement des deux parents possédant un caractère commun déterminé génétiquement (ou l’auto-pollinisation d’une plante monoïque) donne une descendance présentant le même caractère et si toutes les générations suivantes « endogames » le présentent à leur tour.
On en déduit que les parents sont homozygotes et qu’ils possèdent le même allèle.
 
 
1.5 - Notion de Génotype/Phénotype
 
Le génotype est le patrimoine héréditaire d'un individu. Tous les individus d’une même espèce possèdent le même nombre de gènes (on estime environ 50.000 à 100.000 le nombre de gènes chez l’espèce humaine). Pour chacun de ces gènes, il existe des versions différentes appelées allèles. Les gènes sont portés par les chromosomes (23 paires chez l'espèce humaine; notation : 2N=46) transmis par les cellules sexuelles. On appelle génotype l’ensemble des allèles d’un individu portés par l'ADN d'une cellule vivante. L'interaction du génotype d'un individu avec son environnement détermine son phénotype. C'est donc une information qui intervient au niveau des gènes et qui peut-être modifiée par une mutation.
 
 
Notations usuelles
 
On va désigner par :
 
- une lettre majuscule les allèles dominants
- une lettre minuscule les allèles récessifs
- P, les parents
- F, les lignées filles
- S, les graines issues d'un selfing
- BC, les graines issues d'un back cross
 
 
2 - Monohybridisme
 
On va étudier le cas d’un croisement entre deux parents issus de variétés pures différentes pour un caractère donné. Dans ce cas, les descendants seront des hybrides dont les variations peuvent être prédites par la génétique mendélienne.
Prenons l’exemple de deux lignées de cannabis pures pour la caractère forme des feuilles.
La lignée 1 est WW avec W, allèle dominant responsable de feuille penniforme
La lignée 2 est ww, avec w allèle récessif responsable de feuille palmée.
 
 
2.1 - Effet de la dominance dans un croisement mono hybride
 

 
Par contre, il s’agit ici d’un cadre très restrictif où la dominance est totale et la forme des feuilles contrôlée uniquement par un seul gène.
Cela a aussi un intérêt dans la détermination du génotype parental vu que nous n’avons accès qu’au phénotype.
 
 
2.2 - Exemple d’un rétro croisement F1 et P1
 

 
3 - Dihybridisme/Polyhybridisme
 
Ces règles peuvent s’appliquer à plusieurs gènes, dans ce cas on va parler de polyhybridisme. Prenons l’exemple de deux gènes se transmettant de façons indépendantes. Avec :
 
- T allèle dominant codant pour un phénotype grand
- t, allèle récessif codant pour un phénotype court
- M, allèle dominant codant pour un phénotype précoce
- m , allèle récessif codant pour un phénotype tardif
 
 
Transmission de deux paires de gènes indépendants :
 

 
On s’aperçoit qu’en F2 apparaissent deux phénotypes non parentaux (grand/tardif et court/précoce). Il s’agit du phénomène dit de recombinaison.
 
 
 
4 - Les limites de la génétique mendélienne
 
Il s’agit ici du cadre très restrictif de la génétique mendélienne où :
- la dominance est totale,
- un caractère n’est contrôlé que par un seul gène,
- les gènes se transmettent de façon totalement indépendante.
 
 
4.1 - Dominance
 
Cependant, dans la plupart des cas un allèle n’est pas totalement dominant et l’on voit apparaître des intermédiaires. Dans l’exemple du mono hybridisme, on aura ainsi des feuilles palmées, penniformes et toutes les formes intermédiaires.
 
 
4.2 - Interaction génique
 
De plus, le phénomène dit d’interaction génique existe. Dans ce cas un caractère est contrôlé par deux ou plusieurs paires de gènes. Les ratios des génotypes sont les mêmes mais les ratios des phénotypes vont varier.
Exemple hypothétique où deux paires d’allèles dominants Pp et Cc contrôlent les anthocyanines (pigments de couleur violet). Si seul P est présent, seules les feuilles de la plante seront violette. Si seul C est présent, la plante reste verte. Mais si P et C sont présent, les feuilles et les calices de la plante seront violets.
 
 
4.3- Transmission indépendante
 
Quand à la transmission indépendante, elle va dépendre :
 
- de la position des gènes concernés sur des chromosomes différents ou sur le même chromosome,
- de la distance entre les loci de ces deux gènes si ils sont sur le même chromosome.
 
Les lois de la génétique mendélienne sont donc assez rapidement dépassées mais offrent une bonne base d’interprétation des résultats des croisements.
 
 
 
5 - Applications a la reproduction sélective
 
Résumons tout d’abord les règles de base de la sélection :
 
- les génotypes des plantes sont contrôlés par des gènes qui sont transmis de génération en génération (notion d’hérédité),
- les gènes forment des paires. Dans chaque paire de gène, un allèle est transmis par chacun des parents,
- lorsque les allèles ont un effet différent sur le phénotype, la plante est dite hybride ou hétérozygote,
- quand les allèles d’une paire de gènes exercent la même influence, la plante est dite pure pour la paire de gènes considérée,
- différentes paires de gènes contrôlant différents caractères génotypiques sont (en général) transmises indépendamment,
- les relations de dominance et l’interaction génique peuvent modifier le ratio des phénotypes.
 
 
La reproduction sélective consiste en l’hybridation sélective d’individus sélectionnés à l’opposé de l’hybridation au hasard se produisant dans la nature. Elle a pour but :
 
- de croiser deux variétés possédant des qualités exceptionnelles,
- de croiser des individus de génération F1 afin de réaliser les potentialités du croisement initial (différenciation),
- rétro croisement (ou backcross) pour rétablir les types parentaux originels,
- croisement de deux variétés vraies (homozygotes) afin de préserver un caractère commun et de restaurer la vigueur de la lignée.
 
 
 
6- La vigueur Hybride
 
L'hétérosis désigne l'augmentation des capacités et ou de la vigueur d'un hybride par rapport aux races, lignées... dont il est originaire.
L'effet d'hétérosis, nommé également vigueur hybride, se traduit par un gain de performances qui résulte du mélange de différents gènes de différentes races. Le terme est inventé en 1914 et correspond à la découverte du scientifique George Harrison Shull, en élargissant la théorie de son rival Edward East, d'une « stimulation physiologique » due à l'état hétérozygote.
L'effet d'heterosis désigne en génétique l’accroissement particulièrement prononcé de la performance des individus hybrides ou métis. Cet effet est exploité en sélection animale et en sélection végétale.On parlera d’effet d'heterosis lorsque la génération hybride F1 présente des performances supérieures à la performance moyenne de la génération parente P, homozygote ou de lignée pure.
 
Le phénomène dit de vigueur hybride ou d'hétérosis nous intéresse particulièrement lorsque l'on fait des croisements :
 
- de deux variétés possédant des qualités exceptionnelles,
- de deux variétés vraies (homozygotes) afin de préserver un caractère commun et de restaurer la vigueur de la lignée.
 
Si les parents représentent divers patrimoines génétiques, il en résulte une vigueur hybride, parce que les allèles dominants tendent à porter des caractères favorables et que les allèles dominants différents hérités de chacun des parents masquent les caractères récessifs hérités de l'autre.
Evidemment, cela n'est vrai que lorsque la dérive génétique entre les deux lignées parentales est importante.
 
 
 
7 - Hybridation et Différenciation
 
Dans ce cas, on va croiser des individus de type F1 afin de réaliser une différenciation par le biais de la recombinaison (voir le chapitre dihybridisme).
Le but de la différenciation étant de combiner des qualités différentes provenant des deux parents.
[src]https://www.cannaweed..._8/2/c4b18b.jpg[/src]
 
L'hybridation initiale donne un phénotype uniforme dans la génération F1 mais le croisement endogame produit l'apparition de nouveaux phénotypes
 
 

 
 
 
8 - Le Cubing
 
Outre le fait de rétablir les types parentaux originaux, lors d'une perte de vigueur, le rétrocroisement particulier appellé cubing permet d'obtenir à partir d'un seul individu une lignée entière :
 
- Le premier rétro-croisement est simplement un rétro-croisement.
- Le deuxième rétro-croisement, obtenu en croisant le premier rétro-croisement avec son parent (qui devient donc grand-parent) et souvent appelé SQUARING par les breeders.
- Votre troisième rétro-croisement, obtenu en croisant le deuxième rétro-croisement avec son grand-parent (qui devient donc arrière-grand-parent) et souvent appelé CUBING par les hybrideurs. Vous pouvez continuer le rétro-croisement mais cela s'appelle juste rétro-croisement. Le terme cubing est une référence au chiffre 3, parce qu'il y a 3 rétro-croisements.
 
