Leaderboard


Popular Content

Showing content with the highest reputation since 08/18/20 in Articles

  1. 1 point
    Adapter la culture du kif à l’environnement Face à la diversification des variétés de chanvre et même le recours à des types génétiquement modifiés, la réflexion sur la réadaptation de cette culture à son environnement d’origine au Maroc se pose. Cet axe a fait partie d’un atelier de travail de la Commission spéciale sur le modèle de développement (CSMD). Photo d'illustration / Ph. Tom Perry - AFP Photo d'illustration / Ph. Tom Perry - AFP Le chanvre est-il l’enfant mal-aimé d’une agriculture génératrice de revenus pour plusieurs ménages, mais otage d’un tiraillement législatif ? La question sur la structuration de cette activité plutôt que son impossible éradication se pose, surtout dans la région du Rif. Tenu jeudi par la Commission spéciale sur le modèle de développement (CSMD), un atelier de travail consacré au cannabis a abordé ce point. Ingénieur agronome, Kamal Kacimi a notamment abordé cet axe, prônant un accompagnement pour renforcer les savoir-faire locaux, plutôt qu’un investissement dans une culture alternative qui a montré ses limites. Un revirement législatif contraignant Lors de son intervention, le spécialiste a rappelé que sous le Protectorat, cette activité a été organisée par un Dahir. Au lendemain de l’Indépendance en 1956, le Maroc a rapidement adhéré à la Convention de Genève, ainsi qu’à la législation onusienne de lutte contre les drogues, ce qui a bouleversé une activité agricole jusque-là normalisée. Le cannabis fait désormais partie de la liste IV, qui regroupe la catégorie des substances les plus prohibées selon la Convention unique des Nations unies sur les stupéfiants de 1961. Pourtant, cette culture a un rôle important dans la sédentarisation d’une grande partie de villageois et de familles rurales dans le Rif, selon Kamal Kacimi. Il rappelle qu’elle a même donné lieu à une migration inverse, de la ville vers la campagne, devenant «un secteur fortement employeur». C’est également «une culture dont la valeur reste supérieure à la culture régulée», d’où une importante partie de reconversion en culture alternative échoue souvent. Cependant, les entrées les plus importantes de cette activité reviennent aux réseaux de narcotrafic. Malgré la mainmise des trafiquants qui s’enrichissent largement plus que les agriculteurs eux-mêmes, «50% des revenus des ménages» dans les zones cultivées vient du cannabis. En tout, le kif permet jusqu’à 80 000 DH d’entrées annuelles par famille, ce qui reste supérieur à la moyenne des gains des cultures alternatives. «Il faut tenir compte de ces considérations pour élaborer un modèle qui soit accepté par les agriculteurs», recommande Kamal Kacimi, prônant un encadrement de l’Etat pour lutter contre l’exploitation par les trafiquants, tout en préservant les habitants locaux. Capitaliser sur les savoir-faire familiaux pour industrialiser le secteur Dans un autre registre, cet accompagnement structuré permettra de limiter les impacts environnementaux de l’utilisation de plantations génétiquement modifiées. Sur le plan agronomique, ces variétés sont exigeantes et encouragent une monoculture dévastatrice, à long terme, souligne Kamal Kacimi. Pour cause, ces nouveaux types de chanvre demandent l’utilisation de fertilisants en nombre (6 à 7 quintaux par hectare), renchérissant le coût de la culture et accélérant la détérioration des sols. Ces variétés modifiées pour contenir un taux élevé en THC sont également gourmandes en eau. Pour un hectare, il faudra compter 10 000 mètres cubes, soit presque la quantité nécessaire à l’entretien du gazon. Le souci devient ainsi celui de «contourner les narcotrafiquants et de conserver la sédentarisation» des habitants, tout en luttant contre l’épuisement des ressources naturelles. Pour ce faire, Kamal Kacimi propose d’ouvrir l’exploitation du kif à d’autres secteurs (textile, aliments de bétail, cosmétique, pharmacie). Il s’agit de réfléchir à «un modèle de développement qui reconfigure la place du haschisch», pour asseoir un cadre légal conciliant intérêts des agriculteurs et émergence de l’économie nationale. «Il faut sauvegarder les actifs financiers des exploitants terriens et créer de nouveaux métiers, sans verser dans une forme de désapprentissage», analyse Kamal Kacimi.Par GHITA ZINE Par : GHITA ZINE Source: yabiladi.com
