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  1. Bonsoir Nous faisons régulièrement passer des reportages, informations sur les cannabinoïdes synthétiques. Je me rends compte que malgré cela de plus en plus de personnes passent par ces marchands de mort que sont les smartshops pour obtenir leurs consommations. Jusqu'à maintenant nous nous contentions d'article plus ou moins choc. Je suis récemment tombé sur ce reportage de Vice qui montre bien les ravages que peuvent faire ces drogues. Bon visionnage et prenez en de la graine Spice Boys Suite à l'augmentation du nombre d'étudiants victimes d'overdoses, les drogues synthétiques et légales sont sont sur le point d'être déclarées interdites par le gouvernement britannique. Ainsi, le gaz hilarant, le poppers ou le Spice – un cannabinoïde de synthèse – pourraient bien disparaître des étals des commerçants spécialisés. Dans ce nouvel épisode de VICE Reports, Ben Ferguson s'est rendu à Manchester, à la rencontre de jeunes consommateurs devenus accros à ces substances en vente libre. Sous titres disponible en français via les commandes youtube (le clavier en bas) Source: https://www.vice.com/fr/video/spice-boys-753?utm_source=vicefrfb
  2. https://www.europe1.fr/sante/pourquoi-la-production-naturelle-de-cbd-nest-pas-encore-autorisee-en-france-4024256 Pourquoi la production naturelle de CBD n'est pas (encore) autorisée en France 06h56, le 10 février 2021 , modifié à 07h29, le 10 février 2021 Un rapport parlementaire, remis mercredi, recommande au gouvernement d'autoriser la production naturelle de CBD, une molécule contenue dans la plante de cannabis, sans effet psychotrope et qui peut soigner différentes pathologies. Les réseaux de distribution existent, mais des craintes demeurent du côté de la Haute autorité de santé. DÉCRYPTAGE Avez-vous remarqué la multiplication des "coffee shop" à la française, qui proposent des produits "bien-être" à base de CBD ? Le marché dérivé de cette molécule, contenue dans la plante du cannabis, est en pleine expansion et pourrait rapporter gros. Sauf qu'en France, il est pour l'instant limité par une réglementation frileuse, comme le pointe un rapport parlementaire remis mercredi. Europe 1 fait le point. >> Retrouvez Europe Matin en replay et en podcast ici Des producteurs "dans les starting-blocks" Première précision : le CBD ne doit pas être confondu avec le THC, une autre molécule du cannabis, qui a un effet psychotrope. Il est utilisé dans des tisanes, par exemple, pour un effet de relaxation musculaire, ou pour soulager des pathologies comme l'arthrose ou les insomnies. Sa vente est légale sous conditions - contrairement au THC. Mais aujourd'hui, la molécule est exclusivement produite en laboratoire en France, ou alors ses fleurs sont importées de l'étranger. Et l'Hexagone passe donc à côté d'un marché considérable. C'est pour cela que les parlementaires recommandent au gouvernement d'autoriser la production naturelle de CBD, aujourd'hui interdite en France. Car selon leur rapport, la filière, de sa production dans les champs français à sa transformation, représenterait un à trois milliards d'euros, avec des milliers d'emplois à la clé. >> LIRE AUSSI -Anxiété et insomnie : le CBD est-il vraiment efficace ? "La production est prête, les producteurs sont dans les starting-blocks", explique à Europe 1 Jean-Baptiste Moreau, rapporteur du texte - et député LREM de la Creuse qui a beaucoup a gagner avec le CBD. "La France est l'un des derniers pays européens à ne pas avoir bougé. C’est totalement incompréhensible puisque c’est reconnu officiellement par l’OMS : le CBD n’est pas une drogue", souligne le parlementaire. "On attend juste le feu vert de l’administration, c’est tout." Alors, pourquoi la situation n'évolue-t-elle pas ? Tout simplement parce qu’il y a toujours une crainte du côté de la Haute autorité de santé, qui estime qu'autoriser officiellement le CBD reviendrait à envoyer un mauvais signal aux consommateurs de cannabis récréatif. Entre 300 et 400 magasins en France Pourtant, les producteurs ne sont pas les seuls à être prêts : le réseau de distribution l'est aussi, avec entre 300 et 400 magasins en France. Europe 1 s'est ainsi rendue dans une boutique de CBD ouverte il y a deux mois à Paris. "Je le vaporise et je fais parfois des infusions", confie Clément, qui y achète chaque semaine 1 à 5 grammes de fleurs, en provenance du Luxembourg. "Je le prends surtout pour l’effet anxiolytique, ça m’aide à dormir, ça m’aide un petit peu à réfléchir", nous explique-t-il. Infusions, huiles, crèmes pour les mains, barres chocolatées : il y en a pour tous les goûts… et tous les âges. Parmi les habitués, on croise aussi une femme de 70 ans, venue acheter quatre paquets de tisane pour ses amies. "Les gens font de moins de moins en moins l’amalgame avec le cannabis" se félicite Brice Masseixe, gérant de la chaîne Purple Store. "Depuis début septembre, on est à +30% de chiffre d'affaires par mois. Ça se développe très rapidement, j’ai tous les jours des gens qui m’appellent pour savoir comment ils peuvent ouvrir une franchise ou exploiter le concept." Face à un tel succès, certains buralistes proposent désormais eux aussi des fleurs de CBD. Tandis que d’autres préfèrent attendre qu’il n’y ait plus aucun doute sur sa légalité. Car ceux qui en vendent déjà s’appuient pour l'instant sur une décision de la justice européenne, qui date de novembre dernier. Dans son arrêté, elle rappelle que le CBD n’est pas une drogue, et que ses fleurs doivent être librement commercialisées. L’Etat français va donc bien devoir se mettre en conformité avec le droit européen. Par Justin Morin et Zoé Pallier, édité par Margaux Lannuzel
  3. Source : https://www.santemagazine.fr/actualites/actualites-sante/la-consommation-frequente-de-cannabis-liee-a-une-baisse-de-qi-chez-les-jeunes-877332
  4. Avec son Burdi W à base de cannabidiol, le Bordelais Raphaël de Pablo veut casser les codes classiques du vin, et attirer un nouveau public vers le marché des produits à base de CBD Les oenologues Michel Rolland (à gauche) et Alain Raynaud, lors de la dégustation du Burdi W, premier vin de Bordeaux au cannabis. — Raphael de Pablo Juridiquement, on ne peut pas parler de vin, mais de boisson aromatisée à base de vin, notamment car le produit a été transformé avec le rajout de cannabidiol. Mais rien ne diffère de la réalisation d’un vin classique, son élaboration ayant même été supervisée par le directeur d’un grand château du Bordelais. Le célèbre œnologue Michel Rolland s’est prêté au jeu de la dégustation, et a validé le Burdi W, qu’il a bu « avec plaisir ». Un double effet relaxant garanti, à condition de consommer avec modération, bien entendu. Le Burdi W (pour Burdigala Weed), qui se présente comme le premier vin français au cannabis, a été lancé lundi sur le marché, via une campagne de commercialisation sur la plateforme KissKissBankBank. Quelque 500 bouteilles sont mises en vente, et d’autres devraient être produites très rapidement. Le Burdi W, premier vin de Bordeaux au cannabis - Burdi W Mais c’est quoi, un vin au cannabis exactement ? D’abord, il faut préciser que juridiquement, on ne peut pas parler de vin, mais de boisson aromatisée à base de vin. Comme le rosé pamplemousse, quoi. Il y a plusieurs raisons à cela, la plus importante étant que le vin est transformé, puisqu’on lui rajoute du cannabidiol, ou CBD, une molécule présente dans le chanvre. Contrairement au THC, cette molécule est autorisée en France car elle ne provoque pas d’effet psychotrope mais possède des vertus relaxantes. Champ de chanvre bio Par ailleurs, quand bien même il a été élaboré dans le Bordelais, ce « vin » n'a pas d'appellation. « Toutefois, Burdi W est composé de 100 % de petit verdot [un cépage que l’on trouve habituellement dans moins de 10 % des compositions de certains grands crus classés du Médoc], et a été conçu comme un vin classique », soutient le Bordelais Raphaël de Pablo, à l’origine du projet, et qui exploite par ailleurs La Ferme médicale, un champ de chanvre bio en Gironde. Sa culture est destinée à la production de cannabis bien-être, et a bien entendu servi à l’élaboration du Burdi W. La réalisation du vin a par ailleurs été supervisée par le directeur « d’un célèbre château bordelais », initiateur du projet également avec Raphaël de Pablo, et qui souhaite pour l’heure rester anonyme. L’œnologue-médecin Alain Raynaud, qui a validé le produit, et le célèbre œnologue bordelais Michel Rolland se sont prêtés au jeu de la dégustation, samedi dernier. « C’est une première expérience, je n’ai jamais goûté ce genre de produit, explique ce dernier dans une vidéo. Ce n’est pas tout à fait du vin, d’ailleurs c’est marqué dessus, mais ce qui me plaît, c’est que ça ressemble à ce que je connais, à ce que je déguste depuis quarante ans. C’est une boisson que je bois avec plaisir. » Garanti sans effet secondaire Créer un vin au cannabis est une affaire sérieuse qui nécessite un savant dosage pour trouver le bon équilibre. Il a fallu plus de trois mois pour élaborer le Burdi W. « C’est très compliqué, car le cannabis est fort en terpènes il faut donc trouver la bonne association » explique Raphaël de Pablo. Il assure que le mélange cannabidiol/vin procure « un réel intérêt au niveau du goût », « surprenant ». « On obtient des notes très fruitées, avec une pointe de cassis [ce qui est assez classique avec le cépage petit verdot], et surtout on ressent vraiment cet effet relaxant après la dégustation… » Une boisson de 33 cl à base de CBD contient en moyenne 20 mg de cannabidiol, « là il y en a 250 mg par bouteille, en partant du principe qu’elle se boit à trois ou quatre personnes. » La dégustation est garantie sans effet secondaire, « puisqu’il n’y a pas de THC », la molécule du cannabis qui fait « planer ». La pré-commercialisation du vin au cannabis a démarré fort, avec une centaine de bouteilles déjà écoulées. Elles se vendent au prix de 34,90 euros (ou 180 euros la caisse de six). « Ce que l’on veut avec ce nouveau produit, c’est dynamiser le marché du vin bordelais en le rajeunissant, et toucher un nouveau public pour l’intéresser au marché des produits à base de CBD », insiste Raphaël de Pablo. Déjà du vin au cannabis du temps des Gaulois ? Si c’est une première en France, le vin au cannabis n’est cependant pas une nouveauté. Il en existe déjà en Californie, en Espagne… « C’est le vin californien qui m’a donné l’idée d’en faire en France », confie Raphaël de Pablo. Paru en 2018, un article sur des fouilles archéologiques a fini de convaincre le Bordelais de se lancer dans cette aventure : il expliquait que des traces de cannabis trouvées dans une sépulture, laissent penser que des Gaulois buvaient déjà un vin au chanvre… Hallucinant, non ? Source: 20minutes.fr
  5. Crêpes, sucrées, au chocolat ? Essaye celle à la weed. Ah le début de l’année et son cortège de bouffe. Après la Galette voici venu le temps des crêpes. Ce moment particulier où volent les crêpes au plafond. Ces phrases magiques du type, la première est toujours ratée. L’instant délicat de la prise de bec lorsque ton frère/ta sœur veut mettre du Nutella et que tu expliques que ce truc c’est le mal. Incident diplomatique familial en vue. Pour tous ces moments voici venu le temps des crêpes à la weed, histoire d’être moins stressé. Ingrédients (pour 5 personnes) – 125gr de farine – 5 œufs – 250mL de lait – une pincé de sel – une grosse cuillère à café de sucre (vanillé ou non) – une cuillère à café de rhum – L’équivalent d’un demi-joint de substance par personne selon votre dosage Recette 1) Préparez votre lait de cannabis en utilisant de la marijuana dont vous connaissez la provenance ou un haschich de très bonne qualité. Il faut grinder la Marijuana ou effriter le hash et le mettre dans une casserole avec le lait et porter le lait à ébullition doucement à feu doux tout en remuant le mélange .le THC a migré dans les matières grasses du lait et peut ainsi être digéré. Passez le lait dans une passoire fine pour retirer les végétaux vidés de leur substance. Si vous utilisez du hash il aura totalement fondu dans le lait. Laissez ce dernier refroidir pour ensuite réaliser la pâte à crêpe. 2) Dans un saladier, versez la farine et les œufs et fouettez jusqu’à ce qu’il n’y plus aucun grumeaux. Ajoutez le lait de cannabis progressivement tout en en mélangeant avec le fouet. Ajouter le sucre, le sel et le rhum et laissez reposer la pâte pendant une heure. 3) Faire chauffer une poêle légèrement graissée et versez une louche de pâte a crêpe et la faire cuire 1/2 minutes. pixabay Sur ce et pour info la Chandeleur c’est le 2 Février. Bon app. Source: opnminded.com Petit article paru l'an passé chez openminded mais on peut voir sur la page originale qu'ils choisissent bien leurs sources