Le cubing se base sur des probabilités mathématiques, compte tenu des fréquences des gènes. Plus vous utiliserez de mâles dans vos croisements, plus vous aurez de chances que la réalité colle à la théorie. En théorie, avec le premier croisement, 75% du pool génétique obtenu correspondra au pool génétique du parent P1. Le squaring monte cette probabilité à 87,5% et le cubing à 93,75%. Vous trouvez ces résultats en faisant la moyenne entre les deux parents croisés. Par exemple, vous commencez à croiser la mère P1 (100%) avec un mâle quelconque (0%). 100% + 0% divisé par 2 donne 50%. La progéniture sera donc approximativement 50% identique à la mère. Prenez-là, faites votre premier rétro-croisement, et vous obtiendrez 100% + 50% / 2 = 75%.
 
Et ainsi de suite. Comme nous le verrons plus tard, vous pouvez appliquer ces mêmes probabilités mathématiques à des traits ou des gènes spécifiques, et cela peut avoir un effet dramatique sur votre méthodologie et vos méthodes de sélection.
 
Votre sélection de mâles pour chaque rétro-croisement est un point crucial pour réussir avec cette technique. Selon le cas, vous pouvez choisir des mâles qui contiennent les gènes que vous désirez, ou vous pouvez par inadvertance choisir des individus porteurs du gène récessif non-désiré. Ou plus probablement, vous pouvez choisir des individus hétérozygotes pour les deux gènes comme la mère P1 qui a été rétro-croisée. La façon de faire la plus facile est de ne s'intéresser qu'à un seul gène et un seul trait, par exemple supposons que le goût est déterminé par un seul gène (ce qui n'est pas le cas en réalité). Supposons maintenant que parmi notre population qui a un goût de pin nous trouvions un individu spécial qui a un goût d'ananas et que nous voulions le garder. Le gène causant le goût d'ananas peut être dominant ou récessif et les résultats peuvent être différents selon le cas.
 
 
8.1 - Le goût d'ananas est dominant
 
A = goût d'ananas et p = goût de pin
Chaque individu aura deux gènes de goût par paire, les génotypes possibles étant AA, Ap, et pp. Comme A est dominant, AA et ap exprimeront le goût d'ananas alors que pp donnera le goût de pin, ce sont les phénotypes. Comme l'ananas est un nouveau goût, il y a de fortes chances pour que l'individu spécial soit hétérozygote, à savoir Ap. Du coup, la seule combinaison de parent possible est Ap X pp, Ap étant le parent que l'on souhaite cuber.
 
Le croisement F1 :
 

 
Il faut maintenant choisir des mâles qui ont un goût d'ananas. Les mâles seront choisis aléatoirement.. Le ratio de A par rapport aux p des mâles F1 sera 2:6 (2 A pour 6 p). On peut aussi dire que la fréquence du gène A est de 25%. Cela signifie que sur quatre grains de pollen, un contiendra le gène du goût d'ananas. Voilà ce qui se passe lors du premier rétro-croisement :
 

 
C'est ce premier rétro-croisement qui le premier crée un individu homozygote (AA) pour le goût ananas. Cependant, à cause de nos moyens de sélection limités, nous choisissons les mâles au hasard. De chaque mâle nous pouvons espérer que trois grains de pollen sur huit contiennent le gène du goût d'ananas. La femelle P1 continue de donner un A pour un p. Je vais épargner la mémoire de votre ordinateur en ne mettant pas le tableau, mais n'hésitez pas à le faire sur papier pour être sûr d'avoir bien compris ce qu'il se passe.
 
Le second backcross (Squaring) donnera ceci :
3AA 8Ap 5pp
[p]68,75% auront donc le goût d'ananas et 31,25% le goût de pin. La fréquence du gène A est passé à 7/16 soit 43,75%.
Et finalement, le troisième backcross (le Cubing) donne :
7AA 16Ap 9pp
 
71,875% ont le goût d'ananas après le cubing. Environ 22% (7 / 32 X 100) de la progéniture est homozygote sur le goût d'ananas. La fréquence du gène A atteint environ 47% (30/64).
 
En conclusion, si le rétro-croisement continue indéfiniment avec une sélection aléatoire des mâles sur une population suffisamment grande, la fréquence du gène A atteindra au maximum 50%. Cela signifie que le mieux que nous puissions espérer est 25% de pure souche de goût d'ananas et en tout 75% de plantes qui auront le goût d'ananas. Vous ne vous débarrasserez pas des 25% au goût de pin.
 
 
 
8.2 - Le goût d'ananas est récessif
 
 
Dans ce cas, P est le goût de pin et a est le goût d'ananas. La convention est que les lettres majuscules représentent la dominance. La plante sur laquelle on a trouvé le goût d'ananas est forcément homozygote (aa). Le mâle peut être Pa ou PP, mais plus probablement PP. De toutes façons, cela ne fait pas une grande différence sur les résultats.
 
Le croisement F1 est plutôt basique, nous nous passerons donc du diagramme. Nous croisons simplement une femelle (aa) avec un mâle (PP) et nous obtenons des individus qui sont tous Pa. Comme le goût d'ananas est récessif, aucun individu de la génération F1 n'aura le goût d'ananas. La fréquence du gène a est cependant de 50%.
aa X PP = Pa + Pa + Pa + Pa
Comme tous les individus F1 sont identiques (Pa), le pollen qu'ils donnent pour le premier rétro-croisement contiendra un gène a pour chaque gène P. Le premier backcross donnera :
 
B1 = aa X Pa = Pa + Pa + aa + aa[/p]
Comme vous pouvez le voir, 50% de la progéniture a le goût d'ananas et la fréquence du gène a est de 6/8 soit 75%. La génération B1 donne du pollen contenant 6 gènes a pour 2 gènes P.
 

 
Comme vous pouvez le voir le deuxième rétro-croisement (squaring) donne le goût d'ananas à 75% de la progéniture. La fréquence du gène a est environ 88%. Sur les grains de pollen, 14 sur 16 porteront le gène a. Quand on les rétro-croise avec la mère P1, on obtient cela :[/p]
 

 
88% environ ont maintenant le goût d'ananas, et toutes sont homozygotes pour ce trait. La fréquence du gène désiré est à peu près de 94%. Si le rétro-croisement continue indéfiniment, la fréquence du gène tendra vers 100%, sans toutefois jamais les atteindre.
 
Il faut noter que les exemples ci-dessus supposent que l'on n'applique aucun critère de sélection ainsi qu'une population suffisamment vaste pour assurer un choix aléatoire des mâles. Plus il y a de mâles, meilleure est la sélection, qu'on la veuille aléatoire ou non. L'importance de la taille de la population et des critères de sélection est encore plus grande quand les gènes que l'on souhaite reproduire sont hétérozygotes. Et surtout, nous n'avons pris pour ces exemples qu'une seule paire de gènes.
 
En réalité, la plupart des traits recherchés comme la puissance sont influencés par plusieurs traits. Les mathématiques deviennent alors plus compliquées pour trouver le taux de succès d'un projet de cubing. En gros, vous devez multiplier les probabilités d'obtenir un trait par les probabilités d'en obtenir un autre. Par exemple, si le trait du goût d'ananas était influencé par deux gènes récessifs différents, vous devriez alors multiplier 87,5% par 87,5% (0,875X0,875X100) ce qui donne 76,6%. Cela signifie que 76,6% de la progéniture aura le goût d'ananas. Supposons maintenant que le trait du goût d'ananas est influencé par 2 gènes récessifs et un gène hétérozygote dominant. Il faut multiplier 87,5% par 87,5% puis par 71,9% (0,875 X 0,875 X 0,719 X 100) ce qui donne 55%. En passant juste à trois gènes, le nombre d'individus après le cubing ayant le goût d'ananas tombe à 55%. Le cubing est donc une bonne technique quand vous souhaitez augmenter la fréquence de quelques gènes (il est important de s'en souvenir), mais plus le projet grossit, plus les chances de succès sont faibles… du moins tant qu'on n'applique aucun critère de sélection.
 
