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  1. 12 points
    Bonjour Je vais donc essayer de détailler le plus possible étape par étape, les bases d'une première culture réussie. SOMMAIRE : 1 - Matériel 2 - Première étape : LA GERMINATION 3 - MISE EN TERRE 4 - LA SORTIE ! (ça y est, vous avez une "plante" !) 5 - LA CROISSANCE C+2 : C+7 ! (une semaine déjà !!) C+10 (On rempote !) 6 - LA FLORAISON C+25 et Flo+0 FLO+7: FLO+15: FLO+21: FLO+30: FLO+37: FLO+43: FLO+50: FLO+58: F+65: La récolte ! 1 - Matériel Tout d'abord, à titre de renseignement, je vais vous donner le matériel que j'utilise, mais il est bien évident qu'avec toute autre installation, les démarches resteront les mêmes ! 1.La variété: ●"ICE" de chez "Female-Seed". 2.L'espace de Floraison: .Le placard: ●"home-made" de 1m x 50cm x 1.30m (l x L x h) ●polystyrène expansé sur toutes les surfaces pour l'isolation thermique (je suis dans un garage, et l'hiver, il fait froid !) ●Réflecteur en pare-soleil de voiture partout. .L'éclairage: ●MG "envirolite" 200 W, spectre "Rouge". .L'air: ●Extracteur de salle de bain : 340m3/ h ●un ventilo Ø20cm ●intra passive .Matériel annexe: ●thermo/hygro mécanique ●pots de 15 x 15 x 20 .La nutrition: ● à part le terreau, RIEN ! (suffisamment riche pour ça !) En fin de flo : Booster "BIG-BUD" 3 semaines durant avant le rinçage, à raison d'une fois par semaine. .Le substrat: ●"Royalty-Mix" Plagron (attention c'est un terreau très riche en nutriments!) Il est conseiller de prendre un terreau Light en croissance et un terreau All (complet) pour la Floraison 3.L'espace Croissance: .Le placard: ●"home-made" de 1m30 x 50cm x 1.30m (l x L x h) ●polystyrène expansé sur toutes les surfaces + pare-soleil .L'éclairage: ●MG 125W spectre "bleu". .L'air: ●extracteur type salle de bain de 340m3/h ●un ventilo Ø20cm ●intra passive .Matériel annexe: ●pots de 15*15*20 .La nutrition: .Les engrais et additifs: ●aucun .Le substrat: ●"Light-mix" BioBizz Passons maintenant dans le vif du sujet ! Sommaire 2 - Première étape : LA GERMINATION Ce dont vous avez besoin : .2 Sous-tasses .2 cotons à démaquiller .De l'eau .Et des graines bien sûr ! Les graines en question : Commencez par humidifier votre coton (HUMIDE, pas DÉTREMPÉ hein ?? !) Placez votre coton au fond de votre soucoupe : Posez les graines dessus : Placez le deuxième coton humide par dessus : Et refermer le tout sous l'autre soucoupe : Placez le tout en haut d'un meuble (il fait toujours plus "chaud" en hauteur !) : Voilà, vous avez fait la première partie ! Il n'y a plus qu'à attendre ! Rendez vous dans quelques heures pour la suite ! (48/72 heures...) Sommaire 3 - MISE EN TERRE Voilà 72 heures environs se sont écoulées...Nos germes mesurent environs 2/3 cm. Il est temps de les mettre en terre ! Ce dont vous avez besoin : .De petits pots .Un pulvérisateur .Des billes d'argile (Facultatif) .Des élastiques .Du film plastique (De type sacs congélation découpés) .Du terreau adapté Voilà le type de pot qui convient parfaitement pour les premiers jours de notre plante: Ceux-ci doivent être percés pour assurer le drainage: Travaillez toujours PROPREMENT ! (Facultatif) Il est important de bien aérer votre terreau afin de le rendre "léger" : Humidifiez-le à l'aide du pulvérisateur: (Facultatif) Remplissez vos pots de terreau en plombant très légèrement: Laissez un "col" de quelques centimètres: A l'aide d'un pinceau (ou autre) faites un trou d'environ 1cm de profondeur: Déposez délicatement votre graine dans ce trou: Recouvrez de terre, et plombez légèrement: Pulvérisez l'endroit où se trouve votre graine: Puis placez un film plastique par dessus pour conserver l'humidité: Remettez votre pot en haut de votre meuble... Il n'y a plus qu'à attendre environs 48 heures que la graine sorte ! En attendant, vous pouvez commencer à préparer l'eau de vos futurs arrosages ! Pour cela, remplissez une bouteille d'eau du robinet, que vous laisserez REPOSER une douzaine d'heure pour faire "retomber" le chlore. Étape facultative/Obsolète en Terre Sommaire 4 - LA SORTIE ! (ça y est, vous avez une "plante" !) Cela fait maintenant 48/72 heures que vous avez planté votre graine, et c'est donc tout excité que vous découvrez pour la première fois une PLANTE ! Nous appellerons ce jour : C+0 ! (pour croissance : 0 jour) Voici la "bête" ! Avant tout, maintenant, il est temps de lui donner de la LUMIÈRE ! Pour cela, plusieurs solutions s'offrent à vous. Les différents types de lumières : (Je n'entrerai pas volontairement dans les détails "techniques", là n'est pas le but de ce JDC.) Tout d'abord, vous avez la solution des néons. C'est la moins chère de toutes niveau consommation électrique, assez efficace, mais la pousse est plutôt lente ! 2 Néons de 18W me semble le minimum. ATTENTION au spectre ! en croissance c'est : 6000 à 6500°. Appelés aussi :"Coolwhite, Daylight, Bleu"...Tout ça c'est bon pour la croissance ! Hauteur entre les plantes et les néons : 5 à 10cm. Prix : 20 Eur. Après vous avez les "ECOS", les MG, les CFL, tout ça, c'est la même histoire ! Ici, 125W me parait le minimum. Comme pour les néons, faites attention au spectre ! Hauteur entre les plantes et les CFL: 10cm. Prix : 45/50Eur. pour une 125W. Puis,enfin,vous avez les MH. Les meilleurs ampoules qui soient pour la croissance ! 250W me semble le minimum pour ce type d'éclairage. Le spectre est parfait, et la pénétration lumineuse "remarquable" ! Plusieurs inconvénients tout de même. Tout d'abord, ça consomme plus (mais bon, la rentabilité est normalement au rendez-vous !),et surtout, ça chauffe ! Pour y palier bien souvent, vous serez obliger d'y ajouter un "cooltube" ! Une fois mis en place, ça donne ça ! Distance : Cooltubé : 25/30cm / non cooltubé :40/50cm (ATTENTION : Les valeurs que je donne ici sont à titre indicatif, il est important de contrôler vous-même la température à la cime !) Prix : Env. 25Eur. pour une 250W. Comme je le disais, je n'entre pas dans les détails techniques, cependant, si vous voulez en savoir d'avantage, je vous invite à vous rendre ici Ensuite, il faut leur offrir de l'air ! Pour cela, il vous faudra: Un extracteur : Et un ventilateur : Et notre plante respire ! Un programmateur : Programmez le en 18 heures "ON" et 6 heures "OFF" pour la lumière. Et pour contrôler tout ce petit monde, à savoir notre "climat": Un thermomètre, et un hygromètre : En savoir plus sur le climat... Bon allez, il est temps de mettre votre plante en place dans votre placard!!! N'arrosez pas aujourd'hui ! Normalement la terre est encore humide... Bien, on attend un peu, et vous allez voir...ça va pousser ! !!! Sommaire 5 - LA CROISSANCE C'est la période pendant laquelle notre plante va croître. En intérieur, il n'est pas très intéressant de développer de grands pieds, en effet, vu la faible pénétration lumineuse de nos lampes, seul le haut de la plante serait apte à fleurir correctement. Mais nous n'en sommes pas là ! C+2 : Aujourd'hui, nous allons vérifier l'état de notre terre. Cela fait deux jours que notre pot est placé sous la lumière, et il y a de fortes chances que la surface de notre substrat se soit asséché ! Normalement, la terre devrait être encore humide à l'intérieur, c'est pourquoi, et afin d'éviter que l'évaporation ne continue, je vous invite à ré-humidifier la surface à l'aide de votre vaporisateur ! Regardons cela : Voyez, la terre est sèche en surface. Nous allons arranger cela...Pulvérisez comme ça : ATTENTION, essayez de ne pas arroser la plantule, cela pourrait provoquer des brulures Voilà, notre terre est à nouveau humide en surface. Il n'y a plus qu'à remettre votre plante en place. Veuillez aussi à entreposer votre réserve d'eau et votre vapo à l'intérieur du placo, de cette manière, l'eau sera exactement à la même température que vos pots ! Sommaire C+7 ! (une semaine déjà !!) Voila donc une semaine que notre plante est sortie de terre, et il serait temps de lui donner son premier arrosage ! Personnellement, j'ai dû renouveler la ré humidification que nous avons vu juste au dessus 3/4 fois durant ces 7 jours passés. Mais maintenant, il va falloir réellement arroser la motte. Vous constaterez d'ailleurs que votre pot est bien léger à présent ! Voila donc à quoi ressemble notre petite : Comme vous le voyez, la terre est sèche. Dans un premier temps, je vous propose de "masser" légèrement votre pot afin de "casser" un peu la terre, et ainsi, aider à la pénétration de l'eau (sans quoi l'eau n'arriverait pas à rentrer et resterait en surface ou s'écoulerait directement au fond sans profiter au substrat). Comme ça : Ensuite, pulvérisez la surface (ça aide aussi pour l'arrosage qui suit) Préparez votre eau dans un gobelet (bien plus précis et pratique que d'utiliser la bouteille directement !) Ici, j'ai versé 40ML environ: Versez doucement en tournant autour du "tronc" et en marquant quelques pauses (allez y progressivement): Normalement, un peu d'eau devrait s'écouler en dessous, ce qui signifie que notre terreau est bien ré-hydraté. Voila, le pot à reprit son poids initial, la plante à de nouveau de quoi boire, et vous pouvez replacer tout ça à sa place. Entretenez l'humidité en surface au cour des jours suivants, comme nous l'avons vu plus haut (3/4 fois dans la semaine devrait suffire). Sommaire C+10 (On rempote !) Bien, alors là, notre plante va commencer à se sentir à l'étroit dans son petit pot ! Nous allons donc "rempoter". Dans un premier temps, arrosez votre plante et laissez une heure se passer, histoire que toute la motte soit humide. C'est plus facile pour le "démoulage" qui va suivre : Elle va passer de ce pot à ce pot: Déposez les billes d'argile et le terreau : Creusez un trou de la taille de votre motte : Prenez votre plante comme ceci et retournez le pot: Pressez le pot, et démoulez ! Les racines ont bien colonisé le substrat: Retirez doucement les billes: Placez la motte et répartissez la terre (il faut éviter de laisser des poches d'air dans le terreau): Vous pouvez aussi compléter en disposant du terreau sur le dessus: Arrosez et "plombez" légèrement : C'est prêt ! Sommaire 6 - LA FLORAISON C+25 et Flo+0 Un petit récap' en photo de sa croissance : C'est un grand moment : On passe en FLO ! Mais regardons avant où en est notre plante : Elle a bien grandie la "petite" en 15 jours de temps ! Il est temps de la rempoter avant le passage en FLO, histoire de lui apporter un terreau "tout neuf" et ainsi lui permette de passer le "stretch" sans carences (notamment en azote dont elle sera très friande durant cette période.) La motte au déterrage : Comme vous le voyez, les racines ont bien colonisé à nouveau le substrat, ce n'est donc pas du luxe ! La technique du rempotage est la même que précédemment (je ne reviendrai donc pas dessus.) Cependant, voici un petit récap' des différents pots utilisés jusqu'à présent: Nous allons nous occuper des "gourmands". Qu'est ce que les "gourmands" ? Ceux sont toutes les petites branches du bas qui ne perçoivent pas suffisamment la lumière et qui "pompent" de l'énergie à la plante pour rien ! Comme ici: On les coupe sans pitié ! (en laissant les grosses feuilles bien sûr Comme ça: On arrose et on plombe légèrement le terreau: Vous pouvez la laisser en croissance pour encore 4/5 jours histoire qu'elle se remette de son rempotage. C+30 env., on la passe en flo ! Pour cela, il vous faut changer l'ampoule, car, en FLO, la plante (et surtout ses fleurs) a besoin d'un autre spectre lumineux. Voici les ampoules les mieux adaptées : Les MG spectre : 2700K Ici,200W me parait le minimum. Et la REINE des ampoules FLO ! La HPS: (250W sera le minimum.) Le changement de l'ampoule ne suffit pas, il lui faut aussi une photo-période plus courte qu'en croissance. Pour cela, changez votre programmateur et programmez le sur 12 heures de jour et 12 heures de nuit. Cela aura pour effet de simuler l'automne et donc de forcer la plante à fleurir en changeant sa balance hormonale. Voici notre "bébé" dans son placard et à FLO+0 ! Et pour vous rendre compte de ce que sera le stretch, voici une photo à FLO+0 : Sommaire FLO+7: Une semaine que notre plante est en flo, et le "stretch" à bien débuté... La photo de comparaison: Et puis, ENFIN, c'est l'apparition des premiers pistils ! ATTENTION : Pour les besoins du "guide", j'ai volontairement pris une femelle, mais si vous partez de graines "regular", il faut faire la distinction entre les mâles et les femelles... Sommaire FLO+15: A part l'arrosage, il ne reste plus pour le moment, qu'à la regarder grandir et fleurir ! La photo de comparaison bien sûr : C'est qu'elle file la "petite" maintenant ! Après les premiers pistils, vous pouvez maintenant admirer vos premiers "buds" se former, comme ici: A présent, le "stretch" devrait se calmer, mais tout dépend de la variété bien sûr : Certaines sativas par exemple, peuvent subir leur "stretch" tout au long de leur flo ! Sommaire FLO+21: Une semaine vient encore de s'écouler, et ça commence à "budder" sérieux ! Une dernière "poussé" de "stretch" pour cette troisième semaine de floraison est encore visible: Voici la plante dans son ensemble: Un petit coup d'œil sur le "bud" principal : Et sur les "buds" secondaires: A ce stade, je conseil de commencer les apports en "booster" de FLO. Personnellement, j'utilise le "BIG-BUD", mais vous pouvez utiliser bien sûr n'importe quel équivalent de votre choix (ex le "PK 13-14"...) Le BIG-BUD: Je préconise à ce niveau de Flo de diviser par deux la dose prescrite, pour l'augmenter progressivement au cour des arrosages avenir. ATTENTION ! Ceux sont des produits relativement "costaux". Il ne sert à rien de vouloir en abuser ! Au contraire, un apport trop important en PK risque de provoquer l'effet inverse recherché (jusqu'au "blocage" de la flo) Faites donc cet apport à raison d'un arrosage sur 2 voir sur 3. Continuez à bien observer vos "buds" afin d'éliminer d'éventuels "hermas". Soyez donc vigilant (il n'est pas toujours facile de détecter les hypothétiques fleurs mâles!) Exemple d'"herma" : POUR ALLER PLUS LOIN... Si vous avez un doute, prenez une photo et soumettez-la à la communauté EN POSTANT ICI ! Sommaire FLO+30: On arrive à la moitié environ de notre flo !!! Voici la plante: Comme vous le voyez, le "stretch" est terminé: Mais faisons nous plaisir, et observons nos buds ! Là, on peut commencer à observer sérieusement la résine s'installer. Cette résine est en fait constituée de glandes appelées les "TRICHOMES". Voici ceux de notre plante à ce stade: POUR EN SAVOIR PLUS SUR LES TRICHOMES... Allez, encore un bon mois, et vous serez bientôt récompensés ! Pour le moment, on ne change rien et on observe la bave aux lèvres ! !! Pense-bête du jour ! (F+30) : Température : Env 20/24 (ni en dessous de 15 ni ou dessus de 28 !) Hydro : 40/50% serait parfait Ventilation : 15min. "on", 15 min. "off" Extraction : 24/24. Photo-période :12H de jour, et 12H de nuit STRICT et TOTALE Soins : .Observation d'apparition d'éventuels fleurs mâles .Arrosage : On continue l'apport d'un "booster de flo" type "BIG BUD" (moitié de dose recommandée par le fabriquant) à raison d'un arrosage sur 2/3 Puis, on continue aussi à +/- 60Cl d'eau (PH6.5) tout les 3/4 jours Sommaire FLO+37: Le temps passe et nos buds enflent à vue d'œil ! Ca commence à sentir bien bon dans le placard non ?? Jetons un regard à notre plante: Elle ne grandit plus mais ça "trichome" sec dans le coin ! Notre bud principal: Et les secondaires : On continue l'arrosage tel qu'il est, et au troisième apport du "booster" de flo, on peut passer à 75% de la dose recommandée par le fabricant. Il nous reste trois semaines environs et normalement, les feuilles doivent être encore bien vertes. Il est possible que notre sénescence débute d'ici une dizaine de jours. Nous y reviendrons au moment voulu bien sûr. Bon ben,il n'y a plus qu'à attendre encore un peu ! Courage, c'est la dernière ligne droite Sommaire FLO+43: Une semaine encore de passée et ça gonfle dans le coin... Notre rythme d'arrosage reste inchangé mais nous pouvons augmenter la dose de booster de flo à 100% de la dose recommandé. Notre plante dans son ensemble : Comme vous le voyez, les "têtes" se rejoignent pour former un bon gros "bud" ! C'est maintenant que l'effet "pop-corn" va être le plus "impressionnant" Ces deux dernières semaines restantes vont être marquées par de gros changements sur les fleurs. Les pistils s’oxydent, les calices gonflent à vue d’œil, et les trichomes passent de "transparents" à "laiteux", puis deviendrons "ambrés". Toujours pas de sénescence en vue, mais ça ne serait tarder. Sommaire FLO+50: Nous y sommes : C'est le début de la sénescence : Qu'est ce que la sénescence ? Et bien, c'est le "début de la fin" A cet âge, la plante n'assimile plus aussi bien les éléments nutritifs par ses racines. Elle va donc aller "pomper" ce dont elle a besoin dans les feuilles les plus basses, puis, sur l'ensemble du système foliaire. Cela se traduit par un jaunissement progressif de ces feuilles. Il est intéressent d'avoir une belle sénescence; en effet, ça permet d'obtenir un taux de chlorophylle à la baisse et donc d'avoir une beuh plus gouteuse et beaucoup moins âcre. POUR ALLER PLUS LOIN SUR LA SENESCENCE Là, il vous faut commencer à observer les trichomes avec attention. A F+50, les miens sont passés majoritairement à "laiteux": Chacun aime sa beuh comme il l'entend. Perso, je l'aime avec 10 à 20% de trichomes "ambrés". Donc, je compte environs une semaine après le passage à laiteux pour entamer le rinçage. Et pour se faire plaisir, quelques photos de la plante: Sur pied: Un petit bud du bas: Et le bud principal (bien cristallisé Hummmm!!): Allez, dans une semaine, on rince Sommaire FLO+58: Nous y sommes : On commence le rinçage ! Voyons tout d'abord à quoi ressemble notre plante à ce jour: Elle a bien gonflée la coquine Un oeil sur le bud principal: Et sur le plus "petit" en bas : Comme je vous le disais la semaine dernière, les premiers trichomes passent à l'ambré: Et nous avons une belle sénescence : Nous allons donc commencer le rinçage. A quoi sert le rinçage ? Cela permet de "vidanger" le substrat de ses engrais, et donc, d'éviter d'avoir à fumer une beuh au gout "big-bud-bio-bizz-machin-chose" ! Combien de temps ? Une dizaine de jours en général, mais tout dépend de votre utilisation des engrais. Pour ma part, comme je n'utilise qu'un terreau déjà fertilisé et juste un booster de flo, il ne me reste pas grand chose à rincer et par conséquent, je ne le ferai qu'une semaine. Il vous faut attendre le jour d'arrosage. A la différence d'une irrigation "standard", il vous faut augmenter le volume d'eau afin de faire "pisser" le pot. Donc au lieu des 60cl habituels, je vais leur donner 1L. Voyons cela en images: Ce qu'il vous faut : Commencez par arrosez votre plante comme d'habitude : Le terreau une fois humide, marquez une pause Reprenez alors l'arrosage d'un bon tiers de plus qu'à l'accoutumée: Laissez couler l'eau en surplus dans une coupelle: Voila, vous n'aurez plus qu'à recommencer l'opération à chaque arrosages futurs et ce, durant la semaine à venir. Pour aller plus loin sur le rinçage. La récolte arrive à grands pas Sommaire F+65: La récolte ! C'est le grand jour !!! Aujourd'hui, on récolte Nous sommes à F+65 et un bon 10% de trichomes ambrés Voyons la plante dans son ensemble: Son apex: Voici l'outil indispensable à une bonne récolte; une paire de ciseau à ongle (manucure) : Commencez par couper toutes les plus grandes feuilles, comme ça : Voila le résultat: Recommencez avec les feuilles secondaires (celles des branches): Vous pouvez jeter toutes ces feuilles sans résine. Elle ne servent à rien ! Il ne reste plus que les petites feuilles. Coupez leurs pointes (uniquement, on s'occupera de leurs bases après) Vous pouvez vous en débarrasser aussi (s'il n'y a pas de trichomes dessus bien sûr ) Maintenant, coupez le pied : C'est là que la manucure devient fine et délicate...ça va coller du ciseaux !! Coupez la base de toutes les petites feuilles à cet endroit : GARDEZ bien toutes ces petites feuilles ! Elles sont pleine de résine Découpez les branches et refaites la même manip' sur celles-ci : Découpez vos "têtes" et placez les sur une grille dans un endroit sombre (dans le noir c'est encore mieux) ni trop humide ni trop sec, et tournez-les tout les jours (comme des saucisses sur un grill ) Une bonne semaine après, elles seront sèches et vous pourrez passer au "curing" . Perso je n'utilise pas la méthode dite "traditionnelle" qui consiste à faire sécher la plante la tête en bas. Pourquoi ? Il est normalement admis de dire que cela permet d'avoir un séchage plus long et donc une beuh meilleure. Pour avoir testé les deux méthodes, avec un séchage plus lent, il est vrai que la beuh est meilleure à fumer tout de suite après séchage. Mais, si l'on observe bien le temps de curing (et s'il est fait convenablement), je n'ai jamais constaté de différence de goût entre une beuh séchée comme je le fais, et la façon dite "traditionnelle"... Après c'est à vous de faire vos propres expériences Jetez un oeil ici. Après le curing, vous pourrez enfin vous régaler d'une bonne beuh "maison" Pour fumer : Et puis quoi encore ! Vous ne vous attendez tout de même pas à ce que je vous explique comment on fait non ?? C'en est terminé de ce "guide"... Amusez-vous bien et surtout n'oubliez pas : Dites merde aux dealers !!! ATTENTION : Chaque placard à ses propres caractéristiques, aussi, vous devez adapter ces conseils à vos conditions ! Il est certain que d'autres utilisent des "techniques" différentes, mais celle-ci fonctionne plutôt bien v/c Dad- Sommaire
  2. 9 points
    Plus Belle La Nuit c’est quoi ? C’est parce que nous aimons la fête que nous sommes engagé.e.s dans les milieux festifs (en ville, festivals, bars, concerts) et que nous nous adressons à ses acteur.trice.s (festivaliers, organisateurs, collectivités…). Plus Belle La Nuit, est un collectif inter-partenarial (Bus 31/32, Aides, Avenir Santé, La Croix Rouge, Le Tipi…) dans les Bouches-du-Rhônes, qui milite pour la santé festive. Une soirée réussie, c’est une soirée où l’on prend du plaisir (rencontres, musique, consommations…) et pour Plus Belle La Nuit cette notion est centrale. C’est pourquoi on s’engage à accompagner les personnes qui le souhaitent vers plus de plaisir, en prenant moins de risques. Pour cela, nous apportons une information claire, objective et du matériel adapté à chacun.e (documentation, bouchons d’oreilles, préservatifs, éthylotests, roules ta paille…), dans le respect des choix et pratiques de chacun.e, tout en garantissant l’anonymat et la confidentialité. L’objectif est d’encourager la responsabilisation et l’autonomisation de toutes et tous. Loin d’être là pour expliquer aux gens ce qu’ils doivent faire ou non, l’idée est plutôt d’amener les personnes à être en capacité de faire des choix éclairés en toute liberté en mettant en balance risques et plaisirs. Si tu veux nous rejoindre et agir à nos côtés, n’hésites pas à nous contacter. Tu fais la fête? En soirée, tu as de grandes chances de nous croiser… En venant nous voir au stand… Souvent sur un lieu de passage, avec une équipe d’acteur.trice.s engagé.e.s et motivé.e.s derrière. Tu y trouveras bouchons d’oreilles, préservatifs, lubrifiants, pailles, sérum phy’, documentations sur les pratiques à risques, les produits, la sexualité, et des intervenant.e.s bienveillant.e.s présent.e.s en cas de questions, ou de difficultés. Si possible, on installe parfois un chill-out, des dépistages VIH ou encore de l’analyse de produits (sur place ou de la collecte pour analyse en différé) !
  3. 9 points
    Taille d'entretien Il existe différentes tailles dont l'objectif est soit de multiplier le nombre de branches secondaires, soit de privilégier l'apex [=sommité] principal. Elles se pratiquent toutes durant la croissance : |Taille d'un Onebud |Taillage d'une plante |Technique Taille et Palissage : Supercropping Lors du passage en floraison (> stretch 2/3 premières semaines), il est bon de pratiquer une dernière taille afin d'éliminer tout ce qui pourrait limiter l'apport des nutriments vers la canopée. Dans cette optique, on veillera à ne pas laisser une ramification 'parasite' se développer si elle est antérieure à une branche plus développée. Elle sera peu productive et la meilleure façon d'en tirer profit est encore d'en faire une bouture. [Coupe des ramifications 'parasites'] Pour le reste, les feuilles sont indispensables à une bonne floraison. Les feuilles sont des organes fonctionnels, la masse foliaire développée par le plant est proportionnelle à la puissance lumineuse disponible. Par ailleurs, en fin de floraison, lorsque le rinçage est correctement effectué, les feuilles fournissent les derniers nutriments ce qui se traduit par un jaunissement généralisé [sénescence]. "[...]Deux patrons principaux de sénescence des plantes supérieures sont rencontrés dans la nature : la monocarpie et la polycarpie. La monocarpie est caractérisée par une phase reproductive simple précédant la mort de l'individu ; c'est le cas des plantes annuelles et bisannuelles et de quelques pérennes. Les plantes polycarpiques réalisent, quant à elles, plusieurs phases reproductives ; c'est le cas de la plupart des herbacées pérennes et des plantes ligneuses. Chez les plantes monocarpiques, il est établi que la sénescence est le résultat d’un épuisement consécutif à la reproduction, la plus grande partie des ressources se trouvant dans la plante étant été exportée dans les graines et les fruits. [...]" (S.Guthier,2006, Laval) Donc en aucun cas les feuilles n'entrent en compétition avec la floraison. Pour bien dégager les bourgeons, il est préférable de pratiquer un bon palissage et un 'tricotage' [croisement] régulier des feuilles. Il n'y a que lorsqu'elles se trouvent en dehors de la pénétration lumineuse utile et commencent à dépérir, ou lorsqu'elles viennent à former un amas dense, qu'il est possible d'en éliminer quelques-unes dans le but d'améliorer la circulation de l'air autour des plants essentiellement. Pour ne récolter que des buds bien développés en fin de floraison, il convient d'éliminer les inflorescences naissantes, communément appelées les 'gourmands', situés à une certaine distance de la lampe. En effet, à mesure que l'on s'éloigne de la lampe, l'intensité lumineuse décroit et le potentiel de croissance de certains bourgeons devient vite négligeable. |La lumière horticole |Quelle distance lampe-plantes? |Quand passer en floraison ? La distance est à apprécier selon le type d'éclairage, dispositif cooltube... le rapport de 3x est un grand maximum! > laisser plus d distance ne sert vraiment à rien ! ^^ Il est totalement inutile de cultiver des plants d'un mètre sous éclairage artificiel. L'idéal est d'user des techniques de pinçage et de palissage afin que la taille des plants n'excède jamais de beaucoup la distance/lampe optimale : 250w > 30/40cm de plants 400w > 50/60cm de plants 600w > 70/80cm de plants 1000w > 110/120cm de plants _________________________________ AVANT - APRES : Bouture ayant subi un 'supercropping' en tout début de croissance. 60J dont la plus grande partie sur un balcon En In ou en Out, cette petite taille permet d'optimiser la floraison sur les parties plus susceptibles de fournir un bon produit. ________________________________ Même bouture : résultat d'une seconde taille effectuée sur l'un des 4 apex au 30ème jour de croissance. ________________________________ Autre exemple : Les ramifications sont taillées sous la canopée, les feuilles sont conservées. ________________________________ v/c Dad-
  4. 8 points
    Salut la commu', Suite à mon récent déménagement -et surtout ma nouvelle cohabitation avec ma chère et tendre, j'ai eu de sa part la permission de me remonter un placo, à la condition expresse qu'il soit DISCRET. Pour ceux qui ne maîtriseraient pas bien les subtilités de la langue féminine, "discret" sous-entend : - visuellement neutre -mais surtout joli (et assorti au reste de l'intérieur) ; - silencieux !! - ne dégageant aucune odeur. Et quand elles disent "aucune", c'est rien, nada, pas une effluve.... Alors "avant" : j'étais tranquille ; placo dans la cuisine, séparée du reste de mon modeste studio par une porte et surtout avec une fenêtre ouverte H24, à moins d'un mètre du placard... Je me suis donc un peu pris la tête sur ce projet mais suis assez fier du résultat ; d'autant qu'il a été complètement validé par madame, qui, rentrée du boulot le soir où j'ai fini la construction, m'a dit : "ha bon, ça tourne, là ? T'es sûr ?". J'ai envie de dire : tous les collègues cultivateurs, ayant galéré à convaincre leur moitié de l'éventualité de faire pousser chez eux, sauront que cette phrase : ça vaut de l'or ! Bon, vu que j'avais un timing assez limité pour la construction, j'ai pas forcément pris de photos de toutes les étapes mais j'avais envie de partager avec vous le "produit fini" ; je me disais que ça pourrait toujours donner des idées à certains d'entre vous -voire des arguments pour convaincre votre dulcinée. Donc à la base, il s'agissait d'un espace déjà existant de 100cms de large x 60 de profondeur ; un renfoncement dans le couloir menant à la chambre, genre placard mais sans portes. J'y ai calé une box en toile de 60X60X160 et fabriqué la structure autour à l'aide de tasseaux. "Pourquoi une box en toile dans un placo en bois ?" me demanderez-vous ?!? Et je vous répondrais avec une base élémentaire de l'isolation phonique (et thermique) : le principe est d'enfermer un maximum de couches d'air au sein de couches en dur. C'est ce qu'on appelle "la boîte dans la boîte", procédé bien connu des ingénieurs-son en studio d'enregistrement, où la cabine est une pièce vitrée elle-même enfermée dans une autre pièce, séparée de la console de mixage où l'ingénieur se trouve. C'est également le principe du double-vitrage... Donc, niveau discrétion visuelle, ça donne ça : Ouais, c'est jamais qu'un pauvre rideau MAIS de la même couleur que les murs. Camouflage level : over 9000 (les vrais savent !) Une fois le rideau tiré, on tombe là-dessus : Un placard en sapin, tout ce qu'il y a de plus normal, surtout quand on habite en montagne et que le reste du mobilier est à l'avenant... Voyons à présent l'intérieur de ce placo : On voit donc la box en toile, bordée à gauche par la "gaine technique" : MAJ du 08 mars 2015, un beau tableau tout propre, avec interrupteurs horaire modulaires, prise dédiées et contacteur de puissance pour le ballast : On notera d'ailleurs la présence d'un premier extincteur automatique, sécurité oblige Et ajout de deux ventilos 12VDC 9cms pour rafraichir la gaine technique ainsi que l'air introduit en croissance (08 mars 2015) : Les portes/parois ont été capitonnées en laine de verre : Puis recouvertes de bâche afin d'éviter la dispersion de fibres : ----------------------------------------------------------------------------------------------- Partie croissance : L'espace utile représente 62 x 45 cms x 60cms de haut : nickel pour 4-5 pieds-mères et une serre de bouturage. J'y ai placé un second extincteur automatique ; avec le bois et l'électricité, on est jamais trop prudents. Set-up : Capitonnage insonorisant en laine de verre sur les parois, recouvertes de mylar et bâche étanche au fond, avec bordures surélevées (important car gaine technique électrique juste en dessous !) Eclairage : 4 x spots LED multicolores de 36W (puissance faciale ; ~20W réels) + 2 spots LED 5.5W - 4000K 1 ventilateur 12 cms en brassage d'air ; Intra passive et extraction par ventilo PC 12 cms, alimenté par un transfo réglable de 4 à 12VDC. Illustrations : Capitonnage : Avec le revêtement réfléchissant (mylar) et l'éclairage : Le cube que l'on voit à droite est le caisson insonorisé de l'extracteur de floraison (détaillé un peu plus bas). Avec la paroi insonorisante en place : Gros plan sur les spots ; en mode "lumière réelle" : Puis avec une balance des blancs compensée : J'ai commandé ces spots directement chez le fabricant chinois et ai demandé une customisation, en remplaçant une partie des LEDS rouges et bleues par de l'orange et du jaune. Alors d'accord : on est encore loin du spectre optimal (pas de blanc ni de rouge lointain) et ce ne sont jamais que des LEDs Epistar "classiques" mais ça fait très bien le job (déjà une session cro avec et vous pouvez voir le résultat avec les plantes en flo juste en dessous) et très franchement, à 12€/pièce le spot customisé et livré en 3 semaines (sans casse) depuis la Chine, je pense m'en être pas trop mal sorti ! J'en ai pris 8 ; 4 pour la cro, 2 pour la flo et 2 en remplacement, ayant une confiance somme toute assez limitée dans la longévité des composants... mais peut-être aurais-je la bonne surprise de les voir tourner plusieurs années ! MAJ du 08 mars 2015 : ajout de deux spots LEDs 5.5W 4000K pour compléter le spectre : MAJ 08 mars 2015 : Les sessions croissance que j'avais faites jusque là s'étaient déroulées sans l'espace flo en marche ; maintenant que les 2 espaces tournent en même temps, j'ai (logiquement !) pu constater que sans renouvellement d'air actif, la chaleur était bien trop importante dans l'espace croissance. A vrai dire, je m'y attendais un peu mais je voulais quand même voir ce que ça donnerait en l'état... ... ba j'ai vu : c'est NUL ! Sans la flo en route, j'arrivais à maintenir 24/25°C avec ma circulation passive et un simple brassage d'air ; à présent, avec l'inertie de la flo et notamment la chauffe du ballast, je monte à 30, voire 31-32°C aux moments les plus chauds. J'ai donc pallié à ce souci, en ajoutant un ventilo 12cms 12VDC en extraction active : Ainsi que deux ventilos 12VDC - 9cms, pour rafraîchir la gaine technique et apporter de l'air frais en croissance : ----------------------------------------------------------------------------------------- Côté Floraison : Tente de culture "Florabox" 60 x 60 x 160 : pas le top du top mais suffisamment costaud, étanche et bien conçue avec nombreuses "chaussettes" pour extra, câbles, ... ; Eclairage : Lampes haute pression 250W (MH + HPS), alimentées par un ballast Lumatek dimmable + 2 spots LED "no name" 36W (en complément de spectre et compensation des zones d'ombre du cooltube) ; Cooltube customisé avec un réflecteur type "AAW" (imitation pas chère !) Ventilation : 1 extracteur Prima-Klima 2 vitesses (220/360 m3/h) et 2 brasseurs d'air 15cms (introduction d'air passive) ; Filtres à charbon : 1 x Canfilter 280m3/h en début de ligne + 1 Canlite 250m3/h en fin de ligne. L'extracteur a été insonorisé selon le même principe de "boîte dans la boîte" : à l'intérieur, les parois en agglo ont été doublées de Styrodur ; le ventilo suspendu avec des tendeurs élastiques (silent-blocks) et le caisson lui-même capitonné à la laine de verre, intérieur et extérieur : Les 3 fils blancs que l'on voit partent vers le tableau de commutation de vitesse homemade, couplé à un thermostat d'ambiance qui pilote un contacteur inverseur. L'extra tourne en petite vitesse si la température est inférieure à 27°C ; au-delà, la grande vitesse s'enclenche avec un hystéresis de 2K (retour en PV quand la température est redescendue de 2°C). Une fois le capitonnage intérieur en place : Le caisson repose sur des équerres fixées au mur et entourées de silent-blocks en mousse, pour casser les vibrations. Avec ça, même à plein vitesse : on entend RIEN, à part un très léger souffle en sortie d'extracteur. Ladite sortie traverse le "plafond" de l'espace croissance et vient souffler dans un petit espace de 15 cms de hauteur, à travers un second FAC qui casse l'effet de souffle et capte les éventuelles odeurs non filtrées par le premier FAC de la tente. Pour parfaire l'insonorisation et toujours dans l'optique de casser l'effet de souffle, les gaines sont insonorisées. Une photo pour illustrer (en croissance, donc FAC non raccordé) : Petites prise de vue sous lampe : Vous remarquerez la feutrine pour éviter d'encrasser le cooltube et la ligne d'extraction Aujourd'hui, le 22.02.2015 (6 semaines de 12/12) : ------------------------------------------------------------------------------------------------------- En conclusion : si la discrétion est un facteur important de votre installation, gardez ces points essentiels à l'esprit : - discrétion visuelle : choisissez des matériaux neutres et intégrés à votre espace de vie ; - discrétion sonore : utilisez le principe de la "boîte dans la boîte" ; calfeutrez, capitonnez, isolez au maximum pour supprimer les vibrations et l'effet de souffle de la ventilation ; utilisez des silent-blocks en caoutchouc/mousse pour les organes de ventilation ; privilégiez les longueurs de gaines droites, évitez les coudes au maximum et si coude obligatoire : ouvrez les angles (mieux valent 2 coudes à 45° qu'un coude à 90°) - discrétion olfactive : on ne le dira jamais assez : un filtre à charbon n'est pas une option, c'est indispensable. Même si vous habitez en maison individuelle et/ou sans voisins, vous ne saurez jamais par avance qui pourra venir frapper à votre porte ! Sans compter les "gens bien-pensants" qui pourraient éventuellement vous dénoncer après avoir senti l'odeur de la drooooogue .. Même si, outre votre culture, vous n'avez rien à vous reprocher : les bleus pourraient venir vous voir pour différentes raisons (enquête de voisinage, accident domestique ou routier, vous entendre parce que votre nom a été cité dans une enquête, etc....) et rappelons qu'une forte odeur de weed chez vous représente un flagrant délit, les autorisant à perquisitionner sur le champ ! Choisissez-en donc un de bonne facture -quitte à y mettre le prix ; toujours sur-dimensionné par-rapport au débit d'extraction et préférez l'introduction d'air passive, pour éviter les fuites d'odeurs par surpression de l'espace de culture. Voilà pour cette petite présentation de mon espace de culture ; en espérant avoir donné des idées aux collègues dans la même situation que moi, je vous souhaite à tous d'excellentes cultures... dans la discrétion et la sécurité ! Un JDC devrait arriver sous peu, histoire de montrer ce que l'on peut faire avec ce type de config' Cordialement, Phyl. PS: merci à Tomzik pour son rappel : la laine de verre est un matériau fibreux et relâchant des particules très fines. Elle est donc irritante et potentiellement allergène, voire cancérigène en cas d'exposition prolongée/chronique. Veillez à protéger vos voies respiratoires en la manipulant et à ne pas la laisser "telle-quelle" une fois posée mais recouvrez-la d'une couche protectrice (bâche, doublage en bois, ...). Soyez d'autant plus prudent si vous avez des enfants et/ou des animaux à la maison...
