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  1. Les X-Men du cannabis débarquent : de surprenantes mutations de marijuana qui paraissent venues d’un autre monde Dans les jardins de tout cultivateur peuvent un jour apparaître de mystérieux plants d’herbe aux mutations surprenantes. Il s’agit de phénotypes uniques et différents de tout ce qui se plante habituellement. Ils ressemblent à la version cannabique de la saga populaire de Marvel : des marijuanas mutantes aux apparences déconcertantes et aux propriétés sans précédent. Une question demeure en suspend : sont-elles des signes de l’inévitable évolution de l’espèce ou de simples anomalies génétiques ? La clé de la réponse reste dissimulée à l’endroit même où ces mutations singulières ont vu le jour : dans le code génétique de la plante. C’est là, entre les hélices de leurs chaînes d’ADN, que les réponses cryptées nous attendent. Et c’est uniquement en les étudiant que l’on pourra savoir si ces mutations sont dues à une erreur lors de leur réplication cellulaire, à l’effet évolutif de la recombinaison génétique, ou au changement de leur génotype, provoqué par des causes extérieures. La marihuana tentaculaire et ses branches autonomes Il s’agit d’une mutation génétique qui crée des plantes dont les tiges envahissent le sol, telles des tentacules toujours à la recherche d’un point d’ancrage. Elle est connue sous le nom de 'phénotype rampant'. Au début, elles poussent comme des plantes normales, mais lorsqu’elles atteignent un mètre de hauteur, leurs extrémités commencent à descendre jusqu’à atteindre le sol. Une fois en bas, elles commencent à se propager et à se répandre dans le jardin. Et le plus curieux : s’il y a du substrat, elles prennent racine. C’est une mutation qui est née dans les forêts et qui permettait au cannabis d’atteindre la lumière. (Photo) Vraiment bizarre, n’est-ce pas ? Les branches de ces plantes 'rampantes' peuvent prendre racine lorsqu’elles se développent sur un substrat humide. Une fois que ces branches ont créé leur propre système radiculaire, elles commencent à pousser vers le haut, comme si elles étaient des plantes munies d’une identité propre. Tout cela crée, bien sûr, des phénotypes aux productions bien plus élevées. Cette mutation déconcertante n’apparaît que chez les Sativas ; et dote les plantes de feuilles et de tiges extrêmement fines, semblables à celles des vignes. Une marée verte pour partir à la chasse d’une 'superphotosynthèse' La mutation connue sous le nom de Phyllotaxie verticillée crée des plantes à trois feuilles ou plus par entre-nœud au lieu des deux habituelles, pour donner de magnifiques phénotypes, bigarrés et plein de feuilles. Il faut savoir que ces spécimens de trois ou quatre feuilles par 'étage', constitueront ensuite le point de départ de nouvelles branches latérales et d’entre-nœuds. Cette particularité, ajoutée au grand nombre de feuilles qu’elles contiennent, convertit les détentrices de cette mutation en de parfaites candidates pour obtenir des productions très importantes. Cette altération génétique crée des plantes à trois, voire quatre branches par nœud. Malheureusement, très peu de cultivateurs sont en mesure de confirmer le pouvoir de cette mutation : en effet, bien qu’elle permette d’absorber plus d’énergie luminaire, elle engendre une proportion très élevée de mâles. La cause de sa surproduction foliaire paraît résider dans la mutation d’un ou de plusieurs des gènes responsables de la croissance des plantes. Il semble qu’ils aient 'évolué' pour créer des individus disposant d’une plus grande superficie pour absorber les rayons du soleil. Les plantes qui peuvent produire des têtes à partir de leurs feuilles Une surprenante mutation, dont l’origine demeure inconnue, permet aux plantes sur lesquelles elle se manifeste, de développer des têtes situées à la base de nombre de ses feuilles. Cela semble difficile à croire, mais il y a déjà un nombre conséquent de personnes qui ont pu être témoins de la croissance de feuilles et de pistils à l’endroit d’union des feuilles et des tiges de leurs plantes. Ces fleurs ne sont pas très grandes, mais elles génèrent une importante controverse dans le petit monde des fumeurs, puisque personne n’en connaît la cause. Les plantes avec cette mutation développent de surprenantes têtes sur leurs feuilles. À la différence des têtes que nous connaissions jusqu’à présent, et qui poussaient dans les bourgeons de nos plantes, cette nouvelle génération de 'têtes mutantes' peut également se développer au niveau de l’union des folioles (les différents 'doigts' des feuilles). Elles ne regroupent pas beaucoup de calices, et ne forment pas non plus de grandes fleurs, mais elles ont du THC, et il est incontestable que leur appariation puisse faire émerger une nouvelle façon de comprendre la floraison. Certains réfléchissent déjà à comment en tirer parti, pour augmenter les productions. Mutation polyploïde ou les géantes du cannabis La polyploïdie est une mutation génétique qui crée des plantes munies de zones hypervigoureuses (comme par exemple, les têtes), faisant de ces beuhs d’authentiques monstres verts. Il s’agit là d’une anomalie génétique qui se produit lorsque les plantes présentent plus de chaînes de chromosomes que les deux qui caractérisent son espèce. D’où le nom de polyploïde (nombreuses chaînes) ; en opposition à la structure diploïde (deux chaînes) de la marijuana. Les phénotypes qui présentent cette mutation créent des plantes très grandes. (Photo) Ces exemplaires sont, en général, bien plus grands que leurs compagnons de la même variété. Mais leur génome n’est pas uniquement source d’avantages : ils ne peuvent pas transmettre leur gigantisme à leurs descendants ; ni aux plantes issues de croisement avec des plantes normales, ni à celles engendrées par l’union avec un autre 'mutant'. C’est un clin d’œil de la nature, qui peut se reproduire grâce à certaines techniques d’horticulture ou avec la dangereuse colchicine, un agent chimique capable d’interrompre la mitose des cellules végétales. Deux plantes pour le prix d’une ! : Le cas étrange des plantes 'jumelles' Dans le petit monde cannabique, on associe la germination de deux plantes d’une même graine au terme mutation. Il n’en est rien. Il s’agit de graines polyembryoniques, ou ce qui revient au même : une graine qui contient deux individus. Cela se produit lorsqu’un embryon se développe à partir d’un ovule fertilisé, en même temps qu’un autre embryon est en train d’être produit dans les tissus de l’organe féminin de la plante. Par conséquent, une plante sera 'normale' tandis que l’autre sera un clone de la mère. Généralement confondu avec la mutation, c’est un phénomène plutôt normal en botanique. (Photo) Les tiges de ces plantes sont très sensibles, de sorte que si on essaye de les séparer avant que la graine ne se soit décomposée, il est probable que les deux plantes meurent. Mais une fois qu’elles ont obtenu une taille considérable (de 20 à 25 cm), on peut parfaitement les séparer, puisqu’elles constituent deux plantes indépendantes. C’est un phénomène qui, en dépit de sa rareté, apparaît relativement fréquemment, et qu’il ne faut pas confondre avec des malformations, comme celle de la marijuana siamoise (deux plantes pour une racine). La surprenante marijuana albinos : mais d’où viennent ces têtes blanches ? Voir des têtes blanches sur des plantes où se mêlent des spécimens incolores avec des parties vertes est, sans aucun doute, l’une des situations les plus déconcertantes qui puissent survenir dans le monde du cannabis. Ça s’appelle la variégation et il s’agit d’une mutation provoquée par une mauvaise expression des gènes qui régulent la chlorophylle, donnant naissance à des plantes aux traits albinos. Ils peuvent se retrouver sur certaines parties de la plante (par exemple sur les têtes) ou tresser des spécimens colorés et incolores. L’albinisme peut sembler très esthétique, mais sa culture n’est pas très pratique. (Photo) La clé réside dans la cause de l’albinisme : s’il provient du double gène albinos, alors toute la plante sera blanche ; s’il provient d’une mauvaise expression des gènes qui régulent la production de chlorophylle, alors il produira des zones ou des dessins blancs comme la neige. La plante porteuse de cette dernière variation sera celle qui aura le plus de chance de survivre, parce que les marijuanas totalement albinos périssent rapidement à cause de leur carence en chlorophylle qui les empêche de synthétiser la lumière. Quand la mutation se standardise : le cas de l’Australian Bastard Cannabis Le cas de l’Australian Bastard Cannabis (ABC) est le parfait exemple d’une tendance de gènes mutants qui se sont peu à peu stabilisés jusqu’à créer une variété en elle-même. Son apparence est si radicalement différente, que certains l’ont confondue avec une autre espèce appartenant au monde du cannabis. Il n’est pas facile de croire qu’on est face à une plante de marijuana lorsqu’on observe ses petites feuilles, brillantes et rondes. Mais si, c’en est une, elle a juste évolué ! Ses petites feuilles et sa structure chétive lui servent à combattre le froid. (Photo) Bien sûr qu’à première vue, personne ne parierait qu’il s’agit là d’un type d’herbe, cette variété ressemblant à s’y méprendre à un arbuste, avec d’insolites feuilles arrondies à la couleur très brillante. Mais cette apparence est le résultat de générations d’évolutions sauvages, au cours desquelles le génome a trouvé les solutions pour survivre aux basses températures nocturnes des montagnes voisines de Sidney. Une évolution qui pourrait contenir la clé pour la création de marijuanas résistantes au froid. Marijuana 'pieds de canard' : la meilleure compagne du grower discret Les monts australiens et la main d’un un breeder océanique ont forgé l’une des plus rares anomalies stabilisées qu’a pu connaître le monde du cannabis. Il s’agit de la mutation Ducksfoot (pied de canard), qui tire son nom de ses feuilles palmées, évocatrices de cet animal. C’est une altération génétique du génome classique du cannabis qui apparaît presque toujours chez les plantes Sativas et qui bénéficie d’un caractère récessif ; si on arrive à la trouver, on pourra la conserver dans notre jardin. Vous pouvez voir que ces phénotypes se ressemblent très peu, voire absolument pas aux plantes typiques de marijuana.(Photo) C’est le cultivateur australien Wally Duck qui a stabilisé cette mutation si recherchée par les amis de la culture discrète, et qui produit des feuilles si différentes de celles du cannabis conventionnel. Lorsque vous la trouverez ne la laissez pas s’échapper, puisque si on la croise avec des variétés 'normales', on obtient des phénotypes palmés dans une proportion de trois à un. Et c’est bien un gage de discrétion lorsque qu’on souhaite planter de la marijuana à l’abri des regards indiscrets. Bonus track (Niveau Magneto) : Le cannabis sous-marin peut-il des bourgeons sous la mer ? Il y a moins de deux mois, on aurait apparemment découvert, aux abords des côtes du Chili, des plants de cannabis qui poussaient en dessous du niveau de la mer. Elles ont été aperçues par des pêcheurs qui, en remontant leurs filets se sont trouvés nez-à-nez avec un matériel végétal jamais vu. C’était du Cannabis Sativa (marijuana) ; telle fut la conclusion « officielle » de l’Institut Chilien d’Aquiculture, après avoir analysé les échantillons de tête subaquatique. Cette nouvelle variété océanique a été baptisée « l’amie des pêcheurs », en honneur à ses découvreurs. Le Chili est l’un des endroits au monde où la culture du cannabis est la plus ancienne. Mais si ancienne que cela... (Photo) Les chercheurs pensent que l’apparition d’un gène mutant, la proximité d’eaux thermales et sa localisation épipélagique, sont les trois facteurs clé qui ont coïncidé pour engendrer une beuh sous-marine, qui produit même des têtes ! Mais avec un indice de tétrahydrocannabinol plutôt bas. « Les taux de THC ne sont pas particulièrement élevés, mais c’est vrai que ces plantes produisent des fleurs féminines », assurait Camila Rojas, une biologiste marine impliquée dans la recherche.Recherche qui n’est rien d’autre qu’une rêverie élaborée, puisque ce cannabis sous-marin n’est effectivement pas de cette planète. Source: lamota.org
  2. https://www.lecho.be/les-marches/actu/actions-bourses-etrangeres/les-actions-cannabis-planent-a-wall-street/10263423.html Les actions cannabis planent à Wall Street ©REUTERS BRUNO RAVESCHOT 05 novembre 2020 20:15 Le secteur profite de la levée des restrictions pour le secteur dans cinq nouveaux États américains. Il n'y a pas que les actions technologiques qui redécollent ces derniers jours à Wall Street, c'était aussi le cas ce jeudi des valeurs liées à l'industrie du cannabis en Amérique du Nord, en raison d'un regain d'optimisme sur la réglementation qui régit leurs activités aux États-Unis. Dans le cadre de l'élection présidentielle, la question d'une légalisation de la vente de cannabis à usage médical et récréationnel a été soumise par référendum dans cinq nouveaux États: le New Jersey, l'Arizona, le Mississippi, le Montana et le Dakota du Sud qui y ont répondu favorablement, à l'image de plusieurs autres États américains ces dernières années. Il n'en a pas fallu davantage pour faire bondir de plus de 10%, voire même plus de 20%, certaines actions comme Aurora Cannabis, Tilray ou encore Aphria, alors qu'elles s'affichaient encore en baisse la veille. Depuis leurs fameux sommets atteints mi-2018 à Wall Street, la plupart de ces valeurs ont toutefois perdu plus de 70% alors que les perspectives sur ce marché commençaient à s’essouffler.