  2. 1 point
    Créé en 2018, le collectif composé d'anciens et d'actuels agents des forces de l'ordre milite pour une nouvelle politique des drogues. Des policiers, gendarmes, et anciens membres des forces de l'ordre luttent pour "réformer la politique des drogues en France". Photo d'illustration • © Alexandre Marchi / Maxppp "Vous voulez vraiment savoir comment on est perçus ? sourit Bénédicte Desforges. Gauchos, collabos, toxicos. Il ne vous aura pas échappé que mes confrères mâchent rarement leurs mots." L'ex-lieutenant de police est volontiers un peu provocatrice, mais jamais méchante. L'habitude, peut-être, de manier un discours à contre-courant. ->Police Contre la Prohibition: le manifeste En 2018, elle a fondé avec un capitaine de police à la retraite, Thierry Tintoni, le collectif Police contre la Prohibition (PCP). "Moi et mon collègue, nous pouvons donner nos noms car nous ne faisons plus partie de la police. Nos collègues en activité restent discrets, vous ne pourrez pas les identifier en tant que tels. Notre position est assez marginale, mais on n'est pas tout seul. En général, on ne devient pas flic en rêvant de courir après les fumeurs de cannabis..." ironise-t-elle. "A la fois malade et délinquant" : en France, la vieille école En France, le texte qui encadre l'usage de drogues est la "loi du du 31 décembre 1970". Elle "considère l'usager de drogues comme un individu à la fois malade et délinquant. Délinquant puisqu'elle incrimine spécifiquement l'usage solitaire et prévoit une peine d'emprisonnement ferme. Malade puisqu'elle prévoit une exemption de poursuites pénales pour les toxicomanes usagers " simples " qui acceptent de se soumettre à une cure de désintoxication" décrit sur son site internet la Mission interministérielle de lutte contre les drogues (Mildeca). Pour le PCP, la formule est à la fois liberticide, et inutile. Inutile, d'abord, parce qu'elle n'a jamais fait baisser ni le trafic, ni la consommation de drogues. En Europe, la France est l'un des pays qui mène l'une des politiques les plus répressives sur l'usage des drogues. C'est aussi le pays où les jeunes de 15 à 34 ans consomment le plus de cannabis, et le troisième pays où ils consomment le plus de cocaïne. © EMCDDA © EMCDDA Drogues légales, le vrai fléau Pour le PCP, la diabolisation des usagers de drogues ne fait pas sens non plus sur un plan philosophique. "On les considère comme des gens qui font valoir une liberté, assume Bénédicte Desforges. L'immense majorité des usagers de drogues n'ont aucun problème avec leur consommation. Comme certaines personnes sont alcooliques et d'autres boivent un verre de Saint Emilion le weekend entre amis. On est attachés à la liberté parce qu'on sait ce que c'est que d'en priver les gens." Même si l'immense majorité du trafic français concerne le cannabis, le PCP ne veut pas limiter son combat à la légalisation de cette substance. "On veut se garder d'être des "cannactivistes" : pour nous, ce serait un mauvais calcul de faire une partition entre le cannabis, qui serait une drogue vertueuse, et le reste. Cette opposition drogue dure / drogue douce ne fonctionne pas. Il y a des usages durs et des usages doux. Il y a des drogués heureux, qui à côté de ça sont des citoyens comme les autres, avec un travail, et qui passent inaperçus. Ils ne sont pas plus délinquants que les gens qui prennent de l'alcool ou du tabac." Car ce sont bien les drogues légales qui font le plus de dégâts en France. La consommation d'alcool est tenue responsable de plus de 40 000 morts par an, le tabac 75 000. Bien loin des 44 morts imputés à l'usage de cocaïne en 2015. Concernant le cannabis, les données sont peu nombreuses, et anciennes. Sur