  5. 7 points
    WORK IN PROGRESS Histoire et généralité de l'ice o lator alias Nederhash. Présentation des sacs Full mesh, avantages inconvénient Normal, avantages inconvénient Méthode de brassage Manuel Mécanique Machine à laver Temps de brassage Extraction Nombre de passe Matière première Récolte Séchage Curring Pressage ou non Consommation 1. Histoire et généralité de l'ice o lator alias Nederhash. Apparu dans les années 90 en hollande, le Neder hash (Ice o lator étant un nom commercial) a pour but d'isoler les trichomes sécréteurs de résine présents sur les buds et les feuilles environnantes de la matière végétale à l'aide de l'eau et du froid. Les trichomes sont détachés par barattage dans de l'eau froide et de la glace, avant d'être récupérés à l'aide de sacs tamis. Le trichome se compose d'un ''pied'' ainsi qu'une ''boule'' a son extrémité, c'est dans cette boule que se retrouve tout les cannabinoides. L'iceolator est en faite un aglutinement de toute ces petite boules. (Crédit Xtremeride) Les cultivateurs utilisent principalement les "restes" issus de la phase de manucure pour la confection de leur bubblehasch, réduisant ainsi les pertes totales après récolte. D'autres totalement séduits par les différentes qualités du bubble y consacrent toute une récolte, "sacrifiant" la saveur des fleurs mûres à celle du bubblehasch fraichement pressé. Dans tous les cas, afin de vous assurer d'une qualité optimale, prenez soin de ne sélectionner que les parties végétales où la résine est présente, c'est à dire principalement les fleurs et les petites feuilles qui les entourent. Parfois quelques plus grandes feuilles qui ont profité de chutes de résine durant la culture peuvent être utilisées mais les autres feuilles sont à mettre à l'écart de celles que vous comptez employer. Plus vous serez méticuleux sur la sélection de la matière végétale, plus votre produit fini sera isolé des impuretés et chargé en cannabinoïdes. Cela varie suivant la méthode choisie, et suivant la qualité des plantes mais en se basant sur l'utilisation de restes de récolte (feuilles et petites buds), on estime pouvoir obtenir 10% en bubblehasch de la quantité de matière végétale utilisée. Lors de l'utilisation de buds avec des restes de manucure, l'estimation va jusqu'à plus de 30%, bien qu'il n'y ait pas de chiffres plus détaillés. Il va sans dire que les plantes dont on compte extraire la résine jouent un rôle majeur. Certaines variétés de cannabis sont connues pour leur grande production de trichomes et leur forte teneur en cannabinoïdes, ainsi que leurs arômes particuliers, qui font d'elles de très bonnes candidates à la confection de bubblehasch. Parmi elles, les variétés dites "blue" sont connues pour leur production de résine, leurs arômes spécifiques et la qualité du bubblehasch qui en est extrait. De nombreuses indicas, du fait de leur intense production de trichomes sont aussi de bonnes candidates pour faire du bubble, mais il n'y a pas de règle, une sativa peut très bien donner un bubble délicieux. Certains ont une préférence pour le bubble fait à partir de plantes cultivées OUTDOOR, il en va plus des goûts personnels de chacun, il ne tient donc qu'à vous de vous faire votre idée en essayant différents types de plantes. 2. Présentation des sacs La méthode la plus répandue pour la confection du bubblehasch est sans aucun doute celle des sacs tamis. Il s'agit de sacs en toile, dont le fond est composé d'un tamis de différents maillages que l'on dispose les uns au dessus des autres dans un seau rempli d'eau et de glace. On trouve différents kits dans le commerce allant de 2 sacs (1 nettoyeur / 1 récupérateur), à 6 ou 8 sacs, permettant la récupération et l'isolement des trichomes de différentes tailles, ainsi que le contrôle de la qualité. Le maillage des sacs est généralement le suivant : 220mc = "sac de travail" ou "sac nettoyeur" 190mc 160mc 120mc 73mc 45mc 38mc 25mc On trouve bien évidemment les sacs intermédiaires à l'unité afin de pouvoir choisir ces différentes qualité de bubble, ou de confectionner son kit idéal. 2.1. Full mesh, avantages inconvénient Les sacs Full mesh sont des sacs entièrement constitués de toile filtrante. Ils facilitent l’écoulement mais demande un peu plus d'entretien 2.2. Sacs Normaux, avantages inconvénient Les sacs normaux eux, ont un corps en toile imperméable et le fond en toile filtrante, l’écoulement est plus long mais l'entretien est facilité du fait que seule le fond est à entretenir. 3. Méthode de brassage Pour que la séparation s’opère, il faut que le mélange matière+eau+glace soit brassé, mélangé afin que l'eau entraine les trichomes dans le tamis des sacs. 3.1. Manuel Un brassage lent, léger avec un outil à main (spatule, cuillère en bois etc) 3.2. Mécanique Mélangeur à peinture, batteur électrique etc 3.3. Machine à laver Il s'agit simplement de mini-machines à laver de camping de la taille d'une grosse friteuse, destinées à recevoir un sac nettoyeur rempli de matière végétale afin de la laver de ces trichomes. On y ajoute eau et glaçons et la machine se charge des phases de barattage, parfois contraignantes. On dispose ensuite d'une vidange par laquelle on laisse s'écouler l'eau contenant les trichomes dans un seau préparé à l'avance et contenant les sacs tamis. Il ne nous reste plus ensuite qu'à relever les sacs tamis comme précédemment expliqué et à récupérer la résine au fond de chacun d'eux. Déclinés dans toutes les tailles, on trouve même des sacs nettoyeurs (ou sac de travail) prévus pour une machine à laver classique avec un tambour de 3/4kg, dans l'éventualité d'une grande quantité de matière végétale à laver... L'attrait principal étant que la machine se charge du barattage, nous n'avons plus qu'à récupérer la résine dans les tamis. 3.4. Temps de brassage Le temps de brassage en manuel ( spatule ou fouet) , en y allant doucement, des passes de 5 min sont suffisant, laisser un temps de repos, puis récolter. ( à répéter autant de fois que possible jusqu'a l'apparition de contaminants/matière végétal) Le temps de brassage au batteur électrique ou autre outil de ce genre devrais être plus court comme c'est un brassage un peu plus violent, suivie d'un temps de repos avec la récolte ( à répéter autant de fois que possible jusqu'a l'apparition de contaminant/matières végétal) Le temps de brassage en machine peu commencer à 15s et augmenter progressivement jusqu'a l'apparition de contaminant/matières végétales. Toujours aussi observer un temps de repos avant la récolte. 4. Extraction 4.1. Nombre de passe Le nombre de passe influe énormément sur la qualité du produit fini, comme le temps de brassage. Augmenter le nombre de passe revient indirectement a augmenter le temps de brassage et donc a augmenter les polluants (morceaux de feuilles, tiges de trichomes etc) 4.2. Matière première La matière première est très importante pour avoir une bonne qualité, on peu partir de matières sèche ( manucure, petite bud, ou plante complète), conservé dans le congélateur afin de figer les terpènes et d'aider a décrocher les trichomes, ou alors on peu partir de matière fraiche congelé ( plante coupé et mise directement dans le congélateur sans passé par la case séchage), le résultat sera extraordinaire pour autant que la plante sois de qualité, cependant le rendement sera moindre qu'avec de la matière sèche, c'est à prendre en considération. 5. Récolte Vous devez relever votre premier sac tamis, doucement afin de laisser s'écouler l'eau dans le contenant qui se trouve en dessous. Une fois presque vide, saisissez la partie tamis du sac à l'aide de plusieurs carrés d’essuie-tout empilés afin d'en retirer l’excès d'eau restant. 220u 120u 70u 25u Faites attention durant cette phase, ne pressez pas trop la résine dans le tamis, serrez fermement sans écraser. Le but étant simplement de rassembler les cristaux pour faciliter leur extraction du tamis. A ce moment, vous pouvez tendre le tamis avec vos doigts ou tendre le tamis sur un bol pour pouvoir racler la résine plus facilement. Placez ensuite le contenu sur le carton ou sur le support qui lui est destiné. Dans le cas d'un kit multi-bags, vous n'avez plus qu'à renouveler les étapes de relevé de sac, d'égouttage, assemblage et récolte des cristaux. Photo macro x2 x10 6. Séchage Vous devez égoutter la boulette qui s'est formée de façon à faciliter le séchage et à éviter la moisissure, qui se répand très vite avec la résine. Une carte d'identité ou autre font très bien l'affaire, presser la boulette au travers d'une passoire métallique peut bien fonctionner aussi. Il s'agit ici de l’étaler le plus possible afin qu'elle sèche rapidement et uniformément. 7. Curring La question de la maturation du bubble est souvent posée. On connait son pouvoir sur le goût et les effets de la résine extraite à sec à l'aide de tamis ou avec un pollinator. Il semblerait que le bubble s'améliore lui aussi gustativement et psycho-activement après une phase de curing, qu'il soit conservé sous forme pressée ou non. Le bubblehasch étant consommable dès qu'il est sec, cela ne tient qu'à vous de le laisser mûrir... Ce que je conseille vivement pour les appréciateurs de hasch goûteux. 7.1. Pressage ou non Que vous employiez des kits de sacs simples, ou des "wash machine", vous vous retrouverez avec de la résine en "poudre", ou en grosses miettes après la phase de séchage. A ce moment, deux choix s'ouvrent à vous, presser ou non votre bubblehasch ? A l'état non pressé, votre bubblehasch se consumera en une effusion de bulles, c'est à l'état pressé que se révèlent pleinement les arômes et effets qu'il contient. Le presser et le chauffer légèrement, comme cela se fait parfaitement entres ces mains ou à l'aide d'une presse et d'une source de chaleur ( bouteille en verre avec eau chaude) permet d'activer des cannabinoïdes non actif à l'état brut. Votre bubblehash prendra à ce moment une teinte plus sombre, du fait des huiles et cannabinoïdes qui sont libérés et qui se mélangent durant le pressage. Chacun au gré des expériences trouvera la méthode la plus apte à produire un bubblehash convenant à ses préférences. Exemple de pressage de 70U Exemple de pressage de 25u 8. Consommation Si vous vous êtes bien débrouillés, vous devriez vous retrouvez avec un produit final de grande qualité, lavé de toutes impuretés, et ne contenant pour grande part que des cannabinoïdes prêts à se consumer pour votre plus grand plaisir. Les taux de THC que contient le bubblehash sont très élevés, ils avoisinent généralement les 30/40%, et peuvent atteindre 50/75% dans des conditions optimales. Autant dire que les effets sont intenses, tout autant que les arômes qui se dégagent du bubble se consumant sur la grille d'une pipe, dans une douille, ou dans un joint. On dit qu'on retrouve souvent certains arômes de la plante dont il est extrait dans le bubble frais, et que ces arômes s'estompent avec le temps pour laisser place à des effluves plus proches du hasch, tout en gardant le caractère spécial du bubble. Le choix d'un curring peut donc se révéler intéressant. Il ne vous reste plus qu'à apprécier les différentes qualités de votre produit fini, que vous avez obtenu, comme toute bonne chose, par mérite. Ce mérite correspond au temps de culture des plantes, et à la patience d'accumuler assez de trims pour faire un run digne de ce nom Exemple de live bubble hash Bubble Hash chauffé au briquet
  6. 6 points
    La Taille Introduction Le but de cette technique est de faire partir la plante sur deux têtes au lieu d'une, pour cela il suffit de couper la tête principale de la plante. 1. Explication: Utilisez des ciseaux, un couteau, ou un cutter pour couper la pousse au milieu d'une internode (la mi-distance entre la pousse croissante et la paire de feuilles suivante en-dessous). Ne taillez pas les plantes avant qu'elles n'aient au moins trois paires de feuilles autrement vous retarderez leur développement. Tailler la pousse du haut encourage les pousses latérales (les branches de côté) à se développer. Donc en coupant la tête principale, cela favorise le développement des branches secondaires, ce qui fait qu'au lieu d'avoir une tête on en obtient deux voir plus. Cette technique peut théoriquement être répétée à l'infini (même si c'est long lol) pour obtenir 4 têtes puis 8 puis 16 etc... Le résultat est que la récolte se développe avec une couche volumineuse de têtes à récolter plutôt qu'avec quelques sommets simples donc augmentation du rendement. (note de la team : voir le guide sur main-lining) Les cultivateurs d'intérieur préfèrent généralement ne pas tailler leurs sommets de plantes parce qu'ils veulent remplir l'espace avec autant de plantes que possible. Taillez le sommet d'une plante seulement si elle dépasse nettement toute les autres plantes. Ou taillez les sommets si vous avez juste quelques plantes et voulez remplir l'espace horizontal. Ne taillez pas les pousses du sommet à maintes reprises. Si vous le faites, vous finirez avec des plantes avec de nombreuses pousses florissantes minces qui sont difficiles à manucurer et ont une petite substance ou un petit poids. Là où beaucoup de cultivateurs se trompent, c'est en taillant trop souvent ou trop tôt dans la croissance. Si vous taillez trop souvent, en coupant à maintes reprises les pousses les plus robustes, vous récolterez quelques grandes têtes, voire aucune. Tailler trop tôt dans la croissance, pendant les deux premières semaines, et avant que des pousses latérales se soient développées, retarde le développement de la plante jusqu'à ce que de nouvelles feuilles se forment et qu'une croissance rapide reprenne. Attendez jusqu'à ce que la plante ait environ 1 mois avant de couper son sommet. Voila pour la théorie... 2. En pratique: Voici une plante de ma première culture : C'est une nirvana spécial qui pousse sous ampoules économiques. Voici l'endroit ou je vais tailler (la flèche rouge) : La plante après la taille : Puis la même plante une semaine après la taille : On constate parfaitement que les branches secondaires se sont bien développées, ici j'ai eu pas mal de chance car j'ai 3 branches secondaires qui ont été boostées donc trois têtes ! Voici une plante de ma deuxième culture qui a également été taillée : Du dessus : Auteur : TheDude Date : 10-17-2004 v/c Dad-
  7. 5 points
    1 - Qu'est-ce que le "blumat" ? Le "Blumat" est un système d'irrigation automatique fonctionnant sans pompe à eau ni « électricité. » (Sauf si engraissage via le système, pompe de brassage obligatoire.) Bien qu'employé majoritairement par les cultivateurs durant leurs absences, il se révélera tout aussi efficace tout au long de l'année. 2 - "Blumat", une même marque, deux systèmes. Cet irrigateur est décliné en deux versions: -La version simplifiée tout d'abord. Je ne m'attarderai pas trop sur celui-ci; en effet, ce système arrosant en permanence le substrat, il n'est par conséquent pas trop conseillé pour notre plante favorite. Son fonctionnement est simple : L'eau remonte par capillarité le long du tuyaux et humidifie la terre à travers la carotte par le pouvoir de succion naturel du terreau. -La version "Tropf": C'est la version qui nous intéresse ! Par un fonctionnement plus complexe, il empêche tout risque de sûr/sous arrosage (à condition de bien le régler, (cf chapitre 4.) Il existe quatre types de carottes. 1 : Tropf-Blumat bonzaï, idéal pour les plants mère. 2 : Tropf-Blumat « classique », idéal pout des pots allant jusqu’à 6-7L. 3 : Tropf-Blumat MAXI, idéal pour des pots supérieur à 6-7L (cf images bas de page) 3-Le montage (IMPORTANT !! vous devez avoir préalablement préparé vos carottes (cf chapitre 4) ? Il faut savoir que le "blumat" peut être relié soit sur un réservoir placé en hauteur, soit sur un robinet directement en prenant soin d'utiliser un réducteur de pression, comme ici : Sachez que le système le plus fiable, reste le réservoir, à vos risques et péril donc. Si vous optez pour le réservoir, et afin d'obtenir une pression suffisante, sachez que celui-ci doit être placé à une hauteur minimale de 50 cm au-dessus du niveau des pots pour 5 m de tuyau, 1m pour 10m, etc... Ensuite, une fois l'emplacement de votre réservoir déterminé, vous devrez mettre en place le circuit de tubage. Percez le réservoir avec un foret de diamètre 11 à l’aide d’une visseuse ou perceuse et mettez en place le raccord livré à cet effet : Je vous conseille de faire un « anti bulle d’air » à l’aide d’un « T » et d’un bout de tuyau, il sera placé après le raccord du réservoir et devra être plus haut que celui-ci : Raccordez-y et faites descendre une première longueur de tuyau (...) (...) jusqu’au premier de vos pots et raccordez la première carotte. Raccordez une autre longueur de tuyau jusqu'au deuxième pot et raccordez la deuxième carotte. Etc, etc... Le schéma de montage : Pour terminer le circuit, surtout utilisez bien « T » de "fin de course" ! 4 -Comment fonctionne le "blumat" comment préparer ces carottes et comment se règle-t-il ? (Ça fait beaucoup de trucs, mais je vais essayer de faire simple ^^) Pour comprendre, avant toutes choses, vous devez savoir que la terre et la carotte en céramique ont tous deux un pouvoir absorbant naturel. Mais, à présent, si vous le voulez bien, rentrons dans le vif du sujet ! Tout d'abord, voici à quoi ressemble la carotte : (Comme vous le constatez, il y a sur cette version un petit tube en caoutchouc. C'est par celui-ci que le "goute à goute" se fera.) Bien, dévissons la carotte ! : Vous le voyez, la céramique est creuse. Puis, observons l'intérieur de la "tête" à présent (Vous avez ici une membrane destinée à ouvrir ou fermer l'arrivée d'eau.): La membrane en vue de coupe : Bon, c'est bien joli tout ça, mais ça ne m'explique pas comment ça marche !! Tranquille, j'y viens ! Alors, en premier lieu, il vous faudra remplir les carottes d'eau puis les laisser tremper durant toute une nuit dans l'eau pour bien les imbiber. Dans votre substrat bien arrosé au préalable (c'est très important !!) vous n'aurez plus qu'à planter la carotte jusqu'à la "tête", comme ici : Avant la mise en eau du système, veillez à fermer les robinets de toutes les carottes. Un premier réglage s'impose... Ouvrez le robinet situé sur la tête de votre premières carotte dans le sens inverse des aiguilles d'une montre et faites couler l'eau : Refermez le robinet tout doucement (dans le sens des aiguilles d’une montre cette fois^^) jusqu'à ce qu'une goutte d'eau reste en suspension aux tuyaux; Comme ça : Resserrez à nouveau de 0 à 3 repères supplémentaires le robinet : Faites de même pour le restes des carottes, 1ère, 2ème, etc... Vous y êtes ! Hein ? Vous ne savez toujours pas comment ça fonctionne !?? Ah oui, pardon ! J'explique ! A présent, que va-t-il se passer ? Eh bien, au fur et à mesure que la terre s'assèche, son pouvoir absorbant va "vider" l'intérieur de la carotte en "buvant" son eau. Ce qui aura pour conséquence d'ouvrir la fameuse membrane de la tête. L'eau peut alors s'écouler en "goutte à goutte" à travers le tuyau. Au bout d'un certain temps, quand le terreau redeviendra humide, c'est l'opération inverse qui va se produire ! En d'autres termes, c'est la céramique qui va "pomper" l'humidité de la terre. La carotte se remplit à nouveau et le clapet se referme empêchant ainsi l'eau de s'écouler ! Etc, etc !!! C'est pas con non ??!! Pour le réglage de la vis de tête, tout dépend du substrat utilisé et du volume des pots : A titre d’exemple, en coco je ferme uniquement d’un demi-cran, et en terre je fermais d’un cran et demi en pot de 11L 3 crans, si vous partez en vacances, vous voulez jouer l’économie et la survie des plantes 2 crans, vous souhaitez un arrosage régulier sans soucis d’économie d'eau etc 1 cran et moins, à réserver pour la coco. Vérifiez régulièrement l'état de vos plantes et de votre substrat durant les quinze premiers jours et affinez au besoin ) 5- Et comment j'engraisse moi alors maintenant hein ?? : En terre. -Vous pouvez choisir la solution de la simplicité, avec un amendement organique. (cf topic organique) - manuellement en engraissage liquide (minéral, organo-minéral, organique) mais là, on perd une partie de son utilité. -en engraissant via le système, avec des engrais minéraux ,il faudra donc rajouté une petite pompe de brassage dans le bac. Mais, comment je fais pour engraisser une fois sur deux, ou deux fois sur 3 ? Eh bien, vous faite la préparation du bac avec eau+engrais, et tous les 7 jours, vous allez « vidanger » le bac (pas plus bas que le raccord réservoir) et vous allez mettre uniquement de l’eau et ce, pendant trois ou quatre jours, et ainsi de suite. En 2ème option, vous pouvais engraisser en continue, à faible dose, mais je conseil la première. En coco -Vous pouvez choisir la solution de la simplicité, avec un amendement organique. (cf topic organique) -En engraissant via le système, avec des engrais minéral ,il faudra donc rajouté une petite pompe de brassage dans le bac. (FTW) Si engraissage manuel : Vous l'avez compris : plus la terre est humide, moins le "goutte à goutte" fonctionne. Donc, si vous arrosez à la main -et avec l'humidité que vous apportez à la terre par la même occasion- le système ne se déclenchera pas, et par conséquent, vous ne courrez aucuns risques de sur-arrosage 6-Choix du bac et de son support. Il vous faudra choisir votre réservoir en conséquence de votre espace de culture et du nombre de plantes.(De préférence opaques et avec un couvercle mais il faut quand même un peu d’air, sinon votre bac risquerai d’être sous pression !) A titre d’information, je dispose d’une malle de rangement de 60L, avec 8 plantes, je tiens environ 8 jours, suivant le stade de culture. Il vous faudra un contenant relativement costaud, pour éviter tout risque d’inondation. Le support, reste un choix à ne pas négliger non plus, il vous faudra une étagère, (ou meuble) qui supportera son poids. Si vous utiliser une étagère, je vous conseille de la fixer à votre placard de cultures, si il est en dure. Sinon, fixer là au mur, 2 trou c’est plus facile et rapide à boucher qu’une inondation, et tout ce qui peut en suivre. Dernières petites astuces : Nettoyez vos carottes après chaque session avec une petite brosse à dent. Faites en sorte que le réservoir n'arrive jamais à la fin ou vous auriez à recommencer tous les réglages ! Après chaque session, passer un coup d’eau chaude dans le circuit, ça va permettre de bien le nettoyer. Vous pouvez laver votre système au vinaigre blanc entre chaque session (tuyaux, raccord, bac, carottes), surtout si de l’engrais passe dedans et si votre eau est calcaire. Pour les utilisateurs d’air pots, et pots géotextile, ne pas mettre la carotte trop proche du bord, car ça a tendance à sécher bien plus vite sur les bords. Si vous souhaiter un arrosage optimal et homogène, je vous conseille de rajouter des goutteurs, comme ceci : -Le guide d'installation des goutteurs: Photo illustrant la différence de taille entre la carotte classique et la maxi : Modèle Bonsaï : Avantages du système tropf blumat : -Fini la corvée d' arrosage. -Le ph et l'ec de la soupe reste stable -Un arrosage bien géré -Vous pouvez vous absentez pendant plusieurs jours. ... Inconvénients: -Déplacement des pots limité ... Petites "perles" du DIY : Tout d'abord, la rallonge a blumat: Alors ici il s'agit d'un blumat tropf classique auquel le gars a coupé la tête pas de vis. Il a ensuite collé un tuyau avec la colle pvc dans le blumat et a l'autre extrémité il a refixé le pas de vis précédemment coupé. Ici nous arrivons sur du grand arts d’ingéniosité, nous avons tous butés a un moment ou un autre sur comment utiliser mon blumat tropf prévu pour des pots de 6/7 l max dans un pot de 50/60l et plus? Et bien lui il a la réponse ! Le site officiel Consulter le mode d'emploi original Quelques vidéos pour compléter... @plus la communauté Par Apo & Boubou 2011 Publication originale de Nacsx
  8. 4 points
    Salut ! [...] Je vois que certaines personnes trouvent que le vapo ne les comble pas au niveau de la défonce, mais est-ce que vous l'utiliser correctement ? J'entends par là qu'il y a quelques points importants à connaître afin d'avoir une vaporisation efficace. Tout d'abord une règle que j'ai apprise sur FuckCombustion.com (FC) et qui est prouvée (par l'expérience et les feedback) : Toute vapeur visible expirée est vapeur perdue ! En effet, la vapeur est composée des molécules actives (thc/cbd/cbn et pleins d'autres), si vous voyez cette vapeur lorsque vous recracher votre latte, c'est du thc qui s'envole dans les airs et donc de la "défonce" perdue ! Donc tout ceux qui sont heureux de voir des énormes nuages de vapeur lorsqu'ils expirent leur lattes font fausse route ! Certes ça peut jouer sur le mentale des anciens fumeurs " tiens ça me fait penser au gros pète c'est cool ", mais en faisant cela ils perdent du potentiel sur leur bowl et ainsi consomment plus de matière ! [...] De plus la vapeur peut être assez difficilement absorbée par vos poumons, cela peut nécessiter un entrainement. Par exemple si vous avez du mal à ne pas voir cette vapeur lors de l'expiration, prenez des plus petites inspirations! Voici une méthode pour une latte non gâchée : NOTA DE LA TEAM - précaution à prendre - TECHNIQUE ALTERNATIVE - par @mouly974 suite à un pneumothorax Le fait de mélanger l'air avec la vapeur améliore l'assimilation des molécules par les poumons. Plus vous aller pratiquer cette méthode, plus vous pourrez inspirer de vapeur, plus vos poumons s'habitueront à adsorber de mieux en mieux cette vapeur, et meilleur sera l'assimilation, c-a-d que vous aurez moins besoin de retenir votre respiration. Et donc vous sentirez les bon gros effet d'une vaporisation réussie. Eviter de retenir votre respiration une seule fois pendant 30sec et de tout expirer ensuite (ce que certains font sur FC). Cela reviendra au même que plusieurs expirations avec prises d'air mais vous priverez d' O2 votre cerveau pendant ce temps ce qui n'est pas très bon. L'utilisation d'un bang (ou chiller/bubbler) permet d'adoucir la vapeur et donc d'en prendre plus sans assécher votre gorge. C'est assez pratique et ça rassure les tapeurs de douille d'avoir un compagnon qu'on connait : on tire et on enlève le doigt du trou pour prendre de l'air frai. De plus, ça permet de voir la densité de la vapeur inspiré en collant à la paroi un laser ou une lampe de poche, ainsi on connait à l'avance la puissance de la latte Un point très important (que j'avais oublier de mentionner ) : la préparation de votre herbe avant vaporisation L'herbe doit être grinder le plus finement possible. [...] Perso j'utilise le petit grinder de ma MLFB qui grinde vraiment parfaitement l'herbe. Seul inconvénient : il est trop petit et les pré-grindage deviennent assez longs lol. Il faut aussi que votre herbe soit légèrement sèche. Ces 2 paramètres favorisent la vaporisation et permet d'avoir des lattes bien dense en vapeur. [...] Aller courage, jetez vos briquets et vos slim ! et stopper la combustion ! [....] @buveur2lait post original issu du thread initial nota bene by boog , suite mise en forme pour passage en guide miniature les liens originaux vers différents threads extérieurs au forum proposés par l'auteur n'étant plus valides à ce jour , ils ont donc été retirés de ce mini guide la 2nde partie du thread sur la récupération de l'huile formée par condensation dans la verrerie est quant à elle sujette à débat au sein de la communauté (concentration de goudrons) mais le sujet existe sur le forum ainsi que pour l'utilisation du zaptar , en conséquence cette partie est donc également retirée
  9. 4 points
    Introduction La germination est la toute première étape d'une culture à partir de graine, elle ne se produit que si les conditions extérieures (humidité, température, oxygène) sont favorables ; de même que les facteurs internes (maturité, viabilité, dormance). 1. Sélection des graines En cas de production «artisanale» sélectionnez les graines les plus fermes et les plus foncées ; il peut ensuite être nécessaire de «lever la dormance» (voir paragraphe suivant). Les graines provenant du commerce sont elles censées être parfaitement viables, et ne nécessitent pas de levée de dormance. 2. La Dormance 2.1. Définition La dormance est un mécanisme biologique de protection des végétaux qui, initialement à l'état sauvage, a pour but d'empêcher la graine de germer durant la saison hivernale et par conséquent de mourir du fait des conditions climatiques difficiles en hiver. 2.2. En pratique Pour «lever la dormance», il est nécessaire de faire subir aux graines des alternances de températures : 5 jours au sec dans l'obscurité, 3 jours au frigo 3 jours au congélateur 5 jours au sec et dans le noir. La «levée» de la dormance peut également se faire sous l'effet de substances chimiques telles les gibbérellines. Il faut cependant noter que la levée de dormance n'est pas obligatoire, il m'est déjà arrivé de faire germer directement, et sans le moindre problème, des graines issues de cross persos. Il semblerait en fait que la levée de dormance ne soit pas nécessaire si les graines sont bien parvenues à maturité, en revanche cela peut-être utile dans le cas de vieilles graines. Ainsi, si vous ne parvenez pas à faire germer vos graines, pensez à lever la dormance. 3. Les étapes de la germination La graine de cannabis germe selon un processus composé de différents stades clairement déterminés : 3.1. La réhydratation /!\Cette méthode est déconseillée par beaucoup de breeder/!\ La première phase de la germination est la réhydratation ; placez les graines dans un verre d'eau tiède, à température ambiante, durant 12 heures. Dans un premier temps les graines vont flotter, attention cela ne signifie en aucun cas qu'elles ne sont pas valables. Une graine coule tout simplement lorsqu'elle est réhydratée ; si les graines ont été bien conservées (au sec) elles flotteront auparavant, une fois réhydratées, donc plus lourdes, elles couleront. Parfois au terme de ces 12 heures certaines graines se sont déjà ouvertes. /!\Cette méthode est déconseillée par beaucoup de breeder/!\ 3.2. Apparition du germe Placer les graines entre deux bouts de "sopalin" humides mais pas détrempés ! Placez le tout entre deux assiettes, à température ambiante, environ 22-23°C. 12 à 48h plus tard, les graines sont bien ouvertes, avec un germe de quelques millimètres à 1 ou 2 cm. A noter : Certaines graines peuvent mettre plus longtemps à germer, mais cela peut alors traduire un potentiel génétique faible. 3.3. Mise en terre Le germe est naturellement programmé pour effectuer un demi-tour ; ainsi si le germe ne dépasse qu'à peine mettez-le vers le haut, si au contraire il mesure déjà 2 cm ou plus mettez-le vers le bas. Puis, recouvrez de terreau sur quelques millimètres. A présent, veillez à arroser régulièrement avec de très petites quantités d'eau afin que la terre soit légèrement humide mais pas détrempée. Par ailleurs, il est également possible de mettre la graine directement en terre, toutefois cela risque d'être un peu plus long. 4. Illustration v/c Dad-
  10. 3 points
    Korean Natural Farming [ KNF ] Sommaire : - Intro : Traduction / Utilisation - Korean Natural Farming [ KNF ] - Histoire - Les Principes * Les micro-organismes efficaces : EM [ EM ] * micro-organismes indigènes bénéfiques : IMO [ IMO/BIM ] * Le cycle des éléments nutritifs dans le sol : * LesBactéries [ Bactéries Bénéfiques ]: * Les Mycorhizes [ Champignons Bénéfiques ]: * Les Nématodes : * Les étapes du développement des plantes : - Les Amendements et Fermentations * Jus de fruits fermentés [Fermented Fruit Juice : FFJ] : [FJ/FPJ-flo] * Jus de plante fermentée [Fermented Plant Juice : FPJ] : [FJ/FPJ-cro] * Acides aminés de poisson : [Fish Amino Acid : FAA] [Engrais Poisson] *Acide aminé de Kohol : * Maltose : * Nutriments à base de plantes orientales [Oriental Herbal Nutriments - OHN] * Le compost mixé fermenté : [ Fermented Mixed Compost - FMC] * Le son de riz / colza : * Lactobacilles [ Lactic Acid Bacteria : LAB ] [LAB] - Les Minéraux * Calcium soluble dans l'eau [ Water-Soluble Calcium : WSC ] * Le phosphate de calcium soluble dans l'eau : * l'acide phosphorique soluble dans l'eau : * Potassium soluble dans l'eau * L'eau de mer : * bio-char : * eau minérale bactérienne [ Bacterial Minéral Water - BMW ] - Le Sol * le recrutement de microorganisme (IMO1) : * BS / J nourriture (IMO2) : * Mill run de blé (IMO3) : * Sol (IMO4) : * mélange alternatif (IMO-A) - Applications * l'enrichissement des sols : * Engrais : * L'alimentation foliaire : * Semences / germination : * La croissance végétative : * La Floraison : * La Fructification : * Élevage * Compostage * La lutte antiparasitaire * Attractifs pour insectes * L'eau de savon (SoWa) et de l'eau de piment (HPW) Plop ! Je me suis amusé à traduire en majeur partie la page wikipedia du KNF . Non pas que ça me paraisse "la solution" ........ elle présente des "recettes organiques" que nous connaissons en partie grâce aux divers guides sur les FPJ , FFJ , Calphos ...etc...etc.. entre autres ..... Des recettes il y en a de toutes sortes .... "adaptées" aux 4 coins du globe . L'intérêt du KNF est de les présenter dans "une certaine logique" , un "certain environnement" ; les matériaux utilisés sont "locaux" et donc peut-être pas toujours aussi "pertinents" , "accessibles" chez nous . Mais il me semble par contre pertinent de pouvoir s'en servir , de pouvoir s'inspirer de "cette logique" , pour pouvoir améliorer , adapter les recettes et en trouver de nouvelles. En essayant de remplacer certains "produits" , certaines "matières" .... par des "équivalents locaux" Bref ... personnellement je trouve ça super intéressant ...... Retour Sommaire Korean Natural Farming [ KNF ] L'agriculture naturelle coréenne , Korean Natural Farming (KNF) tire profit des micro-organismes indigènes (IMO) (bactéries, champignons, nématodes et protozoaires) pour produire des sols fertiles qui donnent un rendement élevé sans l'utilisation d'herbicides ou de pesticides. Le résultat est l'amélioration de la santé des sols, l'amélioration de la "richesse" du sol, l'ameublissement et la structure, attirant un grand nombre de vers de terre. Le KNF permet également l'élevage de porc sans odeur et l'élevage de la volaille sans la nécessité de disposer d'effluents. Cette pratique est répandue dans plus de 30 pays, et est utilisé par les particuliers et les exploitations commerciales. * Histoire : Le chercheur coréen Han Kyu Cho a développé ces pratiques il y a plus de 40 ans, et à partir de 2014 a formé plus de 18.000 personnes à l'Institut Janong Farming naturel. Hoon Parc a KNF à Hawaï en provenance de Corée du Sud, où en tant que missionnaire, il a "labélisé" KNF des porcheries commerciales avec pratiquement aucune odeur. Recherche historique annexe : CHO Han Kyu , ou Dr CHO , introduit plus de rigueur dans l'agriculture naturelle, construit un système définissant des protocoles pour préparer et utiliser les différentes concoctions et la gestion du bétail. Il est né en 1935 dans une maison de ferme à Suwon qui est à 30 km au sud de Séoul avec 5 ha des terres cultivées. Après la fin des études (primaires) , il a travaillé à la ferme avec ses frères et sœurs et a eu de nombreuses expériences en utilisant des apports naturels. En 1960, il est allé au Japon pour étudier l'agriculture et il a rencontré trois enseignants au Japon: - Le premier gourou, Yamagishi Mizo: Il ne fut pas un théoricien; il était un agriculteur plein d'amour et de respect pour la vie. Il a mis les droits fondamentaux des poulets avant la productivité. Pour lui, l'esprit et l'esprit étaient plus important que la technologie et de gestion . Son enseignement a beaucoup d'implication sur la science moderne qui traite "la vie" seulement comme "matériau" et "à la machine" . - Le second gourou, Shibada Genshi: Dr Cho a visité la maison de M. Shibada en Octobre 1965. Il possédait une ferme ordinaire . Au centre du terrain il y avait une petite cabane où se trouvaient beaucoup de barils de cèdre japonais plein d'enzymes. Un des barils contenait des fèves vieilles de 10 ans. "Je ne pouvais croire mes yeux quand j'ai vu ces fèves germées. Mme Shibada m'a dit que parmi les arbres, le cèdre est le plus fort et parmi les fruits, la clématite est la plus forte. Grâce à Genshi Shibada, j'ai ouvert mes yeux sur le monde remarquable des enzymes et des micro-organismes ", écrit le Dr Cho. - Le troisième gourou, le troisième professeur était Oinoue Yasushi . "La logique simple sur modèle physiologique et comportemental des plantes m'a donné la sagesse pour voir les plantes avec une nouvelle perspective, et sa théorie du" Cycle Nutritive "m'a permis de parler avec les plantes», explique le Dr Cho. Nous comprenons mieux maintenant trois des principes fondamentaux de l'agriculture naturelle du Dr Cho: -Respect de la vie -Utilisation des micro-organismes -Théorie du cycle Nutritive Dr Cho a formé plus de 18.000 personnes à l'Institut Janong Farming naturel. Il était le conférencier sur NATURE ÉLEVAGE dans de nombreux pays tels que la Corée, le Japon, la Malaisie, la Thaïlande, le Vietnam, les Philippines, la Mongolie, la Tanzanie, le Congo, la Chine, etc. Il est maintenant âgé de 79 ans et il a reçu le prix présidentiel à trois reprises. En pleine forme! Retour Sommaire * Les principes : L'idée fondamentale du KNF est de renforcer les fonctions biologiques de tous les aspects de la croissance des plantes pour augmenter la productivité et la nutrition. Ainsi , la "biologie" réduit ou élimine la nécessité d'interventions chimiques, que ce soit pour protéger de la prédation ou de la concurrence avec d'autres plantes. Par exemple, le métabolisme des IMO produit des protéines complètes, alors que les insectes préfèrent des protéines incomplètes. KNF évite l'utilisation des déchets comme le fumier, ce qui réduit le risque de transfert d'agents pathogènes à partir des déchets de nouveau dans la chaîne de production alimentaire, bien que dans des sols très pauvres en azote , ajouter du fumier peut augmenter le rendement. Utiliser les nutriments contenus dans les semences Utilisez les micro-organismes autochtones (IMO) Maximiser le "potentiel inné " avec moins "d'intrants" Évitez les engrais commerciaux Éviter le labourage Aucune utilisation de déchets d'élevage * Les micro-organismes efficaces : EM [ EM ] KNF utilise des micro-organismes aérobies. La " technologie EM " , ainsi nommée "micro-organismes efficaces" utilisant principalement les organismes anaérobies . * micro-organismes indigènes bénéfiques : IMO [ IMO/BIM ] Le KNF utilise les IMO pour exploiter le plein potentiel de l'écosystème dans lequel les cultures sont cultivées. Les avantages potentiels comprennent les taux de matière organique du sol en décomposition, augmente la disponibilité des nutriments, le rendement des plantes sont améliorés, les micro-organismes pathogènes réduits et une augmentation des défenses des plantes . Les micro-organismes bénéfiques peuvent supprimer de manière significative l'activité d'agents pathogènes fongiques dans les cultures de cultivars Rhododendron modérément sensibles, mais les cultivars très sensibles peuvent en être d'autant lésés. Les IMO peuvent réduire les pertes de rendement initiaux lors de la transition de l'agriculture "conventionnelle" vers l'agriculture biologique, en accélérant la récupération des sols. Les sols épuisés par l'utilisation d'insecticides, fongicides et herbicides peuvent avoir réduit les microorganismes du sol. Une rhizosphère saine contient environ 7 millions de micro-organismes par hectare. Son rhizome contient diverses espèces et une concentration relativement faible de micro-organismes qui endommagent la vie des végétaux et d'une quantité relativement importante des sécrétions de plantes. Les "moisissures" en constituent 70-75%, les bactéries 20-25% et les petits animaux le reste. Les micro-organismes contiennent environ 70 kg de carbone et 11 kg d'azote, similaire à la quantité d'azote généralement appliqué sous forme d'engrais . * Le cycle des éléments nutritifs dans le sol : Les nutriments sont absorbés et déposés dans un cycle naturel le moins perturbé par l'intervention humaine. Quand les plantes sont en désintégration, le phosphore et l'azote "détritique" sont "rétribués" au sol. Les champignons du sol et les bactéries absorbent ces nutriments. Les champignons et les bactéries sont consommés par les nématodes qui ont une alimentation fongique et bactérienne . Ces nématodes sont à leur tour consommés par les nématodes prédateurs omnivores. A chaque étape, un peu d'azote inorganique et de phosphore sont retournés au sol et est absorbé par la plante. * LesBactéries [ Bactéries Bénéfiques ]: Il existe quatre types de bactéries communes dans le KNF , comprenant : des lactobacilles, des bactéries pourpres, Bacillus subtilis et des levures. * Les Mycorhizes [ Champignons Bénéfiques ]: Les mycorhizes sont des «racines champignon», une association mutualiste entre un champignon (Myco) tels que Aspergillus oryzae , et les racines des plantes (rhiza). Ceci permet d'obtenir une "interface" entre les plantes et le sol. Les champignons se développent dans les racines des cultures et à l'extérieur dans le sol, ce qui augmente le système racinaire plusieurs milliers de fois. Les champignons utilisent leurs enzymes pour convertir les nutriments du sol sous une forme que les cultures peuvent utiliser , en transformant les glucides des végétaux en amendements , et en séquestrant le carbone Des Kilomètres de mycorhizes peuvent être trouvés dans une seule once de sol. L' inoculation de mycorhizes dans le sol augmente l'accumulation de carbone dans le sol en déposant la glomaline, qui augmente la structure du sol en se liant à la matière organique des particules minérales. La glomaline donne au sol son ameublissement (texture), la flottabilité et la capacité d'absorption d'eau. Le biochar (charbon de bois) abrite des mycorhizes dans une myriade de petits trous. D'autres impacts des mycorhizes inclus une meilleure absorption de l'eau, les besoins en eau réduits (résistance à la sécheresse accrue), la résistance aux pathogènes accrue et dans l'ensemble une vigueur accrue de la plante. * Les Nématodes : Les nématodes , tel que le nématode réniforme " Rotylenchulus reniformis " , sont souvent considérés comme nuisibles à l'agriculture et sont une cible fréquente de pesticides. Toutefois, KNF affirme que 99% des nématodes sont bénéfiques et même consomment les nématodes parasites. Herbivores, fongivores, bactérivores et nématodes omnivores sont des "acteurs" importants dans le cycle des nutriments. Les diverses pratiques de "travail du sol " et d'autres" gestion des sols" affectent la variété et les populations de nématodes. Conserver le sol sans labour est bénéfique aux bactérivores et fongivores, mais l'indice de structure (SI) ne diffère pas entre les cultures de couverture et les champs en jachère. Une expérience simple, sans labour et "labour lège" a échouée à montrer une augmentation de la structure du réseau alimentaire du sol au bout de deux ans, mais l'a fait après six ans. Dans la serre, les engrais verts ont permis d' augmenter les populations omnivores et prédateurs. Un "labour léger" de crotalaria juncéa suivie par le paillage en surface du sol périodiquement avec des résidus de crotalaria juncéa améliore l'indice de structure (SI) au bout de 2 cycles de culture. * Les étapes du développement des plantes : KNF pose trois principales étapes de la croissance des plantes. Chaque étape nécessite un équilibre différent de nutriments. 1-La croissance végétative : Dans la phase de croissance, la plante étend ses racines, branches et feuillage. Le nutriment clé dans ce stade est l' l'azote. KNF préfère l'utilisation d'une préparation d'acides aminés de poisson pour cette phase . 2-Floraison / reproduction : Après que la plante ait atteint une taille suffisante, elle "détourne" son énergie dans la fabrication des fleurs pour attirer les pollinisateurs. Les nutriments clés dans cette étape sont le calcium et le phosphore. KNF préfère l'utilisation d'une préparation de jus de plante fermenté et d'autres amendements pour cette phase. 3-Fructification : Une fois la floraison terminée, la plante porte son attention à apporter ses fruits à pleine maturité. Le calcium améliore la taille et la douceur de la plante et son fruit. KNF préfère l'utilisation d'une préparation de coquilles d'oeuf pulvérisé avec du vinaigre de riz brun ( BRV ) , pour cette phase . Retour Sommaire *** Amendements : KNF utilise une variété d'amendements , soit pour améliorer directement la croissance des plantes ou pour améliorer la prolifération des IMO. Remarque: toutes les eaux dans un récipient ouvert pendant plusieurs jours vont permettre au chlore et a d'autres substances volatiles de s'échapper. Les amendements sont dilués 500-1000:1 . ** Les "Fermentations" : KNF fermente une variété de matériaux destinés à être utilisés dans des contextes différents. Les produits fermentés sont produits dans des récipients en verre ou en céramique (pas de métal ou de plastique) remplis à 2 / 3-3 / 4 de leur capacité et recouverts de papier ou de tissu poreux. Ils emploient le sucre brun ou jaggery (BS / J) comme agent de fermentation. KNF conseil de ne pas utiliser la mélasse, qui contient trop de "teneur en humidité". La fermentation a lieu dans un endroit frais et sombre et les résultats doivent être réfrigérés ou conservés dans un endroit frais. La température idéale pour la fermentation est 23-25 ° C (73-77 ° F). * Jus de fruits fermentés [Fermented Fruit Juice : FFJ] : [FJ/FPJ-flo] Les jus de fruits fermentés (FFJ) utilisent des jus de fruits cultivés localement avec une teneur relativement élevée en sucre, comme la banane, la papaye, la mangue, raisin, melon ou de pomme. Les FFJ à partir de raisins et / ou d'agrumes ne doivent être utilisés respectivement que sur les cultures de raisins ou d'agrumes. FFJ : fruits coupés en dés ou fruits en purée diluée 0,65: 1 avec de l'eau et 1: 1. BS / J, fermentée pendant 4-8 jours avec agitation périodique * Jus de plante fermentée [Fermented Plant Juice : FPJ] : [FJ/FPJ-cro] Les jus de plante fermentée (FPJ) fournissent "les matières" que les plantes ont réussies a produire pour une "ré-incorporation" dans d'autres plantes. FPJ : on utilise une seule espèce de mauvaise herbe qui fleurit dans / autour des champs qui sont en cours de culture ou les plantes pour y être cultivées, récoltées le matin après une journée sèche. Pourpier et Consoude ont prouvés être des choix efficaces. Des couches de plantes coupées en couches alternées de 2,5cm avec du BS / J (sucre brun / jaggery ) . Une pression doit être effectuée après chaque couche de façon appropriée pour minimiser la quantité d'air. Après 7-10 jours, le mélange est entièrement liquéfiée, tout ce qui reste de "solide" doit être retiré du mélange . Les FPJ ne sont pas utiles en présence de fortes précipitations et / ou des conditions d'azote élevées. * Acides aminés de poisson : [Fish Amino Acid : FAA] [Engrais Poisson] Les acides aminés de poisson (FAA) fournissent de l'azote pour améliorer la croissance précoce. Têtes de poisson, les viscères, les os, etc. (de préférence le thon ou d'autres poissons "dos bleu"), écrasés , la chaire et les os séparés sont fermentés avec une quantité égale de BS / J (sucre brun/jagger ), éventuellement additionnés de papaye verte en tranches. Deux à trois cuillères à café de IMO3 peuvent dissoudre toute la graisse qui se développe sur la surface. La couche supérieure est un mélange de BS / J, IMO4, OHN, minéral A et la paille de riz. La fermentation prend généralement 7-10 jours. *Acide aminé de Kohol : Les "Kohol acides aminés" (KAA) sont fabriqués à partir du Kohol ou "golden apple snail ( un escargot aquatique ravageur ! ). Pomacea canaliculata est un ravageur introduit dans les Philippines, qui prolifère dans les rizières et consomme les jeunes plants de riz. gestion de l'eau et la transplantation des plants de riz peuvent atténuer les effets. En raison de haute sa teneur en protéines (12%), Le Kohol peut être utilisé pour fabriquer une modification des cultures dénommé Kohol Amino Acid (KAA), comme une alternative à la FAA dans les régions intérieures qui n'ont pas accès au matériel de poissons abordables. Le Kohol doit être retiré de la rizière de toute façon. Les Kohol sont fermentés de la manière habituelle par dilution avec BS / J et de l'eau et en ajoutant IMO3, après l'ébullition pour tuer les animaux et les séparer de leurs coquilles. Fermentation prend 7-10 jours, après quoi les solides restants sont éliminés. Pendant le stockage, on rajoute du BS / J pour nourrir les IMO * Maltose : Le KNF maltose est fabriqué à partir d'orge germé (malt). Les pousses sont ensuite broyées et à plusieurs reprises trempées puis séparées de l'eau. Le malt remonte alors à la surface et est séparé de l'eau et fermenté . * Nutriments à base de plantes orientales [Oriental Herbal Nutriments - OHN] Les OHN ( nutriments à base de "plantes" orientales ) sont fermentés à base de : - gigas angelica séchées ( Angélique Rouge ) - écorce de cannelle - racine de réglisse ( Glycyrrhiza glabra ) - ail - gingembre. -Préparation et stockage : Tandis que chaque "plante" est fermenté séparément, les résultats sont combinés pour l'utilisation en une "matière", à raison de 2 parties pour 1 partie angelica de chacun des quatre autres . La " matière" peut être fermentée jusqu'à 5 fois, en supprimant les 2/3 du liquide après chaque cycle. Pour l'ail et le gingembre : Le gingembre et l'ail doivent être écrasés pour faciliter la fermentation.Une plante est mélangée avec du vin de riz à parts égales et fermentée pendant 1-2 jours. Du BS / J (sucre brun/jagger) égale à la quantité de "plante" est ajouté et le mélange fermente pendant 5-7 jours. Du Soju, de la vodka ou un autre alcool distillé (30 ~ 35%) égal à la moitié du mélange est ajouté , et le mélange est fermenté pendant 14 jours . * Le compost mixé fermenté : [ Fermented Mixed Compost - FMC] Le compost mixé fermenté est le résultat de l'application de techniques KNF pour transformer des matériaux de compost familiers en "matière riche en nutriments" et facilement disponibles. Dès la fin de l'automne, l'activité bactérienne se calme et les microbes qui aident à la fermentation prospèrent , produisant du sucre et donc devenant le meilleur environnement pour la réalisation de FMC. Un endroit ombragé , à l'abri , avec un bon drainage sur un sol de terre , fournit le meilleur environnement. La taille minimum de "tas" est de 500 kg, pour optimiser la fermentation. Le FMC comprend au moins un élément de chaque dans le jardin (feuilles mortes ou fruits), "restes" de récolte du riz (son de riz, paille), "restes / résidus" de tourteaux(restes de fabrication d'huile , ou restes de gâteau de haricot ) et ce qui vient de l'océan (algues, déchets de poisson). La majeure partie de la matière est riche en protéines matière animale avec des matières végétales ajoutées. Pendant la fermentation, un retournement périodique est utilisé pour maintenir les températures en dessous de 50 ° C , l'excès de chaleur ou de l'humidité peuvent produire une odeur désagréable , signalant que le lot est ruiné. Le compost humide est mélangé a du IMO4 avec des résidus de fabrication d'huile ( tourteaux ), des déchets de poisson, de la farine d'os et de reste de gâteau de haricot et de l'eau pour atteindre le niveau d'humidité de 60% (assez humide pour que "la matière" conserve sa forme lorsqu'il est serré à la main). Le mélange produit des hormones telles que : - l'auxine (à partir de levures et de champignons filamenteux) - gibbérellines de champignon rouge - cytokines des germes et de la levure. Le compost sec est fait à partir des mêmes ingrédients, sauf l'eau et on utilisera de l'engrais organique commercial pendant 7-14 jours. * Le son de riz / colza : Une autre approche suggère un mélange humidifié de son de riz et de feuilles d'arbres avec un mélange 30: 4; 2: 1: 1 mélange de résidus d'huile de colza ; reste de poisson /arrêtes ; coquille de crabe ; mélange de résidus de gâteau de haricot , modifié avec les "bases" KNF et humidifier pour atteindre 50-60% d'humidité. Le mélange est recouvert de paille de riz pulvérisé avec WSP (water soluble calcium ) ou biochar. * Lactobacilles [ Lactic Acid Bacteria : LAB ] [LAB] Les lactobacilles (LAB) sont anaérobies. En l'absence d'oxygène, ils métabolisent le sucre en acide lactique. Les LAB améliorent la ventilation du sol, favorisant la croissance rapide des arbres fruitiers et des légumes à feuilles. Les LAB fermentés : "eau de lavage de riz" : l'eau qui a été utilisée pour laver le riz, produisant une odeur aigre lorsqu'il est complet, puis dilué et fermentée à nouveau avec 10 : 1 de lait cru (de préférence) ou de lait pasteurisé . et fermentées une troisième fois après le retrait des déchets des étages supérieur et inférieur , puis dilution avec BS / J 1: 1. La combinaison de LAB avec FPJ augmente l'efficacité. Retour Sommaire ** Les Minéraux : KNF fournit des techniques pour convertir des minéraux essentiels comme le calcium, le phosphore et le potassium sous une forme appropriée pour l'absorption par les plantes en les rendant solubles dans l'eau. De nombreuses sources minérales inorganiques ne peuvent pas être traitées par les plantes. Les solutions résultantes peuvent contenir des allergènes. * Calcium soluble dans l'eau [ Water-Soluble Calcium : WSC ] Le Calcium (Ca) est une substance commune. Cependant, la majorité existe sous la forme de carbonate de calcium (CaCO3), qui ne peut pas être directement absorbé par les plantes. Les coquilles d’œufs, de palourdes ou autres peuvent être transformées en une excellente source bio-disponible, de calcium soluble dans l'eau (WSCA). Un niveau de Calcium adéquate empêche la sur-croissance , "renforce" les fruits, prolonge la variabilité, favorise l'absorption de l'acide phosphorique, aide les cultures à accumuler et utiliser des éléments nutritifs, il est le composant majeur dans la formation des membranes cellulaires, permet la division cellulaire lisse et élimine les substances nocives en se liant avec des acides organiques. Les signes de carence en Ca comprennent les racines sous-développés, les feuilles décolorées et sèches, les gousses de haricot vides, une mauvaise maturation, chair molle, parfum insuffisant. Les légumes à feuilles peuvent contracter le Rhizoctonia, tandis que les légumes-racines deviennent spongieux / creux, manquent de sucre et le parfum et le manque de durabilité dans le stockage. Le riz et l'orge peuvent afficher un amidon bas , un manque d'éclat et de parfum et une faible résistance. Le WSCA est produit par l'écrasement et la torréfaction des coquilles d’œufs nettoyés et en les trempant dans du BRV ( Vinaigre de Riz Brun ) jusqu'à ce qu'aucune bulle soient présentes. Les bulles indiquent que le vinaigre réagit avec la matière organique pour produire du CO2 . * Le phosphate de calcium soluble dans l'eau : Le phosphate de calcium est soluble dans les acides, mais insoluble dans l'eau. Les Os et les restes de la fabrication de FAA (acide aminés de poisson ) peuvent être transformées en une source de calcium, de phosphate et d'autres minéraux bio-accessibles en les faisant bouillir pour créer un bouillon d'os traditionnel. Le bouillon (comestible) est séparé du résidu d'os et les os sont brûlés au charbon de bois à feu doux. Les os brûlés sont ensuite dilués avec 10x BRV et trempés jusqu'à l'arrêt de bullage (7-10 jours). * l'acide phosphorique soluble dans l'eau : L'acide phosphorique constitue une partie du noyau cellulaire et du système reproducteur. L'acide phosphorique est impliqué dans la photo-phosphorylation et dans le transport d'électrons dans la photosynthèse, l'anabolisme et la synthèse des protéines. La carence empêche la division cellulaire et la reproduction. Les symptômes apparaissent d'abord sur le pétiole et les veines des feuilles les plus âgées. Les nouvelles feuilles se développent lentement et sont de couleur foncée. La floraison est réduite KNF acide phosphorique soluble dans l'eau (WSPA), est faite en brûlant des tiges de sésame , riches en acide phosphoric , avec du charbon de bois. Le charbon de bois est trempé dans l'eau gazeuse (cf "aërated water") pour dissoudre l'acide. * Potassium soluble dans l'eau Bien que les sols qui ont été traités à la chaux peuvent avoir du potassium substantielle (K), il est surement sous une forme insoluble . Une carence en potassium peut également se produire dans un sol sablonneux qui a moins d'humus. K ne fait pas partie de la structure de la plante, mais agit pour réguler les bilans hydriques, des éléments nutritifs et les échanges de sucre et contrôle l'amidon et la synthèse des protéines et fixation de l'azote de légumineuses. Avant la fructification, sa fonction principale est de cultiver des tissus du mérisme. Le K favorise la synthèse du dioxyde de carbone fixant les enzymes, diminue la résistance à la diffusion du CO2 dans la feuille et active divers systèmes réactionnels enzymatiques. Le potassium est très mobile dans les plantes. La teneur en potassium des feuilles diminue rapidement au cours de la fructification, parce que le fruit exige du K substantiel . Les symptômes de carence K comprennent la baisse des taux de croissance, des fruits plus petits et la taille des semences, des systèmes de racines réduits, les maladies et la sensibilité au gel et de l'humidité inférieure et l'absorption et le contenu d'azote . La chlorose commence à partir de vieilles feuilles après K se déplace vers d'autres parties de la plante. Leurs bords deviennent brun jaunâtre et apparaît comme une tache au milieu des feuilles dans certaines plantes. Le potassium soluble dans l'eau (WSK) est fabriqué à partir de morceaux de tiges de tabac trempées dans l'eau pendant 7 jours et en diluant le résultat 30:. 