 
8.3- Appliquer des critères de sélection
 
 
Le meilleur moyen d'augmenter significativement vos chances de réussite est d'appliquer des critères de sélection. Essayez de trouver une façon efficace et précise d'isoler les mâles qui ont les traits désirés et de rejeter ceux qui possèdent des traits non-souhaités. Trouver des moyens d'être sûr que vos mâles transmettent les traits désirés et écartez ceux qui ne le font pas. TOUS les traits doivent être pris en compte. Certains sont directement observables sur les mâles. D'autres, comme le temps de floraison, non. Si vous cherchez un trait que vous ne pouvez pas voir directement, vous devez effectuer des tests de progéniture pour déterminer quels mâles transmettent le plus de gènes désirés. Un test de progéniture consiste à mettre en croissance certains individus de la progéniture pour déterminer le génotype parental.
 
Il est important quand vous choisissez vos meilleurs mâles d'ignorer les traits superficiels qui n'ont rien à voir avec les traits que vous cherchez réellement. En effet, le cannabis possède plusieurs milliers de gènes sur seulement 10 paires de chromosomes (ou 20 chromosomes individuels). C'est-à-dire que chaque chromosome comporte plusieurs centaines de gènes. Tous les gènes se trouvant sur le même chromosome sont liés entre eux. En gros, ils voyagent en groupe. Quand vous en choisissez un, vous prenez en fait tous ceux sur le chromosome. Il y a une exception à cette règle qui consiste à casser les liens entre les gènes par croisement, mais au nom de la simplicité, nous n'en parlerons pas. Revenons donc à la sélection. Vous pourriez choisir un mâle selon un trait que vous aimez bien comme la forme des feuilles en étoile alors que ce que vous cherchez réellement est le goût de pamplemousse. Mais il se peut que les deux traits se trouvent sur la même paire de chromosomes, mais sur les chromosomes opposés. Si cela arrive, aussi longtemps que vous choisirez des plantes aux feuilles en étoile, vous n'obtiendrez jamais le goût de pamplemousse que vous désirez réellement. Il est bien de garder à l'esprit qu'à chaque fois que vous sélectionnez selon un trait, vous en écartez plusieurs centaines. C'est pourquoi les hybrideurs les plus sérieux apprennent à avancer petit à petit en ne travaillant que sur un trait ou deux à la fois.
 
 
8.4 - Cubing sélectif
 
 
Maintenant voyons comment nous pouvons améliorer notre premier exemple de cubing d'un trait hétérozygote dominant en appliquant des critères de sélection. Supposons qu'à chaque génération nous sommes capables de retirer les individus homozygotes sur le goût de pin (pp), mais pas les hétérozygotes (Ap). Si vous vous souvenez, notre mère P1 a le génotype Ap et les combinaisons possibles pour la génération F1 sont Ap + Ap + pp + pp. Nous retirons les deux pp, ce qui ne laisse que les Ap. Notre premier rétro-croisement donnera:
Ap X Ap = AA + Ap + Ap + pp
 
[p]Encore une fois nous enlevons les pp ce qui nous laisse avec AA + 2Ap. Nous attaquons le deuxième rétro-croisement en ayant passé la fréquence du gène A de 37,5% à 66,7%, 4 grains de pollen sur 6 portent le gène A.
 

 
Comme vous pouvez le voir, après avoir éliminé les individus homozygotes récessifs après deux rétro-croisements, la fréquence du gène A est passée de 44% à 58%. Si nous continuons, la fréquence monte à 70% (14/20) avant le troisième rétro-croisement, c'est-à-dire que 7 grains de pollen sur 10 seront porteurs du gène A. Encore une fois, j'épargnerai la mémoire de votre PC en me contentant de vous donner les résultats du troisième rétro-croisement : B3 = 7AA + 10Ap + 3pp
 
95% de la progéniture a maintenant le goût d'ananas comparé aux 72% sans appliquer de sélection. La fréquence des individus pure souche goût d'ananas monte à 35%. Mais plus important, la fréquence du gène A atteint 60%. C'est un point important au moment des tests de progénitures.
 
 
8.5 - En conclusion
 
 
Récapitulons maintenant les pourcentages d'individus pure souche goût d'ananas obtenus dans chacun de nos modèles.
Dans le cas où le goût d'ananas serait un trait dominant hétérozygote et qu'aucun critère de sélection n'est appliqué, le cubing produit 22% d'individus pure souche. En éliminant les individus homozygotes récessifs pour le goût de pin, on monte à 35%. Et enfin, quand on cube un gène récessif homozygote, on atteint après le cubing 87,5% d'individus au goût d'ananas pure souche. Et comme je l'ai déjà dit, ces nombres ne sont valables que pour un seul gène.
Supposons que le goût d'ananas soit codé par deux gènes différents, un dominant et un récessif, et que vous soyez capable d'éliminer les individus pp et de ne sélectionner que les individus porteurs du gène dominant du goût d'ananas. Votre population après cubing contiendra 87,5% X 35% (0,875 X 0,35 X 100) = 30% d'individus pure souche. Comme vous pouvez le voir, tant que la source est hétérozygote, peu importe le nombre de rétro-croisements que vous effectuez, vous n'obtiendrez jamais une variété pure souche (stabilisée).
 
 
 
9 - La stabilisation
 
 
Une fois que l'on a obtenu des individus correspondants à notre recherche, il va falloir stabiliser la lignée. La stabilisation consiste en la fixation des caractères.
Elle se produit soit par le biais du GA3 soit par celui de croisements successifs.
 
 
9.1 - Stabilisation à partir d'un seul individu
 
 
Il s'agit de stabiliser par le biais d'une autopollinisation. On soumet un individu femelle à un traitement au GA3 ce qui permet d'obtenir des fleurs staminées. Puis on procède à une autopollinisation...
On va donc obtenir des graines exclusivement femelles dites selfed possédant le patrimoine parental pour une très grande partie.
Il va cependant exister une certaine hétérogénéité du fait du brassage intra et inter chromosomique.
 
 
9.2 - La stabilisation par croisements successifs
 
 
On va procéder aux croisements successifs en gardant les parents potentiels qui correspondent le mieux à nos critères. Il faut au minimum 5 générations avant d'obtenir une lignée à peu près stabilisée.
Par contre, il peut y avoir une perte de vigueur à un moment ou un autre. Il faut donc prendre la précaution de toujours garder les parents des générations précédentes afin de faire un backcross et restaurer les qualités recherchées.
 
 
 
 
10 - Critères de sélection
 
 
Après cette brève introduction théorique au breeding, il faut maintenant choisir les caractères sur lesquels vont se baser notre sélection.
 
 
3 - Liste des caractéristiques favorables observées chez le cannabis et sujettes à variations
 
 
Caractéristiques générales :
 
- taille et rendement
- vigueur
- adaptabilité
- robustesse
- résistance aux maladies et aux nuisibles
- maturation
- production de racines
- ramification
- sexe
 
Caractéristiques des jeunes plants
 
Caractéristiques des feuilles
 
Caractéristiques des fibres
 
Caractéristiques florales :
 
- aspect
- forme
- taille du calice
- couleur
- teneur en cannabinoïdes
- goût et arôme
- persistance des principes aromatiques et des cannabinoïdes
- types de trichomes
- qualité et quantité de résine
- teneur en résine
- séchage et conservation
- facilité de manucure
- caractéristiques des graines
- maturation
- floraison
- mûrissement
- profil cannabinoïde
 
Phénotypes généraux des variétés de cannabis
 
 
 
11 - La collecte des données
 
Avant de commencer à mettre en pratique, il va falloir prévoir une méthode de suivi.
A titre d'exemple, le croisement de dix variétés pures pour un seul caractère va donner 10 individus purs et 90 hybrides à la première génération.
Alors, imaginez faire cela sur plusieurs générations et plusieurs caractères.....
Il est donc illusoire de s'en remettre à sa mémoire et il vaut mieux confier le suivi des croisements et leurs résultats au niveau des critères recherchés à un cahier de bord.
 
 
 
12 - La pollinisation
 
La première étape pratique une fois les parents sélectionnés et les objectifs définis va être la récolte du pollen.
 
 
12.1 - Sélection des parents
 
Il faudra sélectionner les parents de la façon la plus rigoureuse qui soit (cf critères de sélection) et éliminer dès les premières étapes de la croissance végétative les individus les plus faibles et les moins vigoureux.
 
Il faut aussi essayer d'éliminer les facteurs de monoécie et sélectionner de façon rigoureuse les mâles non seulement sur leur vigueur mais aussi sur leur high et leur rendement en procédant à une inversion sexuelle par le GA3.
 