  6. https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/34438-Pourquoi-l-alcool-cannabis-mauvais-le-sommeil Pourquoi l'alcool et le cannabis sont mauvais pour le sommeil Par Dr Claire Lewandowski Si l'alcool et le cannabis peuvent faire somnoler, ils ne permettent pas un sommeil de bonne qualité. SARAH PENDER/ISTOCK Publié le 14.11.2020 à 12h00 L'alcool et le cannabis sont des faux amis en matière de sommeil. Nombreux sont ceux ayant expérimenté une "gueule de bois" avec une fatigue le lendemain d'une soirée arrosée. S'ils ont tendance à détruire complètement les cycles du sommeil, ils peuvent aussi altérer l'horloge biologique. Une action sur le sommeil profond Autant le cannabis que l'alcool ont tendance à provoquer une somnolence du fait de leur activité dites "dépressive du système nerveux central", c'est-à-dire qu'ils ralentissent les fonctions du cerveau. Cependant, au cours du sommeil, ils réduisent le temps passé en sommeil profond, entraînant davantage de réveils et un sommeil de mauvaise qualité. Au final, il est normal de se sentir fatigué et de manquer de concentration le lendemain d'une consommation, en particulier si elle est régulière, et même avec une petite quantité. Une action sur l'horloge biologique Le cannabis empêche la sécrétion de mélatonine, l'hormone produite le soir, en particulier dans la pénombre, qui permet de favoriser l'endormissement et le maintien du sommeil. Le consommateur décale ainsi progressivement son rythme du sommeil, surtout en cas de consommation fréquente. Finalement, l'usage régulier de cannabis provoque des problèmes d'insomnie, allant à l'encontre des effets recherchés par les consommateurs et le poussent parfois à augmenter les doses consommées. L'altération de la qualité du sommeil lorsque l'on consomme de l'alcool et/ou du cannabis joue un rôle fondamental à long terme sur la qualité de vie et le risque potentiel d'addiction. En savoir plus : Alcool info service : www.alcool-info-service.fr Drogues info service : drogues-info-service.fr Sources : Babson KA, Sottile J, Morabito D. Cannabis, Cannabinoids, and Sleep: a Review of the Literature. Curr Psychiatry Rep. 2017 Apr;19(4):23. doi: 10.1007/s11920-017-0775-9. PMID: 28349316. Angarita GA, Emadi N, Hodges S, Morgan PT. Sleep abnormalities associated with alcohol, cannabis, cocaine, and opiate use: a comprehensive review. Addict Sci Clin Pract. 2016 Apr 26;11(1):9. doi: 10.1186/s13722-016-0056-7. PMID: 27117064
  7. Selon des chercheuses, fumer un joint diminue moins les capacités de conduire que boire. Faut-il relever le taux légal? Le sujet devrait rebondir à Berne. Conduire sous l’influence du cannabis est une infraction grave en Suisse. Le seuil de tolérance à l’égard de cette substance fait l’objet d’un débat. Getty Images/iStockphoto Fumer un joint et conduire? En Suisse, ces deux activités sont incompatibles aux yeux de la loi: un automobiliste pincé sous l’emprise de cannabis écope d’un retrait de permis. Cette sévérité est discriminatoire comparé au traitement réservé aux conducteurs en état d’ébriété, souligne une toute nouvelle étude bâloise. Le «cannabis n’est pas traité de la même manière que l’alcool, bien que sur la base des preuves scientifiques concernant la sécurité routière, le THC (ndlr: le principe actif de la plante) doit être considéré comme provoquant moins de limitations que l’alcool», affirme le rapport, commandé par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) dans la cadre des discussions politiques sur le lancement de projets pilotes de distribution de cannabis. Tolérance zéro Ces conclusions remettent en question la règle de la «tolérance zéro» à l’égard du stupéfiant. Aujourd’hui, un conducteur est considéré comme incapable de prendre le volant lorsqu’il présente plus de 1,5 microgramme (ng/ml) de THC dans le sang. Il commet alors une infraction grave. Cette limite est un seuil technique au-delà duquel un laboratoire peut considérer que la substance est présente dans le sang. «Très rapidement atteinte», selon l’OFSP, elle peut être dépassée même lors de la consommation de cannabis légal à faible teneur en THC. Pour l’alcool, le taux admissible est de 0,5‰. Celui qui dépasse cette valeur reçoit un avertissement ou perd son «bleu» s’il a commis en plus une autre infraction. Ce n’est qu’à partir de 0,8‰ que l’on considère que l’infraction est grave: le permis est retiré dans tous les cas. Exception: les nouveaux conducteurs sont soumis à une interdiction totale de conduire sous l’effet de l’alcool. Pour conclure à une discrimination à l’égard du cannabis, les chercheuses de l’Institut de médecine légale de l’Université de Bâle ont passé au crible la littérature scientifique internationale et comparé l’influence effective de l’alcool et du THC sur les capacités du conducteur. L’analyse leur permet d’affirmer que les limitations constatées avec 0.5‰ d’alcool se manifestent à partir d’une concentration de 3 à 4.1 ng/ml de THC. C’est-à-dire le double, au moins, de la valeur admise actuellement. Autre constat: les automobilistes dont la concentration de THC dans le sang est inférieure à 5 ng/ml ne présentent pas un risque plus élevé d’accident que des conducteurs n’ayant pas consommé le produit, avancent les scientifiques. Des centaines de retraits Combien de personnes ont perdu leur «bleu» car du THC se trouvait dans leur organisme? Les statistiques ne font pas la distinction entre le type de stupéfiant ayant mené à une telle sanction. Le cannabis reste néanmoins la substance active illégale la plus répandue dans le trafic routier, selon le rapport bâlois. En 2019, le Canton de Vaud a prononcé des retraits de permis pour conduite sous effet d’un stupéfiant à 448 reprises (dont 34 à la suite d’un accident); à Genève, il y en a eu 156 (dont 31 accidents). Les autorités vaudoises et genevoises ont également décidé d’un retrait d’une durée indéterminée pour dépendance à, respectivement, 146 et 98 reprises. Dans tout le pays, la même année, ce sont 4762 retraits d’une durée fixe qui ont été prononcés pour conduite sous influence d’une drogue – dont 325 avec accident. En comparaison, la mesure a été décidée pour conduite en état d’ébriété à 13’128 reprises, dont 3208 impliquant un accident. Les auteures formulent trois pistes pour réglementer la conduite sous influence de cannabis. L’une prévoit de doubler le taux admissible actuellement. L’autre établit un système par palier: lorsque le seuil inférieur est franchi, une mesure administrative pourrait être décidée. Une personne est considérée comme incapable de conduire lorsque la limite supérieure est dépassée. Ces deux régimes assurent au stupéfiant un traitement similaire à celui réservé à l’alcool. Un choix politique La troisième option consisterait à maintenir une tolérance zéro. Les auteures de l’étude se gardent de donner leur avis sur le modèle à suivre: la réponse relève d’un choix politique. Elles soulignent toutefois que le statu quo reviendrait à accepter que soient sanctionnées de nombreuses personnes dont les capacités de conduire n’étaient pas altérées. Un participant à un cours pour jeunes conducteurs observe le dispositif de test «DrugWipe 5» à Dübendorf (ZH) en 2008. KEYSTONE L’étude pourrait-elle mener à l’abandon de la tolérance zéro? Un tel changement relève de la compétence du Conseil fédéral, répond l’Office fédéral des routes (OFROU). Ce dernier semble réticent à un tel scénario. Il y voit plusieurs «difficultés concrètes», notamment celle pour le conducteur de déterminer la quantité de THC qu’il a consommée. «Un consommateur d’alcool sait quand il doit arrêter de boire, s’il veut rester en dessous de la valeur limite, un fumeur de joint ignore la quantité de THC contenue dans son produit», détaille Marina Kaempf, porte-parole à l’OFROU. Vu «l’importance politique du sujet», une modification passerait devant le parlement, ajoute-t-elle. La conseillère nationale Léonore Porchet (Verts/VD) annonce qu’elle questionnera sans aucun doute le Conseil fédéral sur les conclusions bâloises lors de la prochaine session parlementaire, en mars. Source: tdg.ch
  8. Les X-Men du cannabis débarquent : de surprenantes mutations de marijuana qui paraissent venues d’un autre monde Dans les jardins de tout cultivateur peuvent un jour apparaître de mystérieux plants d’herbe aux mutations surprenantes. Il s’agit de phénotypes uniques et différents de tout ce qui se plante habituellement. Ils ressemblent à la version cannabique de la saga populaire de Marvel : des marijuanas mutantes aux apparences déconcertantes et aux propriétés sans précédent. Une question demeure en suspend : sont-elles des signes de l’inévitable évolution de l’espèce ou de simples anomalies génétiques ? La clé de la réponse reste dissimulée à l’endroit même où ces mutations singulières ont vu le jour : dans le code génétique de la plante. C’est là, entre les hélices de leurs chaînes d’ADN, que les réponses cryptées nous attendent. Et c’est uniquement en les étudiant que l’on pourra savoir si ces mutations sont dues à une erreur lors de leur réplication cellulaire, à l’effet évolutif de la recombinaison génétique, ou au changement de leur génotype, provoqué par des causes extérieures. La marihuana tentaculaire et ses branches autonomes Il s’agit d’une mutation génétique qui crée des plantes dont les tiges envahissent le sol, telles des tentacules toujours à la recherche d’un point d’ancrage. Elle est connue sous le nom de 'phénotype rampant'. Au début, elles poussent comme des plantes normales, mais lorsqu’elles atteignent un mètre de hauteur, leurs extrémités commencent à descendre jusqu’à atteindre le sol. Une fois en bas, elles commencent à se propager et à se répandre dans le jardin. Et le plus curieux : s’il y a du substrat, elles prennent racine. C’est une mutation qui est née dans les forêts et qui permettait au cannabis d’atteindre la lumière. (Photo) Vraiment bizarre, n’est-ce pas ? Les branches de ces plantes 'rampantes' peuvent prendre racine lorsqu’elles se développent sur un substrat humide. Une fois que ces branches ont créé leur propre système radiculaire, elles commencent à pousser vers le haut, comme si elles étaient des plantes munies d’une identité propre. Tout cela crée, bien sûr, des phénotypes aux productions bien plus élevées. Cette mutation déconcertante n’apparaît que chez les Sativas ; et dote les plantes de feuilles et de tiges extrêmement fines, semblables à celles des vignes. Une marée verte pour partir à la chasse d’une 'superphotosynthèse' La mutation connue sous le nom de Phyllotaxie verticillée crée des plantes à trois feuilles ou plus par entre-nœud au lieu des deux habituelles, pour donner de magnifiques phénotypes, bigarrés et plein de feuilles. Il faut savoir que ces spécimens de trois ou quatre feuilles par 'étage', constitueront ensuite le point de départ de nouvelles branches latérales et d’entre-nœuds. Cette particularité, ajoutée au grand nombre de feuilles qu’elles contiennent, convertit les détentrices de cette mutation en de parfaites candidates pour obtenir des productions très importantes. Cette altération génétique crée des plantes à trois, voire quatre branches par nœud. Malheureusement, très peu de cultivateurs sont en mesure de confirmer le pouvoir de cette mutation : en effet, bien qu’elle permette d’absorber plus d’énergie luminaire, elle engendre une proportion très élevée de mâles. La cause de sa surproduction foliaire paraît résider dans la mutation d’un ou de plusieurs des gènes responsables de la croissance des plantes. Il semble qu’ils aient 'évolué' pour créer des individus disposant d’une plus grande superficie pour absorber les rayons du soleil. Les plantes qui peuvent produire des têtes à partir de leurs feuilles Une surprenante mutation, dont l’origine demeure inconnue, permet aux plantes sur lesquelles elle se manifeste, de développer des têtes situées à la base de nombre de ses feuilles. Cela semble difficile à croire, mais il y a déjà un nombre conséquent de personnes qui ont pu être témoins de la croissance de feuilles et de pistils à l’endroit d’union des feuilles et des tiges de leurs plantes. Ces fleurs ne sont pas très grandes, mais elles génèrent une importante controverse dans le petit monde des fumeurs, puisque personne n’en connaît la cause. Les plantes avec cette mutation développent de surprenantes têtes sur leurs feuilles. À la différence des têtes que nous connaissions jusqu’à présent, et qui poussaient dans les bourgeons de nos plantes, cette nouvelle génération de 'têtes mutantes' peut également se développer au niveau de l’union des folioles (les différents 'doigts' des feuilles). Elles ne regroupent pas beaucoup de calices, et ne forment pas non plus de grandes fleurs, mais elles ont du THC, et il est incontestable que leur appariation puisse faire émerger une nouvelle façon de comprendre la floraison. Certains réfléchissent déjà à comment en tirer parti, pour augmenter les productions. Mutation polyploïde ou les géantes du cannabis La polyploïdie est une mutation génétique qui crée des plantes munies de zones hypervigoureuses (comme par exemple, les têtes), faisant de ces beuhs d’authentiques monstres verts. Il s’agit là d’une anomalie génétique qui se produit lorsque les plantes présentent plus de chaînes de chromosomes que les deux qui caractérisent son espèce. D’où le nom de polyploïde (nombreuses chaînes) ; en opposition à la structure diploïde (deux chaînes) de la marijuana. Les phénotypes qui présentent cette mutation créent des plantes très grandes. (Photo) Ces exemplaires sont, en général, bien plus grands que leurs compagnons de la même variété. Mais leur génome n’est pas uniquement source d’avantages : ils ne peuvent pas transmettre leur gigantisme à leurs descendants ; ni aux plantes issues de croisement avec des plantes normales, ni à celles engendrées par l’union avec un autre 'mutant'. C’est un clin d’œil de la nature, qui peut se reproduire grâce à certaines techniques d’horticulture ou avec la dangereuse colchicine, un agent chimique capable d’interrompre la mitose des cellules végétales. Deux plantes pour le prix d’une ! : Le cas étrange des plantes 'jumelles' Dans le petit monde cannabique, on associe la germination de deux plantes d’une même graine au terme mutation. Il n’en est rien. Il