France Culture, la chercheuse Marie Jauffret-Roustide déclarait en 2019 : "Il y a une étude anglaise qui a montré que la mortalité liée au cannabis était 200 fois moins importante que la mortalité liée au tabac ou à l’alcool." Pendant ce temps, selon la députée Caroline Janvier, "la dépense publique française destinée à lutter contre le cannabis est évaluée à 568 millions d’euros, dont 90 % sont liés aux actions policières et judiciaires". La répression des stups, bras armé de la politique du chiffre Pour le PCP, la politique française en matière de drogues est hypocrite, et en fait tourner une autre : la politique du chiffre. L'obsession du résultat et de la bonne statistique est dénoncée par plusieurs syndicats de police depuis sa mise en place, dans les années Sarkozy. Officiellement enterrée, elle semble pourtant couler de beaux jours à l'ombre. Car les commissaires peuvent encore toucher ce qu'on appelle une "indemnité de responsabilité et de performance". La partie responsabilité, elle, va de soi. En revanche, la prime de performance n'est attribuée qu'à un tiers des commissaires. Pour la fonction la plus récompensée, commissaire général de police occupant un poste "très difficile", cette prime peut atteindre plus de 1100 euros. "Résultat, tous les coups sont permis" soupire Bénédicte Desforges. Et pour faire du chiffre, la répression des drogues, c'est la baguette magique. "C'est est un délit qui est résolu dès qu'il est constaté, c'est du 100% de taux d'élucidation, et ça c'est très précieux pour les chiffres de la délinquance. 56% de l'activité d'initiative des flics, c'est la répression de l'usage de drogues, faire vider les poches et mettre en garde-à-vue pour le quart de gramme de shit qu'on a au fond de la poche." Le circuit se vide peut-être de quelques consommateurs, mais bien moins des gros trafiquants. "On ne va pas faire ces contrôles à la sortie du lycée Henri IV" Récemment, le PCP a pris la parole sur un sujet où on l'attendait moins : le racisme dans la police. Le ton tranche avec celui des syndicats de la profession. "Tous mes collègues qui ont une audience hautement supérieure à la nôtre et qui parlent d'une petite minorité... Dans ce cas, comment peuvent-elles être là depuis si longtemps ? Si les autres brebis ne disent rien, est-ce qu'elles ne sont pas galeuses, elles aussi ? Je ne voulais pas parler de tout ça, mais on ne pouvait plus faire autrement, on ne supporte pas ce qu'on voit." Pour le collectif, le lien entre répression des stup' et violences racistes est plus qu'existant : il est intime. "Le prétexte des contrôles d'identité, souvent, c'est la répression de l'usage de drogue. Et on ne va pas faire ces contrôles à la sortie du lycée Henri IV, on le sait ! On va au pied des tours, et au bout d'un moment, il y aura un loulou qui aura un pétard dans la poche, ça commence toujours comme ça", regrette la représentante du collectif. Pour elle, qui connaît bien son Histoire, le procédé a même un goût de déjà-vu. "La répression des drogues est un vrai vecteur de discrimination. Ça l'a été aux Etats Unis quand ils ont commencé à employer le mot marijuana, dans le but de faire directement référence aux mexicains. Le combat contre le LSD ciblait les anti-guerre du Vietnâm. Nous n'échappons pas à la règle." Dépénalisation, légalisation : ce qui marche à l'étranger En Europe, les anti-prohibition se tournent comme un seul homme vers le Portugal. En 2000, le pays a décidé de dépénaliser l'usage de toutes les drogues, pour des résultats spectaculaires. "Il semblerait que quand on supprime l'interdit, la chose devienne tout de suite moins séduisante, notamment pour les jeunes" analyse Bénédicte Desforges. Pragmatique, le PCP milite "dans un premier temps" pour la dépénalisation, plus audible auprès du grand public et du politique, et pour la légalisation du cannabis en tant que processus déjà enclenché. Va-t-elle entraîner une disparition du marché noir ? Bénédicte Desforges n'y croit pas. "Le marché noir ne disparaîtra jamais complètement, parce que les mineurs