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  1. Ces députés LREM demandent la création d'une mission d'information à l'Assemblée, arguant "des débouchés considérables" de la culture du chanvre. rezkrr via Getty Images CANNABIS - Des députés de la majorité LREM demandent la création d'une mission d'information à l'Assemblée sur l'usage "bien-être" du cannabis, arguant "des débouchés considérables" de la culture du chanvre pour les agriculteurs français. "Le périmètre de cette mission serait restreint aux produits issus du chanvre 'bien-être'", précisent ce jeudi 14 mars ces députés dans un communiqué, expliquant que les produits concernés contiennent un principe actif non-psychotrope (moins de 0,2% de THC) mais ayant des vertus pour "l'amélioration du confort de vie". Ils favorisent "la réduction du stress et de l'anxiété, l'amélioration du sommeil et de la récupération" et peuvent être consommés sous forme alimentaire, liquide, vaporisé ou de produits cosmétiques", soulignent ces élus. La France "sur-transpose" "la réglementation européenne" Parmi les signataires figurent les marcheurs Jean-Baptise Moreau (Creuse), Sophie Beaudouin-Hubière (Haute-Vienne), Jean-Baptiste Djebarri (Haute-Vienne), Naïma Moutchou (Val d'Oise) et Ludovic Mendes (Moselle) et le député Paul Molac, du groupe Liberté et territoires (Morbihan). Une dizaine d'autres députés LREM soutiennent leur initiative. "Aujourd'hui, des dizaines de milliers de consommateurs français utilisent quotidiennement des produits à base de chanvre 'bien-être' et de cannabidiol (CBD)", indiquent les six élus signataires, regrettant que ceux-ci soit souvent "importés de chez nos voisins européens, notamment via des plateformes en ligne". Pointant un "flou juridique" sur la consommation et la commercialisation de ces produits, ils estiment que la France "sur-transpose" actuellement "la réglementation européenne" en interdisant tous "les produits issus de la fleur du chanvre" et en restreignant "l'utilisation du chanvre "au seul commerce des fibres et des graines". La France, "premier producteur européen de chanvre" Pour ces élus, "cette réglementation empêche les acteurs économiques nationaux de développer" une vraie filière alors que "la France est le premier producteur européen de chanvre". Pourtant, "cette production répondrait à nos attentes sociétales et environnementales pour une agriculture saine, sûre et durable puisque sa production ne nécessite ni produits phytopharmaceutiques, ni OGM", font-ils valoir. Pour eux, la législation française doit aujourd'hui s'adapter afin de favoriser "l'ouverture d'un marché estimé à 1 milliard d'euros par an", pour "améliorer le revenu de nos agriculteurs et dynamiser nos territoires ruraux". Saluant cette initiative, le syndicat professionnel du chanvre bien-être (SPCBE) qui rassemble des acteurs du secteur a appelé les autorités à entamer un dialogue pour "développer la sécurité de cette filière". Source: huffingtonpost.fr
  2. Face au développement du trafic, Villeurbanne a décidé de lancer dès le 10 décembre un débat citoyen sur la place du cannabis dans la société et la législation… La ville de Villeurbanne organise dès le 10 décembre une concertation citoyenne sur la place du cannabis dans la société et la législation. Une initiative rarissime pour une municipalité, liée à la multiplication des plaintes des habitants excédés par les nuisances liées au trafic. A l’issue de la concertation, un livre blanc sera remis au gouvernement et aux parlementaires dans l’objectif de faire évoluer la loi. Ils ne se posent ni en donneurs de leçons ni en experts. Mais plutôt en « lanceurs d’alerte » soucieux d’ouvrir le débat sur le cannabis dans la société et la législation française. Ce mardi, trois élus de la mairie de Villeurbanne, ville limitrophe de Lyon dirigée par le socialiste Jean-Paul Bret, ont annoncé l’organisation d’une vaste consultation citoyenne à compter du 10 décembre. Une initiative rarissime pour une municipalité. « Nous connaissons à Villeurbanne, comme dans de nombreuses villes, un développement du trafic de cannabis. Les élus locaux se retrouvent confrontés à des habitants excédés par ce trafic qui se fait au vu et au su de tout le monde et entraîne un sentiment d’insécurité et d’impunité, des problèmes de propreté et des nuisances sonores jusque tard dans la nuit », indique Didier Vullierme, adjoint à la sécurité de Villeurbanne. Pour limiter le trafic sur son territoire, cette commune, où quelque 60 points de deal sont recensés, a, comme bien d’autres, renforcé les effectifs de la police municipale et développé le système de vidéoprotection. « Mais nous ne faisons que gratter le vernis. Cela ne résout pas la cause de ce problème, à savoir le trafic, qui est une compétence de l’Etat », explique l’élu, constatant l’échec de la législation en vigueur sur le cannabis. Un produit parfaitement illicite, dont la consommation et la répression sont pénalement répréhensibles. Et pourtant. « Discuter sans tabou » et étudier toutes les options Selon une récente étude, presque un Français sur deux, âgés de 18 à 64 ans, indiquait en 2017 avoir déjà consommé du cannabis. « L’idée, à travers cette concertation, n’est pas de le banaliser, mais d’en discuter sans tabou car de toute évidence la prohibition ne suffit pas », souligne Jonathan Bocquet, adjoint à la jeunesse et à la vie étudiante. Dès le mois de décembre et pendant deux mois, chacun, Villeurbannais ou non, sera invité à s’exprimer sur ce sujet, à travers une plateforme de contribution Web. En janvier, deux Facebook Live seront proposés par la municipalité et deux tables rondes réunissant des experts (juristes, sociologues, urbanistes, médecins…) seront organisées à l’Hôtel de ville. « Ce doit être effectivement un débat sans tabou et sans angélisme, où toutes les options pourront être abordées. La poursuite de la prohibition, avec de nouvelles solutions à trouver pour faire respecter la loi, la dépénalisation ou la légalisation », ajoute Didier Vullierme. Un livre blanc remis au gouvernement En mars, une synthèse détaillée du débat citoyen, collectée dans un livre blanc, sera remise au gouvernement et aux parlementaires. « Il était de notre devoir d’alerter pour que le gouvernement sorte de cet état d’hypocrisie sur le cannabis. On voit mal comment, ensuite, l’assemblée nationale pourrait ne pas se saisir de ce débat de société », ajoute l’adjoint à la sécurité. Source: 20minutes.fr
  3. L'élue loirétaine s'est dite favorable à la légalisation de la substance "à titre médical comme récréatif", lors de son intervention sur le plateau de LCP, le 22 février. La député LREM, Caroline Janvier, à l'assemblée nationale, le 20 février 2018. / © IP3 PRESS/MAXPPP "Personnellement, je suis pour la légalisation du cannabis". Ca a le mérite d'être clair. Invitée sur le plateau de LCP vendredi 22 février, la député La République en Marche (LREM) du Loiret, Caroline Janvier a été interrogée sur la position qu'elle adopterait si un texte légalisant le cannabis en France devait être voté. Loin de se débiner, l'élue a répondu qu'elle serait favorable à la légalisation de la substance "à titre médical comme récréatif". Bien qu'il s'agisse de deux usages "très différents, qu'il faut traiter de façon très différente". Elle est la première des 23 députés de la région Centre-Val de Loire à se positionner explicitement sur le sujet depuis le début du quinquennat d'Emmanuel Macron, en mai 2017. En effet, par le passé, les très rares élus de la région à s'être exprimés sur le sujet l'ont fait de manière épisodique, sans réellement se mouiller. En 2013, le député Les Républicains d'Eure-et-Loir, Olivier Marleix avait réagi aux propos de Vincent Peillon qui, alors ministre de l'éducation nationale, s'était dit favorable à l'usage thérapeutique du cannabis et à la dépénalisation de ce dernier. Olivier Marleix avait alors écrit sur son site "que le cannabis était une drogue qui cause des ravages sur la santé et la vie des jeunes". Avant d'annoncer avoir cosigné avec une quarantaine de député LR un communiqué de presse intitulé "Jusqu'où iront-ils ? Vincent Peillon doit démissionner". Il est ici important de préciser qu'il s'agissait d'un manifeste contre la dépénalisation et non pas la légalisation du cannabis (voir vocabulaire). Parmi les autres députés LR ayant cosigné le texte, certains étaient issu du Centre-Val de Loire : Jean-Pierre Door, député du Loiret. Plus récemment, le 17 octobre 2018 lors d'une commission des affaires sociales portant en partie sur la création d'un fonds de lutte contre les addictions liées aux substances psychoactives, le cardiologue de formation a posé la question suivante au groupe La République en Marche : "envisage-t-il dans son programme de légaliser le cannabis comme vient de le faire le Canada ce matin même ?" Laure de la Raudière, député UDI d'Eure-et-Loir avait également apposé sa signature. Sur la même thématique, en juillet 2018, elle a attiré l'attention de la ministre des solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, sur le développement du commerce du cannabinol (CBD), substance issue de plants de chanvre industriel ayant pour but de relaxer le consommateur et non pas de lui procurer un état d'euphorie. La raison ? Le gouvernement s'était opposé à une dérogation concernant les liquides à vapoter à base de CBD accordée par le ministère de la Santé. Laure de la Raudière avait souhaité connaître la raison de ce changement. Un avis plus tranché que celui de la ministre de la Santé Caroline Janvier, qui appartient pourtant à la majorité, se positionne ainsi plutôt à l'encontre de celle actuellement adoptée par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn. En juin 2018, la ministre déclarait à ce sujet : "je ne suis jamais hostile à ce qui peut soulager les douleurs (...) Je suis contre la légalisation du cannabis parce que je pense que c'est un produit toxique et dangereux, qui entraîne des troubles cognitifs majeurs chez des jeunes, un grand nombre d'accidents de la route... Et on n'est pas en train de lutter comme des fous pour faire en sorte que les Français arrêtent de fumer pour qu'ils se mettent à fumer du cannabis !" Mais, à l'heure où l'usage du cannabis à des fins thérapeutiques se développe un peu partout dans le monde (une trentaine de pays dont les États-Unis, le Canada, la Thaïlande et 21 pays de l'UE...), la ministre avait néanmoins évoqué la possibilité d'utiliser des molécules tirées du cannabis dans l'usage thérapeutique. "Soyons cohérents. On est contre l'usage de ces substances psychoactives, mais on peut avoir une exception thérapeutique quand il s'agit de soulager des gens pour lesquels nous n'avons pas de médicaments. Donc nous travaillons à trouver la fameuse ligne de crête permettant d'être dans le rationnel". Elle avait également affirmé au micro de RMC en juillet dernier qu'elle n'avait "absolument pas de doctrine arrêtée sur le sujet. Soit c’est utile et nous le ferons, soit les médicaments sous forme de comprimés suffisent et on s’arrêtera là". Le président de la République, pour sa part, serait "un peu moins" favorable au cannabis thérapeutique (contrairement à sa femme), selon le député LREM Jean-Baptiste Moreau interviewé par L'Obs ce mois-ci. L'ANSM d'accord avec Caroline Janvier Qu'en pensent les professionnels de la santé ? Le 13 décembre dernier, l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a de son côté conclu qu'il serait "pertinent d'autoriser l'usage du cannabis à visée thérapeutique pour les patients dans certaines situations cliniques et en cas de soulagement insuffisant ou d'une mauvaise tolérance des thérapeutiques, médicamenteuses ou non, accessibles (et notamment des spécialités à base de cannabis ou de cannabinoïdes disponibles)". Et d'ajouter que "cet usage peut être envisagé en complément ou en remplacement de certaines thérapeutiques" et qu'il souhaitait "qu'une évolution de la légalisation soit mise en œuvre". Le 27 décembre, l'agence a émis le souhait qu'une expérimentation puisse être mise en place en France avant la fin 2019. Dans la suite de son intervention sur LCP, Caroline Janvier a expliqué que "nous devrions, si nous nous engageons dans cette voie, prendre le temps de la mettre en place, et avoir comme seul objectif la préoccupation sanitaire". Source: france3-regions.../centre-val-de-loire