  3. Le chercheur Volodymyr «Bob» Diachenko a signalé une violation de données liée à GrowDiaries avec au moins 1,4 million d'enregistrements d'adresses e-mail et IP, ainsi que 2 millions de messages d'utilisateurs non sécurisés et accessibles. Dans son rapport du 3 novembre, il a affirmé que des données privées, notamment des mots de passe, des messages, des adresses e-mail et des adresses IP, avaient été exposées entre le 22 septembre et le 15 octobre. La violation se serait produite après que deux applications Kibana d'applications open source, généralement réservées aux développeurs, aient été laissées ouvertes. La communauté du cannabis GrowDiaries dévoilée GrowDiaries est une communauté en ligne et une plateforme de journalisation conçue pour soutenir et conseiller les cultivateurs de marijuana. La plate-forme compte une large et forte adhésion, principalement des cultivateurs et des amateurs de cannabis du monde entier. Les fonctionnalités de discussion et de journalisation leur permettent de partager des photos, des astuces et des conseils avec leur groupe d'utilisateurs diversifié. Il est important de noter que de nombreux membres sur le site viennent de pays où le pot est illégal. Les identités sont censées être anonymes, seuls les noms d'utilisateur étant visibles sur le site. La base de données ouverte exposait des mots de passe cryptés mais l'outil de cryptage utilisé était le générateur de hachage MD5. Cette méthode de cryptage offre très peu de sécurité et a été piratée sur de nombreux sites auparavant. Les attaquants pouvaient toujours révéler les mots de passe des GrowDiaries en texte brut. "Je ne sais pas si d'autres tiers ont accédé aux données pendant qu'elles étaient exposées, mais cela semble probable", a écrit Diachenko. Après avoir signalé la vulnérabilité, GrowDiaries a demandé des détails supplémentaires et le 15 octobre, les données ont été sécurisées, a-t-il ajouté. Pour la communauté GrowDiaries, les mots de passe doivent être modifiés dès que possible. Sinon, les attaquants pourraient potentiellement utiliser des identifiants volés pour tenter une activité frauduleuse ou un chantage. Par exemple, en Malaisie, la vente de drogue est passible de la peine de mort et une simple condamnation pour possession peut entraîner une longue peine de prison. Dans des pays comme Dubaï, la Thaïlande, Singapour et les Philippines, les producteurs et les utilisateurs pourraient être en prison pendant de nombreuses années. GrowDiaries affirme que les données du site sont sécurisées Un représentant de GrowDiaries a contesté le rapport de Diachenko dans un e-mail, affirmant que l'entreprise «n'avait jamais reconnu l'incident» et que les données prétendument compromises n'étaient que des données de test. GrowDiaries a également déclaré qu'il était basé en dehors des États-Unis et ne comptait qu'environ 30 000 comptes. Il a rassuré les utilisateurs que leurs données seront protégées sur la plateforme. «GrowDiaries est totalement sûr à utiliser et à stocker des informations», selon la section FAQ sur le site. «Nous ne stockons ni ne partageons aucune information personnelle. Toutes les métadonnées sont effacées. " Au cours de la technopandémie de 2020, il y a eu une augmentation marquée des données volées, des hacks majeurs et des attaques de ransomwares. Le groupe de hackers Magecart, qui commet des escroqueries par écrémage de paiement, aurait attaqué le marchand de métaux précieux JM Bullion. Et la société répond toujours aux questions sur les raisons qui font qu'il a fallu des mois pour informer les clients. source: https://usaherald.com/growdiaries-data-breach-exposed-3-4-million-records-cannabis-online-community/ https://blog.knowbe4.com/cannabis-company-growdiaries-suffers-data-breach-of-3.4-million-users Etc
  4. https://www.cnews.fr/monde/2020-11-15/la-resine-de-cannabis-25-plus-puissante-aujourdhui-quil-y-50-ans-1017936 LA RÉSINE DE CANNABIS 25 % PLUS PUISSANTE AUJOURD'HUI QU'IL Y A 50 ANS Par CNEWS - Mis à jour le 15/11/2020 à 11:51Publié le 15/11/2020 à 11:48 Partager Tweet La concentration de THC dans la résine de cannabis a augmenté de 24 % entre 1975 et 2017.[Rick Proctor/Unsplash] Une évolution inquiétante. La résine de cannabis consommée aujourd'hui dans le monde est près d'un quart de fois plus puissante qu'il y a cinquante ans, révèle une récente étude internationale. La hausse s'avère un peu moins prononcée en ce qui concerne le cannabis sous forme d'herbe. Pour en arriver à de telles conclusions, une équipe de chercheurs anglo-saxons a étudié plus de 80.000 échantillons de cannabis, analysés au cours de douze études publiées entre 1970 et 2017 aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en France, aux Pays-Bas, en Italie, au Danemark et en Nouvelle-Zélande. Publiées dans la revue scientifique Addiction le 7 novembre dernier, leurs résultats montrent que la concentration de THC (tétrahydrocannabinol), la molécule active du cannabis, aux propriétés psychoactives, dans la drogue consommée dans le monde a continuellement augmenté au fil des années. Pour la résine de cannabis, également appelée haschich, la progression a atteint près de 24 % entre 1975 et 2017. Elle s'est élevée à près de 14 % pour l'herbe de cannabis (la marijuana) entre 1970 et 2017, une évolution due en grande partie à plus grande part de marché prise par le cannabis sinsemilla, à plus haute teneur en THC. DES RISQUES ACCRUS POUR LA SANTÉ «La résine de cannabis est souvent considérée comme un type de cannabis plus sûr, mais nos résultats montrent qu'elle est maintenant plus forte que l'herbe de cannabis», a souligné Sam Craft, co-auteur de l'étude, cité par le Guardian. Plus largement, la plus forte concentration de THC aujourd'hui dans le cannabis, qu'il soit sous forme d'herbe ou de résine, «pourrait augmenter les risques pour la santé à long terme», alerte l'étude, tels que celui de développer une psychose. Ces évolutions posent également question sur «l'efficacité et l'innocuité du cannabis utilisé à des fins thérapeutiques», autorisé dans de nombreux pays dans le monde, mais pas en France, où une expérimentation doit démarrer en début d'année prochaine.
  5. https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/34438-Pourquoi-l-alcool-cannabis-mauvais-le-sommeil Pourquoi l'alcool et le cannabis sont mauvais pour le sommeil Par Dr Claire Lewandowski Si l'alcool et le cannabis peuvent faire somnoler, ils ne permettent pas un sommeil de bonne qualité. SARAH PENDER/ISTOCK Publié le 14.11.2020 à 12h00 L'alcool et le cannabis sont des faux amis en matière de sommeil. Nombreux sont ceux ayant expérimenté une "gueule de bois" avec une fatigue le lendemain d'une soirée arrosée. S'ils ont tendance à détruire complètement les cycles du sommeil, ils peuvent aussi altérer l'horloge biologique. Une action sur le sommeil profond Autant le cannabis que l'alcool ont tendance à provoquer une somnolence du fait de leur activité dites "dépressive du système nerveux central", c'est-à-dire qu'ils ralentissent les fonctions du cerveau. Cependant, au cours du sommeil, ils réduisent le temps passé en sommeil profond, entraînant davantage de réveils et un sommeil de mauvaise qualité. Au final, il est normal de se sentir fatigué et de manquer de concentration le lendemain d'une consommation, en particulier si elle est régulière, et même avec une petite quantité. Une action sur l'horloge biologique Le cannabis empêche la sécrétion de mélatonine, l'hormone produite le soir, en particulier dans la pénombre, qui permet de favoriser l'endormissement et le maintien du sommeil. Le consommateur décale ainsi progressivement son rythme du sommeil, surtout en cas de consommation fréquente. Finalement, l'usage régulier de cannabis provoque des problèmes d'insomnie, allant à l'encontre des effets recherchés par les consommateurs et le poussent parfois à augmenter les doses consommées. L'altération de la qualité du sommeil lorsque l'on consomme de l'alcool et/ou du cannabis joue un rôle fondamental à long terme sur la qualité de vie et le risque potentiel d'addiction. En savoir plus : Alcool info service : www.alcool-info-service.fr Drogues info service : drogues-info-service.fr Sources : Babson KA, Sottile J, Morabito D. Cannabis, Cannabinoids, and Sleep: a Review of the Literature. Curr Psychiatry Rep. 2017 Apr;19(4):23. doi: 10.1007/s11920-017-0775-9. PMID: 28349316. Angarita GA, Emadi N, Hodges S, Morgan PT. Sleep abnormalities associated with alcohol, cannabis, cocaine, and opiate use: a comprehensive review. Addict Sci Clin Pract. 2016 Apr 26;11(1):9. doi: 10.1186/s13722-016-0056-7. PMID: 27117064
  6. https://www.sudouest.fr/2020/11/12/les-adolescents-europeens-consomment-de-moins-en-moins-de-tabac-et-d-alcool-mais-plus-de-cannabis-8068918-6109.php Les adolescents européens consomment de moins en moins de tabac et d’alcool, mais plus de cannabis En France, 24% des élèves de Seconde avaient déjà consommé au moins une fois une drogue illicite. Sur l'ensemble des Européens sondés, les jeunes français sont les plus nombreux à rapporter une expérimentation de la cocaïne (2,8%) à cet âge-là. © Crédit photo : AFP JUAN MABROMATA Par SudOuest.fr avec AFP Publié le 12/11/2020 16% des jeunes de 15–16 ans interrogés déclarent avoir consommé du cannabis au moins une fois au cours de leur vie contre 11% en 1995. En revanche leur consommation d’alcool et de tabac baisse. Les adolescents européens consomment de moins en moins de tabac et d’alcool, mais sont plus attirés par le cannabis, tandis que se développent de "nouvelles conduites addictives" en ligne, alerte une étude européenne publiée jeudi. Le Projet européen d’enquête en milieu scolaire sur l’alcool et les autres drogues (ESPAD), mené depuis 1995 en collaboration avec l’Union européenne, a interrogé en 2019 près de 100 000 jeunes âgés de 15 à 16 ans et dans 35 pays du continent européen. Alcool L’étude fait apparaître une baisse régulière de l’attrait des jeunes pour la boisson, principalement en raison du durcissement des lois sur la vente d’alcool aux mineurs. La consommation d’alcool reste cependant élevée : en moyenne plus des trois quarts des ados de 15 à 16 ans ont consommé de l’alcool au cours de leur vie et près de la moitié (47%) en ont consommé au cours du dernier mois, contre 63% en 2003. "L’alcoolisation ponctuelle importante" tombe à son niveau le plus bas. Cette tendance – notamment à travers le "binge drinking" qui consiste à boire beaucoup dans un court laps de temps – avait culminé en 2007. Par ailleurs, moins de 7% des élèves reconnaissent avoir connu un état d’ébriété avant l’âge de 13 ans, avec de fortes disparités selon les pays. En France, 15% des élèves de seconde avait fait un usage excessif de l’alcool dans le mois écoulé. Tabac À partir de la classe de seconde, l’usage quotidien de la cigarette concerne 10% des jeunes de 15 à 16 ans en Europe, soit deux fois moins qu’il y a 25 ans. Mais les variables sont considérables d’un pays sondé à un autre : moins de 2% de jeunes fumeurs quotidiens en Islande, contre un quart des lycéens en Bulgarie, tandis que 22% des adolescents français ont fumé au moins une cigarette au cours du mois écoulé. Pour la première fois, les chercheurs se sont également intéressés à l’utilisation de la cigarette électronique, très populaire chez les jeunes américains, et beaucoup moins en Europe. Curieusement, parmi les jeunes expliquant n’avoir jamais fumé de tabac, ils sont 14% à reconnaître avoir vapoté de la nicotine au moins une fois au cours du mois écoulé. En France, 16% des jeunes disent avoir utilisé cet appareil récemment, qui séduit bien plus les garçons que les filles. Drogues 16% des jeunes de 15–16 ans interrogés déclarent avoir consommé du cannabis au moins une fois au cours de leur vie (11% en 1995). La consommation fréquente (une fois par mois) est, elle aussi, significativement en hausse. Tandis que la consommation jugée "problématique" (plus d’une fois par mois) s’élève à 4% des interrogés, avec une prévalence très forte en Italie (15%). En France, 24% des élèves de Seconde avaient déjà consommé au moins une fois une drogue illicite. Sur l’ensemble des Européens sondés, les jeunes français sont les plus nombreux à rapporter une expérimentation de la cocaïne (2,8%) à cet âge-là. Jeux, internet Sous la popularité croissante des smartphones, l’addiction aux jeux vidéo est en pleine explosion chez les jeunes européens. Dans la plupart des pays, les garçons passent deux fois plus de temps à y jouer que les filles. Et sur les réseaux sociaux, le temps d’utilisation s’établit entre deux et trois heures lors d’une journée d’école ordinaire et six heures ou plus les autres jours. Dernière tendance, les jeux d’argent et de hasard sont de nouveau prisés par les adolescents : 22 % des jeunes interrogés ayant déclaré avoir joué à au moins un jeu au cours des 12 derniers mois, principalement à des loteries.