ne pourront pas s'approvisionner en cannabis légal, et certains voudront rester sous le radar, estime-t-elle. Le grand discours des idéologues, c'est de "recycler les acteurs du marché". Si vous me trouvez un seul dealer qui a envie de bosser à des horaires fixes et de payer l'URSSAF et des impôts, vous me le présentez !" Peut-être la bonne idée est-elle Outre-Atlantique : en légalisant, le Canada et certains états américains ont entrepris d'effacer les casiers judiciaires pour possession de cannabis. Un marché qui pourrait intéresser les actuels commerçants. "L'usage de stupéfiants, c'est 68 000 inscriptions au casier judiciaire par an. Il suffit que vous soyez un peu jeune, un peu pas blanc, c'est pas terrible pour trouver un premier boulot avec ce casier. Est-ce que ça va marcher sur le long terme ? Je n'en sais rien." Le collectif Police contre la Prohibition n'est de toute façon pas là pour pondre des solutions miracle. "On a souvent le sentiment de faire du Don Quichotisme, mais on ne peut pas taire la voix du flic dans ce débat. Elle est très importante. Qui mieux que nous peut en parler ?" Source: france3-regions - centre-val-de-loire
  3. 1 point
    Hey coup dur pour les petits producteurs ... et tout ça en partant des growshop ..... @+ Près de 120 cultivateurs de cannabis stoppés par les gendarmes «Bad trip» pour le circuit court… Pour remonter jusqu’à ces petits producteurs, les enquêteurs sont partis de magasins spécialisés dans la vente de produit liés à la culture du cannabis. Le confinement, la fermeture des frontières, ont mis un coup dur à l'importation de cannabis en France ces derniers mois. Une situation qui n'a pourtant pas stoppé la consommation, et a même fait le bonheur de quelques cultivateurs de cannabis. Mardi, près de 115 perquisitions ont eu lieu dans la Marne et dans l'Aube. Au total, près de 120 personnes sont mises en cause dans cette affaire et seront poursuivies par la justice – les sanctions vont du simple rappel à la loi à des mises en examen pour cinq suspects, dont quatre ont été incarcérés. Ces 120 personnes étaient tous des cultivateurs de cannabis adeptes des « circuits court ». Au total, dans ces petites plantations artisanales, les enquêteurs de la section de recherches de Reims (Marne) et les policiers rémois ont mis la main sur plus de 950 pieds de cannabis. Plus de 230 000 euros d'avoirs criminels ont par ailleurs été saisis par les gendarmes et les policiers. L'opération a aussi permis la découverte de plusieurs armes de poing et armes longues. Tous les mis en cause ont été piégés… par leurs fournisseurs. «L'attirail parfait du cannabiculteur» Au cours de l'année 2019, les gendarmes de la SR de Reims identifient trois magasins spécialisés dans la vente de matériels et de produits destinés à la culture du cannabis. Deux établissements sont situés à Reims, un à Troyes (Aube). « Il y a un paradoxe aujourd'hui sur ces commerces qui vendent l'attirail parfait du cannabiculteur, souligne Matthieu Bourrette, procureur de Reims. Ce qu'ils vendent est légal, mais l'usage qu'ils en font ne l'est pas. » Rapidement, les enquêteurs constatent que ces boutiques sont très fréquentées, et ne vendent presque que du matériel ou des produits destinés à la culture « indoor » du cannabis. Les vendeurs et gérants de boutiques dispensent, en plus, de précieux conseils. Pendant des mois, les enquêteurs surveillent les différents magasins et identifient un nombre important de clients. Certains sont simplement de petits cultivateurs, qui font pousser quelques pieds pour leur consommation personnelle. D'autres alimentent aussi des proches, et font parfois commerce de l'herbe auprès d'amis. « Sans être des vendeurs importants, il s'agit de gens qui arrondissaient les fins de mois », assure un proche des investigations. «Faire pousser de la drogue chez soi, c'est interdit» Pour ces derniers, le confinement tombe comme une aubaine. Comme partout en France, l'approvisionnement en drogue se tarit dans la région Champagne-Ardenne. Les prix explosent. Et ceux qui font