  4. Dans une interview à L'Obs, le député LREM Jean-Baptiste Moreau, fervent défenseur du cannabis médical, a estimé que sur cette question, la France "ne devrait pas rester à la traîne". Alors que le parlement européen débat actuellement sur l'usage du cannabis à des fins thérapeutiques, l'élu de la Creuse s'est targué d'avoir un soutien de poids. "Heureusement, les choses bougent depuis quelque temps. Je sais que Brigitte Macron est à fond, Emmanuel Macron un peu moins !", a-t-il lâché dans les colonnes de L'Obs. Jean-Baptiste Moreau compte donc sur la Première dame pour faire fléchir le chef de l'État. En France, la question du cannabis à usage thérapeutique divise encore les Français. Alors que plusieurs pays européens comme l'Allemagne, l'Italie, la Belgique, les Pays-Bas ou encore la Suisse, l'ont en revanche déjà légalisé. Source: actu.orange.fr Ludovic Mendes, député LREM élu à Metz et au sud de Metz, participe à un congrès du groupe cannabis Europa. Ludovic Mendes veut faire évoluer la loi en France. Le député Ludovic Mendes dans l’hémicycle. © AFP - GERARD JULIEN Moselle, France L’un des députés LREM de Metz, le marcheur Ludovic Mendes, participe à Paris à un congrès de cannabis Europa. C’est un groupe qui milite pour ouvrir le débat sur le cannabis. En France, deux médicaments dérivés du cannabis sont temporairement autorisés. Et la ministre de la Santé Agnès Buzyn s’est positionnée pour le cannabis thérapeutique. "L’idée est d’ouvrir un débat parce qu’on a l’impression que le cannabis n’est qu’un stupéfiant avec lequel on va s’amuser le week-end. Alors que le cannabis peut-être thérapeutique, il y a aussi le CBD qui permet de se détendre sans avoir le psychotrope dans le produit", argumente Ludovic Mendes. J’ai fumé dans le passé, j’accepte de le dire (Ludovic Mendes, député LREM) "Derrière, on oublie toute une filière. La France est le premier producteur de chanvre d’Europe. On peut fabriquer des vêtements, de l’isolation. Et puis, les trafics entraînent des luttent violentes pour les _places de deal_. En Moselle, certaines rapportent des millions d’euros chaque année". "Je suis pour aller jusqu’au bout, jusqu’à la légalisation du cannabis récréatif. Mais je suis pour _encadrer cette consommation_. J’ai fumé dans le passé, je n’ai pas peur de le dire car 80% des Français ont déjà fumé du cannabis". Par François Pelleray, Source: France Bleu Lorraine Nord
  5. Faut-il autoriser le cannabidiol (CBD) de manière médicale pour les patients qui subissent des traitements lourds ? Oui, selon l’eurodéputée Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, qui participera aujourd’hui au vote d'une résolution sur l’autorisation de l’usage médical du cannabis. Les députés européens votent mercredi 13 février une résolution sur les moyens de combler les lacunes en matière de recherche sur le cannabis médical. Pour l’eurodéputée socialiste (PS - S & D) Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, il faut sortir de la vision d’un cannabis uniquement « récréatif » alors que cette plante a des vertus pour accompagner les patients qui subissent des traitements lourds. La résolution demande de soutenir une recherche de qualité sur les médicaments à base de cannabis et établir des normes pour le cannabis médical non pharmaceutique afin de garantir la sécurité des consommateurs. Surtout, les eurodéputés estiment nécessaire d’établir une distinction claire entre le cannabis médical et les autres usages du cannabis. Plusieurs États européens autorisent le cannabis médical, comme la Lituanie, qui a légiféré sur le sujet en octobre 2018. En Allemagne, la réglementation sur l’usage médical du cannabis a été assouplie pour permettre son accès aux malades pour lesquels aucun autre traitement n’est disponible. Entretien avec Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, eurodéputée socialiste. Pourquoi soutenez-vous ce texte ? On s’intéresse à une plante qui a beaucoup de composés chimiques, dont le « CBD », le cannabidiol. Ce dernier a des vertus thérapeutiques démontrées par les chercheurs et déjà utilisées par un certain nombre d’États. Il a une efficacité certaine chez des patients qui avaient des thérapies lourdes. Avec ce vote, on montre qu’on n’est pas juste fermé aux produits chimiques (perturbateurs endocriniens ou pesticides), mais on est aussi ouvert à ce qui pourrait être une valeur ajoutée pour traiter et soulager les patients qui souffrent de sclérose en plaques ou subissent des chimiothérapies lourdes. Plusieurs pays l’ont déjà autorisé au niveau national… Nous voulons une législation pour faire en sorte qu’on puisse bénéficier du CBD partout en Europe. En France, quand on parle de cannabis, on pense souvent à la partie dite « récréative »… Ce mot cache en fait le THC, tout ce qui concerne les psychotropes. Ce qui nous intéresse, c’est la partie CBD qui a été largement diffusée dans un certain nombre de pays et interdits dans d’autres. Il faut sortir de ces idées préconçues et cela n’avancera pas sans l’échelle européenne. Vous voulez à terme tordre le bras aux États membres ? C’est un peu ça, surtout leur faire accélérer leur processus d’autorisation. On a eu plein de débats contradictoires en France sur les boutiques qui proposaient du CBD et non pas du THC. Là, c’est un cadre médical, un accompagnement des pathologies lourdes. Il faut qu’il y ait un estampillage « produit pharmaceutique » pour ce cannabis médicinal. Ainsi, il pourra bénéficier de programmes de financements européens de recherche. On est très en retard par rapport à nos concurrents en la matière, comme les Américains. Il y a de nombreux intérêts à développer cette filière : pour nos patients, notre secteur de recherche, notre secteur économique et agricole. Vous lancez un appel à la Commission pour légiférer… C’est un premier signal. Après, j’espère que la Commission l’entendra et voudra avancer davantage. On est très en retard sur l’accompagnement de la souffrance des patients. Pendant très longtemps, on n’en parlait même pas. Si on pouvait avoir une législation un peu progressiste et moderne, cela ne nous ferait pas de mal et surtout ferait beaucoup de bien aux patients. https://www.ouest-france.fr/europe/ue/vote-au-parlement-europeen-le-cannabis-medical-peut-aider-soulager-les-patients-6222326
  6. Hey Luxembourg Portugal Grèce, Allemagne Belgique etc ça bouge partout mais chez nous en France c'est toujours et encore le statu quo .... Alors bien évidement il ni a pas encore "LE" système idéal qui prend en compte et la santé publique et l'usage thérapeutique mais certains pays s'en approche .... @+ https://www.blog-cannabis.com/2019/02/07/le-portugal-legalise-la-production-et-la-consommation/?fbclid=IwAR0TVQOirgu032zCtT-wPOuoRHImgryhY9ipHgcuu5xU6NrFkzE_vmz5eqU UNE LÉGALISATION SANS RÉCRÉATIF Depuis vendredi dernier le Portugal a commencé à régir les règles pour les consommateurs éventuels et les entreprises qui décident de commercialiser les produits, toujours avec l’autorisation préalable et le contrôle de l’Autorité nationale des médicaments et produits de santé (Infarmed). À cet égard, l’Agence Diário da República a publié sur son site une section spéciale qui explique les implications de la loi régissant la consommation de cannabis médicinal, qui sera vendu dans les pharmacies aussi longtemps qu’il aura été prescrit par un médecin. La loi prévoit que l’utilisation de médicaments, de préparations et de substances à base de cannabis n’est autorisée que “dans les cas où il est déterminé que les traitements conventionnels ne produisent pas les effets attendus“. Il s’agit ainsi de s’assurer que l’accès à la plante est limité ” aux cas où les traitements conventionnels n’ont pas produit les effets escomptés ou provoqué les effets indésirables pertinents “, ajoute Infarmed. Sa vente sera exclusive en pharmacie. L’État contrôlera l’ensemble du processus, de la culture de la plante à sa préparation et à sa distribution. La loi qui légalise la consommation médicinale de la plante a été approuvée par le parlement en juin dernier, mais ne disposait pas de la réglementation nécessaire à son fonctionnement, ce qui s’est finalement produit à la mi-janvier et entre maintenant en vigueur. à lire aussi Les agriculteurs de Jersey utilisent le chanvre pour améliorer leurs cultures 5 MILLIONS D’EUROS DANS LA PRODUCTION D’HUILE Le Portugal disposera d’une “unité sophistiquée” de production d’huile de cannabis dans la municipalité de Nelas, dans la région centrale, ainsi que d’un projet qui prévoit un investissement de cinq millions d’euros. La municipalité de Nelas a cédé un terrain à une entreprise pour développer “un investissement à forte intensité de capital qui sera très bénéfique pour la région”, a expliqué à l’agence Lusa le Président de la Chambre Municipale, José Borges da Silva, qui a évité de promouvoir le nom de l’entreprise. José Borges da Silva La société, a-t-il ajouté, possède une expérience pharmaceutique aux États-Unis, au Brésil et en Belgique et bénéficiera du programme ”Compete” créé pour les investissements dans les zones touchées par les incendies. L’objectif, selon Da Silva, est d’utiliser la plante à des fins médicinales avec un projet qui créera environ 20 emplois qualifiés. PREMIÈRE PUISSANCE PRODUCTRICE DE CANNABIS EN EUROPE? Le Portugal est devenu un pays de référence dans la culture du cannabis à des fins médicales depuis 2014, date à laquelle la première plantation a été autorisée. à lire aussi Le Maroc interdit la culture du kif et la production est exportée vers plusieurs pays européens où la consommation de cannabis médicinal est légalisée. Au moins un demi-million de Portugais (sur une population de 10,3 millions d’habitants) consomment régulièrement du cannabis et un sur dix l’a essayé au moins une fois, selon le dernier rapport du Service portugais d’intervention dans les comportements additifs et les dépendances (SICAD). NB : Les données présentées ici sont soit des estimations nationales (prévalence de l’usage, consommateurs de drogues opioïdes), soit des chiffres communiqués par le biais des indicateurs de l’OEDT (clients sous traitement, seringues, décès, diagnostic du VIH et saisies de drogues). Les promoteurs s’attendent à ce que les dérivés du cannabis soient prescrits aux patients atteints de cancer, aux personnes souffrant de maladies neuromusculaires ou de formes graves d’épilepsie. Cependant, rien de tout cela ne peut être fait tant que Infarmed publie la liste des indications thérapeutiques “jugées appropriées pour la prescription de préparations et de substances à base de plante. Source : EFE
