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  1. 3 points
    Bonjour, Je suis un petit habitué de se site, mais par peur je n'ai jamais rien posté ou autres.... (pardon) Cependant, j'ai décidé de faire un "petit" recueil de tout les guides/tutos incroyablement bien rédigés (et qui m’ont d'ailleurs énormément aidé). Ce pdf qui fait pour l'instant 902 pages et une "bible" sur notre chère Marie (histoire, culture, tuto, lexique, recette etc.) Je me permets de vous joindre une première esquisse. Naturellement, comme 100 % des infos viennent de ce site je vous donne un lien pour télécharger ce petit pdf. Mon travail, consiste essentiellement à faire de la mise en page. Rassurez-vous aucun article n'est modifié et tous les noms de leurs auteurs sont conservés. Je change la forme, pas le fond ! Pour ma part, ce livre trônera fièrement dans ma bibliothèque me rappelant ma folle jeunesse et sera ma façon (lâche certes) de dire merci à toutes les personnes de ce forum pour leur incroyable volonté de partage. Bien cordialement EDIT : j'ai trouvé via un lien sur le fofo le cultissime "Marijuana Grower's Insider's Guide" en FR ce dernier est inclus en bonus dans le livre VERSION FINALE 04/08/2011 -> 1400 pages Marie_mon_Amour.pdf En espérant qu'il vous aide un jour sans net ^^ v.c Dad-
  2. 1 point
    Le Stretch I. Qu'est ce que le stretch ? Le mot "stretch" en anglais se traduit en français par "s'étirer", "s'étendre". C'est la période durant laquelle la plante va se préparer à fleurir. Elle va donc étirer ses nœuds. Elle peut doubler ou tripler sa taille afin de préparer l'arrivée des fleurs. C'est en fait pour mieux accueillir la lumière que le cannabis réagit comme tel. C'est donc une accélération de la croissance de la plante. On pourrait dire que c'est une dernière poussée, même si ce n'est pas totalement vrai, puisque des variétés à tendance sativa continueront légèrement à pousser après le stretch et donc pendant la floraison. Cette période est cruciale pour le cannabiculteur, si il ne permet pas à la plante de s'épanouir à ce moment là, il obtiendra sûrement une maigre récolte. Cette période est donc d'une importance capitale car elle déterminera la taille et la structure finale de votre plante. C'est au moment où l'on soumet la plante à une photo-période plus courte (passage en 12/12) que la plante pousse d'une manière effrénée pendant une durée moyenne de 1 à 2 semaine. La puissance et la durée de cette poussée sera entièrement déterminée par la génétique de la plante. Certaines variétés ne stretcheront presque pas, alors que d'autres n'en finiront jamais. Notez que les variétés dites "auto-florissantes" ne sont pas soumises à ce changement de photo-période pour déterminer le début de leur floraison et que leur stretch se fait donc de manière constante sur toute la durée de leur cycle de vie. à confirmer En effet, c'est quand la plante détecte que la photo-période passe d'un cycle lumineux de croissance (18/6) à un cycle lumineux de floraison (12/12) qu'elle entame ce fameux stretch. Si la taille de la plante à la fin du stretch a doublée, on dit que le stretch est x2. Si la taille triple, on parle d'un stretch x3, ainsi de suite... Pour compléter cette partie, il est bon de savoir qu'en intérieur, le nombre de jour de floraison d'une plante se compte dès le départ d'une photo-période de floraison et non pas à la fin du stretch. Ce phénomène est très facile à observer quand on cultive le cannabis en intérieur. La chose est un peu différente en extérieur. En outdoor, [...]à compléter II. Comment limiter le stretch ? C'est surtout en intérieur qu'il faut faire attention à ce facteur. Même si dans certains jardins, les cannabiculteurs ont une hauteur à ne pas dépasser pour ne pas attirer les regards indiscrets. On ne peut pas vraiment le limiter à proprement parler, puisque c'est dans la graine et donc dans les gênes qu'est déterminée la "puissance" du stretch. Ce sont les variétés à caractère sativa qui ont le plus gros stretch. Celles-ci continuent même à pousser un peu tout au long de la floraison alors que des variétés indica stopperont complètement leur poussée pour se focaliser uniquement sur la production de fleurs. Pour ne pas que l'apex de votre plante s'approche trop de votre lampe et soit ainsi "cramé", ou encore pour ne pas dépasser votre clôture de jardin, ces quelques solutions s'offrent à vous: En palissant votre plante. En pinçant votre plante. En taillant votre plante. En vous renseignant sur la puissance du stretch de la variété ou du phénotype que vous vous apprêtez à cultiver. En fonction de ça, vous pourrez ajuster la taille de vos pots et/ou passer vos plantes plus vite que d'habitude sous un cycle 12/12h pour limiter leur croissance. Tout cela bien-sûr, en fonction de la hauteur de votre placard. En intérieur, l'utilisation d'une lampe MH pendant le stretch rendra la plante plus trapue. En effet, à cause du spectre bleu d'une lampe MH, la distance inter-nodale a tendance à être plus courte. A l'inverse, une HPS qui a un spectre rouge, fait que la plante a plus tendance à étendre la distance qu'il y a entre chaque étages de feuilles. (distance inter-nodale) Appliquer les 36 heures d'obscurité lors du passage en floraison affaiblira le stretch. III. Photographies & Graphiques. Voici l'évolution du stretch d'une Arjan's Ultra Haze #2, qui est une variété Multihybride Sativa (Neville's Haze x Mango Haze x Laos). Vous constaterez donc par rapport au graphique ci-dessous que cette variété à dominance sativa continue de pousser légèrement jusqu'à la récolte mais que la durée du stretch se situe bien entre 50 et 60 jours (pour un stretch x6.5 au final) et que les 30 premiers jours sont les plus "violents" (Stretch x4.5). La suite étant consacrée principalement à la production florale. Passage en floraison : 12 cm Floraison + 10 jours : 26 cm Floraison + 20 jours : 43 cm Floraison + 30 jours : 56 cm Floraison + 40 jours : 68 cm Floraison + 50 jours : 73 cm Floraison + 60 jours : 75 cm Auteur: fealin.
  3. 1 point
    Le Tabac pas à pas !!! Ici je vais vous donnez toutes les informations pour faire votre propore production de tabac. 1°) Législation sur la cultivation du tabac en France: Il est interdit à quiconque de faire profession de fabriquer pour autrui ou de fabriquer accidentellement, en vue d'un profit, des cigarettes avec du tabac sauf dans les conditions prévues par le décret mentionné au 2 de l'article 565 (1) ou, lorsque cette fabrication est effectuée au domicile du consommateur dans la limite de ses besoins personnels, par lui-même, par les membres de sa famille ou par des gens à son service. 2°) Variété de tabac que je vous conseille: - Tabac BURLEY (Brun) Le tabac Burley est produit dans environ 55 pays, mais la plus grande partie de la production ne provient que de la moitié d'entre eux. Les principaux producteurs de Burley sont les États-Unis, l'Italie, la Corée, le Brésil et le Mexique. Le tabac Burley représente 10% de la production mondiale de tabac. Aux États-Unis, il est cultivé dans les états suivants : Kentucky, Tennessee, Ohio, Virginie, Caroline du Sud, Virginie Occidentale et Missouri. Le Burley est une sorte de tabac légèrement séché à l’air libre, dérivé du White Burley, une forme mutante née dans une ferme de l’Ohio, en 1864. Il est principalement utilisé dans les mélanges de tabacs pour cigarettes. Une partie des feuilles les plus lourdes est utilisée dans les mélanges de tabac à pipe et pour le tabac à mâcher. Le Burley se caractérise par un faible pourcentage en sucres et par un rapport sucres/azote très bas (haute teneur en nicotine). Cela est amélioré par un usage abondant d’engrais azoté, une récolte à la première étape de la sénescence et par le processus de séchage à l’air libre qui permet l’oxydation des sucres. Le Burley a une grande capacité d’absorption des arômes ajoutés à la cigarette (25% de son poids, contre 7-8% pour le Virginie). La couleur des feuilles traitées varie du marron clair au roux et au marron foncé. Les feuilles doivent être exemptes de tâches jaunes. Les plants de Burley sont vert clair, les tiges et les côtes sont blanc-crème. Les feuilles sont un peu plus larges que celles du Virginie et les plants sont généralement plus hauts. Un plant typique porte 20-30 feuilles. Une récolte moyenne est de 2500-3000 livres par acre. Les côtes des feuilles sont enlevées après le séchage. - Tabac de Virginie (Blond) - Tabac d'orient (Blond) - Tabac mapacho tabac blanc "Nicotiana rustica" Le Petit Tabac ou Tabac de jardin (Nicotiana rustica) est une plante de la famille des Solanacées originaire de la cordillère des Andes (Equateur,Pérou,Bolivie) et qui s'est répandu au Vénézuéla, en Amérique Centrale, au Mexique et dans l'est des Etats-Unis. Il est plus rarement appelé Tabac rustique. Il s'agit d'une espèce de tabac dont les feuilles sont très concentrées en nicotine (9 % contre environ 1 à 3 % dans les feuilles de tabac commun - (Nicotiana tabacum). Nicotiana rustica est une plante annuelle de 40-80 cm de haut, couverte de poils glanduleux, à odeur vireuse. Les feuilles ovales,oblongue ou lancéolées, de 10-20 (30) cm de long, sont portées par un pétiole de 5-15 cm de long. Les inflorescences sont des Panicule portant plusieurs fleurs jaunes. La Corolle jaune verdâtre comporte un tube de 1,2 à 2 cm de long, 2 à 3 fois plus longue que le calice. Les fruits sont des capsules subglobuleuses, de 7-16 mm de long. Elles dépassent peu le calice et peuvent contenir des milliers de petites graines brunes. La floraison s'étale durant les mois de juin et juillet. Le centre d'origine du petit tabac (N. rustica ) devrait se situer au Pérou ou au nord-ouest de l'Argentine et c'est au cours de son expansion vers le nord qu'il fut domestiqué. Pour Charles Heiser, la domestication aurait eu lieu au Mexique. Il serait ensuite arrivé dans les régions forestières de l'est des États-Unis vers 180 avant JCet seulement vers 720 après JC dans le sud-ouest des États-Unis, comme l'atteste la découverte de graines dans ces régions. Il occupait tout l'est des États-Unis, du golfe du Mexique jusqu'aux Grands Lacs et au Canada. La culture du tabac n'étant pas vraiment simple, il est d'ailleurs possible que les indigènes nord-américains aient commencé par récolter les formes semi-sauvages. Les découvertes archéologiques en Amérique du Nord indiquent que N. rustica fut utilisé plus tôt et sur un territoire beaucoup plus vaste que N. tabacum. Les Indiens de Colombie et de l’Équateur utilisaient ce tabac alors que ceux d'Amazonie préféraient N. tabacum. En Amérique du Nord, c'était aussi le seul tabac utilisé par les Indiens des régions forestières de l'est, jusque sur les rives du lac Ontario où les Hurons le cultivaient. Le tabac commun (N. tabacum) n'est arrivé dans ces régions qu'avec les colons Britanniques qui l'apportèrent avec eux. Les Espagnols, tout comme les Anglais, adoptèrent N. tabacum, le cultivèrent massivement et l'exportèrent vers l'Europe. Mais la première description européenne du tabac fut quand même celle du tabac à fleurs jaunes, N. rustica par Rembert Dodoens en 1554 (mais il l'illustra avec une représentation de Hyoscyamus lutea, la jusquiame jaune, erreur qui se perpétua assez longtemps). Au cours du XVII. Les Amérindiens de la côte est commencèrent à préférer le tabac commun brésilien (N. tabacum) au tabac de N. rustica. En raison de son taux élevé en nicotine, N. rustica est consommée pour produire des visions et d'autres états altérés de conscience. Les chamans l'utilisent pour communiquer avec les esprits dans des cérémonies visant à diagnostiquer et guérir des maladies 3°) Semis A. Avertissement préalable: La graine de tabac est minuscule et donc assez délicate à manipuler. Par conséquent, attention lorsque l’on ouvre le sachet. Coupez-le avec des ciseaux au-dessus d'une assiette et versez directement vos graines dans un petit pot en verre ou en plastique bien propre et sec que vous mettrez au frigo en attendant de semer. La graine de tabac étant vraiment petite, il faut s’arranger pour la disperser suffisamment lorsqu’on la sème, pour que les plants ne poussent pas trop nombreux ni serrés les uns contre les autres, car ils sont difficiles à séparer ensuite, au moment du repiquage. En outre, s'ils poussent trop serrés, ils vont développer de longues tiges et s'étioler ( = les plantules développent des tiges longues mais fragiles, et quand vous voulez les prendre à la main pour les repiquer, ça casse) Il faut également prendre ses précautions pour l’arrosage car l’eau en ruisselant peut amener les graines, invisibles sur le terreau, à s’agglomérer sans que vous vous en rendiez compte, et du coup même si vous avez semé avec soin, vous avez des paquets de plantules qui luttent entre elles. Par conséquent, je vous conseille de suivre mes conseils. B. Matériel (pour semis économiques) Si vous avez une petite pépinière avec couvercle, c'est parfait, sinon fabriquez-la : Une boîte à oeufs en plastique, ou une boite de crème glacée d’1 litre, ou tout autre conteneur de récupération (ou tupperware transparent, boîte de rangement) capable de recevoir environ 5 cm d’épaisseur de terreau en gardant de l’espace au-dessus pour que les plantes poussent sous le couvercle. Un couteau, du terreau pour semis (quantité selon la taille de votre conteneur, achetez le plus petit format possible en jardinerie ou magasin de bricolage, ou empruntez-en trois poignées à quelqu’un de votre entourage, un voisin...), et du film plastique de cuisine ou un couvercle en carton ou même un journal pour couvrir le conteneur. Percez des trous tous les 5 cm au fond de votre conteneur pour le drainage, et prévoyez un petit plateau pour ne pas salir votre sol lors des arrosages. Opération semis Que vous comptiez repiquer ces plantes en pleine terre (sud de la Loire, région sans gel) ou dans des pots (préférables pour faire grandir vos plants de tabac jusqu'au vrai printemps) , semez dès le début février, et jusqu’au début mai. Au moment du semis: Mettez environ 10 cm cm de terreau dans votre conteneur et tassez à la main. Passez la boite sous le robinet pour imbiber le terreau, laissez égoutter dans l’évier, pendant que vous re-tassez et égalisez la surface afin qu'elle soit le plus régulière et droite possible (quand vous aurez fait ça votre terreau se sera tassé et vous aurez environ 5-6 cm de profondeur, c'est ce qu'il faut) Prenez une petite pincée de vos graines de tabac et étalez-les dans la paume de votre main. Avec l’autre main, saisissez-les en tâchant d’en prendre aussi peu que possible entre le pouce et l’index et parsemez votre terreau en frottant vos doigts dans un mouvement tournant. Répétez l’opération en répartissant sur toute la surface du terreau. Sachez que dans une pincée il peut y avoir plus de 100 graines, donc n’ayez pas peur de ne pas avoir assez de plants! Il y en aura toujours plus que vous ne pouvez en repiquer, quoi que vous fassiez. (Attention, ne recouvrez pas le graines de terreau, laissez-les exposées en surface). Couvrez la boite de film plastique de cuisine et posez le tout au chaud quelque part chez vous (pied de radiateur, dessus de frigo, rebord de fenêtre, attention, pas trop de chaleur, l’idéal c’est 18 à 20°), en veillant à ce que les graines ne soient pas exposées au soleil direct (si vous n’avez qu’un rebord de fenêtre ensoleillé couvrez la boite d’un carton ou d’un journal). S’il n’y a pas beaucoup de lumière ce n’est pas grave pour la germination, en revanche il faudra en donner quand les graines auront levé. Il est important de ne pas déranger la surface à partir du moment où vous avez semé, par conséquent, n’arrosez pas: faites tremper la boite dans quelques centimètres d’eau au fond de l’évier de temps en temps si vous avez l’impression que le terreau sèche. Les graines seront ainsi humidifiées par en-dessous et ne s’aggloméreront pas (sinon utilisez un vaporisateur ou un brumisateur, mais n'arrosez jamais avec quelque chose qui ruisselle franchement sinon vous allez vous retrouver avec des paquets de graines qui se concentreront dans les déclivités de votre bac à semis et vous ne pourrez plus démêler les racines au moment du repiquage. (NB pour les amateurs de l'autre plante qui se fume aussi, et que je ne nommerai pas, le tabac maison est exactement ce qu'il vous faut pour fumer pas cher, mais n'essayez pas de le faire lever dans du coton, la graine est beaucoup trop petite, suivez plutôt mes conseils...) Selon les conditions, les semis lèveront entre 3 et 20 jours plus tard. Soyez patient, la graine de tabac a un très bon taux de levée (entre 80 et 90 % des graines lèvent) , mais ça peut parfois paraître long quand on attend. Un matin, vous verrez une minuscule brume verte sur votre terreau : c'est parti ! NB: dans le doute, puisque vous avez assez de graines, faites trois ou quatre boîtes de semis au lieu d’une, et mettez-les dans des endroits différents, plus ou moins lumineux, plus ou moins chauds. Vous verrez bien ce qui marche le mieux, et ça vous permettra plus de choix pour sélectionner les plus beaux plants à repiquer. Avec la quantité que je vous ai envoyée, vous avez de quoi ensemencer tout un département (sans blague) donc n 'hésitez pas à faire pas mal de semis. Quand vos plants seront adultes, vous pourrez en garder un en fleur, et le laisser fructifier, et vous aurez de cette manière assez de graines pour faire face aux années suivante, pas la peine d'économiser. La graine de tabac c'est comme la graine de tomate, elle se reproduit intacte si on a des plants. 4°) Plants Les plantules sont prêtes pour le repiquage en godets lorsque les 2 premières feuilles font 1,5 cm au moins (vous pouvez attendre plus). Entre la levée et ce moment, pas grand chose à faire: arroser avec un vaporisateur (fabriqué à partir d’un vieux flacon de produit pour les carreaux bien rincé) de façon à ce que les plants soient toujours dans le terreau humide (ceci dit, même si on oublie quelques arrosages la plante tient le coup, elle est très résistante) Mais surtout, exposer à la lumière. Mes plants sont en serre à partir de la levée fin février, mais on peut les mettre au jardin, sur une terrasse ou un balcon, du moment qu’il n’y a pas de gel (les rentrer le soir si la température risque de descendre en dessous de 5° la nuit). Plus ils auront de lumière, d'air, de soleil, plus ils seront beaux. Opération Repiquage Quand les pousses ont des feuilles de 15 mm, c’est bon pour le repiquage, mais on peut largement attendre davantage, ils se repiquent très bien avec des feuilles de 5 cm ou plus, ils supportent bien de patienter en pépinière, il faut juste éclaircir un peu (si vous avez semé trop dense, vous le verrez, il y aura trop de plantules dans votre pépinière, arrachez des touffes par-ci par-là pour donner de l'air aux autres) , et c’est même mieux d’attendre, de façon à sélectionner les plus vigoureux (la croissance est assez inégale selon les plantes). Pour repiquer, on doit pouvoir essayer de mettre en pleine terre dès avril si on est au sud de la Loire, moi je ne prends pas le risque et je préfère les repiquer en godets en serre froide pour qu’ils soient bien costauds, et les mettre en pleine terre après les Saints de Glace (vers le 15 mai donc) ; donc, pour les repiquer en godets, préparer des petits godets de terreau, même la plus petite taille convient très bien, les mouiller d’avance, faire un petit trou avec le doigt ou un crayon, assez profond, car la petite racine blanche des plantules descend assez bas, puis sortir les plantules en les soulevant avec une lame de couteau ou une petite cuillère. On en sort 4 ou 5 d’un coup de cette manière, il faut choisir le plus vigoureux et jeter les autres (on a normalement largement assez de plantules pour en sacrifier deux sur trois) et le placer délicatement dans le trou, en pinçant la terre autour pour le maintenir, sans enterrer le collet, comme pour les salades. Placer les godets deux ou trois jours sans soleil direct, le temps qu’ils se remettent (les plantes vont « pleurer » un peu au début, mais se ragaillardissent vite) puis les mettre au soleil et ne pas oublier de les arroser souvent, ils boivent beaucoup à partir de cette période, car ils grandissent énormément par rapport à la taille de la plantule d'origine. Ca peut devenir aussi gros qu'une jeune laitue romaine même dans un petit godet. Et gare au gel possible (couvrez la nuit si vos godets sont dehors). 5°) Plantation Quand vos plantes ont grandi en godet (c'est à dire quand les feuilles font au moins dix centimètres de long, pour que même si les limaces en mangent, ça ne tue pas la plante) et que le gel n'est plus à craindre, vous pouvez les mettre en pleine terre. Selon la région, on peut planter de début avril à mi-juin, il vaut mieux ne pas dépasser juin car si la croissance en hauteur est assez rapide, la maturation des feuilles prend du temps quand on n’habite pas dans le Mississipi ! Si on a planté en mai c’est bon pour la récolte à partir de fin août, (le tabac de Virginie se cueille feuille à feuille au fur et à mesure de la maturation, à partir du bas, on ramasse donc jusqu’en octobre) Le sol importe peu et on peut planter comme on veut, en lignes, en carrés… il faut toutefois respecter un écart d’au moins 60 centimètres entre les plants, et un mètre entre les rangs. Les feuilles de Virginia Gold peuvent atteindre 60 centimètres de long, la hauteur de la plante peut dépasser les deux mètres, il leur faut un peu d’espace vital… Les tabacs aiment le soleil, mais j’en ai eu qui ont très bien poussé à mi-ombre. Arroser et biner si la pluie manque, mais en principe une fois en terre, cette plante très rustique, qui pousse partout dans le monde (climat tropical, méditerranéen, tempéré, continental, a priori le tabac s'en fout, c'est un vrai bonheur) peut être littéralement oubliée jusqu’à la récolte. Enlever les gourmands à l’aisselle des feuilles, comme pour les tomates. C’est le bonheur du jardinier bio : pas besoin d’engrais (du moins, dans la plupart des sols qu'on trouve en France, mais mettez-en si vous trouvez que la croissance traîne : en principe vos plants de Virginia doivent faire entre 1,70 et 2,20 m fleurs comprises, et vos plants d'Oriental entre 1,20 et 1,50 m, à la fin de l'été quand ils fleurissent. Ils n'ont aucun souci avec les sols argileux, mais je ne sais pas trop pour les sols calcaires ) ni de pesticide, ni de fongicide. J’ai rarement vu une plante aussi naturellement saine (ceci dit c’est peut-être aussi parce la culture du tabac avec grandes concentrations de plantes a disparu du territoire, il n'y a donc plus d'épidémies, et les insectes ravageurs n'ont pas l'habitude de cette plante, qui est en outre repoussante pour certains d'entre eux, notamment les pucerons) . Faites attention aux gastéropodes quand les plants sont encore petits, ceci dit. Eventuellement mettez de l'anti-limace autour de vos jeunes plants. Les limaces et les escargots et les limaces peuvent se régaler de quelques feuilles au début, mais si vous avez planté à la bonne taille, ils ne tuent pas la plante pour autant (pas comme les plants de salades !) ils bouffent les feuilles extérieures mais ça repart de plus belle de l'intérieur, donc on peut les laisser. Les insectes pollinisateurs aiment bien les fleurs de tabac, qui ne posent pas de problème pour eux (pas de souci pour abeilles ni papillons donc) Et en ce qui concerne les petites mammifères herbivores, genre lièvres, d'après ce que j'ai pu constater, elles n'y touchent pas. (PS : ça me fait souvenir de vous rappeler que le tabac contient une substance active, nommée nicotine, qui lorsqu'elle est concentrée peut être un poison violent, soyez-en conscient. Ce ne sont pas des laitues que vous faites pousser... Ne laissez pas traîner vos feuilles de tabac, surtout quand elles sont sèches, genre par exemple à un endroit où un enfant de 2 ans pourrait y goûter. Ce n'est pas très probable, mais il faut en être conscient quand même : ce que vous faites pousser est une drogue qui, concentrée, peut tuer ; qui est tellement addictive que, même fauché, vous allez au bureau de tabac en acheter... En gros, ce que vous aurez dans votre garage ou votre grenier ou vos bocaux une fois le tabac récolté et séché, peut se comparer toutes proportions gardées à un médicament de type somnifère (un stupéfiant, pour parler le langage juridique) dans votre armoire à pharmacie. Ne le laissez pas entre toutes les mains. N'en donnez pas, sauf à des gens responsables, et n'en vendez pas. Il y a un gros vide dans la loi par rapport à votre auto-production innocente, mais si vous essayez de commercialiser des feuilles de tabac fraîches ou sèches, ou s''il arrive un accident à cause de ça, des conséquences pénales sont possibles. Merci, si vous donnez des graines de tabac à des amis, de leur donner mon guide avec, ou au minimum de les mettre en garde comme je le fais. Pour la culture de la plante elle-même : Les fleurs de tabac , roses et en grappes, sont très jolies, malheureusement, si on veut plus de concentration en nicotine dans les feuilles de la plante, il faut supprimer les bourgeons floraux avant l’éclosion. et je trouve la teneur en nicotine du tabac satisfaisante malgré tout (comparable à celle des cigarettes blondes du commerce. En fait, la différence que vous allez trouver dans votre tabac maison, ce n'est pas la teneur en nicotine, c'est plutôt le goût, à cause de tous les additifs que les industriels mettent dans les cigarettes du commerce. Il se peut que ces cigarettes vous déçoivent au début parce qu'elles sont très douces au goût, étant à peu près dépourvues d'additif. Mais si vous vous observez bien, et si vous vous connaissez bien comme fumeur, vous verrez qu'elles satisfont votre besoin de nicotine.) L’avantage de garder les fleurs, c’est qu’on a ses graines pour les années suivantes (à récolter en octobre quand les gousses sont bien noircies et s’entrouvrent. Un petit truc : pour savoir quand les graines sont prêtes à récolter, secouez la grappe de cosses noircies qui est sur le plant : ça doit faire un léger bruit de maracas, en tout cas, les graines ne doivent pas coller entre elles quand vous écrasez la cosse, mais au contraire se détacher sans problème. Sachez que les graines que je vous ai vendues ne sont pas hybrides (et accessoirement sont complètement bio) par conséquent, si vous laissez les plantes issues d'elles fleurir, elles produiront des graines de qualité identique. A vous donc de garder vos semences d'une année sur l'autre ). Vous pouvez garder un plant sur 10 en fleur (le plus beau, le plus grand de préférence, pour avoir de la graine de qualité) et supprimer les fleurs sur les autres pour concentrer la nicotine. Une plante doit vous fournir quelque chose comme 5 à 10 grammes soit environ 50 000 à 100 000 graines, qui se conserveront au moins 4 ans. De quoi semer largement l'année prochaine, et même en offrir aux amis (Bio). C'est un patrimoine que les multinationales agricoles sont en train d'essayer de détruire. En principe, le signe de maturité de la feuille de Virginia, c’est le jaunissement (les feuilles du bas se récoltent en premier, elles virent au jaune d'or) mais sous nos climats tempérés, surtout au Nord de la Loire, j’ai l’impression que ce phénomène de jaunissement ne se produit pas si facilement (étés « pourris », manque de soleil). Une feuille sur trois environ vire au jaune pâle ou au jaune d’or (il faut vite la cueillir alors, et la suspendre pour séchage) mais les autres, soit restent vertes en pâlissant un peu, soit se mettent à sécher sans mûrir et virent au brun sur le plant. J’ai donc depuis mes débuts pris le parti de cueillir, à partir de mi-septembre, les feuilles les plus anciennes, celles du bas de la plante, même encore vertes, et de ramasser systématiquement dès que je le vois le tabac séché tout seul au soleil sur le plant (il y a toujours des petites feuilles qui sèchent comme ça, en particulier en bas ) pour mise en bocaux directe. Après, il faut cueillir en remontant du bas vers le haut de la plante. Et j’avoue, même si les feuilles « jaunes » qui ont donné son nom au Virginia Gold sont légèrement meilleures en qualité, il n’y a pas grande différence dans le produit fini selon que l’on a mis des feuilles vertes, jaunes ou brunes. Le secret, c’est le temps. Le tabac n’est pas bon tout de suite. Il a peu d’arôme, un léger arrière-goût, il laisse une impression désagréable dans la bouche, quand il est trop jeune (si on le fume direct après cueillette) et les parfums qu’on peut ajouter (whisky, vanille, réglisse, caramel) n’y changent rien avant quelques mois d’affinage. Il faut de la patience. Après, c'est une question d'habitude. A six mois (vers février) il est bien meilleur qu'en octobre, mais un tabac vieux d'un an (fumé en septembre de l'année suivant sa récolte) est encore bien meilleur qu'un tabac de six mois, et rien ne vaut un tabac de deux ans bien conservé (comme le vin, en fait) ; alors évidemment il faut une bonne organisation si vous pensez vous auto-suffire. En général, vous fumerez votre récolte de l'année précédente en regardant pousser celle de l'année en cours. Le tout, c'est d'en avoir fait assez pour tenir un an. Méfiez-vous, ça part très vite. Surtout quand on n'a pas besoin d'aller au bureau de tabac et de sortir les sous, et qu'on n'est jamais en panne vu qu'on en a vingt cageots au garage. Faites pousser au moins vingt beaux pieds par personne pour un fumeur raisonnable sur un an. Au moins. 6°) Séchage et Affinage Si l’on est pressé de fumer son tabac blond de Virginie, il faut le sécher en étuve ou au four (flue-curing en anglais). Je n’ai pas d’expérience de cette pratique, qui permet de développer les arômes (par l'oxydation des carotènes) en quelques jours, mais réclame en principe, pour un meilleur résultat, la construction d’une chambre à sécher avec une résistance et un ventilateur voyez le site « coffinails » (https://www.coffinails.com, en anglais) ou l'article « tobacco curing » sur wikipédia (https://en.wikipedia.org/wiki/Curing_of_tobacco, en anglais aussi). Il faut des températures relativement élevées, qu'on remonte progressivement pour faire la réaction chimique normalement obtenue dans le vieillissement. Au four de cuisine, ça peut se faire aussi, à chaleur ventilée, assez faible (140 ° max) en liasses de dix feuilles qu'il faut retourner et re-brasser régulièrement pendant plusieurs heures. C'est assez fastidieux, à faire seulement si on ne peut pas avoir le local pour sécher à l'air. A partir de fin août, on peut ramasser tous les jours les feuilles les plus avancées (en principe, les plus basses sur la tige, et au fur et à mesure on remonte) L’avantage d’une récolte au fur et à mesure, c’est que le travail n’est pas trop fastidieux. Quand on a ramassé ses quelque trente ou quarante feuilles mûres de la journée, on en a pour un petit quart d’heure, vingt minutes de préparation seulement. couper des tronçons de fil de fer fin d’environ 20 cm. Passer chaque tronçon dans la côte centrale de la feuille, à la base de la tige et fermer la boucle. Dans un local sec, aéré (grenier idéal, sinon garage, voire auvent si on n’a pas mieux) tendre des cordes à linge ou des fils de fer solides, et suspendre les feuilles la tête en bas en recourbant l’autre extrémité du fil de fer qui y est enfilé. Eviter que les feuilles se touchent si possible, soit en les écartant, soit en les suspendant avec des tronçons de fil de longueur différentes pour les étager. Dans l’idéal, il faut que les feuilles sèchent tout en conservant une certaine humidité, en demeurant « souples ». Elles ne doivent en principe ni se dessécher, ni moisir. Dans la pratique, il est difficile d’éviter le dessèchement, mais on peut le compenser en re-humidifiant lorsqu’on met en bocaux. En revanche, au premier signe de moisissure (une moisissure grise se développe d’abord sur la tige, avant de gagner la feuille) il faut décrocher les feuilles atteintes, essuyer la tige et les placer dans un endroit plus chaud (chez vous, par exemple, dans un cageot à proximité d’un radiateur, et en pensant à les remuer de temps en temps pour aérer. Le séchage initial (quand les feuilles sont fraîches) prend 3 semaines environ dans un grenier ou un garage (cela dépend un peu de la température, ça va plus vite en septembre qu’en novembre, ça va plus vite dans le Var que dans le Pas-de-Calais), ensuite on peut stocker les feuilles bien sèches en cageots pour le faire vieillir, ou les préparer pour l’affinage en bocaux. Le tabac prend nettement moins de place, haché et en bocaux, qu’en cageots… Et il prend bon goût de la même manière. Et c’est plus facile de lui garder la bonne humidité. Le dessèchement le rend moins bon, si cela arrive il faut ré-humidifier. Pour le trancher avant de le mettre en bocal, il y a plusieurs méthodes : S’il est souple (= s’il a gardé une certaine humidité) prendre la feuille, détacher la « chair » de la côte centrale et ôter les nervures secondaires, former une liasse de quelques morceaux de feuilles, la rouler serré et la trancher aussi finement que possible avec un gros couteau bien affuté. Répéter le tranchage au couteau dans l’autre sens. Puis hacher le tabac avec un hachoir manuel à fines herbes (pour avoir la taille de coupe que l’on veut) ou le passer au hachoir électrique ou au robot ménager (mode « râper les légumes) en essayant plusieurs grilles. Le mettre ensuite en bocaux de verre fermés, en rectifiant l’humidité si nécessaire. S’il est très sec et s’effrite tout seul, le mieux est de le réduire en « flocons » en le brisant à la main dans un grand saladier jusqu’à ce qu’il ait la taille « roulable » ou tubable (j'avoue que le tubage est plus pratique avec le tabac sous cette forme). Il faut ensuite impérativement le ré-humidifier. Remplir un bocal de verre type « le parfait » aux deux-tiers de tabac haché, puis ajouter quelques gouttes d’arôme : alcool de fruit parfumé de préférence, ou essences de fruits, sinon whisky, rhum , porto ou même calva, sirop de réglisse, caramel, miel, arôme de rose (à acheter dans épiceries orientales ou asiatiques, personnellement je trouve que c'est ce qui rapproche le plus le tabac maison des blondes du commerce, je pense que les industriels en mettent dans ce qu'ils nous vendent) et vanille liquide… selon les goûts. Bien mélanger pour répartir, et laisser au moins quelques heures avant d’utiliser. S’il est trop humide pour la combustion lorsque vous voudrez le fumer, il suffit d’en sortir une poignée et de la poser dans un bol ou une assiette, à l’air ; il sèche vite. Vous trouverez au bout d’un moment le degré idéal d’humidité pour le roulage, c’est une question de pratique. Idéalement, il y en a qui disent (comme mon ami le néo-zélandais qui m'a tout appris sur son blog) qu'il faut que le tabac ait séché suspendu un an au moins pour être vraiment agréable, ceci dit c’est, encore une fois, une question d’habitude. L'idéal serait de laisser le tabac accroché ou empilé en cageots quand on peut, tant qu'on ne s'en sert pas, mais ça c'est si, comme les industriels ou les gens équipés, on a un local qui permet de lui garder le taux d'humidité idéal (celui qu'il a dans le paquet quand on achète du tabac à rouler), or tout le monde n'a pas ça, résultat, il risque de moisir dans les premières semaines (quand il est frais) et après il risque de dessécher, ce qui le rend moins bon. Ce qu'il faut, c'est qu'il soit séché mais reste souple. Donc, pour les gens qui sont dans l'artisanat comme vous et moi, quand le tabac récolté a séché trois ou quatre semaines (vous verrez bien quand ça sera prêt, il suffit de le rouler, s'il se consume, c'est bon, sinon, c'est pas prêt) le mieux est de le mettre en bocal fermé avec du liquide si nécessaire (pas beaucoup, en secouant bien). il fermente légèrement comme ça, et il prend du goût, et il reste humide juste ce qu'il faut. On peut le fumer avant un an, il faut juste s’y faire. Vérifier de temps en temps les bocaux, secouer un peu, rajouter du liquide si ça sèche trop (en principe, le bocal de verre bien fermé conserve idéalement et maintient l'humidité ).On peut aussi le mélanger à du tabac du commerce très aromatisé (style tabac à pipe ou brun à rouler) pour le corser et fumer quand même moins cher ! D’après mon expérience, le tubage à la machine est le meilleur moyen de consommer ce tabac. Les machines à tuber et les tubes sont d’un coût modique, j’ai calculé que vingt cigarettes « maison » reviennent à 36 centimes d’euros. Pour finir : le Virginia Gold est un tabac dit « de combustion », il sert aux industriels pour faire du poids dans les cigarettes, mais il n’a pas énormément de goût en lui-même. Si vous aimez les cigarettes un peu corsées, il faut faire pousser du Burley (aussi appelé Maryland) et de l’oriental, pour mélange. Compter un rendement de 100 à 300 grammes de tabac sec par plante , pour être réaliste (ça peut être plus). Le goût de ce tabac est vraiment très agréable quand on est habitué(e), mais soyez prévenu(e) : c'est différent de ce que vous achetez, ne comptez pas produire du tabac qui ressemblera à votre marque favorite. Ce sera à vous de vous faire un nouvelle expérience de ce que c'est que fumer. C'est subtil, un peu vanillé, un peu feuille morte, un peu herbe sèche parfumée, beaucoup moins désagréable – parce que plus naturel- pour les non fumeurs de votre entourage que ce que vous fumez d'habitude, surtout quand c'est froid le lendemain. La cendre est très légère (c'est là qu'on voit que les goudrons sont le résultats en grande partie des additifs). Faites attention quand vous la secouez de votre cigarette, vous risquez de faire tomber la braise et tout le reste avec. Tenez vos cigarettes le bout allumé en l'air, et quand vous les rangez dans le paquet, c'est filtre en bas, sinon elles se vident. Bref, le tabac maison, ce sera du travail, et une adaptation de votre part, mais le jeu en vaut la chandelle. Voila un tutoriel general, prochainement je vous dirais comment moi je les cultive en interieur.