  7. Dans une demi-douzaine d’États, les électeurs doivent approuver, ou non, une forme de légalisation du cannabis. Kamala Harris, quand elle était en lice pour l’investiture démocrate, proposait la légalisation, ce qui n’est pas le cas de Joe Biden. « Breakfast in America », le carnet de route de l’envoyé spécial de La Croix aux États-Unis. Dans cette campagne pour l’élection présidentielle américaine si particulière, écrasée par un sujet central - la personnalité de Donald Trump - les projets politiques auront été aux abonnés absents. Pour le président sortant, parce qu’il n’avait pas de programme ; pour le challenger, parce qu’il n’avait personne avec qui en parler. Une proposition continue pourtant de faire son petit bonhomme de chemin, discrètement : la légalisation du cannabis. Joe Biden y est opposé, mais pas sa vice-présidente. Quand elle était candidate à la primaire démocrate, en début d’année, Kamala Harris avait défendu cette idée. Comme elle l’avait fait l’année précédente au Sénat, proposant un projet de loi faisant du cannabis un produit comme un autre, avec sa réglementation. Le projet n’avait pas abouti. « La guerre contre la drogue est un échec » Mais le « ticket » démocrate est d’accord sur une chose : la décriminalisation du cannabis, au nom de la remise en cause d’une politique sévère qui a mis derrière les barreaux beaucoup d’Afro-Américains pour des faits n’impliquant aucune violence. « La guerre contre la drogue est un échec, et les hommes noirs en ont payé le prix fort », a récemment déclaré Kamala Harris, lors d’un stop en Géorgie. En cas de victoire, Joe Biden se contentera de la dépénalisation. Pour le reste, il laissera faire les États, engagés depuis une vingtaine d’années dans une vague de légalisation, à des fins thérapeutiques, d’abord, puis aussi « récréatif » ces dernières années. Légaliser la marijuana à des fins thérapeutiques Le 3 novembre, ce mouvement devrait se poursuivre : dans plusieurs États, des référendums sont soumis aux électeurs pour mettre un terme à la « prohibition ». Même le Sud conservateur s’y met et le Mississippi pourrait devenir mardi le 34e État à légaliser la marijuana à des fins thérapeutiques. Le cannabis médical est désormais soutenu, selon les dernières enquêtes d’opinion, par plus de 9 Américains sur 10, toutes générations confondues. Quant à l’Arizona, au Montana, au New Jersey et au Dakota du Sud, ils pourraient rejoindre un club plus fermé, composé de la dizaine d’États, dont la Californie ou l’Illinois, qui réglementent déjà le cannabis comme l’alcool. Chaque victoire accentue la pression sur Washington, toujours réticent à tourner la page de la prohibition. Par Gilles Biassette Source: la-croix
  8. https://theconversation.com/la-politique-du-cannabis-en-france-une-longue-histoire-145849 La politique du cannabis en France, une longue histoire October 25, 2020 4.44pm GMT Author David A Guba, Jr. History Faculty, Bard Early College Baltimore Disclosure statement David A Guba, Jr. does not work for, consult, own shares in or receive funding from any company or organisation that would benefit from this article, and has disclosed no relevant affiliations beyond their academic appointment. Partners Un policier français se tient près de 74 kg de cannabis, de munitions et de billets de banque saisis par la police le 16 octobre 2015 à Marseille. Anne-Christine Poujoulat/Afp Le président Emmanuel Macron et le gouvernement français ne sont pas favorables à la légalisation du cannabis « récréatif ». Cependant, la France semble de plus en plus envisager une éventuelle légalisation de l’usage thérapeutique du cannabis. Comment comprendre cette évolution, toute aussi sociétale que politique ? L’histoire coloniale du cannabis peut apporter quelques éclairages. Qu’en est-il aujourd’hui ? NORML France, association de loi 1901 informant les usagers et consommateurs de cannabis, a montré, au cours de la dernière décennie une demande croissante pour ce produit, relayée par des appels publics à la réforme. Entrepreneurs, agriculteurs, médecins, économistes, politiciens et même certains syndicats de police défendent à différents degrés un assouplissement de la législation sur la consommation du cannabis. Le 14 mai 2016, la 15e Marche mondiale pour le cannabis, qui appelle à la légalisation de la marijuana, à Paris. Kenzo Tribouillard/AFP En janvier 2021, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) devrait lancer ses essais thérapeutiques à base de cannabis sur 3000 patients. Un assouplissement de la loi semble être amorcé : depuis le 1er septembre 2020, la possession de cannabis entraîne des amendes de 200 euros contre, auparavant un risque de poursuites judiciaires. Pourtant, de nombreux experts et commentateurs, considèrent que l’amende et les mesures judiciaires ne résolvent pas les problématiques actuelles. En effet, la consommation de cannabis aggrave la toxicomanie, en particulier chez les mineurs. On constate aussi une recrudescence de délits et crimes liés au trafic de cannabis et autres drogues. Enfin, certains, comme l’association NORM, pointent une hausse criante de la criminalisation des populations issues de l’immigration en lien avec le trafic de drogue. Selon une étude, les personnes issues des minorités sont 6 à 8 fois plus susceptibles que celles issues de la majorité d’être arrêtées par la police française, suspectées d’être plus directement liées à des trafics de drogue. Au cours de mes recherches sur le sujet du cannabis en France, j’ai montré que la réglementation du cannabis en France s’inscrit dans une histoire longue composée de politiques publiques inefficaces, mais aussi d’injustices, d’hypocrisie et de néo-colonialisme. En fait, presque tous les efforts de la France pour réglementer la consommation de cannabis au cours des deux derniers siècles ont échoué parce qu’ils considèrent à tort le cannabis et les fournisseurs de cannabis comme des menaces, et souvent des menaces étrangères, pour la santé et la sécurité publiques de la République française, justifiant ainsi la répression par l’État. La mesure prise au 1er septembre 2020 pourrait de la même façon échouer, car elle reproduit les mêmes erreurs politiques et sécuritaires qui régissent la répression de la drogue en France depuis le début du XIXe siècle. La période coloniale La toute première mesure d’interdiction du cannabis dans l’histoire de France a été adoptée le 8 octobre 1800 en Égypte, alors occupé par l’armée révolutionnaire française. Généralement mal attribuée par les historiens à Napoléon, cette interdiction, en fait, a été émise de la politique coloniale de Jacques-François « Abdallah » Menou, le général en chef de l’Armée d’Orient travaillant à installer une République sœur en Afrique du Nord. Jacques Menou. Joseph Ducreux/Wikimedia Menou, qui s’est converti à l’islam et a épousé la fille d’une famille sunnite élite à Rosetta, a interdit le haschich et a fermé les « cafés maures » où des Égyptiens, pour la plupart des membres des classes ouvrières et des sectes religieuses, comme les sufis, se procuraient et consommaient de la drogue. Selon lui, ces classes défavorisées et leur consommation de cannabis menaçaient le partenariat fragile qu’il construisait entre l’élite indigène égyptienne et les forces d’occupation françaises. Cependant, Menou ne savait pas ou ne se souciait pas de savoir que c’étaient les Grecs d’Alexandrie, et non pas les musulmans, qui contrôlaient le marché du haschisch en Égypte à cette époque. Ni d’ailleurs que ce sont les exactions de l’armée française à l’encontre des populations, et non l’intoxication au haschish, qui ont provoqué les mouvements de résistance à la colonisation. Un bouc émissaire utile Une logique similaire a sous-tendu la création de lois anti-cannabis en Algérie française au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. En 1857, par exemple, plusieurs crimes violents commis par des musulmans à Alger ont été attribués à une consommation excessive de haschich. Le cas le plus médiatisé était peut-être celui de Soliman ben Muhammad, qui, après avoir consommé du haschich, a attaqué une foule de Juifs rassemblés dans le marché central d’Alger pour le sabbat, blessant sept et en tuant un. La cour d’assises d’Alger l’a reconnu coupable du meurtre d’un « indigène juif » et l’a condamné à cinq ans d’emprisonnement. Les médecins appelés par le tribunal à faire des témoignages d’experts, ont commenté dans la presse The History of Marijuana in France. Peu de temps après, le gouverneur général d’Algérie a adopté un décret officiel réglementant la vente et la consommation de haschich dans les cafés maures et interdisant la vente de haschich aux mineurs. Et des reportages sensationnalistes sur des hachichins terrorisant Alger ont ensuite étémis en avant pour justifier la création du Code de l’indigénat dans les colonies en 1881. Encore une fois, les Français ont instrumentalisé le haschich pour excuser les maux du colonialisme, dans ce cas les tensions intercommunautaires entre indigènes musulmans et juifs, et pour fournir une justification médico-légale pour circonscrire la liberté des Algériens indigènes. Une drogue qui ébranle la sécurité nationale ? Au cours du siècle suivant, les autorités françaises ont adopté plus d’une douzaine d’interdictions et de réglementations répressives du cannabis dans les juridictions métropolitaines et coloniales, présentant presque toujours la question de la consommation de cannabis comme une question de sécurité impériale et nationale. Au Cambodge en 1907, en Indochine en 1910, toute la France en 1916, l’Afrique équatoriale française en 1926, la Syrie et le Liban en 1934, Madagascar en 1941, et toute la France (encore une fois) en 1953 puis 1970 – dans chaque cas le gouvernement français a proclamé que l’intoxication au cannabis et les consommateurs de cannabis – notamment ceux issus du monde colonisé, représentent des menaces au progrès et à l’ordre social. Mais chaque tentative de répression de cette drogue a échoué. Peut-être que la seule réglementation réussie sur le cannabis promulguée par les Français au cours de cette période s’est produite en Tunisie (1881) et au Maroc (1914), où, sous le régime du protectorat, les Français ont décidé d’autoriser l’usage généralisé et de laisser les autorités locales opérer un monopole d’État, l’essentiel des recettes fiscales allant dans les caisses coloniales françaises. Mais ces approches plus réalistes, qui considèrent le cannabis comme un vice acceptable et imposable comme le tabac et l’alcool, et non comme une menace pour la république ou un bouc émissaire de problèmes sociaux beaucoup plus profonds, ont constitué un succès rare qui n’a pas été répété depuis.
  9. Au moins quinze personnes ont été arrêtées par la Garde civile dans le cadre d'une opération anti-drogue au Gipuzkoa. Dans le cadre de celui-ci, des membres de l'institut ont effectué mercredi un déploiement dans le quartier Ibaeta de Donostia, où ils ont enregistré une entreprise. Au moins quinze personnes ont été arrêtées par des agents de la Garde civile dans le cadre d'une opération anti-drogue menée par cette force de police à Gipuzkoa, selon des sources de l'enquête. L'opération, toujours ouverte, a débuté hier à Donostia, où des agents de l'institut armé ont fouillé l'entrepôt d'une entreprise spécialisée dans la vente de graines de marijuana et de produits végétaux. Ces sources ont précisé que l'opération est en cours en raison de la commission éventuelle de crimes contre la santé publique, l'organisation criminelle et le blanchiment d'argent. Tout au long de la journée d'hier, les agents ont inspecté les locaux de la société susmentionnée, situés au numéro 83 de la rue Portuetxe dans le quartier Ibaeta, à Donostia, où un appareil de quatre SUV de la Garde civile et plusieurs véhicules camouflés s'est déplacé. . L'opération de police, lancée par ordre du tribunal central d'instruction numéro 6 du tribunal national espagnol, a été menée principalement à Gipuzkoa, bien que certaines actions aient également été menées à Nafarroa. L'action reste ouverte, le tribunal maintient donc le secret sommaire Source: naiz.eus Il semblerait que la société en question soit Dinafem.