  7. Plus d’un demi milliard d’euros sont dépensés chaque année en France pour lutter contre la consommation de cannabis. Les Français restent pourtant les plus gros consommateurs en Europe. Faut-il légaliser le cannabis ? L’intégration récente du commerce de drogues dans le calcul du Produit intérieur brut (PIB) d’un pays permet de repenser les termes de ce débat récurrent. En prenant notamment en compte l’argent dépensé pour lutter contre la consommation de cannabis (580 millions d’euros par an en France), on peut par exemple calculer le coût social de la prohibition et le comparer à celui de la légalisation. Dès lors, y a-t-il un avantage économique réel à la légalisation ? L’interdiction est-elle vraiment, comme beaucoup le pensent, moins coûteuse pour la société ? Résumé des enjeux avec ce nouvel épisode de « Dessine-moi l’éco ». Source: lemonde.fr
  8. Et couper l'herbe sous le pied de la gauche La droite refuse la légalisation du cannabis par principe. La prohibition est pourtant la politique la moins efficace qui soit. Militer pour sa légalisation lui permettrait de se moderniser et de faire enfin preuve de cohérence. ©KONRAD K./SIPA Après l’Uruguay et un certain nombre d’Etats américains, le Canada vient de légaliser le cannabis. En France le débat peine à émerger et à droite, à de rares exceptions près, tout le monde est contre. Contre la légalisation bien sûr mais hostile par principe même à tout débat. L’approche de ce sujet offre l’occasion à cette partie de l’échiquier politique d’aborder le cannabis uniquement sous l’angle moral – la drogue, c’est mal – exactement comme la gauche le fait avec l’immigration – toute réserve étant raciste. Dans les deux cas, cette approche moralisante conduit aux succès que l’on connaît. En ce qui concerne le haschisch, il est temps pour la droite de faire émerger un discours qui repose sur la réalité et non sur des principes moraux inopérants. Même Pôle Emploi est plus efficace Pour tous ceux qui prétendent à une certaine honnêteté intellectuelle, il faut rappeler qu’une politique, quelle qu’elle soit, se juge non sur ses intentions mais sur ses résultats – sinon tout le monde serait communiste. Les objectifs de la législation actuelle sur le cannabis peuvent susciter l’approbation : une société sans stupéfiant, sans consommateurs, sans trafiquants. Le bonheur théorique des sociétés multiculturelles offre les mêmes perspectives radieuses. La droite n’éprouve d’ailleurs pas de pudeur spéciale à questionner la réalité des différentes « expériences » marxistes-léninistes ou de l’identité heureuse. Comment pourrait-elle s’abstenir, après cinquante ans de prohibition du cannabis, de faire le bilan de la consommation et du trafic en France ? La droite Figaro constaterait que la politique de prohibition, l’une des plus répressives du monde occidental, est en tous points remarquable. Nul autre domaine de l’action publique ne peut en effet se targuer d’un bilan aussi lamentable – même la lutte contre le chômage fait figure de succès historique auprès d’une telle faillite ! Cannabis, la fiction de la prohibition Une société sans stupéfiants ? La drogue se trouve partout dès le collège. Une société sans consommateurs ? La France a la plus grande proportion de fumeurs de cannabis du continent. Une société sans trafiquants ? Pour ceux qui débarqueraient de Mars, taper banlieues et drogue dans un moteur de recherche – 2 030 000 résultats. Comment peut-on être lucide sur le fiasco du Venezuela chaviste ou sur la déroute du vivre-ensemble et ne pas voir que la prohibition, doux euphémisme, n’a pas atteint ses objectifs ? Pire que cela, elle a permis la mise en place d’un miroir inversé de ses ambitions. Car la situation actuelle, décrite dans sa réalité crue est celle-ci : une dépénalisation de fait de l’usage, un trafic concédé à des gangs mafieux, une impuissance totale de la justice et de la police à éradiquer une consommation massive. La prohibition du cannabis constitue donc une fiction, un mythe confortable, à l’instar de l’identité heureuse ou de la maîtrise de nos frontières. Tous les consommateurs d’alcool ne sont pas alcooliques A ce stade du fiasco avéré, on peut se réfugier derrière l’argument droitier le plus répandu – techniquement référencé sous l’intitulé « couilles molles ». Comme le communisme à Cuba ou en Union soviétique, la prohibition menée par la France ne serait pas assez « pure » et pratiquée par des porteurs de testicules flasques. On en arrive assez vite à rêver d’envoyer l’armée dans les banlieues. La suite s’adresse donc à ceux qui, comme l’auteur, ne sont pas emballés par l’idée d’une guerre civile. Reste à faire un sort aux arguments moraux ou de santé publique. Moralement, on ne peut bien sûr pas souhaiter que nos enfants « se droguent » au même titre qu’on ne peut espérer qu’ils deviennent alcooliques, c’est-à-dire dépendants. Qu’ils consomment de l’alcool ou du cannabis à l’occasion, quelle différence ? Une seule et de taille : on ne peut pas mourir d’une overdose de cannabis. Alors, diaboliser la fumette au nom de la morale tout en tolérant le binge-drinking et ses comas éthyliques à la vodka… Quant aux problèmes de santé publique liés au cannabis, ils sont indéniables. Mais ils relèvent de l’abus et non de l’usage. Tous les consommateurs d’alcool ne sont pas alcooliques. Il en va de même pour les fumeurs occasionnels. La droite devrait accepter de regarder calmement les statistiques des pays qui ont dépénalisé de longue date ce produit. Le Portugal ou les Pays-Bas ont non seulement moins de consommateurs que nous mais également moins de consommateurs abusifs. Que le cannabis soit légal ou qu’il soit interdit, les questions de santé publique se posent dans les mêmes termes. Ceux qui disent le contraire se trompent ou mentent. Taxer les dealers ! Et des menteurs cyniques, on en trouve à gauche comme à droite. Pour eux, l’argument moral ou de santé publique ne constitue qu’une tartufferie. Leur opposition à toute légalisation n’est pas liée au trafic mais à son arrêt et aux troubles qui en résulteraient. A leurs yeux, la concession du commerce aux gangs constitue une sorte de RSA Banlieue dont le tarissement pourrait être périlleux pour la République. On trouve toujours d’excellentes raisons pour ne rien faire, mais celle-ci ne peut que susciter l’incrédulité. Ainsi, les tenants de la morale confessent in fine préférer l’organisation mafieuse du trafic – et demeurer les alliés objectifs de gangs eux-mêmes très favorables au maintien de notre prohibition d’opérette. Ce cynisme interdit tout espoir de reconquête des territoires perdus de la République. Tant qu’un guetteur gagnera en une journée ce qu’un apprenti plombier gagne en un mois, il va falloir compter sur une éthique hors du commun dudit guetteur pour qu’il s’inscrive en CAP de plomberie. Il existe pourtant d’autres voies déjà expérimentées à l’étranger. On trouve aujourd’hui en Uruguay, au Canada, au Colorado ou en Californie des entrepreneurs du cannabis – pourquoi priver certains jeunes de cette perspective ? C’est d’autant plus aberrant que la France comptabilise officiellement le trafic de cannabis à hauteur d’un milliard d’euros dans son PIB. Alors, soyons cohérents et taxons le cannabis comme le tabac et l’alcool afin d’assécher les réseaux mafieux – et d’engranger quelques précieux millions. Asphyxions des trafiquants qui frayent désormais dans les mêmes eaux que le fondamentalisme islamique, conférant à cette légalisation son caractère d’urgence. Les salafistes ne partagent pas seulement des territoires avec les trafiquants. Ils partagent aussi la caisse. Comment les attentats du Bataclan ont-ils été financés ? Les Kalachnikov qui ont tué à Paris sont aussi celles qui tuent dans les cités d’Île-de-France ou de Marseille. Et couper l’herbe sous le pied des terroristes C’est d’ailleurs sous cet angle que la droite peut légitimement construire une argumentation en faveur de la légalisation du cannabis. Combattre le terrorisme salafiste passe par la coupure de ses sources de financement au nombre desquelles figurent tous les trafics dont celui du cannabis. La prohibition finançant indirectement le terrorisme, tout lecteur de Valeurs actuelles devrait militer pour que ce scandale moral et politique cesse enfin. Une situation d’autant plus révoltante que 10% des effectifs de la police et de la justice se consacrent sans relâche à une prohibition virtuelle, mobilisant des forces qui font défaut dans la lutte antiterroriste, sans faire reculer d’un pouce la consommation ou le trafic. Réallouer de tels moyens à la lutte contre l’Etat islamique pourrait constituer un tournant stratégique majeur, sans rien coûter au contribuable. Lucide sur le fiasco d’une prohibition fictive et délétère, tout semble enfin en place pour que la droite structure un projet de légalisation au nom de l’intérêt général : pour redonner une chance à l’intégration, pour pacifier les banlieues, pour lutter contre Daech. Loin d’être anecdotique, ce combat est central. par Stéphane Germain Source: causeur.fr
  9. Dimanche 3 février 2019 de 14h à 18h, Place de la République à Paris Le peuple de l’Herbe est en pétard Ce rassemblement statique sur la Place de la République à Paris "Gilets verts pour la Démocratie Ecologique Conviviale - Sortir de la crise avec le cannabis" est organisé, afin de faire entendre la voix de la société civile, en particulier celle des usagers du cannabis, alors que les Nations Unies via l’OMS évaluent scientifiquement et pour la première fois depuis sa classification comme stupéfiant il y a 82 ans, le cannabis et sa résine.A l’occasion de la Saint Blaise (patron des chanvriers) le 3 février, le collectif Cannabis Sans Frontières souhaite manifester pacifiquement sur la Place de la République à Paris, afin de demander la sortie du cannabis du Tableau des Stupéfiants et l’ouverture d’un débat public pour la réforme de la politique en matières de stupéfiants. Nous précisons que nous souhaitons populariser nos recommandations dans l’optique du Grand Débat National, afin de contribuer à l’élaboration d’une société respectueuse des libertés individuelles et de favoriser la justice sociale, fiscale et écologique par la régulation du marché du cannabis de la production à la consommation responsable des adultes, tout en renforçant les moyens pour les acteurs de la prévention des risques et de la réduction des dommages causés par la consommation de drogues. Aussi, nous souhaitons protester pour demander l’abrogation de l’Art L 3421-4 du Code de la Santé publique afin de permettre la présentation du cannabis (et autres stupéfiants) sous un jour véridique, non biaisé par la censure ou l’auto-censure. #GiletsVerts #PeupleEnPetard #CannabisLegalJusticeSociale Nota Bene : Cette manifestation est déclarée préalablement aux Services manifestations de la Préfecture. Source: http://cannabissansfrontieres.org/giletsverts-le-peuple-de-l-herbe,1363.html