s’agit de graines polyembryoniques, ou ce qui revient au même : une graine qui contient deux individus. Cela se produit lorsqu’un embryon se développe à partir d’un ovule fertilisé, en même temps qu’un autre embryon est en train d’être produit dans les tissus de l’organe féminin de la plante. Par conséquent, une plante sera 'normale' tandis que l’autre sera un clone de la mère. Généralement confondu avec la mutation, c’est un phénomène plutôt normal en botanique. (Photo) Les tiges de ces plantes sont très sensibles, de sorte que si on essaye de les séparer avant que la graine ne se soit décomposée, il est probable que les deux plantes meurent. Mais une fois qu’elles ont obtenu une taille considérable (de 20 à 25 cm), on peut parfaitement les séparer, puisqu’elles constituent deux plantes indépendantes. C’est un phénomène qui, en dépit de sa rareté, apparaît relativement fréquemment, et qu’il ne faut pas confondre avec des malformations, comme celle de la marijuana siamoise (deux plantes pour une racine). La surprenante marijuana albinos : mais d’où viennent ces têtes blanches ? Voir des têtes blanches sur des plantes où se mêlent des spécimens incolores avec des parties vertes est, sans aucun doute, l’une des situations les plus déconcertantes qui puissent survenir dans le monde du cannabis. Ça s’appelle la variégation et il s’agit d’une mutation provoquée par une mauvaise expression des gènes qui régulent la chlorophylle, donnant naissance à des plantes aux traits albinos. Ils peuvent se retrouver sur certaines parties de la plante (par exemple sur les têtes) ou tresser des spécimens colorés et incolores. L’albinisme peut sembler très esthétique, mais sa culture n’est pas très pratique. (Photo) La clé réside dans la cause de l’albinisme : s’il provient du double gène albinos, alors toute la plante sera blanche ; s’il provient d’une mauvaise expression des gènes qui régulent la production de chlorophylle, alors il produira des zones ou des dessins blancs comme la neige. La plante porteuse de cette dernière variation sera celle qui aura le plus de chance de survivre, parce que les marijuanas totalement albinos périssent rapidement à cause de leur carence en chlorophylle qui les empêche de synthétiser la lumière. Quand la mutation se standardise : le cas de l’Australian Bastard Cannabis Le cas de l’Australian Bastard Cannabis (ABC) est le parfait exemple d’une tendance de gènes mutants qui se sont peu à peu stabilisés jusqu’à créer une variété en elle-même. Son apparence est si radicalement différente, que certains l’ont confondue avec une autre espèce appartenant au monde du cannabis. Il n’est pas facile de croire qu’on est face à une plante de marijuana lorsqu’on observe ses petites feuilles, brillantes et rondes. Mais si, c’en est une, elle a juste évolué ! Ses petites feuilles et sa structure chétive lui servent à combattre le froid. (Photo) Bien sûr qu’à première vue, personne ne parierait qu’il s’agit là d’un type d’herbe, cette variété ressemblant à s’y méprendre à un arbuste, avec d’insolites feuilles arrondies à la couleur très brillante. Mais cette apparence est le résultat de générations d’évolutions sauvages, au cours desquelles le génome a trouvé les solutions pour survivre aux basses températures nocturnes des montagnes voisines de Sidney. Une évolution qui pourrait contenir la clé pour la création de marijuanas résistantes au froid. Marijuana 'pieds de canard' : la meilleure compagne du grower discret Les monts australiens et la main d’un un breeder océanique ont forgé l’une des plus rares anomalies stabilisées qu’a pu connaître le monde du cannabis. Il s’agit de la mutation Ducksfoot (pied de canard), qui tire son nom de ses feuilles palmées, évocatrices de cet animal. C’est une altération génétique du génome classique du cannabis qui apparaît presque toujours chez les plantes Sativas et qui bénéficie d’un caractère récessif ; si on arrive à la trouver, on pourra la conserver dans notre jardin. Vous pouvez voir que ces phénotypes se ressemblent très peu, voire absolument pas aux plantes typiques de marijuana.(Photo) C’est le cultivateur australien Wally Duck qui a stabilisé cette mutation si recherchée par les amis de la culture discrète, et qui produit des feuilles si différentes de celles du cannabis conventionnel. Lorsque vous la trouverez ne la laissez pas s’échapper, puisque si on la croise avec des variétés 'normales', on obtient des phénotypes palmés dans une proportion de trois à un. Et c’est bien un gage de discrétion lorsque qu’on souhaite planter de la marijuana à l’abri des regards indiscrets. Bonus track (Niveau Magneto) : Le cannabis sous-marin peut-il des bourgeons sous la mer ? Il y a moins de deux mois, on aurait apparemment découvert, aux abords des côtes du Chili, des plants de cannabis qui poussaient en dessous du niveau de la mer. Elles ont été aperçues par des pêcheurs qui, en remontant leurs filets se sont trouvés nez-à-nez avec un matériel végétal jamais vu. C’était du Cannabis Sativa (marijuana) ; telle fut la conclusion « officielle » de l’Institut Chilien d’Aquiculture, après avoir analysé les échantillons de tête subaquatique. Cette nouvelle variété océanique a été baptisée « l’amie des pêcheurs », en honneur à ses découvreurs. Le Chili est l’un des endroits au monde où la culture du cannabis est la plus ancienne. Mais si ancienne que cela... (Photo) Les chercheurs pensent que l’apparition d’un gène mutant, la proximité d’eaux thermales et sa localisation épipélagique, sont les trois facteurs clé qui ont coïncidé pour engendrer une beuh sous-marine, qui produit même des têtes ! Mais avec un indice de tétrahydrocannabinol plutôt bas. « Les taux de THC ne sont pas particulièrement élevés, mais c’est vrai que ces plantes produisent des fleurs féminines », assurait Camila Rojas, une biologiste marine impliquée dans la recherche.Recherche qui n’est rien d’autre qu’une rêverie élaborée, puisque ce cannabis sous-marin n’est effectivement pas de cette planète. Source: lamota.org
  9. https://www.lecho.be/les-marches/actu/actions-bourses-etrangeres/les-actions-cannabis-planent-a-wall-street/10263423.html Les actions cannabis planent à Wall Street ©REUTERS BRUNO RAVESCHOT 05 novembre 2020 20:15 Le secteur profite de la levée des restrictions pour le secteur dans cinq nouveaux États américains. Il n'y a pas que les actions technologiques qui redécollent ces derniers jours à Wall Street, c'était aussi le cas ce jeudi des valeurs liées à l'industrie du cannabis en Amérique du Nord, en raison d'un regain d'optimisme sur la réglementation qui régit leurs activités aux États-Unis. Dans le cadre de l'élection présidentielle, la question d'une légalisation de la vente de cannabis à usage médical et récréationnel a été soumise par référendum dans cinq nouveaux États: le New Jersey, l'Arizona, le Mississippi, le Montana et le Dakota du Sud qui y ont répondu favorablement, à l'image de plusieurs autres États américains ces dernières années. Il n'en a pas fallu davantage pour faire bondir de plus de 10%, voire même plus de 20%, certaines actions comme Aurora Cannabis, Tilray ou encore Aphria, alors qu'elles s'affichaient encore en baisse la veille. Depuis leurs fameux sommets atteints mi-2018 à Wall Street, la plupart de ces valeurs ont toutefois perdu plus de 70% alors que les perspectives sur ce marché commençaient à s’essouffler.
  10. Le chercheur Volodymyr «Bob» Diachenko a signalé une violation de données liée à GrowDiaries avec au moins 1,4 million d'enregistrements d'adresses e-mail et IP, ainsi que 2 millions de messages d'utilisateurs non sécurisés et accessibles. Dans son rapport du 3 novembre, il a affirmé que des données privées, notamment des mots de passe, des messages, des adresses e-mail et des adresses IP, avaient été exposées entre le 22 septembre et le 15 octobre. La violation se serait produite après que deux applications Kibana d'applications open source, généralement réservées aux développeurs, aient été laissées ouvertes. La communauté du cannabis GrowDiaries dévoilée GrowDiaries est une communauté en ligne et une plateforme de journalisation conçue pour soutenir et conseiller les cultivateurs de marijuana. La plate-forme compte une large et forte adhésion, principalement des cultivateurs et des amateurs de cannabis du monde entier. Les fonctionnalités de discussion et de journalisation leur permettent de partager des photos, des astuces et des conseils avec leur groupe d'utilisateurs diversifié. Il est important de noter que de nombreux membres sur le site viennent de pays où le pot est illégal. Les identités sont censées être anonymes, seuls les noms d'utilisateur étant visibles sur le site. La base de données ouverte exposait des mots de passe cryptés mais l'outil de cryptage utilisé était le générateur de hachage MD5. Cette méthode de cryptage offre très peu de sécurité et a été piratée sur de nombreux sites auparavant. Les attaquants pouvaient toujours révéler les mots de passe des GrowDiaries en texte brut. "Je ne sais pas si d'autres tiers ont accédé aux données pendant qu'elles étaient exposées, mais cela semble probable", a écrit Diachenko. Après avoir signalé la vulnérabilité, GrowDiaries a demandé des détails supplémentaires et le 15 octobre, les données ont été sécurisées, a-t-il ajouté. Pour la communauté GrowDiaries, les mots de passe doivent être modifiés dès que possible. Sinon, les attaquants pourraient potentiellement utiliser des identifiants volés pour tenter une activité frauduleuse ou un chantage. Par exemple, en Malaisie, la vente de drogue est passible de la peine de mort et une simple condamnation pour possession peut entraîner une longue peine de prison. Dans des pays comme Dubaï, la Thaïlande, Singapour et les Philippines, les producteurs et les utilisateurs pourraient être en prison pendant de nombreuses années. GrowDiaries affirme que les données du site sont sécurisées Un représentant de GrowDiaries a contesté le rapport de Diachenko dans un e-mail, affirmant que l'entreprise «n'avait jamais reconnu l'incident» et que les données prétendument compromises n'étaient que des données de test. GrowDiaries a également déclaré qu'il était basé en dehors des États-Unis et ne comptait qu'environ 30 000 comptes. Il a rassuré les utilisateurs que leurs données seront protégées sur la plateforme. «GrowDiaries est totalement sûr à utiliser et à stocker des informations», selon la section FAQ sur le site. «Nous ne stockons ni ne partageons aucune information personnelle. Toutes les métadonnées sont effacées. " Au cours de la technopandémie de 2020, il y a eu une augmentation marquée des données volées, des hacks majeurs et des attaques de ransomwares. Le groupe de hackers Magecart, qui commet des escroqueries par écrémage de paiement, aurait attaqué le marchand de métaux précieux JM Bullion. Et la société répond toujours aux questions sur les raisons qui font qu'il a fallu des mois pour informer les clients. source: https://usaherald.com/growdiaries-data-breach-exposed-3-4-million-records-cannabis-online-community/ https://blog.knowbe4.com/cannabis-company-growdiaries-suffers-data-breach-of-3.4-million-users Etc
  11. https://www.cnews.fr/monde/2020-11-15/la-resine-de-cannabis-25-plus-puissante-aujourdhui-quil-y-50-ans-1017936 LA RÉSINE DE CANNABIS 25 % PLUS PUISSANTE AUJOURD'HUI QU'IL Y A 50 ANS Par CNEWS - Mis à jour le 15/11/2020 à 11:51Publié le 15/11/2020 à 11:48 Partager Tweet La concentration de THC dans la résine de cannabis a augmenté de 24 % entre 1975 et 2017.[Rick Proctor/Unsplash] Une évolution inquiétante. La résine de cannabis consommée aujourd'hui dans le monde est près d'un quart de fois plus puissante qu'il y a cinquante ans, révèle une récente étude internationale. La hausse s'avère un peu moins prononcée en ce qui concerne le cannabis sous forme d'herbe. Pour en arriver à de telles conclusions, une équipe de chercheurs anglo-saxons a étudié plus de 80.000 échantillons de cannabis, analysés au cours de douze études publiées entre 1970 et 2017 aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en France, aux Pays-Bas, en Italie, au Danemark et en Nouvelle-Zélande. Publiées dans la revue scientifique Addiction le 7 novembre dernier, leurs résultats montrent que la concentration de THC (tétrahydrocannabinol), la molécule active du cannabis, aux propriétés psychoactives, dans la drogue consommée dans le monde a continuellement augmenté au fil des années. Pour la résine de cannabis, également appelée haschich, la progression a atteint près de 24 % entre 1975 et 2017. Elle s'est élevée à près de 14 % pour l'herbe de cannabis (la marijuana) entre 1970 et 2017, une évolution due en grande partie à plus grande part de marché prise par le cannabis sinsemilla, à plus haute teneur en THC. DES RISQUES ACCRUS POUR LA SANTÉ «La résine de cannabis est souvent considérée comme un type de cannabis plus sûr, mais nos résultats montrent qu'elle est maintenant plus forte que l'herbe de cannabis», a souligné Sam Craft, co-auteur de l'étude, cité par le Guardian. Plus largement, la plus forte concentration de THC aujourd'hui dans le cannabis, qu'il soit sous forme d'herbe ou de résine, «pourrait augmenter les risques pour la santé à long terme», alerte l'étude, tels que celui de développer une psychose. Ces évolutions posent également question sur «l'efficacité et l'innocuité du cannabis utilisé à des fins thérapeutiques», autorisé dans de nombreux pays dans le monde, mais pas en France, où une expérimentation doit démarrer en début d'année prochaine.