  10. Le produit est vendu comme un "soin" à appliquer sur le pénis pour retarder l'éjaculation et faire durer le plaisir. Le tout à base de CBD. Comment résister ? J'avais déjà entendu parler de l'utilisation du CBD (un cannabinoïde présent dans le cannabis) dans les tisanes pour se détendre ou les joints légaux pour un tout autre effet, mais jamais comme allié de rapports sexuels plus longs. Pourtant, il semblerait que le marché des soins relatifs au coït se soit emparé de ses vertus tranquillisantes, à des fins jouissives. Et notamment par le biais d'un petit flacon discret intitulé "Intimate CBD Delay Spray" ("Spray retardant intime au CBD", en français) qui, à en croire sa notice et le marketing, serait quasi magique. En même temps, la promesse est alléchante. Le produit s'applique sur le pénis de son partenaire pour qu'il puisse faire l'amour en éjaculant moins rapidement. Quelques vaporisations et quinze minutes d'attente suffiraient à ce que nos ébats s'éternisent. Ou du moins, durent assez longtemps pour satisfaire les deux parties équitablement. Intrigant. En ce temps frais et pluvieux d'automne, qui appelle davantage à rester au lit qu'à se balader pendant des heures, l'occasion était toute trouvée pour s'atteler à quelques recherches sérieuses. Et filer sous la couette en plein après-midi afin de procéder à l'expérience inédite et répondre à la question que tout le monde - au bas mot - se pose : est-ce que ça marche vraiment ? C'est frais et ça sent bon Nous voilà donc un samedi vers 15 heures, allongé·e·s dans des draps propres de la veille qui dégagent une odeur chimique mais agréable d'assouplissant à la "lavande provençale". On est lessivé·e·s par une semaine chargée et on hésite à zapper le test pour une sieste. Une petite avant de retourner s'occuper du bébé qui dort pour l'instant paisiblement. C'est ce qui se passe ces derniers temps : la fatigue l'emporte un peu sur le désir. Et on met de côté notre intimité. C'est normal quand on vient d'avoir un enfant, il paraît. Mais au bout de quasi un an, ça plombe le moral. Alors, pour casser la routine et tenter de redonner un peu de corps à notre vie sexuelle, on décide de laisser sa chance au produit. "J'ai lu quelque part que faire l'amour redonnait de l'énergie", me lance mon mec. Ça suffit à me convaincre d'enlever mon legging troué et ma culotte préférée (une Snoopy en coton de mon adolescence), et de glisser la main dans son caleçon, fille facile (et glamour) que je suis. Deux minutes plus tard et autant de pelles roulées comme des ados, on se rappelle de notre mission : le spray. Il l'attrape tant bien que mal sur la table de chevet et tente de lire les quelques lignes de mode d'emploi inscrites en police 2 sur un autocollant au dos de la petite bouteille. Après déchiffrage, on apprend qu'il faut vaporiser une à trois fois sur le pénis, et attendre un quart d'heure que le liquide pénètre pour qu'il me pénètre. Je "pschitte". Ça sent bon et c'est frais, un peu comme un chewing-gum à l'eucalyptus. Je masse la zone (pas sûre que ce soit conseillé mais toutes les excuses sont bonnes), et on laisse "reposer". Pour l'instant, la texture est légèrement collante. Que faire en attendant ? S'occuper de la personne dans le lit qui ne s'est pas enduit les organes d'herbe liquide. Attention au timing Quinze minutes, ça peut être très court ou très long. Très court quand on sait les combler, très long quand on se regarde dans le blanc des yeux en attendant la fin du chrono. Dans notre cas, on a voulu combler. C'est justement le moment d'explorer d'autres facettes du sexe qui ne soient pas phallocentrées. Comprendre caresses, cunnilingus, masturbation et autres jeux qui n'impliquent pas uniquement le pénis. Dans une relation hétéro, ça change. Pendant ces 900 secondes, donc, le but était de me faire du bien à moi pour que lui aussi, continue d'être excité. On a tenté le truc du glaçon dont on entendait parler depuis un bon moment, et que la réputation précédait. On avait lu, entre autres, qu'au contact du corps chaud, le froid de l'eau gelée procurerait un contraste envoûtant, et mettrait les sens en éveil. Théorie prometteuse. Pratique nuancée. Car voilà : pour que "contraste envoûtant" il y ait, encore faudrait-il que ma peau soit brûlante, et surtout que je ne me les caille pas dans un appartement sans chauffage ni double vitrage par 10 degrés à l'extérieur. Sauf que si. Plutôt que mon pied, j'ai d'abord eu l'impression de prendre une douche froide. Et croyez-moi, ça n'a rien de très excitant... ... Jusqu'à que ce que ledit glaçon - et la bouche du garçon - se dirigent de concert vers mon clitoris. Là, c'est une autre histoire, nettement plus raccord avec les dizaines de recommandations repérées en ligne dans divers magazines. Les sensations sont décuplées, le plaisir aussi. Quand les quinze minutes sonnent, on est à point : on pourrait jouir en moins d'une minute. Conditions idéales pour se rendre compte de l'efficacité du spray. Trente minutes intenses Étonnamment (ou non), les positions s'enchaînent et nos ébats durent réellement plus longtemps que d'habitude. On fait des pauses parfois, puis on reprend. Levrette deux fois, cow-girl inversée moins décisive qu'à l'accoutumée, et apothéose en face-à-face, assis·e·s au bord du lit, pour ne citer que ces positions. Je ne parle pas de trois heures non plus, hein - qui a vraiment envie de ça - mais d'assez de temps pour avoir besoin de reprendre nos esprits, en sueur, à la fin. Soit à peu près la demi heure de sieste qu'on envisageait de s'accorder un peu plus tôt. Niveau texture, pas vraiment de différence au toucher avec la peau "naturelle". Peut-être un léger film que l'on sent seulement en passant le doigt. Rien de bien gênant, donc. Verdict : une réussite, qui n'est peut-être pas uniquement attribuable au produit, cependant. Mais sûrement aussi à l'état d'esprit avec lequel on a abordé ce moment privilégié dans un quotidien un peu harassant. On voulait y aller par étape, prendre le temps de se parcourir, retrouver une connexion qui nous avait manquée. C'est chose faite. On se sourit la tête posée sur l'oreiller, le silence règne à la maison. On ferme les yeux quelques secondes, satisfait·e·s et surtout heureux·se·s de pouvoir enfin recharger nos batteries. Et là aussi, c'est le pied. Par Pauline Machado Source: terrafemina.com
  11. https://www.lefigaro.fr/actualite-france/cannabis-ces-habitudes-de-consommation-prises-pendant-le-confinement-20201007 Cannabis: ces habitudes de consommation prises pendant le confinement Selon une étude de l’observatoire français des drogues et des toxicomanies, les consommateurs se sont procurés la drogue sans difficulté malgré les fermetures des frontières. Par Angélique Négroni Publié le 7 octobre 2020 à 23:00, mis à jour le 8 octobre 2020 à 10:35 L’observatoire français des drogues et des toxicomanies révèle ce jeudi les chiffres de l’enquête «cannabis online». THOMAS SAMSON/AFP Le confinement a eu des conséquences inquiétantes en matière d’addiction sur une partie des consommateurs de cannabis. L’observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) révèle ce jeudi qu’un quart des usagers jusqu’alors hebdomadaires (27 %) et près d’un usager mensuel sur dix (8 %) est passé à un usage quotidien pendant le confinement. «Au total, la part des usagers quotidiens a progressé de 11 points, passant de 20 % à 31 %», indique l’observatoire. À LIRE AUSSI : «Il n’y a pas de “drogue douce”»: des élus Les Républicains contre la légalisation du cannabis Ces données inédites résultent de l’enquête «cannabis online» que cet organisme a réalisé. Entre le 10 juillet et le 7 août, l’observatoire a mis en ligne un questionnaire sur les habitudes de consommation à l’heure du confinement. Parmi les 7.000 personnes qui ont consulté le document, 2 778 -majoritairement des personnes âgées de 18 à 34 ans-, y ont répondu. L’impact de l’enfermement C’est à partir de ces milliers de réponses que l’OFDT a pu analyser l’impact de l’enfermement sur l’addiction. Toutes ces données font apparaître que si des consommateurs assez réguliers ont monté d’un cran leur consommation, une importante majorité d’habitués n’a pas, quant à elle, changé ses habitudes. D’une façon générale, plus la consommation était «élevée avant le confinement, moins le comportement d’usage a varié», relève l’étude. «Ainsi, 8 consommateurs quotidiens sur 10 (82 %) et la moitié des usagers hebdomadaires ont maintenu leur niveau de consommation à l’identique», est-il écrit. Cette période a eu des effets positifs sur certains puisque 28 % d’usagers ont indiqué ne pas avoir consommé et 16 % avoir diminué leur consommation. Les personnes ayant répondu à l’enquête ne semblent pas avoir rencontré de difficulté majeure pour accéder au produit OFDT Cet état des lieux de la consommation indique clairement que, malgré les restrictions de sorties et les fermetures des frontières, les consommateurs n’ont guère eu de peine à se procurer leur dose. «Les personnes ayant répondu à l’enquête ne semblent pas avoir rencontré de difficulté majeure pour accéder au produit», fait remarquer l’observatoire, qui relève toutefois une légère baisse de la vente au cours de cette période. «67 % des usagers de cannabis en ont acheté durant le confinement contre 78 % en temps ordinaire». Les tarifs de la vente pratiqués au cours de ces quelques mois révèlent par ailleurs que le marché de la résine a moins résisté que celui de l’herbe. Ainsi, le prix de la résine a augmenté de 27 %, passant de 5,70 euros le gramme à 7,20 euros tandis que celui de l’herbe est resté stable, autour de 7 euros le gramme. Consommation solitaire «Cette différence s’explique. Concernant l’herbe, il y a en France une part d’auto culture, qui a permis aux usagers de s’approvisionner. À l’inverse, le marché de la résine, qui vient de l’étranger et remonte par le sud, a été perturbé par des frontières fermées», explique au Figaro Stanislas Spilka, le coordinateur de l’enquête qui, d’une manière générale, s’est dit surpris par cette photographie de la consommation à l’heure du confinement. Toutes ces données contredisent ce qu’il avait imaginé. «Nous étions partis d’une hypothèse selon laquelle il y aurait au cours de cette période beaucoup de difficultés d’approvisionnement en raison des frontières fermées et que les prix allaient fortement grimper. Nous avions alors envisagé une rupture de la consommation. Cela n’a pas été le cas», dit-il. Au cours de cette même étude, l’observatoire rend compte aussi de la manière dont la drogue a été consommée. Le confinement, qui a interdit les rassemblements, a naturellement fait progresser la «consommation solitaire». Addiction aux jeux Par ailleurs, 38% de ceux qui ont répondu au questionnaire ont admis avoir pris leur premier joint de la journée plus tôt que d’habitude. «Ces deux changements sont en général considérés comme des signes inquiétants de la consommation et de la dépendance. Évidemment durant le confinement, la consommation solitaire était inévitable. Mais nous redoutons que des habitudes aient été prises et nous allons surveiller l’évolution des comportements», indique le responsable de l’enquête. En parallèle de cette étude, l’observatoire rend compte d’un autre phénomène d’addiction qui touche les jeux d’argent. Ces derniers ont explosé. «Malgré un recul global du jeu en ligne du fait de l’interruption des paris sportifs, le confinement a contribué à l’essor très important du poker en ligne avec davantage de joueurs actifs, une intensification de la pratique de jeu et des dépenses moyennes par joueur également en hausse», est-il écrit. Les chiffres montrent aussi que les jeunes de 18 à 24 ans mais aussi la tranche d’âge des 25 à 34 ans sont tombés durant cette période dans la spirale du jeu et du poker.
  12. https://www.lefigaro.fr/actualite-france/cannabis-un-rapport-prone-une-legalisation-raisonnee-pour-assecher-les-trafics-20201010 Cannabis : un rapport prône une «légalisation raisonnée» pour «assécher» les trafics Dans une étude publiée vendredi 9 octobre, le think tank Terra Nova s’intéresse aux policiers chargés de mener la répression et dont les actions seraient trop souvent vaines. Par Nicolas Daguin Publié hier à 14:05, mis à jour hier à 14:11 700.000 personnes seraient des consommateurs quotidiens de cannabis. CascadeCreatives - stock.adobe.com Le débat depuis des années autour de la légalisation du cannabis et qui revient pour chaque gouvernement successif est aujourd'hui dans l'impasse. Les autorités prônent la voie répressive pour endiguer les trafics mais les Français restent les plus gros consommateurs de cannabis en Europe. Le pays comptait cinq millions de fumeurs de marijuana en 2017 dont 700.000 consommateurs quotidiens, selon des données publiées en 2018 par l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). À LIRE AUSSI : «Il n'y a pas de “drogue douce”»: des élus Les Républicains contre la légalisation du cannabis Pourtant la répression se poursuit. «La loi de la République, c'est l'interdiction des drogues» a martelé ces dernières semaines le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, qualifiant à plusieurs reprises le cannabis de «merde». Dans une analyse intitulée «Cannabis : pour une autre stratégie policière et pénale» publiée vendredi 9 octobre, le think tank Terra Nova estime que les forces de l'ordre ont été trop mises à l'écart du débat. Le rapport s'attache entre autres à faire la lumière sur l'incapacité des policiers à appliquer la loi dans des quartiers où le trafic et la consommation de drogue sont fleurissants. À LIRE AUSSI : Amendes pour usage de drogue: Le Figaro livre un premier bilan national L'étude montre notamment le caractère vain des contrôles répétés tout comme les enquêtes et interpellations menées dans le cadre des affaires de stupéfiants qui n'aboutissent jamais mais qui s'inscrivent dans une politique du chiffre, la «bâtonite». Face au volume d'affaires à traiter, policiers et magistrats ont pour beaucoup le sentiment de «vider l'océan avec une cuillère». « Quand je fais un go fast sur l'autoroute, ça n'a aucun impact sur le quotidien des gens. C'est un fournisseur, les petits revendeurs vont se fournir ailleurs. Ça sert à quoi ? Je me pose la question, dans un pays où on criminalise l'offre et on dépénalise quasiment la demande, je ne vois pas où ça nous mène. (…) On criminalise la moitié du système, on regarde ailleurs pour l'autre moitié » raconte dans l'étude un commissaire de police d'un service de lutte contre les stupéfiants. À LIRE AUSSI : La ville de Reims candidate pour tester la légalisation du cannabis Si le rapport assure ne pas minimiser «la dangerosité de la drogue» et ne prône pas non plus une «vision naïve qui consisterait à considérer la légalisation comme la solution à tous les problèmes», il préconise une «légalisation raisonnée» pour «assécher» les trafics. Cela permettrait également de «dégager du temps aux services judiciaires et policiers pour les dossiers les plus importants, tout en poursuivant des objectifs en termes de santé publique (suivi des personnes souffrant d'addictions, contrôle de la qualité des produits…)» explique le rapport. Pour Terra Nova il s'agit de lutter contre la consommation de cannabis par la légalisation. Le think tank ne nie pas la nécessaire présence des pouvoirs publics dans le contrôle et la gestion de la consommation de la drogue. Mais il préconise la création d'une nouvelle autorité de régulation dont le rôle ne serait plus celui de la répression systématique mais davantage celui de faire baisser la consommation et de contrôler les risques liés aux usages. « Il faudrait changer l'approche, qui est dogmatique, caricaturale, politique. On dit « c'est illégal, donc il faut sanctionner », on ne réfléchit pas. Chez les consommateurs et les revendeurs, il y a peu de gens foncièrement mauvais ou dangereux. Ce sont des gens qui sont tombés dans les trafics par opportunité, cela reflète la misère sociale. Peu de riches trafiquent » confie dans le rapport un gardien de la paix rattaché à la brigade des stupéfiants d'une grande métropole française. La forfaitisation, une fausse bonne idée? Depuis le premier septembre 2020, les forces de l'ordre ont la possibilité de verbaliser et d'infliger une amende de 200 euros aux consommateurs de stupéfiants arrêtés en flagrance sur la voie publique. On parle de forfaitisation des délits de stupéfiants. L'objectif de cette mesure, appliquée sous l'impulsion en 2018 de Gérard Collomb alors ministre de l'Intérieur, est de «renforcer la réponse répressive face à la consommation tout en désengorgeant les juridictions» dans la mesure où le paiement de l'amende évite tout recours aux tribunaux. Dans les faits, il apparaît que cette nouvelle mesure n'est qu'une charge supplémentaire pour les agents de la voie publique qui ont déjà de nombreux problèmes à traiter. «De plus, cela a pour conséquence de renforcer des tensions déjà existantes avec une partie de la population, notamment jeune, autour de la question des contrôles d'identité, qui cristallise en grande partie la défiance policepopulation» précise le rapport de Terra Nova. «On est dans un discours de « tenir le terrain », ça ne veut rien dire et ça donne une perception agressive aux gens » affirme un gardien de la paix d'une brigade des stupéfiants. Ce n'est pas parce que les forces de l'ordre ont du mal à venir à bout du trafic qu'il faut légaliser la pratique! Une tribune signée par 80 élus Les Républicains et publiée dans le JDD le 3 octobre. Cette étude de Terra Nova intervient après la publication samedi 3 octobre par Le Journal du Dimanche d'une tribune de 80 élus du parti Les Républicains opposés à la légalisation du cannabis. «Il n'y a pas de «drogue douce». La drogue est un poison, un fléau que nous devons combattre!» écrivent les élus. Cette tribune était une réponse à celle de trois maires du même parti LR qui avaient réclamé la semaine précédente, dans Le JDD, la légalisation de la consommation de cannabis, qu'ils estiment être «le meilleur moyen d'en anéantir le trafic et de ruiner les trafiquants». «Légaliser la vente de cannabis conduira les vendeurs actuels à se tourner vers la vente d'autres substances encore plus dangereuses et nocives !», leur avaient répondu les 80 parlementaires. En outre, «ce n'est pas parce que les forces de l'ordre ont du mal à venir à bout du trafic qu'il faut légaliser la pratique!», insistent les parlementaires, «sinon il faudrait aussi légaliser le trafic d'armes, la fraude fiscale, la prostitution et ne plus sanctionner les vitesses excessives au volant !»