  10. Hey ça relaxe au Havre .... @+ https://actu.fr/normandie/havre_76351/relaxe-accusations-trafic-drogue-gerant-dune-boutique-cbd-havre-pret-rouvrir_20975888.html Sa boutique de CBD avait fermée après trois semaines d'existence. Le gérant du Weed Corner, au Havre, a été relaxé des accusations de trafic de drogue le 8 janvier 2019. Après une fermeture cet été, trois semaines à peine après son ouverture, et un procès en janvier 2019, la boutique de CBD, aussi appelé « cannabis légal », Weed Corner, situé avenue Foch au Havre (Seine-Maritime), se prépare à rouvrir ses portes. « Un acteur responsable » Elle n’était restée ouverte que quelques semaines, à l’été 2018. En juillet dernier, suivant la tendance qui a vu fleurir les boutiques de CBD partout en France, Cyrille Bjaoui lançait au Havre son Weed Corner. Dans les rayons de son magasin, il proposait « des baumes, des huiles, des infusions. » Pour le gérant, les choses sont claires. « On a bien dit dès le début que l’on était pas un coffee shop. Nous avions choisi les produits ayant un réel intérêt pour le grand public, sans surfer sur le marketing des miels et chocolats ou des feuilles à rouler. Je me suis présenté comme acteur sensé, responsable. » Le CBD, c’est quoi ? Ça en a le goût et l’odeur, mais cela n’en n’est pas vraiment : le CBD, ou cannabidiol, est l’un des composants du cannabis. Sa commercialisation est autorisée dans la limite où le produit respecte la limitation à 0,2 % de THC ou tétrahydrocannabinol, l’agent psychotrope du cannabis qui, lui, est illégal. Fermeture, garde à vue et procès Des précautions qui n’empêcheront pas les autorités de fermer la boutique, le 8 août 2018. Perquisitionnée, elle a été mise sous scellée le temps que la police contrôle les taux des produits. « En octobre, j’ai été placé en garde à vue à la surprise générale, puisque les taux étaient bons. C’est là que l’interdiction d’exercer est tombée », raconte le gérant. Finalement, le tribunal du Havre lui donnera raison : mardi 8 janvier 2019, Cyrille Bjaoui est relaxé. Le parquet a toutefois décidé de faire appel de cette décision. La réouverture se prépare Ce qui n’empêche pas le patron du Weed Corner de préparer la réouverture de sa boutique. « Nous attendons seulement de récupérer les clés pour pouvoir rouvrir début février », espère-t-il. S’il reconnaît que « se retrouver fermé du jour au lendemain avec un écriteau ‘trafic de stupéfiants’ sur la porte » a été un coup dur, il compte sur « l’enthousiasme » des débuts de l’ouverture pour voir à nouveau sa boutique se remplir. « À ce moment là, on avait eu des clients de 18 à 92 ans, je n’avais jamais vu ça. »
  11. Hey Petit article sur les amendes de France Culture (hum France (cannabis)culture ....) .... Je vais pas commenter juste rappeler que cette amende n'est qu'un element supplementaire à la repression aveugle autant que stupide du cannabis .... Bonne lecture @+ https://www.franceculture.fr/emissions/les-nouvelles-de-leco/les-nouvelles-de-leco-du-mardi-22-janvier-2019 L'Assemblée a voté la création d'une amende forfaitaire pour les usagers de cannabis. Une mesure qui n'a pas pour objectif de faire baisser la consommation mais de désengorger les services de la justice et de la police et qui risque de renforcer le caractère partial des contrôles et interpellations. Le dispositif juridique concernant les fumeurs de cannabis n’avait pas été revu depuis près de 50 ans et le vote de la loi relative à la répression du trafic et de l’usage illicite des substances vénéneuses, le 31 décembre 1970. Un texte qui prévoyait une peine allant jusqu’à un an de prison et 3750 euros d’amende, pour les usagers de drogue, qu’il s’agisse de cannabis, de cocaïne ou d’héroïne. Une indifférenciation pénale qui, outre son inefficacité notoire en matière de lutte contre la consommation, a eu pour effet d’encombrer les services de police et de justice, saturés de cas d’interpellations pour simple usage : 160 000 en 2016 selon l’observatoire des drogues et des toxicomanies, soit trois fois plus qu’en 1995. Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, a lui-même acté l’inefficacité du dispositif de répression français. Ainsi, dans une récente interview, le ministre a rappelé que la France avait l’arsenal répressif le plus dur d’Europe, mais aussi, la consommation de cannabis la plus élevée. Il a ainsi estimé qu’il était nécessaire de prendre la mesure de cet échec français en matière de lutte contre la consommation de drogues et de cannabis en particulier. Il s’est donc prononcé pour un maintien de la pénalisation et pour la mise en oeuvre d’amendes forfaitaires et systématiques pour les usagers de cannabis. Le problème, c’est qu’il semble y avoir un gouffre entre les objectifs de lutte contre la consommation et les trafics, affichés par le gouvernement et la politique effectivement mise oeuvre. En effet, si le gouvernement acte la nécessité de revoir un appareil répressif inefficace, rien n’est prévu pour la prévention ou l’accompagnement des consommateurs. Le passage à l’amende forfaitaire aurait donc pour seul objectif de libérer du temps pour la police et la justice. De l’aveu même des syndicats de police et de magistrats, cette mesure relèverait en réalité d’une simple logique de « gestion des flux » et du temps. Si l’on peut se féliciter du fait que les policiers et les magistrats passeront désormais moins de temps sur ce type d’affaire, il faut néanmoins relever que cela ne signifie en aucun cas une baisse du nombre de contrôles, dont on a vu qu’ils n’avaient que peu à voir avec la lutte contre la drogue. En réalité, certains chercheurs s’inquiètent des dérives possibles d’un tel dispositif. Car en se passant de la sanction, individuelle et contextuelle, prononcée par un magistrat, le risque pour la société est de renforcer encore le caractère inégalitaire de la répression. Comme le rappelle un article de Mediapart, et comme nous avons pu l’entendre au cours de cette émission, les interpellations et contrôles relatifs à la drogue sont en effet loin de toucher également tous les publics. Des inégalités de traitement en matière d’âge, de genre ou encore d’origine ethnique et sociale. Les hommes représentent ainsi 94% des interpellés, alors qu’ils ne sont que 66% des consommateurs. De la même manière, cette amende risque de concerner avant tout ceux qui fument à l’extérieur et qui se font le plus facilement appréhender, à savoir les lycéens, les étudiants et les jeunes de quartiers populaires. Il faut dire qu’au-delà de 30 ans et dans les milieux les plus favorisés, la fumette a tendance à se retrancher, à quitter les bancs publics et les abris de bus, pour retrouver l’alcôve, le canapé feutré, au sein du domicile. Bien loin des zones d’intervention de la police donc.
  12. Hey Aaaaaah mais que c'est beau la justice en France ..... non je déconne .... Avant c’était surtout le statut social qui faisait que, riche, et donc en capacité d’être bien défendu par un bon avocat, tu t'en sortais mieux que pauvre défendu par un commis d'office .... Nouveauté frappante aujourd'hui, deux personnes pour le même "délit" commis dans deux départements différents sont, d'un coté libre de continuer leur life, et de l'autre mis en détention provisoire ..... oups vite traitement contre la nausée chauffe mighty et essayons de rester zen .... @+ https://www.ladepeche.fr/article/2019/01/17/2941734-deux-vendeurs-de-cannabis-light-places-en-detention.html Deux gérants de boutiques qui proposent accessoires et cannabis «light» à Toulouse, mais aussi Montpellier, dorment en prison. Ils reviendront mi-février devant la justice. Est-ce que ce qui est permis à Montpellier par la justice peut être interdit à Toulouse ? Cette question, Me Sophie Azam l'a posée au tribunal correctionnel de Toulouse, mardi. Dans le box, les deux prévenus, 26 et 30 ans, étaient poursuivis pour «offre cession détention de stupéfiants» et «provocation à l'usage». Pourtant, leur profil de dealer n'est pas habituel. Ces deux copains gèrent une boutique à Toulouse, dans le centre-ville depuis 2013, et une autre à Montpellier. Ils proposent accessoires et produits dit «light». Les deux magasins fonctionnent bien et sont gérés par la même société mais les conséquences judiciaires, elles, diffèrent. Fin août à Toulouse, la justice a ordonné une enquête et fait placer la boutique sous scellés. Cinq mois plus tard, lundi matin, les deux gérants ont été convoqués et ils se sont retrouvés en garde à vue, dans les locaux de la brigade des stupéfiants, à la sûreté départementale. 24 heures de garde à vue avant d'être présentés mardi matin au parquet puis dans l'après-midi devant le tribunal correctionnel, dans le cadre des comparutions immédiates. La défense conteste la réalité des stupéfiants Me Azam voulait un supplément d'informations. «Notamment pour comprendre pourquoi à Montpellier, on nous rend les produits et on nous annonce un classement sans suite alors qu'à Toulouse, on renvoie ces commerçants devant le tribunal.» Un avis pas partagé par le parquet. Les vérifications ont confirmé, selon la procureure à l'audience, le classement sans suite à Montpellier. En revanche, la procureure s'est opposée à un supplément d'informations. «Des analyses sur les produits ont déjà été réalisées», argumente la magistrate. «Mais à Montpellier il ne s'agit pas de produits stupéfiants et on nous affirme le contraire à Toulouse. La vraie question, c'est le taux exact de THC. Il faut une véritable analyse», répond l'avocate, agacée. Le renvoi du dossier, à cause de la grève des avocats, ne posant pas de difficulté, il fallait trancher le placement en détention, ou la remise en liberté, des deux prévenus. La procureur a requis la détention «pour prévenir le renouvellement de l'infraction». L'argument fait bondir la défense. «Comment peut-on requérir un placement en détention pour deux prévenus qui n'ont jamais été condamnés et pour prévenir le renouvellement d'une infraction dans un magasin qui est fermé ?» Pas troublé, le tribunal a renvoyé le dossier à la mi-février devant une composition collégiale, a refusé le supplément d'information et a ordonné le placement en détention des deux gérants «pour mettre fin à l'infraction». Cinq mois après la fermeture, il était temps… Jean Cohadon avec C. H.