1 avec de l'eau . * L'eau de mer : L'eau de mer "de surface" , de basse salinité et / ou l'eau saumâtre transporte des microbes bénéfiques. Faire fermenter cette eau (dilué 30: 1 avec de l'eau fraîche et à nouveau 200: 1 avec de l'eau de riz lavé)., OHN et du FPJ dilué de son moût , "à découvert" pendant quelques jours pour augmenter les populations microbiennes . * bio-char : Le Bio-char est un charbon actif poreux qui a été conçu pour produire une surface spécifique élevée par unité de volume et de petites quantités de résines résiduelles. Le biochar sert de catalyseur qui améliore l'absorption de la plante des nutriments et de l'eau. Sa surface et sa porosité lui permettent d'adsorber ou de conserver les éléments nutritifs et l'eau , et de fournir un habitat de micro-organisme. * eau minérale bactérienne [ Bacterial Minéral Water - BMW ] Les bactéries de l'eau minérale (BMW) : faire mariner/macérer , du granit, calcaire, basalte, elvan (Quartz-porphyry) et d'autres roches basaltiques avec des IMO4 pour filtrer les minéraux des roches, remélanger le résultat avec des IMO4 frais pour augmenter les concentrations de minéraux. Le silicium peut être séparé de la "vie microbienne " du basalte sur les roches basaltiques avec de l'eau oxygénée. L' O2 réagit avec le Si dans la roche pour former SiO2 (verre). La roche devient une terre rougeâtre. Les quantités importantes de fer réduit, Fe (II), et le manganèse, Mn (II), présent dans les roches basaltiques fournissent des sources d'énergie potentielles pour les bactéries. l'eau minérale bactérienne ( BMW ) contient des minéraux abondants , des oligo-éléments. Elle favorise la croissance des plantes, améliore l'aptitude au stockage et désodorise le fumier. Retour Sommaire ** Le Sol : Dans le sol KNF , le sol existant est modifié par un mélange de micro-organismes cultivés, de biochar et des milieux de culture. Les Micro-organismes accélèrent la conversion des composés organiques et d'autres éléments nutritifs des plantes et des animaux morts en une forme facilement absorbable. Les "restes " peuvent inclure des antibiotiques, des enzymes et des acides lactiques qui peuvent supprimer les maladies et promouvoir les conditions du sol en bonne santé. L'approche de base se déroule en quatre étapes, dont chacune produit un amendement utilisable. Le processus prend 3 à 4 semaines. * le recrutement de microorganisme (IMO1) : Une boîte en bois ou en carton recouvert de tissu contenant du riz cuit à la vapeur assez sec et quelques feuilles de bambou dans un endroit ombragé protégé de la pluie . En 4-5 jours attire et nourrit les micro-organismes locaux. Les micro-organismes à partir d'une altitude légèrement supérieure à celle des zones cibles ont tendance à être plus robustes. Un recrutement réussi est indiqué par la présence d'un duvet blanc. Les couleurs de premier plan noir, vert ou d'autres indiquent des "souches indésirables", nécessitant un redémarrage. Mélanger les "recrutements" de différents endroits, diverses expositions au soleil et à divers moments , augmente la diversité. D'autres façons de recueillir les IMO se fait en remplissant le noyau creux d'un tronc de bambou fraîchement coupé avec du riz ou de placer la boîte de collecte dans une rizière après la récolte. * BS / J nourriture (IMO2) : Diluer le riz "habité" avec une quantité égale de BS / J ou jaggery fournit l'alimentation pour la croissance des micro-organismes. Après que les micro-organismes aient consommés le sucre (7 jours) le résultat peut être utilisé immédiatement ou stocké. * Mill run de blé (IMO3) : Un mélange de 40 ml (1,4 imp fl oz, 1,4 US fl oz) de IMO2 avec 16 ml de BRV, 16ml de FPJ et 40 ml de OHN avec 30 livres de "remoulage de blé " ou (son de riz humidifié avec 20 litres (5,3 US gal) d'eau fournit un support pour plus la culture des IMO. Le résultat peut être étendue avec 4 litres (1.1 US gal) de biochar. le biochar très poreux offre un habitat de qualité supérieure pour les IMO florissant et conserve le carbone dans le sol. IMO3 est fermenté dans des sillons de 30 cm de haut , ombragés pendant 7 jours, à l'abri de la pluie et recouverts de nattes de paille ou des sacs de jute, tournant au besoin pour veiller à ce que sa température interne reste environ de 43 ° C. Le le niveau d'humidité du mélange résultant devrait être d'environ 40%. Les diluants alternatifs sont le son de riz ou la farine de riz . * Sol (IMO4) : Diluer IMO3 avec une quantité égale de terre ….. composée de moitié de terre à "inoculer" et moitié de terre d'un terrain riche en IMO , cela permet aux micro-organismes d' atteindre une plus grande surface. * mélange alternatif (IMO-A) Une autre source recommande un mélange de remplacement comme suit, pour chaque hectare: mélange final Ingrédient - Quantité IMO - 2 1,250 ml FPJ 1.250 ml OHN 1.250 ml BRV 1.250 ml LAB 750 ml WinSCP 750 ml FAA 750 ml Biochar 125 kg Sol 1250 kg Salt Water 7,5 l Eau 500 l fumier 2500 kg Version 2: Le fils de Cho a affiné l'approche pour favoriser une réduction des coûts. Elle a porté moins sur le recrutement progressivement et la culture de micro-organismes et plus sur la rapidité de production de matière pour l'alimentation foliaire. Retour Sommaire ** Applications : * l'enrichissement des sols : IMO3 ou IMO4 peuvent être distribués en couche mince sur un champ, recouvert d'une couche de paillis pour conserver l'humidité et de fournir un environnement sombre pour la croissance des IMO. IMO-A doit être appliquée 7 jours avant la plantation, 2-3 heures avant le coucher du soleil et quelques heures après le mélange. Pour les champs improductifs, appliquer 14 jours avant la plantation. LAB (dilué 5-10000: 1) solubilise le phosphate dans un sol ou le phosphate est accumulé et encourage la décomposition du phosphate . Du Sel Séché au soleil peut être appliqué sur le sol à 5 kg pour 10 acres. * Engrais : FMC appliqué 2-3 heures avant le coucher du soleil un jour nuageux et couvert de terre / paillis (ou légèrement labouré avec une houe rotative de 1 à 2 pouces qui ajoute des éléments nutritifs et des micro-organismes dans le sol appauvri ). Alternativement, le FMC peut produire un engrais liquide en le plaçant dans un sac en tissu et en l'immergeant dans de l'eau avec d'autres "bases" KNF. * L'alimentation foliaire : D'autres "bases" sont appliquées directement par voie foliaire sur les cultures à différents stades de développement des cultures. Les pulvérisations foliaires réduisent la quantité de nutriments nécessaires, car ils sont livrés directement à la plante. Les jeunes plants à racines plus petites peuvent encore être efficacement nourris pendant la phase de reproduction lorsque l'activité des racines diminue. L'absorption des nutriments foliaires au cours de la phase de reproduction est augmentée en raison d'une diminution de l'activité de la racine, et la possibilité de modifier les apports d'éléments nutritifs en conséquence. Des nutriments tels que le phosphore, le potassium et oligo-éléments se lient au complexe du sol facilement, ce qui les rend indisponible pour les cultures. Des nutriments plus solubles tels que l'azote sont lessivés facilement à partir du sol et finissent par polluer les eaux souterraines ou les cours d'eau. * Semences / germination : KNF prépare des graines pour les semis en les trempant dans un mélange de 2 parties FPJ, 2 parties BRV, 1 partie OHN pour 1000 parties d'eau. Faire tremper les graines à germination rapide comme le navet, le chou et le haricot pendant 2 heures. Faire tremper les graines à germination moyenne comme le concombre, le melon, le lotus et la courge pendant 4 heures. Faire tremper les graines à germination lente telles que le riz, l'orge et la tomate pendant 7 heures. Faire tremper les graines d'autres telles que la pomme de terre, le gingembre, l'ail et le taro pour 1/2 - 1 heure. Les plantules développées peuvent être traitées avec 1 ml de la FAA a ajouté à ce mélange. Les semis sur-développés peuvent être traitées avec 1 ml de WSCA ajoutés au mélange. * La croissance végétative : Dans un premier temps, FPJ (dilué 1000: 1). De l'armoise (Artemisia vulgaris) et des pousses de bambou aident les cultures à devenir plus résistantes au froid et apportent une croissance rapide et forte . La Maranta Arundinacéa ( ou Kuzu ) et les plantes de marais avec une tige ferme , fournissent de l'azote (dilué 800 1000: 1). Riche en azote le FAA peut soutenir la croissance végétative des plantes. Pour les légumes-feuilles, il est possible de continuer d'utiliser le FAA pour augmenter le rendement et améliorer le goût et le parfum. Les acides aminés de Maquereau aide a contrôler les acariens et l'Aleurode des serres (Trialeurodes vaporariorum). Le WSCA pulvérisé sur les feuilles favorise la croissance. Les LAB contribuent à augmenter la taille des fruits et des feuilles, mais la quantité de LAB utilisé doit être réduite à des stades de croissance avancés . * La Floraison : Utilisez un FFJ de raisin, de la papaye, du mûrier ou de la framboise sur les cultures de fruits fournit de l'acide phosphorique. Vous pouvez également appliquer du WSPA (dilué 200: 7) ou un mélange de WSPA et WSCA. WSCA aide la plante à accumuler des éléments nutritifs dans les bourgeons de fleurs, l'amélioration des rendements futurs et la qualité des fruits. Utiliser l'eau de mer pour le traitement des semis des oignons, gros poireaux et l'ail. * La Fructification : WSCA et FFJ de pomme, banane, mangue, papaye, pêche, raisin et améliorent la saveur et la fermeté des fruits. L'eau de mer fermentée augmente la teneur en sucre des fruits et améliore la maturation. L'eau de mer fermentée protège et lutte contre l'anthracnose. * Élevage Les sols cultivés peuvent être utilisés dans une porcherie ou poulailler. Il convertit les excréments dans le sol et permet ainsi à la porcherie de fonctionner sans les émissions nocives qui frappent la production porcine depuis que l'agriculture a commencé. Avec aucun effluent, la porcherie n'attire pas les mouches et ne nécessite pas de nettoyage périodique. Aucune ventilation spéciale est utilisée. Les plumes sont posés avec la sciure et les copeaux de bois avec des IMO pour "contrôler" le fumier. Les cochons sont nourris avec les déchets agricoles . Les LAB mélangé avec FPJ et WSCA peut éventuellement être utilisée comme eau potable pour le bétail, pour aider à la digestion. L'eau de mer fermentée mélangée avec BRV et WSC et donné en nourriture aux poulets peut être utilisé pour prévenir la perte de plumes chez les poulets pendant l'été. * Compostage Les LAB peuvent réduire les dommages du compost en neutralisant le gaz ammoniac produit par "un compost frais." * La lutte antiparasitaire FPJ et / ou FFJ dilués avec du son de riz et de l'eau peuvent préférentiellement attirer les ravageurs loin de cultures. Les pucerons peuvent être contrôlés avec 0.7 litres d'eau de savon mélangé avec 20 litres d'eau. Vous pouvez également utiliser HPW. Appliquer sur la plante en pulvérisation foliaire. Pour lutter contre les acariens, diluer l'eau savonneuse 20x avec de l'eau. Vous pouvez également utiliser HPW. * Attractifs pour insectes FPJ et / ou FFJ dilués avec du son de riz et de l'eau peuvent préférentiellement attirer les ravageurs loin de cultures. Les pucerons peuvent être contrôlés avec 0.7 litres d'eau de savon mélangé avec 20 litres d'eau. Vous pouvez également utiliser HPW. Appliquer sur la plante en pulvérisation foliaire. Pour lutter contre les acariens, diluer l'eau savonneuse 20x avec de l'eau. Vous pouvez également utiliser HPW. * Attractifs pour insectes KNF attractifs pour insectes sont des méthodes non-toxiques de la lutte antiparasitaire. Pendant la saison de ponte. Les dispositifs AIA et la FIA sont installés à la hauteur des fruits ou des feuilles dans et autour du terrain. Ils sont habituellement utilisés pendant le pic de la croissance de la reproduction des plantes fruitières et au cours de la croissance végétative des légumes à feuilles. - - Aromatique [Aromatique Insecte Attractant - AIA] Un attractif pour insectes est un mélange d'alcool et de vin de riz ou de brandy et FFJ ou FPJ (dilué 300: 1). Dans un récipient ouvert accroché lorsque les parasites pondent leurs œufs - - Insecte Fluorescent [ Fluorescent Insecte Attractant - FIA ] On utilise une taule de zinc coudée en "L" , accrochée de sorte que le côté le plus courts serve de toit et de l'autre côté tiens verticalement. Une lumière fluorescente est suspendu verticalement à partir du coin de la feuille pour attirer les ravageurs. Un bassin rempli d'eau contenant quelques gouttes d'essence / kérosène sous la lumière pour tuer les insectes . * L'eau de savon (SoWa) et de l'eau de piment (HPW) L'eau de savon (SoWa) et de l'eau de piment (HPW) sont utilisés pour contrôler les pucerons et les acariens. Lorsque l'eau de savon est appliquée en pulvérisation foliaire, la lumière du soleil évapore l'eau. L'évaporation, la perte de chaleur et la condensation tuent les parasites. SoWa est du savon de lessive haché , bouilli dans l'eau pour faire une soupe épaisse et ensuite diluée. HPW est composée de piments hachés, bouilli et dilué. bonnes cultures ! @+! bon grow ! Sujet original : ici Retour Sommaire
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    NORML France (National Organization for the Reform of Marijuana Laws France) est une association à but non lucratif, ouverte à tous les citoyens qui souhaitent une réforme des lois sur le chanvre (Cannabis sativa L.) et les autres stupéfiants; NORML France soutient une politique rationnelle, juste et efficace en matière de lutte contre les abus de substances et les addictions. L’association s’est constituée le 13 décembre 2013 à Bordeaux (n° W313020597), suite à la fusion des associations « CIRC Nord-Est » (fondée en 1997) et « Chanvre & Violettes » (fondée en 2011) sous le patronyme Chanvre & Libertés puis Chanvre & Libertés-NORML France à partir de de 2015. Depuis le 14 septembre 2017, l’association se nomme NORML France. Elle est déclarée en préfecture de Haute-Garonne (31). Son siège social se situe à Toulouse. Nous représentons un mouvement de citoyens en faveur de la réforme de la politique des stupéfiants, conscients du fait que: les usagers de chanvre ne connaissent généralement pas les bonnes pratiques de consommation pour réduire les risques sanitaires. les usagers de cannabis ne devraient pas être considérés comme des malades ou des délinquants car leur usage est le plus souvent responsable et non problématique pour la société. l’interdiction de s’exprimer librement (L3421-4 du CSP) génère un tabou sociétal et une vaste censure médiatique qui nourrit la méconnaissance et les craintes injustifiées sur le cannabis et les stupéfiants chez les professionnels de santé et l’ensemble des citoyens. la loi de 1970 est incapable de réduire l’offre et la demande en produits stupéfiants, notamment car cela représente un frein puissant à une politique de santé publique cohérente et efficace : alors que la répression de l’usage a été multipliée par 50 durant les 5 dernières décennies, les niveaux d’usage du chanvre ont été multipliés par 5 dans le même temps. les produits stupéfiants sont avant tout dangereux parce que leurs filières ne sont pas encadrées par l’état, comme pour l’alcool ou les médicaments. la prohibition des substances entraine de nombreux dommages sociétaux proportionnels à la prévalence de consommation en population générale. Un manifeste a été publié lors de la création de l’association en décembre 2013 : il invite à mener une politique alternative sur les drogues centrée sur la santé et le respect des droits humains, développant des stratégies de réduction des risques sanitaires et sociaux liés à l’usage de chanvre, drogue interdite la plus consommée en France et dans le monde, https://www.norml.fr/
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    Sommaire: Partie 1 Partie 2 Partie 3 Partie 4 Partie 5 Partie 6 Partie 7 Partie 8 Partie 9 Partie 10 Il vient un moment dans votre vie où vous finissez par vous dire: mais au fait, qu’est-ce que je suis en train de fumer? D’où cela vient-il? Comment est-ce fait? Chez celui qui fume déjà depuis quelques années, cette pensée est une étape logique. En effet, pourquoi faudrait-il acheter si cher du matos à fumer que l’on peut cultiver aussi bien soi-même? Sur le marché libre, dans la rue, la qualité n’est pas constante et la quantité n’est pas toujours disponible. Chacun devrait pouvoir s’approvisionner au bon moment. Vous désirez cultiver du cannabis? Très bien. Mais où, quand, comment...? On peut répondre à la plupart des questions que l’on se pose avec de bonnes lectures et une bonne compréhension des termes techniques utilisés. La connaissance générale Comme pour toutes les choses nouvelles, vous devez ici aussi acquérir certaines bases théoriques. Allez donc chercher quelques livres sur la culture intérieure, des magazines, des vidéos, etc. Dialoguez avec d’autres cultivateurs sur les nombreux forums cannabis d’Internet. On peut y accéder à beaucoup d’informations. On y trouve des débutants, mais aussi des cultivateurs professionnels ou commerciaux, qui partagent leur plaisir et leurs expériences en répondant aux questions. C’est l’un des grands avantages du forum, car même avec un livre entre les mains, de nombreuses questions peuvent rester sans réponse. Un bon forum Internet permet d’accélérer le processus d’apprentissage. Cela dit, vous ferez de meilleurs débuts avec un livre sur la culture en intérieur pour poser les premiers jalons. Vous y trouverez des réponses à 80% de vos questions. Ce genre de livre doit être lu et relu, du début à la fin et de la fin au début, en notant tout ce que l’on ne comprend pas. On peut ensuite aller sur un forum pour demander des explications complémentaires ou pour suivre le parcours de quelques cultivateurs en direct, puis constater leurs résultats et obtenir ainsi les réponses aux 20% de questions restantes. Après un moment, vous pourrez théoriquement vous estimer un cultivateur accompli. Mais comme chacun le sait, la pratique est toujours pleine de surprises. Lien vers le forum Livre sur la culture du cannabis La terre L’étape suivante est la préparation du support de culture.De quoi avons-nous besoin pour cultiver? Tout d’abord de quelques pots avec de la terre, ce qui ne devrait pas poser de problème. Le mélange de terre est important et on a beaucoup de choix en la matière. Bien sûr, on peut trouver de la terre bon marché dans de nombreux centres de jardinage, mais elle contient peu de nutriments et n’est pas assez aérée, ce qui peut créer des difficultés pour des jardiniers débutants. Il est essentiel d’avoir de la terre aérée pour un bon développement des racines. Grâce à cela, la plante pousse en meilleure santé et avec plus de vigueur. On peut éviter bien des problèmes en ajoutant de la perlite à la terre. La perlite est composée de petites pierres blanches poreuses qui rendent le support de culture plus léger. Mais pourquoi vous compliquer la vie alors que tout peut être si simple? Dans les growshops spécialisés, vous pouvez acheter la terre la mieux adaptée à votre culture. Une terre de haute qualité contient suffisamment de nourriture et de nutriments pour lancer la croissance de la plante. Dans bon nombre de cas, on y trouve de la perlite incorporée. Cela coûte évidemment un peu plus cher, mais la qualité de cette terre vaut bien la dépense, d’autant qu’elle rend superflu l’ajout de nutriments. La terre est évidemment très importante. C’est le fondement nécessaire aux racines et sur ce plan-là il ne faut pas lésiner. Un autre inconvénient de la terre bon marché est qu’elle devient vite dure et desséchée. Si vous n’avez vraiment pas de budget, le mieux est d’acheter de la terre pour rempotage. Ne prenez surtout pas des sacs de terreau pour fleurs en pots avec des petites fleurs imprimées dessus, car ce genre de substrat est fait pour certaines sortes de plantes en particulier. La plupart du temps, ces terreaux sont plus acides, car ils sont appréciés de ces plantes-là, contrairement au cannabis qui n’aime pas trop l’acidité. Cela dit, il pourrait pousser pratiquement sur n’importe quoi. En ce sens il est bel et bien une “mauvaise herbe”. Mais si vous dorlotez votre plante dès le début, elle vous rendra la pareille en vous offrant une belle récolte. Alors, allez chez votre spécialiste pour obtenir de l’information. Liens vers le forum Préparer son mélange de terre/terreau Recettes préparation du substrat Les terreaux au banc d'essai Les graines Voici nos pots remplis de terre. De quoi avons-nous besoin à ce stade? Des petites plantes elles-mêmes, bien sûr. Il est plus facile de les obtenir sous forme de graines. Les semences sont vendues dans la plupart des pays et l’on peut aussi les commander sans problème. Le mieux est de le faire chez un vendeur de graines reconnu. L’offre en semences est aussi grande que la disparité des prix. Comment se fait-il que certaines graines soient tellement chères et d’autres pas? On peut comparer cela au prêt-à-porter et à la mode. Il s’agit essentiellement d’une question d’image. Le développement de variétés spécifiques et la recherche des meilleures d’entre elles jouent aussi sur l’échelle de prix. De nombreuses années d’expérience garantissent une haute qualité et les produits se payent alors plus cher. Il y a encore d’autres facteurs qui influencent le prix, mais on peut avoir de bonnes et de mauvaises expériences aussi bien avec des graines bon marché que chères. C’est surtout la façon dont vous cultivez qui déterminera la qualité du résultat. Même avec les graines que vous trouvez dans votre beuh, vous pouvez faire pousser de belles plantes! Nous n’avons toujours pas choisi de semences. Chaque variété a ses qualités et mérite d’être cultivée. On ne peut pas se tromper, donc pas de soucis à ce sujet. Mais afin de rendre les choses plus faciles vous pouvez choisir une Indica pour commencer. Il existe essentiellement deux sortes de plantes de cannabis: l’Indica et la Sativa, auxquelles s’ajoutent les croisements. Pourquoi choisir plutôt une Indica? Parce qu’elle reste petite jusqu’à la floraison, avec de gros troncs et des feuilles larges. La Sativa est tout le contraire. Elle a une forte croissance, pousse en hauteur, avec des feuilles plus petites et plus fines. Pendant la floraison surtout, elle devient beaucoup plus grande que l’Indica. L’Indica et la Sativa sont toutes deux bonnes à cultiver, mais le débutant aura plus de chance de réussite avec une Indica. La Sativa peut être imprévisible et tripler de taille pendant la floraison, tandis qu’à ce stade, l’Indica doublera sa taille tout au plus (généralement moins). L’Indica est donc plus facile à gérer et réservera moins de surprises. Elle est également plus résistante au stress que pourrait provoquer un cultivateur débutant. Ceux qui veulent juste avoir quelques plants dans un placard feraient également mieux d’adopter une variété Indica. Vous remarquerez que dans cette catégorie, il y a un grand choix disponible. Les avis et les goûts étant personnels, vous choisirez vous même la variété dont vous avez envie. Liens vers le forum Différences entre Indica et Sativa Le guide des variétés par Moricio Le répertoire des génétiques par Grim Recensement des breeders La lumière Sans lumière, nos petites plantes ne poussent pas et nous avons donc besoin d’une lampe pour la croissance et la floraison. Il existe de nombreuses sortes de lampes. Le mieux est de choisir celles au sodium. (note de la team: cela se discute bien sur) C’est l’éclairage qui détermine la récolte finale. Plus on a de lumière, plus la plante produit. Pour obtenir une récolte suffisante et de bonne qualité, nous avons besoin d’une lampe sodium de 400 ou de 600 watts. Celles-ci conviennent bien à notre objectif et utilisent relativement peu d’énergie. Prenez le matériel le moins cher ou le plus simple pour commencer. Les lampes avec refroidissement d’air ou d’eau viendront plus tard. Une lampe de 400 watts peut procurer 200 grammes et une de 600 watts, 300 grammes. En tant que débutant, c’est ce que vous pouvez espérer. Si vous obtenez plus, considérez-vous comme chanceux. Lien vers le forum Section Eclairage / guide Section Eclairage / forum Ventilation et extraction d'air Ces deux sortes de lampes ci-dessus conviennent pour une superficie de 1m2 et donnent non seulement de la lumière, mais aussi de la chaleur. Il faut donc en tenir compte. Nous arrivons ainsi à l’achat suivant : un extracteur d’air. Les plantes ont besoin de dioxyde de carbone (CO2) pour bien pousser; elles l’obtiennent dans l’air ambiant. Si vous ne disposez pas d’air frais dans votre espace, tout le CO2 disponible est utilisé par les plantes. Dans ce cas, elles poussent moins bien et deviennent malades. Pour éviter cela, il faut utiliser un extracteur qui va ajouter de l’air frais. L’air réchauffé est aspiré à l’extérieur, ce qui provoque automatiquement un appel d’air frais chargé de CO2, dans l’espace de culture. Grâce à cet appareil, il n’est donc plus nécessaire d’insuffler de l’air frais. L’autre avantage de l’extracteur d’air est de réduire les odeurs pendant la floraison. Pour neutraliser celles-ci, on place un filtre à charbon sur l’extracteur. Cet accessoire peut être installé sur les modèles d’extracteurs adaptés. Les filtres consistent en tubes remplis de charbon. Bien sûr ils ne durent pas éternellement et finissent par saturer, laissant alors passer les odeurs. Un filtre à charbon peut tenir cinq cycles de culture, c’est-à dire environ une année. Puis il faut le remplacer. Une bonne aspiration avec ces filtres est un “must” si vous voulez cultiver de l’herbe. C’est l’un des achats les plus coûteux, mais sans cet accessoire vous aurez sans doute des problèmes : ou bien vous serez trahis par les odeurs,ou bien votre récolte sera trop maigre à cause de l’air appauvri en CO2 dans l’espace de culture. Pour faire en sorte que l’air frais soit dispersé au mieux dans tout cet espace, vous avez besoin d’un ventilateur qui puisse assurer une bonne circulation d’air. Grâce à lui, la température, l’humidité de l’air et la concentration en CO2 dans l’espace de culture restent partout pareils. Il répartit également la chaleur provenant des lampes de façon homogène. Sans ventilateur, par contre, vous aurez des différences de température de 5° ou plus. Un autre avantage du ventilateur qui souffle sur les plantes, est qu’il leur donne des troncs plus épais et plus solides qui produiront une meilleure récolte. Lien vers le forum Section "ventilation" / guide Les engrais Les plantes ne poussent évidemment pas toutes seules. Vous avez aussi besoin de nourriture pour elles, de préférence sous forme d’engrais liquide biologique. Comme nous l’avons déjà dit, de la bonne terre contient les nutriments nécessaires à toute la croissance de la plante. Cependant, au cours des dernières semaines, il peut être important de rajouter certains engrais. Pour la culture en intérieur, nous avons besoin de quelques engrais de floraison. Tous sont combinés différemment et contiennent du NPK (azote, phosphore et potassium). L’azote et le potassium sont les plus utiles pour la croissance. Un bon engrais de floraison contient par contre suffisamment de phosphore et de potassium, avec un peu d’azote. Il faut choisir dès le début un engrais particulier et s’y tenir, car chaque composition est différente. En utilisant directement les bons engrais, on obtient un meilleur feeling de la culture. Liens vers le forum La nutrition minérale Recensements des marques Nous avons donc passé en revue les choses les plus importantes: de la bonne terre, de la lumière, des graines, la ventilation et la circulation de l’air. C’est tout ce dont vous avez besoin pour commencer. Ce n’est ni beaucoup ni très compliqué. L’achat du matériel peut être la seule difficulté, car, tout compris, il faut compter un investissement de 500 euros. La lampe et le système d’aspiration représentent une grande partie du prix. Alors, est-ce que vous souhaitez toujours apprendre à cultiver? Très bien... A la suite nous étudierons les terminologies. Nous travaillerons en culture biologique du début à la fin. D’abord nous aménagerons l’espace, puis nous ferons germer les graines et nous continuerons ainsi jusqu’au séchage, en passant par la coupe et la manucure de la récolte. Nous réaliserons le tout de la façon la plus détaillée possible. Nous utiliserons une lampe de 600 watts et 10 à 20 plantes cultivées à partir de graines, de façon à obtenir la meilleure récolte dans le temps le plus court possible. Nous partons donc sur une base de 300 ou 400 grammes d’herbe pour 600 watts et vous saurez tout ce qu’il faut faire pour obtenir cela. Les plantes sont cultivées sur un mélange de terre Plagron, avec des engrais Plagron. Ne ratez pas cette chance d’atteindre une super qualité avec votre propre cannabis cultivé à la maison! Des mains vertes pour le meilleur hobby du monde! Retour au Sommaire Vous savez désormais quels sont les investissements que je considère indispensables pour se lancer dans la culture du cannabis. La première chose à faire reste donc de se procurer cet équipement. Prenez tout votre temps pour faire la tournée des différents magasins, comparer les prix sur une sélection de produits: terreaux, graines, lampes, etc. avant d’allonger votre argent. Chaque chose en son temps. Et pour chacune, prenez le temps de faire le choix qui vous convient. Un growshop digne de ce nom n’essaiera pas de vous refourguer une infinité de potions et de gadgets alors que vous n’en êtes qu’à votre première expérience de cultivateur. N’oubliez d’ailleurs pas de leur préciser que c’est le cas. Dans l’article qui suit, nous allons nous familiariser avec quelques termes utilisés dans le milieu de la culture. Croissance et floraison La croissance du cannabis dépend du nombre d’heures de lumière que la plante reçoit chaque jour. Plus la plante reçoit de lumière, plus sa croissance est forte. La photopériode la plus fréquemment utilisée dans la culture du cannabis correspond à 18 heures d’éclairement et 6 heures d’obscurité par jour (18/6). Cette photopériode reproduit les conditions naturelles d’éclairement au 21 juin, jour le plus long de l’année, en supposant que le ciel soit dégagé ce jour-là. En intérieur, on trompe la plante en lui faisant croire que chaque jour est le plus long et le plus beau de l’année. Mais il est aussi possible de se caler sur une plus longue durée d’éclairement: 19 heures, 20 heures... jusqu’à 24 heures sur 24; auquel cas vos lampes restent allumées en permanence bien sûr. Par contre, si vous faites descendre la durée d’éclairement en deçà de 18 heures par jour, vous augmentez les chances que votre plante commence à fleurir. Certaines variétés commencent déjà à fleurir avec 15-16 heures d’éclairement. À chaque fois qu’on parle de mettre une plante en floraison, on se réfère au raccourcissement de la période d’éclairement en passant d’une photopériode 18/6 à une photopériode 12/12 à savoir 12 heures de jour et 12 heures de nuit. Il s’agit là de la photopériode idéale pour une mise en Floraison du cannabis. Si votre plante reste plus de 12 heures dans l’obscurité, elle fleurira plus rapidement parce que vous lui aurez fait croire que l’hiver arrive à grands pas. Malheureusement, son rendement sera moindre. Par contre, cette petite supercherie pourra être la bienvenue en fin de floraison pour précipiter la venue d’une récolte imminente. Pourquoi en 12/12? Parce que le cannabis est une plante qui peut ne commencer à fleurir qu’à partir du moment où elle reste 12 heures consécutives dans le noir. Par contre, plus de 12 heures d’obscurité font autant de luminosité en moins; or la plante a besoin de suffisamment de lumière pour continuer à élaborer des têtes et produire du THC.Par conséquent, pour satisfaire à l’une et à l’autre de ces exigences, on parvient au juste équilibre avec une photopériode de 12/12. La durée de la floraison,quant à elle, dure en fonction de la variété cultivée et peut aller de 7 à 16 semaines. Cependant, la plupart des variétés seront mûres après 8 à 10 semaines de floraison. Lien vers le forum Guide: Quand passer floraison? Section: Aménagement de la photopériode Distinction entre plants mâles, femelles ou hermaphrodites. Les fleurs femelles du cannabis se reconnaissent facilement à leurs petits filaments blancs. Les premiers pistils font leur apparition à l’aisselle des feuilles. Ils émergent au nombre de deux dans chaque calice. Les calices sont ces petites enveloppes qui contiennent les fleurs par conséquent les pistils dans le cas d’une fleur femelle et qui sont situées de part et d’autre du point d’insertion des bourgeons de branches latérales, juste derrière les stipules (sorte de petits aiguillons). À l’inverse, la plante mâle ne présente pas de filaments blancs sur ses fleurs. Elle est donc facile à distinguer de la plante femelle. La fleur mâle élabore des petites boules qui sont plusieurs à pendre accrochées par un même pédoncule. Au bout d’un certain temps après le début de la floraison, les boules s’ouvrent et laissent apparaître une grappe d’étamines dont les anthères prennent la forme de petites bananes. Celles-ci s’ouvriront à leur tour en fin de floraison, laissant s’échapper le pollen destiné à fertiliser les fleurs des plantes femelles en se posant sur leurs pistils. Au tout début de la floraison, les calices pistillées (fleurs femelles) et les calices staminés (fleurs mâles) ont la même apparence car ils ne mesurent pas plus d’un millimètre et ne laissent pas encore voir leur contenu - deux pistils ou une grappe d’étamines? Mais à y regarder de plus près, vous distinguerez vite les uns des autres par le fait que chez les plantes mâles, le calice s’éloigne de l’aisselle, suspendu au bout d’un petit pédoncule et se démultiplie en formant plusieurs petites boules. Inversement, un calice contenant une fleur femelle reste bien niché dans l’aisselle et au bout d’un certain temps, une fois qu’il est suffisamment développé, laisse apparaître les deux filaments blancs formant le pistil. Aussi, si l’observation minutieuse révèle des petites boules émergeant du calice, il y a de grandes chances pour que vous soyez en présence d’un spécimen mâle. Par cette observation des calices, il est possible de déterminer à un stade relativement précoce quelles sont les plantes mâles et de les arracher pour laisser plus de place et de ressources au développement des femelles. Il existe aussi des plantes de cannabis qui portent à la fois des fleurs mâles et des fleurs femelles et que l’on appelle hermaphrodites . Parmi ces (fausses) hermaphrodites, on distingue trois cas: certaines plantes ont 90% de fleurs mâles et seulement 10% de fleurs femelles, d’autres ont 90% de fleurs femelles et 10% de fleurs mâles et d’autres encore ont 50 /50. Pour celles dont 90% des fleurs sont femelles, on peut se contenter de retirer les fleurs mâles à la main et procéder par la suite à une récolte en bonne et due forme (note de la team: la surveillance doit être féroce pour éviter tout pollinisation). Si toutefois on décidait de garder les fleurs mâles de cette hermaphrodite” à 90% femelle, on pourrait par la suite récolter leur pollen pour fertiliser des fleurs femelles dont les graines seraient alors pratiquement toutes femelles (note de la team: plutot herma....). Lien vers le forum Guide: Détermination male/femelle/herma Topic Unique : Sexage Comment les têtes se forment-elles et quelles sont les parties fumables de la plante? Pour bien comprendre comment une tête se forme sur la plante; comment d’un bourgeon floral, elle devient un produit qui se fume, rien ne vaut une expérience pratique. Une description théorique du processus d’élaboration d’une fleur femelle ne vous en dira pas très long tandis que l’observation de ce phénomène se déroulant sous vos propres yeux sera très instructive. La plante femelle fabrique de nombreux pistils blancs qui émergent de petits bourgeons et plus la floraison progresse, plus les bourgeons floraux se multiplient et deviennent gros. Souvent les bourgeons finissent serrés les uns contre les autres donnant l’impression visuelle d’une seule et même énorme tête. Lorsque la floraison tire à sa fin, les têtes interrompent leur croissance et les fils blancs prennent une coloration plus foncée. Quand près de 80% des pistils sont devenus marrons, il est temps de récolter. (note de la team: ceci est une méthode empirique très aléatoire, , la meilleure façon de savoir quand récolter reste l'observation des trichomes au microscope de poches). Sur un pied de cannabis, les seules parties qui se fument habituellement sont les têtes. Une fois récoltées, ces têtes sont entreposées à l’abri de la lumière et de la chaleur (entre 10 et 20°C) dans un endroit où elles peuvent tranquillement sécher et accomplir un processus de “conversion” dont résultent les substances qui procurent l’ivresse cannabique. (note de la team: le processus de maturation se dénomme le curing). Pour cette raison, il est important de laisser le temps à l’herbe de sécher correctement sans quoi l’ivresse ne sera pas optimum. Les petites feuilles que l’on taille lors de la manucure se fument aussi mais n’ont pas aussi bon goût que les têtes. Il vaut mieux en faire du haschisch mais nous en reparlerons dans un futur article. Lien vers le forum Guide: Section Récolte récolte Différence entre herbe et hash Comme vous le savez maintenant, ce qu’on appelle l’herbe correspond aux fleurs femelles séchées du cannabis. En effet, seules les fleurs femelles ont un effet psycho-actif. Les petites glandes résineuses et transparentes que l’on peut observer à la loupe sont ces petits cristaux dont je parle et on en trouve aussi sur les petites branches. (note de la team: le terme exact: des trichomes). Quand un plant de cannabis est mûr, ces petites glandes prennent une teinte ambrée ou dorée. En faisant sécher les têtes et les feuilles de la plante, ces cristaux se détachent plus facilement quand on les place ensuite dans un Pollinator (note de la team: on peut aussi les congelet) . Le Pollinator est une invention qui consiste en une boîte carrée équipée d’un tambour au milieu et dont le fond est un tamis. Tandis que l’on fait tourner le tambour, les cristaux se détachent par l’effet de la force centrifuge. Ils tombent à travers le tamis et peuvent ensuite être récoltés par grattage et assemblés en un seul petit monticule appelé skuff et qui n’est autre que du haschisch non pressé. Ensuite on presse cette poudre de hasch pour en faire un joli petit bloc identique à ceux que l’on trouve dans le commerce. Le haschisch est donc constitué de tous ces petits cristaux de THC que l’on trouve sur le cannabis et qui sont à peine visibles à l’oeil nu. C’est un produit très concentré qui donne donc une ivresse plus stimulante et plus vive. Si vous roulez un joint avec une tête de weed, vous remarquerez, après avoir émiettée celle-ci, qu’une fine poudre couleur jaune d’or reste collée à vos doigts. Cette poudre n’est autre qu’un petit échantillon des cristaux dont je viens de vous parler. Extérieur ou intérieur? Il y a beaucoup à dire à ce sujet et il est certain que les deux méthodes ont leurs avantages. Bien sûr, vous restez à la merci du bon vouloir des dieux de la météo et n’êtes donc sûr de rien. Beaucoup de choses peuvent mal tourner et il est fort possible que vous ne finissiez à l’automne qu’avec quelques pauvres têtes maigrichonnes à récolter. Pas vraiment le rêve. L’avantage de la culture en extérieur est que cela ne vous coûte pour ainsi dire rien. Il suffit d’un lopin de terre ou d’un gros pot dans lequel vous pourrez mettre une graine ou une bouture qui une fois devenues buisson, vous offriront quelques centaines de grammes de têtes... si le temps le permet. La culture en extérieur donne au cultivateur novice une excellente occasion de se familiariser avec le cannabis et ses besoins. En extérieur, sa croissance commence début avril et se poursuit jusqu’à la mi-août. Cela vous laisse donc suffisamment de temps pour mettre une autre graine à germer dans le cas où la précédente serait morte en début de saison. En commençant par la culture en extérieur, vous acquérez une expérience précieuse qui vous servira plus tard quand vous vous lancerez dans la culture en intérieur. En clair, le grand air est l’espace de culture idéal pour les cultivateurs débutants qui iront de surprise en surprise au gré des petits gestes qu’ils feront pour aider leurs plantes à s’épanouir. Si vous plantez vos petites chéries directement en pleine terre, il ne vous restera pas grand-chose d’autre à faire que de poser vos fesses dans l’herbe et d’attendre que les fleurs soient prêtes à être cueillies. Dans le cas de la culture en intérieur, c’est à VOUS que revient le rôle de Mère Nature et vous êtes donc chargé de prendre en main tous les aspects de la croissance, aussi bien l’arrivée d’air frais et sa circulation que le taux d’humidité, et ainsi de suite. JDC OUT 2009 de Spirulin JDC OUT 2009 de Kna JDC OUT 2009 de Doudou-Galak JDC OUT 2009 de lismay33 La culture en intérieur est moins risquée que celle en extérieur dans la mesure où les plantes sont cachées. Dehors, les voisins curieux peuvent facilement repérer vos plantes et vous attirer toutes sortes de tracas. En intérieur, vous pouvez obtenir jusqu’à quatre, cinq, voire six récoltes par an suivant la variété que vous cultivez. Vous n’êtes pas limité par les saisons et pouvez donc décider de lancer une plantation à n’importe quel moment qui vous convient indépendamment de la période de l’année . En intérieur, vous êtes complètement libre. Libre aussi de cultiver n’importe quelle variété. note de la team: en réalité cela dépendra énormément des températures en hiver/été suivant que votre espace est chauffé/climatisé ou non, beaucoup de cultivateurs d'intérieurs sont contraints de faire des pauses suivant les saisons , notamment en été. D’un autre côté, il faut accorder beaucoup plus d’attention aux plantes dans le cas d’une culture en intérieur. Cela représente un surcroît de travail bien que la tâche soit à l’évidence plutôt agréable. Il vous faut aussi faire un investissement de départ afin d’acquérir le matériel de base. Vous devez jeter quotidiennement un oeil à votre plantation et arroser les plantes aussi souvent que nécessaire à l’aide d’une solution nutritive. Il faut donc être conscient du fait que si vous optez pour la culture en intérieur, vous devez être prêt à y consacrer un peu de temps. Vous pouvez exercer un contrôle sur la température en faisant tourner l’extracteur, sur l’hygrométrie en installant un humidificateur et sur la circulation d’air en disposant un ou plusieurs ventilateurs dans votre espace de culture. N’allez pas vous imaginer qu’il vous suffira de balancer quelques graines dans un pot et de pointer le bout de votre nez quand bon vous semble car vous seriez vite déçu. Cependant, étant donné qu’en intérieur, vous pouvez être maître des facteurs climatiques, vous serez libre d’œuvrer à votre guise en vue d’obtenir la récolte la plus abondante et l’herbe la meilleure. JDC IN SOUS 1200 Watts de jujulaweed Evolution d'une culture de NLX (Alien) La culture d'intérieur aussi bien que celle d'extérieure peut se solder par une herbe d’excellente qualité et en quantité. Il ne vous reste donc qu’à considérer vos possibilités et vos souhaits pour déterminer laquelle de ces options semblent convenir le mieux. Le pH et l’EC La valeur du pH indique l’acidité d’un milieu, en l’occurrence du sol. L’échelle du pH s’étend de 1 à 14. Quand le pH d’une solution est compris entre 1 et 7, on dit qu’elle est acide. Quand il est de 7, on le dit neutre. Et enfin quand le pH se situe entre 7 et 14, la solution est appelée basique. Plus le pH est faible et plus la solution est acide. Lorsque le pH est trop élevé ou trop faible, les plantes ne peuvent plus assimiler les nutriments présents dans leur milieu de culture. Cette situation conduit vite à des carences dont la plante souffre. Un pH adapté à la culture du cannabis est compris entre 5.6 et 6.6. Quand le pH se situe dans cette fourchette, les plants de cannabis peuvent puiser de façon optimale les nutriments dans le sol. Le pH influence aussi la vie (bactérienne) du sol. Plus la vie est active dans le sol, plus la fertilité augmente, grâce à quoi les plantes sont plus vigoureuses et en meilleure santé. Après avoir mesuré le pH de l’eau nutritive à l’aide d’un testeur de pH, on peut en modifier la valeur - en général à la baisse - en ajoutant un correcteur. La plupart des eaux du réseau de distribution ont un pH autour de 7; il est donc nécessaire de l’acidifier un peu en ajoutant du ‘pH down’ pour atteindre une acidité de 6.3. Par contre, il faut être prêt à procéder ainsi pendant toute la durée du cycle des plantes ou mieux vaut ne pas intervenir dès le départ. Une fois qu’on a commencé à modifier le pH, il faut continuer à le faire. Il est tout à fait possible de faire de très belles récoltes sans testeur de pH. note de la team: les valeurs de ph ne sont pas les mêmes à utiliser en culture hydro ou en terre de plus les terreaux possèdent un effet tampon qui régulent le ph, donc à moins d'avoir une eau trés "dure" il est souvent inutile de corriger le ph en hydro on veillera en particulier à ne pas faire de grosses variations du ph qui peuvent avoir des impacts néfastes aux plantes Néanmoins, si vous voulez vous assurer un petit plus, un pH adapté vous garantira une meilleure croissance et une meilleure floraison. Le pH est plus important que l’EC, aussi, si vous devez faire un choix, décidez vous pour le testeur de pH en premier. Le pH du sol devrait tourner autour de 6.3 car il permet à la vie bactérienne de prendre son plein essor. Le pH de la coco, quant à lui, devrait se situer aux alentours de 6.0. Le testeur d’EC mesure la conductivité électrique d’une solution. Celle-ci augmente au fur et à mesure que sa teneur en sels minéraux augmente aussi. Les engrais ne sont rien d’autres que des sels minéraux. Plus vous ajoutez d’engrais à l’eau de votre solution nutritive et plus la valeur de l’EC sera grande. L’EC mesure donc la totalité des minéraux présents dans la solution nutritive donnée aux plantes. Pendant tout le processus de croissance, l’EC oscille entre 1.2 et 2.8. On commence avec un EC assez faible, aux alentours de 1.2, que l’on augmente progressivement tout au long de la période de croissance jusqu’à atteindre une valeur maximale de 2.8. Si vous vous aventurez à administrer des concentrations supérieures à vos plantes, les chances que vous brûliez leurs racines deviennent élevées. C’est donc simple comme bonjour, vous n’avez qu’à plonger votre testeur d’EC dans votre cuve et ajouter la dose d’engrais nécessaire pour atteindre la valeur souhaitée. La prochaine fois, nous confronterons les avantages et les inconvénients de la culture en terre et de la culture en hydroponique et nous verrons comment faire des clones à la demande. C’est un peu plus tôt que je n’avais prévu, juste pour que vous ayez l’occasion de vous entraîner. Retour au Sommaire Vous allez maintenant apprendre un peu plus sur ce qui distingue le cannabis cultivé en hydroponique du cannabis cultivé biologiquement. Je vous donnerai aussi quelques conseils sur l’art du bouturage. Bio ou hydro? Par bio, on entend cultivé en respectant les principes de l’agriculture celui de n’avoir recours qu’à des engrais naturels. Chacun sait que la culture biologique donne des produits de très grande qualité et meilleurs pour la santé. En utilisant autant que possible des engrais et des terreaux de haute qualité biologique, vous obtiendrez en définitive le produit le plus pur possible. Tout ce que vous donnez à la plante finit d’une manière ou d’une autre par trouver son chemin jusqu’aux fleurs c’est à dire jusqu’aux fameuses têtes que l’on récoltera. En cultivant avec des ingrédients bio, les têtes nous offrent le meilleur de leur arôme et de leur effet. C’est aussi le mode de culture le plus économique et le plus simple. La terre agit comme un tampon grâce auquel les erreurs en matière de nutrition sont plus facilement pardonnées. Il faut vraiment être très négligeant pour saborder une culture en terre. Même les novices peuvent obtenir une récolte de grande qualité en cultivant dans le support que la nature a prévu. La fibre de coco (souvent appelée la ‘coco’) est aussi un excellent support de culture, très simple à l’emploi. Cependant, il faut utiliser plus d’engrais car la coco en est dépourvue. À l’inverse, si vous cultivez dans un bon terreau de qualité biologique, tout ce que vous aurez à ajouter lors des deux semaines de croissance et des huit semaines de floraison, c’est un peu d’eau. En effet, ce type de sol regorge de nutriments. La tâche est donc simplifiée pour l’amateur qui se lance dans la culture. Il n’a pas besoin d’ajouter d’engrais ce qui lui épargne l’écueil de la surfertilisation. Toutefois, dans les cas où les conditions sont particulièrement favorables, les têtes fleurissent si bien qu’il peut quand même valoir le coup de compléter les qualités nutritives du terreau par un petit engrais floraison. Les têtes deviendront encore plus grosses et denses. L’hydro ou la culture hydroponique fait référence à une culture sur un milieu aqueux auquel on ajoute des engrais eux aussi liquides. Étant donné la quantité d’oxygène disponible dans la zone des racines, les plantes poussent très vite. Bien plus vite qu’en terre. Mais l’investissement financier initial n’est pas le même. Il est nettement plus élevé dans le cas de la culture hydroponique : les tuyaux, les pièces d’assemblage et autres sont autant d’achats à prévoir. Il devient aussi nécessaire de contrôler le pH et l’EC. Il devient plus facile de commettre une bévue que dans le cas d’une culture en terre. Il est possible de rétablir rapidement la situation mais les choses peuvent facilement mal tourner au point que vous perdiez toutes vos plantes. Un cannabiculteur expérimenté peut faire des récoltes massives en hydro. Un système d’irrigation automatique permet de programmer un arrosage à intervalles réguliers à la suite duquel l’eau est drainée. Les plantes adorent la régularité et si on leur en offre par le biais d’un système d’irrigation automatique, elles nous en sont gré comme l’abondance de leur récolte en témoigne. On peut d’ailleurs utiliser un système d’irrigation automatique même dans le cas d’une culture en terre. L’équilibre parfait entre la bio et l’hydro est possible. Du fait des chances de réussite élevées à l’issue d’une culture en terre, je vous conseille de commencer par ce mode de culture. Une fois que vous aurez acquis une certaine expérience, surtout ne vous privez pas d’expérimenter l’hydro. J’ai connu un cultivateur en hydro qui est revenu à la culture en terre après quelques pannes électriques, histoire d’être moins dépendant de l’énergie électrique. Réfléchissez bien avant de vous lancer ! Clones ou graines Les boutures ou clones sont des copies conformes au plan génétique de la plante dont ils proviennent. Étant donné que ce sont surtout avec des femelles que l’on souhaite agrémenter son jardin, c’est en général sur une plante femelle que l’on prélève des boutures. Les clones ou boutures présenteront tous les attributs de la plante sur laquelle ils auront été prélevés. Cette plante sera alors communément appelée plante ‘mère’. Une plante mère est une plante femelle maintenue en période de croissance et sur laquelle les clones sont prélevés. Elle constitue le capital génétique qui alimente le jardin. Étant donné que les clones sont identiques, on peut s’attendre à ce qu’ils soient en principe tous prêts pour la récolte au même moment . En effet, leur croissance et leur floraison devraient être similaires tout comme leur allure et leurs fleurs (têtes). Souvent, un cultivateur hésite avant de se lancer dans une culture : graines ou clones? Les deux présentent des avantages et des inconvénients. La culture à partir de graines est un peu plus longue que celle à partir de clones. Il faut faire germer les graines, ce qui peut prendre de quelques jours à une semaine. Il y en a toujours qui ne germent qu’une fois plantée en terre, d’autres jamais. Pour cette raison, les chances sont grandes que vous perdiez un bon nombre de plantes lors de la germination ou de la mise en terre, à moins que vous ne soyez déjà passé maître dans l’art du semis. Après cela, il faut laisser le semis croître pendant près de deux semaines. L’un dans l’autre, les plantes obtenues à partir de graines devenues semis nécessitent un mois ou plus avant d’entrer véritablement dans la période de croissance végétative. Cet allongement de la période culturale se traduit par une hausse significative des dépenses électriques. En effet, pendant le stade du semis et celui de la croissance végétative, la consommation électrique est plus importante (18 heures) que pendant la floraison (12 heures). Pendant la floraison, on peut allumer les lampes en heures creuses (la nuit) pendant lesquelles le coût de l’électricité est moindre. Les semis sont des plantes jeunes en comparaison aux clones. Et pour cause, si vous prélevez un clone sur une plante âgée de six mois, alors le clone sera lui aussi âgé de six mois. Or un semis de six semaines restera âgé de six semaines. Il est important de noter ici qu’un plant de cannabis n’atteint sa pleine maturité et ne peut donner à plein rendement qu’une fois qu’il a bel et bien six mois révolus. L’avantage de la culture à partir de graines réside dans l’étendue de la gamme qui s’offre à vous, il existe des milliers de variétés de cannabis. Dans ce cas, vous n’êtes pas limité à cultiver toujours et encore la même variété.Il faut aussi savoir que les graines se conservent longtemps tandis que les clones réclament quelques efforts de la part du cultivateur pour rester en vie. Ils ont besoin d’être maintenus en croissance sous une lampe de culture. Chaque graine est différente et donc chaque plante obtenue à partir d’une graine l’est aussi. Une plantation obtenue à partir de graines et semis ne sera donc pas uniforme même si tous les individus sont de la même variété. Il se peut donc que vous ayez des plantes qui poussent mieux que d’autres, qui donnent des têtes plus grosses ou bien qui mettent plus longtemps à fleurir ou encore qui soient d’allure plus trapue et plus dense. Une chose est sûre, votre jardin arbore alors des plantes dont la qualité varie grandement. Une plante peut vous donner des têtes au parfum exquis tandis que les autres produisent d’énormes quantités de THC mais n’ont pas aussi bon goût. Si vous raffolez de la biodiversité alors les graines vous conviendront à merveille mais si vous aspirez à une plantation assez homogène alors les clones seront plus à votre goût. Il est important de ne pas faire de boutures sur n’importe quelle vieille plante non plus. Tout d’abord, il faut mettre la main sur la plante mère qui convient ; une plante dont les caractéristiques tels que le goût, l’effet, la croissance, la floraison vous plaisent. Selon toute probabilité, la plus belle de vos plantes sera sûrement la candidate idéale. Le grand avantage des clones est l’uniformité avec laquelle ils poussent. Les clones seront d’une hauteur similaire ce qui signifie qu’ils pourront faire le meilleur usage possible de la lumière distribuée par les lampes que vous utilisez. Ils donneront aussi des têtes dont le goût et l’effet seront le même. Tout cela pour dire que si vous cultivez des clones, vous aurez une récolte plu uniforme et vous saurez à quoi vous attendre. Par ailleurs, les clones ont besoin d’une période de croissance qui ne s’étend que de quelques jours à deux ou trois semaines ce qui permet de réduire considérablement la durée totale de la période culturale et donc de faire plus de récoltes par an avec des clones qu’avec des semis. Vous pourrez aussi tout simplement avoir de quoi fumer plus rapidement. Autre avantage des clones que l’on pourrait considérer comme majeur, ceux qui sont prélevés sur une femelle sont nécessairement femelles ! Avec les semis c’est à vous qu’incombera la tâche d’identifier les mâles et de vous en débarrasser pendant la période végétative. Avec un peu de malchance, les pertes peuvent être relativement importantes. Cet espace perdu aurait facilement pu être rempli de femelles productives et c’est la raison pour laquelle quand les choses pressent je donne la préférence aux clones pour me lancer dans une nouvelle culture. Par contre, il est certain que les semis donnent les meilleures plantes mères qui soient grâce au plus grand réservoir génétique que les individus d’une même plantation nous offrent . Lors de la croissance végétative, il vous suffira de sélectionner la ou les spécimens de votre plantation qui conviennent à vos exigences pour élire votre ou vos futures plantes mères. Vous pouvez donc commencer par le plus grand nombre de semis possible et choisir ensuite lesquels vous mettrez en floraison et lesquels vous utiliserez comme plantes mères pour lancer une nouvelle plantation à partir de clones cette fois-ci. Il est préférable de ne prélever les clones que lorsque la plante mère a plus de six mois. Guide: la conservation des graines Guide: le bouturage Retour au Sommaire Voici comment construire votre propre espace de culture... Dès que les connaissances requises et le matériel sont réunis, nous sommes prêts à organiser notre espace de culture de manière efficace pour y maintenir un climat favorable. Un espace de culture peut être de modèles et de tailles divers mais quel qu’en soit le format, il y a un certain nombre de points essentiels à respecter. La lumière Pour commencer, nous devons nous assurer que l’espace est totalement opaque à la lumière. Pour arriver au sommet de sa floraison, la plante de cannabis a besoin de 12 heures de nuit interrompues et 12 heures de lumière. Si la période nocturne de 12 heures est interrompue, la récolte sera moins bonne, voire nulle. C’est pourquoi vous devriez rester un moment dans votre espace, si c’est possible, et vous assurer qu’aucune lumière ne filtre. Si c’est le cas, il existe du ruban adhésif opaque pour boucher les trous et les fissures. Un espace qui n’est pas totalement opaque peut faire échouer la récolte car les plantes sont dérangées. Ce qui arrive le plus souvent dans ce cas, c’est la création de plants mâles sur les plants femelles à cause du stress auquel ils ont été exposés. En très peu de temps, quelques fleurs mâles peuvent fertiliser la plantation femelle au complet et en fin de compte, il ne vous reste plus que des têtes pleines de graines. Un bon cultivateur vérifie ses plantes en permanence pour enlever toutes les fleurs mâles au bon moment. Il faut plusieurs semaines avant qu’une fleur mâle ne puisse disséminer son pollen. Il arrive aussi fréquemment qu’une plante ait des difficultés à fleurir quand des raies de lumière entrent et elle ne produira alors qu’une maigre récolte. Avant tout, surveillez tous les appareils électriques car les lampes, généralement petites, diffusent une lumière forte qui peut déranger le sommeil nocturne de vos plantes. Collez un morceau de bande adhésive opaque sur toutes les lampes et lumières. Imperméable à l'air Quand la plante est bien en fleur et a produit de superbes têtes, leur odeur se développe petit à petit. Nos plantes vont commencer à diffuser un parfum puissant ce qui rend d’une importance vitale que l’espace soit complètement imperméable à l’air. L’espace de culture ne doit avoir qu’un minimum de fissures et de trous d’où l’odeur de marijuana pourrait passer et il est préférable qu’il n’y en ait pas du tout. Quand les plantes commencent à sentir, vous irez les voir tellement souvent que vous vous habituerez à l’odeur. Vous serez alors rapidement convaincu qu’elles ne sentent que légèrement, voire pas du tout, tandis que vos voisins ou colocataires souffrent de la puanteur. En outre des aspects sécuritaires de l’imperméabilité à l’air, le contrôle du climat en est un autre aspect très important. La création d’un bon climat est cruciale si vous voulez tirer le meilleur de vos plantes. Ainsi, quand vous construirez votre espace, veillez à ce que non seulement les odeurs ne puissent pas sortir mais aussi à ce que les courants d’air ne puissent pas entrer. Un troisième élément d’importance est d’empêcher toutes créatures et vermines indésirables d’entrer dans l’espace. Un bon espace de culture est en fait une sorte de cellule de quarantaine dans laquelle rien n’entre ni ne sort sans que vous ne lui disiez. La température Quand les points décrits ci-dessus sont bien en place, nous sommes arrivés au but de la construction d’un espace de culture : un climat idéal dans lequel les plantes peuvent devenir géantes et fleurir rapidement. La température doit être constante et pour cela, il faudra un (ou plusieurs) ventilateurs pour assurer une bonne aération.Les plantes seront ainsi plus épaisses, leur tige plus forte et elles donneront plus que des plantes cultivées sans ventilateurs. Si vous disposez d’un budget conséquent, vous pouvez investir dans un thermostat, un hygrostat ou un thermo-hygrostat. Vous pouvez brancher le thermostat au ventilateur ce qui vous permettra de régler la température maximale désirée disons 28 degrés pour votre espace. Si la température dépasse les 28 degrés, le ventilateur se mettra en marche pour refroidir l’espace jusqu’à la température voulue. L’hygrostat peut également être branché au ventilateur pour contrôler l’humidité de l’air. Si l’espace devient trop humide, le ventilateur aspirera l’air jusqu’à ce que le bon niveau soit atteint. Avec un commutateur, vous pouvez régler la vitesse du ventilateur et ainsi, le faire fonctionner en continu à vitesse réduite pour faire entrer de l’air frais en permanence. Afin de réguler l’humidité de l’air, il vous faudra un humidificateur d’air. Ce n’est pas très cher et c’est un investissement qui en vaut la peine. Cet appareil dispose d’habitude d’un hygrostat incorporé. Dans ce cas, il vous suffit de le régler sur le taux d’humidité voulu et l’humidificateur se charge de le maintenir. Cela créé des miracles surtout pendant la période de croissance. Une plante peut pousser deux fois plus vite dans une atmosphère humide et cela fait gagner du temps dans la phase de croissance. Chauffer une grande pièce ou un petit espace de culture fait un monde de différences. Laisser l’humidité de l’air augmenter durant les premières semaines est plus facile dans un espace réduit mais vous pouvez toujours essayer dans une pièce entière. C’est bien entendu possible dans une grande pièce mais vous aurez besoin d’un équipement coûteux et comme débutant, vous feriez mieux de commencer avec un petit budget. Bien entendu, vous pouvez aussi dépenser de l’argent pour bien isoler votre local; chacun fait comme il veut. Nous devons également veiller à ce que d’un côté de l’espace, tout au fond, il y ait des trous pour que l’air entre. Ces trous servent à laisser entrer de l’air frais riche en CO2. Au côté opposé, nous plaçons l'extracteur d'air. Celui-ci aspirera l’air chaud. L’air chaud monte et c’est pourquoi nous plaçons l'extra à l’endroit le plus élevé possible de l’espace. Avec un filtre à charbon placé sur l'extra, on supprime en même temps les odeurs fortes.Le filtre à charbon et la pompe étanche vont ensemble et sont essentiels dans le jardin que nous sommes entrain de construire. Un filtre peut servir pour environ cinq récoltes ou plus ou moins un an. La puissance de l'extra doit