  12. https://www.sudouest.fr/2020/11/12/les-adolescents-europeens-consomment-de-moins-en-moins-de-tabac-et-d-alcool-mais-plus-de-cannabis-8068918-6109.php Les adolescents européens consomment de moins en moins de tabac et d’alcool, mais plus de cannabis En France, 24% des élèves de Seconde avaient déjà consommé au moins une fois une drogue illicite. Sur l'ensemble des Européens sondés, les jeunes français sont les plus nombreux à rapporter une expérimentation de la cocaïne (2,8%) à cet âge-là. © Crédit photo : AFP JUAN MABROMATA Par SudOuest.fr avec AFP Publié le 12/11/2020 16% des jeunes de 15–16 ans interrogés déclarent avoir consommé du cannabis au moins une fois au cours de leur vie contre 11% en 1995. En revanche leur consommation d’alcool et de tabac baisse. Les adolescents européens consomment de moins en moins de tabac et d’alcool, mais sont plus attirés par le cannabis, tandis que se développent de "nouvelles conduites addictives" en ligne, alerte une étude européenne publiée jeudi. Le Projet européen d’enquête en milieu scolaire sur l’alcool et les autres drogues (ESPAD), mené depuis 1995 en collaboration avec l’Union européenne, a interrogé en 2019 près de 100 000 jeunes âgés de 15 à 16 ans et dans 35 pays du continent européen. Alcool L’étude fait apparaître une baisse régulière de l’attrait des jeunes pour la boisson, principalement en raison du durcissement des lois sur la vente d’alcool aux mineurs. La consommation d’alcool reste cependant élevée : en moyenne plus des trois quarts des ados de 15 à 16 ans ont consommé de l’alcool au cours de leur vie et près de la moitié (47%) en ont consommé au cours du dernier mois, contre 63% en 2003. "L’alcoolisation ponctuelle importante" tombe à son niveau le plus bas. Cette tendance – notamment à travers le "binge drinking" qui consiste à boire beaucoup dans un court laps de temps – avait culminé en 2007. Par ailleurs, moins de 7% des élèves reconnaissent avoir connu un état d’ébriété avant l’âge de 13 ans, avec de fortes disparités selon les pays. En France, 15% des élèves de seconde avait fait un usage excessif de l’alcool dans le mois écoulé. Tabac À partir de la classe de seconde, l’usage quotidien de la cigarette concerne 10% des jeunes de 15 à 16 ans en Europe, soit deux fois moins qu’il y a 25 ans. Mais les variables sont considérables d’un pays sondé à un autre : moins de 2% de jeunes fumeurs quotidiens en Islande, contre un quart des lycéens en Bulgarie, tandis que 22% des adolescents français ont fumé au moins une cigarette au cours du mois écoulé. Pour la première fois, les chercheurs se sont également intéressés à l’utilisation de la cigarette électronique, très populaire chez les jeunes américains, et beaucoup moins en Europe. Curieusement, parmi les jeunes expliquant n’avoir jamais fumé de tabac, ils sont 14% à reconnaître avoir vapoté de la nicotine au moins une fois au cours du mois écoulé. En France, 16% des jeunes disent avoir utilisé cet appareil récemment, qui séduit bien plus les garçons que les filles. Drogues 16% des jeunes de 15–16 ans interrogés déclarent avoir consommé du cannabis au moins une fois au cours de leur vie (11% en 1995). La consommation fréquente (une fois par mois) est, elle aussi, significativement en hausse. Tandis que la consommation jugée "problématique" (plus d’une fois par mois) s’élève à 4% des interrogés, avec une prévalence très forte en Italie (15%). En France, 24% des élèves de Seconde avaient déjà consommé au moins une fois une drogue illicite. Sur l’ensemble des Européens sondés, les jeunes français sont les plus nombreux à rapporter une expérimentation de la cocaïne (2,8%) à cet âge-là. Jeux, internet Sous la popularité croissante des smartphones, l’addiction aux jeux vidéo est en pleine explosion chez les jeunes européens. Dans la plupart des pays, les garçons passent deux fois plus de temps à y jouer que les filles. Et sur les réseaux sociaux, le temps d’utilisation s’établit entre deux et trois heures lors d’une journée d’école ordinaire et six heures ou plus les autres jours. Dernière tendance, les jeux d’argent et de hasard sont de nouveau prisés par les adolescents : 22 % des jeunes interrogés ayant déclaré avoir joué à au moins un jeu au cours des 12 derniers mois, principalement à des loteries.
  13. Dans une demi-douzaine d’États, les électeurs doivent approuver, ou non, une forme de légalisation du cannabis. Kamala Harris, quand elle était en lice pour l’investiture démocrate, proposait la légalisation, ce qui n’est pas le cas de Joe Biden. « Breakfast in America », le carnet de route de l’envoyé spécial de La Croix aux États-Unis. Dans cette campagne pour l’élection présidentielle américaine si particulière, écrasée par un sujet central - la personnalité de Donald Trump - les projets politiques auront été aux abonnés absents. Pour le président sortant, parce qu’il n’avait pas de programme ; pour le challenger, parce qu’il n’avait personne avec qui en parler. Une proposition continue pourtant de faire son petit bonhomme de chemin, discrètement : la légalisation du cannabis. Joe Biden y est opposé, mais pas sa vice-présidente. Quand elle était candidate à la primaire démocrate, en début d’année, Kamala Harris avait défendu cette idée. Comme elle l’avait fait l’année précédente au Sénat, proposant un projet de loi faisant du cannabis un produit comme un autre, avec sa réglementation. Le projet n’avait pas abouti. « La guerre contre la drogue est un échec » Mais le « ticket » démocrate est d’accord sur une chose : la décriminalisation du cannabis, au nom de la remise en cause d’une politique sévère qui a mis derrière les barreaux beaucoup d’Afro-Américains pour des faits n’impliquant aucune violence. « La guerre contre la drogue est un échec, et les hommes noirs en ont payé le prix fort », a récemment déclaré Kamala Harris, lors d’un stop en Géorgie. En cas de victoire, Joe Biden se contentera de la dépénalisation. Pour le reste, il laissera faire les États, engagés depuis une vingtaine d’années dans une vague de légalisation, à des fins thérapeutiques, d’abord, puis aussi « récréatif » ces dernières années. Légaliser la marijuana à des fins thérapeutiques Le 3 novembre, ce mouvement devrait se poursuivre : dans plusieurs États, des référendums sont soumis aux électeurs pour mettre un terme à la « prohibition ». Même le Sud conservateur s’y met et le Mississippi pourrait devenir mardi le 34e État à légaliser la marijuana à des fins thérapeutiques. Le cannabis médical est désormais soutenu, selon les dernières enquêtes d’opinion, par plus de 9 Américains sur 10, toutes générations confondues. Quant à l’Arizona, au Montana, au New Jersey et au Dakota du Sud, ils pourraient rejoindre un club plus fermé, composé de la dizaine d’États, dont la Californie ou l’Illinois, qui réglementent déjà le cannabis comme l’alcool. Chaque victoire accentue la pression sur Washington, toujours réticent à tourner la page de la prohibition. Par Gilles Biassette Source: la-croix
  14. https://theconversation.com/la-politique-du-cannabis-en-france-une-longue-histoire-145849 La politique du cannabis en France, une longue histoire October 25, 2020 4.44pm GMT Author David A Guba, Jr. History Faculty, Bard Early College Baltimore Disclosure statement David A Guba, Jr. does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment. Partners Un policier français se tient près de 74 kg de cannabis, de munitions et de billets de banque saisis par la police le 16 octobre 2015 à Marseille. Anne-Christine Poujoulat/Afp Le président Emmanuel Macron et le gouvernement français ne sont pas favorables à la légalisation du cannabis « récréatif ». Cependant, la France semble de plus en plus envisager une éventuelle légalisation de l’usage thérapeutique du cannabis. Comment comprendre cette évolution, toute aussi sociétale que politique ? L’histoire coloniale du cannabis peut apporter quelques éclairages. Qu’en est-il aujourd’hui ? NORML France, association de loi 1901 informant les usagers et consommateurs de cannabis, a montré, au cours de la dernière décennie une demande croissante pour ce produit, relayée par des appels publics à la réforme. Entrepreneurs, agriculteurs, médecins, économistes, politiciens et même certains syndicats de police défendent à différents degrés un assouplissement de la législation sur la consommation du cannabis. Le 14 mai 2016, la 15e Marche mondiale pour le cannabis, qui appelle à la légalisation de la marijuana, à Paris. Kenzo Tribouillard/AFP En janvier 2021, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) devrait lancer ses essais thérapeutiques à base de cannabis sur 3000 patients. Un assouplissement de la loi semble être amorcé : depuis le 1er septembre 2020, la possession de cannabis entraîne des amendes de 200 euros contre, auparavant un risque de poursuites judiciaires. Pourtant, de nombreux experts et commentateurs, considèrent que l’amende et les mesures judiciaires ne résolvent pas les problématiques actuelles. En effet, la consommation de cannabis aggrave la toxicomanie, en particulier chez les mineurs. On constate aussi une recrudescence de délits et crimes liés au trafic de cannabis et autres drogues. Enfin, certains, comme l’association NORM, pointent une hausse criante de la criminalisation des populations issues de l’immigration en lien avec le trafic de drogue. Selon une étude, les personnes issues des minorités sont 6 à 8 fois plus susceptibles que celles issues de la majorité d’être arrêtées par la police française, suspectées d’être plus directement liées à des trafics de drogue. Au cours de mes recherches sur le sujet du cannabis en France, j’ai montré que la réglementation du cannabis en France s’inscrit dans une histoire longue composée de politiques publiques inefficaces, mais aussi d’injustices, d’hypocrisie et de néo-colonialisme. En fait, presque tous les efforts de la France pour réglementer la consommation de cannabis au cours des deux derniers siècles ont échoué parce qu’ils considèrent à tort le cannabis et les fournisseurs de cannabis comme des menaces, et souvent des menaces étrangères, pour la santé et la sécurité publiques de la République française, justifiant ainsi la répression par l’État. La mesure prise au 1er septembre 2020 pourrait de la même façon échouer, car elle reproduit les mêmes erreurs politiques et sécuritaires qui régissent la répression de la drogue en France depuis le début du XIXe siècle. La période coloniale La toute première mesure d’interdiction du cannabis dans l’histoire de France a été adoptée le 8 octobre 1800 en Égypte, alors occupé par l’armée révolutionnaire française. Généralement mal attribuée par les historiens à Napoléon, cette interdiction, en fait, a été émise de la politique coloniale de Jacques-François « Abdallah » Menou, le général en chef de l’Armée d’Orient travaillant à installer une République sœur en Afrique du Nord. Jacques Menou. Joseph Ducreux/Wikimedia Menou, qui s’est converti à l’islam et a épousé la fille d’une famille sunnite élite à Rosetta, a interdit le haschich et a fermé les « cafés maures » où des Égyptiens, pour la plupart des membres des classes ouvrières et des sectes religieuses, comme les sufis, se procuraient et consommaient de la drogue. Selon lui, ces classes défavorisées et leur consommation de cannabis menaçaient le partenariat fragile qu’il construisait entre l’élite indigène égyptienne et les forces d’occupation françaises. Cependant, Menou ne savait pas ou ne se souciait pas de savoir que c’étaient les Grecs d’Alexandrie, et non pas les musulmans, qui contrôlaient le marché du haschisch en Égypte à cette époque. Ni d’ailleurs que ce sont les exactions de l’armée française à l’encontre des populations, et non l’intoxication au haschish, qui ont provoqué les mouvements de résistance à la colonisation. Un bouc émissaire utile Une logique similaire a sous-tendu la création de lois anti-cannabis en Algérie française au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. En 1857, par exemple, plusieurs crimes violents commis par des musulmans à Alger ont été attribués à une consommation excessive de haschich. Le cas le plus médiatisé était peut-être celui de Soliman ben Muhammad, qui, après avoir consommé du haschich, a attaqué une foule de Juifs rassemblés dans le marché central d’Alger pour le sabbat, blessant sept et en tuant un. La cour d’assises d’Alger l’a reconnu coupable du meurtre d’un « indigène juif » et l’a condamné à cinq ans d’emprisonnement. Les médecins appelés par le tribunal à faire des témoignages d’experts, ont commenté dans la presse The History of Marijuana in France. Peu de temps après, le gouverneur général d’Algérie a adopté un décret officiel réglementant la vente et la consommation de haschich dans les cafés maures et interdisant la vente de haschich aux mineurs. Et des reportages sensationnalistes sur des hachichins terrorisant Alger ont ensuite étémis en avant pour justifier la création du Code de l’indigénat dans les colonies en 1881. Encore une fois, les Français ont instrumentalisé le haschich pour excuser les maux du colonialisme, dans ce cas les tensions intercommunautaires entre indigènes musulmans et juifs, et pour fournir une justification médico-légale pour circonscrire la liberté des Algériens indigènes. Une drogue qui ébranle la sécurité nationale ? Au cours du siècle suivant, les autorités françaises ont adopté plus d’une douzaine d’interdictions et de réglementations répressives du cannabis dans les juridictions métropolitaines et coloniales, présentant presque toujours la question de la consommation de cannabis comme une question de sécurité impériale et nationale. Au Cambodge en 1907, en Indochine en 1910, toute la France en 1916, l’Afrique équatoriale française en 1926, la Syrie et le Liban en 1934, Madagascar en 1941, et toute la France (encore une fois) en 1953 puis 1970 – dans chaque cas le gouvernement français a proclamé que l’intoxication au cannabis et les consommateurs de cannabis – notamment ceux issus du monde colonisé, représentent des menaces au progrès et à l’ordre social. Mais chaque tentative de répression de cette drogue a échoué. Peut-être que la seule réglementation réussie sur le cannabis promulguée par les Français au cours de cette période s’est produite en Tunisie (1881) et au Maroc (1914), où, sous le régime du protectorat, les Français ont décidé d’autoriser l’usage généralisé et de laisser les autorités locales opérer un monopole d’État, l’essentiel des recettes fiscales allant dans les caisses coloniales françaises. Mais ces approches plus réalistes, qui considèrent le cannabis comme un vice acceptable et imposable comme le tabac et l’alcool, et non comme une menace pour la république ou un bouc émissaire de problèmes sociaux beaucoup plus profonds, ont constitué un succès rare qui n’a pas été répété depuis.