  13. https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/33950-Cannabis-plus-de-femmes-en-consomment-gerer-symptomes-de-menopause Ménopause : de plus en plus de femmes consomment du cannabis pour gérer les symptômes Par Charlotte Arce Dans une étude présentée à la réunion virtuelle 2020 de la Société nord-américaine de la ménopause (NAMS), près d’une femme sur deux déclare consommer du cannabis pour gérer les symptômes gênants de la ménopause. PRIMORAC91/ISTOCK Publié le 29.09.2020 à 12h00 L'ESSENTIEL Plus d'une femme ménopausée sur quatre (27%) dit avoir consommé ou consommer du cannabis pour gérer les symptômes comme les bouffées de chaleur ou les sueurs nocturnes. Tournant majeur dans la vie d’une femme, la ménopause s’accompagne généralement de symptômes désagréables dus aux bouleversements hormonaux. Bouffées de chaleur, sécheresse vaginale, troubles du sommeil, sautes d’humeur, prise de poids sont autant de symptômes avec lesquels il peut être difficile de composer au quotidien. Selon une nouvelle étude, dont les résultats sont présentés durant la réunion virtuelle 2020 de la Société nord-américaine de la ménopause (NAMS), de plus en plus de femmes consomment ou sont tentées de consommer du cannabis pour supporter les symptômes gênants de la ménopause. Une femme ménopausée sur quatre consommatrice Ces travaux ont porté sur 232 femmes (âge moyen de 55,95 ans) résidant en Californie du Nord. Plus de la moitié d’entre elles a déclaré avoir des symptômes gênants dus à l’apparition de la ménopause : des bouffées de chaleur et des suées nocturnes (54%), des insomnies (27%) et des symptômes génito-urinaires (69%). Parmi les femmes interrogées, 27% ont déclaré avoir consommé ou consommer actuellement du cannabis pour gérer leurs symptômes. Trente-sept pour cent des participantes ont quant à elles déclaré être intéressées par le cannabis pour mieux gérer leurs symptômes à l’avenir. En revanche, seulement 19 % ont déclaré avoir utilisé un type plus traditionnel de gestion des symptômes de la ménopause, comme l'hormonothérapie. D’après les résultats, le cannabis est principalement utilisé par les femmes qui avaient signalé des bouffées de chaleur et des sueurs nocturnes. Fait intéressant, cette utilisation ne diffère pas selon l'âge, l’ethnicité, le statut socio-économique ou les conditions de santé mentale. “Ces résultats suggèrent que la consommation de cannabis pour gérer les symptômes de la ménopause peut être relativement courante”, analyse Carolyn Gibson, psychologue et autrice principale des travaux. Toutefois, tempère-t-elle, “nous ne savons pas si la consommation de cannabis est sûre ou efficace pour la gestion des symptômes de la ménopause ou si les femmes discutent de ces décisions avec leurs prestataires de soins de santé”. Il est pourtant nécessaire d’en discuter avec son médecin mais aussi de “poursuivre les recherches dans ce domaine”. “Cette étude met en évidence une tendance quelque peu alarmante et la nécessité de mener davantage de recherches sur les risques et les avantages potentiels de la consommation de cannabis pour la gestion des symptômes gênants de la ménopause", conclut la docteure Stéphanie Faubion, directrice médicale du NAMS.
  14. https://fr.euronews.com/2020/09/30/la-culture-du-cannabis-un-danger-pour-l-environnement La culture du cannabis, un danger pour l'environnement ? Par Mhari Aurora • Dernière MAJ: 01/10/2020 - 17:23 Culture de cannabis - Tous droits réservés Dutch passion Imaginez un monde où les gens pourraient acheter un pochon de marijuana pendant leur course hebdomadaire au marché. C'est ce que le Dr Anthony Silvaggio, chercheur à l'université d'État Humboldt de Californie, espère voir un jour. Au Royaume-Uni, le débat sur la légalisation ou la dépénalisation du cannabis est une véritable pomme de discorde depuis de nombreuses années, certains estimant que ce n'est qu'une question de temps avant que la Grande-Bretagne ne suive les traces du Canada, de la Californie, des Pays-Bas, etc. Mais alors que des incendies ravagent la côte ouest des États-Unis, que le glacier de Thwaite en Antarctique fond lentement sous nos yeux et que le mouvement Extinction Rebellion continue de protester contre la destruction des écosystèmes mondiaux, il n'a jamais été aussi urgent d'examiner de plus près le sujet de la production en masse de cannabis. Se pose en effet la question : la culture de masse de "l'herbe" est-elle bonne ou mauvaise pour l'environnement ? Selon les données de l'Organe international de contrôle des stupéfiants, le Royaume-Uni est le plus grand producteur et exportateur de cannabis à usage médical et scientifique au monde. Cependant, l'empreinte carbone de la Grande-Bretagne en matière de production de cannabis n'a guère fait l'objet de discussions. Quelle est la façon la plus écologique de cultiver le cannabis ? La culture du cannabis varie massivement dans le monde entier, mais il existe trois méthodes que les cultivateurs ont tendance à utiliser. La première consiste à cultiver le cannabis en extérieur, où il bénéficie de la lumière naturelle du soleil et de l'eau de pluie. Cette méthode est souvent considérée comme la moins nocive pour l'environnement, mais cela dépend si des pesticides et des rodenticides chimiques sont utilisés pour protéger les plantes. L'approche en plein air peut également se traduire par des récoltes de moindre qualité. La deuxième méthode consiste à cultiver le cannabis en serre en utilisant la lumière du soleil, ou de la lumière artificielle. L'impact environnemental de cette méthode varie selon que l'on utilise ou non la lumière artificielle, étant donné le surcroît de consommation d'électricité que cela implique. Une autre considération est le degré de sophistication de la serre elle-même. Et troisièmement, le cannabis peut être cultivé intégralement en intérieur en utilisant un éclairage 100% artificiel, du chauffage, un système de ventilation et même des déshumidificateurs. De nos jours, c'est souvent la méthode la plus populaire car elle permet d'obtenir une récolte de meilleure qualité et de multiples récoltes dans la même période de temps. Pourtant, cette culture en intérieur est la plus néfaste de toutes pour l'environnement, en raison de la grande quantité d'électricité utilisée, qui contribue à son tour aux émissions de carbone. Il faut également de grandes quantités d'eau pour maintenir les plantes en vie tout au long du processus de culture. "La consommation d'énergie est de loin le problème le plus important et peut être résolue en cultivant en serre plutôt qu'en intérieur", explique Jouke Piepenbrink, directeur du marketing de Dutch Passion, une entreprise de graines de cannabis basée à Amsterdam. "Si le cannabis est cultivé à l'extérieur ou dans des serres sans lumière artificielle, l'impact sur l'environnement est très faible", ajoute-t-il. Les producteurs illégaux de cannabis utilisent souvent la méthode de culture en intérieur pour se faire discrets, parfois même en se tournant vers des générateurs diesel ou à essence pour éviter d'utiliser l'électricité du réseau et ainsi de susciter des soupçons liés à une hausse drastique de la consommation électrique. Le cannabis doit-il donc être légalisé ? La question de savoir si l'interdiction du cannabis nuit à la planète, en poussant des producteurs non autorisés à utiliser ces techniques de culture polluantes, est une question que le Royaume-Uni devra examiner alors que le débat sur la légalisation fait rage. Anthony Silvaggio, chercheur à l'Institut Humboldt pour la recherche interdisciplinaire sur la marijuanaAnthony Silvaggio "Ces impacts sont le résultat du cannabis sauvage, mais aucun de ces impacts n'existerait si le cannabis n'était pas interdit. La prohibition est la cause première des impacts environnementaux de la culture du cannabis", déclare le Dr Silvaggio, sociologue de l'environnement et membre de l'Institut Humboldt pour la recherche interdisciplinaire sur la marijuana (HIIMR). "Il est problématique que nous développions une industrie qui pollue au point de nous rendre la tâche plus difficile pour lutter contre la crise climatique. (...) La culture industrielle du cannabis est mauvaise pour l'environnement. La Terre ne peut plus le supporter", conclut-il. La popularité des produits à base de cannabis atteint des sommets avec la pandémie de coronavirus. Une étude d'Alphagreen, le plus grand marché du Royaume-Uni pour les produits à base de CBD, a révélé que 8 millions de personnes avaient acheté des produits provenant de la CBD entre le début de l'année et mai 2020. Cela représente 150 millions de livres sterling d'achats (164,3 millions d'euros) et une croissance de 50 % par rapport à 2019. En Europe, l'industrie du cannabis est également en constante croissance. Cela inclut les produits qui inondent le marché dans les pays où le THC - le composé psychoactif du cannabis - est interdit. "Notre marché n'a cessé de croître depuis 33 ans, mais au cours des trois dernières années, beaucoup de choses ont changé", explique M. Piepenbrink, directeur marketing de Dutch Passion. Une banque de graines de cannabis à AmsterdamDutch Passion "Nous voyons de nombreux pays du monde s'ouvrir d'une manière ou d'une autre. Parfois, ils commencent par un programme médical, le marché domestique s'ouvre, ou ils permettent aux entreprises de produire des produits à base de cannabis pour un usage récréatif", précise M. Piepenbrink. Au Royaume-Uni, la croissance de l'industrie du cannabis pourrait être le signe d'une éventuelle légalisation ou dépénalisation à venir, mais certains chercheurs craignent que la légalisation ne fasse rien pour aider la crise environnementale. Pour eux, les politiques économiques doivent d'abord prendre en compte des objectifs écologiques pour que des changements significatifs puissent être apportés. Le codirecteur de l'HIIMR, le Dr Dominic Corva, explique : "Vous ne pouvez pas dire que la légalisation a un impact ou un autre tant que vous ne savez pas à quelle variété de légalisation vous avez affaire". "Une légalisation qui est couplée à une politique environnementale a le potentiel d'être bonne pour l'environnement", ajoute-t-il. Il met en garde contres les abus de l'industrie : "J'ai vu d'énormes entrepôts remplis de cannabis être cultivés à une échelle qui ne devrait pas se produire, j'ai vu l'assèchement, en particulier dans des conditions de pénurie d'eau, où les grandes rivières sont à sec des mois avant qu'elles ne soient censées l'être. Beaucoup de mes collègues ont vu l'utilisation de pesticides et de rodenticides interdits sur les sols publics". L'agriculture sèche et les plantations d'accompagnement Il existe des techniques qui peuvent être utilisées par les cultivateurs de cannabis pour améliorer leur empreinte carbone, explique le Dr Corva. Il s'agit de l'agriculture sèche et de la plantation d'accompagnement. L'agriculture sèche consiste à faire pousser des cultures dans un climat sec, sans eau ni système d'irrigation. Elle est meilleure pour l'environnement car elle n'épuise pas les précieuses réserves d'eau dans les régions où l'eau est rare, surtout en cas de sécheresse. Des graines de cannabisDutch Passion Le compagnonnage dans l'agriculture consiste, lui, à planter différentes cultures ensemble, pour qu'elles se complètent et s'enrichissent mutuellement. Par exemple, les haricots et le maïs. Les haricots adorent grimper sur les hautes tiges de maïs, et le maïs apprécie l'azote fourni par les haricots. Un autre exemple est la ciboulette et la laitue, car la ciboulette repousse les insectes normalement attirés par les feuilles vertes des salades. Ce mode de croissance permet souvent d'améliorer la qualité des récoltes, mais surtout d'éviter le recours aux pesticides, car certaines plantes repoussent naturellement les insectes qui mangent leur plante compagne. Mais en fin de compte, conclut M. Corva, seule une interdiction totale de la culture de cannabis à grande échelle permettra de faire face à la crise environnementale. Les méthodes nocives utilisées pour cette culture en masse détruisent les sols. Pour plus d'articles sur le "lifestyle" et les voyages éthiques et durables, découvrez Living, par Euronews. Pour lire la version originale de l'article en anglais, cliquez ici.