 
12.2 - Récolte du pollen
 
Attention, le pollen est extrêmement volatile et peut se disperser sur plusieurs kilomètres par le biais du vent, des vêtements ou de vos mains. De plus, la durée de vie des fleurs est brève.
Une méthode alternative consiste à couper les grappes de fleurs mâles avant qu'elles ne s'ouvrent. Vous préparez un récipient avec de l'eau du type utilisé pour vos boutures, recouvrez le d'un film plastique (type cellophane). Ensuite, percez de petits trous et placez vos grappes de fleurs mâles. Quand elles se sont ouvertes, tapotez et le pollen se répand à la surface et y adhère par électricité statique.
Il ne vous reste plus qu'à le racler à l'aide d'un scalpel. Il est très important de toujours utiliser des instruments stériles.
 
 
12.3 - Conservation du pollen
 
Le pollen ne se conserve que quelques jours à température ambiante. Il faut donc être capable de minuter les passages en floraison de façon raisonnée.
On peut conserver le pollen pour une plus longue durée. Il faut placer le pollen récolté dans un récipient en verre (type tube sous vide de prise de sang) et y placer un dessicant (type dessicant pour matériell photographique). Ensuite, on place le pollen deux jours dans un réfrigérateur et enfin on le place dans un congélateur. Si cette opération est bien faite, on peut augmenter la durée de conservation du pollen jusqu’à quelques semaines.
 
 
12.4 - Pollinisation
 
Il suffit ensuite de le mettre sur le plant femelle sélectionné. Celui-ci est prêt à être fertilisé lorsque la cosse s’ouvre légèrement pour libérer pistil et styles. Une fois la pollinisation effectuée, une fleur femelle sur deux va avorter.
Les méthodes sont nombreuses, on peut citer le pinceau, ou un sac de toile à mailles très serrées. Si l'on utilise la méthode des sacs, il est conseillé de les enlever au bout de 3 jours puis de les détruire afin d'éviter une pollinisation accidentelle.
 
 
 
13 - Les graines
 
13.1 - Maturité des graines
 
Une fois la pollinisation effectuée, il va falloir attendre que la graine se forme. Elle sera mature en quelques semaines et lorsque l'on secoue la grappe florale, elle se séparera d'elle-même.

 
 
13.2 - Sélection des graines
 
Il faut sélectionner les graines :
- selon leur lustre
- leur régularité
- leur robe
- leur taille
- leur lignage, il ne faut sélectionner que les graines dont les parents sont connus et pour lesquelles une pollinisation accidentelle est exclue
- etc....
 
 
13.3 - La levée de dormance
 
Il s'agit de lever la dormance qui est un phénomène de protection des végétaux.
 
 
Ensuite, vous n'avez plus qu'à entamer l'étape suivante de votre sélection ainsi qu'à faire germer la prochaine génération.
 
 
 
14 - Conclusion
 
14.1 - De la théorie à la praqqtique
 
On n'a abordé ici que les bases élémentaires nécessaires à la compréhension des croisements. La réalité est bien plus complexe que cela.
Et avant de se lancer dans le breeding, une bonne expérience de cultivateur est nécessaire (ne serait-ce que pour arriver jusqu'au stade de la récolte ). De plus, un bon feeling et un peu de chance ne sont pas des facteurs à négliger...
 
 
14.2 - Sur combien de pieds travailler ?
 
Plus les caractères sur lesquels on travaille sont nombreux, plus le nombre de pieds pour chaque génération devra être important. De plus, il est nécessaire de conserver les parents de chaque génération afin de procéder à un back-cross en cas de nécessité.
Et il est parfaitement illusoire de ne vouloir travailler que sur 10 plants....
 
 
 
 
Sources :
 
OverGrow, RIP
 
Fiches techniques de Canna-Tech (merci Gen&Tik pour ce taff)
 
La botanique du cannabis de Robert.C CLARKE
 
Wikipédia
 
 
 
 
 
15 - Le cas particulier de la polyploïdie
 
Un plant de cannabis polyploïde possède un nombre >2n de chromosomes. En général, ce seront des plantes tétraploïde 4n chromosomes.
 
 
15.1 - Conséquence de la polyploïdie
 
Les travaux de Warmke et al. (1942-1944) montrent : Que les plantes tétraploïdes ont un potentiel double de celui des plantes diploïdes (à tuer des organismes aquatiques). Mais il n'a jamais mesuré le taux des différents cannabinoïdes qui étaient inconnus à l'époque. une augmentation des phénomènes de monoécie/hermaphrodisme lié aux intersexes XXXX, XYYY, XXXY, XXYY.
 
 
15.2 - Obtenir des plants diploïdes
 
Essayer d'utiliser de la colchicine (inhibiteur de la ségrégation chromosomique dans les cellules filles) est très dangereux car le taux de viabilité lorsque les graines sont traités à concentration efficace est de 4 pour 1000 (zhatov, 1979) et parmi ces graines viables, la plupart seront des plants mosaïques (cohabitation de cellules de nombre chromosomique différent 2n, 3n, 4n etc...) et très peu de véritables tétraploïdes.Sans parler des problèmes à obtenir une population n+1....
 
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By Apo & Boubou,

La Sexualité du Cannabis


 
 
 
Le cannabis est une plante généralement dioïque [ du grec "dis ", (deux fois), et "oikos ", (maison) ]
 
c'est-à-dire plante ayant des fleurs mâles (à étamines) sur un pied et des fleurs femelles (à pistils) sur un autre pied.
 
Le sexage des plantes de cannabis est important car seules les fleurs femelles portent une couverture intéressante de trichomes glandulaires.
 

Exemples :
 
Une femelle :
 

 
* Source
 

 
* Source
 

Un mâle :
 

 
* Source
 

 
* Source
 
edit avril 2017
magnifique exemple de mâle par animalxxx


 
La déclaration des sexes :
 
Le cannabis fleurit lorsque la photopériode atteint un seuil critique différent selon les variétés.
 
Une durée de nuit longue est nécessaire pour enclencher la production de fleurs fertiles.
 
Autrement, il ne produira que des primordiae indifférenciées.
 
Pour en savoir davantage : [ Traduction ] Article de Ed Rosenthal
 

Durant la phase de croissance sous une durée de nuit courte, il est possible d’observer l’apparition des primordiae ou premiers pistils à partir du 5ème nœud. Ces pré-fleurs servent d’indicateurs précoces du sexe de la plante.
 

 
* Source
 

 
* Source
 

 
* Source
 

 
* Source
 
Ce stade est atteint lorsque la plante est suffisamment mature. Les signes avant-coureurs les plus fréquemment observés sont :
 
-le passage d’une phyllotaxie décussée (opposée) à alternée (décalée)
 
-des modifications de la tige
 

 

Il est possible de procéder à un sexage précoce à partir d’un certain nombre de caractères végétatifs
 
cependant cela reste extrêmement difficile pour un débutant (Lacombe, 1987).
 

nota bene : - De l'utilisation du terme pré-floraison :
 
Il est essentiel d'éviter ce terme car il n'apporte que confusion.
 
Défini comme la période allant de l'apparition des pré-fleurs à la floraison (apparition des fleurs "vraies"),
 
il est abusif de l'employer car :
 
- En culture intérieur, l'apparition des pré-fleurs peut se faire sous un cycle de croissance
 
et on ne va pas parler de pré-floraison alors que nous sommes sous un cycle 18/6 (croissance ).
 
- En culture intérieure, les pré-fleurs peuvent apparaître bien après le passage en 12/12.
 
Alors comment nommer cette période où les pré-fleurs sont absentes mais sous un cycle 12/12 (floraison ) ?
 
Il faut lui préférer le terme de stretch. Le seul cas où ce terme est approprié, c'est lors de départ de graines en extérieur
 
(et encore ... )
 

La diagnose des sexes :
 
Premier point, ne pas confondre les stipules avec des primordiae.
 
Les stipules sont des petites pièces foliacées, qu'on trouve à la base du pétiole à l'endroit où il s'insère dans la tige.
 
Et elles sont souvent confondues avec des pré-fleurs.
 

 
* Source
 

 
* Source
 
Les pièces florales visibles de chaque coté des bourgeons axillaires (dans le cercle rouge) sont bien des stipules et en aucun cas ne les confondre avec des primordiae.
 