  4. 1 point
    A travers ce guide, nous allons essayer de parcourir l’histoire des variétés les plus célèbres de cannabis. Un remerciement tout particulier à LeMarcel qui avait fait connaitre ces textes sur Cannaweed et qui a produit les arbres des variétés. Pour plus de commodité, vous pouvez naviguer entre les pages du guide. Bonne lecture à tous. Plan du Guide 1. Origine des Variétés par RC Clarke (page 2) 2. Histoire de la Haze (page 3) 3. Histoire de la Skunk#1 (page 4) 4. Histoire de la Northern Lights (page 5) 5. Histoire de la White Widow (page 6) 6. Histoire de la Blueberry (page 7) 7. Histoire du G13 (page 8) 8. Histoire de la NYCD (page 9) 9. Histoire de l’AK47 (page 10) 10. Arbres généalogiques des principales familles cannabiques (page 11) 10.1. Sensi Seeds 10.2. Mr Nice 10.3. Subcool/TGA Seeds 10.4. Spice of Life 10.5. Bros Grimm 10.6. Soma Seeds 10.7. Dinafem 10.8. Reggae Seeds Sources (page 12) 1. Origine des Variétés par RC. Clarke Source : Article anglais sur Cannabis Culture, ci-dessous en spoiler. Les variétés de Marijuana originaires d’Inde ont été cultivées dans les Caraïbes et dans les pays des régions côtières du Mexique au Brésil depuis 1834, quand les Anglais ont amené des esclaves Indiens dans leurs colonies des Caraïbes. La Marijuana n’est pas devenue illégale en Amérique avant 1937, et l’importation commerciale à grande échelle de haschisch et de marijuana en Europe et en Amérique du Nord n’a commencé qu’au début des années 1960. La culture de la Marijuana débuta en Amérique du Nord durant les années 1960. Tout d’abord, des graines retrouvées dans des cargaisons illicites de marijuana furent simplement plantées par des fumeurs curieux. La marijuana Sinsemilla (« sans graines » en espagnol) était alors pratiquement inconnue. Au niveau national, quasiment toute la marijuana qui n’avait pas de graine était de la marijuana qui n’était pas cultivée jusqu’à sa maturité, alors que la marijuana mature était pleine de graines. Les variétés tropicales de Colombie et de Thaïlande cultivées en Amérique du Nord parvenaient rarement à maturité avant d’être tuées par les gelées. Toutefois, certaines variétés tropicales survivaient régulièrement jusqu’a leur maturité sur les côtes de la Floride, en Californie du Sud, et à Hawaii, où le climat est chaud et où la durée de culture peut être longue. Alternativement, les variétés subtropicales du Mexique et de la Jamaïque parvenaient souvent à maturité en extérieur au Sud des Etats-Unis, sur les deux tiers du territoire. Toutes ces premières introductions étaient appelées “sativas”, un nom courant qui vient de l’appellation botanique Cannabis Sativa. Au début des années 1970, une poignée de cultivateurs commença à produire de la sinsemilla. Les plantes sans graines sont créées en supprimant les plantes mâles des champs, en ne laissant que les plantes femelles non fécondées jusqu’à leur maturité. Au lieu de créer des graines dès les premières fleurs réceptives, les plantes femelles continuent de produire de copieuses fleurs additionnelles, couvertes par des centaines de milliers de glandes de résine. Autour du milieu des années 1970, la sinsemilla était devenue la technique principale de production domestique de marijuana. En 1976, un livre de poche appelé “Sinsemilla Marijuana Flowers”, écrit par Jim Richardson et Arik Woods, révolutionna la culture de la marijuana en Amérique du Nord. Non seulement les auteurs ont décrit précisément et sensiblement la technique de la Sinsemilla avec des textes excellents et de somptueuses photographies couleur, en réalisant la première tentative de description des périodes exactes de la maturation florale pour une puissance optimale et une récolte goûteuse. Mais plus important, cette publication, il y a juste 30 ans, suggérait aux cultivateurs que si la marijuana peut être cultivée sans graines, cela entraîne que des fleurs femelles sélectionnées peuvent être intentionnellement fécondées avec un pollen sélectionné, pour produire quelques graines dont le parentage sera connu. Cette réalisation, à tour de rôle, donnera naissance au développement du breeding conscient de la marijuana, et de la myriade de variétés décrites dans cet article. Au départ, les cultivateurs de marijuana travaillaient avec toutes les variétés qu’ils pouvaient se procurer, à la recherche de plantes puissantes qui pourraient parvenir systématiquement à maturité avant d’être tuées par les gelées. Comme la plupart de la marijuana importée était pleine de graines, de nombreuses landraces (des variétés traditionnelles cultivées par des peuples indigènes) étaient disponibles au cultivateur. Des variétés à floraison courte du Nord du Mexique se sont avérées être les favorites car elles parvenaient systématiquement à maturité dans les latitudes plus au Nord. Les variétés sativa d’Amérique du Nord à floraison courte du début et du milieu des années 1970 (telles que la Polly et l’Eden Gold) résultaient de croisements hybrides entre des landraces du Mexique ou de Jamaïque, et des landraces plus puissantes, mais à floraison plus longue, du Panama, de Colombie, et de Thaïlande. (Dans tous les croisements hybrides, le parent femelle est listé avant le X, symbole du croisement, et le parent mâle est listé après le X. Si l’identité sexuelle des parents est inconnue, le symbole / est utilisé à la place du X). Les variétés landraces traditionnelles ont offert aux cultivateurs modernes un puissant départ, car elles ont été sélectionnées et privilégiées pour leur puissance durant des centaines d’années. La plupart des variétés des années 1970 étaient adaptées à la culture en extérieur, mais d’autres étaient spécialement développées pour les serres ou l’intérieur, pour la culture sous lampes artificielles, où la saison peut être prolongée pour permettre aux variétés à floraison longue de se terminer. Une fois que les variétés ont été sélectionnées pour arriver parfaitement à maturité dans des conditions données, les pionniers des breeders de marijuana ont sélectionné les plantes sur une puissance élevée (taux élevé de THC avec taux bas de CBD), ainsi que sur des considérations esthétiques de goût, d’arôme, et de couleur. (Le THC est le principal composant psychoactif retrouvé dans le Cannabis. Le CBD, Cannabidiol, n’est pas psychoactif, mais peut altérer les effets du THC). Des adjectifs modifiants, tels que « minthy » (mentholée), « floral » (fleurie), « fruity » (fruitée), « sweet » (douce), « purple » (violette), « golden » (dorée) ou « red » (rouge), étaient souvent attachés à certaines variétés, et c’est ainsi qu’est née la passion des cultivateurs pour la diversité des variétés de marijuana. La sélection continue sur les hybrides originaux a donné pour résultats certaines des sativas légendaires des années 1970, telles que l’Original Haze, la Purple Haze, la Polly, l’Eden Gold, la Three Way, la Maui Wowie, la Kona Gold, la Matanuska Thunderfuck, et la Big Sur Holly Weed, qui étaient quasiment toujours cultivées en extérieur ou en serres. De 1975 jusqu’à la fin de la décade, les breeders de marijuana ont connu beaucoup de succès en continuant de développer les variétés de sativa pour les experts. Des fleurs plus douces et plus belles ont amené beaucoup de fierté aux cultivateurs et même de meilleurs profits. Les variétés violettes ont acquis leur popularité, largement suivie par l’extraordinaire Purple Haze de Californie centrale. Durban Poison En 1980, la culture commerciale de marijuana était devenue beaucoup plus courante. Des cultivateurs professionnels ont développé des variétés sativa qui possédaient à la fois un haut rendement et une floraison courte, et l’attention de la police sur les cultures commerciales augmenta, particulièrement dans l’Ouest des Etats-Unis. De petits avions étaient régulièrement utilisés pour rechercher les grandes plantations de marijuana localisées dans des terrains isolés, et de nombreux petits cultivateurs furent dénoncés à la police par des voisins fouineurs et alarmistes. Les autorités ont bientôt compris que la marijuana parvient à maturité en automne, donc une variété qui pourrait être récoltée et séchée dans des hangars début Octobre, éviterait certains problèmes que pourrait rencontrer une variété qui parviendrait à maturité fin Novembre. Face aux problèmes de stockage résultants de nombreuses prises, les autorités se contentaient souvent de compter les plantes saisies et de bruler immédiatement la majeure partie de la culture sans la peser. Les poursuites se basaient sur le nombre de plantes. Juste un peu de marijuana séchée était sauvée pour être analysé en laboratoire en tant que preuve pour le tribunal. Simultanément à l’augmentation de la production de sinsemilla, existait une augmentation des récoltes saisies. Plus un cultivateur pouvait utiliser des plantes petites et fleurissant vite, meilleures étaient ses chances d’éviter d’être détecté par des représentants de la loi ou par des voleurs. Quand le cannabis reçoit beaucoup d’eau, de soleil, et de nutriments, il produit des plantes gigantesques, qui peuvent parfois donner jusqu'à plus de 2 kg de fleurs séchées par plante. Plus les plantes sont nourries et arrosées, plus elles deviennent grandes et buissonnantes, mêmes si elles ont été lourdement taillées. Plus la plante est grosse, plus il est facile de la repérer depuis les airs ou derrière une clôture. Cette situation créa une volonté pour les cultivateurs d’avoir des plantes avec une stature courte et large, et un rendement de fleurs élevé. Avant 1975, quasiment toute la sinsemilla était cultivée à partir de variétés sativa. Correctement cultivées, des variétés colombiennes, mexicaines, ou thaïlandaises, donnaient en moyenne des plantes de plus de 2,50 mètres quand elles étaient taillées ou palissées, et pouvaient facilement atteindre 4 à 5 mètres quand elles étaient cultivées sans restriction en plein soleil. Alors que les breeders de marijuana continuaient de croiser leurs variétés sativa aux tailles les plus basses, aux floraisons les plus rapides, et aux rendements les plus élevés, les unes avec les autres, ils attendaient quelque chose de nouveau. Leur salut se manifesta en une nouvelle et exotique variété étrangère de marijuana appelée « indica ». Skunk #1 L'introduction de l'indica. La plupart des variétés modernes de sinsemilla en Europe et en Amérique du Nord sont un mélange entre les variétés de marijuana du Sud de l’Asie, appelées Sativa, qui se sont propagées à travers toute l’Asie du Sud et du Sud Est, en Afrique, et en Amérique du Nord et du Sud, et qui ont été croisées (depuis les années 1970) avec des variétés à haschich d’Asie centrale et du Moyen Orient, couramment appelées « indica », un nom basé sur l’appellation botanique Cannabis Indica. Les variétés indica les plus connues proviennent d’Afghanistan et du Pakistan. Les plantes indica sont caractérisées par une structure basse et buissonnante, avec des feuilles vertes sombres, qui les rendent un peu plus difficiles à voir de loin. Elles parviennent à maturité généralement assez tôt, de fin Aout à fin Septembre, restent souvent entre 1 et 2 mètres à maturité, et produisent des feuilles et des fleurs recouvertes d’abondante résine. Au moins plusieurs douzaines d’introductions de graines indica originaires d’Afghanistan ou du Pakistan furent réalisées en Amérique du Nord du milieu à la fin des années 1970. L’Afghani #1, la Mazar-i-sharif, et l’Hindu Kush étaient trois des premières introductions d’indica, et sont encore disponibles aujourd’hui. Depuis l’invasion soviétique de l’Afghanistan en 1979, beaucoup plus d’indica ont fait leur chemin directement vers les compagnies de graines hollandaises, en passant par le Pakistan voisin. L’indica a ajouté des traits de grande valeur commerciale aux variétés domestiques de marijuana existantes, mais il fut considéré comme étant trop rustique par de nombreux fumeurs, car il était à l’origine utilisé pour la production de haschich en masse, plutôt que pour l’excellente sinsemilla. Les breeders de marijuana avaient encore besoin des sativas traditionnelles pour créer des hybrides avec des effets à la fois puissants et cérébraux. Les breeders de marijuana ont volontairement croisé des variétés indica à floraison courte avec de bonnes variétés sativa, mais à floraison plus longue, pour produire des hybrides à floraison courte. Bientôt la majorité des cultivateurs commencèrent à essayer quelques hybrides indica/sativa. Au début des années 1980, la vaste majorité de sinsemilla produite commercialement en Amérique du Nord, contenait probablement une partie indica dans sa composition génétique, et il était devenu difficile de trouver les pures variétés sativa qui étaient si populaires seulement quelques années plus tôt. Il ne reste maintenant que très peu de pures sativa cultivées en Amérique du Nord et en Europe, car elles arrivent à maturité tard en extérieur et demandent du temps supplémentaire en intérieur, ce qui se traduit par une augmentation des coûts et des risques. La plupart des hybrides indica/sativa étaient très vigoureux, parvenaient à maturité rapidement, avaient un bon rendement, étaient très puissants, et étaient faciles à dissimuler grâce à leur stature plus courte. La Skunk#1 (Sativa Colombienne/Indica Afghan X Sativa mexicaine Acapulco Gold) est un bon exemple d’un hybride exprimant principalement des caractères sativa, et la Northern Lights (Indica Afghan / Sativa Thaïlandaise) est un bon exemple d’hybride exprimant principalement des caractères indica. Citrol Les hybrides indica se sont propagés comme un feu de forêt. Bien que l’influence de l’indica ait d’une manière générale augmenté sans interruption tout au long du milieu des années 1980 (en raison de son introduction tardive dans de nombreuses régions), sa popularité parmi les régions pionnières commença à décliner. Comme le pollen du cannabis est très volatil et que la sinsemilla est souvent cultivée dans des jardins clôturés, une pollinisation accidentelle se traduit souvent par de nombreuses graines. Les graines accidentelles sont de loin beaucoup plus courantes que les graines produites intentionnellement, et sont généralement distribuées rapidement et largement dans la sinsemilla au détail. Alors que des graines produites intentionnellement sont généralement transmises uniquement d’un breeder sérieux à un autre, ou achetées à des compagnies de graines, et leur distribution est donc beaucoup plus limitée. Des graines produites accidentellement contenant des proportions variables de gènes indica ont été cultivées, et croisées aléatoirement entre elles, encore et encore. De tels croisements aléatoires produisent des hybrides tellement complexes que des caractères favorables sont très rarement reproductibles systématiquement. Les individus d’une même progéniture ne se ressemblent pas entre eux, leur genpool ayant été formé de fragments de génétiques transmis par leurs différents ancêtres, et rassemblés aléatoirement. Au cours des quelques années suivantes, les différents genpools mélangés, ont manifesté l’apparition de nombreuses caractéristiques indésirables, autant que de caractéristiques désirables. En l’absence de sélection soignée et de breeding consciencieux, la marijuana devient rapidement faible, et au fur et à mesure des sélections naturelles, les variétés perdent leur vigueur, leur goût, et leur puissance. Une recombinaison accidentelle des hybrides complexes fait ressortir certains des caractères indica les moins désirables, qui avaient été supprimés auparavant. Une puissance diminuée ; un effet lent, plat, triste ; et un arôme âcre, puant (« Skunky »), un goût difficile qui est rapidement devenu associé à plusieurs hybrides indica/sativa. Aussi, les denses grappes de fleurs indica, fortement compactées, tendent à piéger la moisissure, et favoriser la pourriture grise (Botrytis cinerea), contre laquelle les variétés indica ont une faible résistance naturelle. Cela résulte souvent en pertes significatives de récolte, ce qui était rarement un problème quand seules les variétés pures sativa étaient cultivées. Les hybrides indica/sativa sont encore ce que la majorité des consommateurs de marijuana achète aujourd’hui. Mais pour l’expert en sinsemilla, l’indica ne s’est pas révélée être aussi bonne que prévu. Bien que les consommateurs et cultivateurs commerciaux de la fin des années 1970 aient adopté l’indica avec enthousiasme, des breeders sérieux des années 1980 commencèrent à considérer l’indica avec plus de scepticisme. K2 Cependant, le cultivateur commercial moyen ou le cultivateur à domicile peuvent exprimer un avis assez différent. La croissance robuste, la maturation rapide, et la tolérance au froid des Indica permirent à la sinsemilla d’être cultivée en extérieur dans le Nord des Etats-Unis, depuis Washington jusqu’au Maine et à travers tout le Sud du Canada. Cela révolutionna le marché de la marijuana en créant la possibilité de cultiver soi-même une herbe puissante pour ceux vivant sous les latitudes nordiques, tout en élargissant l’étendue et l’intensité de la culture de sinsemilla. La production s’est dispersée depuis les épicentres des USA (côte Ouest, Hawaii, et les montagnes Ozark) jusqu'à au moins 20 grands états producteurs. De la sinsemilla est maintenant cultivée en extérieur dans chacun des 50 états américains, à travers tout le sud du Canada, et dans quasiment toute l’Europe. Les hybrides indica/sativa ont aussi prouvé être bien adaptés à la culture en intérieur. Les variétés compactes indica/sativa fleurissent rapidement, permettant 3 à 4 récoltes par an, et produisent une moyenne de 100 grammes de fleurs séchées sur des plantes de seulement 1 mètre. Les variétés sativa sont trop étirées (« stretchy ») et hautes, prennent trop de temps pour arriver à maturité, et le haut des plantes, près des ampoules, fait de l’ombre aux branches du bas, les empêchant de produire beaucoup de fleurs. L’introduction de l’indica a également eu un effet plus subtil, et qui durera peut être plus longtemps, sur le breeding de la sinsemilla. La coloration violette était devenue un signe de qualité et de puissance pour les variétés à floraison longue telles que la Purple Haze. La demande des consommateurs pour de la sinsemilla violette exotique aboutit une variété qui fut de courte durée, la « Purple Craze », au début des années 1980. Les cultivateurs avaient découvert que les variétés indica tourneront souvent au violet si elles sont laissées en extérieur sous le gel. Pendant un an ou deux, de nombreux cultivateurs furent capables de gagner plus d’argent en vendant des fleurs violettes, mais de variétés indica à floraison courte, qui quand elles sont laissées dans des champs sous le gel, perdent beaucoup de leur puissance. Cela termina brusquement la Purple Craze, et les breeders de marijuana des années 1980 réalisèrent que de nombreux caractères ne sont désirables que pour certaines variétés et dans certaines conditions. Le breeder consciencieux devra donc être extrêmement sélectif lorsqu’il expérimentera de nouvelles introductions. K2 Le tournant de la marée indica Dans leur recherche de stock de génétiques de qualité supérieure, des breeders experts de la sinsemilla sont retournés travailler avec certaines variétés originales pures sativas. En les croisant avec les variétés hybrides indica/sativa actuelles stabilisées, ces breeders peuvent améliorer les saveurs de l’hybride, et augmenter sa puissance. Les breeders sont en constante recherche de nouvelles sources de graines exotiques. Les pures variétés indica jamais hybridées sont encore du matériel de breeding de très grande valeur, et de nouvelles introductions indica sont occasionnellement reçues depuis l’Afghanistan ou le Pakistan. Des variétés sativa d’Afrique du Sud ont récemment gagné la faveur des cultivateurs d’extérieur, car elles fleurissent rapidement mais sans souffrir de la plupart des défauts esthétiques de l’indica. Les pures variétés sud africaines, situées très loin au Sud de l’équateur, parviennent souvent à maturité en Août, mais sont plus petites en structure, d’une puissance modérée, et ont un rendement relativement élevé. Les croisements entre les indicas et les variétés hybrides indica/sativa classiques comme la Skunk#1 sont généralement vigoureux, fleurissent rapidement et peuvent exprimer des caractères désirables sativa et indica de puissance élevée, de parfum délicieux, et de rendement important. Avant 1980, quelques breeders avaient également travaillé avec des variétés sativa de chanvre d’Europe Centrale, la plupart des cultivateurs modernes appellent ces variétés “Ruderalis”. Ces variétés de chanvre commencent à être récoltables en Juillet ou début Août, ce qui accélère la maturation des variétés de marijuana hybrides de Ruderalis en extérieur. Malheureusement, ces variétés sont presque totalement dépourvues de THC, et sont riches en CBD. La puissance manque dans la progéniture hybride, et de subséquentes sélections sont nécessaires pour rétablir de hauts niveaux de psychoactivité. Cependant, le principal problème avec ces variétés de chanvre Ruderalis et leurs hybrides est qu’elles ne sont pas déterminées. Une seule plante continuera de produire de nouvelles fleurs jusqu’à la récolte, au lieu que toutes les fleurs parviennent à maturité avant la récolte ; donc leur plein potentiel ne sera jamais atteint. Les hybrides de Ruderalis auront probablement prouvé leur bonne valeur uniquement aux cultivateurs d’extérieur des régions proches des latitudes polaires où peu d’autres choses peuvent être cultivées. Big Bud Les breeders nord américains ont également utilisé d’autres importations exotiques pour donner des saveurs particulières à la fumée ou augmenter la puissance des hybrides. Des variétés landraces du Brésil, d’Inde, d’Indonésie, du Kashmir, de Corée, du Népal, d’Afrique, et d’autres vastes endroits, furent occasionnellement utilisées dans ce but. Comme les cargaisons de marijuana ne provenaient pas souvent de ces régions, généralement les graines étaient collectées en faible nombre et restaient relativement rares par rapport aux graines des principales régions productrices de marijuana telles que la Colombie, le Mexique, la Jamaïque, et la Thaïlande. A présent, il est devenu pratiquement impossible de collecter des graines de nouvelles et puissantes variétés importées. Elles peuvent rarement être collectées car il ne reste que très peu d’endroits où des fermiers indigènes conservent des landraces traditionnelles de haute puissance. En gros, nous sommes coincés avec ce que l’on a en circulation, que l’on l’aime ou pas, et les breeders doivent utiliser le meilleur de ce qu’ils possèdent. Quelques branches fortes de l’arbre généalogique de la marijuana nord-américaine furent transplantées en Hollande et les descendants de ces variétés continuèrent à prospérer et à évoluer, menant à l’extraordinaire diversité de variétés de marijuana cultivées en Amérique du Nord et en Europe de nos jours. Avec l’essor des ventes de graines de marijuana aux Pays Bas, les compagnies de graines hollandaises ont proposé un exemple facilement documenté du breeding de sinsemilla, qui s'est poursuivi simultanément en Amérique du Nord. Les compagnies de graines hollandaises ont décrit la plupart de l’héritage génétique de leurs variétés dans leurs premiers catalogues. Les informations suivantes proviennent directement de catalogues de graines publiés, et sont complétées avec des commentaires personnels de breeders et de propriétaires de compagnies de graines. G13 Les compagnies de graines hollandaises Au début des années 1980, de nombreuses compagnies de graines apparurent aux Pays Bas, où la culture du Cannabis pour la production de graines, et la vente de ces graines,étaient tolérées. La pression politique sur les cultivateurs de marijuana d’Amérique du Nord a provoqué une poussée de l’évolution du breeding de la sinsemilla aux Pays Bas où le climat politique était beaucoup moins dangereux. Pour les cultivateurs d’Europe et d’Amérique du Nord, cela mena à la disponibilité permanente de graines de marijuana exotique de haute qualité. Quasiment toutes les variétés hollandaises contiennent en partie une ou plusieurs des briques génétiques fondatrices amenées d’Amérique du Nord. Des variétés telles que l’Original Haze, l’Hindu Kush, l’Afghani #1, et la Skunk#1, étaient déjà bien répandues en Californie avant que leurs graines ne soient amenées en Hollande au début des années 1980. Comme ces souches étaient des variétés relativement stables sous forme de graines, les breeders avaient de meilleures chances de sélectionner une plante mâle favorable comme source de pollen pour le breeding. Des souches telles que la Northern Lights, la Big Bud, la Hashplant, et le G13 arrivèrent aux Pays Bas depuis la cote Nord Ouest du Pacifique, sous le forme de boutures femelles racinées. Il n’y a jamais eu de mâle de ces variétés, et par conséquent, les graines commerciales furent toutes créées par des croisements avec un mâle d’une variété différente telle que la Skunk#1, ou plus rarement en masculinisant un clone femelle pour produire du pollen pour s’autopolliniser. Durban Poison Lorsque les experts nord américains en sinsemilla commentent que « toutes les variétés hollandaises semblent être les mêmes », cela n’est pas surprenant, vu que les variétés Hollandaises partagent beaucoup de leur héritage génétique. Sur les 150 variétés proposées à la vente par les compagnies de graines Hollandaises en 2000, 80% d’entre elles contenaient des génétiques qui sont arrivées en Hollande avant 1985. La plupart des compagnies de graines ont continué à mélanger le jeu de cartes fortement entassé des génétiques d’Amérique du Nord, et depuis les années 1980 très peu de compagnies ont introduit quelque chose de nouveau. La perpétuation de la monotonie a été ponctuée, très rarement, par de nouvelles introductions en provenance d’Amérique du Nord ou des pays de culture traditionnelle de la marijuana. La plupart des compagnies de graines ont simplement recombiné les souches fondatrices à partir desquelles les breeders sélectionnent des clones pour représenter leurs compagnies de graines dans les compétitions. On récolte ce que l’on sème ! Mais où serions-nous aujourd’hui sans les briques fondatrices de nos variétés communes ? De nombreuses variétés ont été essayées à travers les années, et la persistance du genpool fondateur original à ce jour, est un gage de sa désirabilité. Si des variétés plus puissantes, avec de meilleurs goûts, et un meilleur rendement, avaient été introduites, les cultivateurs les auraient certainement privilégiées aujourd’hui. En fait, les compagnies de graines introduisent généralement une nouvelle variété, en croisant simplement une nouvelle introduction avec une variété hollandaise bien établie, créée elle-même à partir des variétés fondatrices initiales, et en donnant à la plante qui en résulte un nouveau nom. Comme seule une poignée des variétés d’Amérique du Nord furent utilisées pour créer les variétés de sinsemilla « hollandaises », elles sont généralement puissantes et lucratives commercialement, mais souvent ennuyeuses ! Sensi Seeds Hashplant, grown in Maui jungle Les blocs fondateurs génétiques utilisés dans la plupart des souches de sinsemilla hollandaises sont décrits ci-dessous avec la compagnie de graines, le nom de la variété, la date d’introduction, l’origine, et les héritages génétiques. Parmi les premières variétés hollandaises, la Holland’s Hope et la Amstel Gold, furent introduites au début des années 1980 et sont encore disponibles de nos jours. Bien que ces souches à dominance indica ne soient pas très puissantes, elles fleurissent beaucoup plus rapidement que la plupart des variétés, car elles ont été sélectionnées pour être cultivées en extérieur aux Pays Bas. Ces deux variétés furent créées à partir de sélections sur des plantes landraces afghanes, importées pour le haschich. Les huit variétés suivantes furent amenées en Hollande depuis la Californie en tant que variétés de graines identifiées, et furent commercialisées par la compagnie de graines Cultivator’s Choice entre 1980 et 1983. Elles étaient relativement uniformes et représentent maintenant plus des deux tiers des variétés proposées par les compagnies de graines hollandaises. La plupart des variétés de Cultivator’s Choice ont été fidèlement entretenues et sont maintenant proposées par la compagnie de graines The Flying Dutchman. La Skunk#1 donna un grand coup de départ à la culture hollandaise de haute qualité à domicile. Encore aujourd’hui, près de la moitié des variétés vendues par les compagnies de graines hollandaises possèdent de la Skunk#1 dans leurs origines. La Skunk#1 fut introduite pour la première fois en Hollande à la fin des années 1970, et révolutionna immédiatement la culture hollandaise de la marijuana. Les hollandais, qui à la base préfèrent fumer du haschich, ont essayé de cultiver de la marijuana à la fois en extérieur et en serre pendant les années 1970. La plupart du temps, leurs efforts rencontrèrent très peu de succès populaire, et la Nederwiet, littéralement “herbe faible”, était considérée comme une blague par les cultivateurs sérieux. La Skunk#1 a tout changé. Sous les serres hollandaises, la Skunk#1 fleurissait uniformément et produisait systématiquement des rendements élevés de têtes puissantes, même lorsque les récoltes étaient issues de graines. La Skunk#1 était à l’origine une combinaison hybride à trois voies entre un hybride Colombien/Afghan et une plante d’Acapulco Gold importée du Mexique. Cette combinaison fut travaillée en Californie durant plusieurs générations jusqu’à donner la combinaison stable connue en tant que Skunk#1. Bien que l’indica représente un quart de l’héritage génétique de la Skunk#1 et contribue à sa structure buissonnante et à ses têtes compactes, la Skunk#1 est principalement un hybride sativa à l’odeur douce plutôt qu’une indica à l’odeur âcre, donc le nom « Skunk » (Putois) est en fait assez trompeur. Malgré son uniformité générale, il y a de nombreuses formes différentes de têtes dans la Skunk#1, variant des têtes rouges et velues avec des petits calices à des têtes aux larges calices avec de copieuses glandes de résines. L’Original Haze est une variété à floraison longue originaire de Californie centrale, qui était quasiment toujours cultivée sous serre, lui permettant d’arriver à maturité en Décembre ou Janvier. L’Original Haze était toujours une variété pour les experts, et même dans les années 1970 elle était vendue autour de 200$ l’once (28g). L’Original Haze est un hybride stabilisé pur sativa, créé en croisant toutes les meilleures femelles avec un mâle d’une différente sativa importée chaque année. Cela commença avec des hybrides Colombien/Mexicain cultivés à partir de graines pour la première récolte, ensuite une plante mâle d’Inde du Sud a été utilisée la seconde année, et enfin une plante mâle Thaïlandaise a été utilisée la troisième année. Selon l’année où les graines de Haze furent collectées, les plantes avaient une dominance soit colombienne, soit d’Inde du Sud, soit Thaïlandaises. Les saveurs de l’Original Haze varient depuis les notes citronnées thaïlandaises, à travers toutes les possibilités de la gamme des sativa, jusqu’aux profondes notes épicées des saveurs de la colombienne violette, plus courantes parmi les variétés Haze hollandaises. Bien que la Haze fût disponible aux Pays Bas depuis le début des années 80, elle ne gagna sa popularité qu’au milieu des années 1990. Une augmentation du niveau d’exigence parmi les experts en sinsemilla mena à une augmentation des prix pour des hybrides de Haze exotiques et plein de saveurs (mais à floraison plus longue et coûtant plus cher à produire), face à la pléthore redondante de têtes hollandaises de type Skunk/Northern Lights. L’Original Haze représente actuellement autour de 15% des variétés disponibles en Hollande, et sa fréquence ne cesse d’augmenter. Aussie Haze monster A la fois l’Afghani#1 et l’Hindu Kush, sont des pures landraces indica originaires d’Afghanistan. Initialement sélectionnées pour la densité des têtes et la résine abondante, ce sont des variétés stables utilisées à l’origine pour la production de haschisch en Afghanistan. La Early California est un hybride indica/sativa à floraison très rapide introduit au début des années 1980 depuis la Californie. Elle est relativement pure et stable. La California Orange est un autre hybride indica/sativa californien, bien connu pour sa couleur et son goût typiquement orange. La Hawaiian Indica est un puissant hybride indica/sativa qui a été utilisé dans plusieurs hybrides hollandais. Ses caractéristiques principales sont de très gros calices et une abondante production de résine. La Early Girl est une variété commerciale californienne bien connue datant de la fin des années 1970. Elle est généralement feuillue et de puissance modérée, mais fleurit systématiquement rapidement. Elle fut intégrée dans un certain nombre des premiers hybrides hollandais. Les 5 variétés suivantes furent amenées aux Pays Bas depuis la cote Nord Ouest du Pacifique en tant que boutures femelles et furent présentées par The Sinsemilla Seed Company au début des années 1980. The Sensimilla Seed Company est maintenant connu en tant que Sensi Seed Bank et continue à proposer de nombreux hybrides créés à partir de ces variétés originales d’Amérique du Nord. Comme il n’existait pas de mâles de ces clones femelles, elles furent toujours croisées avec une autre variété afin de faire des graines. La Northern Lights était bien établie en tant que graines de variété d’intérieur sur la côte Nord Ouest du Pacifique en 1978, et est arrivé en Hollande sous la forme de 4 boutures sœurs. Les lignées de Northern Lights ont finalement incorporé des génétiques Skunk#1 et des variétés Haze autour de 1980. La Northern Lights était surtout utilisée comme partenaire de croisement pour fournir l’aspect résineux duveteux souvent associé aux variétés puissantes. Cependant, la Northern Lights tend également à avoir de très petites têtes de résine, à la fois en comparaison à la longueur des tiges des glandes, mais aussi par rapport aux autres variétés de sinsemilla. La Northern Lights se retrouve dans au moins 10% des variétés hollandaises. La Big Bud était établie sur la côte Nord Ouest du Pacifique, en tant que clone commercial d’intérieur, et fut amenée en Hollande au milieu des années 1980. C’est un hybride indica/sativa à dominance indica, avec des têtes très grosses, mais parfois feuillues. La Hashplant est un hybride Libanais/Thaïlandais. Elle fut à l’origine proposée par The Super Sativa Seed Club (SSSC), mais The Sinsemilla Seed Company récupéra le clone d’Amérique du Nord. C’est une variété hybride très fortement indica. Le G13 est un clone prétendument sorti d’une ferme gouvernementale de marijuana dans le Mississippi, aux USA. C’est également une très puissante, et pratiquement pure, variété indica. Des graines de chanvre Ruderalis furent collectées sur les bords de la route en Hongrie par la SSSC, et furent utilisées pour essayer de développer des variétés à floraison rapide. Bien que des hybrides avec la Skunk#1, et d’autres variétés d’Amérique du Nord, commencent à fleurir rapidement, ils expriment aussi leurs origines de chanvre, en n’arrêtant jamais de fleurir, leur maturation est donc irrégulière. Aussie Haze monster Le jeu des noms Retracer l’histoire des variétés utilisées par les six premières compagnies de graines hollandaises existantes est relativement facile. Les catalogues de graines indiquaient au client quelles landraces ou quelles variétés d’Amérique du Nord ont été utilisées pour créer les graines, et le même genpool fondateur était souvent partagé par plusieurs compagnies de graines. Avec l’apparition de plus de dix nouvelles compagnies de graines au début des années 1990, la situation est devenue plus complexe. Les catalogues de graines ont souvent changé les noms des variétés utilisées dans leur breeding ou omettent complètement d’indiquer l’ascendance génétique. La compétition entre les compagnies de graines s’échauffa, fortement alimentée par la Cannabis Cup annuelle du magasine High Times. Les nouvelles compagnies s’associèrent avec certaines des compagnies originales et croisèrent souvent les variétés traditionnelles avec leurs propres souches, introduisant de nouvelles variétés qui furent rapidement récupérées par les compagnies rivales. Plusieurs compagnies de graines apparurent pendant seulement un an ou deux, et de nombreuses autres commencèrent à revendre les graines produites par les compagnies principales. Il est facile d’acheter des graines à une autre compagnie de graines et de changer le nom de la variété, la faisant ainsi apparaître comme étant une nouvelle et différente variété. Certaines compagnies ont fait l’erreur de vendre des graines résultants d’un croisement entre deux plantes hybrides (polyhybride), ce qui se traduira par une grande variabilité, avec peu, voir aucune, chance que la progéniture ne ressemble ni à l’un ni à l’autre des parents. Le plus courant et le plus efficace moyen pour une compagnie de graines de créer une nouvelle variété était simplement de croiser une bonne plante femelle d’une variété existante avec un mâle Skunk#1. D’une manière générale, les années 1990 furent caractérisées plutôt par un rebrassage du genpool des variétés originales, plutôt que par l’introduction de landraces ou de variétés d’Amérique du Nord. Malheureusement, certains des premiers