correspondre à la taille de l’espace de culture. Il faut donc commencer par calculer le volume de l’espace. Rappelez-vous l’école: la longueur x la largeur x la hauteur = le volume de votre espace (en m3) x500 ( Il s'agit d'une méthode simple mais très limitée ). Choisissez toujours un extra dont la puissance est légèrement supérieure au besoin du volume de l’espace. Ceci peut faire la différence durant les chauds mois d’été et garder votre espace à une température raisonnable. En conséquence, prenez une pompe plus puissante par exemple, pour un espace à 500 m3, on choisira un ventilateur destiné à un espace de 750 à 1000 m3. Un avantage supplémentaire est qu’en hiver, on peut le laisser tourner plus doucement et économiser de l’énergie tandis qu’en été, on peut confortablement maintenir la température sous les 30 degrés. Un grand ventilateur qui tourne à la moitié de sa puissance fait beaucoup moins de bruit qu’un petit ventilateur qui tourne à pleine puissance. Et si vous désirez agrandir votre espace plus tard, il n’y a pas besoin d’en racheter un nouveau. Vous ne pourrez jamais acheter un ventilateur trop grand mais bien trop petit. Il est insensé de laisser tourner un ventilateur à fond s’il peut aussi bien remplir l’espace d’air frais en tournant à la moitié de sa puissance. En situant les trous pour l’entrée de l’air du côté opposé de l’appareil, cela créé un courant d’air qui apporte de l’air frais d’une extrémité à l’autre de l’espace en passant au-dessus des plantes. C’est très bon pour les plantes qui profiteront au maximum de l’air frais avant qu’il ne soit vidé de son CO2. Il sera ensuite aspiré et supprimé de l’espace. Afin d’empêcher les parasites d’entrer, on peut boucher les trous d’air avec des bas en nylon et ainsi rien ne peut pénétrer ce qui vous aidera à éviter les infestations plus tard. Mais n’oubliez pas que la lumière ne doit pas passer non plus par ces trous. Pour cela, des tubes courbés en PVC sont très utiles car ils laissent passer l’air mais pas la lumière. Il y a des milliers de façons de faire pour créer un espace bien aéré. Ils sont tous géniaux mais il y a deux choses qu’il faut garder à l’esprit : les entrées d’air se situent de préférence au fond et il faut garder l’espace opaque. Dans le cas où vous ne pourriez vraiment pas faire de trou pour une pompe, la meilleure solution est d’acheter une porte pas chère et d’y faire un trou pour l’extraction d’air. Cette méthode est fréquemment utilisée par des cultivateurs professionnels. Les mètres carrés Assez parlé, il faut se mettre au travail et construire l’espace de culture. Il ne faut pas grand chose pour cela: un mètre carré suffit et tout le monde a bien ça que ce soit dans le grenier, dans la cave ou dans une chambre d’ami. Ce qu’il nous faut, c’est: une agrafeuse pour le bois, une scie, du plastique blanc et noir, un foret, des vis, des ciseaux, quelques planches de bois et un mètre . Nous allons construire un écran autour de l’espace de culture. Si vous n’utilisez qu’un seul mètre carré dans une grande pièce, il faut séparer l’espace de culture du reste de la pièce qui peut encore servir à autre chose.Si vous ne faites pas cela, toute la pièce sentira quand les plantes seront en fleurs. Avec un écran, la lumière des lampes sera pleinement utilisée et c’est là le plus grand avantage. La lumière que reçoit une plante va fortement déterminer le succès de la récolte. En construisant un écran autour du mètre carré et en le recouvrant de plastique blanc réfléchissant,vous garderez la lumière dans l’espace et sur vos plantes. Si vous ne le faites pas, la lumière va se disperser dans toute la pièce et vous en perdrez une grande partie. Vous assurer que les surfaces autour des plantes soient faites de plastique blanc réfléchissant est la meilleure façon de grossir la récolte. Je ne connais rien de moins cher ni de plus facile. Le Mylar est le meilleur produit sur le marché actuellement pour réfléchir la lumière sur vos plantes. C’est un peu plus cher que le plastique noir et blanc mais réfléchi jusqu’à 99% de la lumière que donnent vos lampes sur les plantes. Il est très important que votre espace de culture ait des murs réfléchissants que ce soit des murs blancs ou du plastique suspendu ne fait pas de différence. La construction d’un écran ne prend qu’une demi-heure si vous avez tout le matériel nécessaire sous la main. On coupe huit morceaux de bois d’environ 1,20 m de long et six d’environ 1,70 m. Cette longueur (1,70 m) correspond à la hauteur du plafond de ma cave. La longueur que vous choisissez est de préférence un peu plus petite que la hauteur du local où se trouvera l’espace de culture. Si votre pièce mesure 2 mètres de haut alors coupez à une longueur d’environ 1,97 m. En résumé, enlever quelques centimètres à la hauteur de votre local. La première étape est très simple: on fait un cadre de bois en attachant deux morceaux de 1,20 m de large à deux morceaux de 1,70 m (dans mon cas) de haut. Cela va très vite avec un foret électrique. On fait un trou dans chaque morceau puis on les visse ensemble. Quand le cadre est bien fixé, on peut tendre le plastique dessus avec l’agrafeuse. Les excédents peuvent être coupés quand c’est fixé. Nous avons maintenant notre première paroi réfléchissante. A cela, nous devons attacher une paroi de plus, de la même façon, mais en utilisant seulement un morceau de 1,70 m. On utilise le morceau de 1,70m du cadre qu’on vient de faire et on y fixe deux morceaux de 1,20 m et un de 1,70 m. Puis à nouveau, tendre et agrafer le plastique et couper l’excédent.Nous avons maintenant deux côtés de l’écran attaché l’un à l’autre. Ainsi, on ne fait pas des parois qui pendent séparément. On fait la même chose de l’autre côté et construisons là aussi une paroi en la fixant au bois de la première paroi. On obtient alors trois surfaces réfléchissantes solidement attachées l’une à l’autre. Vous pouvez maintenant placer votre construction autour du mètre carré choisi pour votre culture. Comme vous pouvez le remarquer,les parois sont un peu plus grandes que l’espace de culture. C’est pour avoir de la place pour mettre le ventilateur. Pour terminer, on construit une paroi indépendante avec deux planches de 1,20m et deux de 1,70 m. On la place contre l’ouverture de la boîte à trois parois et l’espace de culture est complètement scellé. Tout ce qu’il vous reste à faire est d’ouvrir la paroi porte pour surveiller et soigner vos plantes.La lumière des lampes reste de cette façon dans l’espace et vous verrez la différence que cela fait quand vous récolterez. L’odeur des plantes est également conservée à l’intérieur et peut être facilement supprimée à l’aide d’un extracteur comportant un filtre. Le reste du local peut ainsi être utilisé à d’autres fins. Les cultivateurs créatifs peuvent eux-mêmes faire un véritable bijou de leur espace de culture. Le bac à déchets Un espace de culture devrait être facile à entretenir et c’est pourquoi je choisis de construire un bac dans lequel les plantes seront posées. Pour cela, on construit un cadre de 1,10 m de large sur une longueur de votre choix et une hauteur de 15 cm. On l’entoure avec le même plastique blanc et noir (pour être certain qu’il n’y a pas et qu’il n’y aura pas de trous dedans). Avec un tel support, la culture se fait plus proprement et cela évite le développement de maladies. Tous les déchets comme de la terre, les feuilles mortes ou les éclaboussures d’eau tomberont directement dedans. Et quand la récolte est terminée, le tout est nettoyé en deux en trois mouvements pour la prochaine culture. Si vous n’utilisez pas un tel bac, comme beaucoup de cultivateurs, votre espace sera rapidement plein de saletés partout. Un tel support est également très utile si vous devez rincer votre moisson. “Rincer”, c’est supprimer les excédents d’engrais de la terre (plantes en pot). En donnant beaucoup d’eau pure aux plantes, on les lave de leur surplus d’engrais et d’éléments nutritifs, ainsi que des sels minéraux qui s’accumulent en cas d’apport excessif d’engrais (les sels se trouvent dans les engrais). Certains cultivateurs rincent leurs plantes tous les quinze jours afin de maintenir la terre la plus saine possible (note de la team: il faut aussi le pratiquer en fin de culture ). Avec ce bac, vous pouvez faire ça sans problème et sans mettre de l’eau partout. Vous pouvez aussi, si vous cultivez en terre, remplir le bac d’eau fertilisée et laisser les plantes se servir comme elles l’entendent. C’est la même chose qu’une plante posée dans un sous-pot. En fait, vous avez fait un énorme sous-pot. Les plantes seront ainsi mieux protégées contre les excès d’engrais car elles décideront elles-mêmes de la quantité qu’elles vont absorber. Si vous devez vous absenter pendant trois-quatre jours, il vous suffit de remplir le bac à rabord et elles ont auront assez d’eau pour ces quelques jours. Le bac devient ainsi un système d’arrosage automatique. Plus tard, vous pourrez facilement passer à un système hydroponique. Récapitulatif : Notre but est de construire un espace opaque et hermétique dans lequel l’air frais riche en CO2 entre par un côté, circule et ressort par l’autre côté. Un extracteur d'air suffisamment puissant assure la circulation de l’air et un ventilateur mélange l’air frais entrant avec l’air chauffé par les lampes pour que la température soit la même d’un bout à l’autre de l’espace. Il suffit d’y ajouter des murs réfléchissants pour maximiser l’effet de la lumière et un bac pour garder le tout bien propre et le tour est joué. L’espace de culture est prêt à être planté! Quand toutes les parois ont été fixées l’une à l’autre, je choisis de faire un bac pour récolter les déchets afin de garder le lieu propre et ainsi diminuer les risques de maladie. Pour qu’un mètre carré soit le plus efficace possible, je place un écran réfléchissant tout autour. On peut ainsi mieux contrôler la température et créer un espace totalement opaque à la lumière. Si vous bénéficiez d'un budget n'hésitez pas à acheter une chambre de culture, les prix sont en moyennes de 100 euros pour une box d'un mètre carré. Retour au Sommaire Maintenant que nous avons réussi à monter notre local de culture, nous sommes prêts pour le vrai travail. La dernière fois, nous avons fait le tour des sujets les plus importants. Après de nombreuses recherches parmi la grande variété de cannabis, nous en avons choisi une qui nous convient. Le local est sécurisé pour le feu et ne laisse pas passer de lumière. Il attend avec impatience son lot de plantes vertes. La germination Le moment est arrivé de déchirer son sachet de graines et de se mettre au travail. Mais comment procéder au mieux pour faire sortir des petites plantes de ces graines fines et fragiles sans problème? Il y a différentes méthodes que nous verrons ci-dessous, vous devez aussi savoir que chacun à sa méthode préférée. De quoi ont besoin les graines pour réussir à germer? Les trois mots de passe sont: chaleur, humidité et obscurité. Quand on fournit de l’humidité à la graine, la minuscule racine qui s’entortille à l’intérieur va commencer à grandir et à rechercher plus d’humidité. La racine va grandir rapidement et casser l’enveloppe de la graine pour l’ouvrir. Ce qui apparaît en premier, c’est une petite racine toute fragile mais qui a de grandes ambitions: pousser aussi vite que possible pour devenir un bel arbre de cannabis. Il ne faut pas sous-estimer la puissance de croissance d’une graine de cannabis. Les graines ont la capacité de se développer très rapidement; après 12 à 36 heures d’humidité, la racine va surgir. La technique de l'essuie-tout L’une des techniques les plus courantes pour la germination des graines est la technique de l’essuie-tout mouillé et ses variantes. On pose les graines sur un morceau de papier absorbant ou sur de l’ouate que l’on humidifie. Grâce à l’absorption de l’eau par l’essuie-tout, il est facile d’assurer un apport continu d’humidité à la graine. Si l’essuie-tout est trop sec, il suffit d’y ajouter une goutte supplémentaire et il sera immédiatement ré-humidifié. Il est important de maintenir les graines humides mais pas mouillées. Si les graines restent mouillées, les racines ne sortiront pas pour chercher l’eau. Elles se développeront plus lentement car elles ont toute l’eau dont elles ont besoin sous la main, merci. En les gardant trop sèches, vous risquez de tuer les racines. Trouver le juste milieu n’est pas évident avec cette technique car l’essuie-tout est toujours soit trop sec soit trop mouillé. Mais en général, cela marche bien même si certains débutants parviennent à tuer quelques graines durant ce processus. Directement dans le support La seconde méthode de germination est de mettre les graines directement dans le support de culture qui a été au préalable trempé dans de l’eau enrichie de stimulateur pour racines pendant quelques heures. Après le trempage, il suffit de mettre les graines dans le support, la coco ou quoique ce soit d’autre. On enfonce les graines de 5 à 10 millimètres dans le support. Si on ne l’enfonce pas trop profondément, elle émergera rapidement à la lumière et pourra commencer à pousser. Au plus profond sera la graine, au plus grand sera le risque qu’elle reste mouillée trop longtemps et qu’elle commence à pourrir. La surface du support sèche plus vite que le centre et il faut veiller à la garder humide. ‘Humide’ signifie dans ce cas que nous attendons que la couche supérieure soit sèche et c’est seulement à ce moment-là qu’on lui redonne un peu d’eau (et du stimulateur, si on en utilise). En d’autres termes, ne donnez pas d’eau au support tant qu’il est mouillé. Si vous le faites, le support sera mouillé plutôt qu’humide et il y a de fortes chances pour que la graine pourrisse. Certains choisissent cette technique car elle cause moins de stress et le réseau de racines peut se plonger directement dans le support et se développer. Des cannabiculteurs maladroits pourraient endommager les racines au moment de la transplantation quand ils utilisent la technique de l’essuie-tout. Le meilleur moyen de planter une graine germée est de faire un trou avec son doigt et de le mouiller. Placer rapidement la graine dans le trou. Le sol étant bon et mouillé, on peut y pousser doucement la graine en toute sécurité. Il faut alors recouvrir la graine avec une fine couche de terre et y ajouter un petit peu d’eau (10 ml). La graine peut ainsi s’ancrer elle-même, ne donnez pas une trop grosse giclée d’eau; si c’est le cas, vous risquez de pousser la graine trop profondément et l’exposez à nouveau à des risques de pourrissement. Les cubes de laine de roche Une autre méthode que j’utilise aussi car elle est efficace et facile, c’est la méthode du cube de laine de roche. On met les graines dans les cubes de laine de roche et on les plonge une fois dans de l’eau mélangée au stimulateur pour racines. On place ensuite les cubes de laine de roche contenant les graines dans un bac en plastique avec couvercle et nous obtenons ce qu’on appelle un dôme. Ce bac ou dôme assure un taux élevé d’humidité de l’air – et il n’y a plus de raison d’ajouter de l’eau jusqu’à ce que les plantules émergent. La lumière pour les semis Maintenant, il est important que les jeunes plants reçoivent assez de lumière. Je vous entends dire: mais il faut tout noir dans l’armoire car les graines germent mieux dans l’obscurité. Et bien, dès qu’ils ont surgit, il leurs faut le plus de lumière possible pour qu’ils se développent rapidement et deviennent des buissons de cannabis. Alors, séparez les jeunes plants qui atteignent 4-5 cm de leurs soeurs plus petites et plantez-les dans le milieu de votre choix. Si vous les avez plongées dans des cubes de laines de roche, cette transplantation sera facile et les tendres racines resteront protégées tout au long de l’opération. Les cubes peuvent maintenant être installés dans votre espace de culture pour le démarrage de la croissance. Le climat pour vos semis N’oubliez pas qu’avec les techniques utilisées ci-dessus, la température joue un rôle très important dans le succès de la germination. La température idéale reste en permanence entre 20 et 25 degrés. Essayez de trouver un moyen pour garder vos graines en permanence au-dessus de 20 degrés. Vous pouvez le faire avec une petite couverture chauffante qu’il suffit de brancher dans une prise et reste constamment à 20-22 degrés. C’est un moyen simple et pas cher pour garder vos graines à la bonne température. Je préfère personnellement utiliser un chauffage comme le Bionair que je mets dans une petite armoire. Ce chauffage peut être programmé pour rester à 25 degrés et comme il est dans une armoire, il doit moins travailler pour garder vos graines à cette température. On crée ainsi dans l’armoire un mini climat tropical. Bien entendu, une fois les semis lancé je place le tout dans l’armoire tropicale chauffée à la bonne température contrôlée par le chauffage automatique et il ne faut rien de plus pour une germination réussie. Vous verrez, en un jour ou deux, les graines auront germé. Après quatre jours, vous aurez des plantules de plusieurs centimètres de haut. Guide: la germination Un bon départ vaut de l’or! Nous avons maintenant franchi le cap des premiers jours et grâce aux techniques mentionnées plus haut, nous avons fait croître quelques jeunes plants avec succès. Ne vous attendez pas à une germination de 100% de vos graines; elles restent des êtres vivants et certaines peuvent échouer. Commencez toujours en pensant qu’il en sera ainsi et plantez quelques graines en plus en anticipation. Si elles sortent toutes, tant mieux! La plantule va maintenant essayer de se développer et devenir une splendide demoiselle verte aussi vite qu’elle le peut. En les mettant sous des lampes HPS, elles auront toute la lumière dont elles ont besoin et ainsi, l’énergie nécessaire pour leur croissance. La première semaine, il semblera ne rien se passer car les plantes n’ont encore que peu de feuilles et un réseau de racines sous-développé. Avec le temps, les plantes vont produire plus de feuilles et pousser de plus en plus vite, dans tous les cas. Le processus est comparable à celui d’un vieux train diesel qui démarre lentement avant d’atteindre une grande vitesse. Les feuilles des plantes fonctionnent comme des panneaux solaires et plus il y en a, plus ils pourront produire de l’énergie et plus les plantes pousseront. Vous constaterez des changements jour après jour et la croissance sera visible. Durant cette première phase, il est très important qu’il y ait suffisamment de lumière, de chaleur et d’humidité. En maintenant un taux d’humidité élevé, les feuilles se formeront plus aisément. On peut augmenter le taux d’humidité en réduisant légèrement le système d’extraction d’air ou en le débranchant les premières semaines. On peut aussi utiliser un humidificateur. Comme ces plantes grandissent, elles ont de plus en plus besoin d’eau et il faut augmenter l’arrosage. L’eau utilisée s’évapore par les feuilles dans l’espace de culture ce qui conserve l’humidité de l’air automatiquement. Au contraire de la culture des clones, on ne doit pas pendre les lampes trop haut au-dessus des plantes car les plantes provenant de graines supportent mieux des lumières intenses que les clones mère de cannabis. Une jeune plante sortie d’une graine dans la nature recevrait la force complète du soleil et s’y adapte merveilleusement. Vous avez sans doute lu un peu partout qu’il fallait pendre ses lampes à au moins 60 cm au-dessus des plantes quand elles démarrent, mais ils parlent tous de clones et pas de plantes provenant de graines. note de la team: passage à prendre avec beaucoup de précautions, en définitive la position de votre lampe dépendra avant tout de son type et de sa puissance, commencez éloigné et si vous voyez vous semis tiger rapprocher la lampe Quand engraisser après la germination? Quand devons-nous commencer à les nourrir? Cela dépend du support dans lequel ont les fait pousser. Mais surtout pas les premiers jours, quel que soit le support. Si vous cultivez en terre, celle-ci contient assez d’éléments nutritifs pour les deux premières semaines au moins. La coco, par nature, ne contient pas d’éléments nutritifs et après une semaine, vous devrez commencer à nourrir vos plantes. On voit très facilement à quel moment les plantes ont besoin de nutriments car elles vont vous le demander elles-mêmes. En peu de temps, le vert des feuilles va devenir plus clair, ce qui est leur façon de dire qu’il n’y a plus beaucoup de nutriments dans le médium et qu’elles en voudraient plus. Les débutants ne remarqueront peut être pas ce changement subtil et si vous attendez trop longtemps, la plante va jaunir. Ce n’est pas grave et il ne faut pas s’inquiéter. La plante exprime clairement qu’elle manque de nutriments. Probablement un manque d’azote, l’un des éléments de base les plus importants dans le développement de la plante en pleine croissance. Dès que vous lui donnerez de l’engrais, ses feuilles redeviendrons vertes rapidement. Le manque est pallié et la plante a renforcé ses feuilles avec les matériaux de construction nécessaires. En fonction de l’importance du déficit, le retour à la normale peut prendre entre un jour complet et quelques heures. Pour rendre les choses plus faciles, il vaut mieux commencer votre première culture en terre jusqu’à ce que vous connaissiez mieux la plante. De cette manière, vous n’aurez pas besoin d’utiliser des engrais durant les premières semaines et vous risquerez moins de vous tromper. La période de croissance dans laquelle se trouve maintenant la plante nécessite des lampes branchées pendant 18 heures et une nuit de six heures. Cet horaire correspond au jour le plus long de l’année qui est normalement le plus ensoleillé, le 21 juin. On permet à la plante de croire que c’est tous les jours le jour le plus long et le plus ensoleillé de l’année. Soyez contents de vos plantes Durant les premières semaines, quand vos plantes se développent joyeusement dans leur pot ou bac rempli d’un mélange de terre, il n’y a pas grand-chose à faire hormis admirer la vue. Alors que la première semaine vous serez perturbé par la lenteur des progrès, dès la deuxième semaine, vous vous demanderez comment c’est possible qu’elles poussent si vite. L’art de cultiver, c’est principalement l’attention que vous porterez à vos plantes et cela implique que vous passiez du temps avec elles. Suivez leur développement avec attention – surtout au début, vous ne voudriez pas rater de voir la transformation de ces petits bourgeons maigrelets en buisson de cannabis en fleurs qui portent la meilleure dope que vos poumons aient connu! De la faite maison! Topic: Quand dois-je engraisser? Guide: la nutrition azotée Retour au Sommaire La phase végétative ou de croissance Les graines germées pointent hors du sol et éclatent en de toutes petites plantes vertes. Elles sont très fragiles à ce stade et cela se voit. Nous allons maintenant parler de la croissance de ces plantes. La croissance est un facteur très important car elle détermine la taille de la culture. Une bonne croissance est plus importante que la floraison elle-même. Mettre une plante en pré-croissance signifie maintenir la plante dans sa période de croissance (aussi connue sous le nom de végétative) pendant une durée allant de un jour à plusieurs semaines. On fait cela en réglant les lampes à 18/6. Ce qui veut dire 18 heures de jour et 6 heures de nuit/sommeil pour les plantes. La plante est équipée pour recevoir pleinement les bénéfices de la lumière et commence à se développer en largeur et en hauteur. Plus vous laisserez grandir la plante, plus elle développera de feuilles et en particulier sur les branches latérales les plus solides ce qui va accélérer la croissance encore plus. Une plante qui n’avait que dix feuilles une semaine auparavant et qui en a maintenant 25 peut naturellement grandir beaucoup plus vite car elle peut utiliser plus de lumière. Au début de la croissance, c’est toujours un peu lent jusqu’à ce la plante ait assez de feuilles pour atteindre une certaine vitesse de croissance. A ce moment-là, vous verrez clairement, que même un jour de croissance peut faire une grande différence, qu’en un seul jour la plante aura fait beaucoup de progrès. Plus de croissance signifie plus d’engrais, plus d’oxygène... Pour avoir une bonne croissance, il faut contrôler tous ces facteurs en permanence. Si un manque d’oxygène survient dans l’espace de culture à cause d’un problème d’aération, les plantes prendront du retard dans leur potentiel de croissance. Les messages des milieux de culture Les différents substrats (ou milieu) peuvent varier la vitesse de croissance de vos plantes. Le plus couramment utilisé est la terre, la coco et l’hydro (culture dans l’eau). Chaque milieu a ses caractéristiques propres, ses avantages et ses inconvénients. La terre ne permet une croissance rapide que si elle est bien aérée et si sa structure est légère. Les racines se développent mieux dans une terre aérée et légère et c’est ce que nous devons lui fournir. Plus les racines grandiront et s’étendront, plus la plante au-dessus pourra pousser. Les racines ont besoin d’oxygène et une terre dure et compacte contient moins d’oxygène qu’un mélange plus léger. L’avantage de la terre, c’est qu’elle contient des éléments nutritifs et on n’a pas besoin de rajouter de l’engrais liquide pour commencer. Cela peut être important pour des cultivateurs débutants et leur éviter les problèmes des premières étapes. Un mauvais départ peut être désastreux pour la floraison future et la récolte. La terre est ainsi un substrat parfait pour les débutants qui en commençant ainsi peuvent acquérir de l’expérience. Apprendre à bien cultiver en terre permet d’y revenir à tout moment plus tard. La coco est une matière plus aérée. C’est mon substrat préféré. Il assure aux plantes un bon démarrage grâce à ses fibres de coco riches en oxygène. Les plantes qui poussent dans un milieu riche en oxygène sont plus fortes et développent plus – et plus solidement – de branches latérales. L’inconvénient avec la coco, c’est qu’elle ne contient pas d’éléments nutritifs. C’est pourquoi vous devez commencer très tôt avec un apport d’engrais liquide. Cela peut amener des problèmes mais la coco est facile à utiliser et il est difficile de la sur-fertiliser. C’est peut-être même plus difficile qu’avec de la terre. La sur-alimentation provient de l’accumulation des sels qui sont présents dans tous les fertilisants. Avec le temps, si vous utilisez des doses de nutriments trop fortes (car vous débuter), les plantes n’arrivent plus à les absorber assez vite. Des taches apparaissent sur les feuilles, surtout sur les bords là où elles s’élargissent, puis les feuilles se dessèchent et meurent. Pour éviter cela, il faut rincer le substrat. Rincer veut dire apporter une quantité d’eau supplémentaire qui va diluer les sels et les évacuer. Si votre plante a des feuilles d’un vert profond, c’est un signe qu’il y a suffisamment d’engrais et en ajouter à ce moment-là pour provoquer une sur-alimentation. Si vous n’êtes pas sûrs, attendez jusqu’à ce que les feuilles l’éclaircissent un peu. Vous saurez ainsi quand les plantes ont faim. Si vous attendez trop longtemps, les feuilles vont devenir jaunes. C’est en hydro que la vitesse de croissance est la plus grande, pour autant que vous le fassiez correctement, car les racines ont tout l’oxygène dont elles ont besoin. Cela demande cependant plus d’efforts que la culture en terre ou dans de la coco. Personnellement, j’utilise de la coco car c’est un juste milieu entre la terre et l’hydro. On obtient de bons résultats de croissance mais sans devoir donner trop d’attention. Il faut dire qu’une fois qu’on maîtrise l’hydro, cela fonctionne très bien. Mais en hydro, on est plus dépendant d’appareils électriques et si ceux-ci déconnent ou qu’il y a une coupure de courant, on est foutu. Un rempotage s'impose.. Un bon départ vaut de l’or La plupart des cultivateurs utilisent des stimulants pour racines pour avoir une croissance puissante. Comme ce fut le cas jusqu’à présent, tout ce qui se passe ici a lieu dans le sol pour commencer. Une petite plantule n’a que quelques racines. Le principe, c’est d’inciter la plante à produire le plus de racines possible aussi vite que possible. Le stimulant pour racines liquide est le plus couramment utilisé. Tous les producteurs d’engrais tentent d’en avoir dans leur rayon. Ces stimulants garantissent que les racines reçoivent une impulsion de croissance. C’est en terre que cela marche le mieux. Ces stimulants vont également rendre possible la croissance d’autres plantes présentes dans votre sol. Ne vous effrayez pas si vous voyez apparaître toutes sortes de petites pointes vertes sortir de terre. On dilue généralement ces stimulants pour racines avec de l’eau mais on les utilise purs pour y tremper les boutures pour les pousser à développer des racines quand on fait des clones. On n’utilise pas de stimulants pour racines en même temps que du fertilisant liquide car cela réduit les effets des stimulants. Ainsi, pendant les premiers jours d’une plante, il faut lui apporter des stimulants pour racines et ne pas le mélanger avec d’autres engrais. De cette façon, on peut avoir un bon départ. On peut également utiliser des champignons bénéfiques (symbiotiques) (note de la team: principe aussi nommé mychorization) pour renforcer le développement des racines. Nova-Star-T de BioNova est un petit sachet rempli d’une poudre qui contient des spores de ces champignons bénéfiques que l’on mélange à l’eau. On plonge les cubes contenant les plantules ou les clones dans ce mélange. Le champignon fonctionne comme un symbiote qui a besoin de la plante pour survivre. En échange, la plante utilise le champignon comme ‘réseau de racines supplémentaire’. La plante peut absorber des nutriments au travers de ces champignons partout où ils poussent. Il en résulte des plantes plus fortes et plus saines dès le départ qui ont accès à bien plus de nutriments qui se trouvent dans le sol. Presque tous les produits ayant un effet stimulant sur les racines sont utiles pour le démarrage de la croissance. L’importance de la période de croissance Avec la période de croissance, vous pouvez déterminer la dimension, la forme et la récolte de vos plantes. Il y a différentes manières de cultiver du cannabis et elles varient fortement en fonction de leur façon de croître. On peut mettre de nombreuses plantes dans un mètre carré; ensuite, il est important de ne pas les laisser trop longtemps en phase de croissance. Les plantes peuvent ne pas être autorisées à devenir trop grandes sinon elles se détruiraient les unes les autres. Si vous réduisez le nombre de plantes, vous pourrez les laisser grandir comme elles l’entendent. Les clones et les plantes provenant de graines ont différentes façons de grandir. Les clones sont des plantes plus âgées et pour cela, sont déjà adultes et ont besoin d’une période de croissance plus courte avant la floraison. Une plante sortant de la graine passe par différents stades et devient mature après environ un mois de croissance. Si vous êtes un bon cultivateur, vous amènerez votre plante à l’âge adulte plus vite. Ce n’est pas qu’une question de temps mais aussi de volume. Si vous regardez un clone, vous verrez que les branches latérales passent par plusieurs étapes. Si vous regardez une jeune plante immature, les branches latérales poussent directement. Quand la plante est adulte, les branches latérales vont là aussi commencer à grandir par étapes. Vous pouvez déterminer les dimensions de vos plantes en augmentant ou réduisant le temps de croissance. Mais rappelez- vous qu’une plante plus grande ne signifie pas nécessairement que vous aurez une plus grosse récolte. Il est important de savoir, surtout pour les débutants, que la plante grandit encore considérablement quand elle est placée en floraison et qu’elle continue pendant trois semaines encore avant d’atteindre sa taille maximale. La croissance parfaite Qu’est-ce qu’une croissance parfaite? Une croissance parfaite, c’est quand la plante a atteint sa taille idéale avant de commencer à fleurir et quand les plantes peuvent continuer à se développer sans se bousculer les unes les autres. Le mètre carré est entièrement rempli de plantes sans espace libre entre elles mais pas suffisamment pour que les plantes entrent en compétition pour les ressources. En les laissant devenir grandes ou en mettant trop de plantes, toutes les plantes vont moins bien se développer. Une plante a besoin d’espace pour ses branches latérales. Sinon elle grandira en hauteur et les branches latérales seront faibles et ne porteront pas de belles têtes. Afin d’obtenir une bonne récolte, il faut permettre un bon développement des têtes sur les branches inférieures comme au sommet. Tout le monde est capable de cultiver une belle grosse tête centrale; mais c’est tout autre chose quand il s’agit d’avoir le même poids sur les branches les plus basses. Mais c’est ainsi que l’on obtient une bonne récolte de seulement quelques plantes. Huit plantes venant de graines qui auront eu trois semaines de pré-croissance devraient remplir un mètre carré sous une lampe de 600W et donner une récolte de 500 grammes. C’est une règle de base. Cela signifie 63 grammes par plante ce qui n’est pas énorme. D’habitude, je surveille mes plantes et quand elles atteignent 25 à 50 cm de haut et sont devenues de petites adultes avec de petites, mais solides, branches latérales, elles sont prêtes pour la floraison. (note de la team: cela est évidement très variable suivant les variétés ) Les clones peuvent être amené à la floraison plus tôt car ils sont plus murs dès le départ. Pour la même raison, ne les laissez pas dépasser 25 cm. Les clones ont plus de branches ce qui signifie que moins de lumière arrive jusqu’aux branches les plus basses qui dès lors ne développeront pas de têtes. (note de la team: cela est évidement valable pour des boutures enracinées ) Ainsi, des plantes trop grosses représentent une perte de temps et d’énergie. Nous sommes restreints par la puissance de la lumière et le développement des têtes sera maximal à seulement 30 cm de la plante. Plus on descend, plus les têtes seront petites. Faire en sorte que la lumière passe le mieux possible jusqu’aux branches inférieures des plantes va maximiser le développement des têtes là en bas. La nutrition Pendant la période de croissance, la plante a surtout besoin d’azote et de potassium. Si la plante manque d’un de ces deux éléments pendant sa croissance, elle va jaunir. Si vous choisissez de cultiver en terre, utilisez un bon mélange disponible dans les growshop qui contient ces éléments en suffisance pour trois semaines à un mois. Cela a l’avantage de ne pas nécessiter de fertilisants supplémentaires jusqu’à la floraison. Le prix un peu plus élevé pour une terre de meilleure qualité en vaut la peine. En outre, vous vous épargnerez les problèmes de potentiel. Un mélange de terre bon marché peut mener à des déficiences car il y a peu d’éléments nutritifs pour les plantes. Dans ces cas là ou de ceux de croissance à longue durée il faut alors ajouter des engrais liquides ce qui n’est pas un problème en soi sauf pour les personnes qui ont tendance à sur-doser. Il vaut toujours mieux attendre autant que possible avant d’en ajouter. Toutefois, on ne peut éviter les erreurs en cultivant du cannabis. En fait, plus on en fait et mieux c’est. Apprendre de ses erreurs est très efficace pour ne pas commettre les mêmes une seconde fois. Avant, il faut suivre les instructions inscrites sur la bouteille et utiliser une seringue millimétrique pour mesurer la quantité exacte que l’on souhaite ajouter à l’eau. Un bon dosage, sans excès, va produire de superbes plantes en pleine forme. Plus la plante grandit et plus elle a besoin d’engrais. On peut remarquer que si l’on continue à donner la même concentration de nutriments aux plantes, les feuilles vont à un certain moment commencer à jaunir. La plante montre clairement qu’elle a besoin de nourriture. La dose (force) de nutriments dans l’eau doit alors être augmentée ou il faut lui en donner plus souvent. Les deux premières semaines de croissance Après être sorties de la graine, les petites plantes illustrées ci-dessous furent plantées dans le mélange Royalty de Palgron. Cette terre fertilisée contient assez de nutriments pour quelques semaines. Durant ces premières semaines, je leur donne du stimulant pour racines. Avec le temps, les plantes commencent à grandir de plus en plus vite. Comme incitant supplémentaire durant cette période de croissance, je leur ai également donné de l’Alga Grow, un engrais liquide de Palgron. Ce n’est pas absolument vital car il y a assez de nutriments dans le mélange de terre mais je peux ainsi en maintenir le niveau nutritionnel. Sans cela, la terre peut être vidée de ces nutriments après quelques semaines. En la réalimentant régulièrement, on évite de devoir en apporter une grande quantité soudainement. C’est clair ce que je dis là? Bien entendu, il faut éviter de donner trop d’engrais. Durant la période de croissance, il n’y a pas grand-chose d’autre à faire que d’apporter du stimulant pour les racines et de l’engrais liquide. La lampe doit se trouver à environ 30-40cm au-dessus de la plante. Il suffit de placer sa main en dessous de la lampe à hauteur des plantes pour mesurer la chaleur qu’elle dégage. La distance correcte varie en fonction de la taille de l’espace de culture et du nombre de lampes qui s’y trouvent. S’il y a une bonne circulation de l’air, les lampes peuvent pendre un peu plus bas car l’air chaud est immédiatement remplacé dans l’entourage des plantes et cela leur cause moins de stress qu’une extinction totale. L’humidité de l’air doit être maintenue aussi élevée que possible durant les premières semaines pour que les plantes puisse grandir plus vite et le feuilles sortir plus facilement. Un taux élevé l’humidité dans l’air peut faire des miracles et on peut y arriver en réduisant l’extraction d’air. Un humidificateur peut être très utile aussi! La température doit se situer entre 22 et 28 degrés Celsius le jour et entre 18 et 22 degrés la nuit. Il ne faut pas que la température descende sous les 16 degrés car la croissance diminuerait. N’oubliez pas de laisser vos lampes travailler un maximum durant la nuit car l’électricité est alors moins chère (si vous avez un compteur de nuit bien sûr) et cela peut vous faire économiser quelques euros. Les plantes vertes ont maintenant grandi, vous pouvez caresser les tiges vigoureuses et savourer le goût et l’odeur de votre prochaine récolte. Il faut encore quelques mois de patience avant de pouvoir jouir des lourdes têtes qui vont en être récoltées. Retour au Sommaire La Floraison Choisir entre le SOG ou le SCROG Avant de porter toute notre attention sur la floraison nous avons dû faire pousser des plantes grandes et saines durant une période de croissance aussi courte que possible. Leur dimension et leur santé déterminent la part la plus importante de la l’éventuelle future récolte. Le but est de faire pousser les jeunes pousses issues des graines aussi vite que possible durant la période de croissance pour qu’elles deviennent des plantes vertes touffues et vigoureuses. Un ventilateur placé dans le local de croissance garantit le développement de tiges robustes. Cela assurera un bon climat en mélangeant l’air frais à l’air chaud et maintiendra une légère brise qui soufflera au-dessus des plantes. Cela incitera les plantes à renforcer leurs tiges et des tiges plus grosses peuvent porter des têtes plus lourdes. Vous verrez le résultat de l’usage d’un ventilateur très tôt. La plante s’adapte incroyablement vite. Installez le ventilateur et dirigez-le vers la plante (nota de la team: attention pour les jeunes plantes on évitera de souffler directement dessus) ; vous les verrez se trémousser avec la brise. Après quelques jours, elles ne bougeront plus; les plantes seront bien stables là où elles sont, sans être affectées par la brise. C’est la preuve positive que les plantes ont rapidement pris le pas pour renforcer leurs tiges. Si vous le souhaitez, vous pouvez augmenter la puissance du ventilateur, si c’est possible. Rendez la brise forte assez pour que les plantes se balancent à nouveau d’avant en arrière. Après un certain temps, les plantes auront à nouveau renforcé leur tige jusqu’à ce qu’elles soient assez robustes pour contrer le stress provoqué par le ‘vent’. Le résultat final sera: des plantes fortes, musclées et touffues et pas des petites maigrichonnes dégingandées. Provoquer une brise durant la phase de croissance est une méthode efficace et pas chère pour faire grossir la récolte. En cultivant sous lampes, vous pouvez obtenir des têtes réellement massives; assez lourdes, en fait, pour que les branches latérales, si elles ne sont pas assez robustes, risquent de ne pouvoir les supporter – et vous risquez de perdre une partie de votre récolte (nota de la team: on peut également prévoir un filet de maintien). Comme vous avez pu le remarquer si vu avez déjà eu des récoltes de votre jardin, ce sont généralement les plantes dont les tiges sont robustes qui produisent le plus de têtes, mais il y a bien entendu toujours des exceptions à cette règle. Le style de culture Les deux méthodes les plus courantes pour cultiver des plantes sont appelées SOG et SCROG. SOG (c’est l’abrégé de ‘Sea of green’ – une mer de verdure) signifie de nombreuses plantes par mètre carré et seulement quelques jours voire pas du tout avant des les pousser à la floraison. Il en résulte des plantes qui produisent peu ou pas de branches latérales et limitent leur croissance en hauteur. Le pôle des têtes ira ainsi du sommet au pied. Cette méthode est surtout appréciée par les cultivateurs commerciaux. En donnant plus de temps aux plantes pour la croissance, elles peuvent développer des branches latérales et on aura des plantes touffues. C’est la méthode utilisée par la majorité des cultivateurs. Si vous n’avez que quelques plantes par mètre carré, vous pouvez utiliser la méthode du SCROG. Scrogger signifie qu’on va supprimer la pousse principale de la plante. C’est une sorte d’”écimage” en fait. (nota de la team: cet écimage s'accompagne en géneral d'une mise en forme à plat à l'aide d'un grillage dans lequel on va "tricoter" les branches) La pousse principale se trouve au centre de la plante, c’est l’une des tiges principales. Elle produit de nouvelles feuilles et des branches latérales. Quand on coupe ce sommet, la plante va arrêter de pousser en hauteur. La plante va alors diffuser son énergie dans les branches latérales restantes. Toutes les branches latérales vont ainsi devenir plus fortes dans leur croissance. De cette façon, on obtient une plante large dont les branches latérales atteignent la même hauteur. La majorité des têtes se formera sur les parties supérieures, là où arrive le plus de lumière. La plante sera plus petite mais plus grosse. Le mieux est de faire l’écimage assez tôt – après deux semaines de croissance, au moins une semaine avant que la floraison ne soit programmée à commencer si vous souhaitez bénéficier de ces avantages. De cette façon, vous pourrez avoir une récolte aussi grosse que possible avec seulement quelques plants. Un expert scrogger fixera un filet au-dessus de ses plantes, cela forcera les branches latérales à bien se tenir et à s’étendre séparément afin de maximiser la lumière que chaque branche recevra. Lors de la floraison, vous aurez une superbe couverture de têtes. Avec la technique du SOG, vous n’aurez qu’une énorme tête centrale et quelques-unes plus petites sur la plante. Avec la méthode du SCROG, vous aurez plein de têtes de taille moyenne. L’autre avantage de cette méthode est qu’il y a moins de risques de développement de moisissures car vous avez de nombreuses petites têtes à la place d’une très grosse. (nota de la team: vous pouvez aussi vérifier les peines encourues dans votre pays suivant le nombre de plants pour faire votre choix) Si vous vivez dans un environnement humide ou avez des problèmes d’humidité de l’air dans votre espace de culture, le scrogging est la bonne méthode pour garder une chance que les têtes ne pourrissent pas. La récolte obtenue par l’une ou l’autre méthode est quasi la même si vous les appliquez correctement. Cela dépend fortement de la variété de plantes que vous choisissez. Certaines plantes conviennent mieux à un certain style de culture que d’autres. Si vous utilisez la technique du SOG, il vaut mieux choisir une plante qui est réputée pour produire une énorme tête centrale, des têtes allongées et peu de branches latérales. Pour le SCROG, une variété à tige vigoureuse qui produit de nombreuses branches latérales et surtout de nombreuses têtes sur celles-ci est préférable. Si vous vous décidez pour le SCROG, je vous conseille de supprimer les branches inférieures de la plante. Cela nous garantit que le maximum d’énergie est dirigé vers les branches supérieures, là où la lumière des lampes va tomber. Les branches inférieures ne vont avoir que très peu de lumière, voire pas du tout, et ne feront que des têtes échevelées. En vous en débarrassant, vous aurez une bonne circulation de l’air sous les plantes et toute l’énergie disponible sera envoyée vers les têtes supérieures. Cela peut également ce faire avec la méthode du SOG, si vous remarquez que le feuillage devient trop dense. En supprimant les branches les plus basses des plantes, les branches supérieures se développeront mieux et s’étireront pour s’approcher de la lumière, avec un résultat plus lourd. Il y a de nombreuses variétés avec lesquelles on peut faire des expériences. Certains cultivateurs coupent toutes les branches latérales pendant la croissance et laissent seulement les 4-6 branches les plus belles se développer sur la plante. Pour que votre plante se sente le mieux possible, je vous conseillerais de toujours leurs donner de l’eau à température ambiante – autour des 23 degrés. Pour nous, cela paraît relativement froid. Avec de l’eau froide, les racines de nos plantes se crispent sous le choc et cela retarde la croissance et la floraison des plantes. Pour terminer, je voudrais encore ajouter que la période de croissance est aussi importante que la période de floraison. Meilleure sera la croissance, plus vite votre plante atteindra une taille optimale pendant la pré-croissance, plus vous gagnerez du temps pendant la période de croissance et cela n’économise pas seulement de l’électricité. A table Après quelques temps, il va falloir commencer à nourrir les plantes pour les aider dans leur croissance rapide sous les lampes. Plus la terre dans laquelle vous cultivez est bonne (si elle est riche en éléments nutritifs), plus longtemps vous pourrez attendre avant d’y ajouter les premiers compléments. Mais il est tout de même conseillé de donner des engrais de temps à autre même à des plantes qui poussent dans un mélange pré-fertilisé. En donnant de la nourriture de temps en temps, vous vous assurez que l’environnement ne sera pas épuisé soudainement. Vous remplissez le mélange constamment. Dans des circonstances normales, un bon mélange de terre aura besoin de suppléments après environ trois semaines de croissance en son sein. Mais en y ajoutant des nutriments régulièrement, il faudra cinq à six semaines avant qu’il ne soit épuisé. Cela réduira les problèmes car quand la terre s’épuise complètement, il faut lui apporter une grande quantité d’engrais liquides. Cela peut poser un problème aux cultivateurs moins expérimentés qui ne connaissent pas la quantité dont la plante à besoin et en un rien de temps on se retrouve avec des plantes toutes jaunes. La nutrition doit se faire graduellement car les plantes traversent différentes phases. Les jeunes pousses ont besoin de peu, voire pas du tout, d’engrais et il vaut mieux attendre une semaine et demi avant de leur donner leur premier repas. Et alors, il vaut mieux réduire la concentration de moitié par rapport à ce qui est indiqué sur la bouteille. L’EC du mélange nutritif devrait ainsi être aux environs de 1.4, en fonction de type d’engrais que vous utilisez. Quand les plantes sont plus grandes, on peut commencer à leur donner des doses plus fortes. Il suffit de cette manière d’ajouter un peu plus d’engrais à l’eau d’arrosage. Il arrive souvent, quand on ajoute toujours la même quantité d'engrais, que les plantes développent des déficiences. L’apport en nutriments est le même mais les plantes deviennent de plus en plus grandes et utilisent plus. Tout cultivateur doit garder cela à l’esprit. C’est pour cela que je suis un adepte du off-the-peg pour la planification de la nutrition car chaque espace de culture et chaque plante est différent. Vous devez observer vos plantes et ensuite décider ce qui est le mieux pour elles. Les carences courantes Plants victime d'une carence en azote Les carences en azote, potassium ou phosphore sont celles qu’on rencontre le plus couramment. Ces déficiences en azote et potassium apparaissent surtout pendant la période de croissance. Selon mon expérience, il s’agit en général d’un manque de potassium. Le manque d’azote est facile à repérer car les bords extérieurs des feuilles commencent à jaunir et les feuilles proches des tiges sont plus jaunes. La plante suce tout l’azote hors des feuilles proches des tiges car elle n’en trouve pas assez ailleurs. Les vieilles feuilles sont drainées et leur nutriments sont emportés là où un feuillage est produit. Le manque de potassium est la déficience que je rencontre le plus souvent et on le reconnaît aux feuilles qui jaunissent des extrémités vers la veine centrale. C’est facile à distinguer d’un manque d’azote. Parfois, vous aurez les deux en même temps et dans ce cas, la feuille va jaunir à la fois des bords extérieurs et près de la veine centrale. C’est durant la floraison que vous avez le plus de chance de rencontrer un manque de phosphore et/ou de potassium. Un manque de phosphore est plus difficile à reconnaître. La plante se couvre d’un mauve foncé partout. La floraison est interrompue également et elle reste plus petite. Mais il faut savoir que cette déficience, si elle est de courte durée, n’est pas dommageable pour la plante. Les carences sont faciles à repérer et l’ont peut y remédier facilement aussi. En donnant plus de nourriture à votre plante, vous pourrez regardez les feuilles jaunes rependre leur belle couleur verte. Elles se gorgent d’azote, de phosphore et de potassium frais jusqu’à en être pleine. C’est pour cela que pour un débutant, il vaut mieux sous-alimenter que sur-alimenter. De cette manière, vous pouvez étudier les limites de vos plantes, en leurs laissant expérimenter des carences. (nota de la team: un surengraissage peut aussi amener à un blocage d'un autre élément et donc à une carence ) Il faut toujours commencer avec peu de plantes et après un certain temps, leur donner un peu plus car jusqu’à présent, elles vont bien. Si après cela vous rencontrez des problèmes, dont vous ne connaissez pas les raisons, vous pouvez vous dire que c’est du sérieux. Si vous savez reconnaître une carence, vous pouvez directement régler le problème et l’évacuer pour chercher les autres causes. C’est pour cela que c’est une bonne idée de commencer la culture en prenant une seule plante sur laquelle on peut faire des expériences en ne lui donnant aucun engrais supplémentaire et en attendant qu’elle développe des carences. En faisant cela, essayez de trouver quelle carence vous allez expérimenter en discutant des symptômes sur des forums en ligne et demandez conseil ou en parler avec vos amis. Quand vous maîtriserez tout cela sur le bout des doigts, vos futures cultures se dérouleront confortablement. Reconnaître les couleurs Tout cultivateur débutant est un excellent cultivateur tant qu’il n’est pas daltonien (nota de la team: attention il y a des daltoniens qui sont d'excellents growers). Pour vraiment bien doser les nutriments, il faut passer beaucoup de temps à observer ses plantes. C’est aussi simple que ça. Si vos plantes ont suffisamment de tout, elles brilleront d’une belle couleur verte et les feuilles refléteront leur bonne santé. C’est ce que nous souhaitons tous avoir. Après ces premières observations, ne commencez pas à augmenter les engrais et certaines carences vont commencer à se montrer discrètement. Regardez seulement les feuilles de vos plantes et vous verrez que leur vert devient petit à petit plus clair. Quand les plantes deviennent plus claires, cela indique qu’elles ont besoin de plus d’engrais et si vous n’y faites pas attention et attendez trop longtemps avant de leur en donner, les feuilles vont jaunir. Il est très facile de voir quand les choses commencent à mal tourner. Certaines feuilles plus vieilles qui ne reçoivent pas ou peu de lumière vont jaunir automatiquement. La plante n’a plus besoin de ces vieilles feuilles et en retire tous les nutriments utiles. Donc, ne pensez pas qu’il y a une carence juste parce que quelques feuilles deviennent jaunes. Une sur-fertilisation peut rapidement apparaître quand des sels se sont accumulés dans le mélange de terre ou quand on donne une trop forte dose d’engrais aux plantes. Ces sels peuvent être éliminé à l’aide d’une préparation aux enzymes. Ce produit élimine également les racines mortes – une bonne chose car les plantes créées constamment de nouvelles racines et laissent mourir les plus vieilles. Cela n’élimine pas tous les risques de sur-fertilisation mais les réduits considérablement et rend l’environnement plus sain, ce que vos plantes apprécieront également en poussant et fleurissant mieux. La sur-fertilisation Exemples de sur-fertlisation Quand vous obtenez enfin de parfaites plantes superbement vert foncé, il est temps de faire attention. Donner trop de nutriments à ce moment peut aboutir à une sur-fertilisation. Après, les plantes ont plus qu’assez d’aliments dans leur assiette. Avant de les nourrir à nouveau, il vaut mieux attendre que les plantes pâlissent un peu à nouveau. Prenez des notes sur le nombre de jours que cela prend. Si cela ne prend que deux jours, par exemple, gardez le en mémoire, nourrissez-les et elles retrouveront leur belle couleur vert foncé. Quand vous êtes certain de cet intervalle de temps, vous pouvez sans crainte leur apporter des engrais tous les deux jours. Après tout, vous avez testé le temps qu’il leurs faut avant d’avoir à nouveau besoin de fertilisant. Si vous n’êtes pas sûr que vos plantes ont besoin ou non de nourriture, il vaut mieux les laisser un peu plus longtemps. Pour faciliter la vie des cultivateurs, il existe des choses telles que les pHmétres et d’ECmetres. Vous pouvez mesurer le niveau précis de nutriments que vous êtes sur le point de donner à vos plantes. Grâce à lui, vous pouvez augmenter le dosage petit à petit plus facilement. Ces dispositifs sont utiles si vous souhaitez que tout soit parfait, mais ils ne sont pas indispensables. C’est également la raison pour laquelle il est préférable pour un débutant de commencer à cultiver en terre, car alors ces instruments ne sont pas nécessaires. (nota de la team: par contre ils sont quasi incontournables en culture de type hydro). Le sol fonctionne comme un amortisseur. Dès que vous avez rouler votre bosse sur une technique de culture, il vaut la peine d’acquérir ces appareils pour vous faciliter le travail et élever de meilleures plantes. Retour au Sommaire Des premiers signes de têtes à une floraison exubérante La fin est proche. Il ne nous reste que quelques mois de floraison avant d’être prêts à sortir nos chéries de l’armoire. Afin d’obtenir le meilleur de chaque plante, nous devons accorder tous les facteurs et les mettre en harmonie entre eux. Après tout, ce sont souvent les petites améliorations qui mènent aux meilleurs résultats. Dans cette édition, je vais explorer chacun des facteurs importants les uns après les autres de même que la manière de remédier rapidement à une carence nutritive. La floraison est bien partie et après quelques semaines, de petits poils blancs commencent à sortir sur différentes parties de la plante. La formation des têtes est lente à ce stade mais bien en route. Comme je l’ai dit auparavant, n’oubliez pas de séparer les plants mâles des plants femelles. Les mâles qui se développent vont rapidement former de petites boules qui en trois semaines seront prêtes à éclater et à répandre leur pollen partout pour fertiliser les femelles poilues. Les trois premières semaines de la période de floraison est en fait une sorte de période de croissance (nota de la team: plus couramment appellé strech, généralement non prise en compte par les breeders pour annoncer leur temps de flo). Après avoir mis les plantes en floraison en leur donnant 12 heures de lumière / 12 heures d’obscurité, les plantes vont commencer à fleurir (croître) de manière explosive ; elles peuvent très rapidement doubler ou tripler de volume. C’est un spectacle magnifique, surtout si c’est votre première culture. Regardez ces petites choses se transformer en buissons avec des têtes qui deviennent de plus en plus grosses et dont les cristaux riches en THC commencent en s’empiler en monticules. L’odeur particulière de la plante se développe de plus en plus aussi (nota de la team: c'est donc le moment crucial d'avoir un filtre à charbon), vous laissant baver d’impatience dans l’attente de la récolte de quelques-unes de ces têtes pour enfin jouir de votre première taffe de la nouvelle récolte. La nourriture de floraison Pendant la période de floraison, nous allons passer à une nourriture pour floraison et nous pouvons ranger au placard les nutriments de croissance qui restent pour la prochaine fois. Si vous avez utilisez un sol bien pré-fertilisé, vous aurez facilement pu rester plusieurs semaines sans utiliser d’engrais liquide. Bien entendu, la période de pré-croissance ne devrait pas durer trop longtemps sinon vous devrez utiliser des engrais de croissance. Pour cette culture, nous avons uniquement utilisé les nutriments Plagron, certaines marquent utilisent une seule bouteille aussi bien pour la croissance que pour la floraison tandis que d’autres font des nutriments séparés pour la croissance et la floraison. De nombreux cultivateurs continuent également à donner à leurs plantes des nutriments de croissance pendant la première et parfois la deuxième semaine de la période de floraison car c’est une sorte de phase de transition et les plantes ont encore une grande soif d’azote et d’autres briques de construction pour leur développement rapide. Après trois semaines de floraison vous remarquerez que les plantes ont atteint leur taille maximale. Les plantes ont fini de grandir et de s’étoffer et vont maintenant commencer le véritable travail en formant leurs têtes. A ce stade, il est important de leur donner de l’engrais de floraison car la plante a besoin de plus de phosphore et de calcium. Ce sont les blocs de construction les plus importants pour un bon développement des têtes. Cela signifie qu’il est temps de sortir votre bouteille de PK 13-14. Le PK 13-14 (j’utilise le Plagron PK Plus) est un engrais de floraison séparé utilisé comme complément à votre engrais de floraison habituel (nota de la team: aussi appelé des fois "booster" de floraison). Comme vous aurez pu le deviner d’après son nom, il contient un supplément de phosphore et de calcium dont votre plante a réellement besoin pour vous récompenser avec de belles grosses têtes. Il y a deux manières d’administrer le PK 13-14. Vous pouvez commencer avec de petites doses durant la première semaine et augmenter la dose progressivement à chaque engraissage. Commencez avec 0,25 ml par litre la première semaine pour arriver à 0,75 ml par litre la troisième semaine. La quantité nécessaire est généralement inscrite sur le dos de bouteille. La seconde manière de faire est d’attendre que la quatrième semaine de floraison ait commencé car c’est le moment où commence le plus gros développement des têtes et donnez leur alors directement 1,5 ml par litre et continuez ainsi jusqu’à la fin de la floraison. En résumé, utiliser du PK 13-14 rend les têtes plus dures et plus denses en apportant à la plante des matériaux de construction riches et sains. N’oubliez pas non plus qu’à ce stade, vous devez tailler sur mesure les apports d’engrais en fonction des besoins de la plante. La plante a maintenant développé des besoins nutritionnels très différents de quand elles nécessitaient une alimentation importante durant les trois semaines précédentes. Si vous continuez à lui donner autant d’engrais que vous lui en donniez auparavant, vous courrez le risque de les sur-fertiliser très vite. Si vous leur donniez de l’engrais tous