Les pré-fleurs mâles :
 
Elles se caractérisent par la présence de :
 
-5 pétales (longueur environ 5mm) forment le calice, de couleur indifféremment jaune, blanche ou verte
 
-5 étamines (d’environ 5mm ) formées d’anthères (sacs à pollen)
 

 
* Source
 

 
* Source
 
Elles apparaissent soit en croissance sous un cycle avec une période de nuit courte (entre 4 à 12 semaines selon les variétés, les sativas mettant plus de temps à atteindre la maturité sexuelle), soit sous un cycle avec une période de nuit longue (floraison ) au bout de 1 à 3 semaines ....
En général, les pré-fleurs mâles apparaissent plus rapidement que les pré-fleurs femelles.
 

Les pré-fleurs femelles :
 
Elles se présentent au départ sous la forme de deux longs pistils blancs, jaunes ou roses qui émergent de la fente d’un calice.
 
Le calice mesure de 2 à 6mm et contient l’ovule qui va donner la future graine.
 

 
* Source
 

 
* Source
 

Si vous êtes incertain de votre diagnose, il vous suffit d'attendre quelques jours que les organes soient mieux formés et caractéristiques.
 
A ce stade, vous avez plusieurs semaines avant que les inflorescences ne se forment réellement.
 
Vous pouvez cependant vous rendre sur le [ Topic Unique ] Sexage : Mâle ou Femelle ?
 

Les inflorescences adultes males :
 
Une fois les grappes de fleurs parfaitement formées comme sur les photos [plusieurs semaines de floraison],
 
Il s'agit d'une question de jours avant qu'elles ne libèrent le pollen.
 

 
* Source
 

 
* Source
 

Les inflorescences adultes femelles :
 
Ce sont celles qui nous intéressent et particulièrement si elles sont sensemilia,
 
c'est pourquoi il est important de les séparer rapidement des mâles et des intersexués
 


 
* Source
 

 
* Source
 

 
* Source
 

* Visitez des JDC
 

Le cas particulier des intersexes :
 
Le cannabis est une plante possédant un grand polymorphisme dans son expression sexuelle.
 
Communément appelées « hermaphrodisme », il est plus juste de désigner ces anomalies sous le nom d’ inter-sexes
 
(Borodina & Migal , 1987). En effet, l’hermaphrodisme végétal exprime plutôt la présence sur une même fleur d’organes males (étamines ) et femelles (pistils ).
 

La monoécie :
 
Il s’agit d’un cas particulier d’inter-sexe dans lequel les plantes portent des fleurs mâles et femelles parfaitement formées.
 
Elles apparaissent le plus souvent lors des premiers stades de la floraison . Et les plantes incriminées doivent être éliminées le plus rapidement possible sauf si le phénomène est très limité (à peine quelques fleurs) en retirant les fleurs mâles.
 
Mais cela reste un pis-aller et un risque important
 

 
* Source
 
On aperçoit ici la coexistence de fleurs femelles (pistillées) au sommet de l'inflorescence et de fleurs mâles (staminées ) à la base.
 

Les fleurs tératologiques :
 
Ce sont des fleurs dans lesquelles coexistent à des degrés divers des pièces florales mâles et femelles.
 
Elles ont tendance à apparaître plus tardivement durant la floraison et sont plus difficiles à déceler.
 

 
* Source
 

 
* Source
 

 
* Source
 

 

La détermination du sexe
 
Le cannabis est un organisme généralement diploïde (2n chromosomes ) avec n égal à 10 (Menzel ,1964) .
 
Parmi ces 20 chromosomes, 9 paires d’autosomes et 1 paire d’ hétérosomes.
 
Cette paire de chromosomes sexuels est constituée soit :
 
- de deux chromosomes X et le plant sera génétiquement femelle
 
- d’un chromosome X et Y, génétiquement mâle
 
Le plant de cannabis mâle est une plante hétérogamétique, c'est-à-dire que les hétérosomes sont différents. Cependant, la détermination sexuelle serait plutôt basée sur l’équilibre X-autosome que sur un mécanisme Y actif
 
(Westgaard, 1958; Grant et al., 1994).
 

 
De nombreuses études récentes ont mis en évidence l’existence de marqueurs sexuels spécifiques ( Mandolino et al.,1998, 1999) tendant à prouver l’origine génétique de la détermination sexuelle. Quant aux inter-sexes, ils ont eux aussi une origine génétique comme le prouve la capacité de certaines variétés à subir une conversion sexuelle aisément (Fibranova cv., landraces Thailandaises ) ou au contraire à y être très résistantes (ecotype italien Carmagnola).
 

Les origines de ce caractère seraient :
 
-la polyploïdie (Warmke et Zhatov)
 
-l’existence d’un ou plusieurs allèles directement responsables de l'intersexualité par le biais "d'un mécanisme polyfonctionnel de détermination sexuelle [chez le cannabis intersexué] contrôlé par l'interaction d'allèles appartenant aux chromosomes sexuels et d'allèles appartenant aux "autosomes" (Migal).
 
L'extension de l'expression d'un phénotype intersexué est quant à elle en partie dépendante des conditions du milieu (stress divers et variés, pollution lumineuse, ... ).
 
Le cannabis est une espèce possédant une grande plasticité dans l'expression de son phénotype sexuel ce qui a quelques conséquences non négligeables.
 

Conséquences et applications pratiques :
 
L'application évidente est bien entendu la modification du ratio mâle / femelle qui est normalement de 50/50.
 
A ce sujet, ces statistiques sont établies sur un nombre extrêmement élevé de graines. Un échantillonnage aussi réduit que ceux que l'on utilise est donc forcément biaisé et l'occurrence d'un paquet avec zéro femelle est hélas non nulle.
 
L'exploitation de ce phénomène est ancienne et se base sur le croisement de plantes monoïques et dioïques femelles.
 
(McPhee, von Sengbusch and Hoffman, 1943 ). Le résultat de tels croisements permet d'obtenir une population F1 dont la répartition du phénotype sexuel est :
 
- 90% de femelles
 
- 3-5% de monoïques
 
- 4-5% de mâles
 
Ce type de population constituée quasi en totalité d'individus à graines est dénommée unisexuée. Elle possède un intérêt certain dans la production de graines à fins industrielles.
Cependant, pour l'obtention de sinsemilla, il s'agit d'une véritable plaie car cela demande une attention constante afin d'éliminer les individus monoéciques sans compter que ce caractère peut resurgir de façon impromptue...
 
Cette méthode ne permet donc pas d'obtenir des populations de femelles stables étant donné la présence de facteurs génétiques responsables d'inter-sexes au sein de la population F1 obtenue.
 
L'alternative la plus intéressante serait donc de réussir à faire produire à des femelles non-porteuses de ces allèles des fleurs mâles afin d'obtenir une population F1 de femelles stables. Galoch (1980 ) a démontré l'importance de l'induction de gènes responsables de la différenciation en femelle par l'auxine. Ces travaux ont ouvert la voie à diverses méthodes d'induction de fleurs mâles sur des individus dioïques femelles notamment par :
 
- le nitrate d'argent et le thiosulfate d'argent anionique ( Mohan, 1982 )
 
- le GA3
 
Les populations F1 obtenues sont stables (pas d'apparition d'inter-sexes) à la condition évidemment que les parents ne possèdent pas les allèles responsables de l'inter-sexe. Ce qui est loin d'être facile à déterminer à l'heure actuelle
 
Une autre méthode est de conserver le pollen pour une assez longue durée (supérieure à deux semaines ) ce qui a pour effet de sélectionner un pollen qui donnera une population à majorité femelle (laskowska, 1961).
 

Conclusion :
 

En simplifiant, on peut dire que la détermination du sexe est génétique. Cependant, dès que l'on aborde la question des inter-sexes, cela se complique car il s'agit d'un mécanisme polyfonctionnel :
 
- un, et plus probablement, plusieurs allèles sont impliqués
 
- ces allèles sont répartis dans les autosomes et les hétérosomes
 
- leur activation est sujette aux conditions du milieu
 
De plus, les techniques d'inbreeding actuelles et la diminution de l'hétérosis dans les populations
 
ne sont pas étrangères à la fréquence des phénomènes d'intersexualité.
 