pousser le produit à la maison en profitent. « Les prix étaient largement supérieurs à la normale du fait de la pénurie, souligne une source proche de l'enquête. En quelques semaines, certains ont fait de belles affaires. » Le report des interpellations, initialement prévues le 17 mars, aura d'ailleurs permis aux enquêteurs de découvrir les activités de vente - limitées à un cercle d'amis - de certains cultivateurs. Finalement, mardi, près de 210 gendarmes et policiers passent à l'action. Les gérants et employés des trois boutiques spécialisées sont interpellés, et une centaine de cultivateurs découvrent les enquêteurs à leurs portes. « L'objectif n'est pas de battre un record, mais il y avait une volonté de frapper fort, salue une source proche de l'enquête. De rappeler que faire pousser de la drogue chez soi, c'est interdit. » « Ce type de détention de stupéfiants se développe depuis plusieurs années, constate Matthieu Bourrette. Trouver, en quelques mois, une petite centaine de cannabiculteurs sur un ressort urbain comme celui de Reims n'est pas anodin. On ne peut pas laisser développer ces petites productions de proximité. Par Vincent Gautronneau https://www.leparisien.fr/faits-divers/pres-de-120-cultivateurs-de-cannabis-stoppes-par-les-gendarmes-26-06-2020-8342904.php?fbclid=IwAR0fdPhMZpX-JvKi5OP68-Ll30ZDss0TLc-UW98E3VaUPX2RRGYx669GA1Y
  4. 1 point
    Bonjour Quentin Alors commençons par toi, qui es tu? Comment es tu tombé dans la weed? Depuis toujours passionné de biologie, très jeune j’ai d’abord commencé par des élevages de reptiles et insectes exotiques en tous genres puis en grandissant mes centres d’intérêts ce sont plus portés sur le monde végétal, la chimie , l’ethnologie …. Tout naturellement, avec l’arrivée de l’adolescence et des premières expériences, ma route a rencontrer le Cannabis. Depuis le plus jeune âge j'ai toujours fait pousser des plantes, à 12 ans j’ai eu accès à des graines et ce fut ma première occasion de cultiver, en outdoor…. Cette plante regroupait à elle seule tous les aspects de mes différents centres d’intérêt; depuis sa découverte elle n’a été pour moi qu’un gouffre sans fin de connaissances et d’expériences à découvrir … Quel a été ton parcours avant d'arriver aux États-Unis ? Dans l’espoir d'un jour vivre de ma passion, en toute logique mes études ont d’abord été scientifiques, puis après le bac je me suis porté sur la Production Horticole ainsi que le génie génétique et l’amélioration des semences qui fut complété par une expérience en laboratoire in-vitro. Grand Globe-trotter, tous mes voyages étaient axés sur la recherche de nouvelles génétiques : Inde, Pakistan, Maroc, Égypte, Europe de l’est, Amérique du sud …. Très vite, ne pouvant pas vivre de ma passion en France je suis parti vivre en Espagne là où j’ai découvert une communauté de personnes qui ont eux aussi fait le choix de dédier leur vie à cette plante . J’ai très vite travaillé avec différentes associations, ce qui m’a permis de mettre en avant mon savoir-faire et par la suite mes propres strains qui ont très vite remporté un vrai succès auprès des membres. Aujourd’hui, Barcelone est une vrai vitrine ouverte sur le monde du savoir-faire des meilleurs artisans de la Ganja ! Pont de San Francisco Vanilla berry pie flower D'accord et de là comment as tu rencontré Léo Stone et Aficionados? Notre rencontre est une grande histoire autour d’un cut de Skunk des années 90 . La première venue en Espagne de Aficionado (Leo) et Frenchy Cannoli fut pour la Spannabis. Durant l’un de ses Work Shop, Frenchy, comme à son habitude, demande à droite à gauche des infos sur des variétés de la Liste Favorite de Leo. Lors de son workshop il fit donc la demande à ses élèves au sujet d’une Skunk 1 originale, c'est ce jour là qu’un contact en commun nous a mis en relation avec Leo. Le lendemain je le rencontrais et finalement ce ne fut pas juste un échange de génétiques mais une véritable rencontre. Leo est directement venu finir son séjour à la maison là où il a eu le temps de découvrir mes installations et mon travail. 