Ottawa compte légaliser le cannabis au printemps 2017


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Ottawa compte légaliser le cannabis au printemps 2017

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Justin Trudeau avait assuré que le Canada allait adopter des lois « qui légaliseront et règlementeront la consommation de marijuana et limiteront l'accès à cette substance », devenant le premier pays du G7 à le faire.
 
Photo Baz Ratner, archives Reuters

Agence France-Presse

Le Parti libéral du Canada compte légaliser la consommation et le commerce du cannabis au printemps 2017, conformément aux engagements du premier ministre Justin Trudeau, a indiqué mercredi la ministre de la Santé, Jane Philpott.


« Notre approche (...) doit totalement respecter les droits de la personne tout en favorisant le partage des responsabilités », a déclaré la ministre dans un discours prononcé à New York à l'occasion d'une session extraordinaire de l'Assemblée générale des Nations unies dédiée au problème mondial des drogues.
 
« À ces fins, au printemps 2017, nous allons introduire une législation pour empêcher la marijuana de tomber entre les mains des enfants, et les profits de tomber entre les mains des criminels », a-t-elle souligné.
 
« Bien que ce plan remette en question le statu quo dans plusieurs pays, nous sommes convaincus qu'il s'agit de la meilleure façon pour protéger nos jeunes tout en renforçant la sécurité publique », a-t-elle fait valoir, se disant convaincue « qu'il est impossible de régler le problème en procédant simplement à des arrestations ».
 
Cette annonce fait suite aux grandes lignes tracées début décembre par Justin Trudeau dans son discours de politique générale. Il avait assuré que le Canada allait adopter des lois « qui légaliseront et règlementeront la consommation de marijuana et limiteront l'accès à cette substance », devenant le premier pays du G7 à le faire.
 
Avant de devenir premier ministre, M. Trudeau avait déclaré qu'il avait lui-même fumé « cinq ou six fois » du cannabis, dont une fois en 2010, alors qu'il siégeait déjà au Parlement en tant que député.
Un autre gouvernement libéral, en 2004, avait cherché à dépénaliser la consommation de cette substance, avant de jeter l'éponge, face notamment aux pressions des États-Unis voisins.
 
Douze ans plus tard toutefois, quatre États américains ont légalisé le cannabis et les défenseurs canadiens d'une telle mesure pointent les importants revenus générés par cette légalisation. La Banque CIBC avait estimé récemment des recettes pour l'État canadien de trois à dix milliards de dollars CAD (7 milliards d'euros) chaque année.
 
Un sondage de l'institut Angus Reid, publié mercredi, indique qu'un peu plus de deux Canadiens sur trois (68 %) approuvent la légalisation du cannabis, et pratiquement autant (64 %) estiment que cette mesure « fera plus de bien que de mal ».
 
Ottawa devrait pardonner la possession de cannabis, dit l'Institut C.D. Howe
Le gouvernement de Justin Trudeau devrait par ailleurs penser à pardonner les individus reconnus coupables de possession de cannabis - et abandonner toute accusation en instance - afin de libérer des ressources pour la légalisation de la drogue, affirme l'Institut C.D. Howe.
 
Dans un nouveau rapport, l'Institut recommande également au gouvernement de se concentrer sur ses objectifs de santé publique et d'éviter le marché noir de la marijuana.
Le document de l'Institut C.D. Howe indique que le gouvernement doit conserver ses pouvoirs relativement à la réglementation sur la santé et la sécurité, tandis que les provinces devraient avoir la liberté de créer leur propre système de distribution.
 
Les deux paliers de gouvernement devraient avoir le pouvoir de taxer la marijuana, Ottawa pouvant taxer les manufacturiers et les importateurs et les provinces pouvant taxer la vente au détail, ajoute le rapport rédigé par Anindya Sen, professeur en économique à l'Université de Waterloo, en Ontario.
 
Le gouvernement devrait décourager le marché noir en définissant la quantité de cannabis qu'une personne peut posséder, en plus de conserver les pénalités associées à la production illégale et au trafic, écrit M. Sen.
 
On suggère également qu'il faudra travailler à déterminer à partir de quelle quantité la marijuana devient dangereuse pour la conduite automobile.
 
Le rapport soutient aussi que la légalisation du cannabis pourrait initialement mener à une hausse de sa consommation et à la nécessité d'une surveillance policière accrue, ce qui entraînerait une hausse des dépenses gouvernementales.
 
Source: lapresse.ca



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