les deux arrosages durant les premières semaines, elles n’en ont maintenant besoin plus que d’un engraissage sur trois arrosages , par exemple. Il faut y faire attention. Chaque plante fleurit à sa façon. Sur certaines variétés, les têtes grandissent très vite entre la troisième et la cinquième semaine tandis que d’autres variétés ne mettent le paquet sur le poids mesuré en grammes seulement lors de la cinquième semaine de floraison. Cela veut dire qu’il faut que vous soyez très attentifs à vos plantes (et que vous les écoutiez) afin de savoir qu’elles sont leurs besoins nutritifs à tous moments. J’en parle car de nombreux cultivateurs débutants commencent bien puis croient qu’ils ont tout en main et quand les besoins de la plante changent après quelques semaines et que le cultivateur reste sur ses habitudes, cela peut lui donner une pauvre récolte en définitive. Nourrir les feuilles Les plantes fleurissent avec enthousiasme et sont nourries avec de l’Alga Bloom. Tous les jours, je les pulvérise avec du Phytamin Leaf Feed et pour stimuler la floraison, j’applique du Repor Forte de Plagron qui sert à assurer un transport plus important de sucres , je leur apporte également des enzymes. Ces enzymes nettoient le médium en supprimant les racines mortes et réduit les amas de sels formés par les engrais (nota de la team: cela rend les engrais en partie disponibles de nouveau donc attention à ne pas surfertiliser). Les plantes originaires de graines ont tendance à pousser en hauteur plus tôt que les clones. Ainsi, elles seront maintenant nettement plus grandes et pour cette raison, je recommande fortement, si vous disposez d’un espace limité en hauteur, d’étêter ou de replier vos plantes dès maintenant (nota de la team: génralement on prends les devants et on fait cela déjà en phase de croissance). Vous replierez la plante en pliant la tête centrale vers le bas et en la fixant avec une corde sans trop la tendre (du palissage). En faisant ainsi, vous obtenez le même résultat qu’avec l’écimage (couper le sommet de la plante) mais avec l’avantage de garder la tête centrale. Les branches latérales situées le plus bas vont va former plus de têtes, sur un périmètre plus large. Les plantes devront être étêtées ou repliées dans les espaces de cultures plus bas qu’un mètre et demi ou alors, il faudra les laisser moins longtemps en période de croissance. Il vaut mieux trop peu d’engrais que trop mais s’il vous arrivait d’être face à une carence sévère que vous ne pouvez pas pallier en recommençant avec l’engrais de floraison, le moyen le plus rapide de résoudre le problème est d’appliquer de l’engrais pour feuilles (application foliaire) . Préparez votre mélange d’engrais comme d’habitude et pulvériser la plante avec ce mélange. Les plantes peuvent également absorber des nutriments par les feuilles et l’avantage de procéder ainsi, c’est que vous ne changez pas le pH de votre médium. Il vaut mieux pulvériser les plantes juste avant l’extinction des lampes et/ou juste avant des les rallumer (nota de la team: veiller à ne pas pulvériser vers les ampoules HPS chaudes , risque d'explosion). Le problème qui se présente quand on a affaire à une carence importante, c’est que quand vous donnez à la plante un engrais liquide (via le médium), il faut attendre que la plante ait à nouveau soif. Il ne sert à rien de donner de l’engrais liquide tous les jours si la plante ne peut pas absorber ce dont elle a besoin. Vous êtes forcés d’attendre un peu, certainement plus longtemps que vous ne le voulez, avant de pouvoir ajuster la carence convenablement. En combinant l’arrosage avec la pulvérisation des feuilles, la plante reçoit immédiatement ce dont elle a besoin au travers des feuilles.Généralement, vous pourrez voir le résultat dès le lendemain. Vous pourrez observer que les taches jaunes sur les feuilles rattrapent de la couleur. En continuant à donner de l’eau enrichie et à pulvériser les feuilles, les plantes vont rapidement retrouver leur superbe teint vert. L’autre avantage de l’alimentation par les feuilles, c’est que vous pouvez expérimenter en toute sécurité afin de trouver exactement de quelle carence souffre vos plantes. De nombreux cultivateurs sont rongés par le doute, se demandant s’il s’agit d’une sous-fertilisation ou d’un excès. En pulvérisant simplement les feuilles avec une solution nutritive, vous pourrez rapidement observer s’il y a une réaction positive ou négative de la plante et en déduire quel est le problème. Il est toujours utile d’avoir sous les mains des bouteilles remplies avec des nutriments isolés tels que de l’azote, du phosphore et du calcium. Avec celles-ci, il vous sera plus facile de faire vos expériences sur vos problèmes nutritionnels. Supposez que ce soit une carence en azote et que vous soyez forcés d’utiliser un engrais général pour y remédier; vous donnerez en même temps à la plante des éléments dont elle n’a pas besoin. Adoptez la manière simple en gardant des bouteilles séparées avec seulement de l’azote. Quand vous en ajouterez cela va augmenter le niveau d’azote des plantes sans influencer les autres composants nutritifs. Ce système de bouteilles est particulièrement utile pour les cultivateurs en extérieur qui cultivent de grandes plantes en pots et qui ont besoin d’une grande quantité d’azote. Spécialement pendant les vagues de chaleurs, il est pratique de pulvériser les plantes avec un engrais liquide d’azote ou de simplement augmenter le pourcentage d’azote dans l’eau d’arrosage. Evidemment, le même procédé peut être appliqué pour les carences de phosphore et de calcium. La ventilation Afin de réussir une belle floraison, il faut suffisamment de dioxyde de carbone pour les plantes. Elles ont besoin de CO2 pour une croissance et une floraison vigoureuse durant les heures de lumière. Plus il y a de CO2 dans l’air, plus les plantes peuvent se développer et plus grande sera la tolérance aux températures élevées (nota de la team: les plantes consomment du co2 durant la phase jour mais elles consomment aussi de l’oxygène JOUR & NUIT, d'où l'importance de ventiler h24). La manière dont votre espace de culture est aménagé est très importante. Un espace est optimal si tout le long d’un côté, tout au fond, des trous ont été percés pour permettre à l’air de rentrer tandis qu’à l’autre bout il y a un extracteur d’air – placé aussi haut que possible. Cet aménagement permet une bonne circulation de l’air d’un côté à l’autre de l’espace. L’air riche en CO2 qui entre circule au-dessus des plantes, est absorbé par elles et l’air vidé de son CO2 est ensuite aspiré vers l’extérieur et renouvelé par de l’air frais via les trous à l’autre bout. Si vous cultivez dans un grand espace et que vous utilisez un ventilateur ou une intraction mécanique de n’importe quel type, celui-ci peut être placé au sommet de l’espace si vous utilisez également une chaussette à air. L'intraction fonctionne de manière opposée à l’extraction d’air : au lieu d’aspirer l’air vers l’extérieur, elle en souffle à l’intérieur. Ce n’est pas nécessaire si vous cultivez dans un petit espace dont l’air se renouvelle suffisamment avec un extra. (nota de la team: on envisage une intraction mécanique généralement quand on'a pas la place de mettre une intraction passive d'assez grande dimension ou que l'on veut capter l'air par rapport à un point éloigné de l'espace, mais une intraction passive suffit généralement dans les installations de tailles modestes) Un Air-Sock (chaussette) est une sorte de longue chaussette de tissu, entre 3 et 5 mètres de long. Si vous utilisez uniquement un intracteur d’air, généralement, il n’y aura que de l’air froid qui sera introduit ce qui signifie que de ce côté là, le climat ne sera pas idéal. Et le CO2 ne sera pas non plus diffusé au-dessus des plantes. La chaussette fonctionne de la manière suivante : elle se fixe au bout de l'intraction d’air qui est attaché au plafond. Quand le souffleur est branché, la Chaussette à air se rempli d’air entrant et les 3 à 5 mètres pénètrent ensuite l’espace, après que l’air riche en CO2 aura été répandu au travers l’espace. Toutes les plantes peuvent ainsi mieux profiter de l’air frais et l’air froid de l’extérieur à aussi eu le temps de se réchauffer et le climat rester plus stable. C’est simple mais efficace. Trop peu de ventilation entraîne une croissance et une floraison plus faible, les plantes ne se développent pas bien et les feuilles risquent de jaunir. Un ventilateur rotatif est une des autres pièces importantes de l’équipement de l’espace. Cela n’assure pas seulement une bonne circulation de l’air dans l’espace mais mélange également les couches d’air chaud et d’air froid. Les plantes apprécient les brises légères. Grâce à cette brise, les plantes auront des tiges plus robustes et elles mûriront doucement pour devenir des adultes plus petites mais compactes – et comme vous le savez, une tige robuste détermine largement l’étendue de la récolte que votre plante produira. Généralement, les plantes dont les tiges sont les plus grosses donneront aussi les plus grosses récoltes. La formation des têtes Les semaines les plus importantes de la période de floraison se situent entre la troisième et la cinquième semaine pour la majorité des plantes. Sachant que la plupart des plantes vont dès lors consacrer toute leur énergie à la production de têtes durant ces semaines à venir, elles vont grandir très rapidement. Il est donc maintenant temps de vous assurer que tout se passe aussi bien que possible. Le début de la troisième semaine est également la dernière chance que vous avez pour pulvériser vos plantes avec un pesticide biologique. Les têtes ne sont pas encore dures et compactes. Cela peut être une bonne idée de les pulvériser préventivement plutôt que d’attendre jusqu’à la cinquième semaine et trouver des têtes infestées d’insectes. Il est déconseillé de pulvériser à ce stade-là. Il ne reste pas grand chose d’autre à faire à ce stade-là que de simplement donner des nutriments – mis à part se réjouir à regarder les superbes têtes qui apparaissent progressivement, bien entendu. De plus en plus de poils blancs surgissent et lentement mais sûrement, les petites têtes grandissent les unes contre les autres pour créer une énorme tête. Retour au Sommaire Les dernières semaines de floraison Après des semaines pendant lesquelles l’excitation n’a fait que monter, le moment tellement attendu – la récolte – est enfin à portée de main. Les plantes ont grandi incroyablement vite durant leurs trois premières semaines de floraison et ont connu une réelle transformation après laquelle commence la lente formation des têtes. Les cheveux blancs ont commencé à apparaître de plus en plus et à former la base des têtes éventuelles sur lesquelles nous n’avons pas arrêté de fantasmer. Après cinq semaines de floraison, on devrait trouver des têtes dures, dégoulinantes de THC sur nos plante qui continuent à pousser et à s’étendre mais qui ont aussi la plus grande partie de leur développement derrière elles. Les plantes en floraison devraient toujours être belles et vertes et la production de THC devrait fuser de tous leurs cylindres. Les feuilles autour des têtes vont devenir de plus en plus collantes et les glandes de résine de THC qui se forment sur elles seront utilisées plus tard pour faire un beau morceau de hasch. Ainsi au moment de la récolte qui s’annonce, nous devrons aussi faire sécher les feuilles que nous aurons coupées autour des têtes. Les plus grandes feuilles contiennent également du THC et nous les mettrons à sécher avec les autres. Il ne nous restera plus qu’à décider si l’on veut du water hasch ou du skuff. On en reparlera dans les articles suivants. Dans tous les cas, si vous n’avez pas surdosé l’engrais de vos plantes, rien que la vue de votre jardin devrait suffire à vous faire couler l’eau de la bouche. C’est magnifique sous la lumière forte des HPS qui fait briller et danser les nombreuses glandes de THC sur les têtes. Parce que les plantes en fleurs ont un besoin supplémentaire en phosphore et en calcium, nous leur donnons du plagron 13-14 pour stimuler davantage le développement de la floraison. Ces éléments se trouvent dans tous les mélanges d’engrais de base mais en moindre quantité et avec le pk 13-14 nous pouvons combler le déficit. Les têtes seront ainsi plus fortes et plus denses. Si vous êtes nouveau dans la culture, il vaut mieux commencer avec les engrais de base qui consistent en un mélange de fertilisants contenant tous les NPK (azote, phosphore et calcium) plus un pk 13- 14 et un stimulateur de racines. Avec ces produits de base, vous aurez plus facile d’obtenir vous mêmes une superbe récolte. Si vous attendez un peu et qu’il semble que votre récolte va se dérouler sans accroches, alors, vous pouvez utiliser certains produits supplémentaires comme un stimulateur de floraison et/ou des boosters et enzymes. Il n’y a pas beaucoup de sens à utiliser ces produits plus onéreux immédiatement car ils ne sont efficaces que si tout se passe bien durant la période de croissance. En tant que cultivateurs débutants, vous allez sans doute commettre certaines erreurs et l’usage de ces produits risquent d’en rajouter. Cependant, dès que vous aurez remédié à vos erreurs, ces produits peuvent faire grossir votre récolte. Les enzymes se chargent de supprimer les vieilles racines et réduisent les accumulations de sels provoquées par l’apport d’engrais dans votre médium. Quand vous utilisez la même bouteille d’engrais depuis un certain temps, vous verrez un dépôt cristallin blanc se former sur le dessus. Ce sont les sels dont je parle. En utilisant des nutriments bio comme Plagron, vous pouvez réduire ces accumulations de sels car ceux-ci en contiennent moins que les nutriments bio-minéraux. Sur les pots et l’uniformité La dimension des pots que nous utilisons dépend du nombre de plantes que nous cultivons et du temps de croissance que nous leurs donnerons. Ces facteurs sont liés les uns aux autres. Si nous avons un grand nombre de plantes à empoter, nous devrons utiliser de plus petits pots et donner aux plantes un temps de croissance plus court. Par exemple, si nous avons 16 plantes dans un mètre carré et que nous leur laissons une période de croissance en 5 et 9 jours, les plantes seront heureuses dans des pots de 5 litres. Si nous réduisons ce nombre à 10 plantes et leur laissons 14 jours de croissance, les plantes aurons besoin de pots de 7-11 litres. Ainsi, moins nous cultivons de plantes, plus grands devront être les pots et plus long devra être le temps de croissance. Le poids de la récolte finale sera approximativement le même dans les deux cas. La seule différence se trouvera au niveau du temps total pour arriver à la récolte. Quelqu’un qui choisit 16 plantes et la période de floraison courante de 8 semaines va prendre deux mois et cinq jours du début à la fin. Si vous prenez 10 plantes par contre, cela va prendre environ deux mois et deux semaines. En d’autres termes, cela va prendre plus de temps pour obtenir la même récolte. Les cultivateurs professionnels en particulier trouvent qu’il est important d’arriver à une récolte en prenant le moins de temps possible. C’est pourquoi ils mettent souvent 20 plantes dans un mètre carré et ne leur laissent que 1à 3 jours de croissance en fonction du médium qu’ils utilisent. De cette façon, ils peuvent récolter tous les deux mois s’ils utilisent une variété qui fait l’affaire en 8 semaines. En générale, les plantes à dominance plutôt Sativa, ont besoin d’une floraison plus longue que celles dont les gènes d’Indica dominent. Vous constaterez donc que vous pouvez être guidé dans votre choix aussi bien par l’origine des plantes que par la durée de floraison, mais aussi par les effets de la matière sèche à fumer. Si vous préférez un effet plus léger à une défonce plus lourde et corporelle, je vous conseille de choisir un croisement Sativa qui prend un peu plus de temps pour fleurir, disons 8-10 semaines. Même ainsi, il ne faut pas oublier que si vous cultivez à partir de graines, chaque plante est unique et il y en aura toujours certaines à floraison précoce et à floraison tardive dans votre sélection. Si vous lisez quelque part que telle variété est ‘très uniforme’, cela signifie qu’il y aura peu de différence dans le temps de récolte entre les plantes adultes. Vous pouvez alors vous attendre à ce que 80% des plantes terminent leur floraison en même temps. Si une variété est moins uniforme, les différences seront plus importantes entre les plantes quant à leur durée de floraison. C’est un des autres facteurs importants auquel vous devrez être attentif en choisissant une variété particulière. La ventilation-bis... Tous les engrais et l’eau que vous donnez à vos plantes durant la période de floraison doivent aller quelque part. L’eau s’évapore par les feuilles de vos plantes et se répand librement dans votre espace de culture. Au début de la floraison, les plantes n’ont que peu de végétation, sont assez petites et elles libèrent peu d’humidité dans l’air. Grâce à ça, le taux d’humidité de l’air reste plutôt trop bas que trop élevé. Mais comme nos plantes vertes grandissent plus rapidement sous un climat humide que sous le climat sec produit par les lampes HPS, nous permettons à l’air d’être plus humide durant la(es) première(s) semaine(s) pour accélérer leur développement et leur croissance. Le plus facile pour faire ça sans acheter d’humidificateur est de mettre un commutateur/gradateur au ventilateur. Avec ce commutateur, il est possible de faire varier la vitesse d’extraction de l’air. Connecter un commutateur est pratique car avec lui, vous pouvez contrôler le climat. En outre, un ventilateur sans commutateur tourne toujours au maximum ce qui n’est pas toujours nécessaire ; cela gaspille l’électricité et provoque plus de bruit que nécessaire. Ce n’est en fait pas le ventilateur lui-même qui crée le bruit mais le courant d’air qu’il provoque. Il est donc préférable d’avoir un commutateur durant les premières semaines ; il permettra à l'extracteur non seulement d’aller plus doucement, mais aussi d’aspirer moins d’humidité et laisser ainsi le taux d’humidité de l’air plus élevé pour que les jeunes pousses se développent plus vite. (nota de la team: installer un "variateur" sur un extra/intra/ventilateur ne se fait pas à la légère, en effet un mauvais montage peut amener des détériorations , des "bourdonnements" malvenus, voire des pannes ....plusieurs topics et guides traitent de ce sujet sur le forum) Dès que les plantes sont plus grandes, vous pouvez laisser l'extracteur travailler plus car les plantes produisent alors une plus grande quantité d’humidité et il ne faut pas que l’humidité devienne trop élevée surtout au moment de la formation des têtes, à la quatrième semaine de floraison. Trop d’humidité peut provoquer le pourrissement des têtes dures comme de la pierre durant les dernières semaines . Quand l’humidité est trop élevée, il y a plus de risque que la vapeur pénètre au coeur la structure des têtes qui continuent à grandir autour en enfermant l’humidité. Cette humidité enfermée peut incuber de la moisissure. Les variétés qui développent des têtes particulièrement fermes ont plus de chance de moisir que les têtes à la structure plus aérées car l’humidité y stagne plus difficilement. Si vous voyez de la moisissure dans une tête, elle est perdue car la moisissure est active à l’intérieur avant d’être visible à l’extérieur de la tête. Si d’une belle tête saine vous voyez un jour sortir une pointe de feuille jaune et collante même si vous êtes certains de lui avoir donné suffisamment d’engrais il vaut mieux que vous la coupiez prudemment. Si la feuille se retire facilement, c’est que la tête est infectée. Faites en sorte d’avoir un bon ventilateur en action pendant les dernières semaines. C’est un investissement au moment où vous commencez mais c’est un ‘must’ si vous souhaitez arriver jusqu’à la récolte sans heurts. Le ventilateur supprime l’air chaud et humide et le remplace par de l’air frais riche en CO2 qu’il fait entrer dans le local où les plantes sont en plein travail. Elles auront besoin de cet air frais pour poursuivre leur croissance et floraison à un bon rythme. Faites en sorte de maintenir l’humidité de l’air en dessous de 50% durant les dernières semaines de floraison. Bien entendu, vous pouvez aussi cultiver dans un meuble sans utiliser de ventilateur en laissant la porte entre-ouverte mais les résultats ne seront pas terribles. Si vous faites quelque chose, faites le bien. Le gradateur combiné au ventilateur vous permettra de mieux contrôler l’environnement et un climat optimal accroît le poids de la récolte et sa qualité. Garder le silence Pour ceux d’entre vous qui ont installé un espace de culture à proximité d’une chambre à coucher, les risques de recevoir des plaintes dues au bruit fait par le ventilateur sont élevés. Il y a différentes manières de réduire le bruit. Avant tout, il vous faut le gradateur car un ventilateur qui ne tourne pas à plein régime fait moins de bruit. Faites fonctionner le votre à 75-80%. Il est toujours recommandé de choisir un ventilateur trop puissant que trop peu. Un gros ventilateur qui tourne à la vitesse moyenne fait moins de bruit qu’un petit ventilateur qui tourne à fond. Si ce n’est pas suffisant, vous pouvez placer le ventilateur dans une boite insonorisée. Fixer un morceau de tuyau au ventilateur permet déjà d’en réduire le bruit considérablement car le son ne se disperse pas directement mais passe d’abord dans le tuyau, ce qui en réduit le volume. Si tous ces efforts ne donnent toujours pas les résultats que vous recherchez, vous pouvez encore fixer un silencieux à votre ventilateur. Cela ressemble à un filtre à charbon un tube en métal que l’on attache au ventilateur pour que le son produit passe d’abord dans le tube où il est réduit. Il suffit donc de fixer un tube au silencieux pour que le son soit encore plus ténu. Les dernières semaines de floraison La majeure partie du développement des têtes se passera lors de la 6ème semaine si nous cultivons une variété à durée de floraison moyenne. Durant les deux dernières semaines, les têtes vont surtout mûrir et plus beaucoup grandir en taille. Ces têtes pleines de poils blanc ivoire vont maintenant commencer à brunir doucement. En fonction de la variété que vous cultivez et du climat dans l’espace de culture, cette maturation peut prendre un temps variable pour arriver au bout. Quand 80% des petits poils sont devenus bruns, il est temps de sortir les plantes de l’armoire et de le préparer à la récolte. (note de la team: cette méthode est purement empirique et sans fiabilité! Il vous faudra regarder la couleur des trichomes à l'aide d'un microscope de poche pour être sur de la maturité de vos plantes) Vous pouvez aussi influencer le type d’effet que vous aurez de votre cannabis en récoltant les têtes un peu plus tôt ou un peu plus tard. Plus vous attendrez pour récolter, plus ‘stonant’ sera le cannabis ; si vous récoltez un peu plus tôt, vous aurez un effet plus ‘réflexif’. Vous pouvez donc vous défoncer selon vos préférences personnelles. Comme nous choisissons d’habitude le ‘milieu’ doré, nous récolterons quand 80% des poils seront bruns. N’oubliez pas que les poils peuvent également brunir à cause du climat ou d’une mauvaise humidité. Cela ne signifie pas toujours que la plante est mature quand les poils sont bruns. Une tête qui est morte ou infectée par la moisissure va également produire des poils bruns. La récolte n’est pas une science exacte mais en résumé, si la majorité des poils sont bruns et qu’il ne reste que quelques petites têtes inférieures avec des poils blancs, vous pouvez y aller en toute sécurité et commencer à couper. Vous devez considérer la plante comme un tout quand vous faites votre calcul des 80%. Afin d’expérimenter les différents types de montée que vous pouvez obtenir, vous pouvez récolter à différents stades et quand les échantillons sont secs, faire une fumette test. Quand la fin se rapproche, vous pourrez constater que certaines variétés tiennent plus longtemps avec leurs engrais que d’autres. Par exemple, la K2 tiendra plus longtemps avec ses nutriments, ce qui signifie que vous devez arrêter de la nourrir une semaine et demie avant la fin. Les plantes vont rester bien vertes malgré ça, les poils vont continuer à foncer de couleur et les têtes vont mûrir doucement, devenant de plus en plus belles avec cette magnifique couche de THC qui les recouvre de sa brillance. Comme il reste assez bien de nutriments disponibles dans le médium (la quantité exacte dépend du médium dans lequel vous cultivez) et que les feuilles contiennent également une quantité importante de nutriments, arrêtez de les nourrir pendant les 1,5-2 dernières semaines de floraison. Si vous cultivez en hydroponie, n’arrêtez pas de les nourrir avant les cinq derniers jours, car le processus de jaunissement va survenir très rapidement si vous cultivez uniquement dans de l’eau. Dans des pots remplis de terre, de coco ou autres, il reste des nutriments qui doivent être utilisés. Quand vous arrêtez de nourrir vos plantes, elles vont consommer ceux qui restent disponibles dans les pots et le médium et quand cela est fait, elles vont absorber les autres de leurs feuilles jusqu’à ce qu’elles soient sèches également. En d’autres termes, même après avoir arrêté de nourrir les plantes, elles ont toujours suffisamment de nutriments à leur disposition. Vous pouvez continuer à leur donner du stimulateur de floraison car il ne s’agit pas d’une substance nutritive. Les feuilles vont doucement devenir jaunes et c’est le signe qu’il ne reste que très peu de nutriments disponibles dans les têtes au moment de la récolte. En faisant ainsi, vous économiserez aussi quelques semaines de dépenses pour les engrais. Le jaunissement est alors une bonne chose car avoir excessivement de nutriments ne va rien apporter aux têtes. Vous pourrez éventuellement couper quelques-unes des grandes feuilles jaunes de vos plantes pendant les dernières semaines ou quelques jours avant la récolte, ce qui vous fera gagner du temps quand vous devrez les curer et permettra à plus de lumière de pénétrer jusqu’aux têtes les plus basses (ce qui leur donnera la chance de prendre un peu de poids en dernière minute). Cela fait, il ne reste par grand chose d’autre à faire durant les dernières semaines que de savourer les résultats de la source de votre excitation... note de la team: pour en savoir plus sur ce phénomène , chercher le terme "sénescence" pour recherches Retour au Sommaire Temps de récolter La fin est proche et j’espère avoir contribuer à la beauté de votre jardin rempli de bébés verts. Dans tous les cas, vous êtes maintenant tous capables de cultiver un cannabis de grande qualité même si pour les débutants, la première fois comporte quelques erreurs qui auront un impact inévitable sur la taille et d’une certaine façon, sur la qualité de votre récolte. Si les choses ont vraiment merdé tout le long, apprenez de vos erreurs et essayez de les éliminer la prochaine fois. En fin de journée, on fait généralement des erreurs stupides. Continuez à récolter toutes les infos que vous trouverez ; l’information, c’est le pouvoir ! Si tout c’est bien passé pendant les dernières 8-10 semaines de floraison, ce qui est le temps nécessaire à la plupart des variétés pour achever convenablement leur floraison, le moment de récolter est arrivé. Si vous n’avez pas réussi à donner une overdose d’engrais, des têtes craquantes devraient être visibles sur vos plantes. L’exagération peut provoquer des dégâts et il vaut toujours mieux en donner trop peu que de trop. Plus on approche de la fin de la période de floraison, plus on peut réduire la concentration d’engrais dans l’eau d’arrosage, et même ne plus en ajouter du tout la(es) dernière(s) semaine(s). Cela ne fera pas de tort à votre récolte si vos plantes jaunissent, en fait c’est bon signe. Les plantes absorbent les dernières gouttes de nutriments de leurs propres feuilles, ce qui signifie qu’il restera moins de résidus d’engrais dans les têtes. Il en résulte une meilleure fumette. Manicurer “humide” Il y a plusieurs manières de récolter vos plantes adorées. Le choix de la méthode dépend du nombre de plantes et de leur taille. La méthode la plus courante et celle qui récolte mon vote, c’est le curage des têtes « humides ». On procède au curage des plantes une par une immédiatement après qu’elles sont mûres. On prend une plante mûre et on coupe les branches une à une en enlevant les feuilles autour des têtes. Le feuillage contient beaucoup de THC et c’est pour ça qu’on les met de côté pour en faire du water hasch plus tard ou du ‘skuff’. Pour améliorer la qualité du hasch, évitez de mélanger trop de feuilles n’ayant que peu ou pas de cristaux de THC visibles avec le tout. Les grandes feuilles peuvent en fait être coupées 2-3 jours avant de commencer à curer, ou même plus tôt. En faisant ainsi, le curage sera un peu plus facile et plus rapide également. C’est à vous d’en décider. Les têtes les plus basses de la plante sont beaucoup plus petites que les têtes du haut car elles ont été privées de lumière. Un des avantages quand on coupe les grandes feuilles un peu plus tôt, genre une semaine avant la récolte, c’est qu’avec l’augmentation soudaine de la lumière, elles peuvent exploser et grandir un peu durant cette dernière semaine et mûrir mieux. En curant les plantes humides, on peut les nettoyer de plus près que des têtes sèches, et les têtes seront meilleures. La première fois, cela peut prendre un peu de temps avant de s’habituer et trouver la meilleure façon de les curer. Mais après dix minutes, vous aurez trouvé la technique la plus rapide et la mieux adaptée. Curer n’est pas vraiment difficile en tant que tel, mais la meilleure technique donnera les meilleurs résultats. Veillez à toujours avoir une paire de ciseaux de réserve quand vous commencez le boulot. On trouve différents types de ciseaux à curer sur le marché et je pense qu’il vaut mieux en essayer plusieurs d’entre eux car tout le monde a ses propres préférences. Quand vous aurez choisi votre modèle préféré, lors de la prochaine session de curage, vous pourrez immédiatement commencer avec lui. Les ciseaux bon marché pas assez tranchants et vite abîmés ne conviennent pas si vous souhaitez être efficace. Ils causent plus de problèmes qu’ils n’en valent la peine et font durer le curage plus longtemps. Après peu de temps de curage, vous aurez une énorme quantité de THC qui collera sur vos ciseaux. Si vous n’avez pas un genre de produits pour enlever les poils collants, il vous sera difficile de nettoyer vos ciseaux. Si vous travaillez avec des ciseaux de mauvaise qualité, la charnière sera vite bloquée par trop de THC. C’est pour cette raison qu’il est important d’avoir toujours une paire de ciseaux de réserve, particulièrement si vous travaillez avec des ciseaux bon marché, qui pourra servir dès que vous aurez des problèmes avec la première paire. Manicurer sec L’autre méthode qu’on peut utiliser, c’est de curer les plantes quand elles sont sèches. Pour cette technique, il faut d’abord laisser sécher les plantes avant des les curer. Les branches sont coupées et pendues ou placées dans un local de séchage. Faire d’abord sécher les plantes de cette façon prend un peu plus de temps que de curer les têtes humides. C’est une méthode qu’on utilise généralement quand il y a un grand nombre de plantes et peu de temps. Les têtes sèches sont plus difficiles à nettoyer et le résultat est moins bon. Il y a une perte de THC un peu plus importante car les plantes sont plus secouées quand on les fait sécher. Mais c’est très relatif ; il en reste une quantité importante sur les feuilles ainsi que sur les têtes. Plus elles sont sèches, plus facilement il tombera. On utilise également souvent cette méthode pour le cannabis cultivé à l’extérieur. Les énormes plantes d’extérieur sont pendues la tête en bas dans un espace de culture et ensuite récoltée. Quand on cultive de nombreuses petites plantes en intérieur, cette méthode – pendre la plante entière la tête en bas – s’utilise aussi. Il n’y a pas de mauvaise méthode de curage, tout dépend du système de culture pour choisir celle qui convient le mieux. à lire également / manicure illustrée par Jim L’espace de manicure Essayez de trouver une pièce qui est bien ventilée quand vous faites votre récolte. Si votre espace de culture est assez grand, il vaut mieux le faire là en laissant tourner le ventilateur en permanence. Si vous devez le faire dans une autre pièce, vous verrez que les plantes dégagent des odeurs et il vaudra mieux garder les portes fermées et les rouvrir seulement pour aller chercher la plante suivante. Quoique vous fassiez, veillez toujours à ne pas embêter les voisins. Même si l’odeur du cannabis frais sent divinement bon pour le fumeur, de nombreux citoyens pensent que cette forte odeur est révoltante. L’usage d’un extracteur muni d’un filtre à charbon peut aider à réduire l’odeur pendant le curage. Sinon, faites ça dans un endroit où il n’y aura pas de nuisances. La plupart du temps, vous ne remarquerez plus l’odeur pénétrante du cannabis car vous y serez habitué. Cette sous estimation des conséquences que ça peut avoir peut se terminer par des larmes. Le local de séchage Il est également très important de bien terminer la récolte parce qu’après tant de mois de travail, ce serait une honte de voir les têtes pourrir. L’endroit idéal pour laisser sécher les têtes est une pièce sombre et fraîche maintenue entre 15 et 22 degrés. Il n’est pas important que la pièce soit chaude car les ingrédients actifs ont besoin d’un peu de temps pour mûrir convenablement et procurer l’effet désiré au moment de fumer le cannabis. Il vaut mieux faire sécher les têtes lentement en deux semaines que de les mettre dans un endroit chaud pour les rendre fumables le plus vite possible. Cela n’améliorera certainement pas la qualité. Essayez de sécher les têtes rapidement en les mettant dans le micro-onde ou dans le four parce que vous êtes à court n’a pas de sens. Non seulement le goût sera trop fort et mauvais, mais en plus, vous n’aurez qu’un effet léger pas spécialement agréable. Le cannabis a besoin de temps pour arriver à sa pleine puissance, dirons-nous. Ce n’est pas juste parce que c’est sec que c’est prêt à la consommation. Quand vous coucher vos plantes pour sécher dans une pièce, veillez à toujours avoir une bonne circulation de l’air en dessous et au-dessus d’elles. Les coucher sur du papier journal ou autre chose qui n’est pas aéré n’est pas conseillé. Vous pouvez acheter des supports de séchage spéciaux, et je les recommande fortement, pour faire sécher votre cannabis. Ces supports sont munis de fils tendus d’un bout à l’autre grâce auxquels les têtes ont de l’air en dessous d’elles. Si vous mettez les têtes juste sur un morceau de carton, le côté qui sera en contact avec le carton perdra plus difficilement son humidité ce qui augmente considérablement les risques de moisissures. Il vaut également mieux mettre les têtes récoltées les unes à côté des autres plutôt que des les empiler les unes sur les autres. Si la moisissure apparaît, elle peut facilement s’étendre d’une tête à l’autre. Un bon 75% de la récolte est fait d’eau qui doit sortir et si elle a des difficultés pour sortir, il y a des risques de moisissure. Si vous commencer avec 500 grammes de têtes fraîches, vous terminer avec 125 grammes de matières sèches à fumer. Des températures trop basses peuvent également entraîner une évaporation trop lente des têtes, et encore une fois, cela augmente le risque de moisissure. Il y a toujours des spores de moisissure qui flottent dans l’air mais c’est seulement quand les conditions sont mauvaises qu’elles s’emparent de vos têtes. Une ventilation insuffisante due à un espace trop petit ou trop renfermé ou parce qu’on laisse sécher les têtes sur une surface dure non aérée sont les causes les plus fréquentes de moisissure. Si vous faites attention à ses facteurs, les risques de moisissure sont considérablement réduits. La maturation (ou "curing") Il y a une grande différence entre la maturation et le séchage du cannabis. Après une semaine, les petites têtes sont d’habitude sèchent tandis que les têtes moyennes et les plus grosses auront besoin de deux semaines. Si vous avez des grosses paresseuses dans votre jardin, elles pourraient même prendre quelques jours de plus. Vous pouvez toujours choisir de sécher une énorme tête en entier ou de la couper d’abord car la structure d’une grosse tête est composée de plus petites qui ont poussé ensemble. Les petites têtes sèchent plus vite et si le temps est un facteur important, il vaut mieux les diviser. L’astuce pour savoir si le cannabis est bien sec, c’est de prendre une grosse tête et essayer d’en casser une brindille. Si la brindille se rompt facilement, c’est que la tête est bonne. N’essayez pas de vous convaincre en faisant l’essai sur la brindille d’une petite tête. Toutes les têtes doivent être bien sèches avant de devenir mature. Les têtes séchées seront bonnes à fumer après deux semaines. Elles n’ont pas encore atteint leur sommet mais feront l’affaire. Finalement, il est temps de les tester tout en sachant qu’elles ne seront que meilleures dans le futures. Quand les têtes sont vraiment sèches, on peut commencer à s’occuper du stockage. Afin de conserver la qualité du cannabis, il faut le stocker dans un endroit frais et sombre. Il suffit de le mettre dans un récipient opaque en plastique ou dans un pot en verre placé dans un endroit sombre. La lumière détruit le THC. Si quelques-unes des têtes ne sont pas sèches assez et que vous les stocker avec les autres, elles seront à nouveau humide, même celles qui étaient sèches. Il faut maintenant laisser les têtes où elles sont pendant deux semaines de plus pour qu’elles mûrissent, ce qui prend un mois à partir de la récolte. Grâce au processus de maturation, les têtes ont meilleur goût et l’effet sera meilleur également. Comme je l’ai dit, le cannabis a besoin de temps. Après ce mois, le goût sera bien développé. Certaines variétés ont besoin d’un peu plus de temps que d’autres pour devenir excellentes. Naturellement, les têtes seront bonnes, mais elles peuvent toujours avoir un petit plus... Tout est bien qui fini bien. Il nous reste encore un gros volume de feuilles, dégoulinantes de THC, pour lesquelles nous avons de formidables plans. Non seulement nous avons une bonne cargaison de matière fumable et en plus, nous pouvons maintenant faire un bon water hasch, essayer des recettes de cuisine cannabiques, etc... Enfin, vous avez après deux longs mois de floraison et une période de pré-croissance des têtes de cannabis élevées par vos propres mains. Mais les réjouissances ne s’arrêtent pas là. En plus du cannabis, nous pouvons faire du skuff ou du water hasch avec les plantes récoltées. Tous deux sont super faciles et efficaces. En résumé, la récolte n’est pas encore tout à fait terminée... Toutes les têtes devraient maintenant être joliment rangées pour le séchage et les toutes petites têtes devraient même être assez sèches pour une fumette test. Deux semaines supplémentaires et toutes les têtes devraient être suffisamment sèches ou du moins, avoir l’air sec de l’extérieur. Mais à l’intérieur, la plupart ne le seront pas encore entièrement. Les têtes les plus grosses auront besoin d’un peu plus de temps. Laissez-les toutes sécher lentement dans une pièce sombre grande assez et équipée d’un ventilateur pour que l’humidité qui s’échappe des têtes puisse être évacuée. Dès que les petites brindilles des têtes sont proprement nettoyées y compris celles des plus grosses têtes nous pouvons les rassembler toutes pour les laisser mûrir afin que le goût et l’odeur du cannabis puisse se développer entièrement. Ne vous inquiétez pas si le cannabis à toujours une odeur de verdure pendant les premières semaines; certaines variétés ont besoin de plus de temps pour développer l’odeur typique du cannabis. Le Skuff Durant ce temps, nous avons également laissé sécher le volume considérable de feuilles restant après le curage. En fonction de la variété que vous venez de cultiver et du nombre de feuilles produites par cette variété, vous devriez avoir environ la même quantité de matériaux secs que le poids de têtes. En d’autres termes, environ 500 grammes de cannabis secs issus de vos plantes devraient donner environ 500 grammes de feuilles sèches. Bien entendu, il y en aura beaucoup plus avec une variété plus feuillue et dans la même logique, si vous cultivez une variété qui produit peu de feuilles pour couvrir les têtes, vous en aurez moins. Nous ne gardons que les feuilles qui ont sur elles du THC de manière évidente, généralement les feuilles qui entourent les têtes riches en THC. Nous utilisons également les grandes feuilles qui ont du THC sur elles. Toutes les autres feuilles qui n’en montrent pas peuvent être triées. Cela se fait généralement pendant le curage des têtes, quand on commence par enlever les grandes feuilles puis qu’on nettoie soigneusement autour des têtes. De cette façon, vous pouvez faire deux tas de feuilles pendant le curage. Un tas pour les grandes feuilles sans THC et l’autre pour les feuilles riches en THC. Ca n’a pas de sens de mélanger ensemble les deux types de feuille parce que ça réduirait considérablement la qualité du hasch. Il y aura beaucoup moins de contamination par les feuilles pauvres en THC dans votre hasch. Il est très important dans tous les cas de laissez convenablement sécher les feuilles. Habituellement, cela prend plus longtemps que les têtes. Un simple séchage ne suffit pas; le feuillage doit être sec au point de tomber en poussière quand on le frotte entre les doigts. Plus il est sec mieux c’est et plus la récolte en hasch sera bonne. Les cristaux de THC se séparent alors plus aisément du feuillage que lorsqu’il n’est pas tout à fait sec. Par exemple, quand les feuilles ont l’air sec mais ne s’effritent pas sous les doigts. Dans ce cas, le feuillage ne donne a que peu de cristaux de THC. Notre but est d’obtenir autant de cristaux de THC que possible et de les agglutiner ensemble pour faire nous-mêmes un beau morceau de teuch. La poudre jaune-dorée qui se trouve sur les têtes a un effet très différent quand vous la fumez pure et certains fumeurs préfèrent la douce montée et les effets du hasch aux effets plus dévastateurs de la fumée des têtes de cannabis. Chacun ses goûts. Quand vous roulez un joint avec des têtes de cannabis bien séchées, vous remarquerez que vos doigts sont enduits d’une sorte de poussière jaune-doré collante. Il s’agit des cristaux dont je vous ai parlé auparavant. L’avantage à faire du hasch, c’est qu’en plus de votre récolte normale de têtes de cannabis, vous aurez une quantité non négligeable de hasch avec la même récolte. Supposons que vous ayez récolté 500 grammes de têtes et qu’il vous reste 600 grammes de feuilles sèches. Vous pouvez espérer en tirer environ 60 grammes de hasch. Ce 10% de la récolte est une bonne moyenne si on utilise du feuillage bien sec. Naturellement, la même règle s’applique ici : plus la qualité du feuillage sera bonne, plus vous trouverez de cristaux et plus grosse sera la récolte. Si vous avez cultivez une variété très blanche, très productive de THC, logiquement, vous aurez une récolte en hasch plus importante. Normalement, vous obtiendrez plus que 10% de la récolte avec une culture intérieure de cannabis; certains cultivateurs sont réputés pour avoir eu plus de 16% et plus en utilisant de bonnes feuilles. Quand on cultive à l’extérieur, il y en aura beaucoup moins, surtout dans les régions à l’automne pourri qui va réduire le taux de THC des feuilles et donc la récolte sous les 10%. C’est pour cela qu’il est important de ne pas vous mettre la pression, car il n’y a aucune raison de mélanger 400 grammes de feuilles riches en THC avec 200 grammes de grandes feuilles avec le faux espoir que cela donnera 600 grammes de bon feuillage. Vous n’aurez toujours que 400 grammes de bon feuillage. Par mélanger, je veux dire qu’au lieu d’utiliser uniquement les feuilles riches en THC soigneusement curées, vous y ajoutez les grandes feuilles pauvres en THC. Bien entendu, il est chouette de savoir que si la récolte est bonne ou mauvaise, vous pourrez toujours avoir un beau morceau de hasch en plus. C’est toujours pratique quand vous avez une maigre récolte en têtes qui vaut à peine l’effort, comme cela peut arriver avec les cultures en extérieur. Il vous reste alors à faire du hasch avec le tout. La Pollinisation En principe, il est très facile de faire du hasch grâce aux cristaux de THC qui tombent des feuilles. On peut y arriver de diverses manières. Avec un tamis sur lequel on étale le feuillage puis on secoue le tout ou on fait vibrer le tamis. Le tamis utilisé doit être suffisamment fin pour retenir tout le feuillage et laissez seulement passer les cristaux. Il existe des dispositifs spécialement conçus pour le hasch dans lequel on met une petite quantité de feuilles et puis on secoue le tout manuellement. Les toutes nouvelles broyeuses fonctionnent selon le principe de confection du hasch. De nombreuses broyeuses incorporent maintenant un petit tamis qui permet de récolter les cristaux de THC dans un compartiment séparé tandis que le cannabis perd un peu de sa puissance. Vous serez surpris par la quantité de poudre de hasch que vous pourrez récolter en utilisant une broyeuse classique ou en effritant les têtes à la main. Par contre, si vous souhaitez traiter une grande quantité de feuillage, vous aurez besoin d’un polinator. Un polinator, c’est une machine munie d’un tambour rotatif entouré d’un tamis qui détache les cristaux. Il suffit de mettre le feuillage dans le tambour et c’est un moteur qui le fera tourner. Le feuillage est secoué dans tous les sens ce qui libère les cristaux de THC du feuillage . Après quelques temps 30-40 minutes suffisent généralement on peut arrêter le polinator et rassembler la poudre de hasch en tas, et si l’on veut, presser cette poudre directement (avant de le stocker pour au moins un an afin qu’il mûrisse). Cette poudre pressée s’appelle skuff. La raison pour laquelle on presse le hasch, c’est que cela améliore le goût et l’odeur. Il est également plus facile d’en faire un joint et plus facile à transporter. Un morceau pressé de hasch est plus facile à partager avec quelqu’un qu’un tas de poudre collante. Avec du hasch de moins bonne qualité, il faudra une presse qui exercera une plus grande pression car les cristaux sont mélangés avec tellement de matière végétale qu’ils ne collent pas les uns aux autres. Le feuillage utilisé doit être très sec et il est pratique de le laisser une nuit au frigidaire, surtout si vous utilisez un polinator. Le froid intense permet aux cristaux de se détacher plus facilement. Dans le meilleur des scénarios, vous pourrez faire votre hasch dans une chambre froide ou dans un autre endroit qui vous permettra de maintenir une température fraîche. C’est ainsi que vous obtiendrez le meilleur produit mais bien sûr, il n’y a pas beaucoup de monde qui dispose d’un tel dispositif. Mais si vous connaissez quelqu’un qui peut vous prêter de tels dispositifs, ça vaut le coup de se donner la peine de les utiliser. On reste toujours émerveillé de voir la quantité de poudre de hasch que l’on peut extraire même de petite quantité de feuilles. Il n’est pas nécessaire de polliniser les têtes étant donné la qualité du feuillage mais bien entendu, si vous êtes un grand fan de hasch et n’aimez pas fumer les têtes, allez-y et polliniser toute votre récolte. Veillez cependant à briser les têtes auparavant pour que les cristaux puissent se détacher de chaque recoin. Ca va incroyablement augmenter votre récolte de hasch. Veillez également à ce qu’il n’y ait pas de brindilles (le moins possible en tout cas) dans les têtes car elles peuvent endommager le tamis. Une pièce de tamis coûte assez cher et il est plus qu’ennuyeux de le déchirer. Même si un polinator ou une machine du genre coûte entre 300 et 500 euros, c’est un investissement qui sera rentabilisé dès la première production de hasch. En plus, il pourra fonctionner pendant plusieurs années sans problème. Le seul prérequis si vous vous équipez d’un tel engin, c’est qu’il faut une bonne quantité de feuillage tous les quelques mois avec laquelle travailler. Cela n’a pas de sens d’acheter son propre polinator si vous n’avez que quelques feuilles à traiter car le polinator resterait alors plus longtemps dans l’armoire qu’en action. Les vrais amoureux du hasch laissent mûrir leur hasch au moins un an avant même de penser à le consommer. Cela vaut vraiment la peine de laisser au moins une partie de la récolte de côté. Si vous faites cela chaque année, vous vous constituerez une belle réserve en hasch de qualité fantastique. Guide section Hash & Skuff, avec des méthodes alternatives au polinator J’espère que vous avez pu lire tous les épisodes de La culture pour les nuls et que vous les avez compris. Si c’est le cas et que vous avez suivi les instructions de base de cette série, à ce jour, vous devriez être sur le point de récolter votre propre récolte. Félicitations! Vous n’êtes plus un Nul mais un cultivateur Fin... Retour au Sommaire
  13. 3 points
    Génétique / Breeding By Cr4b Sommaire : 1. Introduction à la génétique 1.1. Notion de gène 1.2. Notion d’allèles 1.3. Notion de méiose 1.4. Notion de lignées pures 1.5. Notion de Génotype/Phénotype Notations usuelles 2. Monohybridisme 2.1. Effet de la dominance dans un croisement mono hybride 2.2. Exemple d’un rétro croisement F1 et P1 3. Dihybridisme/Polyhybridisme . Transmission de deux paires de gènes indépendants 4. Les limites de la génétique mendélienne 4.1. Dominance 4.2. Interaction génique 4.3. Transmission indépendante 5. Applications à la reproduction sélective 6. La vigueur Hybride 7. Hybridation et Différenciation 8. Le Cubing 8.1. Le goût d'ananas est dominant 8.2. Le goût d'ananas est récessif 8.3. Appliquer des critères de sélection 8.4. Cubing sélectif 8.5. En conclusion 9. La stabilisation 9.1. Stabilisation à partir d'un seul individu 9.2. La stabilisation par croisements successifs 10. Critères de sélection . Liste des caractéristiques favorables observées chez le cannabis et sujettes à variations 11. La collecte des données 12. La pollinisation 12.1. Sélection des parents 12.2. Récolte du pollen 12.3. Conservation du pollen 12.4. Pollinisation 13. Les graines 13.1. Maturité des graines 13.2. Sélection des graines 13.3. La levée de dormance 14. Conclusion 14.1. De la théorie à la pratique 14.2. Sur combien de pieds travailler ? 15. Le cas particulier de la polyploïdie 15.1. Conséquence de la polyploïdie 15.2. Obtenir des plants diploïdes [conseil] Sources 1 - Introduction à la génétique Le cannabis est une plante généralement dioïque de nombre haploïde (1n) de chromosomes égal à 10 et de nombre diploïde (2n) égal à 20 (Mendel, 1964) 1.1 - Notion de gène Un gène désigne une unité d'information génétique transmise par un individu à sa descendance, par reproduction sexuée ou asexuée. Le gène le plus simple consiste en un segment d'acide nucléique codant pour une seule protéine ou un ARN (en dehors de l'épissage alternatif). L'ensemble des gènes d'un individu constitue son génome. Les gènes ne constituent qu'une partie du génome. Plus généralement, le terme est utilisé relativement à la transmission et à l'hérédité de caractères identifiables particuliers. Un gène est donc une unité d'information génétique qui permet la synthèse d'un polypeptide. Un gène est caractérisé par sa séquence de nucléotides et le polypeptide par sa séquence en acides aminés, on peut penser que la séquence de nucléotides du gène doit déterminer la séquence d'acides aminés du polypeptide pour lequel il code. 1.2 - Notion d’allèles On nomme allèle une variante donnée d'un gène au sein d'une espèce. Dans une cellule diploïde, il y a deux allèles pour chaque gène : un allèle transmis par chaque parent. Les allèles transmis par les parents peuvent être identiques ou non. Si les allèles apportés par chaque parent sont identiques dans leur séquence nucléotidique, l'individu est homozygote pour ce gène. S’ils sont différents, l'individu est hétérozygote. Dans ce dernier cas, deux possibilités sont envisageables quant au phénotype résultant de l'expression du gène. Si l'un des deux allèles s'exprime et l'autre reste « muet », on dit que le premier est dominant et l'autre récessif. Les allèles dominants sont symbolisés par une lettre majuscule, et les récessifs par une lettre minuscule. 1.3 - Notion de méiose La méiose est un processus se déroulant durant la gamètogenèse (spermatogenèse ou ovogenèse), c'est-à-dire durant l'élaboration des gamètes. Elle a pour but de donner des cellules haploïdes à partir de cellules diploïdes au cours de deux divisions. Mais en plus de ce rôle de division, la méiose a un rôle important dans le brassage génétique et ce à cause de deux brassages : Le brassage interchromosomique et le brassage intrachromosomique. Ainsi, durant la méiose, la quantité d'ADN au sein de la cellule évolue au cours du temps. Nous pouvons aisément le voir à l'aide d'un graphique : 1.4 - Notion de lignées pures Une lignée est dite « pure » si le croisement des deux parents possédant un caractère commun déterminé génétiquement (ou l’auto-pollinisation d’une plante monoïque) donne une descendance présentant le même caractère et si toutes les générations suivantes « endogames » le présentent à leur tour. On en déduit que les parents sont homozygotes et qu’ils possèdent le même allèle. 1.5 - Notion de Génotype/Phénotype Le génotype est le patrimoine héréditaire d'un individu. Tous les individus d’une même espèce possèdent le même nombre de gènes (on estime environ 50.000 à 100.000 le nombre de gènes chez l’espèce humaine). Pour chacun de ces gènes, il existe des versions différentes appelées allèles. Les gènes sont portés par les chromosomes (23 paires chez l'espèce humaine; notation : 2N=46) transmis par les cellules sexuelles. On appelle génotype l’ensemble des allèles d’un individu portés par l'ADN d'une cellule vivante. L'interaction du génotype d'un individu avec son environnement détermine son phénotype. C'est donc une information qui intervient au niveau des gènes et qui peut-être modifiée par une mutation. Notations usuelles On va désigner par : - une lettre majuscule les allèles dominants - une lettre minuscule les allèles récessifs - P, les parents - F, les lignées filles - S, les graines issues d'un selfing - BC, les graines issues d'un back cross Sommaire 2 - Monohybridisme On va étudier le cas d’un croisement entre deux parents issus de variétés pures différentes pour un caractère donné. Dans ce cas, les descendants seront des hybrides dont les variations peuvent être prédites par la génétique mendélienne. Prenons l’exemple de deux lignées de cannabis pures pour la caractère forme des feuilles. La lignée 1 est WW avec W, allèle dominant responsable de feuille penniforme La lignée 2 est ww, avec w allèle récessif responsable de feuille palmée. 2.1 - Effet de la dominance dans un croisement mono hybride Par contre, il s’agit ici d’un cadre très restrictif où la dominance est totale et la forme des feuilles contrôlée uniquement par un seul gène. Cela a aussi un intérêt dans la détermination du génotype parental vu que nous n’avons accès qu’au phénotype. 2.2 - Exemple d’un rétro croisement F1 et P1 Sommaire 3 - Dihybridisme/Polyhybridisme Ces règles peuvent s’appliquer à plusieurs gènes, dans ce cas on va parler de polyhybridisme. Prenons l’exemple de deux gènes se transmettant de façons indépendantes. Avec : - T allèle dominant codant pour un phénotype grand - t, allèle récessif codant pour un phénotype court - M, allèle dominant codant pour un phénotype précoce - m , allèle récessif codant pour un phénotype tardif Transmission de deux paires de gènes indépendants : On s’aperçoit qu’en F2 apparaissent deux phénotypes non parentaux (grand/tardif et court/précoce). Il s’agit du phénomène dit de recombinaison. Sommaire 4 - Les limites de la génétique mendélienne Il s’agit ici du cadre très restrictif de la génétique mendélienne où : - la dominance est totale, - un caractère n’est contrôlé que par un seul gène, - les gènes se transmettent de façon totalement indépendante. 4.1 - Dominance Cependant, dans la plupart des cas un allèle n’est pas totalement dominant et l’on voit apparaître des intermédiaires. Dans l’exemple du mono hybridisme, on aura ainsi des feuilles palmées, penniformes et toutes les formes intermédiaires. 4.2 - Interaction génique De plus, le phénomène dit d’interaction génique existe. Dans ce cas un caractère est contrôlé par deux ou plusieurs paires de gènes. Les ratios des génotypes sont les mêmes mais les ratios des phénotypes vont varier. Exemple hypothétique où deux paires d’allèles dominants Pp et Cc contrôlent les anthocyanines (pigments de couleur violet). Si seul P est présent, seules les feuilles de la plante seront violette. Si seul C est présent, la plante reste verte. Mais si P et C sont présent, les feuilles et les calices de la plante seront violets. 4.3- Transmission indépendante Quand à la transmission indépendante, elle va dépendre : - de la position des gènes concernés sur des chromosomes différents ou sur le même chromosome, - de la distance entre les loci de ces deux gènes si ils sont sur le même chromosome. Les lois de la génétique mendélienne sont donc assez rapidement dépassées mais offrent une bonne base d’interprétation des résultats des croisements. Sommaire 5 - Applications a la reproduction sélective Résumons tout d’abord les règles de base de la sélection : - les génotypes des plantes sont contrôlés par des gènes qui sont transmis de génération en génération (notion d’hérédité), - les gènes forment des paires. Dans chaque paire de gène, un allèle est transmis par chacun des parents, - lorsque les allèles ont un effet différent sur le phénotype, la plante est dite hybride ou hétérozygote, - quand les allèles d’une paire de gènes exercent la même influence, la plante est dite pure pour la paire de gènes considérée, - différentes paires de gènes contrôlant différents caractères génotypiques sont (en général) transmises indépendamment, - les relations de dominance et l’interaction génique peuvent modifier le ratio des phénotypes. La reproduction sélective consiste en l’hybridation sélective d’individus sélectionnés à l’opposé de l’hybridation au hasard se produisant dans la nature. Elle a pour but : - de croiser deux variétés possédant des qualités exceptionnelles, - de croiser des individus de génération F1 afin de réaliser les potentialités du croisement initial (différenciation), - rétro croisement (ou backcross) pour rétablir les types parentaux originels, - croisement de deux variétés vraies (homozygotes) afin de préserver un caractère commun et de restaurer la vigueur de la lignée. Sommaire 6- La vigueur Hybride L'hétérosis désigne l'augmentation des capacités et ou de la vigueur d'un hybride par rapport aux races, lignées... dont il est originaire. L'effet d'hétérosis, nommé également vigueur hybride, se traduit par un gain de performances qui résulte du mélange de différents gènes de différentes races. Le terme est inventé en 1914 et correspond à la découverte du scientifique George Harrison Shull, en élargissant la théorie de son rival Edward East, d'une « stimulation physiologique » due à l'état hétérozygote. L'effet d'heterosis désigne en génétique l’accroissement particulièrement prononcé de la performance des individus hybrides ou métis. Cet effet est exploité en sélection animale et en sélection végétale.On parlera d’effet d'heterosis lorsque la génération hybride F1 présente des performances supérieures à la performance moyenne de la génération parente P, homozygote ou de lignée pure. Le phénomène dit de vigueur hybride ou d'hétérosis nous intéresse particulièrement lorsque l'on fait des croisements : - de deux variétés possédant des qualités exceptionnelles, - de deux variétés vraies (homozygotes) afin de préserver un caractère commun et de restaurer la vigueur de la lignée. Si les parents représentent divers patrimoines génétiques, il en résulte une vigueur hybride, parce que les allèles dominants tendent à porter des caractères favorables et que les allèles dominants différents hérités de chacun des parents masquent les caractères récessifs hérités de l'autre. Evidemment, cela n'est vrai que lorsque la dérive génétique entre les deux lignées parentales est importante. Sommaire 7 - Hybridation et Différenciation Dans ce cas, on va croiser des individus de type F1 afin de réaliser une différenciation par le biais de la recombinaison (voir le chapitre dihybridisme). Le but de la différenciation étant de combiner des qualités différentes provenant des deux parents. [src]https://www.cannaweed..._8/2/c4b18b.jpg[/src] L'hybridation initiale donne un phénotype uniforme dans la génération F1 mais le croisement endogame produit l'apparition de nouveaux phénotypes Sommaire 8 - Le Cubing Outre le fait de rétablir les types parentaux originaux, lors d'une perte de vigueur, le rétrocroisement particulier appellé cubing permet d'obtenir à partir d'un seul individu une lignée entière : - Le premier rétro-croisement est simplement un rétro-croisement. - Le deuxième rétro-croisement, obtenu en croisant le premier rétro-croisement avec son parent (qui devient donc grand-parent) et souvent appelé SQUARING par les breeders. - Votre troisième rétro-croisement, obtenu en croisant le deuxième rétro-croisement avec son grand-parent (qui devient donc arrière-grand-parent) et souvent appelé CUBING par les hybrideurs. Vous pouvez continuer le rétro-croisement mais cela s'appelle juste rétro-croisement. Le terme cubing est une référence au chiffre 3, parce qu'il y a 3 rétro-croisements. Le cubing se base sur des probabilités mathématiques, compte tenu des fréquences des gènes. Plus vous utiliserez de mâles dans vos croisements, plus vous aurez de chances que la réalité colle à la théorie. En théorie, avec le premier croisement, 75% du pool génétique obtenu correspondra au pool génétique du parent P1. Le squaring monte cette probabilité à 87,5% et le cubing à 93,75%. Vous trouvez ces résultats en faisant la moyenne entre les deux parents croisés. Par exemple, vous commencez à croiser la mère P1 (100%) avec un mâle quelconque (0%). 