  15. Au moins quinze personnes ont été arrêtées par la Garde civile dans le cadre d'une opération anti-drogue au Gipuzkoa. Dans le cadre de celui-ci, des membres de l'institut ont effectué mercredi un déploiement dans le quartier Ibaeta de Donostia, où ils ont enregistré une entreprise. Au moins quinze personnes ont été arrêtées par des agents de la Garde civile dans le cadre d'une opération anti-drogue menée par cette force de police à Gipuzkoa, selon des sources de l'enquête. L'opération, toujours ouverte, a débuté hier à Donostia, où des agents de l'institut armé ont fouillé l'entrepôt d'une entreprise spécialisée dans la vente de graines de marijuana et de produits végétaux. Ces sources ont précisé que l'opération est en cours en raison de la commission éventuelle de crimes contre la santé publique, l'organisation criminelle et le blanchiment d'argent. Tout au long de la journée d'hier, les agents ont inspecté les locaux de la société susmentionnée, situés au numéro 83 de la rue Portuetxe dans le quartier Ibaeta, à Donostia, où un appareil de quatre SUV de la Garde civile et plusieurs véhicules camouflés s'est déplacé. . L'opération de police, lancée par ordre du tribunal central d'instruction numéro 6 du tribunal national espagnol, a été menée principalement à Gipuzkoa, bien que certaines actions aient également été menées à Nafarroa. L'action reste ouverte, le tribunal maintient donc le secret sommaire Source: naiz.eus Il semblerait que la société en question soit Dinafem.
  16. Le produit est vendu comme un "soin" à appliquer sur le pénis pour retarder l'éjaculation et faire durer le plaisir. Le tout à base de CBD. Comment résister ? J'avais déjà entendu parler de l'utilisation du CBD (un cannabinoïde présent dans le cannabis) dans les tisanes pour se détendre ou les joints légaux pour un tout autre effet, mais jamais comme allié de rapports sexuels plus longs. Pourtant, il semblerait que le marché des soins relatifs au coït se soit emparé de ses vertus tranquillisantes, à des fins jouissives. Et notamment par le biais d'un petit flacon discret intitulé "Intimate CBD Delay Spray" ("Spray retardant intime au CBD", en français) qui, à en croire sa notice et le marketing, serait quasi magique. En même temps, la promesse est alléchante. Le produit s'applique sur le pénis de son partenaire pour qu'il puisse faire l'amour en éjaculant moins rapidement. Quelques vaporisations et quinze minutes d'attente suffiraient à ce que nos ébats s'éternisent. Ou du moins, durent assez longtemps pour satisfaire les deux parties équitablement. Intrigant. En ce temps frais et pluvieux d'automne, qui appelle davantage à rester au lit qu'à se balader pendant des heures, l'occasion était toute trouvée pour s'atteler à quelques recherches sérieuses. Et filer sous la couette en plein après-midi afin de procéder à l'expérience inédite et répondre à la question que tout le monde - au bas mot - se pose : est-ce que ça marche vraiment ? C'est frais et ça sent bon Nous voilà donc un samedi vers 15 heures, allongé·e·s dans des draps propres de la veille qui dégagent une odeur chimique mais agréable d'assouplissant à la "lavande provençale". On est lessivé·e·s par une semaine chargée et on hésite à zapper le test pour une sieste. Une petite avant de retourner s'occuper du bébé qui dort pour l'instant paisiblement. C'est ce qui se passe ces derniers temps : la fatigue l'emporte un peu sur le désir. Et on met de côté notre intimité. C'est normal quand on vient d'avoir un enfant, il paraît. Mais au bout de quasi un an, ça plombe le moral. Alors, pour casser la routine et tenter de redonner un peu de corps à notre vie sexuelle, on décide de laisser sa chance au produit. "J'ai lu quelque part que faire l'amour redonnait de l'énergie", me lance mon mec. Ça suffit à me convaincre d'enlever mon legging troué et ma culotte préférée (une Snoopy en coton de mon adolescence), et de glisser la main dans son caleçon, fille facile (et glamour) que je suis. Deux minutes plus tard et autant de pelles roulées comme des ados, on se rappelle de notre mission : le spray. Il l'attrape tant bien que mal sur la table de chevet et tente de lire les quelques lignes de mode d'emploi inscrites en police 2 sur un autocollant au dos de la petite bouteille. Après déchiffrage, on apprend qu'il faut vaporiser une à trois fois sur le pénis, et attendre un quart d'heure que le liquide pénètre pour qu'il me pénètre. Je "pschitte". Ça sent bon et c'est frais, un peu comme un chewing-gum à l'eucalyptus. Je masse la zone (pas sûre que ce soit conseillé mais toutes les excuses sont bonnes), et on laisse "reposer". Pour l'instant, la texture est légèrement collante. Que faire en attendant ? S'occuper de la personne dans le lit qui ne s'est pas enduit les organes d'herbe liquide. Attention au timing Quinze minutes, ça peut être très court ou très long. Très court quand on sait les combler, très long quand on se regarde dans le blanc des yeux en attendant la fin du chrono. Dans notre cas, on a voulu combler. C'est justement le moment d'explorer d'autres facettes du sexe qui ne soient pas phallocentrées. Comprendre caresses, cunnilingus, masturbation et autres jeux qui n'impliquent pas uniquement le pénis. Dans une relation hétéro, ça change. Pendant ces 900 secondes, donc, le but était de me faire du bien à moi pour que lui aussi, continue d'être excité. On a tenté le truc du glaçon dont on entendait parler depuis un bon moment, et que la réputation précédait. On avait lu, entre autres, qu'au contact du corps chaud, le froid de l'eau gelée procurerait un contraste envoûtant, et mettrait les sens en éveil. Théorie prometteuse. Pratique nuancée. Car voilà : pour que "contraste envoûtant" il y ait, encore faudrait-il que ma peau soit brûlante, et surtout que je ne me les caille pas dans un appartement sans chauffage ni double vitrage par 10 degrés à l'extérieur. Sauf que si. Plutôt que mon pied, j'ai d'abord eu l'impression de prendre une douche froide. Et croyez-moi, ça n'a rien de très excitant... ... Jusqu'à que ce que ledit glaçon - et la bouche du garçon - se dirigent de concert vers mon clitoris. Là, c'est une autre histoire, nettement plus raccord avec les dizaines de recommandations repérées en ligne dans divers magazines. Les sensations sont décuplées, le plaisir aussi. Quand les quinze minutes sonnent, on est à point : on pourrait jouir en moins d'une minute. Conditions idéales pour se rendre compte de l'efficacité du spray. Trente minutes intenses Étonnamment (ou non), les positions s'enchaînent et nos ébats durent réellement plus longtemps que d'habitude. On fait des pauses parfois, puis on reprend. Levrette deux fois, cow-girl inversée moins décisive qu'à l'accoutumée, et apothéose en face-à-face, assis·e·s au bord du lit, pour ne citer que ces positions. Je ne parle pas de trois heures non plus, hein - qui a vraiment envie de ça - mais d'assez de temps pour avoir besoin de reprendre nos esprits, en sueur, à la fin. Soit à peu près la demi heure de sieste qu'on envisageait de s'accorder un peu plus tôt. Niveau texture, pas vraiment de différence au toucher avec la peau "naturelle". Peut-être un léger film que l'on sent seulement en passant le doigt. Rien de bien gênant, donc. Verdict : une réussite, qui n'est peut-être pas uniquement attribuable au produit, cependant. Mais sûrement aussi à l'état d'esprit avec lequel on a abordé ce moment privilégié dans un quotidien un peu harassant. On voulait y aller par étape, prendre le temps de se parcourir, retrouver une connexion qui nous avait manquée. C'est chose faite. On se sourit la tête posée sur l'oreiller, le silence règne à la maison. On ferme les yeux quelques secondes, satisfait·e·s et surtout heureux·se·s de pouvoir enfin recharger nos batteries. Et là aussi, c'est le pied. Par Pauline Machado Source: terrafemina.com
  17. https://www.lefigaro.fr/actualite-france/cannabis-ces-habitudes-de-consommation-prises-pendant-le-confinement-20201007 Cannabis: ces habitudes de consommation prises pendant le confinement Selon une étude de l’observatoire français des drogues et des toxicomanies, les consommateurs se sont procurés la drogue sans difficulté malgré les fermetures des frontières. Par Angélique Négroni Publié le 7 octobre 2020 à 23:00, mis à jour le 8 octobre 2020 à 10:35 L’observatoire français des drogues et des toxicomanies révèle ce jeudi les chiffres de l’enquête «cannabis online». THOMAS SAMSON/AFP Le confinement a eu des conséquences inquiétantes en matière d’addiction sur une partie des consommateurs de cannabis. L’observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) révèle ce jeudi qu’un quart des usagers jusqu’alors hebdomadaires (27 %) et près d’un usager mensuel sur dix (8 %) est passé à un usage quotidien pendant le confinement. «Au total, la part des usagers quotidiens a progressé de 11 points, passant de 20 % à 31 %», indique l’observatoire. À LIRE AUSSI : «Il n’y a pas de “drogue douce”»: des élus Les Républicains contre la légalisation du cannabis Ces données inédites résultent de l’enquête «cannabis online» que cet organisme a réalisé. Entre le 10 juillet et le 7 août, l’observatoire a mis en ligne un questionnaire sur les habitudes de consommation à l’heure du confinement. Parmi les 7.000 personnes qui ont consulté le document, 2 778 -majoritairement des personnes âgées de 18 à 34 ans-, y ont répondu. L’impact de l’enfermement C’est à partir de ces milliers de réponses que l’OFDT a pu analyser l’impact de l’enfermement sur l’addiction. Toutes ces données font apparaître que si des consommateurs assez réguliers ont monté d’un cran leur consommation, une importante majorité d’habitués n’a pas, quant à elle, changé ses habitudes. D’une façon générale, plus la consommation était «élevée avant le confinement, moins le comportement d’usage a varié», relève l’étude. «Ainsi, 8 consommateurs quotidiens sur 10 (82 %) et la moitié des usagers hebdomadaires ont maintenu leur niveau de consommation à l’identique», est-il écrit. Cette période a eu des effets positifs sur certains puisque 28 % d’usagers ont indiqué ne pas avoir consommé et 16 % avoir diminué leur consommation. Les personnes ayant répondu à l’enquête ne semblent pas avoir rencontré de difficulté majeure pour accéder au produit OFDT Cet état des lieux de la consommation indique clairement que, malgré les restrictions de sorties et les fermetures des frontières, les consommateurs n’ont guère eu de peine à se procurer leur dose. «Les personnes ayant répondu à l’enquête ne semblent pas avoir rencontré de difficulté majeure pour accéder au produit», fait remarquer l’observatoire, qui relève toutefois une légère baisse de la vente au cours de cette période. «67 % des usagers de cannabis en ont acheté durant le confinement contre 78 % en temps ordinaire». Les tarifs de la vente pratiqués au cours de ces quelques mois révèlent par ailleurs que le marché de la résine a moins résisté que celui de l’herbe. Ainsi, le prix de la résine a augmenté de 27 %, passant de 5,70 euros le gramme à 7,20 euros tandis que celui de l’herbe est resté stable, autour de 7 euros le gramme. Consommation solitaire «Cette différence s’explique. Concernant l’herbe, il y a en France une part d’auto culture, qui a permis aux usagers de s’approvisionner. À l’inverse, le marché de la résine, qui vient de l’étranger et remonte par le sud, a été perturbé par des frontières fermées», explique au Figaro Stanislas Spilka, le coordinateur de l’enquête qui, d’une manière générale, s’est dit surpris par cette photographie de la consommation à l’heure du confinement. Toutes ces données contredisent ce qu’il avait imaginé. «Nous étions partis d’une hypothèse selon laquelle il y aurait au cours de cette période beaucoup de difficultés d’approvisionnement en raison des frontières fermées et que les prix allaient fortement grimper. Nous avions alors envisagé une rupture de la consommation. Cela n’a pas été le cas», dit-il. Au cours de cette même étude, l’observatoire rend compte aussi de la manière dont la drogue a été consommée. Le confinement, qui a interdit les rassemblements, a naturellement fait progresser la «consommation solitaire». Addiction aux jeux Par ailleurs, 38% de ceux qui ont répondu au questionnaire ont admis avoir pris leur premier joint de la journée plus tôt que d’habitude. «Ces deux changements sont en général considérés comme des signes inquiétants de la consommation et de la dépendance. Évidemment durant le confinement, la consommation solitaire était inévitable. Mais nous redoutons que des habitudes aient été prises et nous allons surveiller l’évolution des comportements», indique le responsable de l’enquête. En parallèle de cette étude, l’observatoire rend compte d’un autre phénomène d’addiction qui touche les jeux d’argent. Ces derniers ont explosé. «Malgré un recul global du jeu en ligne du fait de l’interruption des paris sportifs, le confinement a contribué à l’essor très important du poker en ligne avec davantage de joueurs actifs, une intensification de la pratique de jeu et des dépenses moyennes par joueur également en hausse», est-il écrit. Les chiffres montrent aussi que les jeunes de 18 à 24 ans mais aussi la tranche d’âge des 25 à 34 ans sont tombés durant cette période dans la spirale du jeu et du poker.
