Search the Community

Showing results for tags 'justice politique'.



More search options

  • Search By Tags

    Type tags separated by commas.
  • Search By Author

Content Type


Forums

  • News / Evènements
    • Les News
    • Cannartistique
  • Débutants
    • Présentations des membres et règles du forum
    • CannaWeed - le site
    • Guides / Tutoriels
    • Variétés, graines & génétiques
    • Engrais , substrats et amendements
    • Méthode de Culture
    • Matériel
  • Cannabicultures
    • Généralités
    • Journaux De Culture - JDC
    • Diagnostic
    • Produits dérivés du cannabis
    • Autres Plantes
  • Cannabis Thérapeutique
    • Science
    • Maux / Vertus
    • Discussion Thérapeutique
  • Discussions
    • Bla - Bla
    • Report Trip, Voyage
    • Législation et Politique
  • Archives
    • La boîte de Pandore

Blogs

  • elbranko Blog
  • Le coin à Julius
  • Le Balcon'g espagnol : Glaw & Ciao Remix
  • ToTo(r) Blog
  • NoMaD's Blog
  • Jahlow en Mexicoco
  • Le blogadawi
  • le caveau du vampire cannabique
  • Beltaine Blog
  • Tikiseedbank
  • Cannaweed!
  • wolfen01 Blog
  • Spannabis 2015
  • Apo & Boubou
  • Team Strainguide Blog
  • Big poppa's Blog
  • Graine de Skunk: Le Blog
  • Canna-World
  • T.D.G.
  • Manali Blog
  • .JhaJha Blog
  • Indi-Punky Blog
  • Indi-Punky Blog
  • Jyurie & Zenki
  • l'Auberge du Poney qui Tousse
  • jo456 Blog
  • sirod035 Blog
  • Sensilia Blog
  • Mad
  • TONTON GATOBLOGSTER
  • DU FUN ET DU NOOB
  • azmaster Blog
  • ToTo(r) Blog
  • Les Tuerie
  • Comprendre la prohibition
  • terp's
  • h3llb0y Blog
  • weedaccro's cannaBlog
  • beuzeline Blog
  • Blog
  • varieter inconnu Blog
  • varieter inconnu Blog
  • la penderie magique
  • Hquatre Plantation
  • Bodien's post
  • jdseeds Blog
  • Le Blawg
  • weedaccro Blog
  • KannaSon Blog
  • animalxxx Blog
  • Vonderbrook
  • Vonderbrook Blog
  • Blog Cannabique ambulant !.
  • feneb Blog
  • feattox82 Blog
  • rvbob67 Blog
  • a supprimé
  • pierredu82 Blog
  • MaxouuLOULOU Blog
  • badrom Blog
  • witeman Blog
  • witeman Blog
  • Hindu Kush &+ si affinité
  • Cool Rasta Blog
  • zazabil Blog
  • Giveva weed Blog
  • titifly Blog
  • Hquatre Blog
  • spinel Blog
  • Grenade Blog
  • bassdj Blog
  • canabiculteur dubutant Blog
  • Blog de Mescaline Pure
  • Slaper23
  • Slaper23 Blog
  • Le jardin d'Eden
  • Fabisounours : A history of Hemp.
  • dadakurt Blog
  • dadakurt Blog
  • Z3N-MAST3R Blog
  • lulu&co Blog
  • LaTruffe le Blog
  • Xx-rvbob67-xX Blog
  • minimoule Blog
  • Moricio Blog
  • canabiculteur76 Blog
  • Bambinos Blog
  • Bambinos Blog
  • chrisjordan Blog
  • .JhaJha Blog
  • facom Blog
  • fanfan main verte Blog
  • Private Bud'z
  • fanfan main verte Blog
  • WeedJunk Blog
  • audia5weed Blog
  • zt83 Blog
  • canajul Blog
  • CanHigh 420 Blog
  • Les sons de la défonce
  • SticKyzzz Collection
  • Tests et délires
  • Tests et délires
  • PsyloWeed Blog
  • BOBWHITERHINO Blog
  • cagouille
  • Buddha Sphère
  • Manuel du parfait happy-ninja ...
  • Waine Blog
  • Breed'Blog
  • Le chainon manquant

Categories

  • CannaWeed
  • Associatif
  • Ce que nous avons retenu...
  • Insolite, vidéo, musique
  • Thérapeutique
  • Justice, politique
  • International
  • Evènements / Reportages
  • Articles Prohibitionniste

Categories

  • Engrais pour la culture du cannabis

Categories

  • Marques d'engrais pour la culture du cannabis

Categories

  • Comprendre Cannaweed
    • Charte de Cannaweed
    • Poster sur le forum
    • Pour aller plus loin..
  • Autour du cannabis
    • Législation du Cannabis
    • Risques, Prévention.
  • Avant la culture
    • Choix de variétés, histoire etc
    • Exemples de culture
    • Pour bien démarrer
    • Terre / Coco
    • Hydroponie
    • Aéroponie
    • Outdoor
  • Bricolage DIY
    • Électricité
    • Éclairage
    • Système de culture
    • Ventilation, extraction, filtration
    • Placard de culture
    • Divers
  • La culture
    • Germination
    • Stretch, Sexualité et Floraison
    • Récolte
    • Arrosage: Manuel / Auto
    • Taille(s), Palissage, Pinçage
    • Autres : rempotage, pulvé, greffe...
  • Après la culture
    • Séchage, curring et maturation
    • Hash et skuff
    • Huile et BHO
    • Roulage, collages et matériel
    • Pipes, bangs et chillums
    • Vaporisation
    • Ingestion
    • Recettes avec beurre de Marrakech
    • Recettes sans beurre de Marrakech
  • Techniques de culture avancées
    • Température / Humidité
    • CO2
    • Engraissage et pH
    • Substrat et amendement
    • Culture Organique
    • Germination, bouturage et régénération
    • Sélection et entretien
    • Génétique, Breeding & Homecross
    • La plante et ses éléments
    • Articles scientifiques et publications
  • SoS Culture
    • Carence-Excès
    • Prédateurs
    • Maladies-Moisissures
  • Cannabis thérapeutique
    • Associations et contacts
    • Variétés et applications

Find results in...

Find results that contain...


Date Created

  • Start

    End


Last Updated

  • Start

    End


Filter by number of...