100% + 0% divisé par 2 donne 50%. La progéniture sera donc approximativement 50% identique à la mère. Prenez-là, faites votre premier rétro-croisement, et vous obtiendrez 100% + 50% / 2 = 75%. Et ainsi de suite. Comme nous le verrons plus tard, vous pouvez appliquer ces mêmes probabilités mathématiques à des traits ou des gènes spécifiques, et cela peut avoir un effet dramatique sur votre méthodologie et vos méthodes de sélection. Votre sélection de mâles pour chaque rétro-croisement est un point crucial pour réussir avec cette technique. Selon le cas, vous pouvez choisir des mâles qui contiennent les gènes que vous désirez, ou vous pouvez par inadvertance choisir des individus porteurs du gène récessif non-désiré. Ou plus probablement, vous pouvez choisir des individus hétérozygotes pour les deux gènes comme la mère P1 qui a été rétro-croisée. La façon de faire la plus facile est de ne s'intéresser qu'à un seul gène et un seul trait, par exemple supposons que le goût est déterminé par un seul gène (ce qui n'est pas le cas en réalité). Supposons maintenant que parmi notre population qui a un goût de pin nous trouvions un individu spécial qui a un goût d'ananas et que nous voulions le garder. Le gène causant le goût d'ananas peut être dominant ou récessif et les résultats peuvent être différents selon le cas. 8.1 - Le goût d'ananas est dominant A = goût d'ananas et p = goût de pin Chaque individu aura deux gènes de goût par paire, les génotypes possibles étant AA, Ap, et pp. Comme A est dominant, AA et ap exprimeront le goût d'ananas alors que pp donnera le goût de pin, ce sont les phénotypes. Comme l'ananas est un nouveau goût, il y a de fortes chances pour que l'individu spécial soit hétérozygote, à savoir Ap. Du coup, la seule combinaison de parent possible est Ap X pp, Ap étant le parent que l'on souhaite cuber. Le croisement F1 : Il faut maintenant choisir des mâles qui ont un goût d'ananas. Les mâles seront choisis aléatoirement.. Le ratio de A par rapport aux p des mâles F1 sera 2:6 (2 A pour 6 p). On peut aussi dire que la fréquence du gène A est de 25%. Cela signifie que sur quatre grains de pollen, un contiendra le gène du goût d'ananas. Voilà ce qui se passe lors du premier rétro-croisement : C'est ce premier rétro-croisement qui le premier crée un individu homozygote (AA) pour le goût ananas. Cependant, à cause de nos moyens de sélection limités, nous choisissons les mâles au hasard. De chaque mâle nous pouvons espérer que trois grains de pollen sur huit contiennent le gène du goût d'ananas. La femelle P1 continue de donner un A pour un p. Je vais épargner la mémoire de votre ordinateur en ne mettant pas le tableau, mais n'hésitez pas à le faire sur papier pour être sûr d'avoir bien compris ce qu'il se passe. Le second backcross (Squaring) donnera ceci : 3AA 8Ap 5pp [p]68,75% auront donc le goût d'ananas et 31,25% le goût de pin. La fréquence du gène A est passé à 7/16 soit 43,75%. Et finalement, le troisième backcross (le Cubing) donne : 7AA 16Ap 9pp 71,875% ont le goût d'ananas après le cubing. Environ 22% (7 / 32 X 100) de la progéniture est homozygote sur le goût d'ananas. La fréquence du gène A atteint environ 47% (30/64). En conclusion, si le rétro-croisement continue indéfiniment avec une sélection aléatoire des mâles sur une population suffisamment grande, la fréquence du gène A atteindra au maximum 50%. Cela signifie que le mieux que nous puissions espérer est 25% de pure souche de goût d'ananas et en tout 75% de plantes qui auront le goût d'ananas. Vous ne vous débarrasserez pas des 25% au goût de pin. 8.2 - Le goût d'ananas est récessif Dans ce cas, P est le goût de pin et a est le goût d'ananas. La convention est que les lettres majuscules représentent la dominance. La plante sur laquelle on a trouvé le goût d'ananas est forcément homozygote (aa). Le mâle peut être Pa ou PP, mais plus probablement PP. De toutes façons, cela ne fait pas une grande différence sur les résultats. Le croisement F1 est plutôt basique, nous nous passerons donc du diagramme. Nous croisons simplement une femelle (aa) avec un mâle (PP) et nous obtenons des individus qui sont tous Pa. Comme le goût d'ananas est récessif, aucun individu de la génération F1 n'aura le goût d'ananas. La fréquence du gène a est cependant de 50%. aa X PP = Pa + Pa + Pa + Pa Comme tous les individus F1 sont identiques (Pa), le pollen qu'ils donnent pour le premier rétro-croisement contiendra un gène a pour chaque gène P. Le premier backcross donnera : B1 = aa X Pa = Pa + Pa + aa + aa[/p] Comme vous pouvez le voir, 50% de la progéniture a le goût d'ananas et la fréquence du gène a est de 6/8 soit 75%. La génération B1 donne du pollen contenant 6 gènes a pour 2 gènes P. Comme vous pouvez le voir le deuxième rétro-croisement (squaring) donne le goût d'ananas à 75% de la progéniture. La fréquence du gène a est environ 88%. Sur les grains de pollen, 14 sur 16 porteront le gène a. Quand on les rétro-croise avec la mère P1, on obtient cela : 88% environ ont maintenant le goût d'ananas, et toutes sont homozygotes pour ce trait. La fréquence du gène désiré est à peu près de 94%. Si le rétro-croisement continue indéfiniment, la fréquence du gène tendra vers 100%, sans toutefois jamais les atteindre. Il faut noter que les exemples ci-dessus supposent que l'on n'applique aucun critère de sélection ainsi qu'une population suffisamment vaste pour assurer un choix aléatoire des mâles. Plus il y a de mâles, meilleure est la sélection, qu'on la veuille aléatoire ou non. L'importance de la taille de la population et des critères de sélection est encore plus grande quand les gènes que l'on souhaite reproduire sont hétérozygotes. Et surtout, nous n'avons pris pour ces exemples qu'une seule paire de gènes. En réalité, la plupart des traits recherchés comme la puissance sont influencés par plusieurs traits. Les mathématiques deviennent alors plus compliquées pour trouver le taux de succès d'un projet de cubing. En gros, vous devez multiplier les probabilités d'obtenir un trait par les probabilités d'en obtenir un autre. Par exemple, si le trait du goût d'ananas était influencé par deux gènes récessifs différents, vous devriez alors multiplier 87,5% par 87,5% (0,875X0,875X100) ce qui donne 76,6%. Cela signifie que 76,6% de la progéniture aura le goût d'ananas. Supposons maintenant que le trait du goût d'ananas est influencé par 2 gènes récessifs et un gène hétérozygote dominant. Il faut multiplier 87,5% par 87,5% puis par 71,9% (0,875 X 0,875 X 0,719 X 100) ce qui donne 55%. En passant juste à trois gènes, le nombre d'individus après le cubing ayant le goût d'ananas tombe à 55%. Le cubing est donc une bonne technique quand vous souhaitez augmenter la fréquence de quelques gènes (il est important de s'en souvenir), mais plus le projet grossit, plus les chances de succès sont faibles… du moins tant qu'on n'applique aucun critère de sélection. 8.3- Appliquer des critères de sélection Le meilleur moyen d'augmenter significativement vos chances de réussite est d'appliquer des critères de sélection. Essayez de trouver une façon efficace et précise d'isoler les mâles qui ont les traits désirés et de rejeter ceux qui possèdent des traits non-souhaités. Trouver des moyens d'être sûr que vos mâles transmettent les traits désirés et écartez ceux qui ne le font pas. TOUS les traits doivent être pris en compte. Certains sont directement observables sur les mâles. D'autres, comme le temps de floraison, non. Si vous cherchez un trait que vous ne pouvez pas voir directement, vous devez effectuer des tests de progéniture pour déterminer quels mâles transmettent le plus de gènes désirés. Un test de progéniture consiste à mettre en croissance certains individus de la progéniture pour déterminer le génotype parental. Il est important quand vous choisissez vos meilleurs mâles d'ignorer les traits superficiels qui n'ont rien à voir avec les traits que vous cherchez réellement. En effet, le cannabis possède plusieurs milliers de gènes sur seulement 10 paires de chromosomes (ou 20 chromosomes individuels). C'est-à-dire que chaque chromosome comporte plusieurs centaines de gènes. Tous les gènes se trouvant sur le même chromosome sont liés entre eux. En gros, ils voyagent en groupe. Quand vous en choisissez un, vous prenez en fait tous ceux sur le chromosome. Il y a une exception à cette règle qui consiste à casser les liens entre les gènes par croisement, mais au nom de la simplicité, nous n'en parlerons pas. Revenons donc à la sélection. Vous pourriez choisir un mâle selon un trait que vous aimez bien comme la forme des feuilles en étoile alors que ce que vous cherchez réellement est le goût de pamplemousse. Mais il se peut que les deux traits se trouvent sur la même paire de chromosomes, mais sur les chromosomes opposés. Si cela arrive, aussi longtemps que vous choisirez des plantes aux feuilles en étoile, vous n'obtiendrez jamais le goût de pamplemousse que vous désirez réellement. Il est bien de garder à l'esprit qu'à chaque fois que vous sélectionnez selon un trait, vous en écartez plusieurs centaines. C'est pourquoi les hybrideurs les plus sérieux apprennent à avancer petit à petit en ne travaillant que sur un trait ou deux à la fois. 8.4 - Cubing sélectif Maintenant voyons comment nous pouvons améliorer notre premier exemple de cubing d'un trait hétérozygote dominant en appliquant des critères de sélection. Supposons qu'à chaque génération nous sommes capables de retirer les individus homozygotes sur le goût de pin (pp), mais pas les hétérozygotes (Ap). Si vous vous souvenez, notre mère P1 a le génotype Ap et les combinaisons possibles pour la génération F1 sont Ap + Ap + pp + pp. Nous retirons les deux pp, ce qui ne laisse que les Ap. Notre premier rétro-croisement donnera: Ap X Ap = AA + Ap + Ap + pp [p]Encore une fois nous enlevons les pp ce qui nous laisse avec AA + 2Ap. Nous attaquons le deuxième rétro-croisement en ayant passé la fréquence du gène A de 37,5% à 66,7%, 4 grains de pollen sur 6 portent le gène A. Comme vous pouvez le voir, après avoir éliminé les individus homozygotes récessifs après deux rétro-croisements, la fréquence du gène A est passée de 44% à 58%. Si nous continuons, la fréquence monte à 70% (14/20) avant le troisième rétro-croisement, c'est-à-dire que 7 grains de pollen sur 10 seront porteurs du gène A. Encore une fois, j'épargnerai la mémoire de votre PC en me contentant de vous donner les résultats du troisième rétro-croisement : B3 = 7AA + 10Ap + 3pp 95% de la progéniture a maintenant le goût d'ananas comparé aux 72% sans appliquer de sélection. La fréquence des individus pure souche goût d'ananas monte à 35%. Mais plus important, la fréquence du gène A atteint 60%. C'est un point important au moment des tests de progénitures. 8.5 - En conclusion Récapitulons maintenant les pourcentages d'individus pure souche goût d'ananas obtenus dans chacun de nos modèles. Dans le cas où le goût d'ananas serait un trait dominant hétérozygote et qu'aucun critère de sélection n'est appliqué, le cubing produit 22% d'individus pure souche. En éliminant les individus homozygotes récessifs pour le goût de pin, on monte à 35%. Et enfin, quand on cube un gène récessif homozygote, on atteint après le cubing 87,5% d'individus au goût d'ananas pure souche. Et comme je l'ai déjà dit, ces nombres ne sont valables que pour un seul gène. Supposons que le goût d'ananas soit codé par deux gènes différents, un dominant et un récessif, et que vous soyez capable d'éliminer les individus pp et de ne sélectionner que les individus porteurs du gène dominant du goût d'ananas. Votre population après cubing contiendra 87,5% X 35% (0,875 X 0,35 X 100) = 30% d'individus pure souche. Comme vous pouvez le voir, tant que la source est hétérozygote, peu importe le nombre de rétro-croisements que vous effectuez, vous n'obtiendrez jamais une variété pure souche (stabilisée). Sommaire 9 - La stabilisation Une fois que l'on a obtenu des individus correspondants à notre recherche, il va falloir stabiliser la lignée. La stabilisation consiste en la fixation des caractères. Elle se produit soit par le biais du GA3 soit par celui de croisements successifs. 9.1 - Stabilisation à partir d'un seul individu Il s'agit de stabiliser par le biais d'une autopollinisation. On soumet un individu femelle à un traitement au GA3 ce qui permet d'obtenir des fleurs staminées. Puis on procède à une autopollinisation... On va donc obtenir des graines exclusivement femelles dites selfed possédant le patrimoine parental pour une très grande partie. Il va cependant exister une certaine hétérogénéité du fait du brassage intra et inter chromosomique. 9.2 - La stabilisation par croisements successifs On va procéder aux croisements successifs en gardant les parents potentiels qui correspondent le mieux à nos critères. Il faut au minimum 5 générations avant d'obtenir une lignée à peu près stabilisée. Par contre, il peut y avoir une perte de vigueur à un moment ou un autre. Il faut donc prendre la précaution de toujours garder les parents des générations précédentes afin de faire un backcross et restaurer les qualités recherchées. Sommaire 10 - Critères de sélection Après cette brève introduction théorique au breeding, il faut maintenant choisir les caractères sur lesquels vont se baser notre sélection. 3 - Liste des caractéristiques favorables observées chez le cannabis et sujettes à variations Caractéristiques générales : - taille et rendement - vigueur - adaptabilité - robustesse - résistance aux maladies et aux nuisibles - maturation - production de racines - ramification - sexe Caractéristiques des jeunes plants Caractéristiques des feuilles Caractéristiques des fibres Caractéristiques florales : - aspect - forme - taille du calice - couleur - teneur en cannabinoïdes - goût et arôme - persistance des principes aromatiques et des cannabinoïdes - types de trichomes - qualité et quantité de résine - teneur en résine - séchage et conservation - facilité de manucure - caractéristiques des graines - maturation - floraison - mûrissement - profil cannabinoïde Phénotypes généraux des variétés de cannabis Sommaire 11 - La collecte des données Avant de commencer à mettre en pratique, il va falloir prévoir une méthode de suivi. A titre d'exemple, le croisement de dix variétés pures pour un seul caractère va donner 10 individus purs et 90 hybrides à la première génération. Alors, imaginez faire cela sur plusieurs générations et plusieurs caractères..... Il est donc illusoire de s'en remettre à sa mémoire et il vaut mieux confier le suivi des croisements et leurs résultats au niveau des critères recherchés à un cahier de bord. Sommaire 12 - La pollinisation La première étape pratique une fois les parents sélectionnés et les objectifs définis va être la récolte du pollen. 12.1 - Sélection des parents Il faudra sélectionner les parents de la façon la plus rigoureuse qui soit (cf critères de sélection) et éliminer dès les premières étapes de la croissance végétative les individus les plus faibles et les moins vigoureux. Il faut aussi essayer d'éliminer les facteurs de monoécie et sélectionner de façon rigoureuse les mâles non seulement sur leur vigueur mais aussi sur leur high et leur rendement en procédant à une inversion sexuelle par le GA3. 12.2 - Récolte du pollen Attention, le pollen est extrêmement volatile et peut se disperser sur plusieurs kilomètres par le biais du vent, des vêtements ou de vos mains. De plus, la durée de vie des fleurs est brève. Une méthode alternative consiste à couper les grappes de fleurs mâles avant qu'elles ne s'ouvrent. Vous préparez un récipient avec de l'eau du type utilisé pour vos boutures, recouvrez le d'un film plastique (type cellophane). Ensuite, percez de petits trous et placez vos grappes de fleurs mâles. Quand elles se sont ouvertes, tapotez et le pollen se répand à la surface et y adhère par électricité statique. Il ne vous reste plus qu'à le racler à l'aide d'un scalpel. Il est très important de toujours utiliser des instruments stériles. 12.3 - Conservation du pollen Le pollen ne se conserve que quelques jours à température ambiante. Il faut donc être capable de minuter les passages en floraison de façon raisonnée. On peut conserver le pollen pour une plus longue durée. Il faut placer le pollen récolté dans un récipient en verre (type tube sous vide de prise de sang) et y placer un dessicant (type dessicant pour matériell photographique). Ensuite, on place le pollen deux jours dans un réfrigérateur et enfin on le place dans un congélateur. Si cette opération est bien faite, on peut augmenter la durée de conservation du pollen jusqu’à quelques semaines. 12.4 - Pollinisation Il suffit ensuite de le mettre sur le plant femelle sélectionné. Celui-ci est prêt à être fertilisé lorsque la cosse s’ouvre légèrement pour libérer pistil et styles. Une fois la pollinisation effectuée, une fleur femelle sur deux va avorter. Les méthodes sont nombreuses, on peut citer le pinceau, ou un sac de toile à mailles très serrées. Si l'on utilise la méthode des sacs, il est conseillé de les enlever au bout de 3 jours puis de les détruire afin d'éviter une pollinisation accidentelle. Sommaire 13 - Les graines 13.1 - Maturité des graines Une fois la pollinisation effectuée, il va falloir attendre que la graine se forme. Elle sera mature en quelques semaines et lorsque l'on secoue la grappe florale, elle se séparera d'elle-même. 13.2 - Sélection des graines Il faut sélectionner les graines : - selon leur lustre - leur régularité - leur robe - leur taille - leur lignage, il ne faut sélectionner que les graines dont les parents sont connus et pour lesquelles une pollinisation accidentelle est exclue - etc.... 13.3 - La levée de dormance Il s'agit de lever la dormance qui est un phénomène de protection des végétaux. Ensuite, vous n'avez plus qu'à entamer l'étape suivante de votre sélection ainsi qu'à faire germer la prochaine génération. Sommaire 14 - Conclusion 14.1 - De la théorie à la praqqtique On n'a abordé ici que les bases élémentaires nécessaires à la compréhension des croisements. La réalité est bien plus complexe que cela. Et avant de se lancer dans le breeding, une bonne expérience de cultivateur est nécessaire (ne serait-ce que pour arriver jusqu'au stade de la récolte ). De plus, un bon feeling et un peu de chance ne sont pas des facteurs à négliger... 14.2 - Sur combien de pieds travailler ? Plus les caractères sur lesquels on travaille sont nombreux, plus le nombre de pieds pour chaque génération devra être important. De plus, il est nécessaire de conserver les parents de chaque génération afin de procéder à un back-cross en cas de nécessité. Et il est parfaitement illusoire de ne vouloir travailler que sur 10 plants.... Sommaire 15 - Le cas particulier de la polyploïdie Un plant de cannabis polyploïde possède un nombre >2n de chromosomes. En général, ce seront des plantes tétraploïde 4n chromosomes. 15.1 - Conséquence de la polyploïdie Les travaux de Warmke et al. (1942-1944) montrent : Que les plantes tétraploïdes ont un potentiel double de celui des plantes diploïdes (à tuer des organismes aquatiques). Mais il n'a jamais mesuré le taux des différents cannabinoïdes qui étaient inconnus à l'époque. une augmentation des phénomènes de monoécie/hermaphrodisme lié aux intersexes XXXX, XYYY, XXXY, XXYY. 15.2 - Obtenir des plants diploïdes Essayer d'utiliser de la colchicine (inhibiteur de la ségrégation chromosomique dans les cellules filles) est très dangereux car le taux de viabilité lorsque les graines sont traités à concentration efficace est de 4 pour 1000 (zhatov, 1979) et parmi ces graines viables, la plupart seront des plants mosaïques (cohabitation de cellules de nombre chromosomique différent 2n, 3n, 4n etc...) et très peu de véritables tétraploïdes.Sans parler des problèmes à obtenir une population n+1.... Sommaire Sources : OverGrow, RIP Fiches techniques de Canna-Tech (merci Gen&Tik pour ce taff) La botanique du cannabis de Robert.C CLARKE Wikipédia Sommaire Dad-'s label
  14. 3 points
    Ce qui suit est une méthode sûre, peu coûteuse et efficace pour inverser le sexe des plantes de cannabis femelles. Les réponses individuelles des plantes peuvent varier en fonction de la souche, mais je peux vérifier que ce processus est pleinement efficace pour stimuler une production florale abondante de staminate/pollen. Ce processus peut être utilisé pour : A : créer de nouvelles graines féminisées à partir de mères médaillées que vous avez actuellement. B : créer des graines féminisées d'hybrides intéressants à partir de différentes souches médaillées que vous possédez actuellement. C : créer des graines féminisées pour une utilisation extérieure optimale D : accélérer la phase "entretien" de la culture, dans la recherche de nouveaux pieds mères. E : réduire le nombre total d'installations - idéal pour les utilisateurs médicaux avec des restrictions sévères sur le nombre d'installations. F : augmenter la variété, en aidant à créer des lignées de semences féminisées stables à utiliser comme alternative aux clones Au bas de ce post se trouvent quelques détails spécifiques sur les produits chimiques utilisés, leur sécurité, leur coût et où se les procurer. Il est important de vous informer sur la théorie et la technique de sélection du cannabis avant d'utiliser une méthode comme celle-ci. Voici un lien vers "Marijuana Botany" de Robert Clarke, qui est une très bonne référence. Il est également important de connaître et respecter les bases des principes de précautions et de sécurité lors du mélange et de la manipulation de ces produits chimiques: lisez les liens fournis et documentez-vous! Le risque est similaire à celui du mélange et de la manipulation d'engrais chimiques. Rappelez-vous: rien ne remplacera jamais une bonne génétique, et une partie de votre reconnaissance devrait toujours aller vers les personnes et breedeurs qui ont travaillé pendant de nombreuses générations pour créer leurs véritables chefs-d'œuvre en F1. Soutenir les breedeurs en achetant leurs semences. Aussi, commandez à Heaven's Stairway. Non pas qu'ils aient besoin d'une prise de courant de ma part, mais ils sont très professionnels et fournissent un service très rapide dans le monde entier. Préparation de la STS : Tout d'abord, une solution mère est préparée. Il se compose de deux parties (A et B qui sont d'abord mélangées séparément, puis mélangées ensemble. La partie A est TOUJOURS mélangée à la partie B tout en remuant rapidement. Utiliser de l'eau distillée ; l'eau du robinet peut provoquer la formation de précipités. Porter: Des gants lors du mélange et de l'utilisation de ces produits chimiques, et préparer et utiliser ces produits dans un endroit bien ventilé. Un masque, qui empêchera la respiration de toute poussière, qui est caustique. Le STS est incolore et inodore, et pose un risque minimal pour la santé s'il est utilisé comme décrit ici. (Voir les liens de la fiche signalétique ci-dessous). Notez que le nitrate d'argent et le STS peuvent causer des taches brunes lors du séchage, donc vaporisez/pulvérisez le sur du papier journal et évitez de renverser. Partie A : 0.5 grammes de nitrate d'argent mélangé à 500 ml d'eau distillée Partie B : 2,5 grammes de thiosulfate de sodium (anhydre) mélangé à 500 ml d'eau distillée Le nitrate d'argent se dissout en 15 secondes. La dissolution du thiosulfate de sodium prend de 30 à 45 secondes. La solution de nitrate d'argent (A) est ensuite mélangée à la solution de thiosulfate de sodium (B) en agitant rapidement. Le mélange obtenu est une solution mère de thiosulfate d'argent (STS). Cette solution mère est ensuite diluée dans un rapport de 1:9 pour obtenir une solution de travail. Par exemple, 100 ml de STS de base sont ajoutés à 900 ml d'eau distillée. Ce produit est ensuite pulvérisé sur des plantes femelles sélectionnées. Le STS de base et la solution de travail doivent être réfrigérés après utilisation, ainsi que les produits chimiques en poudre, pour éviter toute perte d'activité. La solution de travail excédentaire peut être déversée en toute sécurité dans l'égout après utilisation (avec suffisamment d'eau courante) avec un impact négligeable sur l'environnement. Chaque litre de STS de stock produira dix lots d'un litre de solution de travail de STS. Avec la quantité minimale de produits chimiques de base commandés auprès du Photographer's Formulary (voir le lien ci-dessous), cela signifie que chaque bouteille de 1 litre de solution de travail STS coûte moins de 9 cents et peut traiter 15 à 20 plantes de taille moyenne. Notez que l'eau distillée coûte beaucoup plus cher que les produits chimiques. Application : La solution de travail STS est pulvérisée sur certaines plantes femelles jusqu'au ruissellement. Effectuez la pulvérisation sur le papier journal dans un endroit séparé de la chambre des fleurs. Vous ne sentirez probablement rien, mais aérez quand même. Vous avez maintenant ce que j'appelle une "plante F>M" , une plante femelle qui va produire des fleurs mâles. Une fois que la plante F>M est sèche, mettez-la immédiatement en 12/12. Cela se fait habituellement trois à quatre semaines avant la date à laquelle les plantes cibles (à polliniser) seront prêtes à polliniser. Les temps de réponse peuvent varier légèrement selon la souche. Des durées plus spécifiques peuvent être déterminées par essai avec vos propres souches individuelles. Dans mes essais, il m'a fallu 26 jours pour obtenir le premier pollen. Un délai de 30 à 35 jours semble optimal pour la planification. Ainsi, en supposant qu'une plante cible a besoin de 3 à 4 semaines pour produire des graines complètement mûres, une souche qui met 8 semaines à mûrir devrait être mise en fleur à peu près au même moment que la plante femelle>mâle. Une plante cible qui termine sa floraison en 6 semaines doit être mise en floraison plus tard (environ 10 jours) pour qu'elle ne finisse pas avant que les graines ne soient complètement mûres. On peut laisser mûrir une branche individuelle ensemencée sur une plante un peu plus longtemps, tout en récoltant les autres bourgeons sans graines s'ils finissent en premier. Laissez juste assez de feuilles pour que la plante reste en bonne santé. Effets : En quelques jours, j'ai remarqué un jaunissement des feuilles sur les plantes F>M. Cet effet a persisté pendant environ deux semaines, après quoi ils sont redevenus verts, à l'exception de quelques-unes des plus grosses feuilles. Les plantes semblaient par ailleurs en bonne santé. Aucun brûlage n'a été observé. La croissance s'est arrêtée pendant les dix premiers jours, puis a repris lentement. On n'a jamais vu d'étirement. Après deux semaines, les plantes F>M formaient manifestement des grappes de fleurs mâles. Pas seulement quelques grappes de boules, mais des bouquets de fleurs mâles complets. Une plante a encore formé quelques pistilles, mais dans l'ensemble, il s'agissait surtout de fleurs mâles. En effet, c'est étrange de voir une ancienne petite amie que vous connaissez comme le dos de votre main passer par un changement de sexe. J'admets que les choses étaient gênantes entre nous au début. Lorsque les plantes F>M semblent s'ouvrir et libérer du pollen, ( 3-1/2 à 4 semaines) déplacez-les de la chambre principale dans une autre pièce non ventilée ou dans un placard avec éclairage sur minuterie 12/12. Ne vous inquiétez pas trop du nombre de watts par pied carré ; ce ne sera que temporaire. Lorsque le pollen est relaché, placez vos plantes cibles dans le placard et pollinisez. Une approche plus contrôlée consiste à isoler les plantes F>M dans un troisième placard éloigné (aucune lumière n'est nécessaire dans celui-ci, car elles libèrent du pollen maintenant et sont de toute façon presque terminées). Dans cet autre placard éloigné, le pollen est collecté très soigneusement dans un sac en plastique ou une pochette de journal, puis ramené dans le placard éclairé, où se trouvent maintenant les plantes cibles. Si c'est le cas, veillez à ne pas mélanger les types de pollen en laissant les F>Ms se saupoudrer les uns les autres. Évitez de bouger ou utilisez un autre placard. Faites particulièrement attention à ne pas laisser le pollen s'accumuler à l'extérieur de ce sac - une charge statique est parfois présente. Déposez de petites grappes ouvertes de fleurs à l'intérieur, puis fermez le sac à la bouche et secouez. Important : ensuite, sortez et libérez lentement l'excès d'air du sac, en le rabattant complètement, afin que le pollen ne soit pas libéré accidentellement. Pointez dans le sens du vent ; ne le laissez pas se retrouver sur vos mains ou sur vos vêtements. Ce sac de pollinisation effondré est maintenant glissé très soigneusement sur une seule branche et est ensuite attaché fermement à l'embouchure autour de la tige de la branche à l'aide d'une ficelle ou d'un ruban adhésif, scellant le pollen à l'intérieur. Laissez le sac gonfler légèrement avec de l'air avant de le refermer pour que la branche puisse respirer. Cette technique empêche toute la plante de semer. Agiter un peu le sac après l'avoir attaché pour distribuer le pollen. N'oubliez pas d'étiqueter la branche pour savoir quelles sont les graines. D'autres branches de cette même plante peuvent être touchées par des sources de pollen différentes. Si aucun placard éclairé n'est disponible, la plante peut être remise dans la pièce principale, mais- soyez très prudent, elle est sournoise. Après 4-5 jours, le sac est délicatement enlevé et la plante termine son cycle de floraison. Une autre méthode a bien fonctionné pour moi. Je place les plantes cibles dans un placard lumineux non ventilé, puis je recueille le pollen sur un morceau de miroir ou de verre. Celle-ci est ensuite appliquée avec soin sur les pistils d'une branche pré-étiquetée à l'aide d'un pinceau aquarelle très fin. On prend soin de ne pas agiter la branche ou le pollen. Pas d'éternuements. La plante doit d'abord être en place ; la déplacer après la pollinisation peut libérer le pollen et faire exploser cette technique. Quelle que soit la technique utilisée, à la fin, vous aurez des graines féminisées. Laissez-les sécher pendant 2 à 4 semaines. A propos des produits chimiques : Le nitrate d'argent est un produit chimique blanc cristallin sensible à la lumière qui est couramment utilisé en photographie. Il est également utilisé dans les yeux des bébés à la naissance pour prévenir la cécité. Il peut causer une légère irritation de la peau, et il tache brune. Éviter de respirer. Je n'ai pas remarqué d'odeur ou de fumée, mais la ventilation est recommandée. Veillez à bien laver le flacon pulvérisateur avant de l'utiliser ailleurs ; mieux encore : consacrez un flacon à l'utilisation de STS. Un demi gramme est une quantité étonnamment petite ; il tiendrait dans une capsule de gel. Voici des liens vers des données de sécurité. Une recherche Google affichera plus d'informations si nécessaire. Nitrate d'argent : ICSC:NENG1116 Fiches internationales de sécurité chimique (OMS/IPCS/ILO) | CDC/NIOSH https://fr.wikipedia.org/wiki/Nitrate_d'argent Pour une comparaison réaliste des niveaux de danger, voici un lien vers les données sur la sécurité et la manipulation du nitrate d'ammonium, ou engrais courant : Le thiosulfate de sodium est également un produit chimique cristallin blanc couramment utilisé en photographie ; il est utilisé dans les fixateurs photographiques. Les mêmes précautions générales s'appliquent, moins les taches. Cette formule utilise le type anhydre. Non dangereux. Thiosulfate de sodium: https://fr.wikipedia.org/wiki/Thiosulfate_de_sodium Pour les liens concernant l'obtention des produits chimiques, veuillez lire l'article original. Source: 420Magazine.com - How to reverse sex using silver thiosulfate solution Topic sur le forum
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    Bonjour à tous !! Le but de ce placard étant avant tout de rester dans une pièce de vie, d'où le pourquoi du comment des finitions (isolation, esthétique, etc ...) et au cas ou de pouvoir être déplacé simplement par une personne sans démonter quoi que ce soit. J'ai accordé un intérêt tout particulier au bruit dégagé par le placard, ainsi que les éventuelles fuites lumineuses. Les 4 étages ne sont que 3 plutôt, le dernier étant réservé aux branchements et au bac du brumisateur pour mon cas d'utilisation, mais il peut facilement être converti en un autre étage pour plantes en externalisant tout le matériel si besoin, et en réduisant l'espace des précédents étages. Dimensions : hauteur : 180cm (pour passer sous les portes) Largeur : 80cm Profondeur : 40cm Matériel : - planches 40cm x 220cm (épaisseur 18mm) - tasseaux 25mm x 25mm x 220cm - baguette plate 4cm x 220xm (épaisseur 4mm) - tuyaux pvc ø 4cm - coudes 45° et 90° ø 4cm - ruban autocollant isolant - charnières - serrure applique - verrous intérieurs - loqueteaux - vis - colle à bois - grilles + filtres pc ø 8cm - ventilateur pc en mode extraction + variateur de vitesse - patins Normalement j'ai assez pris de photos pour être un minimum bref dans les explications J'ai tout d'abord travaillé sur le cadre du placard, normal en même temps (putain il va être long ce jdb) mais sans utiliser d'armature avec des tasseaux car ca mangeait un peu d'espace au niveau des angles (non pas ceux de la carte) à l'intérieur, là ou je prévoyait de passer d'un côté tout le câblage et de l'autre la répartition du brumisateur. J'ai ensuite cloisonné le tout et colmaté toutes les arrêtes avec de la colle / plâtre à bois, lequel a ensuite été poncé. Vient ensuite les tasseaux qui serviront d'appuis aux étagères. Pour mon cas, j'ai fait simple, j'ai pris la hauteur du placard auquel j'ai viré 30 cm pour les matos électriques, histoire de tomber sur 150 que je puisse facilement diviser en 3. Une hauteur de 50cm entre chaque étage donc. J'ai pris soin de retirer 5 cm aux tasseaux latéraux et 10 à ceux du fond (comme dit plus haut, afin de passer les câbles et les tuyaux ^^) Petite vérification ques les étagères ne débordent pas du placard, et ajout d'un renfort sur le bas et le haut du placard avec des tasseaux, qui serviront également de renfort pour la fermeture des portes. Je fixe ensuite les battants de porte avec les charnières (4 pour chaque) et entame la peinture afin de pas en foutre partout plus tard déjà d'une et pour vérifier que tout ferme bien correctement au niveau de la jointure des 2 battants (à cause des possibles frottements des 2 peintures) Au pire si vous rabotez de trop à cause du frottement, ou si vous avec un jeu de quelques mm entre les 2 battants, la baguette plate fera office de cache misère à la finition Une fois que tout glisse comme sur du beurre breton, j'ajoute les verrous, loqueteaux et serrure (on peut très bien se passer des loqueteaux aimants j'avoue, pris dans le feu de l'action .... ) et le ruban autocollant isolant (qu'on ne voit pas en photo ici mais, un peu plus bas sur la partie brumisateur) Et tadam, une boîte en bois Bon maintenant on ajoute la matos dans le placard. D'abord les tests de plomberie. Pour le brumisateur, j'ai copié celui de moneGros, et pareil pour la tuyauterie, dans mon cas il y a juste 3 sorties, chacune refermable si besoin. Petite vérification du débit de brume sur les 3 sorties, et pareil en bouchant quelques-unes de celles-ci et en jouant avec le variateur de vitesse du ventilo sur le brumi, tout est ok Les finitions maintenant, des petits crochets sous chaque étagère pour y accrocher les rampes de néons, puis les trous pour l'intraction, 1 à chaque étage. Pas de ventilo sur les intra, comme précisé plus haut, à cause du bruit que cela pourrait générer. Et enfin le trou pour l'extra. J'en profite également pour faire une fente dans le bois afin de pouvoir passer le câble d'alim qui sera caché / fixé derrière le placard. On branche le tout, les timers & co, vérification du bruit de ventilo d'extra (vendu comme étant a 10dB au débit minimum et 17 au max) mais c'est vrai que ca reste relativement silencieux \o/ Mission accomplie, Bienvenue mesdames ! Le coup total de l'armoire avoisine les 150€, mais encore une fois, cela reste un choix pour mon cas d'utilisation, et j'insiste sur ce point (100% isolé ou presque + visuel passe partout) Le coût peut être allégé en utilisant du contre-plaqué ou aggloméré, mais les découpes seront peut être plus crades si vous n'avez pas de scie circulaire sur pieds. La bise o/
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    Permaculture d'Intérieur Le "No-Till Gardening" Qu'est-ce que le " No Till Gardening? " Le "No Till Gardening" reproduit les processus naturels que nous voyons dans nos écosystèmes. Il respecte les lois de la nature et ce concentre sur le renforcement et la régénération du sol plutôt que d' amender un sol pour remplir un pot qui sera vidé en fin de session. Il reproduit le cycle sans fin de la vie, la mort des végétaux qui pourrissent et se transforment en humus pour régénérer le sol et laisser la place à d'autres végétaux, nourrissant au passage la vie du sol. Et cela sans l'intervention du grower. Dans la nature un arbre tombe au sol, se décompose et revient finalement à la terre sous forme d'humus après avoir nourri la vie microbienne de l’écosystème. Pour se rapprocher de cela nous pouvons récolter nos fleurs (buds) et rendre à la terre le reste de la plante (feuilles, branches, tronc...) au sol pour enclencher le pas. La nutrition que la plante à emprunté au sol lui est maintenant restituée et maintenue dans la durée grâces à une CECrelativement élevé. On peut observer ce phénomène en automne quand les feuilles et branches des arbres tombent au sol et ce décomposent. Sans ce processus interne de la chaîne alimentaire du sol, les feuilles des arbres s’empileraient jusqu'en haut des arbres qui seraient donc enfouis sous la matière organique se qui provoquerait l'extinction de ces derniers. C'est le magnifique orchestre de la chaîne alimentaire du sol, un cycle sans fin réguler par des milliards de micro-organismes, enzymes, bactéries, champignons régulant le sol. 1/ La première chose que vous devez savoir c’est dans quelle taille de contenant vous voulez travailler et de combien de litres de sol il vous faudra. Il faut prendre en compte le fait que la biomasse aérienne sera directement en relation avec la biomasse du sol. Cela étant dit, vous comprendrez que la taille de vos pots va directement influer sur celle de vos plantes. Plus votre contenant sera grand, plus vos plantes pourront se développer et donc les racines auront aussi plus de place pour croître et ainsi éviter l'effet de "chignonnage" des racines. J'ai commencé avec un pot de 150L environ je pense passer à 200L (le maximum qui rentre dans ma 80*80 en fait). 2/ Votre sol est ce qu'il y a de plus important, c'est là où vous devez concentrer votre budget de départ afin d'avoir une mélange de sol équilibré. Lorsque certains éléments sont en excès, il peuvent beaucoup affecter d'autres éléments, voire les verrouiller complètement. Il est donc important de choisir une recette équilibrée. Donc allez-y avec parcimonie sur les amendements. Il existe beaucoup de recettes donc choisissez celle qui vous convient et surtout celle que vous êtes en mesure de faire avec vos sources locales. Je vous donnerai ma recette perso mais cela sera subjectif puisque vous ne trouverez pas forcement les même éléments que moi donc gardez à l'esprit qu'il faudra substituer par ce que vous pourrez acheter localement. Mix de base: -substrat de la session précédente (light mix(1/3)/coco(1/3)/lombi(1/3) + gamme GD) -10 L d'humus de feuille (home made) - basalte volcanique 1% du volume -complément tourbe blonde (1/3) + coco (1/3) + lombricompost (1/3) - 1 L de biochar - 1 L d'algues ( kelp ) - 250 gr de lombric - 15 gr d' engrais vert - une poignet de potasse organique (0/0/40) - une c à c de trichodermas - un layer de BAE - TCAA bactérien pour humidifier Ce qui est bien avec l'ajout de vers dans vos contenant c'est qu'en l’espace de 2 cycles (environ) vos vers auront complètement retourné votre sol et transformé en un humus très riche en éléments nutritifs. Vous pouvez récupérer cet humus pour vos futurs mix.Théoriquement on peut tripler son volume de sol d'origine en plus ou moins 1 an. 3/ L'arrosage lui, sera primordial puisque au-delà des plantes il faudra maintenir un humidité constante dans votre sol. La vie microbienne bénéfique en dépend et donc votre culture dépend de ces derniers. Pensez aussi à "réactiver" votre sol avec des arrosages à la mélasse pour nourrir les micro-organisme, TCAA bactérien,BAE, etc... 4/ La régénération du sol. Voici une partie importante. la partie que les plupart des débutants zapperont après avoir entendu que le no-till consiste à semer une culture de couverture ou à pailler avec de la paille. Un réveil brutal les attend s'ils ne suivent pas cette étape. Une fois que vous avez coupé et séché votre récolte n'oubliez pas de rendre au sol la biomasse de votre plante (feuilles, branches, troncs). Cela permettra non seulement de nourrir vos micro-organismes, mais elle contiendra la majorité de l'alimentation de votre sol pendant le cycle. Tout comme les feuilles tombent en automne, votre biomasse tombe à la récolte. Et le cycle continue... Après avoir raciné vos boutures ou fait germer des seeds, vous pouvez tout simplement creuser un trou à coté de votre ancien tronc. La masse racinaire présente alimentera les micro-organisme dans le sol et finira par être complètement décomposée. Cela permet un travail du sol naturel et les racines laisseront derrière elles de minuscules canaux d'air à travers le substrat. Combinez à cela les sillons des vers que vous avez ajouté et vous pourrez commencer à voir comment il est possible de ne plus changer sa terre et de ne plus acheter d'engrais. veilliez à faire en sorte que les micro-organismes aient toujours quelque chose à décomposer. Le Lombri-compost: le lombri-compost est un produit issu de la dégradation biologique accélérée des déchets organiques par les vers de terre et les micro-organismes. Les Vers de terre consomment et fragmentent les déchets organiques en particules plus fines en les passant aux travers de leur tubes digestifs . Ce processus accélère le taux de décomposition de la matière organique; donc la modification des propriétés physiques et chimiques de la matière. Ce qui conduit à un effet d'humification dans lequel la matière organique instable est entièrement oxydée et stabilisée. Le produit final (lombricompost) est grandement humifère , avec une porosité élevée, une bonne aération, un bon drainage et une bonne capacité de rétention en eau. Les lombricompost a donc une forte absorption rétention des éléments nutritifs, il est assez proche de la neutralité en terme de PH. Cela peut être du à la production de CO2 et d'acides organiques produits lors du métabolisme microbien. Le taux d'humidité idéal pour un lombricompost se situe entre 45% et 60%. Avec la no till la santé de vos plantes sera en constante augmentation au fil du temps car les microbes ce multiplient et se diversifient sans cesse pour construire le sol cycle après cycle. Plus nous laissons la nature faire, plus elle nous le rend au centuple. C'est le cas des forêt qui sont autonomes sans l'intervention de l'homme. il en va de même pour le no-till. Le but étant d'avoir un sol avec un grosse CEC c'est a dire avoir un sol capable de fixer beaucoup d'ions positifs (voir agronomie). Engrais verts: Un engrais vert est une plante semée par le grower dans le but d'améliorer et de protéger un sol, et non dans l'optique d'être récoltée. Ils peuvent être divisés en trois principales catégories: les cultures intercalaires, qui sont semées en même temps ou après la culture principale, les engrais verts de couverture, qui pousseront soit avant soit après la culture principale et les engrais verts de pleine saison, qui vont remplacer la culture principale pendant toute une saison. Les engrais verts seront détruits par le grower pour être transformés en humus par les bactéries et lombrics. Utilités: Les engrais verts peuvent entre autre servir à améliorer le cycle nutritif, en captant des éléments nutritifs. Ceux-ci seront emmagasinés dans la biomasse de l'engrais vert et éviteront ainsi d'être lessivés. Par exemple, un engrais vert de légumineuse pourra fixer l'azote de l'atmosphère terrestre. Le sarrasin quant à lui, est capable de rendre assimilable une partie du phosphore du sol grâce aux mycorhizes. Une fois la plante détruite, les minéraux contenus dans celle-ci sont libérés et pourront être utilisés par vos plantes. La matière végétale facilement dégradable des engrais verts est une source de nourriture pour les micro-organismes et permet ainsi d'augmenter l'activité biologique du sol. Cette dégradation augmentera l'activité biologique par les micro-organismes et entraînera une dégradation plus productive de l'humus stable et donc une augmentation des ressources minérales dans le sol. Les racines des engrais verts, particulièrement celles des crucifères, vont créer des passages dans le sol et ainsi augmenter sa porosité. Ceci entraîne une meilleure aération, augmentant ainsi l’activité biologique des micro-organismes aérobies. De plus, certains passages créés par les racines des engrais verts peuvent être réutilisés par les racines des cultures suivantes qui de ce fait pourront avoir accès plus facilement à l'eau ainsi qu'aux éléments nutritifs situés profondément. Un relai peut s'établir entre les racines des engrais verts et ceux des cultures principales pour avoir un accès plus facile aux ressources nutritives. En plus de leur effet mécanique, les racines sont également une source de nourriture pour les vers de terre. Ceux-ci apportent plusieurs effets bénéfiques comme l'amélioration de l'aération, mais également le brassage des éléments nutritifs. La couverture végétale fournie par les engrais verts offre une protection du sol . Ainsi, le ruissellement et le lessivage occasionnés par l’arrosage sont considérablement restreints ce qui mène à une perte plus faible des éléments nutritifs. Le sol est également protégé des rayonnements de votre lampe, ce qui réduit l'évaporation de ses réserves d'eau et lui permet d'avoir une température plus stable et donc plus propice au développement microbien. Si l’engrais vert doit participer à nourrir les microbes du sol, il doit IMPÉRATIVEMENT être détruit au stade jeune, là où il est le plus riche en azote et sucres rapides. Cela signifie une destruction avant floraison. Au-delà, il fera surtout de la biomasse nécessitant davantage de temps (et d’azote) pour se décomposer. Aussi, il faut veiller à ce qu’il ne se lignifie pas afin d’éviter un effet dépressif au printemps suivant (phénomène de faim d’azote). Pour que l’engrais vert ait un effet starter sur la culture suivante, c’est-à-dire capable de stimuler les micro organismes du sol. NPK engrais vert de légumineuse: Moyenne : 2.5 à 3.5 / 0.5 à 0.7 / 2 à 3 disponibilité des éléments : 50 à70% / 50 à 80% / 100% Famille d'engrais verts en fonction de l'objectif recherché: structuration du sol : Poacées - céréales - Graminées fourragères stimulation de l 'activité microbienne : Brassicacées - crucifère Apport d'azote (N) : Fabacées à grosses graines (pois, féverole,…) - légumineuses Voici les engrais verts que j'ai utilisé, il est important de les diversifier au maximum! cycle court: 6.5% Vesce de printemps Toplesa (Légumineuses), 22% Seigle (Graminées) 18.3% Lentille (Légumineuses) 6.6% Sarrasin Harpe (Polygonacées) 6.6% Epinard Géant d'hiver Verdil ou Viking (Chénopodiacées) 3.3% Lin (Linacées), 2.2% Serradelle (Légumineuses) 2.1% Trèfle incarnat (Légumineuses) 1.3% Phacélie Phaci (Hydrophyllacées) 1.2% Moutarde Litember (Crucifères). + maraîchage: 5 % de pois fourrager 25 % de sarrasin 15 % de vesce commune 12 % de trèfle squarroso 10 % de lupin, 5 % de trèfle incarnat 5 % de trèfle d’Alexandrie 2 % de phacélie 1 % de tournesol Evolution d'une culture en No-Till bise
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    Sans une décarboxylation préalable quand on cuisine des plats infusés au cannabis, les cannabinoïdes contenus dans vos têtes ne seront pas activés, rendant vos plats plutôt ternes. Si vous passez votre herbe au four, ce procédé se produira naturellement, jusqu’à un certain niveau. QU'EST-CE QUE LA DÉCARBOXYLATION ? Pour faire simple, la décarboxylation est le processus qui consiste à chauffer du cannabis pour activer le THC, le CBD et les autres cannabinoïdes contenus. Conversion du THCA (non-psychoactif) en THC Sans chaleur, ces composés ne sont pas capable de passer à travers la barrière barrière hémato-encéphalique. C'est pourquoi l'herbe est fumée, vaporisée ou cuite avant d'être consommée : c'est nécessaire si vous voulez ressentir les effets des composés actifs. Plus en détail, la décarboxylation est une réaction chimique dans laquelle le groupe carboxyle COOH est éliminé du cannabis, sous la forme d'un dégagement de H2O et CO2 (eau et dioxyde de carbone). Lors de sa croissance, le cannabis passe par un processus nommé photosynthèse. Durant ce processus, du CO2 est absorbé et il se combine avec de l'hydrogène contenu dans la plante pour créer de l'acide carboxylique. Ce processus est connu sous le nom de carboxylation. Les principaux acides carboxyliques qui nous intéressent sont le THCA et le CBDA, les précurseurs du THC et du CBD. Quand le cannabis pousse, il ne contient que du THCA et du CBDA et non du THC ou du CBD. C'est pourquoi le cannabis cru ou brut ne peut vous faire planer de la même façon que le cannabis décarboxylé. Le processus de décarboxylation peut avoir lieu naturellement avec le temps et la chaleur, souvent lors du séchage du cannabis, ou quand il est conservé trop longtemps. Mais cette décarboxylation naturelle est loin d'être aussi efficace ou puissante qu'une intervention humaine, comme quand on fume, vaporise ou cuisine le cannabis. Le CO2 est alors éliminé des acides, ce qui les transforme en ces cannabinoïdes si appréciés. Cependant, une autre fonction entre également en jeu ici. Une que les amateurs de THC à but récréatif voudront éviter. À environ 70 % de la décarboxylation, le THC commence à se dégrader en CBN et ceci a lieu a un rythme plus rapide que la conversion de THCA en THC, ce qui provoque une diminution rapide et significative du contenu en THC. Il faut également noter qu'à ce point, le THCA non converti se transforme en CBNA et le CBNA continue à être converti en CBN, ce qui provoque une augmentation toujours plus rapide du contenu en CBN. Le THCA peut également se transformer en CBNA avec le temps et l'exposition à l'air, c'est en partie pourquoi le cannabis peut perdre de sa puissance avec le temps ou un stockage inadapté. Mais ne vous inquiétez pas. Le CBN peut être utile, surtout pour les consommateurs à but médical. Le CBN est associé avec des effets aidant à trouver le sommeil, antioxydants, contre le glaucome parmi d'autres effets. DÉCARBOXYLER VOTRE CANNABIS Comme mentionné précédemment, à environ 70 % de la décarboxylation le THC commence à se dégrader en CBN. Selon les résultats désirés, la température de décarboxylation doit donc être ajustée ainsi que la longueur du procédé. Premièrement, si vous vaporisez ou fumez votre cannabis, ce n'est pas un problème, car la décarboxylation est instantanée et le seul point d'inquiétude (pour la vaporisation) est d'atteindre la bonne température pour éviter de détruire les cannabinoïdes. La décarboxylation manuelle de l'herbe doit être effectuée quand on veut cuisiner avec ou pour préparer des extraits ou huiles. En général, vous devriez décarboxyler votre cannabis à une température d'environ 106-120 degrés Celsius pour une période comprise entre 30 minutes et une heure. Beaucoup de personnes choisissent une température de 118-120°C et une période d'une heure et c'est souvent considéré comme étant les conditions standard. Exemple 30 min à 140°c Cependant, utiliser une telle température sur une période aussi étendue pourrait être inadapté (voir ci-dessous). Note pour les puristes : la décarboxylation du cannabis à une température supérieure à 100 degrés Celsius d'entrée de jeu peut provoquer une ébullition de l'humidité contenue, ce qui provoque des dégâts cellulaires dans l'herbe, de quoi dégrader son intégrité. Pour éviter cette dégradation, vous pouvez commencer par chauffer votre cannabis à environ 96°C pendant 15-20 minutes. Ceci devrait sécher toute l'humidité restante et vous permettre de passer en toute sécurité à des températures plus élevées. C'est un point de détail cependant et la plupart des gens ne sentiront pas la différence. Le graphique ci-dessous tiré du Journal of Chromatography peut vous donner une bonne idée des effets de la température et du temps sur le contenu en THC durant la décarboxylation. Gardez à l'esprit que ces mesures ont été réalisées dans un environnement de laboratoire très contrôlé, avec un extrait de cannabis sur « une surface en verre dans un réacteur ouvert », mais elles devraient vous donner une idée générale. Selon ces découvertes, vous pouvez chauffer pendant seulement 30 minutes si vous utilisez des températures plus élevées. Et voilà ! Même si ce n'est pas forcément indispensable, avoir une meilleure compréhension du processus de la décarboxylation peut vous aider à approfondir votre connaissance du cannabis et des effets pratiques des aspects chimiques, surtout si vous voulez cuisiner avec. Expérimenter avec le temps et les températures devrait vous donner encore plus de contrôle sur la puissance du produit fini ! Rappelez-vous : savoir, c'est pouvoir. Source: Topic décarboxylation
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    Le Calphos Le Calphos est une solution nutritive pour les plantes qui arrivent à leur cycle de floraison, au chevauchement d'activité du phosphore et du potassium pendant la floraison. Appliquez le Calphos avant l'arrivée des premières fleurs pour soutenir les fruits/fleurs en formation. En termes simples, nous utilisons le phosphore pour le système racinaire, ce qui permettra aux plantes d'accéder à l'eau et aux nutriment du sol pour soutenir la période charnière lors du passage en floraison, quant au calcium il renforcera la production de fleurs et de fruits. Comment faire : Vous pouvez utilisez des coquilles d'œufs, des os et d'autres sources naturelles de calcium comme les coquillages, les palourdes, les huîtres, ... - Pillez les coquilles grossièrement - Poêler les coquilles jusqu'à ce que certaines soirnt marron / noir et un peu de blanches. Les coquilles brûlées sont une source de calcium tandis que les blanches sont une source de phosphore. - Après la torréfaction des coquilles, broyez-les. Vous pouvez le faire manuellement, avec un mortier et un pilon ou au mixeur. - Ajoutez-les dans un récipient et ajoutez 5 fois le volume de coquilles en vinaigre(blanc). Par exemple, si vous avez 1 tasse de coquille, ajouter 5 tasses de vinaigre(blanc). L'acide dans le vinaigre(blanc) aide à les digérer. Vous remarquerez un bouillonnement. Ce processus convertit les ingrédients en phosphate de calcium liquide. Attendez jusqu'à ce que les petites bulles disparaissent Fermez le récipient et laissez fermenter pendant 20 jours. Filtrez dans un autre bocal Félicitation vous avez votre phosphate de calcium. Comment l'utiliser: Mélangez 1 c. à café/L d'eau. Plantes : Pulvérisation sur les feuilles pendant la phase de transition végétative ----> Floraison Il induit la floraison, facilite l'assimilation de nutriments, renforce la floraison. Il renforce les tiges des plantes, feuilles, fruits, exhausteur de goût. ---------------------------------------------------------------------------------------------------------- Tuto Vous allez d'abord les broyer un peu avec un mortier et un pilon. Pas trop car vous ne voulez pas tout brûler quand vous allez les rôtir. Maintenant vous avez vos coquilles partiellement broyées. Maintenant il est temps pour la torréfaction. Vous allez les mettre dans une casserole avec une belle flamme, comme ci-dessous: Torréfaction a pris environ 15 minutes sur feu vif. Attention cela produit beaucoup de fumée. Pas l'odeur la plus agréable, ça sent comme de la litière pour chat. Après la torréfaction, vous obtenez quelque chose de blanc, marron et noir. Plus il y aura de noir, plus il y aura de calcium , plus il y aura de blanc, plus il y aura de phosphore. Broyez bien le tout en poussière. Ajoutez y 1 volume de produit broyé pour 5 volume de vinaigre mettez le dans un récipient en plastique refermable, il servira de fermenteur Votre mélange va bouillonner, l'acide du vinaigre réagit avec le calcium. Il fera des bulles pendant un certain temps. Fermez le récipient et laissez fermenter 20 jours Photo après ajout du vinaigre. Attendez 20 jours... votre Calphos est prêt. Vous pouvez utiliser des carapaces de crustacés, elles ont l'avantage supplémentaire de contenir de la chitine, un engrais étonnant et bio-disponible. Utilisez 1 culière à café/L d'eau
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    Étant donner l’intérêt croissant pour le home breeding, je viens vous poster cette traduction d'un post en anglais: Il s'agit de l'équipe de Tropical Seed Company qui détaille leur méthode de pollinisation ciblé. Pour cela il vous faudra: - 1 seringue type insuline et son aiguille - 2 bouchons de Soda - de l'eau distillé (pas déminéralisé ) - Du pollen mâle Salut tout le monde! Je vais essayer d'expliquer comment : D'abord, nous recueillons le pollen que nous voulons utiliser. Dans la photo, vous pouvez voir que ce n'est pas beaucoup mais nous pouvons le faire avec peu de quantité. Je pense que le pollen viendrait d'un clone inversé du Pakistan. Nous prenons alors deux capsules de bouteilles propres, l'une servira a mettre le pollen, et l'autre aura un peu d'eau distillée. Nous prenons de l'eau avec la seringue (celle-ci est de 2 ml) et la mélangeons dans la capsule de pollen. On reprend alors de l'eau mélangée à la seringue et le remettons à nouveau à plusieurs reprises dans la capsule de sorte que le pollen se mélange bien. La seringue préparée avec la solution d'eau et de pollen. J'utilise des petites seringues et de petites quantités de pollen en général. La concentration devrait avoir un gros niveau de pollen pour bien fonctionner dans chaque goutte qui sera mise sur les têtes, pas besoin d'avoir une seringue jaune, mais le pollen doit être visible à l'intérieur de la seringue dans une bonne concentration. Nous choisissons les fleurs que nous voulons polliniser, celles-la sont des Pakistan Chitral Nous allons déposer le contenu de la seringue avec calme Finalement nous faisons une marque sur ce que nous avons fait : La date de la pollinisation et les souches que nous avons utilisées. Dans ce cas, c'est un croisement de S1 de Pakistan Chitral J'espère que ça peut intéresser. Peace ttsco.bhs, Dec 9, 2008 Source: https://www.thcfarme...102/#post-52378 Avec l'autorisation de l'auteur.