breeders hollandais ont fait de très mauvaises sélections sur les graines initiales qui leur avaient été offertes. L’erreur la plus courante de mauvaise sélection était de choisir les plantes possédant le plus de pistils rouges, au lieu de celles avec les plus gros calices. Les pistils rouges sont un signe que les fleurs femelles sont présentes, mais ils ne sont pas eux-mêmes psychoactifs. Une prédominance de pistils rouges est un signe de nombreuses, mais toutes petites fleurs, avec une toute petite surface disponible pour que les glandes de résine se développent. Deuxièmement, la sélection des plantes avec des têtes denses, ayant un bel aspect pour la vente au détail, a mené à la prolifération de calices entassés qui restent fermes quand ils sont pressés, mais qui une fois encore manquent de surface suffisante pour développer de copieuses glandes de résine. La troisième erreur fréquente lors des sélections fut de choisir les plantes à l’aspect duveteux avec des glandes de résine formées de longues tiges brillantes, mais avec de petites têtes, alors que les cannabinoïdes psychoactifs se trouvent principalement dans les têtes de ces glandes. Ces trois caractères indésirables réapparaissent régulièrement dans les variétés hollandaises modernes, et devraient être évitées. Parfois les croisements ont été présentés en tant que nouvelles variétés, avec beaucoup de battage (« hype ») à propos de quelque chose de nouveau et d’exotique, avant d’être testés par les cultivateurs. Ces soi-disant « variétés » disparaissaient généralement vite car les cultivateurs leur donnaient de mauvais avis. La plupart des variétés qui restent populaires sont celles qui sont cultivées depuis de nombreuses années, et qui sont encore disponibles aujourd’hui. Heureusement, certaines des plus récentes introductions d’Amérique du Nord sont nettement différentes des variétés hollandaises disponibles auparavant. La compagnie de graines TH Seeds, autrefois connue sous le nom C.I.A ou K.G.B, a introduit plusieurs variétés d’Amérique du Nord au milieu des années 1990. La plus intéressante d’entre elles est la S.A.G.E., qui est une variété à base de Haze, originaire des montagnes costales de Big Sur, en Californie. S.A.G.E signifie « Equilibre Génétique Sativa Afghan », une appellation qui aurait pu convenir aussi bien à plusieurs autres hybrides indica/sativa stabilisés. La Bubblegum est une variété bien connue originaire de l’Indiana qui arriva à Amsterdam via la Nouvelle Angleterre au début des années 1990. La Akorn, la Heavy Duty Fruity, la Mendocino Madness, et la Stinky Pinky, sont toutes des hybrides indica/sativa qui ont été introduits en Europe sous la forme de clones femelles. Plus récemment, une série de variétés d’extérieur bien connue en provenance du Nord Ouest de la cote Pacifique a été introduit par les compagnies de graines Dutch Passion et Sagarmatha. Ils proviennent d’un seul breeder (DJ Short) et sont appelées Flo, Blueberry, et Blue Velvet. L’accession aux landraces du Brésil a apparemment pesé lourdement dans plusieurs des sélections de la compagnie de graines KC Brains, ainsi que dans la White Widow du breeder Shantibaba. Une autre version de l’histoire raconte que la famille Widow serait arrivée sous forme de graines en Hollande depuis le Sud Est des USA. Souvent, un acheteur de graines ne peut pas déterminer la lignée génétique d’une variété car celle-ci est gardée secrète ou est inconnue. Au moment de la récolte, le plus important sera de savoir si la variété était appropriée au cultivateur et à ses conditions de culture, plutôt que de connaître sa lignée génétique supposée ou d’avoir un nom qui donne envie. Beaucoup de ces excellentes nouvelles variétés détiennent de belles promesses pour l’avenir car les breeders continuent de les travailler pour la culture en intérieur, sous lampe artificielle. Auteur : Robert Connell Clarke 2. Histoire de la Haze Old timer Haze Les racines de la Haze et Sam the Skunkman La Haze (« Brume » en Français) possède une histoire assez floue, c’est le moins que l’on puisse dire. La version communément acceptée est qu’elle trouve ses origines dans le travail des frères Haze en Californie Centrale (Corralitos) près de Santa Cruz, entre 1970 et 1975. Les frères ont cultivé en extérieur beaucoup des meilleures sativa à partir de graines importées par leur voisin Sam The Skunkman depuis la Colombie, le Mexique, la Thaïlande et le Sud de l’Inde. Les frères ont d’abord cultivé en extérieur les graines de Colombie et du Mexique, et ont croisé les meilleures plantes. L’année suivante ils ont cultivé ces hybrides ainsi que des graines d’Inde du Sud, ont sélectionné le meilleur male indien et ont utilisé son pollen pour le croiser avec les hybrides Mexicain/Colombiens. Les graines du polyhybride à 3 voies qui en résulte furent cultivées l’année suivante avec des graines Thaï, et cette fois encore un male Thaï fut sélectionné. Robert Connell Clarke raconte les origines de la Haze dans son article « Origins of the Specie’s » publié dans le #60 du magazine Cannabis Culture (partie 1 de ce guide, NdR): « L’Original Haze est une variété à maturation tardive en provenance de Californie centrale où elle était dans la plupart des cas cultivée sous serre, ce qui permettait de retarder la récolte à décembre ou janvier. L’Original Haze a toujours été une variété pour connaisseurs, même dans les années 1970, elle était vendue à plus de 200$ l’once (28 grammes). L’Original Haze est un hybride pure sativa, stabilisé, et qui est apparu suite au croisement de toutes les meilleures femelles avec un mâle issu des nouvelles variétés sativa importées chaque année. Cela a commencé par une hybridation Colombienne/Mexicaine à partir des graines de la première récolte, le pollen d’un mâle d’Inde du Sud a été appliqué la seconde année, et celui d’un mâle thaïlandais la troisième année. En fonction de l’année de récolte des graines de Haze, elle peut ressembler aussi bien à une Colombienne, une Indienne ou une Thaï. Le goût de l’Original Haze varie de celui d’une Thaï citronnée, en passant par la gamme des meilleurs sativa, jusqu'à la saveur épicée d’une Colombian Purple, plus courante dans les variétés de Haze que l’on retrouve en Hollande. » Les variétés exactes utilisées par les frères Haze ne sont pas connues, mais la colombienne était réputée pour être soit de l’ Highland Gold ou d’autres « Wacky Weed », et la sud-indienne provient de l'état du Kerala. Les Mexicaines et Colombiennes sélectionnées étaient celles qui arrivaient à une maturation suffisante sous la latitude de Santa Cruz (36.9°N). Les frères Haze étaient des cultivateurs de sensimilla, et vendaient les différents phénotypes sous les noms de Purple Haze, Silver Blue Haze ou Lime Green Haze. Selon Sam the Skunkman, la Purple Haze pouvait valoir jusqu’à 500$ l’once. Sam décrivit la Haze cultivée en Californie dans un post sur Icmag : « Fruitée, douce et acide, Salsepareille, Cola, Chocolat, le goût et l’odeur sont très hashy et très résineux. Pour être honnête la Purple Haze (Haze violette) était peut être la plus forte mais pas celle avec l’effet le plus clair et le plus énergisant. Je préférais la Lime Green (Verte citronnée) avec peut être un peu d’ascendance Thaïlandaise. Je me souviens d’une Purple Haze médicinale sombre avec vraiment un goût de Salsepareille, surprenant ! J’avais aussi un phénotype Kerala qui avait exactement le même goût que les pastilles de menthe Vics, c’était véritablement du Camphre, puissant comme l’enfer mais sans la clarté que j’apprécie… Par ailleurs, certaines Purple Haze avaient besoin de froid pour devenir violettes, alors que d’autres n’en avaient pas besoin et étaient violettes même si il n’avait jamais fait froid. La Purple Haze était de la pure Original Haze, et la couleur violette n’était pas dominante, donc facile à perdre. J’appréciais également la Silver Blue, et la Lime Green Haze plus que la Purple Haze, car elles étaient plus motivantes, claires, et énergisantes dans leurs effets. Mais la Purple était surement la Haze la plus puissante et se vendait aux prix les plus élevés. Elle était également très belle. » Les frères Haze étaient des cultivateurs, non des breeders, et n’ont jamais travaillé leurs hybrides dans l’optique d’une nouvelle lignée de graines, ceci est arrivé bien après quand l’un de leur voisin et collaborateur de Santa Cruz, Sam the Skunkman, travailla sur leurs graines et produit la lignée Haze telle que nous la connaissons actuellement. Sam nous en explique un peu plus dans un post d’Icmag, daté de juin 2008 : « L’Original Haze était suffisamment stable en tant que F1, mais d’ici à l’arrivée des générations F5 et supérieure, elle eut le temps de dériver en plusieurs lignées parentes les unes des autres. J’ai passé plus de temps à essayer de sauver l’Original Haze que de la travailler. J’ai collecté autant de graines que je pouvais au début des années 70’s, les ai cultivées et polonisées librement, et j’ai effectué un minimum de sélection afin de m’assurer de sauver le plus de gènes possible. C’était dans les années 70 & 80, mais maintenant j ‘utilise des boutures depuis les 20 dernières années. Mon Original Haze n’est pas connue pour être travaillée, c’est pour ça que je la conseille pour le breeding. » Les génétiques Haze ont été connues mondialement dans les années 1980. Sam the Skunkman a continué de travailler les gènes de la Haze des frères et les a importés en Hollande pour les introduire dans le commerce des graines. Dans la page 4 de son catalogue de graines « Cultivator’s Choice » écrit à la main à la fin de l’année 1985, et publié après son arrivée en Hollande, Sam annonce la Haze en 10e variété de son catalogue de 10 variétés : "Original Haze Pure Sativa, (Selfed) Entièrement sativa mais un hybride instable. 10% des plantes sont spectaculaires, 75% sont bonnes, 10% sont faibles. Un goût doux véritablement supérieur. High incroyablement clair et énergisant. Hauteur 2-3m. Rendement : 100-300g. Récolte : Décembre (floraison de 3 mois pour une récolte de qualité). N’atteindra pas sa maturité en extérieur en Hollande ou en Californie du Nord. La Haze est la variété favorite de Cultivator’s Choice" A ce moment, Sam ne proposait aucun hybride de Haze, et comme la Haze ne se cultive pas très bien sous les lampes d’intérieur, c’était inévitable que des hybrides soient bientôt créés afin de permettre aux cultivateurs d’intérieurs de goûter une partie des génétiques Haze. Sfaholland, un cultivateur ayant travaillé pour Positronics à Amsterdam, décrit comment il a reçu la pure Haze de la part de cultivateurs hollandais, dans un post sur le forum hanfburg.de en 2005 : « Bien sûr l’histoire disait que c’était la plante la plus puissante, alors nous avons commencé à la cultiver et des boutures furent disponibles, nous avions à ce moment de nombreux exemples de plantes en croissance alors nous avons décidé de montrer la plante en floraison. Les clients furent très déçus et dirent « c’est tout ? ». En fait, quand vous êtes habitués à récolter 20 grammes par plantes en 8 semaines, alors récolter 2, peut être 3 grammes par plante en 14/16 semaines de floraison est un peu maigre. C’est ce que c’est…. Proche de rien. Les boutures se sont difficilement vendues, 200 je crois et c’était tout. Nous l’avons alors de nouveau remplacée par une plante en 8 semaines. Il n’y eut qu’un seul cultivateur qui produisit des buds de Haze pour Positronics, car il en avait la patience et les capacités, et que c’était à usage médical. » Neville et l’hybridation de la Haze En même temps que Sam importait une partie des meilleures génétiques américaines en Hollande, un jeune homme Hollandais/Australien nommé Neville Schoenmakers ratissait d’énormes piles de dollars en cash grâce à sa compagnie « The Seed Bank ». Neville avait placé une petite annonce dans le journal High Times en 1984 et immédiatement les enveloppes remplies de dollars commencèrent à arriver. Selon l’article de Steven Hager « Inside Cannabis Castle » publié dans High Times en Mars 1987 : "Durant les dernières années, sa compagnie a envoyé pour 500,000$ de graines à 15,000 cultivateurs américains. Si vous avez fumé de l’herbe de qualité ces dernières années, il y a des chances que les buds furent cultivés avec le stock de graines de Neville " Neville a collecté autant de graines qu’il pouvait depuis une myriade de sources et les a cultivées à la recherche de plantes utiles à des croisements. Il a obtenu des graines de Haze et à partir de ces graines il a sélectionné 3 plantes qu’il a appelées A, B et C. A et C étaient des mâles, et B était une femelle. La polémique autour de la Haze commence à ce point et tourne autour de l’origine des graines de Haze utilisées par Neville pour sélectionner ces 3 plantes. Sam the Skunkman dit que Neville a obtenu ses graines de Haze par lui-même lorsque Sam est arrivé en Hollande, et de l’autre coté Neville dit avoir obtenu les graines d’un ami à New York qui avait une vieille collection de graines, dont des graines de Haze en provenance des frères Haze autour de 1969. Sam posta ceci sur Icmag le 25 février 2008 : "C’est absurde que Neville dise avoir reçu des graines d’Original Haze de 1969 des frères Haze. 1) Neville à voyagé pour la première fois aux USA au plus tôt en 86 ou 87, le principal frère Haze, R., était parti, il s’était retiré au Mexique en 82, et n’est pas revenu pendant 10 ans. C’était celui qui avait créé l’Original Haze. Le second frère Haze, J., a quitté la culture de Haze autour de 1980 et a uniquement cultivé de la Skunk #1 après cela, jusqu'à ce qu’il se reconvertisse au christianisme, et qu’il quitte alors la culture. De toute façon il m’a récemment dit qu’il n’a jamais rencontré Neville et qu’il n’a certainement pas vendu de graines de Haze, ni à Neville ni à personne d’autre. 2) Les frères Haze se sont disputés à la fin des années 70 et ont arrêté de se parler l’un l’autre, c’est certain qu’ils n’ont vendu de graines en tant que frères Haze à personne, c’est aussi ridicule qu’impossible. Soyons honnêtes, Neville a obtenu les graines par moi, mais il m’avait promis qu’il ne fabriquerait jamais de pure Haze pour en vendre les gaines, je lui ai alors dit qu’il pouvait créer des hybrides de Haze mais avec des variétés qui ne soient pas les miennes. Il n’a pas tenu parole et à commencé à vendre des graines de Haze pure et des hybrides avec mes variétés, et j’ai arrêté de travailler avec lui. Peut être a-t-il menti pour éviter les problèmes de ne pas avoir tenu parole ? Je ne peux pas dire, mais je sais que Neville n’a pas rencontré les frères Haze et n’a pas obtenu de graines d’Original Haze par eux. Les deux frères Haze faisaient partie de mes amis proches et furent des voisins proches durant des années, ils vivaient à quelques centaines de mètres de chez moi jusqu'à leur départ au Mexique." Donc Sam dit être la source des graines de Neville’s Haze, Neville dit que non. Seuls Sam et Neville connaissent la vérité, donc laissons ici la polémique et concentrons-nous sur la génétique Haze-elle-même! Sam lui-même créa également un certain nombre d’hybrides de Haze avec entre autres la Haze X Skunk #1 et la Haze X Kerelan South Indian Sativa, ces deux hybrides sont devenus très réputés et sont vendus par la compagnie The Flying Dutchmen en tant que « Fuma con Diablos » et « Haze Mist ». Neville avait donc sélectionné 3 plantes d’Original Haze qu’il avait appelées A, B et C. A et C étaient mâles, B était femelle. La femelle Haze B n’était pas très impressionnante visuellement et n’avait pas un high agréable quand on la fumait, donc elle fut écartée, sauf pour former la variété « El Niño » lorsque croisée avec un mâle White Widow de Shantibaba. Le mâle Haze A avait une odeur et un gout épicé alors que le mâle Haze C avait une odeur et un gout plus sombre et plus terreux, de type Chocolate Thaï. Il est connu que le mâle A est un phéno à dominance Colombienne, et que le mâle C est un phéno à dominance Thaï. Dans le catalogue 1988 de The Seed Bank, Neville écrivait : « La Haze est une sativa tardive en provenance d’Amérique, largement considérée par les experts comme la meilleure herbe au monde. Très populaire dans les années 70, elle faillit disparaître ces dernières années, car les cultivateurs recherchaient des variétés plus faciles à cultiver. Nous avons réussi à sauver quelques graines de la dernière récolte plantées aux USA et nous les avons utilisées pour produire quelques hybrides remarquables. La Haze à un High extrêmement psychédélique. Son parfum est complexe et profond, avec une odeur fleurie, par dessus une base forte, musquée et terreuse, avec des tonalités animales. Utilisée pour l’hybridation, elle rajoute une fascinante profondeur et complexité, autant au gout qu’au High. Bien qu’elle ne soit pas à mettre entre toutes les mains, les connaisseurs blasés la trouverons souvent irrésistible.» Le premier hybride de Haze fut la Haze x NL #1, disponible dans le catalogue 1988 de The Seed Bank, seulement une année, et ses parents sont inconnus. La NL#1 était/est un pur croisement d’Afghan, et le mâle et la femelle étaient/sont disponibles, peut être que Neville a croisé une NL#1 mâle avec son unique femelle Haze B. Neville créa un certain nombre de croisements en utilisant ses 2 mâles Haze : il croisa le mâle Haze A avec sa Nothern Lights #5, des clones femelles de Hashplant, et une femelle Skunk #1 (#17 à partir de graines). Il croisa aussi le mâle Haze C avec son clone femelle de G13, une Hawaiienne sativa femelle, et une Durban sativa femelle. Les hybrides avec l’hawaiienne et la Durban ont gagné tous les deux des Cannabis Cup dans la catégorie pure sativa, ce qui est une belle preuve du pedigree de breeding du mâle Haze C, et l’hybride G13 X Haze C apparut au catalogue de The Seed Bank en 1989, mais apparemment ces génétiques ne se combinaient pas très bien et les graines ne furent en vente que durant un an. Les hybrides avec la Hashplant et la Skunk #1 ne furent jamais proposés à la vente, mais le croisement entre la NL5 et le mâle Haze A donna quelque chose de spécial, et sa description originale par Neville dans le catalogue Seed Bank de 1989 m’a toujours fait sourire : "Haze X NL#5 1989 - En raison d’une demande énorme de la part de la clientèle, nous avons passé des années à rechercher un superbe hybride Sativa/Indica adapté à la culture en intérieur mais qui possède toujours les qualités uniques du high sativa. L’hybride NL#5 X Haze est le résultat de cette recherche. Note d’attention : des effets nuisibles sont connus pour atteindre les fumeurs inexpérimentés, particulièrement en association avec l’alcool. Les effets secondaires peuvent inclure nausées, vomissements, évanouissements et pertes de contrôle. Un comportement introspectif extrême est considéré comme courant." Le catalogue de la Sensi Seed Bank de 1995 indique : " Cet hybride est le pinacle de l’accomplissement dans le breeding actuel du cannabis. Le résultat : une plante extrêmement puissante, avec un grand high sativa. Aux festivals de récoltes au début des années 90, cette variété était déjà loin devant ses compétiteurs. Même aujourd’hui, elle n’a pas été surpassée. Le rendement important compense la période de floraison un peu longue. La vigueur de l’hybride lui donne une croissance abondante, de lourdes formations de buds, et une résine abondante ! Un vrai champion ! " La lignée de la NL#5 x Haze A allait devenir la source des futurs hybrides de Haze créés par Neville et Shantibaba : Super Silver Haze, Neville's Haze et Mango Haze. Comme elle joue un rôle important dans l'histoire de la Haze, attardons nous quelques temps sur la Northern Lights #5 (NL#5). Dans son article 'Inside Cannabis Castle' dans le magazine High Times de mars 1987, Steven Hager nous explique pourquoi Neville l'a choisi pour ses croisements : "Une Indica dans les règles de l'art. En provenance de la cote nord-ouest du pacifique, elle est le résultat de plusieurs années de croisement indoor - 3 à 4 récoltes par an pour un total d'une trentaine à quarantaine de générations pour les 10 dernières années. La photo du catalogue de Neville est une bouture de ma préférée, C1 #5 f1. Malheureusement, aucune graine de cette variété n'est disponible, seulement des boutures. Si quelqu'un pouvait produire quelque chose de plus résineux, je serais curieux de le voir. Elle n'a pas beaucoup de gout. Le but gardé à l'esprit par le Breeder : une forte concentration de résine. Il a assurément réussi. La plante est une Indica au stone agréable, en totale opposition à celui de l'Afghan. Bien qu'il existe des variétés bien plus gouteuse, je peux fumer celle-ci toute la journée." En 2008, Shantibaba décrivait ainsi la bouture de NL5 sur le site mrnice.nl : "Les origines de la NL#5 que nous utilisions pour les croisements proviennent d'un Afghan travaillé en Amérique dans les années 80 et en Hollande... Une des plantes qui a produit une multitude d'hybrides. Il n'y a pas d'origine Thaï dans notre version, elle est presque 100% Indica, fleurit en 45-55 jours et est exceptionnellement résineuse". Un clone exceptionnellement résineux qui représente les règles de l'art de la culture indoor. Les gènes Indica sont le choix évident pour un croisement avec une pure Sativa telle que la Haze. L'énorme succès engendré par la NL5 x Haze et ses dérivés montre à quel point le choix de Neville était pertinent. La Cannabis Cup Pendant qu’il était en Hollande pour rencontrer Neville et écrire l’article “Inside Cannabis Castle”, l’éditeur d’High Times Steven Hager rencontra également Sam the Skunkman, c’est alors que lui vint l’idée d’une Cannabis Cup après avoir entendu Sam parler des festivals de moisson qui se déroulaient dans les années 1970 en Californie. Tenue en Novembre 1988, la première High Times Cannabis Cup était une affaire sans cérémonie avec seulement quatre compagnies – Neville’s the Seed Bank, Ben Dronker’s Sensi Seed Club, Super Sativa Seed Club (SSSC) and Cultivator’s Choice (Sam the Skunkman). Sam gagna avec la Skunk #1 mais décida qu’il n’était pas en accord avec l’idée des compétitions et se retira. Sam vendit alors ses génétiques à Neville, Ben Dronkers et Eddy Rekedder (qui plus tard fonda The Flying Dutchmen Seed Company et The Cannabis College) ce qui assurera que les génétiques qu’il avait apportées avec lui depuis les USA deviennent des blocs constitutifs des hybrides modernes. Les mêmes quatre compagnies se disputèrent la seconde Cannabis Cup l’année suivante et la Neville’s Seed Bank remporta toutes les récompenses en utilisant les génétiques achetées à Sam. La Haze X South African Sativa gagna la Pure Sativa Cup et l’Early Pearl x Skunk No.1 x Northern Lights No.5 x Haze gagna la Mostly Sativa Cup. L’année suivante Neville répéta le même exploit, la Haze x Hawaiian gagna la Pure Sativa Cup et la Nothern Lights #5 x Haze la Mostly Sativa Cup. La Nothern Lights #5 gagna la Pure Indica Cup. L’opération "Green Merchant" L’article de High Times, particulièrement la photo de Neville comptant de larges sommes de dollars US, n’apporta pas que de la bonne publicité. Elle apporta aussi une attention non désirée sous la forme d’un resserrement de la DEA sur l’industrie hydroponique, les principaux magasins et les cultivateurs de cannabis. L’opération « Green Marchant » débuta le 26 Octobre 1989, la DEA en conjonction avec des douzaines d’autres organismes chargés de faire appliquer la loi, ont fait incursion dans les magasins hydroponiques de 46 états, ont arrêté 119 personnes, et réquisitionné plusieurs magasins de culture d’intérieur et des milliers de plantes de cannabis. Ray Boy décrivit le carnage dans un article publié dans le numéro 56 du magasine Cannabis Culture : "Les propriétaires de magasins et les employés regardaient avec horreur les policiers armes au poing qui fouillaient leurs boutiques. Dans la plupart des cas, pas de charges ne furent retenues, mais les frais judiciaires ont provoqué des pertes de millions de dollars pour les magasins et les particuliers. Un magazine centré sur la culture du cannabis, Sensimilla Tips, tomba en faillite, et High Times passa des années à combler la perte de ses publicitaires les plus lucratifs. En 1991, les agents de la DEA commencèrent à assigner en justice les gérants de magasins hydroponiques, recherchant des adresses de clients et d’autres informations privées. Les agents ont fait intrusion, questionné, et intimidé des centaines de personnes et d’organisations, incluant des scientifiques et les équipements de recherche horticoles de la NASA. A la fin de l’année 1991, l’opération « Green Marchant » à causé l’arrestation de 1262 personnes, le démantèlement de 977 cultures d’intérieur, et la saisie de 17,5 millions de dollars US. Des douzaines de personnes furent condamnées à des peines de 4 à 15 ans de prison, beaucoup avec durée incompressible qui n’autorise pas de réduction de peine. " Le 24 Juin 1990, Neville fut arrêté par les autorités australiennes à la demande du gouvernement américain lorsqu’il rendait visite à sa famille à Perth. 44 actes d’accusation furent placés contre lui à New Orléans, l’accusant d’avoir vendu des graines de marijuana à des agents secrets et à des cultivateurs d’intérieur dans la région de New Orléans en 1989. Neville fut détenu en Australie, accusé de rien sur place mais attendant les résultats de l’audition d’extradition. Peter Gorman expliqua ce qui s’est déroulé dans le N°59 du magasine Cannabis Culture : "Schoenmakers fut attrapé lors d’une visite chez lui en Australie, mais heureusement un juge avec beaucoup de pouvoir (que la DEA combattait férocement) était marié à une femme avec un grand cœur. La femme aimait apparemment fumer un peu d’herbe avant le sexe, et suggéra à son mari que s’il garde Schoenmakers en prison pour être extradé aux USA, sa vie sexuelle en pâtirait. Le juge vit la lumière, le libéra sous caution, et lui rendit son passeport et lui donna 24h d’avance avant de prévenir les autorités américaines, qui furent furieuses en découvrant que Shoenmakers avait disparu." Donc avec l’aide d’une femme de juge un peu coquine, Neville s’enfuit et revint en Hollande où il peut vivre sans peur d’extradition vers les USA, car sa compagnie de graines à été complètement agréée par le gouvernement hollandais, qu’il n’a enfreint aucune loi hollandaise et qu’il a gardé son passeport hollandais. Neville vendit le Cannabis Castle et ses plantes de reproduction à Ben Dronkers, qui possédait le concurrent Sensi Seed Club, la nouvelle compagnie s’appela alors Sensi Seed Bank. Neville continua à travailler comme breeder à la Sensi Seed Bank et la Nothern Lights #5 X Haze remporta des prix pour Sensi aux Cannabis Cup de 1990, 1993 et 1996. La fin de The Seed Bank, naissance de Sensi Seeds Sensi Seeds a aussi commercialisé un hybride de Haze appelé Silver Haze qui est un croisement de Silver Pearl et de Haze. Voici la description de la Silver Haze par Sensi : « Bien que le high cérébral des Sativa est préféré par beaucoup, les cultivateurs d’intérieur ne sont pas très friands de ce type de plante ; les Sativa deviennent vraiment grandes, prennent longtemps pour fleurir, et leur rendement n’est pas énorme. Nous avons passé des années de recherche pour obtenir un superbe hybride indica/sativa adapté à la culture en intérieur. En croisant la Haze, la plus puissante Sativa au monde, avec un Indica non-dominant nous avons réussi à réduire la taille et le temps de floraison de la plante à un niveau acceptable tout en conservant les qualités Sativa uniques du high. » La Silver Pearl fut créée en croisant le clone femelle Nothern Lights #5 avec un mâle Early Pearl X Skunk #1. Early Pearl est un croisement d’Early Girl et de Pollyana, deux variétés californiennes apportées en Hollande par Sam en 1984. Early Girl est un hybride F2 indica X sativa créé pour l’extérieur en Californie du Nord et la Pollyana est dérivée d’une variété mexicaine. Neville créa l’Early Pearl en 1987 en utilisant des plantes cultivées à partir des graines achetées à Sam. Neville stabilisa plus tard la lignée sur 3 générations, ce qui donna comme résultat l’Early Pearl améliorée qui apparut dans le catalogue de 1988 de The Seed Bank. La Silver Pearl fut également créée par Neville, le mâle était une plante de sa ligne de graines Early Pearl X Skunk #1 qui était également listée sur le catalogue de 1988 et qui été décrite comme possédant des buds plus gros que chacun des parents grâce à la vigueur hybride ; la mère était le clone femelle Nothern Lights #5. La Silver Pearl remporta une Cannabis Cup dans la catégorie Seed Company en 1993. Après que Neville ait quitté Sensi Seeds, plus de variétés basées sur la Haze sont apparues. La Jack Herrer apparut lors de la Cannabis Cup de 1994 ; voici la description originale de la Jack Herrer par Sensi : “La Jack Herrer est un hybride multiple, le résultat de plusieurs années de croisements sélectionnés, combinant 3 des variétés de marijuana les plus fortes connues par l’homme. Bien que nous subissions régulièrement la pression de cultivateurs obsédés de connaître les détails de son pedigree, j’ai peur que cela ne soit comme avec le Coca Cola et que cette variété de Sensi ne conserve son secret. Cette variété produit tant de résine que mêmes les branches sont couvertes de glandes. Cette variété fut présentée lors de la High Times Cannabis Cup en honneur de Jack Herrer, l’un des plus grands activistes américains pour le cannabis et l’auteur de « The Emperor Wear No Clothes ». Selon High Times Magazine : « Les têtes sont lourdes de cristaux et de résine ; le high est immédiat et cérébral. Une variété excellente » Alors que Sensi dit que la lignée exacte est un secret bien gardé, il est connu que la Jack Herrer est un hybride 3-voies entre la Skunk #1, la Nothern Lights #5 et la Haze. La lignée précise est probablement [(NL#5 X Skunk #1) X NL#5] X Haze, ce qui suggère que Sensi a commencé par sélectionner un mâle de leur ligne de graines NL#5 X Skunk #1 (= Shiva Skunk) et l’ont rétro croisé (backcrossing) avec le clone femelle NL#5. Comme Sensi avait acheté les plantes reproductives de Neville, ils avaient à la fois le mâle Haze A et le mâle Haze C, donc ils ont à priori choisi une femelle NL#5 X (NL#5 x Skunk#1), et l’ont croisée avec l’un des mâles Haze pour créer la Jack Herrer, cela donnerait pour la Jack une composition de 50% Haze, 37,5% NL#5 et 12,5% Skunk#1, ce qui est très proche de la composition génétique des Super Silver Haze et Mango Haze (50% Haze, 25% NL#5 et 25% Skunk#1) La Jack Herrer est un hybride instable et donc les plantes cultivées à partir de graines tendent à être variées. Cependant, la qualité des phénotypes de la ligne est généralement excellente et beaucoup de personnes ont sélectionné des pieds mère à conserver longtemps. Sensi a écrit une nouvelle description de leurs variétés pour leur catalogue 2008, longue de plusieurs paragraphes, voici un extrait de celle de la Jack Herrer, qui nous donne une bonne description de la variation des phénotypes : « Les plantes issues de graines montrent une variation favorable, due aux origines complexes de la Jack Herrer et du juste équilibre entre Sativa et Indica. Les traits améliorés des deux cotés de la famille sont fortement évidents et s’expriment en différentes combinaisons, ce qui permet au cultivateur de choisir un pied mère selon ses circonstances et ses goûts. Trois parmi les quatre phénotypes principaux de la Jack sont lourdement du coté Sativa, tandis que le quatrième à un modèle de culture qui penche plutôt vers l’Indica – floraison rapide et des buds denses, expansifs, de forme ronde adaptée à la culture commerciale. Les phénotypes Sativa de la Jack peuvent également produire un bon rendement quand ils sont cultivés habilement, même si c’est rare pour ces récoltes d’être vendues commercialement. La plupart des cultivateurs qui ont observé les calices succulents et de taille énorme lors du murissement, seront hésitants à vendre de tels buds, et la meilleure Jack Herrer circule souvent dans son cercle privé d’amis – un exemple de ces choses que l’argent ne peut acheter. » Ils disent que l’imitation est sincèrement une forme de flatterie, et si c’est le cas, le nombre de lignes de graines dérivées de la Jack Herrer, disponibles dans un certain nombre de boutiques, est un fort témoignage du succès de l’originale de Sensi. Nirvana et Black Label ont produit des copies simples, le breeder hollandais Sannie propose une version F5 plus travaillée qu’il appelle Sannie’s Jack. Soma a utilisé les gènes de la Jack Herrer pour ses lignes de graines de Reclining Bubbha, Somango, Kahuna et Amnethyst Bud. Female Seeds, World of Seeds et Sweet Seeds ont produit des hybrides féminisés contenant des gènes de Jack Herrer. Sensi Seeds eux-mêmes vendent deux lignes de graines dérivées de la Jack Herrer – la Jack Flash et la Mother’s Finest. La Jack Flash est probablement un croisement entre une Super Skunk et un phéno à dominance Haze de la Jack Herrer, ou peut être qu’un mâle SuperSkunk X Haze fut utilisé pour croiser une femelle Jack Herrer. La description de la Jack Flash par Sensi nous donne une bonne description de la variété mais ne précise pas clairement sa lignée exacte : “Le sublime genpool de la Jack Herrer a été raffinée, avec les traits désirés largement renforcés par un retro croisement. Après de multiples générations, notre mère favorite Jack Herrer a été croisée avec un mélange précis de SuperSkunk et de Haze, tout en subissant de rigoureuses sélections et de nombreux tests à chaque étape. La Jack Flash est le résultat triomphant de ce programme – stabilisée avec la structure et la vigueur de ses ancêtres Afghani/Skunk sans sacrifier le somptueux high Haze de la Jack Herrer. En isolant cette balance particulière entre les traits, les quatre phénotypes communs de la Jack Herrer se réduisent à deux formes récurrentes dans la Jack Flash, représentant les cotés contrastés de son héritage. La forme Indica est assez compacte pour du SOG, avec un développement des buds rapide et distinct. Les calices grossissent jusqu’à une taille outrageante, s’empilant les uns sur les autres pour former des cordes saturées de résine qui se construisent comme des couronnes autour des buds. » La Mother’s Finest n’est pas un hybride de Jack Herrer, il s’agit plutôt d’un travail de sélection sur le coté Haze de sa lignée, comme c’est expliqué dans la description de Sensi Seeds : “ Un autre hybride incroyable qui puise ses racines dans le programme de croisement de la Jack Herrer, cette sativa de prochaine génération est l’une des créations les plus récentes de Sensi. Dès sa sortie, la Mother’s Finest connut un succès immédiat, remportant juste quelques mois plus tard la première place de la catégorie Sativa de la Cannabis Cup 2002. La Mother’s Finest est plus un rejeton Hazy de la ligne Jack Herrer qu’un descendant de la Jack Herrer. Néanmoins, tout comme la Jack Flash, la Mother’s Finest est un compromis entre les multiple facettes du genpool de la Jack Herrer. » Les années Greenhouse – Super Silver Haze, Mango Haze et Neville’s Haze Bien qu’ils proclament actuellement être une compagnie de graines depuis 1985, l’histoire du Roskam’s Greenhouse d’Arjan commence le 10 aout 1992 lorsqu’il ouvre son premier coffeeshop Greenhouse Tolstraat dans le vieux Sud d’Amsterdam. Une seconde boutique appelée Greenhouse Namaste ouvrit dans le Waterlooplein le 21 Avril 1995 et à cette époque Arjan compléta son équipe avec le breeder Australien Shantibaba (Scott Blakey). Ils lancèrent Greenhouse Seeds à temps pour la Cannabis Cup de 1995, les variétés étaient créées par Shantibaba et incluaient de célèbres noms comme la White Widow, la White Rhino, la Great White Shark et El Niño. Greenhouse remporta de nombreuses coupes avec ces variétés de Shantibaba, dominant la High Times Cannabis Cup comme Neville durant les premières années de l’événement. Un troisième coffeeshop appelé Greenhouse Centrum ouvrit le 1er Juin 1997 sur l’Oudezjids Voorburgwal dans le Quartier Rouge d’ Amsterdam, et après s’être retiré du breeding à plein temps, Neville devint copropriétaire de cette boutique avec Arjan. Un extrait d’un article trouvé sur le site de Greenhouse Seeds : « Le programme de breeding de la Greenhouse Seeds Company est de développer de nouvelles variétés en utilisant de nouvelles méthodes de culture incluant de nouveaux substrats, des contrôles de climat, et de nouvelles formules d’engrais pour les plantes. Le programme de breeding fut un succès. Le premier coffeeshop Greenhouse, Tolstraat, ouvrit peu de temps après et la popularité des graines des variétés grandit car plus de personnes purent gouter les nouvelles variétés offertes en boutique. La Master Kush et la Cytral furent un gros succès et Greenhouse fut fier de les présenter à la 1ere High Times Cannabis Cup. Un second coffeeshop Greenhouse, Waterlooplein, ouvrit en 1995.L’allure artistique de la boutique lui permit de remporter cette année la Cannabis Cup du plus beau coffeeshop. Comme la compagnie Greenhouse Seeds continuait de grossir ils ont cherché un partenaire et la collaboration avec un ancien breeder de Sensi Seeds aboutit à une troisième boutique Greenhouse en 1997 ». Neville et Shantibaba commencèrent à travailler ensemble et chacun choisit une femelle dans un large champ de plus de 1000 plantes NL5 x Haze A. La femelle que Neville choisit devint la moitié femelle de la Super Silver Haze (SSH), alors que le choix de Shanti devint la mère de la Mango Haze. Shantibaba expliqua