  13. Hey Donc "Cannabistrot" vient d'etre déposée par un membre du CIRC .... Va falloir maintenant déposer Cannabisbar, cannabiscafé, cannabistroquet, cannabisbouiboui etc .... J'ai un peu de mal à capter le délire mais bon ... @+ La marque Cannabistrot déposée par un membre du CIRC Par: Olivier, January 16, 2019 Le CIRC (Collectif Information et de Recherche Cannabique) est l’association anti-prohibitionniste historique fondée entre autres par Jean-Pierre Galland au début des années 90. Le Cannabistrot est un concept inventé par le CIRC également dans les années 90. Comme son nom l’indique, le Cannabistrot est la version française du coffee-shop hollandais. Le CIRC a imaginé des structures associatives, moins commerciales que les coffee-shops : « Un lieu associatif convivial où l’on peut acheter au comptoir différentes variétés de cannabis consommables sur place. On y diffuse une information sereine sur toutes les drogues, leur consommation, leurs effets et leurs dangers. » Ce concept de Cannabistrot pourrait exister un jour lorsque le cannabis récréatif sera légalisé en France. Aujourd’hui, nous apprenons qu’un membre du CIRC a déposé la marque Cannabistrot au niveau européen. Après plusieurs tentatives en France qui n’ont pas abouti, Stéphane Karcher, plus connu sous le nom de K Shoo, a pu déposer la marque à Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO). Il sera désormais le seul à pouvoir utiliser le nom Cannabistrot en France et en Europe. Selon lui, le but est d’empêcher que des personnes utilisent ce nom pour des établissements qui ne respecteraient pas la charte du Cannabistrot définie par le CIRC. Le militant essaye actuellement de faire interdire une page Facebook, suivie par 2700 personnes, indépendante du CIRC mais également appelée Cannabistrot. Pour continuer d’exister, les administrateurs de la page ont décidé de se délocaliser virtuellement en Corée du Nord, un pays ou la marque Cannabistrot n’a pas été déposée. De plus, le Régime de Pyonyang est très sévère dans la plupart de domaines mais le cannabis n’y serait pas officiellement interdit. Il est possible d’en acheter sur les marchés pour une somme modique mais il s’agit de chanvre de qualité moyenne avec peu d’effets psychoactifs.
  14. Hey ça se passe ****la bas **** .... Tss Tss et pour quand une avancée sur le sujet ??? @+ Une société alsacienne, Biosynex, commercialise un auto test qui permet de détecter dans les urines des substances actives du cannabis. Vendu à l’unité en pharmacie afin de réduire son prix de vente, la société a pour objectif de démocratiser ce dépistage et le rendre accessible au plus grand nombre. Du Tétrahydrocannabinol (THC) dans vos urines, ça vous parle ? La société alsacienne Biosynex commercialise un test rapide pour détecter dans les urines cette substance active du cannabis. Si ce genre de test existe depuis plusieurs années, tout comme des tests salivaires, la société alsacienne basée à Illkirch-Graffenstaden (Bas-Rhin) recherche surtout à rendre ce dépistage accessible au plus grand nombre. Pour cela, elle le commercialise en pharmacie, à l’unité. Somnolences, addiction, symptômes psychiatriques… « La consommation de cette drogue « douce » n’est pas sans conséquence », rappelle Biosynex, alors que la France est l’un des pays d’Europe le plus concerné par l’utilisation du cannabis. Il y aurait, selon des chiffres de l’observatoire Français des drogues et toxicomanies, 17 millions de Français qui ont expérimenté le cannabis, dont 700.000 usagers réguliers, notamment les jeunes de 16 ans. « Cet auto test permet en cinq minutes de détecter les dérivés chimiques du cannabis dans les urines, explique Marika Raynaud, responsable chez Biosynex. Et cela pendant un à trois jours en cas de consommation "isolée", huit à dix jours pour une consommation régulière et jusqu’à 30 jours pour une consommation importante. Le tout avec une fiabilité de 99 %. » Concrètement, quelques gouttes d’urine captées à l’aide d’une pipette et introduites dans un contenant plastique suffisent. « Il suffit d’attendre un petit peu, pas au-delà de cinq minutes, explique Marika Raynaud. Le résultat s’affiche un peu comme sur un test de grossesse. » Un test pour le plus grand nombre Mais, mis à part les forces de l’ordre, qui peut bien avoir besoin d’un tel test ? « Cela s’adresse aussi bien aux adolescents qu’à leurs parents, sourit Marika Raynaud… Loin de vouloir que les parents "fliquent" leurs ados, la société alsacienne assure « vouloir proposer une solution aux parents mais aussi aux personnes exerçant des métiers à risques. » Comme les conducteurs de transports en commun, les conducteurs d’engins ou par exemple les personnes qui reprennent une activité et qui veulent savoir si leur consommation de cannabis, même occasionnelle, ne pourrait pas avoir des conséquences en cas d’accident de travail. « L’intérêt est multiple », explique encore Biosynex. Il peut être utile également « aux usagers souhaitant se faire dépister avant de prendre la route ». Un peu, finalement, comme un auto test d’alcoolémie…
  15. Hey le progrès en marche (oui je sais mais non rien à voir avec le parti politok en place qui lui a embrayé la marche arriere ....) @+ https://www.leclaireurprogres.ca/usine-de-production-de-cannabis-medical-verra-jour-a-guadeloupe/ Une usine de production de cannabis médical verra le jour à La Guadeloupe Le président d'Uforika, Massimo Cicirello, le maire de La Guadeloupe, Carl Boilard, et le vice-président de l'entreprise, Fabio Cicirello. Crédit photo : L'Éclaireur-Progrès - Sébastien Roy L’entreprise Uforika bio médical, qui se spécialise le cannabis médical, ouvrira un premier lieu de production dans la bâtisse qui abritait auparavant le moulin à carde, à La Guadeloupe. Il est impossible de connaître avec précision le montant investi pour un tel projet. Cependant, les président et vice-président de l’entreprise, respectivement Massimo et Fabio Cicirello, estiment que la somme pourrait avoisiner les 50 M$, ce qui comprend la construction de l’usine de 134 000 pieds carrés, dont le début des travaux est prévu pour la fin de l’année en cours. «Si tout se passe bien, nous prévoyons commencer la production vers la fin de l’année 2019», ont-ils précisé. Ceux-ci ont mentionné avoir choisi La Guadeloupe à la suite de leurs recherches dans plusieurs régions de la province. «Tous les éléments étaient parfaits pour la construction de notre usine», a affirmé Fabio Cicirello. «Nous envisageons d’embaucher entre 40 et 50 personnes de La Guadeloupe dans divers domaines, tels que l’administration, technique de laboratoire et l’horticulture», a-t-il poursuivi. Ces derniers ont joué cartes sur table en présentant leur projet aux résidents de la municipalité le 14 juillet qui ont répondu à l’appel alors que plusieurs dizaines de citoyens étaient présents. «Je suis venue pour m’informer. Le cannabis va être légal d’une façon ou d’une autre, alors pourquoi pas chez nous ?», a mentionné une résidente. Pas à des fins récréatives Les entrepreneurs ont toutefois clarifié un point. Malgré l’arrivée de la légalisation du cannabis à des fins récréatives, ils ne visent pas ce marché. «Nous ne sommes pas un revendeur de cannabis au public. Uforika sera une entreprise spécialisée dans la production de cannabis à des fins médicales», a déclaré Fabio Cicirello. Ce dernier a ajouté qu’une grande partie de la production, soit environ 85 %, sera utilisée pour extraire l’huile de cannabis pour l’industrie médicale et pharmaceutique. De son côté, le maire de La Guadeloupe, Carl Boilard, estime qu’il s’agit d’un beau projet. «Le cannabis, c’est un peu comme l’alcool. Si c’est bien géré, ça va bien. S’il y a de l’abus, ça ira moins bien. C’est la responsabilité de tout adulte de bien s’informer et d’informer les enfants. De plus, dans le cas du projet d’Uforika, ce n’est pas pour la vente aux particuliers, mais pour des fins médicales», a-t-il commenté. «Nous déploierons les efforts nécessaires afin de parler que la consommation de cannabis n’est pas banale et qu’il est important de connaître les effets et les conséquences qu’elle peut entraîner», a assuré M. Cicirello. Le vice-président a présenté les mesures de sécurité qui seront prises pour protéger les installations, notamment avec la présence d’une barrière physique et de caméras qui enregistreront 24 heures sur 24. Précisons que d’autres normes doivent également être respectées.