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    Bonjour ! Nous allons voir dans ce topic la construction de A à Z d'un placard maison comportant un maximum d'options utiles à la culture. J'expose ici ce travail qui m'a prit plusieurs centaines d'heures de constructions, de remue méninges, d'echec et de réussite (Waaa c'est beau ! ) J'espère que ce topic aidera certaines personnes qui se posent des questions de conception, de faisabilité, de normes, etc. N'hésitez pas à me poser des questions, j'ai déjà aidé plusieurs personnes pour leur installe électrique. (Coucou Copain !) Je n'ai fait qu'une seule culture avant la construction de ce placard. Lien ICI J'avais construit un micro placard pour comprendre le principe de fonctionnement, et de savoir si j'avais les compétences pour mener à bien cette aventure. Ce mini placard à plût à plus d'un. Contraint à la demande de tous, voici donc le tuto du nouveau placo. Il est situé dans une des chambre de mon nouvel apart. Dimensions : Profondeur : 65 cm Largeur : 175 cm Hauteur : 250 cm Les options : - Chambre de FLO - Chambre de CRO - Chambre d'aspiration insonorisée - Chambre de séchage - Chambre de l'arosage auto + de l'évacuation. - Chambre de filtration (Filtre à charbon) (Seule la chambre de séchage est à finir, mais j'ai le temps) En Projet : -Chambre Co2 automatique. De base, je suis électricien. Cette installation est donc totalement aux normes, et réalisées dans les règles de l'art. Si ça peut vous inspirer, je n'en serais que plus heureux ! Ne tardons plus, et rentrons dans le vif du sujet. Sommaire : Aperçu. 1 : Construction du placard. 2 : La ventilation 3 : L'électricité 4 : L'éclairage 5 : L'arrosage automatique. 6 : L'évacuation d'eau 7 : Chaîne de sécurité 8 : Pompe de Brassage + Bulleur 9 : Pompe d'évacuation Aperçu : 1 : Construction du placard. J'ai créer les dimensions des chambres par rapport à la grandeur des boites contenant l'évacuation d'eau et l'arrosage auto. (J'ai toutes les quotes, je peux les donner en mp) J'ai donc réalisé plusieurs plans, me suis bien creusé la cervelle pour imaginer comment je pourrais imbriqué tous les espaces en un seul. J'ai calculé et recalculé toutes les mesures, puis je suis aller faire couper tout ça sur mesures dans un grand magasin de bricolage. J'ai prit du bois MIDF hydrofuge. (Il ne craint pas l'eau, utile non ? ) Voici donc les planches dans la chambre en attente : (Le poids total s'élève à presque 150 kilos !! ) Puis l'assemblage : (Je dois remercier ma petite moitié pour l'aide apportée ... Seul, c'est du délire) Désolé, pas de photos des portes.. RETOUR AU SOMMAIRE 2 : La ventilation J'ai pus récupérer 2 extracteurs d'air industriel sur lesquels j'ai dû faire pas mal de test. (J'ai longtemps été bloqué par le câblage qui pourtant n'étais pas si sorcier, ahhh faut que j'arrête de fumer pendant que je bricole moi ) Je me devais d'avoir un extracteur puissant, silencieux, VARIABLE, fiable et qui ne chauffe pas. (Le beurre, l'argent du beurre, le sourire et le luc de la crémière ) Pose d'isolant thermique afin de limiter les vibrations (Il est assez épaix et sa texture est mousseuse, donc idéal) ainsi que des tapis acoustiques pour réduire le bruit) Ici, on voir la flange pour adapter le futur FAC. Le passage des gaines diamètre 100 : Les petits ventilos de pc ultras silencieux qui ont remplacés des ventilos 230v qui vibraient et faisaient du bruit partout dans la maison ) J'ai câblé dans la boite de dérivation un mini transfo 230 v => 12 V d'une puissance de 3w qui doit à la base servir pour des leds... Ca fonctionne très bien, et il est isolé de l'air, l'eau et la lumière du reste de la culture. (Les ventilos demandent 1.5W chacun) L'installation du FAC : Avant : Après : J'ai fixé le FAC avec deux cordes munies d'un noeud du pendu, me permettant d'ajuster la prise au niveau du cylindre, sans trop obstruer de trous. Les cordes sont accrochées à un anneau lui même accroché à la range câble électrique par un serre câble. Oui, il est à l'envers. Mais après m'être renseigné, ça ne pose aucun problème. Le constructeur lui même n'y vois pas d'inconvénients mais conseille de retirer la chaussette pré filtre qui ne sert plus à rien. RETOUR AU SOMMAIRE 3 : L'électricité Comme je vous l'ai expliqué, c'est mon métier, donc : - Tout est relié à la terre. - Tout est aux normes. - Un disjoncteur différentiel coupe le courant au moindre problème de surchauffe et de fuite de courant, protégeant du coup l’utilisateur et l'installation. - Les prises et les boittes de dérivation sont étanches. - Toutes les horloges sont électroniques, je préfère cette technologie bien plus fiable. J'ai tous les plans. Si vous les voulez, je vous les donnes. (D'autres photos arriveront plus tard) RETOUR AU SOMMAIRE 4 : L'éclairage Pour moi, c'est full led ou rien ! Croissance : J'ai posé un spot de 50 W pro Commodore blanc pur. (6500 K) Ainsi qu'un spot additionnel de 20 W de 4500 K, afin de mélanger un peu les spectres. (Je projette de poser un spot led de 100 w Bleu à la place du 20w) J'ai fait l'erreur de poser l'éclairage directement sur planche supérieur, me disant que 100 cm de hauteur n'allait pas trop faire tiger les plantes. Comme je me trompais Du coup, fabrication du rail de support. Le support est fixé à des easy roll afin de pouvoir le disposer comme je veux. Je peux même l'incliner dans le sens que je veux... Oh même le chat m'encourage Une fois implanté : Floraison : J'ai voulu tester ces fameuses leds violettes dont tout le monde parle, qui sont censées regrouper le spectre rouge et bleu, spécialement conçues pour nos petites protégées. Mais étant un peu parano... J'ai quand même misé sur un spot led classique jaune. Config du rail : - 1 Spot led 150 W marque Sollar. Donné à 18000 Lumens. - 2 x 2 Spots 600 W marque Atopsun. Donnés à 20 000 Lumens chacuns. (Oui, leur calcul de puissance est étrange, car les leds ne consomment "que" 120 W chacunes, mais bon ça éclaire déjà franchement fort !) - 2 Ventilos de brassages. (Bah oui, au plus prêt des plantes, c'est l'idéal non ? ) - 1 Interrupteur coupant la ventilation et les leds violettes. (Il me permet de ne pas pleurer des larmes de sang quand je bosse sur les petites, et d'éviter par la même occasion d'attraper un rhume) Places aux photos : Une fois implanté : Voici le balayage des leds en fonction de la fréquence qu'elles reçoivent : (C'est rigolo) La nuance de bleu et rouge des leds violettes puis le rendu final à 100 % (Photo pas superbes car très difficile de photographier ce genre de truc avec un petit apn.) RETOUR AU SOMMAIRE 5 : L'arrosage automatique. Je voulais que cette box soit le plus autonome possible. Et je me souviens de la flemmingite aiguë qui apparaissait parfois durant ma 1ère session pour arroser mes 3 plantes ... Alors avec tout ce système ! Elles allaient mourir de soif De plus, grâce aux mesures que j'ai inscrites sur le réservoir d'eau et aux gouteurs réglables de 1 à 60 Litres par heure, je sais exactement quelle quantité d'eau chacune des plantes reçoit. J'ai donc commencé à potasser sur les pompes, les tuyaux, les durites qui se branchent sur le système principal, les gouteurs, le débit, la pression, les connecteurs. Puis j'ai dessiné mon système d'arrosage auto. Tout à fonctionné du 1er coup Eléments nécessaire pour la chambre de cro : - 1 pompe 400 L/h. - Environ 2 m de tuyaux d'irrigation en 16 mm de diamètre. (13 mm diamètre intérieur.) - 10 Durites d'eau - 10 Gouteurs - 10 Pics supports - 10 Connecteurs - 7 Coudes 16 mm - 1 T de raccordement - Des serre câbles. Tout ce circuit est fixé sur une des boites de manutention contenant les pots. (Elles même branchées au système d'évacuation d'eau) Les boites font 32 cm de hauteur, 40 cm de largeur et 60 cm de profondeur. Elles peuvent contenir : 2 Air pots de 15 L, (En flo) et 6 pots de 3 L ou 9 de 2 L (En cro) Places aux photos éléments : Tuyaux 16 mm Les durites de raccordement avec leur gouteurs Les coudes et T On commence l'assemblage : Puis on fixe tout ça sur la boiboite : Test en condition réelles. On voit d'ailleurs la pompe dans le bac du bas, et le raccordement électrique : Puis, raccordé sur les petites Eléments nécessaire pour la chambre de Flo : - 2 pompe 800 L/h. 1 de chaque côté du circuit fermé. Si l'une tombe en panne, elle arosera quand même le reste. - Environ 4 m de tuyaux d'irrigation en 16 mm de diamètre. (13 mm diamètre intérieur.) - 12 Durites d'eau - 12 Gouteurs - 12 Pics supports - 12 Connecteurs - 14 Coudes 16 mm - 2 T de raccordement - Des serre câbles. - 6 Vannes d'arrêt d'eau. (Si un bac n'est pas utilisé) On continue donc avec le reste des 3 boites : Fixation à la planche des tuyaux : Adaptation de toute l'installation dans le placard, avec raccordement des pompes en 230 v. Les câbles sont fixés au couvercle dans des passe câbles étanches. RETOUR AU SOMMAIRE 6 : L'évacuation d'eau Je me rappelais de la corvée qu'était de récupérer l'eau en trop, tout en foutant partout dans l'espace de culture évidemment. Avec la pose d'une évacuation d'eau sur les caisses, plus de problème ! Y'a plus qu'à envoyer le jus sans se soucier du reste. Matériel nécessaire pour la flo : - 2 m de tuyaux en pvc diamètre 40. - 3 siphons - des raccord à 90 ° - de la colle pvc - Une perceuse - une scie-cloche diamètre 69. - 3 Bondes d'évier Perçage : Pose du syphon et teste d'étanchéité : Raccordement des 3 boites : (J'ai modifié plus tard l'évacuation finale en la mettant au bout plutôt qu'au milieu, facilitant le travail pour créer la descente.) Rendu par le dessus des bondes d'évier : Fixation à la planche : Pose du système dans la chambre de Flo : On voit ensuite le bac de rétention d'eau qui acceuille toute l'eau évacuée. Je peux l'utiliser pour ré arroser, afin de faire un petit apport en nutriment. Bonus : Quel curieux celui là ! RETOUR AU SOMMAIRE 7 : Chaîne de sécurité Le filin de sécurité que j'avais posé faisait vraiment pitié ! La preuve : J'ai donc acheté une chaîne, des fixation en S, et des maillons d'attache puis coupé aux bonnes mesures : Voici ensuite le résultat : En 1 h de taf, mes petites sont sécurisées d'une éventuelle chute d'éclairage. RETOUR AU SOMMAIRE 8 : Pompe de Brassage + Bulleur En 3 jours, la soupe à commencer à cristalliser, avec une odeur infâme et plein de petite cloque à la surface de l'eau ... Aussitôt vu, aussitôt modifié. J'ai acheté une pompe de brassage + un bulleur. L'un pour brasser la solution, l'autre l'oxygéner. Tous les soucis d'odeur et de consistance s'en sont allés. Heureusement que j'avais laissé une prise de libre. Le tout fonctionne en même temps pendant 30 min toutes les heures. (Oui là du coup ça bouge bien) RETOUR AU SOMMAIRE 9 : Pompe d'évacuation Les fins de soupes laisse cependant un film blanchâtre au fond du réservoir. Décidément je n'arrête pas d'avoir de soucis ... Mais bon, j'ai conçus un système pour me simplifier la vie pour vider facilement le réservoir. Matériel : 2 pompinettes Du tuyaux en 16 mm Du câble elec Un programmateur Des raccords. En 10 minutes c'est vide ! RETOUR AU SOMMAIRE Bonus : Mais quel bordel dans cette baraque ! Oui, ça c'est une chambre !! Et ça un salon équipé d'une table à manger RETOUR AU SOMMAIRE
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    Les SST et FSST ou Thés de Graines Germées (Fermenté) SST: Seeds Sprouted Tea FSST: Fermented Seeds Sprouted Tea (conservable) Le Thé de Graines Germées améliore la vigueur général des plantes. C’est un stimulateur de croissance, un stimulateur racinaire, il régule la distance inter-nodale, c’est un catalyseur,… un concentré d’Hormones et d’Enzymes. Il est très utile pour booster les plantes. Il existe plusieurs façon de faire un SST avec quelques recherches, vous trouverez facilement d’autres recettes et d’autres façons de les préparer. Recette FSST : Vous pouvez utiliser n’importe quelle graines a croissance rapide, vous pouvez même si vous le souhaitez faire un mélange de plusieurs variétés. Exemple: luzerne, orge, blé,… (graines pour oiseaux) Faites tremper les graines dans de l’eau non-chlorée 24/48 heures. Égouttez et déposez les dans un contenant, elles ne doivent pas être séchées. Recouvrez les de papier absorbant humidifié pour les conserver a l’humidité. En quelques jours les graines devraient avoir germées. Vous pouvez les récolter une fois que le germe fait moins de 1cm. Les hormones sont disponible des l’apparition des germes. Des moisissures bénéfiques devraient faire leur apparition lors de la germination, cela veut dire que les micro-organismes contenus dans les différentes graines commencent a dégrader la matière. Avant de mixer les graines fraîchement germées, pesez les et ajoutez y de 1/3 a 1/2 de mélasse ou de sucre naturel. Une fois la mélasse et les graines germées mixées Filtrez pour enlever l'excédent de matière (non obligatoire) et ajoutez y un peu de Sérum de Lactobacille. Laissez fermenter de 3 a 6 semaines à l’abri de l’air et de la lumière . Utilisation: En arrosage ou en pulvérisation 1/2 a 1 c.c par litre d’eau non chlorée. Conservation: A l’abri de l’air et de la lumière. Recette SST La préparation est réalisée avec des graines de luzerne, même si l’orge est plus efficace on peut néanmoins utiliser à peu près n'importe quel type de graines. Prenez 56g de graines en éliminant tout corps étranger. Faites les tremper dans de l’eau non chlorée. Laissez reposer pendant 8 a 10 heures puis égouttez bien toute l’eau. pesez les graines, objectif obtenir 84g de graines germées. Laissez les graines reposer 8 a 10 heures dans un bout de papier absorbant ou de tissu brut (lin, chanvre, coton organique, etc..) humidifié. Replongez les dans une nouvelle eau non chlorée pendant 8 à 10 heures Égouttez et pesez, si vous n'avez pas atteint 84g répétez les phases de repos et de trempage, normalement il ne sera pas nécessaire de répéter ces opérations. Broyer les graines jusqu'à obtenir un liquide (blender, mixeur, extracteur, pilon, hachoir...) DanAjoutez un peu d’eau non chlorée . Le SST est prêt Utilisation: En arrosage et pulvérisation, diluez dans 20 litres d'eau non chlorée Conservation: Le SST ne peut se conserver, il doit être utilisé de suite contrairement au FSST Important: Pour rendre le Thé de Graines Germées plus efficace vous pouvez ajoutez en complément lors de vos arrosages avec de l’eau de coco, des Algues, des LAB, ou toutes autres préparation favorisant la vie microbienne. Toutes ces recettes peuvent être ajouté a vos engrais de Croissance & Floraison, en définitive a quasiment toutes vos préparations maison pour arroser et pulvériser les plantes. ++ Sujet original de @kyu ici .
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    Hey ! Un petit tuto comme il en existe plein sur la fabrication d'un purin d'orties, j'utilise cette méthode depuis des années et je ne suis jamais déçu. Viendra par la suite un tuto sur la réalisation d'un engrais de floraison home made, recette disponible dans la section Culture Organique. Le purin d'orties qu'est-ce que c'est, à quoi ça sert? Il s'agit d'un extrait fermenté provenant de feuilles et de tiges d'orties riche en azote (N), phosphore (P), protéines, acides aminées et oligo-éléments. On l'utilise comme purin en tant que fertilisant organique, en répulsif contre certains insectes et acariens, il aide aussi les plantes à mieux se protéger en activant le système immunitaire et aide ainsi à la lutte contre certains pathogènes. Mais son utilisation ne se limite pas à ça, on récupérera les résidus de filtrage comme activateur de compost ( on jette les résidus sur le tas de compost ou dans votre composteur ), on peut aussi utiliser l'ortie broyée directement comme amendement. Ce dont vous aurez besoin: Des orties évidemment Un bac en plastique alimentaire De l'eau de pluie Un filtre Et c'est tout! Pour plus de confort, disposer d'une tondeuse sera d'une grande utilité. Réalisation: 1ère étape: Cueillir vos orties. Pour cela armez vous d'un ciseau, d'une faux, d'un sécateur, ou tout autre objet coupant que l'on aura nettoyé au préalable. Prenez des gants hein! Un des gros points de la réussite de ce purin et de tous les autres purins par conséquent, tiendra dans la qualité de la matière première, ainsi des orties ayant poussé de manière fort naturelle dans un sol riche seront bien meilleures que des orties ramassées aux abords d'un champs qui reçoit chaque année sa dose de produits phytosanitaire. Pour ma part j'ai utilisé de l'ortie qui pousse autours d'une marre naturelle, très verte et donc très chargée en nitrate. Ne pas utiliser d'ortie déjà en fleurs/graines! Ca c'est très important! Images: Celles que j'ai utilisé Ce qu'il vous faut Pas ça >Ni ça On coupera l'ortie idéalement 5cm au dessus du sol, on ne prend jamais les racines. Lors de la réalisation il faudra compter 1kg d'ortie pour 10L d'eau, à vous de voir combien de litrons vous souhaitez réaliser pour connaître le poids d'orties à ramasser, exemple: pour 25L d'eau il vous faudra 2.5kg d'orties fraîches. Attention aussi à ne pas adjoindre d'adventices ou autres végétaux au purin. Pour permettre une fermentation rapide et homogène va broyer les orties, pour les mieux équipés vous utiliserez une tondeuse à gazon dont vous aurez nettoyé le carter et le bac de ramassage. Disposez vos orties sur un sol plat, non caillouteux et exempt d'autres matières végétales et passez doucement votre tondeuse dessus. Pour les autres, dans un seau/bac coupez en fins morceaux votre récolte. 2ème étape: Mise en place de la fermentation. Maintenant pesez vos orties, à l'aide d'un pèse bagage par exemple, ça coûte 5 balles et vous ne regretterez pas son achat lors de votre prochain voyage en avion. On applique le ratio de 10L d'eau pour 1kg d'orties fraîches. L'eau utilisée proviendra idéalement des pluies et sera aussi idéalement dynamisée (voir ici), à défaut de cela laissez reposer votre eau au moins 24H avant de l'utiliser afin d'éliminer le chlore présent qui serait néfaste aux micro organismes qui vont fermenter la matière. Mélangez dans un bac de bonne contenance les orties avec l'eau, remuez bien le tout et couvrir d'un linge pour éviter aux volants de pondre dans votre purin. Vous remuerez le mélange chaque jour, vous pourrez observer des bulles qui remonteront à la surface c'est tout à fait logique et signe que votre purin fermente bien. La durée de fermentation varie en fonction de la qualité de l'eau, de la taille du broyat d'orties, de la qualité de la matière végétale et des conditions climatiques. Idéalement vous réaliserez le purin à une température d'au moins 20°C, dans ces conditions il faudra entre 2 et 3 semaines pour achever la fermentation. Le purin est prêt lorsqu'il n'y a plus de bulles qui remontent en surface. Ajout @eldrad01 : Ne pas laisser entrer en putréfaction, vous avez une fenêtre de 48H max quand vous ne voyez plus de bulles remonter à la surface pour filtrer l'extrait fermenté. Images: Une fois votre fermentation terminée vous obtiendrez ceci après avoir remué : 3ème étape: Filtration La fermentation est terminée, changez vous et mettez des gants (car le purin d'ortie ça pue à outrance, enfin moins que celui de fougères . A l'aide d'une passoir ou d'un gros tamis on va filtrer les gros morceaux, ne les jetez pas! Ils constituent un excellent activateur de compost! Ensuite on utilisera un linge propre au travers duquel on filtrera de manière plus fine la matière. Attention ça peut être long, très long selon le maillage du linge. Certains iront jusqu'à filtrer à l'aide d'un filtre à café, personnellement j'en fais par 30L et j'ai pas 3 semaines devant pour filtrer donc je m'arrête à la filtration au linge qui est déjà bien suffisante selon moi. Vous récupérerez un liquide vert foncé, très odorant c'est le moins que l'on puisse dire et acide. Ce n'est pas terminé! Rincez votre bac dans lequel le purin à fermenté et reversez la solution dedans, remettre le linge dessus et laissez reposer encore quelques jours à température ambiante afin de parfaire le processus de fermentation. Images: Filtrez à l'aide d'un tissu 4ème étape: Conditionnement et conservation. Pour conditionnez votre préparation le mieux sera des bouteilles en verre opaque qui pourront être fermées hermétiquement. A défaut des bidons en plastique alimentaire conviendront (ceux qui servent à stocker l'eau en camping). Vous conserverez tout cela entre 15 et 25°C à l'abri de la lumière impérativement! Images: Un bidon de ce type conviendra, mais un récipient en verre sera préférable 5ème étape: On y vient! L'utilisation. Alors il s'agit de là de mes dosages perso, je dose toujours en dessous de ce qui, est préconisé, vaut mieux moins et plus souvent, que trop. En pulvérisation foliaire, 2 dosages selon le but recherché: 5-8% donc 1L de purin pour 19L d'eau: répulsif contre acariens, insectes, et certains ravageurs (pucerons, cochenilles, etc...) 2-4%: comme fertilisant, selon moi meilleur que l'utilisation en arrosage, il stimule directement l'activité chlorophylienne des feuilles. En arrosage: 5-10%: dans votre arrosoir préféré, à ne pas surdoser cad de ne pas en utiliser à tous les arrosages. 15%: avant les plantations comme fumure de fond pour un sol pauvre. Mes recommandations: Attention à ne pas en abuser, c'est très riche! Il s'agit d'un engrais organique donc les effets ne sont pas instantanés, il faudra plusieurs jours pour que l'action soit visible. Espacez d'au moins 2 arrosages à l'eau claire. En pulvérisation foliaire 1 fois par semaine à 2-4% est pour moi un bon compromis.
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    Salut, Une question récurrente du forum est: "puis je dimmer une ampoule MH?" Pour avoir creusé la question et fait pas mal de recherches - à l'époque où je tournais sous HPS, la conclusion est qu'il est techniquement possible de faire tourner une 250w ou une 400w MH sur un ballast 600W (dimmé en position adéquate donc 250w ou 400W). MAIS cela n'est pas recommandé, car cela usera prématurément la lampe et aura une influence sur le spectre émis. La raison se trouve (principalement) dans la tension délivrée par le ballast ; selon sa puissance nominale, la forme d'onde délivrée (amplitude de tension et fréquence) sera différente. Par exemple, un ballast 250W délivre environ 80V en sortie alors qu'un 600W sera plus dans les 110V ; le 400w sortira 95 -100V (la gradation agit sur le courant de sortie, selon la loi d'ohm P = U x I). Donc la lampe recevra effectivement 400W mais pas de la façon optimale pour elle ; une 400W est conçue pour être alimentée environ à 100V-4A, hors la position 400W d'un ballast 600W délivrera quelque chose comme 110V-3.6A. La différence de tension/courant aura fatalement une influence sur le fonctionnement de la lampe, car elle n'a pas été étudiée pour ce régime de fonctionnement, en tout cas pas les MH. Les HPS sont moins sensibles à ces variations de tension nominale. Une autre raison est une simple histoire de responsabilité juridique venant des USA, où tous les cas de figure de mauvaise utilisation doivent être prévus et explicités par le fabricant, afin d'éviter les procès à millions de $$$$. Leur crainte, c'est qu'un "stoner" oublie de régler son ballast sur la bonne position et démarre une 400w en position 600w, ce qui risque de provoquer un joli feu d'artifice... et la possibilité que l'utilisateur se retourne contre le fabricant pour défaut de prévention sur l'utilisation du produit. Du coup, certains fabricants (principalement US) préfèrent déconseiller ce type de montage. En revanche Lumatek indique clairement sur leur site qu'on peut le faire. 'Murica !!! Cela ne pose en revanche quasi aucun problème avec les HPS, qui sont moins sensibles à cet écart ; on peut ainsi mettre une 250, 400 ou 600W HPS sur un ballast 600W, en réglant le ballast sur la puissance de l'ampoule. Il arrive toutefois qu'il y ait des soucis d'incompatibilité ampoules/ballast, c'est un peu la loterie avec les antennes haut de gamme (voir différents retours sur le fofo ). Récapitulons : un ballast 250-600W peut alimenter une lampe HPS de 250, 400 ou 600W en réglant le dimmer sur la position adéquate ; un ballast 250-600W ou 400-600W peut alimenter une 600W HPS sur toutes les positions du dimmer (mais aucun intérêt à 250W) ; un ballast 250-600W peut alimenter une 400W HPS sur les positions 250/250SL/400/400SL mais pas 600W ni 600SL ; un ballast 250-600W ou 400-600W peut alimenter une 400W MH en position 400W mais cela n'est pas conseillé. Je précise un point au passage : techniquement parlant, mettre une 400W sur un ballast 600W dimmé en 400W, ça n'est pas du "dimming" sur la lampe, la lampe recevra bien 400W.... "Dimmer", au sens propre c'est fournir une puissance autre que la puissance nominale du récepteur ; si une 400W reçoit 400W, il n'y pas de gradation de puissance... en revanche la forme d'onde (amplitude de tension et fréquence) ne sera pas forcément adaptée à la conception de la lampe. ++ by Phyldafghan pour CW vu Dad
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    Avant de commencer, s'il vous plaît notez que cet article a été écrit pour les fabricants de concentrés professionnels dans le but de les aider à créer des produits plus propres, plus sains. Certaines personnes ont bêtement tenté de faire des concentrés en utilisant des canettes de butane destinées aux recharges pour briquets et ont été gravement brûlées ou blessés dans le processus, voire même ont causé des explosions, celles qui ont survécu ont été confrontées à de graves accusations criminelles. En outre, les consommateurs doivent être avertis que l'ingestion de ces extraits faits par des amateurs peut avoir des conséquences sur la santé à long terme. Parce que les solvants sont très inflammables, explosifs et qu'il est dangereux de travailler avec, nous croyons que l'extraction doit être laissée aux professionnels. Par conséquent, le processus d'extraction initial ne sera pas décrit dans cet article, qui met l'accent sur les moyens d'améliorer la purge et le nettoyage de la résine de cannabis extraite. Sommaire : Une introduction aux concentrés Une autre note de prudence Le nettoyage de votre extraction Méthode I: Winterization Séchage, Sous vide et température Notes sur la fabrication des concentrés Les Nuts & les Nails d'un dabbing propre Une introduction aux concentrés Les High Times Cannabis Cups reconnaissent aujourd'hui des formes concentrées d'extraits comme une catégorie de plus en plus importante dans leurs compétitions. Populairement connu comme "Dabs" ou "Dabbing", ces concentrés sont un article très chaud : Les stands des vendeurs voulant se promouvoir apportent une grande attention à la "High Time", et les divers variété de concentrés attirent parmi les plus grandes foules dans les forums de discussions. Mais tandis que les concentrés ne sont pas nouveaux, l'industrie du concentré de cannabis l'est - et elle est également présente à un moment important dans l'évolution des attitudes à l'égard de la marijuana dans ce pays. En conséquence, si cette nouvelle industrie de concentré (et parfois naïve) ne devient pas une mieux régulée, elle pourrait bien se révéler être préjudiciable à l'avenir pour la légalisation du cannabis. Tout d'abord, quelques points essentiels: Les Dabs sont de très petites quantités de résine de cannabis concentrée. Les principales composantes de cette résine sont les cannabinoïdes (tels que le THC et le CBD, qui sont responsables des propriétés euphoriques et médicinales de la plante), ainsi que les différents terpènes et terpénoïdes (qui sont responsables des saveurs et des arômes innombrables que nous éprouvons avec la marijuana) . Terpènes et terpénoïdes contribuent également, via ce que l'on appelle «l'effet entourage," sur les différences perçues dans la psychoactivité des différentes souches de marijuana. Le haschich est le concentré traditionnel sans solvant; qu'il s'agisse de main-frottée, tamisé ou extrait à l'eau, le hasch est essentiellement une collection de glandes résineuses (également appelées trichomes) et de débris végétaux. Même le meilleur hasch tamisé et l'eau extraite contiendra quelques débris végétaux, et le hasch frottée à la main encore plus. Mais dans ces concentrés bien faits au solvant, ces débris végétaux (avec les têtes de résine, glandes et les tiges) sont éliminés. Les bienfaits des concentrés consistant uniquement en de la résine des trichomes, qui est composé des cannabinoïdes et des huiles essentielles. Les concentrés sont attrayants pour des raisons de santé importantes : Pour l'emploi médicinal, ils peuvent fournir des quantités mesurées dans les produits avec des niveaux de cannabinoïdes connus, tandis que pour les utilisateurs récréatifs, ils permettent une ingestion avec un minimum de fumée et moins d'inhalations. Les fabricants de concentrés appliquent divers noms à leurs produits, mais ceux-ci ne comprennent réellement que trois formes de concentrés: shatter (ou verre), Budder (ou cire) et le miel (ou BHO, aka butane honey oil ). Des produits comme des comestibles et baumes faits avec des concentrés sont généralement considérés comme des infusions. Mais des étiquettes très variées sont données aux concentrés que les gens renomment et rappliquent à ces trois formes de base. Par exemple, un vendeur peut broyer un Shatter (ou verre) en une fine poudre, puis l'emballer et l'étiqueter comme de "la poussière de lune", "caviar" ou un autre nom de roman. Ce n'est pas une nouvelle substance - elle est toujours réalisée dans le même matériau d'origine - mais elle a été transformée en une poudre et rebaptisée à des fins de marketing. Dans les industries pharmaceutiques et chimiques, un concentré d'origine végétale est classé comme une substance médicamenteuse botanique (BDS); Le terme professionnel absolu est "glass" ou "shatter" dans notre marché, et concrètement c'est ce qui est communément appelé "budder "ou" whipped BHO. " Retour au Sommaire Une autre note de prudence Pour les fabricants et les consommateurs, il est extrêmement important de réaliser qu'un extrait concentré contient tout ce qui était soluble dans le matériau utilisé. Il peut s'agir de pesticides ou d'engrais pulvérisés sur la plante, ce qui entraîne les utilisateurs ou patients ingérant des doses massives de contaminants potentiellement nocifs. Compte tenu de ce fait, le consommateur devrait toujours prendre soin de déterminer que la matière première a été cultivé sans pesticides et pulvérisations foliaires. Notre objectif est de sensibiliser les fabricants et les consommateurs en expliquant les processus qui produisent le plus pur, le plus sain possible des concentrés. Une recherche dans les brevets cannabis d'extraction existants donnera beaucoup d'informations utiles pour les fabricants. La plupart, sinon la totalité, des méthodes d'extraction de la marijuana d'aujourd'hui ont été découvertes il y a quelques années. Il n'y a pas de méthode secrète ou exclusive en cause ici et aucun producteur de concentré actuel n'a "inventé" quelque chose, c'est tout simplement les mêmes procédés chimiques découverts il y a longtemps. Aucune des méthodes décrites ici n'est nouvelle (voir plantlipids.com). Un DVD pédagogique fortement recommandé pour commencer est disponible à l'achat à partir de medicinalalchemy.com. Cet article rassemble des informations à partir d'un certain nombre de ces sources. Retour au Sommaire Le nettoyage de votre extraction Deux méthodes de nettoyage ou de "purge" des concentrés après l'extraction initiale sont discutées ici. Cependant, nous mettons en garde les gens de n'utiliser que des bourgeons de haute qualité (frais ou séchés) dans l'extraction initiale afin d'assurer le produit fini le plus puissant et le plus sain. Rappelez-vous, de ne jamais utiliser de bourgeons de plantes qui ont été aspergés d'huile de neem, pesticides ou fongicides, ou qui ont été conservés à proximité d'un brûleur de soufre - et vous devez surtout être sûr que vos plantes sont exemptes de parasites, moisissures. Des bourgeons sains et propres feront un produit propre. Donc connaissez votre fournisseur. Les sections suivantes décrivent les méthodes par lesquelles les artistes de l'extraction peuvent nettoyer ou purger leur produit de sous-produits indésirables et malsains laissés par l'extraction initiale. Ces sous-produits peuvent inclure (mais ne sont pas limités à) les solvants résiduels de l'extraction qui se retrouvent piégés dans la résine de cannabis, ainsi que du matériel de plantes indésirables tels que la chlorophylle, les graisses et les lipides. Non seulement c'est très malsain, mais ils font aussi une fumée dure et désagréable. Alors que de nombreux fabricants de concentrés amateurs croient que leur travail est fait après l'extraction initiale, les vrais artistes de l'extraction doivent comprendre la science derrière les processus suivants et savoir que ces méthodes sont tout aussi importantes - sinon plus - que l'extraction initiale. Retour au Sommaire Méthode I: Winterization La Winterization est le traitement de la résine concentrée qui a été extraite à l'aide de butane, d'azote ou de CO2 comme solvant initial primaire. Il n'est pas question ici de quel fluide est utilisé, comme tous les trois donnent généralement de bonne qualité et des quantités considérables de cannabinoïdes, les terpènes et terpénoïdes. En outre, tous les trois au moins dépouillent de manière minimale les substances indésirables, tels que la chlorophylle, les lipides, les graisses et les cires végétales, des cuticules (le revêtement brillant sur les surfaces foliaires). Si le CO2 ou l'azote ont été utilisés dans l'extraction, l'extrait brut doit être placé dans l'alcool d'éthanol (par exemple, l'éthanol de raisin disponible à partir de organicalcohol.com), puis légèrement chauffé à environ 120 ° C, jusqu'à ce que vous voyez l'extrait se dissoudre dans l'alcool de raisin. Lors de l'utilisation du butane, mélanger une part de spiritueux de raisin, avec deux parts de butane, et les cannabinoïdes vont migrer vers l'alcool tandis que le le butane s'évapore. Pour cette procédure, commencer avec un instrument de qualité N-butane comme fluide d'extraction primaire, puis introduisez l'alcool. Comme on le voit dans la première photo, nous commençons avec plusieurs conteneurs pleins de cannabinoïdes infusés dans une part d'alcool et deux parts de butane. Si vous ne comprenez pas comment nous sommes arrivés à ce point, ce processus n'est pas pour vous. Un manque de connaissance et de compréhension peut avoir des conséquences catastrophiques, comme des explosions et des incendies. Toutefois, si vous êtes un constructeur qui comprend déjà comment nous sommes arrivés à des conteneurs pleins, c'est ce qui vient après: Après avoir infusé les cannabinoïdes dans l'alcool organique, verser la solution dans des récipients hermétiques. AVERTISSEMENT: À ce stade, tout le butane l'azote ou le CO2 doit être complètement évaporé. Je le répète: Ne rien mettre dans les conteneurs jusqu'à ce que le butane, l'azote ou le CO2 soit complètement évaporé, une fois qu'il l'est, le liquide ne sera plus agité pas des bulles. Essentiellement, le fluide est maintenant une teinture très forte. Ensuite, sceller les conteneurs de solution d'alcool et les placer dans un congélateur (cette étape est appelée Winterization) pendant au moins 24 heures à une température minimale de -32°C. Mais pour un hivernage complet, la solution doit être congelée à -15°C à -25°C (13°F à 5°F) pendant 48 à 54 heures. Après l'hivernage, verser la solution d'alcool à travers des filtres écrus organiques de café (ou des filtres de 20 microns) pour enlever les cires et autres éléments indésirables qui demeurent en elle. Ces sédiments s'accumulant au fond du récipient de solvant, vous décantez soigneusement le fluide dans le filtre, puisque vous ne voulez pas verser les sédiments. En outre, ne dépassez jamais la ligne de moitié dans le filtre, la pression du poids du liquide dans un filtre rempli force le matériel non désiré. Donc, je le répète: La procédure est à demi-remplir le filtre, puis égouttez-le, jetez le filtre et le remplacer par un nouveau. Après une bonne filtration, ce qui reste est un extrait d'alcool infusé pur. Pour simplifier le séchage et la collecte, filtrer l'extrait directement dans une casserole ou récipient recouvert de papier parchemin écru. Pour récupérer les cannabinoïdes piégés dans le sédiment dans le récipient de solvant, le remplir avec de l'alcool et chauffer à 100°C avant de les congeler, puis en répétant le processus de filtration. Ensuite, la solution filtrée doit être séchée. Placez les casseroles devant des ventilateurs dans un environnement propre, sans poussière, sans lumière (lumière, même modérée) et une très bonne ventilation. Surtout, assurez-vous qu'il n'y a absolument aucune source d'inflammation, telles que les flammes ou d'étincelles de toute sorte, y compris les chauffes-eau, sécheuses, réfrigérateurs, outils électriques, etc Et ne jamais appuyer sur une lumière ou tout autre type d'interrupteur électrique. Soyez intelligent: Il n'y a pas de place pour les erreurs ou les négligences dans ce genre de travail. Rappelez-vous aussi que respirer les vapeurs d'alcool est malsain, donc l'exécution de cette partie de l'opération en plein air permettra de réduire considérablement vos risques. Retour au Sommaire Séchage, Sous vide et température Le concentré prend généralement de 24 à 48 heures pour sécher, selon le mouvement de l'air, de la température et de l'humidité. Ne pas appliquer de chaleur, car elle va légèrement diminuer la saveur par évaporation d'une partie des huiles essentielles légères. Lorsque l'évaporation de l'alcool est finie, l'eau résiduelle doit être évaporée aussi, si ce n'est pas le cas, laisser reposer jusqu'à ce que les deux concentrés ont disparu. Ce processus est communément appelé l'évaporation en couche mince. Le produit résultant est collant et qui coule mais pas encore totalement séché, car il a encore des quantités infimes d'alcool et d'eau piégés à l'intérieur. Si cela est légèrement chauffé et agité énergiquement pour libérer de l'alcool et de l'eau, vous aurez une oléorésine, un mélange d'huile et de résine. Cette oléorésine a encore besoin de séchage additionnel. Sécher complètement l'oléorésine est un processus assez simple. Le nom communément utilisé pour cette procédure est «Purge», mais le terme scientifique est de dégazage. La méthode appropriée de dégazage utilise un four de séchage sous vide, ce qui permet une application très contrôlée de la chaleur sous vide extrême. Un excellent outil pour cela est le modèle V de Across international (acrossinternational.com), qui permet des niveaux de vide extrêmes nécessaires pour assurer une substance médicamenteuse totalement sans solvant botanique (Botanical Drug Substance). Aussi, si désiré, le four de séchage sous vide peut décarboxyler les BDS de sorte qu'il peut être utilisé dans des comestibles. Les BDS auront seulement une perte minimale de terpènes et terpénoïdes, puisque quand la chaleur est appliquée sous vide, l'oxydation et la dégradation sont réduits. Vous ne pouvez pas réaliser ce type de vide dans un bocal. La pompe à vide, la plomberie et le piège à froid recommandé ici viennent dans le paquet "K" disponible à vacuumpumpsupply.com. Cette pompe crée également un vide poussé. La plomberie est constituée de pinces métalliques, des anneaux de centrage blindés, soufflets (tubes connecteurs), un filtre et un piège à froid. Le piège à froid est utilisé pour capturer l'alcool ou l'eau avant qu'elle ne contamine l'huile de la pompe à vide, ce qui pourrait endommager la pompe ou diminuer son efficacité. La chambre de fond du piège à froid est remplie avec de la glace sèche, et la chambre supérieure peut être remplie avec de l'azote liquide, puis vidée tous les trois à quatre cycles de vide pour éliminer l'humidité recueillie. Le piège à froid est alors rempli et le processus est répété. Comme toujours, lisez les instructions et comprenez le matériel. Placer la BDS non séchés sur le plateau du four de séchage sous vide et la régulation de la température du four à 60 ° C. Un niveau de vide de 8,0 millitorr est souhaitable, qui se développe très rapidement. Lorsque le 8,0 millitorr est atteint, fermer le robinet à vide, éteindre la pompe et ouvrir la porte de la chambre. Ne jamais dépasser une température de 60 ° C ou la couleur du produit va s'assombrir et des extraits recherchés seront perdus suite à une surchauffe. Donc montez la température lentement à 60 ° C, tandis que la pompe amène le vide au niveau désiré. Fermez la vanne d'aspiration lorsque la température atteint la juste mesure. Le vide est libéré, puis la chaleur, le BDS humide est sorti pour se rafraîchir dans un environnement sombre, sans poussière pendant environ une heure. Après une heure, les BDS devraient être très durs et faciles à s'écailler sur du papier sulfurisé, sinon - s'ils sont encore mous et collants - alors réchauffer sous vide et laisser refroidir jusqu'à ce qu'il soient complètement durs. Enfin, pliez le papier afin que le BDS soit plié sur lui-même jusqu'à ce que vous ayez collecté chaque morceau en un seul morceau. Mouler ce morceau dans n'importe quelle forme pratique ou de la forme que vous voulez. Je mets le BDS dans des contenants hermétiques et remplis d'azote à congeler pour le stockage à long terme. Pour le stockage à court terme, je le place dans un récipient hermétique en verre / opaque et réfrigérer. Ce concentré de glass absolu peut être ensuite transformé en un miel / budder en le plaçant dans un plat en verre et en le réchauffant à 120°F afin qu'il commence à fondre. À ce stade, il doit être vigoureusement agité ou fouetté jusqu'à ce qu'il atteigne une couleur claire et non-collante et mastic dans la consistance. Pour remuer de plus grandes quantités, utiliser une perceuse enveloppée dans une serviette sans poussière (de sorte qu'aucune poussière de la perceuse ne tombe dans le concentré). Il est recommandé d'utiliser une plaque chauffante pour chauffer et réchauffer en remuant, qui peut prendre 10 à 15 minutes. Cette procédure est la façon dont une substance pure, de BDS winterisé peut être produite à grande échelle que ce soit en termes "Glass" ou en "Miel". Retour au Sommaire Notes sur la fabrication des concentrés Les bourgeons doivent être conservés et de préférence jamais exposés à une forte lumière après la récolte, puisque l'exposition à la lumière dégrade certains cannabinoïdes (en particulier CBD), tandis que l'exposition à l'air oxyde le THC en CBN, résultant en une faible puissance et un produit de couleur foncée. Beaucoup de gens croient que plus la couleur est sombre, plus la qualité est moindre mais ce n'est tout simplement pas vrai. Cependant, il est vrai qu'une couleur plus claire indique que la matière première a été récoltée, manipulée et stockée correctement. Malgré cela, une couleur plus foncée ne signifie pas nécessairement que le concentré est mauvais ou pas très puissant. Une couleur foncée indique seulement que la matière première a été récoltée en retard ou mal conservée et elle sera légèrement moins puissante que cela aurait pu être. Par exemple, un BDS rouge foncé (presque noir) était incroyable à la fois en puissance et en saveur - mais il aurait pu être encore mieux si le produit de départ avait été traité correctement. En outre, la solution d'extrait ne doit jamais être exposée à la lumière, en particulier à la lumière directe du soleil, pour une période de temps appréciable. La Lumière du soleil, avec ses rayons ultraviolets, dégrade rapidement le contenu, donne une couleur plus sombre, allant d'un rouge cerise à un violet foncé qui en vrac, semble être noir. (Et par «en vrac», nous parlons des morceaux d'un quart de livre et des plus grands, pas de frottis minces comme du papier sur du papier sulfurisé qui seraient rouge, or ou ambre foncé.) Donc des bourgeons de haute qualité qui ont été stockés dans l'obscurité - et de préférence congelés - sont le fondement nécessaire pour faire des cannabinoïdes de qualité supérieure concentrés. Retour au Sommaire Les Nuts & les Nails d'un dabbing propre L'industrie du concentré nécessite des laboratoires d'essais pour produire des données fiables sur les niveaux des cannabinoïdes, mais il faut aussi énormément de laboratoires pour donner des avertissements et des recommandations sur les questions de santé. Les questions relatives aux moyens d'une ingestion sont, pour l'instant, sans réponse. Le titane est un matériau sûr à utiliser ? Les utilisateurs inhalent flocons, gaz ou des composés émis par les nails et les skillets chauffés? Le titane commence à devenir réactif à des températures relativement basses (400ºF / 204°C), et la pratique courante du dabbing consiste à chauffer ces "poêles" et ces "clous" à une couleur rouge cerise, ce qui arrive à une température beaucoup plus élevée. Les concentrés doivent être testés pour les solvants résiduels, puis les niveaux de sécurité établis pour ces derniers aussi. La plupart des laboratoires font des tests à large spectre pour pesticides / fongicides, mais de meilleurs tests sont nécessaires pour les insecticides et les fongicides tels que l'huile de neem, le soufre et les substances organiques couramment utilisés dans divers insecticides et répulsifs. Tout simplement parce que le fait que la substance soit étiquetée biologique ne veut pas dire qu'elle est sûre à des niveaux concentrés. Pour les consommateurs, les plus sûrs des concentrés sont produits par des fabricants verticalement intégrés - ceux qui font pousser leur propre marijuana et peuvent indiquer de façon fiable qu'aucun pesticide ou pulvérisations foliaires ont été utilisés. Source: High Times Retour au Sommaire
  25. 1 point
    Il s'agit d'un problème qui se rencontre fréquemment. On peut désirer bouturer un plant en floraison pour de nombreuses raisons: - sauvegarder la génétique d'un individu en particulier - mauvaise gestion ayant aboutit à un départ en floraison d'un pied-mère - etc... Est-ce possible ? La réponse est simplement oui. Cependant, il faut savoir que la partie prélevée va devoir "régresser" de l'état de floraison à celui de croissance en manipulant la photopériode. Cela aboutit à : - des échecs nombreux si la bouture ne possède pas assez de réserves - un enracinement pouvant prendre jusqu'à trois fois plus longtemps Et plus la plante est avancée dans sa floraison, plus les risques d'échecs augmentent. Astuce: Les tiges des plantes en floraison sont en général lignifiées. Les cellules situées dans les parties ligneuses ont perdu leurs capacités "pluripotentes". Pour augmenter les chances de réussite, on peut utiliser la technique dite de la scarification. Elle permet d'augmenter les chances de réussite. Cependant, rien ne vaut une bonne gestion de votre culture pour éviter d'avoir à utiliser ce genre de techniques. Dad-'s label
  26. 1 point
    Pour une culture en Terre : Germination - 1ère semaine Temp. air jour : 26°C Temp. air nuit : 20-24°C Temp. terre : 20-22°C Humidité : 70-80% pH eau : 6.5 Arrosage : une fois la terre humide, laisser légèrement sécher jusqu'au prochain arrosage. Fréq. lum. : 18/6 Intens. lum : HPS-MH = 50cm, MG = 30cm, néons = 10cm Spectre : blanc-bleu Engrais : Aucun Ajout de CO2 : Aucun Humidificateur à ultrasons : Début de croissance - 2ème semaine Temp. air jour : 24-26°C Temp. air nuit : 18-24°C Temp. terre : 20°C Humidité : 70% pH eau : 6.5 Arrosage : une fois la terre humide, laisser sécher le 1er cm jusqu'au prochain arrosage. Fréq. lum. : 18/6 Intens. lum : HPS-MH = 40cm, MG = 30cm, néons = 10cm Spectre : blanc-bleu Engrais : Croissance (riche en azote) + stimulateur de racine. Ajout de CO2 : 500ppm Une bombonne de CO2 avec réducteur, manomètres et tuyau de distribution : Croissance - 3ème et 4ème semaine Temp. air jour : 24-26°C Temp. air nuit : 18-24°C Temp. terre : 20°C Humidité : 50-70% pH eau : 6.5 Arrosage : une fois la terre humide, laisser sécher les 2 premiers cm jusqu'au prochain arrosage. Fréq. lum. : 18/6 Intens. lum : HPS-MH = 40cm, MG = 30cm, néons = 10cm Spectre : blanc-bleu Engrais : Croissance (riche en azote) Ajout de CO2 : 500ppm Phase végétative - 5ème et 6ème semaine Temp. air jour : 20-25°C Temp. air nuit : 15-20°C Temp. terre : 18°C Humidité : 70% pH eau : 6.5 Arrosage : toujours laisser la terre légèrement humide Fréq. lum. : 12/12 Intens. lum : HPS-MH = 20-30cm, MG = 20cm, néons = 5cm Spectre : orange-rouge Engrais : Croissance (riche en azote) Ajout de CO2 : 500ppm Un Cooltube peut être salutaire avec des problèmes de température : Début de floraison - 7ème et 8ème semaine Temp. air jour : 20-25°C Temp. air nuit : 15-20°C Temp. terre : 18°C Humidité : 70% pH eau : 6.5 Arrosage : une fois la terre humide, laisser sécher le 1er cm jusqu'au prochain arrosage. Fréq. lum. : 12/12 Intens. lum : HPS-MH = 20-30cm, MG = 20cm, néons = 5cm Spectre : orange-rouge Engrais : Floraison (riche en potassium) Ajout de CO2 : 500ppm Un hygromètre et un thermomètre sont plus que nécessaire : Floraison - 9ème à 12ème semaine Temp. air jour : 24-27°C Temp. air nuit : 18-20°C Temp. terre : 20°C Humidité : 60% pH eau : 6.5 Arrosage : une fois la terre humide, laisser sécher le 1er cm jusqu'au prochain arrosage. Fréq. lum. : 12/12 Intens. lum : HPS-MH = 20-30cm, MG = 20cm, néons = 5cm Spectre : orange-rouge Engrais : Floraison (riche en potassium) Ajout de CO2 : 1500ppm Maturation - 13ème à 15ème semaine Temp. air jour : 24-28°C Temp. air nuit : 18-20°C Temp. terre : 20°C Humidité : 60% pH eau : 6.5 Arrosage : une fois la terre humide, laisser sécher le 1er cm jusqu'au prochain arrosage. Fréq. lum. : 12/12 Intens. lum : HPS-MH = 20-30cm, MG = 20cm, néons = 5cm Spectre : orange-rouge Engrais : Floraison (riche en potassium)+ fin de flo, puis rincage. Ajout de CO2 : 2000ppm ----------------------------------------- Pour une culture en Hydro - Aéro : ----------------------------------------- Germination - 1ère semaine Temp. air jour : 26°C Temp. air nuit : 20-24°C Temp. eau : 18-22°C Humidité : 80-90% pH eau : 6 EC : 0.5-0.6 Arrosage : continu (Aéro), différé (Hydro) Fréq. lum. : 18/6 Intens. lum : HPS-MH = 50cm, MG = 30cm, néons = 10cm Spectre : blanc-bleu Engrais : Super Thive Ajout de CO2 : Aucun EC mètre, indispensable : Début de croissance - 2ème semaine Temp. air jour : 24-26°C Temp. air nuit : 18-24°C Temp. eau : 18-22°C Humidité : 80% pH eau : 5.8 EC : 0.8-1 Arrosage : différé (Aéro + Hydro) Fréq. lum. : 18/6 Intens. lum : HPS-MH = 40cm, MG = 30cm, néons = 10cm Spectre : blanc-bleu Engrais : Fertilisant A+B + stimulateur de racine. Ajout de CO2 : 500ppm Système aéro commercial : Croissance - 3ème et 4ème semaine Temp. air jour : 24-26°C Temp. air nuit : 18-24°C Temp. eau : 18-22°C Humidité : 50-70% pH eau : 5.8 EC : 1-1.2 Arrosage : continu (Aéro), différé (Hydro) Fréq. lum. : 18/6 Intens. lum : HPS-MH = 40cm, MG = 30cm, néons = 10cm Spectre : blanc-bleu Engrais : Fertilisant A+B + comléments oligo-éléments (booster) Ajout de CO2 : 500ppm pH mètre à sonde : Phase végétative - 5ème et 6ème semaine Temp. air jour : 20-25°C Temp. air nuit : 15-20°C Temp. eau : 18-22°C Humidité : 70% pH eau : 5.6 EC : 1.2-1.5 Arrosage : continu (Aéro), différé (Hydro) Fréq. lum. : 12/12 Intens. lum : HPS-MH = 20-30cm, MG = 20cm, néons = 5cm Spectre : orange-rouge Engrais : Fertilisant A+B + comléments oligo-éléments (booster) Ajout de CO2 : 500ppm Surveiller la température de la solution est très important : Début de floraison - 7ème et 8ème semaine Temp. air jour : 20-25°C Temp. air nuit : 15-20°C Temp. eau : 18-22°C Humidité : 70% pH eau : 5.5 EC : 1.5-1.8 Arrosage : continu (Aéro), différé (Hydro) Fréq. lum. : 12/12 Intens. lum : HPS-MH = 20-30cm, MG = 20cm, néons = 5cm Spectre : orange-rouge Engrais : Fertilisant A+B + PK 13-14 + Stimulateur de Floraison Ajout de CO2 : 500ppm Floraison - 9ème à 12ème semaine Temp. air jour : 24-27°C Temp. air nuit : 18-20°C Temp. eau : 18-22°C Humidité : 60% pH eau : 5.5 EC : 1.8-2 Arrosage : continu (Aéro + Hydro) Fréq. lum. : 12/12 Intens. lum : HPS-MH = 20-30cm, MG = 20cm, néons = 5cm Spectre : orange-rouge Engrais : Fertilisant A+B + PK 13-14 + Stimulateur de Floraison Ajout de CO2 : 1500ppm Le plus connu des systèmes hydro commerciaux : Maturation - 13ème à 14ème semaine Temp. air jour : 24-28°C Temp. air nuit : 18-20°C Temp. eau : 18-22°C Humidité : 60% pH eau : 5.5 EC : 2-2.2 Arrosage : continu (Aéro + Hydro) Fréq. lum. : 12/12 Intens. lum : HPS-MH = 20-30cm, MG = 20cm, néons = 5cm Spectre : orange-rouge Engrais : Fertilisant A+B + PK 13-14 + Stimulateur de Floraison + Fin de flo, puis rinçage. Ajout de CO2 : 2000ppm --------------------------------------- N.B. : - Ce système de culture est basé sur une culture "standard" avec 4 semaines de croissance, puis 10 semaines de floraison afin de couvrir le plus de variétés possibles. - Ces données sont adaptables pour les cultures en SOG ou en One Bud mais ne sont pas applicables telles quelles. - Ces données ont été recueillies suite à de nombreuses lectures et 3 ans d'expérience dans les différents systèmes et ne représentent pas la vérité absolue. Chacun fait ses propres expériences mais je pense guider correctement un débutant ou un amateur vers une culture riche et abondante. Sources : - Marijuana, The Hand Book de Bill Drake - Culture en placard de Ed Rosenthal - La Sinsemilla sous lumière artificielle, Runa - Majiruana Hydroponics de Daniel Storm - Jardin d'intérieur de Philippe Adams - Comment suractiver son jardin v/c Dad-
  27. 1 point