cette sélection dans deux posts sur le forum mrnice.nl en Avril 2007 : "La SSH est l’une de ces graines F1 qui vous garantit de trouver quelque chose de génial dans chaque paquet. Bien sûr c’est un petit échantillon mais vous ne devriez pas avoir de problème. Considérez cela, pour trouver la mère de la SSH cela demanda à Neville plus de 1000 graines cultivées en extérieur plusieurs années. Puis faire le test de la descendance, qui est en fin de compte le seul vrai test du croisement, nous a pris de nombreux essais afin d’être certain que la sélection soit parfaite. Cette variété a beaucoup d’années de travail de breeding derrière elle et ce n’est pas pour rien si elle est tant appréciée par tant de personnes partout dans le monde. La raison pour laquelle je préfère la Mango Haze et Neville préfère la SSH est une différence entre nos goûts personnels. La majorité des personnes à qui nous avions donné les 2 variétés à goûter, ont d’abord préféré la SSH et dès lors elle fut connue et son histoire fut écrite. Mais mon choix est la Mango Haze et pour beaucoup d’entre vous qui savent s’y prendre pour trouver une mère géniale, conservez-la bien car je crois que vous ne trouverez jamais de meilleur exemple d’une plante à l’odeur aussi douce, et à l’effet autant cérébral ". La SSH fut créée en croisant la NL#5 x Haze A sélectionnée par Neville à un mâle Skunk X Haze C. Elle entra en compétition dans la catégorie Hydro de la Cannabis Cup de 1997 et remporta le 1er prix. Les graines de SSH furent disponibles durant la Cup de 1998 et la SSH remporta encore la catégorie Hydro et gagna également la 1ere place du concours général, alors que El Niño, un autre hybride de Haze créé par Shantibaba, remporta la seconde place du classement général. Shantibaba expliqua ce qui s’était passé dans « l ’Histoire of Mr Nice » qu’il écrivit sur le site mrnice.nl : "En 1998, quand Neville était copropriétaire du coffeeshop Greenhouse dans le quartier rouge, et que j’étais copropriétaire et que je travaillais à la Greenhouse Seed Co (depuis son établissement en 1994)… Nous décidâmes de vraiment essayer de donner le meilleur de nous-mêmes cette année à la High Times Cannabis Cup (HTCC). Jusqu’alors, Neville et moi, individuellement, avions gagné chaque prix de récompense pour le breeding du cannabis. Au nom de Greenhouse, nous avons bombardé la HTCC 1998, remportant tous les prix sauf celui récompensant les vêtements. Nous avons fini premier et second au classement général. " La SSH remporta encore la première place de la Cannabis Cup 1999 pour compléter un remarquable enchainement de victoires. Voici la description de la SSH par Shantibaba sur le site mrnice.nl : "Une championne parmi les championnes depuis qu’elle a gagné comme par magie les Cannabis Cup de 1997, 1998, et 1999 ; composée des variétés les plus commerciales connues pour le monde civilisé : Skunk, NL et Haze. De tels accomplissements lui confèrent un pedigree assurément majestueux. Elle a été travaillée à l’excellence pour ceux qui souhaitent posséder le meilleur du meilleur, qui ont alors le souffre coupé par la réalité. Cet hybride complexe tranche parmi les hybrides de Haze, il est conçu pour étonner le cultivateur tout comme le consommateur." La Neville's Haze Shantibaba et Neville décidèrent de créer un nouvel hybride avec plus de dominance Haze et croisèrent le male Haze C à une femelle NL5 X Haze A sélectionnée, le résultat fut vendue par GHS en tant que Neville’s Haze, et remporta la coupe en 1998, l’année de sa sortie. La Neville’s Haze est l’hybride avec le plus de dominance Haze pouvant être cultivé en intérieur sous lampes artificielles, et possédant à la fois les males A et C dans sa lignée génétique, il contient des phénotypes qui expriment à la fois les cotés Colombiens et Thaïlandais des génétiques Haze. Voici la description originale dans le catalogue de GHS : Pedigree: Haze Presque pure avec juste une pointe d’indica (Nothern Lights) Récompenses : Jamais présentée en compétition Puissance : La variété la plus puissante du marché. N’est pas recommandée pour les fumeurs inexpérimentés – trop trippante – trop profonde. Période de floraison : Intérieur : Doit être commencée sous 12 heures de lumière. Les plus rapides finiront en 14 semaines (25%). Celles qui prennent beaucoup plus de temps sont généralement jetées car ce n’est pas réalisable. Extérieur : Doit être cultivée sous les tropiques + commencée juste avant le début de l’automne. Le rendement est étonnamment bon. La longue période de floraison est généralement récompensée par un très grand rendement, à la fois en intérieur et en extérieur. Cette variété n’est pas pour le fumeur ou cultivateur novice. Spécifications : Floraison = +14 semaines ~ Prix : 175$ (10 graines) Voici la description de la Neville’s Haze par Shantibaba sur le site mrnice.nl : « Un hommage au père de toutes les compagnies de graines modernes, Neville Schoenmakers. Il y a quelque chose de très spécial à propos de cette 3/4 sativa que ceux qui connaissent reconnaitront dès qu’ils sentiront le produit final. Il peut être difficile de savoir sur quoi se baser pour sélectionner la meilleure plante, mais les plantes qui mettent plus de 16 semaines ne seront pas vraiment intéressantes pour le cultivateur d’intérieur. Une astuce pour ceux qui ont trouvé une plante à floraison très longue, qu’ils voudraient conserver… les clones finissent généralement 2 à 3 semaines plus vite que la plante mère issue de graines, et donneront donc au cultivateur la possibilité de terminer quelque chose qui normalement a besoin des tropiques pour pousser. Toute la saveur est complètement sativa alors si vous êtes un amateur d’indica, cette plante ne sera pas pour vous ! Elle fut créée en combinant une pure Haze avec une NL5/Haze, ce qui donna probablement l’une des variétés les plus influentes de notre époque, certainement pour la saveur, l’arome et l’effet. Elle est excellente si vous êtes dans la zone équatoriale pour la cultiver en extérieur, mais la culture en intérieur sera recommandée pour les autres régions. Toutes les compagnies de graines sont redevables à Neville pour son travail et les origines des variétés modernes. Comme l’homme lui-même…. La légende grandit ! » Shantibaba mit fin à son engagement avec Greenhouse Seeds après la Cannabis Cup de 1998 et peu de temps après, Neville partit également. Shantibaba explique ce qui s’est passé dans l’ « Histoire de Mr Nice », article publié sur le site mrnice.nl : "Je n’aimais pas particulièrement cet événement j’ai donc décidé de me retirer cette année. Par coïncidence la relation avec mon partenaire hollandais (Arjan) s’est détériorée, et les égos s’enflammèrent. Finalement, je vendis mes parts de la Greenhouse Seeds Company, et en tant que commerçant seul, je développai la Mr Nice Seedbank (MNS), qui a toujours été et qui restera une compagnie hollandaise. Peu après, Neville vendit également sa part de Greenhouse. La Mr Nice Seedbank n’a jamais confié de plantes à des non-cultivateurs, incluant nos ex partenaires hollandais. " Shantibaba prit ses plantes de reproduction et sa collection de graines et se déplaça en Suisse pour continuer son travail de breeding comme il l’explique : "En 1999, les lois hollandaises ont changé et ne permettent plus la production de graines. Néanmoins, vendre des graines importées d’un autre pays est toujours légal. Nous voulions accomplir nos projets sans enfreindre de lois dans aucun pays. En conséquence, MNS a déplacé ses opérations de culture en Suisse, où les lois permettent de cultiver du cannabis pour la production de graines. Beaucoup de compagnies hollandaises perdent des plantes, des chambres de mères, et des récoltes de graines, mais en Suisse, la production de graines MNS est florissante. " Après que Shantibaba et Neville se soient retirés de Greenhouse Seeds, le détail des génétiques Haze qui continuent d’être offertes par Arjan devient difficile à discerner, certainement que les plantes utilisées pour créer les hybrides Haze ont changé car Shanti et Neville les ont emmenées avec eux en partant. Cependant, cela n’a pas empêché Greenhouse de continuer à vendre les mêmes hybrides de Haze qu’ils avaient avant. Je n’ai aucune idée si les variétés sont reproduites en cherchant de nouveaux parents dans le stock de graines original, ou si les génétiques sont d’une autre source, seuls Arjan et quelques personnes choisies à Greenhouse Seeds connaissent la variété, et spéculer est injustifié. Arjan conserve le copyright sur les noms White Widow, White Rhino, Great White Shark et les autres donc il a légalement le droit de vendre des graines sous ces noms ; cependant il n’y a aucune loi à propos de l’authenticité des génétiques donc même si le nom reste le même, les génétiques peuvent changer. Une bonne explication fut donnée par Shantibaba dans un post de 2007 : "Les graines de Cannabis ne sont pas reconnues comme authentiques à part pour plusieurs variétés de chanvre textile que les Français ont brevetées il y a plusieurs années. Donc chaque compagnie qui vend des graines des Cannabis ne peut pas breveter ses génétiques et ne pourra jamais. La meilleure chose qu’ils puissent faire est d’essayer de mettre un copyright sur un nom incluant le nom de la compagnie. C’est la vérité et donc vous voyez des compagnies comme GHS qui utilise le nom des variétés des autres alors qu’ils utilisent des graines F1 pour fabriquer leurs versions féminisées… et ce ne sont pas les seuls, beaucoup d’autres compagnies font ça. Depuis 1998 j’ai du répondre à plusieurs milliers de plaintes contre les graines qu’Arjan vend avec GHS. Il ne l’admettra jamais mais il a perdu ou tué la plupart des plantes de reproduction qui lui restaient, donc il a simplement acheté des graines d’Ingemar (qui sont imprévisibles au possible) ou essayé d’éviter le vrai breeding en utilisant des hormones pour féminiser les graines. Il y a 2 raisons pour lesquelles il féminise les graines, d’une part il vend beaucoup aux débutants ou aux personnes qui ne souhaitent avoir que des femelles, et d’autre part car il n’a aucune idée de quel mâle utiliser pour le breeding… Ni même s'il possède des mâles, donc une alternative est d’utiliser des hormones pour faire des graines avec une seule femelle…. Un travail que n’importe qui peut faire. Le seul problème maintenant viendra quand les personnes cultiveront ses variétés. Et juste un petit conseil pour celui qui veut vraiment savoir, « le bruit le plus fort vient d’un baril vide »…. et Dieu sait combien de variétés il va créer sous son propre nom… c’est de l’égo ou de l’insécurité… je vous laisse choisir ". Depuis le nouveau millénaire, Greenhouse à commercialisé de nouvelles variétés Haze comme les Arjan’s Haze 1, 2,3, Arjan’s Ultra Haze 1, 2,3, et Strawberry Haze. Les détails concrets sur ces variétés et leur lignée génétique ne sont pas disponibles donc on ne sait pas si elles contiennent certaines génétiques Haze de Neville ou même si ce sont des hybrides de Haze. Sans se soucier de l’authenticité ou de la qualité de ses génétiques, Arjan assure que le nom Haze reste une valeur sure dans le monde des Graines de cannabis. La Arjan’s Ultra Haze #1 fut créée en croisant une plante de Neville’s Haze avec une Sativa du Laos et fut présentée lors de la Cannabis Cup 2006, tout ceux qui ont pu la fumer furent impressionnés et très surpris lorsqu’elle remporta la 1ere place. A l’origine lors de sa commercialisation, la lignée génétique de l’Arjan Haze #1 était donnée comme étant Neville’s Haze X Super Silver Haze X « Secret Haze », et la Arjan Haze #2 comme étant Neville’s Haze X Super Silver Haze X Laotian Sativa. On ne sait pas si ce sont ces génétiques qui sont vendues actuellement, ni si les graines furent créées par Greenhouse eux-mêmes ou achetées à une source extérieure. La lignée génétique de la Arjan’s Strawberry Haze est donnée comme étant un croisement [swiss Sativa X (Nothern Lights #5 X Haze)], ce qui suggère que la variété fut achetée sous forme de graines à un cultivateur Suisse, car l’hybride Haze X Erdpurt était très populaire parmi les cultivateurs extérieurs durant le rapide boom de la cannabiculture en Suisse au début des années 2000. L’Erdpurt est une variété traditionnelle Suisse au gout de fraise, qui est très résistante mais pauvre en puissance et en production de résine. La Arjan’s Strawberry Haze rencontra de franches réactions négatives lors de sa sortie en 2006, elle fut décrite par un fumeur de Haze vétéran comme n’ayant « aucun gout, aucun THC, du vrai foin ». En attendant, Shantibaba (en tant que Mr Nice Seedbank) continue de proposer la Neville’s Haze, la Super Silver Haze, la Mango Haze et El Niño (renommée en La Niña car GHS a le copyright sur le nom El Niño) chez Mr Nice Seeds, en utilisant les mêmes parents que ceux utilisés lorsqu’il travaillait à GHS entre 1995 et 1998. Soma et le G13Haze En 2001 une nouvelle source de génétiques Haze inattendue fit son entrée en scène, mais cette fois encore, au lieu d’être complètement nouvelle elle provenait du travail d’hybridation de l’Original Haze par Neville plus de dix ans plus tôt. Un breeder Américain expatrié appelé Soma ressuscita certaines génétiques de Neville après avoir reçu 10 vieilles graines d’Ed Rosenthal. Soma raconte cette histoire en page 78 de son livre « Organic Marijuana Soma Style » : “En 2001 j’ai essayé de faire germer de très vieilles graines de G13Haze qui était l’une des fameuses génétiques de Neville. Elles furent produites en 1988. J’avais 10 de ces graines de 13 ans. Une seule germa et ce fut un mâle, Cela ne me laissait qu’un seul choix – afin d’utiliser cette génétique, je devais croiser le mâle à certaines de mes variétés existantes et sélectionner certains phénotypes femelles. Comme ces croisements de G13/Haze circulent partout dans le monde, beaucoup de cultivateurs sont totalement satisfaits de ce que ces graines ont donné. Le male G13/Haze à apporté une lourde influence sativa à toutes les variétés que j’ai pu croiser avec." Neville créa le croisement G13 x Haze en 1988 en utilisant le mâle Haze C et le clone femelle G13. Neville décrit ainsi le clone G13 dans le catalogue de The Seed Bank de 1988 : "Le G13 est un clone indica exceptionnel réputé « libéré » du programme de recherche du gouvernement dans le Mississippi, et maintenant nous l’avons. Largement cultivé en tant que plante d’intérieur commerciale aux USA, le G13 a prouvé être l’une des meilleures plantes reproductrices de notre collection. Les hybrides de G13 fleurissent rapidement en intérieur, ont une forte création de résine, une puissance excellente, et une extrême vigueur hybride ". Les graines de G13 x Haze furent proposées à la vente dans le catalogue de 1989 de The Seed Bank mais seulement pour 1 an, apparemment les deux génétiques ne se combinaient pas très bien. Neville n’a jamais utilisé de G13 x Haze dans aucun travail important et à la place choisit de travailler avec le croisement NL5 x Haze. Le mâle G13Haze trouvé par Soma penche fortement du coté Haze de la génétique, donc je suppose que Soma s’est dit qu’il possède simplement une version du mâle Haze C mais avec un peu d’influence G13. Neville et Shantibaba ont prouvé que le mâle Haze C est une superbe plante reproductrice donc Soma s’est surement dit qu’il possède maintenant pour travailler un mâle reproducteur similaire. Soma écrit ceci dans son article sur l’hybridation : "Dans mes nouveaux croisements entre le mâle G13/Haze (je voulais ajouter plus de génétiques sativa dans le mélange) et les femelles Buddha’s Sister, Somango, Somativa, White Willow, Lavender, Citralah, White Light, New York City Diesel, Rockbud, Reclining Buddha et Free Tibet, je découvre parmi les plus belles plantes jamais rencontrées ". D’autres vendeurs de graines ont utilisé plus tard le mâle G13Haze de Soma dans leurs propres hybrides. DNA Genetics ont créé de nombreuses variétés en utilisant ce mâle comme par exemple la Connie Chung, la Sour Cream, la Super Cannalope, la Chocolope, la C13 Haze et la Martian Mean Green. Barney’s Farm a aussi vendu des graines vendues par un breeder hollandais utilisant ce mâle G13/Haze, en 2005 ils ont gagné la Cannabis Cup de la meilleure sativa avec un croisement C5 X G13/Haze, connu sous le nom Willy Nelson. Le même breeder a aussi le croisé le mâle G13/Haze à l’Amnésia Haze de Soma et aux clones A5 Haze et C5 Haze, ces hybrides furent disponibles sous forme de graines dans de nombreux magasins d’Amsterdam. Barney’s Farm vend actuellement une ligne appelée G13Haze mais sa lignée exacte est inconnue, elle est décrit par Barney comme étant une G13 X Hawaiian Sativa, mais le clone G13 est mort depuis plus de 10 ans, alors c’est probablement plutôt un hybride utilisant le pollen du mâle G13/Haze. Le grand cultivateur de Haze « OJD » fait ce commentaire sur le mâle G13 Haze dans un post sur thcfarmer.com en Décembre 2008 : "J’ai cultivé et j’ai fumé beaucoup (ou plus) de variétés croisées au mâle G13Haze par beaucoup de compagnies – DNA, Soma et d’autres et je dois dire que si vous cherchez à apporter des saveurs et des qualités Haze à un croisement ce clone est ce que vous désirez, il ajoute vraiment une dimension Haze à tout ce qui est croisé avec, cette Haze folle rend le croisement encore meilleur ". « A » de DNA Genetics écrit ceci à propos du mâle G13Haze dans un post sur thcfarmer.com en Novembre 2008 : « Nous travaillons avec ce mâle depuis 4-5 ans maintenant, et nous obtenons toujours de beaux résultats avec lui ». Etant donné que le mâle G13Haze est la seule plante connue pour être cultivée à partir d’une graine originale créée par Neville en 1988, il est très représentatif de cet hybride. Aussi, comme c’est un phénotype à dominance Haze avec peu d’influence G13 sur la descendance, on peut considérer qu’il a les mêmes propriétés reproductives que son père le mâle Original Haze C. Le mâle Haze C a prouvé être une plante reproductrice géniale, utilisée dans plusieurs croisements par Neville et Shantibaba avec beaucoup de succès ; il est donc suivi logiquement par le mâle G13Haze, semblable à son père il doit donc avoir le même potentiel reproducteur. Le grand succès rencontré par Soma et DNA Genetics ces dernières années avec leurs hybrides utilisant le mâle G13Haze renforce donc la réputation de son père le mâle Haze C et son influence dans le genpool du cannabis commercial. L’Amnesia Haze de Soma Soma propose également une ligne de graines appelée Amnesia Haze, il déclare l’avoir créée en croisant une sativa femelle du Laos au mâle Afghan/Hawaiian de Shantibaba, cependant la description de la variété ne donne aucun indice sur la lignée génétique : "L’Amnesia Haze est l’une des plus fines Haze que Soma Seeds peut vous proposer. L’odeur et le gout sont inoubliables, jusqu'à ce que vous la fumez et oubliez tout ! " L’Amnesia Haze fut disponible en 2003 en même temps que les croisements de G13 Haze et fut présentée à la Cannabis Cup 2004 où elle remporta la 1ere place du classement général. Soma ne fait aucune mention du processus de croisement qu’il utilisa pour créer l’Amnesia Haze dans son livre « Organic Marijuana Soma Style ». Dans la description de la variété Super Silver Haze du site mrnice.nl Shantibaba écrit : “Une gagnante de multiples prix incluant les Cannabis Cup 97,98 et 99, également connue sous d’autres noms dans différents pays comme Amnesia Haze, the Bomb, etc.…” Shantibaba pense clairement que l’Amnesia Haze et la SSH sont liées, peut être que Soma a croisé une mère SSH au mâle G13Haze pour créer l’Amnesia Haze ? Certaines personnes spéculent que Soma a utilisé l’un des anciens clones de Haze (A5 ou C5) et l’a croisée avec le mâle G13Haze, cela est possible car l’Amnesia est apparue en même temps que les croisements de G13Haze. La compagnie hollandaise d’engrais Hy-Pro a également sorti une version de l’Amnesia Haze. Peu d’informations sont disponibles, mais c’est peut être Amnesia Haze X G13 Haze mâle. Les clones survivants des hybrides d’original Haze de Neville Un certain nombre de clones survivent encore depuis le travail original de Neville et sont largement cultivés en Hollande. Les plus connus parmi ceux ci ceux sont les clones A5 et C5. L’A5 est une plante avec un gout de mangue, et la mère de la Mexican Haze et de l’Ocean Twelve Haze. La C5 est un phéno sélectionné parmi les +1000 plantes de NL5 x Haze A mâle que Neville avait lancé au début des années 90 et dans lequel il a avec Shantibaba sélectionné les mères des lignées de graines de SSH, de Neville’s Haze et de Mango Haze. La A5Haze est très courante dans les coffeeshops du sud de la Hollande comme le Toermalijn de Tilburg, le Checkpoint de Terneuzen, le Pax à Breda ou le Willie Wortels de Haarlem. La Mexican Haze est un croisement A5 x Mexican Sativa mâle, il y a deux phénotypes conservés sous forme de clone ; le mâle Mexicain Sativa n’existe plus. Le Dampkring d’Amsterdam possède la Mexican Haze sur son menu. No Mercy Supply utilisa le Mexican Haze dans un certain nombre de leurs hybrides, la plus grande proportion étant dans le croisement F1 Mexican Haze X Victorie. Un autre hybride de Haze de Neville a refait surface également récemment. Hashplant X Haze fut d’abord cultivée en Espagne et est également connue dans certains cercles sous le nom HP13 ou Hollywood Haze. Shantibaba à distribué une grande quantité de graines de Hashplant X Haze en 2005 et un clone fut tiré de ces graines. « A » de DNA Genetics explique cette histoire dans un post sur thcfarmer.com en décembre 2008 : "Nous avons obtenu il y a 4 ans en Espagne un clone supposé HP13 et quand nous avons cultivé ce clone il nous a pris 12 semaines, a stretché comme une sativa et sentait la Haze. Quand nous l’avons finalement terminé nous savions que c’était de la Hashplant X Haze et après avoir parlé avec Shantibaba cela s’est confirmé, et nous savons aussi qu’il a distribué des graines de HP13 en Espagne… 11-12 semaines de floraison et un rendement vraiment important. Produit l’un des meilleurs bubble hash que j’ai jamais vu. " La Haze à toujours la rage dans le nouveau millénaire Si l’on regarde le TOP 3 des variétés des récentes Cannabis Cup, on voit que le nom Haze est très en avant. En 2006 Greenhouse remporta la première place avec la Arjan’s Ultra Haze #1, Barney’s fut second avec la G13 x Haze et le Grey Area obtint la 3e place avec la DNA’s Martian Mean Green. Ultra Haze #1 est un croisement entre Neville’s Haze et une sativa du Laos, la Martian Mean Green est un croisement Sharksbreath X G13 Haze, donc le gagnant est 50% Neville’s Haze, le second est 50% Haze C mâle, et la 3e place est 25% Haze C mâle. Lors de la Cannabis Cup 2007 le Barney’s remporta la première place du concours général avec la G13 x Haze et le Greenhouse 3e avec la Super Silver Haze, les gènes Haze dans chacune des variétés provenant du mâle Haze C. La seconde place fut gagnée par DNA avec la Chocolope qui est un croisement d’OG Choc Thaï X Cannalope Haze donc qui contient probablement une faible portion de gènes du mâle Haze A ou C. En 2008 la coupe fut encore gagnée par un hybride de Haze, cette fois ci la Super Lemon Haze du Greenhouse. Barney’s termine second avec la Utopia Haze. L’Utopia Haze est simplement une C5 renommée, donc sa lignée génétique est NL5 X Haze A mâle. Tout le monde à qui j’ai pu parler de la Super Lemon Haze pense qu’il s’agit en fait de Super Silver Haze. La Chocolope fut encore troisième donc pour la 3e année consécutive, toutes les variétés du Top 3 sont basées à un certain degré sur les 2 mâles Haze sélectionnés par Neville à partir de graines 20 ans plus tôt. Alors, pourquoi ce sont les mêmes génétiques qui ont gagné les premières Cannabis Cups il y a 20 ans, qui gagnent encore aujourd’hui ? Pourquoi les compagnies de graines basées en Hollande continuent de proposer des génétiques issues d’un petit nombre de plantes que Neville à sélectionné il y a 20 ans ? Il y a 2 raisons majeures : 1) Trouver des plantes de qualité pour le breeding est un travail difficile, vous avez besoin de cultiver beaucoup de graines en extérieur et cela va couter beaucoup d’argent, sans oublier beaucoup de compétences et de connaissances quand vient le temps de la sélection. De larges profits peuvent être réalisés en vendant des graines qui sont composées uniquement de vieilles génétiques, car la majorité des clients est largement ignorante de la vraie nature des produits qu’ils achètent. 2) L’interdiction hollandaise de produire des graines en 1998 a rendu la production de Graines de cannabis underground, plus personne n’est capable de cultiver de larges champs de milliers de plantes nécessaires pour trouver des plantes de qualité pour le breeding. Au lieu de cela, les breeders utilisent encore les mêmes clones de production et les mêmes mâles sélectionnés qu’ils possédaient avant l’interdiction. Un post écrit par Shantibaba sur le forum de Mr Nice en Septembre 2007 donne un bon aperçu des difficultés pour trouver de nouvelles plantes de breeding à partir de graines : "Si je choisis de travailler avec une landrace d’un pays particulier, comme le Laos par exemple…Il n’y a peut être rien d’intéressant à conserver au commencement, ce qui m’est réellement arrivé. Alors tant que le temps et l’espace le permettent, vous lancez un autre batch en espérant que les choses changeront, ce qui arrive parfois. Dans les années 90 j’ai travaillé et passé beaucoup de temps sur des graines du Laos… Mais je n’ai jamais rien trouvé de spécial ou de valable alors j’ai conservé le travail sous formes de graines et j’ai éliminé les plantes de ma chambre de culture et de ma collection. La règle générale dans le breeding est de tester la descendance et de regarder comment elle évolue… La plupart des personnes sont contentes de faire un batch de graines, mais le plus dur du travail est dans le processus de sélection…" Actuellement obtenir des nouvelles génétiques landrace n’est pas facile non plus, Shantibaba écrit comment il récupéra la variété d’Inde du Sud qu’il a utilisée pour créer la White Widow : "L’hybride d’Inde du Sud provenait de Kovalum Beach, mais est actuellement cultivé dans les montagnes de Kerala. Il avait l’un des effets les plus cassants de tous les temps pour moi, alors je partis en safari et dans les montagnes pour le trouver. Après quelques jours à rouler sur ma vieille moto Enfield dans cette région j’ai eu la chance de me poser dans un café pour boire et fumer un joint. Un homme d’âge moyen, les yeux vitreux vint vers moi et partagea mon joint. Nous avions assez gaspillé et bu assez de thé et il m’invita dans son village et dans sa ferme. Il s’est avéré que ce type était le cultivateur de cette variété, et qu’il avait reconnu son odeur… Parfois vous êtes chanceux ! Je suis donc resté plusieurs jours et me suis livré à de nombreux tests avec lui. Il ne savait pas vraiment grand chose mais sélectionnait en fonction de la production de résine. Considérez cette variété comme haute et tropicale, elle pousse comme une sativa mais finit beaucoup plus tôt. Il m’a dit que les graines ont toujours été présentes dans le village mais que c’était un peu différent selon le village où tu vas les chercher. Ce n’était pas une variété à gros rendement mais elle était uniquement parfumée et incroyablement jolie et pleine de résine en fin de cycle. Je me suis battu durement durant des années pour essayer que le gouvernement voit que nous voulions tous joindre nos forces de travail et payer des impôts comme tout un chacun, mais les puissances gouvernementales sont inconsistantes et changent en fonction du vent. Lorsque MNS s’installa complètement en Suisse et avait environ 200 employés qui travaillaient, payaient des impôts etc. Ils prirent l’argent et semblèrent être contents, mais c’est alors qu’il y eut un changement de procureur (un nouveau chrétien), qui décida de faire de son combat toute la production de chanvre. Du jour au lendemain, après 3 ans, tous devinrent chômeurs et certains furent emprisonnés. Maintenant les drogues chimiques sont abondantes et l’héroïne est de nouveau présente en quantité… donc ce que je devrais vous dire, c’est de suivre vos rêves, mais d’être prudent…" Nous sommes donc maintenant en 2009, et les variétés de cannabis disponibles dans les meilleures compagnies sont a peu près les mêmes que celles qui étaient disponibles il y a 20 ans, le genpool cannabique est devenu extrêmement réduit, et basé sur une petite poignée de plantes. Ceci est une situation extrêmement mauvaise pour un certain nombre de raisons, la diversité génétique se perd, on obtient une qualité générique avec la plupart des lignées de graines car elles sont génétiquement similaires. Tristement, les clients achètent en choisissant un nom donné à une ligne de graines plutôt qu’en choisissant la génétique de cette lignée, et c’est exploité par de nombreuses compagnies. Shantibaba explique la situation dans un post sur internet en 2007 : « Au final c’est la popularité du nom qui fait naitre le rêve chez le cultivateur potentiel et non pas la réalité des génétiques, voyons les choses en face ! Regardez la White Widow par exemple, que j’ai introduite en tant que lignée de graines en 1995… Depuis ce moment chaque homme et même leur chien proposent tous quelque chose qu’ils appellent White Widow… J’ai changé le célèbre nom quand j’ai vendu mes parts de la vieille compagnie et conservé les génétiques originales… C’est un peu étrange pour un commerçant mais considérez que ce n’est pas mon but principal, ce ne fut vraiment pas trop difficile de la renommer en Black Widow. Je vois que chacun continue d’utiliser ma description des plantes parents de ce croisement alors qu’il est évident qu’ils n’ont jamais possédé aucun d’entre eux… La plupart ont juste créé un F2 ou féminisé une femelle F1 sélectionnée. Vous pouvez donc apprécier qu’il n’y a pas ou très peu d’éthique dans le monde de la graine de cannabis, et qu’il n’y en aura probablement jamais. Je veux dire, pourquoi quelqu’un commencerait demain à essayer de vendre des graines sous un nom que personne ne connaît alors que tout ce qu’ils ont à faire est d’avoir un prix pas trop élevé avec un nom qui marche bien ? » Sam the Skunkman fut très saillant sur ce point en Février 2008 sur icmag.com et je pense que c’est approprié de laisser l’homme qui a introduit les gènes Haze dans l’industrie de la graine de cannabis d’avoir le dernier mot sur ce sujet : « Si j’avais reçu un dollar pour chaque Skunk #1, ou hybride qui a été copié et vendu je pourrai acheter les élections américaines et réaliser plein de changements pour rendre le monde meilleur. Je n’ai rien reçu du tout de la part d’aucun breeder pour qu’ils copient mon travail ou l’utilisent pour faire leurs propres hybrides. Ils ont même volé les noms de mes variétés. C’est ainsi que ça se passe. Peut être est-ce de ma faute, pour avoir créé de véritables variétés stabilisées plutôt que des hybrides ? Je pensais pourtant que c’était la meilleure chose à faire… Je suis content qu’ils fournissent le monde en graines, mais j’espère que certains « breeders » dépenseront plus de temps et d’énergie pour collecter des génétiques dans les zones de cultures traditionnelles de Cannabis, afin d’enrichir son genpool, et les utiliser pour créer des IBL ou des hybrides qui ne soient pas juste un remaniement des variétés et des génétiques qui circulent depuis 25 ans. Je souhaiterais également que le prix des graines soit moins élevé. Sam a déclaré plusieurs fois au long des années que la Haze donne d’excellents hybrides, qu’elle améliore tout ce qu’elle touche. Peut être qu’il l’a dit à Neville quand il le rencontra pour la première fois en 1985, ce qui lui a donné l’idée de créer une série d’hybrides de Haze. Sam et Neville ont alors ouvert le jeu et depuis, de nombreux autres se sont lancés dans des croisements avec des génétiques Haze, et si Sam avait reçu un dollar pour chaque graine d’hybride de Haze vendue, ce serait vraiment un homme très riche. La plus importante raison derrière le succès continu des génétiques Haze est qu’elle fut créée en une très rare occasion. Alors que les pures sativa peuvent être cultivées en intérieur et en serre depuis 40 ans, personne à part Sam et Neville ne furent capables de travailler à si grande échelle en extérieur. Peut être qu’il n’y aura pas d’autre occasion avant l’arrivée de la légalisation, en attendant, personne n’est en position de répéter le processus qui a aboutit à la création des génétiques Haze. Réponse de Dubi au sujet de la relation entre l’Original Haze et la OldTimer Haze, traduction de Ricco. L'Original Haze provient des sélections faites dans les années 80 par Sam Skunkman qui travaillait dans des serres hollandaises car à cette époque il était encore légal de faire de grandes sélections. L'Original Haze est une lignée excellente et très vigoureuse. Elle a été créée en stabilisant le phénotype vert, mais à notre avis elle a perdu la diversité génétique de l'hybride original. On ne trouve pas de phénos colorés qui pourtant sont aussi d'un grand intérêt. De nombreux breeders hollandais nous ont expliqué à plusieurs occasions comment se sont perdues presque toutes les lignées Haze originelles. Actuellement, peu de banques conservent encore quelques clones issus de sélections faites il y a 20 ans par Neville ou Sam Skunkman. Mais il n'y a plus de population de graines viables. La Original Haze serait donc l'unique lignée de Haze pure en Hollande puisque la majorité des Hazes nommées pures qui sont vendues aujourd'hui dans ce pays sont des hybrides. Oldtimer est un cultivateur indoor qui possédait 3 lignes de Haze pure dans les années 90 provenant des dernières reproductions effectuées en Californie à la fin des seventies. Mais les hazes sont des plantes qui aiment le climat tropical. C'est ainsi qu'après avoir reproduit les 3 lignées, il garda des graines dans son frigo et en envoya beaucoup d'autres à des cultivateurs de toute la planète avec l'intention que ceux-ci développent ces lignées de Haze dans des climats plus bénéfiques. Les années passèrent et le nouveau millénaire arriva mais non seulement les graines restées dans son frigo vieillirent mais en plus personne ne se préoccupa de les reproduire sous d'autres latitudes. Certains cultivateurs en firent des cross, mais en réalité à cause de leurs floraisons vraiment très longues, très peu eurent intérêt à travailler avec elles. Pacific, une cultivatrice, reçut des graines de Oldtimer mais sans les cultiver. A son tour celle-ci envoya des graines à Wolfman, un cultivateur portugais expérimenté. Il reproduisit une nouvelle génération et la sauva pour quelques années encore. Espérons que quelqu'un d'autre ait conservé les 2 autres lignes quelque part sur terre. Au bout de 2/3 ans de cette ultime reproduction, les graines de Wolfman vieillirent. Cela le décida à contacter Oldtimer et à chercher de l'aide dans la communauté internet (le cannabisworld.com de l'époque) pour les reproduire. Il n'y avait que 100 graines, 20 furent envoyées à Shantibaba, 30 autres furent réparties entre plusieurs cultivateurs et les 50 restantes furent envoyées en Espagne pour les partager entre Cannabiogen et ACE Seeds. Les 50 graines furent mises à germer et distribuées entre plusieurs d'entre nous. Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais que ce soit Kaiki, Estai, Ali, Ximet, rbubble ou moi, nous avons tous contribué au processus de conservation de cette variété. Travailler avec ce type de plantes n'est jamais facile. Elles commencent à fleurir vers septembre, voire octobre, avec une flo de 20/25 semaines qui peut souvent finir en Janvier. C'est pourquoi étudier, sélectionner et reproduire une Haze pure demande beaucoup de temps, d'espace et d'efforts. Pendant les 2/3 années que dura le processus de sélection et de reproduction initiale, nous avons eu le plaisir de connaître cette variété mythique dans toutes ses essences et diversités. Actuellement on ne connait de la Haze que le concept encensé par les hybrides de Haze hollandais. La majorité d'entre eux ont été créés par le même mâle Haze, sélectionné par Neville il y a longtemps. Ce mâle est excellent et il a contribué à ce que ces hybrides possèdent des arômes épicés uniques qui ont fait école. En Hollande, la Haze a servi de base pour certains des meilleurs hybrides sativa/indica de ces 20 dernières années (comme la Kali Mist, la Jack Herrer ou la Super Silver Haze par ex.). Malheureusement les hollandais étant avant tout des cultivateurs d'intérieur recherchant constamment à raccourcir les floraisons et à augmenter la production, ils ont croisé la Haze avec pratiquement tout. Aujourd'hui on peut trouver des dizaines d'hybrides de Haze disponibles sur le marché, mais aucune n'offre de la génétique de Haze tropicale comme l'a été originellement cette variété. La Haze est à l'origine un hybride de 4 grandes anciennes sativas tropicales (Mexicaine, Colombienne Red, Indienne de Kerala et Thaï) qui n'était pas encore stabilisé à la fin des années 70. On pouvait observer des Hazes pourpres (ou Purple Haze) surtout si cultivées à basse température. Ou bien des vertes qui montraient un phénotype très influencé par la génétique du Sud-Est asiatique. La Haze tropicale originale grâce à sa grande diversité génétique possède des arômes différents: fruits des bois, fruit tropicaux très mûrs, bois ancien, encens et épices. Nous avons voulu récupérer cette variété dans toute sa diversité qu'elle avait à l'origine afin de la faire connaître et que les cultivateurs puissent travailler avec elle, la préserver pure ou la croiser comme bon leur semble. C'est pour cela que les premières reproductions on été faites en "pollinisation ouverte" de femelles, mais à chaque pollinisation nous n'utilisions qu'un seul mâle. De cette façon nous préservions l'information génétique de chaque femelle tout en connaissant l'influence qu'apportait chaque mâle. Nous avons en outre ouvert beaucoup de lignées avec la volonté que pratiquement toutes préservent un maximum d'information génétique de l'hybride Haze original. Cela a été une partie de notre travail effectué en 2007. Dans le futur nous nous concentrerons probablement sur des critères plus ciblés et moins en "pollinisation ouverte". Personnellement, je travaille avec la femelle verte n° 19 et aussi sur la pourpre encens/épicée n° 23 pour ses arômes et effets. Kaiki quant à lui a travaillé dernièrement avec la femelle n°1 pour sa puissance. Le travail réalisé avec l'Oldtimer Haze a été le plus intense jusqu'à cette date et c'est aussi notre projet de breeding qui a englobé le plus de monde dans son développement. La Haze de Oldtimer sera distribuée par ACE Seeds après un accord avec Oldtimer et Cannabiogen. Chaque lignée sera étiquetée et numérotée suivant la femelle et le mâle utilisé. Il sera ainsi possible d'avoir accès à une plus grande diversité génétique et choisir celle qui vous intéresse le plus. Male Haze C de Neville 3. Histoire de la Skunk#1 Source : Jesse sur le forum Mr Nice. L’article original en anglais dans le spoiler ci-dessous. La Skunk #1 (« Skunk » = « Putois ») est peut être la variété de cannabis la plus célèbre et la plus largement cultivée à travers le monde. Présentée comme une lignée pure (IBL) homogène qui a subi une sélection approfondie afin de produire une plante au rendement de qualité et à la culture assez prévisible, la Skunk #1 n’est rien de moins qu’une légende. De nombreuses variétés, incluant le clone UK Cheese, sont originaires de la Skunk #1 – il semblerait qu’un cut de Skunk #1 de Sensi Seeds de 1988 soit la source du cut UK Cheese. Il n’y a aucun doute que la Skunk #1 ait joué un rôle majeur dans le breeding professionnel et amateur des variétés de cannabis à travers le monde entier, littéralement. Décrite comme étant l’unique variété dont Sacred Seeds ne modifiait pas le prix lors des commandes en gros, l’histoire du breeding de la Skunk #1 commença d’après certains entre le milieu et la fin des années 1960. Le pedigree de la Skunk#1 selon Sam the Skunkman serait (Afghani X Columbian Gold) X Acapulco Gold. Avec un choix initial du mâle qui sera utilisé dans le processus de breeding de la Skunk #1 venant d’une sélection sur 10 000 individus mâles, parmi un total de 20 000 plantes issues de graines. D’après les propres mots de Sam, « Je me suis concentré sur la ramification des branches, les odeurs, la puissance, le type d’effets, le rendement, le ratio fleurs/feuilles, et quelques autres critères. Je possède toujours les meilleurs mâles. » D’après Sam des centaines de mâles furent finalement sélectionnés et clonés, pour être testés plus tard sur sa meilleure femelle Skunk #1 pour déterminer le meilleur mâle selon ses choix de breeding personnels. Cela aboutit aux premières versions de la Skunk #1 que Sam affirme avoir travaillé et amélioré durant pas moins de 10 ans avant que ces lignées n’arrivent en Hollande. Aux cotés de la Skunk #1, Sam apporta aussi la Skunk #2, une variété qu’il admit lui-même avoir peu utilisée, mais qui était très « Road Kill Skunk » («putois mort sur la route », référence aux animaux tués que l’on retrouve sur le bord la route, NdT). Bien que Sam the Skunkman s’attribue tout le mérite du breeding de la Skunk #1, il y a une école de pensée qui attribue la paternité du breeding de cette variété célèbre à travers le monde à quelques individus, plutôt qu’un seul. Une autre version des évènements entourant la fameuse Skunk #1 est que son breeder original était un homme connu sous le nom de « Jingles » et que son pedigree original instable était composé de Columbian Gold X Afghani. Elle demeurait une variété sélectionnée dans un cercle privé durant un moment avant de finalement se répandre dans les environs de Bay Area, en Californie. A l’origine il semble qu’un petit groupe de cette région (connu sous le nom Sacred Seeds) ait été intéressé par cette variété et se soit consacré à stabiliser la variété connue sous le nom « Skunk ». Après un moment, on raconte que cette organisation s’est agrandie, avec la formation de quelques groupes distincts avec le même but en tête. On ne devenait membre qu’après avoir été recommandé par un autre membre du « cercle interne », avec obligation pour tous les cultivateurs de travailler sur les premières versions de la Skunk #1. On raconte que l’Acapulco Gold a été ajoutée au pedigree original de la Skunk afin de réduire le ratio feuilles/fleurs et de diminuer le temps de floraison des gènes dominants de la Columbian Gold. Bien que Sam the Skunkman nie qu’il y ait eu un « collectif » impliqué dans le breeding de la Skunk #1, il est intéressant de noter que les deux histoires partagent des similitudes, la plus importante étant le pedigree de la Skunk #1 : ((Afghani X Columbian Gold) X Acapulco Gold). La célèbre Maple Leaf Indica proposée par Sensi Seeds est dite provenir d’un homme connu en tant que « Maple Leaf Wilson », également supposé avoir appartenu au collectif Sacred Seeds. Selon certains, le “collectif” Sacred Seeds était une entreprise sérieuse, qui se serait révélée inestimable au début des années 1980, lorsque le groupe fut finalement détruit par la mise en application des lois officielles. Sam the Skunkman aurait été arrêté (encore un point de désaccord avec la version de Sam the Skunkman), mais seulement pour une courte période. On raconte que Sacred Seeds avaient engagé leurs avocats longtemps avant l’interruption de leurs travaux et que Sam Skunkman est sorti de prison après seulement quelques heures. La légende raconte maintenant que Sam alla rapidement surveiller l’entrepôt où ils réalisaient leurs cultures pour découvrir que les officiers de police l’avaient laissé sans surveillance avec uniquement de l’adhésif utilisé sur les scènes de crime pour sécuriser les lieux. Plus choquant encore, il est dit qu’une importante quantité de graines avait simplement été jetée dans une benne proche avec un certain nombre de plantes. On raconte que les membres de Sacred Seeds les ont récupérées et secourues, se regroupant rapidement pour nettoyer la zone de tout équipement de valeur et de toute preuve, une partie sera même revendue plus tard afin de financer les frais de défense de Sam the Skunkman. Le fait que l’entrepôt ait été vidé de ses preuves en grande partie, voire totalement, a participé à la faible sentence de moins d’un an d’emprisonnement supposée de Sam the Skunkman. Après sa libération il semble que Sam ait rassemblé un grand nombre des variétés récupérées dans les bennes, et ait déménagé en Hollande où il lança la compagnie de graines Cultivator’s Choice. Parmi les variétés de Skunk sauvées dans les bennes, il y avait également la Skunk 18.2 (Skunk #1 X Afghani bx-1), une variété supposément développée par Sacred Seeds pour être résistante aux maladies et aux insectes. A un moment du projet de Sacred Seeds de stabilisation de la Skunk de « Jingles », il semble qu’un grand nombre des variétés Afghanes disponibles à cette époque furent atteintes par le botrytis cinerea, autrement connue sous le nom de pourriture grise (une maladie qui touche d’habitude les grappes de raisins en particulier). Ce développement aurait initié la recherche de lignes indica Afghanes qui soient résistantes aux maladies et aux insectes. Sam raconte avoir apporté la Skunk 18.2 aux coté d’autres génétiques Skunk #1 récupérées dans les bennes jusqu’en Hollande (plus de 250 000 graines d’après Sam lui-même). Avec ces variétés débuta la première vague de nouvelles variétés venant des USA destinées à changer le paysage de la scène du breeding hollandais pour toujours. La compagnie de graines Cultivator’s Choice vécut quelques années et le stock fut finalement vendu à Neville Shcoenmaker, le « Roi du Cannabis » original et le père des compagnies de graines hollandaises. Il est présumé que Neville travaillait avec la même plante mère Skunk #1 P1 que Sam the Skunkman de Cultivator’s Choice mais qu’il utilisait un mâle différent. Cette version particulière des événements est suspecte, mais illustre un autre coté de l’histoire de la Skunk #1, et offre un aperçu des traditions orales des cultivateurs de marijuana, une chose qui est trop souvent tout ce qui nous reste pour travailler quand on fait des recherches sur ces variétés, à cause de la nature illicite et illégale de la culture de marijuana. Quelque part entre le moment où Sam introduisit les variétés Skunk#1 en Hollande et leur acquisition finale par Neville à la The Seed Bank, le débat sur la véritable identité de la Skunk #1 s’éleva entre le camp « Sweet Skunk » (incluant sans aucun doute Sam the Skunkman) et le camp « Road Kill Skunk ». D’après Sam the Skunkman, la Skunk #1 originale sortie en 1976 était principalement « Road Kill Skunk », mais le breeding ultérieur de cette variété fut destiné à adoucir le goût et l’arôme, ainsi que l’effet plus puissant, plus assommant (« couchlock »), généralement associé à la « Road Kill Skunk » afin d’obtenir un effet plus agréable et relaxant, un effet qui vous permette de continuer à fonctionner relativement bien dans le monde sans vous rendre complètement comateux. Par contraste, on dit que les phénotypes « Road Kill Skunk » de la Skunk #1 ont arome et une odeur si forts et infectes que la paranoïa d’avoir sa culture découverte peut littéralement vous tourmenter jour et nuit. Comme pour l’Original Haze (une variété que Sam décrit comme étant un croisement Columbian X Mexican, avec les génétiques d’Inde du Sud et de Thaïlande ajoutées ensuite. D’après certains il s’agit de la même génétique colombienne utilisée pour la Skunk #1), la formule définitive exacte de la Skunk #1 peut dépendre de l’année où la variété Skunk #1 en question fut développée. Selon Sam, « de nouvelles femelles et de nouveaux mâles furent utilisés chaque année pour fabriquer les graines de Skunk #1 et bien que plutôt homogène, il peut y avoir des changements selon la sélection utilisée pour créer la prochaine génération de graines ». Plus tard l’histoire de la Skunk #1 croisa The Seed Bank de Neville, on raconte que la Skunk #1 a subi un changement pour créer une nouvelle variété de Skunk. Que ce soit le cas ou non, je me porte personnellement garant de l’existence d’une variété connue en tant que « New Skunk » qui fut travaillée à la fois par Neville et Sam the Skunkman. Sam a en plusieurs occasions nié avoir jamais travaillé avec Neville sur des projets communs, ce qui a paradoxalement donné du crédit à la création d’une nouvelle lignée de Skunk. Comme une coïncidence, on raconte que cela est arrivé autour de la fin des années 1980, à une époque ou de nombreux fumeurs relatent leur expérience de la variété exclusive « Road Kill Skunk ». Aujourd’hui, la version douce de la Skunk#1 est connue en tant que “The Pure” et est proposée par la compagnie de graines hollandaise The Flying Dutchmen. Un exemple de la lignée Afghan/Skunk peut également être trouvé chez Mr Nice Seeds. Connue sous le nom « hash », la lignée de cette variété est décrite comme étant « Skunk X Skunk, d’ origine Afghani à dominance Indica». C’est une information importante car la Skunk est l’un des mots les plus galvaudés dans l’industrie du Cannabis. Les lignées afghanes sont connues pour leur odeur, et ce n’est pas hors de propos que de nombreuses variétés contenant des génétiques afghanes soient évoquées en tant que « Skunk », uniquement sur la simple observation de leur arôme. Cela sans tenir compte des véritables connexions avec le cultivar connu sous le nom « Skunk #1 ». Les autres variétés de Mr Nice Seeds qui sont dites provenir des travaux originaux de Neville incluent la variété (Afghan / Skunk) X (Afghan / Haze) ainsi que le mâle (Afghan/Skunk) qui sera utilisé pour hybrider à la fois la Neville’s Haze et la Mango Haze dans un proche avenir, ainsi qu’une lignée différente de Skunk qui pourrait être réintroduite en 2009. Aux cotés de la variété hash, Mr Nice propose également plusieurs hybrides de Skunk#1, incluant la MasterKush X Skunk #1, la (G13 x Skunk #1) X Skunk#1, la (G13 x Skunk#1) X Black Widow, ainsi que la Critical Mass, une variété à lourd rendement dont la lignée génétique est (Afghani X Skunk #1 X Skunk #1), qui est une version retravaillée de la célèbre variété Big Bud de la côte Pacifique Nord Ouest des USA. Comme avec la plupart des bonnes histoires concernant les diverses variétés de cannabis, il existe plusieurs versions de et l’histoire variera immanquablement selon celui qui la raconte. Il doit être noté que selon Sam the Skunkman, la plupart des variétés actuellement proposées sur le marché en tant que Skunk #1 ne furent pas crées par lui-même, mais sont des variétés créées par d’autres à partir de ses propres lignées. Malgré ce que vous pouvez lire sur internet, Sam a aussi déclaré qu’il n’a vendu aucune génétique à personne depuis plus de 10 ans, et ne peut se porter personnellement garant de l’authenticité de tout ce que vous pourrez obtenir se nommant Skunk #1, bien que les génétiques originales semblent être toujours saines et sauves en possession de Sam, à la fois sous forme de clones et de graines. Finalement il semble que Sam the Skunkman se prépare à sortir sa propre vague de graines dans le futur et les seules variétés de Skunk qu’il est prêt à garantir sont en sa possession. Ce que nous savons pour sûr est que la Skunk #1 est sans aucun doute l’une des variétés de cannabis les plus réussies de tous les temps à avoir fait surface, et qui remporta la première place de la toute première High Times Cannabis Cup annuelle de 1988. Littéralement cultivée dans tous les jardins à travers le monde, elle est devenue l’une des, si ce n’est pas la variété de cannabis la plus prolifique utilisée dans l’hybridation du cannabis de qualité dans le monde d’aujourd’hui. Décrite par The Flying Dutchmen comme étant un « point de référence pour l’uniformité et la fiable performance », des variétés légendaires telles que la Shiva Skunk (Northern Lights #5 X Skunk #1), la G13, l’Early Girl ou la Haze sont juste quelques noms qui ont été confié au soin de la Skunk #1, pas seulement pour son homogénéité supposée, mais grâce aux améliorations qui peuvent être apportées à travers l’hybridation de votre mâle favori ou de votre femelle favorite avec cette lignée connue en tant que Skunk #1. Pour ceux qui recherchent une Skunk à dominance Afghani, certaine de vous rappeler à la mémoire un lointain passé oublié, la variété « hash » de Mr Nice Seeds sera parmi les toutes premières que vous devriez examiner afin de retrouver l’ « odeur fétide » des lignées Skunk. 4. Histoire de la Northern Lights Source : Jesse sur le forum Mr Nice. L’article original en anglais dans le spoiler ci-dessous. Décrite comme « le nec plus ultra de l’indica en intérieur », la Northern Lights (« Aurore Boréale ») devint célèbre après avoir voyagé depuis la côte Nord Ouest du Pacifique jusqu’aux Pays Bas, où elle arriva grâce à Neville Schoenmakers, propriétaire de The Seed Bank, la première compagnie de graines de cannabis en Hollande, et le « King of Cannabis » original. D’après Jorge Cervantes, chroniqueur au long court du magasine « High Times », la Northern Lights fut créée à l’origine par un homme surnommé « L’Indien », sur une ile près de Seattle, dans l’Etat de Washington aux USA. Dans la version des événements détaillant l’histoire de la Northern Lights proposée par Jorge, il y avait un total de onze graines détenues par « L’Indien » qui étaient étiquetées de « Northern Lights #1 » à « Northern Lights #11 ». Parmi les onze plantes de Northern Lights, la Northern Lights #5 était réputée pour être la meilleure du groupe, les Northern Lights #8 et #1 étaient connues pour être également d’une qualité supérieure à la moyenne. Variété prête en 70 jours indoor et en Octobre outdoor dans l’hémisphère Nord, la description de la Northern Lights par Cervantes spécifie qu’il s’agit à l’origine d’une Afghane Indica qui fut croisée avec une Sativa Thaïlandaise. Décrite comme étant très stable, avec un goût de pin et un pourcentage de THC de plus de 15%, cette description correspond bien aux rapports sur la Northern Lights partout dans le monde. Avec un ratio fleurs/feuilles très favorable, elle est décrite comme prenant des teintes violettes sur les feuilles en fin de floraison. D’après Sam The Skunkman, la Northern Lights tient ses origines des environs de Seattle, dans l’Etat de Washington (avec des origines clairement non californiennes). Elle est arrivée aux Pays Bas sous la forme de clones en 1985. Disponible exclusivement via Neville à « The Seed Bank », elle fut rapidement hybridée avec de nombreuses variétés exceptionnelles de leur propre catalogue et vendue aux clients à travers le monde. La Northern Lights est décrite comme étant la variété la plus résineuse connue à cette époque, et l’on peut compter au moins 70 variétés de cannabis qui avaient été hybridées avec la Northern Lights ou des dérivés de Northern Lights au milieu des années 90. Les hybrides de Northern Lights ont rapidement dominé les « High Times Cannabis Cup » (HTCC), remportant la première place dans les 2nde, 6e et 7e compétitions HTCC annuelles. Le clone original de Northern Lights #5 remporta la 3e compétition HTCC. Le catalogue de 1987 de The Seed Bank listait de nombreuses variétés à base de Northern Lights, incluant : Big Bud X (Big Bud X Northern Lights #1) HashPlant X Northern Lights #1 G13 X Northern Lights #2 (hybride F1) Northern Lights #1 Haze X Northern Lights #1 (hybride F1) (HashPlant X Northern Lights #1) X Swazi Northern Lights #5 X Skunk #1 (hybride F1) ainsi qu’ une superbe photographie du clone original de Northern Lights #5 par le gourou de la ganja Ed Rosenthal. La variété Northern Lights #1 est décrite comme « Une lignée pure d’Afghani, avec des caractéristiques extrêmement indica. Les plantes sont petites, trapues, avec des feuilles parcheminées, extrêmement larges, d’un vert sombre. Les tiges sont très robustes, et la variété est facile à cloner ». En intérieur, le rendement est approximativement de 1000 grammes pour 100 jours. En extérieur, 1 Kg n’est pas inimaginable. Cette variété est décrite comme prête approximativement en 55 jours, en atteignant en intérieur une hauteur de 125 cm, et de 150 à 200 cm en extérieur en fin de saison. La description précise que la Northern Lights #1 est « très vigoureuse et résistante au froid », ainsi que « résineuse, puissante, et douce, et non pas désagréable et âcre comme certaines variétés Afghanes ». Les tout premiers hybrides de Big Bud furent également commercialisés dans le catalogue de 1987 de The Seed Bank. Une variété aux trois quart Big Bud, la (Northern Lights #1) X Big Bud) X Big Bud, devait créer de « super plantes » qui augmenteraient à la fois le rendement et la qualité globale de la lignée Big Bud originale. Il est intéressant de noter l’allusion à d’ultérieurs hybrides de Big Bud, incluant la Big Bud X Northern Lights #2 (Hindu Kush), ainsi que l’hybride à 4 voies (Big Bud X Northern Lights #1) X (Skunk #1 X Early Girl). L’hybride F1 (G13 X Northern Lights #2) fut décrit comme une variété « vraiment pétillante, produisant une excellente récolte de lourdes têtes douces. La douceur relevée de la Northern Lights #2 ressort vraiment de ce cross, ajoutant une touche fruitée Thaïlandaise à l’arome corsé de l’Indica. » L’hybride F1 HashPlant X Northern Lights #1 fut développé en utilisant « les meilleurs mâles Northern Lights #1 », ce qui attribuerait à cette variété des caractéristiques particulières uniques. Décrite comme produisant parmi les plus forts effets narcotiques de toutes les variétés de cannabis connues à cette époque, cette variété se termine remarquablement vite en approximativement 45 jours. L’hybride F1 Haze X Northern Lights #1 fut décrit comme étant «le plus fiable hybride de Haze jusqu’à présent, et c’est notre variété favorite à fumer. Elle stretche un peu et est un peu difficile à cultiver, mais elle en vaut la peine ». La Haze est décrite comme étant une Sativa provenant des USA, qui était très populaire et commune dans les années 1970. The Seed Bank dit avoir « réussi à sauver quelques graines viables de la dernière culture récoltée en Amérique, et les avoir utilisées pour produire des hybrides remarquables. » La (Hashplant X Northern Light #1) X Swazi est un hybride à trois voies dans lequel « la douce saveur de pin de la Swazi » fut combiné avec la puissance et le haut rendement de la variété Hashplant X Northern Lights #1 ». Cette variété est décrite comme poussant assez haut, jusqu'à approximativement 200 à 250 cm en extérieur, avec un rendement proche de 1 Kg lors de la récolte. La variété Northern Lights #5 X Skunk #1 est bien sur une variété fabuleuse dans son genre, une gagnante de la High Times Cannabis Cup décrite comme étant la plante à recommander au dessus de toutes les autres. Cette variété possède « un haut ratio fleurs/feuilles, avec très peu de manucure requise. » Cette variété se termine en 55 jours de floraison, avec un rendement possible estimé de 750g à 1500g en extérieur. En 1989, les variétés de Neville trouvèrent succès dans les 5 catégories, performance asseyant sa réelle supériorité. Le catalogue de 1990 de The Seed Bank est un trésor d’informations pour les passionnés de la Northern Lights : La Northern Lights #1 F3 est décrite comme « l’une des variétés les plus pures, les plus puissantes, les plus extrêmement Indica au monde ». Variété annoncée à 40- 45 jours de floraison avec de très larges feuilles d’un vert sombre, et d’une apparence extrêmement résineuse, la Northern Lights #1 F3 est indispensable tant pour le breeder amateur que pour le cultivateur lambda. La Northern Lights #2 F3 est une variété à dominance Hindu Kush décrite comme étant « merveilleusement puissante mais pas dévastatrice », avec un goût relevé et une douceur enivrante. La Northern Lights #2 est bien sur également connue en tant que « Oasis », une variété actuellement vendue par la compagnie de graines Dutch Passion. Cette variété consisterait à l’origine en une union de la Northern Lights #1 et de l’ Hindu Kush. Cette description semble correspondre avec la description de The Seed Bank de leur Northern Lights #2 F3 en 1990. Décrite comme étant « étonnamment vigoureuse » malgré son statut IBL, variété de 40 à 45 jours de floraison, ils ne plaisantaient pas quand ils disaient que c’est une variété absolument indispensable pour le connaisseur ou pour le collectionneur. La Northern Lights 5 x 2 était un hybride entre le désormais célèbre clone Northern Lights #5 et la Northern Lights #2 (Northern Lights #1 X Hindu Kush). Décrite comme étant une variété prête en approximativement 50 jours, avec un « goût de baies de genièvre » et une bonne production de résine. La Hashplant X Northern Lights #1 était annoncée comme l’une des plus puissantes variétés jamais rencontrées. La Hashplant venait de la cote Nord Ouest du Pacifique aux USA (comme la Northern Lights). Cette variété se termine autour de 45 jours de floraison. On raconte que terminer un joint de cette variété fut un défi même pour les fumeurs hollandais les plus expérimentés. La G13 X Northern Lights #2 fut également proposée dans le catalogue de Graines de cannabis de 1990 de The Seed Bank et fut décrite comme ayant le gout relevé et la douceur de la variété Northern Lights #2, avec un rendement typiquement plus élevé pour un potentiel commercial. La puissance était dite superbe tout comme la production de résine avec une période de floraison autour de 50-55 jours. Peut être que parmi tous les hybrides de Northern Lights, le plus célèbre est l’hybride de renommée mondiale Northern Lights #5 X Haze. Ce fut probablement la première variété avec une mise en garde attachée à la description du breeder « les effets secondaires peuvent inclure des nausées, des vertiges, des évanouissements, des diarrhées et des accidents urinaires ». Pour les mauvais blagueurs qui voulaient humilier leurs amis ou pour les « hardcore stoners » dont la tolérance avait atteint des proportions épiques, on ne parla rapidement plus que de la Northern Lights #5 X Haze, et celle-ci remporta les Cannabis Cups et les éloges de tous les coins du globe. On raconte que la Haze utilisée pour la Northern Lights #5 X Haze fut en fait sauvée de la dernière culture de Haze faite aux USA, et d’après Sam The Skunkman elle provient du voisinage de Santa Cruz en Californie pour être exact. La génétique exacte de la Haze est sujette à débats. Sam The Skunkman affirme que la Haze originale était un croisement Mexicaine X Colombienne, avec des génétiques Indiennes et Thaïlandaises ajoutées plus tard, alors que l’équipe Mr Nice Seeds, qui possède les plus anciens exemples de Haze au monde, dit qu’il s’agit à l’origine d’un croisement Colombienne X Thaïlandaise, remontant à 1969. Même sous les conditions climatiques idéales de Californie, on raconte que la Haze devait être cultivée en serre pour terminer sa floraison – et que dans certains cas elle ne se terminait même jamais vraiment. La Northern Lights X Haze est décrite comme étant une variété d’au moins 75 jours de floraison, mais certains phénotypes ont une période de floraison de 9 à 10 semaines. La Northern Lights #5 x Skunk #1, aussi connue sous le nom de Shiva Skunk, est connue pour avoir été l’un des hybrides d’intérieur les plus fiables du catalogue de The Seed Bank de Neville. Revendue en tant que variété qui « se cultive en claquant des doigts » et l’une des premières variétés que le cultivateur novice devait envisager, on racontait que les ciseaux n’étaient pas nécessaires pour la récolte de cette variété qui avait une période de floraison autour de 55 jours. Une variété plus obscure de Northern Lights citée dans le catalogue de 1990 de The Seed Bank fut la (Hashplant X Northern Lights #1) X Swazi, décrite comme une variété d’intérieur et d’extérieur, qui était à l’origine prévue pour être une variété d’extérieur uniquement. Cet hybride multiple est décrit comme donnant des fleurs douces et épaisses, avec une récolte autour de mi-Septembre. La lignée génétique de la Northern Lights #5 est en fait un croisement Northern Lights #1 X Northern Lights #1. Des efforts sont déjà en cours pour redonner vie à cette Reine parmi les Reines par Shantibaba de Mr Nice Seeds, à partir du stock de graines de 1988 d’où provenait le clone Northern Lights #5. D’après le dernier rapport, un taux de germination d’approximativement 70% fut obtenu (55 graines sur 80) après seulement 2 jours. Contrairement à ce qu’annonçaient des reports publiés auparavant, il n’y a pas de génétique Thaïlandaise dans les lignées de Northern Lights de Mr Nice, qui sont les lignées exactes que Neville vendait du milieu à la fin des années 80 dans son catalogue de The Seed Bank. L’existence d’une Northern Lights #9 x 5 a été supposée durant plusieurs années, et serait finalement apparue sur le marché lors de l’acquisition finale de The Seed Bank par Ben Dronkers de Sensi Seeds. La compagnie de graines Sagarmatha « a conçu une version supérieure de la légendaire Northern Lights » avec leur version de la Northern Lights #9, qui est un rétrocroisement entre la « Northern Lights X » et l’ancienne variété « Slyder » de Sagarmatha. Peu après avoir dominé la High Times Cannabis Cup en 1989, on raconte que Neville est retourné visiter sa famille à Perth, en Australie en 1990, lorsqu’il fut arrêté par les autorités après avoir fait une apparition sur la liste des américains les plus recherchés. Au même moment l’opération « Green Marchant » battait son plein, avec un intérêt particulier contre le magazine High Times lui-même. On raconte que l’éditeur en chef de High Times, Steven Hagar, fut assigné à comparaitre pour témoigner au procès de Neville, mais heureusement cela ne se réalisa jamais. Après avoir été incarcéré dans une prison de l’Ouest Australien, Neville s’est défendu avec succès contre son extradition aux USA avec pour base de défense sa double nationalité Hollandaise et Australienne. D’une façon assez intéressante, il est également supposé que Neville s’est échappé de prison et a disparu, pour finalement retourner en Hollande et rester dans la clandestinité avant de resurgir au 21e siècle en tant que breeder et consultant avec Mr Nice Seeds, aux cotés du légendaire trafiquant de hash Howard Marks, et de l’honorable Shantibaba. Avec probablement la meilleure association d’esprits cannabiques jamais rassemblés, Mr Nice Seeds propose surement à l’heure actuelle la meilleure sélection de génétiques cannabiques au monde. Avec beaucoup des lignées originales de The Seed Bank, et plusieurs autres lignées de descendance divine et royale couronnées récemment, comme la mondialement renommée White Widow (maintenant connue sous le nom Black Widow), ainsi que la Great White Shark ou Peace Maker (désormais appelée Shark Shock) et la Medicine Man (plus connue sous le nom de White Rhino). Ce qui revient toujours dans l’histoire orale de la Northern Lights, c’est qu’elle tient ses origines de la région Nord Ouest de la cote Pacifique des USA, probablement dans la région de Seattle, dans l’Etat de Washington. Elle fit ensuite son chemin vers Neville Schoenmakers et sa The Seed Bank aux Pays Bas, où elle fut rapidement croisée avec plusieurs hybrides et vendue à travers le monde entier. A partir de là la réputation de cette variété se diffusa globalement, avec peu de question sur la validité de ces étapes de son histoire. Les meilleurs choix proposés sur le marché aujourd’hui sont la variété Northern Lights de Sensi Seeds, et la variété Oasis (Northern Lights #2) de Dutch Passion. Avec l’annonce de la lignée de Northern Lights #5 qui a refait surface dans le planning de Shantibaba chez Mr Nice Seeds et la sortie de la MNS Northern Lights #5 X Haze début 2009, l’espoir a été insufflé dans les cœurs de milliers de passionnés de la Northern Lights à travers le monde. Peu avant l’incarcération de Neville à Perth en Australie, il fut publié que, « après 8 générations de sélection nous sommes maintenant capables de reproduire notre Northern Lights #5 sous forme de graines. C’est une avancée que les cultivateurs d’intérieur et d’extérieur ont attendu depuis très longtemps. La session actuelle en extérieur sera dévouée à produire en masse des graines de Northern Lights #5 pour la saison 1991. En tant que breeder, je la considère comme étant ma meilleure réussite jusqu’à présent. Cherchez cette variété, car elle va changer le monde » Ce sont ces variétés de Northern Lights qui furent commercialisées il y a si longtemps et qui sont devenues célèbres à travers le monde entier, littéralement, ce sont donc ces variétés dont Shantibaba a l’accès exclusif, avec la Northern Lights #5 étant toujours en possession de l’équipe Mr Nice Seeds et de futures sorties de Northern Lights prévues pour l’avenir. C’est pourquoi mes amis, il y a un réel espoir dans le monde pour tous les passionnés de Northern Lights. Parmi les variétés de cannabis les plus utilisées dans les hybrides modernes actuels, il n’est pas étonnant que la Northern Lights reste l’une des variétés de cannabis les plus intrigantes des temps modernes. 5. Histoire de la White Widow Source : Jesse sur le forum Mr Nice. L’article original en anglais dans le spoiler ci-dessous. Latrodectus Mactans, une araignée aussi connue sous le nom de Veuve Noire du Sud, était la taxinomie originale utilisée pour décrire les trois variétés d’araignées communément appelées Veuves Noires avant le début des années 1970. Fait inconnu pour beaucoup, il existe trois espèces d’araignées dites Veuve Noire en Amérique du Nord. Avec Lactrodectus Mactans, il existe aussi Latrodectus Variolus (Veuve Noire du Nord), et Latrodectus Hesperus (Veuve Noire de l’Ouest), considérées comme étant les trois espèces d’araignées Veuves Noires nord-américaines, bien sur à ne pas confondre avec la fausse araignée Veuve Noire. C’est également le cas de la célèbre variété de cannabis White Widow (“Veuve Blanche”), une souche de marijuana dont l’ascendance consiste en l’union d’un hybride d’Inde du Sud et d’une Sativa brésilienne. Son introduction sur le marché en 1994 marqua la fin d’une ère dans la sphère du breeding hollandais et le début d’une dynastie. Désormais appelée Black Widow, la White Widow originale changera pour toujours la face du breeding hollandais et s’inscrira fermement parmi les plus importantes souches de cannabis développées au 20e siècle. La White Widow fut créée à l’origine par Shantibaba, le fondateur original, propriétaire et principal breeder de The Green House Seed Company (GHSC). La variété White Widow se catapulta immédiatement en position de rock star dès son introduction au public en 1994. Dans l’année qui suivit sa mise sur le marché, la White Widow prit la première place de la High Times Cannabis Cup de 1995 et une vague de copies de la White Widow arrivera sur le marché peu de temps après. En 1996, les compagnies de graines Nirvana et Dutch Passion ont acheté un unique paquet de graines de White Widow à Shantibaba lui-même chez Green House, et dans l’année qui suivit, ils ont commercialisé leurs propres versions de la White Widow. Cela ne fut pas long avant qu’il soit difficile de trouver en Hollande des graines de nouvelles variétés de cannabis qui ne soient pas des hybrides de la White Widow originale sortie en 1994, car celle ci a littéralement envahit la scène hollandaise du breeding du cannabis qui était à la traine avant la sortie de la White Widow. Depuis des années en Hollande des variétés telles que la Northern Lights, la Skunk, l’Afghani et la Haze étaient la base du breeding hollandais. Avec l’introduction de la White Widow vint une vigueur renouvelée pour le breeding haut standard de variétés de cannabis aux qualités commerciales et médicinales. Et ce, avec succès mes amis, ces breeders ont fait preuve de cupidité et de mépris envers leur prochain. Une vague de variétés White Widow fut disponible pour le public à la fin des années 1990, toutes étaient soit des hybrides d’une White Widow sélectionnée à partir d’un pack de graines commercial de White Widow F1 de GHSC, soit des rétrocroisements sur la White Widow originale, soit dans certains cas des lignes complètement falsifiées. N’ayant aucune vraie relation avec la White Widow originale que ce soit par hybridation ou rétrocroisement. Imposteurs ! Pour ajouter des complications à l’histoire de la White Widow, des personnages sans scrupules tel que Ingemar, un ancien employé de la Green House Seed Company, auto- proclamé breeder, des personnages donc apparurent clamant être les véritables breeders de la White Widow, en proposant leur propre version de cette souche de cannabis maintenant légendaire. Et si ce tourbillon de désinformation n’était pas suffisant, en plus d’Ingemar, un autre gars qui s’appelle lui-même « Ecotronics » se proclama comme étant le véritable breeder de la White Widow et ressassait que tout le monde se faisait de l’argent avec sa lignée. De même que rien n’est jamais aussi noir ou blanc que cela peut paraitre de l’extérieur, c’est ce genre de succès et en fait, de confusion, qui mena au changement ultime du nom original de White Widow, au maintenant proverbial Black Widow. Pour ceux d’entre vous qui seraient en possession de génétiques apparentées à la White Widow d’Ingemar mais qui pourraient trouver cet article décevant, je vais essayer de m'expliquer. A une époque dans le passé, l’homme connu sous le nom d’Ingemar travaillait pour la GHSC. S’il se trouve que vous croyez la version d’Ingemar sur l’ascendance de la White Widow, vous aurez l’impression de parler de lignées de White Widow clairement différentes de la White Widow de Mr Nice Seeds, aka la Black Widow. D’après Ingemar, qui porte maintenant fièrement le titre de « Père de la White Widow », l’ascendance de cette lignée White Widow est un secret, elle fut en fait créée à partir de deux graines trouvées dans du hash fait à la main, qui ont été par la suite cultivées et croisées en IBL durant au moins 6 ans. Ingemar déclare avoir eu accès à cette époque à des hectares de terre qu’il a utilisés pour sélectionner les meilleures plantes parmi plusieurs milliers d’individus. Encore une fois, les critères exacts utilisés par Ingemar pour sélectionner les meilleures plantes sont gardés secrets, mais il dit avoir pris en compte les retours de nombreux utilisateurs médicaux durant les années qui ont joué un rôle dans la sélection de cette lignée particulière de White Widow. D’après Ingemar, la Green House Seed Company utilise aujourd’hui ses lignées de White Widow avec la permission d’utiliser le nom White Widow donnée exclusivement à Arjan. Ironique coup du sort, la Green House Seed Company prend tout le mérite du breeding et du succès de la White Widow, sans mentionner ni Ingemar ni le véritable breeder la White Widow, Shantibaba, qui est bien sur à l’heure actuelle l’unique personne à avoir accès aux lignées de mères et de pères originales qui ont donné naissance à cette maintenant mythique variété de cannabis. Comme mentionné plus tôt, le pedigree de la Black