6 mois plus tard je décollais pour la première fois vers la Californie. Aficionado French Connection Hand Rolled pre-roll Parle nous de vos installations, vous évoluez sur un vaste terrain je crois, vous pratiquez tous les types de culture ou vous avez un préférence? Indoor, outdoor, hydro etc? Notre ferme est basée dans le Nord de la Californie ( Le triangle d’émeraude) toutes nos cultures sont totalement organiques et nous faisons tout pour réduire au maximum notre impact sur l’environnement pour préserver cette espace si unique . La notion de terroirs est essentielle pour nous et donc nous utilisons un maximum d’amendements produits sur place ou par des producteurs voisins (compost, thé, matières carbonées, micro-organismes, purins etc..) Nous pratiquons différents modes de culture : -Light dep (privation de lumière): les plantes sont plantés en pleine terre ou dans des raised bed (lits de culture surélevés) sous des tunnels pourvus de systèmes d’occultation ainsi que des guirlandes de lumière. Ce modèle de culture permet de contrôler le climat mais surtout le temps d'éclairage (en rallongeant ou occultant le temps d’ensoleillement naturel). Il est facile de faire 3 récoltes dans la saison. -Green house: sous serre afin de contrôler au mieux le climat. Sans utiliser de système de privation de lumière afin de laisser les plantes suivre pleinement leur cycle naturel . -Full sun / outdoor: les plantes sont plantés en pleine terre ou en smart pot sous la lumière naturelle du soleil (full spectre!) ce qui pour moi permet la meilleur expression génétique des sujets . Outdoor transplant Plant en smart pot avec fabacée en couverture, gravier dans les allées pour minimiser la poussière sur les feuilles (photo a 15 jours d’intervalles) -Indoor: L’indoor est principalement utilisé pour la conservations des mères et la production de clones. Il est aussi utilisé pour la production de graines féminisées . production de clones en Indoor J’ai personnellement une préférence pour la culture outdoor full sun organique pour la teneur inégalée en terpènes que produisent les plantes issues de ce mode de culture . Avec l’une de nos variété nous avons eu un résultat d’analyse a 6,8 % de terpènes !!!! Culture organique en tunnel d’occultation sur raised bed : croissance Culture organique en tunnel d’occultation sur lits de culture surélevés : Floraison Leo Stone appliquant une première sélection sur des sujets en croissance Parle nous du processus de sélection, vous partez de combien de plantes pour arriver à combien? Toutes nos sélections sont issues exclusivement du travail de Leo Stone et du Professor Q. Contrairement à beaucoup de seed bank nous ne faisons pas appel à des “Growers testers“ pour la simple et bonne raison que chaque breeder, grower, artiste a sa propre vision, ses propres goûts , ses propres critères. Chaque travail de sélection va donc résulter de l’expérience du breeder . Quand un grower achète Aficionado il acquiert le travail propre à Leo Stone et au Professor Q résultant d’années de travail et d’expérience qui ont permis de donner la singularité et le prestige d’Aficionado dans le temps. Une sélection doit d’être effectuée sur un minimum de 200 sujets afin d’avoir une diversité génétique suffisante pour trouver LE Phéno! Une pauvreté dans le pool génétique aura pour conséquence une régression de la génétique à chaque génération. Suivant l’objectif nous allons réaliser des sélections allant de 200 à 500, voir 1000 et plus, sujets …. (nous commençons toujours avec plus de graines et dès les premiers jours une sélection est appliquée) 200 sujets si nous voulons simplement faire une reproductions pour un travail futur. 