  18. https://www.lefigaro.fr/actualite-france/cannabis-un-rapport-prone-une-legalisation-raisonnee-pour-assecher-les-trafics-20201010 Cannabis : un rapport prône une «légalisation raisonnée» pour «assécher» les trafics Dans une étude publiée vendredi 9 octobre, le think tank Terra Nova s’intéresse aux policiers chargés de mener la répression et dont les actions seraient trop souvent vaines. Par Nicolas Daguin Publié hier à 14:05, mis à jour hier à 14:11 700.000 personnes seraient des consommateurs quotidiens de cannabis. CascadeCreatives - stock.adobe.com Le débat depuis des années autour de la légalisation du cannabis et qui revient pour chaque gouvernement successif est aujourd'hui dans l'impasse. Les autorités prônent la voie répressive pour endiguer les trafics mais les Français restent les plus gros consommateurs de cannabis en Europe. Le pays comptait cinq millions de fumeurs de marijuana en 2017 dont 700.000 consommateurs quotidiens, selon des données publiées en 2018 par l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). À LIRE AUSSI : «Il n'y a pas de “drogue douce”»: des élus Les Républicains contre la légalisation du cannabis Pourtant la répression se poursuit. «La loi de la République, c'est l'interdiction des drogues» a martelé ces dernières semaines le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, qualifiant à plusieurs reprises le cannabis de «merde». Dans une analyse intitulée «Cannabis : pour une autre stratégie policière et pénale» publiée vendredi 9 octobre, le think tank Terra Nova estime que les forces de l'ordre ont été trop mises à l'écart du débat. Le rapport s'attache entre autres à faire la lumière sur l'incapacité des policiers à appliquer la loi dans des quartiers où le trafic et la consommation de drogue sont fleurissants. À LIRE AUSSI : Amendes pour usage de drogue: Le Figaro livre un premier bilan national L'étude montre notamment le caractère vain des contrôles répétés tout comme les enquêtes et interpellations menées dans le cadre des affaires de stupéfiants qui n'aboutissent jamais mais qui s'inscrivent dans une politique du chiffre, la «bâtonite». Face au volume d'affaires à traiter, policiers et magistrats ont pour beaucoup le sentiment de «vider l'océan avec une cuillère». « Quand je fais un go fast sur l'autoroute, ça n'a aucun impact sur le quotidien des gens. C'est un fournisseur, les petits revendeurs vont se fournir ailleurs. Ça sert à quoi ? Je me pose la question, dans un pays où on criminalise l'offre et on dépénalise quasiment la demande, je ne vois pas où ça nous mène. (…) On criminalise la moitié du système, on regarde ailleurs pour l'autre moitié » raconte dans l'étude un commissaire de police d'un service de lutte contre les stupéfiants. À LIRE AUSSI : La ville de Reims candidate pour tester la légalisation du cannabis Si le rapport assure ne pas minimiser «la dangerosité de la drogue» et ne prône pas non plus une «vision naïve qui consisterait à considérer la légalisation comme la solution à tous les problèmes», il préconise une «légalisation raisonnée» pour «assécher» les trafics. Cela permettrait également de «dégager du temps aux services judiciaires et policiers pour les dossiers les plus importants, tout en poursuivant des objectifs en termes de santé publique (suivi des personnes souffrant d'addictions, contrôle de la qualité des produits…)» explique le rapport. Pour Terra Nova il s'agit de lutter contre la consommation de cannabis par la légalisation. Le think tank ne nie pas la nécessaire présence des pouvoirs publics dans le contrôle et la gestion de la consommation de la drogue. Mais il préconise la création d'une nouvelle autorité de régulation dont le rôle ne serait plus celui de la répression systématique mais davantage celui de faire baisser la consommation et de contrôler les risques liés aux usages. « Il faudrait changer l'approche, qui est dogmatique, caricaturale, politique. On dit « c'est illégal, donc il faut sanctionner », on ne réfléchit pas. Chez les consommateurs et les revendeurs, il y a peu de gens foncièrement mauvais ou dangereux. Ce sont des gens qui sont tombés dans les trafics par opportunité, cela reflète la misère sociale. Peu de riches trafiquent » confie dans le rapport un gardien de la paix rattaché à la brigade des stupéfiants d'une grande métropole française. La forfaitisation, une fausse bonne idée? Depuis le premier septembre 2020, les forces de l'ordre ont la possibilité de verbaliser et d'infliger une amende de 200 euros aux consommateurs de stupéfiants arrêtés en flagrance sur la voie publique. On parle de forfaitisation des délits de stupéfiants. L'objectif de cette mesure, appliquée sous l'impulsion en 2018 de Gérard Collomb alors ministre de l'Intérieur, est de «renforcer la réponse répressive face à la consommation tout en désengorgeant les juridictions» dans la mesure où le paiement de l'amende évite tout recours aux tribunaux. Dans les faits, il apparaît que cette nouvelle mesure n'est qu'une charge supplémentaire pour les agents de la voie publique qui ont déjà de nombreux problèmes à traiter. «De plus, cela a pour conséquence de renforcer des tensions déjà existantes avec une partie de la population, notamment jeune, autour de la question des contrôles d'identité, qui cristallise en grande partie la défiance policepopulation» précise le rapport de Terra Nova. «On est dans un discours de « tenir le terrain », ça ne veut rien dire et ça donne une perception agressive aux gens » affirme un gardien de la paix d'une brigade des stupéfiants. Ce n'est pas parce que les forces de l'ordre ont du mal à venir à bout du trafic qu'il faut légaliser la pratique! Une tribune signée par 80 élus Les Républicains et publiée dans le JDD le 3 octobre. Cette étude de Terra Nova intervient après la publication samedi 3 octobre par Le Journal du Dimanche d'une tribune de 80 élus du parti Les Républicains opposés à la légalisation du cannabis. «Il n'y a pas de «drogue douce». La drogue est un poison, un fléau que nous devons combattre!» écrivent les élus. Cette tribune était une réponse à celle de trois maires du même parti LR qui avaient réclamé la semaine précédente, dans Le JDD, la légalisation de la consommation de cannabis, qu'ils estiment être «le meilleur moyen d'en anéantir le trafic et de ruiner les trafiquants». «Légaliser la vente de cannabis conduira les vendeurs actuels à se tourner vers la vente d'autres substances encore plus dangereuses et nocives !», leur avaient répondu les 80 parlementaires. En outre, «ce n'est pas parce que les forces de l'ordre ont du mal à venir à bout du trafic qu'il faut légaliser la pratique!», insistent les parlementaires, «sinon il faudrait aussi légaliser le trafic d'armes, la fraude fiscale, la prostitution et ne plus sanctionner les vitesses excessives au volant !»
  19. https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/33950-Cannabis-plus-de-femmes-en-consomment-gerer-symptomes-de-menopause Ménopause : de plus en plus de femmes consomment du cannabis pour gérer les symptômes Par Charlotte Arce Dans une étude présentée à la réunion virtuelle 2020 de la Société nord-américaine de la ménopause (NAMS), près d’une femme sur deux déclare consommer du cannabis pour gérer les symptômes gênants de la ménopause. PRIMORAC91/ISTOCK Publié le 29.09.2020 à 12h00 L'ESSENTIEL Plus d'une femme ménopausée sur quatre (27%) dit avoir consommé ou consommer du cannabis pour gérer les symptômes comme les bouffées de chaleur ou les sueurs nocturnes. Tournant majeur dans la vie d’une femme, la ménopause s’accompagne généralement de symptômes désagréables dus aux bouleversements hormonaux. Bouffées de chaleur, sécheresse vaginale, troubles du sommeil, sautes d’humeur, prise de poids sont autant de symptômes avec lesquels il peut être difficile de composer au quotidien. Selon une nouvelle étude, dont les résultats sont présentés durant la réunion virtuelle 2020 de la Société nord-américaine de la ménopause (NAMS), de plus en plus de femmes consomment ou sont tentées de consommer du cannabis pour supporter les symptômes gênants de la ménopause. Une femme ménopausée sur quatre consommatrice Ces travaux ont porté sur 232 femmes (âge moyen de 55,95 ans) résidant en Californie du Nord. Plus de la moitié d’entre elles a déclaré avoir des symptômes gênants dus à l’apparition de la ménopause : des bouffées de chaleur et des suées nocturnes (54%), des insomnies (27%) et des symptômes génito-urinaires (69%). Parmi les femmes interrogées, 27% ont déclaré avoir consommé ou consommer actuellement du cannabis pour gérer leurs symptômes. Trente-sept pour cent des participantes ont quant à elles déclaré être intéressées par le cannabis pour mieux gérer leurs symptômes à l’avenir. En revanche, seulement 19 % ont déclaré avoir utilisé un type plus traditionnel de gestion des symptômes de la ménopause, comme l'hormonothérapie. D’après les résultats, le cannabis est principalement utilisé par les femmes qui avaient signalé des bouffées de chaleur et des sueurs nocturnes. Fait intéressant, cette utilisation ne diffère pas selon l'âge, l’ethnicité, le statut socio-économique ou les conditions de santé mentale. “Ces résultats suggèrent que la consommation de cannabis pour gérer les symptômes de la ménopause peut être relativement courante”, analyse Carolyn Gibson, psychologue et autrice principale des travaux. Toutefois, tempère-t-elle, “nous ne savons pas si la consommation de cannabis est sûre ou efficace pour la gestion des symptômes de la ménopause ou si les femmes discutent de ces décisions avec leurs prestataires de soins de santé”. Il est pourtant nécessaire d’en discuter avec son médecin mais aussi de “poursuivre les recherches dans ce domaine”. “Cette étude met en évidence une tendance quelque peu alarmante et la nécessité de mener davantage de recherches sur les risques et les avantages potentiels de la consommation de cannabis pour la gestion des symptômes gênants de la ménopause", conclut la docteure Stéphanie Faubion, directrice médicale du NAMS.