Joined

  • Start

    End


Group


Website URL


Jabber


Localisation


Centres d'intérêt


favorite varieties


Your mother plant

Found 487 results

  1. Bonjour, je vous retranscrit, résume, les nouvelles du courrier caribéen qui ont traduit un article du St Kitts&Nevis Observer (journal local) "Le projet de loi sur la légalisation du cannabis à des fins médicinales, religieuses jah rastafari, et récréatives a été présenté il y a une semaine. Mais des investisseurs internationaux ont déjà débarqué sur l'île pour y faire du commerce." Des investisseurs internationaux de cannabis arrêtés à l'aéroport: ça commence par un contrôle douanier le 7 mai. " C'est en pleine bombe médiatique de la création d'un consortium régional et international pour investir à la Dominique, antigua st Kitts & Nevis que deux milliardaires (dont Alki David, héritier de coca cola) ont été arrêtés après la découverte de clones et de graines de cannabis dans leur jet privé. Produits liés à leur projet d'entreprise. " Politiquement c'est très chaud, car voir des milliardaires débarquer pour faire du commerce en lieu et place de la population locale, ça ne passe pas. Et encore heureux! Alki David a été qualifié de prédateur international par le premier ministre de St Kitts & Nevis. Il invite d'ailleurs la population à saisir l'opportunité économique que le gouvernement est en train de créer. Le projet de loi de la semaine dernière va donc être modifié, favorisant les nationaux aux "prédateurs internationaux". Le problème, c'est les pots de vins. "Ces richissimes pirates, peuvent financer de façon occulte des agents locaux égarés, leur donnant accès à des privilèges", comme l'acquisition aisée de terres. Le gouvernement fait savoir qu'il n'a accordé aucune License pour l'importation de plants et de semences de cannabis dans la fédération, et n'avait pas eu vent de création d'entreprise étrangère dans le commerce de cannabis.... Pour l'histoire, Alki David est resté brièvement en garde à vue et est reparti pour la Dominique où il est très bien reçu ce coup-ci... Affaire à suivre! => Une interview du concernés après les faits. http://www.thestkittsnevisobserver.com/local-news/detained-cannabis-tycoon-offers-high-profits-but-questions-abound/ Bye Bye
  2. Dans la perspective de l'expérimentation du cannabis thérapeutique en France, les experts auditionnent mercredi les producteurs étrangers déjà présents sur ce marché. Le comité de 13 experts se réunira le 26 juin pour étudier comment pourraient s'organiser la production et la mise à disposition du cannabis thérapeutique dans le cadre français. © JAN WOITAS / DPA / AFP Après les médecins, les patients et les pharmaciens, le comité d'experts chargé de définir les contours de la future expérimentation du cannabis thérapeutique en France auditionne mercredi les producteurs étrangers déjà présents sur ce marché, avant un avis attendu fin juin. "Lors de cette séance, le comité s'intéressera d'une part, aux formes et dosages disponibles à l'étranger et d'autre part, aux coûts des traitements", a indiqué l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), qui a mis en place ce comité. Sept entreprises auditionnées Les sept entreprises auditionnées sont les canadiens Aurora Cannabis, Canopy Growth et Tilray, le néerlandais Bedrocan, l'américain Columbia Care, le colombien Clever Leaves et le britannique Emmac Life Sciences. Les auditions seront retransmises en direct sur la chaîne Youtube de l'ANSM à partir de 9h30. Le comité de 13 experts, présidé par le psychiatre et pharmacologue Nicolas Authier, se réunira ensuite le 26 juin pour étudier comment pourraient s'organiser la production et la mise à disposition du cannabis thérapeutique dans le cadre français. "A l'issue de cette séance, les experts du comité remettront leur avis à l'ANSM sur les propositions de modalités de mise à disposition dans le cadre de la phase expérimentale qu'il a été proposée de mettre en oeuvre". L'agence sanitaire devrait ensuite rendre ses propres conclusions dans les jours qui suivent, avant un début de l'expérimentation avant la fin de l'année. Source: europe1.fr
  3. Le maire de Châteauroux Gil Avérous s'est exprimé en marge d'une réunion de quartier à Saint-Jean, jeudi 9 mai, sur la légalisation du cannabis. Gil Avérous, maire de Châteauroux © Radio France - Régis HERVE Châteauroux, France C'est à l'occasion d'une réunion de quartier jeudi 9 mai, quartier Saint-Jean à Châteauroux, que Gil Avérous s'est exprimé sur l'épineux sujet de la légalisation du cannabis. Il était interpellé par les résidents du quartier, sujet au trafic de stupéfiants. Pour lui : "Face à un échec cuisant des politiques de répression, il faut changer son fusil d'épaule." Une légalisation encadrée et suivie par les intermédiaires de santé S'il reconnait ne pas avoir la compétence pour amorcer ce changement de politique, il souhaite qu'une réflexion soit menée : "Soit on réprime encore plus, ce qui veut dire prononcer des peines d'emprisonnement, or on connait la situation des prisons, soit on réfléchit à une autre solution, et pour moi c'est la piste d'une légalisation, contrôlée, notamment en s'appuyant sur nos buralistes et suivie par nos intermédiaires de santé. Mais face à cet échec cuisant, on voit que les points de trafic se multiplient, je plaide pour une réflexion sur la légalisation du cannabis. Mais c'est au gouvernement, aux législateurs de prendre cette décision." Autre argument dans la balance : faire revenir les consommateurs dans la légalité et engranger des taxes. Une position déjà partagée dans son camp En janvier dernier, un député LR, Robin Réda, co-rapporteur d'une mission d'information visant à verbaliser la consommation de cannabis, défendait une dépénalisation pure et simple. L'élu n'avait pas trouvé d'accord avec l'autre rapporteur, le député LREM Eric Poulliat. Source: francebleu.fr
  4. Des policiers et diverses associations signent un appel à réformer la législation de la répression de l’usage de stupéfiants. Tribune. La question des drogues se place avec force arguments sur le plan de la santé et celui, essentiel, de la réduction des risques, laissant entre les lignes du débat la réalité de la répression, son mécanisme et ses non-dits. Or, c’est une question centrale. La politique des drogues est policière avant même d’être judiciaire. Comment l’oublier alors que figure aujourd’hui dans la loi l’amende forfaitaire délictuelle ? Ce dispositif met à mal les droits des usagers justiciables, il fait des forces de l’ordre une autorité de constatation, de poursuite et de jugement, au mépris de la séparation des pouvoirs, et bien que figurant dans le code de la santé publique et s’appliquant à une conduite individuelle et à risques, il brise le lien avec… la santé publique. Exactement calibrée pour constituer un appel d’air à la politique du chiffre, l’amende forfaitaire renforce l’arsenal répressif et compliquera l’action des forces de l’ordre par une exigence accrue de «résultats», au prix d’un surplus de tensions et d’hostilité réciproque dans les quartiers qu’on leur demande - selon les mots du gouvernement - de «reconquérir», alors qu’un apaisement police-population est urgent. Tandis que d’autres pays font évoluer leur législation, et qu’au nom de la santé et du droit, nombre d’experts appellent à lever les mesures répressives, la France, pays le plus répressif d’Europe, s’obstine dans une logique prohibitionniste (1). La consommation de cannabis et de cocaïne bat des records (2). La preuve est faite depuis longtemps que la sanction ne dissuade pas, et qu’à tous égards, la politique répressive menée depuis 1970 est un échec. Cette répression est pourtant intense. Les forces de l’ordre consacrent plus de la moitié de leur activité d’initiative à interpeller et à mettre des usagers de drogues en garde à vue, pour un délit mineur, sans victime ni enquête puisqu’il est élucidé au moment où il est constaté. Le délit d’usage de stupéfiants n’est qu’un prétexte. L’utilisation de statistiques ethniques par d’autres pays indique un tout autre aspect de cette traque à l’usager. L’argument sanitaire est un alibi, et celui de la sécurité publique, un leurre. C’est une forme de contrôle social qui s’opère, et il est plus juste de parler de répression des usagers et de criminalisation de groupes sociaux et d’individus, que de stricte répression d’un délit. Contrairement aux autres infractions, l’action policière s’applique aux usagers de drogues pour ce qu’ils sont, et non pour ce qu’ils font ou ont au fond des poches. Ce principe n’est pas nouveau. Aux Etats-Unis, les hippies ont payé le prix pénal de leur consommation de cannabis et de psychédéliques parce qu’ils contestaient la guerre au Vietnam ; la guerre à l’héroïne visait la communauté pauvre afro-américaine. Aujourd’hui, le prétexte de la répression des Noirs est le crack, bien plus sévèrement puni que la blanche cocaïne, alors que le principe actif est le même. Pendant ce temps, la classe moyenne blanche s’intéresse de trop près aux opioïdes et en meurt. Les overdoses se comptent par centaines de milliers. C’est pour ces usagers de drogues que l’Amérique aujourd’hui place la santé devant la sanction. Cherchez l’erreur. En France, la loi de décembre 1970 a été votée sous pression du gouvernement, par des députés peu convaincus du bien-fondé de la répression de l’usage de drogues, en réponse et injonction morale aux contestataires de Mai 1968 qui n’avaient cessé de vouloir refaire le monde. Cette répression aux allures d’automatisme pavlovien s’inscrit donc dans une culture policière qui consiste en des pratiques discriminantes, injustes, parfois brutales. C’est la jeunesse visible dans l’espace public, les quartiers populaires, la précarité, l’origine immigrée, le faciès et l’apparence qui sont ciblés via des contrôles d’identité. La politique du chiffre (3) - dont l’objet est de communiquer un bon indice d’activité des services, lui-même adossé à un système d’indemnités de performance qui implique toute la hiérarchie de la police et de la gendarmerie - ne peut pas se passer de la répression de l’usage de stupéfiants et du taux d’élucidation de 100 % que présente ce délit. Et cette répression ne peut exister qu’à la faveur d’un ciblage particulier et de contrôles d’identité, seule activité policière qui échappe à une comptabilité méticuleuse. Répression de l’usage de drogues, politique du chiffre et contrôles d’identité forment un système toxique qui ne sert ni la sécurité et la santé publiques ni le service public. Il n’est raisonnablement plus possible de mettre les forces de l’ordre sous pression, de leur répéter que «dix fumeurs de shit en garde à vue valent mieux qu’un trafiquant», et d’exiger d’eux une répression en laquelle plus personne ne croit, et des contrôles d’identité dont le seul but est de découvrir du stup, au seul motif de faire du chiffre. La répression coûte 1,13 milliard d’euros par an au contribuable, soit 77 % de l’argent public alloué à la politique des drogues. Il est temps de rendre des comptes. Il n’est humainement plus acceptable que, pour faire du chiffre, des usagers de drogues soient soumis à la sanction pénale au risque d’exclusion sociale. Ils ne sont coupables que d’un plaisir ou, dans le pire des cas, d’un problème d’addiction, de santé. Le Portugal a dépénalisé l’usage de stupéfiants depuis 2001, et a aménagé une législation hors du champ pénal, dont le succès est total : la consommation de drogues est parmi les plus basses, et le taux d’overdoses le plus bas d’Europe. Nous lançons un appel pour que la France mette fin à la prohibition, sorte d’un immobilisme aveugle, et qu’enfin les vrais enjeux des politiques publiques des drogues soient considérés. Que l’article L.3421-1 du code de la santé publique qui prévoit la répression de l’usage de stupéfiants soit abrogé, et remplacé par des dispositions privilégiant le droit, la santé et la réduction des risques. Que la mesure statistique de l’activité policière et de la criminalité n’ait plus à subir le biais de la politique du chiffre au détriment de la sécurité publique. Et qu’il soit alors envisagé que les indemnités attribuées aux cadres puissent rémunérer d’autres missions incombant à la hiérarchie (bien-être au travail, prévention des suicides…). Que les contrôles d’identité soient encadrés, par un récépissé ou un chiffrage au même titre que n’importe quelle mission des forces de l’ordre. (1) http://www.emcdda.europa.eu/ countries_en (2) www.ofdt.fr (3) https://www.stoplaprohibition.fr/PCP/ politique-du-chiffre/ Signataires : Policiers et gendarmes du collectif Police contre la prohibition et du syndicat SUD-Intérieur, usagers de drogues des associations Asud, Circ, Norml France, Principes actifs, Psychoactif et Techno +, et la Ligue des droits de l’homme. https://www.liberation.fr/debats/2019/05/09/contre-la-penalisation-des-usagers-de-drogues_1725966
  5. INVITÉ RTL - François-Michel Lambert, député écologiste, veut rendre légal le cannabis à usage thérapeutique mais aussi récréatif. Les patients s'impatientent... Un collectif créé il y a quelques jours exige la légalisation du cannabis thérapeutique et qu'il soit remboursé par la Sécurité sociale pour un certain nombre de maladies comme le traitement de la douleur du cancer, l'épilepsie ou des maladies plus rares. François-Michel Lambert, député écologiste a déposé une proposition de loi visant à légaliser le cannabis à usage thérapeutique, mais aussi récréatif. 21 pays d'Europe sur 28 ont déjà autorisé le cannabis thérapeutique, pourquoi la France est-elle aussi en retard ? "C'est toute la question (...) Je pense que les politiques ont peur d'expliquer aux citoyens le sens des projets que nous menons et on arrive à des blocages", indique-t-il. Le député se dit "triste pour les personnes qui avaient besoin de ce cannabis thérapeutique et à cause d'un blocage dans les têtes des politiques n'ont pas pu en bénéficier. Heureusement, on va avancer mais ce n'est qu'un tout petit pas, par rapport à l'hypocrisie ambiante". Le cannabis récréatif serait contrôlé par un monopole d'État François-Michel Lambert demande à ce que l'utilisation du cannabis thérapeutique ou récréatif "soit encadré par des pharmacies, comme tous médicaments. On se fait des peurs de certains sujets et on crée une société perdante à tous les niveaux". En ce qui concerne le cannabis récréatif, "il aurait un taux de THC extrêmement limité. Il serait produit en France par nos agriculteurs, sans pesticides. Il serait contrôlé par un monopole d'État et vendu par les buralistes, avec une traçabilité", explique le député. Source: rtl.fr
