Emmanuel Macron critique vivement les « bourgeois des centres-villes »


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Salut! ✌️

Il y a 15 heures, Boogerman a dit:

En parallèle  Louis Sarkozy a relancé le débat sur la dépénalisation des drogues en France en plaidant pour une légalisation totale

Ooh 'tain je l'avais pas vu venir celle-là! :mdr:

Si c'est sarko junior la figure pro légalisation en France, 

ben c'est vraiment mal barré...

mais bon ça on savait! 

 

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Il y a 15 heures, Boogerman a dit:

arguant que c’est le seul moyen efficace de « détruire le deal » et d’affaiblir les réseaux de narcotrafic. Selon lui, la politique répressive actuelle est un échec et ne fait qu’enrichir les trafiquants. Il cite l’exemple du Portugal, où la dépénalisation a permis de réduire le nombre de consommateurs, les overdoses et la violence liée au trafic. Il propose un contrôle étatique strict des substances, avec des produits dosés et certifiés, plutôt que de laisser le marché aux mains des criminels.

Cette prise de position a suscité des réactions contrastées. Marion Maréchal (Identité-Libertés) s’est déclarée opposée à la dépénalisation, estimant que ce discours n’est pas compréhensible dans le contexte actuel.

:mdr: Ahahahah tu m'étonnes que c'est pas compréhensible!  Pas facile un cerveau en situation de connerie fascisme !

Que ça puisse servir de rappel aux planteurs fumeurs fachés...

 

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merci pour le partage

source? 🙏

 

++

 

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Yop ,

 

Sujet très intéressant , vu que comme d'hab ça parle et rien ne sera suivi d'effet ...

 

On essaye de faire peur au petit consommateur , riche ou pauvre , de consommer et soi disant de les rendre en" gros " responsable de la criminalité ... lamentable ...

 

La pêche au " gros "c'est plus compliqué ... :P

 

Le 20/11/2025 à 06:28, Boogerman a dit:

Louis Sarkozy a relancé le débat sur la dépénalisation des drogues en France en plaidant pour une légalisation totale, arguant que c’est le seul moyen efficace de « détruire le deal » et d’affaiblir les réseaux de narcotrafic. Selon lui, la politique répressive actuelle est un échec et ne fait qu’enrichir les trafiquants. Il cite l’exemple du Portugal, où la dépénalisation a permis de réduire le nombre de consommateurs, les overdoses et la violence liée au trafic. Il propose un contrôle étatique strict des substances, avec des produits dosés et certifiés, plutôt que de laisser le marché aux mains des criminels.

 

Le 20/11/2025 à 06:28, Boogerman a dit:

tandis que Nicolas Sarkozy reste (historiquement) fermement opposé à toute forme de dépénalisation, qualifiant cette idée de « folie ».

 

J'imagine les repas de famille .... :b1:

 

++ :bigspliff:

 

Ps : d'où l'autoprod pour éviter les trafics etc...cela va de soit ...

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yop
m'en voulez pas mais j'ai fait un peu de ménage afin d être raccord avec les règles du fofo (politique sans lien/en derive avec le sujet de depart ....et aussi les autres sujets que notre theme de base :kana_smile: )

je me doute que le sujet fais polémique ofc , et que oui le sujet est plus large que le cannabis , mais oui faut veiller à rester dans le cadre de notre charte -_- 

merci à tous de votre comprehension :respect:

a+

 

ps:

  • personne n'a fait la remarque mais je rappelle que la hausse de consommation des stupéfiants des dernières années n'est clairement pas en ville , mais qu'il y a un net transfert vers les campagnes -_- 
  • aussi pas vu passé de réactions sur le traitement de la prévention des dernières années , raboté de MOITIE sur >15ans .....malgré le discours politique qui dit le contraire  (<17M€ en 2021 :rip: )
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Ploop ! 

 

Le 26/11/2025 à 08:21, Boogerman a dit:

m'en voulez pas mais j'ai fait un peu de ménage

Difficile de parler calmement kan le premier du nom tourne à la coka et détruit tt  par avidité sur son passage, surtout le patrimoine de nos valeurs.. 

 

Il porte son nom " Le grand remplaçant

 

+

 

 

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Salut/Hola/Konichua

 

Un résumé d'un article du Monde dans lequel une sociologue est invitée à réagir à la déclaration de Macron.

 

L’article présente l’analyse de Marie Jauffret-Roustide, sociologue spécialiste des drogues à l’INSERM et à l’EHESS, au sujet des liens entre consommation de drogues, criminalité et politiques publiques françaises.

1. La notion de “consommateur complice” critiquée

Emmanuel Macron affirme qu’acheter de la cocaïne ou du cannabis revient à financer le crime organisé.
Pour la sociologue, cette vision est trop simpliste et détourne l’attention de la responsabilité de l’État dans l’abandon des quartiers populaires, où les trafics prospèrent.
Elle rappelle que :

  • Environ 10 % des usagers sont dépendants, donc dans l’incapacité réelle d’arrêter.

  • Les culpabiliser renforce la stigmatisation et les éloigne des dispositifs de soins.

  • Même pour les usagers occasionnels, les situations sociales et psychologiques rendent l’accusation de “complicité” réductrice.