  20. https://fr.euronews.com/2020/09/30/la-culture-du-cannabis-un-danger-pour-l-environnement La culture du cannabis, un danger pour l'environnement ? Par Mhari Aurora • Dernière MAJ: 01/10/2020 - 17:23 Culture de cannabis - Tous droits réservés Dutch passion Imaginez un monde où les gens pourraient acheter un pochon de marijuana pendant leur course hebdomadaire au marché. C'est ce que le Dr Anthony Silvaggio, chercheur à l'université d'État Humboldt de Californie, espère voir un jour. Au Royaume-Uni, le débat sur la légalisation ou la dépénalisation du cannabis est une véritable pomme de discorde depuis de nombreuses années, certains estimant que ce n'est qu'une question de temps avant que la Grande-Bretagne ne suive les traces du Canada, de la Californie, des Pays-Bas, etc. Mais alors que des incendies ravagent la côte ouest des États-Unis, que le glacier de Thwaite en Antarctique fond lentement sous nos yeux et que le mouvement Extinction Rebellion continue de protester contre la destruction des écosystèmes mondiaux, il n'a jamais été aussi urgent d'examiner de plus près le sujet de la production en masse de cannabis. Se pose en effet la question : la culture de masse de "l'herbe" est-elle bonne ou mauvaise pour l'environnement ? Selon les données de l'Organe international de contrôle des stupéfiants, le Royaume-Uni est le plus grand producteur et exportateur de cannabis à usage médical et scientifique au monde. Cependant, l'empreinte carbone de la Grande-Bretagne en matière de production de cannabis n'a guère fait l'objet de discussions. Quelle est la façon la plus écologique de cultiver le cannabis ? La culture du cannabis varie massivement dans le monde entier, mais il existe trois méthodes que les cultivateurs ont tendance à utiliser. La première consiste à cultiver le cannabis en extérieur, où il bénéficie de la lumière naturelle du soleil et de l'eau de pluie. Cette méthode est souvent considérée comme la moins nocive pour l'environnement, mais cela dépend si des pesticides et des rodenticides chimiques sont utilisés pour protéger les plantes. L'approche en plein air peut également se traduire par des récoltes de moindre qualité. La deuxième méthode consiste à cultiver le cannabis en serre en utilisant la lumière du soleil, ou de la lumière artificielle. L'impact environnemental de cette méthode varie selon que l'on utilise ou non la lumière artificielle, étant donné le surcroît de consommation d'électricité que cela implique. Une autre considération est le degré de sophistication de la serre elle-même. Et troisièmement, le cannabis peut être cultivé intégralement en intérieur en utilisant un éclairage 100% artificiel, du chauffage, un système de ventilation et même des déshumidificateurs. De nos jours, c'est souvent la méthode la plus populaire car elle permet d'obtenir une récolte de meilleure qualité et de multiples récoltes dans la même période de temps. Pourtant, cette culture en intérieur est la plus néfaste de toutes pour l'environnement, en raison de la grande quantité d'électricité utilisée, qui contribue à son tour aux émissions de carbone. Il faut également de grandes quantités d'eau pour maintenir les plantes en vie tout au long du processus de culture. "La consommation d'énergie est de loin le problème le plus important et peut être résolue en cultivant en serre plutôt qu'en intérieur", explique Jouke Piepenbrink, directeur du marketing de Dutch Passion, une entreprise de graines de cannabis basée à Amsterdam. "Si le cannabis est cultivé à l'extérieur ou dans des serres sans lumière artificielle, l'impact sur l'environnement est très faible", ajoute-t-il. Les producteurs illégaux de cannabis utilisent souvent la méthode de culture en intérieur pour se faire discrets, parfois même en se tournant vers des générateurs diesel ou à essence pour éviter d'utiliser l'électricité du réseau et ainsi de susciter des soupçons liés à une hausse drastique de la consommation électrique. Le cannabis doit-il donc être légalisé ? La question de savoir si l'interdiction du cannabis nuit à la planète, en poussant des producteurs non autorisés à utiliser ces techniques de culture polluantes, est une question que le Royaume-Uni devra examiner alors que le débat sur la légalisation fait rage. Anthony Silvaggio, chercheur à l'Institut Humboldt pour la recherche interdisciplinaire sur la marijuanaAnthony Silvaggio "Ces impacts sont le résultat du cannabis sauvage, mais aucun de ces impacts n'existerait si le cannabis n'était pas interdit. La prohibition est la cause première des impacts environnementaux de la culture du cannabis", déclare le Dr Silvaggio, sociologue de l'environnement et membre de l'Institut Humboldt pour la recherche interdisciplinaire sur la marijuana (HIIMR). "Il est problématique que nous développions une industrie qui pollue au point de nous rendre la tâche plus difficile pour lutter contre la crise climatique. (...) La culture industrielle du cannabis est mauvaise pour l'environnement. La Terre ne peut plus le supporter", conclut-il. La popularité des produits à base de cannabis atteint des sommets avec la pandémie de coronavirus. Une étude d'Alphagreen, le plus grand marché du Royaume-Uni pour les produits à base de CBD, a révélé que 8 millions de personnes avaient acheté des produits provenant de la CBD entre le début de l'année et mai 2020. Cela représente 150 millions de livres sterling d'achats (164,3 millions d'euros) et une croissance de 50 % par rapport à 2019. En Europe, l'industrie du cannabis est également en constante croissance. Cela inclut les produits qui inondent le marché dans les pays où le THC - le composé psychoactif du cannabis - est interdit. "Notre marché n'a cessé de croître depuis 33 ans, mais au cours des trois dernières années, beaucoup de choses ont changé", explique M. Piepenbrink, directeur marketing de Dutch Passion. Une banque de graines de cannabis à AmsterdamDutch Passion "Nous voyons de nombreux pays du monde s'ouvrir d'une manière ou d'une autre. Parfois, ils commencent par un programme médical, le marché domestique s'ouvre, ou ils permettent aux entreprises de produire des produits à base de cannabis pour un usage récréatif", précise M. Piepenbrink. Au Royaume-Uni, la croissance de l'industrie du cannabis pourrait être le signe d'une éventuelle légalisation ou dépénalisation à venir, mais certains chercheurs craignent que la légalisation ne fasse rien pour aider la crise environnementale. Pour eux, les politiques économiques doivent d'abord prendre en compte des objectifs écologiques pour que des changements significatifs puissent être apportés. Le codirecteur de l'HIIMR, le Dr Dominic Corva, explique : "Vous ne pouvez pas dire que la légalisation a un impact ou un autre tant que vous ne savez pas à quelle variété de légalisation vous avez affaire". "Une légalisation qui est couplée à une politique environnementale a le potentiel d'être bonne pour l'environnement", ajoute-t-il. Il met en garde contres les abus de l'industrie : "J'ai vu d'énormes entrepôts remplis de cannabis être cultivés à une échelle qui ne devrait pas se produire, j'ai vu l'assèchement, en particulier dans des conditions de pénurie d'eau, où les grandes rivières sont à sec des mois avant qu'elles ne soient censées l'être. Beaucoup de mes collègues ont vu l'utilisation de pesticides et de rodenticides interdits sur les sols publics". L'agriculture sèche et les plantations d'accompagnement Il existe des techniques qui peuvent être utilisées par les cultivateurs de cannabis pour améliorer leur empreinte carbone, explique le Dr Corva. Il s'agit de l'agriculture sèche et de la plantation d'accompagnement. L'agriculture sèche consiste à faire pousser des cultures dans un climat sec, sans eau ni système d'irrigation. Elle est meilleure pour l'environnement car elle n'épuise pas les précieuses réserves d'eau dans les régions où l'eau est rare, surtout en cas de sécheresse. Des graines de cannabisDutch Passion Le compagnonnage dans l'agriculture consiste, lui, à planter différentes cultures ensemble, pour qu'elles se complètent et s'enrichissent mutuellement. Par exemple, les haricots et le maïs. Les haricots adorent grimper sur les hautes tiges de maïs, et le maïs apprécie l'azote fourni par les haricots. Un autre exemple est la ciboulette et la laitue, car la ciboulette repousse les insectes normalement attirés par les feuilles vertes des salades. Ce mode de croissance permet souvent d'améliorer la qualité des récoltes, mais surtout d'éviter le recours aux pesticides, car certaines plantes repoussent naturellement les insectes qui mangent leur plante compagne. Mais en fin de compte, conclut M. Corva, seule une interdiction totale de la culture de cannabis à grande échelle permettra de faire face à la crise environnementale. Les méthodes nocives utilisées pour cette culture en masse détruisent les sols. Pour plus d'articles sur le "lifestyle" et les voyages éthiques et durables, découvrez Living, par Euronews. Pour lire la version originale de l'article en anglais, cliquez ici.
  21. https://www.lsa-conso.fr/le-chanvre-fait-planer-les-fabricants-de-soft-drinks,358283 Le chanvre fait planer les fabricants de soft drinks MARIE NICOT | Les boissons au chanvre qui auraient des effets relaxants sont en vogue. Parties les premières, les start-up sont concurrencées par les géants de l’alcool et des soft drinks. La forme étoilée de la célèbre feuille, les tiges longues de près de 2 mètres et le vert intense malgré la sécheresse estivale accrochent le regard. Les champs de chanvre de la coopérative Interval s’étendent sur la commune d’Arc-lès-Gray, en Haute-Saône. Seuls les « touristes » s’étonnent de trouver cette plante dans cette campagne vallonnée. Les locaux, eux, savent bien que le chanvre est cultivé depuis 1992 en toute légalité, afin d’être transformé en isolants, parebrises de voitures, textiles, graines alimentaires, cosmétiques… Aujourd’hui, la réglementation française ne tolère que ces usages, interdisant la culture de variétés dont le taux de THC (tetrahydrocannabinol) substance psychotrope dépasse 0,2 %. Le THC présent dans la fleur est le principe actif du cannabis. En bref, le THC a un effet planant. En concurrence avec l’alcool Légalistes, les agriculteurs se refusent à produire du THC, et même du CBD (cannabidiol), une autre molécule sans propriété stupéfiante. Le CBD n’a qu’un pouvoir relaxant et n’est pas considéré comme une drogue en Europe. Plus libéraux que la France, dont la législation devrait cependant évoluer prochainement, l’Allemagne, les Pays-Bas et la Grande-Bretagne tolèrent la commercialisation du CBD, tandis que la Suisse permet depuis 2011 la vente de produits à base de moins de 1 % de THC. Profitant de ce patchwork réglementaire, des entrepreneurs se lancent sur ce marché prometteur au petit goût de transgression. Tous s’inspirent des États-Unis, où le marché des boissons au CBD atteindra 260 millions de dollars en 2022, selon les analystes de Cannacord Genuity. L’évaluation triple lorsqu’on ajoute les softs à base de cannabis (Marijuana infused beverages). L’usage « récréatif » du cannabis est en effet légal au Canada et dans une dizaine d’États américains. Là-bas, des start-up comme Recess (New York) et son eau pétillante au chanvre bousculent déjà les forteresses. « En conséquence, les grands groupes prennent position. Ces innovations au CBD, voire à taux de THC élevé pourraient concurrencer l’alcool », observe Gaëtan Laederich, ancien créateur de l’eau de coco Vaïvaï reconverti dans Rainbow, société qui propose des produits à base de chanvre. De fait, Constellation Brands (Vins Robert Mondavi...), a investi 4 milliards de dollars dans le producteur de cannabis Canopy Growth. Au Canada, AB InBev (Budweiser, Stella Artois...) a fondé une joint-venture avec le spécialiste du cannabis Tilray pour développer des boissons contenant du CBD ou du THC. En Europe, le développement est moins spectaculaire, mais bien réel. Le suisse Hempfy, le britannique Kolibri, les français Chilled, Rainbow, Leafter... Plusieurs dizaines de start-up tentent leur chance. Elles promettent un effet anti-stress sans franchir la ligne rouge de l’allégation santé. Et misent sur l’e-commerce pour initier le consommateur avant de convaincre les GMS. En témoigne le précurseur Hempfy avec son lime tonic à « l’infusion de chanvre » lancé en 2015. L’un des cofondateurs, l’Ukrainien Constantin Marakhov, détaille les recettes du succès : « Un approvisionnement en chanvre 100 % hélvétique et un positionnement premium. » L’offre détonne. SparklingH est un mousseux titrant 7° et mêlant l’énigmatique « infusion de cannabis » avec du chasselas suisse. Plus étonnant, Hempfy Recharge Water V1.0 est une eau composée de lithium et d’extrait de chanvre. Hempfy ajoute un brin de provocation en mettant en avant la feuille de cannabis. Une confusion interdite en France où la DGCRRF veille au grain. « Nous sommes prêts à modifier nos packagings pour conquérir le marché tricolore, concède Constantin Marakhov. L’homme d’affaires assure négocier le référencement de la marque avec les grandes enseignes pour fin 2020 : « Hempfy cible le grand public via la grande distribution. Peu importe s’il faut deux ou trois ans de pédagogie. » La loi française évoluera-t-elle? En France, David Migueres (Mezcal Brothers) et Martin Gunther (Kol), qui ont lancé Chilled début avril, se montrent plus prudents. Dans un premier temps, leur eau pétillante au CBD (15 mg par canette) infusée à l’hibiscus est vendue en ligne et à La Grande Épicerie de Paris. « La feuille de cannabis n’apparaît pas sur les canettes. Nous ne souhaitons pas jouer sur l’ambiguïté et l’effet planant. Pour éduquer le consommateur, mieux vaut ne pas mélanger les symboles », précise David Migueres. Le jeune entrepreneur regrette aussi de devoir « se fournir en CBD helvétique en attendant que la France autorise la production locale ». Justement, une mission d’information parlementaire autour des usages du cannabis rendra un rapport en novembre avec des préconisations pour au moins encadrer l’usage du CBD. La question du THC sera aussi posée pour les produits thérapeutiques ou simplement récréatifs. Son rapporteur, Jean-Baptiste Moreau, député LaRem de La Creuse, semble prêt à casser le carcan afin de dynamiser une filière chanvre tricolore qui n’attend que cela. Une plante écolo Avec plus de 16 000 hectares et 1 500 cultivateurs, la France est le premier pays producteur de chanvre européen. Très robuste, cette plante non OGM exige très peu d’eau, aucun engrais, ni pesticide. Les régions Bourgogne, Champagne et Pays de la Loire renouent avec cette culture très répandue (176 000 hectares en 1860) avant que le coton et les fibres synthétiques ne prennent le dessus. La concurrence reste vive avec deux zones importantes de production : la Chine et l’Amérique du Nord. Précurseur Lancée en 2015, la marque suisse Hempfy fait figure de pionnière avec un lime tonic « à l’infusion de chanvre 100 % helvétique ». Cette boisson se présente en gourde de 180 ml et en bouteille en verre de 250 ml à boire pure ou en cocktail. Smoothie Voelkel signe depuis juin une boisson bio à base de soja, complétée de banane, pomme, citron, d’extrait de chanvre, de farine de chanvre et d’acérola. Le groupe allemand cible les végétaliens qui recherchent des protéines végétales sans effet planant. 2,75 € la bouteille de 25 cl. Multiusage La société Rainbow préconise de diluer l’huile de CBD Kaya dans un smoothie ou un cocktail. Lancée par Gaëtan Laederich (ex-cofondateur de Vaïvaï), Kaya est censée apporter calme et relaxation. Le prix est cependant élevé : 30 ml, 38 € et 100 ml, 88 €. Bulles de CBD David Migueres (Mezcal Brothers) et Martin Gunther (Kol) ont lancé début avril, en plein confinement, Chilled, une eau pétillante au CBD (15 mg par canette) et à l’hibiscus. Ils vantent l’effet relaxant d’une boisson commercialisée en ligne et à La Grande Épicerie. PVC : 3 € la canette.