  6. Un commerçant d'Agde était poursuivi par le tribunal de Béziers pour avoir vendu des produits dérivés du cannabis. Il s'agit de sachets de tisane contenant moins de 0,2% de THC. Cette procédure n'est pas unique en France. Mais de plus en plus de tribunaux prononcent des relaxes comme celle-ci Un homme de 25 ans a été relaxé ce lundi par le tribunal correctionnel de Béziers (Hérault) alors qu'il était poursuivi par le parquet pour avoir détenu et vendu dans son commerce des stupéfiants non-autorisés. L’affaire a été étudiée le 11 mars dernier, mais le jugement avait été mis en délibéré. Ce commerçant vendait en fait dans son établissement Green Concept, récemment ouvert à Agde, du sativa sous-forme de sachets de tisane contenant moins de 0,2 % de THC (Tétrahydrocannabinol). L'établissement profitait d’un flou juridique qui persiste en pleine vague d'ouverture de boutiques spécialisées. Son activité était déclarée, son fournisseur parfaitement identifié : "The Hemp Concept", spécialiste de produits naturels à base de chanvre mais aussi de graines de cannabis (à savoir des cosmétiques, des produits nutritionnel, des graines de collection ou encore des feuilles séchées) a d’ailleurs pignon sur rue à Montpellier. Le commerçant poursuivi, inconnu de la justice, avait été interpellé le 18 juillet 2018. Son établissement était ouvert depuis seulement quelques semaines. Au cours de sa plaidoirie, son avocat Florian Médico s’est appuyé sur la réglementation européenne, qui permet de commercialiser ce "cannabis légal" dans la mesure où le taux de THC est en dessous du seuil toléré. Dans ses conclusions, l’avocat montpelliérain a mis en avant la saisine de la cour de justice de l’Union européenne par la cour d’appel d’Aix-en-Provence ainsi que les errements sur le sujet de la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn. Le parquet n’avait pas réclamé de peine de prison, uniquement une amende de 1.000 euros et la confiscation des scellés Le commerçant a aujourd’hui fermé son établissement. Sa décision d’une réouverture n’est pas exclue, l’absence d’infraction pénale ayant été constatée par le tribunal correctionnel de Béziers. Tout dépend aussi de l’appel ou pas du parquet de Béziers. C’est une question qu'il va se poser, ajoute Me Florian Médico : "Nous verrons puisque le commerce est licite vis-à-vis de la norme européenne. Il n’y a pas de raison pour que mon client s’interdise cette activité commerciale." Le tribunal correctionnel de Béziers a appliqué à la lettre la législation européenne. Une grande partie des tribunaux en France prononcent des relaxes identiques. Une stricte application des dispositions européennes, applaudie par Florian Médico. En France, l’exportation, l’importation, le transport, la détention, le fait de proposer ou de vendre du cannabis, même en très faible quantité, sont assimilés à du trafic, passible de dix ans de prison. Certaines variétés de cannabis ou de chanvre, dépourvues de propriétés stupéfiantes, peuvent être utilisées cependant à des fins industrielles et commerciales à trois conditions qui se cumulent : les variétés de chanvre doivent figurer sur la liste des variétés légales; seules les graines et les fibres peuvent être utilisées, l'utilisation des fleurs est interdite et la plante doit avoir une teneur inférieure à 0,2% en THC. https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/un-revendeur-de-cannabis-light-relaxe-par-le-tribunal-de-grande-instance-de-beziers-1557234798
  7. L'ancien député En Marche, François-Michel Lambert, va déposer une proposition de loi visant à légaliser le cannabis à usage thérapeutique et récréatif. Le député écologiste, ex LREM, François-Michel Lambert veut légaliser le cannabis à usage thérapeutique et récréatif. (Sipa) Le député écologiste François-Michel Lambert va déposer une proposition de loi visant à légaliser le cannabis à usage thérapeutique mais aussi -et surtout- récréatif. "Il faut qu’on sorte du carcan dans lequel on est tous enferrés", plaide-t-il. Cet élu des Bouches-du-Rhône, ex-membre de EELV aujourd’hui membre du groupe Libertés et territoires à l’Assemblée nationale, fait "un constat d’échec". "La politique française de lutte contre le cannabis, essentiellement répressive, n’a pas permis de juguler les trafics et de faire diminuer la consommation, écrit-il en introduction de son texte. Pire, la demande est en augmentation constante, l’offre se développe, se diversifie et on ne constate aucune efficacité dans les réponses pénales apportées comme dans les dispositifs de prévention." Favorable à "la fin de la prohibition" du produit illicite le plus consommé en France, François-Michel Lambert réclame la mise en place d’un "encadrement régulé". Près de deux milliards de recettes fiscales pourraient être récupérées, affirme François-Michel Lambert Toute une série d’arguments "pragmatiques" sous-tendent son propos. Si plusieurs d’entre eux ont déjà été utilisés dans le passé par les élus, souvent écologistes ou de gauche, deux sont plus neufs. Premièrement, le parlementaire avance que la légalisation permettrait aux consommateurs d’avoir accès à des produits de meilleure qualité, dont le taux de THC serait contrôlé, et garantis sans pesticides. Deuxièmement, il invoque une certaine "rationalité économique", en proposant la création d’une société d’Etat, sur le modèle de feu la Seita et le développement d’une nouvelle filière agricole. "La constitution d’un monopole pour la production et la vente du cannabis par la création d’une société nationale, la SECA, permettra de réguler la production et la vente tout en contrôlant la consommation, imagine-t-il. Dans l’objectif de développer une véritable filière française, complémentaire de la filière créée par la libéralisation du cannabis thérapeutique, la production sera confiée aux agriculteurs et la vente aux débitants de tabac". Près de deux milliards de recettes fiscales, estime François-Michel Lambert pourraient ainsi être récupérées. Au détriment de la santé des Français? "On est déjà le pays d’Europe où les jeunes consomment le plus, balaie le député. Grâce au contrôle d’Etat, on pourrait même avoir un contact plus direct avec ceux qui ont basculé dans l’addiction. Source: lejdd.fr
  8. Pour la cinquième fois en vingt ans, l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies analyse la perception des drogues et des politiques publiques les concernant. Une personne roule un joint à Paris le 29 avril 2017, durant la Marche mondiale du cannabis. Photo Alain Jocard. AFP Comment a évolué notre perception des drogues en cinq ans ? Via son Enquête sur les représentations, opinions et perceptions sur les psychotropes (Eropp), l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) permet d’observer la structuration des opinions et leur évolution par rapport aux drogues licites et illicites. Cinquième focus depuis 1999, cette enquête (réalisée sur un échantillon de 2 001 individus âgés de 18 à 75 ans) révèle à la fois une hausse du niveau d’information des Français sur les drogues en général mais aussi un plébiscite pour le cannabis thérapeutique. Premier constat : si le tabac et l’alcool ne sont pas considérés par une majorité de personnes interrogées comme des drogues, les Français sont nettement plus au fait des dommages sanitaires liés à ces consommations. Deux tiers considèrent que l’abus d’alcool pose plus de problèmes à la société que la consommation de drogues illicites. Plus de la moitié pensent de même à propos du tabagisme. Au cours des vingt dernières années, la dangerosité de ces deux substances licites s’est accrue chez les individus sondés. Une personne sur deux estime que l’expérimentation ou la consommation occasionnelle de tabac constituent déjà des usages dommageables pour la santé, contre 22% en 1999, année de la première enquête. «Le bon sens humain» La vision du cannabis, elle aussi, a grandement évolué. Produit illicite le plus consommé en France, le cannabis reste la première substance spontanément citée comme «drogue» par les répondants. Mais ils sont désormais moins nombreux à considérer qu’une première fumette est un danger (48% contre 54% en 1999). Surtout, pour la première fois, l’adhésion à l’usage médical du cannabis est massive : 91% des sondés soutiennent le principe de prescription du cannabis par les médecins dans le cadre de certaines maladies graves ou chroniques. William Lowenstein, président de SOS addiction et addictologue, s’est dit «agréablement frappé par l’extraordinaire majorité de Français qui soutiennent le cannabis thérapeutique. Cela prouve que contrairement aux années précédentes, les Français sondés entendent plus l’occurrence "thérapeutique" que "cannabis" dans le cannabis thérapeutique. Il ne reste plus qu’à nos politiques et à l’ANSM [Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, ndlr] en juin prochain à aller dans le sens de cette grande majorité». En décembre, le comité scientifique spécialisé temporaire (CSST) réuni par l’ANSM avait en effet estimé «qu’il était pertinent d’autoriser l’usage du cannabis à visée thérapeutique pour les patients dans certaines situations cliniques et en cas de soulagement insuffisant ou d’une mauvaise tolérance des thérapeutiques, médicamenteuses ou non, accessibles». Les conclusions de l’ANSM sont attendues pour le mois de juin. Environ 40% des individus consultés soutiennent également l’idée qu’il faudrait permettre à ceux qui le veulent de cultiver de petites quantités de cannabis pour leur consommation personnelle. «Lorsqu’on sait que l’autoculture encadrée ou régulée est un des moyens pour ne plus s’approvisionner auprès de mafia sans frontière, on peut dire que cette perception est une bonne nouvelle. C’est comme si le bon sens humain l’avait finalement emporté, après un demi-siècle de prohibition contre-productive», ajoute le président de SOS Addiction. «Changement net» Au moment de l’enquête, réalisée à l’automne, le Canada venait tout juste de légaliser la production et la vente de cannabis. La France de son côté complétait la législation existante avec l’extension de l’amende forfaitaire pour les fumeurs de joint. Selon Stanislas Spilka, responsable du pôle Enquêtes et analyses statistiques à l’OFDT et rédacteur de l’enquête Eropp, «le cannabis se positionne de manière complètement différente par rapport aux autres drogues. C’est un changement net qu’il faut mettre en regard avec sa diffusion dans l’ensemble de la population. Les dernières grandes enquêtes ont montré qu’il ne s’agissait plus d’un phénomène générationnel ni un marqueur de la jeunesse». Pour Fabrice Olivet, directeur de l’Autosupport des usagers de drogues (Asud), «cette tolérance française à l’égard du cannabis est liée aux changements qu’il peut y avoir à l’international». Ce dernier regrette que le problème de la perception des substances par rapport à l’économie souterraine et à leur vente n’ait pas été abordé dans l’enquête : «Si l’approche avait intégré les questions sociétales telles que l’économie, la criminalité et les banlieues, ou une question autour du cannabis comme conséquence sur la relation entre la jeunesse et la police, peut être que les résultats auraient été différents.» Et ajoute même que «cette tolérance à l’égard du cannabis va de pair avec la grande stigmatisation de la consommation d’héroïne et de cocaïne qui augmente.» Dangereux pour leur entourage En hausse dans leur consommation sur le territoire national, l’héroïne et la cocaïne sont jugées très dangereuses dès le premier usage. Plus de huit personnes sur dix déclarent être tout à fait ou plutôt d’accord avec le fait que ceux qui consomment de l’héroïne sont dangereux pour leur entourage. Même constat pour la cocaïne. Cela n’empêche pas quelque 98% des sondés à souhaiter que l’on parle ouvertement des drogues et de leurs effets avec les jeunes en vue d’en diminuer les risques. En outre, 82% des sondés considèrent comme positif qu’il existe aujourd’hui des trousses avec des seringues stériles et du matériel d’injection à la disposition des usagers de drogues afin de limiter les risques d’infection et de transmission de maladies. Pour William Lowenstein, cette proportion montre bien que «le principe de santé l’emporte sur une morale qui a longtemps été immorale en termes de protection sanitaire». En préambule du sondage, il était demandé aux personnes interrogées de se positionner sur leurs motifs de préoccupations pour la société française. Elles se sont déclarées davantage soucieuses des problèmes économiques, environnementaux ou sociaux. Le thème de la drogue n’est ainsi cité que par une personne sur huit. Charles Delouche Source: liberation.fr
  9. Face au développement du trafic, Villeurbanne a décidé de lancer dès le 10 décembre un débat citoyen sur la place du cannabis dans la société et la législation… La ville de Villeurbanne organise dès le 10 décembre une concertation citoyenne sur la place du cannabis dans la société et la législation. Une initiative rarissime pour une municipalité, liée à la multiplication des plaintes des habitants excédés par les nuisances liées au trafic. A l’issue de la concertation, un livre blanc sera remis au gouvernement et aux parlementaires dans l’objectif de faire évoluer la loi. Ils ne se posent ni en donneurs de leçons ni en experts. Mais plutôt en « lanceurs d’alerte » soucieux d’ouvrir le débat sur le cannabis dans la société et la législation française. Ce mardi, trois élus de la mairie de Villeurbanne, ville limitrophe de Lyon dirigée par le socialiste Jean-Paul Bret, ont annoncé l’organisation d’une vaste consultation citoyenne à compter du 10 décembre. Une initiative rarissime pour une municipalité. « Nous connaissons à Villeurbanne, comme dans de nombreuses villes, un développement du trafic de cannabis. Les élus locaux se retrouvent confrontés à des habitants excédés par ce trafic qui se fait au vu et au su de tout le monde et entraîne un sentiment d’insécurité et d’impunité, des problèmes de propreté et des nuisances sonores jusque tard dans la nuit », indique Didier Vullierme, adjoint à la sécurité de Villeurbanne. Pour limiter le trafic sur son territoire, cette commune, où quelque 60 points de deal sont recensés, a, comme bien d’autres, renforcé les effectifs de la police municipale et développé le système de vidéoprotection. « Mais nous ne faisons que gratter le vernis. Cela ne résout pas la cause de ce problème, à savoir le trafic, qui est une compétence de l’Etat », explique l’élu, constatant l’échec de la législation en vigueur sur le cannabis. Un produit parfaitement illicite, dont la consommation et la répression sont pénalement répréhensibles. Et pourtant. « Discuter sans tabou » et étudier toutes les options Selon une récente étude, presque un Français sur deux, âgés de 18 à 64 ans, indiquait en 2017 avoir déjà consommé du cannabis. « L’idée, à travers cette concertation, n’est pas de le banaliser, mais d’en discuter sans tabou car de toute évidence la prohibition ne suffit pas », souligne Jonathan Bocquet, adjoint à la jeunesse et à la vie étudiante. Dès le mois de décembre et pendant deux mois, chacun, Villeurbannais ou non, sera invité à s’exprimer sur ce sujet, à travers une plateforme de contribution Web. En janvier, deux Facebook Live seront proposés par la municipalité et deux tables rondes réunissant des experts (juristes, sociologues, urbanistes, médecins…) seront organisées à l’Hôtel de ville. « Ce doit être effectivement un débat sans tabou et sans angélisme, où toutes les options pourront être abordées. La poursuite de la prohibition, avec de nouvelles solutions à trouver pour faire respecter la loi, la dépénalisation ou la légalisation », ajoute Didier Vullierme. Un livre blanc remis au gouvernement En mars, une synthèse détaillée du débat citoyen, collectée dans un livre blanc, sera remise au gouvernement et aux parlementaires. « Il était de notre devoir d’alerter pour que le gouvernement sorte de cet état d’hypocrisie sur le cannabis. On voit mal comment, ensuite, l’assemblée nationale pourrait ne pas se saisir de ce débat de société », ajoute l’adjoint à la sécurité. Source: 20minutes.fr