Widow de Mr Nice est le résultat de l’union entre un hybride indica du Sud de l’Inde et une Sativa brésilienne (Manga Rosa). L’hybride d’Inde du Sud fut trouvé à Kovalum Beach, mais il était en fait cultivé dans les terrains montagneux environnant du Kerala. Shantibaba a déclaré dans le passé que les qualités particulières de cet hybride d’Inde du Sud étaient suffisantes pour qu’il arrange un « safari » sur sa moto Enfield dans les montagnes de Kerala pour le trouver. Au bout de quelques jours, Shantibaba se retrouva « assis dans un café à boire du thé en fumant un joint », lorsqu’un homme d’âge mûr et au regard terne s’approcha de lui et l’aida à finir son joint. Après être devenu sévèrement stone et avoir fini leurs thés, Shantibaba raccompagna l’homme à sa ferme et découvrit alors qu’il était le cultivateur de la variété qui l’avait mené à explorer les montagnes. Après plusieurs jours à gouter de nombreux échantillons de marijuana, des plantes ayant été cultivées, sélectionnées et croisées entre elles durant des années en se basant sur le critère de production de résine, une sélection fut faite de ce qui sera connu comme étant la moitié du pedigree légendaire de la Black Widow. L’homme qui avait aidé Shantibaba à finir son joint et qui lui avait en fin de compte fournit les graines de ce qui sera connu plut tard comme l’Hybride d’Inde du Sud, lui raconta que ces graines avaient toujours été cultivées dans son village, mais que des variations existaient parmi les lignées selon le village visité pour les récupérer. On dit que ces plantes finissaient de fleurir plutôt rapidement, mais avec une esthétique d’apparence très sativesque. Aux cotés de la Black Widow, plusieurs hybrides de cette dame mortelle ont été acclamés en leurs propres noms, notamment la White Rhino (maintenant connue sous le nom Médicine Man) et la Great White Shark (aussi connue sous les noms Peacemaker et Shark Shock). Ces deux variétés ont remporté une multitude de récompenses et de coupes. Le pedigree de la Medicine Man est un croisement Black Widow X Afghani et celui de la Shark Shock est Black Widow X Skunk #1. Ce sont ces lignées championnes originales qui ont bâti les réputations qui les précèdent. Ces deux lignées trouvent leurs ascendances ultimes dans la White Widow originale créée par Shantibaba à la GHSC. Il travaille désormais chez Mr Nice Seeds (MNS) aux cotés du légendaire contrebandier de hash Howard Marks et du véritable « Roi du Cannabis », Neville Schoenmaker. Il doit être signalé que de nombreux hybrides de White Widow sont disponibles au public chez Mr Nice Seeds, mais toutes les variétés avec « Widow » dans leur description proviennent soit d’un cultivar mâle ou femelle sélectionné, toujours de la même première génération qui avait subit des tests approfondis. Les hybrides tels que la Medicine Man, La Niña (Original Haze X Black Widow), la G13xWidow (G13/Skunk #1 X Black Widow) et la Shark Shock sont toutes les variétés proposées par MNS qui ont le père Black Widow pour base d’assemblage. La formule exacte de ce mâle tient du mystère pour tous à part quelques privilégiés, cependant un travail de breeding considérable a été fait sur la lignée originale de White Widow (Black Widow), et ce mâle contient à la fois de l’hybride indica/sativa d’Inde du Sud et de la Sativa brésilienne. D’une façon très générale, avec un paquet de graines de Black Widow on peut s’attendre à ce que les femelles produisent environ 350 à 400g par mètre carré. Bien sur cela dépend du phénotype, mais un cultivateur expérimenté pourra probablement faire mieux avec un peu de temps passé à travailler sur cette lignée. En extérieur, attendez-vous à ce que les plantes finissent leur floraison vers la Mi Octobre. Entre les trois hybrides principaux, Black Widow, Medicine Man et Shark Shock, la Medicine Man est présentée comme étant la variété la plus rapide, se terminant entre Mi Septembre et Octobre, la Shark Shock devrait se terminer autour de début Octobre, à quelques jours près bien sur. Parmi tous les hybrides, Shantibaba décrit la Shark Shock comme étant la meilleure réussite du breeding des années 90. On ne peut pas se tromper avec un hybride des sélections Widow ; néanmoins la Black Widow est clairement parfaite pour le breeder amateur. Si certains se retrouvent à Amsterdam avec un peu de temps à consacrer aux essais de chacune des variétés, d’après Shantibaba le coffeeshop Katsu sur Sarphatti Park, ainsi qu’un gentleman connu en tant que Mr Haze (le fournisseur officiel de MNS pour de nombreux coffeeshops hollandais), et quelques autres proposent sur leur carte la Black Widow de Mr Nice Seeds. Voilà, tout a été dit, au final Mr Nice Seeds détient toujours les lignées parentales originales qui ont produit les variétés White qui ont gagné toute leur réputation du milieu à la fin des années 90. Les récompenses et les coupes sont certifiées, et existent en tant que preuves irréfutables des véritables origines de la lignée White Widow. Ces variétés des lignées White ne sont pas vraiment rares, mais sont d’une qualité rarement atteinte de façon régulière qui a conquis le cœur et l’esprit de millions de passionnés de cannabis à travers le monde. Malheureusement, il est trop facile d’être mené dans une mauvaise direction quand on est à la quête de la véritable White Widow. Maintenant le tableau devrait vous apparaître beaucoup plus clairement. Pourtant, la recherche vient juste de commencer. La sélection est la clé du succès avec n’importe quelle variété, mais avec de l’attention vous aussi pourrez trouver une plante mère qui produira de l’herbe presque trop toxique pour être consommée régulièrement. Ecoutez ma mise en garde : c’est l’une des plus puissantes variétés de cannabis connue de l’humanité. Maniez là avec précaution, car ces lignées sont connues pour pousser même le fumeur le plus expérimenté à demander grâce. 6. Histoire de la Blueberry Source : Seedman – Les origines de la Blueberry La variété Blueberry est sans aucun doute un des hybrides de cannabis parmi les plus colorés et les plus raffinés actuellement, disponible sous forme de graines. L'histoire de la variété nous ramène à la Côte Ouest des Etats-Unis, aux alentours des années 70. A cette période, le cultivateur DJ Short travaillait sur une multitude de variétés originales de Sativa exotiques, provenant de Colombie, du Panama, du Mexique, de Thaïlande,... A l'époque, il cultivait jusqu'à 100 plantes différentes à la fois, d'intérieur comme d'extérieur, constamment attentif aux particularités intéressantes de chacune. Inutile de préciser qu'il en a testé un grand nombre avant de trouver ce qu'il cherchait. Selon ses propres termes, une plante cultivée sur cent seulement comportait les caractéristiques qu'il souhaitait. Ensuite, il était confronté à une autre difficulté, celle de travailler avec des plantes naturellement sujettes à l'hermaphrodisme, car la plupart des Sativa pures le sont à un certain degré. Ses efforts ont finalement porté leurs fruits, donnant naissance à une des variétés les plus appréciées au monde aujourd'hui. Ses recherches intensives l'ont conduit à découvrir deux Sativa très spéciales. Selon le maître cultivateur lui-même, la première plante, la “Juicy Fruit”, une femelle originaire de la chaîne de montagnes Highland Thai, était une championne toute catégorie extrêmement puissante. Elle possédait un punch tropical très sucré et un high intense qui durait de longues heures. La deuxième plante était une Purple Thai provenant d'Ohio, dans l'Oregon. Cette plante résultait d'un croisement entre une Highland Oaxaca Gold exceptionnelle et une Chocolate Thai, elle aussi particulière. L'hybride était d'une couleur très sombre et révélait son pourpre royal profond dès la plus petite exposition au froid. Sa production était aussi savoureuse que puissante, à l'instar de celle de la femelle Juicy Fruit. Bien que les deux plantes aient été égales en puissance, la Purple Thai est devenue la favorite de DJ Short. Elle était plus agréable émotionnellement que la Juicy Fruit Thai, car cette dernière était si puissante qu'à fortes doses elle pouvait provoquer une sensation de terreur chez le fumeur. Ces deux "Thaï Sticks" Sativa à l'ancienne ont constitué le pedigree femelle de toutes les variétés de DJ Short. Le mâle utilisé par DJ Short était un Indica afghan que des cultivateurs californiens lui avaient fait découvrir en 1979. Alors que la plante Indica était une sorte de nouveauté à cette époque où les Sativa dominaient les chambres de culture, DJ Short a vite été certain que cette plante allait y garder une place. Les cultivateurs pouvaient faire pousser plus d'herbe et elle était mature plus vite qu'auparavant, en combinant les gènes Indica avec les Sativa de la vieille école. D'une certaine façon, cette innovation a également signifié la fin de l'ère de domination des Sativa, conduisant à la disparition de nombreuses lignées Sativa pures. Celles-ci ont été soit hybridées, soit tout à fait perdues. Les plantes Indica étaient très semblables entre elles, petites et symétriques, avec d'épaisses tiges velues et de grandes feuilles. Elles étaient d'un vert sombre avec des nœuds compacts, serrés et des grappes de fleurs très denses diffusant un arôme de terre skunky. La nouveauté a vite passé de mode car, si les plantes Indica étaient naturellement puissantes, il leur manquait la sophistication et la complexité des Sativa pures. L'Indica a cependant contribué à la diversité génétique des plantes de cannabis modernes et a donné aux cultivateurs un meilleur contrôle sur leurs plantations. Possédant de tels spécimens à son répertoire, DJ Short a appliqué ses connaissances de la culture et a créé de nouvelles lignées florales à l'aide de ses trois découvertes. Il a assez rapidement établi ses deux variétés les plus connues, la Blueberry et la Flo. Il avait obtenu la Flo dans les premières lignées tirées du croisement de la Purple Thai d'Oregon et du mâle Indica. En poursuivant le travail avec son matériau de base, Dj Short a créé la Blueberry en croisant les premières lignées avec les hybrides Juicy Fruit/afghan. Ainsi, les deux mères Sativa sont présentes dans la Blueberry tandis qu'il n'y a que la Purple Thai dans la Flo. DJ Short a lui-même expliqué que certaines caractéristiques étaient plus facilement accessibles à travers la Purple Thai, alors que d'autres ne pouvaient être obtenues que par des croisements complémentaires avec l'hybride de la Juicy Fruit. Il a cultivé la Blueberry Originale en permettant aux gènes Indica de s'exprimer, mais il a aussi utilisé une plante à dominante plus Sativa, une combinaison améliorée plus tard, pour obtenir ce que nous connaissons aujourd'hui comme la Blueberry Sativa. Durant les années '80 et au début des années '90, DJ Short a continué à perfectionner ses variétés déjà extrêmement raffinées. Vers 1993, il a voyagé en Europe pour travailler avec la Compagnie Sagarmatha Seed. En 1995, il a livré un stock de graines à Sagarmatha, à des fins de vente et aussi de culture. Il était peu impliqué dans le processus de sélection, mais il était sous contrat avec cette compagnie pour produire la Blueberry, la Flo et la Blue Velvet, une cousine de la Blueberry qui exprimait de façon équivalente ses deux parents, Indica et Sativa. La Blue Velvet n'est plus disponible aujourd'hui, mais Sagarmatha vend toujours des variétés de DJ Short sous les noms de Blueberry Bud et Flow, de même que certains hybrides plus récents. La relation de DJ Short avec Sagarmatha a été brève et il a poursuivi son chemin en travaillant pour Dutch Passion, une autre compagnie. Il a ainsi fourni des graines à Dutch Passion, mais pour une raison quelconque, il a de nouveau été tenu à l'écart du processus de sélection. En plus de ses anciennes variétés établies, il en a également créé plusieurs nouvelles, dont la Blue Heaven, la Blue Moonshine et la Purple Passion. Actuellement épuisée, la Blue Heaven était une variété violette très stable avec des qualités médicinales remarquables. La Purple Passion était un hybride Indica/Sativa qui affichait une belle couleur bleue aux nuances violettes, avec des têtes variant du bleu lavande à l'aubergine durant la floraison. Les magnifiques couleurs de toutes les créations de DJ Short sont devenues sa marque de fabrique, nous rappelant aussi l'origine exotique des toutes ses variétés. Actuellement, Dutch Passion propose toujours certaines des meilleures créations de DJ Short, telles que la Blueberry, l'Original Flo et la Blue Moonshine, qui est une plante merveilleusement puissante et résineuse, une cousine principalement Indica de la Blueberry. Au cours de la période où DJ Short travaillait avec Dutch Passion, il rencontra un cultivateur suisse du nom de Steve, qui était également le propriétaire de la banque de graines Spice of Life. Durant les années suivantes, de 1999 à 2001, DJ Short commença à collaborer avec Breeder Steve, sélectionnant les plantes à partir d'une large réserve génétique pour créer de nouvelles variétés, telles que la Moonshine Rocket Fuel, la Rosebud et la Blue Satellite. La Moonshine Rocket Fuel était un hybride très puissant, rassemblant le meilleur de la Blue Moonshine et de la Blue Velvet. Tout à fait différente, la Rosebud était une plante vraiment exceptionnelle, principalement cultivée pour sa fabuleuse valeur esthétique, mais également pour son incroyable parfum de fleur. Les têtes de ce phénotype unique de la Flo produisaient réellement une forme de rose avec leurs feuilles qui passaient du rouge brillant au jaune. Il y avait fort peu de boutons récoltables sur cette plante, de sorte qu'elle ne devint jamais un succès commercial, même si elle était extrêmement exotique et d'une beauté à couper le souffle. La Flodica était tout aussi exotique, une expression rare et pure Indica de la Flo, trouvée par hasard dans la lignée florale primitive. Aussi fascinantes que ces plantes aient pu être, la variété la plus connue de ces deux maîtres cultivateurs aux mains habiles était et reste la Blue Satellite. C'est ici que la Blueberry Sativa entre en jeu. Elle a été développée entre le début et la fin des années '80 et était cultivée pure par DJ Short, jusqu'à ce qu'il partage quelques graines avec Breeder Steve, de la banque de graines Spice of Life. Ils sélectionnèrent de nombreux pères et mères dans le but de les cultiver et les utilisèrent finalement pour créer les variétés de Blue Satellite, en combinant le mâle Shishkeberry de Breeder Steve et la mère Blueberry Sativa dans la première version de la plante, puis l'Indica Sweet Tooth dans les versions finales. Breeder Steve a également croisé des plantes de Blueberry que DJ Short lui avait données avec certaines de ses propres variétés, y compris ses fameuses Sweet Pink Grapefruit et Sweet Skunk. Il a créé de nombreuses nouvelles variétés qu'il propose toujours actuellement sous forme de graines. Tous les projets communs à ces deux cultivateurs ont donné des plantes merveilleuses qui témoignent de leur savoir-faire. Plus récemment, DJ Short a travaillé avec d'autres cultivateurs très qualifiés comme Red, de Legend Seeds, et Chimera. Ils ont combiné différentes lignées de la Blueberry à des variétés déjà bien établies. Beaucoup de ces plantes ont le même père Blueberry Sativa, connu sous le nom de B130. Le mâle B130 était un père exceptionnel, un Purple Thai à dominante Sativa très typé qui a fini par disparaître, faisant de certaines des créations de DJ Short et de Red des éditions limitées. Beaucoup d'entre elles combinent des génétiques de la Blueberry extrêmement épurées, ces variétés allant de la Neville’s Haze à la Sweet Skunk, en passant par la Cali-O Orange Bud originale, vieille de 20 ans. Tous ces hybrides méritent plus qu'un simple regard. Les créations communes de Spice of Life, Legend Seeds et Chimera sont bien trop nombreuses pour être citées ici, mais certaines de leurs nouvelles variétés réclament une attention spéciale, comme la Legends Ultimate Indica, la True Blueberry de DJ Short et la F-13. La True Blueberry est une version retravaillée à partir des gènes de la Blueberry ancienne tandis que la F-13 est un summum de l'expression de la Blueberry Sativa et de la Flo. En d'autres mots, elle est le Saint Graal de toutes les créations de DJ Short et aussi, à titre personnel, sa favorite. Choisir entre l'Original et la True Blueberry peut être difficile, d'autant que selon le maître lui-même, toutes deux sont de même puissance et également sujettes à des variations de couleurs. La True Blueberry est considérée comme l'hybride majeur de l'expression de la Blueberry, sélectionnée pour sa qualité supérieure à partir d'une vaste réserve de gènes. Si l'Original Blueberry est principalement Indica, ce nouvel hybride contient le meilleur des deux mondes et est à la fois Indica et Sativa dans son expression. Bien qu'elle soit apparentée, la True Blueberry a été sélectionnée dans un stock génétique différent de celui de l'Original Blueberry classique et est légèrement plus productive. L'Original Blueberry peut être appelée "Indica étendue", parce qu'elle a tendance à étendre ses nœuds, mais ses têtes sont très compactes, avec une structure de calices floraux plus grands. Quant à la True Blueberry, sa floraison tient plus de la Sativa, sur une plante d'allure Indica. L'arôme de l'Original Blueberry évoque le bonbon sucré, avec une odeur de fruit, tandis que la True Blueberry a un goût plus subtil avec des nuances d'anis. Quoi qu'il en soit, les deux plantes sont toutes deux exceptionnelles tant par le goût que par le parfum, grâce aux gènes exotiques utilisés pour les créer. Le high de la "True Blue" est aussi légèrement plus racé et cérébral que l'effet de stone physique et narcotique - mais pas de type massue - de la version originale. Il y a évidemment toute une gamme de plantes qui se situent entre ces deux variétés, pourtant une chose est certaine, toutes pourront avoir une longue vie de stockage et bonifieront avec le temps, comme les vins fins. La première version de la True Blueberry est aussi une fille du mâle B130 maintenant disparu et peut de ce fait être considérée comme une édition limitée de cette fameuse plante. Certaines des créations les plus récentes de DJ Short sont la Grape Krush, la Vanilluna (Vanilla Moon) et la Cocoa Kush. Cette dernière a la structure de la Kush ainsi que d'autres particularités connues de ses amateurs. La Vanilluna et la Cocoa Kush ont la même mère Blueberry Sativa que la Blue Satellite et leur père est l'Original Blueberry "Indica étendue". La différence entre elles est que la Vanilluna ressemble à la Blue Heaven, tandis que la Cocoa Kush révèle des caractéristiques de la Chocolate Thai, de la lignée florale initiale. Comme vous l'avez probablement compris à présent, tout le travail effectué par DJ Short sur la lignée florale primitive, ainsi que sur les variétés Blueberry et Flo, couvre plusieurs décennies et indique une remarquable expertise en matière de culture sélective. Garder la trace des lignages de chacune de ces variétés devient rapidement difficile, voire impossible, puisque la composition de la parenté et des génétiques de certaines variétés ont changé au cours des années. Il est cependant évident que toutes les variétés sont de grande qualité et, d'une façon ou d'une autre, étroitement liées les unes aux autres. Certaines plantes sont sœurs tandis que d'autres sont de lointaines cousines. Le mieux est peut-être de toutes les considérer comme des représentantes de leur lignée parentale initiale. Certaines penchent vers la Purple Thai tandis que d'autres ressemblent davantage à la Juicy Fruit Thai ou que d'autres encore expriment leur héritage Indica, parfois sous une forme pure, parfois influencée par les Sativa. Etant donné que différents phénotypes peuvent être découverts dans chaque variété, il faudrait le temps d'une vie pour cultiver toutes les plantes qui dorment dans les graines magiques créées par DJ Short et les personnes qui ont travaillé avec lui. Longue de 40 ans, son expérience de la culture parle d'elle-même. Si vous voulez pousser plus loin vos connaissances de la Blueberry, le topic des fous de Blueberry sur ICmag est ici, avec notamment ce post digne des plus grands enquêteurs. 7. Histoire du G13 Source : Jesse sur le forum Mr Nice. L’article original en anglais dans le spoiler ci-dessous. Traduction par dawi. Qu’est-ce que le yéti et la marijuana peuvent bien avoir en commun? Chaque année il y a des centaines de personnes rapportant avoir vu l’horrible yéti aux USA. De l’Alaska à la Floride, de la Californie du Nord à l’Ohio. C’est à peu près la même chose avec l’impalpable et tout aussi légendaire G13. Variété censément libérée d’un centre de recherche gouvernemental de l’Université du Mississipi par un assistant inconnu, les nouvelles de la « libération » des clones du jardin de l’Oncle Sam se répandirent rapidement dans le milieu de culture underground. Selon la légende, les clones se seraient également rapidement répandus dans le milieu avant d’atteindre finalement les Pays-Bas, où son destin sera définitivement scellé en tant que variété des plus recherchées et des plus légendaires de tous les temps. The Seed Bank fut la première compagnie hollandaise de graines livrant tout autour du globe sous la direction d’un australien charismatique, Neville Schoenmaker, qui utilisa le seul cut femelle disponible et en fit une variété dont l’histoire deviendrait au final un véritable mythe. Sujet de débat pendant des années, et jusqu’à ce jour un sujet de discorde entre les cultivateurs concernés par son origine véritable, le G13 est devenue une des quelques variétés de cannabis passant dans le domaine commun et dans le folklore sociétal, notamment dans le film « American Beauty » avec Kevin Spacey, où son prix dans la rue peut atteindre les 2000 dollars. Un prix que l’acteur Wes Bentley justifie : « Ce matos est le top du top. Ca s’appelle G13. Il a été génétiquement fabriqué par le gouvernement US. C’est extrêmement puissant, mais avec une montée très moelleuse. Aucune paranoïa. » Un prix complètement outrageant pour une si petite quantité de cannabis, peu importe la qualité. Néanmoins cela illustre le type de réputation que cette variété s’est taillée depuis sa commercialisation par Neville au milieu des années 80. Cette variété n’aurait jamais été la succes story qu’elle fut sans les hybrides ultérieurs du clone femelle dit G13, hybrides qui furent proposés via les catalogues magasin aux growers du monde entier. Ce sont ces hybrides proposés par Neville et acquis par – littéralement – des milliers de cultivateurs ayant accès aux catalogues de The Seed Bank qui vont fixer l’héritage et la légende du G13, une variété de cannabis dite parmi les plus fortes jamais vues. Pour honorer la puissance absolue du cut, comme il n’y avait qu’un clone femelle sans contrepartie male pour breeder un pur G13, des hybridations avec d’autres variétés furent nécessaires afin de transmettre les attributs incroyables du G13. Il n’existe plus de G13 dans sa forme originelle, le plant mère est mort depuis longtemps désormais, alors qu’il était entre les mains des successeurs de The Seed Bank, Sensi Seeds. Ainsi, dans la recherche du G13, on se rend rapidement compte en faisant quelques recherches que les seules variétés sur le marché qui ont hérité de l’excellent G13 et qui peuvent être absolument authentifiées sont les hybrides originaux proposés par Neville à la The Seed Bank en Hollande il y a environ 20 ans. Parmi ces hybrides on trouve la G13xSkunk#1, G13xNorthern Lights, G13xHaze, G13xHashplant, G13xOrtega, G13 x White Widow et G13 (skunk) x White Widow ainsi qu’une bonne quantité d’hybrides obscurs qui ne furent jamais proposés sur le marché ou alors sans marketing à la différence des variétés précitées. Ces variétés sont bien sur toutes des hybridations contrôlées et légitimes qui peuvent être sans aucun doute possible reliées au cut original. C’est alors que ca peut se compliquer et être confus et frustrant pour le consommateur moyen, car savoir où se procurer ces hybrides légitimes peut être un cauchemar. La plupart des consommateurs veulent avoir la meilleure qualité pour leur argent durement gagné, et généralement une réplique ou un pauvre croisement de G13 ne conviendra pas. Et quand on voit le nombre incroyable de breeders qui proposent des variétés apparemment apparentées au G13, vous risquez de vous heurter à un mur alors que vous essayer d’estimer quelle(s) variété(s) acheter. Et c’est une sage décision de vouloir la vérité mes amis, car tous les hybrides de G13 ne sont pas égaux et certains sont même clairement des fraudes. Quand je me suis initialement intéressé au mythe G13, le point naturel pour trouver quelques sources où obtenir les génétiques fut de rechercher où les génétiques originales allèrent et où elles peuvent être trouvées aujourd’hui. Sur mon chemin, j’ai croisé quelques génétiques privées dites G13 mais sans qu’aucune preuve crédible n’existe ou ne soit proposée pour authentifier leurs affirmations et l’origine de leurs « G13 ». Le plus notable de ces cuts est le cut Airborne G13 qui ressemble beaucoup aux photographies du cross G13 x Northern Lights, ce qui bien sur n’est en aucun cas une once de preuve pour dire avec certitude qu’il s’agit d’un des hybrides originaux de Neville proposés dans les années 80. Mais c’est un peu tout ce qui nous reste, comme pour les variétés sur le marché aujourd’hui. La seule preuve réelle étant la parole du breeder ou l’existence d’une photographie pour étayer leurs affirmations. D’autres cuts privés supposément à base de G13 existent, comme le So Cal G13, le LG13 (Lousiana) et le PG13 (Pacific). Il est intéressant de constater que la personne connue sous le nom de Pacific ne possède pas moins de trois versions du G13, mais aucune qui soit liée au cut G13 original et dont certaines ont été obtenues à partir de stocks de marijuana confisquée par le gouvernement (DEA) à des cultivateurs privés et à des utilisateurs médicaux. Donc le pedigree de certaines de ces variétés de Pacific G13 peut être n’importe quoi depuis la Durban Poison jusqu'à l’Hindu Kush, et tout le reste entre les deux. Il y a des douzaines de variétés dites G13 ou dérivées du G13, mais aucune qui ne puisse apporter aucune sorte de validation ou de support pour étayer ces assertions. Au final, toute variété G13 authentifiée doit pouvoir être reliée à Neville et ses hybrides proposés il y a 20 ans par The Seed Bank, car c’est là que tout a commencé, mes amis. Alors, où peut-on acheter des hybrides légitimes de G13 aujourd’hui ? Il y a de nombreux breeders légitimes qui proposent quelque chose que l’on peut relier au cut original de G13. Le plus notable étant Mr Nice Seedbank, qui est représentée par le contrebandier de hash Howard Marks et régie par le breeder légendaire Shanti Baba et Neville Schoenmaker lui-même (propriétaire précédent de the Seed Bank). Donc ce n’est pas bien compliqué si vous voulez obtenir quelques lignes authentiques remontant au cut original de G13, il suffit de commencer là où la légende a commencé, c'est-à-dire avec Neville à la Mr Nice Seedbank. Mr Nice Seeds (MNS) offre actuellement un IBL sur trois générations de G13xSkunk où le critère de chaque backcross était la dominance G13. A partir de là, le mâle skunk a été utilisé pour créer une variété G13(Skunk#1) x Skunk#1 facilement disponible au public ainsi qu’une G13 (Skunk) x Black Widow (White Widow) qui semble être une variété extrêmement prometteuse. D’autres compagnies offrent des variétés légitimement reliées au cut authentique, par exemple Sensi Seeds, avec un hybride G13 x Hashplant surprenamment nommé à partir du sus-cité Howard Marks. Connue sous le nom de Mr. Nice, la G13 x Hashplant de Sensi Seeds est un hybride légitime de G13 qui peut être affilié au cut original car Ben Dronkers, le propriétaire de Sensi Seeds, acquit ses stocks directement de Neville. Comme Sensi Seeds, Soma Seeds propose une G13 x Haze. Un hybride male G13 x Haze à dominante Haze se trouvait dans un lot de graines apparemment donné à Soma par le célèbre auteur Ed Rosenthal, qui avait eu les graines originales directement de Neville. Soma a ensuite utilisé ce male à dominance Haze, mais également lié au G13 original, pour hybrider de nombreuses autres variétés de son catalogue et ainsi établir l’authenticité de son stock G13, peu importe la distance avec l’original. Comme pour toutes les bonnes histoires de marijuana de cet acabit, il existe plusieurs versions de l’histoire originale. Certaines font d’excellentes histoires de feu de camp, mais aucune ne semble avoir de fondation solide autre que l’attrait populaire. C’est le cas de Sandy Wienstien, qui semble être le membre fondateur de Sacred Seeds ( fait qui est un point de discorde avec Sam the Skunkman). Sandy a à son crédit le breeding de l’Early Girl et on dit qu’il a découvert le G13 en même temps que le clone de Durban Poison Bay Area. L’histoire raconte que le groupe en charge du breeding de la Skunk#1 perdit certaines de leurs variétés afghanes à cause de problèmes de pourriture grise, et à cette époque des seventies les génétiques cannabiques afghanes n’étaient pas aussi répandues qu’elles le sont aujourd’hui. Par chance, Mr Wienstien aurait eu un ami dans la région d’Alabama (Mississipi) étudiant en première année de botanique. Cette étudiant aurait eu la chance de travailler avec le Dr. Carlton Turner à l’Université du Mississipi et envoya quelques variétés afghanes prometteuses depuis l’Université à Mr. Wienstien. Parmi ces variétés Afghanica était le célèbre G13. Un autre courant de l’histoire, peut-être même étrangement lié au précédent, raconte l’histoire de Michael Hallman, un personnage qui aurait collecté une très grande quantité de variétés cannabiques de qualité dans les sixties et les seventies. L’histoire raconte que le FBI et la CIA firent des expériences d’hybridations avec la collection de génétiques de marijuana de Mr Hallman et qu’ils développèrent une des variétés de marijuana les plus puissantes de tous les temps. Avec un pourcentage de THC annoncé au-dessus de 28%, cette variété aurait plus que doublé la puissance des variétés conventionnelles de marijuana de l’époque. C’est ce clone, prétendument développé par le gouvernement, qui fut libéré de la serre numéro 13 il y a bien longtemps et qui est responsable aujourd’hui de la légende urbaine désormais connue sous le nom G13 (serre se dit green house, Green house 13 -> G13, NdT). Cette partie de l’histoire est des plus récentes et à mon sens est un bon exemple de l’évolution et de l’expansion continue des légendes urbaines au fil des années. Ce que nous savons, c’est que le gouvernement cultivait de la marijuana dans ses installations de recherche pas plus tard que dans les années 70. Selon Zimmer et Morgan, le Potency Monitoring Project (PMP), le projet de suivi de la puissance, mené à l’Université du Mississipi en 1973 montra que l’échantillon moyen de cannabis testé avait une puissance de 1.62% THC avec de nombreuses variétés au-dessus de 4% THC. Le plus haut échantillon étant à 9.5% THC. Deux ans plus tard, une étude réalisée par PharmChem semble avoir enregistré une variété à 14% THC. Donc l’hypothèse qu’il y ait eu des variétés de cannabis à l’Université du Mississipi semble très plausible, bien que la présence du G13 parmi elles n’est pas clair. A l’époque du PMP, le Dr. Carlton Turner était en charge du programme et aujourd’hui l’Université du Mississipi continue ses recherches sur le cannabis sous la direction du Dr. Mahmoud El Sohly. Au final ce qui est important pour vous en tant que cultivateurs et consommateurs est de savoir où trouver les hybrides de G13 les plus légitimes si vous êtes intéressés par cette variété. Il y a une longue liste de compagnies qui proposent quelque chose nommé G13, mais le meilleur pari est de suivre les compagnies qui peuvent légitimement revendiquer avoir un lien historique avec la variété. Parmi ces compagnies. Mr. Nice Seeds semble être vraiment votre meilleure option pour obtenir un hybride vraiment lié au cut original. Avec le cut original proposé par Neville à The Seed Bank et le fait que Neville peut être vu aujourd’hui travaillant avec Shantibaba à mr Nice Seeds, c’est un pari sur que ce que vous recevrez est un hybride légitime de cette variété mythique et légendaire. La G13 (skunk) x Skunk#1 et la G13 x Widow chez Mr Nice Seeds ont toutes deux gagné le respect des nombreux cultivateurs autour du monde et qui sait ? Peut-être êtes-vous le prochain ? 8. Histoire de la NYCD (par Soma) Le texte – assez lacunaire – suivant est extrait du livre de Soma et traduit par J@h_Hemp. En 1997, un ami m’a fait un cadeau en me ramenant quelques graines. Il a dit qu'elles venaient de la meilleure des mauvaises herbes jamais fumées. Il avait obtenu l'herbe dans la ville de New York et a dit qu'elle était appelée Sour Diesel. J'ai fait germer les graines et elles étaient toutes des femelles. J'ai sélectionné des plantes-mères et j’ai fait fleurir leurs clones, j'en ai trouvé certaines que j'ai adorées et je pense que d’autres était faibles et fades. J'ai gardé les meilleures et je les ai croisées avec mes males Afghani-Hawaiian. J'ai pris l'échantillonnage de graines germées pour sélectionner les mères. Une fois que j'avais trouvé les bonnes femelles et les bons mâles qui avaient les meilleures caractéristiques génétiques, j'ai croisé leurs graines à nouveau. Une fois la souche stabilisée, la New York City Diesel était née. Depuis 1999, elle a remporté plusieurs prix dans tous les concours de cannabis auxquels elle a participé. La NYC Diesel est un mélange de Sativa Mexicaine et d'Afghane. Elle a un goût de pamplemousse rouge mûr. Tous ceux qui la fument l'aiment, je pensais plutôt à l'origine que ce serait un grand mâle. J'ai planté plusieurs graines de Diesel et j'ai obtenu trois mâles, chacun montrant quelques différences en culture. J'avais lu qu'il était possible de parvenir à une plus grande profondeur génétique de l'élevage en utilisant plusieurs plantes males du même pool génétique. Avec cette nouvelle information, j'ai effectué un petit test génétique. J'ai mis quinze variétés de plantes femelles dans ma chambre de culture pour les croiser avec deux des mâles de la NYC Diesel. L'un des mâles avait les nœuds plus rapprochés et des feuilles plus larges, les autres avaient plus d'espace entre les nœuds et des feuilles minces. Je mets ces deux derniers dans ma chambre de culture avec les femelles, le pollen a volé, les deux mâles ont pollinisé toutes les plantes. J'ai aimé les résultats. Avec tous ces croisements de NYC Diesel, j'ai eu une plus grande variété pour faire mon choix. Au moment de décider que faire de cet élevage, un autre facteur que j’ai considéré est ce que les gens demandent. Par exemple, beaucoup de producteurs d'extérieur sont à la recherche d'une souche à floraison rapide. Pour certains producteurs, la précocité des souches peut être souhaitable, même si elles sont souvent au détriment des effets. Les usagers thérapeutiques recherchent certains effets spécifiques caractéristiques d'une souche. 9. Histoire de l’AK47 Le texte suivant est écrit par Jesse et traduit par DrStrangelove. L’article original est disponible dans le spoiler ci-dessous. "Chaque designer semble avoir ses propres voies, ses réussites et ses échecs. Mais une chose est sûre: avant de créer quelque chose de nouveau, il est vital d'avoir une bonne idée de ce qui existe déjà dans le domaine. J'ai moi même fait beaucoup d'expériences qui confirment cela." Mikhail Kalsnikov. Dans la grande étendue de l'industrie du cannabis, il y a une poignée d'étoiles qui brillent plus que les autres. Parmi ces étoiles on trouve Serious Seeds, une des banques de semences les plus respectées et digne de confiance de Hollande. Le breeder principal est un homme connu sous le nom de Simon, un ancien professeur de biologie en collège et désormais breeder de cannabis vénéré, responsable de certaines des variétés les plus respectées sur le marché aujourd'hui. Parmi ces variétés, la légendaire AK-47 est une des plus respectées. C'est l'une des souches qui est réellement à la hauteur de son nom, et ne laisse guère de doute quant à la qualité du travail effectué par Serious Seeds en Hollande. La première fois que j'ai eu la chance de fumer de l'AK-47,j’ai vite compris pourquoi ce nom a été choisi. Peu de temps après avoir quitté la maison d'un ami assez aimable pour partager certaines des plus fortes variétés d'herbes que j'aie jamais vues, j'étais arrêté à un feu rouge en attendant que le feu change de couleur pour que je puisse reprendre la route. Mais ce voyage a été différent de tout autre déplacement ordinaire en ville, j'étais nettement préoccupé par la voiture à côté de moi qui me semblait trop près. En plus de cela, la voiture derrière moi était aussi trop proche à mon goût et la paranoïa d’avoir un accident est devenue la seule chose dans mon esprit à ce moment. La vérité, c'est que les voitures à côté et derrière moi n'étaient pas trop proches, c’est l'AK-47qui était la variable x dans l'équation de la peur et de ce fait le respect que j'ai eu pour l'AK-47 a été cimenté à jamais. Dans un secteur avec peu de règles, rien n'empêche un entrepreneur en semences cannabique d'utiliser des génétiques issues d'une source réputée et de mettre une étiquette qui conduit les autres à croire que c’est la vôtre. C'est pour cette raison que le pedigree exact de l'AK-47 est un secret bien gardé, connu seulement de quelques privilégiés chez Serious Seeds. Une description approximative du phéno présenté à la High Times Cannabis Cup lui donne une parentée colombienne, mexicaine, thaï et afghane. Un pedigree assez commun pour un grand nombre des meilleurs lignées mondiales de cannabis aujourd'hui, avec par exemple de légendaires souches telles que la Haze et la Skunk # 1 qui les partagent. Mais avant d'aller partir recueillir vos propres Colombiennes, mexicaines, thaïs et afghanes pour tenter de reproduire l'AK-47, veuillez noter que dans tous les pays d'origine mentionnés ci-dessus, une multitude de lignes distinctes existent, rendant pratiquement impossible la reproduction exacte de la lignée sans avoir accès à des informations parmi les mieux gardées de l'industrie. Mais c'est néanmoins une noble idée. Au fil des années, de nombreux utilisateurs récréatifs et médicaux ont reconnu les qualités absolument brutales des phénotypes que cette lignée est capable de produire. C’est pourquoi de nombreux producteurs et fumeurs ont lancé des rumeurs comme quoi le pédigrée de l’AK-47 a changé. Ces critiques ont du mérite jusqu’à un certain point, car il faut également savoir que toute lignée est un produit en évolution constante ; ce produit est donc soumis à un re-examen fréquent dans un but permanent d’amélioration. Donc en substance, l'AK-47 est la même ligne génétique et l’a toujours été, toutefois différentes lignées parentales du pool génétique originel sont utilisées en alternance afin de préserver la fraicheur génétique de cette souche renommée. Actuellement, l’ AK-47 disponible est décrite comme une variété à dominante indica, mais cela pourrait changer dans le cas d’une prise de décision des breeders de Serious Seeds de revenir à la lignée originelle et de travailler avec des plantes différentes. Avec la lignée proposée actuellement, chaque nouvelle génération d’AK47 a été sélectionnée selon les critères que Simon de chez Serious Seeds considérait comme souhaitables. À la suite de ce processus, bien que l’AK-47 puisse être décrite comme un hybride 50% Sativa et 50% Indica, cette formule équilibrée a permis de concourir dans les deux catégories que sont la meilleure Sativa et la meilleure Indica dans les différents festivals et coupes qui se tiennent chaque année dans le monde entier. Il y a une poignée de variétés qui ont eu tellement de succès dans le monde horticole cannabique qu’elles sont devenues elles-mêmes des bases de l'industrie, et de nombreux breeders préférent améliorer leur propre pool génétique avec le travail effectué par d'autres breeders. Ces souches sont les piliers de l'industrie, elles ont construit une base solide et ont défini un nouveau niveau de qualité plus élevé. Bien souvent, des breeders vont chercher le chemin le plus court au succès, en espérant éviter le sale boulot afin d’aller directement au but, en marchant sur le dos des autres et en profitant des résultats auxquels ces derniers sont difficilement parvenus. La Serious Seeds AK-47 est une des souches qui a su se distinguer du reste du peloton car elle n’a pas d’équivalent. Il y a eu différentes incarnations de l’ AK-47, mais qui toutes sont issues du stock d'origine. Par la suite, le travail de sélection et de croisement fait par les professionnels a conduit à une multitude de récompenses qui parlent d’elles-mêmes en termes de réalisation et de qualité. La Serious Seeds AK-47, ainsi que les autres variétés de qualité conçues par Simon, doivent être prise en considération au moment de choisir une variété à faire pousser. La finalité est de savoir si le produit fini se fume bien, et je peux vous promettre rien de moins qu'une étonnante défonce si le phénotype est sélectionné correctement. 10. Arbre généalogique des principales familles cannabiques Les arbres généalogiques suivants ont été mis en place par LeMarcel, un grand merci à lui pour son travail et son soutien. Cliquez sur les images pour en profiter pleinement. 10.1. Sensi Seeds : ] 10.2. Mr Nice Seeds : ] 10.3.Subcool/TGA Seeds : ] 10.4.Spice of Life - Breeder Steve : ] 10.5. Bros Grimm - Mr Soul & Mr Sly ] 10.6. Soma Seeds: ] 10.7. Dinafem: ] 10.8. Reggae Seeds: ] Sources : On en parle sur le forum. Les origines de la Blueberry sur seedsman : https://www.seedsman....s-of-blueberry/ Remerciements : Remerciement tout particulier à LeMarcel qui a fait connaitre ces articles sur le forum et a établi les arbres généalogiques des variétés. Merci à Jesse également pour tous ces articles que nous proposons ici traduit. Auteur: dawi Correcteur: Dad- Mots-clés: génétique, variétés, origine, histoire, Haze, Skunk#1, Northern Lights, White Widow, Blueberry, G13, NYCD, AK47, Shantibaba, Mr Nice, Soma, Howard Marks, Sensi Seeds, Subcool/TGA Seeds, Spice of Life, Bros Grimm, Soma Seeds, Dinafem, Reggae Seeds