500 minimum pour une sélection en vue de commercialisation, le plus souvent il s’agit de milliers ( d’autres fermes partenaires peuvent entrer en jeu) Ce fait uniquement en outdoor full sun: Notre clientèle étant principalement des grower outdoor du triangle d’émeraude, cela assure une meilleure rusticité, meilleure acclimatation et meilleure expression génétique, ce qui rend les plantes plus résistantes pour un environnement contrôlé en indoor. Le meilleur sujets sera pollinisé à la main: il s’agit de la seul technique qui nous permet de reproduire en outdoor le meilleur phéno (sans polliniser les voisins) ce qui a pour inconvénient de limiter la quantité de graines produites (la raison de nos séries limitées). https://aficionadofrenchco.eu/guides/ A côté de cela chaque année nous testons un grand nombre de variétés pour n’en sortir que les meilleures des meilleures! Ceci explique notre nombre limité de variétés au catalogue; si elle ne remplit pas tous nos critères elle ne sera pas commercialisée. Un exemple de notre travail: Si nous désirons incorporer dans une culture une nouvelle variété extérieure, nous ne pouvons faire une sélection correcte qu'à partir de 10 ou 20 graines. Nous allons donc faire une première reproduction afin de pouvoir réaliser la prochaine sélection sur un grand nombre de sujet, puis un travail de stabilisation est appliqué avant d’effectuer un croisement. Par exemple nous venons de réaliser un cross à partir d’une sour diesel IBL : VETRUS OG f5: (mendo OG Kush x sour D ibl) F4 x (mendo OG Kush x sour D ibl) Nous avons obtenue un pack original de Sour Diesel ibl de Reservoir Seed de 2005 . Sur 10 seeds nous avons eu 80 % de viabilité . Puisqu’il s’agissait d’un strain ibl (et que nous ne pouvons pas faire une sélection correcte sur seulement 8 graines) nous avons fait le choix de pratiquer une open pollinisation afin d’enrichir la diversité génétique et éviter tout problème de consanguinité et appauvrissement génétique du au fait de reproduire une variété ibl. La seconde génération a permis une sélection sur un grand nombre de sujets (1000 graines ont été popées, quasi tout le stock issu de l’open pollinisation) là nous avons trouvé notre phéno élite ! Par la suite deux backcross sur ce clone on étés effectués avant de pratiquer une dernière génération à partir de deux sujets sélectionnés sur le dernier pool de 500 plantes qui étaient très homogènes. Voici un exemple parmi tant d’autres du travail que l’on effectue avant d’incorporer un strain dans l’un de nos croisements. Ce sont toutes ces raisons qui rendent le travail de Aficionado si unique et d’une si grande qualité Et sur quoi vous basez vous principalement pour sélectionner tel ou tel individu? Avez vous des critères prédominants? Terpènes ! Terpènes ! Terpènes ! je pense que la raison de notre succès rencontré dans les cups s’explique par des profils terpéniques uniques, nouveaux et hors du commun. Comme vous l’avez compris notre critère numéro un est la recherche de nouveau goût unique et en second je dirais le high ! Chaque variété possède un effet propre et unique qui résulte de la synergie cannabinoïdes/terpènes. Ensuite les critères de sélection sont propres à la connaissance que tu as de chaque variété, par exemple : -Tout ce qui est OG dominant va présenter majoritairement des feuilles à 5 folioles et une sensibilité à l’oïdium -Skunk 1: double dentition des feuilles Etc.. Votre expérience de chaque variété fera la différence afin de savoir quelle caractéristique est dominante ou récessive, de plus chaque gène est interdépendant avec un autre. Exemple : Plus une rose aura un profil aromatique prononcé moins la fleur aura de tenue en vase (temps de vie avant fanaison) Moins une Rose sent, plus elle se conserve. C'est pareil pour la Ganja Hash extraction de Oil Spill riche en cannabinoïdes et terpènes par Frenchy Cannoli . Le hash est une très bonne méthode pour mettre en valeur la supériorité de la génétique et de la résine cultivée dans les règles de l’art: tu ne peux faire de bon hash avec une mauvaise résine/ mauvaise weed. Pianono Flowers J'ai entendu parler de récoltes par pleine lune, alignement, vous appliquez des méthodes "ésotériques" ? Le triangle d’Emeraude est riche en traditions et autres croyances de “druides“, ils ont même développé un Calendrier Lunaire qui leur est propre. Personnellement je ne crois pas en l’influence directe