  10. D’anciens policiers et gendarmes qui demandent la dépénalisation de l’usage des drogues ? Le collectif « Police contre la prohibition », créé récemment, dénonce les effets pervers de la politique répressive mise en œuvre depuis un demi-siècle en France, et la nouvelle mesure prévoyant une amende forfaitaire pour l’usage de stupéfiants. Par facilité, la répression cible principalement les simples usagers plutôt que les réseaux de trafiquants. Ces usagers, souvent criminalisés pour une simple consommation de cannabis, encombrent commissariats et palais de justice, aux dépens d’une véritable prévention. Rencontre... Punir l’usage de drogues, en particulier le cannabis, par une amende plutôt que par un passage devant le juge, voilà qui peut sembler une bonne idée pour désemplir les tribunaux des simples affaires de consommation, pour alléger le sort des consommateurs pris sur le fait. La mise en place d’une amende forfaitaire de 200 euros pour l’usage de stupéfiants a été décidée par la loi de réforme de la justice, définitivement adoptée en février. Mais de nombreuses associations, dont Médecins du monde, le Collectif d’information et de recherche cannabiques, mais aussi le Syndicat de la magistrature, s’y sont opposées. Pourquoi ? Parce que malgré cette mesure, consommer des stupéfiants reste un délit en France, un délit qui peut toujours mener à la case prison. « Avec cette proposition (…) l’exécutif s’obstine dans la logique prohibitionniste de la loi du 31 décembre 1970 », dénonçait les associations dans un livre blanc en novembre. Selon elles, cette amende est le signe d’une « obstination répressive » du gouvernement, qui « risque d’accentuer et d’aggraver les échecs de la France en matière de politique publique des drogues ». Des parlementaires ont également saisi le Conseil constitutionnel sur cet article de la loi de réforme de la justice. « Pour moi, l’image de la prohibition, ce sont des overdoses dans des coins dégueulasses » Plus étonnant, parmi les détracteurs de cette « obstination répressive », figurent aussi d’anciens policiers et gendarmes, réunis depuis novembre dans un collectif appelé « Police contre la prohibition ». Ils demandent, eux aussi, une autre politique des drogues en France. « L’adoption du principe de l’amende forfaitaire ne fait pas sauter la peine d’emprisonnement », souligne Bénédicte Desforges, ancienne lieutenant de police et fondatrice du collectif. « La plupart des syndicats de policiers ont dit qu’ils étaient favorables à cette amende. C’est parce qu’ils ne veulent pas lâcher le fait de faire des interpellations faciles », critique aussi Thierry Tintoni, ancien capitaine de police, retraité depuis 2017, membre du collectif et du syndicat Sud Intérieur. En France, c’est encore la loi du 31 décembre 1970 qui réglemente et interdit l’usage et le commerce des substances classées comme stupéfiants. Cette loi punit de prison le simple usage de ces produits, jusqu’à un an d’emprisonnement et 3750 euros d’amende [1]. La loi ne fait pas la différence entre drogues dures et douces. Pour le collectif Police contre la prohibition, il faudrait en finir avec cette loi, dépénaliser l’usage de tous les stupéfiants, réguler la commerce du cannabis, et mettre en place une politique des drogues « basée sur la prévention, l’information et la réduction des risques », détaille leur manifeste. « Une catégorie de population visible, précaire socialement, discriminée ethniquement, est en ligne de mire » « Pour moi, l’image de la prohibition remonte à la période où j’étais jeune flic : des overdoses dans des coins dégueulasses, parce que les gens se piquaient là où ils avaient acheté pour ne pas risquer de se faire prendre avec le produit sur eux. Ils se piquaient sur place, sans personne pour leur porter secours s’ils perdaient connaissance », témoigne Bénédicte Desforges. La policière a travaillé dans un service anticriminalité, en banlieue parisienne et à Paris. « Ce qui m’a sensibilisé à l’injustice de cette loi de 1970, c’est le nombre de personnes que j’ai transférées chez le juge pour une boulette ou une savonnette de cannabis. Dans la très grande majorité, des jeunes noirs ou arabes », ajoute Jean-Luc Garcia. Lui est un ex-gendarme. Militant depuis des années contre la pénalisation du cannabis, il ne cache pas en consommer lui-même. Il a écrit des lettres ouvertes à Emmanuel Macron et à François Hollande pour défendre un changement de législation. Le collectif Police contre la prohibition forme peu à peu un réseau parmi les policiers et gendarmes. « Nous avons aussi des sympathisants, précise Bénédicte Desforges. Beaucoup d’associations et de collectifs sont anti-prohibitionnistes. Il manquait à leurs côtés la voix des policiers et des gendarmes. » Avec la prohibition des drogues, c’est aussi les pratiques policières qui l’accompagnent que les trois fondateurs du collectif dénoncent. « La répression de l’usage de stup’ est un outil de contrôle social, estime l’ancienne policière. Quand les policiers arrivent dans des quartiers – et ce sont toujours les mêmes –, il y a une catégorie de population visible dans l’espace public, précaire socialement, discriminée ethniquement, qui est en ligne de mire. En fait, on punit l’usager, pas l’usage. » Pour Jean-Luc Garcia, « on a tendance à avoir plus d’indulgence envers une ivresse manifeste sur la voie publique, qu’envers deux personnes qui fument un joint sur un banc ». 90 % des interpellations pour usage concernent du cannabis Selon ces anciens policiers et gendarmes, le délit d’usage de drogues a cet avantage pour les forces de l’ordre qu’il est résolu immédiatement. « Derrière cela, il y a la politique du chiffre. À la base de l’infraction d’usage de stup’, il y a souvent un contrôle d’identité. Les policiers et les gendarmes de base interpellent les usagers de drogues car c’est un délit simple, sans victime, sans enquête. Il est constaté et élucidé en même temps. C’est mécanique », explique Bénédicte Desforges. D’où, peut-être, la hausse impressionnante des interpellations pour usage de stupéfiants, en particuliers de cannabis, ces 30 dernières années. Le nombre d’affaires enregistrées relevant de l’usage simple de stupéfiants a été multiplié par sept entre 1990 et 2010 (de 14 500 à près de 103 000). Quant aux condamnations pour usage seul, elles ont de leur côté plus que sextuplé entre 1989 et 2013, passant de 3811 à 25 527 [2]. En 1985, le cannabis représentait 40 % des interpellations pour usage de drogue. Il en représente aujourd’hui 90 % [3]. « Seuls 20% environ des usagers ont un usage problématique. Ceux-là n’ont rien à faire en garde à vue. C’est plutôt une question de santé publique », estime Bénédicte Desforgres. C’est aussi pour cela que les trois fondateurs du collectif Police contre la prohibition défendent une dépénalisation de toutes les drogues : pour mieux aider les usagers en difficultés, qui ne sont pas a priori en majorité ceux qui consomment du cannabis. « Le sens de la dépénalisation, c’est la réorientation des usagers qui en ont besoin vers la santé publique. C’est une condition indispensable à la réduction des risques », juge l’ancienne policière. La France, l’un des six derniers pays de l’UE où l’usage de cannabis peut conduire à la prison ferme Une dépénalisation de l’usage de toutes les drogues, c’est ce que le Portugal a mis en place en 2000. Le pays fait alors face à une grave crise sociale et sanitaire, avec un fort taux de contamination au VIH. 1 % de sa population consomme alors de l’héroïne ! Aujourd’hui, la drogue y reste illégale. Mais les peines pénales pour possession de drogues ont été transformées en simple infractions administratives, avec passage devant une commission de prévention. Loin de prendre ce chemin, la France est aujourd’hui l’un des six derniers pays de l’Union européenne où l’usage de cannabis peut être sanctionné par une peine de prison ferme [4]. A contrario, en 2017, la Norvège a adopté une loi de dépénalisation proche de celle du Portugal, tandis que l’Uruguay a légalisé en 2013 la production et de la vente de cannabis. Aux États-Unis, le Colorado et l’État de Washington ont mis en place des marchés régulés du cannabis en 2012. L’Oregon et Alaska ont suivi en 2014, la Californie en 2017. Le Canada a légalisé le cannabis récréatif fin 2018. « Pour légaliser, il faut des personnels politiques compétents et qui aient une empathie avec la population », constate Jean-Luc Garcia. Pour l’instant, la France a choisi de punir encore davantage l’usage de stupéfiant. La loi Elan sur le logement adoptée en septembre autorise les bailleurs à résilier de plein droit le contrat de location d’un logement si l’un des occupants est condamné pour trafic, ou même détention de stupéfiant [5]. Pour les membres de « Police contre la prohibition », la criminalisation ne sert pourtant ni la lutte contre les usages dangereux, ni celle contre les organisations criminelles liées au trafic. « Moins il y aura de justice punitive des usagers, plus il y aura de personnes pour s’occuper des gens réellement nuisibles », conclut Bénédicte Desforges. La grande majorité des interpellations puis des condamnations liées aux stupéfiants concernent un usage illégal, et non le trafic [6]. Notes [1] Selon l’article L3421-1 du code de la santé publique. [2] Chiffres tirés de l’avis de la Commission nationale consultative des droits humains (CNCDH) du 8 novembre 2016 sur « Usages de drogues et droits humains ». Voir aussi les chiffres de l’Observatoire français des drogues et toxicomanies ici. [3] Chiffres tirés de l’avis de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH) du 8 novembre 2016 sur « Usages de drogues et droits humains ». [4] Avec la Finlande, la Grèce, la Hongrie, la Suède et Chypre. [5] Dès lors que les faits seraient commis dans le logement, l’immeuble, ou l’ensemble immobilier. [6] Voir ce recensement de l’Observatoire international des prison, pour l’année 2013. Rachel Knaebel Source: bastamag.net
  11. À l'Assemblée nationale mercredi 10 avril, Caroline Janvier, députée de la 2e circonscription du Loiret pour La République en marche, a plaidé pour la cause du cannabis thérapeutique. Caroline Janvier © Christelle BESSEYRE Alors que le Premier ministre Edouard Philippe a estimé il y a quelques jours, à l'occasion d'un déplacement en Creuse, qu'il serait "absurde" de s'interdire d'étudier les possibilités du cannabis thérapeutique, la députée du Loiret Caroline Janvier a à son tour déclaré, lors des questions au gouvernement, qu'il "est temps pour la France d'avancer en ce qui concerne l'usage thérapeutique du cannabis." "Sur le plan sanitaire, nous devons acter l'hypocrisie de notre système, où la réponse principale est répressive. Car oui, le cannabis comporte de nombreux risques, qu'il conviendrait de mieux prévenir par un encadrement de la consommation. Mais cette approche répressive nous empêche également d'objectiver la réalité des bénéfices médicaux du cannabis pour de nombreux malades. Des patients atteints de cancer, de polyarthrite, de sclérose en plaques, sont obligés aujourd'hui de se fournir à l'étranger ou sur le darknet. Pourtant, le cannabis représente un palier intermédiaire aux opioïdes, comme la morphine pour les douleurs. Il adoucit les effets secondaires d'une chimiothérapie et favorise la reprise de poids. Il peut aussi calmer efficacement les tremblements pour la maladie de Parkinson. Je crois profondément, madame la ministre, qu'il est temps pour la France d'avancer en ce qui concerne l'usage thérapeutique du cannabis. L'expérimentation menée à Marseille sur des malades de Parkinson est un premier pas. Je souhaiterais ainsi savoir quelle feuille de route vous comptez adopter afin de construire un cadre de concertation élargi." Ce à quoi la secrétaire d'État auprès de la Ministre des solidarités et de la santé, Christelle Dubos, a répondu que "des études ont montré une efficacité sur certains symptômes ou certaines pathologies (...) Cependant il manque des études contrôlées et rigoureuses pour évaluer formellement l'efficacité, les risques et les effets indésirables associés, ainsi qu'une comparaison à l'arsenal thérapeutique existant". Et d'indiquer qu'en 2018, la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, a "saisi l'agence nationale de sécurité du médicament afin de disposer d'un état des lieux, mais aussi d'un bilan des connaissances". L'ANSM a constitué un comité scientifique spécialisé qui "a exclu d'emblée la voie d'administration fumée compte tenu des risques pour la santé". Mais s'est aussi "prononcée en faveur de l'autorisation de l'usage du cannabis à visée thérapeutique, dans certaines situations cliniques précises et limitées". Ses travaux "se poursuivent en 2019" et ensuite "il appartiendra au gouvernement de se prononcer", a conclu la secrétaire d'État. Maude Milekovic Source: larep.fr/orleans
  12. Hey Ah bah on y vient petit à petit .... c'est comme un orgasme, plus c'est long plus c'est bon .... (ils doivent espérer calmer Gill et John) @+ https://www.huffingtonpost.fr/entry/cannabis-therapeutique-edouard-philippe-estime-quil-serait-absurde-de-ne-pas-y-reflechir_fr_5ca731f7e4b0dca032ffe1e0?ncid=other_facebook_eucluwzme5k&utm_campaign=share_facebook&fbclid=IwAR0aUPlnAYInDH0dWtRQbLfy_N8QSm1lrpe8wWT40exACQp6noBZNGI4IPE Le premier ministre dit vouloir étudier les possibilités du cannabis thérapeutique "de façon très encadrée". POLITIQUE - Le premier ministre Édouard Philippe a estimé ce vendredi 5 avril qu’il serait “absurde” de s’interdire d’étudier les possibilités du cannabis thérapeutique, lors d’un voyage en Creuse où une culture de cette plante à des fins médicales fait partie des projets de développement envisagés. “Il y a beaucoup de pays qui travaillent là-dessus, beaucoup de pays qui le permettent. Il serait absurde de ne pas se poser la question et c’est dans cet esprit que nous voulons travailler avec les porteurs du projet”, a-t-il expliqué à la presse. Aujourd’hui, 21 pays de l’Union européenne autorisent le cannabis à usage thérapeutique, mais pas la France. “Ce qu’ont dit les porteurs de ce projet est qu’il ne fallait pas s’interdire d’imaginer l’utilisation à des fins thérapeutiques des molécules qui sont contenues par cette plante”, a poursuivi Édouard Philippe. “Donc évidemment, on doit pouvoir réfléchir à innover, à expérimenter en le faisant de façon très encadrée. Il ne s’agit pas du tout de mettre en péril la santé publique (...) Nous souhaitons effectuer les choses de façon très encadrée”, a-t-il insisté, “vous pensez bien que l’avis des plus hautes autorités qui encadrent l’utilisation des médicaments est indispensable”. Ce projet de cannabis thérapeutique, comme l’un des axes de développement d’un des départements les plus pauvres de France, est emmené par Éric Corréia, président du Grand Guéret. Cet infirmier anesthésiste, formé à la prise en charge des douleurs, a rallié à sa cause d’autres élus locaux. Édouard Philippe était en Creuse pour signer avec les élus locaux un plan pour la revitalisation du bassin d’emploi de la Creuse, initié par Emmanuel Macron en octobre 2017. Ce “plan particulier pour la Creuse” comprend ainsi la possibilité d’une “création d’une filière chanvre thérapeutique”.
  13. naturalgarden