  5. 1 point
    La dureté de l'eau (cliquez sur le titre) EDIT d'un lecteur:J'ai fais le test, l'ec indiqué est plus faible que le résultat obtenu par un testeur calibré (0.19 de différence). Je vous dit cela pour que vous sachiez que le résultat que vous obtiendrez sera inférieur a la réalité. Exemple: j'ai un ec de 0.49, mon eau est a 22° français. Après conversion, j'obtiens 220 ppm. Sur le tableau, j'arrive a peu près a EC 0.3. Selon votre eau, la différence sera plus petite ou plus grande mais on arrive quand même a se rapprocher un peu de la réalité. Merci pour l'astuce. v/c Dad-
  6. 1 point
    Alors commençons se petit montage ... Tout d'abord il vous faudra du matériel .. On va commencez par la petite liste : 6 Planches de Mdf (2x 300x300 mm / 2x 330x300 / 2x 330x330 ) Ep 15 mm .. 2 Flange diam 125 Mousse insono (moi j ai pris chez liroy ,vendu par paquet de 4 de 50x50 suffit pour) Des vis (5x30 bois x12 ou x16 pour vissé les planches ) et (6x30 x4 métal pour support Rvk ) ( celle des flanges sont fournis mais ne suffise pas en longueur donc 6x30 aussi 12X pour les 2 flanges ) Colle a bois ou multi (un tout petit tube suffit ) Charnières(si ouvrables) Crochet de fixation (8x30) 4 Caoutchouc qui supporte le poids du caisson Vous voulez voir en live a quoi sa ressemble ? Voila pour les dim des planches Pourquoi j ai nommé, intérieur, extérieur ? pour mieux s y retrouvé pendant l assemblage .. Donc Ensuite une Vue Éclaté de l ensemble des éléments prés a assemblé . Mais pour obtenir ce résultât ,il vous faudra passé par ces étapes ci-dessous : Quasiment tout le boulot réside sur la préparation du dessus dessous .. Voici la préparation du dessus dessous .. Pour le dessus ,identiquement pareil ,seul chose en plus prévoir les trous pour les crochets sur les bords Une fois les deux éléments du dessus / dessous de près ,on va passé au contre perçage dans les planches de retour qui se nomme donc "intérieur / extérieur .." Ne pas se trompé entre int et ext .. Et voici tout les trous a faire dans les planches ,en tout 16 perçages ..moi j ai percé sur 20 mm de profondeur. Attention 16 perçages si vous ne voulez pas l ouvrir ,sinon 12 seulement . En Transparent : Ensuite pour le trou des flanges : Comment centré le trou ? Vous tracer deux lignes a partir des coins opposés ,et vous aurez votre centre ..puis ou au compas ,ou avec la flange vous centrez ,repérer les 6 trous ,percé en Diam 6 chacun et assemblé les flanges .. Une fois tout ceci fait vous en serez la : Un Dernier point et nous pourrons commencé le vraie assemblage .. Prévoyez votre fixation de votre Rvk (vis 6x30) avant d'assembler le caisson .. Sinon vous risquerez de ne plus pouvoir le faire .. Pour Faire ceci , il vous faudra pré-assembler le support au rvk ,le positionné sur la planche de votre choix et centré le support pour la longueur et largeur ..qu'il soit bien centré dans le caisson ..Attention il y aura encore la mousse .. donc a bien centré .. Puis un traçage sur la planche ,de la position du support .. puis des trous du support ,pour y percé l’élément ou vous déciderais de le posez ,moi j ai optez pour le dessus pour faire suspendre l'extracteur ,afin qu'il soit le plus droit en position d'utilisation .. Vue de l’intérieur ,traçage du support .. Vue de dehors les trous a percé .. Et une petite Vue 3D transparente : Et pour corriger le tir , qui me parle vibration ,voila comment j'ai procéder pour éliminer toute vibration du support .. J'ai doublé la mousse sur la mesure du support ,donc 50mm de mousse compressé j'ai ajouté 2 caoutchouc anti-vibration pour chaque coté de fixation Se qui donne ceci : Spoiler voila le détail de fixation de mon support .. Et je vous assure aucune transmission de vibration .. Mais il et possible d ajouté des silent bloc ,ou de faire suspendre sont rvk dedans sans passez par le support .. bien que cela ne change pas grand chose je pense ..j’essaierais a l occaz ayant un caisson en rab .. Viens l'heure de préparez les mousses phoniques .. Alors pour faire encore au plus simple .. et ne pas se prendre la tête avec les mesures de celle ci .. Voici comment j ai fait .. J'ai commencé par le Dessus /Dessous ,étant donné qu'on fixe d'abord le rvk . Suivez le même ordre et tout va rentré comme dans du beurre .. Pour le Dessus Dessous X2: Pour Intérieur X2: Pour Extérieur X2: Et voila .. Maintenant que tout les éléments sont Ready ! il ne reste plus qu'a tout assemblé (vis 5x30) , et cette fois ci en y mettant la colle ,pour verrouiller l ensemble ,et le rendre encore plus solide pour qu'il vous dur des années ! puis les mousses phoniques idem un ptit trait de colle au dos ,et on mets en place .. Il ne vous resteras plus qu'a percé la profondeur des crochet mnt sur les 4 trous choisie ,puis y visé les crochets ... Puis il vous faudra encore faire une petite ouverture pour le Câble Ac d'alim (représenté en rouge ) et si sonde idem ..J'ai perce deux petit trou pour l'ac et sonde que j ai remplie au pistolet a colle une fois les câbles posé . Le dernier point resteras le choix ou non de l avoir ouvrable .. Moi j ai choisie oui ,ayant un contrôleur intégré .. et donc j ai fait ceci comme ouverture /fermeture .. Les ptite vue finale de l'ensemble .. Vue de face . Arrière Dessus Droite Gauche Finale Et le voici en live ..fini Suspendu et fonctionnel !sa passe tout juste mais 1 cm entre caisson et placard .. au poil quoi ... (Ptit conseil : j'ai passé de la gaine 200 insono par dessus la 125 classique pour encore atténué le bruit ,et je doit dire que c et génial !on entend plus rien de la pièce même de culture !le bruit ambiant des ventilo et plus bruyant que l'extra dans sont caisson .. )
  7. 1 point
    Place à la boucherie !! Je taille : - les branches secondaires définitivement mal orientées et faiblardes - les branches tertiaires prenant leur source trop bas sous le grillage - tout étage tertiaire de feuille sans branche tertiaire restante - les feuilles sous le grillage ne bénéficiant d'aucun éclairage Je laisse : - les pousses tertiaires au dessus du grillage et bien éclairées - les pousses secondaires au pied de l'apex principal qui remonte à travers le grillage Je pince : - les apex primaires et secondaires du haut de la canopée ou en devenir (une dizaine en tout) Résultat du carnage sur les 3 premiers plants (n°4, 6 et 2) : Avant : Après : Retour au placard : le scrog à roulette dans toute sa splendeur! J43-Flo+5 Ce soir, mes petites m'ont exprimé leur besoin d'eau bénite. En gros, elles tiraient la gueule grave, feuilles pendantes, branches molles et compagnie. Ça saute pas aux yeux sur la photo vu que le grillage maintient 70% des feuilles, mais ne faites pas vos St Thomas, croyez moi sur parole J'arrose à l'eau bénite "claire" : quelques prières et un peu de rhizo (que je ne considère pas vraiment comme un engrais). Je finis au passage la bouteille en poussant à un peu + de 4mL/L pour la dernière fois donc. 1,5L par pot comme d'hab. La terre est de + en + dure à bêcher sur les 80% du pot du fait du développement des racines. Certaines d'entre elles sont d'ailleurs apparentes à le base du tronc, je rajoute donc environ 0,5L de terre dans chaque pot après arrosage. Petite photo aérienne avec une clope comme échelle : Le pinçage a été efficace, je pince 2 autres branches qui en avaient profité pour dépasser les autres. 1h à peine après arrosage, les petites ont repris du poil de la bête. Les feuilles des grosses branches au dessus du grillage ont tendance à masquer les branches moins développées. Je ressors le plateau et je remonte le grillage de 2 crans (4cm), ce qui le place à 19cm de la surface des pots. Avant : Après : Je peux alors replacer certaines branches et passer des feuilles sous le grillage. Pas de taille ce soir, on verra plus tard. J45-Flo+7 => taille des feuilles, branches et bourgeons improductifs. J46-Flo+8 => arrosage à hauteur de 1.5L par plante de BioGrow à 2mL/L + BioBloom à 2mL/L. Je sens que la fréquence d'arrosage augmente, 3 jours après l'arrosage précédent, elles étaient assoiffées. => Je tente de corriger un sous-développement du coin supérieur droit du scrog (plante n°1): l'apex principal masque les branches secondaires se développant au bord du grillage ; de plus, l'éclairage n'est pas top du fait d'une zone un peu morte (extrémité métallique du cooltube + gaine d'extraction) Je repasse donc l'apex une maille sur le coté, je réorganise les branches et je penche légèrement mon éclairage afin d'essayer d'exploiter toute la surface du grillage. J48-Flo+10 Les petites sont resplendissantes, beau vert indica, aucun signe de carence, parasite, maladies, Christine Boutin... La canopée est relativement homogène malgré une légère faiblesse des cotés. La densité de futurs buds par rapport à la surface me plait bien. J'espère que la 400W permettra la formation de belles sucettes malgré leur rapprochement. Coté sexe , ça continue de se déclarer gentiment un peu partout. Pas de mauvaise surprise en vue, je touche du bois (de la Sainte Croix). Je vais remonter le grillage en position max d'ici peu (25cm des pots), j'en profiterai pour tailler encore une fois la verdure inutile. Je pense ne laisser que 8-9 buds par plante en moyenne en config finale, soit une cinquantaines de buds au total. C'est tout pour ce soir, retour au bercail pour mes protégées. J49-Flo+11 Arrosage à l'eau claire (pH6), 1.5L par plante J51-Flo+13 Scrog à roulettes : Position Finale Je remonte le grillage de la position 5 à la 8, soit de 19 à 25cm de la terre. J'effectue la dernière grosse taille, assez impressionnante par la quantité de feuille, bourgeons et branches retirées Avant : Après : La verdure retirée : - grosso modo, toutes les feuilles sous le grillage - les branches tertiaires sous le grillage - les dernières branches secondaires "gourmandes" trop en retard ; certaines sont pourtant longues, mais partant de trop bas, elles atteignent à peine le grillage quand les autres le dépassent de 15cm... J53-Flo+15 Arrosage : 1.5L/plante - eau pH6 - BioGrow 1mL/L - BioBloom 3mL/L Ca commence enfin à budder correctement, les pistils se multiplient de partout Mon install se trouve maintenant en configuration finale. Rappel des conditions : - HPS 400W 12/12 - extra RVK 225m3/h 24/0 - brassage 2 x Sunons 125m3/h 12/12 - Brumi 20min/heure 12/12 - Nuit : 19°C / 60% - Jour : 24-27°C / 35-50% - grillage : 25cm Je compte maintenir l'arrosage tous les 3-4 jours pour le moment, j'accélérerai à 2-3 jours quand les petites demanderont. De même, je garde un peu de BioGrow lors des arrosages engraissés, mais celui-ci devrait bientôt disparaître au profit du BioBloom seul, puis pK9/18 (HammerHead) + TopMax. Enfin dans quelques semaines, quoi... Tout est en place, le stretch va ralentir, y a plus qu'à attendre. J56 - Flo+18 Détail de mon nouveau système de disposition de la sonde : L'ancien est devenu trop court depuis le stretch. Je récupère une tige métallique d'1m qui trainait par là, j'y noue un bout de fil électrique avec de la ficelle. Le fil électrique peut coulisser sur la tige et fixer la sonde à la hauteur souhaitée. Bien sûr, la tige est penchée pour ne pas gêner la lampe. J61 - Flo+23 Rien à signaler, si ce n'est que ça bud tranquillou sous la 400W:-) Retour à la bronzette : J64-Flo+26 Arrosage : BioBloom 4mL/L, 2L/plante J67-Flo+29 Arrosage : eau claire, 2L/plante A ce stade, je décide de b60000]TRANCHER QUELQUES TÊTES!! Ça fait longtemps que je brime mes pulsions, fallait bien que ça parte un jour... A ce stade, j'élimine définitivement les derniers gourmands, parfois bien solides et larges au niveau du tronc, mais résolument improductifs (trop bas, différence de "buddage" évidente). A droite le tas de feuilles, à gauche le carnage... La canopée Finale : Au final, il reste : - 6 branches sur les 3 du fond - 7 branche sur celle du milieu devant - 8 branches sur les deux des cotés devant => 41 futurs buds, avec de grosses disparités tout de même Certaines risquent de donner : J70-Flo+32 A nouveau, je sens Mister Hyde monter en moi... Misant toujours et encore sur l'optimisation de mes grosses sucettes, je taille sauvagement toutes les feuilles trop basses qui se retrouvent à la verticale du fait de la densité des branches et qui privent le bas des buds de lumière. Cela contribue également à favoriser le passage de l'air dans la forêt et diminue le risque de moisissure. De plus, je réorganise les branches : en coupant à la pince les mailles du grillage, je peux les faire passer d'une maille à l'autre. Et oui, c'est ça le SCROG PROGRESSIF Avant : Après: Toujours aucun problème dans mon Jardin d'Eden, comme vous pouvez le constater. Encore une fois, je touche du bois de la Sainte Croix:-D Je pense arroser demain en commençant à abaisser le BioBloom et à incorporer le pK9/18. J74 - Flo+36 Un peu d'entretien... Ça respire la vigueur à 3 ou 4 semaines de la fin : Quelques buds choisis : Retour bronzette : J75 - Flo+37 Arrosage à hauteur de 2L/plante de la soupe suivante : - BioBloom à 3mL/L - pK9/18 à 0,5mL/L - TopMax à 3mL/L J78 - Flo+40 Je taille toujours et progressivement les feuilles afin d'aérer la forêt (meilleure pénétration lumineuse, meilleure circulation de l'air, tout çà tout çà...) L'étendue de la taille : La forêt dans son ensemble : Mes 3 buds "référence" que je compte suivre afin de voir évoluer l'explosion d'inflorescences tant souhaitée... Comme d'hab, tout va bien sous la 400W. Quelques signes d'engraissage sur certaines sommités (bout des feuilles cramés), décoloration jaune des 2-3 plus hautes, rien de bien affolant à ce stade. Dernière ligne droite, 3 semaines encore qui devraient voir les buds s'étoffer. Je vais passer le pK9/18 à 1mL/L et le bloom à 2, en conservant l'engraissage 2 fois sur 3. J+82 - Flo+44 Après un petit arrosage à l'eau claire 2 jours + tôt (J80 - Flo +42 pour ceux qui n'auraient pas suivi), petite séance photo pour ma forêt de phallus. Photos habituelles de l'ensemble, pour constater l'évolution : Les 3 buds référence : Et maintenant, rafale de photos (avec différents réglages sur l'APN, excusez votre vieux Pape;-)) Quelques jolies buds : Points de vue sur les grassouillettes : vue plongeante sur... La Grande Diagonale de Phallus du Divin Scrog à Roulettes J84 - Flo+46 Arrosage à 2L/plante Pour les 4 ou 5 derniers arrosages engraissés avant le rinçage, je passe à la dose maxi : - BioBloom : 3mL/L - pK9/18 : 1mL/L - TopMax : 5mL/L Taille d'entretien et d'éclaircissement du champ de phallus : J87 - Flo+49 Arrosage identique au précédent J88 - Flo+50 Je continue dans ma politique implacable de taille des feuilles pour les raisons maintes fois explicitées : Photos habituelles de l'ensemble : Les 3 buds référence (la 2ème risque de donner un sacré mastard:roll:) : Scrog à Roulettes rentré sous la lampe à bronzer, dernière petite tof pour ce jour saint : Ça se confirme sous les meilleurs hospices, mes fils. dans 1 semaine je lance le rinçage, puis 3-4 jours plus tard je les mets au noir en continuant les ablutions à l'eau claire. ff001b]J91 - Flo+53 Dernier arrosage engraissé ce soir, idem précédents : - 2L/plante - BioBloom : 3mL/L - pK9/18 : 1mL/L - TopMax : 5mL/L Les 3 buds "repère" : D'autres belles buds (jamais 2 fois la même) : Quel beau vert Indica : Retour Placo : J96 - Flo+58 Rinçage commencé depuis hier soir (J95 - Flo+57 donc pour ceux qui auraient déjà oublié la ligne précédente ) J'arrosais 2L par pot de 11L précédemment, sans que rien ne coule en bas des pots. Pour le rinçage, je veux être sûr de... rincer (je trouve pas d'autre mot) tout le substrat. Je verse donc 2L (rien), puis un 3èmes litre (toujours rien) et enfin un 4ème litre par pot. Là, c'est le tsunami. L'inertie des pots m'a trompé, je pense que 3 litres auraient suffit. A noter pour la prochaine fois donc. Aujourd'hui, petite séance photo. Vous qui avez lu les pages précédentes de ce JDC, vous trouviez que votre vieux Pape avait la main lourde niveau taille? Et bien comme chantait le poète : Non, non, non, je n'ai pas changé... Général : - dessus - 3/4 gauche - variante 3/4 droit : - vue plongeante coté gauche : Les buds "repère" : - n°1 - n°2 - n°2 vue opposée - n°3 Quelques buds en vrac : Note : Comme beaucoup le savent, le flash des photos modifie le rendu des buds, à cause des trichomes qui renvoient la lumière et donne cet aspect lumineux et blanc. Comme mes prises de vue sans flash ne donnent pas grand chose, je continue avec. Mais voici 2 photos prises avec et sans flash pour vous donner une idée plus "réelle"... Ceci afin de vous préparer à l'inévitable concours de pronostics qui arrive à grands pas :-D Le programme des jours à venir est le suivant : - arrosage à l'eau claire tous les 3 jours, 3L/plante - dans 3-4 jours, je les plonge dans leur dernière nuit... pour une bonne semaine ; maintien de l'arrosage, de l'extraction et du brassage (risques de moisissure liée à l'humidité due à l'arrosage) - d'ici une dizaine de jours donc, soit à près de 10 semaines de Flo, cut final - 1 semaine de séchage environ, tête en bas (je pense lier certaines branches au grillage et retourner l'ensemble du scrog...) avec extraction, mais sans brassage - pesée finale et conditionnement avant curing, autour du 25-26 Novembre J102 - Flo+64 Les plantes ont été arrosées à l'eau claire à J98 et J101 par mes gardes Suisses (3L/pot). La lumière ne s'est pas allumée ce matin, premier jour de noir jusqu'à samedi et le cut final. Légère chlorose sur quelques buds, rien de bien inquiétant pour la fin. Bout de certaines feuilles cramées dus aux derniers engraissages et/ou à la sénescence. Maintenant rafale de buds:-P Général : Sans puis avec flash : Détail des parties gauche puis droite : Le tour du proprio : Les buds "repère" : n°1 : n°2 : n°3 : Les buds en pagaille (jamais 2 fois le même): Retour placo : Afin de dresser un "mapping" du rendement de chaque branche au sein du scrog, je marque chaque branche d'une étiquette à 2 chiffres : - le premier pour le n° de la plante - le second pour le numéro de la branche (0 pour l'apex primaire, puis 1 pour la première branche et ainsi de suite) J'achèterai une petite balance de précision à cet effet. J'identifierai ensuite chaque bud sur la photo en vue de dessus afin de dresser le mapping. J108 - Flo+70 - CUT FINAL Contrairement à ce que je vous avais annoncé, je n'ai pas arrosé hier. En fait, le dernier rinçage s'est assez mal passé car mon plateau commence à fatiguer... le poids des pots gorgés d'eau fait plier la planche, qui perd son étanchéité d'avec les tasseaux, ce qui a provoqué une petite inondation dans mon espace. De plus, comme la terre ne sèche plus (plus de lumière), une grande proportion des 18L versés (3L/plante) s'est écoulé, empirant le tsunami. Nul doute que je devrai en faire un nouveau la prochaine fois Mais bon, après 2 semaines de rinçage, chaque plante a reçu 13L d'eau claire en 4 fois, je ne pense pas que ce dernier apport la veille du cut aurait changé grand chose... En revanche, arrivant à cours de weed (j'ai fini sur ma bonne vieille BigBud de l'année passée, toujours aussi bonne, et un peu de Jamaïcan Pearl de mon meilleur Cardinal), j'ai effectué 2 prélèvements de petites buds du bas d'une branche, peu touffues : 2 minutes de séchage en mode "décongélation" au micro-ondes, 0.25g sur la balance à attribuer à la branche n°41. Niveau goût, bof évidemment. Par contre, niveau effet, je réessaierai ce soir pour confirmer, mais ça m'a envoyer direct dans les étoiles:-) Première impression très bonne donc. Aujourd'hui donc : Général : Vue avec traçabilité : Je rappelle la méthode de numérotation : - le premier chiffre pour le n° de la plante - le second chiffre pour le numéro de la branche (0 pour l'apex primaire, puis 1 pour la première branche et ainsi de suite) Les buds "Repère" : n°1 / branche n°61 : n°2 / branche n°32 : n°3 / branche n°13 : Manucure grossière... une divine main guidée par le Seigneur : les feuilles pleines de trichomes, je verrai + tard quoi en faire : les autres : petits accidents (séchage, pesée et les branches 12, 61 et 20 se voient créditées de 0.24, 0.27 et 0.25g) : ...et le résultat : général : traçabilité : le tour du proprio : Passage à l'acte : je lie 3-4 branches de chaque plante au grillage et je lie également le grillage à son cadre (on ne sait jamais..) : : je prépare les "anses" du grillage : Je tranche : Je retourne l'ensemble à l'accroche en lieu et place de la lampe : les feuilles gardées prennent également place pour le séchage : Allez hop, 1 semaine avec extraction. RDV Samedi prochain pour le résultat final;-) J+115 - Flo+70 - Cut+7 - Verdict final La manucure finale m'aura pris tout l'après-midi (5 heures non stop environ). Au programme : - coupe de chaque branche du grillage, avec étiquette de traçabilité - dépouillage de chaque branche et pesée tracée - manucure fine - tri "grosses buds" / "petites et moyennes buds" Vous l'aurez compris, j'effectue la pesée avant manucure, pour les raisons suivantes : - j'ai déjà effectué une manucure assez stricte avant la taille - plus pratique dans mon mode opératoire - les feuilles ôtées sont tellement pleines de trichomes que quelle que soit la manière dont je les valoriserai (fumer direct? hash?), elles sont une source de THC de qualité Ainsi, les poids annoncés tiennent compte de ces petites feuilles de qualité. Je retrouve mon grillage retourné. Une petite odeur de foin se dégage, remplaçant l'odeur forte de weed de ces derniers jours. Le séchage est terminé. Les étiquettes sont toujours là, traçant chaque branche pour la pesée. Le matériel est en place : - 2 plateaux protégés de cellophane - ma balance de précision pour peser les buds de chaque branche indépendamment - un gant de latex pour la main gauche - un ciseau de manucure pour la main droite - des pots "Le Parfait" d'1L - divers contenants Le plateau du bonheur : En pleine action : Traçabilité : Bud repère n°1 : 13.64g:roll: Bud repère n°2 : 18.89g:-D:-D:-D (sur la photo, j'avais déjà commencé à tailler le bas...) Bud repère n°3 : 14.83g:siff: Le conditionnement : Dans l'ordre : - 2 pots de grosses buds, environ 40g chaque - 3 pots de petites et moyennes buds, environ 50g chaque - 1 pot de feuilles de manucure fine, environ 20g, et un pot de manucure grossière (remontant au cut) non comptabilisé - n'oublions pas les inflorescences du tronc de chaque branche : 15minutes d'attention en plus, seulement 0.36g récupérés, mais quelle qualité de smoke !! :-D Voici enfin la pesée, branche par branche : Résultat : 257g d'une excellente weed Débriefing du Scrog à roulettes !!! Tout d'abord, j'aimerais compléter un graphe précédemment posté sur l'engraissage qu'ont subi mes plantes en µg/L de N, P et K, par son équivalent en mL/L de solutions nutritives. Bien sûr j'ai élaboré le 2nd avant le 1er dans la mesure où il s'agit d'un relevé de mes engraissages "au blair", et non une étude préliminaire qui aurait guidé mes dosages. Je les remets donc dans l'ordre logique : mL/L : NPK : Ceci étant dit... Maintenant, place au mapping :-D:-D:-D:-D:-D:-D:-D:-D:-D Positionnement des pots - la numérotation dans le désordre résulte d'une réorganisation des pots en fonction du développement avant la pose du grillage. Repérage des branches - chaque branche porte un n° à 2 chiffres: - le 1er pour le n° de la plante - le 2ème pour l'ordre d’apparition de la branche secondaire sur le tronc (0 pour l'apex principal) Pesée et relevé - Comme expliqué précédemment, je pèse avant la manucure finale (la qualité des restes le justifie amplement) Mapping - Chaque cercle a une surface proportionnelle à la masse de weed de chacune des branches BUG 1 : Celle qui n'a pas de n° est la 10 BUG 2 : la 47 est en fait toute petite, mauvais copier/coller Excusez votre vieux Pape, il a du mal avec word et paint On constate une présence persistante de petits gourmands malgré une sélection assez sévère et quelques pinçages. Disparités de rendement - 20% des branches ont donné 40% de la récolte : On constate que seul un apex primaire est présent, ce qui montre l'efficacité du supercropping sans taille de l'apex (palissage extrême + pinçage) La répartition "sur les bords" s'explique par 2 facteurs : - place naturelle des premières branches secondaires - efficacité de mon "Adjust-a-Wing du pauvre" 25% des branches n'ont donné que 10% de la récolte : Répartition plus "au milieu" pour les mêmes raisons Conclusion et Enseignement => optimisation de la taille ? Malgré la taille sévère, trop de gourmands restantes Quelles solutions? - la taille de ces branches auraient boosté les autres, mais auraient-elles été compensées pour autant? - le nombre de buds "rentables" n'est-il pas au final limité par la croissance et le volume des pots, donc au final par l’espace dispo? => optimisation de l'éclairage ? - déséquilibre haut/bas : les plantes du bas présentent + de branches sélectionnées (8/7/8 contre 6/6/6) - déséquilibre des coins : les plantes dans les coins du haut (1 et 3) ont le moins produit, celle du milieu (2) s'en sortent mieux, étant mieux éclairées Quelles solutions? - 2 x 250W cooltubées dans la largeur? en admettant que ça passe, je perdrais en pénétration lumineuse, essentielle dans mon rendement, pour peu de surface couverte gagnée... - 2 x 400W? ça risque de chauffer, 800W... et quel gain pour tant de puissance déployée? avec le même matos, on couvre efficacement pas loin de 2m² pour une récolte démultipliée... => les limites de l'espace ? Probablement... 257g dans 0.48m², ça fait déjà une belle densité. Je ne pense pas vouloir déployer autant de moyens pour un gain potentiel faible. Concept et tuto sur le Plateau de maintenance / Scrog à roulettes
  8. 1 point
    Voici comment procéder pour effectuer une manucure à sec (même technique frais) Vous avez donc ceci une fois les fleurs (bud) détachées des branches de votre plante: Prenons 1 ou 2 fleurs celle ci feront l'affaire: On coupe donc d'abord les feuilles que l'on peut couper à leurs bases: On obtient ceci: Puis: Ensuite on s'attaque aux feuilles que l'on ne peut pas atteindre à leurs bases on les coupant donc au ras de la fleur : comme ceci: une fois fini sa nous donne quelque chose comme ça: Nous avons maintenant retiré toutes les feuilles et nous avons ça: C'est fini me direz-vous??... et bien non ! Ça ne rentre pas dans notre grinder donc inutile de la garder ainsi! On coupe donc les petites fleurs le long de la branche: Pour obtenir une branche au milieu avec une fleur au bout: On coupe la branche: Et voilà vos fleurs rentre dans votre grinder et vous n'avez plus une feuille (de quoi vous faire du hash, Bho....) et vous n'avez plus une branche non plus (bah oui vous ne les fumez pas)
  9. 1 point
    Suite à la fin de ma culture et donc de mon JDC, et à la demande de plusieurs cannaweedeurs, je poste ici mon JDC d’une seule traite, sans les commentaires. Ceci pour les raisons suivantes : - parfois sur le fofo reviennent des questions récurrentes concernant l’arrosage, l’engraissage, le palissage ou la taille ; j’ai essayé de recenser scrupuleusement chacune de ces opérations afin de pouvoir servir d’ «exemple» (pas dans le sens de «modèle», mais dans le sens de «ce qu’il est possible de faire») - j’ai essayé de décrire «pas à pas» ma technique de culture afin de la rendre reproductible par quiconque disposerait du même espace et souhaiterait la reproduire, l’extrapoler à un espace + grand ou l’améliorer - quelques «trucs» et optimisations peuvent être utilisés dans d’autres modes de culture (plateau de maintenance, AAW du pauvre) Présentation Cette culture se placera sous le signe de l’optimisation. Suite à une session 2008 très satisfaisante, le but cette année sera de conserver au maximum le matos existant (placo, lampe, pots, …) tout en optimisant la config précédente. I – Le matos existant - le placo et ses dimensions : Armoire décor imitation hêtre Almhult2 - serre 52 x 38 cm pour les premiers jours - kit HPS 250W avec réflecteur standard - cooltube 125mm (adapté au réflecteur standard) (photo 2008) - RVK 125mm 225m3/h pour l’extraction (intra passive) - brumi 1 cellule + flotteur - 2 Sunon 125m3/h et 2 Spire 80mm - gamme d’engrais BioBizz + Rhizotonic + hammerhead PK 9/18 + pHdown - de nombreux pots : => 10 x 0.3L rond => 10 x 1L carré => 9 x 4L carré => 5 x 5,5L carré => 4 x 6L carré => 4 x 11L carré - grillage mailles carrées de 25mm II - Optimisations et nouveaux achats Lors de ma culture précédente, j’avais effectué un scrog individuel durant quelques semaines pour des raisons pratiques. Mais pour diverses raisons (graines régulières, « maintenance » des pots, …) je n’ai pas poursuivi. Le déterrage des mottes à la fin de la session 2008 m’a confirmé que 11L, ce n’était pas trop pour une culture à croissance longue (7 semaines en l’occurrence). Dans le même temps, avec 4 pieds, il ne restait plus beaucoup de place… => config des pots J’opte donc pour une config max à 6 pots de 11L (25 x 25 x 26), ce qui représente le meilleur compromis. J’occupe toute la surface du placo et je compte sur mes optimisations pour élever 6 fifilles dans le même espace que 4 l’année dernière. (achat de 2 pots de 11L supplémentaires) Avant d’en arriver là, 2 config : - la serre avec 6 pots de 1L (10x10x11cm), brumis avec séparation de l’espace, ventilos Spire - les 6 pots de 4L (15x15x23cm) => plateau de maintenance Un plateau home made sur une base de planche d’aglo 15mm sur lequel reposeront les pots. Il devra être : - assez costaud pour accueillir 6 pots de 11L et tout ce qui va avec (substrat et plantes) - capable de recevoir des tasseaux aux 4 coins pour supporter un éventuel grillage - capable de collecter l’eau d’arrosage - extractible du placo sans effort Après moult réflexions, voici le design réalisé : En situation: dehors dedans Les roues sont positionnées de manière à ce que, quand je glisse le plateau vers l’extérieur, les roulettes escamotables soient libérées alors que le plateau repose toujours sur ses roues fixes. Le système de ficelles permet de manœuvrer les roues arrières, peu accessibles à cause des portes du placo. En mode déplié, une vis nouée au bout de la ficelle prend position dans un trou pour sécuriser les roues. Les roues avant se déplient manuellement avec un système de blocage. La gaine d’intra de ma session 2008 était bien pratique, mais prenait un peu de place ; je rebouche le trou en point haut dans le placo (plaque d’alu vissée) et en ouvre un à 45cm du fond. Ainsi, l’arrivée d’air sera à la bonne hauteur dans la config finale, et je pourrai mettre une petite longueur de gaine avant ça. J’ai correctement maîtrisé les conditions l’année dernière, mais cette fois-ci je commence en plein été ! Il me faut une... => « weatherbox », capable de conditionner l’air entrant. J’utilise une boîte de rangement à roulettes dont j’ai bricolé le couvercle avec des connexions pour gaines 125mm trouvées chez Casse-Tôt. Je peut y mettre des bouteilles de glace et le brumi. Je peux connecter l’ensemble à l’intra passive à partir du 1er rempotage (sortie de serre). Si la température est suffisamment basse grâce à ce système, j’envisagerai peut-être une flo à 400W sans changer d’extracteur… => choix des graines Afin de sécuriser le nombre de pieds, j’opte pour des graines femelles. Le choix n’étant pas forcément énorme en ce moment chez fem*** Se*** (quoique meilleur que l’année dernière), j’opte pour des Ice femelle x 10 (très bons avis par ailleurs). De +, par rapport à la session précédente, le phéno des plantes devrait être + homogène qu’avec des graines différentes. J0 : début de la culture 02/08/09 : Réhydratation des graines 03/08/09 : 0 coulées, mais 4/6 fendues + germe => mise en Sopalin des 6 04/08/2009 : 5/6 germées => 5/6 plantées dans pots 10x10x11 conditions : 27 à 32°C et >75% 6ème laissée en Sop, ajout d'une 7/6 au cas où 05/08/09 : n°6 et n°7 fendues, mais germe pour la n°6 => plantée, n°7 ramassée… probablement condamnée ; n°1 à 5 : germe coudé dépassant la terre de quelques mm Arrosage : 5mL d'eau + rhyzotonic à 4mL/L J1 - 06/08/09 : n°1 à 5 déployées J2 Rajout bouteille de glace avec le brumi afin de ramener la T° de 28-32 à 25-29°C J3 6/6 déployées arrosage 15mL à l'eau + rhyzotonic à 4mL/L J4 3 plantes écroulées sous leur poids et feuilles réorientées => tuteurs pour toutes (paille + fil électrique) + ventilo Spire J5 feuilles réorientées. arrosage 5 à 10mL selon terre à l'eau + rhyzotonic à 4mL/L J6 et J7 RAS J8 Préparation des pots de 4L (2cm de billes d'argile + AllMix + trou de la forme des petits pots) arrosage des futurs pots : 500mL arrosage des plantes : 10mL d'eau + rhyzotonic à 4mL/L J9 rempotage avant: pendant : bricolage d'un dessus de pot en carton qui facilite l'opération (merci les couv' de "Première" ) après : Test de la WeatherBox : avec gaine, sans traitement de l'air entrant : 28,4°C / 44% avec brumi dans la box : 25°C / 70% avec brumi + glace : 24,5°C / 70% => quand le brumi seul permet de maintenir T à 25°C, la glace ne se justifie pas => par contre, quand T remonte à 27-28°C, elle permet de gagner 1 à 2 °C J10 Ajout de tuteurs sur 1 plante qui penche sous son poids J11 aujourd'hui : 3 étages partout, le 4ème est en train de sortir sur les n°1 à 5 Ajout d'un ventilo Spire de brassage Arrosage 500mL à l'eau + rhyzotonic à 4mL/L J12 . Les troncs sont plus solides maintenant, ils terminent leur première mue. J'ai supprimé le dernier tuteur. Les conditions sont top pour cette période de la croissance : 50 à 75% d'hygro selon le niveau dans le récipient et 24 à 28°C. Il y a quelques petites taches oranges sur le bord des premiers étages de certaines plantes, mais rien de très alarmant (déjà présents les cultures précédentes,sans conséquence pour la suite). Petite vue du système avec la gaine d'intraction amenant l'air "conditionné" au plus près des plantes, le petit Spire de brassage et mon superbe plateau:-D La croissance est assez avancée pour un J12, je trouve: J13 Comme il n'y a pas grand chose à voir si ce n'est que ça pousse fort, petit tuto d'utilisation de mon plateau dont je suis si fier! :-D Pour le design du machin, voir plus haut. Le but de ce plateau est de pouvoir extraire du placard l'ensemble des pots, éventuellement surplombés d'un SCROG, et ce sans effort. Etape 0 : plateau rentré, position de culture Etape 1: le plateau roule vers l'avant sur ses 3 roues fixes ; les roues escamotables avant sortent du placard Etape 2 : les roues avant sont dépliées et bloquées mais ne touchent pas le sol (5mm) Etape 3 : le plateau avance et "tombe" sur les roues dépliées ; la roue fixe avant ne repose plus Etape 4 : le plateau avance et libère les roues escamotables arrière ; les roues sont dépliées et sécurisées grâce au système de ficelles Etape 5 : le plateau "tombe" dehors et est mobile (enfin en ligne droite surtout...) Pour le retour, rien de bien compliqué si ce n'est qu'il faut un peu pousser pour regrimper les 5mm de dénivellation. Système de repli des roues arrière : J14 Il fait une chaleur à crever ! Heureusement, pour 30°C dans le pièce, j'arrive à maintenir <28°C dans le placo (merci le brumi dans la weatherbox!) Les petites poussent bien, un peu + vite que ma culture précédente (2-3 jours d'avance). Pourtant je vais attendre un peu avant de palisser. L'année dernière, j'avais palissé tôt mais c'est plus d’entretien, le tronc est difficile à maintenir horizontal car + court et les feuilles tricotées touchent la terre (pas terrible lors des arrosages...). En attendant, ce soir, c'est tricotage de feuilles:-P Histoire que les branches secondaires prennent un bon départ dans leur courte vie de 3 mois. Exemple avant : et après : Photo de famille en camisole de force : Je verrai ce WE déjà si ça mérite ou pas de passer au stade de contrainte supérieure. Je me demande d'ailleurs si je ne vais pas passer par une phase de mini Scrog individuel avant le rempotage final (estimé à J25-30, selon). J16 Après une dure semaine de labeur, voici venu le weekend et le moment de remercier notre seigneur... en pratiquant le bondage de plante!! GNIAHAHAHAHA!! (rire satanique) Par rapport à l'année dernière le jour du palissage, même si l'avancement en nombre de jours et grosso modo le même, le développement des plantes est tout autre. L'année dernière avant palissage: Aujourd'hui avant palissage: J'utilise la même méthode de base : - tronc maintenu vertical à l'aide d'une ficelle, mais cette fois-ci au-dessus du premier étage de feuilles (celui à 1 pale, tout sec depuis un moment, ça vaut le coup de le garder rien que pour ça) ; de cette manière, j'"horizontalise" le tronc plus haut que l'année dernière en prévision du scrog - fil électrique rigide (1,5mm²) par morceaux de 30cm repliés au bout et enfoncés dans la terre (comme une "sardine" de toile de tente size=7]de ces petits scouts que j'aime tant... oups! je m'égare! ) pour contraindre les apex On note bien que les branches secondaires sont plus développées qu'à l'époque : L'année dernière après palissage: Aujourd'hui après palissage: Apparence équivalente à l'année dernière, 5 jours après le palissage. Le choix d'un palissage plus tardif en terme de développement et plus haut au niveau du tronc permet de conserver les 4 premières branches secondaires, assez longues pour être dirigées et pas vraiment désaxées, ce qui explique entre autre la différence. De manière générale, tout va très vite avec ces graines, depuis la germination à aujourd'hui. C'est peut-être la différence entre des graines de compète et celles de Nirv*** et Alien... J17 Aujourd'hui c'est samedi, et moi, le samedi size=7](enfin surtout pendant les cultures...) je fais du BRICOLAGE et des MAJ . Des BRICOMAJ , quoi. Au vu de l'évolution des petites, je me dis que le rempotage final en pot de 11L n'est peut-être plus très loin. Hors, il sera plus compliqué de disposer de mon plateau quand j'aurais 66L de terre posée dessus. Je construis donc ce qui sera la touche finale de mon plateau : son SCROG (même s'il ne sera installé qu'après rempotage). Cannaweedeuses, cannaweedeurs, laissez-moi vous présenter le seul, l'unique, ... (roulements de tambour) SCROG A ROULETTES !! Avec, en bonus, un grillage amovible à hauteur réglable qui me donnera toute la latitude lors de sa pose. Au commencement, il y avait... 