  15. https://www.lsa-conso.fr/le-chanvre-fait-planer-les-fabricants-de-soft-drinks,358283 Le chanvre fait planer les fabricants de soft drinks MARIE NICOT | Les boissons au chanvre qui auraient des effets relaxants sont en vogue. Parties les premières, les start-up sont concurrencées par les géants de l’alcool et des soft drinks. La forme étoilée de la célèbre feuille, les tiges longues de près de 2 mètres et le vert intense malgré la sécheresse estivale accrochent le regard. Les champs de chanvre de la coopérative Interval s’étendent sur la commune d’Arc-lès-Gray, en Haute-Saône. Seuls les « touristes » s’étonnent de trouver cette plante dans cette campagne vallonnée. Les locaux, eux, savent bien que le chanvre est cultivé depuis 1992 en toute légalité, afin d’être transformé en isolants, parebrises de voitures, textiles, graines alimentaires, cosmétiques… Aujourd’hui, la réglementation française ne tolère que ces usages, interdisant la culture de variétés dont le taux de THC (tetrahydrocannabinol) substance psychotrope dépasse 0,2 %. Le THC présent dans la fleur est le principe actif du cannabis. En bref, le THC a un effet planant. En concurrence avec l’alcool Légalistes, les agriculteurs se refusent à produire du THC, et même du CBD (cannabidiol), une autre molécule sans propriété stupéfiante. Le CBD n’a qu’un pouvoir relaxant et n’est pas considéré comme une drogue en Europe. Plus libéraux que la France, dont la législation devrait cependant évoluer prochainement, l’Allemagne, les Pays-Bas et la Grande-Bretagne tolèrent la commercialisation du CBD, tandis que la Suisse permet depuis 2011 la vente de produits à base de moins de 1 % de THC. Profitant de ce patchwork réglementaire, des entrepreneurs se lancent sur ce marché prometteur au petit goût de transgression. Tous s’inspirent des États-Unis, où le marché des boissons au CBD atteindra 260 millions de dollars en 2022, selon les analystes de Cannacord Genuity. L’évaluation triple lorsqu’on ajoute les softs à base de cannabis (Marijuana infused beverages). L’usage « récréatif » du cannabis est en effet légal au Canada et dans une dizaine d’États américains. Là-bas, des start-up comme Recess (New York) et son eau pétillante au chanvre bousculent déjà les forteresses. « En conséquence, les grands groupes prennent position. Ces innovations au CBD, voire à taux de THC élevé pourraient concurrencer l’alcool », observe Gaëtan Laederich, ancien créateur de l’eau de coco Vaïvaï reconverti dans Rainbow, société qui propose des produits à base de chanvre. De fait, Constellation Brands (Vins Robert Mondavi...), a investi 4 milliards de dollars dans le producteur de cannabis Canopy Growth. Au Canada, AB InBev (Budweiser, Stella Artois...) a fondé une joint-venture avec le spécialiste du cannabis Tilray pour développer des boissons contenant du CBD ou du THC. En Europe, le développement est moins spectaculaire, mais bien réel. Le suisse Hempfy, le britannique Kolibri, les français Chilled, Rainbow, Leafter... Plusieurs dizaines de start-up tentent leur chance. Elles promettent un effet anti-stress sans franchir la ligne rouge de l’allégation santé. Et misent sur l’e-commerce pour initier le consommateur avant de convaincre les GMS. En témoigne le précurseur Hempfy avec son lime tonic à « l’infusion de chanvre » lancé en 2015. L’un des cofondateurs, l’Ukrainien Constantin Marakhov, détaille les recettes du succès : « Un approvisionnement en chanvre 100 % hélvétique et un positionnement premium. » L’offre détonne. SparklingH est un mousseux titrant 7° et mêlant l’énigmatique « infusion de cannabis » avec du chasselas suisse. Plus étonnant, Hempfy Recharge Water V1.0 est une eau composée de lithium et d’extrait de chanvre. Hempfy ajoute un brin de provocation en mettant en avant la feuille de cannabis. Une confusion interdite en France où la DGCRRF veille au grain. « Nous sommes prêts à modifier nos packagings pour conquérir le marché tricolore, concède Constantin Marakhov. L’homme d’affaires assure négocier le référencement de la marque avec les grandes enseignes pour fin 2020 : « Hempfy cible le grand public via la grande distribution. Peu importe s’il faut deux ou trois ans de pédagogie. » La loi française évoluera-t-elle? En France, David Migueres (Mezcal Brothers) et Martin Gunther (Kol), qui ont lancé Chilled début avril, se montrent plus prudents. Dans un premier temps, leur eau pétillante au CBD (15 mg par canette) infusée à l’hibiscus est vendue en ligne et à La Grande Épicerie de Paris. « La feuille de cannabis n’apparaît pas sur les canettes. Nous ne souhaitons pas jouer sur l’ambiguïté et l’effet planant. Pour éduquer le consommateur, mieux vaut ne pas mélanger les symboles », précise David Migueres. Le jeune entrepreneur regrette aussi de devoir « se fournir en CBD helvétique en attendant que la France autorise la production locale ». Justement, une mission d’information parlementaire autour des usages du cannabis rendra un rapport en novembre avec des préconisations pour au moins encadrer l’usage du CBD. La question du THC sera aussi posée pour les produits thérapeutiques ou simplement récréatifs. Son rapporteur, Jean-Baptiste Moreau, député LaRem de La Creuse, semble prêt à casser le carcan afin de dynamiser une filière chanvre tricolore qui n’attend que cela. Une plante écolo Avec plus de 16 000 hectares et 1 500 cultivateurs, la France est le premier pays producteur de chanvre européen. Très robuste, cette plante non OGM exige très peu d’eau, aucun engrais, ni pesticide. Les régions Bourgogne, Champagne et Pays de la Loire renouent avec cette culture très répandue (176 000 hectares en 1860) avant que le coton et les fibres synthétiques ne prennent le dessus. La concurrence reste vive avec deux zones importantes de production : la Chine et l’Amérique du Nord. Précurseur Lancée en 2015, la marque suisse Hempfy fait figure de pionnière avec un lime tonic « à l’infusion de chanvre 100 % helvétique ». Cette boisson se présente en gourde de 180 ml et en bouteille en verre de 250 ml à boire pure ou en cocktail. Smoothie Voelkel signe depuis juin une boisson bio à base de soja, complétée de banane, pomme, citron, d’extrait de chanvre, de farine de chanvre et d’acérola. Le groupe allemand cible les végétaliens qui recherchent des protéines végétales sans effet planant. 2,75 € la bouteille de 25 cl. Multiusage La société Rainbow préconise de diluer l’huile de CBD Kaya dans un smoothie ou un cocktail. Lancée par Gaëtan Laederich (ex-cofondateur de Vaïvaï), Kaya est censée apporter calme et relaxation. Le prix est cependant élevé : 30 ml, 38 € et 100 ml, 88 €. Bulles de CBD David Migueres (Mezcal Brothers) et Martin Gunther (Kol) ont lancé début avril, en plein confinement, Chilled, une eau pétillante au CBD (15 mg par canette) et à l’hibiscus. Ils vantent l’effet relaxant d’une boisson commercialisée en ligne et à La Grande Épicerie. PVC : 3 € la canette.
  16. La libéralisation du cannabis mettrait un coup d’arrêt au trafic, pour peu que le marché légal soit compétitif car peu taxé et bien implanté grâce à la liberté de création de dispensaires. Depuis la fin de l’été, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin est engagé dans une croisade contre le cannabis. Tout consommateur s’expose depuis le premier septembre au risque d’être sanctionné par une amende de 200 euros. Les trafiquants, quant à eux, vont « arrêter de dormir » a assuré Gérald Darmanin en déplacement au Val-de-Marne. Cannabis et politique répressive Cette vigueur retrouvée dans la lutte contre « cette merde » est paradoxale quand on sait que le 16 septembre, la représentation nationale se prononçait en faveur d’une autorisation du cannabis thérapeutique. Les députés allant même jusqu’à regretter « un retard fort déplorable » en la matière. Il va donc falloir que monsieur Darmanin se livre à un véritable numéro d’équilibriste pour continuer à défendre sa ligne dure tout en soutenant Olivier Véran qui sera probablement chargé de lancer la filière. Si le ministre parle encore de lâcheté lorsque sont évoquées des solutions comme la dépénalisation ou la légalisation, il semble beaucoup plus juste de pointer du doigt l’échec cuisant de la politique répressive menée depuis cinquante ans. Les Français sont aujourd’hui les plus gros consommateurs d’Europe. Presque la moitié des citoyens français (45 % parmi les 18-75 ans) déclare avoir déjà consommé du cannabis . D’autant plus que le décalage entre la société et la sphère politique entraîne une surenchère des mesures répressives. Monsieur Darmanin n’a cessé de marteler que « lutter contre le trafic de stupéfiants c’est lutter contre le crime organisé et l’insécurité du quotidien ». En réalité, c’est l’alimenter. Des moyens considérables ont été alloués depuis cinquante ans à la guerre contre les drogues, pour un résultat inverse de celui escompté. Loin d’avoir été démantelés, les cartels de drogue s’en sont trouvés renforcés. Tous les rapports sur le sujet soulignent les effets pervers de l’approche répressive : explosion du revenu des cartels, hausse de l’attractivité du secteur, baisse de la qualité des produits et spécialisation vers la vente de produits plus concentrés comme la cocaïne ou la méthamphétamine. La guerre sans fin contre les trafiquants La guerre contre les trafiquants de drogue est une guerre sans fin. La prohibition est sans issue. Il n’est pas étonnant que le dernier rapport de l’Union européenne publié en 2019 dresse le constat d’une hausse de la consommation de cocaïne, d’héroïne et de MDMA. À l’inverse, la libéralisation du cannabis mettrait un coup d’arrêt au trafic, pour peu que le marché légal soit compétitif car peu taxé et bien implanté grâce à la liberté de création de dispensaires. À l’hypothétique « si il n’y avait pas de consommateurs, il n’y aurait pas de trafic » de Gérald Darmanin, il semble bien plus réaliste d’opposer que « s’il existait un marché légal, le marché noir en serait grandement affaibli ». En légalisant la filière du cannabis qui existe déjà de facto, une offre concurrente avec des produits traçables et propres à la consommation verrait le jour. Il faut mettre fin à l’hypocrisie : l’État ne peut pas compter la filière du cannabis dans le calcul de son PIB et en même temps chercher à l’éradiquer. Il nous faut pour cela sortir des passions inappropriées lorsque le sujet est évoqué dans le débat public. La drogue est en effet un concept plus difficile à définir qu’il n’y paraît. Pour rappel, le cannabis, considéré à ce jour comme un fléau, apparaît dans les études scientifiques comme étant deux fois moins addictif que l’alcool, à l’inverse, pourtant loin de souffrir de cet ostracisme. Il occupe même une place centrale dans la culture française et tout le monde s’accorde aujourd’hui pour y voir un élément indispensable du lien social. Pourtant les chiffres ne s’y trompent pas, un Français sur quatre a un problème d’alcool alors que moins d’un fumeur de joints sur 10 a une consommation problématique. Qui imaginerait monsieur Darmanin ou tout autre politicien un tant soit peu sérieux demander à ce qu’on emprisonne viticulteurs et brasseurs, organiser des descentes chez les cavistes, ou mettre en place une amende pour les jeunes consommant un verre de vin dans un parc ? Un crime sans victime Une telle police des mœurs doit nous inviter à la réflexion. Les démocraties tolérant la poursuite systématique des auteurs d’un crime sans victime se font de plus en plus rares. Profitons-en pour rappeler que la consommation de cannabis est bien moins néfaste pour autrui que la consommation d’alcool que ce soit pour les cas de violence ou d’accident de la route. La liberté ne consiste-t-elle pas à avoir le droit de faire tout ce qui ne nuit pas à autrui ? Monsieur Darmanin déplorait encore lors de sa visite dans le Val-de-Marne les effets d’une drogue « qui tue notre jeunesse », et cela malgré le fait que le cannabis soit 114 fois moins mortel que l’alcool comme le rapporte le Think Tank Génération libre. Sa préoccupation pour la santé de nos concitoyens les plus jeunes est certes louable, la consommation de cannabis pouvant nuire au développement du cortex cérébral des enfants et adolescents. Il est néanmoins étrange de constater que le ministre de l’Intérieur préfère le maintien d’un système où l’approvisionnement des consommateurs se fait par le biais de trafiquants sans foi ni loi, peu soucieux de l’âge de leurs clients. À l’inverse, la légalisation ferait des futurs employés des dispensaires les garants du contrôle d’identité des consommateurs comme c’est le cas aujourd’hui dans les bureaux de tabac. Enfin, l’absence d’un marché légal empêche l’État de remplir son rôle de tiers de confiance, notamment en ce qui concerne le contrôle du produit et les normes d’hygiène et de sécurité. L’approche répressive a déjà été essayée et partout elle a échoué. Il est temps de le reconnaître et de changer de paradigme. Le gouvernement a l’occasion d’être pionnier en arrêtant d’allouer autant de moyens et d’effectifs des forces de l’ordre à cette prohibition anachronique. Les policiers et gendarmes pourraient alors se concentrer sur les vrais sujets qui mettent en péril notre pacte social comme les crimes violents et le terrorisme. Par Martin Devaulx de Chambord. Source: contrepoints.org