    C'est pas demain la veille...:(

    salut a tous, bon ben il faut croire que les lobbys pharmaceutiques, du tabac et de l'alcool on toujours plus de poids que celui de notre chère plante.... La 62e session de la Commission des Stupéfiants de l’ONU consacre une nouvelle décennie de répression La 62e session de la Commission des Stupéfiants (CND) de l’ONU s’est ouverte le 18 mars et se clôturera demain. Comme prévu, la CND a opté pour le report du vote sur les recommandations de l’OMS relatives à l’examen critique du cannabis et des substances apparentées. Plus important encore, la CND n’a absolument pas revu sa politique de lutte contre les drogues et s’est simplement réengagée, pour une durée de 10 ans, dans les mêmes politiques de répression actuellement en vigueur. Un « monde sans drogues » La déclaration politique qui a été adoptée fait état d’un « renforcement des actions » pour « combattre le problème mondial de la drogue ». Les mots ne sont pas anodins et signalent une accélération de la répression alors même que de plus en plus de gouvernements et d’organisations de la société civile reconnaissent la nécessité d’en finir avec la « guerre contre la drogue ». Cette guerre découle directement de l’objectif que ce sont fixés les Etats d’un « monde sans drogues », titre sous lequel avait été convoquée l’UNGASS de 1998. Ce slogan a ensuite été repris lors de la déclaration politique de 2009. L’ONU s’engageait alors pour une décennie de politiques internationales de lutte contre la drogue passant par la répression du trafic de stupéfiants mais également de sa consommation. Aujourd’hui, elle se réengage dans la même politique pour la prochaine décennie. C’est écrit noir sur blanc dans la nouvelle déclaration politique qui sera donc valide jusqu’en 2029 : « Nous réaffirmons en outre notre détermination à aborder et combattre le problème mondial de la drogue et à promouvoir activement une société exempte de tout abus de drogues pour contribuer à ce que tous les êtres humains puissent vivre en bonne santé et dans la dignité et la paix, ainsi que la sécurité et la prospérité » Un objectif illusoire et une politique inefficace Ironiquement, la consommation de drogues n’a eu de cesse d’augmenter depuis l’établissement de cet objectif. Selon des données compilées par la FAAAT, la demande en stupéfiants est en hausse continuelle depuis 10 ans : +17% pour le cannabis, +33% pour l’ecstasy, +16% pour les opioïdes. Parallèlement, tous les droits que prétend défendre cet objectif (santé, dignité, sécurité, prosperité) ont été systématiquement violés pour tenter de l’atteindre. Selon les données de la FAAAT, au cours de la dernière décennie il y a eu un demi-million de morts par an d’overdoses et de maladies évitables (VIH, hépatite C, tuberculose) ainsi que des violations des droits humains : emprisonnement massif, 4000 peines de mort, des dizaines de milliers d’exécutions extrajudiciaires et d’assassinats. Outre les dégâts humains, la répression a coûté au total plus de 100 milliards de dollars pour seulement 1% de fonds saisis à des organisations criminelles. La production est en pleine croissance et le crime organisé brasse plus de 500 milliards de dollars par an. « Ce but n’est pas ambitieux, il est illusoire et dangereux, amenant aussi bien une restriction qu’une distorsion de toute possibilité de réponse politique, faisant passer l’élimination des drogues au dessus des questions de santé, de bien être, de droits humains et de réduction des dommages liés aux drogues » peut-on lire dans un communiqué de presse cosigné par 200 associations à l’issue de l’UNGASS 2016 qui avait encore une fois échoué à renouveler la pensée politique autour de la gestion du problème mondial de la drogue. La déception des organisations réformistes Les organisations qui militent pour un changement sont déçues. Parmi elles, NORML qui titre dans un communiqué : « Nouvelle classification du cannabis : Pour la CND, il est urgent d’attendre ! ». L’organisation déplore l’immobilisme de l’ONU et la rigidité des conventions internationales : « les conventions sont fondées sur l’objectif immuable et absurde d’un monde sans drogues. Elles ne laissent aucune place aux aspirations pourtant pragmatiques d’une régulation mondiale du marché du cannabis. Ce débat technocratique sur la classification du cannabis élude le véritable problème international : La prohibition ne prend plus, l’usage social est devenu une norme ». Pour la FAAAT, même son de cloche. Dans un communiqué de presse de la Plateforme inter-associative française relative aux politiques internationales sur les drogues on peut lire : « En réitérant les mêmes mesures et objectifs, sans évaluation préalable des impacts, de la « guerre aux drogues » conduite depuis 50 ans, la communauté internationale a donc choisi d’occulter les effets dévastateurs de leur stratégie commune. (…) Cette approche nuit aux missions de promotion de la paix et des droits humains énoncés dans la Charte des Nations Unies, aux engagements pris en matière de santé et de protection, et aux objectifs du développement durable » « Une autre politique internationale est possible, et le monde ne peut attendre la date cible de 2029 annoncée dans la Déclaration pour que les gouvernements changent de cap et rendent des comptes. Le monde ne peut se permettre une nouvelle décennie de répression et donc d’échecs – prévisibles – et de conséquences délétères sur les personnes et communautés concernées. ajoute l’organisation » conclut le communiqué. https://www.newsweed.fr/62-session-cnd-onu-decennie-repression/ rien de nouveau sous le soleil, on prend les mêmes et on recommence... A+
  14. Ces députés LREM demandent la création d'une mission d'information à l'Assemblée, arguant "des débouchés considérables" de la culture du chanvre. rezkrr via Getty Images CANNABIS - Des députés de la majorité LREM demandent la création d'une mission d'information à l'Assemblée sur l'usage "bien-être" du cannabis, arguant "des débouchés considérables" de la culture du chanvre pour les agriculteurs français. "Le périmètre de cette mission serait restreint aux produits issus du chanvre 'bien-être'", précisent ce jeudi 14 mars ces députés dans un communiqué, expliquant que les produits concernés contiennent un principe actif non-psychotrope (moins de 0,2% de THC) mais ayant des vertus pour "l'amélioration du confort de vie". Ils favorisent "la réduction du stress et de l'anxiété, l'amélioration du sommeil et de la récupération" et peuvent être consommés sous forme alimentaire, liquide, vaporisé ou de produits cosmétiques", soulignent ces élus. La France "sur-transpose" "la réglementation européenne" Parmi les signataires figurent les marcheurs Jean-Baptise Moreau (Creuse), Sophie Beaudouin-Hubière (Haute-Vienne), Jean-Baptiste Djebarri (Haute-Vienne), Naïma Moutchou (Val d'Oise) et Ludovic Mendes (Moselle) et le député Paul Molac, du groupe Liberté et territoires (Morbihan). Une dizaine d'autres députés LREM soutiennent leur initiative. "Aujourd'hui, des dizaines de milliers de consommateurs français utilisent quotidiennement des produits à base de chanvre 'bien-être' et de cannabidiol (CBD)", indiquent les six élus signataires, regrettant que ceux-ci soit souvent "importés de chez nos voisins européens, notamment via des plateformes en ligne". Pointant un "flou juridique" sur la consommation et la commercialisation de ces produits, ils estiment que la France "sur-transpose" actuellement "la réglementation européenne" en interdisant tous "les produits issus de la fleur du chanvre" et en restreignant "l'utilisation du chanvre "au seul commerce des fibres et des graines". La France, "premier producteur européen de chanvre" Pour ces élus, "cette réglementation empêche les acteurs économiques nationaux de développer" une vraie filière alors que "la France est le premier producteur européen de chanvre". Pourtant, "cette production répondrait à nos attentes sociétales et environnementales pour une agriculture saine, sûre et durable puisque sa production ne nécessite ni produits phytopharmaceutiques, ni OGM", font-ils valoir. Pour eux, la législation française doit aujourd'hui s'adapter afin de favoriser "l'ouverture d'un marché estimé à 1 milliard d'euros par an", pour "améliorer le revenu de nos agriculteurs et dynamiser nos territoires ruraux". Saluant cette initiative, le syndicat professionnel du chanvre bien-être (SPCBE) qui rassemble des acteurs du secteur a appelé les autorités à entamer un dialogue pour "développer la sécurité de cette filière". Source: huffingtonpost.fr
  15. L'élue loirétaine s'est dite favorable à la légalisation de la substance "à titre médical comme récréatif", lors de son intervention sur le plateau de LCP, le 22 février. La député LREM, Caroline Janvier, à l'assemblée nationale, le 20 février 2018. / © IP3 PRESS/MAXPPP "Personnellement, je suis pour la légalisation du cannabis". Ca a le mérite d'être clair. Invitée sur le plateau de LCP vendredi 22 février, la député La République en Marche (LREM) du Loiret, Caroline Janvier a été interrogée sur la position qu'elle adopterait si un texte légalisant le cannabis en France devait être voté. Loin de se débiner, l'élue a répondu qu'elle serait favorable à la légalisation de la substance "à titre médical comme récréatif". Bien qu'il s'agisse de deux usages "très différents, qu'il faut traiter de façon très différente". Elle est la première des 23 députés de la région Centre-Val de Loire à se positionner explicitement sur le sujet depuis le début du quinquennat d'Emmanuel Macron, en mai 2017. En effet, par le passé, les très rares élus de la région à s'être exprimés sur le sujet l'ont fait de manière épisodique, sans réellement se mouiller. En 2013, le député Les Républicains d'Eure-et-Loir, Olivier Marleix avait réagi aux propos de Vincent Peillon qui, alors ministre de l'éducation nationale, s'était dit favorable à l'usage thérapeutique du cannabis et à la dépénalisation de ce dernier. Olivier Marleix avait alors écrit sur son site "que le cannabis était une drogue qui cause des ravages sur la santé et la vie des jeunes". Avant d'annoncer avoir cosigné avec une quarantaine de député LR un communiqué de presse intitulé "Jusqu'où iront-ils ? Vincent Peillon doit démissionner". Il est ici important de préciser qu'il s'agissait d'un manifeste contre la dépénalisation et non pas la légalisation du cannabis (voir vocabulaire). Parmi les autres députés LR ayant cosigné le texte, certains étaient issu du Centre-Val de Loire : Jean-Pierre Door, député du Loiret. Plus récemment, le 17 octobre 2018 lors d'une commission des affaires sociales portant en partie sur la création d'un fonds de lutte contre les addictions liées aux substances psychoactives, le cardiologue de formation a posé la question suivante au groupe La République en Marche : "envisage-t-il dans son programme de légaliser le cannabis comme vient de le faire le Canada ce matin même ?" Laure de la Raudière, député UDI d'Eure-et-Loir avait également apposé sa signature. Sur la même thématique, en juillet 2018, elle a attiré l'attention de la ministre des solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, sur le développement du commerce du cannabinol (CBD), substance issue de plants de chanvre industriel ayant pour but de relaxer le consommateur et non pas de lui procurer un état d'euphorie. La raison ? Le gouvernement s'était opposé à une dérogation concernant les liquides à vapoter à base de CBD accordée par le ministère de la Santé. Laure de la Raudière avait souhaité connaître la raison de ce changement. Un avis plus tranché que celui de la ministre de la Santé Caroline Janvier, qui appartient pourtant à la majorité, se positionne ainsi plutôt à l'encontre de celle actuellement adoptée par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn. En juin 2018, la ministre déclarait à ce sujet : "je ne suis jamais hostile à ce qui peut soulager les douleurs (...) Je suis contre la légalisation du cannabis parce que je pense que c'est un produit toxique et dangereux, qui entraîne des troubles cognitifs majeurs chez des jeunes, un grand nombre