Pour aller plus loin => Génétique et Breeding par Cr4b
 

Bibliographie :
 
- Borodina E. I. and N. D. Migal 1987. Flower teratology in intersexual hemp plants. Soviet Journal of Developmental Biology 17(4): 262-269.
- Galoch, E., 1980. The hormonal control of sex differentiation in dioecious plants of hemp (Cannabis sativa). Acta Physiol Plant vol II (n.1): 31–39.
- Grant, S., A. Houben, B. Vyskot, J. Siroky,W.H. Pan, J. Macas & H. Saedler, 1994. Genetics of sex determination in flowering plants. Dev Genet 15: 214–230.
- Lacombe, J.-P., 1980. Discrimination des sexes en fonction de caractères végétatifs précoces chez le Chanvre dioïque (Cannabis sativa L.). Physiol Veg 18: 419–430.
- Laskowska, R.: Influence of the age of pollen and stigmas on sex determination in hemp. Nature, 1961, 192, No. 4798, p 147-148
- Mandolino, G., A. Carboni, S. Forapani & P. Ranalli, 1998. DNA markers associated with sex phenotype in hemp (Cannabis sativa L.). In: Proc Bast Fibrous Plants Today and Tomorrow, St Petersburg, September 28–30, pp. 197–201.
- Mandolino, G., A. Carboni, S. Forapani, V. Faeti & P. Ranalli, 1999.Identification of DNA markers linked to the male sex in dioecious hemp (Cannabis sativa L.).Theor Appl Genet 98: 86–92.
- Mandolino, G., A. Carboni, M. Bagatta, V.M.C. Moliterni & P. Ranalli, 2002. Occurrence and frequency of putatively Y chromosome linked DNA markers in Cannabis sativa L. Euphytica 126: 211–216.
- Mandolino, G. & P. Ranalli, 2002. The applications of molecular markers in genetics and breeding of hemp. J Ind Hemp 7: 7–24.
- Menzel, Margaret Y (1964). "Meiotic Chromosomes of Monoecious Kentucky Hemp (Cannabis sativa)". Bulletin of the Torrey Botanical Club 91 (3): 193-205.
- Mohan Ram, H.Y. & R. Sett, 1982a. Modification of growth and sex expression in Cannabis sativa by aminoethoxyvinylglycine and etephon. Z Planzenphysiol Bd 105: 165–172.
- Mohan Ram, H.Y.&R. Sett, 1982b. Induction of fertile male flowers in genetically female Cannabis sativa plants by silver nitrate and silver thiosulphate anionic complex. Theor Appl Genet 62: 369–375.
- Neuer, H., & von Sengbusch, R.: Zucher 15: 49-62 (1943)
- Warmke, H.E.: Carnegie Inst. Washington Yrbk 41: 186-189 (1942); ibid., 43: 153-157 (1944)
- Westgaard, M., 1958. The mechanism of sex determination in dioecious plants. Adv Genet 9: 217–281.
- Zhatov, A.E., Genetika 15 (2): 314-319 (1979)
 
v/c Dad-
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By azmaster,
N°8:
 
 
 
 
Bonjour,
 
Je vais tenter de vous expliquer la sexualité compliquée et chaotique du cannabis. (à première vue)
 
Cette argumentation/description se trouve être le prolongement de différents topic et faq de ce site.
 
 
Il faut tout d'abord savoir que les plantes ont la faculté d'être polyploïde (avoir plusieurs copies de chromosomes, plus que 2), et que ce phénomène ne les gène en rien.
 
 
La sexualité co-évolutionniste du cannabis
 
La théorie
 
I/ Les mono/diploïdes
 
 
Pour cette explication nous allons donc partir dans un premier temps de plante mono/diploïde( une seule ou deux copies de chromosomes, qui n'est pas la majorité de cas, voire peut ne pas exister selon les variétés).
 
Pour une plante mono/diploïde, seul le génome va être responsable au niveau phénotypique (à votre vue) du sexe de la plante.
 
Ainsi une plante XY sera mâle et une plante XX sera femelle. De même une plante X sera femelle et une plante Y sera mâle.
 
Dans cette configuration, l'apparition d'Inter-sexe est impossible, mais pas les hermaphrodites.
 
II/ Les polyploïdes n>2
 
Dans le cas des polyploïdes (avec n>2) les choses sont beaucoup plus compliquées. De plus ils représentent la grande majorité des plantes.
 
De plus dans un cas parfait chaque chromosome est présent en même nombre d'exemplaire. En réalité cela est plus compliqué, le nombres de chromosomes appariés peut varier de l'un à l'autre.
 
1/ Les dioïques
 
Les plantes dioïques, sont des plantes polyploïdes n'exprimant qu'une partie de leur génome, dans ce cas elles n'expriment qu'un caractère phénotypique, mâle ou femelle.
 
Femelle

 
Mâle
 

2-1/ Les monoïques, inter-sexe
 
Les plantes monoïques, sont des plantes polyploïdes exprimant une grande partie de leur génome, avec pour résultat l'expression de plusieurs phénotypes.
 
Présence de fleurs mâles et de fleurs femelles nettement séparées.
 

 
2-2/ Les monoïques, hermaphrodites
 
Plante monoïque, n'exprimant qu'une partie de son génome, avec pour résultat l'expression d'un phénotype donné. Soit mâle, soit femelle. Mais qu'un "stress" a poussé à se défendre, ce qui engendre une modification de la balance hormonale et l'apparition du caractère hermaphrodite.
 
Reconnaissable à ces fleurs très couramment tétralogiques.
 

 
Voilà pour le coté théorique.
 
2-3 Le dosage compensatoire
 
Pour ceux ayant des connaissances poussées en génétique et en phyto-biologie, je les invite à se renseigner sur le phénomène de DOSAGE COMPENSATOIRE. Je crois que pour ceux qui réussiront à comprendre ce phénomène, le mystère du sexe phénotypique allié au génotype n'aura plus de secret et surtout sera clair comme de l'eau de roche.
 
Le dosage compensatoire est un mécanisme de régulation génétique qui fonctionne pour égaliser l'expression phénotypique des caractéristiques déterminées par des gènes sur le chromosome X, de sorte qu'ils sont également exprimés dans le XY du mâle et le XX de la femelle . Le dosage compensatoire se produit également dans d'autres organismes, comme la mouche du vinaigre Drosophila melanogaster et le ver Caenorhabditis elegans.
 
Les espèces différentes peuvent avoir différents mécanismes de dosage compensatoire. Chez les femmes humaines (XX), un chromosome est inactivé (voir l'inactivation de l'X), il en résulte une inactivation génétiquement hétérochromatique des corpuscule de Barr. Chez les drosophiles mâles (XY)l'expression des gènes sur le chromosome X se retrouve doublée. Chez C. Elegans hermaphrodites (XX), les deux chromosomes X sont partiellement réprimés. Le résultat de ces mécanismes influence l'équilibre relatif entre l'expression des gènes mâles et des femelles (ou, dans le cas de C. elegans, hermaphrodites et mâles).
 
Chez les plantes (qui n'ont pas de chromosomes sexuels dimorphisques), le dosage compensatoire peut se produire lorsqu'un événement méiotique aberrant ou une mutation il en résulte une aneuploïdie ou polyploïde. Les gènes sur le chromosome affecté peuvent êtres régulés vers le haut ou vers le bas pour compenser le changement dans le nombre normal de chromosomes présents.
 
 
L'argumentation, les pour
 
D'abord quelques rappels:
 
Les plantes ont la particularité d'être pour la plupart polyploïdes, dès la naissance ou peuvent le devenir par le phénomène d'endoréplication. De plus le sexe d'une plante ne se limite pas qu'aux gène X et Y il faut également prendre en compte les éléments transposons qui permettent la duplication et le changement de chromosomes pour les gènes, ainsi le gène SRY(équivalent humain, il n'y à pas encore de nom décidé chez les plantes) donnant le phénotype mâles peut se retrouver sur d'autres chromosomes et être dupliqué en de nombreux exemplaires.
 
Au niveau des stress il en existe de deux types:
 
-stress biotique, venant d'un emballement de la balance hormonale et/ou de la dérégulation de promoteur géniques. Ils sont donc propre à la plante.
 
-Stress abiotique, venant de l'environnement et résultant d'une réponse de la plante à son environnement.
 
Pour le cas nous intéressant, l'hermaphrodisme, ce sont les stresses abiotiques qui nous intéressent.
 
En cas de stress de style blessure, changement radicale de thermopériode, photopériode, hygroperiode, et changement de concentration minérale dans le sol. La réponse de la plante est l'activation des gènes produisant des facteurs de transcriptions de types MYB réagissant à la systémine et impliquant la voie du méthyl-jasmonate, ainsi que l'inactivation d'autres gènes. Ces facteurs de transcription vont alors se fixer sur différents promoteurs géniques de type hormones et bien d'autres (on ne s'intéressera que aux hormones les autres étant trop complexes à expliquer ici).
On aura pour résultat une production d'éthylène, de GA, de cytokinine .... Dans une balance très précise dépendant des espèces.
Ces hormones ont pour but d'activer des gènes de résistance, de nombreux gènes impliquant la résistance se situant sur le chromosome Y, le gène SRY possède également ce type de promoteur. Il en résulte une activation conduisant au phénotype mâle.
 