de la Lune sur les plantes, toute les démonstrations scientifiques ont prouvé que la lune n'influence pas directement la montée de sève ou de sucre dans la plante; et donc beaucoup de théories de permaculture et viticulture ont été scientifiquement démontré (comme il n’y a jamais eu plus d’accouchements pendant les pleines lunes) . En effet la masse d’une plante ou d’un arbre n’est pas assez importante pour être influencée par la lune contrairement aux mers et océans Mais malgré cela nous suivons quand même un calendrier lunaire bien que la lune n’ai aucune influence directe sur les plantes, nous savons aujourd’hui que les plantes marchent de manière cyclique et périodique. Depuis les insectes jusqu'aux plus grand mammifères en passant par les plantes, la vie s’est développée suivant certains cycles naturels comme celui de la lune ou des saisons . La lune a donc un rôle indirect mais non négligeable de part sa lumière et par le rythme des vies influencées par les marées qui va avoir un impact sur toute vie interconnectée. C’est pour cette raison principalement que nous suivons un calendrier lunaire . Vue depuis la ferme sur les très fameuses vallées de Spyrock et Bellspring Vous venez d'arriver sur le marché des féminisées, peux tu nous en dire plus? Nous avons prévu le lancement des féminisés d'ici deux mois elles seront disponibles chez les distributeurs comme : La Mota , Attitude Seed Bank , Alchimia …. Et le positionnement prix sera le même que pour les régulières? Bien entendu nous avons choisi un positionnement bien différent du fait que les féminisés ne sont pas destinées au même public que les régulières. Nous avons donc choisi de rester dans des produits de haut standing et surtout de haute qualité, mais en les rendant accessibles à un plus large public en nous plaçant avec un prix de vente plus bas que les régulières Nous vous avons réservé la crème de la crème !!! Fleurs après séchage et trim prêtes pour le curing Les féminisées conservent elles le caractère rare qu'apporte la numérotation des lots et la faible production des régulières ou c'est quelque chose de plus standardisé? Afin de garantir seulement le meilleur notre menu de féminisées ne comprendra qu’une liste limitée de strains Les séries à grands tirages seront disponibles chez les distributeurs et certaines éditions limitées seront dispo uniquement sur notre website : www.aficionadofrenchco.eu https://shop.aficionadofrenchco.eu La symbolique de la croix de Malte et des fleurs de lys, peux tu nous raconter ce choix? Aficionado fut la toute première marque au monde de semence haute qualité / ultra premium seed co (Boutique Cannabis) Le choix du logo a été fait par Leo Stone (fondateur et concepteur de la marque Aficionado) il se devait de trouver un symbole permettant de rallier la communauté de connaisseur et expert du cannabis tel des élus regroupé sous un ordre de prestige (ordre des Chevaliers de Malte) Le choix de la croix de malte était donc fait! Mais sa signification ne s’arrête pas là, pour nous elle représente aussi les 4 piliers (croix= 4 branches) d‘une fleur de haute qualité: - aspect - odeur - goût - high Aficionado French Connection étant l’expansion européenne de Aficionado mais aussi le fruit de la collaboration de Leo Stone et du Professor Q, le choix des fleurs de lys fut une évidence …. Pour cet année, nous avons déjà le menu mais prévoyez vous quelque surprise, last release? Pour le lancement de la gamme féminisé notre mythique Blue Elephant sera disponible en version Pure . Notre cut de B.E est revenu d’analyse avec un total de 36 % de thc , bien sur il ne faut pas se fier uniquement au pourcentage mais attendez vous à voir une variété qui va laisser sa marque dans l’histoire: Haute teneur en THC , puissant profil terpène, très bonne productrice et en seulement 8 semaines Pour le moment nous ne prévoyons pas de la sortir en version régulière. Uniquement des cross à partir du mâle ou de la mère seront à venir dans l’année . Regular seed Box limited edition Merci à Quentin pour ses réponses!