  16. Hey malgré un titre fort mal choisi il semble qu'un petit pas soit franchi ... @+ Source : http://www.leparisien.fr/societe/sante/cannabis-therapeutique-un-premier-pas-vers-le-joint-sur-ordonnance-12-12-2018-7967280.php?fbclid=IwAR09KWM12s6e68SmSDh_5iktluI5NmuckS7zu6j8SkFsJz9bB6hIen0TT5E Selon nos informations, un comité d’experts s’est prononcé ce mercredi soir en faveur de la consommation d’herbe dans un but médical. Nous avons rencontré des malades contraints d’en fumer illégalement. Ce sont des malades qui doivent se cacher pour soulager leurs maux, vivre dans l’illégalité. Les patients souffrant de douleurs chroniques, d’épilepsie sévère, de sclérose en plaques et d’autres pathologies, seront-ils bientôt autorisés à fumer ou vaporiser du cannabis en France ? Ce jeudi, un comité d’experts, mandaté par l’Agence du médicament, va annoncer s’il juge pertinent de développer l’utilisation de cette plante dans un cadre médical. Une étape fondamentale et très attendue par les malades qui pourraient être entre 300 000 et 1 million à en bénéficier. Selon nos informations, un « oui sous conditions » l’a emporté. D’autres travaux devront être menés pour déterminer sous quelle forme et pour quelles maladies il sera indiqué. «Ça me redonne l’envie de vivre» « Il faut faire bouger les lignes, exhorte, Franck 27 ans, consommateur de cannabis atteint d’une sclérose en plaques, diagnostiquée à ses 18 ans. Beaucoup d’études montrent son efficacité, il doit être accessible, de manière sécurisée, pour ceux qui en ont besoin. » Cette plante, c’est sa bouée de sauvetage. À peine majeur, Franck est victime « d’une crise neurologique » en se couchant. Il ne tient plus debout, des migraines saisissent son crâne, sa mâchoire fait mal. Le diagnostic tombe mais cet épisode lui a laissé des séquelles. « Les nuits suivantes, mon cerveau ne s’éteignait plus, je n’arrivais pas à dormir. » Des somnifères lui sont prescrits, les réveils sont brumeux, douloureux. Franck, 27 ans, mange des petites doses d’herbe toutes les quatre heures./DR Pourquoi ne pas tester le cannabis, qu’il prenait, de façon récréative, plus jeune ? Franck a trouvé son médicament. Il délaisse vite le joint pour passer à la vaporisation, « plus saine », et mange aussi de petites doses d’herbe, toutes les quatre heures en journée. « Le cannabis me redonne l’envie de vivre », confie ce gérant d’entreprise qui vit au Plessis-Trévise (Val-de-Marne). Le cannabis atténue la douleur de ses spasmes musculaires et la fatigue, qu’il compare à une déprime permanente. Lorsqu’on l’interroge sur les risques, il répond par une question. « La prise d’antidouleur n’est-elle pas plus risquée ? » lance-t-il, en référence au nombre croissant de morts par overdoses médicamenteuses. Condamnée à cinq mois de prison avec sursis Prisca, 39 ans, fume quatre joints chaque jour./DR Dans la petite ville d’Aniche (Nord), Prisca, 39 ans, partage le combat de Franck. Cette mère de quatre enfants a développé un glaucome, une maladie de l’œil causée par la grave pathologie congénitale dont elle souffre. Le matin, elle fume deux joints qui lui permettent « d’être bien en journée, de faire ses petites courses et de s’occuper de ses enfants », et deux le soir « pour détendre ses muscles, passer une bonne nuit ». Car sa maladie atrophie ses bras et crible son corps de douleurs. « Parfois, je mets de l’huile de cannabis dans mes plats, ça m’apaise beaucoup, c’est un petit miracle. » Mais il y a pile un an, Prisca a été condamnée à cinq mois de prison avec sursis. Les policiers ont découvert chez elle quatre plants de cannabis qu’elle faisait pousser. « C’est vraiment injuste de me punir. Je ne vais pas en cultiver des hectares, j’ai juste besoin de quelques plantes que j’ai moi-même choisies, qui me font du bien, je ne suis pas un dealer, lance-t-elle. Juste une maman qui essaye de vivre comme les autres. » «Je suis très vieille et très angoissée» Même Janine, une Parisienne de 95 ans, utilise de l’huile de CBD, une des molécules du cannabis. Tous les matins, cette ancienne chirurgienne-dentiste met quelques gouttes sous sa langue. « Vous savez, je suis très vieille et très angoissée, j’ai beaucoup de problèmes de santé et je suis contractée en permanence, lâche-t-elle, d’une voix chevrotante. C’est peut-être une hallucination mais je me trouve bien plus détendue. » L’illégalité du cannabis à visée médical ? Janine s’en offusque. « Je trouve ça aberrant, je suis complètement pour son autorisation officielle. Vous savez, mon corps est handicapé mais j’ai toute ma tête. » Des législations très différentes selon les pays Dans le monde, 67 États ont légalisé le cannabis thérapeutique dont une trentaine aux États-Unis. Il peut s’agir de l’utilisation de la fleur dans un cadre thérapeutique ou de médicaments, parfois les deux. Le Canada a été le premier en 2001. Aujourd’hui la Jamaïque, la Colombie, le Mexique mais aussi le Lesotho, le seul d’Afrique, l’autorisent. « En tout, 1,4 milliard de personnes vivent dans un État où ils ont accès à un médicament à base de cannabis », explique Béchir Bouderbala, de NORML, une association militant pour l’évolution de son statut légal. En Europe, 22 l’ont autorisé. Plus précisément, 15 ont dit oui à l’utilisation de sa fleur, dans un cadre thérapeutique. C’est le cas de l’Allemagne, de l’Italie, des Pays-Bas ou de la Macédoine. Et 6 ont dit non au cannabis médical ou ont voté une loi, en sa faveur, qui n’est pas appliquée. C’est le cas de la France, la commercialisation de médicaments à base de cannabis a été autorisée. Mais jamais aucun n’a été commercialisé.
  17. Un comité d'experts de l'Agence du médicament va rendre un avis favorable sur la consommation de cannabis thérapeutique. Ce qui devrait ouvrir la voie à sa légalisation. Le cannabis a des vertus apaisantes qui permet de lutter contre certaines douleurs ou fatigues. Photo Don MacKinnon / AFP Sclérose en plaque, épilepsie sévère, douleurs chroniques... Pour soulager ces maux, le cannabis thérapeutique pourrait être légalisé. Le comité d'experts de l'Agence du médicament (ANSM) y est favorable, selon Le Parisien. Leur avis est officiellement attendu pour ce jeudi. Ces experts - treize personnalités du monde de la santé - ont repris l'ensemble des études sur le sujet, entendu des malades, mais aussi des médecins sur le sujet. Pas de joints Il semble que le comité ait été convaincu de son utilité. Mais pas question pour autant d'autoriser la fumette, fut-elle thérapeutique. Ce qui pourrait être légalisé, assure Europe 1, ce sont des gélules ou des tisanes, voire des inhalations. Les experts doivent ensuite déterminer une liste des pathologies "éligibles". Outre celles citées plus haut, on peut penser à certaines maladies neurologies ou encore aux soins palliatifs. À noter que la ministre de la Santé, Agnès Buzyn s'y est déclarée favorable par le passé ( le 24 mai 2018 ). Comme l'a rappelé la ministre, la France ne serait pas la seule à autoriser le cannabis thérapeutique. En Europe, 22 pays autorisent le cannabis, dont 15 pour un strict usage thérapeutique. C'est notamment le cas de l'Allemagne ou de l'Italie. Source: estrepublicain.fr
  18. Il existe certains domaines pour lesquels notre pays paraît bien étriqué. En atteste la position française sur le cannabis, ultra-conservatrice et profondément hypocrite. Non, vous n’allez pas lire ici une ode à l’herbe ou un appel à la fumette. Car c’est vrai, le pétard peut faire mal. Raison de plus pour s’y intéresser et constater que la politique du tout-répressif non seulement ne fonctionne pas, mais a conduit au résultat inverse en favorisant les trafics et la consommation. Pas moins de 17 millions de Français reconnaissent avoir déjà fumé un joint, dont 5 millions l’an dernier. Si les jeunes tirent un peu moins sur leurs pétards, ils restent les plus grands amateurs d’Europe. Confrontés à ces statistiques têtues, les gouvernements ont choisi… de ne pas agir, alors que de plus en plus de pays étrangers assouplissent leur législation. Leurs dirigeants seraient-ils devenus totalement laxistes ? Non, pragmatiques. “Un des objectifs de la nouvelle législation est d’encadrer rigoureusement la production, la distribution, la vente et la possession afin de restreindre l’accès des jeunes à ce produit”, détaille un excellent rapport * sur la légalisation du cannabis au Canada, en œuvre depuis le 17 octobre. Alors que de la Géorgie à la Thaïlande, électeurs, médecins, spécialistes ou parlementaires débattent du pour et du contre de la légalisation des usages du cannabis, la France, elle, assure le service minimum. Elle vient tout juste d’instaurer des amendes (de 200 euros !) pour les fumeurs de joints, une façon de botter en touche le débat sur la légalisation. En septembre, un comité scientifique a été créé pour mesurer les effets du cannabis thérapeutique. Le Canada (encore lui) a changé sa législation dès 2001, et une majorité de pays européens a suivi cet exemple, dont la Grèce, qui délivre des permis pour cultiver le cannabis à usage médical. Mais nos responsables politiques semblent, eux, tétanisés par un débat tabou. _________________ * La légalisation du cannabis au Canada, Observatoire français des drogues et des toxicomanies, Ivana Obradovic, octobre 2018. Eric Chol Source: courrierinternational.com