  17. L’expérimentation du cannabis à usage médical, initialement prévue en ce mois de septembre, devrait finalement commencer au début 2021. Mardi soir, Gérald Darmanin a confié soutenir cette initiative dans une conversation informelle avec des députés de la majorité Gérald Darmanin, le vendredi 11 septembre 2020 à Vélizy-Villacoublay.© Sipa Press Le ministre de l’Intérieur médiatise largement les opérations de police menées contre les vendeurs et les usagers de cannabis. Son compte Twitter fait quotidiennement le point sur les chiffres de saisies et d’interpellations en la matière. « La drogue, c’est de la merde. » Martelée par Gérald Darmanin, la formule est devenue le slogan de sa politique de lutte contre les stupéfiants. C’est clair, c’est net. Sauf que, comme pour les chasseurs, il y a le bon et le mauvais cannabis. Mardi soir, le ministre de l’Intérieur a reçu une dizaine de députés de la majorité pour un dîner informel. Passant d’un sujet à l’autre, la conversation s’est arrêtée sur celui du cannabis à usage thérapeutique. L’élu du Nord a alors confié qu’il n’était pas opposé à une telle idée. Il y est même « favorable », affirme un participant. Gêné, son entourage minimise, parlant d’une simple discussion entre le ministre et des députés. Le sujet est pourtant d’importance. L’exécutif ne cesse de repousser le début de l’expérimentation d’un usage thérapeutique du cannabis. Elle aurait dû commencer en ce mois de septembre mais le décret n’est toujours pas paru. La gestion de l’épidémie de Covid-19 en a empêché la rédaction, explique la direction générale de la Santé. Le dispositif sera lancé au plus tard en janvier 2021, promettait cet été la DGS. Le cannabis médical suppose que quatre ministères s’entendent : la Santé, l’Agriculture, la Justice et l’Intérieur « Inertie ». La mission d’information menée à l’Assemblée nationale a épinglé cette « inertie de l’administration » dans son récent rapport. Le décret est en cours d’examen par le conseil d’Etat, annonce aujourd’hui le président de la mission d’information, le député (Libres !) Robin Reda, qui annonce un début d’expérimentation « début 2021 ». « Ça vient », promet son rapporteur, le député LREM de la Creuse, Jean-Baptiste Moreau, défenseur de longue date d’une production qu’il juge d’avenir pour son département. Sans décret, le processus est à l’arrêt. Aucun appel d’offres pour sélectionner des fournisseurs et des distributeurs ne peut être lancé. Le cannabis médical suppose que quatre ministères s’entendent : la Santé, l’Agriculture, la Justice et l’Intérieur. D’autant que les membres de la mission d’information parlementaire attendent plus qu’une simple expérimentation. Ils réclament une modification du droit en urgence « par un dialogue interministériel volontariste et dynamique ». Selon eux, il faut autoriser la production, la fabrication, le transport, la détention de cannabis pour fournir des traitements à des patients souffrant de pathologies préalablement définies. Cela permettrait de créer une filière française de cannabis. Un tel message de souveraineté sanitaire porte en ces temps de Covid-19, moins dans une séquence régalienne au cours de laquelle l’exécutif, ministre de l’Intérieur en tête, veut afficher sa fermeté contre toutes les drogues, cannabis en tête. Il faudra au gouvernement faire preuve de nuance le jour où il annoncera la légalisation du cannabis, renvoyant les Français à une note de bas de page : « Seulement pour ceux qui souffrent des pathologies suivantes...» Source: lopinion.fr
  18. edit boogerman merci de penser à citer les sources https://www.bfmtv.com/police-justice/cannabis-en-france-la-production-est-de-plus-en-plus-locale_AN-202008170116.html L'autoculture de cannabis connait un essor en France, qui s'est accéléré avec la période de confinement. C'était le 13 août, la dernière saisie connue à ce jour. La police retrouvait 18 pieds de cannabis dans une piscine privée à Saint-Yrieix-sur-Charente, en Charente. Deux jours plus tôt, ce sont les gendarmes du Gers qui découvraient chez un couple plus de 200 pieds à son domicile à Riscle. Sept jours plus tôt encore, 26 plants étaient saisis et détruits chez un particulier d'Audeville, dans le Loiret. La liste de ces découvertes st encore longue. L'autoculture d'herbe de cannabis connaît un essor important, au point que certains en ont fait un business. Selon le Baromètre santé 2017 de Santé publique France, cité par Le Figaro, 7% des consommateurs de cannabis disent avoir déjà eu recours à l'autoculture, ce qui représente entre 150.000 et 200.000 personnes. Le nombre de saisies de plants a d'ailleurs augmenté passant de 126.000 en 2016 à 136.000 en 2017. Près de 30 tonnes d'herbe ont par ailleurs été confisquées cette année-là, contre 18 l'année précédente. Un produit avec une apparence "plus saine" Depuis deux ou trois ans, les autorités constatent un engouement pour la consommation du cannabis sous forme d'herbe. Une étude de l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies datant de février 2018 révélait que deux tiers des adolescents de 17 ans interrogés privilégiaient la consommation du cannabis sous forme d'herbe plutôt que sous forme de résine. Outre une culture de quelques plants à domicile pour une consommation personnelle ou une culture plus importante pour arrondir les fins de mois, le crime organisé s'est lui-aussi très vite emparé du marché juteux de l'herbe de cannabis: la production de 1000 plants peut rapporter au moins 740.000 euros par an. De plus en plus, les groupes criminels s'orientent vers la culture indoor à haut rendement de plants de cannabis, moins coûteuse que pour la résine, en terme de production et de conditionnement, et qui permet de répondre à une demande de plus en plus importante. Le Nord particulièrement concerné Le phénomène est déjà connu depuis environ cinq ans en Espagne où les réseaux criminels polonais, lituaniens, serbe ou encore chinois se sont spécialisés dans la production intensive d'herbe. Des groupes qui inondent le marché local mais aussi les voisins européens, au deux tiers à destination de la France. Rien que pour l'année 2020, où l'activité des trafics a été fortement ralentie avec la période de confinement, les douanes et forces de l'ordre françaises ont saisi 10 tonnes d'herbe de cannabis dans des camions en provenance d'Espagne. En France, les groupes criminels implantés dans certains quartiers s'adaptent eux-aussi à cette nouvelle demande, plus rentable que la résine de cannabis qui nécessite une transformation avant d'être vendue. En novembre 2019, l'antenne Nord de l'office anti-stupéfiant et la police judiciaire de Lille démantelaient deux fermes à cannabis, l'une de 2500 pieds, l'autre de 8000 pieds dans un entrepôt de Roubaix. En juin dernier, ce sont 500 plants qui étaient saisis à Maubeuge, deux personnes étaient interpellées. "Au plus près des consommateurs" Les deux services de police sont particulièrement sollicités sur ce type d'affaires alors que la proximité avec la Belgique et les Pays-Bas, où des magasins légaux vendent des graines et du matériel de production, favorise ce type de culture. "Aujourd'hui, les productions d'herbe de cannabis sont de plus en plus présente en zone urbaine, constate Samuel Vuelta-Simon. Cela permet aux groupes criminels d'être au plus près des consommateurs." Le Nord permet ainsi de fournir le marché local et le marché parisien. "Les groupes criminels se sont réorientés sur une culture indoor, avec un avantage certain. Produire au plus près des zones de consommation permet de diminuer les risques d'entrave de la distribution par les services de police ou de gendarmerie, poursuit Samuel Vuelta-Simon. Cela permet également aux trafiquants de diminuer les coûts de logistique liés au transport de la marchandise. La rentabilité n'en est que plus grande." Preuve que le cannabis sous forme d'herbe est particulièrement attractif: alors que le prix du gramme de résine a dû mal à atteindre son niveau d'avant-confinement, celui de l'herbe est resté stable tout au long de cette période. Pourtant, à rebours de son image de "produit pur", l'herbe de cannabis est souvent issue de plants génétiquement modifiés. https://twitter.com/justinecjJustine Chevalier Journaliste police-justice BFMTV
  19. Bonjour Sources : https://www.ulyces.co/news/le-cannabis-sauve-la-vie-des-abeilles-affaiblies-par-les-pesticides/ https://merryjane.com/news/cannabis-extracts-may-extend-the-life-of-bees-exposed-to-pesticides-research-shows Au revoir édit modération: les formules de politesse son de rigueur sur le furom.
  20. Baptisé « Cap 2025 », le plan de relance du gouvernement concerne tous les secteurs, y compris le domaine controversé de la culture encadrée du cannabis. Parmi les 216 mesures du plan de relance présentées en début de semaine par le gouvernement de la Polynésie pour faire face à la crise économique et sociale qui se profile, figure l’éventualité de développer une filière de culture du cannabis à des fins thérapeutiques. Dans un premier temps, le cadre législatif et règlementaire doit être posé avant d’autoriser la culture proprement dite des plantes. Celle-ci ne pourra dès lors intervenir que dans un cadre strict et contrôlé. L’usage du cannabis à des fins récréatives demeurera illicite. Source:la1ere.francetvinfo.fr
  21. https://www.techno-science.net/actualite/mise-garde-cannabis-electronique-vapotage-N19912.html Mise en garde sur le cannabis électronique et le vapotage Publié par Adrien le 29/08/2020 à 09:00 Source: Université de Montréal De plus en plus populaires auprès des jeunes désireux d'avoir leur dose de nicotine, les cigarettes électroniques sont également utilisées pour susciter un état d'euphorie au moyen du cannabis, met en garde une nouvelle étude canadienne sur les dangers du vapotage. De plus en plus populaires auprès des jeunes désireux d'avoir leur dose de nicotine, les cigarettes électroniques sont également utilisées pour susciter un état d'euphorie au moyen du cannabis. Crédit: Getty Des chercheuses du Département de médecine sociale et préventive de l'Université de Montréal ont recruté près de 775 adolescents et adolescentes de la région de Montréal en 1999 et les ont suivis jusqu'au début de la trentaine, en 2019. Un cinquième d'entre eux ont déclaré avoir vapoté au cours de la dernière année et, parmi eux, 55 % ont inhalé du cannabis sous forme liquide, dont un tiers exclusivement, selon l'étude publiée cet été dans la revue BMC Public Health. Nous avons demandé à l'auteure principale de l'étude, Jennifer O'Loughlin, professeure à l'UdeM et chercheuse au Centre hospitalier de l'Université de Montréal, de nous parler des résultats obtenus et de leur signification en termes de santé publique. Jennifer O'Loughlin Crédit: CHUM Vous signalez des niveaux de vaporisation de cannabis beaucoup plus élevés que des études précédentes. Est-ce parce que les données sont spécifiques à Montréal ou indiquent-elles une tendance plus générale ? Deux références que nous citons ‒ le New England Journal of Medicine en 2018 et le British Medical Journal en 2019 ‒ laissent entendre qu'il s'agit d'une tendance plus générale. Et des rapports plus récents montrent que ces augmentations se poursuivent, surtout chez les adolescents. Cela est particulièrement inquiétant en raison de problèmes de santé tels que les lésions pulmonaires associées à l'utilisation de la cigarette électronique ou de produits vaporisés. Selon les jeunes, quels sont les avantages de la vaporisation du cannabis ? La popularité croissante de la vaporisation du cannabis peut être liée aux vaporisateurs qui facilitent une utilisation discrète du produit: l'appareil peut être facilement dissimulé, il a l'apparence des cigarettes électroniques et il produit une vapeur presque inodore. La vapeur de cannabis est décrite comme étant plus agréable au goût et, comme les produits de cannabis vaporisés peuvent fournir des concentrations de THC plus élevées que le cannabis ordinaire, elle est associée à un état d'euphorie plus marqué. Enfin, les consommateurs peuvent croire que la vaporisation du cannabis est moins nocive que ses modes de consommation traditionnels. Le vapotage a d'abord été présenté comme un moyen d'arrêter de fumer, mais on a découvert l'inverse: les jeunes vont vapoter pour fumer. Faut-il interdire le vapotage ? Mon opinion est que, si c'était possible, il faudrait l'interdire, mais ce n'est probablement pas vraiment possible à ce stade, et de nombreux chercheurs pourraient soutenir que les avantages possibles liés à l'arrêt de la cigarette doivent d'abord être prouvés. Sinon, nous devrions ‒ et nous le faisons dans de nombreux endroits ‒ règlementer l'offre en rendant difficile l'achat de produits de vaporisation: resserrer les critères qui définissent le client autorisé, limiter les lieux où les vaporisateurs sont vendus, où ils peuvent être utilisés, et en essayant aussi de limiter la demande par l'éducation. Il s'agit d'une enquête autodéclarée, et la taille de l'échantillon est relativement petite. Cela rend-il les données et votre analyse peu fiables ? Une petite taille d'échantillon rend les estimations imprécises, ce qui signifie que les intervalles de confiance sont larges. Toutefois, nos estimations de prévalence semblent correspondre à celles d'autres études récentes. Les autodéclarations peuvent entraîner un biais de classification erroné ‒ la question la plus importante est de savoir si les gens comprennent vraiment ce qu'il y a dans le liquide qu'ils vapotent. Poursuivez-vous ces recherches et, si oui, comment ? Oui, nous nous intéressons aux "chercheurs de nicotine", c'est-à-dire les personnes qui recherchent la nicotine dans plusieurs produits. L'utilisation de divers produits contenant de la nicotine ‒ cigarettes, cigarettes électroniques, mulling (cannabis et tabac mélangés), chicha et autres produits du tabac ‒ contribue probablement à une dépendance à la nicotine. Nous pensons que les gens doivent être beaucoup plus conscients de la teneur en nicotine de tous les produits qu'ils consomment afin de pouvoir évaluer concrètement la manière de cesser de fumer. Essayer d'arrêter de fumer tout en continuant à consommer de grandes quantités de nicotine dans d'autres produits risque d'inhiber la capacité d'arrêter. C'est pourquoi nous pensons que les professionnels de la santé qui veulent aider les gens à cesser de fumer devraient contrôler l'utilisation de tous les produits contenant de la nicotine.
  22. https://www.lalsace.fr/magazine-sante/2020/08/25/grossesse-le-cannabis-augmente-le-risque-d-autisme Grossesse : le cannabis augmente le risque d’autisme Quel est l’impact sur le fœtus d’une consommation de cannabis durant la grossesse ? Des chercheurs canadiens révèlent un lien avec un risque de troubles du spectre autistique. Par Dominique Salomon (Destination Santé) - 25 août 2020 à 18:00 | mis à jour à 18:04 Photo AFP/Don MACKINNON Naissance prématurée, fausse-couches, retards de croissance… Les méfaits de la consommation de tabac et d’alcool durant la grossesse sont bien connus. Ceux du cannabis le sont moins. Afin de mieux informer les futures mamans, des chercheurs de l’Hôpital d’Ottawa* (Canada) ont analysé les données de 2 200 femmes ayant accouché entre 2007 et 2012 et qui avaient déclaré avoir consommé uniquement du cannabis, et aucune autre substance, pendant leur grossesse. Les résultats ont révélé « un risque accru d’autisme chez les bébés nés de ce groupe comparativement aux bébés nés de femmes qui n’ont pas consommé de cannabis », notent les scientifiques. « Le cannabis étant de plus en plus accepté socialement, (…) certaines femmes enceintes croient pouvoir y avoir recours pour soulager leurs nausées matinales », s’inquiètent les auteurs. C’est pourquoi ces résultats permettent d’apporter un argument pour décourager cette consommation pendant la grossesse. Ou en tout cas, « les femmes qui envisagent de consommer du cannabis pendant la grossesse ou qui en consomment déjà devraient parler avec un professionnel de la santé qui les aidera à faire un choix éclairé pour elles-mêmes et leur bébé », concluent-ils.