NB: il s'agit en plus d'un caractère évolutif permettant le maintient de l'espèce dans un cas de destruction systémique des plantes mâles, phénomène trouvé chez presque toutes les plantes.
 
Pour des preuves concrètes je vous renvoie aux bases de donnés scientifique NCBI:
 
Le cannabis est une plante possédant un grand polymorphisme dans son expression sexuelle. Communément appelées « hermaphrodisme », il est plus juste de désigner ces anomalies sous le nom d’intersexe, étant de deux types, exprimé ou non. Dans cette étude nous prouverons qu'un stress de type abiotique permet le passage de l'un à l'autre par modification de la balance hormonale.(Borodina, Migal et al..., 1987-1995-2007)
 
De même
 
De même chez les végétaux la détermination sexuelle serait plutôt basée sur l’équilibre X-autosomes que sur un mécanisme Y actif, cependant le gène Y est prédominant dans l'importance de l'expression du phénotype mâle.(Westgaard, 1958; Grant & Al., 1994).
 
Ainsi des facteurs environnementaux ou stress abiotiques peuvent déclencher l'emballement du phénotype mâle chez des plantes monoïques à phénotype femelle. Soit par activation directe des gènes du chromosomes Y soit par activation d'un élément transposé avec ce type de promoteur.
 
De plus des plantes de type dioïque femelles peuvent voir l'émergence de caractères mâles de types fleurs hétérogames, tétragames. (fleur mâle et femelles en une)
Dans ce cas, ce phénomène est du à la balance X-autosomes et absolument pas aux chromosome Y ou a un de ses gènes transposés.
 
Ce qui explique ce phénomène:
 
 
 
 
 
La micropropagation est basée sur la régénération cellulaire des plantes. En bref on part de n'importe quelle cellule de la plante, par actions enzymatiques et hormonales on dédifférencie et on démétabolise la cellule pour obtenir un protoplaste (cellule végétale type souche sans paroi). Puis on place cette cellule sur un milieu gélosé de type Agar-Agar en présence de différentes balances hormonales provoquant sa différenciation en un type cellulaire sélectionné afin de régénérer une plante entière.
 
C'est également ce que l'on fait pour avoir des plantes OGM, au stade protoplaste on la transfecte avec un vecteur bactérien de type agrobacterium contenant notre gène d'intérêt.
 
Comme je l'ai expliqué, le problème est que le sexe d'une plante provient de sa balance hormonale et que donc en régénération il est très courant d'obtenir des phénotypes hermaphrodites même en partant de plantes XX.
 
v/c Dad-
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By azmaster,
Graine type F1.
 
Que signifie F1, F2 et "pure souche"?
 
Une pure souche est une variété génétiquement homogène dont les graines sont uniformes.
 
Un hybride est une variété issue de deux parents génétiquement différents, pure souche ou hybride.
 
Quand vous croisez deux pures souches ensemble pour la première fois, vous obtenez la génération F1. Quand vous croisez deux F1 de la même génération, vous obtenez la génération F2.
Ce processus doit continuer au moins jusqu'à la génération F4 pour stabiliser les traits récurrents.
 
 
Quand on croise 2 variétés pures différentes, on crée un croisement de type f1 .
Un croisement f1 à les qualités des variétés pures, mais en mieux (selon les critères recherchés)
 
Le breeder se donne un cahier des charges avec des paramètres à prendre en compte. Tous les points sont vérifiés un par un et s'il y a un défaut, le plant est rejeté. Et il y a bien une trentaine de facteurs au minimum à prendre en compte !
 
Exemples de différents facteurs pris en compte:
 
Caractéristiques générales, Caractéristiques de la fleur, Taille et rendement, Forme, Vigueur, Couleur, Résistance aux insectes nuisibles et aux maladies, Niveaux de cannabinoïdes (ex : contenu en THC), Maturation, Goût et arôme, Production de racines, Quantité et qualité de résine, Ramification, Taux de séchage, Sexe, Facilité de la taille, Maturation, etc...
 
Le breeder digne de ce nom prend entre 400 et 3000 graines pour choisir un seul plant femelle ou mâle par variété !!!
(Imaginez l'espace et le coût de l'installation ! )
 
Une fois que tous ses critères son bons, il peut croiser les espèces. Vient ensuite la vérification de la stabilité .
Tout breeder qui se respecte vérifie, une fois son croisement effectué, que son nouveau né a bien les caractéristiques voulues et il lui prend un lot de graines et voit si ça correspond bien. Si les variétés ont bien été choisies, les f1 auront à peu près les mêmes caractéristiques (à quelques surprises rares de la nature)
 
Le croisement est avant tout un vrai métier car il faut de nombreuses connaissances, recherches et beaucoup de matériel.
 
Ensuite seulement la commercialisation prend effet !!
 
Quelques seedbanks avec breeders reconnus :
- sensi seeds
- soma seeds
- serious seeds
- Mr.Nice
- ACE seeds
- Cannabiogen
 
 
Croisement entre variétés F1 :
 
Le croisement de variétés hybrides F1 produit des plantes dont les caractéristiques ne seront pas identiques à celles des parents d'origine génétiquement purs même si certaines d'entre elles peuvent être communes.
La qualité de la plante diminue car la variation du patrimoine génétique est étendue et ainsi il est plus difficile de prévoir les caractéristiques du résultat final.
Ce processus est sans fin : Les hybrides peuvent à leur tour être croisés avec d'autres pour créer des hybrides qui perdront à leur tour en qualité.
 
 
 
Donc, comprenez que certains vendeurs croisent des variétés qui ne sont pas pures et qu'ils n'ont pas beaucoup de critères de croisement par rapport aux autres !
D'où parfois des prix très attractifs, mais des variétés pas stables et qualités en baisse
 
Dad-'s label
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By azmaster,
Conserver au mieux ses graines
 
Ne cultivant pas continuellement toute l'année et tout les ans depuis maintenant pas loin de dix ans, il a toujours fallu que je conserve des restes de paquets de graines, des graines données, des croisements home made sans que je ne puisse les utiliser rapidement.
Les graines ayant une certaine valeur à mes yeux, j'ai voulu les conserver au mieux pour en perdre le moins possible.
 
1. Les graines:
 
1.1. Qu'est ce qu'une graine concrètement?
 
Tout simplement une graine est un embryon végétal déjà constitué enfermé dans des tissus bourrés de réserves nutritives les "cotylédons" et protégé par une enveloppe protectrice souvent nommé "tégument"(1). Le rôle de ce dernier est extrêmement important car il protège l'embryon mais il sert aussi à assurer l'interface entre la graine et le milieu extérieur. C'est cette enveloppe qui reçoit des signaux du milieu extérieur pour enclencher la germination.
(1)tégument: en botanique cela désigne l'enveloppe qu'il y a autour de certains organes (l'embryon végétal d'une graine par exemple).
 
1.2. Mes graines sont-elles de bonne qualité?
 
Comme il est effectivement difficile de voir les graines avant de les acheter il s'avère utile de vérifier si elles ont l'air de bonne qualité.
Une fois les graines en votre possession, assurez vous qu'elles soit rebondies et colorées (marron, tacheté, tigré, etc). Si par exemple vous en avez des vert pâle, des grises ou des blanches, ce sont généralement des signes de graines immatures ou mortes qui ne donneront rien.
Cela dit certaines variétés produisent des graines de couleurs plus claires que d'autres alors n'allez pas trop vite dans votre jugement.
 
Une technique assez simple peut permettre de s'assurer de la qualité de la graine, si elle est morte, immature ou fraiche.
Cette technique consiste à prendre une graine entre son pouce et son index et de presser raisonnablement. une graine de bonne qualité résiste sans problème tandis qu'une autre qui est morte, immature ou très vieille craquera entre vos doigts.
 

Graines d'apparence saine et viable
 
Puis c’est à vous que revient donc la charge de les conserver correctement pour qu’elles restent de qualité. Il est démontré que le pouvoir germinatif des semences est directement influencé par les conditions de conservation.
 
Il n'y a pas que dans le milieu du cannabis que des gens cherchent et trouvent des petites astuces pour conserver au mieux leurs semences de diverses espèces et variétés. Les principes restent les mêmes pour beaucoup de variétés.
 