d'accidents de la route... Et on n'est pas en train de lutter comme des fous pour faire en sorte que les Français arrêtent de fumer pour qu'ils se mettent à fumer du cannabis !" Mais, à l'heure où l'usage du cannabis à des fins thérapeutiques se développe un peu partout dans le monde (une trentaine de pays dont les États-Unis, le Canada, la Thaïlande et 21 pays de l'UE...), la ministre avait néanmoins évoqué la possibilité d'utiliser des molécules tirées du cannabis dans l'usage thérapeutique. "Soyons cohérents. On est contre l'usage de ces substances psychoactives, mais on peut avoir une exception thérapeutique quand il s'agit de soulager des gens pour lesquels nous n'avons pas de médicaments. Donc nous travaillons à trouver la fameuse ligne de crête permettant d'être dans le rationnel". Elle avait également affirmé au micro de RMC en juillet dernier qu'elle n'avait "absolument pas de doctrine arrêtée sur le sujet. Soit c’est utile et nous le ferons, soit les médicaments sous forme de comprimés suffisent et on s’arrêtera là". Le président de la République, pour sa part, serait "un peu moins" favorable au cannabis thérapeutique (contrairement à sa femme), selon le député LREM Jean-Baptiste Moreau interviewé par L'Obs ce mois-ci. L'ANSM d'accord avec Caroline Janvier Qu'en pensent les professionnels de la santé ? Le 13 décembre dernier, l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a de son côté conclu qu'il serait "pertinent d'autoriser l'usage du cannabis à visée thérapeutique pour les patients dans certaines situations cliniques et en cas de soulagement insuffisant ou d'une mauvaise tolérance des thérapeutiques, médicamenteuses ou non, accessibles (et notamment des spécialités à base de cannabis ou de cannabinoïdes disponibles)". Et d'ajouter que "cet usage peut être envisagé en complément ou en remplacement de certaines thérapeutiques" et qu'il souhaitait "qu'une évolution de la légalisation soit mise en œuvre". Le 27 décembre, l'agence a émis le souhait qu'une expérimentation puisse être mise en place en France avant la fin 2019. Dans la suite de son intervention sur LCP, Caroline Janvier a expliqué que "nous devrions, si nous nous engageons dans cette voie, prendre le temps de la mettre en place, et avoir comme seul objectif la préoccupation sanitaire". Source: france3-regions.../centre-val-de-loire
  16. Dans une interview à L'Obs, le député LREM Jean-Baptiste Moreau, fervent défenseur du cannabis médical, a estimé que sur cette question, la France "ne devrait pas rester à la traîne". Alors que le parlement européen débat actuellement sur l'usage du cannabis à des fins thérapeutiques, l'élu de la Creuse s'est targué d'avoir un soutien de poids. "Heureusement, les choses bougent depuis quelque temps. Je sais que Brigitte Macron est à fond, Emmanuel Macron un peu moins !", a-t-il lâché dans les colonnes de L'Obs. Jean-Baptiste Moreau compte donc sur la Première dame pour faire fléchir le chef de l'État. En France, la question du cannabis à usage thérapeutique divise encore les Français. Alors que plusieurs pays européens comme l'Allemagne, l'Italie, la Belgique, les Pays-Bas ou encore la Suisse, l'ont en revanche déjà légalisé. Source: actu.orange.fr Ludovic Mendes, député LREM élu à Metz et au sud de Metz, participe à un congrès du groupe cannabis Europa. Ludovic Mendes veut faire évoluer la loi en France. Le député Ludovic Mendes dans l’hémicycle. © AFP - GERARD JULIEN Moselle, France L’un des députés LREM de Metz, le marcheur Ludovic Mendes, participe à Paris à un congrès de cannabis Europa. C’est un groupe qui milite pour ouvrir le débat sur le cannabis. En France, deux médicaments dérivés du cannabis sont temporairement autorisés. Et la ministre de la Santé Agnès Buzyn s’est positionnée pour le cannabis thérapeutique. "L’idée est d’ouvrir un débat parce qu’on a l’impression que le cannabis n’est qu’un stupéfiant avec lequel on va s’amuser le week-end. Alors que le cannabis peut-être thérapeutique, il y a aussi le CBD qui permet de se détendre sans avoir le psychotrope dans le produit", argumente Ludovic Mendes. J’ai fumé dans le passé, j’accepte de le dire (Ludovic Mendes, député LREM) "Derrière, on oublie toute une filière. La France est le premier producteur de chanvre d’Europe. On peut fabriquer des vêtements, de l’isolation. Et puis, les trafics entraînent des luttent violentes pour les _places de deal_. En Moselle, certaines rapportent des millions d’euros chaque année". "Je suis pour aller jusqu’au bout, jusqu’à la légalisation du cannabis récréatif. Mais je suis pour _encadrer cette consommation_. J’ai fumé dans le passé, je n’ai pas peur de le dire car 80% des Français ont déjà fumé du cannabis". Par François Pelleray, Source: France Bleu Lorraine Nord
  17. Faut-il autoriser le cannabidiol (CBD) de manière médicale pour les patients qui subissent des traitements lourds ? Oui, selon l’eurodéputée Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, qui participera aujourd’hui au vote d'une résolution sur l’autorisation de l’usage médical du cannabis. Les députés européens votent mercredi 13 février une résolution sur les moyens de combler les lacunes en matière de recherche sur le cannabis médical. Pour l’eurodéputée socialiste (PS - S & D) Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, il faut sortir de la vision d’un cannabis uniquement « récréatif » alors que cette plante a des vertus pour accompagner les patients qui subissent des traitements lourds. La résolution demande de soutenir une recherche de qualité sur les médicaments à base de cannabis et établir des normes pour le cannabis médical non pharmaceutique afin de garantir la sécurité des consommateurs. Surtout, les eurodéputés estiment nécessaire d’établir une distinction claire entre le cannabis médical et les autres usages du cannabis. Plusieurs États européens autorisent le cannabis médical, comme la Lituanie, qui a légiféré sur le sujet en octobre 2018. En Allemagne, la réglementation sur l’usage médical du cannabis a été assouplie pour permettre son accès aux malades pour lesquels aucun autre traitement n’est disponible. Entretien avec Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, eurodéputée socialiste. Pourquoi soutenez-vous ce texte ? On s’intéresse à une plante qui a beaucoup de composés chimiques, dont le « CBD », le cannabidiol. Ce dernier a des vertus thérapeutiques démontrées par les chercheurs et déjà utilisées par un certain nombre d’États. Il a une efficacité certaine chez des patients qui avaient des thérapies lourdes. Avec ce vote, on montre qu’on n’est pas juste fermé aux produits chimiques (perturbateurs endocriniens ou pesticides), mais on est aussi ouvert à ce qui pourrait être une valeur ajoutée pour traiter et soulager les patients qui souffrent de sclérose en plaques ou subissent des chimiothérapies lourdes. Plusieurs pays l’ont déjà autorisé au niveau national… Nous voulons une législation pour faire en sorte qu’on puisse bénéficier du CBD partout en Europe. En France, quand on parle de cannabis, on pense souvent à la partie dite « récréative »… Ce mot cache en fait le THC, tout ce qui concerne les psychotropes. Ce qui nous intéresse, c’est la partie CBD qui a été largement diffusée dans un certain nombre de pays et interdits dans d’autres. Il faut sortir de ces idées préconçues et cela n’avancera pas sans l’échelle européenne. Vous voulez à terme tordre le bras aux États membres ? C’est un peu ça, surtout leur faire accélérer leur processus d’autorisation. On a eu plein de débats contradictoires en France sur les boutiques qui proposaient du CBD et non pas du THC. Là, c’est un cadre médical, un accompagnement des pathologies lourdes. Il faut qu’il y ait un estampillage « produit pharmaceutique » pour ce cannabis médicinal. Ainsi, il pourra bénéficier de programmes de financements européens de recherche. On est très en retard par rapport à nos concurrents en la matière, comme les Américains. Il y a de nombreux intérêts à développer cette filière : pour nos patients, notre secteur de recherche, notre secteur économique et agricole. Vous lancez un appel à la Commission pour légiférer… C’est un premier signal. Après, j’espère que la Commission l’entendra et voudra avancer davantage. On est très en retard sur l’accompagnement de la souffrance des patients. Pendant très longtemps, on n’en parlait même pas. Si on pouvait avoir une législation un peu progressiste et moderne, cela ne nous ferait pas de mal et surtout ferait beaucoup de bien aux patients. https://www.ouest-france.fr/europe/ue/vote-au-parlement-europeen-le-cannabis-medical-peut-aider-soulager-les-patients-6222326
  18. Hey Luxembourg Portugal Grèce, Allemagne Belgique etc ça bouge partout mais chez nous en France c'est toujours et encore le statu quo .... Alors bien évidement il ni a pas encore "LE" système idéal qui prend en compte et la santé publique et l'usage thérapeutique mais certains pays s'en approche .... @+ https://www.blog-cannabis.com/2019/02/07/le-portugal-legalise-la-production-et-la-consommation/?fbclid=IwAR0TVQOirgu032zCtT-wPOuoRHImgryhY9ipHgcuu5xU6NrFkzE_vmz5eqU UNE LÉGALISATION SANS RÉCRÉATIF Depuis vendredi dernier le Portugal a commencé à régir les règles pour les consommateurs éventuels et les entreprises qui décident de commercialiser les produits, toujours avec l’autorisation préalable et le contrôle de l’Autorité nationale des médicaments et produits de santé (Infarmed). À cet égard, l’Agence Diário da República a publié sur son site une section spéciale qui explique les implications de la loi régissant la consommation de cannabis médicinal, qui sera vendu dans les pharmacies aussi longtemps qu’il aura été prescrit par un médecin. La loi prévoit que l’utilisation de médicaments, de préparations et de substances à base de cannabis n’est autorisée que “dans les cas où il est déterminé que les traitements conventionnels ne produisent pas les effets attendus“. Il s’agit ainsi de s’assurer que l’accès à la plante est limité ” aux cas où les traitements conventionnels n’ont pas produit les effets escomptés ou provoqué les effets indésirables pertinents “, ajoute Infarmed. Sa vente sera exclusive en pharmacie. L’État contrôlera l’ensemble du processus, de la culture de la plante à sa préparation et à sa distribution. La loi qui légalise la consommation médicinale de la plante a été approuvée par le parlement en juin dernier, mais ne disposait pas de la réglementation nécessaire à son fonctionnement, ce qui s’est finalement produit à la mi-janvier et entre maintenant en vigueur. à lire aussi Les agriculteurs de Jersey utilisent le chanvre pour améliorer leurs cultures 5 MILLIONS D’EUROS DANS LA PRODUCTION D’HUILE Le Portugal disposera d’une “unité sophistiquée” de production d’huile de cannabis dans la municipalité de Nelas, dans la région centrale, ainsi que d’un projet qui prévoit un investissement de cinq millions d’euros. La municipalité de Nelas a cédé un terrain à une entreprise pour développer “un investissement à forte intensité de capital qui sera très bénéfique pour la région”, a expliqué à l’agence Lusa le Président de la Chambre Municipale, José Borges da Silva, qui a évité de promouvoir le nom de l’entreprise. José Borges da Silva La société, a-t-il ajouté, possède une expérience pharmaceutique aux États-Unis, au Brésil et en Belgique et bénéficiera du programme ”Compete” créé pour les investissements dans les zones touchées par les incendies. L’objectif, selon Da Silva, est d’utiliser la plante à des fins médicinales avec un projet qui créera environ 20 emplois qualifiés. PREMIÈRE PUISSANCE PRODUCTRICE DE CANNABIS EN EUROPE? Le Portugal est devenu un pays de référence dans la culture du cannabis à des fins médicales depuis 2014, date à laquelle la première plantation a été autorisée. à lire aussi Le Maroc interdit la culture du kif et la production est exportée vers plusieurs pays européens où la consommation de cannabis médicinal est légalisée. Au moins un demi-million de Portugais (sur une population de 10,3 millions d’habitants) consomment régulièrement du cannabis et un sur dix l’a essayé au moins une fois, selon le dernier rapport du Service portugais d’intervention dans les comportements additifs et les dépendances (SICAD). NB : Les données présentées ici sont soit des estimations nationales (prévalence de l’usage, consommateurs de drogues opioïdes), soit des chiffres communiqués par le biais des indicateurs de l’OEDT (clients sous traitement, seringues, décès, diagnostic du VIH et saisies de drogues). Les promoteurs s’attendent à ce que les dérivés du cannabis soient prescrits aux patients atteints de cancer, aux personnes souffrant de maladies neuromusculaires ou de formes graves d’épilepsie. Cependant, rien de tout cela ne peut être fait tant que Infarmed publie la liste des indications thérapeutiques “jugées appropriées pour la prescription de préparations et de substances à base de plante. Source : EFE