  19. L’article, adopté par les députés par 28 voix contre 14, vise à lutter plus efficacement contre l’usage de stupéfiants. Photo ALAIN JOCARD / AFP L’Assemblée nationale a voté dans la soirée du vendredi 23 novembre la création d’une amende forfaitaire de 200 euros pour sanctionner l’usage illicite de stupéfiants, jusqu’alors réprimé uniquement par une peine de prison et une forte amende, peu souvent prononcées. L’article, adopté par les députés par 28 voix contre 14 lors de l’examen en première lecture du projet de réforme de la justice, entend ainsi répondre à l’augmentation constante du nombre de consommateurs de cannabis : 5 millions en 2017, dont 700 000 usagers quotidiens, selon les chiffres officiels. La ministre de la justice, Nicole Belloubet, a défendu une mesure qui « résulte d’un travail important » de la mission d’information parlementaire sur le cannabis menée notamment par Eric Pouillat (La République en marche, LRM), assurant que l’amende forfaitaire « marche bien pour d’autres types de contraventions ». Elle a également insisté sur « la palette de réponses possibles », le ministère public conservant la possibilité de poursuivre l’infraction devant le tribunal correctionnel. Le cadre répressif instauré depuis 1970 prévoit, quelle que soit la drogue, que le contrevenant risque jusqu’à un an de prison et 3 750 euros d’amende. « Est-ce qu’on va régler le problème comme cela ? » Plusieurs élus de gauche ont critiqué l’absence de réponse sanitaire avec cette mesure, la ministre leur rétorquant que l’amende « n’entraînera pas de rupture dans la réponse de santé publique ». Pour ces raisons notamment, Pierre Dharréville (Parti communiste français) a défendu un amendement pour supprimer l’article, mettant aussi en exergue le risque de ciblage des jeunes défavorisés. « Ce n’est pas ce type de dispositions qui amènera à améliorer l’état sanitaire », a renchéri David Habib (Parti socialiste), dénonçant le caractère « inégalitaire » de la mesure. « Est-ce qu’on va régler le problème comme cela ? », a aussi questionné Ugo Bernalicis (La France insoumise). « Si vous voulez lutter contre le trafic et les trafiquants, légalisons », a-t-il lancé. Marine Le Pen (Rassemblement national) a pour sa part estimé que le dispositif revenait déjà « à autoriser la consommation », au vu du montant « faible » de l’amende, dénonçant une « hypocrisie ». A lire aussi: Un échec annoncé ? Amende étendue à d’autres délits L’amende forfaitaire, qui était prévue à 300 euros, a été revue à la baisse en commission à 200 euros pour ne pas se heurter à l’insolvabilité des usagers. Plusieurs associations, certains magistrats et policiers ont prédit « l’échec annoncé » d’une énième mesure répressive. Outre l’usage illicite de stupéfiants, l’article étend le champ d’application de l’amende forfaitaire à d’autres délits, dont la vente et l’offre d’alcool à un mineur et le transport routier en violation des limites horaires. Les députés ont ajouté en commission le délit de vente à la sauvette, la ministre s’engageant aussi en séance à créer « par voie réglementaire » une contravention pour sanctionner l’achat de tabac vendu à la sauvette, en réponse à une demande d’élus LRM. A l’initiative également de « marcheurs », les députés ont encore ajouté le délit d’occupation de halls d’immeubles à l’amende forfaitaire. La ministre a émis un avis de « sagesse », arguant notamment du risque d’« oppositions systématiques » car les infractions seront « trop compliquées » à caractériser. Ils ont par ailleurs étendu la procédure de l’amende forfaitaire aux contraventions sanctionnant les mauvais traitements envers les animaux. Source: Le Monde avec AFP
  20. Hey Ah bah la on a notre champion du monde pour le mois de Novembre .... Le mec qui pense que les gendarmes vont entretenir ses plants de canna et qui va les chercher un mois après .... @+ http://www.lest-eclair.fr/89896/article/2018-11-20/il-s-introduit-dans-la-gendarmerie-pour-recuperer-ses-plants-de-cannabis?fbclid=IwAR3YW5i0pWJfU_tpRjgD-zyJpQFejaKB_5Cex6MSJN0tHS-jpy3xpnidFPo Dans la semaine du 15 octobre, un habitant d’Ervy-le-Châtel avait été interpellé à son domicile après avoir perturbé, quelques heures plus tôt, la quiétude de la commune en tirant un coup de feu en l’air. Lorsque les gendarmes avaient sommé l’homme de leur remettre son arme, il n’avait opposé aucune résistance et leur avait même ouvert la porte de son domicile. En entrant dans l’appartement, les gendarmes ne s’attendaient probablement pas à tomber sur une centaine de plants de cannabis poussant tranquillement. Les plants avaient été saisis, l’homme placé en garde à vue et à l’issue, convoqué en justice pour le mois de janvier. Mais un nouvel épisode s’est produit dans cette série à rebondissements. Dimanche soir, un gendarme constate l’intrusion d’un homme à l’intérieur du périmètre de la caserne de Bouilly. Il l’arrête et le somme de s’expliquer. Ce dernier explique alors sans détour qu’il est venu récupérer son bien. Quel bien ? Les fameux plants de cannabis, saisis un mois plus tôt…
  21. Le tribunal administratif de Papeete vient d'annuler l'arrêté pris en conseil des ministres interdisant le commerce de graines de cannabis. Une décision très attendue par l'avocat des gérants du Street shop. Archives Tahiti Nui Télévision Après l'ouverture du Smoke shop (devenu Street shop) en février dernier, le gouvernement avait pris un arrêté interdisant le commerce de graines de cannabis, principale activité du nouvel établissement. Le conseil des ministres évoquait alors un "vide réglementaire et juridique". Ce mardi, le tribunal administratif, saisi par le propriétaire du Street shop, vient d'annuler l'arrêté n° 313 CM du 7 mars 2018 inscrivant les graines de cannabis sur la liste des substances vénéneuses destinées à la médecine. Seules peuvent être inscrites sur la liste des substances vénéneuses des éléments comportant de telles substances. Le tribunal évoque un document des Nations Unies "selon lequel les graines de cannabis, (...) ne contiennent pas de THC, et que les traces de cette substance que l’on peut y détecter sont imputables à une contamination par des matériaux tels que des sommités fleuries, des enveloppes ou de la résine de cannabis." Cette décision du tribunal administratif était attendue par l'avocat des gérants du Street shop. Mais le Pays a pris un second arrêté contre la commercialisation des graines de cannabis, cette fois sur proposition du directeur de l’Agence de régulation sanitaire et sociale (Arass). Cet arrêté sera également contesté devant le tribunal administratif. L’avocat du gérant du Street Shop de Papeete, Me Millet. Photo © Radio 1 Les gérants de l'établissement doivent être jugés le 29 janvier prochain pour trafic et provocation à l’usage de stupéfiants. Ils encourent sur le papier, dix années de prison et une amende de plusieurs millions de Fcfp. Dernièrement, leur avocat avait également obtenu l'allègement du contrôle judiciaire. Fin septembre, celui-ci avait été renforcé. Les gérants avaient interdiction de quitter Tahiti et Moorea pour l'un d'eux qui réside sur l'île soeur. Ils avaient obligation de donner leur passeport à la gendarmerie et d'y pointer une fois par semaine. Fin octobre, les gérants ont donc eu l'autorisation de reprendre une activité, mais pas la vente de graines de cannabis et pas non plus de vente de produits portant le symbole d'une feuille de cannabis. Source: tntv.pf
  22. Une amende de 200 € pourrait sanctionner toute personne surprise par la police en train de consommer du cannabis ou tout autre stupéfiant. Des associations dénoncent une mesure qui ne ferait qu’aggraver un problème de santé publique. Dans le cadre d’une loi visant à réformer la justice, les députés viennent d’adopter une amende forfaitaire pour usage de stupéfiants, dont le montant a été fixé à 200 euros. Cette amende qui sera signifiée directement par un policier ou un gendarme, sans passer par un magistrat, ne s’appliquera pas aux mineurs. La mesure n’est pas encore en vigueur, mais suscite d’ores et déjà la polémique. Dans une conférence de presse organisée le 13 novembre 2015, au siège de Médecins du monde, diverses associations mais aussi des représentants du monde judiciaire et de la police dénoncent l’article 37 de la future loi. Leurs arguments sont développés dans un livre blanc. Tous partent du même constat : malgré une législation antidrogues de plus en plus répressive, la France affiche des niveaux de consommation très élevés, que ce soit en matière de cannabis (1er au niveau européen) et de cocaïne (3e au niveau européen) pour les drogues illégales, mais aussi de tabac et d’alcool pour les produits autorisés. En Europe, la France reste parmi les six pays (Finlande, Grèce, Hongrie, Suède, Chypre) qui, dans leur législation, prévoient une peine d’emprisonnement pour les consommateurs de drogues. De fait, 11 % des condamnations pour usage de stupéfiants aboutissent à une peine de prison (ferme ou sursis), aujourd’hui en France. Rappelons que, rien que pour que le cannabis, 167 000 consommateurs (pas trafiquants) ont été interpellés en 2014. Pour les associations, la prison ne résout rien. Et la future amende non plus. « Tous les usages de drogue ne sont pas problématiques », rappelle Nathalie Latour, déléguée générale de la Fédération addictions. L’interpellation ou l’amende ne tiennent aucun compte du profil de la personne : s’agit-il d’un consommateur régulier, occasionnel, qui nécessite des soins ou pas ? « La réponse pénale ne fait qu’enfoncer la personne », ajoute Katia Dubreuil, présidente du syndicat de la magistrature. Quant à Bénédicte Desforges, ex-policière, représentante du Collectif Police contre la prohibition et de l'association Asud, elle observe que l’amende « sera applicable à la récidive sans se poser la question de savoir s’il y a un problème d’addiction ». Pour les associations, cette solution n’est pas la bonne. Elles incitent les pouvoirs publics à réfléchir à d’autres modèles (une meilleure prévention, une réelle prise en charge des patients addicts...) en rappelant qu’en 2017, l’Onu et l’OMS (Organisation mondiale de la santé) ont appelé à dépénaliser l’usage des drogues au niveau mondial. Pour plusieurs associations, mais aussi certains magistrats et policiers, cette énième mesure répressive est vouée à l’échec. Dès lundi, les députés vont examiner le projet de loi de réforme de la Justice. Avec ce texte touffu, qui aborde aussi bien le budget de l’institution, l’augmentation des places de prison ou l’échelle des peines, ils devraient créer une amende forfaitaire délictuelle de 200 euros punissant l’usage de stupéfiants. Une disposition qui entend répondre à l’augmentation constante du nombre de consommateurs de cannabis – 5 millions en 2017, dont 700 000 usagers quotidiens, selon les chiffres officiels -, tout en conservant le cadre répressif instauré depuis 1970 : quelle que soit la drogue, le contrevenant risque notamment jusqu’à un an de prison. Accentuer les "échecs" de la France Cette "obstination répressive risque d’accentuer et d’aggraver les échecs de la France en matière de politique publique des drogues", estiment plusieurs associations de médecins, d’usagers, de magistrats et de policiers. Emmené par Médecins du monde, ce groupement a publié mardi un livre blanc adressé aux députés leur demandant de voter contre l’amende, qu’il estime inefficace et discriminatoire. "L’amende accélère la répression et vient s’ajouter à tout ce qui existe déjà. C’est un précipité de tout ce qui ne fonctionne pas dans la procédure délictuelle", juge Katia Dubreuil, présidente du Syndicat de la magistrature, classé à gauche. Avec 170 000 usagers de cannabis arrêtés en 2014, les interpellations pour usage ont triplé en 20 ans, selon le livre blanc. "Contrôles au faciès" Pour désengorger les tribunaux, la justice a multiplié les alternatives aux poursuites : rappel à la loi ou stage de sensibilisation et procédures simplifiées qui condamnent l’usager à une amende ou une injonction de soins sans passer devant un juge. "Avec l’amende remise par les forces de l’ordre, on pousse la logique jusqu’au bout, il n’y aura aucune individualisation de la sanction", proteste Katia Dubreuil. "Qu’on soit chef d’entreprise ou chômeur, on aura exactement la même amende à payer." Face aux futures contestations, le gain de temps promis aux magistrats n’est "pas si évident", ajoute-t-elle. Selon le projet de loi, l’amende pourrait être infligée même en cas de récidive. "On va pouvoir verbaliser la même personne plusieurs jours de suite, sans même se poser la question de l’addiction", observe Bénédicte Desforges, ex-policière et cofondatrice du collectif Police contre la prohibition. "C’est complètement irresponsable et ça va doper la politique du chiffre". La Ligue des droits de l’homme craint, elle, un "renforcement des contrôles au faciès", selon son président Malik Salemkour. Le livre blanc dénonce une "réforme qui passe à côté des véritables enjeux", en oubliant la santé publique. Sources: sudouest.fr & santemagazine.fr