2. la conservation:
 
2.1. Pourquoi conserver ses graines?
 
La conservation des graines a toujours été entreprise par les agriculteurs au cours des siècles. Autrefois, ils avaient leur propres moyens de préserver les graines afin de pouvoir les utiliser plus tard.
 
Conserver ses graines pendant une longue période peut être un choix mais peut être aussi une obligation.
Lorsque que l'on achète des graines, on ne peut pas toujours planter celles-ci une fois les avoir reçu ou alors il nous reste 2 ou 3 graines d'une variété que l'on a pas semé. Il y a aussi des graines issues de croisements maison que l'on veut garder pour essayer plus tard.
Bref pour un bon nombre de raisons, on a toujours des graines qu'on n'utilisera pas dans un futur proche, à nous de bien les conserver.
 
2.2. Mes graines vont-elles germer après plus d'une année de conservation?
 
Le cannabis est une plante dite annuelle, donc en principe les semences donnent des plantes qui (une fois les femelles fécondées) vont produire des semences pour l'année suivante et ainsi de suite chaque année.
Donc théoriquement, dans la nature il est peu probable qu'une graine de cannabis réussisse à se conserver plus d'un an sauf exception. ce qui ne veut pas dire qu'elle ne peut être conservée plus d'un an.
Il est donc possible pour nous de conserver nos semences plusieurs années si les conditions de conservation sont contrôlées.
 
Une bonne technique de conservation permettra de garder au minimum 2ans nos graines, mais plus les années vont passer et moins le taux de germination sera élevé.
La germination wikicannabique
 
2.3. Les différentes bases de la conservation:
 
- Les stocker à l'abri de la lumière pour qu'elles ne les détériorent pas. Si un sachet est exposé aux rayons du soleil la température de celui-ci peut être élevée et donc détériorer les graines.
 
-Les stocker en évitant l'humidité, la présence d'humidité peut provoquer l'apparition de moisissures qui sécrètent des substances nuisibles à la germination.
Un trop gros taux d'humidité pourrait même provoquer la germination de celles-ci.
En théorie, plus les graines sont sèches et plus elles conserveront leur faculté germinative, par contre trop déshydratées, leur faculté diminue aussi.
 
- Les stocker dans un endroit frais. Plus la température est haute et plus les transformations chimiques se font rapidement donc plus les graines vieillissent et meurent vite.
Il est établi que si l'on abaisse la température de stockage en dessous de 10°C, on multiplie la longévité d'un lot de graines par un coefficient de 2.5 à 3.
Ainsi, les semences peuvent être placées dans un frigo (4 à 5°C), voir même un congélateur où la température avoisine les -18°C.
Il est important aussi que la température soit stable.
 
- Veiller aux insectes et parasites, ils peuvent parfois s'introduire dans un sachet resté ouvert ou bien par manipulation. ils peuvent causer des dégâts importants dans des lots de graines.
Si vous avez fait vous mêmes vos graines il est possible qu'un petit parasite se soit installé aussi. Pour être sûr de ne pas en abriter, un passage d'une dizaine de jours au congélateur devrait les éliminer.
 
N.B: Les semences ont des durées de conservation variables selon les espèces. certaines doivent être semées rapidement comme le maïs qui a une durée de conservation d'environs 2 ans tandis que d'autres comme le concombre peuvent se conserver plus de 10ans.
Les semences de cannabis peuvent se conserver pendant plusieurs années sans problème mais ne vous attendez pas à pouvoir conserver leur viabilité 10ans et plus. le processus de vieillissement est ralenti mais pas arrêté.
 
2.4. Dans quoi bien les conserver:
 
les emballages d'origine:
 
La plupart du temps les graines se vendent et s'achètent par lots. le packaging des breeders, seeders est divers et varié (minitube, sachet papier, sachet plastique, etc...)
 

 
En ce qui nous concerne tant que l'emballage est hermétique à l'humidité, on peut les conserver dans l'état. pour un sachet ouvert, il vous faudra ré-emballer vos graines dans un autre moyen de stockage.
 
Sur l'emballage d'origine, il peut y figurer une date, bien souvent elle ne correspond pas à la date de récolte mais à la date de conditionnement par lot. il peut donc y avoir un décalage de quelques jours à plusieurs mois entre la récolte et la mise sur le marché.
 
Le ré emballage dans des sachets de rangement:
 
Les sachets de rangement (Extra Seed Envelopes) vendus par Leevalley.

 
On peut mettre les indications minimales de la variété (nom,type [sativa, indica], date d'achat, breeder,etc...). Par contre ils ne sont pas étanches car en papier.
Il faut donc les ranger dans des sacs plastiques (one zip bags pour congélation).
 

 
De simples sachets plastiques zippé suffisent aussi, n'oubliez pas de mettre les infos de vos variétés si vous ré emballez vos graines, ça évite les doutes.
 
Les tubes à comprimés :
 
Les tubes à comprimés sont bien adaptés pour pouvoir conserver des graines sans humidité et dans le noir. Il ne reste plus qu’a les mettre dans un endroit frais.
Leur bouchon est souvent garni d’une capsule permettant d’absorber l’humidité.
Essayez quand même de les mettre dans un sachet plastique si c'est destiné à les conserver pendant une longue durée.
 

 
les boites de pellicules photos:
 
Conçues pour être hermétiques à la lumière et à l'air, elles se trouvent être parfaites pour contenir vos graines.
 

 
Vous n’avez plus qu'à trouver l'endroit frais qui accueillera votre banque de graines.
 
Voici comment vous pouvez stocker vos semences, chaque variété dans un seul sachet puis classé par nom, par type, par date. Vous avez votre propre banque maintenant...
 

 
(A proscrire absolument pour le stockage: boîtes en aggloméré, contreplaqué, le formol qu’ils contiennent est germicide.)
 
Sachez tout de même que les graines récentes donc fraîches ont dans la logique une meilleure germination, à vous de voir si vous voulez garder des variétés pour plus tard ou non.
 
3. le stockage chez les professionnels:
 
3.1. chez les breeders:

3.2. chez les seeders:

 
sources:
ITAP: Institut technique de l'agriculture biologique
Témoignages et astuces de particuliers et professionnels.
Expérience personnelle
 
Amis cannaweedeurs j'espère que ça vous informe un minimum, à vous de juger et n'hésitez pas a donner votre avis.
tcho!!!
 
v/c Dad-
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By Indi-Punky,
Étant donner l’intérêt croissant pour le home breeding, je viens vous poster cette traduction d'un post en anglais:
Il s'agit de l'équipe de Tropical Seed Company qui détaille leur méthode de pollinisation ciblé.
Pour cela il vous faudra:
- 1 seringue type insuline et son aiguille
- 2 bouchons de Soda
- de l'eau distillé (pas déminéralisé )
- Du pollen mâle
 

Salut tout le monde!
 
Je vais essayer d'expliquer comment :
 
D'abord, nous recueillons le pollen que nous voulons utiliser. Dans la photo, vous pouvez voir que ce n'est pas beaucoup mais nous pouvons le faire avec peu de quantité. Je pense que le pollen viendrait d'un clone inversé du Pakistan.
 

 
Nous prenons alors deux capsules de bouteilles propres, l'une servira a mettre le pollen, et l'autre aura un peu d'eau distillée. Nous prenons de l'eau avec la seringue (celle-ci est de 2 ml) et la mélangeons dans la capsule de pollen. On reprend alors de l'eau mélangée à la seringue et le remettons à nouveau à plusieurs reprises dans la capsule de sorte que le pollen se mélange bien.
 

 
La seringue préparée avec la solution d'eau et de pollen.
J'utilise des petites seringues et de petites quantités de pollen en général. La concentration devrait avoir un gros niveau de pollen pour bien fonctionner dans chaque goutte qui sera mise sur les têtes, pas besoin d'avoir une seringue jaune, mais le pollen doit être visible à l'intérieur de la seringue dans une bonne concentration.
 

 
Nous choisissons les fleurs que nous voulons polliniser, celles-la sont des Pakistan Chitral
 

 
Nous allons déposer le contenu de la seringue avec calme
 


 
Finalement nous faisons une marque sur ce que nous avons fait : La date de la pollinisation et les souches que nous avons utilisées. Dans ce cas, c'est un croisement de S1 de Pakistan Chitral
 

 
J'espère que ça peut intéresser.
Peace
ttsco.bhs, Dec 9, 2008
 
Source: https://www.thcfarme...102/#post-52378
 
Avec l'autorisation de l'auteur.
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