  19. Plus d’un demi milliard d’euros sont dépensés chaque année en France pour lutter contre la consommation de cannabis. Les Français restent pourtant les plus gros consommateurs en Europe. Faut-il légaliser le cannabis ? L’intégration récente du commerce de drogues dans le calcul du Produit intérieur brut (PIB) d’un pays permet de repenser les termes de ce débat récurrent. En prenant notamment en compte l’argent dépensé pour lutter contre la consommation de cannabis (580 millions d’euros par an en France), on peut par exemple calculer le coût social de la prohibition et le comparer à celui de la légalisation. Dès lors, y a-t-il un avantage économique réel à la légalisation ? L’interdiction est-elle vraiment, comme beaucoup le pensent, moins coûteuse pour la société ? Résumé des enjeux avec ce nouvel épisode de « Dessine-moi l’éco ». Source: lemonde.fr
  20. Et couper l'herbe sous le pied de la gauche La droite refuse la légalisation du cannabis par principe. La prohibition est pourtant la politique la moins efficace qui soit. Militer pour sa légalisation lui permettrait de se moderniser et de faire enfin preuve de cohérence. ©KONRAD K./SIPA Après l’Uruguay et un certain nombre d’Etats américains, le Canada vient de légaliser le cannabis. En France le débat peine à émerger et à droite, à de rares exceptions près, tout le monde est contre. Contre la légalisation bien sûr mais hostile par principe même à tout débat. L’approche de ce sujet offre l’occasion à cette partie de l’échiquier politique d’aborder le cannabis uniquement sous l’angle moral – la drogue, c’est mal – exactement comme la gauche le fait avec l’immigration – toute réserve étant raciste. Dans les deux cas, cette approche moralisante conduit aux succès que l’on connaît. En ce qui concerne le haschisch, il est temps pour la droite de faire émerger un discours qui repose sur la réalité et non sur des principes moraux inopérants. Même Pôle Emploi est plus efficace Pour tous ceux qui prétendent à une certaine honnêteté intellectuelle, il faut rappeler qu’une politique, quelle qu’elle soit, se juge non sur ses intentions mais sur ses résultats – sinon tout le monde serait communiste. Les objectifs de la législation actuelle sur le cannabis peuvent susciter l’approbation : une société sans stupéfiant, sans consommateurs, sans trafiquants. Le bonheur théorique des sociétés multiculturelles offre les mêmes perspectives radieuses. La droite n’éprouve d’ailleurs pas de pudeur spéciale à questionner la réalité des différentes « expériences » marxistes-léninistes ou de l’identité heureuse. Comment pourrait-elle s’abstenir, après cinquante ans de prohibition du cannabis, de faire le bilan de la consommation et du trafic en France ? La droite Figaro constaterait que la politique de prohibition, l’une des plus répressives du monde occidental, est en tous points remarquable. Nul autre domaine de l’action publique ne peut en effet se targuer d’un bilan aussi lamentable – même la lutte contre le chômage fait figure de succès historique auprès d’une telle faillite ! Cannabis, la fiction de la prohibition Une société sans stupéfiants ? La drogue se trouve partout dès le collège. Une société sans consommateurs ? La France a la plus grande proportion de fumeurs de cannabis du continent. Une société sans trafiquants ? Pour ceux qui débarqueraient de Mars, taper banlieues et drogue dans un moteur de recherche – 2 030 000 résultats. Comment peut-on être lucide sur le fiasco du Venezuela chaviste ou sur la déroute du vivre-ensemble et ne pas voir que la prohibition, doux euphémisme, n’a pas atteint ses objectifs ? Pire que cela, elle a permis la mise en place d’un miroir inversé de ses ambitions. Car la situation actuelle, décrite dans sa réalité crue est celle-ci : une dépénalisation de fait de l’usage, un trafic concédé à des gangs mafieux, une impuissance totale de la justice et de la police à éradiquer une consommation massive. La prohibition du cannabis constitue donc une fiction, un mythe confortable, à l’instar de l’identité heureuse ou de la maîtrise de nos frontières. Tous les consommateurs d’alcool ne sont pas alcooliques A ce stade du fiasco avéré, on peut se réfugier derrière l’argument droitier le plus répandu – techniquement référencé sous l’intitulé « couilles molles ». Comme le communisme à Cuba ou en Union soviétique, la prohibition menée par la France ne serait pas assez « pure » et pratiquée par des porteurs de testicules flasques. On en arrive assez vite à rêver d’envoyer l’armée dans les banlieues. La suite s’adresse donc à ceux qui, comme l’auteur, ne sont pas emballés par l’idée d’une guerre civile. Reste à faire un sort aux arguments moraux ou de santé publique. Moralement, on ne peut bien sûr pas souhaiter que nos enfants « se droguent » au même titre qu’on ne peut espérer qu’ils deviennent alcooliques, c’est-à-dire dépendants. Qu’ils consomment de l’alcool ou du cannabis à l’occasion, quelle différence ? Une seule et de taille : on ne peut pas mourir d’une overdose de cannabis. Alors, diaboliser la fumette au nom de la morale tout en tolérant le binge-drinking et ses comas éthyliques à la vodka… Quant aux problèmes de santé publique liés au cannabis, ils sont indéniables. Mais ils relèvent de l’abus et non de l’usage. Tous les consommateurs d’alcool ne sont pas alcooliques. Il en va de même pour les fumeurs occasionnels. La droite devrait accepter de regarder calmement les statistiques des pays qui ont dépénalisé de longue date ce produit. Le Portugal ou les Pays-Bas ont non seulement moins de consommateurs que nous mais également moins de consommateurs abusifs. Que le cannabis soit légal ou qu’il soit interdit, les questions de santé publique se posent dans les mêmes termes. Ceux qui disent le contraire se trompent ou mentent. Taxer les dealers ! Et des menteurs cyniques, on en trouve à gauche comme à droite. Pour eux, l’argument moral ou de santé publique ne constitue qu’une tartufferie. Leur opposition à toute légalisation n’est pas liée au trafic mais à son arrêt et aux troubles qui en résulteraient. A leurs yeux, la concession du commerce aux gangs constitue une sorte de RSA Banlieue dont le tarissement pourrait être périlleux pour la République. On trouve toujours d’excellentes raisons pour ne rien faire, mais celle-ci ne peut que susciter l’incrédulité. Ainsi, les tenants de la morale confessent in fine préférer l’organisation mafieuse du trafic – et demeurer les alliés objectifs de gangs eux-mêmes très favorables au maintien de notre prohibition d’opérette. Ce cynisme interdit tout espoir de reconquête des territoires perdus de la République. Tant qu’un guetteur gagnera en une journée ce qu’un apprenti plombier gagne en un mois, il va falloir compter sur une éthique hors du commun dudit guetteur pour qu’il s’inscrive en CAP de plomberie. Il existe pourtant d’autres voies déjà expérimentées à l’étranger. On trouve aujourd’hui en Uruguay, au Canada, au Colorado ou en Californie des entrepreneurs du cannabis – pourquoi priver certains jeunes de cette perspective ? C’est d’autant plus aberrant que la France comptabilise officiellement le trafic de cannabis à hauteur d’un milliard d’euros dans son PIB. Alors, soyons cohérents et taxons le cannabis comme le tabac et l’alcool afin d’assécher les réseaux mafieux – et d’engranger quelques précieux millions. Asphyxions des trafiquants qui frayent désormais dans les mêmes eaux que le fondamentalisme islamique, conférant à cette légalisation son caractère d’urgence. Les salafistes ne partagent pas seulement des territoires avec les trafiquants. Ils partagent aussi la caisse. Comment les attentats du Bataclan ont-ils été financés ? Les Kalachnikov qui ont tué à Paris sont aussi celles qui tuent dans les cités d’Île-de-France ou de Marseille. Et couper l’herbe sous le pied des terroristes C’est d’ailleurs sous cet angle que la droite peut légitimement construire une argumentation en faveur de la légalisation du cannabis. Combattre le terrorisme salafiste passe par la coupure de ses sources de financement au nombre desquelles figurent tous les trafics dont celui du cannabis. La prohibition finançant indirectement le terrorisme, tout lecteur de Valeurs actuelles devrait militer pour que ce scandale moral et politique cesse enfin. Une situation d’autant plus révoltante que 10% des effectifs de la police et de la justice se consacrent sans relâche à une prohibition virtuelle, mobilisant des forces qui font défaut dans la lutte antiterroriste, sans faire reculer d’un pouce la consommation ou le trafic. Réallouer de tels moyens à la lutte contre l’Etat islamique pourrait constituer un tournant stratégique majeur, sans rien coûter au contribuable. Lucide sur le fiasco d’une prohibition fictive et délétère, tout semble enfin en place pour que la droite structure un projet de légalisation au nom de l’intérêt général : pour redonner une chance à l’intégration, pour pacifier les banlieues, pour lutter contre Daech. Loin d’être anecdotique, ce combat est central. par Stéphane Germain Source: causeur.fr
  21. Dimanche 3 février 2019 de 14h à 18h, Place de la République à Paris Le peuple de l’Herbe est en pétard Ce rassemblement statique sur la Place de la République à Paris "Gilets verts pour la Démocratie Ecologique Conviviale - Sortir de la crise avec le cannabis" est organisé, afin de faire entendre la voix de la société civile, en particulier celle des usagers du cannabis, alors que les Nations Unies via l’OMS évaluent scientifiquement et pour la première fois depuis sa classification comme stupéfiant il y a 82 ans, le cannabis et sa résine.A l’occasion de la Saint Blaise (patron des chanvriers) le 3 février, le collectif Cannabis Sans Frontières souhaite manifester pacifiquement sur la Place de la République à Paris, afin de demander la sortie du cannabis du Tableau des Stupéfiants et l’ouverture d’un débat public pour la réforme de la politique en matières de stupéfiants. Nous précisons que nous souhaitons populariser nos recommandations dans l’optique du Grand Débat National, afin de contribuer à l’élaboration d’une société respectueuse des libertés individuelles et de favoriser la justice sociale, fiscale et écologique par la régulation du marché du cannabis de la production à la consommation responsable des adultes, tout en renforçant les moyens pour les acteurs de la prévention des risques et de la réduction des dommages causés par la consommation de drogues. Aussi, nous souhaitons protester pour demander l’abrogation de l’Art L 3421-4 du Code de la Santé publique afin de permettre la présentation du cannabis (et autres stupéfiants) sous un jour véridique, non biaisé par la censure ou l’auto-censure. #GiletsVerts #PeupleEnPetard #CannabisLegalJusticeSociale Nota Bene : Cette manifestation est déclarée préalablement aux Services manifestations de la Préfecture. Source: http://cannabissansfrontieres.org/giletsverts-le-peuple-de-l-herbe,1363.html