  23. Les symptômes sont loin de pouvoir être pris à la légère. Sharon McCutcheon via Unsplash Pour Mic, la journaliste Melissa Pandika s'est posé une question relativement simple: peut-on être allergique au cannabis? La réponse est oui, puisque comme l'indique Lewis Nelson, chef du pôle médecine d'urgence et du département de toxicologie médicale dans une école de médecine du New Jersey, «on peut être allergique à n'importe quoi». L'allergie au cannabis est même répertoriée sur le site de l'AAAAI, académie américaine travaillant sur l'asthme, les allergies et l'immunologie. Dès leur première exposition au cannabis, les personnes allergiques fabriquent des anticorps destinés à lutter contre certaines parties de la plante, et en premier lieu le pollen ou certaines protéines. Ce n'est pas le THC (petit nom du tétrahydrocannabinol, à l'origine des effets recherchés par les fumeurs et fumeuses) qui est responsable de l'allergie. Lors de la deuxième consommation, les anticorps s'en prennent aux protéines, ce qui crée une réaction allergique pouvant aller du nez encombré au choc anaphylactique, en passant par des éruptions cutanées, des problèmes respiratoires, des nausées et des diarrhées. Il est extrêmement rare que le simple fait de toucher ou sentir du cannabis puisse déclencher une réaction allergique: celle-ci passe presque systématiquement par le fait de le fumer ou de l'ingérer. Liée à d'autres allergies Les personnes les plus susceptibles d'être allergiques au cannabis sont celles qui sont déjà allergiques à plusieurs autres substances. Sans aller jusqu'à établir un lien de corrélation, lequel n'a pas été prouvé, Lewis Nelson indique que les allergènes présents dans le cannabis sont très proches de ceux figurant dans les pêches et les tomates. Autrement dit, si vous êtes allergique à l'un de ces deux fruits, il y a sans doute plus de chances pour que vous soyiez également allergique au cannabis. Lewis Nelson met en garde les consommateurs et consommatrices contre ce qui n'a rien d'un problème minime: «On ne peut jamais prévoir la force de la prochaine réaction allergique». En cas de suspicion d'allergie, il conseille de contacter son médecin et de réaliser des tests cutanés afin d'en avoir le cœur net... Source: slate.fr
  24. Quête de qualité ou démarche écologique? La culture de cannabis à domicile semble attirer de nombreux adeptes. Le gouvernement peut-il endiguer cette tendance? Sputnik fait le point avec Bénédicte Desforges, co-fondatrice du collectif Police contre la prohibition. Certains Français semblent avoir la main verte. Dans l’Hexagone, l’auto-culture d’herbe de cannabis a le vent en poupe. Selon le baromètre santé 2017 de Santé publique cité par Le Figaro, près de 7% des usagers de cannabis, soit entre 150.000 et 200.000 personnes, auraient eu recours à cette pratique. Signe de la démocratisation de l’auto-culture, le nombre de saisies de plants de cannabis est en forte progression: en 2010, 54.728 plants ont été confisqués, contre 158.592 en 2014. Et malgré un léger infléchissement entre 2014 et 2016, la tendance est repartie à la hausse. Dans une interview à Europe 1, Victor Martin, chargé de projet réduction des risques pour l'association marseillaise Plus belle la nuit, explique que «beaucoup de remontées du terrain font état de nouveaux venus dans la production à domicile». «Pour certains, le confinement a été un élément déclencheur. Avec la pénurie s'est posé la question de l'autoproduction avec une logique de recherche de qualité, de savoir ce que le consommateur consomme. Finalement dans la même logique que de produire ses tomates sur son balcon», poursuit-il. Le confinement aurait-il amorcé une tendance de fond? Près de 200.000 cultivateurs clandestins Interrogée par Sputnik, Bénédicte Desforges milite pour une réforme des politiques publiques des drogues. Ex-lieutenant de police, elle a cofondé le collectif Police contre la prohibition à l’automne 2018 qui réunit anciens et actuels policiers et gendarmes. Pour elle, «il n’y a pas de boom de l’autoproduction suite au confinement. On n’a absolument pas le laps de temps nécessaire pour s’en rendre compte [selon la variété, le cycle de production peut prendre entre 2 et 7 mois, ndlr]». Avec Internet, s’approvisionner en graines, acheter une lampe UV, ou encore consulter des tutoriels afin de devenir le parfait cultivateur, devient un jeu d’enfant. Ainsi, le gouvernement peut-il endiguer ce phénomène? Non, d’après Bénédicte Desforges: «Ils ne peuvent pas. De la même façon qu’ils ne peuvent pas empêcher les gens de faire usage de drogues. Ils auront beau fermer tous les robinets, les gens en trouveront d’autres. La drogue, ce n’est pas une histoire d’offre mais de demande.» Impossible d’empêcher cette pratique Comme le souligne la co-fondatrice du collectif Police contre la prohibition, «dans un coin de leur tête [au gouvernement, ndlr], il y a aussi des flics et des gendarmes qui l’ont bien compris, ils savent que ces gens ne font pas de mal.» Néanmoins, certains trafiquants ont compris l’intérêt de produire localement et tentent de cultiver des plants en quantité industrielle. «La période du confinement a permis de constater que, face aux difficultés d’acheminement du cannabis de l’étranger par voie terrestre, nombre de trafiquants se réorientaient vers la culture indoor sur le territoire national», analyse pour Le Figaro le contrôleur général Samuel Vuelta-Simon, chef adjoint de l’Office anti-stupéfiant (Ofast). Remettre en cause la politique du chiffre Bénédicte Desforges rappelle la différence entre «ceux qui plantent des centaines de pieds de cannabis, là on parle de production de stupéfiants, ce qui est dans l’absolu un crime [punissable de 20 ans de réclusion et 7.500.000 euros d’amende (article 222-35 du code pénal), ndlr]» et les «jardiniers du dimanche». Selon l’ex-lieutenant de police, «tous ces gendarmes qui vous font une saisie de deux ou trois plants par ici, une dizaine de plants par-là, qui mettent les gens en garde à vue, qu’est-ce qu’ils font?». Pour Bénédicte Desforges, «l’auto-culture est donc un faux problème» face au véritable trafic et à l’essor du «Dark web» pour s’approvisionner en drogue. 56% de l’activité «proactive» des forces de l’ordre La co-fondatrice finit par pointer la politique des différents gouvernements concernant les stupéfiants, mais également le regard des Français sur les usagers de cannabis. Et pour cause, «il faut savoir que l’activité proactive des forces de l’ordre, à 56%, c’est la répression de l’usage de "stup". Laquelle est à plus de 90% de la répression de fumeur de cannabis [chiffres basés sur une période d’un an, de septembre 2014 à août 2015, ndlr]. Cette répression coûte 1,13 milliards d’euros», détaille-t-elle. Par Mike Beuve Source: sputniknews.com A lire aussi -> "On ne devient pas flic en rêvant de courir après les fumeurs": Police contre la Prohibition, le collectif qui détonne
  25. Face à l’impuissance des pouvoirs publics à éradiquer le trafic de drogue et à libérer des banlieues des bandes armées qui contrôlent le marché, l’idée de légaliser le commerce du cannabis refait surface et fait rêver les spéculateurs. A Dijon, Lille, Nice, Marseille, les guérillas urbaines se multiplient pour le contrôle du trafic de drogue et le contrôle d’un marché qui est sorti très vite du confinement. Mais face à l’impuissance des pouvoirs publics de faire cesser ce terrorisme de banlieue, l’idée de légaliser la vente de cannabis a refait surface. Cette idée n’est pas nouvelle. Beaucoup d‘économistes sont capables d’expliquer qu’un marché de pénurie et très réglementé crée la rareté, fait monter les prix et encourage le marché de l’ombre et donc le trafic. A contrario, on explique qui si on libère le marché en éliminant toutes les contraintes, la rareté tombe, les prix s’effondrent et le commerce de la drogue devient beaucoup moins lucratif et dissuade les organisations de poursuivre leur coupable industrie. C’est exactement ce qui s’était passé aux Etats-Unis au siècle dernier avec la prohibition de l’alcool. Les interdits avaient drainé aux organisations clandestines et mafieuses des revenus illégaux mais colossaux qui leur avaient permis de construire des empires diversifiés dans les jeux,la prostitution, et de s’immiscer dans les syndicats et même la politique. L’arrêt de la prohibition a sonné la fin du règne d’Al Capone et de son pouvoir sur le territoire des États-Unis. Cela dit, la légalisation de l’alcool ou de n’importe quelle autre drogue ne résout pas les problèmes. La levée des interdits sur l‘alcool n’a pas diminué le nombre d’alcooliques. Quant au marché de la drogue, il se diversifie et trouve souvent d’autres substances plus dures, plus rares. Donc une grande partie du marché se déplace et les banlieues gangrenées restent gangrenées. Il est évident que parallèlement à la mise en place d’un arsenal répressif, il faudrait trouver des activités alternatives qui permettent de garantir un niveau de vie décent. Le cannabis à usage médical a été autorisé en France à titre expérimental en 2019, les résultats sont plutôt positifs, dans la mesure où le système hospitalier a pu se procurer des substances qu‘il ne pouvait pas utiliser auparavant et qu‘il en contrôle la provenance et l’utilisation. C’est une procédure qui est déjà appliquée dans une trentaine de pays. Mais l’idée de dépénaliser l’usage de la drogue et d’en libérer le marché va beaucoup plus loin. Depuis les années 2000, l’usage libre du cannabis s’est progressivement élargi. C’est le Canada qui a été précurseur. Dès 2001, le Canada autorise l’usage du cannabis dans le traitement de maladies lourdes et incurables à l’époque : le sida et le cancer. La France a d’ailleurs très récemment repris les mêmes protocoles. Mais en 2018, le Canada a été le premier à légaliser la consommation de cannabis à but récréatif.Le commerce est toutefois (comme l’alcool, d’ailleurs) contrôlé par l’Etat qui fixe les prix et donne les autorisations de créer des points de vente. Les Pays-Bas tolèrent la consommation de cannabis, donc la possession et la vente dans les coffee-shop depuis 2003. Israël autorise le cannabis à des fins médicales depuis 2006. Ces expériences ont très récemment conduit de nombreux pays à alléger leur réglementation à des fins thérapeutiques mais aussi à des fins récréatives. Aux États-Unis, on le trouve dans les hôpitaux et en pharmacie, dans plus de 37 États et le Missouri vient de l’autoriser en vente libre. Au Chili, en Colombie, au Mexique, au Pérou, l’usage et le commerce sont autorisés mais sous le contrôle de l’Etat. En Europe, 21 pays de l’Union européenne sur les 27 ont franchi le pas. Dont l‘Allemagne très récemment, tout comme la Belgique, la Grande Bretagne etc... Le marché mondial du cannabis médical est évalué à 55 milliards de dollars. Il est évident que ça représente une infime partie du marché global et clandestin (où on doit approcher les 500 milliards, mais ces 50 milliards de dollars sont déjà soustraits au commerce illicite des trafiquants). Et l’ampleur de ce marché, tout comme la perspective de croissance du secteur légal, fait déjà saliver bien des investisseurs. D’abord quand le commerce est légalisé, la production l'est aussi. Aux États-Unis, au Canada, en Australie, des fermes spécialisées se sont développées. Les producteurs canadiens qui sont arrivés les premiers sur ces nouveaux marchés se taillent la part du lion : des groupes comme Canopy, Tilray sont leaders mondiaux d’autant qu’ils ont l’autorisation d’exporter pour accroître leurs débouchés. En Europe, le premier producteur est aux Pays-Bas avec des filiales en Israël et au Danemark. En Asie, c’est la Thaïlande le premier producteur de cannabis légal. Mais au-delà des fermes de production, la spéculation s’est emparée de toute la chaine de valeur. De la production à la distribution. Et on trouve dans les starting-block, tous les grands de l’industrie pharmaceutique, mais surtout les grands groupes spécialisés dans le tabac (qui est pour eux un marché en décroissance rapide) et qui espèrent trouver avec le cannabis un relais de croissance. On trouve aussi les grands industriels mondiaux de l’alcool, deux ou trois américains, un grand groupe français, un groupe italien. Dans le plus grand secret, ils ont compris que la vente de cannabis au grand public pouvait répondre au même ressort marketing que la vente de vodka ou même de la bière pour un public de consommateurs plutôt jeunes. Cette évolution apparemment inéluctable entamera sans doute le pouvoir des mafias qui contrôlent actuellement le trafic, mais peu probable que ça règle la question de la sécurité dans les quartiers difficiles. Pour deux raisons : La première, c’est que les trafiquants trouveront d’autres substances illicites et notamment les drogues chimiques. Si le marché juteux du cannabis disparaît, ils se tourneront vers d’autres secteurs. La deuxième raison est que ce commerce contrôlé actuellement par des bandes et des délinquants permet à des milliers de jeunes et de familles de survivre et pour quelques chefs, de bien vivre. Les BMW et les Porsche vendue dans les banlieues de Paris ou de Marseille n’appartiennent pas toutes à des stars du football. Elles n’ont pas non plus été payées par le RSA. Il y a donc un problème de mutations à régler au niveau des activités. Et pas seulement dans les pays consommateurs. Source: atlantico.fr