6 pots de 11L sur mon plateau : Les tasseaux de support : 17 x 17mm, longueur 50cm afin de dépasser le bord des pots de 25cm environ Perçage des tasseaux à la mèche de 6mm (8 trous espacés de 2cm) afin d'y insérer des tourillons de 6mm, trouvés dans ma boîte à outils:-)(ça s'achète sinon) destinés à supporter le grillage : Perçage du plateau (4mm) et vissage des tasseaux à la vis de 4 x 20mm : Fabrication du cadre : tasseaux de 17x17mm, dimensions intérieures 79 x 49cm Fixation du grillage (mailles de 25x25mm) et essais de positionnement : Comme vous pouvez le constater, ça rentre au chausse-pied! pas de perte de place! Les hauteurs de grillage disponibles sont au nombre de 8, de 11 à 25cm tous les 2 cm. J18 Chose promise, chose due : voici la BricoMAJ du jour! Presque 2 jours après le palissage, c'est un joyeux bordel de verdure dans le placo. Il devient difficile de tricoter les feuilles principales, et les feuilles secondaires commencent à masquer les jeunes bourgeons. Il est temps de poser le Mini-Scrog Individuel . Je ressors le kit fabriqué l'année dernière (voir mon JDC1 pour + de détail). Il s'agit de grilles de 6 x 6 alvéoles de 25mm posées sur des baguettes de plastiques profilées "taillées" à la pince coupante : Etape 1 : repose des "sardines" de palissage Etape 2 : taille des feuilles malades et inutiles (premier étage à 1 pâle pour toutes, 2ème étage pour 1 ou 2) Etape 3 : tricotage des feuilles supérieures Etape 4 : pose des grilles et agencement des branches secondaires Feuilles retirées : Exemple de tricotage : Photo de famille, portes du placo refermées pour des couleurs plus réelles et pour mieux voir les détails : Le stade d'évolution devient intéressant, il est temps d'identifier les plantes. Depuis le 1er rempotage, la position des plantes est fixée de la manière suivante (numérotées dans l'ordre de germination): Présentation individuelle de nos 6 sado-masos en pleine expérience de 760000]Bondage en Cage : n°1 : n°2 : n°3 : n°4 : n°5 : n°6 : Pour le moment, je laisse leur chance à tous les bourgeons. Pourtant, il est évident que certains, plus faibles et/ou moins bien orientés, seront supprimés par la suite. Si je les laissais tous, j'aurais des dizaines de départs pour 25 x 25cm de grillage dispo au bout de 5 semaines, ce qui diminuerait grandement le rendement. Je pense ne laisser à terme qu'une dizaine de buds grand max par plante. Certains, trop faibles, seront d'ailleurs probablement consommés avant le terme;-) Pour le moment, retour de nos 6 petites SM sous la lampe à bronzer: J19 Pas grand chose à signaler, je repositionne les petites branches secondaires dans les grillages : J20 Alors, ce soir c'est soupe pour mes 6 petites! Encore une fois, elles ne montrent pas de signe de soif (encore qu'avec tricotage, palissage et scrog ce soit pas facile à voir...), mais ça fait 5 jours, ça leur fera pas de mal. La soupe : pH 6 Rhizotonic 4mL/L BioGrow 4mL/L 500mL par plant Cette fois, beaucoup de liquide inonde le plateau. J'y vois 2 explications : - les racines prennent possession du substrat - les baguettes de mon Scrog individuel, enfoncées dans la terre, offrent un chemin préférentiel Toujours est-il que grâce à mon plateau, non seulement je collecte facilement l'eau d'arrosage mais je peux la quantifier et la réutiliser dans la foulée. Au final, 1/3 du liquide sera récupéré et réincorporé aussitôt. Comme tous les soirs, petit réarrangement des branches dans le grillage (photo avant arrosage): Enfin, un petit essai de ce que donnera le scrog mobile dans le placo (ici en position 7 sur 8) : Au final, les plantes dans des pots de 26cm de haut, je devrai m'en servir en position 3 ou 4... au début du moins, puisque selon la croissance et le stretch, je pourrai le rehausser:-D J21 Pas grand chose de neuf, ça pousse toujours autant. A ce stade, le scrog nécessite un entretient journalier. Précédemment, les apex étaient orientés vers l'extérieur pour favoriser la croissance des branches secondaires. Maintenant que les premières d'entre elles sont assez longues, je retourne chaque pot de 180° afin de favoriser le développement des nouvelles (apex vers l'intérieur). Avant : Après : Rempotage prévu pour ce WE (tiens, faut que j'aille racheter du Allmix, moi...). J22 ça poussotte sous le grillage : Petit point individuel : n°1 : n°2 : n°3 : n°4 : n°5 : n°6 : Retour au placo, toujours en petite config 4L et ventilo Spire... Mais pendant ce temps là se préparait une petite révolution ... La préparation des futurs pots de 11L !!! Je choisis un rempotage excentré du fait du palissage. Comme la surface de grillage dispo par plante est égale à la surface des pots, je projette de maintenir le tronc de chaque plante à l'horizontale jusqu'à ce que l'apex approche le bord du pot. Ainsi, la "cage thoracique" pourra se développer pour occuper le carré de 25 x 25cm. J'ai volontairement laissé dépasser les pots du fait de la couche de bille au fond des pots de 4L qui va rabaisser la hauteur de la motte. De +, la terre s'étant tassée, il y a 15 à 20mm de rab en haut des pots de 4L actuels. N'empêche, je me suis croûté sur la quantité de terre, c'est vrai que ça se tasse cette connerie! Après avoir racheté un sac de 20L de Allmix ce soir, je suis quitte pour y retourner demain. Je voudrais que la terre rase le sommet des pots afin d'optimiser la quantité de terre et de profiter de la gamme de réglage de mon grillage. J23 Point sur les petites : Je n'y tiens plus, 24h après l'arrosage des futurs pots, je rempote !! Je délivre les petites de leur bondages multiples (tout de même : corde, fil électrique et grillage !!) : Visiblement, elles sont en demande de flotte. Je racle les bords de la motte (aucune allusion sexuelle la-dedans, je suis Pape, ne l'oubliez pas ) à l'aide de mon réglet size=7](50cm tout de même...) Comme à chaque fois, je me fais un petit couvercle de carton pour les pots avec un logement pour la tige afin de limiter la casse lors de l'opération... Motte retournée, 80% des billes dégagées, prête à être rempotée... Je confirme que la terre est bien sèche, je vais arroser ce soir. La première motte retournée, j'ai mesuré la distance exacte entre le bas de la motte (sans les billes) et la surface de la terre. J'ai alors momentanément rempoté la plante dans son pot initial pour combler le fond des trous dans les futurs pots. Le but étant de positionner la surface de terre actuelle exactement à la surface des nouveaux pots (optimisation de la quantité de substrat et de la hauteur des plantes). Résultat : Je repose la "sardine" de palissage sur le tronc principal de chaque plante (sans ficelle de contrainte, les plantes sont assez fortes maintenant). J'expérimente une technique originale pour maintenir les branches secondaires écartées les unes des autres : l'anneau écarteur Un anneau formé par un fil électrique rigide (toujours le même:roll:) est disposé au milieu du buisson : Comme les plantes sont + hautes, je remonte la lampe. Mais cette bonté divine de gaine déstabilise alors son équilibre !! Je pratique donc un petit "piercing" afin de contraindre la récalcitrante : J'invite mon poto grec Eole à se joindre à mes petites. Chez moi, je le surnomme "Sunon". J'arrose enfin à hauteur de 1L par pot, eau pH 6 + rhizo 4mL/L. J25 Point de vue sur les petites, apex vers l'extérieur. La numérotation est toujours la même, de 1 en haut à droite à 6 en bas à gauche : n°1 : n°2 : n°3 : n°4 : n°5 : n°6 : Comme vous pouvez le constater, depuis J21, en 4 jours c'est l'explosion des branches secondaires. C'est un joyeux bordel de verdure, croyez moi. Je laisse les feuilles primaires pour le moment, mais elles devraient bientôt dégager afin de "clarifier" un peu l'ensemble. Pas de grillage pour le moment, c'est trop touffu. Allez, petit bricolage du jour : Comme il n'y a pas de grillage pour le moment, et comme la sonde doit se trouver au niveau de l'apex des plantes, je récupère un morceau de tasseau 17x17mm et je cloue un cavalier pour fil électrique au bout. En le faisant pivoter, je peux y coincer la sonde. Petite photo générale en situation : Bref, comme vous pouvez le constater, les petites ont fortement apprécié le rempotage et l'arrosage qui a suivi (il y a 2 jours maintenant). Je compte entre 5 et 8 jolis départs secondaires par plante, sans l'Apex principal. Je pense laisser encore plusieurs jours de croissance sans grillage, ensuite j'aviserai. J26 Les buissons sont touffus, et les feuilles secondaires masquent les jeunes pousses (secondaires et tertiaires). J'aimais bien mon miniscrog qui me permettait de guider les branches et les feuilles, mais là les branches et leurs feuilles commencent à être trop "larges" pour les mailles de 25mm. Je commence donc par une taille de certaines grandes feuilles primaires plus très fraiches afin d'aérer un peu : Je récupère les carrés de grillage de 6x6 mailles déjà utilisées avant le rempotage et ceux de 8x8 datant également de l'année dernière. Après quelques coups de pince coupante, j'obtiens des grillages de 4x4 et 3x3 mailles de 50mm : Je dispose les grillages et arrange les branches et les feuilles ; les plantes s'étant bien développées, je tourne les apex vers l'intérieur afin de favoriser les bourgeons : Petit tour d'horizon individuel : n°1 : n°2 : n°3 : n°4 : n°5 : n°6 : Retour sous la lampe à bronzer : Les mailles de 50mm sont mieux adaptées à ce stade je trouve, je n'exclus pas de transformer mon grillage final de la sorte... Affaire à suivre. J27 j'ai rajouté un Sunon de brassage à l'angle opposé du premier. Ça donne ça : Vue sur les buissons : Le scrog final sera peut-être installé ce WE à son premier niveau. J28 Aujourd'hui, c'est arrosage !!! Pas de signe de soif, mais 5 jours c'est suffisant. Je tâte la terre par les trous des pots, c'est un peu humide, mais j'entends des bruits biens "secs" quand je tâte les pots, alors... Cet arrosage se déroulera au moyen de ma pompe à pétrole manuelle. A ce stade, le binage est indispensable car l'ancienne terre est très sèche et cohésionnée par de grosses racines. Ma fidèle fourchette au manche cassé entre alors en action s(ben oui, je recueille les accidentés de la vie, moi) Après : Préparation de la soupe : - 9L d'eau pH 6 (pour info, chez moi, c'est 1mL de pH-down pour 3L, donc là ça fait 3mL... mais je re-teste derrière à chaque fois par acquis de conscience, j'arrêterai quand je n'aurais plus de réactif) - Rhyzotonic 4mL/L - BioGrow 4mL/L Mmmmmm... Y a bon Miam Miam!! Hop, la poire dans la main droite, le tuyau dans la main gauche (ne vous méprenez pas, je parle arrosage là...) et c'est parti mon kiki : Un coup de poire = 100mL, j'en met 1,5L par plante. Comme d'hab, je récupère facilement l'eau grâce au plateau magique (à peine 50mL en tout). Pour finir, la traditionnelle photo de famille : J29 ... Ben pas grand chose ce soir:-D Elles ont bien apprécié l'arrosage d'hier, ça leur a donné un bon coup de boost, les branches ont à mort poussé. Par contre, quelques pointes des feuilles récentes sont un tout petit peu cramées, j'ai du y aller un peu fort sur le biogrow (d'autant que le allmix de rempotage était déjà engraissé...) Léger réarrangement des branches et photos : n°1 : n°2 : n°3 : n°4 : n°5 : n°6 : J'ai relâché le palissage de la 5 et la 6 car elles sont moins hautes que leurs collègues. Par contre, pour les autres, c'est la tête dans le sable. Avant la mise en place du scrog final, je devrai redisposer les plantes afin de prendre en compte leurs développements respectifs dans l'optimisation du grillage. Je pense mettre les 2 moins hautes au milieu. Si elles ne rattrapent pas les autres, je pourrai abaisser la lampe un peu plus. Et au pire elles seront favorisées et les dépasseront un peu. Ensuite, une semaine de croissance max, rehausse éventuelle du grillage, derniers réarrangements de branches et passage en Flo... Si Dieu le veut, bien sûr... Au pire je demanderai à Chuck:siff: Ca se passe bien pour le moment, pas de galère, je touche du bois (de la sainte croix en plus). J30 Ce soir, j'apporte la touche finale à mon Scrog à Roulettes : Son grillage!! J'avais construit le cadre et fixé le grillage (voir page 2 de ce JDC), mais je me suis rendu compte que les mailles de 25mm initiales, ça le ferait pas... Donc je vais transformer mon grillage de 10 x 10 mailles de 25mm dispo par plante à 5 x 5 mailles de 50mm. Pour ce faire, ma fidèle pince coupante, et une solide main guidée par le seigneur : 600 coups de pince plus tard (sisi, vous pouvez faire le calcul:roll:), je me retrouve avec mon grillage rectifié et... 150 petites croix. Si vous avez une idée pour leur utilisation, je prends. Maintenant que nous sommes armés, nous pouvons partir à la chasse aux Monstroplantes. La lutte sera acharnée, et il est bien possible que ça finisse en boucherie. Les petite victimes : Commençons par les débarrasser de leur armure : Ça y est, elles sont à notre merci !! Je vais effectuer une taille sévère qui aura les buts suivants : - faciliter la manipulation des branches sélectionnées sous le grillage - supprimer la verdure qui ne profitera pas d'assez de lumière pour être rentable - supprimer les bourgeons trop bas et/ou trop faibles afin de limiter le nombre de buds, mais en améliorer la consistance Je procède de la manière suivante : - ablation des feuilles primaires jusqu'au 3ème/4ème étage - ablation des feuilles et bourgeons tertiaires du premier étage des branches secondaires (vous me suivez là?) - ablation des branches secondaires trop chétives et basses car mal orientées par rapport au palissage (pousse vers la terre) Au final, il reste en moyenne 7-8 solides départs secondaires par plantes, soit 8-9 avec les apex. C'est une véritable boucherie : A gauche les feuilles et à droite les bourgeons, dont certains auraient fait de belles boutures, mais fait chier c'est pas dans mes plans. Les restes mutilés : Je réorganise les plantes en fonction de leur développement : - je laisse les apex vers l'intérieur - la 5 et la 6 sont moins hautes, elles iront au milieu et leur palissage sera maintenu sur l'apex principal afin de prolonger l'horizontalité La disposition sera dorénavant la suivante : Pose du Grillage : Je positionne le grillage en position 3/8 pour le moment, soit à 15cm des pots : Changement de configuration du réflecteur (voir page 4) : Transsssformatiooonnnnnnnnn !!! Mode ADJUST-A-WING DU PAUVRE !!! Avant : Après : Allez, on n'est plus à une photo près : J32 Ce soir, je ne pensais rien faire de spécial. Mais une petite inspection surprise dans mon placo m'a donné des envies... de TORTURE Commençons par découvrir les petites : toujours en pleine forme, magnifique couleur vert foncé Indica bien uniforme. En même temps, les conditions sont bonnes : 20 à 25°C, hygro 40 à 55% sans brumi (arrêté ce jour, pour voir). Merci la fin de l'été. Dans leur habitat naturel : Je les emmène en ballade, l'air de rien... J'observe leurs cous fièrement dressés... Je ne peux m'en empêcher... JE LES PINCE!! Haha, on fait moins la maligne, maintenant! Bon, au tour de tes frangines... Au total, j'ai fait 4 victimes ce soir, les apex primaires des 4 plantes situées dans les coins (n° 1 à 4). Ainsi je pense développer les dernières branches secondaires apparues avant passage en Flo dans 5 à 7 jours. J34 Hier, j'ai étendu le pinçage aux branches secondaires des 4 + grandes (celles des coin, n° 1 à 4). Ce soir, j'effectue une seconde session de taille sévère : - feuilles 1aires et 2ndaires inutiles car non exposées - branches 2ndaires en sursis dont le sous-développement s'est affirmé et n'atteignant toujours pas le grillage - bourgeons 3aires trop bas les restes du carnage : Encore une fois, tout plein de boutures en devenir sacrifiées:rip: Ensuite, je réarrange les branches de la manière suivante : - les apex des 4 grandes des coins sont repassés sous le grillage et déviés sur le coté (en opposition 2 à 2) - les branches sélectionnées sont redistribuées, les + hautes sont éloignées du tronc, ce qui les abaisse mécaniquement Schéma d'orientation des apex : Exemple de contrainte sur la plante n°2 (en bas à gauche), on voit son apex en haut à droite : Points de vue : Retour au bercail : Niveau conditions, après 2 jours d'essai sans brumi, ça monte à 29°C et descend à 35% d'hygro... je remets le brumi 20minutes par heure, les températures remontent en ce moment... J'arrose à 1.5L par plant d'eau pH6 + rhyzotonic 4mL/L. J38, Flo+0 Et oui, ce matin les petites se sont réveillées à 10h au lieu de 6, et se coucheront ce soir à 22h au lieu de minuit. Que s'est-il donc passé pendant mon absence? Et bien ça a poussé, mes fils!! Avant-hier (J36), j'avais prolongé la torsion des troncs des n°1 à 4 (celles des coins) et tordu les n°5 et 6 à leur tour selon le schéma suivant : Aujourd'hui, c'est le grand jour : passage en Flo, taille des feuilles inutiles (et oui, encore!) et achat d'un kit 400W histoire de voir ce que ça donne. Je redécouvre donc mes petites victimes, toujours aussi à l'aise dans leur environnement : A la lumière du jour : Les restes du nouveau carnage : Après amputations et réarrangement des branches : Concernant le passage à 400W, il s'explique par les raisons suivantes : - la température est stable, généralement <25°C - compte tenu de la densité des branches dans le grillage, la pénétration lumineuse de la 400W devrait apporter un vrai "+" - j'aurais aimé pouvoir comparer la récolte de cette année sous 250W "jusqu'au bout" avec celle de l'année dernière, pour voir l'impact de mes optimisations ; pour autant, et en dépit de l'intérêt scientifique, je préfère miser sur la récolte la + massive possible:-P (je cultive en one shot, pas de culture à l'année) Aussitôt dit... Par rapport à 250, c'est vrai que 400W ça envoie le pâté, quand même : Lampe à 25cm de la canopée (par rapport au milieu du grillage, bien entendu), j'ai entre 25 et 28°C selon le cycle du brumi (20 minutes par heure), hygro 35 à 45%. Je vais suivre les conditions ce week-end, mais si ça veut rester dans ces eaux là, je reste en 400W:-D De manière générale en en toute modestie, il faut avouer que mes plantes sont resplendissantes. Même les taillées étaient en bonne santé, feuilles et bourgeons, pas de jaunissement ni de flétrissement (l'année dernière, j'avais quand même pas mal de feuilles jaunies tout au long de ma culture...) Ça se présente pas trop mal, maintenant attention au stretch (rehausse du grillage le cas échéant), suivi des branches secondaires et tertiaires pour élimination des "gourmands", et beaucoup de patience... J40-Flo+2 Hier, j'ai arrosé d'1.5L/plante de la soupe suivante : - eau pH6 - rhyzotonic à 4mL/L - BioGrow à 2mL/L - BioBloom à 2mL/L Ça pousse et c'est bien touffu dans le grillage. J41-Flo+3 Ça stretch tranquillement (pour le moment...). Plantes toujours en excellente forme, d'un beau vert foncé indica à souhait. De solides branches secondaires surpassent les apex principaux. Le nombre et le rapprochement de ces branches donne un ensemble vraiment touffu. Rappel des conditions : - 19°C / 60% de nuit - 26°C / 35 à 50% de jour (brumi 20 minutes par heure, je compte bientôt l'arrêter) - HPS 400W cooltubée, extra 225m3/h - hauteur de la lampe : 25cm de la canopée - brassage : 2 sunons 125m3/h Partie 2
  10. 1 point
    Bonjour à tous, Après de longues heures à m’exploser les yeux et le crâne en lisant des posts dans une langue ressemblant vaguement à du français, je me lance dans un topic qui pourrait aider certains à mieux se faire comprendre, et les autres à moins souffrir D'aucuns vont dire: "mais c'est chiant comme la mort l'orthographe!". certes mais c'est un outil de communication qui nous rapproche plus qu'autre chose!!! Je vais citer ici quelques règles simples et des moyens mnémotechniques pour nous simplifier les conversations. Tout d'abord, parlons conjugaison, prenons l'exemple du verbe "penser" Au présent : je pense tu penses il pense nous pensons vous pensez ils pensent Et à l'imparfait : je pensais tu pensais il pensait nous pensions vous pensiez ils pensaient c'est simple, non? bah oui, c'est niveau CE1 Un petit truc : Si vous hésitez pour la fin d'un verbe entre "er" et "é"(ou "ir" et "i", etc), au plus que parfait par exemple, remplacez le verbe par "mordre". si ça donne mordu, c 'est "é", et si ça donne mordre, c'est alors "er". Voilà, déjà avec ce cours d'école primaire, ça devrait aider un peu. Ensuite, le langage sms. Quel tragique fléau que d'avoir l'impression qu'énormément de jeunes semblent analphabètes.... On y va avec les erreurs les plus courantes. sa et ça. "sa" s'emploie pour indiquer une possession, comme dans "sa weed est violente", et "ça" comme dans "ça ne sert à rien de mettre de l'engrais sur les graines", ça marche aussi avec "se" et "ce", bien sûr! Je tiens à préciser que le mot "ke" n'existe pas en français, chez nous on dit "que" voilà, je continue ces jours-ci pour faire quelque chose de plus complet, là je manque de temps... a+ v/c Dad-
  11. 1 point
    Introduction Pour bon nombre de cultivateurs d’intérieur, le moment de la récolte est un sujet fréquemment abordé. Beaucoup se fient aux données de leur breedeur mais celles-ci se révèlent souvent hasardeuses (notamment en raison des différents paramètres de cultures et de leurs effets sur la maturation) Il convient donc de trouver une alternative efficace, peu importe le type de culture et les paramètres utilisés. Mais que faut il observer au juste pour bien se rendre compte de la maturation des têtes et de l'effet psychotrope qui en découle? Attention: l'observation des pistils n'est qu'approximative, les trichomes restent le seul moyen d'appréciation fiable 1.L'observation à l’œil nu A) les pistils L'observation des pistils est la méthode la plus ancienne et nécessitant le moins d'outillage: En effet, les pistils sont observables à l’œil nu. Les pistils sont le premier signe extérieur de féminité du cannabis; on peut les observer dès la déclaration des sexes, et leur apparition est souvent considérée comme le début de la floraison. Les photos suivantes viennent de ce jdc ici Voici donc une photo de pistils tels qu'on les voit apparaitre durant le sexage de la plante: Quelques jours plus tard se forment les premières buds, et on observe une multiplication des pistils : Puis vers la fin de la floraison, les pistils changent de couleur pour tourner au brun : Attention car selon les variétés les pistils peuvent avoir d'autres couleurs, Exemple avec une variété dite "purple": Une autre avec pistils rouges, en macro de toutencarton : Cependantcette technique est peu fiable, parce que : - il ne faut pas confondre dessèchement et changement de couleur des pistils. - le changement de coloration est surtout un signe de maturation. - il n’y a pas de renseignement sur la qualité et le type des effets psychotropes. N.B : Une plante est "mûre" lorsque les graines sont viables, L'assèchement général de la plante lors de la fin de la floraison est l'un des facteurs qui font que les pistils brunissent (avec les conditions externes bien sur) Comprenez que je dois vulgariser pour faciliter la compréhension. Nous autres cultivateurs recherchant des plantes sans graine, nous comptons comme fin de floraison le moment de la récolte (c'est a dire lorsque le ratio laiteux/ambrés souhaité est atteint , et non pas la fin de floraison biologique de la plante.... j'y viens) Pour obtenir ces renseignements il faut observer des éléments de la plante encore plus petits... les trichomes Ce sont les glandes résineuses du cannabis, la plante en produit un peu partout mais les grosses concentrations de trichomes sont situés sur sa surface extérieure au niveau de la zone de floraison (têtes et feuilles présentes sur les têtes) Ce sont eux qui renferment les principes actifs du cannabis. Ces trichomes doivent être étudiés avec un appareillage spécifique mais ils sont visibles à l’œil nu : Ils forment sur les sommités une sorte de "pellicule" blanche extrêmement collante. Cependant l'observation des trichomes à l’œil nu ne suffit pas à déterminer la qualité et le type des effets psychotropes. Pour cela il faut recourir à un outillage qui va de la loupe à fort grossissement au microscope. 2. L'observation avec appareillage 2.1Comment observer les trichomes ? Les trichomes qui nous intéressent sont les trichomes capitules tigés (jusqu'à 500µ soit 0.5mm). Il faut donc un grossissement au minimum de 30. On peut utiliser : -loupe x30, normale ou à pied -jumelles utilisées à l'envers -appareil photographique équipé d'un objectif macro Les microscopes permettent également d'observer les trichomes mais sont durs à utiliser (ergonomie peu pratique) Lors d'une observation avec appareillage, on s’intéresse aux trichomes et non plus aux pistils, il en existe différent types: bulbeux (15-30 µ) dispersés sur toutes les parties hors-sol de la plante - capitule sessile (25-100µ) qui sécrètent des cannabinoïdes - capitule tigé (150-500µ) qui ont la plus forte sécrétion de cannabinoïdes et que l’on retrouve surtout sur les bractées femelles et un peu sur les fleurs mâles (notamment face inférieure des anthères) Voici donc une superbe macro qui nous permet d'identifier les différents types de trichomes: La traduction : Flèches Vertes : Glandes pédonculées (à tige; à queue) capitées (terminées en tête arrondie). Flèches Bleues : Glandes sessile (relié directement, sans pédicule) capitées. Flèches Jaunes : Trichomes bulbeux (à bulbe, circulaire) Flèches Rouges : Poils Cystolith(?) terme botanique pour des concrétions inorganiques, souvent de calcium carboné, formé d'une matrice cellulosique de cellules spécialisées, souvent présentes sur les feuilles de certaines familles de plantes. Une autre photo sur laquelle on voit bien les différents trichomes: La maturation des trichomes : Nous allons donc nous concentrer sur la couleur des capitules tigés. On peut définir leur couleur comme étant : - translucide - opaque (dit laiteux) - ambrée Les trichomes évoluent de translucides à laiteux, puis ambrés, dans un délai variable (selon les variétés et les conditions de culture) Utilité des trichomes pour la plante _Protection contre les insectes L'enduit de trichomes désagréable pour les insectes (volants surtout) offre une couche de protection pour les graines en développement. _Animaux Le duvet cystolithique rend le cannabis moins agréable au goût à beaucoup d'herbivores et d'omnivores. _Dessiccation Isolation des pistils femelles contre l'hygrométrie trop faible et le vent. Lumière UV-b La lumière UV-b est nocive au vivant, le THC absorbe les UV-b , ainsi l'évolution de cannabis aurait favorisé l'évolution des génotypes qui ont produit ces trichomes capitule-tigés chargés de THC, protecteur contre les rayons UV-b légers. Protection Fongique Certains des composés actuels issus des trichomes empêchent fortement la croissance de certains types de mycètes. Très probablement, le motif le plus important de l'évolution des trichomes capitule-tigés chargés de THC est l'intervention de l'homme dans la sélection, favorisant les génotypes qui produisent des quantités copieuses de trichomes chargés de THC. Enfin, Voici donc de superbes macros des différents types de trichomes : Et deux autres superbes macros, pour la route... En théorie (et hors incidence de la variété), des trichomes : - à 50% opaques donneront une weed avec un effet « high » - avec une majorité de trichomes opaques et une partie ambrée donneront une weed à effet « stone » Explications: Il existe divers cannabinoïdes dont : - le THC - le THCV, high plus clair - le CBN, produit de dégradation du THC, effet dépressif En fait, à mesure que les trichomes s'opacifient, le THC se dégrade en CBN d'où l'effet "stone". Mais le récolter top tôt, c'est risquer une faible concentration en THC. D'où le compromis proposé. Il faut évidemment pondérer cela avec les effets de la variété Sativa ( effet high) et Indica (effet stone). Il faut savoir de plus que les Indicas ne présentent une fenêtre favorable à la moisson que durant une dizaine de jours. Alors que les Sativas en plus d’avoir une floraison plus longue, restent dans cette période plus longtemps (trois semaines). Voilà, maintenant vous pouvez aborder avec moins de soucis les problèmes liés à l'effet de vos buds suivant l'état des trichomes. ce guide a été réalisé grâce à l'ancien guide préexistant et grâce aux informations trouvées sur cannaweed. Un grand bravo à Axxl,hacid-burn et leblond pour leurs superbes macros... Et une dernière fournée de photos pour le plaisir des yeux suivi des liens utiles: Cannabicalement. v/c Dad-
  12. 1 point
    Introduction La germination est la toute première étape d'une culture à partir de graine, elle ne se produit que si les conditions extérieures (humidité, température, oxygène) sont favorables ; de même que les facteurs internes (maturité, viabilité, dormance). 1. Sélection des graines En cas de production «artisanale» sélectionnez les graines les plus fermes et les plus foncées ; il peut ensuite être nécessaire de «lever la dormance» (voir paragraphe suivant). Les graines provenant du commerce sont elles censées être parfaitement viables, et ne nécessitent pas de levée de dormance. 2. La Dormance 2.1. Définition La dormance est un mécanisme biologique de protection des végétaux qui, initialement à l'état sauvage, a pour but d'empêcher la graine de germer durant la saison hivernale et par conséquent de mourir du fait des conditions climatiques difficiles en hiver. 2.2. En pratique Pour «lever la dormance», il est nécessaire de faire subir aux graines des alternances de températures : 5 jours au sec dans l'obscurité, 3 jours au frigo 3 jours au congélateur 5 jours au sec et dans le noir. La «levée» de la dormance peut également se faire sous l'effet de substances chimiques telles les gibbérellines. Il faut cependant noter que la levée de dormance n'est pas obligatoire, il m'est déjà arrivé de faire germer directement, et sans le moindre problème, des graines issues de cross persos. Il semblerait en fait que la levée de dormance ne soit pas nécessaire si les graines sont bien parvenues à maturité, en revanche cela peut-être utile dans le cas de vieilles graines. Ainsi, si vous ne parvenez pas à faire germer vos graines, pensez à lever la dormance. 3. Les étapes de la germination La graine de cannabis germe selon un processus composé de différents stades clairement déterminés : 3.1. La réhydratation /!\Cette méthode est déconseillée par beaucoup de breeder/!\ La première phase de la germination est la réhydratation ; placez les graines dans un verre d'eau tiède, à température ambiante, durant 12 heures. Dans un premier temps les graines vont flotter, attention cela ne signifie en aucun cas qu'elles ne sont pas valables. Une graine coule tout simplement lorsqu'elle est réhydratée ; si les graines ont été bien conservées (au sec) elles flotteront auparavant, une fois réhydratées, donc plus lourdes, elles couleront. Parfois au terme de ces 12 heures certaines graines se sont déjà ouvertes. /!\Cette méthode est déconseillée par beaucoup de breeder/!\ 3.2. Apparition du germe Placer les graines entre deux bouts de "sopalin" humides mais pas détrempés ! Placez le tout entre deux assiettes, à température ambiante, environ 22-23°C. 12 à 48h plus tard, les graines sont bien ouvertes, avec un germe de quelques millimètres à 1 ou 2 cm. A noter : Certaines graines peuvent mettre plus longtemps à germer, mais cela peut alors traduire un potentiel génétique faible. 3.3. Mise en terre Le germe est naturellement programmé pour effectuer un demi-tour ; ainsi si le germe ne dépasse qu'à peine mettez-le vers le haut, si au contraire il mesure déjà 2 cm ou plus mettez-le vers le bas. Puis, recouvrez de terreau sur quelques millimètres. A présent, veillez à arroser régulièrement avec de très petites quantités d'eau afin que la terre soit légèrement humide mais pas détrempée. Par ailleurs, il est également possible de mettre la graine directement en terre, toutefois cela risque d'être un peu plus long. 4. Illustration v/c Dad-