  22. La libéralisation du cannabis mettrait un coup d’arrêt au trafic, pour peu que le marché légal soit compétitif car peu taxé et bien implanté grâce à la liberté de création de dispensaires. Depuis la fin de l’été, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin est engagé dans une croisade contre le cannabis. Tout consommateur s’expose depuis le premier septembre au risque d’être sanctionné par une amende de 200 euros. Les trafiquants, quant à eux, vont « arrêter de dormir » a assuré Gérald Darmanin en déplacement au Val-de-Marne. Cannabis et politique répressive Cette vigueur retrouvée dans la lutte contre « cette merde » est paradoxale quand on sait que le 16 septembre, la représentation nationale se prononçait en faveur d’une autorisation du cannabis thérapeutique. Les députés allant même jusqu’à regretter « un retard fort déplorable » en la matière. Il va donc falloir que monsieur Darmanin se livre à un véritable numéro d’équilibriste pour continuer à défendre sa ligne dure tout en soutenant Olivier Véran qui sera probablement chargé de lancer la filière. Si le ministre parle encore de lâcheté lorsque sont évoquées des solutions comme la dépénalisation ou la légalisation, il semble beaucoup plus juste de pointer du doigt l’échec cuisant de la politique répressive menée depuis cinquante ans. Les Français sont aujourd’hui les plus gros consommateurs d’Europe. Presque la moitié des citoyens français (45 % parmi les 18-75 ans) déclare avoir déjà consommé du cannabis . D’autant plus que le décalage entre la société et la sphère politique entraîne une surenchère des mesures répressives. Monsieur Darmanin n’a cessé de marteler que « lutter contre le trafic de stupéfiants c’est lutter contre le crime organisé et l’insécurité du quotidien ». En réalité, c’est l’alimenter. Des moyens considérables ont été alloués depuis cinquante ans à la guerre contre les drogues, pour un résultat inverse de celui escompté. Loin d’avoir été démantelés, les cartels de drogue s’en sont trouvés renforcés. Tous les rapports sur le sujet soulignent les effets pervers de l’approche répressive : explosion du revenu des cartels, hausse de l’attractivité du secteur, baisse de la qualité des produits et spécialisation vers la vente de produits plus concentrés comme la cocaïne ou la méthamphétamine. La guerre sans fin contre les trafiquants La guerre contre les trafiquants de drogue est une guerre sans fin. La prohibition est sans issue. Il n’est pas étonnant que le dernier rapport de l’Union européenne publié en 2019 dresse le constat d’une hausse de la consommation de cocaïne, d’héroïne et de MDMA. À l’inverse, la libéralisation du cannabis mettrait un coup d’arrêt au trafic, pour peu que le marché légal soit compétitif car peu taxé et bien implanté grâce à la liberté de création de dispensaires. À l’hypothétique « si il n’y avait pas de consommateurs, il n’y aurait pas de trafic » de Gérald Darmanin, il semble bien plus réaliste d’opposer que « s’il existait un marché légal, le marché noir en serait grandement affaibli ». En légalisant la filière du cannabis qui existe déjà de facto, une offre concurrente avec des produits traçables et propres à la consommation verrait le jour. Il faut mettre fin à l’hypocrisie : l’État ne peut pas compter la filière du cannabis dans le calcul de son PIB et en même temps chercher à l’éradiquer. Il nous faut pour cela sortir des passions inappropriées lorsque le sujet est évoqué dans le débat public. La drogue est en effet un concept plus difficile à définir qu’il n’y paraît. Pour rappel, le cannabis, considéré à ce jour comme un fléau, apparaît dans les études scientifiques comme étant deux fois moins addictif que l’alcool, à l’inverse, pourtant loin de souffrir de cet ostracisme. Il occupe même une place centrale dans la culture française et tout le monde s’accorde aujourd’hui pour y voir un élément indispensable du lien social. Pourtant les chiffres ne s’y trompent pas, un Français sur quatre a un problème d’alcool alors que moins d’un fumeur de joints sur 10 a une consommation problématique. Qui imaginerait monsieur Darmanin ou tout autre politicien un tant soit peu sérieux demander à ce qu’on emprisonne viticulteurs et brasseurs, organiser des descentes chez les cavistes, ou mettre en place une amende pour les jeunes consommant un verre de vin dans un parc ? Un crime sans victime Une telle police des mœurs doit nous inviter à la réflexion. Les démocraties tolérant la poursuite systématique des auteurs d’un crime sans victime se font de plus en plus rares. Profitons-en pour rappeler que la consommation de cannabis est bien moins néfaste pour autrui que la consommation d’alcool que ce soit pour les cas de violence ou d’accident de la route. La liberté ne consiste-t-elle pas à avoir le droit de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui ? Monsieur Darmanin déplorait encore lors de sa visite dans le Val-de-Marne les effets d’une drogue « qui tue notre jeunesse », et cela malgré le fait que le cannabis soit 114 fois moins mortel que l’alcool comme le rapporte le Think Tank Génération libre. Sa préoccupation pour la santé de nos concitoyens les plus jeunes est certes louable, la consommation de cannabis pouvant nuire au développement du cortex cérébral des enfants et adolescents. Il est néanmoins étrange de constater que le ministre de l’Intérieur préfère le maintien d’un système où l’approvisionnement des consommateurs se fait par le biais de trafiquants sans foi ni loi, peu soucieux de l’âge de leurs clients. À l’inverse, la légalisation ferait des futurs employés des dispensaires les garants du contrôle d’identité des consommateurs comme c’est le cas aujourd’hui dans les bureaux de tabac. Enfin, l’absence d’un marché légal empêche l’État de remplir son rôle de tiers de confiance, notamment en ce qui concerne le contrôle du produit et les normes d’hygiène et de sécurité. L’approche répressive a déjà été essayée et partout elle a échoué. Il est temps de le reconnaître et de changer de paradigme. Le gouvernement a l’occasion d’être pionnier en arrêtant d’allouer autant de moyens et d’effectifs des forces de l’ordre à cette prohibition anachronique. Les policiers et gendarmes pourraient alors se concentrer sur les vrais sujets qui mettent en péril notre pacte social comme les crimes violents et le terrorisme. Par Martin Devaulx de Chambord. Source: contrepoints.org
  23. L’expérimentation du cannabis à usage médical, initialement prévue en ce mois de septembre, devrait finalement commencer au début 2021. Mardi soir, Gérald Darmanin a confié soutenir cette initiative dans une conversation informelle avec des députés de la majorité Gérald Darmanin, le vendredi 11 septembre 2020 à Vélizy-Villacoublay.© Sipa Press Le ministre de l’Intérieur médiatise largement les opérations de police menées contre les vendeurs et les usagers de cannabis. Son compte Twitter fait quotidiennement le point sur les chiffres de saisies et d’interpellations en la matière. « La drogue, c’est de la merde. » Martelée par Gérald Darmanin, la formule est devenue le slogan de sa politique de lutte contre les stupéfiants. C’est clair, c’est net. Sauf que, comme pour les chasseurs, il y a le bon et le mauvais cannabis. Mardi soir, le ministre de l’Intérieur a reçu une dizaine de députés de la majorité pour un dîner informel. Passant d’un sujet à l’autre, la conversation s’est arrêtée sur celui du cannabis à usage thérapeutique. L’élu du Nord a alors confié qu’il n’était pas opposé à une telle idée. Il y est même « favorable », affirme un participant. Gêné, son entourage minimise, parlant d’une simple discussion entre le ministre et des députés. Le sujet est pourtant d’importance. L’exécutif ne cesse de repousser le début de l’expérimentation d’un usage thérapeutique du cannabis. Elle aurait dû commencer en ce mois de septembre mais le décret n’est toujours pas paru. La gestion de l’épidémie de Covid-19 en a empêché la rédaction, explique la direction générale de la Santé. Le dispositif sera lancé au plus tard en janvier 2021, promettait cet été la DGS. Le cannabis médical suppose que quatre ministères s’entendent : la Santé, l’Agriculture, la Justice et l’Intérieur « Inertie ». La mission d’information menée à l’Assemblée nationale a épinglé cette « inertie de l’administration » dans son récent rapport. Le décret est en cours d’examen par le conseil d’Etat, annonce aujourd’hui le président de la mission d’information, le député (Libres !) Robin Reda, qui annonce un début d’expérimentation « début 2021 ». « Ça vient », promet son rapporteur, le député LREM de la Creuse, Jean-Baptiste Moreau, défenseur de longue date d’une production qu’il juge d’avenir pour son département. Sans décret, le processus est à l’arrêt. Aucun appel d’offres pour sélectionner des fournisseurs et des distributeurs ne peut être lancé. Le cannabis médical suppose que quatre ministères s’entendent : la Santé, l’Agriculture, la Justice et l’Intérieur. D’autant que les membres de la mission d’information parlementaire attendent plus qu’une simple expérimentation. Ils réclament une modification du droit en urgence « par un dialogue interministériel volontariste et dynamique ». Selon eux, il faut autoriser la production, la fabrication, le transport, la détention de cannabis pour fournir des traitements à des patients souffrant de pathologies préalablement définies. Cela permettrait de créer une filière française de cannabis. Un tel message de souveraineté sanitaire porte en ces temps de Covid-19, moins dans une séquence régalienne au cours de laquelle l’exécutif, ministre de l’Intérieur en tête, veut afficher sa fermeté contre toutes les drogues, cannabis en tête. Il faudra au gouvernement faire preuve de nuance le jour où il annoncera la légalisation du cannabis, renvoyant les Français à une note de bas de page : « Seulement pour ceux qui souffrent des pathologies suivantes...» Source: lopinion.fr
  24. edit boogerman merci de penser à citer les sources https://www.bfmtv.com/police-justice/cannabis-en-france-la-production-est-de-plus-en-plus-locale_AN-202008170116.html L'autoculture de cannabis connait un essor en France, qui s'est accéléré avec la période de confinement. C'était le 13 août, la dernière saisie connue à ce jour. La police retrouvait 18 pieds de cannabis dans une piscine privée à Saint-Yrieix-sur-Charente, en Charente. Deux jours plus tôt, ce sont les gendarmes du Gers qui découvraient chez un couple plus de 200 pieds à son domicile à Riscle. Sept jours plus tôt encore, 26 plants étaient saisis et détruits chez un particulier d'Audeville, dans le Loiret. La liste de ces découvertes st encore longue. L'autoculture d'herbe de cannabis connaît un essor important, au point que certains en ont fait un business. Selon le Baromètre santé 2017 de Santé publique France, cité par Le Figaro, 7% des consommateurs de cannabis disent avoir déjà eu recours à l'autoculture, ce qui représente entre 150.000 et 200.000 personnes. Le nombre de saisies de plants a d'ailleurs augmenté passant de 126.000 en 2016 à 136.000 en 2017. Près de 30 tonnes d'herbe ont par ailleurs été confisquées cette année-là, contre 18 l'année précédente. Un produit avec une apparence "plus saine" Depuis deux ou trois ans, les autorités constatent un engouement pour la consommation du cannabis sous forme d'herbe. Une étude de l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies datant de février 2018 révélait que deux tiers des adolescents de 17 ans interrogés privilégiaient la consommation du cannabis sous forme d'herbe plutôt que sous forme de résine. Outre une culture de quelques plants à domicile pour une consommation personnelle ou une culture plus importante pour arrondir les fins de mois, le crime organisé s'est lui-aussi très vite emparé du marché juteux de l'herbe de cannabis: la production de 1000 plants peut rapporter au moins 740.000 euros par an. De plus en plus, les groupes criminels s'orientent vers la culture indoor à haut rendement de plants de cannabis, moins coûteuse que pour la résine, en terme de production et de conditionnement, et qui permet de répondre à une demande de plus en plus importante. Le Nord particulièrement concerné Le phénomène est déjà connu depuis environ cinq ans en Espagne où les réseaux criminels polonais, lituaniens, serbe ou encore chinois se sont spécialisés dans la production intensive d'herbe. Des groupes qui inondent le marché local mais aussi les voisins européens, au deux tiers à destination de la France. Rien que pour l'année 2020, où l'activité des trafics a été fortement ralentie avec la période de confinement, les douanes et forces de l'ordre françaises ont saisi 10 tonnes d'herbe de cannabis dans des camions en provenance d'Espagne. En France, les groupes criminels implantés dans certains quartiers s'adaptent eux-aussi à cette nouvelle demande, plus rentable que la résine de cannabis qui nécessite une transformation avant d'être vendue. En novembre 2019, l'antenne Nord de l'office anti-stupéfiant et la police judiciaire de Lille démantelaient deux fermes à cannabis, l'une de 2500 pieds, l'autre de 8000 pieds dans un entrepôt de Roubaix. En juin dernier, ce sont 500 plants qui étaient saisis à Maubeuge, deux personnes étaient interpellées. "Au plus près des consommateurs" Les deux services de police sont particulièrement sollicités sur ce type d'affaires alors que la proximité avec la Belgique et les Pays-Bas, où des magasins légaux vendent des graines et du matériel de production, favorise ce type de culture. "Aujourd'hui, les productions d'herbe de cannabis sont de plus en plus présente en zone urbaine, constate Samuel Vuelta-Simon. Cela permet aux groupes criminels d'être au plus près des consommateurs." Le Nord permet ainsi de fournir le marché local et le marché parisien. "Les groupes criminels se sont réorientés sur une culture indoor, avec un avantage certain. Produire au plus près des zones de consommation permet de diminuer les risques d'entrave de la distribution par les services de police ou de gendarmerie, poursuit Samuel Vuelta-Simon. Cela permet également aux trafiquants de diminuer les coûts de logistique liés au transport de la marchandise. La rentabilité n'en est que plus grande." Preuve que le cannabis sous forme d'herbe est particulièrement attractif: alors que le prix du gramme de résine a dû mal à atteindre son niveau d'avant-confinement, celui de l'herbe est resté stable tout au long de cette période. Pourtant, à rebours de son image de "produit pur", l'herbe de cannabis est souvent issue de plants génétiquement modifiés. https://twitter.com/justinecjJustine Chevalier Journaliste police-justice BFMTV
  25. Bonjour Sources : https://www.ulyces.co/news/le-cannabis-sauve-la-vie-des-abeilles-affaiblies-par-les-pesticides/ https://merryjane.com/news/cannabis-extracts-may-extend-the-life-of-bees-exposed-to-pesticides-research-shows Au revoir édit modération: les formules de politesse son de rigueur sur le furom.