  23. Salut, je viens d'entendre parler de ça sur Radio Canut dans l'émission Cannabis Circus, il me semble que c'est important de relayer : Tout en amont de la chaine pénale, et en charge de mettre en œuvre la répression, policiers et gendarmes peuvent faire le constat, quotidien et accablant, de l’échec de l’actuelle politique publique en matière de stupéfiants et de ses multiples effets pervers. La France est le pays le plus répressif d’Europe, pourtant la prohibition instaurée par la loi de décembre 1970 n’a fait baisser ni la consommation de drogues, ni la criminalité. Bien au contraire. Fort de l’expérience et de l’exercice de la sécurité publique sur le terrain, le collectif Police Contre la Prohibition a pour objectif d’apporter un témoignage jusqu’à présent inaudible, de sensibiliser le législateur et l’opinion publique sur l’ineptie de la prohibition et ses conséquences désastreuses, et de mettre à mal les nombreux tabous et présupposés qui excluent toute réflexion rationnelle au sujet des drogues. Le collectif étend sa réflexion aux pratiques et à la culture policière : répression de l’usage de drogues, politique du chiffre et contrôles d’identité sont interdépendants et forment un système toxique qui ne sert ni la sécurité et la santé publiques, ni le service public. Le PCP se fixe d’être une force de proposition et d’information, de participer à l’émergence d’un débat public de fond sur la politique des drogues, et de promouvoir une alternative politique et pénale. Si les forces de l’ordre s’accordent à dire que la répression ne sert à rien, il faut s’interroger... • Le PCP s’affirme en faveur de la dépénalisation de l’usage de tous les stupéfiants et d’une politique des drogues réaliste et cohérente, basée sur la prévention, l’information et la réduction des risques. L’abrogation de l'article L.3421-1 du code de la santé publique est le préalable absolu d’un changement de législation. • Le PCP estime nécessaire la mise en œuvre rapide d’une régulation du marché du cannabis. Le trafic, la criminalité, la violence et l’insécurité qu’il engendre, sont dévastateurs. Enrayer le trafic est une urgence de sécurité et de santé publiques. De plus en plus de pays font l’expérience réussie d’une légalisation contrôlée du cannabis, pourquoi pas la France ? • Le PCP considère que la drogue est bien moins un fléau que la prohibition. Les usagers de drogues et les expérimentateurs occasionnels, que la loi considère comme des délinquants-malades, ont souvent un accès tardif à l’information, aux recommandations liées à la consommation, et aux soins quand nécessaire. L’épée de Damoclès de la répression est un frein à la prévention et à la réduction des risques. Les drogues, de l’usage le plus anodin, ou le plus maitrisé, à la toxicomanie la plus problématique, relèvent de la santé publique. • Le collectif PCP proposera des moyens simples d’implication des forces de l’ordre dans la prévention et la réduction des risques. La police et la gendarmerie ont aussi une vocation d’assistance et de secours, ce dont les usagers de drogues peuvent faire l’objet. La dotation de Naloxone répond par exemple aux critères d’urgence de possibles interventions. La connaissance par les policiers et gendarmes des CSAPA et CAARUD de secteur, pour éventuellement y orienter des usagers à titre d’action préventive, remplacerait positivement et en quelques minutes, la garde à vue ou l'amende délictuelle. • Parce que le sens du service public et le libre arbitre ne sont pas incompatibles avec leur métier, les membres des forces de l’ordre du collectif PCP s’engagent à ne pas initier de procédure à l’encontre d’usagers de drogues, à leur dispenser quelques conseils ou mises en garde, et le cas échéant leur fournir l’adresse de la structure de proximité appropriée. • Indissociable de la répression de l’usage de stupéfiants, le PCP se fera l’écho de l’absurdité de la politique du chiffre qui gangrène la police, son image, sa crédibilité, et détériore ses rapports avec la population là où plus qu’ailleurs, la paix et le dialogue sont nécessaires. L'article L.3421-1 du code de la santé publique ne peut pas servir de prétexte et d'outil de contrôle social. Le collectif portera la voix des fonctionnaires en activité et soumis à l’obligation de réserve, et relayera leurs témoignages. • Le collectif estime que la politique du chiffre et les indemnités de responsabilité et de performance des chefs de service sont un système toxique pour la sécurité publique qui justifierait une commission d’enquête parlementaire. • Partant du même éclairage de terrain porté sur la politique des drogues, le PCP proposera des pistes de réflexion et des initiatives pour restaurer le lien police-population. • Le collectif mènera une réflexion sur le sens, les objectifs, et les modalités des contrôles d’identité. • Le PCP portera une attention particulière à la fiabilité et l’évolution technique des tests de détection utilisés dans le cadre des contrôles routiers. Il est contestable d'un point de vue éthique de sanctionner un conducteur au prétexte de test positif, au delà du temps de l'effet d'un principe actif, en particulier le THC. • L’action publique est en échec depuis presque 50 ans. Le collectif Police Contre la Prohibition estime que le gâchis d’argent public et de temps de travail de police et de justice consacré à la répression et à la sanction pénale a assez duré, et que la réduction des risques au sens large doit être une priorité pour le service public. L’autre impératif étant de décharger la chaine pénale de ce qui ne devrait pas constituer une infraction, et la laisser rechercher, juger et sanctionner la vraie délinquance. • Représentant des fonctionnaires de la police et de la gendarmerie ayant entrepris une réflexion au sujet des politiques publiques des drogues et des pratiques et usages professionnels associés à la répression du délit d'usage, et puisqu'ils ont des propositions à formuler, le PCP demandera à être entendu dans le cadre d'éventuelles commissions parlementaires. • Le collectif PCP n'est affilié à aucune structure politique ou idéologique, il est indépendant, autonome, et le restera. Il pourra contribuer ou participer à toute initiative, et prêtera volontiers son concours et son expertise particulière sous forme de partenariat, avec tout collectif, association ou organisation poursuivant le même objectif : la réforme des politiques publiques en matière de drogues. Les fondateurs du collectif : Bénédicte Desforges Ex lieutenant de police. A exercé dans un service d’anti criminalité en banlieue, puis à Paris 18è arrdt. Auteur de deux livres d’histoires de flics, d'un blog et d'articles argumentant en faveur de la décriminalisation de l'usage de drogues. Adresse une lettre ouverte aux parlementaires en juin 2018 à l'occasion du projet de loi instaurant une amende délictuelle pour usage de stupéfiants. ( blog ) Jean-Luc Garcia Ex gendarme et militant anti-prohibitionniste de longue date. Il a pris publiquement position dans des lettres ouvertes adressées au président de la République : à François Hollande plaidant pour la légalisation du cannabis, et puis Emmanuel Macron en mars 2018 ajoutant à ses arguments un avis critique sur l'amende forfaitaire délictuelle pour usage de stupéfiants. Thierry Tintoni Capitaine de police retraité depuis 2017. Fondateur du syndicat Sud-Intérieur. A exercé en commissariat de quartier à Paris, en police judiciaire, aux RG et à l'ordre public à Paris. Son activité syndicale l'a amené à critiquer la politique du chiffre, s'appuyant notamment sur la répression de l'usage de drogues. A été membre de la commission Justice des Verts. Source : https://www.stoplaprohibition.fr/manifeste/ Bonne lecture, ++
  24. Hey Outch .... Bah eu ils sont un peu dans la merdouille .... Quand tu as ce genre de commerce faut eviter de cultiver pour soit même chez soit ... Bref encore un bel exemple de la société française sur ce sujet .... @+ À Lyon, plusieurs personnes ont été interpellées mardi 16 octobre, pour trafic de stupéfiants. L'un d'eux tenait une boutique de CBD, cannabidiol, aussi connu sous le nom de "cannabis light", mais du cannabis classique a été découvert. ©Tim Douet A travers toute la France, mais aussi à Lyon, plusieurs boutiques de "cannabis light" ont ouvert leurs portes. Elles proposent du CBD, cannibidiol, un des cannabinoïdes actifs du cannabis sans propriété psychoactive. Le produit est commercialisé parfois sous formes alimentaires, cosmétiques et pour vaporisation. C'est sur l'une de ces boutiques à Lyon que les forces de police ont enquêté. Mardi 16 octobre, plusieurs interpellations ont eu lieu pour "Présentation sous un jour favorable de l'usage illicite de stupéfiants, provocation à commettre un délit, publication en faveur d'un médicament sans autorisation de mise sur le marché, détention et offre de produits contenant du cannabis, trafic de stupéfiants". Des procédures ont été lancée contre des individu de 27, 44, 46 et 49 ans. Dans la boutique de l'homme de 44 ans, qui proposait du cannabidiol, a été découvert 60 grammes de têtes d'herbe de cannabis, de l'herbe conditionnée à la vente, ainsi que des factures d'achats de produits stupéfiants délivrées par deux sociétés, l'une appartenant à l'individu de 27 ans, l'autre cogérée par ceux de 49 et 46 ans. La perquisition du domicile du tenancier de la boutique a permis de découvrir 1 kilos d'herbe séché, et 8,4 kilos de cannabis et d'un système de culture. D'autres perquisitions ont mené les policiers vers 200 grammes d'herbe, ainsi qu'un système de culture de cannabis d'une dizaine de plans et un pistolet d'alarme avec quatre balles à blanc. Selon la police, "ils ont déclaré que la vente de ces produits était pour eux une opportunité commerciale, mais indiquait ignorer que c'était illégal". Par ailleurs, ils ont expliqué que les plantations étaient pour leur consommation personnelle. Ils sont présentés au parquet ce vendredi. Source: lyoncapitale.fr