2. Une consommation en forte hausse

Les données de l’OFDT montrent entre 1992 et 2023 :

  • x10 pour la cocaïne

  • x2 pour le cannabis

Plusieurs facteurs expliquent cette augmentation :

  • Accessibilité accrue : production plus élevée, prix plus bas, “ubérisation” du trafic via réseaux sociaux et livraisons.

  • Produits plus puissants : taux de THC plus élevés, cocaïne plus pure.

  • Diversification des drogues, notamment synthétiques.

3. Les déterminants sociaux et économiques

L’offre n’explique pas tout : la demande augmente aussi dans un contexte de crises économiques, inégalités croissantes et anxiété sociale. Beaucoup d’usagers consomment pour s’automédiquer (stress, difficultés de vie).
Certains secteurs professionnels exposent davantage à la consommation, en particulier ceux soumis :

  • au stress intense (finance, santé),

  • ou aux horaires décalés (transport routier, pêche).

4. Pas de “profil type” du consommateur

Contrairement au stéréotype visé par le Président, la consommation touche tous les milieux sociaux et tous les territoires, y compris les zones rurales.
Distinctions observées :

  • Les hommes consomment plus que les femmes.

  • Les 18-45 ans sont les plus concernés.

  • Les classes aisées expérimentent davantage, mais les classes populaires développent plus souvent des addictions, faute de ressources pour se faire aider.

5. L’inefficacité des politiques répressives

Malgré une politique parmi les plus strictes d’Europe, la France reste l’un des pays où la consommation de drogues est la plus élevée.
Des exemples internationaux montrent d’autres résultats :

  • Portugal : décriminalisation depuis 2001 → pas d’explosion de l’usage.

  • Québec : légalisation contrôlée du cannabis → baisse de la consommation chez les jeunes.

  • Russie : politique très répressive → taux élevé d’infections VIH liées à l’usage.


Conclusion

 

L’article met en lumière la complexité des usages de drogues et les limites d’un discours qui culpabilise les consommateurs. Pour Marie Jauffret-Roustide, une approche plus efficace passe par :

  • la réduction des risques,

  • un meilleur accès aux soins,

  • et une réflexion sur les causes sociales, plutôt que la seule répression.

Modifié par Lamic-Tal
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  • 2 semaines après ...

Salut/Hola/Konichua

 

Un résumé d'un article du Monde dans lequel une juriste spécialiste du droit des stupéfiants répond aux déclarations de Macron.

 

Yann Bisiou, juriste : « En matière de répression comme de prévention des usages de drogues, nos politiques publiques ont échoué »

 

Le spécialiste du droit des stupéfiants et de la lutte contre les drogues s’élève contre le discours stigmatisant qui rendrait les usagers responsables des violences liées au narcotrafic, alors que les échecs successifs incombent surtout aux responsables politiques et à des années de décisions inefficaces.

Résumé de la tribune :

1. Un discours politique stigmatisant et inefficace

Yann Bisiou critique la rhétorique récurrente des responsables politiques français qui présentent les usagers de drogues comme complices du narcotrafic, voire responsables des violences qui en découlent.
Selon lui, ce discours culpabilisant n’a jamais montré d’efficacité pour réduire la consommation.

2. L’immobilisme politique face à la légalisation

Les autorités rejettent systématiquement l’idée d’une légalisation contrôlée, affirmant qu’elle serait inefficace.
Pourtant, les exemples canadien et québécois montrent l’inverse :

  • En 2025, 70 % du cannabis consommé au Québec provient du réseau légal (SQDC).

  • Au Canada, la part du marché noir est tombée à moins de 5 % en six ans.
    Aucun ministre français ne peut afficher un résultat comparable.

3. La prévention : parent pauvre des politiques publiques

La prévention reste largement négligée :

  • Le fonds de concours drogues consacre 90 % des sommes aux services répressifs, et seulement 10 % à la prévention, alors que cette répartition pourrait être changée facilement par le gouvernement.

4. Les dispositifs sanitaires sous-financés et menacés

Les alternatives médicales ou sociales peinent également :

  • Les haltes soins addictions risquent de fermer faute de soutien.

  • L’expérimentation du cannabis médical est vidée de sa substance, les textes d’application en attente, et les patients pourraient se retrouver à racheter leur cannabis… sur les points de deal en 2026.

5. Un échec également du côté répressif

L’amende forfaitaire délictuelle pour usage de cannabis, mise en place pour renforcer l’interdit, est elle aussi un échec :

  • Les infractions constatées ont doublé, mais seulement 34 % des amendes seraient réellement payées.

  • La mesure est jugée discriminatoire : elle vise surtout les jeunes hommes de banlieue.

  • Elle entraîne un désintérêt des forces de l’ordre pour les mineurs, chez qui les interpellations sont passées de 17 % à 4 %.

6. Conclusion : un échec collectif des politiques publiques

Pour Bisiou, les responsables politiques doivent reconnaître que leurs choix et leur inaction sont les principales causes des échecs successifs en matière de lutte contre les drogues.
Accuser les usagers ne peut en aucun cas remplacer une véritable politique publique cohérente.

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