  22. Hey ça relaxe au Havre .... @+ https://actu.fr/normandie/havre_76351/relaxe-accusations-trafic-drogue-gerant-dune-boutique-cbd-havre-pret-rouvrir_20975888.html Sa boutique de CBD avait fermée après trois semaines d'existence. Le gérant du Weed Corner, au Havre, a été relaxé des accusations de trafic de drogue le 8 janvier 2019. Après une fermeture cet été, trois semaines à peine après son ouverture, et un procès en janvier 2019, la boutique de CBD, aussi appelé « cannabis légal », Weed Corner, situé avenue Foch au Havre (Seine-Maritime), se prépare à rouvrir ses portes. « Un acteur responsable » Elle n’était restée ouverte que quelques semaines, à l’été 2018. En juillet dernier, suivant la tendance qui a vu fleurir les boutiques de CBD partout en France, Cyrille Bjaoui lançait au Havre son Weed Corner. Dans les rayons de son magasin, il proposait « des baumes, des huiles, des infusions. » Pour le gérant, les choses sont claires. « On a bien dit dès le début que l’on était pas un coffee shop. Nous avions choisi les produits ayant un réel intérêt pour le grand public, sans surfer sur le marketing des miels et chocolats ou des feuilles à rouler. Je me suis présenté comme acteur sensé, responsable. » Le CBD, c’est quoi ? Ça en a le goût et l’odeur, mais cela n’en n’est pas vraiment : le CBD, ou cannabidiol, est l’un des composants du cannabis. Sa commercialisation est autorisée dans la limite où le produit respecte la limitation à 0,2 % de THC ou tétrahydrocannabinol, l’agent psychotrope du cannabis qui, lui, est illégal. Fermeture, garde à vue et procès Des précautions qui n’empêcheront pas les autorités de fermer la boutique, le 8 août 2018. Perquisitionnée, elle a été mise sous scellée le temps que la police contrôle les taux des produits. « En octobre, j’ai été placé en garde à vue à la surprise générale, puisque les taux étaient bons. C’est là que l’interdiction d’exercer est tombée », raconte le gérant. Finalement, le tribunal du Havre lui donnera raison : mardi 8 janvier 2019, Cyrille Bjaoui est relaxé. Le parquet a toutefois décidé de faire appel de cette décision. La réouverture se prépare Ce qui n’empêche pas le patron du Weed Corner de préparer la réouverture de sa boutique. « Nous attendons seulement de récupérer les clés pour pouvoir rouvrir début février », espère-t-il. S’il reconnaît que « se retrouver fermé du jour au lendemain avec un écriteau ‘trafic de stupéfiants’ sur la porte » a été un coup dur, il compte sur « l’enthousiasme » des débuts de l’ouverture pour voir à nouveau sa boutique se remplir. « À ce moment là, on avait eu des clients de 18 à 92 ans, je n’avais jamais vu ça. »
  23. Hey Petit article sur les amendes de France Culture (hum France (cannabis)culture ....) .... Je vais pas commenter juste rappeler que cette amende n'est qu'un element supplementaire à la repression aveugle autant que stupide du cannabis .... Bonne lecture @+ https://www.franceculture.fr/emissions/les-nouvelles-de-leco/les-nouvelles-de-leco-du-mardi-22-janvier-2019 L'Assemblée a voté la création d'une amende forfaitaire pour les usagers de cannabis. Une mesure qui n'a pas pour objectif de faire baisser la consommation mais de désengorger les services de la justice et de la police et qui risque de renforcer le caractère partial des contrôles et interpellations. Le dispositif juridique concernant les fumeurs de cannabis n’avait pas été revu depuis près de 50 ans et le vote de la loi relative à la répression du trafic et de l’usage illicite des substances vénéneuses, le 31 décembre 1970. Un texte qui prévoyait une peine allant jusqu’à un an de prison et 3750 euros d’amende, pour les usagers de drogue, qu’il s’agisse de cannabis, de cocaïne ou d’héroïne. Une indifférenciation pénale qui, outre son inefficacité notoire en matière de lutte contre la consommation, a eu pour effet d’encombrer les services de police et de justice, saturés de cas d’interpellations pour simple usage : 160 000 en 2016 selon l’observatoire des drogues et des toxicomanies, soit trois fois plus qu’en 1995. Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, a lui-même acté l’inefficacité du dispositif de répression français. Ainsi, dans une récente interview, le ministre a rappelé que la France avait l’arsenal répressif le plus dur d’Europe, mais aussi, la consommation de cannabis la plus élevée. Il a ainsi estimé qu’il était nécessaire de prendre la mesure de cet échec français en matière de lutte contre la consommation de drogues et de cannabis en particulier. Il s’est donc prononcé pour un maintien de la pénalisation et pour la mise en oeuvre d’amendes forfaitaires et systématiques pour les usagers de cannabis. Le problème, c’est qu’il semble y avoir un gouffre entre les objectifs de lutte contre la consommation et les trafics, affichés par le gouvernement et la politique effectivement mise oeuvre. En effet, si le gouvernement acte la nécessité de revoir un appareil répressif inefficace, rien n’est prévu pour la prévention ou l’accompagnement des consommateurs. Le passage à l’amende forfaitaire aurait donc pour seul objectif de libérer du temps pour la police et la justice. De l’aveu même des syndicats de police et de magistrats, cette mesure relèverait en réalité d’une simple logique de « gestion des flux » et du temps. Si l’on peut se féliciter du fait que les policiers et les magistrats passeront désormais moins de temps sur ce type d’affaire, il faut néanmoins relever que cela ne signifie en aucun cas une baisse du nombre de contrôles, dont on a vu qu’ils n’avaient que peu à voir avec la lutte contre la drogue. En réalité, certains chercheurs s’inquiètent des dérives possibles d’un tel dispositif. Car en se passant de la sanction, individuelle et contextuelle, prononcée par un magistrat, le risque pour la société est de renforcer encore le caractère inégalitaire de la répression. Comme le rappelle un article de Mediapart, et comme nous avons pu l’entendre au cours de cette émission, les interpellations et contrôles relatifs à la drogue sont en effet loin de toucher également tous les publics. Des inégalités de traitement en matière d’âge, de genre ou encore d’origine ethnique et sociale. Les hommes représentent ainsi 94% des interpellés, alors qu’ils ne sont que 66% des consommateurs. De la même manière, cette amende risque de concerner avant tout ceux qui fument à l’extérieur et qui se font le plus facilement appréhender, à savoir les lycéens, les étudiants et les jeunes de quartiers populaires. Il faut dire qu’au-delà de 30 ans et dans les milieux les plus favorisés, la fumette a tendance à se retrancher, à quitter les bancs publics et les abris de bus, pour retrouver l’alcôve, le canapé feutré, au sein du domicile. Bien loin des zones d’intervention de la police donc.
  24. Hey Aaaaaah mais que c'est beau la justice en France ..... non je déconne .... Avant c’était surtout le statut social qui faisait que, riche, et donc en capacité d’être bien défendu par un bon avocat, tu t'en sortais mieux que pauvre défendu par un commis d'office .... Nouveauté frappante aujourd'hui, deux personnes pour le même "délit" commis dans deux départements différents sont, d'un coté libre de continuer leur life, et de l'autre mis en détention provisoire ..... oups vite traitement contre la nausée chauffe mighty et essayons de rester zen .... @+ https://www.ladepeche.fr/article/2019/01/17/2941734-deux-vendeurs-de-cannabis-light-places-en-detention.html Deux gérants de boutiques qui proposent accessoires et cannabis «light» à Toulouse, mais aussi Montpellier, dorment en prison. Ils reviendront mi-février devant la justice. Est-ce que ce qui est permis à Montpellier par la justice peut être interdit à Toulouse ? Cette question, Me Sophie Azam l'a posée au tribunal correctionnel de Toulouse, mardi. Dans le box, les deux prévenus, 26 et 30 ans, étaient poursuivis pour «offre cession détention de stupéfiants» et «provocation à l'usage». Pourtant, leur profil de dealer n'est pas habituel. Ces deux copains gèrent une boutique à Toulouse, dans le centre-ville depuis 2013, et une autre à Montpellier. Ils proposent accessoires et produits dit «light». Les deux magasins fonctionnent bien et sont gérés par la même société mais les conséquences judiciaires, elles, diffèrent. Fin août à Toulouse, la justice a ordonné une enquête et fait placer la boutique sous scellés. Cinq mois plus tard, lundi matin, les deux gérants ont été convoqués et ils se sont retrouvés en garde à vue, dans les locaux de la brigade des stupéfiants, à la sûreté départementale. 24 heures de garde à vue avant d'être présentés mardi matin au parquet puis dans l'après-midi devant le tribunal correctionnel, dans le cadre des comparutions immédiates. La défense conteste la réalité des stupéfiants Me Azam voulait un supplément d'informations. «Notamment pour comprendre pourquoi à Montpellier, on nous rend les produits et on nous annonce un classement sans suite alors qu'à Toulouse, on renvoie ces commerçants devant le tribunal.» Un avis pas partagé par le parquet. Les vérifications ont confirmé, selon la procureure à l'audience, le classement sans suite à Montpellier. En revanche, la procureure s'est opposée à un supplément d'informations. «Des analyses sur les produits ont déjà été réalisées», argumente la magistrate. «Mais à Montpellier il ne s'agit pas de produits stupéfiants et on nous affirme le contraire à Toulouse. La vraie question, c'est le taux exact de THC. Il faut une véritable analyse», répond l'avocate, agacée. Le renvoi du dossier, à cause de la grève des avocats, ne posant pas de difficulté, il fallait trancher le placement en détention, ou la remise en liberté, des deux prévenus. La procureur a requis la détention «pour prévenir le renouvellement de l'infraction». L'argument fait bondir la défense. «Comment peut-on requérir un placement en détention pour deux prévenus qui n'ont jamais été condamnés et pour prévenir le renouvellement d'une infraction dans un magasin qui est fermé ?» Pas troublé, le tribunal a renvoyé le dossier à la mi-février devant une composition collégiale, a refusé le supplément d'information et a ordonné le placement en détention des deux gérants «pour mettre fin à l'infraction». Cinq mois après la fermeture, il était temps… Jean Cohadon avec C. H.
  25. Hey Donc "Cannabistrot" vient d'etre déposée par un membre du CIRC .... Va falloir maintenant déposer Cannabisbar, cannabiscafé, cannabistroquet, cannabisbouiboui etc .... J'ai un peu de mal à capter le délire mais bon ... @+ La marque Cannabistrot déposée par un membre du CIRC Par: Olivier, January 16, 2019 Le CIRC (Collectif Information et de Recherche Cannabique) est l’association anti-prohibitionniste historique fondée entre autres par Jean-Pierre Galland au début des années 90. Le Cannabistrot est un concept inventé par le CIRC également dans les années 90. Comme son nom l’indique, le Cannabistrot est la version française du coffee-shop hollandais. Le CIRC a imaginé des structures associatives, moins commerciales que les coffee-shops : « Un lieu associatif convivial où l’on peut acheter au comptoir différentes variétés de cannabis consommables sur place. On y diffuse une information sereine sur toutes les drogues, leur consommation, leurs effets et leurs dangers. » Ce concept de Cannabistrot pourrait exister un jour lorsque le cannabis récréatif sera légalisé en France. Aujourd’hui, nous apprenons qu’un membre du CIRC a déposé la marque Cannabistrot au niveau européen. Après plusieurs tentatives en France qui n’ont pas abouti, Stéphane Karcher, plus connu sous le nom de K Shoo, a pu déposer la marque à Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO). Il sera désormais le seul à pouvoir utiliser le nom Cannabistrot en France et en Europe. Selon lui, le but est d’empêcher que des personnes utilisent ce nom pour des établissements qui ne respecteraient pas la charte du Cannabistrot définie par le CIRC. Le militant essaye actuellement de faire interdire une page Facebook, suivie par 2700 personnes, indépendante du CIRC mais également appelée Cannabistrot. Pour continuer d’exister, les administrateurs de la page ont décidé de se délocaliser virtuellement en Corée du Nord, un pays ou la marque Cannabistrot n’a pas été déposée. De plus, le Régime de Pyonyang est très sévère dans la plupart de domaines mais le cannabis n’y serait pas officiellement interdit. Il est possible d’en acheter sur les marchés pour une somme modique mais il s’agit de chanvre de qualité moyenne avec peu d’effets psychoactifs.