    Bonjour, On s'entend souvent dire sur les forums "fait une recherche", "google est ton ami" et c'est bien vrai! Voici quelques opérateurs de base pour Google,trop souvent méconnus de l'internaute lambda et qui vous faciliteront vos recherches: "" Mettre une phrase ou plusieurs mots entre guillemets permet de rechercher des sites contenant cette expression exacte. exemple: Je recherche des infos sur la variétés hash de MrNiceseeds,en tapant simplement MrNice hash dans google j'obtiens 26 500 000 résultats :-? de quoi si perdre. En mettant la même expression entre guillemets j'en obtient 545,c'est déjà plus pertinent. Mais on peut encore affiner. - Sur mes 545 résultats beaucoup sont des liens vers des seedbanks et moi ce qui m'intéresse se sont les avis des utilisateurs, les growreports, etc... Le signe -(moins) permet d'exclure un terme de la recherche: "mrnice hash" -seedbank me donne 195 résultats dont la plupart sont des forums, des growreports etc... + J'aurai aussi pu utiliser le + en tapant par exemple "mrnice hash" +grow-report le signe + permet d'afficher uniquement les sites contenant ces deux termes (mrnice hash ET growreport) Voilà ce n'est qu'un exemple et certains de ces opérateurs sont déjà disponibles dans la recherche avancée google, mais il y'en a bien d'autres Autres exemples: -Vous ne savez pas ce qu'est un trichome? Tapez define:trichome dans google et vous aurez la réponse -Vous cherchez une homebox? Entre 80 et 100E ? Tapez Homebox 80..100 euro et vous n'avez plus qu'a choisir -Vous adorez cannaweed et voulez connaitre tout ce qui s'y rapporte sur le web? Tapez related:cannaweed.com Ce post étant plutôt pour les débutants je vais m'arrêter là, mais sachez qu'il y a de nombreuses autres possibilités de recherche sur google. Vous en apprendrez plus sur le lien que j'ai laissé plus haut. Cela dit, si des personnes plus expérimentées veulent développer un peu le sujet ou donner d'autres exemples, qu'elles ne se gênent surtout pas! Moi mes compétences s'arrêtent là. Bonne recherche. v/c Dad-
  28. 1 point
    Culture biologique I.Introduction et sensibilisation : Le jardinage biologique, dans sa définition la plus simple, est une approche qui intègre notre compréhension de la nature au jardinage et à la vie en général, et qui prône une culture horticole exempte de pesticides chimiques et synthétiques. Certaines personnes croient qu'un engrais est un engrais et qu'il n'y a aucune différence entre les produits chimiques et biologiques. Les gens qui font du jardinage biologique ont rarement besoin d'ajouter de l'engrais à leur terre à jardin parce que celle-ci est biologiquement active et riche en éléments nutritifs, Les matières organiques qu'ils ajoutent à leur sol agissent à la fois comme engrais et comme conditionneur. Voilà la différence entre la culture chimique et biologique. Les engrais chimiques solubles contiennent des minéraux facilement absorbables par les racines des plantes. Par contre, ces sels minéraux ne fournissent pas d'éléments nutritifs aux micro-organismes du sol et aux vers de terre, et vont même jusqu'à repousser les vers de terre en acidifiant la terre. À la longue, les sols traités uniquement aux engrais chimiques synthétiques connaîtront une diminution de leur volume de matières organiques et une modification de leur activité biologique. Ainsi, à mesure que la structure du sol s'appauvrira et que sa capacité de rétention d'eau diminuera, une proportion de plus en plus grande de l'engrais chimique soluble s'infiltrera jusqu'à la nappe phréatique. De plus, il faudra des quantités sans cesse croissantes d'engrais chimiques pour nourrir les plantes. Par rapport au jardinage classique, les principales différences portent sur la suppression des intrants chimiques : pesticides, herbicides, acaricides...qui, outre les problèmes de pollution, sont une dépense coûteuse pour le jardinier amateur. Celui-ci a d'ailleurs souvent tendance à forcer sur les doses. Il faut noter cependant que tous les pesticides ne sont pas accessibles aux jardiniers amateurs, les produits vendus dans les chaînes de distribution grand public étant limités aux moins nocifs. la démarche biologique présente l'avantage de limiter les dépenses à leur strict minimum, essentiellement les outils et les semences. Ces dernières pouvant souvent être produites par le cannabiculteur lui-même. Pour la fertilisation, le recours privilégié au compost, c'est-à-dire à l'ensemble des résidus de la culture ou issus de la table (plantes coupées, résidus de consommation légumières... Sauf les os qui peuvent cependant être broyés). II.Nature de votre sol : Selon votre région vous devriez déjà avoir une connaissance de la nature de votre sol. Cependant il peut être intéressant de réaliser quelques prélèvements afin de connaître les caractéristiques de ce dernier. Il est préférable de le réaliser en différents endroits et de 30 à 60 cm de profondeur. 1. La texture du sol : La texture du sol fait référence à la taille et à la proportion des particules minérales qui le composent. Plus spécifiquement, elle se réfère à la proportion de sable, de limon et d'argile contenue dans le sol. Le sable est la plus grosse de ces trois particules. Il est facilement visible à l'œil nu. L'argile, par contre, est beaucoup plus fine. Pour l'observer, il faut utiliser un microscope électronique. Le limon se situe entre ces deux extrêmes. Selon le pourcentage de chaque fraction minérale, il est possible de regrouper les sols en quatre groupes : sols sableux, sols limoneux, sols argileux et sols loameux. Chacun de ces groupes possède des caractéristiques qui lui sont propres : Sols sableux (sols légers, terres jaunes) Les sols sableux sont principalement constitués de sables grossiers. Ces sols se travaillent bien et se réchauffent rapidement au printemps. Ils offrent une bonne aération et un bon drainage, mais ils sont sujets au lessivage (eau et minéraux). Ils sont généralement pauvres en éléments nutritifs et ont tendance à être acides. aspect visuel: Sol sec : .Les grains de sables sont visibles à l'œil nu. .Le sol coule entre les doigts comme du sucre. .Le sol est très granuleux et abrasif. Sol humide : .Le sol se modèle très difficilement, il se brise au toucher. .Le sol ne colle pas entre les doigts; il est rude et abrasif au toucher. Sols limoneux Les sols limoneux sont surtout formés de sables fins et de limons. On dit de ces sols qu'ils sont « battants », c'est-à-dire qu'ils ont tendance à former une croûte en surface sous l'effet des pluies et des arrosages, ce qui les rend imperméables à l'eau et à l'air. Ils se colmatent aussi très facilement, ce qui a pour effet d'asphyxier les racines des végétaux et les organismes vivants du sol. aspect visuel: Sol sec : .Le sol a une apparence poudreuse ou farineuse. .Le sol est doux au toucher. Sol humide : .Le sol est très doux et glissant comme du savon. .Il est possible de former un ruban avec la terre en la roulant entre les mains ; le ruban se casse si on essaie de le plier. .Le sol est peu collant. Sols argileux (sols lourds, sols glaiseux) Les sols argileux contiennent plus de 25% d'argile. Ce sont généralement des sols riches qui retiennent bien l'eau et les éléments nutritifs. Ils sont toutefois mal aérés, mal drainés et ils ont tendance à être alcalins. De plus, ils sont difficiles à travailler, ils se réchauffent lentement au printemps et ils se compactent facilement. aspect visuel: Sol sec : .Le sol est formé de mottes très dures, difficiles à briser. Sol humide : .Le sol est très collant; il est lisse et brillant. .Le sol se modèle très facilement; il est possible de former de longs rubans flexibles en roulant la terre entre les mains. Sols loameux (loams, terres franches, sols moyens) Les sols loameux sont constitués d'environ 40 à 60% de sable, 30 à 50% de limon et 15 à 25% d'argile. Ce sont d'excellents sols de culture, car ils présentent un bon équilibre du point du vue de l'aération, du drainage et de la rétention de l'eau et des éléments nutritifs. Ils sont également très fertiles. Ces sols conviennent à la plupart des cultures. Aspect visuel: Sol sec : .Le sol est un peu granuleux. .Le sol peut être manipulé avec précaution, sans en briser les mottes. Sol humide : .Le sol colle un peu et il est un peu granuleux. .Si on roule la terre entre les mains, on peut former un ruban; ce dernier se fendille un peu. Définir la texture de son sol: Test du bocal d'eau Il s'agit de placer une ou deux tasses de sol sec dans un bocal en verre transparent d'environ 1 litre et d'ajouter de l'eau jusqu'à ce qu'il soit presque plein. On agite ensuite vigoureusement le mélange pendant quelques minutes, puis on laisse reposer pendant au moins 24 heures, puisque l'argile peut prendre plusieurs jours à se déposer (l'ajout de 2 c. à thé de sel de table aide l'argile à se dépose plus rapidement). Peu à peu, le mélange se stratifie en couches successives : le sable se dépose au fond du bocal, le limon forme la couche intermédiaire et l'argile se dépose sur le dessus. La matière organique flotte à la surface de l'eau. Selon l'épaisseur des couches, il est possible de calculer le pourcentage de chaque élément. On détermine ensuite à quel groupe appartient le sol en se référant au pourcentages suivant : sol sableux: 70% et plus de sable, de 0 à 30% de limon et de 0 à 15% d'argile sol limoneux: de 0 à 20% et plus de sable, 80% et plus de limon et de 0 à 15% d'argile sol argileux:de 0 à 40% et plus de sable, de 0 à 45% de limon et de 25% et plus d'argile sol loameux: de 40 à 60% et plus de sable, de 30 à 50% de limon et de 15 à 25% d'argile Il est possible de corriger les défauts des sols sableux, argileux et limoneux en améliorant leur structure et en corrigeant leur pH au besoin. En ce qui a trait aux sols loameux, il s'agit de maintenir ou d'améliorer leurs propriétés en ajoutant régulièrement de la matière organique. 2. La structure du sol : La structure d'un sol fait référence à la façon dont les particules de sable, de limon et d'argile sont disposées les unes par rapport aux autres. Dans un sol bien structuré, les particules de sable et de limon sont liées en agrégats (petites mottes) par l'argile, l'humus et le calcium. Les grands espaces vides entre les agrégats (macropores) permettent à l'eau et à l'air de circuler et aux racines de s'enfoncer dans le sol. Les petits espaces vides (micropores) retiennent quant à eux l'eau dont les plantes ont besoin. Cette structure « idéale » est appelée structure grumeleuse. La structure grumeleuse comporte de nombreux avantages : .Une bonne rétention de l'eau et des éléments nutritifs, .Un bon drainage, .Une bonne aération, .Un bon développement du système racinaire des végétaux, .Un travail facile du sol, .Un réchauffement rapide du sol au printemps, .Une bonne activité biologique du sol, .Une bonne résistance à l'érosion et au compactage. Les sols argileux, sableux et limoneux présentent rarement une structure idéale. On peut toutefois les améliorer en incorporant des amendements: Sols sableux: On améliore la structure des sols sableux en les amendant régulièrement avec de la matière organique sous forme de compost ou de fumier composté. Il est préférable d'incorporer ces amendements au début du printemps, car le travail des sols sableux à l'automne favorise leur érosion. Également, dans ces sols, l'ajout de basalte est un élément qui contribue à améliorer la rétention d'eau et de minéraux. Sols argileux : On améliore la structure des sols argileux par des apports en matières organiques sous forme de compost ou de fumier composté. Ces amendements sont préférablement incorporés à la fin de l'automne. Les sols argileux mal drainés peuvent aussi être amendés avec une terre sableuse. Certains sols argileux sont très riches en sodium, ce qui nuit à l'agrégation des particules minérales. Il est possible d'améliorer la structure de ces argiles sodiques en y incorporant du gypse (si leur pH est neutre ou alcalin) ou de la chaux (si leur pH est acide). Sols limoneux : On améliore le drainage et l'aération des sols limoneux par des apports importants de matières organiques, sous forme de compost ou de fumier composté. Il est préférable d'incorporer ces amendements à la fin de l'automne. Recommandations supplémentaires pour améliorer ou maintenir la structure du sol: .Ajouter régulièrement de la matière organique (compost ou fumier composté) .Stimuler l'activité biologique du sol .Corriger le pH au besoin .Éviter de travailler excessivement le sol. Privilégier les pratiques telles que le binage ou le léger bêchage .Appliquer un paillis au sol Le travail du sol Pour permettre aux sols sableux d'acquérir une meilleure structure, il faut les travailler le moins possible. Dans ce type de sol, il est recommandé d'appliquer les amendements et les fertilisants au printemps. Les sols argileux compacts peuvent être travaillés à l'automne à l'aide d'une fourche puis laissés dans un état grossier pendant tout l'hiver. L'alternance du gel et du dégel aura pour effet de fissurer les mottes de terre. Au printemps, ces dernières pourront être réduites en petits agrégats, ce qui favorisera l'obtention d'une structure grumeleuse. Les sols argileux bien structurés doivent être peu travaillés. Les sols argileux ne doivent jamais être travaillés lorsqu'ils sont trop secs ou trop humides. En période sèche, ils deviennent durs et crevassés alors qu'en période humide, ils sont faciles à compacter. Le meilleur moment pour intervenir est lorsque les mottes de terre se défont quand on les presse avec les mains. Evaluer le drainage du sol : Vous pouvez évaluer le drainage de votre sol en suivant les étapes suivantes : .creusez un trou de 30 cm à 60 cm de profondeur, remplissez-le d'eau et laissez-le se drainer; .remplissez-le à nouveau, puis calculer le temps nécessaire pour qu'il se draine complètement; .si le trou se draine en 3-4 heures, votre sol est bien drainé. S'il se draine en 5 à 12 heures, le drainage est modéré. S'il reste de l'eau dans le trou après 12 heures, votre sol est mal drainé. 3. Le potentiel Hydrogène (pH) : Un sol en santé est un sol qui a un pH adéquat. Le pH (potentiel hydrogène) représente la quantité d'ions hydrogène (H+) présents dans le sol. Plus un sol contient d'ions hydrogène, plus il est acide. On peut connaître le pH d'un sol en utilisant un pH-mètre ou de simple bandelette se colorant en fonction de sa valeur. (mélanger de la terre à de l’eau distillée pour réaliser le test) pH 0 à 6,9 = sol acide pH 7 = sol neutre pH 7,1 à 14 = sol alcalin Cette échelle est exponentielle, ce qui signifie que : Un sol ayant un pH de 6 est 10 fois plus acide qu'un sol ayant un pH de 7. Un sol ayant un pH de 5 est 100 fois plus acide qu'un sol ayant un pH de 7. Le pH affecte la disponibilité des éléments nutritifs. Quand le sol est trop acide ou trop alcalin, les plantes ne peuvent absorber tous les minéraux dont elles ont besoin, même si ceux-ci sont présents dans le sol. Certains éléments, comme l'aluminium, le fer, le zinc et le manganèse peuvent même devenir toxiques. Un pH inadéquat nuit également à la stabilité structurale du sol, favorise les maladies fongiques et représente une menace à la survie de plusieurs organismes bénéfiques. Sol trop acide : On corrige un pH trop acide en amendant le sol avec de la chaux ou de la cendre de bois. Sol trop alcalin : Les amendements suivants permettent d'acidifier le sol : soufre, sulfate de fer, aiguilles de pin. III.Amendement Bio' : En dehors du compost et du fumier, il y a beaucoup d'autres matières organiques qui peuvent être incorporées au sol ou utilisées en paillage pour améliorer le drainage ou la capacité de rétention d'eau selon le type de sol. Ces matières ne doivent être considérés que comme des amendements : bien que certaines contiennent des substances nutritives, elles ne sont pas présentes dans des proportions suffisantes. 1. Algues : Azote : 0.3 % Phosphore : 0.1 % Potassium : 1% Oligo-éléments : Tous représentés Dose : 1 à 1.5 Kg au m² Le goémon, ou varech, est récolté sur les côtes, notamment en Bretagne depuis très longtemps pour en faire de l'engrais. Autrefois, il servait aussi à produire de la soude et de la potasse.Le maërl, ou Phymatolithon calcareum (Lithothamnium calcareum), une algue rouge calcifiée, était utilisé pour l'amendement des sols acides. Les fonds à maërl sont maintenant protégés. Excellent amendement en raison de sa teneur en alginate qui aide les particules du sol à se lier tout en améliorant la structure de celui ci. Les algues sont plus efficaces si elles sont compostées pendant un certain temps, mais certains jardiniers préfèrent les incorporer directement au sol alors qu'elles sont fraiches car elles se décomposent facilement. A utiliser donc dans le cas d’un sol léger. 2. Basalte : Azote : - % Phosphore : - % Potassium : - % Oligo-éléments : Tous représentés (dont 8.97% de magnésium) dose : 600 g/m2 Le basalte est une roche volcanique issue d'un magma refroidi rapidement au contact de l'eau ou de l'air. Il un amendement merveilleux, très riche en oligo-éléments et en silice qui donne du corps aux sols sableux et allège les sols trop lourds. 2. Cendre de bois : Azote : -% Phosphore : -% Potassium : 5 à 10 % Oligo-éléments : variable selon la variété brûlée dose : 500g/ m2 Les cendres de bois ont un grand pouvoir alcalinisant dû à leur contenu élevé en calcium. Elles agissent rapidement sur le sol, mais leur effet est de courte durée. Les cendres de bois doivent être incorporées au sol ou au compost au printemps. On ne doit pas les utiliser pour amender le sol des plantes acidophiles et des semis. Source de Potassium (5 à10%), elle contient aussi un peu de phosphate. Passez des brindilles et autres résidus de taille dans un broyeur et utilisez les fins morceaux comme paillage ou bien brulez les et versez les cendres sur un tas de compost. L'application répétée de grandes quantités de cendres peut également entraîner une accumulation d'éléments toxiques (plomb, cadmium) dans le sol et nuire à l'assimilation des minéraux par les plantes. Il est donc recommandé d'utiliser cet amendement avec modération. 3. Chaux : Azote : - % Phosphore : -% Potassium : - % Oligo-éléments : carbonate de magnésium et carbonate de calcium. dose: à évaluer en fonction de votre sol La chaux réduit l'acidité du sol en fonction de la quantité qui y est appliquée. Comme cet amendement fournit du calcium, il favorise la formation d'agrégats dans les sols compacts, ce qui les allège. La chaux se dégrade lentement et son effet peut durer de 3 à 4 ans selon la quantité qui a été appliquée et le type de sol. La chaux peut être appliquée à peu près à n'importe quel moment de l'année, mais la période la plus propice est d'août à octobre. En sols sableux, il est préférable de l'appliquer au printemps. Il est à noter qu'il faut attendre au moins un mois avant d'épandre des engrais sur un sol qui a été chaulé. 4. Compost : Dans un amas de compost, des milliards d'organismes décomposeurs se nourrissent, se reproduisent et meurent, recyclant ainsi les résidus de la maison et du jardin en un engrais biologique et un conditionneur de sol très efficaces. Ce processus de décomposition est constant dans la nature. Quand vous utilisez un bac à compost ou que vous érigez un amas de compost, vous ne faites qu'accélérer la création d'un très précieux engrais pour le sol. En fabriquant du compost, vous créez une source d'éléments nutritifs de grande qualité pour votre jardin et vous éliminez le besoin de vous procurer des engrais commerciaux. Votre objectif en érigeant un amas de compost est de favoriser les meilleures conditions possibles pour assurer la prolifération des microorganismes. Ces organismes ont besoin d'humidité, d'une bonne aération, de chaleur et d'éléments nutritifs. Un bon compost est aussi humide qu'une éponge trempe. Trop d'humidité extirpe l'air, noyant vos microorganismes, et draine les éléments nutritifs. Gardez le bon taux d'humidité en alternant les couches de matières humides avec des couches de matières sèches. Retournez votre amas régulièrement pour laisser s'échapper l'excès d'humidité, et mettez un couvercle sur votre bac pour le protéger quand il pleut. La chose la plus importante dans la fabrication d'un bon compost est, sans doute, de s'assurer d'une bonne aération de l'amas à tous les niveaux. Une bonne façon de s'en assurer est de retourner fréquemment l'amas de compost. De plus, assurez-vous que l'amas repose sur une couche de matières poreuses comme des broussailles et des copeaux de bois afin de laisser s'infiltrer l'air du sol. Déchiquetez les feuilles et autres débris de grande taille du jardin avant de les ajouter à l'amas. Vous pourriez aussi insérer des bâtons au fur et à mesure que vous édifiez l'amas pour pouvoir les enlever plus tard et créer des trous d'aération. Remuer l'amas avec une barre de fer peut aussi aider à l'aération. Pour que votre compost atteigne la température recommandée de 50°C, l'amas doit avoir un volume minimum de I mètre cube. Un amas de moindre dimension n'aura pas une masse suffisante pour contenir la chaleur produite par la décomposition des matières par les microorganismes. Vous pouvez vous procurer des thermomètres à compost dans certains centres de jardinage pour prendre la température de votre amas. Commencez votre amas de compost avec une couche de broussailles ou de paille. Ajoutez par la suite des couches successives de 15 cm de n'importe laquelle des matières suivantes : .des résidus de fruits et de légumes (coupés s'ils sont vraiment gros); .des filtres à café, des sacs de thé, des coquilles d’œuf broyées; .des croûtes de pain, des craquelins, du riz, des pâtes etc.; .des feuilles mortes déchiquetées; .des brins d'herbe; .des mauvaises herbes du jardin; .des débris du jardin (des tiges de plante, des feuilles, des fruits et légumes jetés); .de la paille; .du fumier d'animaux (pas d'excréments de chat et de chien); .de vers à compost rouges (facultatif et seulement lorsque la température de l'amas dépassera plus 25°C). IMPORTANT : NE METTEZ PAS DE VIANDE, D'OS OU DE MATIÈRES GRASSES DANS VOTRE COMPOST. Sachet de compost : Quand les plantes ont besoin d'attention immédiate ou d'un petit coup de pouce, revigorez-les avec de l'eau débordante d'éléments nutritifs obtenue en faisant tremper un sac de tissu rempli de compost dans un dévidoir ou un baril d'eau pendant quelques jours. Diluer la solution obtenue jusqu'à ce qu'elle soit de la couleur d'un thé faible. Réutilisez votre «sachet de compost» à quelques reprises, puis épandez les résidus solides sur votre jardin. 5. Compost de champignonnière : Azote : 0.71 % Phosphore : 0.3 % Potassium : 0.26% Oligo-éléments : Tous représentés dose : 1 à 1.5 Kg au m² Le compost de champignonnière est idéal à utiliser sur un sol argileux et lourd. Les composts de champignonnière contiennent beaucoup de gypse. Il sont donc très riches en calcium, la culture sur ces composts entraîne souvent une carence en magnésium. Il est à utiliser dans le cas de sol très acide. 6. Ecorce de pin : Azote : - % Phosphore : - % Potassium : - % Oligo-éléments : - Elle est normalement vendue partiellement décomposée et ne contient pas de substances nutritives. IL est préférable de l'utiliser en paillage car elle peut provoquer une forte carence en azote si elle est incorporée au sol. Elle est à utiliser dans le cas d’un sol très alcalin. 7. Fumiers : Fumier de vache Azote : 0,6 % Phosphore :0,2 - 0,3 % Potassium : 0,3 - 0,5 % Oligo-éléments : Tous représentés dose : 9 à 15 Kg par m² Comparé à d'autres formes de matières organiques, il est assez bon marché et excellent pour la préparation du sol. Il doit être stocké pendant un an avant d’être utilisé de sorte que les impuretés soient éliminées et qu'il devienne inoffensif pour les racines. A première vue, le fumier de vache ne contient pas un très bon pourcentage de substances nutritives par comparaison avec un engrais inorganique., mais il maintient son degré de fertilité très longtemps. Fumier de cheval Azote : 0,6 % Phosphore :0,6 % Potassium : 0,4 % Oligo-éléments : Tous représentés dose : 9 à 15 Kg par m² N'utilisez que le fumier provenant d'étables où la paille ou la tourbe servent de literie. Le fumier de cheval frais ne doit pas être utilisé directement autour des plantes car il peut abimer les feuilles et les tiges. En outre , s'il est appliqué sur le sol avant d’être décomposé, la plupart des substances nutritives seront perdues et la paille du fumier mettra beaucoup de temps à se décomposer. Fumier de porc Azote : 0,6 % Phosphore :0,6 % Potassium : 0,4 % Oligo-éléments : Tous représentés dose : 9 à 15 Kg par m² Plus froid, plus humide que le fumier de cheval ou de vache, le fumier de porc ne doit pas être dédaigné pour autant car il a une forte teneur en substances nutritives. Fumier de mouton Azote : 0,8 % Phosphore :0,5 % Potassium : 0,4 % Oligo-éléments : Tous représentés dose : à utiliser en engrais liquide par m² Le crottin de mouton est très riche en substances nutritives, cela vaut la peine d'aller en ramasser dans un pré. La moitié d'un sac donnera assez de fumier liquide pour un jardin de taille moyenne pour toute l'année. Fientes de poules fumier de poule frais et humide Azote : 1,5 % Phosphore :1,5 % Potassium : 0,5 % Oligo-éléments : Tous représentés dose : 3.25 à 4.5 Kg par m² fumier de poule déshydraté Azote : 4 % Phosphore : 4 % Potassium : 1,5 % Oligo-éléments : Tous représentés dose : 20-30 g par m² C'est un fumier très puissant. Il contient un fort taux d'azote et ne doit pas être utilisé pur. Il peut s'ajouter à un tas de compost en cours. Ce type de compost (paille/fiente de poule ) doit être laissé se décomposer pendant un an. 8. Pulpe de houblon : Azote : 0.5 % Phosphore : 1 - 2 % Potassium : 0,5% Oligo-éléments : Tous représentés dose : 1 à 1.5 Kg au m² Si vous habitez prés d'une brasserie (amis Belges bonjour ), essayez d'acheter les résidus de Houblon pour faire un paillage ou les incorporer au sol. Ils apporteront des matières organiques et une petite quantité de substances nutritives. 9. Paillage : Le paillage consiste à recouvrir le sol avec divers matériaux. Son épaisseur doit être de 5 à 10 cm maximum selon les matériaux. Avant d'installer un paillis, prendre soin de biner, désherber et arroser. Attention, le paillis peut parfois servir de refuge aux limaces et autre insectes Avantages: .Maintient l'humidité du sol en ralentissant l'évaporation .Accumule et retient la chaleur. .Protège les racines des écarts de température .Evite le compactage puis le fendillement de la terre .Evite la prolifération des mauvaises herbes .Isole les plantes des éventuels champignons pathogènes contenus dans le sol .Limite l'invasion des limaces et escargots .Nourrit les vers de terre et les micro-organismes .Apporte des éléments nutritifs au sol lors de sa décomposition .Améliore la structure du sol Matériaux: .Paille .Tontes de gazon et végétaux broyés qui doivent être séchés avant d'être étalés .Ecorces de pin (acidifient le sol) .Paillettes de lin .Coquilles de fèves de cacao .Mulch (mélange de fibres et d'écorces) .Fibres de coco .Fibres de bois .Tourbe qui est un matériau stérile mais qui a tendance à acidifier le sol .Copeaux de bois, sciure .Journaux, cartons 10. Tourbe : Azote : - % Phosphore : - % Potassium : - % Oligo-éléments : - dose : 4 à 5 Kg au m² A utiliser uniquement pour faire un apport de matières organiques car la tourbe n'a aucune valeur nutritive. Elle améliore la structure du sol et sa capacité de rétention d'eau et à tendance à acidifier légèrement le sol. Attention : la tourbe est très difficile à humidifier une fois qu'elle est desséchée. v/c Dad-
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    La régénération Régénération: Croissance des jeunes arbres, soit naturelle, soit stimulée artificiellement. introduction Les cultivateurs d'intérieur ou en serres peuvent avoir deux ou trois récoltes à partir d'une simple plante en faisant retourner la plante dans un état végétatif pour plusieurs semaines, puis en la mettant en floraison à nouveau pour une seconde récolte. Ici nous parlerons de culture indoor. La régénération naturelle se fait lorsque les arbres dispersent des graines ou par rejets de taillis. La régénération artificielle se fait lorsque l'intervention humaine, par la plantation d'arbres ou par la régénération d'une plante, permet la régénération artificielle. La régénération artificielle d'une plante est la faculté d'une entité vivante (cellule, organe, organisme, super-organisme, écosystème..) à se reconstituer après destruction d'une partie de cette entité. La régénération peut concerner - des cellules, des organes ou des parties fonctionnelles de certains êtres vivants. - des organismes animaux, végétaux, fongiques ou microbiens. - des organismes simples animaux, qui se régénèrent généralement facilement (exemples :anémone, étoile de mer, hydre, ...). - des organismes simples (ou plus complexes) végétaux. Ce qui nous intéresse ici est la régénération d'une plante, plus particulièrement le cannabis. L'intérêt de cette technique est d'une part, de sauver la génétique d'une plante pour en faire un pied mère ou par la même occasion de prélever des boutures pour en faire des pieds mère et pour ceux qui ne pourrait pas se procurer de graine facilement se qui leur permettrait de faire une 2eme récolte et de maximiser le plus possible le rendement d'une seule et même plante. 1° Juste avant la récolte Avant de commencer votre régénération vous devez sélectionner votre ou vos pied(s). Pour cela un pied en bonne santé s'avère primordial pour mener votre régénération à terme. Une fois votre pied sélectionné, vous devez le récolter de telle sorte qu'il vous restera des feuilles vertes pour que la plante puisse vivre. Si vous ne laissez aucune feuille vous n'aurez aucune chance de la régénérer. Voici deux exemples: Dans ces deux exemples on voit bien la différence de taille, ce qui nous montre que la 1ère technique de culture influence sur les régénérations. Sur le 1er exemple il sera facile de la régénérer dans des petit espace, ce qui sera impossible pour le 2eme 2° Le roots trimming Une foi la récolte effectuée, et le pied sélectionné vous pouvez commencer le roots trimmig. Votre pied a saturé la terre du pot avec ses racines. Afin d'aider votre plante a recréer de nouvelles pousses, vous devez couper des tranches de terre sur tout les côtés. (4 côtés + le fond =5 côtés) Exemple: v/c Dad-
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    La nutrition minérale Introduction L'élément nutritif est essentiel à la croissance et au développement de la plante si : _ il est impliqué dans des fonctions métaboliques de la plante. _ la plante ne peut pas compléter son cycle de vie (croissance et reproduction) sans cet élément. _ aucun autre élément ne peut se substituer à toutes ces fonctions métaboliques. Eléments nutritifs minéraux essentiels : Ils sont au nombre de 13 et proviennent, en grande partie, du sol et ils sont impliqués dans toutes les fonctions métaboliques dans la plante. Ils se répartissent comme suit : -Macroéléments: Azote (N), phosphore (P) et potassium (K). Leur concentration est plus élevée dans les végétaux que les autres éléments nutritifs minéraux. -Méso-éléments : Calcium (Ca), magnésium (Mg) et soufre (S). Ils présentent des teneurs, en général, intermédiaires entre les macroéléments et les oligoéléments. -Oligoéléments : Fer (dans le végétal Fe), zinc (Zn), manganèse (Mn), cuivre (Cu), bore ( , chlore (Cl) et molybdène (Mo). Leurs concentrations sont les moins élevées. Eléments minéraux bénéfiques : Ils ont des rôles bénéfiques, mais pas essentiels dans toutes les plantes. Ils peuvent se substituer à certains éléments nutritifs essentiels, mais pas tous les rôles métaboliques d'un des éléments nutritifs essentiels. On a rapporté des réponses de certaines cultures à l'apport de ces éléments. -Le sodium (Na) -Le silicium (Si) -Le cobalt (Co) -Le Vanadium (Va) La somme des éléments nutritifs essentiels et des éléments bénéfiques est égale à environ 20. Mais plus de 60 éléments peuvent être trouvés dans les cendres dune plante. Eléments non-essentiels : Ces éléments sont absorbés par les plantes, mais ils ne sont ni essentiels ni bénéfiques : -L'aluminium (Al) : Il entraîne une large réduction de la croissance racinaire. Il peut être en concentration élevée dans les plantes se développant sur des sols acides, surtout celles non tolérantes à l'acidité. Il constitue une des causes majeures de la faible fertilité des sols acides. Naturellement abondant dans les sols, mais principalement dans phase solide, il devient plus soluble quand le pH est bas. -Le plomb (Pb) : Teneur élevée dans les sols contaminés (Ex. les arsénites de plomb utilisés comme un insecticide il y a longtemps). Problèmes quand introduits dans la chaîne alimentaire. -Le cadmium (Cd) : Teneur élevée dans les sols contaminés, par exemple proches des mines. Il risque d'être à des teneurs élevées dans sols qui reçoivent les déchets urbains. Les recherches menées jusqu'à maintenant suggèrent que les teneurs du Cd dans le sol sont augmentées par les déchets, mais la plupart des plantes n'absorbent et n'accumulent pas des quantités importantes. Cependant, les exceptions sont la laitue et les carottes. -Mercure (Hg): sols contaminés autour des mines. 1. La notion de dose utile 1.1. Valeurs optimales Tout élément même nécessaire devient toxique à forte dose. C'est pourquoi la courbe d'action ou courbe de récolte, qui traduit la croissance selon la concentration d'un élément, présente un pallier entre l'optimal et l'excès. Ce pallier est assez étendu et il faut normalement dépasser les doses minimales du double ou du triple. 1 : carence 2 : déficience : croissance=f(concentration), le développement est limité 3 : optimum : même quand la concentration augmente, la croissance n'augmente pas. On parle de consommation de luxe 4 : toxicité : notamment par blocage enzymatique 1.2. Déficiences et excès Les déficiences et les excès d'un élément minéral ne se traduisent pas uniquement au travers de la vitesse de croissance mais aussi au travers de signes macroscopiques dont la forme et la localisation peuvent nous orienter. On distinguera les éléments mobiles dont les carences apparaissent dans les parties anciennes (vieilles feuilles) et les éléments immobiles dont les carences vont se déclarer dans les parties en croissance préférentiellement. 1.3. La notion de consommation de luxe Au voisinage de l'optimum et dans une large gamme de concentrations, la croissance ne varie guère pourtant l'absorption augmente. On parle ici de consommation de luxe. Il s'agit d'un gaspillage sans profit pour la plante. Et cela na d'intérêt que dans le cas de certaines cultures fourragères. 2. Les interactions entre éléments 2.1. Facteurs limitant : Rien ne sert d'augmenter la dose d'un élément donné (ou de la réduire si elle est excessive) si la croissance est limitée par l'insuffisance (ou l'excès) d'un autre élément. La présence d'un tel facteur limitant écrête la courbe d'action qui ne peut s'élever au dessus de la limite permise. 2.2. Interactions : Il existe entre les éléments des interactions qui font que l'action d'un élément est modifiée par la présence d'un autre. 2.2.1. Synergie : L'effet de A est amplifié par la présence de B. Exemples : -Certains anions Cl-, NO3- etc. facilitent la pénétration de SO4²- -Interaction complexe K+/Mg2+ et effets sur la courbe d'action 2.2.2. Antagonisme : L'effet d'un ion A est atténué par B et pour retrouver cet effet, on doit augmenter la dose de A. Exemples : _ Antagonisme compétitif des séléniates et des arséniates qui utilisent le même mécanisme d'absorption. _ Le calcium par son action sur la perméabilité membranaire gêne l'absorption de la plupart des ions, plus marqués avec K, Mg et Fe. _ Interaction Ca/Mg et effets sur la courbe d'action. 3. Azote L'azote désigne un élément chimique de symbole N et de numéro atomique 7. Type d'élément Macro nutriment et élément mobile Rôle Acides aminées Nucléotides Protéines, enzymes Carences Les carences en azote débutent à l'extrémité des feuilles et s'étendent vers le pétiole. Alors que les carences en magnésium vont débuter sur tout les pourtours de la feuille Excès Un excès d'azote se traduit par une couleur très sombre des feuilles et une maturité retardée. La transpiration peut être augmentée et si les apports sont à base ammonium NH4+, les feuilles auront un aspect en "pince" Sur de jeunes pousses, un excès d'azote va se traduire par un enroulement des feuilles Plus tard, on aura un système racinaire sous développé, un floraison retardée et une récolte diminuée pH optimal Sol: 5.5/8 Hydroponique: 4.5/5 Traitement Application d'un engrais spécifique NPK 3-0-0 ou utilisation d'une émulsion de poisson. Produits du commerce Minéraux: Advanced nutrients Grow (2-1-6) Vita Grow (4-0-0), BC Grow(1.2-3.2-6.5) GH Flora Grow (2-1-6) GH Maxi grow (10-5-14) GH floraNova grow (7-4-10), Dyna gro Grow (7-9-5) Organiques: Dr. Hornby's Iguana Juice Grow (3-1-3) Advanced Nutrients Mother Earth Grow (1.5-.75-1.5) Earthjuice Grow (2-1-1), Pure Blend Pro (3-1.5-4) Bone Meal(0-10-0) Blood Meal(12-0-0) Fish Emulsion (5-1-1) Seabird Guano (11-13-3) Crab Shells(2.5-3.0-.5) Pure Blend Grow (0.4-.01-.5) Marine Cuisine (10-7-7) MaxiCrop Seaweed (1-0-3) Super Tea (5-5-1) Mexican Bat Guano (10-2-0) Sea Island Jamaican Bat Guano (1-10-0) Kelp Meal (1-0-2) Seaweed Plus Iron Neptune's Harvest (2-4-0.5) Alaska Start-Up(2-1-2) Bio-Grow (1.8-0.1-6.6) Age old Grow (12-6-6) AGE Old Kelp (.30-.25-.15) Neptune's Harvest (2-4-1) Maxicrop Seweed(.1-0-1) METANATURALS Organic grow (3-3-3) METANATURALS Organic nitrogen (16-0-0) Photos Carence en azote sur un jeune pied Carence en Azote en flo Excès d'azote 4. Phosphore Le phosphore est un élément chimique de symbole P et de numéro atomique 15. Type d'élément Macro nutriment et élément mobile Rôle Nucléotides Oses Phosphates Phospholipide Phytine Carences Les plantes sont de taille réduite et peu vigoureuses. Le pourtour des feuilles sera brunâtre et la lésion va progresser vers l'intérieur. Tiges et pétioles seront quelquefois rougeâtres (à ne pas confondre avec une cause génotypique). Excès Un excès de phosphore va diminuer l'absorption du fer, du potassium et du zinc. Les carences associées de ces différents éléments sera donc un signe d'appel pour une overdose de phosphore. pH optimal Sol: 6/7.5 Hydroponique: 4/5.8 Traitement Si vous pensez que vos plantes peuvent avoir une déficience en P, fertilisez avec du P ou avec un engrais général riche en P (par exemple, le Bloom 0-10-10) mais ne sur-dosez pas. Produits du commerce Minéraux: Advanced nutrients Bloom (0-5-4) Vita Bloom (0-7-5) BC Bloom (1.1-4.4-7) GH Flora Bloom (0-5-4) GH Maxi Bloom (5-15-14) GH Floranova Bloom (4-8-7) Dyna-Gro Bloom (3-12-6) Fox Farm Tiger Bloom (2-8-4) Awsome Blossums Organiques: Dr. Hornby's Iguana Juice Bloom (4-3-6) Advanced Nutrients Mother Earth Bloom (.5-1.5-2) Fox Farm Big Bloom (.01-.3-.7) Earth Juice Bloom (0-3-1) Pure Blend Bloom (2.5-2-5) Pure Blend Pro Bloom (2.5-2-5) Buddswell (0-7-0) Sea Island Jamaican Bat Guano (1-10-0) Indonesian Bat Guano (0-13-0) Rainbow Mix Bloom (1-9-2) Earth Juice Bloom (0-3-1) BIO BLOOM (2-6-3.5) AGE OLD BLOOM (5-10-5) ALASKA MORBLOOM (0-10-10) METANATURALS ORGANIC BLOOM (1-5-5) Photos Carence en phosphore en croissance 5. Potassium Le potassium est un élément chimique, de symbole K et de numéro atomique 19. Type d'élément Macro nutriment et élément mobile Rôle Equilibre des radicaux acides Maintien structure colloïdale Alimentation en eau Photosynthèse Substances azotées Carences Les carences en potassium s'accompagne d'un retard de croissance des feuilles. Les pointes vont avoir tendance à s'enrouler (vers le haut en général), les bords seront brûlés. Possibilité de chlorose entre les nervures pouvant aller jusqu'à un état de chlorose (jaune sombre) totale dans les stades plus avancés. Cela va retarder la floraison. Cette carence est favorisée par une faible humidité et/ou un excès de calcium et ammonium ainsi que de sodium (Na) Excès Trop de potassium va s'accompagner d'une carence en Calcium et par effets en chaîne, carences en fer, magnésium, manganèse, zinc... pH optimal Sol: 6/9.5 Hydroponique: 4.7/5.3; 6.7/7.5 Traitement Faire un apport de potassium cela grâce à un engrais dont le taux de potassium sera élevé. Utiliser une solution à base de cendre de cigare (pas de cigarette). Photos Carence en potassium 6. Magnésium Le magnésium est un élément chimique, de symbole Mg et de numéro atomique 12. Type d'élément Micro nutriment et élément mobile Rôle Chlorophylle Equilibre Anions-cations Fonctionnement chloroplaste Enzyme Synthèse protéique Carences un limbe clair et des nervures vertes sont un signe d'appel pour la carence en magnésium. Excès Trop de magnésium va favoriser la formation de sels toxiques ainsi qu'une carence en calcium. Le magnésium peut être bloqué par un excès de calcium, chlore ou ammonium pH optimal Sol: 6.5/9.1 Hydroponique: 5.8/9.1 Traitement Rajouter un peu de sulfate de magnésium dans votre solution d'arrosage (facilement trouvable en pharmacie). Photos Carence en magnésium 7. Calcium Le calcium est un élément chimique, de symbole Ca et de numéro atomique 20. Type d'élément Macro nutriment et élément immobile Rôle Parois cellulaires Elongation des cellules Neutralisation des ions acides Régulation de la perméabilité membranaire Enzymes Phytohormones Carences Les carences en calcium vont débuter sur les parties en développement (feuilles, tiges, pétioles). Des taches jaune/orange avec un pourtour rouille vont apparaître centrées principalement sur le limbe (à différencier des lésions d'antrachnose plutôt sur les nervures). Trop de potassium ou d'azote va provoquer un lock-out du calcium En cas de déficience en calcium, ce sont les feuilles les plus âgées et les plus grandes qui présenteront les symptômes en premier. Ce ne sont pas souvent les feuilles du dessous mais plutôt au sommet. Cette déficience se caractérise par la présence sur la feuille de taches jaune brun avec un bord brun. Les symptômes d'une telle déficience apparaissent rapidement. Les premières taches sont visibles sur les feuilles les plus âgées après une ou deux semaines. Les taches commencent souvent par de petits points brun clair, qui vont ensuite s'agrandir. Après deux semaines, celles-ci vont se multiplier sur les feuilles les plus âgées. Elles apparaîtrons aussi souvent sur le bord de la feuille. Excès Un excès de calcium va s'accompagner d'une carence des autres micro-nutriments pH optimal Sol: 6.5/9.1 Hydroponique: 5.4/5.8 Traitement La meilleure manière d'éliminer le problème est de mettre de la chaux dans la terre bien avant de planter. Il y a plusieurs formes de chaux disponible dans les magasins d'articles pour jardinage, mais évitez la chaux hydratée et la chaux éteinte parce que c'est trop fort. Utilisez de la pierre à chaux dolomitique (calcaire), sous une forme moyenne. La plupart du calcium dans les plantes agit comme un buffer contre l'accumulation d'éléments chimiquement similaires mais toxiques. Photos Carence en calcium 8. Zinc Le zinc est un élément chimique, de symbole Zn et de numéro atomique 30. Type d'élément Micro nutriment et élément immobile Rôle Enzymes Glucides, protéine Auxine Carences Chlorose interveinale débutant au pourtour sur les feuilles en développement Excès Rare mais pouvant s'avérer létal pH optimal Sol: 5/7 Hydroponique: 4/5.5 Traitement En dépit de ce que vous avez pu lire autre part, les déficiences en Fe, Zn, et Mn sont assez communes. Elles donnent souvent aux cultivateurs de sérieux problèmes car elles sont rarement diagnostiquées correctement, et le traitement nécessite plus que d'ajouter simplement un engrais général. Les problèmes avec le Fe, le Mn ou le Zn sont très communs aux plantes poussant dans des régions avec de l'eau dure (alcaline). Si vous baissez le pH de votre eau ou de votre solution nutritive à environ 6.5, ces trois micro-nutritifs deviennent disponibles pour la plante. Si un des symptômes suivants apparaît dans un jardin hydroponique, baissez le pH de votre solution (faites-là plus acide), et appliquez les trois nutritifs en quantités seulement légèrement au-dessus des concentrations moyennes. Les déficiences en Fe, Mn et Zn apparaissent souvent en conjonction, et généralement une eau alcaline est responsable. Vous devez les appliquer ensemble pour alléger toutes conséquences sérieuses de ces déficiences. Cependant, si des signes distinctifs de seulement une déficience apparaissent, appliquez seulement cet élément. Photos Carence en zinc 9. Fer Le fer est un élément chimique, de symbole Fe et de numéro atomique 26. Type d'élément Micro nutriment et élément immobile Rôle Enzymes Ferredoxine Respiration, photosynthèse Phytoferritine Carences Chlorose interveinale sur les jeunes feuilles Excès Symptômes proches d'un problème de variations de pH pH optimal Sol: 4/6.5 Hydroponique: 4/6 Traitement Cf zinc Photos Carence en fer 10. Souffre Le soufre est un élément chimique de symbole S et de numéro atomique 16. Type d'élément Micro nutriment et élément immobile Rôle Acides aminés souffrés Molécules aromatiques Ions sulfates Vitamines Enzymes Carences Les jeunes feuilles seront pâles avec une croissance très ralentie. Excès Plantes rachitiques pH optimal Sol: 6/9.5 Hydroponique: 6/9.5 Traitement Engrais correcteur spécifique. Sel d'Epsom. Contrôle du pH. Jus d'oignon dilué dans de l'eau lors de l'arrosage. Photos Carence en souffre 11. Manganèse Le manganèse est un élément chimique, de symbole Mn et de numéro atomique 25. Type d'élément Micro nutriment et élément immobile Rôle Photosynthèse Enzymes Carences Apparition de taches nécrotiques sur les feuilles qui auront tendance à jaunir Excès Trop de manganèse va s'accompagner d'une carence en fer. pH optimal Sol: 5.5 Hydroponique: 6.5 Traitement Idem que pour le zinc. Photos Carence en manganèse 12. Bore Le bore est un élément chimique de symbole B et de numéro atomique 5. Type d'élément Micro nutriment et élément immobile Rôle Hydrates de carbone Parois cellulaires Élongation des cellules Carences Lésions proches de celles d'une carence en calcium sur les jeunes feuilles jaunissantes. Excès Feuilles jaunissantes avec une progression centripète pH optimal Sol: 5/7 Hydroponique: 5/6 Traitement Au cas ou vous ayez un manque de bore, quelques cendres de carton peuvent être suffisantes pour résoudre le problème. Certaines autorités en jardinage recommandent d'utiliser du Boraxo comme source de bore, mais il en faut très peu, environ une cuillère à café pour 10 mètre carré de terre. Photos Carence en Bore 13. Cuivre Le cuivre est un élément chimique de symbole Cu et de numéro atomique 29. Type d'élément Rôle Enzymes Photosynthèse, protéines Synthèse lignine Floraison Carences Chlorose et nécrose. Au stade pré-clinique, les pointes des feuilles du haut seront courbée vers le bas Excès Une overdose en cuivre est mortelle pour la plante pH optimal Sol: 5/7.5 Hydroponique: 2/6 Traitement Dans le fait peu probable d'une déficience en Cu, nourrissez par les feuilles avec un fongicide contenant du Cu, comme le sulfate de cuivre (CuSO4), ou avec n'importe quel engrais général qui contient du Cu, comme le Ra-Pid-Gro qui a 0,05 pour cent de Cu. Le cuivre est gravement toxique en excès. Dans les jardins hydroponiques, les concentrations au-delà d'1 ppm peuvent complètement tuer les plantes. Cherchez une autre cause, car la déficience en Cu est extrêmement peu probable dans tout jardin d'intérieur. Photos Carence en cuivre 14. Molybdène Le molybdène est un élément chimique, de symbole Mo et de numéro atomique 42. Type d'élément Rôle Nutrition azotée Carences Lésions pourpres sur le limbe à ne pas confondre avec les symptômes d'un empoisonnement Excès Un excès de Mo sera assez proche d'une carence en fer ou cuivre pH optimal Sol: 7/9.5 Hydroponique: 6/8 Traitement Engrais spécifique. Ajouter de la chaux peut augmenter la disponibilité du molybdène. Photos Carence en molybdène 15. Nickel Le nickel est un élément chimique, de symbole Ni et de numéro atomique 28. Type d'élément Rôle Nécessaire à la germination 16. Surengraissage Symptômes Les feuilles sont très foncées, vert terne. Les bords des feuilles se plissent l'un vers l'autre. La plante plisse ses feuilles, essayant de conserver l'eau. Les pales des feuilles se courbent gravement vers le bas et vers l'intérieur, formant des cercles plats. Les pales des feuilles circulaires signifient généralement une augmentation graduelle et continue de sels d'engrais trop élevés dans la terre. Traitement Vous devez immédiatement rincer le substrat à l'eau claire pour permettre aux racines de récupérer et empêcher la propagation des dégâts afin de sortir l'excédent d'engrais. Trouvez maintenant la cause des excès d'éléments nutritifs. Photos Début de surengraissage sur un jeune plant Surengraissage 17. L'engraissage en pratique 17.1. A partir de quand engraisser 17.1.1. En terre Après rempotage ou germination, il est essentiel d'attendre l'épuisement du substrat si on ne veut pas risquer un surengraissage. Le temps d'attente va donc dépendre de la richesse du substrat. A titre d'exemple, il vaut mieux attendre les premiers signes de légère carence (exemple en azote sur les feuilles basses) avant de commencer l'engraissage. 17.1.2. En hydro Il faut suivre les besoins de la plante. 17.2. Comment engraisser 17.2.1. En terre: Il est préférable de privilégier une alternance d'arrosage engraissé et d'arrosage à l'eau claire. Cela permet d'éviter: -le surengraissage -la formation de sels toxiques En pratique, un passage à l'eau claire après chaque apport d'engrais permet de remettre les dépôts de nutriments en recirculation. 17.2.2. En Hydro Il est essentiel de suivre les besoins de la plante. Certains hydroponautes montent au maximum la quantité d'engrais cependant cela ne sert qu'a augmenter la concentration en minéraux des végétaux (cf consommation de luxe). Cela ne sert à rien et est très bien illustré par la loi des accroissements moins que proportionnels. Illustration de la loi de Mitscherlich De façon générale, il vaut mieux trop peu d'engrais que trop d'engrais. Un surengraissage se corrigeant moins facilement qu'une carence. 17.3. Engrais Organiques Vs Minéraux La principale différence non marketing des engrais minéraux et organiques est la vitesse de libération. On peut qualifier les engrais organiques d'engrais à libération lente (ou progressive) et les engrais minéraux d'engrais à libération rapide. Mais au final, on libère les mêmes minéraux dont l'accumulation peut être préjudiciable quel que soit le cas. 18. En Conclusion Il faut essayer de rester pour chaque élément au niveau de la frontière entre le niveau critique et le niveau suffisant ( cf : consommation de luxe ). Et il ne faut pas oublier l'interaction entre chaque élément. L'élément le moins bien maîtrisé limitera la production ( cf : Loi de Liebig ). Mais cette image bien que très parlante reste assez réductrice et ne montre pas à quel point les besoins minéraux des végétaux sont le résultat d'une interaction, non seulement entre eux mais avec leur milieu. Par exemple, la transpiration excessive liée à une faible humidité favorisera une carence en potassium. 19. l’Agriculture Biologique Petit aparté au sujet de l'agriculture biologique... Il s'agit d'un terme très galvaudé par les cannabiculteurs. 19.1. Définition (extrait de wikipédia) L'agriculture biologique est basée sur la gestion rationnelle de la fraction du sol, dans le respect des cycles biologiques et de l'environnement pour une production de qualité, équilibrée, plus autonome, plus économe et non polluante. Le Décret du 10 mars 1981 la définit comme étant une « agriculture n'utilisant pas de produits chimiques de synthèse ». L'agriculture biologique est, au sens propre, un pléonasme (il n'existe pas d'agriculture non biologique). Le terme est apparu vers 1950, par opposition au système de production agricole qui s'est mis en place à partir du XIXe siècle, qualifié de chimique en raison de son usage d'intrants chimiques, c'est-à-dire des produits de synthèse : engrais, produits phytosanitaires, (pesticides, fongicides ) ou qualifié de système productiviste par sa logique. Ce système étant souvent considéré comme dangereux pour l'écosystème (pollution des nappes phréatiques ), et non durable. On parle maintenant d'agriculture "conventionnelle", face à l'agriculture biologique, dans les discours non orientés. L'agriculture biologique se caractérise principalement par son refus d'utiliser des produits « chimiques ». Les fondements théoriques de l'agriculture biologique utilisent les notions de : * système : il ne faut pas nourrir directement la plante seulement, mais gérer tout le système air-eau-sol-plantes-animaux sans le forcer ; * respect de ses éléments : nourrir une vache avec de l'herbe, et non avec des concentrés contenant des sous-produits animaux ; * fluide vital : il s'agit de ne pas polluer, amoindrir ce fluide en lui incorporant des éléments minéraux ou pire encore artificiels De tels fondements s'appuient sur des notions élémentaires qu'il convient de respecter tant au niveau de la théorie que de la pratique. Il s'agit principalement de la notion : * D'équilibre : tout acte ou toute pensée doit veiller à respecter un équilibre avec l'environnement. Le développement réside dans les déplacements des équilibres naturels. * De diversité : les systèmes techniques ou philosophiques dépendent des contextes locaux spécifiques avant de répondre à des fondements immuables. * D'autonomie : En fonction du contexte et des équilibres en place, l'action ou la pensée vise aussi à ne pas priver les êtres humains de leurs autonomies. Par exemple, vis-à-vis de l'industrie chimique qui peut aussi produire des intrants bio en grande quantité. 19.2. En Pratique 19.2.1. En culture intérieure Il n'existe pas de culture bio en culture intérieure et cela malgré les arguments marketing des différentes marques d'engrais "bio" (BioBizz, BioNova, BioCANNA, etc...) La vision productiviste de la culture intérieure étant à l'opposé total de la philosophie de l'agriculture biologique. 19.2.2. En culture extérieure Cela reste possible mais très très rare. La plupart des cultivateurs : _ apportent de façon massive des intrants (engrais) ce qui bouleverse l'équilibre des flux, _ adaptent le sol plutôt que de s'adapter au sol, _ utilisent des pesticides dont l'utilisation doit être limitée au maximum. On lui préférera une lutte par des prédateurs naturels en cas d'infestation. Il faut arrêter d'utiliser le terme "bio" à tort et à travers ... v/c Dad-